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CNC 2003 Math-2 TSI Correction

Le document présente un corrigé d'une épreuve de mathématiques, abordant des concepts d'endomorphisme et de polynômes. Il détaille les propriétés de linéarité, les valeurs propres, et la construction de bases orthogonales dans des espaces de polynômes. La seconde partie traite des polynômes associés et de leurs propriétés d'orthogonalité, avec des démonstrations et des intégrations par parties.

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Concours National Commun

Epreuve 1 : PSI
Session 2003

CORRIGÉ
1ére Partie

1. Pour cela il faut montrer que Φ est linéaire, ce qui simple en vériant l'égalité Φ(P + λQ) =
Φ(P ) + λΦ(Q) ∀(P, Q) ∈ E 2 ; ∀λ ∈ R et que Φ(P ) ∈ En ∀P ∈ En , en eet : soit P ∈ En
donc deg P ≤ n donc deg (Φ(P )) = deg ((X 2 − 1)P 0 )0 = deg ((X 2 − 1)P 0 ) − 1 =
 

2 + deg P 0 − 1 = deg P ≤ n, donc Φ(P ) ∈ En et donc Φ induit un endomorphisme Φn de En .


2. Ecrire la matrice de Φn (1) = 0, Φn (X) = 2X, . . . , Φn (X k ) = ((X 2 − 1)kX k−1 )0 = k(X k+1 −
X k−1 )0 = k(k + 1)X k − k(k − 1)X k−2 , . . . , Φn (X n ) = n(n + 1)X n − n(n − 1)X n−2 . Donc
 
0 0 0 0 ... 0

... ... .. 
0 2 .
 
 

.. ... ...

. (k − 1)k
 
 
... ... ...
 
M = MB (Φn ) = 
 
k(k + 1) 0 
... ... ...
 
 
 (n − 1)n 
... ...
 
 

 0 

0 ... ... 0 n(n + 1)

3. λ ∈ R est une valeur propre de Φn ⇔ M − λIn non inversible, or M − λIn est une matrice
triangulaire, donc serait non inversible si l'un des ses termes diagonaux (λ − k(k + 1))0≤k≤n
est nul, c'est à dire λ ∈ {0, 2, . . . , k(k + 1), . . . , n(n + 1)}, Ainsi Φn est un endomorphisme de
En qui admet n + 1 = dim En valeurs propres distinctes donc diagonalisable.
4. (a) µk = k(k + 1), Soit P (X) = a0 + a1 X + . . . + an Xn ∈ En polynôme , en notant Y =
(ai )0≤i≤n ∈ Mn+1,1 (R) l'équation Φn (P ) = µk P s'écrit matriciellemnt M Y = µk Y ou
bien Y ∈ Ker(M − µk In ), or M − µk In est une matrice triangulaire supérieure dont un
seul terme est nul, donc de rang égal à n−1 et par suite dim Ker(M −µk In ) = 1, on peut
donc conclure que les solutions de l'équation Φn (P ) = µk P sont tous proportionnels, et
parmi ces solution il n'y a bien sûr qu'un seul un unique polynôme unitaire Pk tel que :
Φn (Pk ) = µk Pk .
(b) Posons deg Pk = p, donc Pk (X) = a0 +a1 X +. . .+ap Xp avec ap 6= 0, Φn (Pk ) = µk Pk =⇒
(X 2 − 1)Pk ” + 2XPk0 = µk Pk , en identiant dans cette égalité les coecient de la plus
grande puissance qui est X p on trouve ap (p(p − 1)) + 2p) = ap µk qui devient puisque
ap 6= 0, p(p + 1) = k(k + 1) ou bien k 2 − p2 = p − k . Si p 6= k cette égalité devient aprés
simplication par p − k, k + p = −1 ce qui est impossible, donc deg Pk = p = k.
5. La symétrie, bilinéarité et positivité ne posent aucun probléme. Juste la notion de dénie qui
Z 1
mérite un peu de rédaction, soit P ∈ E tel que (P |P ) = 0 donc P 2 (t)dt = 0, ainsi P 2 est
−1

