Mémoire
Mémoire
MÉMOIRE
PRÉSENTÉ À
PAR
QUENTIN DUPARC
JUILLET 2014
i
RÉSUMÉ
et 33G09) a été cartographiée à l’échelle du 1/50 000 par les géologues du Bureau de
de clastes ferrugineux (formation de fer et chert) et de clastes mafiques. Toutes les roches
sont métamorphisées au faciès des amphibolites. Ces trois formations présentent des
similitudes lithologiques qui peuvent conduire à les corréler entre elles de façon erronée. Le
seul outil de corrélation utilisé présentement de façon régulière pour les roches de la Sous-
province de La Grande est la géochronologie sur zircon. Le but de cette étude est de tester
diverses autres méthodes pour établir les relations stratigraphiques entre les formations
sédimentaires ayant un degré de similitudes, mais localisées dans des bassins distants
géographiquement.
type Timiskaming commun aux trois formations et ne permet pas de les distinguer. L’étude
constituants de base qui limite grandement son utilité pour les caractériser et distinguer des
sources différentes.
Par contre, les clastes des conglomérats de ces formations peuvent être classés
pétrographiquement; ils sont alors un outil intéressant, car représentatifs des sources. Donc,
sur la base de la pétrographie des cailloux, la Formation de Brune se différencie des deux
ii
autres formations de la zone d’étude par l’absence dans les conglomérats de clastes de
formation de fer.
sédimentaires puisque certains minéraux sont typiques de leurs sources. L’étude chimique
de base rend compte des différences entre les bassins, mais une analyse statistique (boîte à
des terres rares. Cette méthode semble elle aussi très discriminante. En comparant la chimie
des grès avec celle des clastes des conglomérats, il serait possible d’identifier la ou les
sources principales. La géochimie des éléments immobiles (Th, La, Sc et Zr) permet
d’identifier pour les trois formations un contexte tectonique commun d’îles en arcs
continentales. Des diagrammes d’altération pour les roches archéennes révèlent une
différentes sources temporelles. Des plutons felsiques, comme ceux présentement aux
alentours des bassins, sont les sources principales des différentes formations, notamment le
La géochimie des grès et de certains minéraux lourds sont donc les meilleurs outils
pour établir des corrélations dans le contexte de la ceinture de roches vertes de La Grande.
L’ensemble des méthodes utilisées dans cette étude converge toutes vers les mêmes
commune, alors que la Formation de Brune est la plus différente des deux autres.
iv
REMERCIEMENTS
Je remercie également Jean Goutier, géologue du ministère des Ressources naturelles, pour
m'avoir permis de participer à la cartographie de la Sous-province du La Grande. Sa
confiance, sa connaissance de terrain et sa générosité m’ont donné le goût du terrain.
Je tiens à remercier DIVEX ainsi que la fondation de l’UQAC pour avoir crus en moi en
m’offrant un soutien financier pour mes études.
Je tiens à remercier Dominique Genna et Samuel Morfin, pour les échanges scientifiques et
leurs esprits critiques qui m’ont aidé dans la réflexion de mon projet. Je remercie également
mon frère Antoine Duparc, pour m’avoir initié aux analyses statistiques.
Enfin je remercie toute ma famille, mes amis et ma guitare, qui m’ont toujours soutenu et
encouragé.
v
RÉSUMÉ .............................................................................................................................................. i
REMERCIEMENTS .............................................................................................................................. iv
TABLE DES MATIÈRES ......................................................................................................................... v
LISTE DES TABLEAUX ....................................................................................................................... viii
LISTE DES FIGURES ............................................................................................................................ ix
LISTES DES ANNEXES ....................................................................................................................... xiv
7. RÉFÉRENCES ...............................................................................................................................177
8. ANNEXES ....................................................................................................................................203
viii
Tableau 2 : Classification des macroformes fluviales (modifiée de Miall, 1985, 1986) ...... 26
Tableau 7 : Tableau des éléments en ppm contenus dans les magnétites des grès des
formations de Keyano et de Magin de clastes de ces formations et de plutons de la Sous-
province de La Grande obtenus par LA-ICP-MS. Les principales inclusions ont été
enlevées pour obtenir de réelles valeurs ............................................................................. 122
ix
Figure 7 : Colonne stratigraphique de cônes tressés de type Scott et Donjek (Miall, 1977)
.............................................................................................................................................. 24
Figure 12 : Boîtes à moustaches des éléments P2O5, Al2O3, Sr, Ba, La et Yb contenus dans
les grès des formations de Brune, de Keyano et de Magin. .................................................. 61
Figure 13 : Diagrammes binaires provenant des analyses de grès des formations de Brune,
de Keyano et de Magin A) Zr vs TiO2; B) P2O5 vs TiO2; C) SiO2 vs Fe2O3t; D) Yb vs La . 67
Figure 14 : Diagramme montrant la PC1 en fonction de la PC2 pour les éléments majeurs
contenus dans les grès des formations de Brune, de Keyano et de Magin ........................... 71
Figure 15 : Diagramme montrant la PC1 en fonction de la PC2 pour les éléments en traces
contenus dans les grès des formations de Brune, de Keyano et de Magin ........................... 72
Figure 16 : Diagramme montrant la PC1 en fonction de la PC2 pour les éléments majeurs et
en traces contenus dans les grès des formations de Brune, de Keyano et de Magin ............ 73
Figure 17 : Diagramme TiO2/Zr vs Al2O3/Zr à partir des analyses des grès et des clastes des
formations de Brune, de Keyano et de Magin. Il permet de réduire l’effet de l’altération, la
météorisation chimique et la diagenèse, afin d’observer des mélanges de sources .............. 82
Figure 18 : Spectres des terres rares normalisés par rapport aux chondrites CI (McDonough
et Sun, 1995) des grès (annexe 8.5) des formations de Brune (bleu), de Keyano (rouge) et
de Magin (vert) ..................................................................................................................... 85
Figure 19 : Spectres des terres rares normalisés par rapport aux chondrites CI (McDonough
et Sun, 1995) des clastes (annexe 8.6) de roches felsiques issus des conglomérats de Brune
(bleu), de Keyano (rouge) et de Magin (vert) ....................................................................... 85
Figure 20 : Spectres des terres rares normalisés aux chondrites CI (McDonough et Sun,
1995) : A) les clastes de roches mafiques; B) les clastes de chert et de formation de fer;
issus des conglomérats des formations de Brune (bleu), de Keyano (rouge) et de Magin
(vert)...................................................................................................................................... 89
Figure 21 : Spectres des terres rares normalisés aux chondrites CI (McDonough et Sun,
1995), pour les spectres des grès, comparés aux clastes des roches felsiques respectifs des
formations, issus des conglomérats des formations de : A) Brune (bleu); B) Keyano
(rouge); C) et Magin (vert) .................................................................................................. 92
xi
Figure 24 : Photographies en lumière réfléchie de lames minces des magnétites des grès des
formations de Keyano et de Magin, ainsi que de plutons aux alentours des formations .... 110
Figure 30 : Spectres multi-éléments contenus dans les magnétites des grès de la Formation
Keyano (rouge) et dans la Formation de Magin (vert) normalisés à la composition de la
croûte continentale (Rudnick et Gao, 2003); n = nombre de magnétites ........................... 129
xii
Figure 31 : Spectres multi-éléments contenus dans les magnétites des grès de la Formation
de Magin normalisés à la composition de la croûte continentale (Rudnick et Gao, 2003); n
= nombre de magnétites ...................................................................................................... 129
Figure 32 : Comparaison entre les spectres multi-éléments contenus dans les magnétites
d’une source des grès de la Formation de Magin (bleu : 11-QD-7504-A8-3, 11-QD-7504-
A8-4, 11-QD-7504-A8-6, et tout l’échantillon 11-QD-7504-A4) et les magnétites des grès
de la Formation de Keyano (rouge) normalisés à la composition de la croûte continentale
(Rudnick et Gao, 2003); n = nombre de magnétites ........................................................... 130
Figure 33 : Spectres multi-éléments contenus dans les magnétites des grès de la Formation
Keyano (rouge) vs claste de chert de la Formation de Keyano (orange) normalisés à la
composition de la croûte continentale (Rudnick et Gao, 2003); n = nombre de magnétites
............................................................................................................................................ 132
Figure 36 : Spectres multi-éléments contenus dans les magnétites des plutons felsiques
comparés aux magnétites de roches mafiques (issues d’un gisement Fe-Ti-V) et de roches
intermédiaires (issues d’un gisement Fe-Ti-P) provenant de l’étude de Dare et al.
(acceptée), normalisés à la composition de la croûte continentale (Rudnick et Gao, 2003); n
= nombre de magnétites ...................................................................................................... 138
Figure 37 : Spectres multi-éléments contenus dans les magnétites des clastes de tonalite 1 et
de monzodiorite quartzifère de la Formation de Keyano, normalisés à la composition de la
croûte continentale (Rudnick et Gao, 2003). Le spectre des magnétites de plutons felsiques
(figure 36) est ajouté. n = nombre de magnétites ............................................................... 141
xiii
Figure 38 : A) Diagramme Al/Co vs. Sn/Ga (Singoyi et al., 2006); B) Ti+V vs Ca+Al+Mn
(Dupuis et Beaudoin, 2011); C) Ti+V vs Ni (Cr+Mn) (Dupuis et Beaudoin, 2011); D) Ni/Cr
vs Ti (Dare et al., 2014). L’ensemble de ces diagrammes se base sur les éléments contenus
dans la magnétite ................................................................................................................ 144
Figure 41 : Spectres des terres rares des grès des formations de Brune (bleu), Keyano
(rouge) et Magin (vert) normalisés A) aux chondrites CI (Taylor et McLennan, 1981); B)
au PAAS (Post-Archean Australian Shale; Taylor et MacLennan, 1985); C) au shale
archéen (McLennan, 1989). Les données des figures D), E) et F) proviennent de l’étude de
Bhatia (1985). Spectres des terres rares pour les graywackes paléozoïques australiens
provenant de quatre environnements tectoniques différents (modifié d’après Bhatia, 1985)
normalisés : D) aux chondrites CI (McLennan, 1981); E) au PAAS (Post-Archean
Australian Shale; Taylor et MacLennan, 1985); F) au shale archéen (McLennan, 1989) . 160
xiv
8.4. Liste des codes des minéraux et des textures utilisés par le MRN ............................. 206
8.5. Analyses lithogéochimiques des grès des formations de Keyano, de Magin et de Brune
(oxydes majeurs en % poids, éléments traces en ppm) réalisées par ICP-AES et ICP-MS
(voir section 3.2). Source : SIGEOM ................................................................................. 207
8.7. Matrice de corrélation des éléments chimiques analysés des grès étudiés .................. 211
8.8. Tableau des éléments en ppm contenus dans les magnétites des grès des formations de
Keyano et de Magin ............................................................................................................ 215
8.9. Tableau des éléments en ppm contenus dans les magnétites de formation de fer de la
Formation de Magin et de chert de la Formation de Keyano ............................................. 219
8.10. Tableau des éléments en ppm contenus dans les magnétites des plutons felsiques aux
alentours des formations de Keyano et de Magin ainsi que d’un claste de tonalite 1 et de
monzodiorite quartzifère de la Formation de Keyano ........................................................ 221
8.11. Liste des magnétites issues des plutons felsiques ...................................................... 227
8.12. Liste des numéros SGDAC, et des localisations des échantillons ............................. 228
1
PROBLÉMATIQUE GÉNÉRALE
Supérieur, s’étend sur environ 700 km selon un axe irrégulier E-O à NE au Québec. Elle est
limitée par les sous-provinces de Minto au nord, d’Opinaca au sud et d’Ashuanipi à l’est
(figure 1). Elle est composée d’un socle tonalitique paléoarchéen à néoarchéen, de plusieurs
mal connues et certaines d’entre elles font l’objet d’études. Les unités lithologiques sont
constitue la méthode de corrélation la plus utile dans les terrains archéens (Kontinen et al.,
pour chacune des unités, ce qui pose le problème de la représentativité des échantillons. La
faiblesse de l’échantillonnage fait en sorte aussi que l’on doit présumer une certaine
plusieurs grandes séquences volcano-sédimentaires ont été définies dans le nord de la Baie-
James (Goutier et al., 1998a, 1998b, 1999a, 1999b, 2000, 2001a, 2001b, 2002; Labbé et
2
Bélanger, 1998; Simard et Lafrance, 2011a). Les travaux plus récents de Mathieu et al.
(2011) et de Bandyayera et al. (2011, 2013) dans la région des feuillets SNRC 33G et 33H
Marbot (33G07, <2702 Ma, David et al., 2011); la Formation de Brune (33G07, <2841
Ma, David et al., 2011); la Formation de Magin (33G09, <2720 Ma, David et al., 2012); et
la Formation de Keyano (33H13, <2710 Ma, David et al., en préparation). Les travaux
récents, accompagnés des datations U-Pb (figure 3) apportent de nouvelles données sur
l’âge probable des sources des formations de Brune et de Magin. Les données donnent un
âge minimal et maximal des formations, et le pic de probabilité relative nous renseigne sur
l’âge moyen de sédimentation utilisé pour ce mémoire. Les âges des zircons de la
Formation de Magin vont de 2840 Ma à 2688 Ma (David et al., 2011) et l’âge maximal de
sédimentation est de 2720,5 ±2,7 Ma. La Formation de Brune montre des sources dont
l’âge varie de 2905 Ma à 2788 Ma. L’âge maximal estimé de cette formation est de 2841
±3 Ma (David et al., 2011). Pour la Formation de Keyano, l’âge des zircons indique des
sources comprises entre 3130 Ma et 2710 Ma, avec un âge maximal de sédimentation à
Ma) et précède la mise en place du Groupe de Guyer (2820 à 2806 Ma; Goutier et al., 2002;
David et al., 2011). Le second, représenté par les formations de Keyano (<2710 Ma) et de
(<2702 Ma).
3
4
La présente étude vise à tester diverses méthodes autres que la géochronologie sur
des zircons qui permettraient d’établir les relations stratigraphiques entre les unités
sédimentaires, plus rapidement et à moindre coût. Le but de cette étude est d’établir de
Cette étude se prête bien à cette problématique puisque les formations énumérées
précédemment, sont déformées, métamorphisées aux faciès supérieurs des schistes verts et
inférieurs des amphibolites (Bucher et Grapes, 2011) et éloignées les unes des autres. Les
formations de Keyano, de Brune et de Magin ont été sélectionnées car elles comportent des
aires moins déformées. Ces affleurements étaient soit adjacents, soit à l’intérieur des
secteurs cartographiés par Géologie Québec durant les étés de 2011 et 2012.
chapitre, ainsi qu’une méthodologie avant chaque outil. Une analyse sédimentologique de
faciès est déjà une première série d’outils pour distinguer les unités archéennes, afin de voir
si l’environnement de dépôt et les processus sédimentaires sont les mêmes. Une étude
condition que le faciès métamorphique et la déformation ne soient pas trop grands pour
par conséquent la géochimie des grès, est influencée principalement par la composition
originale des roches sources de ces sédiments, de même que les processus de modification
déformations (Roser et Korsch, 1988; Fralick et Kronberg, 1997). L’étude d’un minéral
(météorisation, diagenèse, métamorphisme), peut être d’une grande utilité dans une telle
étude pour un contexte archéen. La magnétite est un minéral très résistant à l’altération et
présent dans un large éventail d’environnements sédimentaire (Yang et al., 2009). Elle
s’avère donc l’un des seuls minéraux lourds (autre que le zircon et le rutile) utilisables dans
le contexte des roches étudiées. Une étude des éléments en traces contenus dans ce minéral,
CHAPITRE I
identifiés par des analyses de faciès de successions sédimentaires basées sur les textures et
les structures (Walker et James, 1992). Du point de vue des techniques conventionnelles de
la corrélation lithostratigraphique, il est assez difficile de réaliser des corrélations dans les
orogéniques (Percival et al., 2006) enregistrés dans ces roches font qu’un bassin
décrochantes). Des portions d’un même bassin original peuvent ainsi avoir été déplacées
sur de grandes distances et être réparties maintenant en plusieurs aires isolées les unes des
autres sous formes de minces bandes. À l’opposé, des portions de bassins forts différentes
peuvent aussi avoir été juxtaposées à des temps différents. Dans la région d’étude, les
éloignées les unes des autres (Bandyayera et al., 2011, 2013; Goutier et al., en préparation).
Au sein des diverses formations, il faut aussi tenir compte que les affleurements eux-mêmes
ont rarement une grande continuité physique. Eriksson et al. (1988) ont démontré que les
structures sédimentaires dans les roches métamorphisées peuvent être reconnues et qu’une
évaluation de faciès moderne peut être entreprise. En réalité, on en connait peu sur les
9
l’architecture des sédiments (Mueller et al., 2002). Toutefois, divers auteurs acceptent le
principe d’actualisme pour la tectonique et les dépôts à l’Archéen (Calvert et al., 1995;
Eriksson et al., 2004). L’objectif du présent chapitre sera donc de documenter l’utilité
1.2. Méthodologie
de dépôt des formations de Brune, de Keyano et de Magin, des aires peu déformées
sédimentaires originelles, ont été sélectionnées pour chacune des formations (Duparc et al.,
L’analyse de faciès développée par Miall (1978, 1985, 1992) pour de tels dépôts sera donc
ex., silicoclastique à grain grossier) et une identification des structures (p. ex., laminations
et des textures (p. ex., clastes jointifs ou non jointifs, arrondis, avec imbrication). Les
figures sédimentaires à l’échelle de l’affleurement sont aussi notées (p. ex., continuité
latérale des lits, présence de chenaux, figures de slump et lits démembrés). Une attention
bassin (Eriksson, 1977; Heubeck et Lowe, 1994; Mueller et al., 2002). En plus de
difficiles à prendre dans les roches archéennes à cause du degré de déformation, du faciès
préciser les relations entre les lits (p. ex., contacts francs ou graduels, empilements
stratigraphiques (Mueller et al., 2002) qui seront par la suite comparée à des colonnes
1978). Des comptages de points sont réalisés dans les conglomérats, mais seront
formation est présentée à côté de chaque colonne stratigraphique de chaque formation. Les
tailles de l’axe long maximun et de l’axe court minimum ont été calculées sur chaque
fragment du comptage de point, permettant de réaliser une moyenne de ces axes pour
La Formation de Brune est située dans le feuillet 33G07 (figure 2). Elle a été définie
pour la première fois par Bandyayera et al. (2011). Elle s'étend sur 1,4 km de longueur et
250 m de largeur (Bandyayera et al., 2011). Les contacts avec les unités adjacentes n’ont
11
pas été observés. La présente étude a porté sur une coupe de 14 m (épaisseurs réelles
corrigées), orientée à 135° (figure 4; annexe 8.1). Cette petite coupe est la seule séquence
observée en affleurement, car les autres affleurements du secteur ne sont pas aussi grands.
