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Thèse (1)

Ce document présente une thèse sur la dynamique de la végétation et de la flore du Parc National du Banco en Côte d'Ivoire, soulignant la perte de biodiversité due aux pressions anthropiques. L'étude a utilisé des approches cartographiques et botaniques pour évaluer la flore, révélant 556 espèces et une régression significative des surfaces forestières entre 2000 et 2019. Les résultats mettent en évidence la valeur écologique du parc malgré les perturbations, fournissant des informations essentielles pour la gestion durable de sa biodiversité.

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Thèse (1)

Ce document présente une thèse sur la dynamique de la végétation et de la flore du Parc National du Banco en Côte d'Ivoire, soulignant la perte de biodiversité due aux pressions anthropiques. L'étude a utilisé des approches cartographiques et botaniques pour évaluer la flore, révélant 556 espèces et une régression significative des surfaces forestières entre 2000 et 2019. Les résultats mettent en évidence la valeur écologique du parc malgré les perturbations, fournissant des informations essentielles pour la gestion durable de sa biodiversité.

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RÉPUBLIQUE DE CÔTE D’IVOIRE

Union-Discipline-Travail
Année Universitaire
Ministère de l’Enseignement Supérieur
2020 - 2021 et de la Recherche Scientifique

Université
NANGUI ABROGOUA

UFR Sciences de la Nature


Laboratoire d’Écologie et Développement Durable

UFR des Sciences de la Nature


Laboratoire de : l’Unité de Recherche en Ecologie
THÈSE
Pour l’obtention du grade de
UFR desDocteur
Sciences de en Sciences Biologiques
la Nature
Laboratoire de :NANGUI
de l’Université l’Unité de Recherche
ABROGOUA en Ecologie

Numéro d’ordre
697 Spécialité : Écologie Végétale UFR des Sciences de la Nature
697
Numéro d’ordre Laboratoire de : l’Unité de Recherche en Ecologie
Option : Botanique et Foresterie

xxxxxxxxxxxx
Spécialité : Foresterie UFRTHÈSE
des Sciences de la Nature
Laboratoire de : l’Unité de:Recherche en Ecologie
THÈME
Option :Pour l’obtention
Ecologie du grade de docteur en sciences biologiques de
végétale
Numéro d’ordre
l’Université Nangui Abrogoua
xxxxxxxxxxxx DYNAMIQUE DE LA
Spécialité : Foresterie UFRVÉGÉTATION
des SS
Sciences de la Nature ET DE LA
Laboratoire de : l’Unité de Recherche en Ecologie
Option : FLORE DU PARC
Ecologie végétale NATIONAL DU BANCO
Numéro d’ordre THÈSE
Pour
Spécialité
(ABIDJAN,
: Foresterie
CÔTE
l’obtention du grade dedes
UFR SciencesD’IVOIRE)
docteur de la Nature
en sciences biologiques de
xxxxxxxxxxxx Laboratoire de : l’Unité de Recherche en Ecologie
l’Université Nangui Abrogoua
Option : Ecologie végétale
SS
Présentée par :
Numéro d’ordre UFR des Sciences de la Nature
Spécialité : Foresterie GNAHORÉ Éric
Laboratoire de : l’Unité de Recherche en Ecologie
xxxxxxxxxxxx
Option : Ecologie végétale THÈSE
Pour l’obtention du grade de docteur en sciences biologiques de
Soutenue publiquement, lel’Université
UFR des
04 Septembre Nangui
2021,Abrogoua
Sciences de la Nature
devant le jury composé de :
Numéro d’ordre Spécialité : Foresterie Laboratoire de : l’Unité de Recherche en Ecologie
SS
xxxxxxxxxxxx Option : Ecologie végétale
M. TRA Bi Fézan Honora Professeur Titulaire UNA Président
M. KONÉ Moussa UFR des
Maître de Sciences de la Nature
Conférences UNA Directeur
THÈSE
Laboratoire de : l’Unité de Recherche en Ecologie
Numéro d’ordre Spécialité
M. KOUADIO: Kouassi
Foresterie Maître de Conférences UFHB Rapporteur
Pour l’obtention du grade de docteur en sciences biologiques de
M. KOUAMÉ
Option N’Guessan
: Ecologie François
végétale Maître de Conférences UNA Rapporteur
l’Université Nangui Abrogoua
xxxxxxxxxxxx M. SORO Dodiomon Professeur Titulaire
UFR des Sciences de la Nature UFHB Examinateur
SS
M. NEUBA Danho Fursy-Rodelec Maître
Laboratoire de :de Conférences
l’Unité UNA
de Recherche en Ecologie Examinateur
Spécialité : Foresterie
Numéro d’ordre
Option : Ecologie végétale
RÉSUMÉ
Dans le contexte actuel du changement global, la perte de la biodiversité en Afrique de l’Ouest constitue une
problématique grandissante. Le travail de ce mémoire a été réalisé dans le Parc National du Banco (Côte d’Ivoire).
Il s’inscrit dans le cadre de l’évaluation de la flore et de l’actualisation des surfaces forestières disponibles dans
cette aire protégée en Côte d’Ivoire, afin de mieux les gérer et garantir leur conservation. La méthodologie est une
combinaison des approches cartographiques et botaniques. Deux unités paysagères caractérisent les formations
forestières de ce parc : la formation forestière dense et la formation forestière dégradée. Les caractéristiques de la
végétation et flore sont différentes dans les deux unités paysagères. L’analyse diachronique de la couverture
végétale a conduit à réaliser la cartographie de la végétation à l’aide d’images satellitaires TM (1987), ETM+
(2000) et OLI+ (2019) de Landsat. Selon cette analyse, les pressions anthropiques ont entraîné au cours de la
période 1987 à 2019, une modification de la couverture végétale du parc. Au niveau de la dynamique temporelle,
on assiste à une régression du couvert végétal. Chaque année, 1,07 hectares de ce couvert disparaissent. Les
surfaces forestières du Parc National du Banco ont fortement régressé passant de 3132,35 ha en 2000 à 3007,04
ha en 2019, soit un taux de -4 %, au profit des formations forestières dégradées. Le dispositif d’échantillonnage
de la flore a été composé de 130 placettes de 25 m X 25 m et 30 relevés linéaires de 200 mètres de long inégalement
réparties dans chaque type d’occupation du sol. L’inventaire floristique a permis de recenser un total de 556
espèces réparties entre 331 genres et appartenant à 94 familles. Les résultats obtenus montrent que la flore du Parc
National du Banco est dominée par les familles des Fabaceae, Rubiaceae et Apocynaceae. Elle renferme 97 espèces
endémiques et 39 espèces rares et/ou menacées d’extinction. La circonférence des individus de DHP ≥ 10
centimètres, l’aire basale, la richesse et la diversité floristique sont affectés dans la formation forestière dégradée
tandis que la densité a montré ses plus fortes valeurs dans la formation forestière dense de la zone périphérique et
centrale du parc. La structure diamétrique montre que les tiges les plus représentées sont les tiges de régénération.
C’est au niveau de la structure de la végétation que les plus grandes différences s’observent entre la zone
périphérique et centrale du parc. Les espèces pionnières, assez représentées dans la formation forestière dégradée,
indiquent qu’elle est moyennement perturbée. Les espèces les plus prépondérantes sont Chrysophyllum subnudum
Baker (Sapotaceae), Turraeanthus africanus (Welw. ex [Link].) Pellegr. (Meliaceae) et Piptadeniastrum africanum
(Hook.f.) Brenan (Fabaceae). Ces résultats attestent que malgré les actions anthropiques qui jouent sur son
intégrité, cette forêt à une grande valeur écologique. Les différentes caractéristiques du Parc National du Banco
révélées par cette étude sont des connaissances nécessaires aux plans de gestion durable et de réhabilitation de sa
biodiversité dans toutes ses composantes.

Mots-clés : Dynamique, flore, végétation, Parc National du Banco, Côte d’Ivoire

ABSTRACT
In the context of present global change, biodiversity loss poses an increasingly severe problem in the West African.
This work was achieved in Banco National Park (Côte d’Ivoire). It enters in the setting of the evaluation of flora
and actualization of forest surfaces indeed available in the surfaces protected in Côte d’Ivoire, in order to improve
their management and to guarantee their conservation. The methodology used is a combination of cartographic
and botanical approaches. Two landscape units characterize the forester formation this park : dense forest and
degraded forest formation. Vegetation and flora characteristics are different in the two landscape units. Diachronic
analysis of vegetation cover led to perform the mapping of vegetation using Landsat data images (TM of 1987,
ETM+ of 2000 and OLI+ of 2019). According to analysis, anthropogenic pressures have caused during 1987 to
2019 period, a change in the vegetation of the park. Regarding temporal dynamics, there is a regression of
vegetation cover. Every year, 7.39 hectares of this cover disappear. From this work, it arises that forest surfaces of
Banco National Park, regressed strongly and fallen from 3132.35 ha in 2000 to 3007.04 ha in 2019, that is to say
a rate of -4 %, with the profit of the degraded forest formation. The sampling of the flora consisted square squares
of 25 m X 25 m and 30 linear surveys of 200 meters unequally distributed on each type of ground occupation.
Floristic inventory identified 556 species distributes among 331 genera and 94 families. The results obtained show
that the flora of Banco National Park dominated by the families of Fabaceae, Rubiaceae and Apocynaceae. It
contains 97 endemic species and 51 rare species and/or threatened with extinction. The circumference of
individuals of DBH ≥ 10 centimeters, basal area, the richness and floristic diversity are affected by degraded forest
[Link] the density showed highest values in dense forest formation in peripheric and central zone. The
diametric structure shows that the lowest represented stems are regeneration stems, with a very large difference
from other stems. Contrary to flora, great differences were observed in the structure of vegetation between
peripheral and central area of the park. The pioneer species, fairly represented in the degraded forest formation,
indicate that it is moderately disturbed. The most important species are Chrysophyllum subnudum Baker
(Sapotaceae), Turraeanthus africanus (Welw. ex [Link].) Pellegr. (Meliaceae) and Piptadeniastrum africanum
(Hook.f.) Brenan (Fabaceae). These results demonstrate that despite the anthropogenic actions that influence its
integrity, this forest has a great ecological value. The characteristics differents of Banco National Park revealed
by this study are knowledge necessary to the biodiversity management and rehabilitation in all of its components.

Keywords : Dynamic, flora, vegetation, Banco National Park, Côte d’Ivoire

-I-
TABLE DES MATIÈRES

Titres……….. .................................................................................................................. Pages

RÉSUMÉ…… ........................................................................................................................ I
ABSTRACT ........................................................................................................................... I
TABLE DES MATIÈRES ..................................................................................................... II
LISTE DES TABLEAUX ................................................................................................... VII
LISTE DES FIGURES .........................................................................................................IX
LISTE DES ANNEXES ...................................................................................................... XII
LISTE DES SIGLES ET ABRÉVIATIONS ...................................................................... XIII
AVANT-PROPOS .............................................................................................................. XV
REMERCIEMENTS ......................................................................................................... XVI
INTRODUCTION .................................................................................................................. 1
PREMIÈRE PARTIE : GÉNÉRALITÉS ............................................................................... 6
CHAPITRE 1 : PRÉSENTATION DU MILIEU D’ÉTUDE ................................................... 7
1.1. Milieu physique ................................................................................................................ 7
1.1.1. Localisation de la zone d’étude ....................................................................................... 7
1.1.2. Historique du Parc National du Banco.............................................................................. 8
1.1.3. Facteurs abiotiques ......................................................................................................... 9
[Link]. Géologie, pédologie et topographie ............................................................................... 9
[Link]. Hydrographie............................................................................................................... 9
[Link]. Climat ....................................................................................................................... 10
1.1.4. Facteurs biotiques ......................................................................................................... 11
[Link]. Végétation et flore ..................................................................................................... 11
[Link]. Faune ........................................................................................................................ 14
1.1.5. Importance du Parc National du Banco .......................................................................... 15
[Link]. Au plan écologique .................................................................................................... 15
[Link]. Au plan touristique .................................................................................................... 16
[Link]. État de conservation du Parc National du Banco .......................................................... 16
1.2. Environnement humain .................................................................................................... 17
1.2.1. Population .................................................................................................................... 17
1.2.2. Activités humaines ....................................................................................................... 17
CHAPITRE 2 : QUELQUES NOTIONS RELATIVES AU THÈME DE L’ÉTUDE………….19
2.1. Télédétection .................................................................................................................. 19
2.1.1. Définition .................................................................................................................... 19
2.1.2. Principe de la télédétection ........................................................................................... 19
2.1.3. Processus de la télédétection ......................................................................................... 19
2.1.4. Application de la télédétection en foresterie ................................................................... 21

-II-
2.1.5. Contribution de la télédétection à l’étude de la dynamique de la végétation des aires
protégées .................................................................................................................... 21
2.1.6. Caractéristiques des images satellitaires de Landsat........................................................ 22
2.2. Biodiversité et perturbation par anthropisation .................................................................. 22
2.2.1. Définition du concept de biodiversité ............................................................................. 22
[Link]. Menaces sur la biodiversité ........................................................................................ 23
[Link]. Dynamique de la biodiversité ..................................................................................... 23
[Link]. État de connaissance sur la dynamique du couvert végétal en Côte d’Ivoire ................... 23
[Link]. Dynamique de la végétation du Parc National du Banco ............................................... 24
[Link]. Origines des changements de végétation ...................................................................... 25
[Link]. Perte de la biodiversité ............................................................................................... 25
2.2.2. Concept de l’anthropisation des paysages ....................................................................... 25
[Link]. Perturbations anthropiques ......................................................................................... 26
[Link]. Écologie des perturbations.......................................................................................... 26
[Link]. Conséquences des perturbations anthropiques sur l’équilibre écologique des forêts……...26
[Link]. Conséquences des perturbations anthropiques sur les services écosystémiques .............. 27
DEUXIÈME PARTIE : MATÉRIEL ET MÉTHODES ........................................................ 28
CHAPITRE 3 : MATÉRIEL D’ÉTUDE ............................................................................... 29
3.1. Matériel biologique ......................................................................................................... 29
3.2. Matériel technique ........................................................................................................... 29
3.2.1. Matériel d’inventaire .................................................................................................... 29
3.2.2. Données d’images satellitaires ....................................................................................... 29
3.2.3. Logiciels utilisés .......................................................................................................... 31
CHAPITRE 4 : MÉTHODES D’ÉTUDE .............................................................................. 32
4.1. Choix des sites d’étude pour la collecte des données botaniques ......................................... 32
4.2. Étude de la dynamique de la végétation du Parc National du Banco de 1987 à 2019 ............ 34
4.2.1. Prétraitement des images satellitaires : extraction de la zone d’étude ............................... 34
4.2.2. Traitement d’images ..................................................................................................... 34
[Link]. Composition colorée .................................................................................................. 34
[Link]. Interprétation visuelle ................................................................................................ 34
4.3. Collette des données floristiques et structurales ................................................................. 36
4.3.1. Relevés itinérants ......................................................................................................... 36
4.3.2. Relevés linéaires........................................................................................................... 36
4.3.3. Relevés de surface ........................................................................................................ 37
4.4. Traitement des données cartographiques ........................................................................... 38
4.4.1. Classification des images et production des cartes .......................................................... 38
[Link]. Classification supervisée ............................................................................................ 38
[Link]. Validation de la classification ..................................................................................... 39

-III-
4.4.2. Dynamique spatio-temporelle des occupations du sol de 1987 à 2019 .............................. 40
4.5. Traitement des données floristiques .................................................................................. 41
4.5.1. Dynamique floristique .................................................................................................. 41
[Link]. Richesse floristique .................................................................................................... 41
[Link]. Composition floristique .............................................................................................. 41
[Link]. Diversité floristique ................................................................................................... 43
4.5.2. Dynamique structurale .................................................................................................. 48
[Link]. Recouvrement ........................................................................................................... 48
[Link]. Profil structural.......................................................................................................... 49
[Link]. Structure diamétrique ................................................................................................. 49
[Link]. Densité ...................................................................................................................... 50
[Link]. Surface terrière .......................................................................................................... 50
4.6. Analyse statistique .......................................................................................................... 50
4.6.1. Classification Ascendante Hiérarchique ......................................................................... 50
4.6.2. Analyse en Composantes Principales ............................................................................. 51
4.6.3. Analyse de variance ...................................................................................................... 52
TROISIÈME PARTIE : RÉSULTATS ET DISCUSSION.................................................... 53
CHAPITRE 5 : CARTOGRAPHIE DE LA DYNAMIQUE DU COUVERT VÉGÉTAL
DU PARC NATIONAL DU BANCO DE 1987 À 2019…......................................54
5.1. Description des unités thématiques retenues pour la classification supervisée...................... 54
5.1.1. Formation forestière dense ............................................................................................ 54
5.1.2. Formation forestière dégradée ....................................................................................... 54
5.1.3. Sols nus ou habitations………………………………………………………………………………….55
5.2. Cartographie du Parc National du Banco ........................................................................... 55
5.2.1. Classification des images satellitaires Landsat TM 1987, ETM+ 2000 et OLI+ 2019 ........ 55
5.2.2. Cartographie de l’occupation du sol à partir des images satellitaires Landsat TM 1987,
ETM+ 2000 et OLI+ 2019............................................................................................. 57
5.3. Dynamique de la végétation du Parc National du Banco des années 1987 à 2019 ................. 59
5.4. Discussion ...................................................................................................................... 62
5.5. Conclusion partielle ......................................................................................................... 63
CHAPITRE 6 : DESCRIPTION FLORISTIQUE ET STRUCTURALE DE LA
VÉGÉTATION DE LA ZONE PÉRIPHÉRIQUE DU PARC NATIONAL
DU BANCO……………………………………………….......................................65
6.1. Description floristique de la formation forestière dégradée................................................. 65
6.1.1. Richesse spécifique et composition floristique ................................................................ 65
6.1.2. Diversité quantitative de la formation forestière dégradée dans la zone périphérique du
PNB…………………. .................................................................................................. 68
[Link]. Diversité selon les indices de Shannon – Weaver (H’) et de Piélou (E) .......................... 68

-IV-
[Link]. Indices de Valeur d’Importance des espèces (IVI) ........................................................ 68
[Link]. Répartition des espèces inventoriées dans la formation forestière dégradée suivant
leur stratégie écologique ............................................................................................ 70
6.1.3. Diversité qualitative de la formation forestière dense dans la zone périphérique du PNB ... 70
[Link]. Richesse spécifique, composition floristique et diversité .............................................. 70
[Link] Espèces rares et / ou menacées d’extinction selon Aké-Assi (1988) et UICN (2019) ....... 73
6.2. Description structurale de la zone périphérique du Parc National du Banco ......................... 74
6.2.1. Densité du peuplement, aire basale et représentativité des espèces ................................... 74
6.2.2. Surface terrière et dominance relative des espèces dans la zone périphérique ................... 74
6.2.3. Structure diamétrique dans la zone périphérique du Parc National du Banco .................... 75
6.2.4. Structure horizontale de la végétation des relevés de la formation forestière dégradée
dans la zone périphérique……....................................................................................... 76
6.2.5. Structure verticale de la végétation des relevés de la formation forestière dégradée
dans la zone périphérique .............................................................................................. 78
6.2.6. Structure horizontale des relevés de la formation forestière dense dans la zone
périphérique du PNB .................................................................................................... 79
6.2.7. Structure verticale de la végétation dans la formation forestière dense de la zone
périphérique….................................................................................................................... 81
6.3. Comparaison du degré de perturbation de la formation forestière dégradée dans la zone
périphérique du Parc National du Banco ........................................................................... 82
6.4. Discussion ...................................................................................................................... 85
6.5. Conclusion partielle ......................................................................................................... 90
CHAPITRE 7 : DESCRIPTION FLORISTIQUE ET STRUCTURALE DE LA
VÉGÉTATION DENSE DE LA ZONE CENTRALE DU PARC
NATIONAL DU BANCO………………………………………………………….91
7.1. Étude floristique de la zone centrale du Parc National du Banco ......................................... 91
7.1.1. Richesse spécifique ...................................................................................................... 91
7.1.2. Composition floristique................................................................................................. 91
[Link]. Types biologiques et morphologiques ......................................................................... 91
[Link]. Répartition des espèces inventoriées suivant les affinités chorologiques ........................ 92
7.1.3. Diversité floristique ...................................................................................................... 93
[Link]. Diversité selon les indices de Shannon-Weaver et de Piélou ......................................... 93
[Link]. Diversité à travers les indices de valeur d’importance .................................................. 93
7.2. Étude structurale de la zone centrale du Parc National du Banco ........................................ 95
7.2.1. Structure verticale des relevés linéaires .......................................................................... 95
7.2.2. Description horizontale de la structure dans la zone centrale ........................................... 96
7.2.3. Structure diamétrique des peuplements ligneux .............................................................. 97
7.2.4. Densité des tiges et aire basale ...................................................................................... 98

-V-
7.3. Discussion ...................................................................................................................... 98
7.4. Conclusion partielle ....................................................................................................... 101
CHAPITRE 8 : ÉTUDE COMPARATIVE DES RELEVÉS DE LA FORMATION
FORESTIÈRE DENSE DE LA ZONE PÉRIPHÉRIQUE ET CENTRALE
DU PARC NATIONAL DU BANCO…………………........................................102
8.1. Comparaison de la formation forestière dense des deux milieux d’étude sur le plan
floristique ..................................................................................................................... 102
8.1.1. Au niveau de la richesse spécifique.............................................................................. 102
8.1.2. Composition floristique............................................................................................... 104
[Link]. Comparaison suivant les types morphologiques ......................................................... 104
[Link]. Comparaison suivant les types biologiques ................................................................ 105
[Link]. Comparaison suivant les affinités chorologiques ........................................................ 107
8.1.3. Similarités floristiques des différentes formations forestières des deux zones d’étude ..... 108
8.1.4. Particularités floristiques des groupes .......................................................................... 110
8.2. Comparaison de la formation forestière dense des deux milieux d’étude sur le plan
structural ...................................................................................................................... 111
8.2.1. Relation entre paramètres structuraux et groupements floristiques ................................. 111
[Link]. Structure horizontale des trois groupes floristiques .................................................... 111
[Link]. Structure verticale des trois groupes floristiques ........................................................ 113
8.2.2. Comparaison de la formation forestière dense des deux milieux d’étude sur le plan
de la structure diamétrique .......................................................................................... 115
8.2.3. Comparaison au niveau de la densité et de la surface terrière ......................................... 116
8.3. Discussion .................................................................................................................... 116
8.4. Conclusion partielle ....................................................................................................... 120
CONCLUSION GÉNÉRALE, PERSPECTIVES ET RECOMMANDATIONS .................. 122
RÉFÉRENCES BIBLIOGRAPHIQUES ............................................................................ 126
INDEX ALPHABÉTIQUES DES TAXONS CITÉS ........................................................... 146
ANNEXES…… .................................................................................................................. 151
ARTICLE PUBLIÉ ............................................................................................................ 183

-VI-
LISTE DES TABLEAUX

Titres ....................................................................................................................... ……Pages


Tableau I : Tarifs des visites dans le Parc National du Banco (Source : OIPR) .................... 16
Tableau II : Caractéristiques des images (TM, ETM+ et OLI+) Landsat utilisées pour les
analyses diachroniques .................................................................................... 30
Tableau III : Classes de valeurs de l’Indice Pionnier ........................................................... 46
Tableau IV : Matrice de confusion, précision globale et indice de Kappa issue de la
classification de l’année 1987 en pourcentage................................................. 56
Tableau V : Matrice de confusion, précision globale et indice de Kappa issue de la
classification de l’année 2000 en pourcentage .................................................. 56
Tableau VI : Matrice de confusion, précision globale et indice de Kappa issue de la
classification de l’année 2019 en pourcentage................................................. 56
Tableau VII : Superficies observées en 1987 par type d’occupation du sol .......................... 59
Tableau VIII : Superficies observées en 2000 par type d’occupation du sol......................... 59
Tableau IX : Superficies observées en 2019 par type d’occupation du sol............................ 60
Tableau X : Évolution des occupations du sol et changement global de 1987 à 2019 ........... 61
Tableau XI : Indices de Valeurs d’Importance des espèces de la zone périphérique du
parc ................................................................................................................ 69
Tableau XII : Valeurs d’Importance des Familles de la zone périphérique du parc .............. 69
Tableau XIII : Taux de recouvrement des affinités écologiques et valeur des indices
pionniers..................................................................................................... 70
Tableau XIV : Matrice de corrélation des différentes strates sur l’axe 1 et 2 ........................ 84
Tableau XV : Valeurs d’importances des espèces de la zone centrale du parc ...................... 94
Tableau XVI : Valeurs d’importances des familles de la zone centrale du parc .................... 94
Tableau XVII : Pourcentages de contacts par classe de hauteur au niveau des relevés
linéaires ...................................................................................................... 95
Tableau XVIII : Comparaison des effectifs entre les deux milieux d’étude........................ 102
Tableau XIX : Comparaison des moyennes des espèces des familles dominantes dans les
différents milieux d’étude .......................................................................... 104
Tableau XX : Comparaison des proportions des types morphologiques entre les
différents milieux d’étude ............................................................................ 105
Tableau XXI : Comparaison des proportions des types biologiques selon les biotopes....... 106
Tableau XXII : Comparaison des proportions d’espèces des affinités chorologiques ......... 108
Tableau XXIII : Matrice de similarité des relevés des massifs forestiers de la zone

-VII-
périphérique (r) et centrale (R) du parc, basée sur l’indice de Sørensen ... 109
Tableau XXIV : Comparaison des pourcentages dans les strates des différents milieux
d’étude ................................................................................................... 115
Tableau XXV : Comparaison de la densité et l’aire basale des différents milieux d’étude .. 116

-VIII-
LISTE DES FIGURES

Titres .............................................................................................................................. Pages


Figure 1 : Localisation de la zone d’étude dans le District d’Abidjan, en Côte d’Ivoire .......... 7
Figure 2 : Diagramme ombrothermique de la ville d’Abidjan de 2007 à 2016 ...................... 10
Figure 3 : Plantations de Acacia mangium (a) et de Hopea odorata (b) ................................ 14
Figure 4 : Répartition spatiale de la population dans la ville d’Abidjan (RGPH, 2014) ......... 17
Figure 5 : Passage du feu en zone périphérique du parc (Photo : Gnahoré, juillet 2017) ....... 18
Figure 6 : Illustration du processus de télédétection (CCCOT, 2019) ................................... 20
Figure 7 : Distribution des différents relevés de la zone périphérique et centrale du parc ..... 33
Figure 8 : Composition colorée (3R, 5V, 4B) et interprétation des images satellitaires de
Landsat (TM et ETM+) et 4R, 6V, 5B (OLI+) ..................................................... 35
Figure 9 : Schéma du dispositif de relevé linéaire, selon Gautier et al. (1994) ...................... 37
Figure 10 : Dispositif d’échantillonnage illustrant les parcelles des relevés de surface ......... 38
Figure 11 : Forêt dense à canopée fermée dans la zone centrale (Photo : Gnahoré, juin
2017)................................................................................................................. 54
Figure 12 : Forêt dense dégradée dans la zone périphérique avec la présence de
nombreux arbustes (Photo : Gnahoré, août 2017)............................................... 55
Figure 13 : Occupations du sol du Parc National du Banco en 1987 (A), en 2000 (B) et en
2019 (C) ............................................................................................................ 58
Figure 14 : Diagrammes en bâtonnés montrant l’évolution de la surface des types
d’occupation du sol du Parc National du Banco de 1987 à 2019…………………60
Figure 15 : Spectre des familles dominantes dans la formation forestière dégradée de la
zone périphérique .............................................................................................. 65
Figure 16 : Proportions des types morphologiques de l’ensemble de la formation forestière
dégradée ............................................................................................................ 66
Figure 17 : Spectre des affinités chorologiques des espèces de l’ensemble de la formation
forestière dégradée ............................................................................................ 67
Figure 18 : Spectre des types biologiques de la formation forestière dégradée dans la zone
périphérique du PNB ......................................................................................... 68
Figure 19 : Proportions des familles les plus importantes de l’ensemble de la formation
forestière dense ................................................................................................. 71
Figure 20 : Spectre morphologique des espèces rencontrées dans la formation forestière
dense de la zone périphérique ............................................................................ 72
Figure 21 : Spectre des proportions des types biologiques dans l’ensemble de la formation

-IX-
forestière dense de la zone périphérique du PNB ............................................... 72
Figure 22 : Spectre des affinités chorologiques de la formation forestière dense dans la
zone périphérique du PNB ................................................................................ 73
Figure 23 : Histogrammes de distribution des effectifs des tiges en fonction des classes de
diamètres de la formation forestière dégradée (a) et de la formation forestière
dense (b) dans la zone périphérique du parc……………………………………76
Figure 24 : Histogrammes du recouvrement de la végétation de la formation forestière
dégradée dans la zone périphérique ................................................................... 79
Figure 25 : Distribution horizontale des espèces caractéristiques dans la formation
forestière dense du PNB .................................................................................... 80
Figure 26 : Histogrammes du recouvrement de la végétation des relevés dans la formation
forestière dense de la zone périphérique du PNB ............................................... 82
Figure 27 : Graphiques de corrélation entre les classes de hauteurs de la formation
forestière dégradée de la zone périphérique et les axes 1 et 2 de l’ACP………..83
Figure 28 : Classification hiérarchique des relevés de la formation forestière dégradée
dans la zone périphérique du PNB .................................................................... 84
Figure 29 : Histogrammes de recouvrement du groupe structural (Groupe 1) ....................... 85
Figure 30 : Histogrammes de recouvrement du groupe structural (Groupe 2) ....................... 85
Figure 31 : Histogrammes des familles dominantes avec au moins dix espèces .................... 91
Figure 32 : Spectre des proportions des types biologiques rencontrés dans la zone centrale
du parc .............................................................................................................. 92
Figure 33 : Spectre des proportions des types morphologiques rencontrés dans la zone
centrale du Parc National du Banco……………………………………………..92
Figure 34 : Spectre de répartition des affinités chorologiques dans la zone centrale du parc . 93
Figure 35 : Histogrammes du recouvrement de la végétation des relevés de la zone centrale
du Parc National du Banco ................................................................................ 96
Figure 36 : Profils horizontaux de la végétation des relevés dans la zone centrale du PNB ... 97
Figure 37 : Répartition des espèces en classes de diamètres dans la zone centrale du PNB ... 98
Figure 38 : Histogrammes de comparaison des effectifs des espèces des familles
dominantes des deux milieux d’étude .............................................................. 103
Figure 39 : Histogrammes de comparaison des proportions des types morphologiques des
deux milieux d’étude ....................................................................................... 105
Figure 40 : Histogrammes de comparaison des proportions des types biologiques
dominants des deux zones d’étude ................................................................... 106
Figure 41 : Histogrammes de comparaison des proportions des types chorologiques de

-X-
l’ensemble du parc .......................................................................................... 107
Figure 42 : Classification hiérarchique des relevés à partir de la matrice de similarité de
Sørensen.......................................................................................................... 110
Figure 43 : Profils horizontaux des relevés du groupe 1 ..................................................... 111
Figure 44 : Profils horizontaux des relevés du groupe 2 ..................................................... 112
Figure 45 : Profils horizontaux des relevés du groupe 3 ..................................................... 112
Figure 46 : Histogrammes du recouvrement de la végétation des relevés du groupe 1 ........ 113
Figure 47 : Histogrammes du recouvrement de la végétation des relevés du groupe 2 ........ 113
Figure 48 : Histogrammes du recouvrement de la végétation des relevés du groupe 3 ........ 114
Figure 49 : Histogrammes de comparaison de distribution des tiges dans les classes
diamétriques .................................................................................................... 115

-XI-
LISTE DES ANNEXES

Titres………………. ....................................................................................................... Pages


Annexe 1 : Fiche de relevé linéaire lors de l’inventaire. Les hauteurs maximales à
droite et minimales à gauche de ces espèces sont ordonnées.
(Exemple du relevé n°2 distant de 0 à 34 mètres de long)………………………152
Annexe 2 : Exemple de fiche de relevé de surface lors de l’inventaire ................................ 154
Annexe 3 : Liste globale des espèces inventoriées .............................................................. 155
Annexe 4 : Profils horizontaux de la végétation dans la formation forestière dégradée de
la zone périphérique ......................................................................................... 181

-XII-
LISTE DES SIGLES ET ABRÉVIATIONS

Chorologie

GC : Taxon de la région Guinéo-Congolaise


GCi : Taxon endémique à la Côte d’Ivoire
GC-SZ : Taxon de la zone de transition entre les régions Guinéo-Congolaise et Soudano-Zambézienne
GCW : Taxon endémique du bloc forestier à l’Ouest du Togo, comprenant le Ghana, la Côte d’Ivoire,
le Libéria, la Sierra Leone, la Guinée, la Guinée Bissau, la Gambie et le Sénégal
i : Taxon introduit ou cultivé
SZ : Taxon de la région Soudano-Zambézienne

Types biologiques

Ch : Chaméphytes (taxons dont la hauteur est comprise entre 0 et 0,25 mètres)


Ep : Épiphytes (plantes qui utilisent les autres comme support)
G : Géophytes (plantes dont les pousses ou bourgeons persistants sont enterrés dans le sol durant la
mauvaise saison)
Gr : Géophytes rhizomateux (plantes vivaces avec rhizome souterrain)
H : Hémicryptophytes (plantes dont les pousses ou bourgeons de remplacement sont presque enterrés
dans le sol)
mp : Microphanérophytes (taxons dont la hauteur est comprise entre 2 et 8 mètres)
mP : Mésophanérophytes (taxons dont la hauteur est comprise entre 8 et 32 mètres)
MP : Mégaphanérophytes (taxons dont la hauteur est supérieure à 32 mètres)
np : Nanophanérophytes (taxons dont la hauteur est comprise entre 0,5 et 2 mètres)
Se-Ep : Semi épiphytes
Th : Thérophytes (plantes annuelles se multipliant au moyen de graines)

Autres

APG : Angiosperm Phylogeny Group


° C : Degré Celsius
CEDEAO : Communauté Économique des États de l’Afrique de l’Ouest
CSFD : Comité Scientifique Français de la Désertification
DBH : Diameter at Breast Height
DHP : Diamètre à Hauteur de Poitrine
DNR : Department of Natural Resources
ENVI : Environment for Visualizing Images

-XIII-
FAO : Food and Agriculture Organization
FCFA : Franc de la Communauté Financière Africaine
FILTISAC : Filature et Tissage de Sacs
INS : Institut National de la Statistique
IPCC : Intergovernmental Panel on Climate Change
JOCI : Journal Officiel de Côte d’Ivoire
hab / km² : Habitants par kilomètre carré
km : Kilomètre
m² : Mètre carré
mm : Millimètre
m3 / s : Mètre cube par seconde
MEA : Millennium Ecosystem Assessment
NOAA-AVHRR : National Oceanic and Atmospheric Administration - Advanced Very
High Resolution Radiometer
OIPR : Office Ivoirien des Parcs et Réserves
PAST : PAlaeontological STatistic
PNB : Parc National du Banco
PNUE : Programme des Nations Unies pour l’Environnement
QGIS : Quantum Geographic Information System
REDD+ : Réduction des Émissions résultant du Déboisement et de la Dégradation des forêts
RGPH : Recensement Général de la Population et de l’Habitat
SEP : Secrétariat Exécutif Permanent
SODECI : Société des Eaux de Côte d’Ivoire
SODEFOR : Société de Développement des Forêts
SODEXAM : Société de Développement et d’Exploitation Aéroportuaire, Aéronautique et
Métérologique
UICN : Union Internationale pour la Conservation de la Nature
USGS : United States Geological Survey
XLSTAT-Pro : EXcel STATistique Professionnel

-XIV-
AVANT-PROPOS

La société humaine s’est développée de façon très rapide, en particulier depuis la révolution
industrielle, au XVIIIème siècle. Parallèlement à cette accélération, son environnement a
également évolué du fait des activités humaines telles que le développement industriel, le
déboisement, l’urbanisation et autres utilisations du sol. Au début du XXIème siècle, le monde
industrialisé a amorcé la résolution des problèmes environnementaux qui s’aggravent à une
échelle de plus en plus large dans les pays en voie de développement.
En Afrique comme ailleurs, les agglomérations urbaines augmentent suite à la croissance
démographique, à l’exode rural ; ce qui intensifie la pression humaine sur les écosystèmes et
les ressources naturelles. Les nombreuses conséquences de la pression humaine sur les plans
locaux, nationaux et régionaux, engendrent un impact continental, voire global, telles que la
perte de la biodiversité, la modification des cycles biogéochimiques et le changement
climatique.
En Côte d’Ivoire, le Parc National du Banco est actuellement l’objet de diverses pressions
notamment les effets indirects de l’urbanisation rapide de la ville d’Abidjan, le braconnage,
l’utilisation illicite de sa flore, la pollution, etc.
Depuis le début de notre jeune carrière de chercheur, notre passion pour la nature a toujours été
l’écologie végétale en particulier la botanique et la foresterie. Entreprendre des recherches
scientifiques sur l’état de la biodiversité végétale constitue pour nous un formidable challenge
pour comprendre rationnellement l’évolution et le fonctionnement du monde vivant. Il s’est agi,
aussi pour nous, de contribuer humblement aux efforts déployés par les chercheurs pour aboutir
à une gestion durable des écosystèmes qui est le gage d’une bonne conservation de la
biodiversité dans un contexte de perturbation environnementale de plus en plus persistante.
Après trois années d’investigations autour du thème « Dynamique de la végétation et de la flore
du Parc National du Banco (Abidjan, Côte d’Ivoire) », cette thèse est proposée à la communauté
scientifique en guise de synthèse.
Le sujet de ce travail, par la problématique qu’il pose, est de disposer d’informations
scientifiques, base de l’élaboration des stratégies de protection, de conservation et d’une gestion
durable de nos ressources naturelles. Notre modeste contribution est d’aider à mieux protéger
ce qui nous reste encore comme patrimoine naturel dont le Parc National du Banco qui constitue
un des rares échantillons de forêt dense humide sempervirente dans la sous-région Ouest-
Africaine. Nous espérons avoir œuvré dans ce sens.

-XV-
REMERCIEMENTS

Nous voudrions exprimer notre profonde gratitude aux autorités de l’Université NANGUI
ABROGOUA qui ont accepté cette thèse dans l’institution qu’ils dirigent. Nous tenons donc à
remercier le Président de l’Université, Professeur TANO Yao, pour avoir accepté notre
inscription en Thèse au sein de l’Université dont il assure la plus haute responsabilité. À travers
lui, nous exprimons notre gratitude à ses Vice-Présidents, Professeur BOHOUA Louis
Guichard et Professeur ATTA Diallo Hortense, pour les facilités administratives.
Nous remercions également Professeur TIHO Seydou, Doyen de l’Unité de Formation et de
Recherche en Sciences de la Nature (UFR SN) pour ces conseils et sa disponibilité.
Nos sincères remerciements s’adressent à toutes les autorités administratives, aux Professeurs,
aux Directeurs de laboratoires, aux Maîtres Conférences, aux Maîtres-Assistants et aux
Assistants de l’Université NANGUI ABROGOUA pour toutes les connaissances apprises tout
au long de notre séjour en son sein.
Particulièrement, nous remercions Professeur BAKAYOKO Adama, Vice-Doyen de l’UFR
SN, qui a accepté notre initiation à la recherche malgré ses nombreuses occupations. Ses
qualités scientifiques, ses conseils judicieux, ses suggestions, mais aussi son savoir-faire
pédagogique et ses interventions ont été décisifs dans l’aboutissement de ce travail. Qu’il
reçoive ici nos sincères remerciements.
Nous tenons à remercier Docteur KONÉ Moussa, Maître de Conférences, Responsable de la
Licence 3 de la filière Protection des Végétaux et de l’Environnement, Directeur de Thèse pour
sa disponibilité d’accepter de bien vouloir diriger cette Thèse. Qu’il veuille recevoir nos
sincères remerciements.
Nous voudrions exprimer notre profonde gratitude au Professeur TRA Bi Fézan Honora, de
l’Université NANGUI ABROGOUA qui, malgré ses multiples charges, nous a fait l’honneur
d’accepter de présider notre jury.
Nous remercions Docteur KOUADIO Kouassi de l’Université Félix HOUPHOUËT-BOIGNY
et Docteur KOUAMÉ N’Guessan François de l’Université NANGUI ABROGOUA pour avoir
accepté d’être les rapporteurs de ce travail.
Nous adressons nos remerciements au Professeur SORO Dodiomon de l’Université Félix
HOUPHOUËT-BOIGNY et le Docteur NEUBA Danho Fursy-Rodelec de l’Université
NANGUI ABROGOUA pour avoir accepté d’être les examinateurs de ce travail.
Chers Maîtres, nous vous disons merci pour le grand intérêt porté à notre travail et pour vos
contributions à son amélioration.

-XVI-
Nous remercions Docteur TCHETCHÉ Yao Privat, Maître de Conférences à l’Unité de
Formation et de Recherche en Sciences Fondamentales et Appliquées pour son soutien moral
et financier.
Nous n’oublions pas Professeur KONATÉ Souleymane, Directeur du Laboratoire d’Écologie
et Développement Durable pour l’autorisation d’accès au laboratoire de l’Unité de Recherche
d’Écologie et de Biodiversité. Nous pouvions tranquillement rédiger nos mémoires dans ce
laboratoire.
Nous adressons nos remerciements à Professeur YÉO Kolo, responsable de la filière
Biodiversité et Gestion Durable des Écosystèmes et Directeur de la station d’Écologie de
Lamto, d’avoir accepter notre intégration au sein de ladite station dans les débuts des
recherches.
Nos remerciements vont à l’endroit de nos chers et braves Agents de l’Office Ivoirien des Parcs
et Réserves (OIPR). Nous voudrions particulièrement remercier, le Colonel TONDOSSAMA
Adama, Directeur Général de l’OIPR pour l’autorisation d’accès au Parc National du Banco
(PNB). Nous n’oublions également pas le Colonel, BAKAYOKO Hillihase, Directeur de Zone
Sud. Le Colonel COULIBALY Fousséni, Chef de secteur du Parc National du Banco. Nous
exprimons notre reconnaissance aux personnels du secteur Banco, Messieurs BOSSON Oi
Bosson, DJÉDJÉMEL Alexis, SIGUI Koné, SILUÉ Wanna, ABBÉ Ossey Boris, ZANNA
Diabaté et DÉHI Nunkanwon, Agents de surveillance, pour leurs conseils, soutien moral et le
dur travail de protection du parc contre le braconnage et l’infiltration illégale.
À présent, nous tournons nos regards vers toute la première promotion du Master Biodiversité
et Gestion Durable des Écosystèmes. Nous adressons nos sincères remerciements aux
camarades étudiant (es) particulièrement à mon binôme de terrain Doctorante, Mademoiselle
GUEULOU Nina avec elle nous avons débuté la recherche scientifique dans l’ambiance.
La cartographie et le traitement d’images satellitaires de cette étude a été réalisée grâce à l’aide
du Docteur DOUFFI Kouakou Guy-Casmir et du Doctorant N’GUESSAN Yao Joachim, nous
tenons à leurs dire merci.
Au Docteur KOUADIO Kouassi Richard, nous disons merci pour l’aide dans le traitement
statistique des données botaniques.
Au Docteur SORO Yénoulogo, nous disons également merci pour l’aide à l’identification des
échantillons d’herbiers et au Docteur OUATTARA Noufou Doudjo pour la révision du
manuscrit.
Nous voudrions nous acquitter du devoir de dire infinement merci aux Organisations Non
Gouvernementales (ONG) locales nommées « VISION VERTE » et « LES GARDIENS DE
LA NATURE », pour leurs efforts fournis dans la conservation du Parc National du Banco.
-XVII-
Nous remercions particulièrement le Président fondateur de l’ONG « LES GARDIENS DE LA
NATURE », Monsieur YAPO N’Guessan Paul Henri, Botaniste de formation pour avoir
accepté notre hébergement, l’orientation des zones à inventorier et l’aide à l’identification des
échantillons d’individus d’espèces collectés sur le terrain. Qu’il veuille recevoir ainsi nos
sincères remerciements.
Nous remercions toute notre famille pour la confiance, les soutiens spirituel et matériel à notre
personne durant toutes ces années d’étude.
Nous avons également une pensée pour notre compagne Mademoiselle BOTI Léta Euphrasie
et enfant GNAHORÉ Ange Samuel Zadi. Qu’ils reçoivent cette Thèse en guise de récompense.

-XVIII-
INTRODUCTION

-1-
Les écosystèmes forestiers fournissent de nombreux services écosystémiques, nécessaires au
maintien de la vie (approvisionnement en eau, fixation du carbone, régulation des crues et
protection contre la désertification et l’érosion des sols). Ces forêts abritent une grande diversité
biologique et constituent un réservoir génétique inestimable (Slik et al., 2015). De nos jours, les
forêts sont très perturbées du fait des activités anthropiques qui ont d’énormes impacts sur la
biodiversité et les services écosystémiques (McDonald et al., 2013). Parmi ces impacts, la
déforestation semble être la plus remarquable par ses effets sur le milieu naturel (Toko et al., 2012).
De même, la croissance démographique et économique accélérée ont également provoqué une
augmentation de la demande de produits ligneux et de services forestiers (Leroy et al., 2013).
Comme conséquences de la croissance démographique et du développement économique des
dernières décennies, les forêts tropicales subissent de plus en plus de pressions humaines qui
entraînent leur dégradation (Top et al., 2009).
De ce fait, le souci de conservation de la biodiversité, avec la prise en compte des besoins et
aspirations des populations locales, est devenu une réalité depuis le Sommet de la Terre en 1992
(Inoussa et al., 2013 ; Zerbo et al., 2014). Cette conservation doit reposer sur une bonne
connaissance de la diversité biologique pour être efficiente et mener des actions adéquates (Ouoba,
2006). La convention sur la diversité biologique élaborée à Rio de Janeiro en 1992 a souligné la
nécessité de prendre des mesures adéquates pour la protection et la conservation des écosystèmes.
Cependant, la plupart des forêts sont sujettes à une dégradation croissante entraînant ainsi des
impacts négatifs, non seulement sur les écosystèmes et les modes de vie des populations locales,
mais aussi sur l’humanité tout entière (Anonyme, 2002). Les problèmes liés à la gestion de
l’environnement et des ressources naturelles constituent des défis majeurs qui se posent à l’homme
aujourd’hui. La dégradation des écosystèmes forestiers en constitue un des éléments (FAO, 2011).
Les statistiques de la FAO indiquent que les surfaces des forêts mondiales qui en 1990 étaient
estimées à 4,077 milliards d’hectares, sont passées en 2015 à 3,948 milliards d’hectares, soit une
baisse de 129 millions d’hectares (FAO, 2018). Les forêts tropicales couvrent environ 6 % de la
superficie de la planète (Myers, 1989). De 2000 à 2010, le rythme de déforestation annuelle des
zones tropicales était estimé à 5,4 millions d’hectares (FAO, 2011). L’Afrique, quant à elle seule,
enregistre un important taux de déforestation annuel qui était estimé à plus de 3,94 millions
d’hectares sur la période 2010 à 2020 (FAO et PNUE, 2020). Dans les pays africains, la tendance
à la dégradation des ressources forestières du fait des activités humaines est inquiétante (Amani et
Touré, 2015 ; Millogo et al., 2017).
Comme toutes les forêts tropicales, celles de la Côte d’Ivoire, par le passé, des écosystèmes les
plus riches et les plus diversifiés de la planète, sont aujourd’hui parmi les forêts les plus menacées
-2-
(Achard et al., 2002). En effet, la couverture forestière du pays qui, dans les années 1900, était de
16 millions d’hectares est passée à 3,402 millions hectares de forêts en 2015 soit 10,56 % du
territoire (FAO et SEP-REDD+, 2017). Cette perte de forêt naturelle engendre comme
conséquence la destruction de certains habitats naturels et la réduction du couvert forestier, ce qui
réduit la biodiversité (Flores et al., 2018). La destruction des forêts ivoiriennes s’est
considérablement amplifiée au cours des deux dernières décennies, et a suscité diverses initiatives
à court et moyen termes, visant à inverser la tendance à travers des stratégies de conservation.
Cette destruction des ressources forestières en Côte d’Ivoire a suscité la création des parcs
nationaux, des réserves naturelles et des forêts classées, puis la prise des décisions et l’adoption
des lois de réglementation et de répression, considérées comme des formules les plus efficaces
pour la conservation des forêts ivoiriennes (N’Da, 2007). Deux décennies après la création de cet
réseau d’aires protégées, la conservation reste encore un défi majeur (McKinney, 2006 ; N’Da,
2007). Il existe en effet une pression anthropique et une utilisation abusive et non contrôlée de la
ressource naturelle dans certaines aires protégées en Côte d’Ivoire (N’Guessan, 2013 ; Loukou et
al., 2017).
Le Parc National du Banco (PNB) n’est pas exclu des agressions d’origine anthropique. Il est
devenu la cible privilégiée de la population riveraine à la recherche de bois de chauffe, des plantes
alimentaires et médicinales (N’Guessan, 2013). À ces conditions désastreuses déjà déplorables
pour la protection du Parc National du Banco, s’ajoutent le développement des habitats,
bidonvilles et autres quartiers précaires dévoreurs d’espaces (Oura, 2012). Ces intrusions
contribuent à la dégradation des écosystèmes de cette aire protégée, notamment, par des
changements majeurs dans sa structure végétale et sa composition floristique. La gestion, de façon
durable de ce parc, de ses ressources naturelles et de sa biodiversité s’en trouve, ainsi, compromise.
Bien que la déforestation soit imputable à l’agriculture extensive et à l’exploitation abusive en bois
d’œuvre, force est de reconnaître que l’utilisation illégale des ressources naturelles en périphérie
des aires protégées en Afrique est au cœur des préoccupations de plusieurs acteurs intervenant
dans ces genres de milieux (Avakoudjo et al., 2014 ; Jiagho et al., 2016 ; Kouakou et al., 2017).
Les aires protégées ont des impacts avérés sur leurs périphéries (Benoudjita, 2016). Les menaces
et pressions multiples sans cesse croissantes que subissent ces milieux entraînent un déséquilibre
de leur paysage (Mahamadou et al., 2013).
Dans cette aire protégée de catégorie II selon la classification l’UICN, les activités de l’Homme
devraient être contrôlées (UICN, 1994). Ainsi, si la déforestation liée aux activités anthropiques
touche l’ensemble de la Côte d’Ivoire, les causes, l’intensité et les processus diffèrent entre les
régions. En effet, dans certaines d’entre elles, l’agriculture et l’exploitation industrielle du bois
-3-
constituent la cause principale de la déforestation (Kouamé, 1998). Ces activités ont été
supplantées à partir des années 1980 par l’urbanisation qui entraîne une pression foncière rapide
sur les espaces forestiers (Sako et Beltrando, 2014).
La problématique ciblée de la présente étude est celle de la maitrise de l’état actuel de la végétation
et de la flore du Parc National du Banco. Pour affiner cette problématique générale, elle a été
déclinée en trois questions de recherche.
- Comment la formation forestière du Parc National du Banco a-t-elle évoluée de 1987 à
2019 ?
- Que reste-t-il de la couverture végétale dans la zone périphérique du Parc National du
Banco sous l’effet des activités humaines ?
- Existe-t-il une différence entre les zones périphérique et centrale du Parc National du
Banco au niveau floristique et structural ?
Dans l’ensemble, ce questionnement, qui résulte de la problématique générale de cette recherche,
peut se réduire à trois hypothèses :
- la formation forestière du Parc National du Banco a subi une décroissance de l’année 1987
à 2019 ;
- la couverture végétale dans la zone périphérique du Parc National du Banco est
décroissante en fonction des facteurs anthropiques ;
- Il y a une différence entre les zones périphérique et centrale du fait des facteurs
anthropiques.
Pour contribuer à répondre à l’ensemble des questions de recherche, la présente étude s’est fixée
pour objectif général d’évaluer l’état de conservation du Parc National du Banco. Cet objectif sera
atteint grâce aux objectifs spécifiques suivants :
- caractériser les unités paysagères du Parc National du Banco de 1987 à 2019 ;
- évaluer la composition floristique et la dynamique structurale de la zone périphérique du
Parc National du Banco et
- contribuer à la connaissance de la composition floristique et de la structure dans la zone
centrale du Parc National du Banco.
Outre l’introduction, la conclusion générale, les perspectives et les recommandations, le manuscrit
comporte trois grandes parties. La première partie fait une présentation du milieu d’étude, de
l’environnement humain, aborde la notion de la télédétection, de biodiversité et perturbation par
anthropisation. Cette première partie comporte deux chapitres. La deuxième partie est intitulée
matériel et méthodes où sont décrits très succinctement le matériel d’étude, les principaux jeux des
actions anthropiques, et d’état de surface (occupation du sol), ainsi que les méthodes d’analyses
-4-
utilisées pour atteindre les objectifs de la présente étude. Enfin, la dernière partie regroupe les
principaux résultats et leur discussion. Cette dernière partie comporte quatre chapitres.

-5-
PREMIÈRE PARTIE :
GÉNÉRALITÉS

-6-
CHAPITRE 1 : PRÉSENTATION DU MILIEU D’ÉTUDE

1.1. Milieu physique


1.1.1. Localisation de la zone d’étude
Le Parc National du Banco (PNB) est situé à l’intérieur de la vaste agglomération d’Abidjan,
capitale économique de la Côte d’Ivoire (Figure 1).

Figure 1 : Localisation de la zone d’étude dans le District d’Abidjan, en Côte d’Ivoire

Il est localisé entre 5°21’ et 5°25’ de latitude nord et entre 4°1’ et 4°5’ de longitude ouest
(Lauginie, 2007). Il est à cheval entre la voie express d’Abobo, l’autoroute du nord et la voie de
-7-
Yopougon - N’Dotré. Depuis 2018, le Parc National du Banco couvre une surface de 3438,34
hectares (JOCI, 2018). La plus grande partie du parc est entouré par les zones urbaines des
communes de Yopougon au sud-ouest, d’Attécoubé au sud, d’Adjamé et d’Abobo au nord-est
(Figure 1).