1
une fonction continue positive d'intégrale nulle sur [−1, 1] donc P 2 = 0 et aussi P = 0 sur
[−1, 1], on a donc un polynôme P qui admet une innité de racines donc P = 0 .
Z 1 0
6. Pour tout (P, Q) ∈ E 2 on a : (Φ(P )|Q) =
t=1
(t2 − 1)P 0 (t) Q(t)dt = (t2 − 1)P 0 (t)Q(t) t=−1 −


Z 1  −1 Z 1 
0
P (t) (t − 1)Q (t) dt = (P |Φ(Q)),
2 0 0
 2 0
t=1 2 0
(t −1)P (t)Q (t)dt = 0− P (t)(t − 1)Q (t) t=−1 −
−1 −1
on a procédé à deux reprises par une intégration par parties.
7. Pour tout couple (k, k0 ) d'entiers naturels tel que k 6= k0 , on a (Φ(Pk )|Pk0 ) = (Pk )|Φ(Pk0 )) =⇒
µk (Pk |Pk0 ) = µk0 (Pk |Pk0 ) =⇒ (µk − µk0 )(Pk |Pk0 ) =⇒ (Pk |Pk0 ) = 0, car
k 6= k 0 =⇒ µk = k(k + 1) 6= µk0 = k 0 (k 0 + 1).
8. (a) D'aprés la question précédente la famille (P0 , P1 , . . . , Pn ) est othogonale, en plus tous
ses éléments sont des polynômes non nuls car unitaires, donc c'est une famille libre, et
elle est de carinal n + 1 = dim En donc c'est une base de En , pour en construire une
base orthonormée (R0 , R1 , . . . , Rn ), comme la famille est déjà orthogonale il sut de
P
normaliser ses éléments en le divisant par sa norme, c'est à dire prendre Rk = k .
||Pk ||
n n
(b) Soit P ∈ En , kP k = 1, donc P = ak Rk avec a2k = 1 car (R0 , R1 , . . . , Rn ) est une
X X

k=0 k=0
b.o.n de En , d'autre
 part
 ∀ 0 ≤ k ≤ n on a :
Pk Φn (Pk ) µk Pk
Φn (Rk ) = Φn = = = µk Rk , ainsi
||Pk || ! ||Pk || ||Pk ||
n n n
ak µk (Rk ), comme (R0 , R1 , . . . , Rn ) est
X X X
Φn (P ) = Φn ak Rk = ak Φn (Rk ) =
k=0 k=0 v k=0 v
n
u n 2
uX uX
une b.o.n de En alors kΦn (P )k = 2 2
ak = µn donc
u
t ak µk ≤ µn t
k=0 k=0
k|Φn |k = sup {kΦn (P )k; P ∈ En , kP k = 1} ≤ µn .
Inversement : kRn k = 1 donc kΦn (Rn )k = µn ≤ k|Φn |k = sup {kΦn (P )k; P ∈ En , kP k = 1}
d'où l'égalité .

2éme Partie
1 1 1
1. (a) Lk = 2 k (k)
, donc 2 − 1)k ](k) =

Uk = V k,k = [(X − 1) ] deg Lk = deg [(X
2k k! 2k k! 2k k!
deg(X 2 −1)k −k = 2k−k = k , le coecient dominant de Lk est obtenu en dérivant k fois la
plus grande puissance de (X 2 −1)k qui est X 2k , or (X 2k )(k) = (2k)(2k−1) . . . (k+1)X k =
(2k)! k 1 (2k)! (2k)!
X , donc le coecient dominant de Lk est k = k .
k! 2 k! k! 2 (k!)2
(b) Soit k ∈ N (X 2 − 1)k
(k) (k)
= (X − 1)k (X + 1)k =
k  (p)  (k−p)
Ckp (X − 1)k (*), or 1 est une racine de (X − 1)k de multiplicité
X
(X + 1)k
p=0

k donc (X − 1)k (X = 1) = 0 pour tout 0 ≤ p ≤ k − 1, donc en remplaçant dans (*)