Nous observons une déformation à quelques endroits dans le conglomérat avec une
déversé ayant une attitude de N260°/61°. Les limites de l’unité ont été définies à partir des
donc restreinte, puisque sans grande continuité d’une séquence, il est difficile de spécifier
lentilles de grès. Le conglomérat semble former des lits relativement épais de 300 à 700
lithique jointif dominé par des clastes subanguleux à subarrondis de la taille des blocs. Le
contact inférieur du conglomérat avec les lentilles de grès est franc alors que le contact
supérieur est irrégulier car les grès moulent le conglomérat. La présence de lentilles de grès
% de laminations parallèles horizontales dans tous les lits de grès. Ces lentilles de sable, de
donner une polarité stratigraphique vers le sud. La composition des clastes des lits de
2, feuillets 33H13 et 33H14). Elle a été définie à la suite des travaux de cartographie de
l’été de 2011 (Mathieu et al., 2011; Goutier et al., en préparation). Elle s'étend sur plus de
40 km de longueur et sur une largeur de 7,2 km. Cette unité est plissée selon une orientation
E-O. De plus, elle est transpercée et bordée par des plutons felsiques et intermédiaires. Le
contact sud n’affleure pas et pourrait correspondre à une discordance puisque les zircons du
Pluton de Nochet (2726 ±7 Ma, Davis et al., en préparation) sont plus anciens que ceux
trouvés dans le conglomérat de Keyano (<2710 Ma, David et al., en préparation). Des
Notre étude porte sur une coupe composite de 144 m, orientée SO-NE (figure 5;
annexe 8.2), d’affleurements dont les structures sédimentaires sont bien exposées et peu à
moyennement déformées, de la Formation de Keyano. Les strates ont une attitude moyenne
de N315°/85° avec une polarité stratigraphique vers le NE. Il n’y a pas de schistosité
apparente, mais les clastes présentent un étirement vers le NO. La stratigraphie et les
formation. Le conglomérat est polymicte lithique, dominé par des clastes subanguleux à
subarrondis, jointifs de la taille des blocs. Le contact inférieur du conglomérat avec les
lentilles de grès massives est franc, alors que le contact supérieur est irrégulier car le grès
moule les clastes du conglomérat. Certaines lentilles de grès sont minces, les contacts
14
de donner une polarité stratigraphique vers le NE. La présence de lentilles de grès très
totale des lits de grès qui devaient se déposer originalement en période de décru (Eriksson,
1978). L’actuel empilement sédimentaire serait donc constitué de lits minces amalgamés de
conglomérat plutôt que d’un unique lit épais. La présence de plusieurs lits massifs
renfermant des inversions de granulométrie confirme cette amalgamation. À la base des lits,
on observe 20 % de grès grossier et massif, avec des résidus de fond et des cailloux
rides et de laminations parallèles obliques dans les lentilles de grès. Le grès est caractérisé
par la présence de magnétite à la base de chaque lit de grès, ainsi que par la présence de
chenaux. Les directions des paléocourants sont déterminées à partir du sens des laminations
La Formation de Magin est située dans le feuillet SNRC 33G09 (figure 2). Elle a été
définie par Bandyayera et al. (2013). Elle affleure principalement sur une superficie de
forme triangulaire sur près de 33 km de longueur et atteint une largeur maximale de 7,3 km.
Elle est bordée au nord et au sud par des cisaillements, alors qu’elle est coupée par une
kilométrique, présentes dans le feuillet adjacent 33H12, ont été corrélées à cette formation
La coupe étudiée mesure 106 m de longueur et elle est orientée NE-SO (figure 6;
annexe 8.3). Cette coupe est réalisée à partir de plusieurs affleurements, localement
dispersés. Ces affleurements ont été nettoyés et agrandis de façon manuelle, permettant
d’observer les meilleures structures sédimentaires. Les épaisseurs présentées sur la coupe
des affleurements variant de 10° à 42°. Une schistosité, orientée E-W avec un pendage de
65° à 88°, affecte les roches de la coupe. La polarité stratigraphique est du NE au SO.
blocs jointifs. Le contact inférieur du conglomérat avec les lentilles de grès est franc alors
que le contact supérieur est irrégulier car le grès moule les clastes du conglomérat.
granoclassements normaux.
Le grès est très grossier et disposé en lits de 10 à 300 cm. La présence de lits
amalgamation des lits de grès (Eriksson, 1978). Nous observons dans les lits et lentilles de
parallèles. Notons également la présence de résidus de fond à la base de lits de grès, suivi
de grès massif (70 %), puis de grès fin (20 %) à laminations parallèles horizontales au
sommet des lits. Les directions des paléocourants sont déterminées à partir du sens des
Nous observons une déformation à quelques endroits du conglomérat avec une schistosité
reconnus dans des systèmes alluviaux (figure 7; Ridgway et DeCelles, 1993; Blair et Mc
Pherson, 1994; Chamyal et al. 1997). Pour cela, les codes des faciès et les associations de
faciès sédimentaires pour des dépôts alluviaux comme décrits par Miall (1978, 1985, 1986,
1992) avec diverses modifications pour les roches sédimentaires archéennes (Mueller et al.,
Gm. Ce faciès avec la présence locale de chenaux et d’interlits planaires de sables peut être
expliquée comme formé dans un environnement ayant des épisodes à haute énergie
(Galloway et Hobday, 1983; Rust et Koster, 1994; Mueller et al., 2002). Le sable massif
(Sm) est considéré comme un produit de flux hyperconcentrés (Simpson et Eriksson, 1989).
supérieur. Ces deux faciès forment principalement des feuillets de sables qui se déposent au
tout début du déclin de phase d’inondation alors que la sédimentation domine sur l’érosion
(Eriksson, 1978). Les grès à laminations entrecroisées en auges (St, figure 8) se forment
également en traction mais en écoulement inférieur. Il est possible que ceux à laminations
planaires à faible angle (Sl) puissent s’apparenter aux laminations entrecroisées planaires
(Sp), lesquels ont un angle plus prononcé. Si tel est bien le cas, ils se déposent dans le
même régime que les grès de type St. Ces faciès sont considérés comme un produit de la
21
mouvements tectoniques favoriseraient des environnements fluviaux avec une plus forte
sinueuse dans des milieux ouverts (Mueller et Corcoran, 1998). Ceci correspond aussi à
l’assemblage de faciès GB (tableau 2), lequel est souvent présent dans des zones
tectoniques actives (Lonegran et Scheiber, 1993), et dans des bassins à bordures faillées où
Des empilements sédimentaires similaires sont bien décrits dans diverses ceintures
connus comme de type Timiskaming (Thurston et Chivers, 1990; Mueller et al., 1991;
Mueller et Donaldson, 1992). Les faciès observés sont communs des cônes alluviaux, des
cônes deltas et des rivières tressées (Miall, 1980). Mais nous n’avons aucun élément
géométrique pour connaître le degré de la pente. Le plus simple est d’émettre l’hypothèse
d’une plaine alluviale à faible pente. Nous pouvons comparer les sections de la présente
étude avec les colonnes de type Scott et Donjek (Miall, 1977; figure 7). Nous retrouvons
sur ces deux types, des alternances de conglomérat et de grès. Dans le type Scott, la
proportion de lits de conglomérat domine, alors que dans le type Donjek, se sont les lits de
grès qui dominent. Dans les deux cas, on trouve des lithofaciès comme ceux observés dans
22
Magin partagent en fait des caractéristiques avec ces deux types et pourraient constituer un
cas intermédiaire. Par rapport au type Donjek, elles comportent moins de lits de grès et
aucun lit de pélite, ce qui serait typique d’une fin de cône de delta ou de cône alluvial. Par
rapport au type Scott, elles comportent moins de lits de grès et de lits de coulées de débris,
source, les modes de dispersion et l’influence de la tectonique ont été réalisée à l’Archéen
sur des bassins tardifs orogéniques en décrochement (Mueller et al. 1991, 1994; Corcoran
et al. 1998, 1999) et des bassins associés à des nappes de chevauchements (piggy back;
Eriksson, 1978; Heubeck et Lowe, 1994). De plus, la taille et la distribution des grains et
des clastes sont souvent utilisées pour différencier des paramètres proximaux ou distaux
dans des cônes alluviaux, des cônes de delta ou dans des barres caillouteuses à courant
tressé (Mueller et al., 2002). Dans les trois formations étudiées, plusieurs lits de
conglomérats ont des clastes de grandes tailles (classe des blocs) ce qui appuierait une
proximité relative de la source. Toutefois, les clastes sont généralement arrondis et jointifs,
typiques d’un transport en traction présent en partie distale d’un cône alluvial, plutôt
la partie proximale des cônes alluviaux. Globalement, les données des trois formations
rivière alluviale graveleuse avec des caractéristiques similaires. L’agencement des lits de
conglomérat et de grès expose les caractéristiques d’un courant par traction, en régime
23
dans les systèmes alluviaux. De tels environnements ne sont pas favorables au dépôt de
Thurston et Chivers 1990). On peut donc les considérer comme des bassins successeurs
les figures sédimentaires (figure 8), ne permet pas de confirmer ou d’infirmer des
corrélations entre les trois formations à l’étude. En effet, les modes de formations, les
sources identifiées et les environnements de dépôt sont bien similaires entre elles.
Toutefois, elles ne sont pas spécifiques à ces formations puisqu’elles sont aussi communes
avec plusieurs autres formations archéennes d’âges variées (Krapez et Barley, 1987;
Gp Gravier jointif (claste) lits entrecroisés planaires dépôt par traction; barre linguiforme ou accrétion frontale (à
stratifié partir d'ancienne barre)
Sm Sable fin à grossier massif gel par friction; suspension rapide; dépôt de coulée de masse
St Sable moyen à très lits entrecroisés en auge (trough) régime d'écoulement inférieur, dépôt par traction; dunes à
grossier, à caillouteux crête sinueuse 3D
Sp Sable moyen à très grossier lits entrecroisés planaire solitaire dépôt par traction; barre linguiforme à transversale (2D),
Sr Sabre très fin à grossier rides de divers types dépôt par traction; rides
Sh Sable très fin à très lamination horizontale dépôt par traction; lits planaires (régimes d'écoulement inf. et
grossier, à caillouteux sup.)
Sl Sable fin lits entrecoisés à angle faible régime d’écoulement supérieur, dépôt par traction;
(<15º) comblement d'affouillement, crevasse évasée, antidune
Ss Sable fin à grossier, parfois large surface peu profonde comblement de surfaces d'érosion
caillouteux d’affouillement (scour)
26
CHAPITRE II
DESCRIPTION PÉTROGRAPHIQUE
L’étude pétrographique est un outil puissant pour caractériser et classer des grès.
Elle permet de préciser les sources et l’environnement tectonique de dépôt. Une abondante
littérature existe sur le sujet (Dickinson et al., 1983; Nechaev et Isphording, 1993; Morton
comptage de point et de clastes est influencé par la région source (Basu, 1976; Mack, 1981;
Dickinson et al., 1983), le relief (Johnsson et Stallard, 1989), le climat (Nesbitt et al., 1996;
Corcoran et al., 1998), le transport (Nesbitt et al., 1996), et par les environnements de
dépôts (McBride et al., 1996; Corcoran et al., 1998) incluant le recyclage (Corcoran, 2005;
lorsque le nombre de minéraux qui les composent est restreint. Mais certains cas sont plus
complexes lorsque les grès sont immatures et riches en clastes lithiques. L’analyse des grès
est limitée par la taille des grains et est donc peu utile pour documenter les grains de petites
tailles, comme les minéraux argileux, qui nécessitent d’autres techniques analytiques (p.
ex., diffraction des rayons X). Elle ne permet pas non plus de différencier aisément des
minéraux avec des propriétés optiques similaires (p. ex., les carbonates; Deer et al., 1992;
de la source, des processus d’altération qui les ont affectés de la source à aujourd’hui (p.
de la composition de la source sur celle des grès permet aussi d’identifier des
Une approche similaire est employée pour les conglomérats où un comptage et une
identification précise des clastes permet d’obtenir des résultats intéressant (Mueller et al.,
2002). Il y a donc lieu de procéder à une analyse plus fine des clastes de conglomérat pour
valider cette hypothèse. Nous observons ici que, les grès peuvent contenir une grande
peut être utile pour confirmer ou suppléer une étude pétrographique conventionnelle. Ce
(Morton et Hallsworth, 1999). Les minéraux lourds originalement présents dans les grès
études sont parvenues à identifier la provenance des sédiments grâce aux minéraux lourds
Toutefois, il est possible qu’une certaine portion de minéraux lourds primaires n’ait pas
sources possibles s’avère donc limitée. Dans les grès étudiés, certains minéraux, comme le
30
comme les grenats, les amphiboles et les micas, seraient d’origine métamorphique (Yardley
réaction, reste incertaine. Il est possible que l’ambiguïté puisse être levée par une étude
l’étude de ces minéraux est essentielle pour déterminer les porteurs des éléments
chimiques. Les minéraux lourds se concentrent généralement à la base des lits de grès.
ségrégation, malgré l’environnement fluviatile qui devrait être uniforme. Ceci confirme la
conventionnelle des formations de Brune, de Keyano et de Magin, pour les grès ou une
étude pétrographique plus détaillée des clastes des conglomérats de ces formations serait un
2.2. Méthodologie
Trois lames minces dans les grès ont été étudiées pour la Formation de Brune, sept
pour la Formation de Keyano et dix pour la Formation de Magin. Les lames minces ont fait,
par la suite, l’objet d’un comptage de points. C’est une méthode statistique qui permet de
décrire une roche d'une manière impartiale et quantitative. Elle consiste à étudier un grand
nombre de points sur une lame mince. Afin d’avoir une représentation statistiquement
valide, le nombre de points décrit est typiquement de 300 à 500 dans le but d’atteindre un
plateau où, à chaque ajout de nouveau point, le pourcentage des minéraux de la roche
31
changent peu. Mais il faut faire attention à ce que l’endroit choisi pour réaliser la lame
mince, soit le plus représentatif de ce que l’on veut montrer. La méthode ne s’applique
qu’aux grès peu déformés, avec peu de matrice produite tectoniquement (Pettijohn, 1954;
métamorphiques (p. ex, amphibole, grenat) avec des textures qui leur sont propres (p. ex.,
conglomérats sur le terrain (Mueller et al., 1991; Mueller et Corcoran, 1997; Corcoran et
Mueller, 2002; Mueller et al., 2002). Ceci permet d’établir, pour chaque formation, une
représentation des sources apparentes (Duparc et al., 2012). La modification par le grade
conviennent pas ici. Ceci empêche également de réaliser des diagrammes de classification
et de tectonique conventionnelle. Voici comment les comptages ont été réalisés. La maille
de comptage suit le principe de base des mesures de grain en lame mince. Aucun claste ne
doit être compté deux fois. Pour ce faire, le claste qui a la taille maximale du conglomérat
sert de taille minimale pour la maille. La taille de la maille de cette étude varie de 1 m sur 1
m à 1,20 m sur 1,20 m avec des points tous les 10 ou 20 cm. Le comptage devient valide
aux alentours de cent clastes comptés. Ceci résulte d’un compromis entre le temps à
différentes sont rencontrées, alors le plateau est vite atteint. Pour le calcul de la taille et de
32
l’arrondi des clastes, le plateau est très vite atteint car le tri durant le transport s’applique à
tous les clastes. Cependant, d’un point de vue statistique, un nombre de 300 clastes comptés
serait irréprochable. De temps en temps, les lits de conglomérats ne sont pas assez épais
Par la suite, plusieurs clastes des conglomérats jugés représentatifs par leurs textures
ont été échantillonnés dans chaque formation afin de compléter l’étude pétrographique.
Pour la Formation de Brune, trois clastes de tonalites et un claste de pyroxénite ont été
et un de formation de fer ont aussi été échantillonnés. Ces clastes ont servi à une étude
pétrographique et à des analyses chimiques (voir chapitre III - Lithogéochimie). Aucun des
clastes de paragneiss n’a été échantillonné car les clastes étaient trop petits et déformés
Les minéraux présents dans les grès des trois formations (figure 9) sont très
similaires (tableau 3). Les plus abondants sont le quartz et le feldspath (plagioclases et
quelques rares microclines) qui est souvent très séricitisé. Ces deux minéraux présentent
des textures de recuit granoblastique (figure 9), ce qui suggère que ces minéraux ont
Hallsworth, 1999; Morton et al., 2005), il est aussi possible que leur composition actuelle
toutefois, pourrait refléter une abondance initiale relative. Si tel est bien le cas, ils
avec le quartz car ils ont un comportement hydraulique équivalent (Morton et Hallsworth,
1999). Toutefois, les feldspaths sont chimiquement plus instables et mécaniquement moins
résistants que le quartz. Leur abondance originelle refléterait alors un transport court, une
34
La source commune la plus probable pour le quartz et les feldspaths serait une roche
felsique grenue. Les tonalites sont des roches felsiques riches en quartz et plagioclase
(O’Connor, 1965) qui sont très abondantes à l’Archéen. Des clastes de tonalite abondent
dans les niveaux de conglomérats et indiquent donc clairement la présence d’une source
riche en roche felsique (voir section suivante). En général dans les terrains archéens, les
tonalites sont associés à un ensemble très répandu, les TTG qui comprend des
trondjhémites et des granodiorites (Martin, 1999, 2005). Les TTG constituent les roches les
géologique du Québec, Thériault et Beauséjour, 2012). Elles se sont formées durant toute
l’histoire de ces sous-provinces (voir la figure 4 de Goutier et al., 2001 et les figures 3.1 et
3.2 de Simard et al., 2008). Il est donc très raisonnable de conclure que la source des
développés). La présence et les textures de ces trois minéraux confirment que ces roches
ont cristallisé au faciès supérieur des schistes verts ou inférieurs des amphibolites (Bucher
et Grapes, 2011). Leur origine métamorphique ne peut être utilisée pour préciser la
composition de la source originelle. Par contre, ces trois minéraux nécessitent pour leur
possible que ces minéraux métamorphiques dérivent aussi d’un protolithe riche en argile
sédimentation originelle de minéraux argileux avec les grès des trois formations à l’étude
instables. Ils peuvent donc être relativement abondant dans des grès si le transport est court
et la météorisation à la source faible (Morton et al., 2005). Les TTG renferment peu de
minéraux ferromagnésiens (Martin, 1999, 2005; tableau 4 de cette étude). Les sources
régionale et nos comptages de points des clastes : les roches mafiques, intermédiaires et
refléter leur abondance originelle et donc une contribution moindre des roches mafiques et
Il existe divers minéraux qui sont des indicateurs de sources spécifiques. Leur
présence peut être très utile dans les recherches de provenance. Parmi ces minéraux
présents dans les grès des trois formations à l’étude, il y a le zircon et des minéraux
opaques. Il faut, toutefois, s’assurer qu’ils soient détritiques. Les zircons trouvés dans les
grès ont des morphologies variées et sont en faible quantité. Plusieurs sont en baguettes, et
Hoskin, 2003; David et al., 2008). La plupart de ces zircons possèdent une taille inférieure
pléochroïques. Certains possèdent une fracture montrant que le système a possiblement été
rouvert. Des apatites et des allanites (figure 9) sont aussi présentes mais possèdent aussi
une taille inférieure à 20 µm et sont relativement rares. La rareté relative et surtout la petite
taille de ces minéraux les rendent difficiles à utiliser pour une analyse de chimie minérale et
l’existence d’une source ignée felsique (Bea, 1996). Des particules amalgamées contenant
du Cu, Zn, Pb et Sn, sans soufre sont observées en traces dans les grès de Magin (analyse
par micro-fluorescence X). Il est possible qu’une fois le dépôt des sédiments, des sulfures
faciès des amphibolites. Ces métaux suggèrent un possible système volcanogène (Jébrak et
intéressant, car ils pourraient nous donner l’âge de cette source (Stein et al., 2001).
Cependant trop peu de minéraux sont présents pour permettre une réelle étude rigoureuse.