1.1.2. Historique du Parc National du Banco


Le Parc National du Banco doit son nom à la rivière qui y prend sa source. Ce nom est dérivé de
l’appellation "Gbangbo" en langue Ébrié, qui désigne un génie des eaux fraîches censé fréquenter
cette forêt. Par extension, il désigne la source d’eau rafraîchissante (Lauginie, 2007). En 1924, les
premiers officiers du service forestier nouvellement établi à Abidjan cherchèrent sur la route de
Dabou un terrain propice à l’installation d’une station d’essai. Ils trouvèrent la forêt formant le
bassin naturel de la rivière Banco bien conservée, quoiqu’exploitée. Ainsi, cette partie de la forêt
fut choisie (De Koning, 1983). La forêt du Banco fut d’abord un champ d’expérimentation de
culture de plantes exotiques introduites par les colons en Côte d’Ivoire avant d’être érigé pour la
première fois en réserve forestière en 1926 avec une superficie de 1600 hectares. Elle fut forêt
classée en 1929 avec une surface de 3200 hectares. C’était la première station de recherches
forestières en Afrique occidentale française (De Koning, 1983). Les premiers pas à l’installation
et à l’aménagement furent modestes. Quelques officiers du service forestier et cinq à six ouvriers
se trouvèrent à faire la topographie, puis à ouvrir les cheminements pour motocyclettes. Les
activités sylvicoles commençaient et au centre de la forêt, près d’un ancien campement, débutait
l’installation d’un arboretum. Petit à petit la forêt du Banco, comme station forestière de recherches
sylvicoles prenait forme. En début 1933, la carte topographique était terminée, et cinquante
kilomètres de pistes étaient plus ou moins automobilisables. À la fin de décembre 1933, la forêt
classée du Banco fut inaugurée officiellement, et ouverte au public. Les limites ont été modifiées
par l’arrêté n°2825 S. F. signé du lieutenant-gouverneur RESTE en date du 11 septembre 1935
avec une superficie réduite d’environ 3000 hectares. En 1938, fut créer l’École Forestière. En
1980, le Parc zoologique ferme ses portes suite à un manque de financement. L’École Forestière
fut transférée à Bouaké en septembre 1985. L’ancienne Station forestière du Banco a été érigée en
Parc National du Banco par un décret le 31 octobre 1953 avec une surface de 3287 hectares avant
d’être étendue à 3474 hectares par arrêté d’extension en 1998, avec l’ajout de la forêt de la
SODEFOR (N’Guessan, 2013). Depuis 2002, le Parc National du Banco est géré par l’Office
Ivoirien des Parcs et Réserves.
En 2012, le gouvernement ivoirien, soutenu par des partenaires techniques et financiers, dont la
coopération Japonaise a lancé un projet d’amenagement et de réhabilitation du parc. Les fonds

-8-
recueillis pour la mise en œuvre de ce chantier d’envergure, financent actuellement la
réhabilitation et le reprofilage des pistes intérieures et péricentrales sur 40 kilomètres, la
construction de bornes-fontaines et l’entretien de l’arboretum.
En 2018, le décret n°2018 - 510 du 30 mai 2018 portant modification des limites du Parc National
du Banco a été pris sur rapport conjoint du ministre de la Salubrité, de l’Environnement et du
Développement durable, du ministre des Eaux et Forêts, du ministre de l’Agriculture et du
Développement rural et du ministre de la Construction, du Logement, de l’Assainissement et de
l’Urbanisme (JOCI, 2018). Les limites du Parc national du Banco d’une superficie de 3438,34
hectares, situé dans le district d’Abidjan entre 5°21’ et 5°25’ latitude nord, et 4°1’ et 4°5’ longitude
ouest sont définies par un contour polygonal (JOCI, 2018). Le contour polygonal du Parc National
du Banco est constitué de douze tronçons comportant deux (2) sommets principaux et plusieurs
points intermédiaires (JOCI, 2018). Ce projet de modification des limites visait à la destruction
d’une partie de la forêt pour la mise en œuvre de la ligne du métro urbain. Il s’est agi précisement
de la végétation du parc située dans le Triangle de Sagbé qui semble être une partie détachée du
Banco mais fait partie intégrante de la forêt.

1.1.3. Facteurs abiotiques


[Link]. Géologie, pédologie et topographie
La ville d’Abidjan repose sur des grès et du sable quelque fois argileux, des roches
métamorphiques schisteuses et des roches du complexe volcano-sédimentaire (Perraud, 1971).
Les sols du Parc National du Banco sont très sableux, ferralitiques, fortement désaturés et
appauvris superficiellement en argile (Perraud, 1971). Ces sols sont caractérisés par un taux de
saturation faible du complexe absorbant (environ 10 % en surface) et par un horizon humifère plus
acide que les horizons sous-jacents (Roose et Cheroux, 1966).
Le relief du Parc National du Banco est dominé par un ensemble de bas plateaux, d’une altitude
comprise entre 50 et 100 mètres, traversés par des vallonnements successifs à pentes très marquées,
orientés du Nord au Sud (N’Guessan, 2013). La plus grande partie de la forêt du Parc National du
Banco est sur des pentes ou dans des bas-fonds. Le plateau, premier relief face à la lagune, est
fortement exposé aux vents dominants du Sud-Ouest qui y occasionnent de nombreux châblis lors
de la grande saison des pluies.

[Link]. Hydrographie
Le Parc National du Banco est traversé par la rivière Banco qui se jette au sud dans une baie de la
lagune Ébrié. Ses affluents sont des ruisseaux et l’essentiel de son bassin versant est inclus dans
les limites du parc (Lauginie, 2007). Malgré le régime des pluies, à deux saisons sèches, la rivière
-9-
ne subit jamais d’étiage sévère. Son débit est toujours supérieur à 1,35 m3/s, car une grande partie
de son approvisionnement est fournie par une résurgence de la nappe aquifère des sables
continentaux tertiaires (Cougny et al., 1995).

[Link]. Climat
Le climat du Parc National du Banco (PNB) est le même que celui du District d’Abidjan. C’est un
climat tropical chaud humide, de type subéquatorial. D’après Cachan (1963), le PNB fait partie du
littoral ivoirien qui est placé sous un climat de type subéquatorial à quatre saisons dont deux
saisons sèches et deux saisons pluvieuses (Figure 2). Une grande saison des pluies qui part de mars
à juillet avec un pic de 404,84 mm de pluie en juin. La petite saison pluvieuse part de septembre à
décembre. Ces deux saisons humides sont alternées par une petite saison sèche qui s’observe dans
le mois d’août. La grande saison sèche s’étend du mois de janvier au mois de février. La
pluviométrie annuelle est d’environ 2000 mm. Au cours des dix dernières années, la hauteur
maximale moyenne obtenue est de 404,84 mm en juin et la hauteur minimale est de 23,25 mm en
janvier. La température moyenne annuelle avoisine 27 °C avec un maximum de 28,32 °C au mois
d’avril et un minimum de 24,79 °C en août.

450 Précipitations (mm) Températures (°C) 225

400 200

Températures (°C)
Précipitations (mm)

350 175

300 150

250 125

200 100

150 75

100 50

50 25

0 0

MOIS

Figure 2 : Diagramme ombrothermique de la ville d’Abidjan de 2007 à 2016


(Source : SODEXAM, 2015)

-10-
1.1.4. Facteurs biotiques
[Link]. Végétation et flore
Parmi les concepts de base de cette étude figurent les notions de « végétation » et de « flore ». Une
végétation, elle se définit comme un ensemble de plantes qui poussent en un lieu donné. Elle est
fonction du climat, de l’hydrographie, du sol et de l’environnement biologique (Guillaumet et
Adjanohoun, 1971). Une flore quant à elle, est l’ensemble des espèces végétales présentes dans un
espace géographique ou un écosystème déterminé (Malan et Neuba, 2019). Le Parc National du
Banco appartient au secteur ombrophile selon la classification phytogéographique de Guillaumet
et Adjanohoun (1971). Il est caractérisé par la présence de forêts denses humides sempervirentes
(De Koning, 1983).
La flore de la région d’Abidjan est riche de près de 850 espèces de phanérogames (De Koning,
1983), dont plus de 800 pour le seul Parc National du Banco. Plus de 60 espèces sont des
endémiques ouest-africaines, dont certaines sont très rares, et quatre ne paraissent exister qu’aux
environs immédiats de la ville d’Abidjan : Albertisia cordifolia (Mangenot & Miege) Forman
(Euphorbiaceae), Dichapetalum dictyospermum Breteler (Dichapetalaceae) et Tapinanthus
praetexta Polhill & Wiens (Loranthaceae). Macaranga beillei Prain (Euphorbiaceae) a également
une aire très restreinte dans la région d’Abidjan - Dabou. Ces espèces, qui peuvent être localement
abondantes (du moins les deux premières) sont néanmoins très menacées et leur survie dépend
pratiquement de celle du Parc National du Banco.
Selon Guillaumet et Adjanohoun (1971), Aké-Assi et al. (1974), De Koning (1983) et Lauginie et
al. (1996), quatre types de formations naturelles sont à distinguer dans cette forêt. À ses formations
s’ajoutent les plantations forestières et l’arboretum.

 Forêt psammohygrophile à Turraeanthus africanus et Heisteria parvifolia


La plus importante est la forêt de terre ferme psammohygrophile à Turraeanthus africanus et
Heisteria parvifolia décrite par Mangenot (1955). Cette formation forestière est caractérisée par
des espèces de grandes tailles pouvant atteindre cinquante mètres de haut (Lauginie, 2007). Ce
sont : Turraeanthus africanus (Welw. ex [Link].) Pellegr. (Meliaceae) et Lophira alata Banks ex
[Link]. (Ochnaceae). Les strates intermédiaires renferment les espèces comme
Chrysophyllum subnudum Baker (Sapotaceae), Xylopia acutiflora (Dunal) [Link]. (Annonaceae),
Monodora myristica (Gaertn.) Dunal (Annonaceae). Dans le sous-bois, la strate arbustive est
caractérisée par Heisteria parvifolia Sm. (Olacaceae). Dans cette formation, l’avènement des
chablis permet le développement d’un recrû herbacé comprenant Costus afer Ker Gawl.
(Costaceae), Palisota hirsuta (Thunb.) [Link]. (Commelinaceae), Thaumatococcus daniellii

-11-
(Benn.) Benth. (Marantaceae) et quelques Poaceae comme Panicum maximum Jacq., Panicum
brevifolium L. Des ligneux héliophiles s’installent très rapidement : Musanga cecropioides [Link].
ex Tedlie (Urticaceae), Anthocleista nobilis [Link] (Loganiaceae), Albizia adianthifolia (Schum.)
[Link] (Fabaceae). Une végétation secondaire plus sciaphile se substitue peu à peu à ce
peuplement pionnier avec, le plus souvent les espèces comme Allanblackia floribunda Oliv.
(Clusiaceae), Cleistopholis patens (Benth.) Engl. & Diels (Annonaceae) et Albizia zygia (DC.)
JFMacbr. (Fabaceae).

 Forêt marécageuse
Elle est localisée principalement aux abords du cour inférieur de la rivière Banco (Lauginie, 2007).
Elle est caractérisée par quelques grands arbres tels que Alstonia boonei De Wild. (Apocynaceae)
et Symphonia globulifera L.f. (Clusiaceae). On y trouve également certaines espèces à port
monocaule telles que le palmier grimpant Laccosperma secundiflorum ([Link].) Kuntze
(Arecaceae), Raphia hookeri [Link] & [Link]. (Arecaceae) et d’autres espèces ligneuses
comme Uapaca paludosa Aubrév. & Leandri (Phyllanthaceae), Musanga cecropioides [Link]. ex
Tedlie (Urticaceae), munies de racines échasses et dont les représentants groupés en bouquets,
jouent un rôle important dans la reconstitution de la végétation des zones dégradées.

 Forêt périodiquement inondée


Elle se développe sur des sols argilo-sableux, hydromorphes en profondeur (Perraud, 1971). Les
sols dans ces forêts bénéficient d’un bon drainage et ne demeurent pas gorgés d’eau. Il en résulte
une formation à la physionomie semblable à celle sur terre ferme (Lauginie, 2007). La strate
supérieure, composée des espèces comme Parkia bicolor [Link]. (Fabaceae), Uapaca guineensis
Mü[Link]. (Phyllanthaceae) s’élève à une cinquantaine de mètres de haut. La strate intermédiaire
est constituée principalement des espèces que sont, Xylopia aethiopica (Dunal) [Link].
(Annonaceae), Cola lateritia [Link]. (Malvaceae) ainsi que des lianes : Heteropteris glabra
Hook. & Arn. (Malpighiaceae) et Laccosperma secundiflorum ([Link].) Kuntze (Arecaceae).
Les stades secondaires de reconstitution du couvert forestier se caractérisent par les espèces de
Albizia adianthifolia, de Ceiba pentandra (L.) Gaertn. (Malvaceae) et de Pycnanthus angolensis
(Welw.) Warb. (Myristicaceae).

 Forêt ripicole
Cette formation borde les cours supérieurs de la rivière Banco où elle bénéficie d’une forte
luminosité et présente une structure plus complexe que celle de la forêt marécageuse. La strate
supérieure atteint quarante mètres de haut avec les espèces comme Berlinia confusa Hoyle
-12-
(Fabaceae) et Uapaca guineensis. La strate arbustive dense renferme Baphia pubescens Hook.f.
(Fabaceae), Trichilia monadelpha (Thonn.) [Link] Wilde (Meliaceae) et le palmier lianescent
Laccosperma secundiflorum. Le sous-bois herbacé, en général peu fourni, renferme des espèces
comme Mapania coriandrum Nelmes (Cyperaceae), Hypolytrum heteromorphum Nelmes
(Cyperaceae) et Crinum jagus ([Link].) Dandy (Amaryllidaceae). Dans les chablis ou les sites
dégradés, un recrû des espèces de Alchornea cordifolia (Schumach. & Thonn.) Mü[Link].
(Euphorbiaceae), de Palisota hirsuta (Thunb.) [Link]. (Commelinaceae) et de Aframomum
chrysanthum Lock (Zingiberaceae) apparaît rapidement et évolue vers une forêt secondaire
(Lauginie, 2007).

 Plantations forestières
Malgré l’arrêt des entretiens, les expérimentations sylvicoles conduites des années 1925 à 1950
donne encore un caractère artificiel à certains peuplements, même s’ils ne sont pas tous
progressivement enrichis en espèces naturelles de la forêt psammohydrophile (Lauginie, 2007).
C’est le cas des plantations en rangs serrés sous la forêt de Niangon Tarrietia utilis (Sprague)
Sprague (Malvaceae) ou, sur cultures, du Framiré Terminalia ivorensis [Link]. (Combretaceae),
de l’Azobé Lophira alata Banks ex [Link]. (Ochnaceae) et de l’Okoumé Aucoumea klaineana
Pierre (Burseraceae). À cela, s’ajoutent deux types de plantations forestières sont présentes dans
le Parc National du Banco (Figure 3). Ce sont les plantations de Acacia mangium Willd. (Fabaceae)
et de Hopea odorata Roxb. (Dipterocarpaceae) illustrées respectivement par les figures 3a et 3b.
Elles partent depuis la MACA (Maison d’Arrêt et de Correction d’Abidjan) jusqu’à la Garderie 3
de l’OIPR (Office Ivoirien des Parcs et Réserves). Ces formations sont interrompues à certains
endroits par des jachères ou des forêts secondaires (N’Guessan, 2013). Dans le sous-bois de ces
plantations forestières, l’on note la présence d’individus de Elaeis guineensis Jacq. (Arecaceae),
de Calopogonium mucunoides Desv. (Fabaceae), de Palisota hirsuta, de Alchornea cordifolia etc.
Il faut aussi ajouter à ces deux types de plantations, celles moins marquées par les espèces de
Terminalia ivorensis et de Cedrela odorata L. (Meliaceae).

-13-
Figure 3 : Plantations de Acacia mangium (a) et de Hopea odorata (b)
(Photo : Gnahoré, juillet 2017)

 Arboretum
L’arboretum est une collection vivante, aménagée depuis 1926 et renferme sur 15 hectares des
espèces d’arbres, d’arbustes et de lianes, répartis en une série de forêts denses, et une série
d’espèces exotiques. Il est composé de 750 espèces de végétaux d’origines diverses, dont 47
exotiques (Lauginie, 2007). Il a été l’œuvre de Bégué du service forestier. Celui-ci y introduit des
plantes de toutes les régions de la Côte d’Ivoire avec une attention spéciale pour la collection du
genre Ficus (De Koning, 1983). Le sous-bois est périodiquement entretenu, ne laissant se
développer sous les arbres qu’une végétation herbacée riche en espèces de Aframomum
chrysanthum Lock (Zingiberaceae), de Costus afer et de Palisota hirsuta (Comoé, 2011).

[Link]. Faune
Au niveau de la faune, les mammifères sont représentés en majorité par des primates (Bitty et al.,
2013). Ce sont Perodicticus potto Müller, 1766 (Lorisidae) ; Galagoides demidoff [Link], 1986
(Galagidae) ; Chlorocebus pygerythrus [Link], 1821 (Cercopithecidae) ; Cercopithecus
campbelli Waterhouse, 1838 (Cercopithecidae) ; Cercopithecus petaurista Schreber, 1774
(Cercopithecidae) et Pan troglodytes Blumenback, 1775 (Hominidae). Quatre (4) ongulés ont été
aussi inventoriés. Ce sont Dendrohyrax arboreus [Link], 1827 (Procaviidae) ; Tragelaphus
scriptus Pallas, 1766 (Bovidae) ; Philantomba maxwellii [Link], 1827 (Bovidae) et Neotragus

-14-
pygmaeus Linnaeus, 1758 (Bovidae). Concernant les petits mammifères selon ces mêmes auteurs,
plusieurs espèces de rongeurs, d’insectivores et de chiroptères ont été identifiées lors de leur
inventaire. Parmi ces espèces on note, la chauve-souris paillée : Eidolon helvum Kerr, 1792
(Pteropodidae) et la Musaraigne de Wimmer : Crocidura wimmeri Heim de Balsac & Aellen, 1958
(Scoricidae). L’on note également dans cette faune, 32 espèces d’Oiseaux du sous-bois dont cinq
sont considérées comme menacées (Yaokokoré et al., 2014). Il s’agit du Calao à joues brunes :
Bycanistes cylindricus Temminck, 1831 (Bucerotidae), de l’Indicateur à pieds jaunes :
Melignomon eisentrauti Louette, 1981 (Indicatoridae), du Bulbul à queue verte : Bleda eximius
Hartlaub, 1855 (Pycnonotidae), le Bulbul à barbe jaune : Criniger olivaceus Swainson, 1837
(Pycnonotidae) et le Choucador à queue bronzée : Hylopsar cupreocauda Hartlaub, 1857
(Sturnidae) et une espèce à répartition restreinte, l’Apalis de Sharpe : Apalis sharpii Shelley, 1884
(Cisticolidae). Le résultat des inventaires réalisés par Assa et al. (2019) a pu identifier 18 espèces
d’Oiseaux d’eau douce. Ce sont par exemple Ardeola ralloides Scopoli, 1769 (Ardeidae) ; Podica
senegalensis Vieillot, 1817 (Heliornithidae) ; Alcedo leucogaster Fraser, 1843 (Alcedinidae) ;
Ixobrychus sturmii Wagler, 1827 (Ardeidae) et Nycticorax nycticorax Linné, 1758 (Ardeidae). Au
niveau de l’ichtyofaune, les travaux de Daget et Iltis (1965) ont permis de dénombrer 14 espèces
de poissons. Ce sont par exemple Nimbapanchax petersi Sauvage, 1882 (Nothobranchiidae) ;
Epiplatys chaperi Sauvage, 1882 (Nothobranchiidae) ; Hemichromis bimaculatus Gill, 1862
(Cichlidae) et Chromidotilapia guntheri Sauvage, 1882 (Cichlidae). S’agissant de la faune
entomologique, Loukou et al. (2017) ont inventorié 14650 Coléoptères bousiers répartis entre 4
familles. Selon ceux-ci, la famille des Scarabaeidae est la plus abondante (97,09 % des individus
collectés). La famille des Trogidae reste la moins abondante avec 0,1 % des individus collectés.

1.1.5. Importance du Parc National du Banco


[Link]. Au plan écologique
Sur le plan écologique, quelque soit le milieu considéré, les arbres, arbustes et les espaces boisés
jouent un rôle important dans le maintien des équilibres environnementaux et sociaux. La forêt du
Parc National du Banco protège le sol contre l’érosion, elle contribue aussi à la protection de
l’environnement ; limitant la dégradation et l’érosion de la biodiversité (Jatau, 2008). Le Parc
National du Banco joue un rôle de régulation, il constitue un déterminant fondamental du
microclimat Abidjanais. En plus de son impact sur l’eau de l’atmosphère, le Parc National du
Banco contribue à la stabilisation des mécanismes globaux climatiques par sa contribution à la
séquestration du gaz carbonique (Tiébré et al., 2015). En dehors du rôle de régulation, le Parc
National du Banco fournit des services culturels. Ces services culturels fournis comprennent en

-15-
particulier les sites sacrés et le tourisme. Les sites sacrés possèdent des valeurs culturelles ou
religieuses reconnues par les communautés locales qui justifient leur protection au travers des
règles sociales issues de la tradition (N’Guessan, 2013).

[Link]. Au plan touristique


Concernant l’importance économique du Parc National du Banco (PNB), de 200 FCFA (Franc de
la Communauté Financière Africaine), le droit d’accès au parc est passé à 300 FCFA vers la fin de
l’année 1998. Aujourd’hui, de nombreux tarifs ont été institués depuis le premier mars 1999
(Tableau I). À cela, il faut ajouter les différents tarifs fixés par la direction de l’OIPR pour la
recherche scientifique sur le parc. Ces tarifs varient de 6000 FCFA (3 mois de travaux) à 15000
FCFA (un an de travaux) et par personne. Au plan touristique, le PNB permet à la centaine de
touristes qui le visitent mensuellement, de découvrir la flore et la faune typique de la forêt dense
humide tropicale, la source de la rivière Banco et la piscine naturelle au nord du parc (N’Guessan,
2013). Le Parc National du Banco dispose également d’infrastructures, notamment un restaurant-
bar situé à l’entrée principale, une maison forestière, une école forestière, une ferme piscicole et
une piscine.

Tableau I : Tarifs des visites dans le Parc National du Banco (Source : OIPR)

Catégories Tarifs (FCFA)

CEDEAO (Adultes) 1000


Hors CEDEAO (Adultes) 5000
Enfants 500

[Link]. État de conservation du Parc National du Banco


La forêt du Banco représente un quart et, avec la proche forêt de l’Anguédédou, un tiers des restes
de la forêt psammohygrophile du sud-est, dont la superficie est passée de 92000 hectares en 1955
à 13000 hectares en 1990 soit une perte de 86 % en 35 ans (Lauginie, 2007). À lui seul, le Banco
abrite environ le tiers des forêts de la région abidjanaise (Duchochois, 1993 ; Béligné, 1994). En
1998, 3450 hectares de forêt et 434 hectares de plantations forestières constituent la végétation du
Parc National du Banco (Sako et al., 2013). Cette dynamique régressive est due à l’extension
spatiale horizontale d’Abidjan qui consomme les espaces forestiers péri-urbains, notamment sur
son front occidental où se localise le Parc National du Banco. La plupart des empiètements sont
demeurés en zone périphérique, seul le passage de la ligne électrique à haute tension, dans la partie
nord-est du parc, a malencontreusement isolé une cinquantaine d’hectares du reste du massif
-16-
(Lauginie, 2007). Aujourd’hui, cette superficie est passée à 3438,34 hectares vu la dernière
délimitation du parc (JOCI, 2018).

1.2. Environnement humain


1.2.1. Population
Dans le District d’Abidjan, les communes limitrophes du Parc National du Banco notamment
Yopougon et Abobo restent très peuplées avec respectivement 1071543 et 1030658 habitants
(RGPH, 2014). Les communes d’Adjamé et d’Attécoubé ne sont également pas négligeables avec
une population de 372978 et 260911 habitants (Figure 4). Le parc est bordé au nord et au sud par
des anciens villages des ethnies « Ébrié » et « Attié » habités par des autochtones qui revendiquent
une grande partie du territoire du PNB. La population allochtone est quant à elle constituée de
ressortissants des différentes régions de la Côte d’Ivoire. Une importante communauté de la sous-
région y est également rencontrée (Akoué et al., 2017).

Treich-ville; 102580
Plateau; 7488
Marcory; 249858

Attécoubé; 260911
Yopougon; 1071543

Adjamé; 372978

Port-bouet; 419033

Abobo; 1030658
Koumassi; 433139

Cocody; 447055

Figure 4 : Répartition spatiale de la population dans la ville d’Abidjan (RGPH, 2014)

1.2.2. Activités humaines


Du fait des fortes infiltrations, le Parc National du Banco fait l’objet de nombreuses activités
humaines. On peut citer l’agriculture, la cueillette, la chasse et l’élevage qui sont pratiqués par les
-17-
populations riveraines. L’agriculture pratiquée est constituée essentiellement de cultures vivrières
dont le manioc, banane, maïs, arachide et de cultures de rente dont l’hévéa et le palmier à huile.
Certaines activités sont le ramassage des produits de la forêt et la coupe du bois de chauffage.
Plusieurs activités artisanales dont la casse automobile sont rencontrées. Le parc étant bordé par
plusieurs quartiers précaires qui manquent de système de drainage des eaux domestiques et de
gestion des déchets de ménage, font de la forêt du Banco une « poubelle à ciel ouvert » selon
(Akoué et al., 2017).
Le Parc National du Banco, il est devenu une source de multiples produits ligneux et non ligneux
pour la population riveraine. Les populations riveraines du Parc National du Banco utilisent les
racines, les tiges, les écorces et les feuilles de certaines plantes dans la médecine traditionnelle,
dans l’alimentation humaine ou animale (N’Guessan, 2013). Ces populations riveraines pratiquent
la chasse par la mise en place des pièges pour la capture des animaux et mettent le feu dans
certaines parties périphériques du parc (Figure 5).

Figure 5 : Passage du feu en zone périphérique du parc (Photo : Gnahoré, juillet 2017)

-18-
CHAPITRE 2 : QUELQUES NOTIONS RELATIVES AU THÈME DE L’ÉTUDE

2.1. Télédétection
2.1.1. Définition
La télédétection est un ensemble de techniques qui, par l’acquisition d’images satéllitaires, permet
d’obtenir de l’information à la surface de la terre sans contact direct avec celle-ci. La télédétection
englobe tout le processus qui consiste à capter et à enregistrer l’énergie d’un rayonnement
électromagnétique émis ou réfléchi, à traiter et à analyser l’information, pour ensuite la mettre en
application d’après le Centre Canadien de Cartographie et d’Observation de la Terre (CCCOT,
2019). La télédétection se subdivise en deux catégories en fonction de la source d’énergie utilisée
par les satellites :
- la télédétection active, dans laquelle une source de rayonnement artificielle est embarquée
à bord du satellite. Son émission s’effectue en direction des objets observés qui renvoient
un signal que détecte le capteur du satellite. C’est le cas par exemple des images radars ;
- la télédétection passive, où seules les sources naturelles de rayonnement (soleil) sont mises
en jeu et le capteur est un simple récepteur « passif ».
Dans le cadre de la présente étude, la télédétection passive a été utilisée.

2.1.2. Principe de la télédétection


Le principe de la télédétection repose sur l’acquisition de signaux de radiation ou de réflexion de
l’objet. La méthode d’acquisition du principe de la télédétection utilise normalement la mesure
des rayonnements électromagnétiques émis ou réfléchis des objets étudiés dans un certain domaine
de fréquence infrarouge, visible, micro-ondes (CCCOT, 2019). Ensuite, cette énergie est captée
par un système d’observation, le capteur, installé sur différentes plates-formes (telles que l’avion,
le satellite, etc.) qui enregistre et la transmet à une station de réception traduisant alors ce signal
en image numérique (CSFD, 2005).

2.1.3. Processus de la télédétection


La télédétection est un processus résultant de l’interaction entre trois éléments fondamentaux : une
source d’énergie, une cible et un vecteur (CCCOT, 2019). La télédétection comprend sept étapes
qui sont présentées à la figure 6. Ces étapes se décrivent de la manière suivante :
 Étape 1 : Source d’énergie ou éclairage
La source d’énergie est nécessaire pour la télédétection car elle fournie de l’énergie
électromagnétique à la cible.

-19-
 Étape 2 : Radiations et atmosphère
Au cours du déplacement de l’énergie de la source vers la cible, elle interagit avec l’atmosphère.
Cette interaction se présente une deuxième fois lorsque l’énergie se réfléchit à partir de la cible
vers le capteur après l’avoir éclairé.
 Étape 3 : Interaction avec la cible
Une fois l’énergie entre en contact avec la cible, elle interagit avec celle-ci selon les propriétés de
la cible et aussi du type des radiations.
 Étape 4 : Enregistrement de l’énergie par les capteurs
Lorsque l’énergie est réfléchit par la cible, des capteurs installés sur des dispositifs aériens tels que
les satellites enregistrent ces radiations électromagnétiques.
 Étape 5 : Transmission, réception et traitement
L’énergie enregistrée par les capteurs est transmise, généralement, en format électronique vers une
station de réception où ses données sont traitées.
 Étape 6 : Interprétation et analyse
L’image est ensuite interprétée visuellement ou numériquement, afin d’extraire les informations
que l’on désire obtenir sur la cible.
 Étape 7 : Application
La dernière étape du processus consiste à utiliser l’information extraite de l’image pour mieux
comprendre la cible ou pour aider à résoudre un problème particulier.

Figure 6 : Illustration du processus de télédétection (CCCOT, 2019)


-20-
2.1.4. Application de la télédétection en foresterie
L’application de la télédétection en foresterie consiste à utiliser l’information extraite de l’image
de la cible pour mieux comprendre les changements spatiaux et temporels de l’occupation du sol
et pour découvrir de nouveaux aspects, afin d’aider à résoudre un problème particulier. Le suivi
des changements d’occupation et d’utilisation du sol est important dans l’analyse de la dynamique
du système terrestre (N’Guessan Y et al., 2019 ; Jofack-Sokeng et al., 2019). Plusieurs études ont
été réalisées sur l’application de la télédétection en foresterie sur l’évolution spatio-temporelle de
la dynamique de l’occupation du sol telles que celles de Soro et al. (2014), Douffi (2015) et Guédé
et al. (2016). En foresterie, la télédétection est utilisée comme outil de gestion. Elle permet
d’observer et de cartographier les ressources terrestres et d’en effectuer le suivi. La télédétection
est aussi utilisée pour évaluer l’état de conservation des forêts.

2.1.5. Contribution de la télédétection à l’étude de la dynamique de la végétation des aires


protégées
L’étude de la végétation en télédétection se fait à travers l’activité photosynthétique. La lumière
émise par le soleil est en partie réfléchie par le couvert végétal puis détectée et analysée. Les
plantes absorbent fortement la lumière visible et très peu la lumière du proche infrarouge, leurs
propriétés optiques permettent de les distinguer de leur environnement. Ainsi, les bandes du rouge
et du proche infrarouge sont les plus utilisées pour l’étude de la végétation (Xie et al., 2008). La
réponse spectrale de la végétation est caractérisée par une faible réflectance dans le rouge et une
réflectance plus élevée dans le proche infrarouge (Dusseux, 2014). Donc, plus la couverture
végétale est dense, plus la réflectance est élevée dans le proche infrarouge et faible dans le rouge.
Rappelons que la réflectance est la capacité d’une surface à réfléchir l’énergie incidente.
L’imagerie satellitaire s’impose comme la source de données privilégiées pour l’obtention
d’informations relatives à l’occupation des sols et à leur évolution temporelle (Lu, 2006 ; Käyhkö
et al., 2011). Depuis l’apparition des premières images satellitaires civiles dans les années 1970,
la qualité des images s’est considérablement améliorée notamment en termes de résolution
spatiale.
La télédétection est, depuis quelques années, utilisée pour l’analyse du couvert végétal dans les
aires protégées en milieu tropical. En effet, plusieurs études ont été réalisées en se basant sur les
technologies spatiales dans le suivi de la dynamique de la végétation (Karlson et al., 2015 ; Sellin
et al., 2015 ; Tankoano et al., 2016). Par exemple, celle réalisée par Tankoano et al. (2016) porte
sur la pression anthropique et dynamique végétale dans la Forêt Classée de Tiogo au Burkina Faso.
Ainsi, les changements d’occupation du sol sont imputables aux activités anthropiques et aux

-21-
changements climatiques. Plusieurs études ont déjà montré que la dynamique régressive du
couvert végétal est liée aux activités humaines (Nacoulma, 2012 ; Tankoano et al., 2016 ; Ousmane
et al., 2020a). Ainsi, les travaux réalisés par Ousmane et al. (2020a) donnent l’état actuel de la
diversité floristique du Parc National du Mont Péko en Côte d’Ivoire. Ceux-ci montrent que suite
aux évènements politiques survenus en 2002 en Côte d’Ivoire, le Parc National du Mont Péko a
connu une forte anthropisation qui a impacté son intégrité écologique.

2.1.6. Caractéristiques des images satellitaires de Landsat


Landsat (Land Satellite) est le système d’observation de la partie terrestre par le satellite le plus
ancien des États-Unis. Il est le plus largement utilisé pour la visualisation du monde (USGS, 2016).
La NASA (National Aeronautic and Spatial Agency) a lancé le premier satellite de la série de
Landsat (à l’origine appelée ERTS : " the Earth Resources Technology Satellites ") en 1972.
Depuis le lancement du satellite Landsat 2 en 1975, une série de capteurs multi-spectrale ou
multibande a été ajoutée. Il s’agit du capteur TM (Thematic Mapper) allant de Landsat 4 (1982),
5 (1984) et 6 (1993, lancement manqué). En 1999, le capteur TM a été relayé par ETM+ (Enhanced
Thematic Mapper Plus) de Landsat 7. En février 2013, les capteurs sophistiqués OLI+
(Operational Land Imager Plus) et TIRS (Thermal Infrared Sensor) de Landsat 8 ont été lancés
dans le cadre de la LDCM (Landsat Data Continuity Mission), pour assurer la continuité des
données. La capacité à fournir des images multidates d’une même zone constitue l’un des atoûts
de ces satellites d’observation (USGS, 2013). Chaque scène de capture couvre une superficie de
185 km × 185 km, pour une altitude moyenne de prise de vue de 705 kilomètres. Ces images ont
en commun des bandes du visible, de l’infrarouge et du thermique. Les satellites Landsat 8 portent
deux capteurs. Il s’agit des capteurs multi-spectraux OLI+ de résolution 30 mètres, avec huit (8)
bandes dans le visible, le proche infrarouge (PIR) et dans l’infrarouge (IR). Le second capteur est
celui de l’Infrarouge thermique (TIRS, Thermal Infrared Sensor), avec une résolution de 100
mètres (USGS, 2016). Ces images permettent d’obtenir des indications précises sur la
déforestation ou tout autre phénomène à la surface de la terre.

2.2. Biodiversité et perturbation par anthropisation


2.2.1. Définition du concept de biodiversité
La forme contractée sous le concept de « biodiversité » a été proposée en 1985 par Walter Rosen.
Le concept a ensuite été lancé en 1988 par l’ouvrage de Wilson « Biodiversity » et a obtenu une
grande notoriété à partir de 1992, date de la Conférence de Rio et de la ratification de la Convention
sur la Diversité Biologique (Pozzi, 2011). C’est une discipline d’action née à la fin des années
1970 dans une perspective de protection des espèces et de restauration de leurs habitats (Ionescu,
-22-
2016). Il existe plusieurs définitions du concept de biodiversité. Pour Schwarz et al. (1976), la
biodiversité correspond au " nombre d’espèces différentes présentes dans un lieu donné ". Noss et
Cooperrider (1994) définissent la biodiversité comme " la variété de la vie et ses processus ". Elle
comprend la variété des organismes vivants, les différences génétiques entre eux, la diversité de
l’environnement et la diversité biologique, les communautés et les écosystèmes dans lesquels ils
se trouvent, et les processus écologiques et évolutifs qui permettent de les maintenir en état de
fonctionnement, tout en changeant et en s’adaptant. Selon Barbault (2010), cette définition met
l’accent sur la dimension écosystémique du concept de biodiversité, et non sur sa dimension
génétique ou spécifique, privilégiant donc un point de vue écologique.

[Link]. Menaces sur la biodiversité


La biodiversité est gravement menacée. Les taux d’extinctions des espèces animales et végétales
n’ont jamais été aussi élevés au cours de l’histoire de l’humanité que lors de ces 50 dernières
années (MEA, 2005). Les principaux facteurs responsables du déclin de la biodiversité sont entre
autres la destruction et la dégradation des habitats et la surexploitation des ressources biologiques
sauvages (Maxwell et al., 2016). En addition, ces effets n’agissent pas isolément, ils s’amplifient
mutuellement. Par exemple, la dégradation des habitats peut favoriser certaines espèces
envahissantes qui contribuent à leur tour à accélérer cette dégradation. La crise de la biodiversité
est générale, elle affecte tous les écosystèmes et tous les groupes taxonomiques (Pimm, 1984).

[Link]. Dynamique de la biodiversité


Outre les impacts de l’homme, la biodiversité, aux niveaux qualitatif et quantitatif, est par nature
évolutive et instable. Cette dynamique d’origine naturelle ou anthropique est liée à des
modifications de l’environnement physique (eau, sol, climat) et de l’accès aux ressources vitales.
De même, elle est aussi liée à l’organisation spatiale et temporelle de cette diversité (distributions,
abondances, structure, dynamique des populations), selon Burgman et Lindenmayer (1998). Les
menaces représentent tous les impacts que pourraient subir une population et conduire à son
extinction. Ce sont les menaces anthropiques qui sont naturellement visées en biologie de la
conservation (Burgman et Lindenmayer, 1998 ; Barbault et al., 2005).

[Link]. État de connaissance sur la dynamique du couvert végétal en Côte d’Ivoire


À partir des années 1920, les milieux forestiers de la Côte d’Ivoire ont connu les premiers actes de
déforestation majeure liés à la création de plantations industrielles, le développement progressif
du commerce du bois vers les pays européens et de la surexploitation des essences commerciales
destinées à l’industrie du bois (Chevalier, 1920 ; Mangenot, 1955). Cette évolution s’est intensifiée

-23-
à partir des années 1960 avec la croissance démographique, l’émergence d’une agriculture
commerciale notamment le café et le cacao sur le territoire national (Chatelain, 1996). Lanly
(1969) a estimé que la déforestation touchait 26 % des surfaces forestières et que seuls 74 % de la
couverture forestière de la Côte d’Ivoire en 1957 restent conservés dans les années 1970. Dans les
années 1980, une étude d’inventaire menée par la FAO estimait à 3 millions d’hectares la
couverture forestière en Côte d’Ivoire.
En 1992, l’inventaire global de la couverture forestière en Afrique de l’ouest à partir des images
satellites NOAA-AVHRR a permis d’estimer à 2,7 millions d’hectares les surfaces forestières
existant sur le territoire ivoirien (Païvinen et al, 1992).
Avec l’épuisement depuis les années 1980 des derniers massifs forestiers disponibles pour les
activités agricoles, les aires protégées restent également soumises à une exploitation anthropique
intense auxquels viennent s’ajouter les déficits pluviométriques qui influencent le fonctionnement
des massifs forestiers (Brou, 2005). La plupart de ces espaces protégés ne le sont que de nom à
l’exception de certains parcs nationaux et réserves.
Pour répondre à la perte totale de son patrimoine forestier face à l’expansion de l’agriculture et de
l’exploitation forestière, la Côte d’Ivoire a placé les aires protégées au centre de sa politique de
protection. Les forêts classées (forêt domaniale dont la propriété et la gestion appartiennent à
l’État) couvrent les deux tiers de cette superficie pendant que les parcs nationaux occupent un tiers.

[Link]. Dynamique de la végétation du Parc National du Banco


La forêt du Banco fut le lieu d’un certain nombre de faits importants (N’Guessan, 2013). En 1926,
1929 et 1935, les agrandissements successifs de la Station lui donnant sa superficie actuelle. En
effet, en 1926, le classement du Parc National du Banco a été défini avec une superficie de 1580
hectares. Dès 1929, un agrandissement du parc a été effectué qui augmente à nouveau la surface
avec un gain de 2130 hectares qui conduit la superficie totale à 3710 hectares (N’Guessan, 2013).
En 1953, des transformations du milieu avec une augmentation d’une surface de 513 hectares
suivie d’une perte de superficie de 18 hectares. Ses différentes modifications donnent au parc une
surface de 3287 hectares.
Malgré la forte pression d’urbanisation qui s’est progressivement développée dans la zone
périphérique, l’intégrité du parc a été relativement bien préservée, près de 3100 hectares de cette
surface initiale étant restés boisés jusqu’à ce jour (N’Guessan, 2013). Les empiètements majeurs
sur le parc ont d’ailleurs été le fait des pouvoirs publics pour la création d’infrastructures (voie
express, lignes de transport d’électricité). Un nouveau bornage a été réalisé en 1998, qui prend
acte des empiètements pérennes (voie express, constructions) mais intègre au parc des espaces

-24-
encore non urbanisés utiles à sa protection : fortes pentes et têtes de talwegs, au nord, parcelles de
la Forêt Classée de l’Anguédédou, au nord- ouest. Un titre foncier couvrant une surface de 3474
hectares a été établi sur la base de ce bornage. En 2018, la superficie a diminué, elle est passée de
3474 hectares à 3438,34 hectares avec une nouvelle délimitation du parc.

[Link]. Origines des changements de végétation


Dans le contexte actuel de changements globaux, comprendre comment évolue la végétation sous
l’effet des interventions humaines est devenu un enjeu majeur de l’écologie. Les activités
humaines modifient directement et indirectement les communautés végétales à travers le monde,
mais les efforts pour associer la dynamique de la végétation à l’ensemble des causes sous-jacentes
possibles font défaut (Inderjit et al., 2017). La dynamique de la végétation peut être initiée par une
perturbation agricole (labour, désherbage, etc.) ou un changement dans les régimes de
perturbation, par une modification des conditions abiotiques ou des interactions biotiques, et
souvent, par une interaction entre ces différents facteurs (Inderjit et al., 2017 ; Fried, 2019). La
dynamique de la végétation d’origine humaine peuvent aussi se produire par la réduction de l’aire
de répartition des espèces (Franklin et al., 2016).

[Link]. Perte de la biodiversité


La diversité biologique est actuellement menacée par les diverses activités humaines, mais aussi
par les conséquences du changement climatique sur les différents écosystèmes et niveaux
d’organisation écologique (MEA, 2005 ; Primack et al., 2012 ; IPCC, 2014). L’Union
Internationale pour la Conservation de la Nature (UICN) en 2009 montre clairement les tendances
alarmantes de la perte de biodiversité, en mesurant sept catégories de risque d’extinction. Ce sont
quasiment un cinquième des 35000 espèces de vertébrés qui sont classées « en danger », la
proportion allant de 13 % pour les oiseaux à 41 % pour les amphibiens. Entre 1980 et 2008, 52
espèces en moyenne sont passées chaque année dans chaque catégorie de l’UICN, les rapprochant
de l’extinction (Normander et al., 2012). Dans ce travail de recherche, la perte de biodiversité est
considérée comme « la perte ou diminution de la propriété ou caractéristique des systèmes
écologiques de se différencier les uns des autres dans une unité de temps ou espace reconnaissable
». Elle est étudiée à partir de la fragmentation du paysage et de l’anthropisation du territoire.

2.2.2. Concept de l’anthropisation des paysages


Pour Michon et Bouamrane (1997), l’anthropisation ne peut se définir que par opposition à un état
défini ou naturel, comme toute modification consciente ou inconsciente des milieux par l’homme.
Cependant, les réponses liées à l’anthropisation sont variables dépendamment de la place donnée

-25-
à l’homme dans les considérations. Elles varient aussi avec l’échelle considérée. Une perturbation
au niveau parcellaire serait insignifiante si elle est étudiée à une échelle plus grande « la forêt » ;
dans ce cas, on parle d’anthropisation que lorsque la modification induite par la perturbation
devient visible (Michon et Bouamrane, 1997).

[Link]. Perturbations anthropiques


Les forêts font face à deux types de perturbations, différents du point de vue d’origine et d’impact
(Mézard, 2018). Le premier type est d’origine naturelle et fait partie du cycle de la vie des forêts.
On a par exemple la sécheresse, les chablis, les interactions entre espèces, etc. Le deuxième est
d’origine anthropique et reste le plus problématique, et est celui abordé dans le cadre de la présente
étude.
L’homme est souvent la cause du dérangement de l’ordre naturel dans les forêts (Mézard, 2018).
Les perturbations anthropiques représentent toutes les actions intentionnelles causant des torts
semblables à ceux identifiés lors des perturbations naturelles, mais dévastatrices et souvent
irréparables, car elles ne font pas partie d’un système cyclique de la forêt.

[Link]. Écologie des perturbations


Les perturbations sont souvent citées comme l’un des principaux facteurs contrôlant la diversité.
Les perturbations représentent un facteur écologique fondamental sur la structure des
communautés (Tilman et Pacala, 1993). En écologie des perturbations, lors de l’artificialisation
progressive d’un paysage, il apparait des caractères écologiques spécifiques (Godron, 2012).
Lorsque les perturbations sont très intenses ou très fréquentes, peu d’espèces peuvent persister ou
coloniser de manière répétée, après chaque perturbation, ce qui entraîne également une faible
diversité (Megharbi et al., 2016). Lorsque les perturbations sont de fréquence ou d’intensité
intermédiaire, il y a plus de possibilités de rétablissement d’espèces pionnières qui seraient
autrement, en concurrence si l’on permettait au système d’atteindre l’équilibre. Une perturbation
peut être décrite comme une force, souvent abrupte et imprévisible, dont la durée est plus courte
que le temps entre les perturbations, qui tue ou endommage gravement les organismes et modifie
la disponibilité des ressources (Mackey et Currie, 2000). Cette définition de Mackey et Currie
semble plus adaptée à notre contexte et aux activités humaines responsables de changements de
végétation dans cette étude.

[Link]. Conséquences des perturbations anthropiques sur l’équilibre écologique des forêts
Les plantes, certes, développent des stratégies de lutte, mais ne peuvent plus résister lorsque la
perturbation devient très excessive. Les paramètres dendrométriques sont affectés lors des

-26-
perturbations et il s’ensuit une modification au niveau du houppier (Curt, 2010). D’après Maleki
et al. (2015), « La croissance du diamètre des arbres est fonction des interactions avec les
différentes autres plantes de l’espace, qui est un bon indice spatial de prédiction du développement
». Les perturbations divisent les forêts en fragments. La fragmentation se caractérise par deux
processus majeurs qui sont la perte d’habitats viables et l’isolation spatiale des habitats. Il a
également été observé que dans les aires perturbées, la distribution de la végétation n’est pas
homogène, les espèces pionnières sont peu à peu remplacées par des espèces opportunistes.

[Link]. Conséquences des perturbations anthropiques sur les services écosystémiques


Les aspects taxonomiques et fonctionnels de la biodiversité soutiennent le fonctionnement des
écosystèmes et des services écosystémiques dans les forêts (Verheyen et al., 2016). De plus, la
structure et la superficie de l’habitat, en tant que substitut de la biodiversité, se sont révélées
cruciales pour la fourniture de services écosystémiques tels que la pollinisation, la purification de
l’eau, la lutte contre les ravageurs dans des contextes non-urbains (Harrison et al., 2014). Les
perturbations diminuent la valeur des forêts en altérant leur potentiel écosystémique, valeur qui
reste incontestable pour la survie de l’espèce humaine. Les perturbations des écosystèmes
constituent une menace sérieuse pour la biodiversité au point ou celle-ci entraine l’extinction des
espèces natives.

-27-
DEUXIÈME PARTIE :
MATÉRIEL ET MÉTHODES

-28-
CHAPITRE 3 : MATÉRIEL D’ÉTUDE

Deux types de matériels ont été utilisés pour mener cette étude : le matériel biologique et le
matériel technique.

3.1. Matériel biologique


Le matériel biologique utilisé est constitué d’espèces végétales (arbres, lianes, arbustes et
herbacées) inventoriées dans la zone périphérique et dans la zone centrale du Parc National du
Banco.

3.2. Matériel technique


3.2.1. Matériel d’inventaire
Les inventaires botaniques ont nécessité un matériel technique de terrain. Il s’agit d’un ruban de
100 mètres de long pour les mensurations des relevés linéaire et de surface, de quatre ficelles de
50 mètres chacun, pour tracer quadrats de surface et d’un ruban de 2 mètres de longueur, pour la
mesure de la circonférence des tiges. Les différentes parcelles mises en place ont été bien orientées
grâce à une boussole.
Pour collecter les données botaniques, un sécateur a été utilisé pour la récolte des échantillons
destinés à la confection de l’herbier. L’évaluation de la structure de la végétation a été possible
grâce à 4 jalons emboîtables de 2 mètres chacun, pour mesurer les points de contact entre les
individus des espèces et le jalon au niveau du relevé linéaire. Lors des différents échantillonnages,
les espèces ayant marqué notre attention ont été prises de vue à travers un appareil photographique.
Les espèces de grandes tailles dont l’identification était difficile sur le terrain, a été possible grâce
à une paire de jumelles portables. Pour éviter un second passage sur une même parcelle, un pot de
peinture à huile rouge, a été utilisé pour le marquage des différents relevés. Des fiches de terrain
de relevés linéaire et surface ont été nécessaire, pour noter les échantillons.
Le GPS (Global Positionning System) de précision ± 3 mètres a permis d’enregistrer les
coordonnées géographiques des parcelles des différents relevés et ces points ont été extrait grâce
au logiciel DNR Garmin (version 5.4.1).

3.2.2. Données d’images satellitaires


Les données images sont essentiellement composées de quatre images satellitaires de Landsat. Les
images acquises sont issues des différentes saisons de l’année, ceci a entraîné des problèmes liés
aux différences d’angles solaires, au changement phénologique de la végétation et à la différence
d’humidité des sols. Ces images sont celles de la scène 196 - 056. Il s’agit des images de Landsat

-29-
TM (Thematic Mapper) du 22 décembre 1987, ETM+ (Enhanced Thematic Mapper plus) du 02
février 2000, Landsat OLI+ (Operational Land Imager Plus) du 14 janvier 2017 et Landsat OLI+
du 12 mai 2019. Ces images des satellites Landsat sont fournies gratuitement par l’USGS (United
States Geological Survey). Elles ont été téléchargées sur le portail ̎ Earth explorer ̎
([Link] À l’exception des bandes aérosols, panchromatiques, thermiques
et cirrus, toutes les autres bandes ont été utilisées pour cette étude (Tableau II). Le choix de l’image
est lié à sa qualité acceptable, compte tenu du manque de couverture nuageuse de la région.

Tableau II : Caractéristiques des images (TM, ETM+ et OLI+) Landsat utilisées pour les
analyses diachroniques

Capteurs Longueur d’onde Bandes spectrales Résolution Date


(µm) spatiale (m) d’acquisition
Band1 : 0,45 - 0,52 Bleu (visible) 30
Band2 : 0,52 - 0,6 Vert (visible) 30
TM Band3 : 0,63 - 0,69 Rouge (visible) 30 TM
Band4 : 0,76 - 0,9 IR proche 30 22 / 12 / 1987
et Band5 : 1,55 - 1,75 IR moyen 30
Band6 : 10,4 - 12,5 IR thermique* 30 ETM+
ETM+ Band7 : 2,08 - 2,35 IR moyen 30 09 / 02 / 2000
Band8 : 0,52 - 0,92 (Panchromatique)* pour ETM+ 15
Band1 : 0,43 - 0,55 (Aérosol)* 30
Band2 : 0,45 - 0,51 Bleu (visible) 30
Band3 : 0,53 - 0,59 Vert (visible) 30
Band4 : 0,64 - 0,67 Rouge (visible) 30 OLI+
Band5 : 0,85 - 0,88 IR proche 30 14 / 01 / 2017
OLI+ Band6 : 1,57 - 1,65 IR moyen 1 30
Band7 : 2,11 - 2,29 IR moyen 2 30
Band8 : 0,50 - 0,68 Panchromatique* 15 OLI+
Band9 : 1,36 - 1,38 Cirrus* 30 12 / 05 / 2019
Band10 : 10,6 - 11,19 IR thermique* 100
Band11 : 11,5 - 12,51 IR thermique* 100

(* : Bandes non prises en compte dans le traitement d’image) ; Source : Wu (2003) et


([Link]
-30-
3.2.3. Logiciels utilisés
Plusieurs logiciels et outils ont été nécessaires pour le traitement des données recueillies sur le
terrain. Les programmes informatiques tels que les logiciels EXCEL (version 2013), XLSTAT-
Pro (version 7.1) et PAST (version 2.16) ont été utilisés pour le traitement statistique des données
recueillies. Pour la cartographie et la dynamique spatio-temporelle du Parc National du Banco, les
logiciels ENVI (version 5.1) et QGIS (version 2.12.3) ont été utilisés respectivement lors de la
présente étude.
Quant aux programmes Word version 2013 et macros Visual Basic, ils ont été utilisés
respectivement pour la saisie du mémoire et l’extraction des informations souhaitées au niveau des
relevés linéaires.
L’utilisation de tous les programmes et logiciels dans la présente étude a été possible grâce à un
ordinateur portable.

-31-
CHAPITRE 4 : MÉTHODES D’ÉTUDE

4.1. Choix des sites d’étude pour la collecte des données botaniques
Une analyse cartographique de l’occupation des sols de la zone d’étude a été effectuée. Cette
analyse a permis de déterminer et de localiser les différentes formations végétales de la zone
d’intervention et de repérer les points pour les relevés de terrain. L’analyse cartographique a été
faite à partir de l’utilisation de diverses données cartographiques disponibles durant les années
précédentes. Sur la base des compositions colorées à travers le traitement des images satellitaires
avant les travaux de terrain, les différentes zones d’études ont été retenues. Trois (3) types
d’occupation du sol ont été sélectionnés sur les compositions colorées 3, 5 et 4 (TM 1987 et ETM+
2000) et les bandes 4, 6 et 5 (OLI+ 2017 et OLI+ 2019) dont deux unités paysagères. Le choix de
l’année 2019 est de voir les effets du changement de la surface du Parc National du Banco au vu
de la dernière délimitation du parc en vu du passage des rails du métro urbain dans le secteur du
Sagbé. L’image de 2017 a été utile à la réalisation de la mise en place des parcelles d’étude dont
les travaux ont débuté en juin 2017. Enfin, l’image de 2000 a servi à appréhender les changements
intermédiaires qui se sont opérés entre 1987 et 2019. Une meilleure connaissance des ressources
forestières pourrait conduire à une utilisation rationnelle des ressources naturelles par les
populations locales. L’intégration de données annexes (habitations, routes, contour du PNB) et les
connaissances théoriques de terrain (informations recueillies auprès de l’OIPR) ont permis une
meilleure interprétation de l’image à travers le logiciel ENVI (version 5.1).
La zone d’étude est constituée de deux parties : une partie anthropisée et une partie non anthropisée
située de part et d’autre dans la zone périphérique et centrale du parc. En fonction de l’intensité
des activités humaines et de la représentativité des formations végétales, le contour périphérique a
été parcouru dans la quasi-totalité. La comparaison entre la zone périphérique et centrale a été
effectuée sur la base de la détermination des paramètres floristiques et structuraux. Ainsi, des
relevés linéaires de 200 mètres de long et des relevés de surface d’une superficie de 625 m² chacun
(soit un carré de 25 mètres de côté) ont été effectués dans les formations forestières dégradées et
formations forestières denses des zones périphériques et centrales du Parc National du Banco
(Figure 7). Le choix de ces parcelles a tenu compte de la représentativité du type d’occupation du
sol, de la topographie et du type de végétation conformément à la délimitation du Parc National
du Banco, bordé de quatre communes (Figure 7). Dans le cadre de l’échantillonnage, des transects
ont été placés selon quelques exigences que sont :
- la distance de 25 mètres de la limite extérieure vers l’intérieur du parc a été retenue, car à
cette distance beaucoup d’impacts de la population riveraine sont visibles ;

-32-
- les relevés effectués dans la zone centrale du parc ont été réalisés dans la formation
forestière dense qui constitue le tiers du parc (Lauginie, 2007) ;
- l’équidistance de 250 mètres d’un relevé de surface à un autre a été retenue, car elle a
permis de couvrir le contour périphérique conformément à la méthodologie de Jiagho et
al. (2016) au cours de laquelle ceux-ci ont utilisés 4 kilomètres comme équidistance pour
une superficie de 82251,23 hectares couvrant la zone d’étude.
Les différentes parcelles d’études ont été géoréférenciées à l’aide d’un GPS et les points
coordonnés ont été extraits grâce au logiciel DNR Garmin (version 5.4.1), selon Lapointe (2005).
Les coordonnées géographiques des points d’inventaire, obtenus à l’aide du GPS, ont été ensuite
introduits dans le logiciel QGIS (version 2.12.3) afin de les coupler avec la carte du Parc National
du Banco (Figure 7).