(p)

X par 1, on trouve
1  (k)  (0)
Lk (1) = k Ckk (X − 1)k (X = 1) (X + 1)k (X = 1) = 1 .
2 k!
(c) Du fait que la dérivée d'un polynôme pair est impair et comme (X 2 − 1)k est pair, alors
sa dérivée k-ème est impaire si k impair, et elle est paire si k est pair, on peut donc
conclure que la parité du polynôme Lk est la même que celle de k .
(d) Lk (−1) = Lk (1) si k pair et Lk (−1) = −Lk (1) si k impair .

2
2. (a) Vp,q = (X 2 − 1)p (q) , or 1 et -1 sont des racine de (X 2 − 1)p de multiplicité p, donc pour


q < p alors (X 2 − 1)p (1) = Vp,q (1) et de même Vp,q (−1) = 0 .


q

(b) Si q > 2p, on est dans la situation où l'ordre de la dérivée depasse le degré donc Vp,q = 0
.
(c) En eectuant la première intégration par partie
Z 1
on a que ∀(p, q) ∈ N2 tel que :p 6= q en
supposant par exemple p > q; (Up |Uq ) =
(p) 2 (q)
(t2 − 1)p (t − 1)q dt =
h it=1 Z 1 −1
(p−1) (q) (p−1) 2 (q+1)
(t2 − 1)p (t2 − 1)q (t2 − 1)p (t − 1)q
 
− dt
t=−1 −1
Z 1 Z 1
(p−1) 2 (q+1) (p−1) 2 (q+1)
= 0− (t2 − 1)p (t − 1)q dt = − (t2 − 1)p (t − 1)q dt
−1 −1
car (t2 − 1)p (p−1) (t = 1) = (t2 − 1)p (p−1) (t = −1) = 0.
 

En En eectuant une deuxième intégration par partie on aura


Z 1
dt, et ainsi de suite jusqu'à avoir (Up |Uq ) =
(p−2) 2 (q+2)
(Up |Uq ) = (t2 − 1)p (t − 1)q
Z 1 −1

dt = 0 car (t2 − 1)q = 0 puisque l'ordre de


(0) 2 (q+p) (q+p)
(−1)p (t2 − 1)p (t − 1)q
−1
dérivée qui est ici q + p dépasse le degré qui est ici 2q , notez bien qu'on a supposé au
départ p > q , le raisonnement sera pareil si l'on suppose q > p.
3. On déduit de ce qui précède que pour tout k ∈ N, la famille (U0 , U1 , . . . , Uk ) est une famille or-
thogonale donc la famille (L0 , L1 , . . . , Lk ) est une famille orthogonale or ∀ 0 ≤ p ≤ k; deg Lp =
p ≤ k , donc c'est une famille orthogonale de Ek , tous ses éléments sont non nuls donc est libre
et comme sont cardinal est k + 1 = dim Ek alors c'est une base orthogonale de Ek .
Z 1
4. (a) Soit n ∈ N, n ≥ 2 ; k ∈ {0, 1, . . . , n − 2}, on a : (XLn |Lk ) = tLn (t)Lk (t)dt =
−1
1Z
1 2
  2
n (n) k
(k)
t (t − 1) (t − 1) (t)dt
2n n!2k k! −1
Z 1
1 (n)  2 (k)
= n k (t2 − 1)n t (t − 1)k (t)dt = (Ln |XLk ).
2 n!2 k! −1
Or Ln est orthogonal à tous les (Li )0≤i≤n−1 qui forment une base de En−1 donc sera
orthogonal à tout élément de XLk qui est un polynôme de degré k + 1 ≤ n − 1, d'où
(XLn |Lk ) = 0.
(b) D'aprés les questions précédentes Ln+1 , Ln , Ln−1 est une base de l'orthogonal de En−2
dans En+1 , et d'aprés la question précédente XLn est un élément de En+1 orthogo-
nal à tous les (Lk )0≤k≤n−2 qui forment une base de En−2 , donc XLn est un élément
de l'orthogonal de En−2 dans En+1 et va alors s'écrire comme combinaison linéaire de
Ln+1 , Ln , Ln−1 .
Soit (a, b, c) ∈ R3 tel que : XLn = aLn+1 + bLn + cLn−1 , d'autre part deg Lk = k donc
a 6= 0 et alors Ln+1 = (αn X + βn )Ln + γn Ln−1 avec (αn = a1 , βn = − ab , γn = − ac ) ∈ R3
5. (a) ∀n ∈ N (X 2 − 1)Wn0 = (X 2 − 1)(X 2 − 1)n0 = (X 2 − 1)2nX(X 2 − 1)n−1 = 2nXWn .
(b) En dérivant (n + 1)-fois l'expression précèdente, on obtient aprés avoir utilisé la formule
de Leibniz : (X 2 − 1)Wn0 n+1 = 2n (XWn )n+1 qui devient