38
connues : soit le Pluton de Moly (2745,8 ±0,8 Ma, Bandyayera et al., 2013) situé à
études sur la composition des minéraux lourds phosphatés existent (Belousova et al., 2002;
Svendsen et Hartley, 2002). Toutefois, ces minéraux phosphatés peuvent aussi être
départager si c’est le cas ou non. La magnétite est un minéral intéressant d’un point de vue
des corrélations car sa signature en éléments en traces peut être typique de la source
(Grigsby, 1990; Dupuis et Beaudoin, 2011; Dare et al., 2012). Il est bien présent dans les
formations de Magin et de Keyano. Cet oxyde de fer est très résistant mécaniquement et
chimiquement. Il forme fréquemment des dépôts de placers (Darby et Tsang, 1987; Day et
Fletcher, 1991). De plus, quelques clastes de tonalites et de formations de fer observés dans
les conglomérats renferment aussi des magnétites. Il est donc possible de penser que ces
derniers seraient la source des magnétites, comme elles pourraient l’être pour le quartz et le
feldspath des grès des trois formations de la région. Leur étude constitue un chapitre
particulier du présent mémoire et sera donc présentée plus loin (voir le chapitre IV).
39
Les clastes des conglomérats constituent des échantillons directs des sources des
sédiments. Ils représentent donc un outil très intéressant de corrélation. Les clastes sont
ces comptages et leur localisation sont présentés de façon graphique sur les figures 4, 5 et 6.
Conglomérat de Brune
(68 %). Celui-ci contient également: 5 % de clastes d’autres roches plutoniques (granite,
diorite et claste felsique mylonitisé) que l’on ne trouve pas dans les comptages des autres
biotite. Sur la base de la granulométrie et des textures observées en affleurement, trois types
de tonalite ont été identifiés (figure 10): 1) tonalite foliée et granoblastique; 2) tonalite
foliée et moyennement grenue; 3) tonalite à grains grossiers. Ces trois types de tonalite sont
retrouvés dans les coupes des autres formations. Nous avons observé une variation verticale
suggère que soit les sources varient dans le temps, soit qu’il s’agit d’un changement du
niveau d’érosion d’un même pluton possédant un secteur folié et un autre plus granulaire.
40
41
Brune
Tonalite n°1 MV, BO, GR 3 [FO], [GF], [GR] 7,7
Tonalite n°2 MV, BO, PY, MG 2 [FO], [GM], [GR] 31,5
Tonalite n°3 MV, BO, GR, MO, (CL++),PY 5 [GM], [GG], [GR] 8,3
Amphibolite de pyroxénite BO, HB, PY, PG, AM [GF], [GM] 2,5
Claste de veine de quartz [MA]
Keyano
Tonalite n°1 BO, PY, MG 1 [FO], [GF], [GR] 22,5
Tonalite n°2 HB, BO, AL, ZC 5 [FO], [GM], [GR], [YZ] 36,6
Tonalite n°3 BO, ZC, AL 2 [GG], [GR] 41,2
Monzodiorite quartzifère BO, HB, FK, AL 4 [GG], [PO] de FK, [FO] 37,8
Amphibolite de pyroxénite AM, TR, BO, PG [GF] 1,9
Amphibolite de gabbro BO, HB [MX], [GP] 3,8
Chert ferrugineux AM,PY, PO, HB, BP, QZ, MG, AP, ZC [FO], [RU], [GR]
Claste de veine de quartz [MA]
Magin
Tonalite n°1 MV, PY, EP, BO, MG 1 [GF], [GR] 7,6
Tonalite n°2 BO, HB, MV, PY, MG, ZC, AP 6 [GF], [GM], [GR] 34,0
Tonalite n°3 BO, PY, HB, MV, AL 6 [GG], [GR] 40,1
Amphibolite de komatiite MG, PY, TR, (CB), (TC) [GM] 3,4
Amphibolite de Basalte QZ, HB, (PX), MG [GF], [AM] de QZ 7,0
Formation de fer AM, MG, PY, ZC, AP [RU], [GF], [GR]
Claste de veine de quartz [MA]
42
Conglomérat de Keyano
À la base de la coupe, le conglomérat (figure 10) est dominé par des blocs de
riche en silice, qualifié de chert. À partir du tiers de la coupe, la dominance passe à d’autres
granoblastique foliée (type 1), absente au début de la coupe, représente les clastes
fin de la coupe. Cette variation de composition suggère également que les sources varient
dans le temps. Quelques clastes de gabbro (figure 10) et de pyroxénite sont également
Conglomérat de Magin
formation de fer (1 à 18 %; figure 10). Les autres clastes rencontrés dans le conglomérat
la coupe, la composition des blocs est dominée par les 3 types de blocs de tonalites (89 %).
de la coupe, les blocs tonalitiques forment 61 % des clastes du conglomérat, avec des galets
Nechaev et Isphording, 1993; Morton et Hallsworth, 1999). L’étude des grès des trois
supérieur des schistes verts au faciès inférieur des amphibolites avec la présence de texture
pétrographiques et tectoniques sont basées sur les rapports entre les grains de quartz, de
matrice (Dickinson et Suczek, 1979). Toutefois, dans les deux cas, c’est le pourcentage de
matrice originale lors du dépôt qui est important. Or, lors de la déformation, il y a
une recristallisation qui peut modifier les constituants et textures d’origine et les remplacer
par des minéraux et des textures typiques des roches métamorphiques (Yardley et al.,
44
pour les grès de la région est probablement inadéquate. Par analogie avec les dépôts de type
La pétrographie des clastes des conglomérats est aussi un outil très intéressant car
les clastes sont représentatifs des sources. Globalement, la composition générale des
formations étudiées suggère une source dominée par des roches de composition felsique
Étant donné la taille des clastes de tonalite, il est possible de préserver un cœur relativement
frais et non altéré par les processus d’altération de météorisation, de transport et de post-
déposition. Ces clastes devraient donc avoir une signature magmatique s’apparentant aux
conglomérats reflète celle des grès, celle-ci devrait montrer une composition dominée par
des roches ignées felsiques et avec une légère composante mafique. Toutefois, les tonalites
des suites TTG archéennes (Martin, 1999, 2005) sont des roches communes sans
tonalitique particulier que sur sa base pétrographique. De plus, les tonalites représentent les
ou non d’un type de claste entre deux formations, fournit une preuve d’une source
commune ou d’une source différente pour les deux formations. Les comptages de clastes
offrent donc une première vision sur une étude de corrélation. La Formation de Brune ne
des deux autres formations sur au moins une source. Les formations de fer peuvent
représenter une source majeure des magnétites présentes comme minéraux lourds des grès.
Les clastes de paragneiss présents dans les trois formations n’ont pas été
échantillonnés. Ces fragments ont une taille inférieure à 5 cm de diamètre et sont riches en
conglomérat, et par conséquent ni leur contribution au grès. Ces fragments pourraient être
responsables de la présence des amphiboles et des micas dans les grès. Il faut cependant les
prendre en compte lors d’une étude de provenance. Trois hypothèses peuvent être faites
pour expliquer l’origine de ces clastes : 1) les paragneiss était présents et consolidés à la
base des conglomérats, étant déjà donc le produit de l’altération de plusieurs sources; 2) il
pourrait s’agir de cannibalisme du bassin sédimentaire lié à une tectonique active (Ricci
lucchi, 1986; Nocita et Lowe, 1990); 3) ou ces clastes sont les produits de l’érosion d’une
source mafique très altérée. Le nom donné sur le terrain est paragneiss mais il est
outil de corrélation peu discriminant puisque les compositions générales des trois
un peu entre les formations, ce qui pourrait suggérer que chaque formation puisse posséder
une source légèrement différente des deux autres. Il y a peu de minéraux lourds utilisables
pour une étude plus fine, si ce n’est la magnétite, laquelle sera étudiée dans le chapitre IV.
et en pourcentage, qui peuvent être d’utilité limitée pour l’identification des sources et
ministère des Ressource naturelles, il serait possible de trouver des sources potentielles
spécifiques, mais ce travail n’a pas été tenté dans le cadre du présent mémoire.
47
48
CHAPITRE III
LITHOGÉOCHIMIE
sédimentaires peuvent être employées pour donner des informations complémentaires aux
études pétrographiques (voir section 2.1). Elles permettent de caractériser les roches
sédimentaires et peuvent être employée pour déduire leur source (Roser et Korsch, 1988;
présente des avantages et des désavantages par rapport aux études pétrographiques qui
un grand nombre de variables, ce qui peut nécessiter leur analyse statistique. Plusieurs
outils mathématiques existent et sont utilisés au cours de ce chapitre. Le but de l’étude est
d’identifier des méthodes rapides et peu onéreuses pour corréler ou non des formations
Les traitements les plus simples se font en étudiant le comportement d’un seul
élément pour différencier les différentes formations. Une unité peut être distinguée car elle
Formation d’Apple; Goutier et al., 2000). Deux formations peuvent alors se corréler sur
leur base de leur composition si elles comportent toutes les deux un appauvrissement ou un
enrichissement commun d’un élément. Il peut être difficile de valider l’importance de cet
alors important d’examiner plus d’un paramètre statistique. La difficulté de traiter de larges
banques de données fait en sorte que des représentations graphiques sont généralement
distribution d’un seul élément, ses variations peuvent être représentées visuellement à l’aide
dans plusieurs populations (Chork et Salminen, 1993; Edén et Björklund, 1994). Elle a été
Cet outil fonctionne très bien lorsque l’écart de concentration est important, sinon il faut
Une technique statistique répandue est de déterminer des corrélations valides entre
deux éléments, lesquelles peuvent être exprimées par le facteur de corrélation « R² ». Une
matrice de corrélations peut alors être construite (Le Maître, 1982; Rollinson, 1993; Davis,
2002). Toutefois, la lecture d’une telle matrice est souvent ardue. De plus, le facteur R peut
être influencé grandement par une valeur aberrante et ne permet pas d’en tirer de
conclusions aisées. De nouveau, il est possible de valider des corrélations en utilisant des
50
tels diagrammes binaires peuvent être utilisés pour documenter des processus géologiques
divers (Rollinson, 1993). Ainsi, Sawyer (1986) et Norman et De Deckker (1990) suggèrent
que les corrélations linéaires entre divers groupes d’éléments peuvent être utilisées comme
indicateur de mélanges de deux sources sédimentaires. Le choix des éléments à utiliser dans
de tels diagrammes est critique puisque certains éléments peuvent aussi être plus
caractéristiques que d’autres, telle que la comparaison d’un élément compatible avec un
exploités les différences géochimiques entre les éléments tels que Th et La (indicateur de
peuvent aussi être construits en utilisant plus d’un élément en abscisse ou en ordonnée.
Diverses combinaisons d’éléments sont possibles (p. ex., sommes, différences, rapport). Le
choix des combinaisons d’éléments permet de refléter des processus opérant à la source,
limites importantes. Ils ne peuvent pas mettre en lumière des corrélations basées sur une
combinaison d’éléments. Une analyse plus sophistiquée nécessite des outils statistiques
plus poussés. Les plus usuels sont l’analyse de classification automatique hiérarchique
combinaison de certaines de ces méthodes. L’ACP permet d’évaluer les interrelations entre
les variables (élément) et entre les groupes d’échantillons, afin de déduire des composantes
principales influençant un jeu de données. La CAH est basée sur les similarités entre les
L’AF permet de définir de nouvelles variables (appelées facteurs) qui rendent compte de la
variance d’un jeu de données (Le Maitre, 1982; Davis, 2002; McKillup et Darby Dyar,
plus précisément les connections entre les formations étudiées. L’ACP est une méthode
d’analyse multivariable souvent utilisée dans les études géochimiques comportant un grand
jeu de données (Azevedo et al., 2008; Pe-Piper et al., 2008; Marques et al., 2008). Elle
offre, en quelques opérations seulement, un résumé et une vue complète des relations
existant entre les variables quantitatives d'une ou de plusieurs populations; résultats qui
n'auraient pas pu être obtenus avec les autres outils statistiques. Elle est donc choisie pour
cette étude. La procédure statistique est basée sur la construction de nouvelles variables et
faite en utilisant des combinaisons linéaires des variables de la matrice originale. Dans le
cas de matrice de donnée géochimique, chaque vecteur montre que la donnée est dispersée
suivant l’affinité géochimique et la provenance. Dans ce sens, les affinités peuvent fournir
peut être accompagnée de tests statistiques plus poussés, tel qu’une analyse de la variance
(Davis, 2002; McKillup et Darby Dyar, 2010). Ces tests permettront de définir s’il existe
52
dont l’avantage principal est d’employer trois axes et donc trois éléments ou trois
1997a, 1997b; Ohta et Arai, 2007; Meunier et al., 2013). Les processus de météorisation à
2007; Meunier et al., 2013). Pour cette raison, Meunier et al. (2013) propose un nouveau
diagramme (M+ = Na+ +K+ + 2Ca2+; 4 Si = Si /4; R2+ = Fe2+ + Mg2+ + Mn2+). Le pôle de la
silice représente l’altération. Ohta et Arai (2007) ont également développés un diagramme
d’altération pour les roches archéennes à partir d’une analyse en composantes principales.
Cet indice d’altération chimique est extrait d’un profil d’altération de roche ignée. Les huit
Les analyses statistiques aussi puissantes soient elles, demeurent des outils
complexes à manipuler et ne sont pas à la portée de tous. Pour cette raison, d’autres
techniques plus simples cherchant à minimiser des corrélations fallacieuses ont été
recherchées. L’une d’entre elles sont les diagrammes de ratio (Pearce et Cann, 1973; Pearce
et al., 1984). Les éléments considérés immobiles possédant une bonne concentration
53
ces roches sédimentaires (Fralick, 2003). Si la composition de la roche source était variable
et que les sédiments ont été peu mélangés avant le dépôt, alors les points devraient suivre
une certaine dispersion sur le diagramme de ratio d’éléments immobiles. Ceci peut être
utile pour différencier les sources. Une source importante spatialement et temporellement,
ou une source variant spatialement avec une composition chimique spécifique, devraient
Des diagrammes de ratio ont été utilisés originalement pour construire des
diagrammes d’environnement tectonique pour les suites volcaniques (Pearce et al., 1984).
Ils sont employés plus récemment pour des roches sédimentaires (Rollinson, 1993; Fralick,
2003). Ce diagramme est utile pour restreindre la composition de la source car il minimise
méthode peut être utilisée pour l’exploration des sources des sédiments à n’importe quelle
étape du cycle sédimentaire. Les résultats de l’étude de Fralick (2003) sur le bassin de
Quetico (Sawyer, 1986), montrent que cette méthode est robuste même à des hauts faciès
précisément la région source et peut même indiquer quel type de volcanisme est à la base
de ces sédiments (Sawyer, 1986). L’habilité à différencier des suites volcaniques formant
54
de possibles sources aux roches à l’étude, offre l’opportunité de s’en servir non seulement
Zayachivsky, 1989; Fralick et Kronberg, 1997; Tomlinson et al., 1993; Fralick, 2003), mais
immobiles peuvent être choisis pour de tels diagrammes de ratio. Al, Ti, Zr, Th, Y, Nb, Sc
et les éléments des terres rares, sont moins sensibles à l’altération et au métamorphisme
processus similaires quant à la remobilisation d’éléments. Ces altérations n’affectent pas les
éléments immobiles. La présence de fluide chaud, avec un pH très acide, pourrait influencer
comportant des éléments immobiles seraient donc un bon outil pour une étude de
corrélation.
Les spectres des terres rares ont aussi été employés pour caractériser et déduire
spectres des terres rares (Chaudhuri et Cullers, 1979; Muecke et al., 1979; Holland, 1978).
Les terres rares semblent donc très intéressantes pour une étude de corrélation. Toutefois,
principalement dus à la séparation des minéraux lourds (Culler et al., 1979). Les spectres
55
des terres rares sont encore très mal compris à l’Archéen car leurs concentrations peuvent
être très variables. Par exemple, le ratio La/Yb (normalisés aux chondrites CI de
McDonough et Sun, 1995), peut varier de <1 jusqu’à >25 (McLennan et Taylor, 1984),
jouant fortement sur la variation de la forme du spectre de terres rares. Les spectres des
terres rares des échantillons de grès et des clastes des conglomérats sont également étudiés
dans ce chapitre afin de voir s’ils peuvent être un outil chimique pour discriminer les
différentes formations.
Un objectif principal du présent chapitre est d’identifier des outils pour caractériser
et corréler une ou plusieurs formations. Les outils utilisés seront : (1) la boîte à moustache;
(2) les diagrammes binaires; (3) une analyse en composantes principales; (4) un diagramme
de ratio; (5) les spectres des terres rares des grès et des clastes. Un second grand objectif
également être utile pour discriminer les formations. Chaque outil géochimique est présenté
3.2. Méthodologie
Diverses études ont montrées des différences de composition des grès entre la base
et le sommet des lits (Argast et Donnelly, 1987; Roser et Korsh 1988). Toutefois, ceci est
granoclassement. Le processus devrait être moins marqué ici puisque les grès sont formés
par traction. Pour cette raison, le milieu d’un lit de grès a été systématiquement
56
plus, l’objectif du présent mémoire n’est pas de déterminer l’importance du tri sur la
composition, mais plutôt d’identifier des outils de corrélation. Ainsi, cinq échantillons de
grès pour la Formation de Brune, huit pour la Formation de Keyano et huit pour la
Formation de Magin ont analysés pour les éléments majeurs et en traces (annexe 8.5). Dans
un conglomérat, les clastes sont des échantillons directs de la source. Une analyse d’un
claste peut donc raisonnablement constituer une analyse de la source. Les clastes des
conglomérats prélevés lors de l’étude pétrographique (voir le chapitre II) ont également été
analysés (annexe 8.6). Les lames minces de l’analyse pétrographique des grès et des clastes
l’interprétation géochimique.
Toutes les analyses ont été réalisées par ACME ANALYTICAL LABORATORIES.
Les onze oxydes majeurs ont été analysés par ICP-AES, à partir d’une fusion au borate de
lithium et d’une digestion aux acides dilués. La perte au feu (PAF) est obtenue par frittage à
1000°C. Quarante-cinq éléments mineurs sont obtenus par ICP-MS. Une décomposition au
borate de lithium et une digestion à l’aqua regia sont utilisées pour ces éléments en traces.
standard est inséré tous les 25 échantillons. Cette procédure permet de maintenir une base
comparative des données avec les autres projets du MRN. Plusieurs résultats d’analyse par
[Link]. Résultats
La première étape d’une analyse géochimique est d’identifier le ou les minéraux qui
renferment majoritairement l’élément à l’étude. Parmi les éléments étudiés, le P2O5, Al2O3,
Sr, Ba, La et Yb semblent être les plus discriminants indépendamment de leur caractère
D’après les boîtes à moustaches, il est possible de séparer les formations suivant la
plus élevée en P2O5, avec une médiane à 0,15 % poids, alors que la Formation de Brune a la
plus basse (médiane = 0,05 % poids). Nous pouvons ainsi différencier chaque formation
suivant sa teneur en P2O5. Le Ba permet également de séparer les trois formations, suivant
la même distribution que le P2O5. La Formation de Magin possède des valeurs d’environ
800 ppm de Ba alors que Brune n’en possède seulement que 200 ppm. La Formation de
Keyano se situe toujours à des valeurs médianes de ces deux formations pour le Ba et le
P2O5.
L’Al2O3 et le Sr semblent posséder une même distribution pour les trois formations.
poids pour l’Al2O3 et de 500 à 600 ppm de Sr. La Formation de Brune est différente des
deux autres par l’appauvrissement en ces deux élément avec des valeurs médianes de 12,5
% poids en Al2O3 et < 200 ppm en Sr. L’Al2O3 peut être lié à la météorisation; il y a lieu de
Le lanthane est un exemple de terre rare légère. Les autres terres rares légères de
comme le La, malgré sa bivalence. Il est enrichi dans la Formation de Magin avec une
valeur médiane de 35 ppm, permettant de séparer cette formation des deux autres. Les deux
autres formations possèdent des valeurs médianes de 15 ppm de La. L’ytterbium est un
exemple de terre rare lourde. Les autres terres rares lourdes possèdent un comportement
similaire à l’Y. Cet élément semble permettre de distinguer les trois formations. La
Formation de Brune comporte les plus hautes valeurs en Yb avec une médiane de 1,5 ppm.