Figure 7 : Distribution des différents relevés de la zone périphérique et centrale du parc

-33-
4.2. Étude de la dynamique de la végétation du Parc National du Banco de 1987 à 2019
4.2.1. Prétraitement des images satellitaires : extraction de la zone d’étude
Les images récupérées sont des images ayant déjà subi toutes corrections. Le prétraitement n’a
concerné que l’extraction de la zone d’étude. Une fenêtre de travail de 322 pixels sur 354 lignes
carrées a été extraite. À l’aide de l’outil « Resize data » (spatial / spectral), du logiciel ENVI
(version 5.1) selon Midekor et Wellen (2013), l’élaboration d’un masque sur le contour du Parc
National du Banco a permis de l’isoler sur les images Landsat TM de 1987, Landsat ETM+ de
2000, Landsat OLI+ de 2017 et Landsat OLI+ 2019 de la scène entière (196 - 056).

4.2.2. Traitement d’images


[Link]. Composition colorée
La composition colorée consiste en la création d’une image par l’attribution d’une des trois
couleurs primaires Rouge, Vert et Bleu à chacun des trois canaux choisis (Enonzan, 2010).
Plusieurs combinaisons ont été effectuées à l’aide des canaux bruts à l’aide du logiciel ENVI
(version 5.1). Le choix d’une meilleure composition colorée permet de distinguer les plages de
l’occupation du sol, selon l’homogénéité et la continuité des couleurs. En effet, des bandes initiales
que comportent les images Landsat, seules les bandes 3, 5 et 4 (TM 1987 et ETM+ 2000) et les
bandes 4, 6 et 5 (OLI+ 2017 et OLI+ 2019) ont été respectivement affectées aux couleurs Rouge,
Vert et Bleu, donnant une composition colorée en fausses couleurs. Ces bandes correspondent à la
fois, pour les capteurs TM, ETM+ et OLI+, aux longueurs d’onde du rouge (0,63 - 0,69 µm), du
proche infrarouge (1,55 - 1,75 µm) et de l’infrarouge moyen (0,85 - 0,88 µm).

[Link]. Interprétation visuelle


La méthode utilisée pour l’analyse des images satellitaires s’appuie sur la technique
d’interprétation visuelle des images (Koné et al., 2007). De nombreuses applications ont montré
l’intérêt de l’interprétation visuelle d’une composition colorée en vue d’une cartographie (Koné,
2015 ; Douffi, 2020). Les visites de terrain ont permis de mieux interpréter les compositions
colorées. Ces compositions colorées montrent la formation forestière dense en du bleu foncé. Les
couleurs tendant vers le bleu clair traduisent la formation forestière dégradée et la couleur rouge
noirâtre représente le plan d’eau lagunaire (Figure 8). La couleur rose rougeâtre représente les
habitations. La mosaïque jachère – culture est représentée par la couleur vert clair et les sols nus
par la couleur grise (Figure 8).

-34-
Figure 8 : Composition colorée (3R, 5V, 4B) et interprétation des images satellitaires de Landsat (TM et ETM+) et 4R, 6V, 5B (OLI+)

-35-
4.3. Collette des données floristiques et structurales
La collecte des données sur les études des structures et de la composition floristique a nécessité
l’application de trois méthodes de relevés à savoir les relevés linéaires, de surface et itinérants.

4.3.1. Relevés itinérants


C’est la première étape des inventaires floristiques. Pour contribuer à une meilleure connaissance
de la flore actuelle de la zone d’étude, un inventaire itinérant a été réalisé dans les différentes
formations végétales constitutives du Parc National du Banco (PNB). Le principe de cette méthode
repose sur l’échantillonnage des espèces le long des sentiers, chemins et toute autre voie d’accès
aux différents milieux étudiés selon Bakayoko (2005), Missa et al. (2018) et Ousmane et al.
(2020b) pour répertorier les plantes. Dans le cadre de la présente étude, cet inventaire itinérant a
été réalisé le long des layons d’accès dans les différents biotopes du PNB, puis le long des relevés
de surface et linéaire. Cette étape a permis de dresser une première liste des espèces de plantes et
décrire les principaux faciès de végétation du parc. Aussi, la méthode de relevés itinérants a
également permis de repérer les zones adéquates pour la mise en place des relevés de surface et
linéaire.

4.3.2. Relevés linéaires


C’est une méthode d’étude de la végétation qui a été proposée par Gautier et al. (1994). Elle fut
utilisée par Chatelain (1996), Gnahoré et al. (2018) et Soro et al. (2019) sur des transects de 200
mètres. La méthode consiste à tendre horizontalement, à ras du sol, une corde longue de 200 mètres
(Figure 9). À partir de ce dispositif, 100 points de mesures à des intervalles réguliers de 2 mètres
ont été effectuées et cela grâce à 4 jalons emboîtables de 8 mètres de hauteur placés verticalement
à chaque point de mesure (Figure 9). Les mesures consistent à relever tous les contacts entre le
piquet vertical et la végétation, sans limite de hauteur. Au-delà de 8 mètres de hauteurs, les autres
mesures de hauteur ont été estimées. Pour chaque contact du jalon avec la corde, on identifie toutes
les espèces touchant le jalon, et on prend en compte, leurs hauteurs minimales et maximales de
contact avec celui-ci. Au total, 30 relevés linéaires ont été effectués dans la présente étude. Parmi
ceux-ci, 20 ont été disposés dans la zone périphérique en fonction des types d’occupations du sol
et 10 dans la zone centrale du parc représentant dans la limite les relevés effectués dans la
formation forestière dense. Étant donné que la zone périphérique est subdivisée en deux parties
distinctes, c’est ainsi que 7 relevés ont été effectués dans les formations forestières dégradées et
13 dans les formations forestières denses selon la représentativité des différents types d’occupation
du sol. Ces différentes mesures effectuées ont été notées sur les fiches de terrain (Annexe 1).

-36-
Figure 9 : Schéma du dispositif de relevé linéaire, selon Gautier et al. (1994)

4.3.3. Relevés de surface


C’est une méthode classique déjà utilisée par plusieurs auteurs tels que Devineau et al. (1984),
Ahouandjinou et al. (2017) et Gueulou et al. (2018). C’est une approche quantitative et exhaustive
dans des placettes de taille fixe, appelée aussi méthode des quadrats (Picard, 2006). Cette méthode
consiste à inventorier toutes les espèces végétales et de mesurer les diamètres des individus ligneux
à hauteur de poitrine (DHP) au sein des quadrats. Pour cette étude, des quadrats de forme carrée
de 25 mètres de chaque côté ont été installés dans les différentes formations, soit une superficie de
625 m2 comme dispositif d’étude (Figure 10). Chaque parcelle d’étude a été subdivisée en quatre
sous-parcelles afin de faciliter les collectes de données. Dans tous les cas, la superficie des
placettes était largement supérieure aux 100 m² considérées par Mangenot (1955) comme
largement au-dessus de l’aire minimale pour la forêt du Parc National du Banco. C’est ainsi que
130 parcelles ont été installées, soit 65 dans la zone périphérique avec 32 dans la formation
forestière dégradée et 33 dans la formation forestière dense. De même, 65 autres parcelles ont été
disposées dans la zone centrale du parc (formation forestière dense). L’inventaire floristique s’est
déroulé en deux grandes étapes. Dans un premier temps les individus ayant un diamètre à hauteur
de poitrine supérieur ou égal à 10 centimètres (DHP ≥ 10 centimètres) ont été inventoriés sur
l’ensemble de la parcelle de superficie de 625 m². Ces mesures de circonférences ont été réalisées
à l’aide d’un ruban métrique de 2 mètres de longueur. Un arbre peut présenter des ramifications,
-37-
celles-ci sont comptabilisées séparément, si le niveau de ramification est en dessous de 1,30 mètres
du sol selon Rollet (1979). Étant donné que des problèmes de mesure de DHP se posent assez
régulièrement en forêt dense humide, lorsque les arbres présentent des accotements ailés, des
racines contreforts et échasses, les mesures étaient faites au-dessus de ces différents organes
comme proposé par Devineau et al. (1984).
La seconde étape a consisté à délimiter à l’intérieur de chaque parcelle une sous-parcelle de
superficie de 5 m × 5 m soit un carré de 25 m² appelée parcelle de régénération (Figure 10). Dans
celle-ci, tous les individus ligneux ayant moins de 10 centimètres de diamètre à hauteur de poitrine
ont été systématiquement pris comme faisant partie de la régénération selon Jiagho et al. (2016)
et Obossou et al. (2020). Ces différentes mesures effectuées ont été notées sur les fiches de terrain
(Annexe 2).

25 mètres

25 m
m
25 mètres

5 mètres

5 mètres

Légende :
Parcelle de 25 mètres × 25 mètres utilisée pour l’inventaire des espèces végétales ayant un
diamètre à hauteur de poitrine supérieur ou égal à 10 centimètres.
Parcelle de régénération de 5 mètres × 5 mètres pour l’inventaire des espèces ayant
moins de 10 centimètres de diamètre à hauteur de poitrine.

Figure 10 : Dispositif d’échantillonnage illustrant les parcelles des relevés de surface

4.4. Traitement des données cartographiques


4.4.1. Classification des images et production des cartes
[Link]. Classification supervisée
Les méthodes de classification les plus communes peuvent être séparées en deux grandes
catégories : la méthode de classification supervisée et la méthode de classification non supervisée.

-38-
Pour la présente étude, la classification supervisée a été utilisée grâce au logiciel ENVI (version
5.1). C’est une méthode qui nécessite une connaissance de la zone d’étude (Boukpessi et al., 2019).
La classification supervisée utilise différents algorithmes dont un seul a été utilisé dans cette étude,
l’algorithme de maximum de vraisemblance (Maximum Likelihood) qui est le plus utilisé (Mather
et Koch, 2011 ; Boukpessi et al., 2019 ; Douffi, 2020).
La classification dirigée est intervenue après la mission de terrain. Elle a permis la création d’une
carte thématique en se basant sur l’extraction de la signature spectrale de chacune des classes de
végétation préalablement définies (Tonyé et al., 1999). Elle s’est effectuée en trois étapes :
- la sélection des parcelles d’entraînement pour chaque classe : cette étape a été favorisée
par les informations acquises sur la structure et la biologie des différentes classes
d’occupation du sol ;
- la classification proprement dite : il s’agit ici d’affecter chaque pixel à sa classe
d’appartenance. Plusieurs modèles de classification existent. Le modèle retenu est celui du
maximum de vraisemblance pour cette étude ;
- la restitution des données digitalisées sous forme de carte thématique et de tables
statistiques : c’est la dernière étape de la classification ; la carte, pour être validée, doit être
soumise à un test statistique qui permet d’évaluer le traitement.

[Link]. Validation de la classification


L’évaluation de la qualité de la classification a été réalisée à l’aide de la matrice de confusion
(Godard, 2005). La matrice de confusion de la classification a été calculée pour chacune des
classifications supervisées à l’aide du logiciel ENVI (version 5.1). Cette matrice permet de vérifier
la qualité de l’apprentissage et donne une estimation de la validité de la classification (Toko et al.,
2012). La matrice de confusion ou tableau de contingence regroupe des données en colonnes et en
lignes (Oszwald, 2005). En colonnes, sont présentées les données des groupes issus de la
classification. Ces données renseignent sur la précision de la classification pour l’utilisateur
(Girard et Girard, 2010). Elles correspondent au pourcentage d’individus d’un thème issu de la
classification, correctement classés vis-à-vis de la référence, c’est-à-dire des données in situ qui
ont servies à réaliser la classification. En lignes, sont regroupées les données des classes de
référence, c’est-à-dire des données issues de la campagne de terrain. Ces valeurs présentent le
pourcentage d’individus correctement classés par thème étudié. Dans ce cas, les pourcentages
d’erreur désignent des données absentes ou des données existantes, mais dont l’intitulé est erroné
(Oszwald, 2005).

-39-
La mesure de la qualité de la classification a été faite à l’aide de la matrice de confusion à partir
de laquelle sont déduites les mesures globales suivantes :
- Précision globale (Overall Accuracy) : moyenne de pixels correctement classés ;
- Coefficient Kappa (Kappa Coefficient) : coefficient d’arrangement pour mesurer la qualité
globale d’une classification.
L’étude de la concordance entre les données de terrain et celles de la matrice de classification
correspondant aux points considérés, permet d’évaluer la qualité de la classification à travers
l’indice de Kappa. Cet indice a été calculé à l’aide du logiciel ENVI (version 5.1). Lorsque le
Kappa est supérieur à 0,81, il est considéré comme excellent ; entre 0,61 et 0,8, il est bon ; entre
0,41 et 0,6, il est modéré ; entre 0,21 et 0,4, il est mauvais et enfin, lorsqu’il est négatif, il est alors
très mauvais (Landis et Koch, 1977). La précision globale correspond au nombre de pixels
correctement classifiés par rapport au nombre total de pixels d’entrainement. Elle est donnée par
le calcul du coefficient de Kappa (Girard et Girard, 2010). Pour une précision globale excellente,
les valeurs sont comprises entre 100 et 81 %. De même, la précision globale est bonne lorsque les
valeurs sont comprises entre 80 et 61 %. S’agissant de la précision globale moyenne, les valeurs
sont dans l’intervalle 60 à 41 %. Pour une précision globale faible, les valeurs sont comprises entre
40 et 21 %. Lorsque la précision globale est négligeable, les valeurs se situent entre 20 et 0 %.
Enfin lorsque la précision globale est mauvaise, les valeurs restent inférieures à 0 % selon Blum
et al. (1995).

4.4.2. Dynamique spatio-temporelle des occupations du sol de 1987 à 2019


Afin de caractériser au mieux la dynamique de l’occupation (unités paysagères) et de l’utilisation
du sol ainsi que les modalités de transitions entre les différentes classes thématiques d’une année
à l’autre, une analyse quantitative a été effectuée. Pour ce faire, les taux de changement (Tc) et
d’évolution moyen annuel (r) ont été calculés, pour les périodes 1987 à 2000 ; 2000 à 2019 et 1987
à 2019. Le logiciel QGIS (version 2.12.3) a été utilisé pour effectuer ce calcul selon Coulibaly et
al. (2016) ; N’Guessan A et al. (2019) ; N’Guessan Y et al. (2019).
Le taux du changement (Tc) de l’occupation du sol entre deux dates a été calculé pour chaque
classe d’occupation du sol sur la base de la formule suivante (Toyi et al., 2013 ; Orou, 2019 ) :

𝐀 𝟐 − 𝐀𝟏
Tc = [ ] × 𝟏𝟎𝟎 (𝟏)
𝐀𝟏

A1 et A2 sont respectivement la superficie initiale et finale de la classe d’occupation du sol.

-40-
Les valeurs positives du taux du changement indiquent une « progression » du couvert végétal et
les valeurs négatives, une « régression » du couvert végétal. Les valeurs du taux du changement
proches de zéro indiquent que la classe est relativement « stable ».
Le taux d’évolution moyen annuel (r) de chaque classe d’occupation des terres a été calculé. La
formule de la FAO (1996) modifiée par Puyravaud (2003) selon l’équation a été utilisée :
𝟏𝟎𝟎 𝐀𝟐
r= × 𝐥𝐧 ( ) (2)
𝐭𝟐 − 𝐭𝟏 𝐀𝟏

A1 : superficie de la classe i au temps t1 ; A2 : superficie de la classe i au temps t2 ; t2 - t1 représente


l’intervalle de temps dans lequel l’on veut évaluer les changements de l’occupation des terres.

4.5. Traitement des données floristiques


L’analyse des données floristiques a été réalisée à travers les paramètres floristiques et les
paramètres structuraux. Les paramètres floristiques concernent la richesse floristique, la
composition floristique et la diversité floristique. Le recouvrement, le profil structural, la classe de
diamètre et la surface terrière sont les composants des paramètres structuraux.

4.5.1. Dynamique floristique


[Link]. Richesse floristique
La richesse floristique se définit comme le nombre total d’espèces présentes sur une surface
donnée, quelle que soit la taille de l’échantillon (Schnell, 1970). Sa mesure consiste à faire le
décompte de toutes les espèces recensées dans chaque biotope sans tenir compte de leur fréquence,
ni de leur abondance, ni même de la taille et du niveau de participation à la structure (Kouamé,
1998). Il en a été de même pour les familles, le genre, le type biologique et l’affinité chorologique.
La liste floristique de chaque parcelle a été dressée. La compilation de toutes ces listes a permis
de dresser la flore du Parc National du Banco, au cours de cette étude.

[Link]. Composition floristique


La composition floristique d’un milieu donné, est l’ensemble des caractéristiques biologique,
morphologique, géographique et écologique des espèces qui y sont rencontrées. Elle a été utilisée
pour caractériser les listes floristiques obtenues et évaluer leur richesse.

 Types biologiques
Le type biologique est une classification proposée par Raunkiaer afin d’organiser tous les végétaux
selon le positionnement des organes de survie de la plante durant la période défavorable
(Raunkiaer, 1934). Les types biologiques ont été définis sur la base de l’adaptation des plantes à

-41-
l’hiver. Les terminologies utilisées pour cette étude sont celles de Raunkiaer (1934), adaptées par
Aubréville (1965) en vue d’établir une correspondance avec les zones de milieux tropicaux. Le
spectre biologique traduit la structure de la végétation et reflète les conditions du milieu ambiant
(Aberlin et Daget, 2003). Plusieurs types biologiques ont été considérés dans le cadre de la présente
étude que sont : les thérophytes, les hémicryptophytes les chaméphytes, les géophytes, les
épiphytes, les mégaphanérophytes, les mésophanérophytes, les microphanérophytes et les
nanophanérophytes. La nomenclature de ces types biologiques s’est basée sur les travaux d’Aké-
Assi (2001 ; 2002).

 Types morphologiques
Les taxonomistes distinguent une espèce d’une autre par des caractéristiques morphologiques
différentes et stables (Spichiger et al., 2002). La morphologie est la forme et la structure externe
de la plante et de ses organes. La classification des espèces selon leur type morphologique s’est
faite en se basant également sur les travaux d’Aké-Assi (2001 ; 2002). Le type morphologique a
consisté à indiquer si l’espèce inventoriée est une herbe, une liane ou une espèce arborescente
(arbustes ou arbres). À l’échelle d’un biotope, les types morphologiques renseignent sur la
physionomie du paysage et ont été utilisés par Bakayoko (1999) et Kouamé et al. (1998). Les
proportions des différents types morphologiques ont permis de renseigner sur le niveau de
dégradation des différents biotopes du Parc National du Banco. Les différentes données sur les
types morphologiques ont permis d’établir le spectre morphologique.

 Affinités chorologiques
La chorologie est l’étude de la distribution des taxons et la mise en perspective de ces distributions
entre elles, en corrélation avec l’histoire de la terre et des climats (Spichiger et al., 2002). Le type
chorologique permet de définir l’aire de distribution phytogéographique d’une espèce. Il a été
établie, pour les différentes espèces, sur la base des listes d’espèces réalisées par Aké-Assi (2001
; 2002) pour avoir un aperçu de la distribution de ces espèces dans la zone de forêt dense humide.
La détermination des affinités chorologiques permet de renseigner sur la répartition géographique
des espèces rencontrées dans les biotopes étudiés et d’en interpréter leurs niveaux de perturbation.
Les principaux affinités chorologiques retenus dans ce travail sont :
- GCi : les taxons endémiques de la Côte d’Ivoire ;
- GCW : les taxons endémiques du bloc forestier à l’Ouest du Togo (Haute Guinée)
comprenant le Ghana, la Côte d’Ivoire, le Libéria, la Sierra Leone, la Guinée, la Guinée
Bissau, la Gambie et le Sénégal ;
- GC : les taxons de la région Guinéo-Congolaise (Forêt dense humide) ;
-42-
- GC-SZ : les taxons communs aux zones Guinéo-Congolaise et Soudano-Zambézienne
(savanes, forêts claires et forêts denses humides) ;
- i : Taxon introduit ou cultivé.
- SZ : les taxons de la région Soudano-Zambézienne (savanes, forêts claires ou steppes).
Le spectre des affinités chorologiques renseigne sur l’état de reconstitution ou de dominance
d’espèces d’un milieu considéré (Aké-Assi, 2001 ; 2002). Les noms des familles ont été mis à jour
conformément à la dernière version du système du Groupe pour la Phylogénie des Angiospermes
(APG IV, 2016). Déterminer les types chorologies permet également de définir la qualité de la
flore d’une forêt. Une forêt présentant un fort taux d’endémisme est une flore qui mérite une
attention particulière en matière de conservation et de protection.

 Espèces à statut particulier


Pour montrer l’importance du Parc National du Banco en termes de conservation, les espèces à
statut particulier ont été déterminées. En se basant sur les critères de l’irremplaçabilité, la
complémentarité et la vulnérabilité de certains taxons, au niveau national, régional ou
international, Aké-Assi (1988) et UICN (2019) ont proposé des listes d’espèces qui sont menacées
de disparition. La liste des espèces inventoriées dans cette étude a été confrontée aux listes
d’espèces proposées par UICN (2019) et par Aké-Assi (1988) portant sur les plantes rares et
endémiques des forêts de la Haute Guinée, formations incluant le PNB. Pour la liste rouge de
l’UICN, seules les catégories Quasi menacé (nt) et celles supérieures (vulnérables, en danger, en
danger critique d’extinction, etc.) ont été pris en compte. Cette confrontation a permis de
déterminer le nombre d’espèces vulnérables, en danger, en danger critique ou éteint du Parc
National du Banco. Pour l’endémisme, les espèces endémiques aux blocs forestiers Ouest
Africains (GCW) parmi lesquelles celles qui sont propres au territoire ivoirien sont désignées par
GCi, ont été distinguées (Guillaumet, 1967 ; Aké-Assi, 1988). En effet, l’endémisme qualifie une
espèce qui n’existe que dans une zone géographique donnée ; c’est-à-dire, une espèce dont l’aire
de répartition est nettement délimitée.

[Link]. Diversité floristique


Dans le cadre de cette étude, plusieurs indices ont été calculés pour caractériser la diversité
quantitative du Parc National du Banco.

 Indice de Shannon-Weaver (H’)


L’indice de diversité de Shannon-Weaver (H’) permet d’exprimer la diversité des milieux
(Shannon et Weaver, 1949). Le calcul de l’indice prend en compte le nombre et l’abondance des

-43-
espèces considérées. Il est utilisé pour apprécier l’hétérogénéité et la diversité d’un biotope (Vroh
Bi et al., 2010). Il s’agit de notion d’entropie statistique mesurant le degré de désordre d’un
système (Martin, 2010). Le logiciel PAST (version 2.16) a été utilisé pour effectuer ce calcul au
cours de cette étude, pour évaluer la diversité des parcelles d’étude échantillonnés dans le Parc
National du Banco (Hammer et al., 2001). Cet indice varie de la plus faible diversité à la plus
élevée (Felfili et al., 2004). Selon la classification de Felfili et al. (2004), lorsque la valeur de H’
est inférieure à 2,5 ; on a une diversité très faible. De même pour une valeur de H’ comprise entre
2,5 et 4, il s’agit d’une diversité moyenne et lorsque la valeur de H’ est supérieure ou égale à 4, on
a une diversité élevée.
Si on désigne par N l’effectif total des S espèces considérées, ni l’effectif de chaque espèce i et Pi
(ni / N) l’abondance relative de l’espèce i, alors l’indice de Shannon - Weaver se résume à
l’expression mathématique suivante :

H’ = − ∑𝑺𝒊= 𝟏 𝒑𝒊 × 𝐥𝐧 𝒑𝒊 (𝟑)

Dans la présente étude, les fréquences des espèces ont été utilisées pour le calcul de cet indice.

 Indice d’équitabilité de Piélou (E)


L’indice d’équitabilité de Piélou (E) correspond au rapport entre l’indice de diversité de Shannon
– Weaver (H’) et la diversité maximale (ln S) selon Piélou (1966). L’équitabilité de Piélou (E)
traduit la manière dont les individus sont distribués à travers les espèces (Barbault, 1982 ; Adjakpa
et al., 2013). Il varie de 0 à 1. Il tend vers 0 quand une seule espèce est abondante et tend vers 1
quand les individus sont régulièrement répartis entre les espèces. Aussi, on déduit que les individus
sont bien répartis au sein des espèces quand la valeur de l’équitabilité de Piélou (E) est élevée
(Djego et al., 2012). Le logiciel PAST (version 2.16) a été utilisé pour effectuer ce calcul au cours
de cette étude (Hammer et al., 2001).
Selon la classification de Felfili et al. (2004), on a une très faible équitabilité lorsque la valeur de
E est inférieur à 0,6. Quand la valeur de E est comprise entre 0,6 et 0,7 ; cela correspond a une
équitabilité moyenne et lorsque la valeur de E est supérieure ou égale à 0,8 ; on a une équitabilité
élevée. L’équitabilité de Piélou (E) est calculée selon la formule suivante (Piélou, 1966) :

𝐇′
E= (𝟒)
𝐥𝐧 𝐒

Dans la présente étude, cet indice a été calculé pour apprécier la distribution des individus au sein
des espèces recensées dans les différentes parcelles d’étude. Les fréquences des espèces ont été
utilisées pour le calcul de cet indice tout comme le calcul de l’indice de Shannon – Weaver.

-44-
 Évaluation du degré de perturbation
Suite à l’inventaire de la flore de chaque parecelle d’étude, un tri des espèces a été effectué. Cela
permet de séparer les espèces en trois groupes qui sont : les espèces pionnières, les espèces non
pionnières mais héliophiles et les espèces d’ombres. Cette classification s’est faite selon la
recommandation de Hawthorne (1996).
Pour parvenir à déterminer les états de perturbation des différentes parcelles de la zone
périphérique de la présente étude, l’Indice Pionnier (IP) de Hawthorne (1996) a été calculé. La
proportion des espèces pionnières, permet de déterminer l’état de perturbation ou de dégradation
d’un site (Mangenot, 1955 ; Denguéhadé et al., 2006). Hawthorne (1996) a proposé l’Indice
Pionnier (IP) pour déterminer l’état de perturbation d’un milieu. Il distingue, selon leur écologie,
les espèces pionnières, des espèces non pionnières héliophiles et des espèces d’ombre. La formule
de calcul de l’Indice Pionnier est la suivante :

𝟐 𝐏𝐢 + 𝐧𝐏𝐢
IP = × 𝟏𝟎𝟎 (𝟓)
𝐍𝐛

avec :
Pi = Nombre d’espèces pionnières ; nPi = Nombre d’espèces non pionnières mais héliophiles et
Nb = Nombre total d’espèces du site.

On appel :
- espèces héliophiles pionnières : ce sont des espèces très exigeantes en lumière dès le
semis et à tous les stades de développement. Elles sont les premières à apparaître dans un
biotope après une perturbation d’origine naturelle ou anthropique. Ces espèces initient le
processus de succession, d’où le nom de pionnières (Carrière, 1999). Elles sont
caractérisées par une croissance initiale forte dans les ouvertures et une régénération très
rare en forêt mature ;
- espèces héliophiles non pionnières : ce sont des espèces demandeur en lumière au stade
juvénile mais pouvant se maintenir dans le couvert forestier si elles ont atteint une taille
suffisante. Ces espèces sont souvent appelées secondaires, cicatrisatrices (Martin, 2010).
La plantule préfère un léger ombrage mais requiert une ouverture du couvert pour continuer
son développement. L’espèce peut se développer jusqu’au stade gaulis (une dizaine de cm
de dbh). La tige reste ensuite dans l’attente d’une ouverture pour reprendre sa croissance.
Leur régénération en forêt mature est favorisée par la dynamique des chablis (Gillet, 2013);
- espèces sciaphiles : ce sont des espèces qui réalisent l’ensemble de leur cycle de
développement, de la graine à l’arbre adulte reproducteur, à l’ombre. Elles sont surcimées
-45-
à tous les stades et prospèrent en ambiance forestière jusqu’au stade de la canopée. Leur
régénération est soutenue en forêt dense non perturbée (Gillet, 2013). Si la lumière
augmente ou si elles atteignent une strate plus lumineuse la croissance s’accélère et ces
espèces prennent leur place dans le couvert.
Les espèces pionnières qui sont des espèces de milieux très dégradés, les premières à s’installer
après une perturbation de la forêt, ont été distinguées des espèces secondaires et primaires
(Alexendre 1989). Pour caractériser l’état de perturbation d’un milieu à travers cet indice,
Hawthorne (1996) propose cinq classes de valeurs allant de 0 à 200 (Tableau III).

Tableau III : Classes de valeurs de l’Indice Pionnier

Classe de l’Indice Pionnier (IP) Signification


0 ≤ IP < 25 Sites non perturbés à très peu perturbés
25 ≤ IP < 50 Sites faiblement perturbés
50 ≤ IP < 100 Sites moyennement perturbés
100 ≤ IP < 150 Sites assez perturbés
150 ≤ IP < 200 Sites très perturbés à complètement transformés

 Coefficient de similitude de Sørensen (Cs)


Le coefficient de similitude (Cs) compare des inventaires floristiques. Cet coefficient utilisé a
permis la comparaison des listes floristiques obtenues à partir des deux zones d’études effectuées
et des différents sites d’études. Le degré de ressemblance des deux listes d’espèces peut-être
mesuré par diverses formules aussi bien valables les unes que les autres (Gounot, 1969) ; celles-ci
sont proposées par Jaccard (1901) et Sørensen (1948). À partir de deux listes d’espèces, Y et Z, si
nous désignons par « a » le nombre d’espèces du relevé Y, par « b » le nombre d’espèces du relevé
Z et par « c » le nombre d’espèces communes aux listes Y et Z. Le coefficient de similitude (Cs)
évalue la ressemblance et estime la dissemblance entre deux listes d’espèces végétales. Il se calcule
à travers la formule suivante :
𝟐 𝐜
Cs = × 𝟏𝟎𝟎 (𝟔)
𝐚 + 𝐛

Le coefficient de similitude s’exprime en pourcentage. Celui-ci varie entre 0 % (si Y et Z n’ont


aucune espèce commune) et 100 % (si les communautés sont rigoureusement semblables). L’on
conclut à l’homogénéité si le coefficient de similitude est supérieur ou égal à 50 % (Gounot, 1969).

-46-
 Indice de Valeur d’Importance des espèces (IVI)
L’Indice de Valeur d’Importance des espèces a servi, dans cette étude, à évaluer l’importance de
la place qu’occupe une espèce dans la flore d’une localité donnée (Soro et al., 2019).
Cottam et Curtis (1956), le définissent comme étant la somme de la fréquence relative de l’espèce
(Fr r esp), de sa densité relative (De r esp) et de sa dominance relative (Do r esp). Il s’exprime en
pourcentage (%). Une espèce est écologiquement importante, si son IVI est supérieur ou égal à 10
%. Cet indice varie de 0 à 300.

IVI = Fr r esp + De r esp + Do r esp (7)


Dans cette formule, la fréquence relative (Fr r esp) d’une espèce est le rapport entre sa fréquence
spécifique (Fs) et le total des fréquences spécifiques de toutes les espèces multiplié par cent. La
fréquence spécifique d’une espèce est le nombre de parcelles dans lesquelles cette espèce est
présente. La formule de la fréquence relative est la suivante :
𝐅𝐬
Fr r esp = ∑ × 𝟏𝟎𝟎 (𝟖)
(𝐅𝐬)

La densité relative d’une espèce (De r esp) est le pourcentage exprimé du nombre d’individus de
l’espèce (ne) sur le nombre total d’individus dans l’échantillon (N). La formule de la densité
relative est la suivante :
𝐧𝐞
De r esp = × 𝟏𝟎𝟎 (𝟗)
𝐍

Enfin, la dominance relative d’une espèce (Do r esp) représente le pourcentage de la surface
terrière de l’espèce (Ste) sur le total des surfaces terrières de toutes les espèces rencontrées dans
l’échantillon (STtot). La formule de la dominance relative est la suivante :

𝐒𝐭𝐞
Do r esp = × 𝟏𝟎𝟎 (𝟏𝟎)
𝐒𝐓𝐭𝐨𝐭

La détermination de la surface terrière sera abordée plus loin au niveau des paramètres structuraux.

 Indice de Valeur d’Importance des Familles (VIF)


L’Indice de Valeur d’Importance des Familles a été utilisé pour évaluer l’importance d’une famille
(f) par rapport aux autres familles (Corthay, 1996). Cet indice s’exprime en pourcentage et varie
de 0 à 300. La Valeur d’Importance des Familles se calcule en faisant la somme de la dominance
relative (Do r) de la famille, de sa densité relative (De r) et de sa diversité relative (Di r). La formule
est la suivante :

VIF = Do r Fam + De r Fam + Di r Fam (11)


-47-
La dominance relative d’une famille (Do r fam) exprime le pourcentage de la surface terrière de la
famille (Stf) sur le total des surfaces terrières de toutes les familles rencontrées dans l’échantillon
(STtot). La formule de la dominance relative est la suivante :
𝐒𝐭 𝐟
Do r Fam = × 𝟏𝟎𝟎 (𝟏𝟐)
𝐒𝐓𝐭𝐨𝐭

La densité relative d’une famille (De r fam) est par contre le pourcentage du nombre d’individus
La densité relative d’une famille (De r Fam) est par contre le pourcentage du nombre d’individus
d’une famille (nf) sur le nombre total d’individus dans l’échantillon considéré (N). La formule de
la densité relative est la suivante :
𝐧𝐟
De r Fam = × 𝟏𝟎𝟎 (𝟏𝟑)
𝐍

La diversité relative (Div r) d’une famille (f) est le rapport de la diversité absolue (Div a) qui
correspond au nombre d’espèces de la famille (f) par la somme des diversités absolues de
l’ensemble des familles, multiplié par cent. La formule de la diversité relative est la suivante :

𝐃𝐢𝐯 (𝐟)
Div r = ∑ × 𝟏𝟎𝟎 (𝟏𝟒)
(𝐃𝐢𝐯 𝐚)

4.5.2. Dynamique structurale


[Link]. Recouvrement
Le recouvrement est défini comme le degré de couverture ou d’ouverture de la canopée de la
végétation. Il est obtenu par la projection verticale sur le sol de la largeur du houppier (Chatelain,
1996). Dans cette étude, le recouvrement de la végétation est apprécié par le pourcentage des points
de contact des individus des espèces avec le jalon placé verticalement. La notion de recouvrement
peut être abordée à deux niveaux. Au niveau spécifique, le recouvrement est exprimé par la
fréquence à laquelle l’espèce est rencontrée le long du relevé. Du point de vue de la répartition
verticale de la végétation, le recouvrement correspond à la distribution de toutes les espèces
confondues dans les intervalles de hauteur, exprimé ici par le pourcentage de contacts dans les
intervalles de hauteurs définis. Pour chaque relevé, un histogramme de recouvrement a été
construit. Le recouvrement est donné par la formule de Menziès (2000) :

𝐀
Recouvrement = × 𝟏𝟎𝟎 (𝟏𝟓)
𝐁
A : Nombre de points sur la ligne du transect sur lequel une espèce est présente ; B : Nombre total de points
de mesure sur le transect.

-48-
Les intervalles de hauteur proposés par Emberger et al. (1968), Chatelain (1996) et Kouamé (1998)
et utilisés dans cette étude sont : 0 < h ≤ 2 mètres (strate herbacée) ; 4 < h ≤ 8 mètres (strate arborée
moyenne) ; 8 < h ≤ 16 mètres (strate arborée supérieure) ; 16 < h ≤ 32 mètres (strate émergeante)
et h > 32 mètres (strate émergeante supérieure). Pour chaque relevé linéaire, un histogramme de
recouvrement a été construit. La description des différents milieux s’est basée sur la Classification
Ascendante Hiérarchique à partir de ces pourcentages de recouvrement et l’observation visuelle
de ces histogrammes.

[Link]. Profil structural


Le profil structural est la représentation graphique de tous les contacts le long du relevé linéaire
avec en ordonnée la hauteur des contacts et en abscisse la longueur du transect à laquelle ces
contacts ont été relevés. Les profils structuraux, bien qu’obtenus avec des valeurs de hauteur
approximative par les contacts à plus de 8 mètres de hauteur, permettent de rendre compte de la
structuration verticale de la végétation et aussi de la manière dont sont distribuées les espèces
horizontalement le long du relevé (Bakayoko et al., 2011). Dans cette étude, les profils structuraux
ont permis, de faire ressortir la distribution des espèces abondantes ou les caractéristiques de
chaque relevé (Chatelain,1996). Ces profils ont permis aussi d’apprécier la hauteur de la végétation
dans les relevés linéaires et donc de voir et de mesurer leurs états de dégradation (Kouamé, 1998).

[Link]. Structure diamétrique


Les classes de diamètres permettent de caractériser la structure diamétrique d’une végétation qui
est l’expression de l’état d’une formation végétale à pouvoir se développer naturellement
(Kouamé, 1998). La distribution diamétrique des individus est l’une des caractéristiques
essentielles d’un peuplement d’espèces (Salomão et Matose, 2007). Ces différentes mesures ont
permis de tracer la courbe issue des différentes classes de diamètres (en abscisses) et le nombre de
tiges recensées correspondant (en ordonnée). La courbe obtenue varie selon le biotope. En effet,
la manière dont les individus d’arbres sont répartis dans différentes classes de diamètre peut
renseigner notamment sur l’histoire, le degré de perturbation et le degré de régénération du
peuplement concerné (Apéma, 1995 ; Jumbe et al., 2005). En forêt dense tropicale, lorsqu’on met
en abscisse les différentes classes de diamètres et en ordonnée, le nombre de tiges recensées
correspondant, l’on obtient une courbe de forme exponentielle ou une structure en « L » selon
Kouamé (1998). Pour cette étude, les diamètres ont été regroupés en dix classes ayant pour
amplitude 10 centimètres. Les différentes classes sont les classes comprises entre [10 - 20[ ; entre
[20 - 30[ ; entre [30 - 40[ ; entre [40 - 50[ ; entre [50 - 60[ ; entre [60 - 70[ ; entre [70 - 80[ ; entre
[80 - 90[ ; [90 - 100[ et [100 ; +ꝏ [.
-49-
[Link]. Densité
L’étude de la densité permet de rendre compte de l’occupation du sol par les espèces. La densité
(D) se définie comme étant le rapport du nombre total d’individus inventoriés (n) par la surface
totale (S) échantillonnée dans le milieu (Massenet, 2010). Ce paramètre a permis d’évaluer la
densité des individus adultes dans chacun des biotopes. Elle s’exprime par la formule suivante :
𝐧
D= (𝟏𝟔)
𝐒

[Link]. Surface terrière


La dominance des espèces d’arbres se traduit par leur surface terrière (Rondeux, 1993). La surface
terrière (ST) renseigne sur la surface occupée par les sections des fûts à 1,30 mètres, au dessus du
sol, pour chaque espèce et dont le diamètre à hauteur poitrine des individus est supérieur ou égal
à 10 centimètres (Tiébré et al., 2014 ; Adingra, 2017). Elle s’exprime en m2 par hectare. D’une
façon générale, la surface terrière totale correspond à la somme de toutes les surfaces terrières des
espèces sur la surface inventoriée (Gounot, 1969). La surface terrière d’un arbre est d’autant plus
élevée que l’arbre est gros. Au cours de cette étude, la surface terrière des parcelles forestières
dégradées ou parcelles forestières denes, ont été calculées sur la base des mesures des
circonférences de tous les individus sur une superficie de 625 m² (25 m × 25 m) selon la formule
suivante :

𝐃𝟐
ST = ∑ ( × 𝛑) (𝟏𝟕)
𝟒
𝐂
Avec : D = 𝛑 (π = 3,1416) ; C = Circonférence (en mètres) ; D = Diamètres des tiges (en mètres)

4.6. Analyse statistique


4.6.1. Classification Ascendante Hiérarchique
La Classification Ascendante Hiérarchique encore appelée aussi « cluster analysis » en anglais est
un outil d’analyse exploratoire des données pour résoudre les problèmes de classification
(Koulibaly, 2008). Le principe de cette méthode est basé sur la séparation des relevés ou des
biotopes en fonction de leur composition floristique et structurale. Le groupe de départ est
graduellement divisé en des groupes de plus en plus petits. Ainsi, le degré d’association est fort
entre les membres du même groupe et faible entre les membres de groupes différents avec une
valeur allant de 0 à 1 (ou 0 à 100 %). D’usage commun, l’association entre les branches des groupes
correspond à des mesures de longueur relationnelle (similarité / dissimilarité) qui peuvent être
appréciées à travers différents indices. Plusieurs méthodes de regroupement existent pour la
construction d’un dendrogramme de ressemblance entre relevés floristiques. Parmi les mesures de
-50-
similarité les plus populaires, l’indice Ics de Czekanowski Dice-Sorensen est mentionné en
première place (Legendre et Legendre, 1998).
Pour voir si du point de vue floristique et structurale, les parcelles d’étude sont différentes ou
semblables, nous avons soumis les paramètres issus des données floristiques et structurales des
différents relevés à une Classification Ascendante Hiérarchique (CAH).
La méthode de Ward se base plus sur des distances euclidiennes et cherche à lier les relevés dont
le regroupement fera le moins possible augmenter l’inertie interclasse (Bocard et Legendre, 1994).
À l’aide du logiciel XLSTAT-Pro (version 7.1) l’incidence des espèces (nombre d’individus) a été
retenue comme paramètre d’analyse pour la classification de toutes les parcelles des différentes
zones d’étude.

4.6.2. Analyse en Composantes Principales


L’Analyse en Composantes Principales (ACP) est une méthode qui sert à mettre en évidence des
similarités ou des oppositions entre variables en exprimant un ensemble de variables en un
ensemble de combinaisons linéaires de facteurs non corrélés entre eux, ces facteurs rendant compte
d’une fraction de plus en plus faible de la variabilité des données. L’Analyse en Composantes
Principales (ACP) est une méthode qui permet de représenter les données originelles (individus et
variables) dans un espace de dimension inférieure à l’espace originel (espace réduit), tout en
limitant au maximum la perte d’information (Legendre et Legendre, 1984).
Les méthodes multidimensionnelles ont fait l’objet d’un très grand nombre de travaux et sont
devenues familières à la majorité des personnes manipulant des données écologiques. On pourra
se reporter à différents ouvrages qui traitent abondamment et de manière très claire ces différentes
méthodes (Benzécri et Benzécri, 1980 ; Benzécri et Brou, 1982 ; Legendre et Legendre, 1998).
Rappelons ici que l’ACP appartient aux méthodes d’ordination dans un espace réduit. Cette
méthode est très couramment utilisée en écologie quand on dispose de distributions d’espèces
(descripteurs) dans de nombreux sites (objets). L’objectif de cette méthode d’ordination dans un
espace réduit est de dégager les principales tendances de la variabilité de distribution des
descripteurs. La représentation des données dans des espaces de faible dimension (ici 2
dimensions) en facilite considérablement l’analyse. Les variables projetées sur chaque plan
factoriel se trouvent à l’intérieur d’un cercle de rayon unité. Plus une variable est projetée vers le
bord du cercle, mieux elle est représentée. Par ailleurs, deux variables bien représentées et proches
l’une de l’autre sont corrélées positivement tandis que deux variables qui s’opposent sont corrélées
négativement. La représentation des données dans des espaces de faible dimension (2 dimensions)
en facilite considérablement l’analyse.

-51-
Dans ce travail, l’Analyse en Composantes Principales a été donc réalisé sur la base de ces axes
en choisissant les fonctions “ detrended by segments ” qui signifient que le premier axe est divisé
en des segments et que les éléments à l’intérieur de chaque segment sont centrés pour avoir une
moyenne zéro sur le second axe. Comme les valeurs comparables de la variabilité floristique sont
expliquées sur deux axes, nous avons utilisé l’option “ detrending by 2nd order polynomial ” dans
l’analyse tout comme l’ont fait Koulibaly (2008) et Soro (2021). « La distance interespèces » et «
Hill’s rescaling » sont choisies pour la position centrée sur l’échantillon.
À l’aide du logiciel XLSTAT-Pro 7.1, la variabilité floristique entre les relevés des différentes
parcelles issus de la formation forestières dégradées de la zone périphérique avec les pourcentages
de recouvrement comme paramètre utilisé a été étudiée. De même, les relevés issus des parcelles
des formations forêts denses de la zone périphérique et centrale ont été soumis à cette Analyse en
Composantes Principales.

4.6.3. Analyse de variance


L’analyse de la variance ou Anova (Analyse Of Variance) est une technique permettant de
comparer les moyennes de deux populations ou plus à partir d’échantillons extraits de chacune
d’elles (Legendre et Legendre, 1984). Dans le cas de cette étude, l’analyse de variance à un facteur
(Anova 1) a été utilisée pour comparer les moyennes de variables testées sur plus de deux groupes,
selon Kengne et al. (2018). On parle d’analyse de la variance à un facteur (Anova 1) lorsque les
groupes analysés se distinguent par un seul facteur qualitatif. Elle repose sur trois principes :
l’indépendance des observations, la normalité de la distribution, et l’homogénéité des variances
(l’homoscédasticité). La normalité est vérifiée par le test de Shapiro-Wilk (Shapiro et Wilk, 1965).
L’homogénéité des variances a été vérifiée par le test de Barlett. Le niveau de significativité choisi
pour cette analyse, est de 0,05. Chaque fois que la probabilité calculée était significative, le test de
Tukey a été effectué afin de comparer deux à deux les moyennes et apprécier les différences
significatives qui existent entre celles-ci (Kouadio, 2018 ; Soro et al., 2019). Différentes lettres (a,
b et c) indiquent les différences statistiquement significatives entre les groupes. Dans la présente
étude, les moyennes des paramètres foristiques (richesse spécifique ; types morphologique,
biologique et chorologique) et des paramètres structuraux (densité, aire basale et proportion dans
les strates) ont été soumises à cette analyse de variance. Le logiciel XLSTAT-Pro (version 7.1) a
permis de réaliser ces tests (Doukpolo, 2013).

-52-
TROISIÈME PARTIE :

RÉSULTATS ET DISCUSSION

-53-
CHAPITRE 5 : CARTOGRAPHIE DE LA DYNAMIQUE DU COUVERT
VÉGÉTAL DU PARC NATIONAL DU BANCO DE 1987 À 2019

5.1. Description des unités thématiques retenues pour la classification supervisée


L’existence d’une véritable forêt primaire dans le Parc National du Banco n’a jamais été une
certitude absolue. On peut distinguer globalement dans le Parc National du Banco deux grandes
formations végétales : la formation forestière dense et la formation forestière dégradée. À ces
formations végétales s’ajoutent les sols nus ou habitations.

5.1.1. Formation forestière dense


Dans la classification, la formation forestière dense est essentiellement composée de forêt dense à
canopée fermée localisée dans certaines parties de la zone périphérique du Parc National du Banco.
Cette forêt à canopée fermée ne favorise pas le développement des espèces du sous-bois. Elle
s’identifie également dans la partie centrale du Parc National du Banco au niveau de la zone de
protection de biodiversité. La strate de cette formation forestière dense est dominante et comprend
de grands arbres.

Figure 11 : Forêt dense à canopée fermée dans la zone centrale (Photo : Gnahoré, juin 2017)

5.1.2. Formation forestière dégradée


Dans la classification, l’on identifie les forêts denses dégradées aussi bien dans la zone centrale du
Parc National du Banco que dans la zone périphérique. Les forêts denses dégradées présentent les

-54-
mêmes caractéristiques que les forêts denses à canopées fermées mais diffèrent de celles-ci par
une canopée plus ou moins ouverte et discontinue. La pénétration de la lumière favorise le
développement d’un sous-bois touffu.
On identifie également des plantations forestières. Tout comme la forêt dense à canopée fermée,
elles sont composées de grands arbres et la canopée y est fermée et homogène.
Également, des zones herbeuses sont observées qui sont des surfaces dominées par les herbacées.
Elles sont comparables à des savanes arbustives. On y note la présence de quelques arbustes.

Figure 12 : Forêt dense dégradée dans la zone périphérique avec la présence de nombreux arbustes
(Photo : Gnahoré, août 2017)

5.1.3. Sols nus ou habitations


Les sols nus ou habitations sont les surfaces dévégétalisées ou sans couvert végétal. Il s’agit des
habitations, des routes, et tout autre terrain dénudé.

5.2. Cartographie du Parc National du Banco


5.2.1. Classification des images satellitaires Landsat TM 1987, ETM+ 2000 et OLI+ 2019
Les différents traitements couplés aux observations recueillies sur le terrain ont conduit à la
classification dirigée des trois images Landsat TM 1987, ETM+ 2000 et OLI+ 2019 ce qui nous a

-55-
permis d’identifier trois classes d’occupation du sol. Ces classes sont :
- la formation forestière dense ;
- la formation forestière dégradée ;
- les sols nus - habitations.
La méthode de classification du maximum de vraisemblance est celle qui a servi à exécuter cette
classification. La distinction entre les différentes classes d’occupation du sol est significative pour
les images de 1987, de 2000 et de 2019. En effet, les résultats des matrices de confusions sont dans
l’ensemble, très similaires avec des précisions globales variant de 94,21 % ; de 99,57 % à 96,77
% (Tableau IV, V et VI). Les valeurs du coefficient Kappa sont de 0,90 ; 0,98 et 0,94
respectivement pour les années 1987, 2000 et 2019. Néanmoins, ces matrices montrent qu’il existe
quelques confusions mineures entre des classes pour les trois images. Ces confusions ont été
observées entre les classes formation forestière dégradée et formation forestière dense.

Tableau IV : Matrice de confusion, précision globale et indice de Kappa issue de la classification


de l’année 1987 en pourcentage

Classes C1 C2 C3
C1 100 16,25 0
C2 0,00 82,5 0
C3 0,00 1,25 100
Total (en pourcentage) 100 100 100
Précision globale = 94,21 %
Coefficient Kappa = 0,9

C1 : Formation forestière dense ; C2 : Formation forestière dégradée ; C3 : Sols nus – habitations.

Tableau V : Matrice de confusion, précision globale et indice de Kappa issue de la


classification de l’année 2000 en pourcentage

Classes C1 C2 C3
C1 94,37 4,88 0,00
C2 5,63 95,12 0,00
C3 0,00 0,00 100
Total (en pourcentage) 100 100 100
Précision globale = 99,57 %
Coefficient Kappa = 0,98

C1 : Formation forestière dense ; C2 : Formation forestière dégradée ; C3 : Sols nus – habitations.

-56-
Tableau VI : Matrice de confusion, précision globale et indice de Kappa issue de la classification
de l’année 2019 en pourcentage

Classes C1 C2 C3
C1 85,61 3,81 0,00
C2 14,39 96,19 0,00
C3 0,00 0,00 100
Total (en pourcentage) 100 100 100
Précision globale = 96,77 %
Coefficient Kappa = 0,94

C1 : Formation forestière dense ; C2 : Formation forestière dégradée ; C3 : Sols nus – habitations.

5.2.2. Cartographie de l’occupation du sol à partir des images satellitaires Landsat TM 1987,
ETM+ 2000 et OLI+ 2019
La classification dirigée des images satellitaires Landsat TM de 1987, Landsat ETM+ de 2000 et
Landsat OLI+ de 2019 par la méthode du maximum de vraisemblance (Maximum Likelihood) a
permis de produire les cartes de l’occupation du sol pour chaque date (Figures 13 A, B et C).
La figure 13 (A) représente la carte de l’occupation du sol du Parc National du Banco en 1987.
Sur cette carte, la formation forestière dense occupe la quasi-totalité de l’ensemble du parc. À cela,
s’ajoutent quelques petits lambeaux de formations forestières dégradées qui sont signalés au Nord-
Est du parc. Cette formation forestière dégradée est peu abondante et occupe généralement le long
du Val d’Abobo. Les sols nus - habitations sont localisés au Nord-Est.
La figure 13 (B) traduit l’occupation du sol du Parc National du Banco en 2000. Sur cette carte, la
formation forestière dégradée a augmenté et se distingue dans presque tous les secteurs du parc.
La boucle de l’isolement dans le Nord-Est du parc s’est reforestée dans cette même année. L’on
note également que la surface de la formation forestière dense a augmenté. Quant aux sols nus –
habitations, ils se sont disséminés le long du la partie Sud-Ouest du parc.
La figure 13 (C) traduit l’occupation du sol du Parc National du Banco en 2019. Sur cette carte, la
formation forestière dégradée a considérablement augmenté par rapport à la carte de 2000. La
limite de la boucle a été grignotée à nouveau dans le Nord-Est du parc avec les sols – habitations
qui ont presque été remplacés par la formation forestière dégradée.

-57-
A B C

Figure 13 : Occupations du sol du Parc National du Banco en 1987 (A), en 2000 (B) et en 2019 (C)

-58-
5.3. Dynamique de la végétation du Parc National du Banco des années 1987 à 2019
La figure 14 met en évidence l’évolution des surfaces des différentes occupations du sol de l’année
1987 à l’année 2019.
En 1987, la formation forestière dense à elle seule représente 91,44 %, soit 3009,13 hectares tandis
que 70,07 hectares soit 2,13 % sont représentées par la formation forestière dégradée.
Comparativement aux zones forestières, les sols nus ou habitations occupaient 3,97 % de la
superficie totale cartographiée, correspondant à 130,71 hectares. Le tableau VII donne la taille
approximative de ces formations.

Tableau VII : Superficies observées en 1987 par type d’occupation du sol

Thème Superficies (hectares) Proportions (%)


Formation forestière dense 3009,13 91,54
Formation forestière dégradée 70,07 2,13
Sols nus - habitations 130,71 3,97

En 2000, le couvert végétal forestier était de 3132,35 hectares, soit 90,16 % de la superficie totale
de la forêt du Parc National du Banco. La formation forestière dégradée quant à elle occupait
257,07 hectares, soit 7,39 % de la superficie totale du Parc National du Banco (Tableau VIII). Les
sols nus ou habitations, avec une superficie de 84,52 hectares, occupaient 2,43 % de la superficie
totale.

Tableau VIII : Superficies observées en 2000 par type d’occupation du sol

Thème Superficies (hectares) Proportions (%)


Formation forestière dense 3132,35 90,16
Formation forestière dégradée 257,07 7,39
Sols nus - habitations 84,52 2,43

La dynamique de l’occupation du sol en 2019 révèle que la formation forestière dense occupait
87,45 % de la superficie de la forêt du Parc National du Banco, soit 3007,04 hectares (Tableau
IX). Concernant la formation forestière dégradée, elle occupait 362,36 hectares soit 10,53 % de la
superficie totale du Parc National du Banco. Les sols nus ou habitations occupaient 2 % soit 68,79
hectares.
De façon générale, l’évolution de la surface des types d’occupation du sol du Parc National du
Banco de 1987 à 2019 est illustrée à la figure 14.
-59-
Tableau IX : Superficies observées en 2019 par type d’occupation du sol

Thème Superficies (hectares) Proportions (%)


Formation forestière dense 3007,04 90,16
Formation forestière dégradée 362,36 7,39
Sols nus - habitations 68,79 2,43

Année 1987 Année 2000 Année 2019


100%
90%
80%
Proportions des Superficies

70%
60%
50%
40%
30%
20%
10%
0%
Formation forestière dense Formation forestière dégradée Sols nus - Habitations

Types d'occupation du sol du PNB

Figure 14 : Diagrammes en bâtonnés montrant l’évolution de la surface des types d’occupation


du sol du Parc National du Banco de 1987 à 2019

Le tableau X met en évidence l’évolution des surfaces des différentes occupations du sol de 1987
à 2019.
De 1987 à 2000, la classe formation forestière dense a gagné 4,09 % de sa superficie, soit une perte
annuelle de 0,31 % environ correspondant à 123,22 hectares (Tableau X). La formation forestière
dégradée et sols nus ou habitations ont, quant à elles, obtenues respectivement des gains de
superficie de 266,87 % (La formation forestière dégradée) et une perte de 46,19 % (sols nus ou
habitations). Les taux d’évolution moyens annuels de ces classes sont respectivement +9,99 % et
-3,35 %.
La période allant de 2000 à 2019 est marquée par une régression de la classe formation forestière
dense (4 %) et une progression des sols nus ou habitations (40,95 %). Ainsi, la classe formation

-60-
forestière dense est passée de 3132,35 hectares en 2000 à 3007,04 hectares en 2019 soit un taux
de changement de -4 %.
Le Parc National du Banco a connu d’important changement durant la période de 1987 à 2019.
Cette mutation se traduit par une baisse importante de la surface forestière (formation forestière)
et des sols nus ou habitations. On note également que durant ces 32 années (2019 à 1987), la classe
formation forestière dégradée a bénéficié de 417,14 % et un taux d’évolution moyen annuel de
5,13 % de sa superficie totale (Tableau X).