n+1 n+1
p p
X (p) Wn(n+1−p) , or (X 2 − 1)(p) = 0 pour
X X
Cn+1 (X 2 − 1)(p) (Wn0 )(n+1−p) = 2n Cn+1
p=0 p=0
p ≥ 3 et X (p) = 0 pour p ≥ 2, on obtient donc
Wn
(n+2)
+ (n + 1)2XWn
(n+1)
+ n(n + 1)Wn
(n)
= 2nXWn
(n+1)
+ 2n(n + 1)Wn
(n)
ou bien

3
+2n(n+1)Wn ,
(n) 00 (n) 0 (n) (n) 0 (n)
Φn (Wn ) = (X 2 −1)Wn +(n+1)2XWn +n(n+1)Wn = 2nXWn
ou encore Φn (Wn ) = (X 2 − 1)Wn(n) 00 + 2XWn(n) 0 = n(n + 1)Wn(n) or par dénition
Wn = n!2n Ln et comme Φn est linéaire alors : Φn (Ln ) = n(n + 1)Ln .
(n)

(c) D'aprés la question 4.a il existe un unique polynôme unitaire Pn tel que :
Ln
Φn (Pn ) = n(n + 1)Pn , et d'aprés la question précédente est aussi un polynôme
  co(Ln )
Ln Ln Ln
unitaire tel que : Φn = n(n + 1) , donc Pn = et on peut en
co(Ln ) co(Ln ) co(Ln )
conclure que pour tout n ∈ N, il existe an ∈ R∗ tel que Ln = an Pn , avec an = co(Ln ), or
1
, donc :
(n)
Ln = n (X 2 − 1)n
2 n!
1 1 (2n)! (2n)!
an = co(Ln ) = n ×coecient de (X 2n )(n) = n = n .
2 n! 2 n! n! 2 (n!)2
Z 1
1 1 2
Z
1  2 t=1
6. (a) ∀k ∈ N on a (X|Lk Lk ) =
0 0
tLk (t)Lk (t)dt = tLk (t) t=−1 − L (t)dt
−1 2 2 −1 k
1
= 1 − kLk k2 car Lk (1) = 1, Lk (−1) = ∓1.
2
(b) Soit k ≥ 1, deg Lk = k, posons Lk = ak X k +. . .+a0 alors XL0k = kak X k +. . .+a1 X, kLk =
kak X k + . . . + ka0 , en faisant la diérence on obtient que : XL0k − kLk est un polynôme
de degré ≤ k − 1, c'est à dire XL0k − kLk ∈ Ek−1 .
D'autre part Lk est orthogonal à tout polynôme de degré ≤ k − 1, en particulier à
XL0k − kLk , donc (XL0k − kLk |Lk ) = 0 ou bien (XL0k |Lk ) = k(Lk |Lk ) = kkLk k2 , mais
ceci pour k ≥ 1, pour k = 0 l'égalité est triviale puisque L0 est un polynôme constant.
Donc on conclut que : ∀k ∈ N, (XL0k |Lk ) = kkLk k2 .
(c) Pour tout k ∈ N, on a : kLk k2 = k1 (XL0k |Lk ) = k1 −1
1 1
tL0k (t)Lk (t)dt = k1 −1 tLk (t)L0k (t)dt =
R R
q
0 ) = 1 1 − 1 kL k2 , ce qui donne (2k + 1)kL k2 = 2, d'où kL k2 =
2k+1 .
1 2