Les deux autres formations possèdent de faible valeur en Yb avec 0,8 ppm pour Magin et
[Link]. Discussion
Nous pouvons maintenant recouper ces résultats avec l’étude pétrographique (voir le
chapitre II) en identifiant des minéraux porteurs des éléments chimiques discutés
minéral peut être aussi un porteur des terres rares légères tel que le La (Bea, 1996), ainsi
que le Ba (Chakhmouradian et al., 2002). Toutefois, l’allanite, qui est aussi présente dans
certains grès étudiés, contient beaucoup plus de terres rares légères (La), du Sr, du Ba, du
lame mince, les trois formations possèdent de faibles quantités d’allanite, mais seules les
présents sont inférieurs à 1 %, mais beaucoup plus d’apatites ont été comptées dans les grès
de la Formation de Magin que dans la Formation de Keyano. Les plus hautes valeurs en
59
terres rares légères et en phosphate sont probablement dues à la grande présence d’apatite et
aux quelques allanites dans la Formation de Magin. Les plus basses teneurs sont dues à
Même si l’allanite est en très faible quantité par rapport à l’apatite, elle compte jusqu’à 30
dans l’allanite, 35 ppm (grès) / 150 000 ppm = 0,0002 soit 0,02 % allanite. Seulement deux
poids) et peuvent contenir des quantités de Sr et de Ba (100 à 1500 ppm) (Deer et al.,
1992). Les amphiboles vont contrôler le fer, le magnésium, le calcium et, dans une moindre
mesure, l’aluminium (<11 % poids) (Hawthorne et al., 2007). Les minéraux réservoirs les
(Smith et Brown, 1988). Cependant aucune corrélation n’est observée entre le Sr et le Ca.
Les trois formations possèdent le même ordre de grandeur en contenu de feldspaths avec
des écarts parfois importants suivant les lames minces au sein d’une même formation.
Même si les différences dans la proportion de feldspaths entre les formations ne semblent
pas expliquer les écarts en Al2O3, il reste que la composition du feldspath pourrait être un
facteur important. En effet, quelques microclines (feldspath alcalin) sont observés dans les
lames minces des formations de Keyano et de Magin, mais pas dans la Formation de Brune.
La présence de feldspaths plus alcalins semble une bonne hypothèse puisque la Formation
60
versus les feldspaths a probablement un effet direct sur la teneur en aluminium. Le grenat
est rapporté comme un porteur des terres rares lourdes telles que Lu et Yb (Bea, 1996),
ainsi que le Mn, Mg, Ca, Al et Fe. Ce minéral se trouve en plus grande quantité dans la
Formation de Brune ce qui expliquerait ainsi sa plus forte concentration en Yb. Le grenat
croît dans les roches riches en aluminium telles que les argiles. Cependant les grès à l’étude
présentent de nombreuses structures sédimentaires indiquant des sédiments biens triés lors
d’un système en traction. Peu d’argile sont donc apportée au système. Les grenats ne
seraient donc pas détritiques et ne reflèteraient pas la composition d’une source ponctuelle.
On ne pourra pas s’en servir pour tracer une source spécifique. Un autre minéral pouvant
les formations en rendant compte des grandes similarités et différences entre elles. Les
principales différences semblent être dues surtout aux minéraux accessoires présents ou
absents. Si ces minéraux ne sont pas d’origine diagénétique (Ayers et Watson, 1991;
Belousova et al., 2002) ou métamorphique (Mange et Morton, 2007), ils pourraient refléter
des différences présentes à la source. Ils pourraient aussi refléter le passage d’un fluide de
composition particulière lors d’un événement post sédimentation particulier à une unité. Cet
outil chimique confirme donc en partie la pétrographie. Son potentiel comme outil de
famille (Feng et Kerrich, 1990). Le problème majeur de cette étude est le petit nombre
pétrographique montrent peu de différences entre les trois formations. Ces formations
seront considérées comme une seule population pour les besoins d'établir une matrice de
corrélation. L’hypothèse de traiter l’ensemble des jeux de données ensemble n’est pas
fausse puisque, malgré la présence de trois pentes correspondant à chaque formation au sein
d’un diagramme (p. ex. Fe2O3 vs SiO2), nous observons de bonne corrélation, positive ou
négative. Un examen plus attentif des diagrammes binaires montre une prédisposition pour
les analyses de chaque formation à se situer sur une portion légèrement différente de la
droite de corrélation. Ceci pourrait refléter que les mêmes processus ont opéré lors de la
sédimentation de ces grès, ce qui serait un argument supplémentaire pour les traiter comme
une seule population dans le présent projet. Quatre diagrammes ont été choisis car jugés
meilleures corrélations et sont les plus faciles à expliquer. Les corrélations observées
peuvent être faibles ou fortes et positives ou négatives. Une matrice de corrélation montrant
toutes les paires d’éléments qui ont une corrélation positive, négative ou aucune corrélation,
est principalement contenu dans le zircon (Deer et al., 1992). Cependant, le titane y trouve
peu de place (Hanchar et Hoskin, 2004). Le Ti peut être présent dans divers minéraux,
63
comme des oxydes de fer, la biotite et la titanite, lesquels font peu de place pour le Zr (Deer
et al., 1992). Pour expliquer la corrélation Zr et Ti, deux hypothèses peuvent être
formulées. D’abord, les oxydes de titane (densité de 4,23 à 5,50), de même que les zircons
(densité de 4,6 à 4,7), sont chimiquement stables lors de la météorisation, puis lors des
altérations post sédimentation (Mange et Wright, 2007). Ils peuvent aussi se comporter
sédimentation. Une autre hypothèse peut être formulée sur la base de l’étude
pétrographique car un autre porteur du Ti pourrait être la biotite (Patino-Douce 1993). Or,
l’étude pétrographique a démontré que les biotites des formations, contiennent des
inclusions de zircons dans leurs structures. La corrélation s’expliquerait alors par le simple
transport des biotites avec ses inclusions de zircon. Toutefois, la biotite semble être aussi un
minéral métamorphique. Il faudrait alors que le zircon ait été en inclusion dans le
présumer que le Ti n’était pas à la source sous forme d’un oxyde de titane. L’analyse des
magnétites (porteur de Ti) révèle des inclusions en zircons (voir le chapitre IV). De
un fragment de roches. Dans cette étude, nous n’avons pas identifié avec précision le
Le diagramme P2O5 vs TiO2 montre également une corrélation positive (figure 13B).
Les porteurs potentiels du P2O5 sont d’abord l’apatite, puis l’allanite. Une explication
mécaniquement stables. Ceci fait aussi l’hypothèse que l’apatite (densité de 3,10 à 3,35) et
l’oxyde de titane (de 4,23 à 5,50) ou la titanite (densité de 3,4 à 3,5) étaient présents à la
source. L’analyse par la méthode LA-ICP-MS (voir le chapitre IV) démontre la présence
d’inclusions d’apatite dans les magnétites étudiées. Les magnétites et la titanite peuvent
des principaux porteurs du Ti avec la biotite et les amphiboles. Il est donc possible
d’expliquer le diagramme P2O5 vs TiO2 de la même manière que celui du TiO2 vs Zr.
Le diagramme Fe2O3t vs SiO2 (figure 13C) présente une corrélation négative. Les
porteurs le plus probables du SiO2 sont le quartz et les feldspaths. Une faible corrélation
non présentée ici, existe entre Fe et Mg, indiquant que le fer n’est probablement pas présent
dans un seul minéral (comme la magnétite) mais aussi contenu dans des minéraux
ferromagnésiens. Ainsi, les porteurs les plus probables du Fe 2O3t seraient des minéraux
minéraux (p. ex., basalte, intrusion ultramafique). Toutefois, plusieurs de ces minéraux
ferromagnésiens (p. ex. pyroxène, amphibole, biotite) contiennent une certaine quantité de
silice. Le quartz et les feldspaths ne contiennent peu ou pas de fer (Johnsen, 2000). La
corrélation négative supporte donc que ces deux éléments (Fe2O3t et SiO2) sont bien dans
possiblement en lien avec une différence de densité: minéraux ferromagnésien dense ([Link].,
pyroxène avec densité entre 3,0 et 4,0), minéraux quartzo-feldspathiques peu dense ([Link].,
quartz avec densité de 2,65). Ceci signifierait que, malgré un transport par traction, qu'un
65
certain tri hydraulique a été opérant lors du transport et de la sédimentation de ces grès.
labiles. Si le fe n'était pas dans un minéral ferro-magnésien, il aurait pu être présent dans un
oxyde de fer, comme la magnétite. La magnétite est souvent présente dans des grès riche en
quartz car les deux sont mécaniquement et chimiquement stables, malgré leur grande
différence de densité (2,65 pour le quartz et 5,2 pour la magnétite). Une corrélation
L'importance d'un tel tri hydraulique dans le cas présent est souligné, mais semble restreint,
à la formation de lamines riches en magnétites dans les grès étudiés. Une corrélation
des terres rares lourdes. C’est un exemple de diagramme sans corrélation. Toutefois, il
permet de bien faire ressortir une autre particularité des données. Notez que les trois
séparation est présente à un degré moindre sur les autres diagrammes, notamment sur la
figure 13B. La Formation de Brune tend à s’isoler sur la figure 13D et à se situer avec les
plus basses teneurs sur les autres diagrammes. Sur la figure 13D, les données de Keyano
présentent une corrélation positive alors qu’elle est négative pour Magin. Sur les autres
diagrammes, il y a une superposition plus importante des champs mais les données de la
66
diagramme démontre clairement que les terres rares légères et les terres rares lourdes ne
sont par contrôlés par le même minéral ou par une association minérale facile à saisir. En
effet, selon ce qui a été mentionné à la section 3.3.1., les terres rares légères semblent
contrôlées par l’allanite puis l’apatite, alors que les terres rares lourdes sont contrôlées par
le grenat, la baddeleyite (non observé) ou le zircon (Bea, 1996). Une forte corrélation
positive entre La et P2O5 supporte que l’allanite et l’apatite soient la principale source de
Les informations clés que révèlent ces diagrammes sont : 1) que le tri hydraulique,
lors du transport et de la sédimentation, ait pu avoir un rôle sur la composition des grès, en
favorisant une différence basée sur des densités contrastantes ou une absence de différence;
ceci serait particulièrement le cas des minéraux lourds; 2) qu’ils permettent de reconnaître
une composition distincte pour la Formation de Brune, alors que les champs des formations
Dans cette étude, une analyse en composantes principales (ACP) intergroupe est
utilisée. Elle permet de rechercher les axes au centre de gravité de l'espace et met l'accent
sur la différence entre les groupes (formations). Les représentations graphiques des
formations vont permettre de voir s’il existe une structure sur cet ensemble de formations.
On cherchera à distinguer des groupes dans l’ensemble des formations en regardant quelles
sont les formations qui se ressemblent et celles qui se distinguent des autres. Tous les
calculs statistiques sont réalisés à l’aide du logiciel « R » (Gerald van den Boogaart et
Tolosana-Delgado, 2008).
chaque réalisation (un élément X de la matrice) a la même composante 1/n dans le calcul
conjointe des variables. La matrice de données utilisée pour l’ACP inclut 26 paramètres
(majeurs, traces). Il se pose ici un léger problème de représentativité. Nous devrions avoir
plus d’échantillons de grès pour chaque formation que de variables analysées (éléments).
La première composante principale (PC1) est un axe où les éléments possèdent la variance
composante (PC2), orthogonale à PC1, représente l’axe avec la plus large variance ou l’axe
L’ACP est réalisée pour les éléments majeurs (figure 14) et une autre pour les
éléments en traces (figure 15) des trois formations de Brune, de Keyano et de Magin.
Plusieurs éléments en traces sont retirés de l’ACP comme les éléments Rb, Sc, Nb, U, Co et
69
Cu qui ne possèdent pas un poids significatifs (faibles concentrations des éléments dans les
échantillons, rendant une similarité entre toutes les formations pour ces éléments) et les
éléments Au, Pt, Ta et W dont les concentrations sont à la limite de détection. De plus, seul
trois terres rares sont représentées afin de ne pas avoir un effet de surreprésentation des
données. Le La sera représentatif des terres rares légères, le Lu pour les terres rares lourdes
et l’Eu est aussi gardé car il possède un comportement différent des autres terres rares dû à
sa double valence. Visuellement sur le graphique, une boîte avec le nom de la formation
relie tous les échantillons provenant de cette formation. L’ensemble des flèches partant de
[Link]. Résultats
L’ACP est appliquée aux éléments majeurs (SiO2, Al2O3, Fe2O3t, MnO, P2O5, MgO,
CaO, Na2O et TiO2). La première composante PC1 (figure 14) explique 38,8 % de la
variance. Elle montre des scores positifs pour MnO, CaO, MgO et SiO2 et des scores
négatifs pour Fe2O3t, K2O, P2O5, TiO2, Al2O3, Cr2O3 et Na2O. La PC2 (27,21 % de la
variance) montre des scores positifs pour MnO, Fe 2O3t, K2O, P2O5 et TiO2, ainsi que des
scores négatifs pour Al2O3, Cr2O3, Na2O, MgO et SiO2. Le poids des échantillons montre
plusieurs groupes d’éléments entre les formations de Brune, de Keyano et de Magin. Cr2O3,
Al2O3 et Na2O différencient Magin et Keyano de Brune. CaO, MgO et SiO2 séparent Brune
et Keyano de Magin. Fe2O3t, K2O, P2O5 et TiO2 semblent significatifs pour Magin mais
distinguent cette formation de Keyano et de Brune. MnO semble plus significatif pour
Brune et Magin, et moins pour Keyano. La PC1 permet de séparer la Formation de Brune
70
des deux autres formations assez facilement, tandis que la PC2 sépare la Formation de
problème d’être toujours à l’écart des autres échantillons car il possède une valeur anormale
en Fe2O3t (22 % poids), due à la forte présence de magnétites dans cet échantillon. Cet
échantillon est toujours pris en compte car il révèle la composante ferreuse de la Formation
produit des différentes sources, qu’elles soient éphémères ou pas. Elles ont toutes
Les éléments en traces sélectionnés (Zr, Hf, Cr, La, Yb) sont susceptibles d’être
transporté par la charge de fond (Pe-Piper et al., 2008). La PC1 (figure 15) représente 43,48
% de la variance et montre des scores positifs pour Y, Yb et Ni, et des scores négatifs pour
Pb, V, Zn, Th, La, Eu, Zr Hf, Ga, Ba, Sr et Cs. La PC2 (21,38 % de la variance) montre des
scores positifs pour Y, Lu, Pb, Th, La, V, Zn et Eu, ainsi que des scores négatifs pour Ni,
pour la Formation de Keyano en la discriminant des deux autres unités. Pour Magin, les
poids de La, Eu, Th, V, Zn et Pb sont significatifs et différencient cette formation des deux
autres. Sr, Ga, Ba, Zr et Hf sont discriminants, car leur point d’origine est différent de 0 et
[Link]. Discussion
éléments les plus représentatifs et discriminants d’une formation par rapport à une autre
unité. Quatre groupes d’éléments majeurs ont donc été identifiés. Cependant, il est difficile
d’entrevoir un lien d’affinité chimique entre les éléments d’un même groupe. Cela vient du
fait que les éléments majeurs sont présents dans la composition de nombreux minéraux et
que ces éléments peuvent être affectés au cours des différents processus sédimentaires et
tenir compte des affinités chimiques. L’utilisation du Na 2O et du K2O dans les études de
Zhang et al., 2013). On ne pourra pas vérifier d’hypothèse pour l’origine de ces éléments.
Cependant ces éléments sont associés aux feldspaths, très présents dans les trois formations.
Le groupe P2O5, TiO2, Fe2O3t et K2O sont les éléments discriminant pour la Formation de
Magin. Nous avons vu dans la section 3.3.1 et 3.3.2 que l’apatite, porteur du P2O5, est plus
présente dans la Formation de Magin, la discriminant des deux autres formations. Nous
confirmons ici encore l’importance de l’apatite. TiO2 et Fe2O3t peuvent être associés à des
oxydes de fer-titane telle que la magnétite (Grigsby, 1990), très présente dans la Formation
de Magin. La Formation de Brune se distingue des deux autres formations par deux groupes
d’éléments, MnO et CaO-SiO2-MgO. Tous ces éléments peuvent se trouver dans les grenats
(Tracy et al., 1976) et les amphiboles (Hawthorne et al., 2007). Ces minéraux proviennent
de la recristallisation de l’ensemble des sources présentes dans les grès. Cette formation
présente donc des sources de compositions différentes pour ces éléments. La Formation de
75
Keyano possède des relations communes avec la Formation de Magin puisque le groupe
d’élément Cr2O3, Al2O3 et Na2O est à mi-distance de ces deux formations. Encore une fois,
aucune n’a été observée dans les lames minces des grès. On peut supposer que les minéraux
les plus présents dans les trois formations, les felspaths (20 à 36 %) et les biotites (10 à 15
%), contrôlent l’ACP. Mais l’utilisation des éléments majeurs restent un outil limité dans la
discrimination d’unités.
L’ACP des éléments en traces des grès s’explique probablement par la variation de
l’abondance relative en minéraux lourds, lesquels sont souvent les porteurs de ces éléments
(Lopez et al., 2005; Poulsen et al., 2007; Pe-Piper et al., 2008; Zhang et al., 2013). Une fois
encore, la Formation de Brune est bien distincte des deux autres formations d’après la PC1.
Différents regroupements d’éléments sont dus à leur minéral respectif, observés lors de
Lu sont contenus dans les grenats ou le zircon (Bea, 1996). Étant donné qu’il n’existe pas
de corrélation entre Zr, Hf et les terres rares lourdes (figure 15), mais que Yb et Lu
semblent plus se corréler avec MnO (figure 16), l’hypothèse que le grenat est le porteur de
terres rares lourdes prends plus de sens. Le zircon n’a pas été testé pour vérifier ses teneurs
en éléments traces. La, Th et peut être Eu sont dans l’allanite et l’apatite (Bea, 1996;
même minéral qui pourrait être la magnétite (Grigsby, 1990). Cependant ce sont les
feldspaths, très présents dans les formations, qui possèdent le Ba en forte concentration et
du Zn en plus petite quantité (Smith et Brown, 1988). Le Ni est présent dans les
76
pyroxènes (Varga et al., 2007). D’autres éléments plus mobiles restent incertains tel que le
Cs et le Sr. Le Sr peut être dans l’apatite, l’allanite, l’épidote, les amphiboles et même les
plagioclases, tel que l’Eu (Bea, 1996; Bédard, 2006). L’ACP des éléments en traces
couplée à la pétrographie mettent en évidence les minéraux qui contrôlent la chimie d’une
formation, ou plutôt quel minéral permet de discriminer une formation toujours par rapport
grenat lors de cette ACP. Ceci restera à démontrer dans une étude ultérieure, car cela ne
sera pas abordé au cours de l’étude. La Formation de Magin semble être contrôlée par des
minéraux accessoires contenant des terres rares légères, c'est-à-dire par l’apatite et
Formation de Keyano semble être due au Ni, possiblement du à l’altération d’une source
pyroxène est le claste de pyroxénite retrouvé dans le conglomérat de cette formation. Donc,
l’étude statistique sur la lithogéochimie complète l’étude des minéraux détritiques (von
Eynatten et al., 2003). Pour comprendre les variabilités d’éléments en traces, les
diagrammes binaires sont nécessaires afin de révéler les processus communs ou les
inclusions.