Tableau X : Évolution des occupations du sol et changement global de 1987 à 2019

Occupations du sol

C1 C2 C3
ha 3009,13 70,07 130,71
1987
% 91,54 2,13 3,97
Superficies des classes 2000 ha 3132,35 257,07 84,52
d’occupations par année % 90,16 7,39 2,43
2019 ha 3007,04 362,36 68,79
% 87,45 10,53 2,00

1987 - 2000 +123,22 +187 -46,19


Perte ou gain de 2000 - 2019 -125,31 +105,29 -15,73
superficie (ha) 1987 - 2019 -2,09 +292,29 -61,92

1987 - 2000 +4,09 +266,87 -35,33


Taux de changement (Tc) 2000 - 2019 -4,00 +40,95 -18,61
en % 1987 - 2019 -0,06 +417,14 -47,37

1987 - 2000 +0,31 +9,99 -3,35


Taux d’évolution moyen 2000 - 2019 -0,21 +1,8 -1,08
annuel (r) en % 1987 - 2019 -0,01 +5,13 -2,00

C1 : Formation forestière dense ; C2 : Formation forestière dégradée ; C3 : Sols nus - habitations ;


(-) : Régression ; (+) : Progression ; ha : Hectares ; % : Pourcentage.

-61-
5.4. Discussion
Sur la base de la description de la végétation et des observations de terrain, il a été identifié trois
(3) classes d’occupation du sol sur le Parc National du Banco. Ces classes n’ont pas toujours été
bien différenciées, mais les erreurs de confusion sont moindres. La confusion des classes formation
forestière dense et formation forestière dégradée pourrait s’expliquer par leur similarité due à la
physionomie de la végétation (N’Guessan A et al., 2019). Les résultats cartographiques obtenus
sont satisfaisants en se référant à l’échelle de Landis et Koch (1977). La classification adoptée est
valable et les cartes générées sont exploitables, car les indices de Kappa et les taux de classification
globaux sont supérieurs à 0,5 (Boukpessi et al., 2019 ; Folega et al., 2020). De même, plus la
valeur des indices de performance avoisine 1, plus les classifications réalisées sont proches de la
réalité du terrain. On peut déduire que les résultats de cette analyse sont statistiquement
acceptables. Ainsi, avec des précisions globales estimées à 94,2 % (carte de 1987), de 99,56 %
(carte de 2000) et de 96,76 % (carte de 2019), les données d’occupation du sol obtenues sont jugées
précises. L’analyse diachronique des cartes d’occupation du sol laisse entrevoir que la pression
humaine de la forêt du Parc National du Banco est significative au fil des décennies. Ainsi, la
structure paysagère de la forêt du Parc National du Banco connait une mutation importante qui se
traduit par un recul accéléré et constant des surfaces des formations forestières denses au profit
des formations forestières dégradées. Au vu de ses résultats, on peut déduire que le Parc National
du Banco a connu une dynamique très remarquable des années allant de 1987 à 2019.
L’augmentation des superficies de la formation forestière dégradée est due, en grande partie, à la
pression humaine, à travers les activités informelles à proximité du parc et la coupe des bois, qui
comme ailleurs, provoque de plus en plus une anthropisation des zones naturelles (Soro et al.,
2014 ; Orou, 2019 ; Hounkpé et al., 2020). Des observations similaires ont été revelées par de
nombreuses études utilisant les outils de télédétection pour quantifier le changement de la
couverture végétale (Kadéba et al., 2015 ; Tsewoue et al., 2020). La régression de la végétation
aux profits des zones anthropisées confirme les résultats d’autres études à savoir celles de
Kpedenou et al. (2016) dans le Sud-Est du Togo, Millogo et al. (2017) dans la province du Bam
au Burkina Faso et Mamane et al. (2018) dans la réserve totale de faune de Tamou (Niger). Cette
analyse est importante dans la mesure où elle permet de comprendre les divers changements
intervenus dans l’occupation du sol, d’une part, et les causes qui en sont à l’origine, d’autre part.
Durant la période 1987 à 2000, la surface totale du Parc National du Banco a augmenté (formation
forestière dense ou formation forestière dégradée). Cette augmentation de sa superficie pourrait
s’expliquer du fait du nouveau bornage qui a été réalisé en 1998 (N’Guessan, 2013). En effet, au

-62-
cours de ces travaux, plusieurs hectares de forêts ont été ajoutées sur le PNB réduisant la surface
de la forêt de l’Anguédédou lors de la création des infrastructures (routes, voie express, etc.).
La période allant de 2000 à 2019 est marquée par une forte régression des zones de végétation de
la formation forestière dense. Cette période est marquée par la crise militaro-politique qu’a connue
la Côte d’Ivoire. Cette baisse des ressources forestières est un phénomène qui prend de l’ampleur
ces dernières décennies en Afrique de l’Ouest (Mama et al., 2013 ; Tchamiè et Lare, 2014 ;
Kombate et al., 2020a). Ici, la régression de la formation forestière dense dans la zone périphérique
peut être imputée à la crise militaro-politique de 2002 à 2011 qu’a connue la Côte d’Ivoire. En
effet, la fragilisation du dispositif de surveillance et de gestion de l’OIPR pendant les périodes de
crise est certainement la cause (OIPR, 2017). Les travaux de plusieurs auteurs corroborent cet état
de fait à travers le monde (McNeely, 2003 ; Allnutt et al., 2013). Aussi, selon Tabopda et Fotsing
(2010) pendant les périodes de crise, les aires protégées sont parfois soumises à l’assaut des
populations riveraines en quête de zones de cultures. Selon N’Da (2015), des changements
importants sont intervenus au cours de la période allant de 2000 à 2014 dans le Parc National du
Banco (déboisement du triangle de Sagbé). Il note qu’environ 53 hectares au nord-est du parc ont
été déboisés par la population du village d’Anokoua-Kouté en 2011 dans le triangle de Sagbé. À
ces conditions, s’ajoutent également le projet de la construction de la ligne du métro urbain
d’Abidjan. Pour ce projet, plus d’une dizaine d’hectares de forêts ont été détruites dans le Triangle
de Sagbé modifiant les limites du parc. Cependant, les formations forestières (denses ou
dégradées) sont fragmentées à des niveaux variés par des facteurs anthropiques, mais aussi par
plusieurs facteurs naturels, non anthropiques (Tchibozo et al., 2014 ; Soro et al., 2014). C’est ainsi
que Malan et Neuba (2019) ont montré que l’abondance des eaux d’inondation de la Val du parc
a entrainé une mort naturelle d’une partie de ce peuplement dans cette zone.
La localisation du Parc National du Banco dans un paysage anthropisé, enclavé des communes de
Yopougon, d’Abobo, d’Attécoubé et d’Adjamé, aurait fortement contribué à la diminution de sa
superficie. Plusieurs auteurs estiment en effet que la pression urbaine contribue significativement
à l’altération du milieu naturel périurbain en zone tropicale (Cochet, 2001 ; Havyarimana et al.,
2017).

5.5. Conclusion partielle


Cette étude a permis d’améliorer les connaissances sur la dynamique spatio-temporelle du Parc
National du Banco (PNB) de 1987 à 2019 au moyen de la télédétection et des données de terrain.
La caractérisation de l’occupation du sol a été réalisée avec succès avec des coefficients de Kappa
et des précisions globales supérieures à 80 %. L’analyse comparative de l’occupation de sol du

-63-
PNB montre que la superficie de la formation forestière dense a eu une tendance discontinue avec
une augmentation de la superficie du parc en 2000 suivie d’une baisse en 2019 de la superficie
totale de cette aire. L’évolution globale de l’occupation du sol montre que de l’année 1987 à
l’année 2019, le taux de changement global (Tg) augmente de façon continue pour les formations
forestières denses au profit des formations forestières dégradées. Ce qui constitue une grosse
inquiétude pour le secteur forestier national. La régression des formations forestières denses du
Parc National du Banco est imputable dans sa majorité à l’urbanisation, aux activités de
déboisement dans la zone périphérique et de la faible protection ou surveillance de la forêt par
endroits.
Quel est donc l’impact de telles transformations des milieux des formations végétales sur la
conservation de la biodiversité floristique ? Pour répondre à cette problématique, la flore de chaque
type de formation végétale a été soigneusement examinée. Les résultats font l’objet du prochain
chapitre.

-64-
CHAPITRE 6 : DESCRIPTION FLORISTIQUE ET STRUCTURALE DE LA
VÉGÉTATION DE LA ZONE PÉRIPHÉRIQUE DU PARC
NATIONAL DU BANCO

À l’issue de la cartographie effectuée sur le Parc National du Banco, deux types d’unités
paysagères ont été identifiées dans la zone périphérique du parc. Ce sont la formation forestière
dense et la formation forestière dégradée. Dans ce chapitre, une description détaillée de chaque
type de formation est effectuée, ce qui donne un aperçu de l’état de la végétation dans la zone
périphérique du parc.

6.1. Description floristique de la formation forestière dégradée


6.1.1. Richesse spécifique et composition floristique
La compilation de l’ensemble des espèces inventoriées par les relevés linéaire et de surface dans
la formation forestière dégradée de la zone périphérique a donné un total de 324 espèces réparties
entre 215 genres et 76 familles. Une liste de l’ensemble des espèces inventoriées dans la formation
forestière dégradée est donnée en annexe 3.
La flore inventoriée dans cette formation végétale est dominée en diversité par les familles des
Fabaceae (40 espèces), des Apocynaceae (23 espèces), des Rubiaceae (18 espèces), des
Annonaceae (15 espèces) et des Euphorbiaceae (15 espèces). Les familles des Arecaceae, des
Malvaceae et des Sapindaceae ont respectivement 11 espèces chacune (Figure 15).

Fabaceae; 40

Apocynaceae; 23

Rubiaceae; 18

Annonaceae; 15

Euphorbiaceae; 15
Autres; 185

Araceae; 11

Malvaceae; 11

Sapindaceae; 11

Figure 15 : Spectre des familles dominantes dans la formation forestière dégradée de la zone
périphérique
-65-
Au niveau spécifique, les espèces les plus couramment rencontrées sont Baphia nitida, Cola
heterophylla, Strombosia pustulata Oliv. (Olacaceae) et Dichapetalum pallidum (Oliv.) Engl.
(Dichapetalaceae).
Concernant les types morphologiques de la formation forestière dégradée, ils montrent que les
arbustes dominent avec 138 espèces soit 41,69 %, suivies des lianes (104 espèces soit 31,41 %),
des arbres (55 espèces soit 16,61 %). Les herbacées se partagent les 34 espèces soit 10,27 %
(Figure 16).

Lianes Arbres
31,41 % 16,61 %

Arbustes
Herbacées 41,69 %
10,27 %

Figure 16 : Proportions des types morphologiques de l’ensemble de la formation forestière


dégradée

Les types choroloqiques sont dominés par les espèces de la région Guinéo-Congolaise (GC) avec
une proportion de 67,06 % soit 218 espèces. Les espèces les plus abondantes de cette catégorie
sont de la famille des Celastraceae, c’est le cas par exemple de Salacia nitida (Benth.) [Link]., de
Salacia erecta ([Link]) Walp., de Salacia cornifolia Hook.f. et de Salacia staudtiana Loes. ex
Fritsch. À cela s’ajoute la famille des Apocynaceae avec les espèces comme Baissea campanulata
([Link].) de Kruif, Baissea welwitschii (Hiern) Radlk. et Baissea leonensis Benth.). Les espèces
des régions Guinéo-Congolaise et Soudano-Zambézienne (GC-SZ) comptent 45 espèces soit 13,59
%. L’essentiel de ces espèces est représenté par les espèces arborescentes dont Antiaris toxicaria
Loes. var. africana Scott-Elliot ex [Link]. (Moraceae) et Elaeis guineensis. Les espèces
endémiques de l’Afrique de l’Ouest (GCW) comprennent 43 espèces soit 12,99 %. Les espèces de
Culcasia liberica [Link]. (Araceae) et Cola caricifolia ([Link]) [Link]. (Malvaceae) sont les
plus abondantes de ce groupe. Seulement dix espèces sont endémiques à la Côte d’Ivoire (GCi)
soit 2,41 %. Ce sont : Albertisia cordifolia (Mangenot & Miege) Forman (Menispermaceae),
Anthonotha sassandraensis Aubrév. & Pellegr. (Fabaceae), Chrytranthus verecundus [Link]é &

-66-
Aké-Assi (Sapindaceae), Cissus miegei Tchoumé (Vitaceae), Dactyladenia hirsuta ([Link]. ex
De Wild.) Prance & [Link] (Chrysobalanaceae), Dichapetalum dictyospermum Breteler
(Dichapetalaceae), Dorstenia djettii Guillaumet (Moraceae), Leptoderris miegei Aké-Assi &
Mangenot (Fabaceae), Macaranga beillei Prain (Euphorbiaceae), Psychotria brachyanthoides De
Wild. (Rubiaceae). Concernant les espèces introduites (i), neuf (soit 2,71 %) ont été inventoriées.
Les plus nombreuses de ces espèces sont représentées par Acacia mangium qui constitue les
espèces des plantations forestières. Dans l’ensemble de la formation forestière dégradée, on note
une faible proportion dans la distribution de cette catégorie. Pour la catégorie des espèces Soudano-
Zambéziennes (SZ), quatre espèces (soit 1,2 %) sont inventoriées. C’est le cas par exemple des
espèces de Carissa spinarum L. (Apocynaceae) et de Synsepalum passargei (Engl.) [Link].
(Sapotaceae) qui font partie de ce groupe. La figure 17 montre le spectre chorologique des espèces
de l’ensemble de la formation forestière dégradée.

SZ ; 1,2 %
i ; 2,71 %

GCW ; 12,99 %

GC-SZ ; 13,59 %

GC ; 67,06 %
GCi ; 2,41 %

Figure 17 : Spectre des affinités chorologiques des espèces de l’ensemble de la formation


forestière dégradée

S’agissant des types biologiques, les plus rencontrés dans la formation forestière dégradée sont les
microphanérophytes (mp), les mésophanérophytes (mP) et les nanophanérophytes (np). Les
microphanérophytes sont les plus abondants avec 29,32 % suivent les mésophanérophytes et les
nanophanérophytes avec respectivement 12,96 % et 8,02 % (Figure 18). Quant aux
mégaphanérophytes, ils sont en proportions relativement non négligeables avec une proportion de
4,01 % du total des types biologiques. Pour le reste des types biologiques, les hémicryptophytes

-67-
(H), les chaméphytes (Ch), les géophytes (G), les thérophytes (Th) et les épiphytes (Ep) sont
faiblement représentés dans la formation forestière dégradée (Figure 18).

Ep G Gr H (Ep)
2,16 % 1,23 % 0,93 % 0,31 % H (Th)
0,31 %
Ch
2,16 %
H
2,47 %

Th
3,09 %
mp
29,32 %

MP
4,01 %

np
8,02 %

mP
12,96 %

Figure 18 : Spectre des types biologiques de la formation forestière dégradée dans la zone
périphérique du PNB

6.1.2. Diversité quantitative de la formation forestière dégradée dans la zone périphérique


du PNB
[Link]. Diversité selon les indices de Shannon – Weaver (H’) et de Piélou (E)
La diversité de l’ensemble de la formation forestière dégradée dans la zone périphérique est
relativement importante. Elle est d’une valeur de 3,36 qui correspondant à une diversité moyenne.
L’équitabilité de Piélou quant à elle révèle que l’ensemble de la formation forestière dégradée dans
la zone périphérique possède une valeur de 0,84 correspondant à une équitabilité élevée.

[Link]. Indices de Valeur d’Importance des espèces (IVI)


L’indice de Valeur d’Importance révèle que les espèces les plus importantes ayant une valeur
supérieure ou égale à 10 % sont par ordre décroissant : Chrysophyllum subnudum, Allanblackia
floribunda, Funtumia africana (Benth.) Stapf (Apocynaceae), Elaeis guineensis, Pentaclethra
macrophylla et Bridelia grandis Pierre ex Hutch. (Phyllanthaceae). Le Tableau XI donne le
récapitulatif de cette classification.
De même, les familles prépondérantes sont celles ayant une valeur d’importance des familles
supérieure à 10 %. Ces familles sont par ordre décroissant (Tableau XII) : les Fabaceae, les
-68-
Apocynaceae, les Ebenaceae, les Clusiaceae, les Arecaceae, les Phyllanthaceae, les Meliaceae et
les Sapotaceae. Ce sont les familles les plus représentatives de la zone périphérique.

Tableau XI : Indices de Valeurs d’Importance des espèces de la zone périphérique du parc

Espèces Dominance Densité relative Fréquence relative IVI (%)


relative (%) (%) (%)
Chrysophyllum subnudum 27,83 33,33 55,64 116,8
Allanblackia floribunda 20,48 5,03 8,57 34,08
Funtumia africana 0,47 12,58 10,25 23,3
Elaeis guineensis 6,03 3,93 9,41 19,37
Pentaclethra macrophylla 10,03 2,47 4,6 17,05
Bridelia grandis 1,47 12 0,21 13,68
Diospyros sanza-minika 3,99 0,45 1,88 6,32
Guarea cedrata 0,47 5,33 0,41 6,21
Drypetes chevalieri 3,98 0,45 1,67 6,1
Antiaris toxicaria 2,06 0,45 3,55 6,06
Coula edulis 3,67 0,45 1,04 5,16
Microdesmis keayana 0,22 0,65 0,21 1,08
Autres (437) 19,03 22,93 2,56 44,79
Total (%) 100 100 100 300

IVI : Indices de Valeur d’Importance ; % : pourcentage.

Tableau XII : Valeurs d’Importance des Familles de la zone périphérique du parc

Familles Dominance relative (%) Densité relative Diversité relative (%) VIF (%)
(%)
Fabaceae 7,45 24,31 17,77 49,53
Apocynaceae 17,38 14,61 4,44 36,43
Ebenaceae 14,18 1,37 4,44 19,99
Clusiaceae 7,61 5,37 2,22 15,2
Arecaceae 10,08 3,93 1,11 15,12
Phyllanthaceae 7,98 2,62 3,33 13,93
Meliaceae 5,44 1,51 5,55 12,5
Sapotaceae 7,11 2,16 3,06 12,33
Olacaceae 3,96 1,5 2,22 7,68
Moraceae 204 0,72 3,33 6,09
Putranjivaceae 2,83 0,45 2,22 5,5
Pandaceae 2,2 0,65 1,11 3,96
Autres (76) 11,74 40,8 49,2 101,74
Total (%) 100 100 100 300

VIF : Valeur d’Importance des Familles ; % : pourcentage.


-69-
[Link]. Répartition des espèces inventoriées dans la formation forestière dégradée suivant
leur stratégie écologique

L’évaluation des affinités écologiques montre que les espèces sciaphiles ou espèces d’ombre (sb)
représentent 39,54 % de la flore de la formation forestière dégradée dans la zone périphérique du
parc. Les espèces pionnières (pi) 37,25 % et les espèces héliophiles (nph) 23,2 % quant à elles
suivent. Ce résultat montre que cette formation forestière dégradée est dominée par les espèces
d’ombre ou espèces sciaphiles. Cependant, la forte proportion des espèces pionnières, indique un
état de perturbation de cette formation végétale. L’indice pionnier (IP) calculé pour toutes les
espèces (arbres, lianes et herbes) est d’une valeur de 97,71 (Tableau XIII). Selon cet indice, la
flore de la formation forestière dégradée est dans un état de perturbation moyenne.

Tableau XIII : Taux de recouvrement des affinités écologiques et valeur des indices pionniers
(IP) de la formation forestière dégradée

Affinités écologiques Taux de recouvrement (%) IP Interprétation


Moyennement
Espèces d’ombre sb 39,54
97,71 perturbée
nph 23,2
Espèces de lumière
pi 37,25

Sb : espèces sciaphiles ; nph : espèces non pionnières mais héliophiles ; pi : espèces pionnières ;
IP : indice pionnier.

6.1.3. Diversité qualitative de la formation forestière dense dans la zone périphérique du


PNB
[Link]. Richesse spécifique, composition floristique et diversité
La compilation des listes floristiques de la formation forestière dense à travers 8 relevés linéaires
et 33 relevés de surface a donné 283 espèces appartenant à 229 genres et rangés dans 80 familles.
Les familles des Fabaceae (40 espèces), des Apocynaceae (28 espèces), des Rubiaceae (23
espèces), des Sapindaceae (15 espèces), des Annonaceae (14 espèces), des Araceae (14 espèces),
des Celastraceae (12 espèces), des Euphorbiaceae (12 espèces), des Malvaceae (10 espèces) et des
Meliaceae (10 espèces) sont les plus dominantes (Figure 19). Les autres familles sont représentées
par moins de dix espèces.

-70-
Malvaceae; 10 Meliaceae; 10 Celastraceae; 12

Euphorbiaceae; 12

Autres ; 166
Annonaceae; 14

Araceae; 14

Sapindaceae; 15

Rubiaceae; 23

Apocynaceae; 28

Fabaceae; 40

Figure 19 : Proportions des familles les plus importantes de l’ensemble de la formation forestière
dense

Les espèces dominantes sont Napoleonaea vogelii Hook. & Planch. (Lecythidaceae), Strombosia
pustulata, Cola heterophylla. Ces espèces sont des arbustes. On note aussi l’abondance des lianes
de Albertisia cordifolia (Mangenot & Miege) Forman (Menispermaceae) et de Agelaea paradoxa
Gilg (Connaraceae). Les espèces qui constituent la strate haute sont Albizia adianthifolia,
Allanblackia floribunda, Chrysophyllum subnudum et Lophira alata. À ces espèces, il faut ajouter
Piptadeniastrum africanum et Turraeanthus africanus, qui bien que n’étant pas aussi abondantes
que les autres espèces, font partie des espèces émergentes. La liste de l’ensemble des espèces
inventoriées dans la formation forestière dense de la zone périphérique est donnée en annexe 3.
Du point de vue morphologique, les espèces inventoriées de l’ensemble de la formation forestière
dense sont constituées de 38,51 % d’arbustes, de 34,98 % de lianes, de 20,14 % d’arbres et de 6,36
% d’herbacées (Figure 20). Les espèces arbustes qui dominent dans cette formation sont
Angylocalyx oligophyllus (Baker) Baker f. (Fabaceae), Anthonotha macrophylla [Link].
(Fabaceae), Baphia nitida et Cola heterophylla. Concernant les lianes, ce sont les espèces telles
que Albertisia cordifolia, Baissea baillonii Hua (Apocynaceae), Dichapetalum filicaule (Oliv.)
Engl. (Dichapetalaceae) et Landolphia micrantha ([Link].) Pichon (Apocynaceae) restent
dominante dans cette formation forestière dense.

-71-
Herbacées
6,36 % Arbres
20,14 %

Lianes
34,98 %

Arbustes
38,51 %

Figure 20 : Spectre morphologique des espèces rencontrées dans la formation forestière dense
de la zone périphérique

De façon générale, dans l’ensemble de la formation forestière dense, les types biologiques sont
dominés par les microphanérophytes (85 espèces), les mésophanérophytes (44 espèces), les
nanophanérophytes (25 espèces), les mégaphanérophytes (13 espèces) et Chaméphytes avec 5
espèces (Figure 21). Les individus d’espèces microphanérophytes les plus dominants sont Cola
heterophylla, Microdesmis keayana, Napoleoneae vogelii Hook. & Planch. (Lecythidaceae),
Synsepalum afzelii (Engl.) [Link] (Sapotaceae) et Millettia lane-poolei Dunn (Fabaceae). Les
mésophanérophytes qui viennent en deuxième position sont représentés par Chrysophyllum
subnudum, Coula edulis, Elaeis guineensis et Strombosia pustulata. Quant aux
nanophanérophytes, Angylocalyx oligophyllus, Draceana surculosa Lindl. (Asparagaceae) et
Palisota hirsuta.

mP; 44

mp; 85 MP; 13

Ch; 5

Ep; 2

G; 3
Gr; 1
H; 3

H (Ch); 1
np; 25 Th; 3 H (Ep); 1

Figure 21 : Spectre des proportions des types biologiques dans l’ensemble de la formation
forestière dense de la zone périphérique du PNB
-72-
La flore de la formation forestière dense est majoritairement dominée, par les taxons Guinéo-
Congolaises avec 198 espèces (Figure 22). Cette flore comporte également 13,42 % soit 38 espèces
endémiques ouest africaines et 2,47 % soit 7 espèces sont représentées par les espèces endémiques
ivoiriennes.

i; 2 esp SZ; 4 esp


GCW; 38 esp

GC-SZ; 32 esp

GCi; 7 esp

GC; 198 esp

Figure 22 : Spectre des affinités chorologiques de la formation forestière dense dans la zone
périphérique du PNB

La diversité de l’ensemble de la formation forestière dense dans la zone périphérique est estimée
à une valeur de 3,05 qui est relativement moyenne. S’agissant de l’équitabilité de Piélou, il révèle
de façon globale que dans cette formation végétale au niveau de la zone périphérique, la valeur de
l’indice est de 0,78 correspondant à une équitabilité moyenne.

[Link] Espèces rares et / ou menacées d’extinction selon Aké-Assi (1988) et UICN (2019)
La zone périphérique a un intérêt patrimonial grâce à la richesse de ces parcelles en espèces
végétales menacées d’extinction. En effet, l’analyse de l’inventaire indique la présence de 170
espèces à statut particulier selon l’UICN dont 39 espèces rares, devenues rares et en voie
d’extinction (Annexe 3). Les espèces en danger sont par exemple : Apodiscus chevalieri Hutch.
(Phyllanthaceae), Dactyladenia hirsuta ([Link]. ex De Wild.), Eriocoelum pungens Radlk. ex
Engl. (Sapindaceae), Homalium longistaminum [Link] (Salicaceae), Hunteria ghanensis
[Link] & Leeuwenb. (Apocynaceae). Parmi les 39 espèces rares et / ou menacées de la liste rouge
de l’UICN, on peut citer : Anopyxis klaineana (Pierre) Pierre ex Engl (Rhizophoraceae),
Anthonotha vignei (Hoyle) [Link] (Fabaceae), Berlinia occidentalis Keay (Fabaceae),
Entandrophragma angolense (Welw.) [Link]. (Meliaceae).

-73-
Quant aux espèces classées rares ou menacées d’extinction selon de Aké-Assi (1988), l’on
dénombre 21 espèces dont 17 sont collectées dans la zone périphérique du parc (Annexe 3). Parmi
ces espèces on peut citer : Antrocaryon micraster [Link]. & Guillaumin (Anacardiaceae), Cola
attiensis Aubré. & Pellegr. (Malvaceae), Diospyros viridicans Hiern (Ebenaceae), Gilletiodendron
kisantuense (De Wild.) [Link] (Fabaceae), Pavetta akeassii [Link]. (Rubiaceae). Les espèces
rares et / ou menacées d’extinction, communes aux deux listes rouges sont au nombre de cinq
(Annexe 3). On cite entre autres, Cola attiensis Aubrév. & Pellegr. (Malvaceae), Dactyladenia
hirsuta ([Link]. ex De Wild.) Prance & [Link] (Chrysobalanaceae), Milicia regia ([Link].)
[Link] (Moraceae), Okoubaka aubrevillei Pellegr. & Normand (Santalaceae), Sericanthe
toupetou (Aubrév. & Pellegr.) Robbr. (Rubiaceae). S’agissant des espèces quasi menacées, l’on
dénombre 7 reparties de la manière suivante : deux (2) ont été recensées dans la zone périphérique.
Il s’agit des espèces Hymenostegia aubrevillei Pellegr. (Fabaceae) et Breviea sericea Aubré. &
Pellegr. (Sapotaceae). Dans la zone centrale du parc, celles repertoriées au nombre de trois (3) sont
Irvingia gabonensis (Aubry-Lecomte ex O'Rorke) Baill. (Irvingiaceae), Milicia excelsa ([Link].)
[Link] (Moraceae) et Trichoscypha bijuga Engl. (Anacardiaceae). De même, deux despèces
restent communes au deux milieux d’étude, ce sont Albizia ferruginea (Guill. & Perr.) Benth.
(Fabaceae) et Coffea humilis [Link]. (Rubiaceae).

6.2. Description structurale de la zone périphérique du Parc National du Banco


6.2.1. Densité du peuplement, aire basale et représentativité des espèces
Dans la formation forestière dégradée, ce sont 19 tiges dont le diamètre à hauteur de poitrine est
supérieur ou égale 10 centimètres sur une superficie de 25 m × 25 m soit 0,625 hectare
correspondant à 304 tiges par hectare ont été dénombrées. Millettia zechiana Harms (22,82 %) est
l’espèce la plus représentée suivie de Funtumia africana (18,47 %) et Macaranga beillei Prain
(17,39 %). Concernant la formation forestière dense, 432 tiges ont été inventoriées à l’hectare soit
27 tiges sur une surface de 625 m². Funtumia africana et Allanblackia floribunda Oliv.
(Clusiaceae) sont les plus abondantes avec respectivement 59,36 % et 25,55 %. Ces deux espèces
à elles seules représentent 84,91 % du total des individus dénombrés dans l’ensemble de la
formation forestière dense.

6.2.2. Surface terrière et dominance relative des espèces dans la zone périphérique
La surface terrière de la formation forestière dégradée est de 10,12 m² par hectare de façon
générale. Pycnanthus angolensis occupe 2,02 m² par hectare suivie de Millettia zechiana avec 0,13
m² par hectare et de Macaranga beillei avec 0,14 m² par hectare. Les trois espèces contribuent
pour 22,62 % à la surface terrière.
-74-
La surface terrière de la formation forestière dense quant à elle est de 17,33 m² par hectare.
Allanblackia floribunda est l’espèce la plus dominante avec 2,44 m² par hectare. Vient en second
lieu Funtumia africana avec 1,4 m² par hectare et Acacia mangium avec 0,68 m² par hectare. Les
trois espèces à elles seules occupent 4,52 m² par hectare soit 26,08 % de la surface terrière totale.

6.2.3. Structure diamétrique dans la zone périphérique du Parc National du Banco


Dans la formation forestière dégradée, la distribution des ligneux par classe de hauteur présente
une structure en « J-renversée ». Elle est caractérisée par une répartition décroissante en nombre
d’arbres de petites tailles de hauteur vers les grands (Figure 23a). La répartition des tiges de toutes
les espèces ligneuses de la formation forestière dégradée dans les classes de diamètres montre que
dans cette formation, les classes 10 à 20 centimètres renferme 334 tiges par hectare de sa végétation
suivie de la classe comprise entre 20 à 30 centimètres avec 97 tiges par hectare de sa végétation.
S’agissant des classes comprises entre 30 à 40 centimètres ; 40 à 50 centimètres ; 50 à 60
centimètres et 60 à 70 centimètres contiennent respectivement 69, 14, 10 et 5 tiges par hectare. On
remarque nettement la dominance des individus de faibles diamètres de la classe comprise entre
10 et 20 centimètres suivie de la classe comprise entre 20 et 30 centimètres. D’une manière
générale, une diminution régulière du nombre de tiges est constatée lorsque les classes de
diamètres augmentent. Une absence de tiges à partir de la classe comprise entre 70 et 80
centimètres dans l’ensemble est remarquée.
S’agissant de la formation forestière dense, au niveau de cette structure diamétrique, une présence
d’individus est notée dans toutes les classes de diamètres à l’exception des classes supérieures à
70 centimètres (Figure 23b). La distribution des ligneux par classe de hauteur présente une
structure en « J-renversée ». La classe comprise entre 10 à 20 centimètres, affiche la plus forte
densité (896 tiges par hectare). Ce peuplement est suivi respectivement de la classe comprise entre
20 à 30 centimètres (390 tiges par hectare) et celle comprise entre 30 à 40 centimètres (198 tiges
par hectare). On remarque nettement la dominance des individus de faibles diamètres de la classe
comprise entre 10 et 20 centimètres suivie de la classe comprise entre 20 et 30 centimètres et celle
comprise entre 30 et 40 centimètres. Le nombre de tiges est diminue lorsque les classes de
diamètres augmentent.

-75-
400

350 334

300
Densité (Tiges / hectare)

250

200

150
97
100 69
50
14 10 5
0
[10 ; 20 [ [20 ; 30 [ [30 ; 40 [ [40 ; 50 [ [50 ; 60 [ [60 ; 70 [ [70 ; 80 [ [80 ; 90 [ [90 ; 100 [ [100 ; + ꚙ[

a Classes de diamètres (cm)

1000
896
900
Densité (Tiges / hectare)

800
700
600
500
390
400
300
198
200
100 46 27 31 14
0
[10 ; 20 [ [20 ; 30 [ [30 ; 40 [ [40 ; 50 [ [50 ; 60 [ [60 ; 70 [ [70 ; 80 [ [80 ; 90 [ [90 ; 100 [ [100 ; + ꚙ[

b Classes de diamètres (cm)

Figure 23 : Histogrammes de distribution des effectifs des tiges en fonction des classes de
diamètres de la formation forestière dégradée (a) et de la formation forestière dense
(b) dans la zone périphérique du parc

6.2.4. Structure horizontale de la végétation des relevés de la formation forestière dégradée


dans la zone périphérique
Dans le premier profil (R3), l’on observe un peuplement de Cola heterophylla dans les cinq
premiers mètres et reste fréquemment rencontrée jusqu’à 150 mètres de longueur (Annexe 4).
Palisota hirsuta se fait enregistrée avec des fréquences relativement importantes tout au long du
relevé jusqu’à 170 mètres de longueur. Enfin, l’espèce Griffonia simplicifolia (DC.) Baill.
(Fabaceae) peuple le sous-bois. Au niveau du relevé 4 (R4), Strombosia pustulata reste l’espèce
-76-
la plus abondante suivie de celle de Cola heterophylla. Ce relevé 4, tout comme le relevé 3 (R3),
Strombosia pustulata est caractérisé par une végétation dense. S’agissant des relevés R5 et R6, on
note la dominance de nouvelles espèces non observées dans les autres relevés. Le profil structural
du relevé 5 (R5), est dominé par les espèces telles que Microdesmis keayana, Cola heterophylla,
Isolona campanulata et Angylocalyx oligophyllus (Annexe 4). L’espèce Isolona campanulata est
rencontrée au début du relevé et domine dans les 30 premiers mètres tandis qu’on note une absence
de celle de Cola heterophylla. De façon générale, à part les espèces de Microdesmis keayana et de
Cola heterophylla, les autres espèces sont moins observées au niveau du sous-bois. Sur le relevé
6 (R6), le sous-bois est moins dense par rapport à celui du relevé 5 (R5). Les espèces les plus
rencontrées de ce relevé sont Baphia nitida et Hypselodelphys violacea (Ridl.) Milne-Redh.
(Marantaceae). L’espèce de Baphia nitida est présente dans l’ensemble du relevé. Quant à celle de
Hypselodelphys violacea, on la rencontre en abondance entre le 170ème et le 200 ème mètre du relevé.
Les profils structuraux des relevés R8 et R9 montrent que sur l’ensemble de ceux-ci, Cola
heterophylla est l’espèce la plus rencontrée. Dans le sous-bois du relevé 8 (R8), on a une
hétérogénéité d’espèces (Annexe 4). L’espèce de Palisota hirsuta est la plus dominante dans le
sous-bois de ce relevé. Entre 110 et 120 mètres de longueur, aucune des espèces dominantes n’a
été notée au niveau de ce relevé. Contrairement au relevé 9 (R9), le sous-bois est dominé par
l’espèce de Cola heterophylla entre 70 et 150 mètres de longueur. L’espèce Albizia adianthifolia
reste la plus dominante à la fin du relevé.
La végétation du relevé 11 (R11) est dominée par Turraeanthus africanus. Sur ce relevé,
Angylocalyx oligophyllus n’est obtenue qu’à partir du 38ème mètre de longueur du transect. Le
sous-bois est abondant en espèces de Strombosia pustulata. Toutefois, les lianes comme Baissea
welwitschii domine dans les cinq premiers mètres du relevé. La distribution de cette espèce reprend
à partir du 85ème jusqu’à la fin du relevé. Par contre sur le relevé 12 (R12), Baphia nitida et
Angylocalyx oligophyllus restent les plus dominantes du sous-bois. On observe de grands individus
d’espèces à gros diamètres comme Piptadeniastrum africanum. Concernant le relevé 13 (R13),
Drypetes chevalieri Beille ex Hutch. & Dalziel (Putranjivaceae) et de Microdesmis keayana sont
rencontrées le long de tout le relevé (Annexe 4). La végétation est hétérogène sur ce relevé avec
très peu de trouées constatées. Comme au niveau des deux premiers relevés ci-dessus mentionnés,
le relevé 14 (R14) est dominé par deux espèces que sont Palisota hirsuta et Cola heterophylla. Au
niveau du relevé 15 (R15), Microdesmis keayana reste la plus dominante dans le sous-bois. On
note une absence de Turraeanthus africanus dans les 50 premiers mètres de long. Concernant le
relevé 16 (R16), les espèces lianescentes comme Griffonia simplicifolia dominent majoritairement

-77-
ce relevé. Quant à Microdesmis keayana, elle abonde le sous-bois. Albizia adianthifolia est
rencontrée majoritairement à la fin de ce relevé (Annexe 4).

6.2.5. Structure verticale de la végétation des relevés de la formation forestière dégradée dans
la zone périphérique
À partir de la distribution verticale de la végétation dans les six strates de hauteur, un histogramme
de recouvrement pour chaque relevé a été construit. Ces histogrammes ont été groupés en fonction
des différentes parcelles d’étude. Dans l’ensemble de tous les relevés des parcelles dégradées, on
note une absence de recouvrements dans la strate émergente (supérieure à 32 mètres de hauteur)
sauf le relevé 6 (R6). La végétation est peu dense dans la strate inférieure à 2 mètres à 67 % pour
le relevé 3 (R3) et dans la strate de 4 à 8 mètres à 74 % pour le relevé 4 (R4). Signalons que le
relevé 4 (R4) est dense dans la strate moyenne (strate 4 à 8 mètres) par rapport à celui du relevé 3
(R3). Le sous-bois des relevés (R5 et R6) est très pauvre en espèces dans la strate inférieure à 2
mètres (Figure 24). Dans les strates 2 à 4 mètres et 4 à 8 mètres, la végétation est plus abondante
au niveau du relevé 5 (R5). Les pourcentages varient de 81 à 88 % dans ces strates. Concernant le
relevé 6 (R6), la dominance de la végétation se trouve dans les strates inférieures à 2 mètres, de 4
à 8 mètres et de 8 à 16 mètres. Les pourcentages respectifs dans les différentes strates de
recouvrement sont 73 %, 81 % et 73 %. Concernant les relevés R8 et R9, le pourcentage de
recouvrement est élevé dans la strate inférieure à 2 mètres (Figure 24). Les pourcentages sont de
94 % pour le relevé 9 (R9) et 80 % pour le relevé 8 (R8). Au niveau du relevé 8 (R8), la végétation
reste dense dans trois strates. Ce sont les strates 2 à 4 mètres, 4 à 8 mètres et 8 à 16 mètres par
rapport à celui du relevé 9 (R9). Contrairement au relevé 9 (R9), la strate reste dominante dans la
strate inférieure à 2 mètres de hauteur suivie de la strate 8 à 16 mètres. On a une absence totale
d’individus dans la strate émergente sur l’ensemble des relevés. La végétation est dense dans les
strates inférieures (2 à 4 mètres) et strates moyennes (strate de 4 à 8 mètres) sauf pour le relevé 14
(R14) ou la végétation est très dense dans la strate 8 à 16 mètres. Au niveau du relevé 14, le
recouvrement va au-delà de 80 % dans la strate 8 à 16 mètres, mais dépasse à peine 5 % dans la
strate 16 à 32 mètres de hauteur. Les relevés 11 (R11), 12 (R12), 13 (R13), 15 (R15) et 16 (R16)
ont des taux de recouvrement dépassant les 10 % dans la strate 16 à 32 mètres de hauteur. Le taux
de recouvrement diminue progressivement dans les strates inférieures et moyennes pour les relevés
R14, R15 et R16.

-78-
[32 ; → [ [32 ; → [
[32 ; → [ R4 R5

végétation (m)
R3

Hauteur de la
[16 ; 32[ [16 ; 32[ [16 ; 32[

Hauteur de la
végétation (m)
végétation (m)
Hauteur de la

[8 ; 16[ [8 ; 16[ [8 ; 16[


[4 ; 8[ [4 ; 8[ [4 ; 8[
[2 ; 4[ [2 ; 4[ [2 ; 4[
]← ; 2[ ]← ; 2[ ]← ; 2[
0 20 40 60 80 100 0 20 40 60 80 100 0 20 40 60 80 100
Nombre de points de contact (m) Nombre de points de contact (m) Nombre de points de contact (m)

[32 ; → [ [32 ; → [
végétation (m)

R8 R9
Hauteur de la

[32 ; → [ R6 [16 ; 32[ [16 ; 32[

végétation (m)
[16 ; 32[

Hauteur de la

végétation (m)
Hauteur de la
[8 ; 16[ [8 ; 16[ [8 ; 16[
[4 ; 8[ [4 ; 8[ [4 ; 8[
[2 ; 4[ [2 ; 4[ [2 ; 4[
]← ; 2[ ]← ; 2[ ]← ; 2[
0 20 40 60 80 100 0 20 40 60 80 100 0 20 40 60 80 100
Nombre de points de contact (m) Nombre de points de contact (m) Nombre de points de contact (m)

R11 [32 ; → [ R12 [32 ; → [ R13


végétation (m)

[32 ; → [
Hauteur de la
végétation (m)
Hauteur de la

végétation (m)
Hauteur de la
[16 ; 32[ [16 ; 32[ [16 ; 32[
[8 ; 16[ [8 ; 16[ [8 ; 16[
[4 ; 8[ [4 ; 8[ [4 ; 8[
[2 ; 4[ [2 ; 4[ [2 ; 4[
]← ; 2[ ]← ; 2[
]← ; 2[
0 20 40 60 80 100 0 20 40 60 80 100
0 20 40 60 80 100
Nombre de points de contact (m) Nombre de points de contact (m) Nombre de points de contact (m)

[32 ; → [ R14 [32 ; → [


R15 [32 ; → [ R16
végétation (m)
Hauteur de la

végétation (m)
Hauteur de la

végétation (m)
[16 ; 32[ [16 ; 32[ Hauteur de la [16 ; 32[
[8 ; 16[ [8 ; 16[ [8 ; 16[
[4 ; 8[ [4 ; 8[ [4 ; 8[
[2 ; 4[ [2 ; 4[ [2 ; 4[
]← ; 2[ ]← ; 2[ ]← ; 2[

0 20 40 60 80 100 0 20 40 60 80 100 0 20 40 60 80 100


Nombre de points de contact (m) Nombre de points de contact (m) Nombre de points de contact (m)

Figure 24 : Histogrammes du recouvrement de la végétation de la formation forestière dégradée


dans la zone périphérique

6.2.6. Structure horizontale des relevés de la formation forestière dense dans la zone
périphérique du PNB
On observe qu’en associant les arbustes qui dominent, ces taxons se retrouvent distribués tout le
long des relevés (Figure 25). Les mésophanérophytes ne présentent pas une distribution
horizontale homogène tandis que l’association de l’espèce Angylocalyx oligophyllus, de Cola
heterophylla et de Baphia nitida domine fortement l’ensemble des parcelles des formations
forestières denses. Les espèces de Strombosia pustulata observées sont tous au stade juvénile
distribuées le long du relevé jusqu’à 130 mètres de long. Le sous-bois est dense et aisément
pratiquable grâce au peu de lianes présentes au niveau de ces deux relevés. Le groupe d’espèces
de Baphia nitida et de Cola heterophylla domine dès les 80 mètres de long du relevé jusqu’à 150
mètres de longueur (R7) et dès les 5 mètres de long du relevé jusqu’à 200 mètres de long avec
interruption entre 140 mètres et 190 mètres de long du Relevé R7 (Figure 23). Concernant le relevé

-79-
10 (R10), il est dominé tout le long par Chrysophyllum subnudum avec un saut entre 90 et 100
mètres de longueur. L’espèce Funtumia africana a une distribution homogène le long du relevé.
La distribution des espèces sur le relevé 17 (R17) montre que l’espèce Elaeis guineensis domine
le long du relevé tandis que Baphia nitida est enregistrée en forte proportion à partir du 55 ème
mètres de long (Figure 25). Quant à l’espèce Drypetes chevalieri, elle est présente sur l’ensemble
du relevé 18 après suit Microdesmis keayana (R18).

Chrysophyllum subnudum Turraeanthus africanus Cola heterophylla Microdesmis keayana Autres


Angylocalyx oligophyllus Autres Baphia nitida

végétation (m)
Hauterur de la
R2
végétation (m)

Daniellia thurifera
Hauteur de la

30
30 R1 Strombosia pustulata 20
20 10
10 0
0 0 20 40 60 80 100 120 140 160 180 200
0 20 40 60 80 100 120 140 160 180 200
Longueur du transect (m) Longueur du transect (m)

Cola heterophylla Albizia adianthifolia Microdesmis keayana Baphia nitida Autres


30
végétation (m)
Hauteur de la

20
10
R7
0
0 20 40 60 80 100 120 140 160 180 200
Longueur du transect (m)

Autres Funtumia africana Baissea welwitschii Chrysophyllum subnudum Tabernaemontana


végétation (m)

30
Hauteur de la

20 crassa R10
10
0
0 20 40 60 80 100 120 140 160 180 200
Longueur du transect (m)

30
la végétation
Hauteur de

Acacia mangium Anthonotha macrophylla Elaeis guineensis Baphia nitida Autres


20 R17
(m)

10
0
0 20 40 60 80 100 120 140 160 180 200
Longueur du transect (m)

Autres Drypetes chevalieri Turraeanthus africanus Microdesmis keayana Petersianthus macrocarpus


30 R18
végétation (m)
Hauteur de la

20
10
0
0 20 40 60 80 100 120 140 160 180 200
Longueur du transect (m)

Autres Millettia zechiana Baphia nitida Adenia cissampeloides Acacia mangium


végétation (m)
Hauteur de la

30
20
10
R19
0
0 20 40 60 80 100 120 140 160 180 200
Longueur du transect (m)

Autres Isolona campanulata Funtumia africana Cola heterophylla Acacia mangium


végétation (m)

R20
Hauteur de la

30
20
10
0
0 20 40 60 80 100 120 140 160 180 200
Longueur du transect (m)

Figure 25 : Distribution horizontale des espèces caractéristiques dans la formation forestière


dense du PNB
-80-
6.2.7. Structure verticale de la végétation dans la formation forestière dense de la zone
périphérique
Au niveau des relevés la majeure partie de la végétation observée est regroupée dans les quatre
premières strates jusqu’à 16 mètres de hauteur avec plus de 50 % de recouvrement (Figure 26).
Entre 8 et 16 mètres, le recouvrement est de 70 % pour l’ensemble et moins de 15 % pour la strate
de 16 à 32 mètres où prend place la canopée de cette forêt au niveau des relevés R1 et R2. La strate
supérieure au-delà de 32 mètres constituée habituellement par le houppier des émergents
mégaphanérophytes est dans ce cas totalement inoccupée. Au niveau des relevés R7 et R10, les
quatre premières strates jusqu’à 16 mètres de hauteur sont fortement occupées par la végétation
avec un recouvrement au-delà des 75 % sur l’ensemble des deux relevés (Figure 26). Une absence
de recouvrement est observée dans les strates émergentes (16 à 32 mètres et supérieure à 32 mètres)
pour le relevé 10 (R10). Cependant, on observe sur le relevé 7 (R7) une végétation dans la strate
de hauteur comprise entre 16 et 32 mètres. Au même titre que les autres relevés, le sous-bois est
dense avec un recouvrement maximal des strates jusqu’à 16 mètres de hauteur au niveau du relevé
R18 (Figure 26). La strate entre 16 et 32 mètres est particulièrement occupée avoisinant les 80 %
et forme une canopée homogène et basse (R18). Les strates jusqu’à 8 mètres de hauteur sont
partagées par les arbustes des espèces de Acacia manguim et de Baphia nitida (R17). La majeure
partie de la végétation observée est regroupée jusqu’à 8 mètres de hauteur avec plus de 80 % de
recouvrement (R17). Entre 16 et 32 mètres, le recouvrement chute à 7 % et aucune végétation ou
presque n’est observée au-delà pour l’ensemble des relevés, cependant elle reste très dense au
niveau de la strate 16 à 32 mètres (R18). Sur les relevés R18, R19 et R20 la base de l’histogramme,
large, est synonyme d’un fort recouvrement des strates inférieures. Ce recouvrement des strates
diminue au fur et à mesure que la hauteur augmente puis une augmentation s’observe, pour
atteindre plus de 75 % à la classe 16 à 32 mètres. Au-delà de 32 mètres, on note une absence de
végétation sur les deux relevés (Figure 26).

-81-
[32 ; → [ R1
Hauteurs de la R2
végétation (m)
[32 ; → [

végétation (m)
Hauteur de la
[16 ; 32[ [16 ; 32[
[8 ; 16[ [8 ; 16[
[4 ; 8[ [4 ; 8[
[2 ; 4[ [2 ; 4[
]← ; 2[ ]← ; 2[

0 20 40 60 80 100 0 20 40 60 80 100
Nombre de points de contact (m) Nombre de points de contact (m)

[32 ; → [
végétation (m)

R7 [32 ; → [ R10
Hauteur de la

[16 ; 32[ [16 ; 32[

végétation (m)
Hauteur de la
[8 ; 16[ [8 ; 16[
[4 ; 8[ [4 ; 8[
[2 ; 4[ [2 ; 4[
]← ; 2[ ]← ; 2[
0 20 40 60 80 100 0 20 40 60 80 100
Nombre de points de contact (m) Nombre de points de contact (m)

[32 ; → [ R17 [32 ; → [


R18
végétation (m)

végétation (m)
Hauteur de la

Hauteur de la
[16 ; 32[ [16 ; 32[
[8 ; 16[ [8 ; 16[
[4 ; 8[ [4 ; 8[
[2 ; 4[ [2 ; 4[
]← ; 2[ ]← ; 2[
0 20 40 60 80 100 0 20 40 60 80 100
Nombre de points de contact (m) Nombre de points de contact (m)

[32 ; → [
[32 ; → [ R19 R20
végétation (m)
végétation (m)

Hauteur de la
Hauteur de la

[16 ; 32[ [16 ; 32[


[8 ; 16[ [8 ; 16[
[4 ; 8[ [4 ; 8[
[2 ; 4[ [2 ; 4[
]← ; 2[ ]← ; 2[
0 20 40 60 80 100 0 20 40 60 80 100
Nombre des points de contact (m) Nombre des points de contact (m)

Figure 26 : Histogrammes du recouvrement de la végétation des relevés dans la formation


forestière dense de la zone périphérique du PNB

6.3. Comparaison du degré de perturbation de la formation forestière dégradée dans la zone


périphérique du Parc National du Banco
Toutes les parcelles qui ont fait l’objet de la présente étude ont subi une perturbation par l’homme,
mais leur degré de perturbation n’est pas le même. Pour voir si au niveau structural cette distinction
est observée, une Analyse en Composante Principale (ACP) a été effectuée à travers les données
structurales.
Les deux premiers axes de l’ACP expliquent 71,95 % de la variabilité totale (Figure 27). L’axe 1
explique 50,22 % de cette variabilité, les variables qui ont contribué à la formation de cet axe sont
la strate comprise entre 2 à 4 mètres, celle comprise entre 4 à 8 mètres, la strate comprise entre 8
et 16 mètres et celle allant de 16 à 32 mètres. La strate comprise entre 8 et 16 mètres présente la
plus forte corrélation avec cet axe. Pour le second axe, c’est la strate inférieure à 2 mètres. Cette
variable contribue à 21,73 % à la formation de cet axe.

-82-
La classification ascendante hiérarchique à partir de la matrice de corrélation des différentes strates
(Tableau XIV) sur l’axe 1 et 2 a permis de regrouper les relevés en deux groupes (Figure 28).
Le groupe 1 est composé des relevés R4, R12, R13 et R14. Les relevés de ce groupe sont issus des
parcelles dont la végétation est de taille moyenne. Le sous-bois du relevé formant le groupe 1, est
riche en individus dans la strate inférieure à 2 mètres avec un recouvrement qui atteint plus de 80
% (R14) comme l’illustre la figure 29. La végétation reste dense avec des recouvrements
supérieurs à 70 % pour les strates 2 mètres ≤ hauteur < 4 mètres ; 4 mètres ≤ hauteur < 8 mètres ;
8 mètres ≤ hauteur < 16 mètres. Dans ce groupe, on note l’absence d’individus dans la strate
supérieure à 32 mètres de haut.
Le groupe 2 est composé des relevés R7 et R16 (Figure 30). Les relevés du groupe 2 sont
caractérisés par la dominance de la végétation avec un recouvrement de plus de 50 % de la strate
inférieure 2 mètres (R7) et dans la strate comprise entre 2 et 4 mètres de haut (R16). On note une
absence d’individus dans la strate supérieure à 32 mètres tout comme le groupe 1 (Figure 27).
Dans ce groupe, les strates moyennes 2 mètres ≤ hauteur < 4 mètres ; 4 mètres ≤ hauteur < 8 mètres
sont bien représentées tout comme dans le groupe 1 à l’exception des strates 8 mètres ≤ hauteur <
16 mètres ; 16 mètres ≤ hauteur < 32 mètres qui ont des recouvrements faibles (en dessous de 75
%).