k (X|L L
k k k 2 k k k

(d) D'aprés la question 5.5. Lk est un polynôme de degré k de coecient dominant 2k(2k)! (k!)2
,
donc (k + 1)Lk+1 = (k + 1) 2k+1 (k+1)!2 X + . . . + α0 = (k + 1)2(k + 1) 2k+1 (k+1)!2 X +
(2k+2)! k+1 (2k+1)! k+1

. . . + α0 = (2k+1)!
2k (k)!2
X k+1 + . . . + α0 et (2k + 1)XLk = (2k + 1) 2k(2k)! (k!)2
X k+1 + . . . + β0 =
(2k+1)! k+1
2k (k!)2
X + . . . + β0 , en faisant la diérence on a bien (k + 1)Lk+1 − (2k + 1)XLk est
un polynôme de degré ≤ k, d'autre part d'aprés la question 4.a XLk est orthogonal à
Ek−2 , et Lk+1 aussi, donc ∀k ∈ N∗ , (k + 1)Lk+1 − (2k + 1)XLk est un polynôme de degré
≤ k , orthogonal à Ek−2 , et par suite s'écrit sous la forme :
(k + 1)Lk+1 − (2k + 1)XLk = αLk−1 + βLk avec α =
((k+1)Lk+1 −(2k+1)XLk |Lk−1 )
kLk−1 k2
=
k−1 dt, moyennant des intégration
(2k+1) (2k+1) R 1 2 k (k) tL
− kL 2 (XLk |Lk−1 ) = − kL 2 −1 ((t − 1) )
k−1 k k−1 k
t=1
par parties successives où tout les crochets sont nul puisque ((t2 − 1)k )(p) t=−1 ∀ p < q


vu que -1 et 1 sont des racines de (t2 −1)k ) de multiplicité k on a : α = − kL (2k+1) k 1 (t2 −


R
k 2 (−1) −1
k−1

1) (tLk−1 ) dt . Or tLk−1 est un polynôme de degré k donc (tLk−1 ) = k! co(tLk−1 ) =


k (k) (k)

k! co(Lk−1 ) = k! 2k(2k)! , donc α = kL (2k+1) k+1 k! (2k)!


R1 2
(k!)2 2 (−1) 2k (k!)2 −1
(t − 1)k dt
k−1 k

I où Ik = −1 (t2 − 1)k dt, dit intégrale de Wallis, on montre par


(2k+1)! 1
= (−1)k+1 2k−1
R
k!(2k−1) k
récurrence que : (−1)k+1 2k−1(2k+1)!k!(2k−1) k
I = (2k + 1).
De même β = ((k+1)Lk+1kL −(2k+1)XLk |Lk ) k |Lk )
= − kL1k k2 −1 tL2k (t)dt = 0 car
R1
kk
2 = − (2k+1)XL
kLk k2
la fonction t 7→ tL2k (t) est impaire sur [−1, 1] donc son intégrale est nulle, donc on conclut
que : ∀k ∈ N, (k + 1)Lk+1 = (2k + 1)XLk − kLk−1 .