L’analyse multivariée par ACP ne révèle pas une forte signature géochimique qui
peut directement tracer la source. Par contre, elle permet de voir à quel point une formation
est significativement différente d’une autre. L’ACP n’est pas une fin en soi. C’est une
méthode qui sert à mieux connaître les données sur lesquelles on travaille, à détecter des
raffiner les associations d’éléments et de mieux préciser leurs porteurs potentiels. Elle
permet aussi d’identifier de nouveaux éléments discriminants non perçus par l’œil, tel que
le Ni. Cependant, des tests significatifs peuvent être réalisés à partir de l’ACP.
Dans cette étude, seuls cinq à huit échantillons sont analysés par formation, limitant
l’étude statistique.
[Link]. Monte-Carlo
La méthode de Monte-Carlo est une large suite d’algorithmes de calcul qui repose
afin de calculer ces mêmes probabilités heuristiques dans une situation réelle. Cette
partir d’une distribution de probabilité. Ceci permettra de voir si un échantillon n’a pas un
poids déterminant sur le contrôle d’un groupe d’élément. Les échantillons sont retirés aux
hasards de l’ACP, puis replacés les uns après les autres en ne tenant pas compte des
groupes (formations).
0,001. Une telle valeur indique que l’on a une chance sur 1000 de se tromper. Ce test
statistique montre que les différences entre les trois formations existent de façon
significative. En sachant cela, nous voudrions savoir à quel point ces trois formations sont
différence entre les groupes. On souhaite répondre à la question suivante: "quelles sont les
paires de groupes pour lesquelles les différences sont significatives ?". Un test de Tukey
peut aussi être combiné à l’ANOVA. Le test de Tukey ou test de la différence franchement
l’étudiant (student t-test), sauf qu'il corrige le taux d'erreur (lorsqu'il y a plusieurs
comparaisons faites, la probabilité de faire une erreur de type I augmente). Il est donc plus
approprié pour les comparaisons multiples que de faire un certain nombre de test t. La
Où YA est la plus grande des deux moyennes comparées, YB est la plus petite des deux
2010). Pour qu’un test soit significatif, la probabilité de la différence observée entre le
Sr, Lu, Na2O et Al2O3 sont les éléments avec le plus fort poids obtenus à partir de
l’ACP et sont donc les plus discriminants. Ils sont choisis pour réaliser ce test de Tukey
(tableau 5). Les deux premières composantes de l’ACP sont également choisies pour ce test
afin de vérifier si ces composantes sont significatives pour une paire de formations. Pour
les éléments Sr, Lu, Na2O et Al2O3, la Formation de Brune s’avère différente
significativement des deux autres. Pour confirmer de façon élémentaire la mise en évidence
des tests statistiques avancés, nous pouvons prendre l’exemple de la teneur du Sr d’après
les boîtes à moustaches (section 3.3.1). La teneur moyenne de Sr est de 500 à 600 ppm pour
les formations de Magin et de Keyano, et de 150 ppm pour la Formation de Brune. Ceci
entre les formations de Magin et de Keyano pour les éléments Sr, Lu, Na2O et Al2O3 n’est
pas significative car la valeur de p (p-value) est supérieur à 0,05. Le test de Tukey est aussi
réalisé sur les composantes de l’ACP des éléments majeurs combinés aux éléments en
traces dans le but d’avoir la totalité des variables afin de ne pas biaiser le résultat (figure
Brune des deux autres demeure significative. La différence des formations de Keyano et de
variance) permet de séparer les formations de Keyano et de Magin. Cette différence est
significative.
L’ensemble de ces résultats statistiques confirme les conclusions déjà notées aux
sections 3.3.1 et 3.3.2 et celles développées en 3.3.3, notamment que la Formation de Brune
est très différente des deux autres. Il existe aussi des différences entre les formations de
80
Magin et de Keyano, mais elles sont moindres car les relations ne permettent pas de les
différencier à 95 %. Ceci pourrait suggérer qu’une source est en partie commune pour les
deux formations ou que ces deux formations pourraient faire partie originalement d’un
Cependant, les éléments jugés utiles à l’ACP et au test de Tukey ne sont pas
totalement les mêmes que ceux sélectionnés de façon arbitraire en 3.3.1 (boîtes à
moustaches) et 3.3.2 (diagrammes binaires). La présente section 3.3.3 confirme donc que
l’ACP et le test de Tukey permettent d’identifier, sur une base plus objective les éléments
avec le plus fort poids pour caractériser les formations à l’étude. Ces outils s’avèrent mieux
pour formuler une proposition de corrélation entre les formations de Magin et de Keyano
sur le diagramme Al2O3/Zr vs TiO2/Zr (figure 17) puisque Al2O3 et TiO2 sont
« normalisés » sur un élément immobile (Fralick, 2003). L’Al2O3 va représenter les roches
felsiques et le TiO2 les roches mafiques. Les valeurs des grès des trois formations
simplement des mélanges de sources. Ceci peut être réalisé aussi sur la base des
conclusions de l’étude pétrographique des grès et des conglomérats (voir le chapitre II). La
source la plus abondante et probable des grès et conglomérats des trois formations est
tester cela, les résultats des analyses chimiques de divers types de tonalites reconnus dans
les conglomérats de chaque formation sont ajoutés au diagramme de ratio de la figure 17.
La moyenne pondérée des trois types de tonalites de chaque formation a permis la création
d’un champ de précurseur tonalitique sur ce diagramme. Il en est de même pour ceux de
Formation de Brune, à savoir les clastes de tonalites et de pyroxénites. Nous apercevons sur
ce diagramme (figure 17) que les grès issus de cette formation se concentrent près du pôle
des tonalites, indiquant que ce type de roche felsique serait bien la source principale et que
Les échantillons de grès ne sont pas distribués de façon linéaire ni qu’ils se situent centrés
sur la ligne entre deux pôles. Ceci peut signifier : 1) que les échantillons choisis pour
constituer les deux pôles d’un mélange potentiel n’ont pas une composition identiques aux
sources originales; 2) que d’autres sources (autres pôles) non identifiées sont possibles, tels
que les paragneiss; 3) ou que des processus post-dépôt ont modifié la composition originale
des grès, les éloignant ainsi de la ligne entre les deux pôles (Sawyer, 1986).
Pour les grès de la Formation de Keyano, quatre types de cailloux ont été
montre que les valeurs des grès sont principalement centrés sur la ligne reliant les pôles
tonalites et chert ferrugineux. Certains sont faiblement déplacés vers les pôles mafiques
Pour les grès de la Formation de Magin quatre types de cailloux ont été
des grès est sensiblement la même à celles de la Formation de Keyano. Elles sont proches
présence du pôle de komatiite suggère que les grès possèdent une composante plus
mafique.
Globalement, pour l’ensemble des trois formations, les sources principales sont les
tonalites, étant donné le fort pourcentage de clastes de tonalite dans les conglomérats et
l’abondance de quartz et feldspath dans les grès. Mais la position du pôle d’ultramafique
(komatiite) parmi les grès, indique une composante plus mafique influençant la chimie de la
Formation de Magin, mais peut être aussi celles de toutes les formations. Les formations de
84
Keyano et de Magin diffèrent de celle de Brune car elles semblent posséder aussi une
pouvons y voir un lien avec l’abondance de magnétite observée dans les lamines des grès et
l’importance de Fe2O3t des analyses chimiques des grès. Enfin, il est possible que les grès
aient aussi une troisième source de bien moindre importance de composition mafique. Les
clastes de paragneiss n’ont pas été échantillonnés mais pourraient faire l’objet d’un pôle
source sur ce diagramme de ratio. Cet outil est donc d’utilité limitée mais il est intéressant
Les spectres des terres rares sont normalisés aux chondrites CI afin de visualiser
l’affinité magmatique (McDonough et Sun, 1995). Les spectres des terres rares des grès de
enrichissement en terres rares légères (figure 18). Ceux des grès de la Formation de Magin
rares lourdes plus prononcé que pour la Formation de Brune et une faible anomalie négative
appauvrissement en terres rares légères avec une anomalie positive en Eu. Les spectres des
terres rares montrent que chaque formation possède une signature légèrement différente,
mais caractéristique. Les spectres des terres rares des grès sont issus de mélange de source,
rares légères et se confondent avec les spectres de la Formation de Keyano. Ceci pourrait
refléter encore une fois, que ces deux formations semblent avoir un caractère transitionnel
Les formations possèdent des variations dans leurs spectres des grès. Sur tout le
long d’une section, il y a une variation du pourcentage de clastes tonalitiques contenus dans
les conglomérats (figure 10). Ceci reflète une variation de la composition de la source dans
dans les grès, la variation de la composition des conglomérats se perçoit également dans les
grès.
Les spectres des terres rares des clastes felsiques de conglomérats sont présentés sur
la figure 19. Nous observons des similitudes et des différences chimiques entre les clastes
felsiques des trois formations. Tout d’abord, il y a lieu de se questionner s’il existe un lien
autre que pétrographique, entre les trois types de tonalites distingués de chaque formation.
Les tonalites des différentes formations peuvent se ressembler texturalement mais posséder
une chimie différente d’après la figure 19. De nouveau, les spectres des tonalites de la
Formation de Brune ne présentent le moins de similitude avec les spectres des deux autres
tonalites avec une texture différente peuvent également posséder une chimie similaire. Les
similaire. L’étalement des valeurs est expliqué par un lessivage d’éléments de la tonalite 3,
correspondant à une altération plus prononcée de ces clastes observée en lame mince. Pour
87
les clastes des formations de Keyano et de Magin, les spectres des tonalites de type 2 sont
quartzifère de la Formation de Keyano. Nous pouvons alors faire l’hypothèse que ces
Keyano montrent une anomalie fortement négative en Eu alors que les tonalites de la
Formation de Brune possèdent une anomalie fortement positive en Eu. Les clastes de
Eu.
Les spectres des terres rares des clastes mafiques, de formation de fer et de chert
ferrugineux, issus des conglomérats sont présentés sur la figure 20. Nous remarquons qu’il
n’y a aucune similitude entre les clastes mafiques des trois formations. Ces spectres de
clastes mafiques sont plats mais sont plus riches en terres rares lourdes que les spectres des
rares légères et un enrichissement en terres rares lourdes. Ces deux clastes ne ressemblent
pas aux spectres des terres rares de leur formation respective (figure 18). La formation de
fer et le chert ne semblent donc pas être des sources principales pouvant influencer les
anomalie négative en Eu, tel que les tonalites de cette formation. Le claste d’amphibolite de
pyroxénite de la Formation de Keyano possède une anomalie fortement positive, comme les
tonalites de cette formation. Les autres spectres de terres rares de clastes mafiques, de
formation de fer et de chert ne possèdent pas d’anomalie d’Eu significative. Nous pouvons
donc poser l’hypothèse que les tonalites et la pyroxénites peuvent avoir contribués comme
D’après la pétrographie, les conglomérats sont dominés par des sources tonalitiques.
Nous pouvons alors nous attendre à retrouver une similitude entre les spectres des tonalites
et ceux des grès, si la source principale est une tonalite, typique de l’Archéen (Lajoie et
Ludden, 1984; Martin, 1999). Pour identifier cette similitude, les spectres des terres rares
des grès de chaque formation sont représentés avec leurs clastes de roches felsiques
Le spectre des terres rares des grès suit le spectre des terres rares de cette tonalite pour
terres rares lourdes non expliqué par les tonalites. Pour la Formation de Magin, le spectre
des terres rares des grès suit le spectre des terres rares de la tonalite 3, qui est la plus
spectre similaire au grès, expliqué par la source commune avec la tonalite 3. Ainsi, la
tonalite dominante d’une formation semble posséder la même signature que celle des grès
de la formation respective. Pour la Formation de Keyano, aucun spectre des tonalites issus
des conglomérats ne correspond parfaitement avec le spectre des terres rares des grès. Seul
rapport aux grès. Pour cette formation, nous avons plutôt à faire à un mélange de plusieurs
Nous pouvons comparer les spectres des terres rares provenant de clastes mafiques
(figure 19) avec ceux des grès (figure 18). Le claste mafique de la Formation de Brune
(amphibolite de pyroxénite) est un peu plus riche en terres rares lourdes que les tonalites.
Nous pouvons alors voir une contribution de cette source mafique aux grès de cette
formation, en plus des sources tonalitiques. Pour la Formation de Keyano, les clastes
mafiques (gabbro, pyroxénite) possèdent également un peu plus de terres rares lourdes que
les tonalites. Encore une fois, l’hypothèse d’une contribution de source mafique aux grès
conglomérat possède des valeurs élevées en terres rares lourdes. Les variations en terres
rares lourdes des grès de la Formation de Magin peuvent être expliquées par la contribution
de contribution d’une source felsique par rapport à une source mafique en ne regardant que
Le tableau 6 illustre les rapports La/Yb et les anomalies en Eu des grès et des clastes
des trois formations à l’étude, afin de voir s’ils peuvent servir d’outil de corrélation. De
grandes variations pour le ratio La/Yb sont observées, de la base au sommet des formations,
dans les grès. Ces valeurs sont en moyenne supérieures à 20 pour les formations de Keyano
et de Magin, mais ne dépassent pas 9 pour la Formation de Brune, la séparant encore une
Grès La/Yb normalisé Eu* normalisée Claste Lithologie La/Yb normalisé Eu* normalisée
Keyano Keyano
7506 B 14,49 1,11 2012-QD-7505C Tonalite 1 15,28 2,04
7505 B1 21,21 1,10 2012-QD-7505D Tonalite 2 24,91 1,03
7505 B2 23,65 0,92 2012-QD-7505E Tonalite 3 28,02 1,58
7505 B3 11,32 1,10 2012-QD-7505F Monzodiorite quartzifère 25,69 0,71
7505 B41 5,38 1,11 2012-QD-7505G Chert ferrugineux 1,65 0,82
7505 B42 3,92 1,14 2012-QD-7505H Amphibolite de gabbro 2,62 1,03
7505 B5 29,29 1,00 2012-QD-7505J Amphibolite de pyroxénite 1,34 2,63
7505 B6 23,48 0,87
Brune Brune
1054 B1 7,74 0,66 2012-DB-1054C Tonalite 1 5,26 0,79
1054 B2 6,53 0,58 2012-DB-1054D Tonalite 2 21,40 0,42
1054 B3 8,88 0,79 2012-DB-1054E Tonalite 3 5,68 0,72
1054 B4 5,78 0,54 2012-DB-1054F Amphibolite de pyroxénite 1,71 0,77
1054 B5 6,00 0,52
Magin Magin
7503 A 29,99 0,88 2012-QD-7504C Tonalite 1 5,19 0,58
7504 A1 34,67 0,96 2012-QD-7504D Tonalite 2 23,10 0,85
7504 A2 36,94 0,77 2012-QD-7504E Tonalite 3 27,24 0,78
7504 A3 21,50 0,96 2012-QD-7504F Amphibolite de komatiite 2,33 1,15
7504 A4 18,63 0,77 2012-QD-7504G Formation de fer 3,71 1,08
7504 A5 32,12 0,77 2012-QD-7504H Amphibolite de Basalte 4,75 0,98
7504 A6 40,45 0,76
7504 A7 22,32 0,80
94
Aucune répétition ou de modèle des valeurs de La/Yb n’est identifié au sein des grès
d’une même formation. Les clastes felsiques (tonalites et granites) possèdent les plus fortes
valeurs de rapport La/Yb, tandis que les clastes mafiques ont les plus basses. Les variations
faibles à très fortes de ce ratio dans les grès peuvent être expliquée par la contribution plus
ou moins forte des clastes felsiques ou mafiques, ainsi qu'au nombre limité d'échantillons
de clastes.. En comparant avec la composition des conglomérats (figure 10) avec le tableau
6, il n’a pas été possible d’identifier un changement de composition des tonalites ou des
roches mafiques permettant la présence d’une haute ou d’une faible valeur de La/Yb.
(figure 18, tableau 6). Au sein d’une variation, il y a des variations en anomalie d’Eu qui
pourraient être rattachées à celles des clastes respectifs (figure 21). Les anomalies en Eu
possèdent des fortes anomalies négatives en Eu (Bea, 1996). Une fois encore les minéraux
Cependant, les spectres des terres rares des grès sont un bon outil discriminant pour les trois
formation est nécessaire pour cet outil, afin d’obtenir les variations en élément des terres
permettent de caractériser une ou des formations à l’étude et donc de pouvoir servir d’outils
de corrélation au même titre que ceux présentés dans les sections précédentes. Nous nous
limiterons, toutefois, à l’examen d’un nombre limité de diagrammes, puisqu’ils sont basés
sur les mêmes principes que ceux des sections. Parmi les travaux les plus connus, il y a
ceux de Bhatia (1983) et de Bhatia et Crook (1986). Ces diagrammes sont réalisés à partir
de roches récentes, il faut donc les utiliser avec précaution pour des contextes
A et 22 B, tous les échantillons de grès des trois formations tombent dans le champ d’arcs
insulaires continentaux. Nous ne pouvons donc pas se servir de cet outil pour différencier
les formations sédimentaires. Cela ne prouve pas non plus qu’elles se corrèlent pour autant.
de ces sédiments. Dans la présente section, nous examinerons si certains d’entre eux
permettent de caractériser une ou des formations à l’étude et donc de pouvoir servir d’outils
de corrélation. Nous nous limiterons, toutefois, à l’examen que d’un nombre limité de tels
diagrammes, puisqu’ils sont basés sur les mêmes principes que ceux des sections
précédentes. Parmi les travaux les plus connus, il y a ceux de Nesbitt et Young (1982,
96
1989) et Nesbitt et al. (1996) qui ont établi l’utilisation de l’indice CIA comme un standard
dans le domaine. Le CIA a déjà était utilisé lors d’un rapport ministérielle, et révèle une
altération moyenne (Duparc et al., 2012) Plus récemment, les travaux de Meunier et al.
(2013) et Ohta et Arai (2007) ont cherché à tenir compte du contexte particulier de
l’Archéen. Nous vérifierons avec ces diagrammes s’il est possible de caractériser une ou
des formations à l’étude et donc de pouvoir servir d’outils de corrélation au même titre que
Les deux diagrammes ternaires (figure 22C et 22D) montrent que les grès sont
dominés par des sources felsiques et mafiques avec une faible altération. Le pôle R2 du
composante ferreuse apportée par des formations de fer ou un grand nombre de magnétites,
Cependant, cette composante mafique est légèrement visible sur le diagramme de la Ohta et
Arai (2007; figure 22D), et semble plus intermédiaire. Chacun des pôles de ce diagramme
ternaire prend en compte le fer, ne permettant pas de déplacer drastiquement tous les
fragment de formation de fer dans son grès et conglomérat. Il semble aussi porter cette
composante intermédiaire dans son grès. Cette composante est observée d’après la
pétrographie avec l’abondance relative d’amphibole et de biotite. De plus, les clastes des
conglomérats sont dominés par les intrusions felsiques et intermédiaires permettant une
telle composante. Les clastes de roches mafiques et ultramafiques sont présents en minorité
97
dans le conglomérat. Ceci pourrait refléter une proportion moindre à la source. Toutefois,
leur plus faible représentation dans les conglomérats pourrait plutôt refléter leur plus grande
sensibilité aux altérations (Frenzinelli et Potter, 1983) et donc une plus grande facilité à être
détruit durant le transport. La destruction des clastes de roches mafiques lors du transport
mafiques dans la matrice gréseuse des conglomérats et dans les grès. Ces minéraux
ferromagnésiens et débris de roches mafiques auraient d'abord subi une altération lors de la
dans ces grès. Plusieurs familles chimiques d’amphiboles pourraient ainsi être présentes
telles que les pargasites d’origine magmatique et les hornblendes d’origine métamorphique
(Hawthorne et al., 2007). Mais si le métamorphisme est fort, ce qui est le cas dans cette
étude, toutes les amphiboles seraient métamorphiques, mais peut être pas avec la même
chimie.