Variables (axes F1 et F2 : 71,95 %)


1
[8m ; 16m[
]← ; 2m[
0,5
-- axe F2 (21,73 %) -->

[2m ; 4m[

0 [16m ; 32m[

[4m ; 8m[
-0,5

-1
-1 -0,5 0 0,5 1
-- axe F1 (50,22 %) -->

Figure 27 : Graphiques de corrélation entre les classes de hauteurs de la formation forestière


dégradée de la zone périphérique et les axes 1 et 2 de l’ACP
-83-
Tableau XIV : Matrice de corrélation des différentes strates sur l’axe 1 et 2

]← ; 2[ [2 ; 4[ [4 ; 8[ [8 ; 16[ [16 ; 32[


]← ; 2[ 1
[2 ; 4[ -0,402 1
[4 ; 8[ -0,848 0,731 1
[8 ; 16[ -0,051 0,527 0,261 1
[16 ; 32[ -0,169 0,149 -0,016 0,052 1

En gras, valeurs significatives (hors diagonale) au seuil alpha=0,050 (test bilatéral)

Similarity
-0,32

-0,16

0,00

0,16

0,32

0,48

0,64

0,80

0,96
R12

R13

R14 Groupe 1

R4

R7

Groupe 2
R16

R9

Figure 28 : Classification hiérarchique des relevés de la formation forestière dégradée dans la zone
périphérique du PNB

-84-
[32 ; → [
Hauteur de la
végétation (m)
[32 ; → [ R4 [16 ; 32[
R12

végétation (m)
Hauteur de la
[16 ; 32[
[8 ; 16[
[8 ; 16[
[4 ; 8[
[4 ; 8[
[2 ; 4[ [2 ; 4[
]← ; 2[ ]← ; 2[

0 20 40 60 80 100 0 20 40 60 80 100
Nombre de points de contact (m) Nombre de points de contact (m)

[32 ; → [

végétation (m)
[32 ; → [
R13 R14
végétation (m)

Hauteur de la
Hauteur de la

[16 ; 32[
[16 ; 32[
[8 ; 16[
[8 ; 16[
[4 ; 8[
[4 ; 8[
[2 ; 4[
[2 ; 4[
]← ; 2[ ]← ; 2[

0 20 40 60 80 100 0 20 40 60 80 100
Nombre de points de contact (m) Nombre de points de contact (m)

Figure 29 : Histogrammes de recouvrement du groupe structural (Groupe 1)

[32 ; → [ [32 ; → [
R7 R16
végétation (m)
Hauteur de la

végétation (m)
Hauteur de la

[16 ; 32[ [16 ; 32[


[8 ; 16[ [8 ; 16[
[4 ; 8[ [4 ; 8[
[2 ; 4[ [2 ; 4[
]← ; 2[ ]← ; 2[
0 20 40 60 80 100 0 20 40 60 80 100
Nombre de points de contact (m) Nombre de points de contact (m)

Figure 30 : Histogrammes de recouvrement du groupe structural (Groupe 2)

6.4. Discussion
L’étude de la richesse floristique de la zone périphérique du Parc National du Banco (PNB) montre
qu’elle est riche de 449 espèces appartenant à 286 genres et rangés dans 88 familles. Cette richesse
floristique est plus importante que celle observée par N’Guessan (2013) dans cette zone
périphérique avec 257 espèces, soit une marge de 192 espèces. L’écart observé dans le nombre
d’espèces pourrait s’expliquer par l’effort d’échantillonnage. En effet, avec la même méthode de
relevé de surface, cet auteur a travaillé sur des parcelles de 100 m² contre 625 m² pour la présente
étude. À cela, s’ajoute la combinaison des différentes méthodes au cours de cette étude, car selon
Vroh Bi et al. (2010), l’association de plusieurs méthodes d’inventaire permet d’obtenir des listes
floristiques plus riches.
Les familles dominantes dans l’ensemble de l’échantillonnage dans les deux formations végétales
sont les Fabaceae, les Rubiaceae et les Apocynaceae. Ces mêmes observations ont été faites par
Bakayoko (2005) dans les fragments forestiers de la forêt classée de Bossématié. La plupart des

-85-
travaux réalisés dans les forêts tropicales montrent que les Fabaceae dominent toujours les
Rubiaceae (Tuo et al., 2017).
Concernant les proportions des types morphologiques, elles montrent une dominance du nombre
d’arbustes et de lianes. Cette dominance d’espèces arbustives et lianescentes pourrait s’expliquer
par le fait que ce milieu aurait subi une dégradation importante. De façon spécifique, dans la
formation forestière, les spectres morphologiques sont caractérisés par une importante proportion
d’arbustes et de lianes. La forte proportion des ligneux et des lianes témoigne de la bonne
reconstitution des peuplements et cela pourrait s’expliquer par la forte quantité de litière qui
enrichit le sol et l’absence de pressions anthropiques (Gueulou et al., 2018). De même, ces fortes
proportions d’espèces lianescentes enregistrées pourraient s’expliquer par le fait qu’au niveau de
certaines parties de la zone périphérique, les populations riveraines sont en contact direct avec la
végétation du parc par manque de clôture. Leurs activités anthropiques exercées sur cette
formation forestière dégradée pourraient entraîner la prolifération des lianes. En effet, les
populations riveraines à forte densité à proximité du parc ou il y a l’inexistence de clôture pénètrent
le parc à la recherche de certaines espèces végétales medécinales ou alimentaires (Kindo et al.,
2019). En effet, le couvert forestier est toujours plus dégradé là où les densités de la population
sont plus élevées (Brou et al., 2005 ; Konan, 2008 ; Atchada et al., 2018). Plusieurs travaux ont
montré que les perturbations humaines étaient la cause première de la dégradation de la végétation
dans les forêts (Bakayoko et al., 2011). C’est sans doute ce qui justifierait la présence de
nombreuses lianes. Quant à la formation forestière dense, elle enregistre le faible nombre d’espèces
lianescentes. Cette faible richesse en espèces lianescentes pourrait être le fait de l’autoroute du
nord, de la voie ferrée et de la voie express reliant la commune de Yopougon à celle d’Abobo qui
font office de barrage aux populations riveraines qui infiltrent clandestinement le parc.
L’étude des types biologiques montre que la flore de la zone périphérique est dominée par les
microphanérophytes dans les formations forestières ou non forestières. La dominance de ce type
biologique pourrait s’expliquer par la présence significative des chablis. Ces nombreux chablis ont
créé des ouvertures dans la canopée, provoquant une forte régénération dans les trouées, d’où
l’abondance des arbustes. La dominance des microphanérophytes pourrait également s’expliquer
par la forte reconstitution de la formation forestière dégradée.
De façon générale, la flore de la zone périphérique du Parc National du Banco (PNB) est dominée
par des taxons des régions Guinéo-Congolaises et Guinéo-Congolaises et Soudano-Zambiennes.
Cette richesse en nombres d’espèces au niveau de ces taxons pourrait s’expliquer par la situation
géographique du PNB. En fait, le Parc National du Banco serait proche des zones Guinéennes,

-86-
Soudaniennes et Zambiennes. Ousmane et al. (2020b) ont fait ce même constat dans le Parc
National du Mont Péko sur la dominance des espèces des taxons des régions Guinéo-Congolaises.
La richesse en espèces rares et / ou menacées dans la flore de la zone périphérique pourrait
s’expliquer par sa relative bonne conservation, surtout sa formation forestière. Le nombre
d’espèces rares et / ou menacées d’extinction de cette zone périphérique est encore sensiblement
égal à celui de la forêt classée de Monogaga, avec 22 espèces (Adou, 2005).
L’étude de la diversité floristique montre que la valeur moyenne de l’indice de Shannon-Weaver
et de l’équitabilité dans l’ensemble des différentes formations entrent dans la classification
proposée par Felfili et al. (2004). Selon ceux-ci, si l’indice de l’équitabilité est supérieure ou égale
à 0,8, alors celle-ci est élevée et par conséquent on a une absence de dominance dans la
communauté végétale. Ces valeurs de l’indice de l’équitabilité qui entrent dans la clasification de
Felfili et al. (2004) pourraient s’expliquer par l’absence de l’espèce Heisteria parvifolia comme
espèce caractéristique à dominance du Parc National du Banco (Aké-Assi et al., 1974 ; Missa et
al., 2018). Les valeurs de l’indice de Shannon-Weaver des deux formations sont comprises entre
2,5 et 4. Cet intervalle montre une diversité moyenne selon la classification proposée par Felfili et
al. (2004) qui prouve qu’il y a un nombre important d’espèces ayant des fréquences presque
similaires (Felfili et al., 2004). En effet, l’espèce Turraeanthus africanus a été répertoriée en
quelques individus dans l’ensemble des relevés tandis que pour l’espèce Heisteria parvifolia, on
note une absence de cette espèce. L’absence de l’espèce Heisteria parvifolia caractéristique du
Parc National du Banco pourrait s’expliquer par les perturbations des parcelles étudiées dans la
zone périphérique (Aké-Assi et al., 1974 ; Missa et al., 2018). Zapfack et al. (2002) ont montré
que l’indice de diversité de Shannon - Weaver a des valeurs élevées pour les formations végétales
fortement perturbées.
L’analyse des valeurs d’importance des espèces dans l’ensemble de la zone périphérique indique
une prépondérance de certaines espèces. Adou Yao et al. (2005) ont fait des observations similaires
dans le Parc National de Taï. Dans cette étude, ces espèces sont Chrysophyllum subnudum (IVI =
116,8 %), Allanblackia floribunda (IVI = 34,08 %), etc. Ces espèces plus représentées dans les
parcelles des relevés de surface dominent par la forte proportion de leurs individus au niveau des
différentes formations.
L’analyse des valeurs d’importance des familles (VIF) de façon générale dans la zone périphérique
indique que contrairement aux Fabaceae et Apocynaceae, les Rubiaceae ne figurent pas parmi les
familles qui ont un VIF élevé. L’absence de ces familles pourrait s’expliquer par la richesse en
espèces de petites tailles qui échappent dans la majorité à l’inventaire des relevés de surface qui

-87-
ne prennent en compte que les espèces ayant un diamètre supérieur ou égal à 10 centimètres
(Bakayoko et al., 2001).
Lorsqu’on combine la liste floristique de N’Guessan (2013) à celle de cette étude, on a un total de
563 espèces. La compilation des données des différentes parcelles révèle que 150 espèces sont
communes aux espèces inventoriées par cet auteur. Le nombre important d’espèces communes
pourrait s’expliquer par le fait que ces espèces sont considérées comme les plus abondantes et les
plus diversifiées de la flore de la zone périphérique du parc. Parmi les 563 espèces, 98 sont absentes
sur la liste de cette étude. L’absence de ces espèces sur la liste actuelle pourrait s’expliquer soit
par des questions de synonyme dû aux nouvelles nomenclatures soit par leur rareté dans la flore
de cet écosystème forestier. En effet, la zone périphérique du parc est soumise à des actions
anthropiques, ces activités auraient certainement causé la raréfaction de certaines de ces espèces
avec une probabilité de rencontre très faible. Cette compilation des données floristiques a
également montré que 303 espèces sont absentes sur la liste de cet auteur. L’apparition de ces
nouvelles espèces lors de cet inventaire pourrait s’expliquer par l’effort d’échantillonnage, soit par
le fait que ces espèces ont échappé à cet auteur au cours de ses travaux.
L’étude des affinités écologiques des espèces montre que la flore de la zone périphérique est
dominée par les espèces sciaphiles ou espèces d’ombre (39,54 %). Cela confirme davantage sa
conservation assez bonne. Cependant, la proportion de 37,25 % des espèces pionnières indiquent,
tout de même, un état de perturbation de cette zone périphérique. Cette perturbation serait
principalement liée aux trouées causées par les chablis des arbres abattus. Les espèces sciaphiles
qui ont juste un besoin faible en lumière, sont donc susceptibles d’être sévèrement affectées dans
ces milieux découverts. Ce sont plutôt les espèces pionnières (espèces de lumière) qui y trouvent
des conditions favorables à leur développement (Alexandre, 1982). Bawa et Seidler (1998) ont
montré que les larges trouées engendrées par les chutes d’arbres en cascade dans la canopée et
l’espace libéré à la surface du sol, provoquent la disparition de certaines espèces tolérantes à
l’ombre au profit des espèces pionnières sur une trentaine d’année. L’évaluation du degré de
perturbation de la zone périphérique a indiqué qu’elle est moyennement perturbée, 97,71 %
d’indice pionnier, témoignant ainsi la présence des espèces pionnières dans cette zone
périphérique.
La classification hiérarchique ascendante montre deux groupes floristiques avec l’isolement du
relevé 9 (R9). l’isolement du relevé R9 s’explique par l’abondance des microphanérophytes telle
que Baphia nitida. Cette abondance pourrait être due à des ouvertures dans la canopée d’une part,
d’autre part à une régénération naturelle du milieu après une forte anthropisation.

-88-
Au cours de cette étude, 304 tiges par hectare ont été inventoriées dans la formation forestière
dégradée, ce qui donne une surface terrière de l’ensemble de 10,12 m² par hectare. Concernant la
formation forestière dense, 432 tiges par hectare ont été recensées qui correspond à une valeur de
17,33 m² par hectare au titre de la surface terrière. Ces nombres de tiges obtenues dans la zone
périphérique restent inférieures à celui récensé par Kouadio et al. (2016) dans la forêt de
l’Anguédédou. Ce faible nombre de tiges inventoriées pourrait s’expliquer par la forte
anthropisation de la zone périphérique dont la conséquence est le faible potentiel de régénération
des espèces. Dans l’ensemble, la somme des surfaces terrières de toutes ces tiges de la zone
périphérique est de 18,79 m² par hectare qui reste inférieure à la valeur trouvée par N’Guessan
(2013) qui est 30,7 m² par hectare dans la même zone d’étude. Cette faible valeur de la surface
terrière pourrait s’expliquer par une forte dégradation du couvert végétal de la zone périphérique
du parc due aux pressions anthropiques d’une part (Kombate et al., 2020b). D’autre part, cette
faible valeur pourrait aussi s’expliquer par la rareté d’arbres à gros diamètres dans la zone
périphérique du parc. Selon Mosango et Lejoly (1990), une surface terrière comprise entre 25 et
50 m² par hectare caractérise les forêts matures (formation forestière dense). Au regard des
résultats obtenus, il convient d’affirmer que les peuplements explorés ne sont pas matures. Pour
ces mêmes auteurs, une valeur de surface terrière comprise en 12 et 25 m² par hectare caractérise
les forêts claires (formation forestière dégradée). Ces valeurs obtenues de surface terrière
pourraient s’expliquer par le fait que les formations végétales étudées sont dans l’ensemble au
stade de reconstitution végétale.
La présente étude montre que, la distribution des ligneux dans les différentes classes de diamètres
donne une allure d’une structure en « J-renversé » ou exponentielle décroissante. Une telle
distribution diamétrique traduirait un état d’équilibre dans un milieu, ce qui implique une bonne
régénération naturelle après une anthropisation (Omatoko et al., 2015 ; Adingra et Kassi, 2016).
Le manque de données sur les relevés linéaires effectués dans le Parc National du Banco, limite
les possibilités de comparaison de cette étude. Cependant, les résultats de la présente étude seront
comparés à ceux de plusieurs autres auteurs. L’étude structurale montre une dominance des
microphanérophytes (Baphia nitida, etc.) et de lianes (Griffonia simplicifolia) qui s’observent dans
les profils structuraux au niveau de la formation forestière dégradée. Par contre, on note la
dominance des mésophanérophytes (Funtumia africana, Chrysophyllum subnudum) et de
mégaphanérophyte (Piptadeniastrum africanum), dans la formation forestière. Ces résultats
concordent avec ceux de Bakayoko (1999) qui a montré l’état de dégradation moins avancé des
profils structuraux par la domination à l’intérieur de ceux-ci des mégaphanérophytes et des
mésophanérophytes. Ceci peut donc expliquer la faible dégradation structurale de la formation
-89-
forestière. Dans les profils structuraux, la présence de nombreuses trouées se fait remarquée. Ces
résultats sont en accord avec ceux de Kouamé (1998) en forêt dense humide semi-décidue. Celui-
ci a montré que ces nombreuses ouvertures observées expliquent l’action anthropique des
riverains. Le pourcentage de recouvrement des basses strates est observé dans l’ensemble de la
formation forestière dense et forestière dégradée. Ces mêmes observations ont été faites par Bamba
(2004) et par Bakayoko (2005) dans les grands fragments. Selon ces auteurs, ces forts pourcentages
observés dans les basses strates sont des signes de dégradation des fragments. Ces pourcentages
de recouvrement des basses strates pourraient s’expliquer par l’abondance des espèces du sous-
bois dans la zone périphérique du Parc National du Banco. Comme Bamba (2004), on note
l’absence d’individus des espèces dans les strates de hauteur « supérieures à 32 mètres » sur
l’ensemble des relevés des différentes formations végétales. L’absence d’individus dans la strate
supérieure à 32 mètres de haut s’expliquerait par un retard de croissance dû aux actions
anthropiques sur certaines espèces émergentes comme Lophira alata et de Piptadeniastrum
africanum.

6.5. Conclusion partielle


Cette étude a permis de recenser 449 espèces appartenant à 286 genres et rangés dans 88 familles.
Les familles des Fabaceae, des Rubiaceae et des Apocynaceae sont les plus importantes
numériquement. L’analyse de la structure de la végétation a montré que la densité des espèces est
affectée dans la formation forestière dégradée. L’évaluation de la composition floristique et de la
structure dans les différentes formations étudiées a permis de montrer que les variabilités
observées sont liées à la pression anthropique sur les communautés végétales. Ces résultats
confirment, une fois encore, l’existence des formations végétales anthropisées et des formations
végétales non anthropisées dans la zone périphérique du Parc National du Banco. De tous ces
résultats, il faut retenir que la végétation de la zone périphérique est très dominée par les individus
de la classe de régénération, synonyme d’une forêt en pleine reconstitution.

-90-
CHAPITRE 7 : DESCRIPTION FLORISTIQUE ET STRUCTURALE DE LA
VÉGÉTATION DANS LA ZONE CENTRALE DU PARC NATIONAL
DU BANCO

7.1. Étude floristique de la zone centrale du Parc National du Banco


7.1.1. Richesse spécifique
Au cours de la présente étude, 345 espèces végétales ont été inventoriées dans la zone centrale du
parc (Annexe 3). Ces espèces se répartissent entre 211 genres et 73 familles. Au niveau des
familles, celles qui sont les plus dominantes avec au moins 10 espèces sont les Fabaceae (35
espèces), les Rubiaceae (32 espèces), les Apocynaceae (20 espèces), les Annonaceae (13 espèces),
les Sapindaceae (13 espèces), les Malvaceae (12 espèces), les Celastraceae (11 espèces) et les
Meliaceae (10 espèces). Les familles des Fabaceae, des Rubiaceae et des Apocynaceae
représentent à elles seules 87 espèces soit 25,21 % de l’ensemble des espèces. L’histogramme de
la figure 31 présente les familles dominantes avec au moins dix espèces.

Fabaceae 35

Rubiaceae 32

Apocynaceae 20

13
Familles

Annonaceae

Sapindaceae 13

Malvaceae 12

Celastraceae 11

Meliaceae 10

0 5 10 15 20 25 30 35 40
Nombre d'espèces

Figure 31 : Histogrammes des familles dominantes avec au moins dix espèces

7.1.2. Composition floristique


[Link]. Types biologiques et morphologiques
Les types biologiques sont dominés majoritairement par les microphanérophytes avec un taux de
31,79 % (Figure 32). Les espèces microphanérophytes les plus abondantes au vu de leur fréquence
sont Cola caricifolia, Coula edulis, Isolona campanulata et Microdesmis keayana. Ensuite vient

-91-
les mésophanérophytes et les nanophanérophytes avec respectivement 14,2 % et 12,71 % dans les
différentes proportions des types biologiques.

Ch; 0,86 Ep; 0,57 Gr; 0,28


G; 1,15 H (Ep); 0,28
H; 2,02

MP; 6,93

mp; 31,79

np; 12,71

mP; 14,2

Figure 32 : Spectre des proportions des types biologiques rencontrés dans la zone centrale du parc

Les investigations des types morphologiques réalisées indiquent que dans la zone centrale, la
proportion des arbres est majoritaire à 44,21 %. Les arbustes, les lianes et herbacées suivent
respectivement avec 30,05 %, 20,86 % et 4,62 % dans les différentes proportions (Figure 33).

herbacée; 4,62 %

liane; 20,86 %
arbre; 44,21 %

arbuste; 30,05 %

Figure 33 : Spectre des proportions des types morphologiques rencontrés dans la zone centrale
du Parc National du Banco

[Link]. Répartition des espèces inventoriées suivant les affinités chorologiques


Les espèces de la zone Guinéo-Congolaise représentent le type chorologique le plus répandu de
toutes les espèces inventoriées avec un taux de 69,56 % du total. Les espèces endémiques à la
région Ouest Africaine viennent en deuxième position avec une proportion de 17,91 % suivie des
espèces communes aux zones Guinéo-Congolaise et Soudano-Zambézienne avec un taux de 8,38
%. Les faibles proportions sont observées au niveau des espèces endémiques à la Côte d’Ivoire
avec une proportion de 2,02 %, les espèces introduites sont représentées par une proportion de
-92-
0,57 % et les espèces Soudano-Zambéziennes avec un taux de 0,28 %. La figure 34 illustre cette
répartition phytogéographique.

i; 0,57 %
SZ; 0,28 %
Gci; 2,02 %

GC-SZ; 8,38 %

GCW; 17,91 %

GC; 69,56 %

Figure 34 : Spectre de répartition des affinités chorologiques dans la zone centrale du parc

7.1.3. Diversité floristique


[Link]. Diversité selon les indices de Shannon-Weaver et de Piélou
La diversité floristique de la zone centrale du parc s’estime au moyen des indices de Shannon-
Weaver (H’) et d’équitabilité de Piélou (E). Dans l’ensemble de la présente étude, la diversité est
moyenne avec une valeur de 3,265 tandis que l’équitabilité est élevée et possède une valeur de
0,837.

[Link]. Diversité à travers les indices de valeur d’importance


Pour apprécier la place d’une espèce par rapport à l’ensemble des autres espèces, l’Indice de
Valeur d’Importance (IVI) a été calculé dans l’ensemble des relevés (Tableau XV). Les espèces,
les plus écologiquement importantes sont dans l’ordre décroissant, les espèces Strombosia
pustulata, Turraeanthus africanus, Monodora myristica, Funtumia africana, Antiaris toxicaria,
Berlinia confusa, Buchholzia coriacea Engl. (Capparaceae), Coula edulis et Lophira alata.
S’agissant des Valeurs d’Importances des Familles (VIF), elles sont résumées dans le tableau XVI
par ordre décroissant. Ce sont les familles des Fabaceae, des Meliaceae, des Apocynaceae, des
Annonaceae et des Olacaceae qui sont les plus représentatives dans la zone centrale du parc.

-93-
Tableau XV : Valeurs d’importances des espèces de la zone centrale du parc

Espèces Dominance relative Densité relative Fréquence relative IVI


(%) (%) (%) (%)
Strombosia pustulata 28 4,7 10,15 42,85
Turraeanthus africanus 13,71 4,93 8,47 27,11
Monodora myristica 5,95 3,04 9,91 18,9
Funtumia africana 1,81 6,59 10,15 18,55
Antiaris toxicaria 9,73 2 5,81 17,54
Berlinia confusa 0,48 5,26 11,19 16,93
Buchholzia coriacea 1,35 3,78 10,33 15,46
Coula edulis 1,83 3,04 9,09 13,96
Lophira alata 2,35 3,59 6,81 12,75
Pycnanthus angolensis 1,83 1,98 5,57 9,38
Vitex grandifolia 5,79 1,29 2,06 9,14
Allanblackia floribunda 6,27 0,78 2,06 9,11
Myrianthus libericus 1,6 1,15 4,33 7,08
Autres (352) 19,3 57,87 4,07 81,24
Total (%) 100 100 100 300

IVI : Indice de Valeurs d’Importances ; % : pourcentage

Tableau XVI : Valeurs d’importances des familles de la zone centrale du parc

Familles Dominance relative Densité relative Diversité relative VIF


(%) (%) (%) (%)

Fabaceae 7,48 10,14 23,21 40,83


Meliaceae 22,72 2,89 8,86 34,47
Apocynaceae 10,23 5,79 17,25 33,27
Annonaceae 2,92 3,76 6,73 13,41
Olacaceae 5,05 1,44 4,84 11,33
Lecythidaceae 3,78 1,15 4,93 9,86
Moraceae 4,94 2,02 2,03 8,99
Ochnaceae 2,99 1,44 3,59 8,02
Myristicaceae 4,21 0,57 1,98 6,76
Capparaceae 1,64 0,86 3,78 6,28
Clusiaceae 3,73 1,73 0,78 6,24
Lamiaceae 1,17 1,73 1,84 4,74
Urticaceae 0,66 1,44 1,15 3,25
Autres (60) 28,48 65,04 19,03 112,55

Total (%) 100 100 100 300

VIF : Valeurs d’importances des familles ; % : pourcentage

-94-
7.2. Étude structurale de la zone centrale du Parc National du Banco
7.2.1. Structure verticale des relevés linéaires
Dans l’ensemble, la majorité des relevés linéaires de la zone centrale ont des profils de
recouvrement similaires. Les relevés ont été réalisés sur des lieux ou la structure de la forêt a le
même état de conservation. Les pourcentages de recouvrement des strates à partir des résultats des
10 relevés linéaires sont résumés dans le tableau XVII. Ce tableau montre que le pourcentage de
recouvrement des cinq premiers relevés est élevé par rapport aux autres relevés. Sur chaque
histogramme de ces relevés, la végétation est très hétérogène avec une canopée très dense dans les
strates moyennes (strate de 4 à 8 mètres, 8 à 16 mètres et de 16 à 32 mètres). Les espèces comme
Strombosia pustulata, Palisota hirsuta, Geophila obvallata, Angylocalyx oligophyllus, Cola
heterophylla, Hunteria umbellata ([Link].) Hallier f. (Apocynaceae) et Microdesmis keayana
sont les plus dominantes sur ces relevés. En observant la végétation, l’on remarque que celle-ci est
de manière générale à canopée fermée avec des espèces d’arbres pouvant atteindre les 40 mètres
de hauteur. Les espèces à haute taille sont la plupart Piptadeniastrum africanum. On trouve par
endroit des trouées de grandes tailles. Au niveau de ces mêmes relevés, on note la présence
d’individus dans la strate émergente (strate supérieure à 32 mètres). Toutefois, on note une absence
d’espèces dans la strate émergente au niveau des relevés R8 et R10. La figure 35 illustre la
représentation de la structure verticale de la zone centrale du parc.

Tableau XVII : Pourcentages de contacts par classe de hauteur au niveau des relevés linéaires

Strates (mètres)
Relevés ] ← ; 2[ [2 ; 4[ [4 ; 8[ [8 ; 16[ [16 ; 32[ [32 ; → [
R1 82 60 42 40 70 14
R2 64 68 67 78 57 9
R3 63 56 54 74 55 13
R4 74 50 32 72 61 11
R5 59 62 65 50 78 24
R6 66 58 74 73 77 7
R7 50 66 72 72 43 0
R8 54 71 63 79 53 5
R9 68 62 72 53 63 0
R10 48 73 63 45 62 8

-95-
R1 [32 ; → [ R2

végétation (m)
Hauteur de la
végétation (m)
Hauteur de la
[32 ; → [
[16 ; 32[ [16 ; 32[
[8 ; 16[ [8 ; 16[
[4 ; 8[ [4 ; 8[
[2 ; 4[ [2 ; 4[
]← ; 2[ ]← ; 2[
0 20 40 60 80 100 0 20 40 60 80 100
Nombre de points de contact (m) Nombre de points de contact (m)
[32 ; → [
R3

végétation (m)
Hauteur de la
végétation (m)

[32 ; → [ R4
Hauteur de la

[16 ; 32[
[16 ; 32[
[8 ; 16[
[8 ; 16[
[4 ; 8[
[4 ; 8[
[2 ; 4[
[2 ; 4[
]← ; 2[
]← ; 2[
0 20 40 60 80 100
0 20 40 60 80 100
Nombre de points de contact (m) Nombre de points de contact (m)

[32 ; → [ R5 [32 ; → [
R6
végétation (m)
Hauteur de la

[16 ; 32[

végétation (m)
Hauteur de la
[16 ; 32[
[8 ; 16[
[8 ; 16[
[4 ; 8[
[4 ; 8[
[2 ; 4[
[2 ; 4[
]← ; 2[ ]← ; 2[

0 20 40 60 80 100 0 20 40 60 80 100
Nombre de points de contact (m) Nombre de points de contact (m)
[32 ; → [
R7 [32 ; → [ R8
végétation (m)
Hauteur de la

végétation (m)
Hauteur de la

[16 ; 32[ [16 ; 32[


[8 ; 16[ [8 ; 16[
[4 ; 8[ [4 ; 8[
[2 ; 4[ [2 ; 4[
]← ; 2[ ]← ; 2[
0 20 40 60 80 100
0 20 40 60 80 100
Nombre de points de contact (m) Nombre de points de contact (m)

R9 [32 ; → [ R10
Hauteur de la végétation
Hauteurs dela végétation

[32 ; → [
[16 ; 32[ [16 ; 32[
[8 ; 16[ [8 ; 16[
(m)
(m)

[4 ; 8[ [4 ; 8[
[2 ; 4[ [2 ; 4[
]← ; 2[ ]← ; 2[
0 20 40 60 80 100 0 20 40 60 80 100
Nombre de points de contact (m) Nombre de points de contact (m)

Figure 35 : Histogrammes du recouvrement de la végétation des relevés de la zone centrale du


Parc National du Banco

7.2.2. Description horizontale de la structure dans la zone centrale


L’étude de la structure horizontale de la végétation montre qu’elle est régulièrement constituée de
microphanérophytes et de mégaphanérophytes telles que Cola heterophylla et de Piptadeniastrum
africanum avec un sous-bois pauvre. Tout le long des relevés, montre une hétérogénéité de la
végétation sur toutes les parcelles étudiées (Figure 36).

-96-
30 R1 30 R2
végétation (m)
Hauteur de la

végétation (m)
Hauteur de la
20 20
10 10
0 0
0 20 40 60 80 100 120 140 160 180 200 0 20 40 60 80 100 120 140 160 180 200
Longueur du transect (m) Longueur du transect (m)

30 R3 30 R4
végétation (m)
Hauteur de la

végétation (m)
Hauteur de la
20 20
10 10
0 0
0 20 40 60 80 100 120 140 160 180 200 0 20 40 60 80 100 120 140 160 180 200
Longueur du transect (m) Longueur du transect (m)

R5 30 R6
30

végétation (m)
Hauteur de la
végétation (m)
Hauteur de la

20 20
10 10
0 0
0 20 40 60 80 100 120 140 160 180 200 0 20 40 60 80 100 120 140 160 180 200
Longueur du transect (m) Longueur du transect (m)

30 R7 30 R8
végétation (m)
Hauteur de la

végétation (m)
Hauteur de la

20 20
10 10
0 0
0 20 40 60 80 100 120 140 160 180 200 0 20 40 60 80 100 120 140 160 180 200
Longueur du transect (m) Longueur du transect (m)

30 R9 30 R10
Hauteur de la
végétation (m)

végétation (m)
Hauteur de la

20 20
10 10
0 0
0 20 40 60 80 100 120 140 160 180 200 0 20 40 60 80 100 120 140 160 180 200
Longueur du transect (m) Longueur du transect (m)

Figure 36 : Profils horizontaux de la végétation des relevés dans la zone centrale du PNB

7.2.3. Structure diamétrique des peuplements ligneux


Comme on peut remarquer ici, l’histogramme de distribution de diamètre de ligneux présente une
allure générale en « J-renversé » avec une présence d’individus dans toutes les classes de diamètres
(Figure 37).
Dans la classe de 10 à 20 centimètres de diamètre, on enregistre la plus forte densité avec 3308
tiges par hectare. Dans les classes de diamètres compris entre 20 à 30 centimètres, 30 à 40
centimètres et 40 à 50 centimètres, le nombre de tiges diminue de 761 à 104 puis augmente à
nouveau dans l’intervalle de diamètre de 50 à 60 centimètres avec 256 tiges par hectare. De même,
le nombre de tiges diminue des classes 60 à 70 centimètres allant à celle de 80 à 90 centimètres de
10 à 4 tiges par hectare puis augmente dans la classe supérieure à 100 centimètres à 20 tiges par
hectare.
-97-
3500 3308

3000
Densité (ind / ha)

2500

2000

1500

1000 761
652
500 256
104 10 5 4 20
0
]10 ; 20[ [20 ; 30[ [30 ; 40[ [40 ; 50[ [50 ; 60[ [60 ; 70[ [70 ; 80[ [80 ; 90[ [100 ; → [

Classes de diamètres (cm)

Figure 37 : Répartition des espèces en classes de diamètres dans la zone centrale du PNB

7.2.4. Densité des tiges et aire basale


La densité totale des individus de diamètre supérieur ou égal à 10 centimètres, à 1,30 mètres du
sol, est de 496 tiges par hectare. Les individus d’espèces densement représentés dans la zone
centrale du parc sont Berlinia confusa, Turraeanthus africanus, Hunteria umbellata et Funtumia
africana. La surface terrière de la zone centrale du parc est de 36,22 m² par hectare. L’espèce
Berlinia confusa est la plus abondante et occupe 1,62 m² par hectare. Il vient en second lieu
l’espèce de Turraeanthus africanus avec 1,07 m² par hectare et celle de Funtumia africana avec
0,89 m² par hectare.

7.3. Discussion
L’étude de la richesse spécifique de la zone centrale du parc montre qu’elle est riche de 345 espèces
végétales appartenant à 211 genres et 73 familles. Cette richesse spécifique est moins importante
que celle observée par De Koning (1983) dans la même zone centrale du parc. En effet, au début
des années 1980, De Koning (1983) a répertorié 624 espèces de Phanérophytes dans la même forêt,
soit une marge de 259 espèces. Cet écart pourrait s’expliquer par les différentes méthodes
d’échantillonnage. De Koning a fait un inventaire exhaustif dans l’ensemble de la zone centrale
contre cette étude ou seulement des méthodes des relevés de surface, linéaire et itinérant ont été
utilisées dans certaines parties de formation forestière dense. Ces méthodes utilisées ont
certainement omis certaines espèces dans des habitats qui n’ont pas été pris en compte au cours de
cette étude.

-98-
Concernant les familles, ce sont les Fabaceae avec 35 espèces, les Rubiaceae avec 32 espèces et
les Apocynaceae avec 20 espèces qui sont les plus importantes dans la zone centrale du parc. Il
s’agit des familles les plus représentées dans la flore de la majorité des forêts tropicales humides
(Guillaumet et Adjanohoun, 1971), surtout des forêts denses de la Côte d’Ivoire (Aubréville,
1938). La dominance de ces familles pourrait s’expliquer par le fait que la flore de la zone centrale
du Parc National du Banco conserve, aujourd’hui encore, les caractéristiques des forêts tropicales
humides au vu des différentes parcelles inventoriées. Le nombre d’espèces au niveau des familles
des Fabaceae et des Rubiaceae pourrait s’expliquer par la dominance des microphanérophytes, car
les espèces de ces familles sont, pour la plupart, des arbustes (Menziès, 2000 ; Nusbaumer, 2003).
Ces familles dominent également dans le Parc National de Taï avec respectivement 185, 115 et 83
espèces (Menziès, 2000). En effet, la majorité des forêts ivoiriennes est dominée par le même
cortège de familles (Kouamé et al., 1998 ; Goné Bi et al., 2013). Selon Vroh Bi (2013),
l’abondance des microphanérophytes entrainerait une baisse du nombre d’espèces de chaméphytes
et de thérophytes. De même, l’abondance des Rubiaceae s’expliquerait par le fait que le Parc
National du Banco se situe dans la région forestière Guinéo-Congolaise qui est le domaine de
prédilection des Rubiaceae (Aké-Assi, 2002).
L’évaluation de l’endémisme des espèces de la flore de la zone centrale du parc montre qu’elle est
riche en espèces endémiques. Ces espèces se répartissent entre 17,91 % des espèces endémiques à
l’Afrique de l’Ouest et 2,02 % des espèces endémiques ivoiriennes. La richesse de la zone centrale
du parc en espèces endémiques s’explique par la grande superficie de son biotope forêt dense. La
zone centrale du parc bénéficie de la surveillance particulière des agents forestiers de l’OIPR
contre toutes formes d’activités telles que l’implantation des parcelles agricoles et les prélèvements
illégaux des ressources naturelles. La proportion élevée des espèces de la région Guinéo-
Congolaise pourrait traduire une grande maturité de cette forêt qui semble peu ou pas perturbée
par l’activité humaine (Tiokeng et al., 2015).
L’étude des types biologiques montre que la flore de la zone centrale du parc est dominée par les
microphanérophytes. En effet, les microphanérophytes tolèrent mieux les milieux découverts tout
en développant des stratégies adaptatives et compétitives (Julve, 1989). Il en est de même pour les
types morphologiques qui sont dominés par les espèces arborescentes.
L’étude de la diversité floristique montre que la valeur moyenne des indices de diversité de
Shannon-Weaver (H’) et Piélou de la zone centrale sont aussi importantes. Ces valeurs sont
respectivement 3,265 et 0,837. La valeur de H’ reste supérieure à celle obtenue par Kouadio (2018)
pour ces parcelles témoins dans la forêt de l’Anguédédou avec une valeur de 2,91. Cependant,
l’indice d’équitabilité de cette étude reste inférieur à celui de Kouadio (2018) qui est 0,96. L’étude
-99-
de la distribution des individus au sein des espèces de la zone centrale du parc à l’aide de
l’équitabilité de Piélou montre qu’elle est assez équilibrée. Cela confirme davantage que, dans
zone centrale du parc, il existe des espèces qui renferment un nombre important d’individus que
d’autres. En effet, selon Odum (1976), les écosystèmes n’ayant pas été soumis à des contraintes
anthropiques, ont une équitabilité élevée, de l’ordre de 0,6 à 0,8 et ceux ayant subis des stress ont
une équitabilité faible. La valeur de 0,837 entre dans l’échelle des valeurs considérées comme
étant optimales (0,6 à 0,8) par Odum (1976). Elles traduisent une bonne répartition des individus
au sein des espèces. Cette forte diversité peut être liée au fait que ses forêts ne semblent pas avoir
connu de perturbations majeures.
La dominance d’espèces caractéristiques du Parc National du Banco, à savoir l’espèce de
Turraeanthus africanus au niveau des indices des valeurs d’importances permet de dire que zone
centrale du parc est le mieux conservé. Cette espèce fait partie des espèces caractéristiques du Parc
National du Banco (Aké-Assi et al., 1974). Cette même observation a été faite par Missa et al.
(2018) dans les blocs forestiers de l’Université Abobo Adjamé.
L’analyse de l’indice des valeurs d’importance des familles a révélé une forte représentativité des
Fabaceae. Ce résultat corrobore avec les travaux de Gonmadje et al. (2011) dans d’autres forêts
en Afrique tropicale. L’abondance de cette famille dans une forêt indique que celle-ci appartient
au type phytogéographique Guinéo-Congolais (White, 1983 ; Gonmadje et al., 2013). Cette famille
est aussi considérée comme celle caractérisant les forêts anciennes (Leal, 2001).
L’étude structurale de la végétation dans la zone centrale du parc a permis d’observer les structures
verticale et horizontale. La structure verticale montre une proportion élevée des individus dans les
strates supérieures jusqu’à plus de 32 mètres de haut à l’exception des relevés R8 et R10. Les
graphiques de recouvrement obtenus sont caractéristiques des formations denses sempervirentes
intactes et semblables au type A de Chatelain (1996) pour les parcelles inventoriées. Cette
caractérisation des formations denses sempervirentes intactes pourrait s’expliquer par le fait que
les parcelles explorées dans la zone centrale du parc sont bien conservés et épargnés des actions
anthropiques. La présence d’individus dans les strates supérieures pourrait s’expliquer par
l’émergence au-dessus de la canopée des espèces de Lophira alata et de Piptadeniastrum
africanum. Dans l’ensemble, ces relevés correspondent au type H bis de Menziès (2000) et
correspondent aux formations des forêts primaires. Cela pourrait s’expliquer par le fait que les
parcelles étudiées dans la zone centrale du parc se trouve dans une formation mature et non
perturbée.
Les résultats obtenus montrent que la structure horizontale présente une distribution régulière
d’individus d’espèces le long des relevés linéaires, toutefois on observe quelques trouées par
-100-
endroits. Les irrégularités présentent dans la structure horizontale liées aux trouées sont le fait de
grands chablis observés dans certaines parties de la végétation.
L’histogramme de distribution diamétrique des ligneux présente une allure en « J-renversé » avec
la présence d’individus dans toutes les classes de diamètres. Ces mêmes observations ont été faites
par Zapfack et al. (2002) dans la région Yaoundé-Mbalmayo-Sangmelima au Cameroun. Selon
ceux-ci, seules les forêts primaires ont une distribution dans toutes les classes de diamètre, le
nombre d’individus diminuant avec l’augmentation du diamètre. Aussi, la protection contre
l’infiltration de la zone centrale se traduit par des arbres plus denses, plus grands et, ont les plus
gros diamètres (Ngom et al., 2013 ; Savadogo et al., 2016).
La valeur de 496 individus par hectare obtenue au cours de cette étude reste inférieure à celle
recensée par Kouamé (1998) dans la Forêt Classée de Haut-Sassandra avec 385 individus par
hectare. La forte richesse spécifique de la zone centrale du parc pourrait refléter une plus grande
variabilité des niches et donc des facteurs biotiques et abiotiques favorables au développement
d’un grand nombre d’espèces (Tiokeng et al., 2015).
Selon Mosango et Lejoly (1990), des valeurs de surfaces terrières comprises entre 25 et 50 m² par
hectare caractérisent les forêts denses humides. Au cours de la présente étude, une surface terrière
de 36,22 m² par hectare pour la zone centrale du parc a été obtenue qui entre dans l’intervalle
proposé par Mosango et Lejoly. Cette valeur obtenue s’expliquerait par l’absence d’activités
anthropiques qui a due favoriser la bonne croissance des plantes ligneuses.

7.4. Conclusion partielle


La présente étude a permis de recenser 345 espèces végétales appartenant à 211 genres et 73
familles. Les Rubiaceae, les Fabaceae, les Apocynaceae et les Malvaceae sont les familles les plus
riches en nombre d’espèces. L’évaluation de la diversité spécifique a permis de montrer que la
zone centrale du parc est le milieu le plus diversifié avec une dominance des microphanérophytes
suivis des mésophanérophytes et de mégaphanérophytes. Les types morphologiques qui dominent
dans la zone centrale sont les arbres et les arbustes. L’étude structurale a montré la présence
d’espèces dans la strate de hauteur supérieure à 32 mètres ainsi que les individus d’espèces à gros
diamètres et une couverture régulière jusqu’à 40 mètres de hauteur. Du point de vue structural, la
plupart des relevés de la zone centrale ressemblent au type H bis de Menziès qui caractérisent les
relevés de forêt primaire.

-101-
CHAPITRE 8 : ÉTUDE COMPARATIVE DES RELEVÉS DE LA FORMATION
FORESTIÈRE DENSE DE LA ZONE PÉRIPHÉRIQUE ET
CENTRALE DU PARC NATIONAL DU BANCO

Après la description floristique et structurale de la zone périphérique et centrale du parc, il convient


de faire une comparaison entre la formation forestière dense de la zone périphérique et centrale
pour ses paramètres floristiques et structuraux. Ces résultats permettront de comprendre non
seulement ce qui détermine la dégradation de la zone périphérique, mais aussi leur importance du
point de vue floristique et surtout la tendance évolutive de ces milieux d’étude.

8.1. Comparaison de la formation forestière dense des deux milieux d’étude sur le plan
floristique
8.1.1. Au niveau de la richesse spécifique
L’inventaire des parcelles de la formation forestière dense de la zone périphérique a permis de
recenser 283 espèces réparties en 229 genres appartenant à 80 familles. Ce sont au total 345
espèces appartenant à 211 genres et 73 familles qui ont été inventoriées dans la zone centrale du
parc. Toutefois, la comparaison des valeurs moyennes de la richesse spécifique révèle une
différence significative entre elles selon le test d’Anova (Tableau XVIII).

Tableau XVIII : Comparaison des effectifs entre les deux milieux d’étude

Milieux d’étude Paramètres statistiques


Zone périphérique Zone centrale F P
Espèces Total 283 345
Nombre moyen 31,39 ± 1,02b 40,19 ± 0,19a 21,9 < 0,0001
Genres Total 229 211
Nombre moyen 28,72 ± 0,9b 38,56 ± 0,17a 17,9 < 0,0001
Familles Total 80 73
Nombre moyen 21,62 ± 0,48b 25,51 ± 0,09a 5,7 0,018

Valeurs moyennes plus ou moins l’erreur standard ayant les mêmes lettres ne sont pas significativement
différentes au seuil de 5 % (test de Tukey).

Les familles sont pour la plupart bien représentées dans les deux zones, les plus diversifiées restent
les Fabaceae, les Apocynaceae et les Rubiaceae. Quelques petites familles riches en espèces sont
exclusives à chaque milieu. Il s’agit pour la zone périphérique, des Annonaceae, des
Euphorbiaceae, des Sapindaceae, des Malvaceae, des Celastraceae, des Meliaceae et des Araceae

-102-
qui sont la plupart des herbacées. Ces mêmes familles sont également majoritaires dans la zone
centrale du parc à l’exception des Araceae. Cette étude comparative des familles se limite
seulement aux familles les plus dominantes dans les deux types de milieux. Les résultats sur la
richesse spécifique au niveau des familles selon les deux milieux indiquent que dans la zone
périphérique, les Fabaceae viennent en tête avec 40 espèces, les Apocynaceae avec 28 espèces et
les Rubiaceae avec 23 espèces. La figure 38 illustre l’histogramme de comparaison des deux
milieux. Comme dans la zone périphérique, au niveau de la zone centrale du parc, les Fabaceae
viennent en tête avec 35 espèces, suivies des Rubiaceae avec 32 espèces et des Apocynaceae avec
20 espèces. Lorsqu’on prend deux à deux les familles, on constate que les familles des Fabaceae
et des Apocynaceae dans la zone périphérique restent supérieures à celles de la zone centrale.
Contrairement à la famille des Rubiaceae, le nombre d’espèces reste supérieur dans la zone
centrale par rapport à celle de la zone périphérique. La comparaison des moyennes des richesses
spécifiques des espèces dans les familles dominantes révèle une différence significative (P < 0,05)
entre les familles des Fabaceae et les Apocynaceae. Cependant, il n’existe pas de différence
significative (P = 0,057) au sein de la famille des Rubiaceae (Tableau XIX).

50
Zone centrale Zone périphérique
40
40
35
32
28
Effectifs

30

23
20
20

10

0
Fabaceae Apocynaceae Rubiaceae
Familles botaniques

Figure 38 : Histogrammes de comparaison des effectifs des espèces des familles dominantes
des deux milieux d’étude

-103-
Tableau XIX : Comparaison des moyennes des espèces des familles dominantes dans les
différents milieux d’étude

Milieux d’étude Paramètres statistiques


Familles Zone périphérique Zone centrale F P
Fabaceae 11,375 ± 0,46a 9,3 ± 0,48b 8,511 0,01
Apocynaceae 6,125 ± 0,56a 4,2 ± 0,29b 8,647 0,01
Rubiaceae 2,25 ± 0,66a 3,7 ± 0,34a 4,2 0,057

Pour chaque ligne, les valeurs moyennes affectées de la même lettre sont significativement égales au seuil
de 5 % (test de Tukey).

8.1.2. Composition floristique


Les espèces les plus fréquentes au niveau des parcelles de la formation forestière dense de la zone
périphérique sont Angylocalyx oligophyllus, Baphia nitida, Dichapetalum pallidum, Albertisia
cordifolia, Icacina mannii Oliv. (Icacinaceae), Strombosia pustulata, Scytopetalum tieghemii et
Microdesmis keayana. Les espèces qui constituent la strate haute sont Chrysophyllum subnudum,
Piptadeniastrum africanum et Turraeanthus africanus. Dans les massifs forestiers de la zone
centrale, les espèces les plus abondantes sont Albertisia cordifolia, Angylocalyx oligophyllus, Cola
caricifolia, Coula edulis, Turraeanthus africanus, Isolona campanulata, Microdesmis keayana,
Strombosia pustulata, Blighia welwitschii, Piptadeniastrum africanum et Rhaphiostylis cordifolia.
Par ailleurs, le nombre d’espèces exclusivement rencontrées dans la zone périphérique est
supérieur à celui rencontré dans la zone centrale. En effet, 260 espèces qui s’observent uniquement
dans la zone périphérique alors que 156 espèces ne se collectent que dans la zone centrale. Parmi
ces espèces exclusives, on note par exemple Bombax buonopozense [Link]. (Malvaceae),
Capparis tomentosa Lam. (Capparaceae), Croton hirtus L’Hér. (Euphorbiaceae), Eulophia
gracilis Lindl. (Orchidaceae) et Majidea fosteri Sprague Radlk. (Sapindaceae) dans la zone
périphérique. Au niveau de la zone centrale, on note Trilepisium madagascariense DC.
(Moraceae), Clerodendrum polycephalum Baker (Lamiaceae), Decorsella paradoxa [Link]
(Violaceae), Panda oleasa Pierre (Pandaceae) et Phyllocosmus africanus Hook.f. Klotzsch
(Ixonanthaceae).

[Link]. Comparaison suivant les types morphologiques


Dans l’ensemble des relevés, les arbustes dominent tant au niveau de la zone périphérique que
dans la zone centrale du parc avec respectivement 38,51 % et 44,21 % des totaux. Les herbacées
font 6,36 % pour la zone périphérique et 4,62 % dans la zone centrale du parc. Concernant les
-104-
arbres, ils contribuent à 20,14 % dans la zone périphérique et de 20,86 % pour la zone centrale.
Quant aux lianes, elles font 34,98 % du total des types morphologiques pour la zone périphérique
et 30,05 % dans la zone centrale (Figure 39). Le test de significativité ne montre aucune différence
significative (P > 0,05) entre la distribution des arbustes et des herbacées (Tableau XX).

50
Proportions

40
(%)

30

20

10

0
Arbres Arbustes Herbacées Lianes
Zone Périphérique 20,14 38,51 6,36 34,98
Zone centrale 20,86 44,21 4,62 30,05
Types morphologiques

Figure 39 : Histogrammes de comparaison des proportions des types morphologiques des deux
milieux d’étude

Tableau XX : Comparaison des proportions des types morphologiques entre les différents
milieux d’étude

Milieux d’étude
Types morphologiques (%) Zone Zone centrale Paramètres statistiques
périphérique
Arbres 22,79 ± 0,24b 27,95 ± 0,71a F = 23,6 P < 0,0001
Arbustes 37,06 ± 0,32a 38,69 ± 0,7a F = 12,94 P = 0,262
Herbacées 5,43 ± 0,14a 6,27 ± 4,47a F = 19,04 P = 0,176
Lianes 34,71 ± 0,34a 27,08 ± 4,47b F = 24,5 P < 0,0001

Pour chaque ligne, les valeurs moyennes affectées de la même lettre sont significativement égales au seuil
de 5 % (test de Tukey), % : pourcentage.

[Link]. Comparaison suivant les types biologiques


Dans l’ensemble des espèces exclusives des relevés de chaque zone d’étude, le type biologique est
dominé par les microphanérophytes avec une proportion de 30,03 %. Suivent aussi les
mésophanérophytes avec 15,54 % et les nanophanérophytes avec 8,83 % pour les relevés de la
zone périphérique. En ce qui concerne les relevés de la zone centrale, les proportions respectives
-105-
de 31,79 %, 14,2 % et 12,71 % sont obtenues pour les mésophanérophytes, microphanérophytes
et nanophanérophytes. Les types biologiques de la zone centrale dominent ceux de la zone
périphérique à l’exception des mésophanérophytes qui reste dominante dans la zone périphérique
(Figure 40). Les proportions des types biologiques dominants évoluent de la même manière selon
les différentes méthodes et les zones d’études. La comparaison des proportions des différents types
biologiques, dans l’ensemble des relevés linéaires met en évidence des différences significatives
au seuil de 5 %. Les différences s’observent entre les proportions de mégaphanérophytes (F = 6,5
; P = 0,015), de mésophanérophytes (F = 12,21 ; P = 0,001), de thérophytes (F = 4,7 ; P = 0,036)
et de géophytes (F = 11,2 ; P = 0,002) des deux zones d’étude (Tableau XXI).

40
Proportions (%)

30

20

10

0
mP mp np
Zone Périphérique 15,54 30,03 8,83
Zone centrale 14,2 31,79 12,71
Types biologiques

Figure 40 : Histogrammes de comparaison des proportions des types biologiques dominants des
deux zones d’étude

Tableau XXI : Comparaison des proportions des types biologiques selon les milieux d’étude

Milieux d’étude
Type biologique (%) Paramètres statistiques
Zone périphérique Zone centrale
Géophytes 0,35 ± 0,06b 1,21 ± 0,15a F = 11,3 P = 0,002
Chaméphytes 2,21 ± 0,07a 2,03 ± 0,15a F = 0,342 P = 0,562
Nanophanérophytes 9,53 ± 0,19a 10,77 ± 0,41a F = 2,232 P = 0,143
Mésophanérophytes 18,32 ± 0,22b 21,76 ± 0,57a F = 12,1 P = 0,001
Microphanérophytes 29,24 ± 0,3a 28,11 ± 0,64a F = 0,745 P = 0,393
Hémicryptophytes 1,42 ± 0,08a 1,71 ± 0,18a F = 0,621 P = 0,436
Mégaphanérophytes 4,73 ± 0,15b 6,4 ± 0,35a F = 6,5 P = 0,015
Épiphytes 0,11 ± 0,03a 0,19 ± 0,06a F = 0,373 P = 0,545
Thérophytes 0,23 ± 0,03a 0,00 ± 0,06b F = 4,7 P = 0,036

Pour chaque ligne, les valeurs moyennes affectées de la même lettre sont significativement égales au seuil
de 5 % (test de Tukey) ; % : pourcentage.

-106-
[Link]. Comparaison suivant les affinités chorologiques
La répartition de l’ensemble des espèces dans la région phytogéographique au niveau du Parc
National du Banco montre une dominance des espèces Guinéo-Congolaises dans la zone
périphérique comme centrale du parc (Figure 41). Les espèces les plus abondantes de cette
catégorie sont Turraeanthus africanus, Funtumia africana et Chrysophyllum subnudum. Les
espèces endémiques de l’Afrique de l’Ouest comprennent 17,91 % pour la zone centrale et reste
dominant. Les espèces comme Culcasia liberica [Link] (Araceae) et Cola caricifolia sont les plus
abondantes de ce groupe. Les espèces Guinéo-Congolaises et Soudano-Zambéziennes dominent à
12,01 % des espèces inventoriées dans la zone périphérique. L’essentiel de ces espèces est
représenté par les arbres de Elaeis guineensis. La comparaison deux à deux des espèces de la
région phytogéographique montre que les espèces Guinéo-Congolaises et les espèces endémiques
de l’Afrique de l’Ouest sont les plus dominantes.
80
70
60
Proportions (%)

50
40
30
20
10
0
GC Gci GC-SZ GCW i SZ
Zone périphérique 69,96 2,47 12,01 13,42 0,7 1,41
Zone centrale 69,56 2,02 8,38 17,91 0,57 0,28
Types chorologiques
Figure 41 : Histogrammes de comparaison des proportions des types chorologiques de l’ensemble
du parc

Les listes floristiques des espèces exclusives des deux zones révèlent une dominance des espèces
GC dans l’ensemble des différentes zones (Tableau XXII). Dans les parcelles de la zone centrale,
on à 80,47 ± 0,66 % des espèces rencontrées de GC, alors que dans les parcelles de la zone
périphérique, on trouve 77,12 ± 0,28 % d’espèces GC. Ces proportions révèlent une différence
significative au seuil de 5 % (F = 7,37 ; P = 0,01). On enregistre 7,92 ± 0,18 % d’espèces GC-SZ
dans les parcelles de la zone périphérique et 6,46 ± 0,41 % dans les parcelles de la zone centrale.
Concernant les proportions des espèces GCW, on note respectivement 11,35 ± 0,41 % et 10,18 ±
0,19 % dans les parcelles de la zone centrale et dans les parcelles de la zone périphérique.
S’agissant des espèces GCi, les proportions sont respectivement 2,85 ± 0,1 % et 1,11 ± 0,26 %

-107-
dans les parcelles de la zone périphérique et parcelles de la zone centrale. Les espèces introduites
quant à elles dominent en proportion de 1,25 ± 0,1 % et de 0,00 ± 0,25 % pour les parcelles de la
formation forestière dense en zone périphérique et les parcelles de la zone centrale. Cependant, il
n’existe aucune différence significative entre les proportions des espèces GCW, GCi, GC-SZ et
introduites (p > 0,05). Les parcelles de la zone centrale inventoriées sont plus riches que celles de
la zone périphérique en espèces dans la majorité des inventaires réalisés.