4
3éme Partie

1. (a) Pour tout Q ∈ En , Qn (t)Q(t) est un polynôme de degré inférieur à 2n + 1 car deg Q ≤
n; deg Qn = n + 1, or la méthode est d'ordre 2n + 1 donc E(QQn ) = 0 c'est à dire :
Z 1 n
λi Qn (xi )Q(xi ) = 0 car les xi sont des racines de Qn .
X
Qn (t)Q(t)dt =
−1 i=0
Q
(b) D'aprés la question précédente n
est un polynôme de degré n + 1 orthogonal à En ,
kQn k
or l'orthogonal de En dans En+1 est de dimension 1, et Rn+1 est aussi un polynôme de
Qn
degré n + 1 orthogonal à En , donc et Rn+1 sont proportionnels, comme ils sont
kQn k
Qn
unitaires les deux alors = ±Rn+1 .
kQn k
On peut alors dire de x0 , x1 , . . . , xn sont les racines de Rn+1 .
(c) Pour tout k ∈ {0, 1, . . . , n − 2}, Lk est un polynôme de degré inférieur à n, or la méthode
Z 1 n
est d'ordre 2n + 1 donc E(Lk ) = 0 c'est à dire : λi Lk (t)(xi ) = λk , car
X
Lk dt =
−1 i=0
Lk (xi ) = 0 si i 6= k et Lk (xk ) = 1.
n n Y
n
En eet Qn (X) = (X − xi ), donc Qn (X) = (X − xj ), d'où
Y X
0

i=0 i=0 j6=i


n   Z 1
Qn (X)
(X = xk ), d'où Lk (xk ) = 1. Ainsi λk = Lk (t)dt.
Y
Q0n (xk ) = (xk −xj ) =
X − xk −1
j6=k
n
Rappel : Si f0 , f1 , . . . , fn sont des fonctions dérivables alors fi est aussi dérivable,
Y

!0 i=0
n n n
avec : fj .
Y X Y
fi = fi0
i=0 i=0 j6=i

(d) Pour tout k ∈ {0, 1, . . . , n − 2}, L2k est un polynôme de degré inférieur à 2n, or la méthode
Z 1 n
est d'ordre 2n + 1 donc = 0 c'est à dire : λi L2k (t)(xi ) = λk , car
X
E(L2k ) L2k dt =
−1 i=0
Lk (xi ) = 0 si i 6= k et Lk (xk ) = 1.
n
2. (a) Pour tout Q ∈ En , posons P = Q − Q(xi )Li , on a : ∀k ∈ {0, 1 . . . , n}
X

i=0
n
Q(xi )Li (xk ) = 0 car Lk (xi ) = 0 si i 6= k et Lk (xk ) = 1, ainsi P est
X
P (xk ) = Q(xk ) −
i=0
alors un polynôme de degré inférieur à n qui admet n + 1 racines distinctes, donc nul,
n
d'où Q = Q(xi )Li .
X

i=0
Z 1 Z 1 n n Z 1
(b) Pour tout Q ∈ En ,
X X
Q(t)dt = Q(xi )Li (t)dt = Q(xi ) Li (t)dt =
−1 −1 i=0 i=0 −1
n
Q(xi )λi , donc E(Q) = 0, d'où la méthode est exacte pour les polynômes de degré
X

i=0
≤ n.
(c) - x0 , x1 , . . . , xn sont les n + 1 racines distinctes de Qn et Rn+1 , tous deux po-
lynômes de degré n + 1, donc sont proportionnels, (utiliser la décompostion en
facteur irréductible d'un polynôme).
Or Rn+1 estZ orthogonal à tous les polynômes de degré inférieur à n, donc Qn
1
aussi, d'où Qn (t)Q(t)dt = 0.
−1

5
Z 1 Z 1 Z 1 Z 1 n
- On a donc λi R(xi ),
X
P (t)dt = Qn (t)Q(t)dt+ R(t)dt = R(t)dt =
−1 −1 −1 −1 i=0
parceque R est un polynôme de degré inférieur à n, et la méthode est exacte
pour les polynômes de degré ≤ n, or P (xi ) = Qn (xi)Q(xi ) + R(xi ) = R(xi ),
Z 1 n
donc λi P (xi ), d'où E(P ) = 0.
X
P (t)dt =
−1 i=0
(d) Conclusion directe de la question précèdente.

Fin de l'épreuve

FIN

a c : [Link]/myismail
a Mamouni My Ismail PCSI 2 Casablanca Maroc

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