Dans un contexte fluviatile, les cailloux sont transportés en traction (Mueller et al.,
2002) sauf lors de coulée de débris en période de crue. Seuls les plus résistants sont
conservés. Il n’y a pas de paléosol pouvant se développer dans un tel milieu à forte pente
(Miall, 1992). Étant donné la taille décimétrique (figures 4, 5 et 6) des clastes arrondis des
formations, la force du courant devait être très grande (Heward, 1978; Rust et Koster,
1984). La croûte d’altération sur les clastes part au fur et à mesure des impacts entre les
cailloux. La seule altération visible possible serait sur cette barre caillouteuse. Mais elle
98
s’est faite enfouir très rapidement. En théorie, il faut s’attendre à une altération moyenne à
forte pour les bassins archéens (Ludden et al., 1982), notamment pour des roches aussi
des grès. Toutefois, les trois formations à l’étude possèdent une altération faible similaire,
sauf pour un échantillon de la Formation de Magin. Les différences observées grâce aux
boîtes à moustaches et à l’ACP (section 3.3.1 et 3.3.3), sont donc liés à la composition des
Formation de Brune en montre une plus faible concentration que les formations de Magin et
Cet outil reste limité pour une étude de corrélation puisque les formations montent
une altération similaire ne permettant ni de les distinguer, ni de les corréler. Il rend tout de
sédiments.
99
100
Les boîtes à moustaches, les diagrammes binaires, la chimie des terres rares et
l’analyse en composantes principale couplées à des tests statistiques se rejoignent tous sur
le fait que la Formation de Brune est différente des deux autres. Tous ces outils
possèdent des liens chimiques interprétés comme des sources communes ou similaires. Les
spectres des terres rares, les diagrammes d’altération liés à la pétrographie permettent
d’affirmer que les trois formations ont une source dominante tonalitique, ainsi que quelques
sources mafiques. Un objectif principal était d’identifier des outils pour caractériser et
corréler une ou plusieurs formations. Les boîtes à moustaches ne sont pas un outil fiable
dans une étude de corrélation, mais elles mettent un point majeur sur les différences d’un
élément entre les grès des formations, permettant un lien avec la pétrographie.
Les diagrammes binaires sont un outil important dans cette étude, puisqu’ils nous
permettent d’entrevoir les premières différences chimiques pour les formations à l’étude, et
ils nous informent surtout sur les processus qui s’appliquent aux sédiments. Mais l’étude de
ces diagrammes n’est pas un bon indicateur pour la corrélation de formations. Une
l’interprétation. L’hypothèse de traiter tous les échantillons comme une même population,
pour combler le manque d’échantillon, était bonne puisque les corrélations observées sont
formation est significativement différent d’un autre. Cette analyse confirme également la
souvent associés aux minéraux lourds. Mais encore une fois, plus de données sont
Des diagrammes de ratio d’éléments immobiles tel que TiO 2 / Zr versus Al2O3 / Zr
sont également un outil chimique pertinent pour comprendre la contribution d’une source
par rapport à une autre. Plus d’analyses dans les clastes seraient essentielles afin de mieux
définir les pôles des différentes sources. Mais ils ne sont pas un bon outil de corrélation.
rares des grès. Les spectres permettent d’identifier une signature pour chaque formation,
à un temps donné, alors ces deux spectres de terres rares vont fortement se ressembler.
Cependant, la source devra être une source dominante et non mineure, afin que la
signature chimique des terres rares des clastes, couplée à la pétrographie des conglomérats,
apportent également une idée des sources. Mais l’étude d’échantillons de grès s’avère la
plus efficace dans une étude de corrélation de formation sédimentaire au faciès des
minimum de 15 échantillons de grès devraient être pris par formation, mais une trentaine
échantillons seraient significatifs et irréprochables pour une étude statistique (Potts, 1987).
102
Un second grand objectif était d’identifier les processus responsables des variations
source (altération), pouvant également être utiles pour discriminer les formations. Les deux
diagrammes d’altérations ternaires 4SiM+R2 (Meunier et al., 2013) et MFW (Ohta et Arai,
2007) utilisés pour cette étude, sont fiables pour les roches archéennes. Cependant, le
contexte tectonique s’appuie sur un ensemble d’observations dans les études (Eriksson,
1994; Paquette, 1998; Eriksson et al, 2005; Percival et al., 2006) de la Province du
Supérieur, ainsi que sur des diagrammes ternaires pour des roches récentes (Bhatia et
Crook, 1986). Ainsi le degré de confiance pour cet outil n’est pas optimal. Ces diagrammes
révèlent une altération à la source faible, dans un contexte de collision d’arcs volcaniques
Timiskaming. Les méthodes utilisant une lithogéochimie complète ont permis de tirer
Nous avons démontré lors de l’étude pétrographique et lithogéochimique (voir les chapitres
II et III), que les feldspaths et les minéraux lourds influent sur la composition car ils sont
les porteurs des éléments, et donc contrôlent leurs distributions. Afin de préciser la
l’étude pétrographique (voir le chapitre II), nous avons identifié un fort métamorphisme
Puisque les magnétites peuvent avoir résistées au métamorphisme, elles se prêtent bien à
CHAPITRE IV
4.1. Contexte
des grès pour en déterminer la provenance, le milieu de dépôt et son cadre tectonique
(Dickinson et al., 1983; Arribas et al., 2007). Ces études traitent surtout sur les grains du
bâti des grès (quartz, feldspath, clastes de roches). Svendsen et Hartley (2002) ont aussi
souligné des limites aux études liant la composition des grès étudiés directement à une
Divers auteurs proposent l’intégration des minéraux lourds dans les recherches de
source (Mange et Wright, 2007) car ils peuvent être un outil très utile pour préciser la
provenance des grès. Donc, les assemblages de minéraux lourds ont longtemps été
Grunert et al., 1988; Nechaev et Isphording, 1993; Heroy et al., 2003; Garzanti et Andò,
2007; Garzanti et al., 2008). Une analyse plus fine des minéraux lourds pour l’identification
préciser la nature de la source. Bien que divers minéraux lourds soient sensibles à la
cas pour le zircon, le grenat, la tourmaline, l’apatite, le rutile et les oxyde de Ti-Fe qui ont
été beaucoup utilisés pour identifier les provenances des sédiments (Darby et Tsang, 1987;
Grunert et al., 1988; Basu et Molinaroli, 1989; Grigsby, 1990; Grigsby, 1992; Razjigaeva et
Les minéraux qui ont une structure apparentée à celle des spinelles, comme les
oxydes de Ti-Fe, et la magnétite en particulier, ont fait l’objet d’études récentes parce qu'ils
roche sur la base de leurs propriétés physiques (magnétisme notamment). De plus, ils
diagnostique de la source (Darby et Tsang, 1987; Grunert et al., 1988; Basu et Molinaroli,
1989; Grigsby, 1990; Razjigaeva et Naumova, 1992; Hounslow et Morton, 2004; Yang, et
al., 2009). Alors, la composition et la morphologie des spinelles dans les études
pétrogénétiques (Barnes et Roeder, 2001) sont d’ailleurs bien connues car certains sont très
utilisés pour l'exploration du diamant (Fipke et al., 1995). La magnétite est, quant à elle, un
des minéraux les plus communs trouvés dans les sables, car elle est présente dans une
grande variété de roches sources, tant métamorphiques qu’ignées (Grunert et al., 1988;
Grigsby, 1990).
des températures élevées, par exemple, dans les zones supérieures des intrusions litées,
dans les d'anorthosites, les granitoïdes et dans les roches volcaniques, ainsi qu’à basse
température hydrothermale (Dare et al., 2012; Nadoll et al., 2014). L’érosion de ces
un intérêt croissant pour l'utilisation des éléments en traces dans la magnétite comme un
moyen de déterminer la provenance de magnétite détritique car elle est présente dans des
sédiments les plus recherchés sont les tills et les sables alluviaux (Yang, et al., 2009).
Razjigaeva et Naumova (1992) ont montré que les concentrations en Ti, Mn, Cr, V,
Ni, Co, Zr, Sn, Zn, Pb et Cu des magnétites pourraient être utilisés pour identifier les roches
mères de sédiments alors que Grigsby (1990) a utilisé une combinaison de caractéristiques
détritique. Dupuis et Beaudoin (2011), Nadoll et al. (2012 et 2014), ainsi que Dare et al.
(2012) ont aussi démontré qu’en utilisant la composition des magnétites, il est possible de
L’objectif du chapitre est de déterminer la source des grès alluviaux archéens des
formations de Magin et de Keyano à l’aide des éléments en traces contenus dans les
magnétites qui s’y trouvent sous forme de lamines ou de minces lits, possiblement
apparentés à des formations de fer siliceuse (chert). La proximité géographique actuelle des
magnétites. De plus, des fragments de formation de fer et de chert sont trouvés dans les
composition de la source sont minimisés dans un conglomérat puisque les cailloux d’un
106
générale des grès, interstratifiés avec les niveaux de ces conglomérats, résulte de la
aussi à tester si des cailloux riches en magnétites pourraient être la source principale des
magnétites. De plus, puisque des plutons felsiques sont l’une des sources les plus
abondantes des conglomérats et des grès de ces formations, les magnétites des plutons
felsiques, présents aux alentours des formations de Magin et de Keyano, ont également été
les grès.
107
dans les niveaux de conglomérat (figure 23). Les cailloux des conglomérats et les grains
des grès sont normalement issus des mêmes sources. Une fois les roches à la source ou les
fragments des graviers démembrés, le produit de l’érosion se retrouve dans les grès. Ces
clastes riches en fer devraient être la source la plus probable des magnétites. Étant donné
l’âge archéen de la sédimentation, nous avons probablement à faire ici à des formations de
fer de type « Algoma ». Ce type de formations de fer est associé aux roches volcaniques et
aux méta-grès de long d’arc volcanique, de zone de rift, de réseaux de failles et de cassures
sulfures. La signature géochimique moyenne des formations de fer du type Algoma est
caractérisée par des valeurs élevées de Fe et en Mn, et par moments, des teneurs élevées en
Ni, Au, Ag, Cu, Zn, W, terres rares et quelques éléments mineurs (Gross, 1995, 1996). Les
(figure 24), mais celles-ci pourraient aussi correspondre à des cavités dues à un mauvais
polissage. Un galet siliceux qualifié de chert ferrugineux sur le terrain (figures 23 et 25) a
feldspath et de zircon. Le claste est faiblement rubané et les grains sont à texture
inclusions. Les magnétites issues des grès de la Formation de Magin sont toutes
fer a aussi été étudié dans la Formation de Magin (figures 23 et 25). Il est composé de 59 %
zircon, de chalcopyrite et d’hématite. Le claste est rubané et les grains sont à texture
inclusions.
Les magnétites provenant des plutons felsiques (figure 24) aux alentours des
exsolution et très peu d’inclusions. Pour l’ensemble des magnétites de cette étude, il est
possible que cette porosité ne soit pas originale ou le produit de la diagenèse, mais bien le
4.4. Méthode
d'épaisseur. Les tranches sont ensuite brisées dans un concasseur à mâchoires en tungstène
pour produire des fragments de 2 cm à 5 mm. Le broyage subséquent est effectué à l’aide
d’un broyeur à disque en céramique. Il est suivi d'un tamisage; le refus du tamis est re-
broyé puis re-tamisé jusqu'à ce que la totalité de la roche soit passée à travers le tamis 650
μm. Il est important que la totalité de la roche soit broyée le plus fin possible. En effet, au
début du broyage, ce sont les minéraux les plus fragiles qui sont d'abord broyés (les
feldspaths et les micas par exemple). La séparation finale se fait par un aimant. Pour cela,
on choisit des granulométries de 650 à 250 μm. Ceci résulte d'un compromis. On a
évidemment avantage à travailler avec les granulométries les plus fines possible pour
polyminéraliques.
Il est possible que les constituants d’un sédiment proviennent de plus d’une source
et donc soient distribués préférentiellement au sein d’un même lit. De plus, la nature de la
source peut varier dans le temps, c’est-à-dire de la base au sommet de la formation. Afin de
tester la variabilité des sources potentielles des magnétites au sein d’une formation,
plusieurs échantillons ont été prélevés en divers points le long d’une coupe en essayant
d’avoir un échantillon dans tous les bancs de grès à un intervalle régulier. Ceci a été réalisé
sur la Formation de Magin. Ce protocole n’a pas été suivi pour la Formation de Keyano.
Pour cette formation, les échantillons ont aussi été récoltés tout le long d’une coupe (voir
113
chapitre I) en essayant d’avoir un échantillon dans tous les bancs de grès ayant un intervalle
régulier. Toutefois, la position stratigraphique des magnétites n’a pas été considérée lors de
leur analyse. Le but ici est de traiter ces magnétites globalement, puis de comparer les
résultats avec ceux de la Formation de Magin afin de déterminer s’il y a lieu ou non de
Une fois les magnétites extraites à l’aide d’un aimant, elles ont toutes été montées
sur un bloc d’époxy puis polies. Un total de 210 magnétites ont été analysées par LA-ICP-
MS. L’étude pétrographique de ces magnétites broyées révèle d’abord qu’il n’y a qu’une
seule famille texturale de magnétites pour l’ensemble des magnétites. Les grains analysés
ont été choisis en fonction de leur taille (>200 μm) et aussi de leur homogénéité apparente
(pour les exsolutions). Un nombre de 6 à 8 grains pour chacun des échantillons A1, A2, A3,
A4, A5, A6, A7 et A8 de grès de la Formation de Magin (figure 6, annexe 8.3) ont été
sélectionnés (soit un total de 50). Pour la Formation de Keyano, 30 magnétites ont été
sélectionnées dans les grès sur le long de toute la coupe. De plus, un claste riche en
magnétite provenant d’un lit de conglomérat interstratifié avec des lits de grès de chaque
formation a été analysé. Il a été choisi sur la base de sa représentativité de la population des
clastes présents dans ces lits de conglomérat. Chaque claste a été traité comme les
magnétites ont été analysées alors que 17 ont été analysés pour le claste de chert de la
114
quartzifère et cinq magnétites dans un claste de tonalite de type 1, issus des conglomérats
de la Formation de Keyano ont été choisies. Pour finir, 87 magnétites des plutons présents
aux alentours des formations ont aussi été sélectionnées. Au total, 207 magnétites ont été
4.4.3. LA-ICP-MS
électronique. Un grand ensemble d'éléments peut être déterminé avec des limites de
détection très basses. La liste des éléments chimiques analysés a été établie en prenant en
compte que chaque élément peut entrer dans la structure cristallographique de la magnétite,
tétraédrique et sur les coefficients de partitions (Dare et al., 2012). La liste qui suit
représente les isotopes qui sont analysés, car ils sont présents dans la magnétite à des
24 27 45 47 51 52 55
concentrations au-dessus des limites de détection : Mg, Al, Sc, Ti, V, Cr, Mn,
60
Ni, 66Zn, 75As, 59Co, 69,71Ga, 74Ge, 89Y, 90,92 Zr, 93Nb, 95Mo, 118Sn, 121Sb, 178Hf, 181Ta, 182W
208
et Pb. On tient compte des isotopes pour les interférences.
Un système d’ablation laser RESOlution M-50 (Excimer 193 nm) couplé à un ICP-
MS Agilent 7700x a été utilisé à l'UQAC pour déterminer les éléments en traces dans les
magnétites. Un faisceau d’une taille de 33 microns avec une vitesse de déplacement de 3,5
μm/s, ainsi qu’une fréquence laser de 15 Hz et une puissance de 5 mJ par impulsion ont été
paramétrés pour percer une ligne à travers les magnétites pendant une durée de 40
115
secondes. L’ablation est réalisée en utilisant de l'hélium de haute pureté qui est introduit
dans la cellule d'ablation au rythme de 650 ml/min. Un débit d'argon (0,7 à 0,9 ml/min) est
ensuite ajouté dans la cellule. Des matériaux de référence riches en fer sont nécessaires
pour calibrer l’ICP-MS. Pour l’analyse des oxydes de fer, le laboratoire de l’UQAC utilise
le verre synthétique GSE-1g développé par la U.S. Geological Survey. D’autres matériaux
de référence riche en fer sont aussi utilisés pour contrôler la qualité des analyses. Il s’agit
des verres synthétiques GSD-1g et GPB-6 développés par la U.S. Geological Survey et
des magnétites, le standard GSD est pris comme référence à la place de GSE afin d’avoir
une valeur plus réaliste, car le standard GSE ne contient que très peu de phosphore. Pour la
silice, la limite de détection est de 449 ppm, ce qui est trop haute pour la concentration
présente dans une magnétite avec le LA-ICP-MS. Il faudrait utiliser la microsonde pour
obtenir la valeur de la silice, mais étant donné la faible concentration de silice dans les
Par la suite, le protocole expérimental suivant a été réalisé. L’analyse d’un grain
dure 60 secondes et comporte deux étapes. Pendant les 20 premières secondes du temps
d’analyse, le laser ne fait pas d’ablation. Ces première secondes d’analyses ont été
considérées comme correspondant au bruit de fond, lié aux gaz. Ensuite, les 40 secondes
suivantes servent à l’analyse par ablation de la magnétite elle-même. Une ligne est percée à
la surface des grains afin d’obtenir la composition moyenne de tout le grain. Le calcul des
116
concentrations a été déterminé avec le logiciel Iolite (Hellstrom et al., 2008). Pour le
57
traitement des résultats, le Fe a été choisi comme moniteur d’ablation, car il peut être
être réalisées dans l’avenir par microsonde afin de venir ajuster les résultats des autres
éléments obtenus par le laser. Les analyses ont été réalisées sur plusieurs jours, impliquant
de légère variation dans les mesures de l’appareillage, et donc une faible variation de la
limite de détection.
4.5. Résultat
mauvais polissage). Dans la plupart des magnétites issues des grès de la Formation de
Magin, il y a des inclusions d’apatites (figure 26), révélées par des anomalies positives en
P, Ca et Y, ainsi que des inclusions de zircon (figure 27), révélées par de hautes
concentrations en Zr et Hf. Toutefois, dans les grès de la Formation de Keyano, seules les
zircon.
117
118
119
possèdent des inclusions d’apatites (figure 28). Seule la magnétite 7504-5 possède une
magnétite 7505-13 montre une inclusion d’apatite et seule la magnétite 7505-12 révèle une
inclusion de zircon. Les magnétites de magma mafique (Dare et al., 2012) et plutonique
(cette étude et Nadoll et al., 2012) montrent également des inclusions d'apatite. Bien que les
inclusions présentent une difficulté pour le traitement des données, leur présence ou leur
absence fournit également des informations utiles pouvant être employées pour distinguer
les groupes d’échantillons (Tracy, 1982; Razjigaeva et Naumova, 1992). Pour le traitement
subséquent des résultats et l’établissement des compositions moyennes des magnétites, les
Les magnétites provenant des grès des formations de Keyano et de Magin (tableau
l’hypothèse qu’il y a plusieurs populations de magnétite dans ces grès et qu’elles sont donc
issues de différentes sources. Toutes les magnétites sont appauvries en Ti par rapport aux
intrusions magmatiques (Dare et al., 2012) avec des teneurs <700 ppm. De fortes variations
sont observés pour le Cr, V, Al et Mn avec des basses teneurs <300 ppm et des hautes
teneurs >1500 ppm. Ni, Co et Mg sont appauvris dans ces magnétites avec des teneurs
<150 ppm.