Tableau XXII : Comparaison des proportions d’espèces des affinités chorologiques

Milieux d’étude
Type chorologique (%) Zone périphérique Zone centrale Paramètres statistiques

GC 77,12 ± 0,28b 80,47 ± 0,66a F = 7,37 P = 0,01


GCi 2,85 ± 0,1a 1,1 ± 0,26b F = 15,888 P = 0,00
GC-SZ 7,92 ± 0,18a 6,42 ± 0,41a F = 3,308 P = 0,077
GCW 10,18 ± 0,19a 11,35 ± 0,41a F = 1,883 P = 0,178
SZ 0,59 ± 0,05a 0,63 ± 0,11a F = 0,029 P = 0,866
i 1,25 ± 0,11a 0,00 ± 0,25b F = 7,331 P = 0,01

Pour chaque ligne, les valeurs moyennes affectées de la même lettre sont significativement égales au seuil
de 5 % (test de Tukey) ; % : pourcentage.

8.1.3. Similarités floristiques des différentes formations forestières des deux zones d’étude
L’observation de la liste des espèces rencontrées au niveau des deux zones a permis de faire
ressortir les spécificités et les ressemblances entre les différents biotopes. La classification
ascendante hiérarchique issue du calcul du coefficient de Sørensen montre que les biotopes
inventoriés sont donc floristiquement similaires (Tableau XXIII). La similarité entre les différents
relevés pris deux à deux a été calculée. Les valeurs des indices de similarité sont dans l’ensemble
inférieures à 50 %. Ces valeurs sont proches de 100 pour les relevés d’un même milieu. L’analyse
du dendrogramme issu du calcul de la matrice des pourcentages de recouvrement des relevés
linéaires montre trois groupes de relevés. Ces trois groupes sont :
Le groupe 1 comprend uniquement les relevés de la zone périphérique (r19 et r20).
Le groupe 2 est composé de deux relevés de la zone périphérique (r10 et r17) et cinq relevés dans
zone centrale (R1, R2, R4, R6 et R9).
Le groupe 3, tout comme le groupe 2 est composé uniquement des relevés de la zone centrale. Ce
sont les relevés R3, R5, R7, R8 et R10. Ces trois groupes sont donnés à la figure 42.

-108-
Tableau XXIII : Matrice de similarité des relevés des massifs forestiers de la zone périphérique (r) et centrale (R) du parc, basée sur l’indice de Sørensen
calculé à partir des valeurs du pourcentage de recouvrement
Relevés r1 r2 r7 r10 r17 r18 r19 r20 R1 R2 R3 R4 R5 R6 R7 R8 R9 R10
r1 1,00
r2 0,97 1,00
r7 0,96 0,93 1,00
r10 0,90 0,94 0,91 1,00
r17 0,95 0,98 0,90 0,96 1,00
r18 0,34 0,14 0,33 0,26 0,16 1,00
r19 0,36 0,16 0,35 0,28 0,19 0,99 1,00
r20 0,36 0,16 0,35 0,27 0,18 0,99 0,99 1,00
R1 0,31 0,21 0,39 0,44 0,24 0,85 0,85 0,85 1,00
R2 0,81 0,75 0,79 0,69 0,69 0,62 0,63 0,63 0,59 1,00
R3 0,74 0,63 0,74 0,57 0,56 0,74 0,74 0,75 0,64 0,97 1,00
R4 0,46 0,29 0,54 0,33 0,22 0,87 0,85 0,87 0,77 0,77 0,89 1,00
R5 0,33 0,29 0,26 0,38 0,31 0,70 0,71 0,70 0,78 0,71 0,66 0,56 1,00
R6 0,63 0,53 0,54 0,50 0,51 0,78 0,79 0,78 0,68 0,92 0,91 0,75 0,88 1,00
R7 0,87 0,85 0,81 0,75 0,80 0,43 0,45 0,44 0,42 0,97 0,88 0,58 0,64 0,85 1,00
R8 0,78 0,74 0,76 0,65 0,66 0,50 0,51 0,51 0,50 0,99 0,94 0,71 0,66 0,87 0,97 1,00
R9 0,71 0,65 0,65 0,72 0,67 0,72 0,74 0,73 0,77 0,89 0,84 0,67 0,89 0,94 0,86 0,84 1,00
R10 0,53 0,57 0,50 0,62 0,55 0,46 0,47 0,47 0,67 0,81 0,70 0,49 0,90 0,82 0,81 0,81 0,90 1,00

En gras, valeurs significatives (hors diagonale) au seuil alpha = 0,050 (test bilatéral)

-109-
Distance
2,0

1,8

1,6

1,4

1,2

1,0

0,8

0,6

0,4

0,2

0,0
r19
r20 Groupe 1
r10
R1
R9
r17
Groupe 2
R2
R6
R4
r7
R10
r18
R3
R8
Groupe 3
R5
R7
r2
r1

r : relevés de la zone périphérique ; R : relevés de la zone centrale.

Figure 42 : Classification hiérarchique des relevés à partir de la matrice de similarité de Sørensen

8.1.4. Particularités floristiques des groupes


En considérant le dendrogramme de similarité floristique entre les deux formations forestières
denses, il apparaît une nette démarcation entre les différentes parcelles de ces formations
forestières denses. Ainsi, on a trois groupes floristiques (Figure 42).
Le groupe 1 est composé uniquement des relevés de la zone périphérique. Il comprend les relevés
r19 et r20. Les espèces de Strombosia pustulata, Cola heterophylla, Microdesmis keayana,
Funtumia africana et Drypetes chevalieri constituent les espèces majoritaires de ce groupe.
Le groupe 2 est composé des relevés R1, R2, R4, R6 et R9 de la zone centrale et des relevés r10
et r17 de la zone périphérique. L’ensemble de ces relevés présente une végétation à canopée fermée
dans la strate moyenne. L’essentiel de ces relevés, se distingue par l’abondance des espèces comme
Baphia nitida, Strombosia pustulata, Turraeanthus africanus, Funtumia africana, Microdesmis
keayana. Dans ce groupement, l’espèce Strombosia pustulata est la plus abondante en nombre
d’individus avec un effectif de 174. Le type biologique le plus dominant est celui des
microphanérophytes avec 203 individus puis les mésophanérophytes avec 163 individus enfin les
lianes nanophanérophytes ayant un effectif de 92 individus.
Le groupe 3, tout comme le groupe 2 comprend à la fois les relevés de la zone périphérique et ceux
de la zone centrale. Les relevés de la zone périphérique sont r1, r2, r7 et r18 et cinq relevés de la
zone centrale qui sont R3, R5, R7, R8 et R10. Les types biologiques dominants sont les

-110-
microphanérophytes et les mésophanérophytes. Cola heterophylla, Hunteria umbellata,
Microdesmia keayana, Coula edulis et Strombosia pustulata sont les espèces qui dominent ce
groupe au niveau des différents relevés. Les espèces rencontrées fréquemment au niveau des
relevés R3, R5, R8 et R10 sont Vitex grandifolia Gürke (Lamiaceae), Microdesmis keayana, Cola
heterophylla, Strombosia pustulata et Palisota hirsuta.

8.2. Comparaison de la formation forestière dense des deux milieux d’étude sur le plan
structural
8.2.1. Relation entre paramètres structuraux et groupements floristiques
[Link]. Structure horizontale des trois groupes floristiques
Les données de recouvrement des groupes floristiques dans l’ensemble du parc ont été visualisées
sous forme de profils. Les points de contact avec la végétation ont été définis par une hauteur (y),
une position horizontale (x). Ces profils montrent des différences de distribution de la végétation
entre les relevés de chaque groupe.
L’étude de la structure horizontale de la végétation montre qu’elle est régulièrement couverte
jusqu’à 24 mètres de haut pour les relevés du groupe 1 avec une absence de recouvrement dans la
strate supérieure à 32 mètres (Figure 43). Le groupe 1 comprend uniquement les relevés de la zone
périphérique (r19 et r20). La présence d’une structure quelque peu homogène et une canopée moins
homogène avec des strates atteignant 14 à 36 mètres de hauteur (Figure 43).
Le groupe 2 est composé de deux relevés de la zone périphérique (r10 et r17) et cinq relevés de la
zone centrale (R1, R2, R4, R6 et R9). À l’exception du relevé r10, les autres ont une végétation
dont la hauteur atteint les 35 mètres (Figure 44).
Le groupe 3 est composé de quatre relevés issus de la zone périphérique, à savoir les relevés r1,
r2, r7 et r18 et cinq relevés issus de zone centrale (R3, R5, R7, R8 et R10).
La plupart des relevés du groupe 3 présentent une canopée plus hétérogène atteignant rarement la
hauteur de 30 mètres de hauteur. On observe également une canopée fermée dans les strates
moyennes ou la végétation atteint souvent 20 mètres de hauteur (Figure 45).

30
30
végétation (m)
Hauteurs de la

r19 r20
Hauteur de la

20
végétation

20
( m)

10 10
0 0
0 20 40 60 80 100 120 140 160 180 200 0 20 40 60 80 100 120 140 160 180 200
Longueur du transect (m) Longueur du transect (m)

Figure 43 : Profils horizontaux des relevés du groupe 1

-111-
30 R1 30 R2
la végétation
Hauteur de

la végétation
20

Hauteur de
20
(m) 10 10

(m)
0 0
0 20 40 60 80 100 120 140 160 180 200 0 20 40 60 80 100 120 140 160 180 200
Longueur du transect (m) Longueur du transect (m)

30 R4 30
végétation (m)

R6
Hauteur de la

végétation (m)
Hauteur de la
20 20
10 10
0 0
0 20 40 60 80 100 120 140 160 180 200 0 20 40 60 80 100 120 140 160 180 200
Longueur du transect (m) Longueur du transect (m)

30 R9 30
vegetation (m)

r10
Hauteur de la

végétation (m)
Hauteur de la
20 20
10 10
0 0
0 20 40 60 80 100 120 140 160 180 200 0 20 40 60 80 100 120 140 160 180 200
Longueur du transect (m) Longueur du transect (m)

30 r17
végétation (m)
Hauteur de la

20
10
0
0 20 40 60 80 100 120 140 160 180 200
Longueur du transect (m)

Figure 44 : Profils horizontaux des relevés du groupe 2

30 r1 30
végétation (m)

r2
Hauteur de la

végétation (m)
Hauteur de la

20 20
10 10
0 0
0 20 40 60 80 100 120 140 160 180 200 0 20 40 60 80 100 120 140 160 180 200
Longueur du transect (m) Longueur du transect (m)

30 r7 30
végétation (m)
végétation (m)

r18
Hauteur de la

Hauteur de la

20 20
10 10
0 0
0 20 40 60 80 100 120 140 160 180 200 0 20 40 60 80 100 120 140 160 180 200
Longueur du transect (m) Longueur du transect (m)

30 R3 30 R5
Hauteur de la
végétation(m)

végétation (m)
Hauteur de la

20 20
10 10
0 0
0 20 40 60 80 100 120 140 160 180 200 0 20 40 60 80 100 120 140 160 180 200
Longueur du transect (m) Longueur du transect (m)

30
R7 30
Hauteur de la

R8
végétation(m)

végétation (m)
Hauteur de la

20 20
10 10
0 0
0 20 40 60 80 100 120 140 160 180 200 0 20 40 60 80 100 120 140 160 180 200
Longueur du transect (m) Longueur du transect (m)

30 R10
végétation (m)
Hauteur de la

20
10
0
0 20 40 60 80 100 120 140 160 180 200
Longueur du transect (m)

Figure 45 : Profils horizontaux des relevés du groupe 3


-112-
[Link]. Structure verticale des trois groupes floristiques
L’observation des graphiques de recouvrements des relevés linéaires montre une allure variable
dans l’ensemble. Au niveau du groupe 1, la base des histogrammes est un peu large atteignant
jusqu’à 75 % de recouvrement. On note également un important taux de recouvrement dans la
strate 16 à 32 mètres pour les deux relevés (Figure 46). Les taux de recouvrements sont supérieurs
à 50 % dans la strate 8 à 16 mètres. On note une absence de la végétation dans la strate supérieure
à 32 mètres.

[32 ; → [ [32 ; → [
r19 r20
végétation (m)

[16 ; 32[ [16 ; 32[


Hauteur de la

végétation (m)
Hauteur de la
[8 ; 16[ [8 ; 16[
[4 ; 8[ [4 ; 8[
[2 ; 4[ [2 ; 4[
]← ; 2[ ]← ; 2[
0 20 40 60 80 100 0 20 40 60 80 100
Nombre des points de contact (m) Nombre des points de contact (m)

Figure 46 : Histogrammes du recouvrement de la végétation des relevés du groupe 1

Pour le groupe 2, le pourcentage de la strate inférieure à 2 mètres des relevés est dans l’ensemble
supérieur à 50 % ce qui signifie une densité plus élevée dans le sous-bois (Figure 47). Dans ce
groupe, l’on note une absence d’individus d’espèces au-delà de 32 mètres de hauteur (strate
supérieure à 32 mètres) pour les relevés r10 et r17. On observe également une augmentation
progressive du pourcentage de recouvrement jusqu’à la strate 8 à 16 mètres de recouvrement dans
l’ensemble sauf les relevés R1 de la zone centrale, r10 et r17 de la zone périphérique. D’une façon
générale, la végétation est discontinue dans la strate moyenne.

[32 ; → [ [32 ; → [ [32 ; → [


R4
Hauteur de la végétation

R1 R2
Hauteur de la végétation
Hauteur de la végétation

[16 ; 32[ [16 ; 32[ [16 ; 32[


[8 ; 16[ [8 ; 16[ [8 ; 16[
(m)
(m)

[4 ; 8[ [4 ; 8[ [4 ; 8[
(m)

[2 ; 4[ [2 ; 4[ [2 ; 4[
]← ; 2[ ]← ; 2[ ]← ; 2[

0 20 40 60 80 100 0 20 40 60 80 100 0 20 40 60 80 100


Nombre de points de contact (m) Nombre de points de contact (m)
Nombre de points de contact (m)
[32 ; → [
[32 ; → [
R9 [32 ; → [
r10 r17
Hauteurs dela végétation

R6
Hauteur de la végétation

Hauteur de la végétation

[32 ; → [
Hauteur de la végétation

[16 ; 32[ [16 ; 32[ [16 ; 32[


[16 ; 32[
[8 ; 16[ [8 ; 16[ [8 ; 16[
[8 ; 16[
(m)

[4 ; 8[
(m)

(m)

[4 ; 8[ [4 ; 8[ [4 ; 8[
(m)

[2 ; 4[
[2 ; 4[ [2 ; 4[ [2 ; 4[
]← ; 2[
]← ; 2[ ]← ; 2[ ]← ; 2[

0 20 40 60 80 100 0 20 40 60 80 100 0 20 40 60 80 100 0 20 40 60 80 100


Nombre de points de contact Nombre de points de contact
(m)
Nombre de points de contact … Nombre de points de contact (m)
(m)

Figure 47 : Histogrammes du recouvrement de la végétation des relevés du groupe 2

-113-
Le groupe 3 est composé à la fois des relevés de la zone périphérique (r1, r2, r7 et r18) puis de la
zone centrale (R3, R5, R7, R8 et R10). Le pourcentage de la strate inférieure à 2 mètres est faible
dans l’ensemble des relevés (Figure 48). Les recouvrements sont en dessous de 50 %. Dans ces
relevés, le pourcentage de recouvrement augmente jusqu’à la strate 8 à 16 mètres, puis diminue à
l’exception du relevé 7 de la zone centrale. Les taux de recouvrement sont plus élevés entre les
strates 4 à 8 mètres et 16 à 32 mètres. La quasi-totalité de ces relevés issus de la zone périphérique
est marquée par une absence de la végétation dans la strate émergente (strate supérieure à 32
mètres). À l’exception des relevés R7, R8 et R10 de la zone centrale et r18 de la zone périphérique,
où l’on note la présence de végétation dans la strate émergente (strate supérieure à 32 mètres).

[32 ; → [

Hauteur de la végétation
r2
Hauteur de la végétation

[32 ; → [ r7
Hauteurs de la végétation

[16 ; 32[ [32 ; → [


r1 [16 ; 32[ [16 ; 32[
[8 ; 16[
[8 ; 16[ [8 ; 16[

(m)
(m)

[4 ; 8[
(m)

[4 ; 8[ [4 ; 8[
[2 ; 4[
[2 ; 4[ [2 ; 4[
]← ; 2[ ]← ; 2[ ]← ; 2[

0 20 40 60 80 100 0 20 40 60 80 100 0 20 40 60 80 100

Nombre de points de contact (m) Nombre de points de contact (m)


Nombre de points de contact (m)

[32 ; → [
r18 R3 R5
Hauteur de la végétation

végétation (m)
Hauteur de la

[16 ; 32[ [32 ; → [ [32 ; → [


végétation (m)
Hauteur de la

[8 ; 16[ [16 ; 32[ [16 ; 32[


[8 ; 16[ [8 ; 16[
[4 ; 8[
(m)

[4 ; 8[ [4 ; 8[
[2 ; 4[
[2 ; 4[ [2 ; 4[
]← ; 2[ ]← ; 2[ ]← ; 2[

0 20 40 60 80 100 0 20 40 60 80 100
0 20 40 60 80 100
Nombre de points de contact (m) Nombre de points de contact (m) Nombre de points de contact (m)

[32 ; → [
[32 ; → [ R7 R8 [32 ; → [ R10
Hauteur de la végétation

Hauteur de la végétation

Hauteur de la végétation

[16 ; 32[ [16 ; 32[ [16 ; 32[


[8 ; 16[ [8 ; 16[ [8 ; 16[
(m)
(m)

[4 ; 8[
(m)

[4 ; 8[ [4 ; 8[
[2 ; 4[ [2 ; 4[ [2 ; 4[
]← ; 2[ ]← ; 2[
]← ; 2[
0 20 40 60 80 100 0 20 40 60 80 100 0 20 40 60 80 100
Nombre de points de contact (m) Nombre de points de contact (m) Nombre de points de contact (m)

Figure 48 : Histogrammes du recouvrement de la végétation des relevés du groupe 3

La comparaison dans les différentes strates réalisée entre les différentes zones montre qu’il y a une
différence significative entre les strates 16 à 32 mètres (F = 42,634 ; P < 0,0001) et supérieure à
32 mètres (F = 9,074 ; P = 0,005). Les moyennes des pourcentages de recouvrement dans la strate
comprise entre 16 à 32 mètres est de 20,9 ± 4,8 % pour les relevés de la zone périphérique et 60,4
± 1,35 % pour les relevés de la zone centrale (Tableau XXIV).

-114-
Tableau XXIV : Comparaison des pourcentages dans les strates des différents milieux d’étude

Milieux d’étude
Strates (mètres) Paramètres statistiques
Zone périphérique Zone centrale
] ← ; 2[ 68,55 ± 1,66a 68,55 ± 0,77a F = 0,726 P = 0,399
[2 ; 4[ 60,05 ± 2,45a 62,2 ± 1,15a F = 0,174 P = 0,679
[4 ; 8[ 68,65 ± 2,33a 64,85 ± 1,08a F = 0,614 P = 0,438
[8 ; 16[ 62,35 ± 1,93a 62,4 ± 0,91a F = 0,000 P = 0,99
[16 ; 32[ 20,9 ± 4,8b 60,4 ± 1,35a F = 4,263 P < 0,0001
[32 ; → [ 0,00 ± 0,00b 4,55 ± 0,34a F = 9,074 P = 0,005

Pour chaque ligne, les valeurs moyennes affectées de la même lettre sont significativement égales au seuil
de 5 % (Test de Tukey).

8.2.2. Comparaison de la formation forestière dense des deux milieux d’étude sur le plan
de la structure diamétrique
On observe une distribution des individus dans toutes les classes de diamètres au niveau de la zone
centrale du parc contrairement à la zone périphérique ou on note une absence de tiges dans les
classes de diamètres supérieurs à 80 centimètres (Figure 49). Dans la classe de 10 à 20 centimètres
de diamètre, la zone centrale affiche la plus forte densité (3308 tiges par hectare) contre 896 tiges
par hectare pour la zone périphérique. De façon générale, on remarque, que le nombre de tiges
diminue lorsque passe d’une classe inférieure à une classe supérieure sauf pour les classes
comprise entre 50 et 60 centimètres pour la zone centrale et 60 à 70 centimètres pour la zone
périphérique. On note une absence d’individus dans les classes supérieures dans la zone
périphérique du parc à partir de la classe comprise entre 80 à 90 centimètre de diamètres.

3500 Zone centrale Zone périphérique


Densité (ind / ha)

3000
2500
2000
1500
1000
500
0
[10 ; 20 [ [20 ; 30 [ [30 ; 40 [ [40 ; 50 [ [50 ; 60 [ [60 ; 70 [ [70 ; 80 [ [80 ; 90 [ [90 ; 100 [ [100 ; + ꚙ[

Classes de diamètres (cm)

Figure 49 : Histogrammes de comparaison de distribution des tiges dans les classes diamétriques

-115-
8.2.3. Comparaison au niveau de la densité et de la surface terrière
Sur un total de 432 tiges par hectare inventoriées dans la formation forestière dense de la zone
périphérique, la surface terrière est de 17,33 m² par hectare. Par contre dans la zone centrale du
parc, la valeur de la surface terrière est de 36,22 m² par hectare soit 496 tiges par hectare
inventoriées. Ces valeurs obtenues dans les deux zones montrent que dans la première zone (zone
périphérique), les dimensions en termes de diamètres sont plus faibles que dans la seconde zone
(zone centrale). Malgré cette variation, la différence entre les densités moyennes n’est pas
significative (Tableau XXV). La zone centrale du parc possède une aire basale moyenne de 1,791
m² par hectare, et possède la valeur la plus élevée. Quant à la zone périphérique, l’aire basale
moyenne est de 0,36 m² par hectare. Le test de comparaison des moyennes révèle que la différence
des aires basales des biotopes est statistiquement significative (Tableau XXV).

Tableau XXV : Comparaison de la densité et l’aire basale des différents milieux d’étude

Milieux d’étude
Zone centrale Zone périphérique Paramètres statistiques

Densités (tiges / ha) 288 ± 5,093a 146,73 ± 23,053a F = 2,344 P = 0,099


Aire basale (m² / ha) 1,791 ± 0,003a 0,36 ± 0,013b F = 3,305 P < 0,0001

tiges / ha : tiges par hectare ; m² / ha : mètre carré par hectare. Les valeurs moyennes affectées de la même
lettre sont significativement égales au seuil de 5 % (test de Tukey).

8.3. Discussion
Les résultats d’inventaire floristique ont montré que 283 espèces appartenant à 229 genres et 80
familles ont été collectées dans la zone périphérique. S’agissant de la zone centrale, 345 espèces
appartenant à 211 familles et 73 familles ont été répertoriées. La richesse en nombre d’espèces de
la zone centrale reste inférieure à celle de la zone périphérique. Ces résultats sont en accord avec
ceux de Bakayoko (2005) ayant travaillé dans les fragments et massifs forestiers dans la forêt
classée de Bossomatié au sud-est de la Côte d’Ivoire.
Sur la base du nombre d’espèces communes, l’indice de similartité de Sorensen est de 47,6 %. Cet
indice variant de 0 à 100 % et inférieur à 50 %, dénote une similarité moins importante entre les
deux zones d’étude (les deux milieux d’étude appartiennent à des communautés végétales
différentes).
Les familles des Fabaceae et des Apocynaceae sont les familles dominantes. Ces mêmes familles
sont notées comme prédominantes en espèces dans la plupart des travaux réalisés en forêt

-116-
(Bakayoko, 2005 ; Amba et al., 2021). La dominance de ces familles pourrait s’expliquer par le
fait que l’ensemble des parcelles étudiées du parc conserve encore leurs aspects forestiers.
L’indice de diversité de Shannon-Weaver reste faible dans la zone périphérique du parc par rapport
à la zone centrale contrairement à celui de l’équitabilité qui est élevé dans la zone périphérique.
La faible valeur de l’indice de Shannon-Weaver pourrait s’expliquer par la présence de formations
anthropisées dans la zone périphérique du fait de l’impact des activités anthropiques (Boukpessou,
2013). Selon Bouko et al. (2007), la diversité spécifique varie en fonction du degré de dégradation.
Dans les peuplements des massifs forestiers de la zone centrale, les espèces appartenant à la région
phytogéographique Guinéo-Congolaise (GC) représentent plus de 50 % des espèces inventoriées.
Les fortes proportions d’espèces GC, qui représentent les espèces forestières, pourraient être le
signe d’une assez bonne reconstitution de la végétation forestière (Vroh Bi, 2013). La forte
proportion des espèces guinéennes dans le fond floristique du Parc National du Banco atteste qu’il
appartient bien à la région Guinéo-Congolaise comme définie par White (1983).
L’état de dégradation avancé des parcelles d’étude de la zone périphérique traduit la perte
d’identité de la végétation par la pénétration de ces espèces à large distribution, d’où l’abondance
des espèces des taxons Guinéo-Congolaise et Soudano-Zambésienne (GC-SZ) dans les parcelles
de la zone périphérique que dans la zone centrale. Les proportions relativement importantes de ces
espèces GC-SZ traduiraient les effets des activités anthropiques que subissent la zone périphérique
(Assié et al., 2008). Selon l’hypothèse de Schnell (1970), les espèces à large distribution seraient
toujours mieux représentées dans les groupements herbeux que forestiers. Pour Masharabu et al.
(2010), la proportion élevée de taxons largement distribués traduit l’ouverture de la flore aux
influences extérieures et les espèces à large répartition sont le plus souvent des espèces de milieux
perturbés. Une forte proportion d’espèces à large répartition peut être un indice de dégradation,
car la flore perd de sa spécificité (Devineau et Fournier, 1992).
La comparaison des taux des types morphologiques montre que la zone centrale comprend le plus
grand nombre d’arbustes et d’arbres. Cette dominance d’espèces arborescentes pourrait
s’expliquer par le fait que ce milieu serait épargné des perturbations humaines. Les lianes sont en
proportion importantes (34,98 %) dans la zone périphérique. La dominance de cette forme
biologique pourrait être dûe à la dégradation de la végétation dans la zone périphérique à cause
des activités anthropiques (Adou Yao et al., 2011 ; Bakayoko et al., 2011). Ces activités
favoriseraient la repousse d’espèces telles que les lianes et les espèces héliophiles qui y trouvent
les conditions idéales. C’est sans doute ce qui justifierait la présence de nombreuses lianes.
L’analyse des proportions des types biologiques dans les différentes parcelles étudiées montre une
abondance des microphanérophytes. Cette abondance est beaucoup plus marquée dans la zone
-117-
centrale que dans la zone périphérique. La dominance de ce type biologique pourrait s’expliquer
par des ouvertures dans la canopée, provoquant une forte régénération dans les trouées.
La Classification Ascendante Hiérarchique montre trois groupes floristiques. Le groupe 1 constitué
uniquement des relevés de la zone périphérique qui se démarquent des autres groupes. Cette
démarcation pourrait s’expliquer par le fait que les relevés r19 et r20 de la zone périphérique sont
issus des plantations forestières comme l’a décrit Chatelain (1996). Selon celui-ci, les relevés issus
des plantations forestières ont un recouvrement du type A. Les groupes 2 et 3 qui se composent du
mélange des relevés provenant des deux zones ne marquent pas de distinction. Cet état de fait
pourrait s’expliquer par la grande similarité entre les fragments forestiers de la zone périphérique
et les massifs forestiers de la zone centrale du parc. En définitive, ces observations montrent que
la variabilité floristique observée est liée au degré de la pression anthropique sur les communautés
végétales (Adou Yao et al., 2011).
L’étude de la structure verticale de la végétation de l’ensemble du parc montre une différence
significative entre les strates 16 à 32 mètres et supérieure à 32 mètres. Cette différence pourrait
s’expliquer par le fait des prélèvements de certaines espèces dans la zone périphérique qui
empêcheraient leur croissance. L’impact des activités humaines contribue considérablement à la
dégradation de la structure de la zone périphérique.
Les résultats obtenus montrent que la structure horizontale présente une couverture régulière
jusqu’à 20 mètres de haut avec quelques trouées par endroits dans la zone périphérique et une
strate supérieure dominée par des arbres pouvant atteindre jusqu’à 40 mètres de hauteur dans la
zone centrale. Les irrégularités dans la structure horizontale liées aux trouées sont le fait de grands
chablis observés dans certaines parties de la végétation et les actions humaines dans la zone
d’étude. En effet, la zone périphérique du parc se trouve à proximité de plusieurs zones
d’habitation où certaines populations infiltrent clandestinement le Parc National du Banco pour
satisfaire l’ensemble de leurs besoins vitaux. La présence des chablis et la proximité des zones
d’habitations humaines ont certainement perturbé la composition floristique dans cette zone,
agissant, ainsi, sur sa structure horizontale. Ce qui a favorisé la prolifération des espèces
lianescentes (Kouamé, 1998).
Une analyse comparée des différentes structures diamétriques de ces deux zones d’étude indique
une différence nette entre ces deux zones d’étude. Les peuplements d’espèces végétales sont
dominés par des individus de petits diamètres. Sur les individus mesurés dans la zone périphérique,
on a une absence totale d’individus dont le diamètre est supérieur à 80 centimètres. Cela montre
que la végétation reconstituée est encore à un stade juvénile. La dominance des individus de faibles
diamètres pourrait s’expliquer comme une garantie de la pérennité, les jeunes individus devant
-118-
assurer le remplacement des individus disparus après anthropisation sur la flore et végétation
(Jiagho et al., 2016). Aussi, cet état de fait pourrait s’expliquer par les coupes, l’utilisation abusive
et l’écorchage des espèces ligneuses dans la zone périphérique par la population riveraine à défaut
de pénétrer la zone centrale du parc (Avakoudjo et al., 2014 ; Benoudjita et Djinet, 2017). Tous
ces processus pourraient entrainer la mort de nombreuses espèces. Cependant, dans la zone
centrale du parc, cette formation forestière dense est sous surveillance des agents de l’OIPR à
cause du braconnage. La présence de gros diamètres pourrait s’expliquer par ce état de fait. La
distribution des individus dans les classes de diamètre se traduit par la réduction des effectifs des
individus jeunes et une abondance des individus dans les petites classes de diamètres. Cette
structure caractéristique d’une population dégradée, corrobore les résultats de Diatta et al. (2016).
Ceux-ci notent que la population de Cordyla pinnata ([Link].) Milne-Redh. (Fabaceae) de la forêt
classée de Patako présentent des signes de perturbation et de déclin à cause de la faiblesse de la
régénération naturelle et d’une exploitation qui cible certaines classes de diamètre.
Il existe une grande différence entre les deux zones d’étude au niveau de la surface terrière. Les
valeurs obtenues dans les deux zones montrent que dans la deuxième zone (zone centrale), les
dimensions en termes de diamètres sont plus élevées que dans la première zone (zone
périphérique). En effet, ces différentes surfaces terrières obtenues au cours de cette étude sont
comparables à celle généralement obtenue dans les formations matures peu ou non perturbées.
Ceci peut être considéré comme indicatrice du caractère âgé de cette formation forestière dense
(Habonimana et al., 2011). Une surface terrière de 18,79 m² par hectare, entre par contre dans
l’intervalle proposée par Sokpon et al. (2006), qui caractérise les forêts claires pour une surface
terrière comprise entre 12 et 25 m² par hectare. La valeur de la surface terrière obtenue pourrait
s’expliquer par le fait que la zone périphérique est en état de dégradation. En effet, la zone
périphérique du parc subit de fortes pressions anthropiques. Ces résultats corroborent ceux de
Biagné et al. (2019). De même, dans son étude sur la structure et la composition des forêts denses
d’Afrique Centrale, Pierlot (1966) a relevé des surfaces terrières atteignant 35 m² par hectare dans
certaines formations matures telles que la forêt à Gilbertiodendron dewevrei (De Wild.) [Link]
(Fabaceae) non remaniées, la forêt à Julbernardia seretii (De Wild.) Troupin (Fabaceae). La valeur
obtenue au cours de cette étude dans la zone centrale du parc reste supérieure à celle trouvée par
Pierlot. Cette supériorité de la valeur pourrait s’expliquer par le fait que la zone centrale du parc
n’est pas assez soumise à des activités anthropiques. C’est ainsi que Mosango et Lejoly (1990) ont
montré que des valeurs de surfaces terrières comprises entre 25 et 50 m² par hectare caractérisent
les forêts denses humides. Ces résultats concordent avec les nôtres.

-119-
L’analyse des valeurs de la densité et de l’aire basale des différentes zones montre qu’elles sont
faibles comparativement à celles observées par de nombreux chercheurs, dont Missa (2016). Avec
cet auteur, on a pour la forêt de la terre ferme une valeur de 2,4 ± 1,17 m² par hectare et 11,1 ±
3,04 m² par hectare pour la forêt marécageuse. Cependant, on note que l’aire basale de la zone
centrale est la plus élevée par rapport à celle de la zone périphérique du parc. Cette valeur élevée
pourrait s’expliquer par le fait que la zone centrale renferme des espèces à gros diamètres, parce
qu’ils ne sont pas encore sous l’action des pressions humaines (Chatelain, 1996). En effet, la zone
centrale du parc n’a presque pas subi des perturbations de grandes importances. Les seules activités
humaines notées se limitent pour le moment aux prélèvements de quelques espèces à caractère
médicinal ou alimentaire et d’autres produits forestiers non ligneux dans la zone périphérique du
parc.
L’incidence du diamètre à hauteur de poitrine sur l’aire basale de la forêt dense humide de Côte
d’Ivoire a été démontrée (Kouamé, 1998). L’aire basale obtenue dans la zone périphérique du Parc
National du Banco est le résultat d’un certain nombre d’activités humaines non contrôlées, en
occurrence, le prélèvement de plantes médicinales et alimentaires. Ces activités anthropiques non
contrôlées ont contribué à la diminution du nombre d’individus des végétaux de diamètre à hauteur
de poitrine supérieur où égal à 10 centimètres dans la zone périphérique. Les différences dans la
surface terrière et la densité des ligneux entre les zones étudiées peuvent être dues à des différences
dans la composition floristique et les activités humaines. Les paramètres structuraux constituent
des attributs vitaux essentiels pour comprendre l’écologie de forêts (Naidu et Kumar, 2016).

8.4. Conclusion partielle


Au vu de cette comparaison, l’on peut dire que la forêt du Parc National du Banco est une forêt
floristiquement riche en Fabaceae, Apocynaceae et Rubiaceae, du point de vue du nombre des
espèces. Les types morphologiques qui dominent présentement la zone périphérique sont les
lianes. Quant à la zone centrale, ce sont les arbustes et les arbres qui sont les plus importants.
L’analyse des strates montre que la zone périphérique présente des proportions plus importantes
au niveau des strates inférieures et qui sont très faibles, voire absentes dans les strates supérieures.
Quant à la zone centrale, elle conserve les proportions plus importantes dans toutes les six strates.
L’étude de la structure de la végétation de la zone centrale a permis d’observer que les principaux
facteurs qui déterminent la distribution des espèces dans la zone d’étude sont l’action de l’homme
et les facteurs non anthropiques tels les chablis.
La Classification Ascendante Hiérarchique de l’ensemble des relevés des deux milieux d’étude a
montré que les relevés des parcelles des formations forestières dégradées de la zone périphérique

-120-
sont très proche de ceux de la zone centrale. La zone périphérique du parc est assez dégradée par
rapport à la zone centrale qui est sous surveillance des agents forestiers. En définitive, les résultats
observés montrent des dissimilitudes floristiques élevées entre la zone périphérique et centrale du
parc et les relevés linéaires ont montré des variations structurales entre les différents milieux.
Cette étude décrit également des éléments de la diversité végétale (composition floristique,
richesse spécifique et structure végétale) et fournit des informations sur la mise en œuvre des
directives de gestion pour la sauvegarde de cette aire protégée. Toutes ces données contribuent aux
différents plans de préservation des fonctions de ces écosystèmes et de la conservation de la
diversité biologique des forêts denses humides.

-121-
CONCLUSION GÉNÉRALE,
PERSPECTIVES ET
RECOMMANDATIONS

-122-
L’approche méthodologique adoptée dans cette étude a montré l’aptitude des images satellitaires
(Landsat TM de 1987, Landsat ETM+ de 2000, Landsat OLI+ de 2017 et Landsat OLI+ de 2019)
à discriminer les types d’occupation à travers la télédétection. La mission de terrain, puis la
classification de ces images satellitaires, ont permis de mettre en évidence trois (3) types
d’occupation du sol dans les limites du Parc National du Banco. Il s’agit des formations forestières
denses, des formations forestières dégradées et des sols nus - habitations. Ces différents types
d’occupation ont été discriminés avec des taux de précision globale de 94,21 %, 99,57 % et 96,77
%, respectivement pour l’image de 1987, 2000 et celle de 2019.
Les cartes de 1987, 2000 et 2019 ont permis d’estimer les surfaces respectives de chaque type
d’occupation et de suivre leur dynamique. Il ressort de ces travaux que :
- les surfaces des formations forestières denses ont fortement régressé et sont passées
respectivement de 3009,13 hectares 1987, à 3132,35 hectares en 2000 puis à 3007,04
hectares en 2019 (soit un taux de régression estimé à -0,06 % correspondant à -2,09
hectares) durant la période de 1987 à 2019 ;
- les surfaces des formations forestières dégradées ont fortement augmenté et sont passées
respectivement de 70,07 hectares en 1987 à 362,36 hectares en 2019 (soit un taux de
croissance estimé à 266,87 %.
La dynamique de l’occupation du sol du Parc National du Banco de 1987 à 2019 montre une
déforestation marquée par la perte de superficie des formations forestières au profit des formations
forestières dégradées, et ces tendances vont conduire à une perte totale du potentiel de la flore et
de la végétation ligneuse d’ici quelques décennies.
L’étude de la composition floristique du Parc National du Banco montre qu’elle est riche de 556
espèces végétales, reparties entre 331 genres et appartenant à 94 familles. Les familles les plus
importantes en nombre d’espèces sont les Rubiaceae, les Fabaceae et les Apocynaceae. La flore
de ce parc, trente années avant, était encore plus riche. La compilation des listes floristiques de De
Koning (1983) et de cette étude donne une liste globale de 563 espèces végétales. Les diverses
perturbations liées aux différentes parcelles ont entrainé la prolifération des lianes dans la zone
périphérique et la rareté des individus ligneux à gros diamètres. La valeur obtenue de l’indice
pionnier de la flore de cet écosystème, indique que la formation forestière dégradée de la zone
périphérique est moyennement perturbée. Mais, les espèces d’origine forestière peuvent
recoloniser progressivement les milieux perturbés, après un temps plus ou moins long lorsque
l’action humaine vient à disparaître.
Malgré les perturbations d’origine anthropiques des ressources forestières, le Parc National du
Banco, dispose toujours d’une flore très riche en 61 taxons endémiques de l’Afrique de l’Ouest
-123-
(GCW) ont été signalés et 11 taxons sont exclusifs de la Côte d’Ivoire (GCi). On note en outre que
20 autres taxons ont été reconnus comme « rares » ou « menacées d’extinction ». Le nombre
important d’espèces endémiques et d’espèces rares et / ou menacées d’extinction dans ce
patrimoine forestier montre que sa flore a toujours une bonne valeur écologique.
Concernant les deux zones d’étude, on remarque que la composition floristique et la structure de
la végétation diffèrent du point de vue de leur similarité.
Au niveau de la dynamique structurale, l’étude montre que l’élimination de la majorité des grands
arbres dans la zone périphérique provoque la chute de la strate arbustive à 8 mètres de hauteur,
indiquant ainsi un milieu en pleine reconstitution. La répartition des tiges dans des classes de
diamètres confirme la reconstitution de la végétation ligneuse dans cette zone. Les trouées issues
de ces perturbations anthropiques entraînent également la prépondérance des microphanérophytes
arbustifs, au détriment des mégaphanérophytes arborescents dans la zone périphérique.
L’observation des histogrammes de recouvrements des relevés réalisés a montré que la zone
périphérique du parc est la plus perturbée.
D’une manière générale, les activités humaines sont préjudiciables à la conservation des taxons
des milieux forestiers, car ces derniers disparaissent du fait de la dégradation et de la disparition
du milieu « formation forestière dense». Elles entraînent outre la disparition de la flore originelle,
la mise en place d’une autre flore banale et peu expressive du milieu.
En perspective, les travaux réalisés ne peuvent prétendre avoir cerné traiter tous les aspects des
problèmes étudiés. En dépit donc de ces limitations, cette recherche ouvre des perspectives
opérationnelles sur le parc où les besoins de surveillance et de gestion de l’espace sont
prépondérants en raison de l’accroissement démographique qui se traduit par la densité de la
population à proximité du parc. Il serait judicieux de :
- analyser en profondeur les effets des changements de la végétation dans d’autres sites dans
la zone centrale du parc ;
- poursuivre une telle étude dans les autres aires protégées (réservoirs potentiels des
ressources naturelles du pays) afin d’avoir une connaissance actualisée sur leur état de
conservation et sur les surfaces forestières effectivement disponibles ;
- effectuer une étude de la régénération des espèces ligneuses à diamètre inférieur à 10
centimètres dans la zone périphérique.
Enfin les recommandations suivantes peuvent se dégager :
À l’attention des autorités à charge du parc :
- Envisager l’approche participative pour la gestion environnementale dans les quartiers
périphériques du parc. Ceci suppose des campagnes sensibilisation en vue d’apporter des
-124-
connaissances aux populations sur la protection et la gestion durable des ressources du Parc
National du Banco.
- Construire une clôture aux endroits à accès libre et facilement pénétrable dans le parc. Ceci
pourrait constituer un moyen efficace de lutte contre les infiltrations illégales.
À l’attention des populations riveraines :
- Éviter la fréquentation du parc et de faire recours aux infrastructures de base pour tout
besoin vital. Ceci pourrait énormement contribuer à une meilleure conservation des
ressources naturelles du parc.

-125-
RÉFÉRENCES
BIBLIOGRAPHIQUES

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-144-
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S., Bruelheide, H., Castagneyrol, B., Godbold, D., Haasse, J., Hector, A., Jactel, H.,
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-145-
INDEX ALPHABÉTIQUES
DES TAXONS CITÉS

-146-
A--------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
Acacia mangium Willd. (Fabaceae) 13, 14, 67, 75, 81
Aframomum chrysanthum Lock (Zingiberaceae) 13, 14
Agelaea paradoxa Gilg (Connaraceae) 71
Albertisia cordifolia (Mangenot & Miege) Forman (Menispermaceae) 11, 66, 71, 104
Albizia adianthifolia (Schum.) [Link] (Fabaceae) 12, 71, 77
Albizia ferruginea (Guill. & Perr.) Benth. (Fabaceae) 75
Albizia zygia (DC.) JFMacbr. (Fabaceae) 12
Alcedo leucogaster Fraser, 1843 (Alcedinidae) 15
Alchornea cordifolia (Schumach. & Thonn.) Mü[Link]. (Euphorbiaceae) 13
Allanblackia floribunda Oliv. (Clusiaceae) 12, 68, 71, 74, 75, 87
Alstonia boonei De Wild. (Apocynaceae) 12
Angylocalyx oligophyllus (Baker) Baker f. (Fabaceae) 71, 72, 76, 77, 79, 104
Anopyxis klaineana (Pierre) Pierre ex Engl. (Rhizophoraceae) 73
Anthocleista nobilis [Link] (Gentianaceae) 12
Anthonotha macrophylla [Link]. (Fabaceae) 71
Anthonotha sassandraensis Aubrev. & Pellegr. (Fabaceae) 66
Anthonotha vignei (Hoyle) [Link] (Fabaceae) 73
Antiaris toxicaria Loes. var. africana Scott-Elliot ex [Link]. (Moraceae) 66, 93
Antrocaryon micraster [Link]. & Guillaumin (Anacardiaceae) 74
Apalis sharpii Shelley, 1884 (Cisticolidae) 15
Apodiscus chevalieri Hutch. (Phyllanthaceae) 73
Ardeola ralloides Scopoli, 1769 (Ardeidae) 15
Aucoumea klaineana Pierre (Burseraceae) 13
B--------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
Baissea baillonii Hua (Apocynaceae) 71
Baissea campanulata ([Link].) De Kruif (Apocynaceae) 66
Baissea leonensis Benth. (Apocynaceae) 66
Baissea welwitschii (Baill.) Stapf ex Hiern (Apocynaceae) 66, 77
Baphia nitida Lodd. (Fabaceae) 66, 71, 76, 77, 79, 80, 81, 89, 104, 110
Baphia pubescens Hook.f. (Fabaceae) 13
Berlinia confusa Hoyle (Fabaceae) 12, 93, 98
Berlinia occidentalis Keay (Fabaceae) 73
Bleda eximius Hartlaub, 1855 (Pycnonotidae) 15
Blighia welwitschii (Hiern) Radlk. (Sapindaceae) 104
Bombax buonopozense [Link]. (Malvaceae) 104
Breviea sericea Aubré. & Pellegr. (Sapotaceae) 94
Bridelia grandis Pierre ex Hutch. (Phyllanthaceae) 68
Buchholzia coriacea Engl. (Capparaceae) 93
Bycanistes cylindricus Temminck, 1831 (Bucerotidae) 15
C--------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
Calopogonium mucunoides Desv. (Fabaceae) 13
Capparis tomentosa Lam. (Capparaceae) 104
Carissa spinarum L. (Apocynaceae) 67
Cedrela odorata L. (Meliaceae) 13
Ceiba pentandra (L.) Gaertn. (Malvaceae) 12
Cercopithecus campbelli Waterhouse, 1838 (Cercopithecidae) 14
-147-
Cercopithecus petaurista Schreber, 1774 (Cercopithecidae) 14
Chlorocebus pygerythrus F. Cuvier, 1821 (Cercopithecidae) 14
Chromidotilapia guntheri Sauvage, 1882 (Cichlidae) 15
Chrysophyllum subnudum Baker (Sapotaceae) 11, 68, 71, 72, 80, 87, 89, 104, 107
Chrytranthus verecundus [Link]é & Aké-Assi (Sapindaceae 66
Cissus miegei Tchoumé (Vitaceae) 67
Cleistopholis patens (Benth.) Engl. & Diels (Annonaceae) 12
Clerodendrum polycephalum Baker (Lamiaceae) 104
Coffea humilis [Link]. (Rubiaceae) 74
Cola attiensis Aubrév. & Pellegr. (Malvaceae) 74
Cola caricifolia ([Link]) [Link]. (Malvaceae) 66, 91, 104, 107
Cola heterophylla ([Link].) Schott & Endl. (Malvaceae) 66, 71, 72, 76, 77, 79, 95, 96, 110, 111
Cola lateritia [Link]. (Malvaceae) 12
Cordyla pinnata ([Link].) Milne-Redh. (Fabaceae) 119
Costus afer Ker Gawl. (Costaceae) 11, 14
Coula edulis Baill. (Olacaceae) 72, 91, 93, 104, 111
Criniger olivaceus Swainson, 1837 (Pycnonotidae) 15
Crinum jagus ([Link].) Dandy (Amaryllidaceae) 13
Crocidura wimmeri Heim de Balsac and Aellen, 1958 (Scoricidae) 15
Croton hirtus L’Hér. (Euphorbiaceae) 104
Culcasia liberica [Link]. (Araceae) 66, 107
D--------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
Dactyladenia hirsuta ([Link]. ex De Wild.) Prance & [Link] (Chrysobalanaceae) 67, 73, 74
Decorsella paradoxa [Link]. (Violaceae) 104
Dendrohyrax arboreus A. Smith, 1827 (Procaviidae) 14
Dichapetalum dictyospermum Breteler (Dichapetalaceae) 11, 67
Dichapetalum filicaule Breteler (Dichapetalaceae) 71
Dichapetalum pallidum (Oliv.) Engl. (Dichapetalaceae) 66, 104
Diospyros viridicans Hiern (Ebenaceae) 74
Dorstenia djettii Guillaumet (Moraceae) 67
Drypetes chevalieri Beille ex Hutch. & Dalziel (Putranjivaceae) 77, 80, 110
E--------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
Eidolon helvum Kerr, 1792 (Pteropodidae) 15
Elaeis guineensis Jacq. (Arecaceae) 13, 66, 68, 72, 80, 107
Entandrophragma angolense (Welw.) [Link]. (Meliaceae) 73
Epiplatys chaperi Sauvage, 1882 (Nothobranchiidae) 15
Eriocoelum pungens Radlk. ex Engl. (Sapindaceae) 73
Eulophia gracilis Lindl. (Orchidaceae) 104
F-------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
Funtumia africana (Benth.) Stapf (Apocynaceae) 68, 74, 75, 80, 89, 93, 98, 107, 110
G--------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
Galagoides demidoff G. Fischer, 1986 (Galagidae) 14
Geophila obvallata Didr. (Rubiaceae) 95
Gilbertiodendron dewevrei (De Wild.) [Link] (Fabaceae) 119
Gilletiodendron kisantuense (De Wild.) [Link] (Fabaceae) 74
Griffonia simplicifolia (D.C) Baill. (Fabaceae) 76, 77, 89
H--------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
-148-
Heisteria parvifolia Sm. (Olacaceae) 11, 87
Hemichromis bimaculatus Gill, 1862 (Cichlidae) 15
Heteropteris glabra Hook. & Arn. (Malpighiaceae) 12
Homalium longistaminum H. Perrier (Salicaceae) 73
Hopea odorata Roxb. (Dipterocarpaceae) 13, 14
Hunteria ghanensis [Link] & Leeuwenb. (Apocynaceae) 73
Hunteria umbellata ([Link].) Hallier f. (Apocynaceae) 95, 98, 111
Hylopsar cupreocauda Hartlaub, 1857 (Sturnidae) 15
Hymenostegia aubrevillei Pellegr. (Fabaceae) 74
Hypolytrum heteromorphum Nelmes (Cyperaceae) 13
Hypselodelphys violacea (Ridl.) Milne-Redh. (Marantaceae) 76
I---------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
Icacina mannii Oliv. (Icacinaceae) 104
Irvingia gabonensis (Aubry-Lecomte ex O'Rorke) Baill. (Irvingiaceae) 74
Isolona campanulata Engl. & Diels (Annonaceae) 76, 91, 104
Ixobrychus sturmii Wagler, 1827 (Ardeidae) 15
J---------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
Julbernardia seretii (De Wild.) Troupin (Fabaceae) 119
L--------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
Laccosperma secundiflorum ([Link].) Kuntze (Arecaceae) 12, 13
Landolphia micrantha ([Link].) Pichon (Apocynaceae) 71
Leptoderris miegei Aké-Assi & Mangenot (Fabaceae) 67
Lophira alata Banks ex [Link]. (Ochnaceae) 11, 13, 71, 90, 93, 100
M--------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
Macaranga beillei Prain (Euphorbiaceae) 11, 67, 74
Majidea forsteri (Sprague) Radlk. (Sapindaceae) 104
Mapania coriandrum Nelmes (Cyperaceae) 12
Melignomon eisentrauti Louette, 1981 (Indicatoridae) 15
Microdesmis keayana J.Léonard (Pandaceae) 72, 76, 77, 80, 91, 95, 104, 110, 111
Milicia excelsa ([Link].) [Link] (Moraceae) 74
Milicia regia ([Link].) [Link] (Moraceae) 74
Millettia lane-poolei Dunn (Fabaceae) 72
Millettia zechiana Harms (Fabaceae) 74
Monodora myristica (Gaertn.) Dunal (Annonaceae) 93
Musanga cecropioides [Link]. ex Tedlie (Urticaceae) 12
N--------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
Napoleonaea vogelii Hook. & Planch. (Lecythidaceae) 71, 72
Neotragus pygmaeus Linnaeus, 1758 (Bovidae) 15
Nimbapanchax petersi Sauvage, 1882 (Nothobranchiidae) 14
Nycticorax nycticorax Linné, 1758 (Ardeidae) 15
O--------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
Okoubaka aubrevillei Pellegr. & Normand (Santalaceae) 74
P---------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
Palisota hirsuta (Thunb.) [Link]. (Commelinaceae) 11, 13, 14, 72, 76, 77, 95, 111
Pan troglodytes Blumenback, 1775 (Hominidae) 14
Panda oleosa Pierre (Pandaceae) 104
Panicum brevifolium L. (Poaceae) 12
-149-
Panicum maximum Jacq. (Poaceae) 12
Parkia bicolor [Link]. (Fabaceae) 12
Pavetta akeassii JBHall (Rubiaceae) 74
Pentaclethra macrophylla Benth. (Fabaceae) 68
Perodicticus potto Müller, 1766 (Lorisidae) 14
Philantomba maxwellii C. H. Smith, 1827 (Bovidae) 14
Phyllocosmus africanus (Hook.f.) Klotzsch (Ixonanthaceae) 104
Piptadeniastrum africanum (Hook.f.) Brenan (Fabaceae) 71, 77, 90, 95, 96, 100, 104
Podica senegalensis Vieillot, 1817 (Heliornithidae) 15
Psychotria brachyanthoides De Wild. (Rubiaceae) 67
Pycnanthus angolensis (Welw.) Warb. (Myristicaceae) 12, 74
R-------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
Raphia hookeri [Link] & [Link]. (Arecaceae) 12
Rhaphiostylis cordifolia Hutch. & Dalziel (Icacinaceae) 104
S---------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
Salacia cornifolia Hook. (Celastraceae) 66
Salacia erecta ([Link]) Walp. (Celastraceae) 66
Salacia nitida (Benth.) [Link]. (Celastraceae) 66
Salacia staudtiana Loes. ex Fritsch (Celastraceae) 66
Scytopetalum tieghemii Hutch. & Dalziel (Lecythidaceae) 104
Sericanthe toupetou (Aubré. & Pellegr.) Robbr. (Rubiaceae) 74
Strombosia pustulata Oliv. (Olacaceae) 66, 71, 72, 76, 77, 79, 93, 95, 110, 111
Symphonia globulifera L.f. (Clusiaceae) 12
Synsepalum afzelii (Engl.) [Link] (Sapotaceae) 72
Synsepalum passargei (Engl.) [Link]. (Sapotaceae) 67
T--------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
Tapinanthus praetexta Polhill & Wiens (Loranthaceae) 11
Tarrietia utilis (Sprague) Sprague (Malvaceae) 13
Terminalia ivorensis [Link]. (Combretaceae) 13
Thaumatococcus daniellii (Benn.) Benth. (Marantaceae) 11
Tragelaphus scriptus Pallas, 1766 (Bovidae) 14
Trichilia monadelpha (Thonn.) [Link] Wilde (Meliaceae) 13
Trilepisium madagascariense DC. (Moraceae) 104

Turraeanthus africanus (Welw. ex [Link].) Pellegr. (Meliaceae) 11, 71, 77, 93, 98, 100, 104, 107, 110

U--------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
Uapaca guineensis Mü[Link]. (Phyllanthaceae) 12, 13
Uapaca paludosa Aubrév. & Leandri (Phyllanthaceae) 12
V--------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
Vitex grandifolia Gürke (Lamiaceae) 111
X--------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
Xylopia acutiflora (Dunal) [Link]. (Annonaceae) 11
Xylopia aethiopica (Dunal) [Link]. (Annonaceae) 12

-150-
ANNEXES

-151-
Annexe 1 : Fiche de relevé linéaire lors de l’inventaire. Les hauteurs maximales à droite et
minimales à gauche de ces espèces sont ordonnées. (Exemple du relevé n°2 distant
de 0 à 34 mètres de long)

-152-
-153-
Annexe 2 : Exemple de fiche de relevé de surface lors de l’inventaire

-154-
Annexe 3 : Liste globale des espèces inventoriées
AA : Espèces à statut particulier selon Aké-Assi (1988) ; CH : Type chorologique ; TM : Type morphologique ; TB : Type biologique ; DD : espèces à
données insuffisantes ; EN : espèces en danger ; LC : espèces à préoccupation mineure ; LR / cd : espèces à faible préoccupation ou à faible conservation ;
LR / lc : espèces à faible préoccupation ou à préoccupation mineure ; LR / nt : espèces à faible préoccupation ou à faible risque et quasi menacée ; nt : espèces
à faible risque et quasi menacée ; VU : espèces vulnérables ; * : espèces exclusives à la zone périphérique ; **: espèces exclusives à la zone centrale ; *** :
espèces communes à la zone périphérique et à la zone centrale du parc.