120
mais possèdent toutefois des hautes teneurs en Al (450 ppm), Mn (400 à 800 ppm), Mg (50
à 300 ppm). Elles sont appauvries en Ti et Zn avec des teneurs <45 ppm. Elles ont des
teneurs moyennes de 500 ppm. Les magnétites possèdent de faibles concentrations en Cr,
magnétites riches en Cr, V et Mn avec des teneurs >1500 ppm. Elles sont appauvries en Ti
avec des teneurs <500 ppm et de hautes teneurs en Al de 800 ppm. Tous les autres éléments
(tableau 7) montre des magnétites pauvre en Ti (<350 ppm). Cependant les magnétites sont
riches en Mn (1300 ppm) et possèdent des teneurs moyennes en Cr et V (700 ppm). Tous
les autres éléments analysés sont en faibles concentration avec des teneurs <100 ppm.
121
des teneurs <300 ppm. La composition des magnétites montre un enrichissement en Cr, V
et Mg avec des teneurs moyennes de 1000 ppm. Mais certaines intrusions, tels que le
appauvries en Cr. Elles possèdent également de faibles teneurs (<100 ppm) en Ni, Co, Zn,
Ti, Mg, Ga et Al. Les éléments Ge, Ta, W Sn et Sc ne sont pas présents.
122
Tableau 7 : Tableau des éléments en ppm contenus dans les magnétites des grès des formations de Keyano et de Magin de
clastes de ces formations et de plutons de la Sous-province de La Grande obtenus par LA-ICP-MS. Les principales inclusions
ont été enlevées pour obtenir de réelles valeurs. Résultats complets aux annexes 8.8, 8.9 et 8.10.
Abréviation : Élmt : liste des éléments; LD : Limite de détection par LA-ICP-MS pour une taille du faisceau laser de 33 µm;
N : nombre total de magnétites analysées; Moy. : valeur moyenne; Min : valeur minimum; Max : valeur maximum; BIF :
formation de fer; Monzo-QZ : monzodiorite quartzifère)
Lithologie Grès - Keyano Grès - Magin Claste chert - Keyano Claste BIF - Magin Tonalite claste - Keyano Monzo-QZ claste- Keyano Pluton
(33µm) Ave min max Ave Min Max Ave Min Max Ave Min Max Ave Min Max Ave Min Max Ave Min Max
Si LD LD LD LD LD LD LD LD LD LD LD LD LD LD LD LD LD LD LD LD LD LD
P 8,0 - 13,0 26,5 LD 61,32 32,3 LD 51,8 LD LD LD 12,6 LD 16,7 LD LD LD LD LD LD 27,9 12,8 72,3
Pb 0,02 - 0,09 0,27 0,03 1,95 0,23 0,03 1,07 0,22 0,03 1,03 1,52 0,55 4,34 0,32 0,09 0,79 0,35 0,09 0,37 3,46 0,09 70,15
Al 0,64 - 1,32 581,0 272,3 1314,0 430,3 200,7 728,5 845,1 621,2 1262,9 460,2 187,6 1175,0 846,3 768,6 957,7 517,5 499,3 535,8 230,3 23,4 1752,0
Ge 0,16 - 0,22 0,98 0,73 1,29 1,12 0,61 2,28 1,08 0,92 1,21 2,07 1,74 2,63 0,99 0,86 1,22 0,65 0,60 0,71 0,69 LD 1,55
W 0,02 - 0,06 LD LD 0,07 0,05 LD 0,07 LD LD LD 0,45 0,11 1,81 LD LD LD LD LD LD 0,69 0,06 4,04
Sn 0,10 -0,14 0,19 0,13 0,46 0,22 0,13 0,37 0,27 LD 0,61 0,39 LD 2,34 0,20 LD 0,22 LD LD LD 0,90 LD 16,86
123
Lithologie Grès - Keyano Grès - Magin Claste chert - Keyano Claste BIF - Magin Tonalite 1 claste - Keyano Monzo-QZ claste- Keyano Pluton
Sc 0,14 - 0,16 0,50 LD 1,22 0,46 LD 1,04 0,26 LD 0,51 0,18 LD 0,24 2,07 1,58 2,81 0,46 0,42 0,50 0,43 LD 1,26
Cu 0,10 - 0,57 3,35 LD 49,28 0,74 LD 3,43 3,44 LD 24,09 6,68 LD 32,12 2,26 0,57 3,21 LD LD LD 3,03 LD 35,92
Ga 0,13 - 0,20 33,85 8,21 44,24 26,59 9,13 59,86 32,54 16,64 51,83 3,16 1,87 5,33 46,52 40,37 52,85 12,00 11,11 12,88 20,16 0,95 69,28
Mn 0,80 - 1,03 423,5 278,9 648,2 784,4 274,5 1519,9 542,0 261,2 1452,7 583,2 429,2 883,3 1662,1 1351,2 2032,3 1346,1 1330,8 1361,5 1132,5 743,1 1708,2
Mg 0,09 - 0,15 25,5 7,7 310,3 16,6 4,5 75,9 20,6 7,1 65,7 156,4 51,3 328,5 32,4 17,7 62,9 18,0 13,9 22,0 26,1 1,5 503,7
Ti 0,80 - 0,94 335,2 153,0 489,1 371,4 130,7 699,3 627,5 407,3 876,0 28,0 14,3 43,7 491,7 377,4 635,1 317,2 301,5 332,9 102,1 LD 374,5
Zn 0,36 - 0,86 146,6 15,6 318,3 189,2 49,8 473,8 140,2 37,1 260,6 39,8 28,0 54,4 179,1 134,1 246,7 106,5 87,5 125,4 120,8 3,1 812,5
Co 0,08 - 0,11 33,7 17,4 48,2 26,3 8,9 44,9 3,7 0,3 16,8 6,3 2,9 11,3 7,7 3,4 9,7 14,6 14,4 14,7 28,7 3,5 63,3
V 0,14 - 0,16 1740,1 827,8 2160,8 1348,8 141,8 2779,1 1331,0 1111,8 1508,9 12,8 10,0 17,1 1971,7 1783,4 2051,3 705,9 703,0 708,8 1186,9 340,8 2146,2
Ni 0,40 - 0,54 101,4 69,9 155,5 72,3 18,3 184,7 25,6 5,8 87,9 2,4 1,0 5,6 10,1 8,4 11,1 45,3 45,1 45,6 62,6 8,0 157,0
Cr 1,05 - 1,32 3384,8 1474,6 6723,3 3947,9 65,2 32047,0 82,7 31,2 275,9 5,2 1,1 18,9 1557,7 1402,3 1744,0 750,8 738,0 763,6 1896,5 LD 14965,0
124
magnétites suivant leurs contenues en TiO2, V2O3, MgO et Al2O3 (figure 29). Toutes les
magnétites des grès et des cailloux (chert et formation de fer) des formations de Keyano et
concentration du Ti dans toutes les magnétites. Cela concorde avec l’étude pétrographique
des conglomérats (voir le chapitre II) qui indique que ces deux formations ont une source
D’après Grigsby (1990), les grains de magnétites ayant pour source une roche
plutonique felsique sont dominées par des grains homogènes avec des teneurs <1 % de
TiO2, V2O3, MgO et Al2O3. De plus, toutes les magnétites provenant des clastes de tonalite,
exsolution, tel que le rapporte Grigsby (1990). Par contre, les magnétites provenant de
roches volcaniques felsiques, sont dominées par des grains polyminéraliques avec des
felsiques et peuvent excéder 1 % de TiO2. Or, d’après Dupuis et Beaudoin (2011), les
magnétites hydrothermales ont aussi une faible concentration en TiO2 et Al2O3 (<2 %) car
différencier les magnétites issues de fluides hydrothermaux qui peuvent donc aussi tomber
dans le champ felsique. Dupuis et Beaudoin (2011) ont essayé de créer des classifications
La faiblesse de la précédente étude est le filtre utilisé pour séparer les magnétites
hydrothermales des magnétites magmatiques. Étant donné que les échantillons récoltés
viennent de différents gisements, seules les magnétites avec un total d’éléments en traces
<2 % sont gardées pour la réalisation des diagrammes discriminant pour les magnétites
Les auteurs n’ont pas pris en compte que les roches provenant de sources
plutoniques/volcaniques felsiques ont aussi une teneur très faible (Grisgby, 1990).
n’existe pas encore de diagramme discriminant pour les magnétites issues de roche
plutonique ou volcanique felsique ou intermédiaire. Nous allons donc utiliser des spectres
continentale (Rudnick et Gao, 2003), allant du moins compatible au plus compatible avec la
structure de la magnétite (Dare et al., 2012), afin de faciliter l’interprétation des données et
donc d’identifier les sources possibles. La discrimination s’effectue sur les éléments les
plus compatibles avec la magnétite tel que le Cr, Ni, V, Co, Zn, Ti, Mg, Mn et Al, et à un
degré moindre avec Ga, Ge, Ta, W, Sc et Sn. Les éléments Si, Ca, Y, P, Pb, Zr, Hf, Nb, Cu
les compare avec celles de la Formation de Keyano, on remarque que les spectres des deux
formations (figure 30) ne diffèrent que légèrement. La Formation de Magin montre des
variations plus importantes en divers éléments, dont le Nb, Ta, Ga, V, Ni et Cr que celle de
la Formation de Keyano.
montrent quatre signatures distinctes (figure 31). Les signatures peuvent être interprétées en
fonction de quatre sources différentes. Une source semble riche en V et Cr (bleue), une
autre est appauvri en Cr mais riche en V et en Ni (verte), puis une autre semble fortement
les deux précédentes. La première source (bleue) est représentée par toutes les magnétites
analysées des échantillons 7504-A3, A5, A6 et A7, ainsi que la plupart des échantillons
7504-A1 et A2 soit 35 magnétites. La seconde source (verte) est représentée par les
troisième source (violette) est représentée par les magnétites 7504-A1-1, A1-4 et A2-3 (3
magnétites). La dernière source (rouge) est représentée par les spectres des magnétites
7504-A8-3, A8-4, A8-6 et par toutes les magnétites analysées de l’échantillon 7504-A4 (9
échantillons, nous pouvons ainsi établir la position stratigraphique des sources (figure 6).
La source 1 (bleue) est présente sur tout le long de la coupe. Elle représente la source
(verte) ne se situe qu’au centre de la formation. L’analyse lit par lit des magnétites de
Magin permet donc de distinguer une évolution temporelle des sources des magnétites. Une
telle étude n’a pas été effectuée pour la Formation de Keyano. De plus, les faibles écarts de
valeurs des éléments analysés pour la Formation de Keyano (figure 30) laissent entrevoir la
possibilité qu’une telle analyse n’aurait pu permettre de déterminer aussi aisément une telle
Par contre, si l’on compare les données de la Formation de Keyano avec les diverses
sources proposées pour la Formation de Magin, on note une forte concordance entre la
32). Ceci appuierait encore plus fortement l’existence d’une source commune pour une
Les spectres des 16 magnétites provenant du claste de chert sont comparés aux
spectres des 30 magnétites issues des grès de Keyano (figure 33). Les magnétites issus des
que le claste de chert. Nous déduisons donc que les magnétites des grès ne proviennent pas
composante plus mafique que le chert ferrugineux puisqu’elle est enrichie en Co, Ni et Cr.
distinctif (figure 34). Il est appauvris en Ti, Co, V, Ni et Cr. Ces éléments sont typiques
d’une source mafique. Hors le fluide responsable des formations de formation de fer est
l’eau de mer, qui lui est appauvri en ces éléments et enrichi en d’autres éléments
« mafiques » (Mg, Ca, etc.) provenant des minéraux solubles de l’altération des roches
ferromagnésiennes (Arora et al., 1995). Aucune magnétite issue des grès de Magin et de
Keyano ne possède un spectre appauvris autant que ce claste de formation de fer. Celui-ci
ne provient donc pas de la source principale des magnétites des grès de ces deux formations
Comme la taille des débris est en lien avec la distance de transport, la composante
mafique des magnétites des grès pourrait venir d’une source plus distale que celles des
pourrait aussi proposer que les roches plus mafiques ont été plus intensément affectées par
la météorisation chimique que les roches volcaniques felsiques. Dans un tel cas avec un
transport long, seuls les constituants mécaniquement et chimiquement résistants des roches
mafiques, comme la magnétite, se trouveraient présents dans les grès. Dans un contexte de
transport plus court, plus de sources mafiques sont présents dans les conglomérats (Mueller
et al, 1991). Dans les conglomérats, cela signifierait aussi une rareté relative des clastes
mafiques, ce qui est conforme aux observations de terrain. Les cherts ferrugineux et
difficile. Ceci pourrait donc expliquer la rareté relative de magnétite de cette source dans
les grès alors que des clastes de ces roches sont présents dans les conglomérats. Il serait
nécessaire d’avoir plus d’analyses de ce type de clastes pour vérifier la variation des
fer.
des grès des formations de Keyano et de Magin soit la même source que les cherts
ferrugineux et les formations de fer qui sont présents dans les conglomérats de ces deux
formations. Toutefois, les analyses chimiques des magnétites n’appuient pas cette
de la magnétite (chapitre précédent; Ishihara, 1977). Afin de vérifier si ces plutons aux
alentours des deux formations pourraient être la source recherchée, nous avons analysé des
magnétites extraites d’échantillons pris parmi divers plutons régionaux, de même que parmi
Pour compléter cette étude, il faudrait analyser un plus grand nombre de plutons dont, entre
magnétiques. Les roches intrusives sélectionnées sont (figure 2, annexe 8.11) : la Suite de
Bezier (Bandyayera et al., 2011), les Intrusions de Duncan (Goutier et al., 1998a), le
Complexe de Langelier (Goutier et al., 1998a, 1998b, 2000; Bandyayera et al., 2011,
(Goutier et al., 2002; Bandyayera et al., 2013), le Pluton de Fontay (Bandyayera et al.,
Nos données permettent d’observer que chaque pluton possède une signature
particulière, permettant de les différencier entre eux (figure 35). Ceci est donc
potentiellement interessant pour identifier la source. Ces plutons n’étant pas encore tous
datés, ceci limite la réflexion sur un choix basé sur leur âge. Toutefois, sur la base des
datations disponibles plusieurs plutons sont à écarter. Par exemple, la Suite de Bezier, les
intrusions de Duncan et le Pluton de Radisson sont possiblement plus jeunes que les
135
formations de Magin et de Keyano. Les plutons de Moly (2740 – 2710 Ma; Chapon, 2011)
et de Semonville (2746 ±5 Ma; Goutier et al., en préparation; David inédit 2013) seraient à
échantilloner. Malgré une certaine homogénéité des données, certains éléments ont une
grande variabilité dans les magnétites. C’est notamment le cas pour le Cr. Cet élément n’est
présent dans la magnétite qu’en fonction de la compétition avec d’autre phase minérale
possiblement présence d’autres oxydes tel que la chromite ou l’ilménite lors de première
Formation de Magin. En comparant en détail les spectres des plutons, il serait possible
(violet, figure 31) possède des magnétites riches en Cr. La Suite de Salleneuve semble elle
aussi posséder des magnétites riches en Cr. Cette suite ou une autre d’une même série
magmatique pourrait donc constituer une source possible pour ces magnétites riches en Cr.
Pluton de Nochet. Pour finir, la source 1 de Magin (bleu figure 31), qui est similaire à la
résulte d’une longue histoire magmatique possédant plusieurs épisodes, offrant une grande
figure 36. Ce nouveau spectre sert de spectre typique de plutons felsiques et intermédiaires
de La Grande pour les éléments en traces contenus dans la magnétite, et pourraient servir, à
l’avenir, comme une banque de données comparative à une étude de provenance. Les
spectres des magnétites issues de gisements de Fe-Ti-V et Fe-Ti-P de l’étude de Dare et al.
(accepté) sont été ajoutés à la figure 36 à titre comparatif. Les magnétites provenant de
ultramafiques. Les magnétites des gisements de Fe-Ti-P sont trouvées dans une unité
supérieure d’une intrusion mafique à ultramafique et sont donc évoluées. Les magnétites
issues de roches ultramafiques à intermédiaires sont enrichies en Al, Sc, Ta, Nb, Mg, Ti, V
intermédiaires, est la teneur en Ni et en Cr, plus haute dans les roches ultramafiques. Les
ultramafiques vont premièrement cristalliser des chromites qui vont assimiler le Cr dans
leur composition. Par la suite, les magnétites et les orthopyroxènes cristallisent et sont donc
intermédiaires du La Grande, qui sont très appauvris en Cr, les magnétites sont les seules
minéraux acceptant cet élément dans leur structure. Elles assimilent donc la totalité de Cr
présent dans le jus interstitiel, que peu d’autres minéraux peuvent prendre, permettant une
De nombreux plutons régionaux sont des tonalites, mais plusieurs plutons sont de
source la plus probable des magnétites des formations de Magin et de Keyano, des clastes
des conglomérats contenant des magnétites ont été recherchés, mais peu ont été trouvés.
Keyano, comprennent des magnétites assez grosses pour pouvoir les analyser au LA-ICP-
MS. Deux spectres multi-éléments des magnétites issues de ces deux clastes sont présentés
dans la figure 37. Ces deux spectres rentrent dans la zone de variation des plutons du La
Grande (figure 36). Ceci confirme le lien de parenté possible entre ces deux lithologies et
Les spectres de ces deux lithologies peuvent aussi être comparées avec les diverses
sources identifiées de la Formation de Magin (figure 31). Nous pouvons observer une
Formation de Magin (figure 33). Par contre, aucune ressemblance n’est possible avec la
tonalite de type 1.