Statuts particuliers FAMILLES CH TB TM

N° ESPÈCES UICN (2019) / AA


1 Acacia kamerunensis Gand. *** Fabaceae GC Lnp liane
2 Acacia mangium Willd. * Fabaceae i mP arbre
3 Acridocarpus alternifolius (Schumach. & Thonn.) Nied. * Malpighiaceae GC Lmp liane
4 Acridocarpus longifolius ([Link]) Hook.f. ** Malpighiaceae GC Lmp liane
5 Adenia cissampeloides (Planch. ex Hook.) Harms *** Passifloraceae GC Lmp liane
6 Adenia lobata (Jacq.) Engl. *** Passifloraceae GC Lmp liane
7 Adenia mannii (Mast.) Engl. * Passifloraceae GC Lmp liane
8 Adiantum vogelii Mett. ex Keys *** Pteridaceae GC Lnp liane
9 Aerangis biloba (Lindl.) Schltr. *** Orchidaceae GC H herbe
10 Aframomum albiviolaceum (Ridl.) [Link] *** Zingiberaceae GC Gr herbe
11 Aframomum cereum (Hook.f.) [Link] * Zingiberaceae GC Gr herbe
12 Aframomum chrysanthum Lock * Zingiberaceae GC Gr herbe
13 Aframomum melegueta [Link]. *** Zingiberaceae GC Gr herbe

-155-
N° ESPÈCES Statuts particuliers FAMILLES CH TB TM
14 Afrobrunnichia erecta (Asch.) Hutch. & Dalziel *** Polygonaceae GC Lmp liane
15 Aganope gabonica (Baill.) Polhill *** Fabaceae GC Lmp liane
16 Aganope leucobotyra (Dunn.) Polhill *** Fabaceae GC mp (Lmp) liane
17 Agelaea paradoxa Gilg *** Connaraceae GC mp (Lmp) liane
18 Agelaea pentagyna (Lam.) Baill. *** Connaraceae GC Lmp liane
19 Ageratum conyzoides (L.) L. * LC ver 3.1 (2009) Compositae GC-SZ Th herbe
20 Aidia genipiflora (DC.) Dandy ** LC ver 3.1 (2018) Rubiaceae GC mp arbuste
21 Alafia barteri Oliv. * Apocynaceae GC mp arbuste
22 Albertisia cordifolia (Mangenot & Miege) Forman *** Menispermaceae GCi LmP liane
23 Albertisia scandens (Mangenot & Miege) Forman *** Menispermaceae GCW Lnp liane
24 Albizia adianthifolia (Schum.) [Link] *** LC ver 3.1 (2009) / LC ver 3.1 Fabaceae GC mP arbre
25 Albizia ferruginea (Guill. & Perr.) Benth. *** nt A2cd ver 3.1 (2019) Fabaceae GC-SZ mP arbre
26 Albizia zygia (DC.) JFMacbr. *** Fabaceae GC-SZ mP arbre
27 Alchornea cordifolia (Schumach. & Thonn.) Mü[Link]. * LC ver 3.1 (2018) Euphorbiaceae GC-SZ Lmp (mp) liane
28 Allanblackia floribunda Oliv. *** LC ver 3.1 (2018) Clusiaceae GC MP arbre
29 Allophylus africanus [Link]. *** LC ver 3.1 (2018) Sapindaceae GC-SZ mP arbre
30 Allophylus spicatus (Poir.) Radlk * Sapindaceae SZ mp arbuste
31 Alstonia boonei De Wild. Apocynaceae GC mp arbuste
32 Amaranthus spinosus L. Amaranthaceae GC-SZ Th herbe
33 Ampelocissus gracilipes Stapf * Vitaceae GCW Th herbe
34 Amphimas pterocarpoides Harms *** LC ver 3.1 (2018) Fabaceae GC MP arbre
35 Ananas comosus (L.) Merr. * Bromeliaceae i H herbe

-156-
N° ESPÈCES Statuts particuliers FAMILLES CH TB TM
36 Anchomanes difformis (Blume) Engl. *** LC ver 3.1 (2009) Araceae GC H herbe
37 Aneilema beniniense ([Link].) Kunth * Commelinaceae GC Ch herbe
38 Angylocalyx oligophyllus (Baker) Baker f. *** LC ver 3.1 (2018) Fabaceae GC np arbuste
39 Annickia polycarpa (DC.) Setten & Maas ex [Link] *** Annonaceae GC np arbuste
40 Anopyxis klaineana (Pierre) Pierre ex Engl * VU A1cd ver 2.3 (1998) Rhizophoraceae GC mP arbre
41 Anthocleista nobilis [Link] *** LC ver 3.1 (2018) Gentianaceae GCW MP arbre
42 Anthonotha crassifolia (Baill.) [Link] * LC ver 3.1 (2019) Fabaceae GC-SZ mp arbuste
43 Anthonotha elongata (Hutch.) [Link] ** Fabaceae GC mp arbuste
44 Anthonotha fragrans (Baker.f.) Exell & Hillc. *** LC ver 3.1 (2018) Fabaceae GC mp arbuste
45 Anthonotha macrophylla [Link]. *** LC ver 3.1 (2018) Fabaceae GC mp arbuste
46 Anthonotha sassandraensis Aubrév. & Pellegr. *** Fabaceae GCi mp arbuste
47 Anthonotha vignei (Hoyle) [Link] ** VU A1c, B1+2c ver 2.3 (1998) Fabaceae GC mp arbuste
48 Anthostema aubryanum Baill. *** LC ver 3.1 (2018) Euphorbiaceae GC mp arbuste
49 Antiaris toxicaria Loes. var. africana Scott-Elliot ex [Link] *** Moraceae GC-SZ mP arbre
50 Antidesma laciniatum Mϋ[Link]. * Phyllanthaceae GC mP arbre
51 Antidesma oblongum (Hutch.) Keay *** Phyllanthaceae GCW mp arbuste
52 Antrocaryon micraster [Link]. & Guillaumin ** / VU A1cd ver 2.3 (1998) Anacardiaceae GC np arbuste
53 Apodiscus chevalieri Hutch. * EN B2ab ver 3.1 (2019) Phyllanthaceae GCW MP arbre
54 Argocoffeopsis afzelii (Hiern) Robbr. ** Rubiaceae GC Lmp liane
55 Artabotrys oliganthus Eng. & Diels * Annonaceae GC mP arbre
56 Aubrevillea kerstingii (Harms) Pellegr * Fabaceae GC MP arbre
57 Aulacocalyx jasminiflora Hook.f. * Rubiaceae GC mp arbuste

-157-
N° ESPÈCES Statuts particuliers FAMILLES CH TB TM
58 Azadirachta indica [Link]. * LC ver 3.1 (2018) Meliaceae i mp arbuste
59 Baissea axillaris (Benth.) Hua * Apocynaceae GC Lmp liane
60 Baissea baillonii Hua *** Apocynaceae GC Lmp liane
61 Baissea campanulata ([Link].) de Kruif * Apocynaceae GC Lmp liane
62 Baissea leonensis Benth. * Apocynaceae GC Lmp liane
63 Baissea welwitschii (Baill.) Stapf ex Hiern *** Apocynaceae GC LmP liane
64 Baissea zygodioides ([Link].) Stapf * Apocynaceae GC Lmp liane
65 Bambusa vulgaris Schrad. *** Poaceae GC-SZ H herbe
66 Baphia capparidifolia Baker *** Fabaceae GC Lmp liane
67 Baphia nitida Lodd. *** LC ver 3.1 (2012) Fabaceae GC mp arbuste
68 Baphia pubescens Hook.f. *** LC ver 3.1 (2019) Fabaceae GC mp arbuste
69 Berlinia confusa Hoyle *** Fabaceae GC mp arbuste
70 Berlinia occidentalis Keay ** VU A1c, B1+2c ver 2.3 (1994) Fabaceae GCW mP arbre
71 Bersama abyssinica Fresen. * Melianthaceae GC mP arbre
72 Bertiera breviflora Hiern * Rubiaceae GC mp arbuste
73 Bertiera racemosa ([Link]) [Link] ** Rubiaceae GC np arbuste
74 Blighia sapida [Link] *** Sapindaceae GC-SZ mp arbuste
75 Blighia welwitschii (Hiern) Radlk. *** Sapindaceae GC mP arbre
76 Boerhavia diffusa L. * Nyctaginaceae GC-SZ Ch herbe
77 Bolbitis auriculata (Lam.) Alston ** Dryopteridaceae GC G herbe
78 Bombax buonopozense [Link]. * LC ver 3.1 (2019) Malvaceae GC MP arbre
79 Bowringia discolor [Link] ** Fabaceae GCW Lmp liane

-158-
N° ESPÈCES Statuts particuliers FAMILLES CH TB TM
80 Brachiaria deflexa (Schumach.) [Link]. Ex Robyns * Poaceae GC Th herbe
81 Breviea sericea Aubré. & Pellegr. * LR/nt ver 2.3 (1994) Sapotaceae GC-SZ mP arbre
82 Breynia retusa (Dennst.) Alston * LC ver 3.1 (2019) Phyllanthaceae i mP arbre
83 Bridelia grandis Pierre ex Hutch. * Phyllanthaceae GC np arbuste
84 Broussonetia papyrifera (L.) L'Hér. Ex Vent. * Moraceae GC mP arbre
85 Buchholzia coriacea Engl. *** Capparaceae GC mP arbre
86 Bussea occidentalis Hutch. ** LC ver 3.1 (2019) Fabaceae GC mp arbuste
87 Caesalpinia bonduc (L.) Roxb. * Fabaceae GC mP arbre
88 Calamus deerratus [Link] & H. Wendl. *** Araceae GC-SZ Lmp liane
89 Caloncoba echinata (Oliv.) Gilg * Achariaceae GCW LmP liane
90 Calopogonium mucunoides Desv. * Fabaceae GC-SZ Th herbe
91 Calycobolus africanus ([Link]) Heine *** Convolvulaceae GC LmP liane
92 Calyptrochilum christyanum (Rchb.f.) Summerh ** Orchidaceae GC-SZ Ep herbe
93 Calyptrochilum emarginatum (Afzel. Ex Sw.) Schltr. *** Orchidaceae GC Ep herbe
94 Campylospermum sulcatum Farr ** LC ver 3.1 (2019) Ochnaceae GC np arbuste
95 Canarium schweinfurthii Engl. *** Burseraceae GC MP arbre
96 Capparis tomentosa Lam. * / VU Capparaceae GCW Lmp liane
97 Carapa procera DC. *** Meliaceae GC-SZ mp arbuste
98 Carica papaya L. * DD ver 3.1 (2019) Caricaceae i mp arbuste
99 Carissa spinarum L. * Apocynaceae SZ mp arbuste
100 Carpolobia lutea [Link] * LC ver 3.1 (2019) Polygonaceae GC np arbuste
101 Cayaponia africana (Hook.f.) Exell * Cucurbitaceae GC Lmp liane

-159-
N° ESPÈCES Statuts particuliers FAMILLES CH TB TM
102 Cecropia peltata L. *** Urticaceae GC mp arbuste
103 Cedrela odorata L. * Meliaceae i MP arbre
104 Ceiba pentandra (L.) Gaertn. *** Malvaceae GC-SZ MP arbre
105 Celosia trigyna L. * Amaranthaceae GC np liane
106 Cercestis afzelii Schott *** Araceae GC Lmp (Se-Ep) liane
107 Chlamydocarya macrocarpa [Link]. ex Hutch. & Dalziel *** Icacinaceae GC Lmp liane
108 Christella dentata (Forssk.) Brownsey & Jermy ** Thelypteridaceae GC H herbe
109 Chromolaena odorata (L.) [Link] & [Link]. * Compositae GC np (Lmp) herbe
110 Chrysophyllum albidum [Link] ** Sapotaceae GC mp arbuste
111 Chrysophyllum subnudum Baker *** LC ver 3.1 (2019) Sapotaceae GC mP arbre
112 Chytranthus carneus Radlk. ** LC ver 3.1 (2019) Sapindaceae GC mp arbuste
113 Chytranthus cauliflorus (Hutch. & Dalziel) Wickens *** Sapindaceae GC mp arbuste
114 Chytranthus macrobotrys (Gilg) Exell & Mendonça * LC ver 3.1 (2019) Sapindaceae GC mp arbuste
115 Chytranthus setosus Radlk. *** Sapindaceae GC np arbuste
116 Chytranthus verecundus [Link]é & Aké-Assi *** / VU Sapindaceae GCi np arbuste
117 Cissus aralioides (Welw. ex Baker) Planch. * Vitaceae GC-SZ Lmp liane
118 Cissus miegei Tchoumé * Vitaceae GCi Lmp liane
119 Citropsis gabunensis (Engl.) Swingle & [Link]. ** VU A1c, B1+2c ver 2.3 (1998) Rutaceae GC np arbuste
120 Cleome rutidosperma DC. * Cleomaceae GC Th herbe
121 Clerodendrum polycephalum Baker ** Lamiaceae GC-SZ np arbuste
122 Cnestis ferruginea Vahl ex DC. *** Connaraceae GC Lmp liane
123 Coccinia keayana [Link]. * Cucurbitaceae GCW Lmp liane

-160-
N° ESPÈCES Statuts particuliers FAMILLES CH TB TM
124 Coccinia longicarpa Jongkind * Cucurbitaceae GCW Lmp liane
125 Cocos nucifera L. * Arecaceae i MP arbre
126 Coffea humilis [Link]. *** nt B2b ver 3.1 (2017) Rubiaceae GCW np arbuste
127 Coffea stenophylla [Link] ** / VU Rubiaceae GCW mp arbuste
128 Cola attiensis Aubré. & Pellegr. *** EN A1c, B1+2c ver 2.3 (1994) Malvaceae GC mp arbuste
/ VU
129 Cola caricifolia ([Link]) [Link] *** Malvaceae GCW mp arbuste
130 Cola gigantea (Cav.) [Link]. *** Malvaceae GC-SZ mP arbre
131 Cola heterophylla ([Link].) Schott & Endl *** LC ver 3.1 (2018) / VU Malvaceae GC mp arbuste
132 Cola lateritia [Link]. *** LC ver 3.1 (2018) Malvaceae GC mp arbuste
133 Cola millenii [Link]. *** Malvaceae GC mp arbuste
134 Cola nitida (Vent.) Schott & Endl. *** Malvaceae GC mP arbre
135 Combretum aphanopetalum Engl. & Diels * Combretaceae GC LmP liane
136 Combretum comosum [Link] var. dolichopetalum (Engl. & Diels) Combretaceae GCW Lmp liane
Jongkind ***
137 Combretum grandiflorum [Link] ** Combretaceae GCW LmP liane
138 Combretum mucronatum Schumach. & Thonn. * Combretaceae GC Lmp liane
139 Combretum paniculatum Vent. * Combretaceae GC-SZ Lmp liane
140 Combretum paradoxum Welw. ex M. [Link] * Combretaceae GC LmP liane
141 Combretum zenkeri Eng. & Diels * Combretaceae GC Lmp liane
142 Commelina diffusa Burm.f. *** Commelinaceae GC-SZ np arbuste
143 Commelina erecta L. *** Commelinaceae GC-SZ Ch herbe

-161-
N° ESPÈCES Statuts particuliers FAMILLES CH TB TM
144 Connarus africanus Lam. *** Connaraceae GC LmP liane
145 Copaifera salikounda Heckel *** VU A1d ver 2.3 (1998) Fabaceae GCW mP arbre
146 Costus afer Ker Gawl. * Costaceae GC-SZ np arbuste
147 Costus deistelii [Link]. * Costaceae GCW np arbuste
148 Coula edulis Baill. *** LC ver 3.1 (2018) Olacaceae GC mP arbre
149 Craterispermum caudatum Hutch. *** LC ver 3.1 (2018) Rubiaceae GC mp arbuste
150 Crossostemma laurifolium Planch. ex Benth. ** Passifloraceae GCW Lmp liane
151 Croton hirtus L’hér. * Euphorbiaceae GC np (Th) arbuste
152 Croton scarciesii Scott-Elliot * Euphorbiaceae GCW np arbuste
153 Cryptosepalum tetraphyllum (Hook.f.) Benth. * VU A1c, B1 + 2c ver 2.3 (1998) Fabaceae GCW mP arbre
154 Cuervea macrophylla (Vahl) [Link] *** Celastraceae GC Lmp liane
155 Culcasia angolensis Welw. ex Schott *** Araceae GC Lmp (Se-Ep) liane
156 Culcasia dinklagei Engl. * LC ver 2.3 (2010) Araceae GC Ch herbe
157 Culcasia glandulosa Hepper * LC ver 2.3 (2010) Araceae GCW Lmp (Se-Ep) liane
158 Culcasia liberica [Link]. *** Araceae GCW Lmp (Se-Ep) liane
159 Culcasia parviflora [Link]. * Araceae GC Lmp (Se-Ep) liane
160 Culcasia scandens [Link]. *** LC ver 2.3 (2009) Araceae GC Lmp (Se-Ep) liane
161 Culcasia seretii De Wild. * Araceae GC Lmp (Se-Ep) liane
162 Culcasia striolata Engl. *** LC ver 2.3 (2010) Araceae GC Ch herbe
163 Cuviera accutiflora DC. ** Rubiaceae GC mp arbuste
164 Dacryodes klaineana (Pierre) [Link] *** LC ver 2.3 (2018) Burseraceae GC mP arbre
165 Dactyladenia hirsuta ([Link]. ex De Wild.) Prance & [Link] * EN B1+2c ver 2.3 (1998) / VU Chrysobalanaceae GCi mp arbuste

-162-
N° ESPÈCES Statuts particuliers FAMILLES CH TB TM
166 Dactyloctenium aegyptium (L.) Willd. * Poaceae GC-SZ H (Ch) herbe
167 Dalbergia dalzielii Hutch. & Dalziel *** Fabaceae GC Lmp liane
168 Dalbergia oblongifolia [Link] * Fabaceae GCW Lmp liane
169 Daniellia thurifera Benn. *** LC ver 3.1 (2019) Fabaceae GCW mP arbre
170 Decorsella paradoxa [Link]. *** Violaceae GCW mp arbuste
171 Deinbollia pinnata (Poir.) Schumach. & Thonn. *** Sapindaceae GC np arbuste
172 Delpydora gracilis [Link]. ** Sapotaceae GCW np arbuste
173 Desmodium adscendens (Sw.) DC. * LC ver 3.1 (2010) Fabaceae GC Ch herbe
174 Desplatsia chrysochlamys (Mildbr. & Burret) Mildbr. & Burret *** Malvaceae GC mp arbuste
175 Dialium aubrevillei Pellegr. *** Fabaceae GCW mP arbre
176 Dialium dinklagei Harms *** LC ver 3.1 (2018) Fabaceae GC mP arbre
177 Dichapetalum albidum [Link]. ex Pellegr *** Dichapetalaceae GCW Lmp liane
178 Dichapetalum angolense Chodat *** Dichapetalaceae GC LmP liane
179 Dichapetalum dictyospermum Breteler *** Dichapetalaceae GCi Lmp liane
180 Dichapetalum filicaule Breteler *** Dichapetalaceae GCW Lnp liane
181 Dichapetalum heudelotii (Planch. ex Oliv.) Baill *** LC ver 3.1 (2018) Dichapetalaceae GC Lmp liane
182 Dichapetalum pallidum (Oliv.) Engl. *** Dichapetalaceae GC LmP liane
183 Dichapetalum parvifolium Engl. * Dichapetalaceae GC Lnp liane
184 Dicranolepis persei Cummins *** Thymelaeaceae GCW np arbuste
185 Didymosalpinx abbeokuntae (Hiern) Keay ** Rubiaceae GC Lmp liane
186 Digitaria horizontalis Willd. * Poaceae GC-SZ Th herbe
187 Dioscorea minutiflora Engl. ** Dioscoraeceae GC G liane

-163-
N° ESPÈCES Statuts particuliers FAMILLES CH TB TM
188 Dioscorea smilacifolia De Wild. & T. Durand *** Dioscoraeceae GC G liane
189 Diospyros abyssinica (Hiern) [Link] ** Ebenaceae GC-SZ mp arbuste
190 Diospyros canaliculata De Wild. * Ebenaceae GC mp arbuste
191 Diospyros cooperi (Hutch. & Dalziel) [Link] * Ebenaceae GCW mp arbuste
192 Diospyros mannii Hiern ** Ebenaceae GCW mp arbuste
193 Diospyros sanza-minika [Link]. *** Ebenaceae GC mP arbre
194 Diospyros soubreana [Link] *** Ebenaceae GC np arbuste
195 Diospyros vignei [Link] *** / VU Ebenaceae GCW np arbuste
196 Diospyros viridicans Hiern *** Ebenaceae GC mP arbre
197 Dorstenia djettii Guillaumet * Moraceae GCi np arbuste
198 Dracaena arborea (Willd.) Link *** LC ver 3.1 (2018) Asparagaceae GC mP arbre
199 Dracaena surculosa Lindl. *** Asparagaceae GC np arbuste
200 Drypetes chevalieri Beille ex Hutch. & Dalziel *** Putranjivaceae GC mp arbuste
201 Drypetes klaineana (Pierre) Breteler ** Putranjivaceae GC mp arbuste
202 Drypetes parvifolia (Mϋ[Link].) Pax & [Link]. * Putranjivaceae GC mp arbuste
203 Ehretia trachyphylla [Link] *** Boraginaceae GCW mp arbuste
204 Elaeis guineensis Jacq. *** Arecaceae GC-SZ mP arbre
205 Eleusine indica (L.) Gaertn. * LC ver 3.1 (2010) Poaceae GC-SZ H (Th) herbe
206 Emilia praetermissa Milne-Redh. * Compositae GC Th herbe
207 Entandrophragma angolense (Welw.) [Link]. ** VU A1cd ver 2.3 (1998) Meliaceae GC MP arbre
208 Eragrostis amabilis (L.) Wight & Arn. ** Poaceae GC-SZ Th herbe
209 Eriocoelum pungens Radlk. ex Engl. *** EN A1c, B1+2c ver 2.3 (1998) Sapindaceae GCW mp arbuste

-164-
N° ESPÈCES Statuts particuliers FAMILLES CH TB TM
210 Erythrina vogelii Hook.f. * Fabaceae GC mP arbre
211 Euadenia eminens Hook.f. ** LC ver 3.1 (2018) Capparaceae GCW np arbuste
212 Euadenia trifoliata Schumach. & Thonn.) Oliv. ** Capparaceae GC mp arbuste
213 Eugenia calophylloides DC. * Myrtaceae GCW mp arbuste
214 Eugenia gabonensis Amshoff * Myrtaceae GC np arbuste
215 Eugenia kalbreyeri Engl. & Brehmer * Myrtaceae GC mp arbuste
216 Eugenia leonensis Engl. & Brehmer ** Myrtaceae GCW np arbuste
217 Eugenia memecyloides Benth. * Myrtaceae GCW mp arbuste
218 Eugenia salacioides [Link] ex Hutch. & Dalziel ** Myrtaceae GCW mp arbuste
219 Eugenia whytei Sprague *** Myrtaceae GC mp arbuste
220 Eulophia gracilis Lindl. * Orchidaceae GC H herbe
221 Euphorbia heterophylla L. * Euphorbiaceae GC Ch herbe
222 Euphorbia hirta L. * Euphorbiaceae GC-SZ Ch herbe
223 Ficus elastica Roxb. ex Hornem. * Moraceae i mp arbuste
224 Ficus exasperata Vahl *** LC ver 3.1 (2018) Moraceae GC-SZ mp arbuste
225 Ficus ottoniifolia Miq. ** Moraceae GC mp arbuste
226 Ficus sur Forssk. * Moraceae GC-SZ mp arbuste
227 Flagellaria guineensis Schumach. *** Flagellariaceae GC Lmp liane
228 Friesodielsia enghiana (Diels) Verdc. *** Annonaceae GC LmP liane
229 Funtumia africana (Benth.) Stapf *** Apocynaceae GC mP arbre
230 Funtumia elastica (Preuss) Stapf * Apocynaceae GC mP arbre
231 Gaertnera paniculata Benth. * LC ver 3.1 (2018) Rubiaceae GC mp arbuste

-165-
N° ESPÈCES Statuts particuliers FAMILLES CH TB TM
232 Garcinia afzelii Engl. *** VU A1cd ver 2.3 (1998) Clusiaceae GC-SZ mp arbuste
233 Garcinia epunctata Stapf ** VU A1cd ver 2.3 (1998) Clusiaceae GC mp arbuste
234 Garcinia gnetoides Hutch. & Dalziel ** Clusiaceae GC mp arbuste
235 Geophila obvallata Didr. *** Rubiaceae GC Ch herbe
236 Gilletiodendron kisantuense (De Wild.) [Link] * / VU Fabaceae GC mP arbre
237 Gluema ivorensis Aubré. & Pellegr. ** VU B1+2c ver 2.3 (1998) Sapotaceae GC mP arbre
238 Glyphaea brevis (Spreng.) Monach. * Malvaceae GC mp arbuste
239 Gomphia flava Schumach. & Thonn. * LC ver 3.1 (2018) Ochnaceae GC mp arbuste
240 Griffonia simplicifolia (DC.) Baill. *** Fabaceae GC Lmp liane
241 Guarea cedrata ([Link].) Pellegr. *** VU A1c ver 2.3 (1994) Meliaceae GC MP arbre
242 Guarea thompsonii Sprague & Hutch. ** VU A1c ver 2.3 (1994) Meliaceae GC mP arbre
243 Guibourtia ehie ([Link].) [Link] *** VU A1c ver 2.3 (1994) Fabaceae GC MP arbre
244 Harungana madagascariensis Lam. ex Poir. *** LC ver 3.1 (2018) Hypericaceae GC mp arbuste
245 Heinsia crinita (Afzel.) [Link] ** LC ver 3.1 (2018) Rubiaceae GC mp arbuste
246 Heisteria parvifolia Sm. ** LC ver 3.1 (2018) Olacaceae GC np arbuste
247 Hevea brasiliensis (Willd. ex [Link].) Mϋ[Link]. * Euphorbiaceae i mP arbre
248 Homalium longistaminum [Link] ** EN B1ab+2ab ver 3.1 (2018) Salicaceae GC MP arbre
249 Hugonia planchonii Hook.f. *** LC ver 3.1 (2018) Linaceae GC Lmp liane
250 Hugonia platysepala Welw. ex Oliv. ** Linaceae GC Lmp liane
251 Hugonia rufopilis [Link]. ex Hutch. & Dalziel ** / VU Linaceae GC Lmp liane
252 Hunteria ghanensis [Link] & Leeuwenb. * EN A1c, B1+2c ver 2.3 (1998) Apocynaceae GCW mp arbuste
253 Hunteria simii (Stapf) [Link] * Apocynaceae GCW mp arbuste

-166-
N° ESPÈCES Statuts particuliers FAMILLES CH TB TM
254 Hunteria umbellata ([Link].) Hallier.f. *** LC ver 3.1 (2018) Apocynaceae GC mp arbuste
255 Hymenostegia afzelii (Oliv.) Harms *** Fabaceae GC mp arbuste
256 Hymenostegia aubrevillei Pellegr. * nt ver 3.1 (2018) / VU Fabaceae GCW mP arbre
257 Hymenostegia gracilipes Hutch. & Dalziel * EN B1+2c ver 2.3 (1998) Fabaceae GC mp arbuste
258 Hypselodelphys violacea (Ridl.) Milne-Redh. ** Marantaceae GC Lmp liane
259 Icacina mannii Oliv. *** Icacinaceae GC Lmp liane
260 Iodes africana Welw. ex Oliv. *** Icacinaceae GC Lmp liane
261 Iodes liberica Stapf * Icacinaceae GC Lmp liane
262 Ipomoea cairica (L.) Sweet * Convolvulaceae GC-SZ Lmp liane
263 Ipomoea mauritiana Jacq. * Convolvulaceae GC-SZ Lmp (G) liane
264 Ipomoea triloba L. * Convolvulaceae GC Lmp liane
265 Irvingia gabonensis (Aubry-Lecomte ex O'Rorke) Baill. ** LR/nt ver 2.3 (1998) Irvingiaceae GC MP arbre
266 Isolona campanulata Engl. & Diels *** Annonaceae GC mp arbuste
267 Isolona cooperi Hutch. & Dalziel ex [Link] & Record *** Annonaceae GCW np arbuste
268 Isonema smeathmannii Roem. & Schult. * Apocynaceae GCW Lmp liane
269 Ixora guineensis Benth. ** Rubiaceae GC np arbuste
270 Ixora laxiflora Sm. * LC ver 3.1 (2018) Rubiaceae GCW mp arbuste
271 Keetia hispida (Benth.) Bridson ** Rubiaceae GC Lmp liane
272 Keetia leucantha ([Link]) Bridson * Rubiaceae GC Lmp arbuste
273 Khaya ivorensis [Link]. *** VU A1cd ver 2.3 (1998) Meliaceae GC MP arbre
274 Laccosperma secundiflorum ([Link].) Kuntze *** Arecaceae GC LMP liane
275 Lagenaria breviflora (Benth.) Roberty * Cucurbitaceae GC Lmp liane

-167-
N° ESPÈCES Statuts particuliers FAMILLES CH TB TM
276 Landolphia calabarica (Stapf) E. [Link] *** Apocynaceae GC LmP liane
277 Landolphia dulcis (Sabine ex [Link]) Pichon * Apocynaceae GC-SZ Lmp liane
278 Landolphia foretiana (Pierre ex Jum.) Pichon ** Apocynaceae GC Lmp liane
279 Landolphia heudelotii [Link]. * Apocynaceae GC-SZ Lmp liane
280 Landolphia hirsuta (Hua) Pichon *** Apocynaceae GC-SZ LmP liane
281 Landolphia incerta ([Link].) [Link]. * Apocynaceae GC Lmp liane
282 Landolphia mambranacea (Stapf) Pichon *** Apocynaceae GCW Lmp liane
283 Landolphia micrantha ([Link].) Pichon *** Apocynaceae GCW Lmp liane
284 Landolphia owariensis [Link]. ** Apocynaceae GC LmP liane
285 Lantana camara L. * Verbenaceae GC Lmp liane
286 Laportea aestuans (L.) Chew * Urticaceae GC Th herbe
287 Leptoderris miegei Aké-Assi & Mangenot *** Fabaceae GCi Lmp liane
288 Lomariopsis guineensis (Underw.) Alston *** Lomariopsidaceae GC Se-Ep herbe
289 Lonchocarpus sericeus (Poir.) DC. * LC ver 3.1 (2018) Fabaceae GC-SZ mp arbuste
290 Lophira alata Banks ex [Link]. *** VU A1cd ver 2.3 (1998) Ochnaceae GC MP arbre
291 Lychnodiscus dananensis Aubré. & Pellegr. * Sapindaceae GCW mp arbuste
292 Macaranga barteri Mϋ[Link]. *** LC ver 3.1 (2018) Euphorbiaceae GC mp arbuste
293 Macaranga beillei Prain *** VU B1+2c ver 2.3 (1998) Euphorbiaceae GCi mp (Lmp) arbuste
294 Macaranga heterophylla (Mϋ[Link].) Mϋ[Link]. * LC ver 3.1 (2018) Euphorbiaceae GC mp arbuste
295 Macaranga heudelotii Baill. *** LC ver 3.1 (2018) Euphorbiaceae GC mp arbuste
296 Macaranga hurifolia Beille * Euphorbiaceae GC mp arbuste
297 Macaranga spinosa Mϋ[Link]. * LC ver 3.1 (2018) Euphorbiaceae GC mp arbuste

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N° ESPÈCES Statuts particuliers FAMILLES CH TB TM
298 Maerua duchesnei (De Wild.) [Link] * LC ver 3.1 (2018) Capparaceae GC Lmp liane
299 Maesobotrya barteri (Baill.) Hutch. *** LC ver 3.1 (2018) Phyllanthaceae GC mp arbuste
300 Majidea fosteri (Sprague) Radlk. *** Sapindaceae GC mP arbre
301 Mallotus oppositifolius (Geiseler) Mϋ[Link]. *** VU B1+2b ver 2.3 (1998) Euphorbiaceae GC-SZ mp arbuste
302 Mangifera indica L. * DD ver 2.3 (1998) Anacardiaceae i mP arbre
303 Manihot esculenta Crantz * Euphorbiaceae i mp arbuste
304 Manotes expansa Sol. ex Planch. * Connaraceae GCW Lmp liane
305 Maranthes chrysophylla (Oliv.) Prance ex [Link] ** Chrysobalanaceae GC mP arbre
306 Maranthes glabra (Oliv.) Prance *** LC ver 3.1 (1998) Chrysobalanaceae GC mP arbre
307 Marantochloa congensis ([Link].) J.Léonard & Mullend *** Marantaceae GC np arbuste
308 Marantochloa leucantha ([Link].) Milne-Redh. *** Marantaceae GC np arbuste
309 Mariscus cylindrystachyus Steud. * Cyperaceae GC-SZ H herbe
310 Mendoncia combretoides ([Link].) Benoist * Acanthaceae GCW LmP liane
311 Microdesmis keayana J.Léonard *** Pandaceae GC mp arbuste
312 Microgramma owariensis (Desv.) Alston *** Polypodiaceae GC H herbe
313 Milicia excelsa ([Link].) [Link] ** LR/nt ver 2.3 (1998) / VU Moraceae GC-SZ MP arbre
314 Milicia regia ([Link].) [Link] ** VU A1cd ver 2.3 (1998) / VU Moraceae GCW MP arbre
315 Millettia griffoniana Baill. *** LC ver 3.1 (2018) Fabaceae GC mp arbuste
316 Millettia lane-poolei Dunn *** Fabaceae GCW mp arbuste
317 Millettia leonensis Hepper ** Fabaceae GCW Lmp liane
318 Millettia warneckei Harms * VU A1c ver 2.3 (1998) Fabaceae GC Lmp liane
319 Millettia zechiana Harms *** LC ver 3.1 (2018) Fabaceae GC mp arbuste

-169-
N° ESPÈCES Statuts particuliers FAMILLES CH TB TM
320 Mimosa pudica L. * LC ver 3.1 (2010) Fabaceae GC Lnp liane
321 Momordica cabraei (Cogn.) [Link] *** Cucurbitaceae GC Lmp liane
322 Momordica silvatica Jongkind ** Cucurbitaceae GC Lmp liane
323 Monodora brevipes Benth. *** Annonaceae GC mp arbuste
324 Monodora crispata Engl. & Diels ** Annonaceae GC Lmp liane
325 Monodora myristica (Gaertn.) Dunal ** Annonaceae GC mP arbre
326 Monodora tenuifolia Benth. *** Annonaceae GC mp arbuste
327 Morelia senegalensis [Link]. ex DC * Rubiaceae GC-SZ mp arbuste
328 Morinda lucida Benth. * Rubiaceae GC-SZ mp arbuste
329 Morus mesozygia Stapf *** Moraceae GC mP arbre
330 Mucuna pruriens (L.) DC. * Fabaceae GC-SZ Th liane
331 Murraya paniculata (L.) Jack * Rutaceae i mp arbuste
332 Musa paradisiaca L. * Musaceae i G herbe
333 Musanga cecropioides [Link]. ex Teldlie ** Urticaceae GC mP arbre
334 Myrianthus arboreus [Link]. * LC ver 3.1 (2018) Urticaceae GC mp arbuste
335 Myrianthus libericus Rendle *** LC ver 3.1 (2018) Urticaceae GC mp arbuste
336 Napoleoneae vogelii Hook. & Planch. *** Lecythidaceae GC mp arbuste
337 Neostenanthera gabonensis (Engl. & Diels) Exell ** Annonaceae GC np arbuste
338 Nephrolepis biserrata (SW.) Schott *** Nephrolepidaceae GC H (Ep) herbe
339 Neuropeltis acuminata ([Link].) Benth. *** Convolvulaceae GC LMP liane
340 Newbouldia laevis ([Link].) Seem. *** Bignoniaceae GC mp arbuste
341 Ochna membranacea Oliv. * Ochnaceae GC mp arbuste

-170-
N° ESPÈCES Statuts particuliers FAMILLES CH TB TM
342 Ochna staudtii Engl. & Gilg * Ochnaceae GC mp arbuste
343 Octoknema borealis Hutch. & Dalziel *** Olacaceae GCW mp arbuste
344 Okoubaka aubrevillei Pellegr. & Normand *** EN C2a ver 3.1 (2015) / VU Santalaceae GC MP arbre
345 Oldenlandia lactea (Willd.) DC. * Rubiaceae GC-SZ Ch herbe
346 Omphalocarpum ahia [Link]. ** EN B2ab ver 3.1 (2018) Sapotaceae GC mP arbre
347 Omphalocarpum pachysteloides Mildbr. ex Hutch. & Dalziel ** LC ver 3.1 (2018) Sapotaceae GC mp arbuste
348 Oncoba spinosa Forssk. ** Salicaceae GC-SZ mp arbuste
349 Ongokea gore (Hua) Pierre ** Olacaceae GC mP arbre
350 Ouratea affinis (Hook.f.) Engl. *** Ochnaceae GC LmP (Se-Ep) liane
351 Ouratea calophylla (Hook.f.) Engl. ** Ochnaceae GC mp arbuste
352 Palisota hirsuta (Thunb.) [Link]. *** Commelinaceae GC np arbuste
353 Pancovia bujiga Willd. *** Sapindaceae GC np arbuste
354 Pancovia pedicellaris Radlk. & Gilg *** Sapindaceae GC mp arbuste
355 Panda oleosa Pierre ** LC ver 3.1 (2018) Pandaceae GC mP arbre
356 Panicum maximum Jacq. * Poaceae GC H herbe
357 Paramacolobium coeruleum (Taub.) Leonard * Fabaceae GC mP arbre
358 Pararistolochia leonensis (Mast.) Hutch. & Dalziel ** Aristolochiaceae GCW Lmp liane
359 Pararistolochia macrocarpa (Duch.) Poncy *** Aristolochiaceae GC Lmp liane
360 Parinari excelsa Sabine ** LC ver 3.1 (2017) Chrysobalanaceae GC MP arbre
361 Parkia bicolor [Link]. * LC ver 3.1 (2010) Fabaceae GC MP arbre
362 Paullinia pinnata L. * Sapindaceae GC-SZ Lmp liane
363 Pavetta akeassii [Link] * / VU Rubiaceae GCW mp arbuste

-171-
N° ESPÈCES Statuts particuliers FAMILLES CH TB TM
364 Pavetta corymbosa (DC.) [Link] *** Rubiaceae GC-SZ mp arbuste
365 Pavetta ixorifolia Bremek. *** Rubiaceae GC np arbuste
366 Pavetta owariensis [Link]. * LC ver 3.1 (2018) Rubiaceae GC mp arbuste
367 Penianthus patulinervis Hutch. & Dalziel *** Menispermaceae GCW np arbuste
368 Pentaclethra macrophylla Benth. *** LC ver 3.1 (2018) Fabaceae GC mP arbre
369 Pentadesma butyracea Sabine *** LC ver 3.1 (2018) Clusiaceae GC-SZ mP arbre
370 Pentodon pentandrus (Schumach. & Thonn.) Vatke * LC ver 3.1 (2012) Rubiaceae GC-SZ Ch herbe
371 Periploca nigrescens Afzel. * Apocynaceae GC Lmp liane
372 Persea americana Mill. * LC ver 3.1 (2017) Lauraceae i mp arbuste
373 Petersianthus macrocarpus ([Link].) Liben *** LC ver 3.1 (2018) Lecythidaceae GC MP arbre
374 Phyllanthus amarus Schumach. & Thonn. * Phyllanthaceae GC Th herbe
375 Phyllanthus muellerianus (Kuntze) Exell * Phyllanthaceae GC mp arbuste
376 Phyllocosmus africanus (Hook.f.) Klotzsch ** LC ver 3.1 (2018) Ixonanthaceae GC mp arbuste
377 Phymatosorus scolopendria (Burm.f.) Pic. Serm. ** Polypodiaceae GC H herbe
378 Picralima nitida (Stapf) [Link] & [Link] ** Apocynaceae GC mp arbuste
379 Piper guineense Schumach. & Thonn. *** LC ver 3.1 (2018) Piperaceae GC Lmp (Se-Ep) liane
380 Piptadeniastrum africanum (Hook.f.) Brenan *** Fabaceae GC MP arbre
381 Placodiscus bancoensis Aubré. & Pellegr. ** VU A1c, B1+2c ver 2.3 (1998) Sapindaceae GCW mp arbuste
382 Placodiscus leptostachys Radlk. * Sapindaceae GCW mp arbuste
383 Plagiosiphon emarginatus (Hutch. & Dalziel) [Link] * LC ver 3.1 (2018) Fabaceae GC mp arbuste
384 Platysepalum hirsutum (Dunn) Hepper *** Fabaceae GC LmP liane
385 Pleiocarpa mutica Benth. *** LC ver 3.1 (2018) Apocynaceae GC mp arbuste

-172-
N° ESPÈCES Statuts particuliers FAMILLES CH TB TM
386 Pleiocarpa pycnantha ([Link].) Stapf ** LC ver 3.1 (2018) Apocynaceae GC mp arbuste
387 Pleioceras afzelii ([Link].) Stapf * EN B2ab ver 3.1 (2019) Apocynaceae GC mp arbuste
388 Pleioceras barteri Baill. *** Apocynaceae GC mp arbuste
389 Polyalthia oliveri Engl. * LC ver 3.1 (2018) Annonaceae GC mp arbuste
390 Pouteria altissima ([Link].) Baehni * LR/CD ver 2.3 (1998) Sapotaceae GC MP arbre
391 Psidium guajava L. * LC ver 3.1 (2018) Myrtaceae i mp arbuste
392 Psophocarpus palustris Desv. ** Fabaceae GC-SZ Lmp liane
393 Psychotria adafaona [Link]. ** / VU Rubiaceae GCW np arbuste
394 Psychotria bifaria Hiern * Rubiaceae GC np arbuste
395 Psychotria brachyantha Hiern ** Rubiaceae GC np arbuste
396 Psychotria brachyanthoides De Wild. *** / VU Rubiaceae GCi np arbuste
397 Psychotria brassii Hiern ** Rubiaceae GC np arbuste
398 Psychotria gabonica Hiern * LC ver 3.1 (2018) Rubiaceae GC mp arbuste
399 Psychotria humilis var. cornuta (Hiern) [Link] * Rubiaceae GC np arbuste
400 Psychotria kwewonii Jongkind ** Rubiaceae GC np arbuste
401 Psychotria liberica Hepper *** Rubiaceae GCW np arbuste
402 Psychotria psychotrioides (DC.) Roberty * Rubiaceae GC-SZ mp arbuste
403 Psychotria rufipilis [Link]. ex De Wild. ** Rubiaceae GCW np arbuste
404 Psychotria schweinfurthii Hiern ** Rubiaceae GC-SZ np arbuste
405 Psychotria umbellata Thonn. * Rubiaceae GC np arbuste
406 Psychotria yapoensis (Schnell) Verdc. * Rubiaceae GCW np arbuste
407 Psydrax arnoldiana (De Wild. & [Link]) Bridson *** Rubiaceae GC mP arbre

-173-
N° ESPÈCES Statuts particuliers FAMILLES CH TB TM
408 Psydrax manensis (Aubré. & Pellegr.) Bridson ** Rubiaceae GCW mp arbuste
409 Psydrax parviflora (Afzel.) Bridson *** Rubiaceae GC mp arbuste
410 Pteridium aquilinum (L.) Kuhn * LC ver 3.1 (2016) Dennstaedtiaceae GC G herbe
411 Pteris burtonii Baker *** Pteridaceae GC H herbe
412 Pterygota bequaertii De Wild. ** VU A1cd ver 2.3 (1998) Malvaceae GC MP arbre
413 Pycnanthus angolensis (Welw.) Warb. *** Myristicacaeae GC mP arbre
414 Pycnanthus dinklagei Warb. ** Myristicacaeae GCW LmP liane
415 Raphia hookeri [Link] & [Link]. *** LC ver 3.1 (2016) Arecaceae GC mp arbuste
416 Rhaphidophora africana [Link]. * Araceae GC Lmp liane
417 Rhaphiostylis beninensis (Hook.f. ex Planch.) Planch. ex Benth. LC ver 3.1 (2018) Icacinaceae GC Lmp liane
***
418 Rhaphiostylis cordifolia Hutch. & Dalziel *** Icacinaceae GC LmP liane
419 Rhaphiostylis ferruginea Engl. *** Icacinaceae GC Lmp liane
420 Rhaphiostylis preussii Engl. *** Icacinaceae GC Lmp liane
421 Rhaptopetalum beguei Mangenot ** LR/LC ver 2.3 (1998) / VU Lecythidaceae GCW Lmp liane
422 Rhigiocarya racemifera Miers *** Menispermaceae GC Lmp liane
423 Rinorea afzelii Engl. ** Violaceae GC mp arbuste
424 Rinorea angustifolia (Thouars) Baill. ** Violaceae GC mp arbuste
425 Rinorea convallarioides Eyles ** VU D2 ver 2.3 (1998) Violaceae GC np arbuste
426 Rinorea dentata ([Link].) Kuntze *** Violaceae GC mp arbuste
427 Rinorea oblongifolia ([Link]) C. Marquand ex Chipp *** Violaceae GC mp arbuste
428 Rinorea prasina (Stapf) Chipp *** Violaceae GC mp arbuste

-174-
N° ESPÈCES Statuts particuliers FAMILLES CH TB TM
429 Rinorea preussii Engl. * Violaceae GC mp arbuste
430 Rinorea welwitschii (Oliv.) Kuntze *** LC ver 3.1 (2018) Violaceae GCW mp arbuste
431 Rothmannia longiflora Salisb. *** Rubiaceae GC mp arbuste
432 Rothmannia urelliformis (Hiern) Bullock ex Robyns *** Rubiaceae GC mp arbuste
433 Ruthalicia eglandulosa (Hook.f.) C. Jeffrey * Cucurbitaceae GC Lmp liane
434 Rutidea dupuisii De Wild. * Rubiaceae GC mp arbuste
435 Rytigynia canthioides (Benth.) Robyns *** Rubiaceae GC mp arbuste
436 Saba senegalensis ([Link].) Pichon * Apocynaceae SZ Lmp liane
437 Sabicea rosea Hoyle * Rubiaceae GC mP arbre
438 Sacoglotiis gabonensis (Baill.) Urb. *** Humiriaceae GC mP arbre
439 Salacia cornifolia Hook.f. * Celastraceae GC Lmp liane
440 Salacia debilis ([Link]) Walp. ** Celastraceae GC Lmp liane
441 Salacia elegans Welw. ex Oliv. *** Celastraceae GC Lmp liane
442 Salacia erecta ([Link]) Walp. *** Celastraceae GC Lmp liane
443 Salacia leptoclada Tul. ** Celastraceae GC Lmp liane
444 Salacia nitida (Benth.) [Link]. *** Celastraceae GC Lmp liane
445 Salacia oliveriana Loes. * Celastraceae GC Lmp liane
446 Salacia owabiensis Hoyle * Celastraceae GC Lmp liane
447 Salacia pallescens Oliv. *** Celastraceae GC Lmp liane
448 Salacia preussii Loes. *** Celastraceae GC Lmp liane
449 Salacia staudtiana Loes. ex Fritsch *** Celastraceae GC Lmp liane
450 Salacia togoica Loes. *** Celastraceae GC Lmp liane

-175-
N° ESPÈCES Statuts particuliers FAMILLES CH TB TM
451 Salacia zenkeri Loes. * Celastraceae GC LmP liane
452 Salacighia letestuana Loes. *** Celastraceae GC LmP liane
453 Santiria trimera (Oliv.) Aubré. * LC ver 3.1 (2018) Burseraceae GC Lmp (Gr) liane
454 Scleria bovinii Steud. * Cyperaceae GC G herbe
455 Scleria depressa ([Link]) Nelmes * Cyperaceae GC-SZ G herbe
456 Scoparia dulcis L. * Plantaginaceae GC-SZ mP arbre
457 Scytopetalum tieghemii Hutch. & Dalziel *** LC ver 3.1 (2018) Lecythidaceae GCW mP arbre
458 Secamone afzelii (Roem. & Schult.) [Link] * Apocynaceae GC mp arbuste
459 Senna siamea (Lam.) [Link] & Barneby * LC ver 3.1 (2018) Fabaceae GC-SZ np arbuste
460 Sericanthe toupetou (Aubré. & Pellegr.) Robbr. * EN B1+2c ver 2.3 (1998) / VU Rubiaceae GCi np arbuste
461 Sida acuta Burm.f. * Malvaceae GC np arbuste
462 Smeathmannia laevigata Sol. ex [Link]. ** Passifloraceae GC-SZ Lmp liane
463 Smilax anceps Willd. *** Smilacaceae GC-SZ Lmp (Gr) liane
464 Solanum americanum Mill. * Solanaceae GC-SZ np arbuste
465 Solanum erianthum [Link] * Solanaceae GC np arbuste
466 Solanum torvum Sw. * Solanaceae GC np arbuste
467 Spathodea campanulata [Link]. ** LC ver 3.1 (2018) Bignoniaceae GC mP arbre
468 Spermacoce alata Aubl. * Rubiaceae GC-SZ Th herbe
469 Sphenocentrum jollyanum Pierre * Menispermaceae GC np arbuste
470 Spigelia anthelmia L. * Loganiaceae GC Th herbe
471 Spondias monbin L. * Anacardiaceae GC-SZ mp arbuste
472 Sporobolus pyramidalis [Link]. * Poaceae GC-SZ H herbe

-176-
N° ESPÈCES Statuts particuliers FAMILLES CH TB TM
473 Stachyanthus occidentalis (Keay & J. Miège) Boutique * Icacinaceae GC Ch herbe
474 Stenandrium guineense (Nees) Vollesen * LC ver 3.1 (2009) Acanthaceae GC Ch herbe
475 Sterculia tragacantha Lindl. *** LC ver 3.1 (2009) Malvaceae GC-SZ mP arbre
476 Strephonema pseudocola [Link].*** LC ver 3.1 (2018) Combretaceae GCW mP arbre
477 Strombosia pustulata Oliv. *** LC ver 3.1 (2018) Olacaceae GC mP arbre
478 Strophanthus gratus (Wall. & Hook.) Baill. * Apocynaceae GC LmP liane
479 Strophanthus hispidus DC. ** LC ver 3.1 (2018) Apocynaceae GC-SZ Lmp liane
480 Strophanthus preussii Engl. & Pax * LC ver 3.1 (2018) Apocynaceae GC LmP liane
481 Strophanthus sarmentosus DC. *** Apocynaceae GC-SZ LMP liane
482 Strychnos aculeata Soler. *** Loganiaceae GC LMP liane
483 Strychnos afzelii Gilg * Loganiaceae GC LMP liane
484 Strychnos barteri Soler. *** Loganiaceae GC LMP liane
485 Strychnos camptoneura Gilg & Busse ** Loganiaceae GC LmP liane
486 Strychnos congolana Gilg ** Loganiaceae GC Lmp liane
487 Strychnos cuminodora Leeuwenb. ** Loganiaceae GCW LmP liane
488 Strychnos dinklagei Gilg *** Loganiaceae GCW LmP liane
489 Strychnos longicaudata Gilg ** Loganiaceae GC LmP liane
490 Strychnos usambarensis Gilg ex Engl. *** Loganiaceae GC LmP liane
491 Synedrella nodiflora (L.) Gaertn. * Compositae GC Th herbe
492 Synsepalum afzelii (Engl.) [Link] *** LC ver 3.1 (2018) Sapotaceae GC mp arbuste
493 Synsepalum brevipes (Baker) [Link] ** LC ver 3.1 (2018) Sapotaceae GC mp arbuste
494 Synsepalum passargei (Engl.) [Link] * LC ver 3.1 (2018) Sapotaceae SZ mp arbuste

-177-
N° ESPÈCES Statuts particuliers FAMILLES CH TB TM
495 Syzygium jambos (L.) Alston * LC ver 3.1 (2018) Myrtaceae GC np arbuste
496 Tabernaemontana africana Hook. *** LC ver 3.1 (2018) Apocynaceae GC mp arbuste
497 Tabernaemontana crassa Benth. *** LC ver 3.1 (2018) Apocynaceae GC mp arbuste
498 Tabernaemontana glandulosa (Stapf) Pichon *** Apocynaceae GC Lmp liane
499 Tabernaemontana psorocarpa (Pierre ex Stapf) Pichon * Apocynaceae GC Lmp liane
500 Tarenna thomasii Hutch. & Dalziel ** Rubiaceae GC MP arbre
501 Telfairia pedata (Sm.) Hook. * Cucurbitaceae GC Lmp liane
502 Terminalia ivorensis [Link]. ** VU A1cd ver 2.3 (1998) Combretaceae GC MP arbre
503 Tetracera alnifolia Willd. * Dilleniaceae GC-SZ Lmp liane
504 Tetrorchidium didymostemon (Baill.) Pax & K. Hoffm ** LC ver 3.1 (2018) Euphorbiaceae GC mp arbuste
505 Thaumatococcus daniellii (Benn.) Benth. * Marantaceae GC Gr herbe
506 Tieghemella heckelii ([Link].) Pierre ** EN A1cd ver 2.3 (1998) Sapotaceae GC MP arbre
507 Tiliacora dinklagei Engl. *** Menispermaceae GCW Lmp liane
508 Tiliacora funifera (Miers) Oliv. ** Menispermaceae GCW Lmp liane
509 Tiliacora leonensis ([Link]-Elliot) Diels ** Menispermaceae GCW Lnp liane
510 Tragia spathulata Benth. * Euphorbiaceae GC-SZ Lnp liane
511 Tragia volubilis L. ** Euphorbiaceae GC Lnp liane
512 Trema orientalis (L.) Blume * LC ver 3.1 (2017) Cannabaceae GC-SZ mp arbuste
513 Tricalysia pallens Hiern ** Rubiaceae GC mp arbuste
514 Trichilia monadelpha (Thonn.) [Link] Wilde *** LC ver 3.1 (2018) Meliaceae GC mp arbuste
515 Trichilia ornithothera [Link] Wilde *** VU A1c, B1+2c ver 2.3 (1998) Meliaceae GCW mp arbuste
516 Trichilia prieuriana [Link]. *** LC ver 3.1 (2018) Meliaceae GC mP arbre

-178-
N° ESPÈCES Statuts particuliers FAMILLES CH TB TM
517 Trichilia tessmannii Harms *** LC ver 3.1 (2018) Meliaceae GC mP arbre
518 Trichoscypha arborea ([Link].) [Link]. ** LC ver 3.1 (2018) Anacardiaceae GC mp arbuste
519 Trichoscypha baldwinii Keay * Anacardiaceae GCW mp arbuste
520 Trichoscypha bijuga Engl. ** nt ver 3.1 (2004) Anacardiaceae GCW mp arbuste
521 Trichoscypha laxissima Breteler * Anacardiaceae GCW mp arbuste
522 Trichoscypha mannii Hook.f. * VU A1c, B1+2c ver 2.3 (1998) Anacardiaceae GC mp arbuste
523 Trichoscypha smythei Hutch. & Dalziel * Anacardiaceae GCW mp arbuste
524 Tridax procumbens (L.) L. * Compositae GC-SZ Ch herbe
525 Trilepisium madagascariense DC. ** Moraceae GC MP arbre
526 Triplochiton scleroxylon [Link]. *** LR/LC ver 2.3 (1998) Malvaceae GC MP arbre
527 Tristemma coronatum Benth. * Melastomataceae GCW np arbuste
528 Triumfetta rhomboidea Jacq. * Malvaceae GC-SZ np arbuste
529 Turnera ulmifolia L. * Passifloraceae i Th herbe
530 Turraeanthus africanus (Welw. ex [Link].) Pellegr. *** VU A1cd ver 2.3 (1998) Meliaceae GC mP arbre
531 Uapaca corbisieri De Wild. ** Phyllanthaceae GC mP arbre
532 Uapaca guineensis Mϋ[Link]. *** LC ver 3.1 (2018) Phyllanthaceae GC mP arbre
533 Uapaca paludosa Aubré. & Leandri ** Phyllanthaceae GC mp arbuste
534 Urera cameroonensis Wedd. * Urticaceae GC Lnp liane
535 Urera cuneata Rendle * Urticaceae GC Lmp(Ep) liane
536 Urera oblongifolia Benth. *** Urticaceae GCW Lmp liane
537 Urera robusta [Link]. *** Urticaceae GC Lmp liane
538 Uvaria ovata (Vahl ex DC.) Hook.f. & Benth. * / VU Annonaceae GC-SZ Lmp liane

-179-
N° ESPÈCES Statuts particuliers FAMILLES CH TB TM
539 Uvaria sassandrensis Jongkind * Annonaceae GCi np arbuste
540 Uvariodendron angustifolium (Engl. & Diels) [Link]. *** Annonaceae GC mp arbuste
541 Vangueriella campylacantha (Mildbr.) Verdc. ** Rubiaceae GC mp arbuste
542 Vismia guineensis (L.) Choisy * LC ver 3.1 (2018) Hypericaceae GC mp arbuste
543 Vitex ferruginea Schumach. & Thonn. ** VU B1+2b ver 2.3 (1998) Lamiaceae GC mp arbuste
544 Vitex grandifolia Gϋrke *** LC ver 3.1 (2018) Lamiaceae GC mp arbuste
545 Vitex micrantha Gϋrke *** LC ver 3.1 (2018) Lamiaceae GCW mp arbuste
546 Vitex phaeotricha Mildbr. ex Piep *** Lamiaceae GC mp arbuste
547 Vitex rivularis Gϋrke *** LC ver 3.1 (2018) Lamiaceae GC mp arbuste
548 Vitex thyrsiflora Baker * LC ver 3.1 (2018) Lamiaceae GC Lmp liane
549 Warneckea cinnamomoides ([Link]) Jacq. Fél. *** Melastomataceae GC mp arbuste
550 Xanthosoma sagittifolium (L.) Schott * Araceae i H herbe
551 Xylopia acutiflora (Dunal) [Link] *** LC ver 3.1 (2018) Annonaceae GC Lmp liane
552 Xylopia aethiopica (Dunal) [Link] * LC ver 3.1 (2018) Annonaceae GC-SZ mP arbre
553 Xylopia elliotii Pierre ex Engl. & Diels * LC ver 3.1 (2018) / VU Annonaceae GCW mp arbuste
554 Xylopia parviflora Spruce *** Annonaceae GC-SZ mp arbuste
555 Xylopia quintassii Pierre ex Engl. & Diels * Annonaceae GC mP arbre
556 Xylopia villosa Chipp *** LC ver 3.1 (2018) Annonaceae GC mP arbre

-180-
Annexe 4 : Profils horizontaux de la végétation dans la formation forestière dégradée de la zone
périphérique

30 Cola heterophylla Palisota hirsuta Piptadeniastrum africanum Autres


végétation (m)
Hauteur de la

20 R3 Griffonia simplicifolia
10
0
0 20 40 60 80 100 120 140 160 180 200
Longueur du transect (m)

Cola heterophylla Cola nitida Strombosia pustulata Microdesmis keayana Autres


végétation (m)

R4
Hauteur de la

30
20
10
0
0 20 40 60 80 100 120 140 160 180 200
Longueur du transect (m)

Isolona campanulata Angylocalyx oligophyllus Autres Cola heterophylla


végétation (m)

30
Hauteur de la

Microdesmis keayana R5
20
10
0
0 20 40 60 80 100 120 140 160 180 200
Longueur du transect (m)

Autres Hypselodelphys violacea Cola heterophylla Lophira alata Baphia nitida


30 R6
végétation (m)
Hauteur de la

20
10
0
0 20 40 60 80 100 120 140 160 180 200
Longueur du transect (m)

Autres Palisota hirsuta Chrysophyllum subnudum Marantochloa congensis


30
Cola heterophylla
végétation (m)
Hauteur de la

20 R8
10
0
0 20 40 60 80 100 120 140 160 180 200
Longueur du transect (m)

Cola heterophylla Microdesmis keayana Baphia nitida Albizia adianthifolia


30 Autres
végétation (m)
Hauteur de la

20
R9
10
0
0 20 40 60 80 100 120 140 160 180 200
Longueur du transect (m)

-181-
Autres Turraeanthus africanus Baissea welwitschii Strombosia pustulata
végétation (m)
30
Hauteur de la

20 R11 Angylocalyx oligophyllus


10
0
0 20 40 60 80 100 120 140 160 180 200
Longueur du transect (m)

Microdesmis keayana Baphia nitida Piptadeniastrum africanum Angylocalyx oligophyllus


30 R12
végétation (m)

Autres
Hauteur de la

20
10
0
0 20 40 60 80 100 120 140 160 180 200
Longueur du transect (m)

Autres Drypetes chevalieri Turraeanthus africanus Microdesmis keayana


R13
végétation (m)

Petersianthus macrocarpus
Hauteur de la

30
20
10
0
0 20 40 60 80 100 120 140 160 180 200
Longueur du transect (m)

Palisota hirsuta Microdesmis keayana Cola heterophylla Chrysophyllum subnudum


30
Autres
végétation (m)
Hauteur de la

20 R14
10
0
0 20 40 60 80 100 120 140 160 180 200
Longueur du transect (m)

Turraeanthus africanus Piptadeniastrum africanum Microdesmis keayana Autres


30 Angylocalyx oligophyllus
R15
végétation (m)
Hauteur de la

20
10
0
0 20 40 60 80 100 120 140 160 180 200
Longueur du transect (m)

Autres Griffonia simplicifolia Microdesmis keayana Albizia adianthifolia


30 Cola heterophylla
R16
végétation (m)
Hauteur de la

20
10
0
0 20 40 60 80 100 120 140 160 180 200
Longueur du transect (m)

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ARTICLE PUBLIÉ

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ISSN 1813-548X, [Link]

Effets de l’anthropisation sur la diversité floristique à la périphérie du Parc


National du Banco, Abidjan, Côte d’Ivoire
Éric GNAHORÉ 1 *, Moussa KONÉ 1, 2, Yenilougo SORO 1, Yao Joachim N’GUESSAN 1
et Adama BAKAYOKO 1, 3
1
Université Nangui Abrogoua, Unité de Formation et de Recherche des Sciences de la Nature (UFR- SN),
Unité de Recherche en Ecologie et Biodiversité, 02 BP 801 Abidjan 02, Côte d’Ivoire
2
Institut Botanique Aké-Assi d’Andokoi (IBAAN), Abidjan, 08 BP 172 Abidjan 08, Côte d’Ivoire
3
Centre Suisse de Recherches Scientifiques en Côte d’Ivoire (CSRS), 01 BP 1303 Abidjan 01, Côte d’Ivoire
_________________
* Correspondance, courriel : gnahoreeric136@[Link]

Résumé
Le présent article porte sur l’influence des activités anthropiques sur la diversité floristique à la périphérie
du Parc National du Banco. Le but est d’en évaluer l’état de conservation actuel en vue de sa bonne gestion.
Une étude botanique basée sur un inventaire de surface, linéaire et itinérant a été réalisée à la périphérie du
parc. Ainsi, 65 placettes carrées de 25 X 25 m² et 20 relevés linéaires de 200 mètres y ont été installées.
L’inventaire a permis de recenser 449 espèces réparties en 286 genres et 88 familles. Les familles les plus
représentées sont les Fabaceae, les Apocynaceae et les Rubiaceae. Parmi ces espèces, nous avons la présence
de 61 espèces reconnues comme endémiques du bloc forestier de l’Afrique de l’Ouest et 12 espèces
vulnérables. Les indices de perturbation (5,83 % et 4,94 %) élevés traduisent un degré de perturbation
important de la formation végétale au niveau des sites Yopougon et Abobo, ce qui reflète aussi des milieux
plus ouverts. Pour mieux comprendre la diversité de la végétation l’utilisation de la classification ascendante
hiérarchique est impérative. Ces inventaires ont montré que la diversité floristique à la périphérie est sous
pression anthropique entraînant ainsi la disparition de plusieurs espèces végétales.
Mots-clés : activités humaines, biodiversité végétale, variabilité floristique, Parc National du Banco.

Abstract
Effects of anthropization on floristic diversity on the outskirts of Banco National Park,
Abidjan, Côte d’Ivoire
This article focuses on the influence of human activities on the floristic diversity on the outskirts of Banco
National Park. The goal is to assess the current state of conservation for its good management. A botanical
study based on an inventory of surface, linear and itinerant was carried on the outskirts of the park. Thus 65
square squares of 25 X 25 m² and 20 linear surveys of 200 meters were installed there. The inventory
identified 449 species in 286 genera and 88 families. The most important families are the Fabaceae,
Apocynaceae and Rubiaceae. Among these species, we have the presence of 61 species are endemic of the
forest block of West Africa and 12 vulnerable species. The disturbance index (5.83 % and 4.94 %) reflects
highly significant degree of Yopougon and Abobo sites vegetation disturbance, which also reflects a more

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open environment. To better understand the structure of vegetation using the hierarchical ascending
classification is imperative. These inventories showed that the diversity floristic is thus under pressure lively
anthropic the disappearance of many vegetal species.
Keywords : human activities, biodiversity vegetal, variability floristic, Banco National Park.

1. Introduction
Le souci de conservation de la biodiversité, avec la prise en compte des besoins et aspirations des populations
locales, est devenu une réalité depuis le Sommet de la Terre en 1992 [1]. Cette conservation doit reposer sur
une bonne connaissance de la diversité biologique pour être efficiente et mener des actions adéquates [2].
Malgré cette prise de conscience collective, l’érosion de la biodiversité se poursuit et constitue une menace
pour l’humanité [3]. Cependant, la plupart des paysages dans le monde sont transformés par les activités
humaines engagées pour répondre aux besoins socio-économiques des populations [4]. En Afrique, la
dégradation du couvert forestier a atteint des proportions alarmantes. La couverture forestière de l’Afrique
est passée de 749 millions d’hectares en 1990 à 674 millions d’hectares en 2010 [5]. En Côte d’Ivoire, la
couverture forestière qui, dans les années 1900, était de 16 millions d’hectares est passée à 1,385 millions
d’hectares en 2000 [6]. Au Sud particulièrement, la situation dans la plupart des parcs et réserves est loin
d’être reluisante. Elle est encore plus dramatique dans le domaine urbain ou la plupart des forêts sont vouées à
une disparition totale sous l’effet d’une utilisation illicite par une population en forte croissance et même par des
industriels qui ne se conforment pas toujours aux règles établies [6]. Tel est le cas du Parc National du Banco (PNB)
situé en pleine agglomération abidjanaise. La biodiversité végétale est menacée par des activités anthropiques
qui accentuent les pressions subies par les forêts, au point où celles-ci connaissent des taux de déforestation
annuels de 1,86 % pendant la décennie 2000 [7, 8]. Les impacts des activités humaines sur la couverture végétale
et la survie des espèces végétales en particulier ont été montrés par plusieurs auteurs [9, 10]. Selon ceux-ci,
l’avenir de l’humanité est voué aux perspectives dramatiques, à cause de la nature qui se meurt et avec elle la
forêt. Sentant le danger que cela pourrait entraîner à long terme, sur le plan écologique, le gouvernement ivoirien,
représenté l’Office Ivoirien des Parcs et Réserves a pris une loi relative à la conservation, à la gestion et au
financement des parcs nationaux et des réserves naturelles. Malgré cette prise de décision, ces aires protégées
sont toujours infiltrées par les populations pour la mise en place des activités agricoles [11, 12]. Face à ces
pressions anthropiques, de plus en plus fortes, une problématique aujourd’hui de l’écologie est de comprendre
comment les dynamiques des communautés végétales tropicales peuvent d’être affectées par ces perturbations
humaines. A ce jour, le véritable impact des activités anthropiques sur la biodiversité végétale à la périphérie du
PNB demeure mal connu. Il est nécessaire d’effectuer une évaluation de la diversité floristique afin de connaître
l’état des ressources végétales d’où l’intérêt de cette étude. Elle se propose de montrer l’influence des activités
anthropiques sur la diversité végétale à la périphérie du PNB. De façon spécifique, il s’est agi de :
- déterminer la richesse spécifique et la composition floristique ;
- d’estimer l’impact de l’anthropisation sur la diversité floristique.

2. Méthodologie
2-1. Site d’étude
Cette étude s’est déroulée dans le PNB situé dans la périphérie nord de la ville d’Abidjan entre 5°21’ et 5°25’
de latitude nord et 4°01’ et 4°05’ de longitude ouest (Figure 1). Le PNB couvre une superficie de 3474 ha.
La pluviométrie moyenne annuelle est de 1550 mm alors que les températures mensuelles varient entre 21°C

Éric GNAHORÉ et al.


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et 31°C pour une valeur annuelle moyenne de 26°C. Malgré sa superficie relativement limitée, le PNB
entretien un microclimat forestier. La température diminue de la strate supérieure à la basse, l’écart étant parfois
de plus de 4 °C [13]. L’humidité relative est proche de la saturation, le gradient étant plus élevé au sol qu’au
sommet avec un minimum de 27 % en janvier, le mois le plus sec [13]. Selon la classification [13], le PNB se situe
dans le secteur ombrophile. Celui-ci est caractérisé par une prédominance de forêt dense humide sempervirente
liée à des précipitations abondantes. Le PNB se caractérise par une mosaïque de formations végétales dont les
plus importantes sont : le groupement végétal de base ou formation psammohygrophyle sur terre ferme. Les
groupements édaphiques situés sous la dépendance de l’eau dans les fonds des talwegs. Les groupements
anthropiques ou plantations forestières réalisées entre 1925 et 1950 dans le cadre de l’enrichissement des
peuplements naturels ou de la reconstitution des peuplements forestiers dans les zones de culture ou de jachère.

Figure 1 : Localisation du PNB et disposition des transects dans la zone d’étude

Des inventaires ont été réalisés à travers trois méthodes d’échantillonnages. La première méthode est la
méthode des relevés linéaires qui a été proposée par [14] et déjà été utilisée par [15 - 19]. Elle consiste à
tendre horizontalement, à ras du sol, une corde longue de 200 mètres. A partir de ce dispositif, nous avons
effectué 100 points de mesures à des intervalles de deux mètres à l’aide de quatre jalons emboîtables de 2
m de hauteur chacun, placé verticalement à chaque point. Pour chaque contact, la hauteur minimale et
maximale est notée avec le nom de l’individu. Au-delà des 8 mètres, les valeurs de hauteurs sont estimées. La
deuxième méthode est celle du relevé de surface. C’est une méthode classique déjà utilisée par [19 - 21]. Pour
cette étude, nous avons disposé régulièrement à l’aide des piquets, de part et d’autre des layons tracés, 65
parcelles carrées de 25 mètres de côté chacune. Dans ces carrées, toutes les espèces ligneuses (arbres, arbustes
et lianes) ont été inventoriées en prenant en compte les diamètres supérieurs ou égaux à 10 centimètres à hauteur
de poitrine. Ces mesures de circonférences ont été réalisées à l’aide d’un ruban métrique de deux mètres de
longueur. Pour augmenter les chances de rencontrer le maximum d’espèces nous avons utilisé le relevé itinérant
[18, 19]. Cette troisième méthode a consisté à parcourir chaque parcelle d’étude dans toutes les directions, en
notant toutes les espèces de plantes nouvellement rencontrées. Il a été utilisé afin de recenser les espèces qui
n’ont pas été croisées au cours du relevé de surface et du relevé linéaire [18, 19]. La nomenclature s’est basée
sur les travaux de [22] et confirmée par la dernière classification phylogénétique [23]. Pour la désignation des
types morphologiques et biologiques, nous nous sommes basés sur les travaux de [24].

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2-2. Analyse et traitement des données


Les informations recueillies sur les fiches de relevés ont servi de base pour la description de la diversité
floristique. Ces données numériques sont saisies, classées et traitées à l’aide des logiciels Word
(version 2013) et Excel (version 2013). Ces logiciels ont également servi à l’élaboration des graphiques des
paramètres floristiques, des calculs de la diversité et la détermination de l’impact d’anthropisation.

2-2-1. Paramètres floristiques


Les paramètres floristiques que nous avons utilisés dans cette étude sont ci-dessous définis. La composition
floristique est définie comme l’ensemble de toutes les espèces végétales rencontrées dans la zone d’étude
sans tenir compte de leur abondance, ni de la fréquence et du niveau de participation à la structure [24]. Quant
à la richesse floristique, elle est le nombre total de taxons recensés [24]. En se basant sur des critères de rareté
de certains taxons au niveau national, régional ou international, [25, 26] ont proposé des listes d’espèces à statut
particulier, qu’ils ont qualifié d’espèces rares et/ou menacées d’extinction. Les travaux anciens comme récents
de [26], a dressé une liste d’espèces soit rares soit menacées sous les pressions anthropiques. Dans
l’établissement de cette liste, il a tenu compte des usages locaux et a anticipé leurs impacts. Lors de ces travaux
[26], considère qu’une espèce est menacée lorsqu’elle devient rare sur le plan national, régional ou international.
Le type biologique d’une espèce est l’ensemble des dispositifs anatomiques et morphologiques qui caractérisent
son appareil végétatif et singularisent son apparence générale et sa physionomie, indépendamment de sa
position systématique et en tant qu’adaptation aux conditions du milieu [24].

2-2-2. Indices de diversité


Pour comparer la diversité floristique des relevés, les indices de Shannon-Weaver (H’) et d’équitabilité de
Piélou (E) [17] ont été utilisés. Ils sont calculés à partir de la contribution spécifique de chaque espèce. Ces
indices permettent d’avoir aisément une meilleure idée sur l’état de la diversité biologique d’un écosystème
[27]. L’indice de diversité de Shannon-Weaver (H’) [28] a permis de quantifier la diversité floristique de chaque
zone. Cet indice mesure également l’entropie du système sur la base des proportions observées. Il a
l’avantage de tenir compte du nombre d’espèces et de leur abondance. Il est souvent utilisé pour exprimer la
diversité des relevés [27]. Il est donné par la Formule suivante :
𝑛 𝑛
H’ = − ∑𝑠𝑖=1(𝑁) ∗ 𝐿𝑜𝑔2 (𝑁) (1)

n : nombre d’individus d’une espèce donnée, i allant de 1 à S (nombre total d’espèces).


N : nombre total d’individus de toutes les espèces confondues dans le milieu.

De l’indice de diversité de Shannon-Weaver a été déduit, l’indice de l’équitabilité (E) [29]. Ce dernier renseigne
sur la répartition des effectifs entre les différentes espèces [18, 19]. Il varie de 0 à 1. Il tend vers 0 quand
une seule espèce est abondante et tend vers 1 quand les individus sont régulièrement repartis entre les
espèces. Cet indice est calculé à partir de la Formule suivante :
𝐻′
E = 𝐿𝑜𝑔 (2)
2𝑆

S : le nombre total d’espèces (la richesse spécifique)

Pour mieux comprendre la diversité des communautés, la classification ascendante hiérarchique est adoptée
pour l’ensemble des relevés. Cette technique préconisée par de nombreux auteurs dont [30], arrange des

Éric GNAHORÉ et al.


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relevés en classes. Les membres de chaque classe ont en commun un certain nombre de caractéristiques les
éloignant des autres classes. Le traitement des données a été effectué par le logiciel PAST (version 2.16).
L’analyse de variance à un facteur réalisé avec le logiciel XLSTAT (version 7.1), a permis de comparer le
nombre d’espèces et la diversité des différents sites. Le test de Tukey a permis de comparer ces sites entre
eux, lorsqu’il existe une différence significative (p ≤ 0,05). À priori la normalité des données a été vérifiée
l’aide du test de Shapiro-Wilk. Les données ne suivant pas de loi normale ont été soumises au test de Kruskal-
Wallis. Pour la comparaison des moyennes de la richesse floristique entre les sites dégradés et les sites non
dégradés, nous avons utilisé le test paramétrique t de Student. Ce test est valable uniquement pour les
populations à distribution normale et à variances égales. Le test de signification est réalisé à p = 0,05. Les
deux zones ont été considérées comme des échantillons indépendants.

2-2-3. Détermination de l’impact d’anthropisation


L’impact de l’anthropisation a été déterminé à travers l’évaluation de l’indice de perturbation. Suite à
l’inventaire floristique de chaque zone un tri des espèces a été effectué. Cela consistait à séparer les espèces
en deux groupes qui sont : les thérophytes et les chaméphytes. Cette classification s’est faite selon les types
biologiques. Ceci nous a permis de calculer l’indice de perturbation (IP). Plus un système est influencé par
l’homme plus les thérophytes et chaméphytes y prennent de l’importance [31]. Cet indice est aussi utilisé sur
des formations forestières [32]. Il est formulé par la relation suivante :

IP = 𝑁𝑜𝑚𝑏𝑟𝑒 𝑑𝑒 𝐶ℎ𝑎𝑚é𝑝ℎ𝑦𝑡𝑒𝑠 + 𝑛𝑜𝑚𝑏𝑟𝑒 𝑑𝑒 𝑇ℎé𝑟𝑜𝑝ℎ𝑦𝑡𝑒𝑠


𝑁𝑜𝑚𝑏𝑟𝑒 𝑡𝑜𝑡𝑎𝑙 𝑑𝑒𝑠 𝑒𝑠𝑝è𝑐𝑒𝑠
∗ 100 (3)

3. Résultats
3-1. Richesse floristique à la périphérie du Parc National du Banco
La compilation des listes d’espèces inventoriées à travers les 20 relevés linéaires, les 65 relevés de surface
tous couplés des relevés itinérants a permis d’établir une liste de 449 espèces reparties entre 286 genres et
88 familles. Parmi ces espèces on note la présence de 12 espèces vulnérables. Ce sont par exemple
Anthonotha vignei, Chytranthus verecundus, Griffonia simplicifolia et Lophira alata. Egalement, 61 espèces
sont reconnues comme endémiques du bloc forestier de l’Afrique de l’Ouest et 12 espèces vulnérables. On a
comme espèces Albertisia scandens, Antidesma oblongum, Cola caricifolia et Combretum comosum. On note
12 espèces introduites. Acacia mangium, Breynia retusa, Hevea brasiliensis et Manihot esculenta sont les
espèces de cette catégorie. Les familles les plus importantes numériquement sont par ordre décroissant les
Fabaceae, les Apocynaceae et les Rubiaceae.

3-1-1. Cas des zones dégradées


Dans l’ensemble des inventaires, au total nous avons collectés 331 espèces reparties entre 215 genres et 76
familles à travers 12 relevés linéaires et 32 relevés de surface. La richesse floristique moyenne par site varie
entre elle. La richesse moyenne la plus élevée est observée sur le site d’Adjamé avec 58 ± 17,025 espèces
suivie de 52,316 ± 5,524 espèces pour le site Abobo (Tableau 1). Le test de Tukey au seuil de 0,05 ne montre
aucune différence significative entre la richesse moyenne des différents sites (F = 0,178 ; P = 0,91 ). Concernant
les valeurs moyennes de la diversité, le test de Tukey au seuil de 0,05 ne montre aucune différence
significative entre les indices moyens de Shannon-Weaver et l’équitabilité. Dans ces zones dégradées, la
diversité sur ces sites est semblable.

Éric GNAHORÉ et al.


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Tableau 1 : Richesse floristique et diversité moyenne des différents sites d’étude


Sites
Paramètres statistiques
Abobo Adjamé Attécoubé Yopougon
S 52,316 ± 5,524a 58 ± 17,025a 43,667 ± 13,901a 48,75 ± 12,039a F = 0,178 P = 0,91
H’ 3,322 ± 0,039a 3,412 ± 0,04a 3,459 ± 0,005a 3,621 ± 0,005a F = 2,238 P = 0,141
E 0,832 ± 0,019a 0,836 ± 0,001a 0,884 ± 0,002a 0,893 ± 0,003a F = 1,853 P = 0,196
S_Richesse moyenne ; H’_indice de diversité de Shannon-Weaver ; E_indice d’équitabilité. Les valeurs
moyennes plus ou moins l’erreur standard ayant les mêmes lettres ne sont pas significativement différentes.

3-1-2. Cas des zones non dégradées


La richesse floristique moyenne varie d’un site à un autre (Tableau 2). Le test de Tukey au seuil de 0,05
permet de distinguer trois groupes. Le premier groupe représentant les richesses moyennes les moins
élevées est composé du site Attécoubé (24,375 ± 6,141 espèces) tandis que le deuxième groupe représentant
les richesses moyennes les plus élevées reste le site Abobo (44,588 ± 4,212 espèces). Cependant entre ces
deux extrêmes se situe les sites Yopougon et Adjamé dont la richesse floristique moyenne ne diffère ni de
celle du premier et du deuxième groupe (K = 14,82 ; P = 0,001 ). Concernant les valeurs moyennes de la
diversité, le test de Tukey au seuil de 0,05 ne montre aucune différence significative entre les indices moyens
de Shannon-Weaver et l’équitabilité.

Tableau 2 : Richesse floristique et diversité moyenne des différents sites d’étude


Sites
Paramètres statistiques
Abobo Adjamé Attécoubé Yopougon
S 44,588 ± 4,212b 40,444 ± 5,789ab 24,375 ± 6,141a 42,077 ± 4,817ab K = 14,82 P = 0,001
H’ 3,367 ± 0,011a 3,092 ± 0,22a 3,383 ± 0,019a 3,462 ± 0,089a K = 0,698 P = 0,6
E 0,851 ± 0,005a 0,766 ± 0,025a 0,851 ± 0,017a 0,85 ± 0,026a K = 0,545 P = 0,677

S_Richesse moyenne ; H’_indice de diversité de Shannon-Weaver ; E_indice d’équitabilité. Les valeurs


moyennes plus ou moins l’erreur standard ayant les mêmes lettres ne sont pas significativement différentes,
K_Test de Kruskal-Wallis.

3-2. Composition floristique à la périphérie du Parc National du Banco


3-2-1. Cas des zones dégradées
Dans les zones dégradées, la famille des Fabaceae est la plus rependue sur l’ensemble des sites. Les familles
des Apocynaceae, Rubiaceae, Annonaceae, Euphorbiaceae, Araceae, Malvaceae et Sapindaceae sont
rencontrées avec plus de 10 espèces sur le site d’Abobo alors qu’elles sont représentées avec un faible
nombre d’espèces dans les autres sites. Les espèces les plus rencontrées, à l’observation des fréquences
(nombre de présences) sont Angylocalyx oligophyllus, Baphia nitida, Dichapetalum pallidum, Albertisia
cordifolia, Icacina mannii, Strombosia pustulata, Scytopetalum tieghemii et Microdesmis keayana. Le sous-
bois de la périphérie est dominé par des herbacées comme Culcasia striolata et Geophila obvallata. Les
espèces non lianescentes sont dominées par les microphanérophytes (mp), les mésophanérophytes (mP) et
les nanophanérophytes (np) (Figure 2). Cette dominance est plus marquée sur le site Abobo suivie du site
Yopougon qui vient en deuxième position. Les autres formes sont faiblement marquées sur les différents
sites. Les formes lianescentes (Figure 2) sont fortement dominées par les lianes microphanérophytes avec
71 espèces pour le site Abobo.

Éric GNAHORÉ et al.


Afrique SCIENCE 16(4) (2020) 167 - 180 173

Figure 2 : Histogrammes des types biologiques des espèces non lianescentes (a) et des espèces
lianescentes (b) dans les différents sites dégradés

Des formes telles que les lianes nanophanérophytes et mégaphanérophytes n’ont pas été observé sur les
sites Adjamé et Abobo. Les dénommées « autres » (Chaméphytes, Epiphytes, etc.), sont faiblement
représentés dans l’ensemble des sites. On rencontre plus de lianes mésophanérophytes (6 espèces) pour le
site Attécoubé et plus de lianes nanophanérophytes (5 espèces) pour le site Abobo. De façon générale, les
microphanérophytes restent dominant tant au niveau des espèces non lianescentes et des espèces
lianescentes sur les autres types biologiques. Ce type biologique est suivi des nanophanérophytes et des
mésophanérophytes.

3-2-2. Cas des zones non dégradées


L’inventaire des zones non dégradées a permis de noter 283 espèces reparties en 229 genres appartenant à
80 familles. Les familles les plus représentées avec au moins 10 espèces dans les différents sites ont été
mentionnées (Tableau 3). De façon générale, les Fabaceae constituent, avec les Apocynaceae et les
Rubiaceae, les familles dominantes du sous-bois. Ce sous-bois est dominé par des arbustes comme
Napoleonaea vogelii, Strombosia pustulata, Cola heterophylla et par des lianes comme Albertisia cordifolia
et Agelaea paradoxa. Les espèces constituant la strate haute sont Albizia adianthifolia, Allanblackia
floribunda, Chrysophyllum subnudum et Lophira alata. A ces espèces il faut ajouter Piptadeniastrum africanum
et Turraeanthus africanus qui, bien que n’étant pas aussi abondantes que les autres espèces, font partie des
espèces émergentes.

Tableau 3 : Familles avec au moins 10 espèces rencontrées dans les différents sites
Sites
Abobo Adjamé Attécoubé Yopougon
Fabaceae (27)
Apocynaceae (21) Fabaceae (23)
Familles Rubiaceae (15) Fabaceae (20) Fabaceae (14) Apocynaceae (15)
(espèces) Sapindaceae (15) Apocynaceae (10) Araceae (11)
Annonaceae (11) Malvaceae (10)
Araceae (11)

Les types biologiques des espèces non lianescentes de cette zone (Figure 3), sont dominés par les
microphanérophytes (mp) sur le site Abobo. Les mésophanérophytes (mP), les nanophanérophytes (np) et les
mégaphanérophytes (MP) dominent le site Yopougon. Pour ces types biologiques, les sites Attécoubé et
Adjamé sont les moins riches. Les formes lianescentes (Figure 3) sont fortement dominées par les lianes

Éric GNAHORÉ et al.


174 Afrique SCIENCE 16(4) (2020) 167 - 180

microphanérophytes avec 49 et 32 espèces pour les sites Abobo et Yopougon. Les lianes microphanérophytes
semi-épiphytes dominent (10 espèces) pour le site Yopougon. De même, les lianes mésophanérophytes
dominent le site Yopougon avec 17 espèces. De façon générale, les lianes microphanérophytes et lianes
mésophanérophytes restent les plus importantes dans les sites non dégradés.
60
ABOBO ADJAME ATTECOUBE YOPOUGON ABOBO ADJAME ATTECOUBE YOPOUGON
49
80 73

Nombre d'espèces
57 40
60 50 32
Nombre d'espèces

38
40 31 33 22
26 28 29
23 17
17 18 20 14
20 12 14 15 10
7 8 6 5 9 86
55 42 5 4 3413
1 1 1000 1100
0
0
Autres np mp MP mP Lmp Lmp (Se-Ep) Lnp Lmp (Ep) LmP (Se-Ep) LmP LMP
a Type biologique des espèces non lianescentes b Type biologique des espèces lianescentes

Figure 3 : Histogrammes des types biologiques des espèces non lianescentes (a) et des espèces
lianescentes (b) dans les différents sites non dégradés
3-3. Comparaison des sites dégradés et non dégradés de la périphérie du PNB
3-3-1. Sur la base de la richesse spécifique et composition floristique
La richesse spécifique ainsi que la richesse moyenne des sites dégradés reste supérieure à celle des sites non
dégradés. Malgré la richesse moyenne élevée sur les sites dégradés, le test de significativité de Tukey au seuil
de 0,05 ne révèle aucune différence significative entre ces deux sites (Test t de Student, t = 0,178 ; P = 0,91 ).
Dans ces zones deux zones, la richesse moyenne sur ces sites est semblable.

Tableau 4 : Tableau de comparaison de la richesse moyenne des deux zones d’étude


Zones d’étude
Paramètres statistiques
Zone dégradée Zone non dégradée
S 324 283 -
t = 0,563
S’ 80,555 ± 2,57a 78,455 ± 1,87a
P = 0,463
S_Richesse spécifique ; S’_Richesse moyenne ; Les valeurs moyennes plus ou moins l’erreur standard ayant les
mêmes lettres ne sont pas significativement différentes au seuil de 5 % (test de Tukey) ; t_Test t de Student.
Les familles représentées ci-dessous sont les familles majoritaires dans les deux zones d’étude ayant au
moins 10 espèces. Ce sont les familles des Fabaceae, des Apocynaceae, des Rubiaceae etc. A l’exception des
familles des Celastraceae et des Meliaceae exclusives des milieux de la zone non dégradée et ayant moins
de 10 espèces dans ces familles, les autres familles sont communes aux deux zones d’étude (Figure 4).
60 ZONE NON DEGRADEE ZONE DEGRADEE
Nombre d'espèces

40 40
40
28
23 23
18 15
20 11 14 15 14 11 12 12 15 10 11 10
0 0
0
Fabaceae Apocynaceae Rubiaceae Sapindaceae Annonaceae Araceae Celastraceae Euphorbiaceae Malvaceae Meliaceae
Familles

Figure 4 : Histogrammes de comparaison des familles des deux zones d’étude

Éric GNAHORÉ et al.


Afrique SCIENCE 16(4) (2020) 167 - 180 175

Les types biologiques des espèces non lianescentes restent dominantes dans la zone dégradée à part les
mégaphanérophytes dont le nombre reste identique dans les deux milieux. S’agissant de la forme lianescente,
les microphanérophytes restent majoritaires au milieu dégradé. Ensuite vient les mésophanérophytes qui
dominent dans la zone non dégradée. Cependant, les lianes microphanérophytes épiphytes et géophytes
rhizomateux restent exclusives à la zone dégradée (Figure 5).

ZONE NON DEGRADEE ZONE DEGRADEE ZONE NON DEGRADEE ZONE DEGRADEE
80 70
95
100
85 60

Nombre d'espèces
60
80
Nombre d'espèces

60 40
41 44 42
19
40 15
25 26 20
19 7 5 6 8 4 6
20 13 13 1 1 0 1 0 1
0
0 Lmp LmP (Se- Lmp (Se- Lnp LMP LmP Lmp(Ep) Lmp (Gr)
Ep) Ep)
autres np mp mP MP
a Type biologique des espèces non lianescentes b Type biologique des espèces lianescentes

Figure 5 : Histogrammes de comparaison des types biologiques des espèces non lianescentes (a) et des
espèces lianescentes (b) des deux zones d’étude

3-3-2. Au niveau des particularités et relevés floristiques


L’analyse du dendrogramme (Figure 6) a permis d’obtenir trois groupes floristiquement semblables. Cette
analyse montre que les relevés issus des sites non dégradés ne se distinguent pas de ceux des sites dégradés.
Les relevés R5, R6, R11, R12, R13, R15 et R16 constituent le groupe 1. Ce groupe composé de sept relevés dont
six issus des zones dégradées des sites Attécoubé (R6) et Abobo (R11, R12, R13, R15 et R16). Le relevé 5 est
issu du site Attécoubé des zones non dégradées. Les espèces les plus abondantes dans ces relevés au niveau
du groupe 1 sont : Microdesmis keayana, Cola heterophylla, Baphia nitida, Anthonotha macrophylla, Elaeis
guineensis, Angylocalyx oligophyllus, Culcasia scandens, Palisota hirsuta et Strombosia pustulata. Le groupe
2 est constitué de deux relevés des zones dégradées (R4 du site Yopougon et R9 du site Adjamé). Les relevés
R1, R4, R7, R8, R9 et R17 proviennent des zones non dégradées des sites Yopougon, Attécoubé, Adjamé et
Abobo. Les espèces comme Angylocalyx oligophyllus, Baphia nitida, Culcasia scandens, Microdesmis keayana,
Palisota hirsuta et Strombosia pustulata sont les plus abondantes au niveau de ces sites. Le groupe 3 est
constitué de cinq relevés. Ce sont les relevés R2, R3, R10, R14 et R18. Ce groupe comprend quatre relevés des
sites non dégradés et un relevé des sites dégradés (R14 du site Abobo). Les espèces Angylocalyx oligophyllus,
Culcasia striolata, Strombosia pustulata, Baphia nitida, Cola heterophylla, Griffonia simplicifolia, Microdesmis
keayana, Baissea welwitschii, Chrysophyllum subnudum, Neuropeltis acuminata et Funtumia africana ont été
rencontrées abondamment dans ce groupe.

Éric GNAHORÉ et al.


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Figure 6 : Dendrogramme de la classification ascendante hiérarchique des relevés en groupe à partir de la


matrice de similarité de Soerensen

3-4. Indice de perturbation


Dans l’ensemble des différents sites dégradés, une valeur d’indice de perturbation (IP) de 7,34 % a été notée.
Les valeurs des indices de perturbation ont été évaluées pour les zones dégradées. D’un site à un autre le
nombre de thérophytes et de chaméphytes varie. Ainsi, les indices de perturbation varient également de
2,8 % à 5,83 % dans les différents sites (Tableau 5). Les indices les plus élevés s’observent sur les sites
de Yopougon et d’Abobo. Le tableau 5 montre que les sites Yopougon et Abobo restent les plus ouverts donc
les plus perturbés par rapport à ceux des sites Adjamé et Attécoubé qui présentent un faible indice de
perturbation car moins soumis à des activités anthropiques.

Tableau 5 : Tableau comparatif des indices de perturbation dans les différents sites
Sites
Abobo Attécoubé Adjamé Yopougon
Nombre de Ch 9 3 4 5
Nombre de Th 5 0 0 3
Espèces totales 283 107 93 137
IP (%) 4,94 2,8 4,3 5,83
Ch_Chaméphytes ; Th_Thérophytes ; IP_Indice de perturbation

4. Discussion
4-1. Richesse spécifique, composition et diversité floristique
La présente étude a permis de recenser au total 449 espèces reparties entre 286 genres et 88 familles. Parmi
lesquelles 331 espèces reparties entre 215 genres et 76 familles ont été recensées dans la zone dégradée et
283 espèces reparties entre 229 genres appartenant à 80 familles ont été recensées dans la zone intacte. Ces
résultats sont différents de celui de [33] qui a répertorié 257 espèces végétales à la périphérie du parc. Cela
pourrait s’expliquer par l’effort d’échantillonnage. En effet, avec la même méthode de relevé de surface, cet
auteur a travaillé sur des parcelles de 100 m² contre 625 m² pour la présente étude. A cela, il faut ajouter la
combinaison des différentes méthodes. Mais aussi l’association de plusieurs méthodes d’inventaire permet
d’obtenir des listes floristiques plus riches [27]. Dans la zone dégradée, la comparaison du nombre d’espèces

Éric GNAHORÉ et al.


Afrique SCIENCE 16(4) (2020) 167 - 180 177

des biotopes montre que le site Adjamé est le biotope le plus riche en espèces. Cela pourrait s’expliquer par
le fait que ce site est moins soumis aux actions anthropiques par manque d’habitation à proximité du parc.
Ce même constat a été fait par [11] qui montre que les milieux sont les moins soumis aux impacts sont ceux
qui ne sont pas à proximité d’une population. Concernant la zone non dégradée, la comparaison de la richesse
moyenne montre que le site Abobo est plus riche. Cela pourrait s’expliquer par le fait que ce site enregistre
la plus grande partie du parc. Les familles dominantes sont les Fabaceae, les Rubiaceae et les Apocynaceae.
[9] ont fait des observations similaires dans le parc national du Mont Péko. La dominance de ces familles est
un phénomène assez général dans la plupart des forêts tropicales [34]. La plupart des travaux réalisés dans
les forêts tropicales montrent que les Fabaceae dominent toujours les Rubiaceae [17]. La valeur du PNB pour la
conservation de la biodiversité est déterminée à travers la présence de plusieurs espèces à statut particulier :
espèces endémiques et vulnérables [25]. Dans ce parc, la présence des espèces à statut particulier selon Aké-Assi
témoigne que celui-ci possède une grande diversité. Cela montre l’appartenance de ce parc à l’un des Hotspots de
la Haute Guinée [35]. Les espèces à statut particulier sont les plus sensibles aux perturbations liées à l’homme.
Les activités anthropiques qui conduisent à la destruction de la forêt, ne favorisent pas la survie de ces espèces
qui recherchent un microclimat particulier [32]. L’endémisme est communément considéré comme un critère
important pour évaluer la priorité et l’état de conservation d’un espace donné [27]. Les espèces endémiques sont
hautement vulnérables à la perturbation humaine et aux formes de changements environnementaux. La présence
en grand nombre de ces plantes est généralement signe de forte biodiversité. Les lianes sont signalées comme
étant la forme biologique prépondérante dans les forêts tropicales en reconstitution.
Ainsi, on a des proportions importantes et variantes au niveau de l’ensemble des sites. Cette variation
pourrait s’expliquer par le fait qu’au niveau de certains sites tels que Yopougon et Abobo, la périphérie du parc
est en contact direct avec des habitations par endroit qui sont beaucoup anthropisés. Quant au site Attécoubé, il
enregistre le faible nombre d’espèces lianescentes du fait de l’autoroute du nord qui fait office de barrage à la
population. Ce site reste moins soumis aux impacts humains. Concernant le site Adjamé, un nombre d’espèces
lianescentes peu important est observé. Cette situation pourrait s’expliquer par la faible fréquentation du parc
car qu’aucune habitation n’est à proximité du parc. Cependant plusieurs champs de manioc (Manihot esculenta)
sont installés sous les hautes tensions à proximité du parc. Les valeurs moyennes de l’indice de Shannon-Weaver
et d’équitabilité de Piélou dans l’ensemble des différents sites entre dans la classification de [18, 19]. Une valeur
d’équitabilité élevée (supérieure ou égale à 0,8) est par conséquent l’absence de dominance dans la communauté.
Cette situation pourrait s’expliquer par l’absence d’espèce de Turraeanthus africanus comme espèce
caractéristique à dominance du Banco [33]. De même, les valeurs d’indice de Shannon-Weaver comprises entre
2,5 et 4, prouve qu’il y a un nombre important d’espèces ayant des fréquences presque similaires [18, 19]. Il faut
ajouter à cela la rareté des espèces caractéristiques comme Turraeanthus africanus et Heisteria parviflora des
forêts psammohygrophiles dans l’ensemble de nos relevés. Pour l’espèce Turraeanthus africanus, nous avons
répertorié que quelques individus dans l’ensemble de nos relevés tandis que pour l’espèce Heisteria parviflora,
nous notons une absence totale. Cette situation pourrait s’expliquer par la perturbation des sites étudiés dû au
fait que ces espèces désignées pour caractériser le PNB [33], devraient être abondantes surtout dans le sous-bois.

4-2. Indice de perturbation et classification


L’indice de perturbation de l’ensemble des sites dégradés est d’une valeur de 7,34 %. Ce pourcentage montre
que la richesse en thérophytes et chaméphytes au niveau de la périphérie traduit un degré de perturbation
moins important. Si on compare les sites dégradés entre eux, on note un fort taux d’indice de perturbation au
niveau des sites Yopougon et Abobo. Enfin viennent ceux d’Adjamé et d’Attécoubé. Les forts taux observés
au niveau des sites Yopougon et Abobo pourraient s’expliquer par le fait que ces sites restent des zones très
ouvertes, facilement accessible à la population riveraine qui infiltre le parc illégalement. On note de faible
taux d’indice de perturbation au niveau des sites Attécoubé et Adjamé. Plus un système est influencé par

Éric GNAHORÉ et al.


178 Afrique SCIENCE 16(4) (2020) 167 - 180

l’homme (surpâturage, culture), plus les thérophytes et les chaméphytes y prennent de l’importance [31]. Les
faibles taux enregistrés sur les sites Attécoubé et Adjamé pourraient s’expliquer par le fait que ces sites
restent moins soumis à la dégradation forestière. Dans les échantillons inventoriés, nous notons six espèces
introduites au niveau du site Yopougon. C’est le cas par exemple de Hevea brasiliensis, de Manihot esculenta
et de Psidium guajava. Concernant les autres sites, deux espèces par site sont enregistrées. Par exemple sur
le site Abobo, on a Breynia retusa et Xanthosoma mafaffa. Leur présence est une conséquence de l’action de
l’Homme. La présence de ces espèces confirme les perturbations anthropiques de ces sites. Par ailleurs, les
observations faites sur le terrain tout au long du contour du parc, ont permis de mettre en évidence plusieurs
empreintes de prélèvement des populations. Entre autre prélèvement, on a pu noter la coupe des feuilles ou de
fruits (cas de Thaumatococcus daniellii, Peper guineense), de rameaux de certaines espèces d’arbres. Le
prélèvement de certaines lianes notamment Calamus deerratus. La mise à nu quasi-totale du tronc de certaines
espèces par prélèvement d’écorce (notamment Turraeanthus africanus, Dacryoides klaineana, Annickia polycarpa.
Enfin, l’abattage à la machette et/ou à la hache suivi de prélèvement des fruits, de gomme, de feuilles etc.
L’analyse du groupement basée sur les données des relevés floristiques nous permet de dégager trois groupes
floristiques (groupes 1, 2 et 3). Pour ces trois groupes, l’observation de la distribution des relevés ne montre
aucune distinction géographique en évidence. Certains relevés situés dans les sites non dégradés se retrouvent
parmi ceux des sites dégradés. Les espèces qui s’y développent se trouvent dans les mêmes conditions dans les
trois sites. Cela pourrait s’expliquer par l’hétérogénéité de la couverture forestière à la périphérie du parc. Les
différentes formations se distinguent par leur physionomie mais le résultat de la classification montre que les
relevés des zones dégradées entretiennent plus des relations floristiques avec ceux des formations forestières.
Cette situation pourrait s’expliquer l’abondance des espèces telles que Microdesmis keayana, Strombosia
pustulata, Cola heterophylla et Baphia nitida rencontrées en grande majorité sur l’ensemble des différents
relevés. Les relations mises en évidence par certains relevés de la formation forestière avec ceux des zones
dégradées montrent que sites forestiers étudiés seraient en voie de dégradation bien que certains paramètres
font croire à des zones intactes. En définitive, ces observations montrent que la variabilité floristique observée
est liée à la pression anthropique sur les communautés végétales [32]. Ces résultats confirment, une fois encore,
l’existence des zones anthropisées et des zones forestières à la périphérie du Parc National du Banco.

5. Conclusion
Ce travail contribue à la connaissance de la végétation actuelle de la périphérie du PNB. Cette étude a montré
clairement que la composition et la diversité floristique sont fortement sous l’influence anthropique. Les sites
périphériques du PNB comprennent 449 espèces reparties entre 286 genres et 88 familles. Les familles les plus
rencontrées dans l’ensemble sont les Fabaceae, les Rubiaceae, et les Apocynaceae. Au niveau des types
biologiques, ce sont les microphanérophytes qui dominent. Les zones périphériques présentent une grande valeur
écologique avec la présence des espèces à statut particulier. L’indice de perturbation (7,34 %) révèle une
dégradation du couvert végétal exprimant ainsi une faible réduction des formations forestières remplacées par
des formations dégradées. Les taux d’indice de perturbation observés au niveau des différents sites montrent
que les sites Abobo et de Yopougon restent les plus ouverts donc soumis à une forte pression humaine. Les relevés
linéaires ont montré des variations floristiques entre les différents sites et entre les différentes zones.

Remerciements
Nous remercions le Commandant Fousséni COULIBALY qui nous a permis de réaliser nos travaux de terrain sur
le Parc National du Banco. Nos remerciements vont également à l’encontre du guide botaniste Paule Henry
YAPO, pour nous avoir hébergés, accompagnés, aidé dans la réalisation de nos relevés et à l’identification des
échantillons. Les auteurs de cet article voudraient traduire leur reconnaissance au Centre Suisse de Recherches
Scientifiques (CSRS), qui a contribué à la confirmation des espèces végétales inventoriées.

Éric GNAHORÉ et al.


Afrique SCIENCE 16(4) (2020) 167 - 180 179

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Éric GNAHORÉ et al.


RÉSUMÉ
Dans le contexte actuel du changement global, la perte de la biodiversité en Afrique de l’Ouest constitue une
problématique grandissante. Le travail de ce mémoire a été réalisé dans le Parc National du Banco (Côte d’Ivoire).
Il s’inscrit dans le cadre de l’évaluation de la flore et de l’actualisation des surfaces forestières disponibles dans
cette aire protégée en Côte d’Ivoire, afin de mieux les gérer et garantir leur conservation. La méthodologie est une
combinaison des approches cartographiques et botaniques. Deux unités paysagères caractérisent les formations
végétales de ce parc : la formation forestière dense et la formation forestière dégradée. Les caractéristiques de la
végétation et flore sont différentes dans les deux unités paysagères. L’analyse diachronique de la couverture
végétale a conduit à réaliser la cartographie de la végétation à l’aide d’images satellitaires TM (1987), ETM+
(2000) et OLI+ (2019) de Landsat. Selon cette analyse, les pressions anthropiques ont entraîné au cours de la
période 1987 à 2019, une modification de la couverture végétale du parc. Au niveau de la dynamique temporelle,
on assiste à une régression du couvert végétal. Chaque année, 1,07 hectares de ce couvert disparaissent. Les
surfaces forestières du Parc National du Banco ont fortement régressé passant de 3132,35 ha en 2000 à 3007,04
ha en 2019, soit un taux de -4 %, au profit des formations forestières dégradées. Le dispositif d’échantillonnage
de la flore a été composé de 130 placettes de 25 m X 25 m et 30 relevés linéaires de 200 mètres de long inégalement
réparties dans chaque type d’occupation du sol. L’inventaire floristique a permis de recenser un total de 556
espèces réparties entre 331 genres et appartenant à 94 familles. Les résultats obtenus montrent que la flore du Parc
National du Banco est dominée par les familles des Fabaceae, Rubiaceae et Apocynaceae. Elle renferme 97 espèces
endémiques et 39 espèces rares et/ou menacées d’extinction. La circonférence des individus de DHP ≥ 10
centimètres, l’aire basale, la richesse et la diversité floristique sont affectés dans la formation forestière dégradée
tandis que la densité a montré ses plus fortes valeurs dans la formation forestière dense de la zone périphérique et
centrale du parc. La structure diamétrique montre que les tiges les plus représentées sont les tiges de régénération.
C’est au niveau de la structure de la végétation que les plus grandes différences s’observent entre la zone
périphérique et centrale du parc. Les espèces pionnières, assez représentées dans la formation forestière dégradée,
indiquent qu’elle est moyennement perturbée. Les espèces les plus prépondérantes sont Chrysophyllum subnudum
Baker (Sapotaceae), Turraeanthus africanus (Welw. ex [Link].) Pellegr. (Meliaceae) et Piptadeniastrum africanum
(Hook.f.) Brenan (Fabaceae). Ces résultats attestent que malgré les actions anthropiques qui jouent sur son
intégrité, cette forêt à une grande valeur écologique. Les différentes caractéristiques du Parc National du Banco
révélées par cette étude sont des connaissances nécessaires aux plans de gestion durable et de réhabilitation de sa
biodiversité dans toutes ses composantes.

Mots-clés : Dynamique, flore, végétation, Parc National du Banco, Côte d’Ivoire

ABSTRACT
In the context of present global change, biodiversity loss poses an increasingly severe problem in the West African.
This work was achieved in Banco National Park (Côte d’Ivoire). It enters in the setting of the evaluation of flora
and actualization of forest surfaces indeed available in the surfaces protected in Côte d’Ivoire, in order to improve
their management and to guarantee their conservation. The methodology used is a combination of cartographic
and botanical approaches. Two landscape units characterize the forester formation this park : dense forest and
degraded forest formation. Vegetation and flora characteristics are different in the two landscape units. Diachronic
analysis of vegetation cover led to perform the mapping of vegetation using Landsat data images (TM of 1987,
ETM+ of 2000 and OLI+ of 2019). According to analysis, anthropogenic pressures have caused during 1987 to
2019 period, a change in the vegetation of the park. Regarding temporal dynamics, there is a regression of
vegetation cover. Every year, 7.39 hectares of this cover disappear. From this work, it arises that forest surfaces of
Banco National Park, regressed strongly and fallen from 3132.35 ha in 2000 to 3007.04 ha in 2019, that is to say
a rate of -4 %, with the profit of the degraded forest formation. The sampling of the flora consisted square squares
of 25 m X 25 m and 30 linear surveys of 200 meters unequally distributed on each type of ground occupation.
Floristic inventory identified 556 species distributes among 331 genera and 94 families. The results obtained show
that the flora of Banco National Park dominated by the families of Fabaceae, Rubiaceae and Apocynaceae. It
contains 97 endemic species and 51 rare species and/or threatened with extinction. The circumference of
individuals of DBH ≥ 10 centimeters, basal area, the richness and floristic diversity are affected by degraded forest
[Link] the density showed highest values in dense forest formation in peripheric and central zone. The
diametric structure shows that the lowest represented stems are regeneration stems, with a very large difference
from other stems. Contrary to flora, great differences were observed in the structure of vegetation between
peripheral and central area of the park. The pioneer species, fairly represented in the degraded forest formation,
indicate that it is moderately disturbed. The most important species are Chrysophyllum subnudum Baker
(Sapotaceae), Turraeanthus africanus (Welw. ex [Link].) Pellegr. (Meliaceae) and Piptadeniastrum africanum
(Hook.f.) Brenan (Fabaceae). These results demonstrate that despite the anthropogenic actions that influence its
integrity, this forest has a great ecological value. The characteristics differents of Banco National Park revealed
by this study are knowledge necessary to the biodiversity management and rehabilitation in all of its components.

Keywords : Dynamic, flora, vegetation, Banco National Park, Côte d’Ivoire

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