140
L’échantillonage des magnétites contenues dans des cailloux des conglomérats des
formations de Magin et de Kayano est nettement insuffisant pour tirer des conclusions
fortes. Toutefois, l’examen pétrographique de nombreux cailloux montrent que peu d’entre
eux contiennent des magnétites. Afin d’avoir les nombreuses lamines riches en magnétite
observées dans les grès, on doit donc conclure que beaucoup de roches plutoniques pauvres
en magnétite ont été érodées. Ceci pourrait supporter l’existence de forts taux d’érosion
proposés à l’Archéen. Alternativement, il serait possible d’envisager une source avec des
plutons riches en magnétite, tel que les plutons au nord de la Sous-province de La Grande
qui possèdent de fortes anomalies magnétiques. Toutefois, aucun caillou d’une telle source
Tous les spectres de magnétites recueillies dans les deux formations sédimentaires
rentrent dans les zones de variations du spectre des plutons felsiques et intermédiaires
(figure 35 et 36). Les sources principales des deux formations sont donc des plutons
Singoyi et al. (2006), Dupuis et Beaudoin (2011) et Nadoll et al. (2012 et 2014) ont
travaillé sur les magnétites hydrothermales. Les premiers auteurs ont cherché à réaliser une
rationnelle des diagrammes de Dupuis et Beaudoin (2011) fait appel à une suite logique
dans la détermination de la source du gîte. Dans notre étude (figure 38), seuls les deux
diagrammes pertinents sont utilisés (Dupuis et Beaudoin, 2011). Nous remarquons dans le
diagramme Sn/Ga versus Al/Co (figure 38A) que les magnétites des plutons et des grès
tombent dans le champ des IOCG (Iron Oxide Copper Gold), alors que celle issues du
fragment de formation de fer tombent dans le champ des VHMS (Volcanic High Massive
Sulfide). Sur le diagramme Ca+Al+Mn versus Ti+V (figure 38B), les magnétites des
plutons et des grès chevauchent les champs des IOCG, des IOA (Kiruna, gisement riche en
apatite) et des porphyres. Dans le diagramme Ni/(Cr+Mn) versus Ti+V (figure 38C), les
magnétites de cette étude tombent en dehors des champs définis par l’étude de Dupuis et
Beaudoin (2011). La raison pourrait être l’absence d’un champ de plutons felsiques et
Dupuis et Beaudoin (2011) n’est définie que par trois échantillons de magnétites. Il y aurait
donc lieu d’élargir cette zone avec les magnétites des formations de fer archéennes de type
Algoma de la Formation de Magin. Cependant, si les oxydes sont pré- syn- ou post-
143
martitisation, ils auront des teneurs très différentes en éléments en traces (Angerer et al.,
2013). En effet, lors de la transition de magnétite à hématite, les éléments en traces sont
tardif, grâce à un fluide minéralisateur, tel que des magnétites issus de gisements (Dupuis et
Beaudoin, 2012), permet de regagner une certaine quantité d’éléments en traces. Ceci aurait
Les différents facteurs contrôlant la mise en place des éléments des magnétites sont : 1) la
cristallise; 2) la compétition avec les autres minéraux cristallisant en même temps que la
refroidissement (Whalen et Chappel, 1988; Frost et Lindsley, 1991; Ghiorso et Sack, 1991;
Nadoll et al., 2012, 2014; Mollo et al., 2013; Dare et al., 2014). De plus, ces éléments sont
plus ou moins immobiles lors de leur remobilisation par des fluides conduisant à des
gisements hydrothermaux (Nadoll et al., 2014). Le Ni semble plus soluble que le Cr dans
les fluides hydrothermaux (Dare et al., 2014). C’est grâce à l’ensemble de ces processus
Sur le diagramme (figure 38D) présentant le Ti vs Ni/Cr (Dare et al., 2014), nous
majorité des magnétites sont d’origine « magmatique » bien que quelques échantillons
(Razjigaeva et Naumova, 1992; Gregory, 2006; Méric, 2011; Potvin-Doucet, 2012; Martin-
Tanguay, 2012; Dare et al., 2014), nous proposons de modifier le diagramme original afin
4.8. Conclusion
Le but du présent chapitre était d’utiliser la géochimie des magnétites présentes dans
les grès afin de bonifier l’identification des sources de ces sédiments. L’hypothèse
magnétites contenus dans les lits de conglomérats interstratifiés avec les grès, comme les
Grigsby (1990), l’ensemble des magnétites des grès proviennent de roches plutoniques ou
volcaniques felsiques ce qui est confirmé par la géochimie, en utilisant les spectres multi-
éléments des éléments en traces contenus dans les magnétites (Dare et al., 2012). Plusieurs
Magin et de Keyano. Les analyses de magnétites provenant de ces plutons suggèrent que la
source commune la plus probable pour ces deux formations est celle du Complexe de
vers le sommet de la Formation de Magin et une hétérogénéité des données des magnétites
dernier ou par d’autres plutons. L’utilisation des travaux récents de Dare et al. (2014)
confirment que les magnétites ne sont pas d’origine hydrothermale mais bien d’une source
magmatique felsique ou intermédiaire. Une partie des résultats découle d’un nombre limité
morphologie d’inclusions dans les magnétites et les ilménites. Il peut ainsi discriminer des
sources felsiques et mafiques. De telles inclusions n’ont pas été notées dans les magnétites
147
étudiées. Par contre, d’autres inclusions sont présentes. Il y a donc lieu de s’interroger s’il
serait possible d’utiliser les inclusions d’apatites pour préciser la source des magnétites ?
Une revue rapide de la littérature indique que cette hypothèse mériterait plus d’attention
puisque les gîtes porphyriques ne contiennent que très peu, voir pas d’apatite, contrairement
au gîte gîtes de fer ± apatite (IOA) et gîtes à oxydes de fer cuivre-or (IOCG), selon
Williams (2010), alors que les granites en renferment souvent (Bea, 1996).
148
CHAPITRE V
Les objectifs des chapitres précédents étaient de tester diverses méthodes pour
faisant, des diagrammes destinés à l’origine à identifier des degrés de météorisation, des
environnements de dépôts et des environnements tectoniques ont été utilisés afin de vérifier
paléogéographique et géodynamique ainsi identifié n’a pas été examiné de façon critique.
même que leur géochimie, indique que les compositions des sédiments étudiés ont été
diagenèse, métamorphisme).
permettent de le distinguer des faciès adjacents (Walker et James, 1992). Ce sont des
éléments acquis lors des processus de transport et de sédimentation. L’analyse des divers
L’analyse de faciès des trois formations à l’étude expose les caractéristiques de sédiments
transport et une sédimentation en traction. Un tel écoulement est typique des systèmes
alluviaux à rivière tressée à barres de gravier et de sable (Miall 1978, 1985, 1986 et 1992).
ne peut donc pas présumer que toute la Formation de Keyano soit de type Timiskaming. Il
pourrait s’agir dans ce cas d’une rivière se déversant dans un grand bassin. Dans l’Archéen,
de grandes plaines tressées (figure 39; Krapez et Barley, 1987). Les cônes alluviaux sont
caractérisés par une forte pente, souvent associés à des failles actives. Plus en aval, se
développent des rivières en tresses sur une pente plus douce typique des plaines tressées à
réseau de chenaux sinueux. Ce type de sédimentation est caractérisé par un transport d’une
Goutier et al., 2010) typiques des ceintures de roches vertes archéennes et souvent mis en
place en marge de failles actives, ou déposée en contacts discordants avec des roches
sédiments des trois formations à l’étude favorisent un dépôt généralement en fin d’un cycle
Donaldson, 1992). En cela, elles se comparent à diverses autres dépôts archéens du sud de
l’Abitibi, incluant des dépôts post orogénique comme la Formation de Duparquet (Mueller
et al., 1991), le bassin de Lalla Rookh du craton de Pilbara en Australie (Krapez et Barley,
Sud (environ 3,0 Ga; Eriksson, 1978). Ce type de sédimentation semble donc présent à
différents endroits au cours du Mésoarchéen et du Néoarchéen et est donc parmi l’une des
et al., 1998).
Les lithologies des clastes des conglomérats donnent également des informations
sur l’environnement du bassin. Pour les trois formations à l’étude, les nombreux clastes de
couverture volcanique des arcs magmatiques afin d’alimenter des bassins sédimentaires
volcanique avec activité hydrothermale (confirmé par le diagramme de la figure 38A) riche
en fer à proximité. Une telle source à l’Archéen est présumée découler de la circulation de
sédimentation se serait faite en milieu subcontinental à haute énergie avec une faible
profondeur d’eau et une atmosphère réductrice riche en CO2 (Young, 1991; Trendall, 2002).
151
Les autres clastes de basaltes, pyroxénites et komatiites indiquent des sources mafiques
météorisation. Elles permettent une variabilité de composition pour chaque bassin et sont
facilement érodables.
sur le terrain la source d’origine est mince. Comme discuté dans la section 3.3.8, les
cailloux de roches mafiques sont facilement altérables car ils sont mécaniquement et
chimiquement peu résistants, d’autant plus avec le climat agressif de l’Archéen et la haute
énergie des courants fluviatiles. Les problèmes majeurs des formations de Brune, de
Cependant les plutons tonalitiques sont plus résistants. Malgré l’intense érosion qui s’est
produite jusqu’à aujourd’hui, on pourrait espérer retrouver la base des plutons sources.
Cependant, il faudra présumer d’une même homogénéité de la base au sommet d’un pluton
Grande, certaines parties des plutons sont plus riches en magnétite et donc possiblement
avec des séquences plus vieilles et contemporaines aux sédiments. Ils pourraient s’agir de
sources des formations à l’étude. De façon générale, les compositions rapportées pour les
sédiments des trois formations à l’étude s’accordent donc bien avec les résultats connus
al., 1983; Thurston et Chivers, 1990; Legault et Hattori, 1994). Le fort degré de
recristallisation des grès des trois formations à l’étude a grandement limité leur analyse
pétrographique. Ces études pétrographiques ont été suppléées en partie par des analyses
schistes verts supérieurs au faciès inférieur des amphibolites n’a pas permis non plus de
procéder à une étude du cortège de minéraux lourds présents dans les grès de ces trois
en grande partie les conclusions des études pétrographiques des conglomérats et des grès.
d’Al que les deux autres formations. On remarque également que les grès de cette
formation sont plus riches en La, Zr et Yb que les formations de Keyano et Magin. Une
tonalite syn-volcanique est plus riche en plagioclase calcique, avec un ratio La/Yb faible, et
une faible concentration de Sr (Hart et al., 2004). Une formation syn-volcanique est plus
proche de la surface, plus proche de la source (tonalitique) et donc plus riche en Y et en Zr.
On peut donc poser l’hypothèse que la Formation de Brune est liée à une plus grande
que les formations de Keyano et de Magin sont liées à des tonalites syntectonique, plus
riche en plagioclase sodique, avec un ratio La/Yb élevé et une forte concentration en Sr.
153
154
entre deux sources et (2) qu’il n’y avait aucun ajout ou perte en éléments chimiques lors de
processus post-dépôt, il serait possible de quantifier les proportions relatives de ces deux
sources dans la composition des sédiments (Sawyer, 1986; Argast et Donnolly, 1987).
Toutefois, dans les formations à l’étude, notre étude lithogéochimique a plutôt démontré
qu’il y un mélange d’au moins trois sources : mafique (basalte), ultramafique (komatiite) et
différents types de tonalite. De plus, un examen détaillé des spectres de terres rares suggère
une certaine mobilité de ces éléments par un processus post-dépôts qu’il n’est pas possible
ici d’identifier.
Les spectres des terres rares varient en fonction du type de roches. Un haut ratio
La/Yb, un enrichissement en quartz dans les grès et de basses valeurs en Ti, Sc, Ni est
des terrains archéens (O’Nions et Pankhurst, 1978; Jahn et Sun, 1979; McLennan et al.,
1984; Corcoran et Mueller, 2002). Mais, pour les volcanites mafiques archéennes, il y a un
bas ratio de La/Yb, montrant un spectre des terres rares plat (Sun et Nesbitt, 1978). Les
données des terres rares des sédiments archéennes (figure 40) sont compatibles avec un
mélange d’une suite bimodale entre un pôle riche en volcanites mafiques à ultramafiques et
Condie et Wronkiewicz, 1990; Barker et Peterman, 1974; Barker et Arth, 1976; Barker et
al., 1981).
155
Diverses études (Yang et al., 2002; Bea, 1996) ont démontrée que le spectre général
des terres rares de plusieurs roches était contrôlé par la présence de quelques minéraux
seulement, lesquels sont souvent présents en infimes parties dans la roche. Ceci parce que
les minéraux du bâti renferment peu d’éléments des terres rares, lesquels peuvent être
principalement concentrées plutôt dans ces minéraux en traces. De faibles variations de ces
minéraux peuvent donc produire des patrons multi-éléments très différents. Or, pour les
faciès des schistes verts et des amphibolites, il n’a pas été possible de séparer le cortège
complet des minéraux lourds de ces roches. De plus, même si cela avait été possible, il
aurait fallu alors déterminer si les processus post-dépôt auraient pu modifier le rapport
initial du minéral lourd d’origine. En conséquence, nous concluons qu’il est donc
impossible de réaliser une quantification précise des diverses sources ayant contribuées à la
Magin. Malgré l’impossibilité de quantifier les diverses sources, la conclusion générale que
la composition générale des sédiments de ces formations résulte d’un mélange dominé par
formations de fer. L’étude des éléments en traces des magnétites (voir le chapitre IV) a
permis d’identifier les plutons felsiques et intermédiaires comme étant la principale source
des magnétites, écartant ainsi les sources de formation de fer proximales comme source
unités felsiques à proximité des formations ont permis la contribution de ces plutons aux
que très peu de conglomérat. Divers environnements tectoniques ont été proposés pour ces
types de sédiments, parmi lesquels les plus communs sont les bassins associés à des failles
et des bassins associés à des nappes de chevauchements (piggy back basin; Eriksson, 1978;
Dans les deux types de bassin, la présence de failles actives qui bordent le bassin
la source commune aux différents bassins où se seraient déposées les formations à l’étude.
l’élargissement du bassin, ainsi que les principales influences allogéniques sur les diverses
plus de variations de sources de tonalites dans le spectre des terres rares des grès. Ceci
pourrait être interprété comme reflétant une source diversifiée répartie sur une aire
géographique plus grande. Il serait alors normal de conclure que cette formation se situerait
environnement de plaine alluviale tressée (figure 39). A l’opposé, une moins grande
diversité des sources, comme la Formation de Magin, pourrait refléter une position en
amont plus proche d’une source unique et donc aussi un environnement plus typique de la
marge d’un cône alluvial (figure 39). Le peu de donnée sur la Formation de Brune ne
158
permet pas de lui appliquer une même analyse. Cependant, elle semble présenter des clastes
reflétant un faible nombre de sources distinctes au sein des lits de conglomérats (tonalites et
pyroxénite). Cette formation proviendrait donc d’un bassin possiblement isolé de celui des
tectonique de bassins sédimentaires (Dickinson, 1985; Bhatia, 1983, 1985; Bhatia et Crook
1986). Les caractéristiques des terres rares des terrains fortement métamorphisés sont
préservées sauf si le métamorphisme fut assez fort pour réaliser de la fusion (Taylor et al.,
1986). Bhatia (1985) a réalisé des diagrammes de spectres d’éléments des terres rares de
grès en fonction des environnements tectoniques. Nous pouvons comparer les grès des trois
formations de l’étude avec l’étude de Bhatia (1985). Nous observons, sur les figures 41 A)
et B), que les spectres des grès ne correspondent à aucun spectre typique selon Bhatia
(1985) des figures 41 D) et E), suivant la normalisation aux chondrites ou au PAAS (Post
Archean Australian Shale). Les spectres des terres rares de la Formation de Brune
possèdent des spectres similaires avec le type Andin, et ceux de la Formation de Keyano
avec le type des arc volcaniques continentaux, mais à des concentrations différentes.
L’ensemble des spectres des terres rares de cette étude possède des concentrations plus
faibles en terres rares lourdes que les spectres de l’étude tectonique de Bhatia (1985). Ceci
de Minto et de La Grande, puisque les spectres types de Bhatia (1985) sont issus de roches
récentes (Bhatia, 1983) et ne sont donc pas conçus pour des modèles archéens.
159
accessoires permettant différentes variations. Si ce n’est pas la nature des roches qui est en
cause, cela peut être dû à la normalisation. Une nouvelle normalisation au shale archéen est
croûte à l’Archéen ne sont pas les mêmes que ceux post-archéen (Taylor et Mclennan, 1981
et 1985). Les shales archéens vont représenter la valeur moyenne d’altération d’une grande
surface, plus significatif des processus et du fractionnement archéen. McLennan (1984) ont
comparé la composition chimique de la moyenne des PAAS avec la moyenne des shales
archéens. Les shales archéens sont enrichis en Na, Ca, Mg, Fe, Cr, Ni et appauvris en Si, K,
terres rares et en grands éléments lithophiles (LIL). Ceci est dû à la composante bimodale
croûte, puisque les granites potassiques sont tardifs et encore non érodés.
160
161
Afin de vérifier l’utilisation des données de Bhatia (1985) pour les roches
archéennes, les grès à l’étude ainsi, que les données de Bhatia (1985) sont normalisés au
shale archéen (figure 41C et 41F). Aucun spectre des grès des trois formations à l’étude ne
correspondent avec les spectres des terres rares des échantillons de Bhatia (1985). Les
sédiments de l’étude de Bhatia ne sont pas utilisables pour caractériser les paramètres
tectoniques de l’Archéen. Avec la normalisation au shale archéen, la pente des terres rares
légères des trois formations est plus importante que pour le PAAS. La Formation de Brune
possède une anomalie fortement négative en Eu, la Formation de Magin a une faible
faiblement positive en Eu, suivant le spectre des terres rares. La nouvelle normalisation
sédiments basé sur la géochimie comme ceux de Taylor et McLennan (1985) et de Bhatia
déterminer les limites des environnements tectoniques; 2) les sédiments utilisés sont
présumés être représentatifs d’un environnement tectonique ce qui pourrait ne pas être
toujours le cas, surtout pour les échantillons anciens. Pearce et Cann (1973) ont montré la
complexité associée à discriminer des paramètres tectoniques de roches ignées sur la base
de signatures d’éléments en traces. Dans le cas des roches archéennes, cela ne peut qu’être
exacerbé puisqu’il n’y a toujours pas de consensus sur la nature précise de la tectonique
archéenne (Kerrich et Polat 2006; Bédard et al., 2013). Une part importante des éléments
utilisés pour déterminer l’environnement tectonique peuvent être concentrés dans quelques
162
minéraux seulement. Dans des grès, un faible apport ou réduction de minéraux lourds
pourraient donc fortement influencer le spectre des terres rares. Enfin, la composition des
sédiments reflète en général un mélange de source qui peut avoir des compositions
de leur évolution tectonique relative. Ainsi, un point intéressant à étudier est l’anomalie
d’Eu dans les sédiments. Les études de Wildeman et Haskin (1973) et de Wildeman et
Condie (1976) affirment que les sédiments archéens sont significativement enrichis en Eu
par rapport au PAAS. Nous le confirmons dans cette étude sauf pour la Formation de Brune
qui ne possède pas cet enrichissement. Présentement, le seul type de sédiment important qui
possède une faible ou une absence d’anomalie en Eu sont les sédiments volcanogènes
déposés dans les environnements d’arcs insulaires (Nance et Taylor, 1977; Bhatia, 1981).
Ceci a aussi été proposé pour des sédiments archéens (Corcoran et Mueller, 2002). Une
Taylor, 1977) ou peut être d’une activité hydrothermale volcanogène (Bavinton et Taylor,
1980). Boak et al. (1982) a aussi décrit une suite métamorphisée de roches sédimentaires
archéennes venant de l’Ouest du Groenland interprétée comme un arc volcanique, avec une
des dernières croûtes supérieures archéennes et post archéennes a eu lieu par fusion
les formations à l’étude pourraient provenir d’un contexte d’arc insulaire tardif, permettant
Les travaux réalisés dans la présente étude suggèrent une certaine prépondérance
des dépôts fluviatiles de cône delta et de plaines tressées en domaine continental. De plus,
la Formation d’Apple (Paquette, 1998) se trouve à une distance relativement proche des
formations à l’étude. Or, cette formation est une unité riche en arénite quartzitique ce qui
rend compte d’un début de cratonisation permettant une épaisseur suffisante de croûte pour
supporter un bassin sédimentaire (Pickett, 2002; Mueller et al., 2005; Mueller et Pickett,
2005). Bien que l’analyse individuelle de chacune des trois formations ne permette pas de
documenter un environnement tectonique précis pour celle-ci, l’ensemble des données pour
les trois formations permet de supporter un contexte d’arc magmatique formé possiblement
sur une croûte continentale stable en formation. Compte tenu de l’âge des formations
s’étalant de 2,8 à 2,7 Ga, ceci supporterait un processus de cratonisation actif dès le début
al. (2005) qui suggère également une apparition de croûte continentale antérieure à 2,7 Ga.
164
5.3. Paléoclimat
al., 2013) et une abondante charge sédimentaire partait dans les rivières (Eriksson et al.,
2004). Les systèmes de plaine tressée du Précambrien devaient certainement être plus
larges avec un fort taux de ruissellement et peu de chenaux stables que leurs analogues du
(Krapez er Barley, 1987). L’étouffement de systèmes alluviaux dans les ceintures de roches
vertes archéennes par un ajout rapide et considérable de sédiments était commun, et les
dépôts de flux de débris hyperconcentrés et d’inondation sur de larges zones en sont des
conséquences (Corcoran et al., 1999). Elles sont principalement dues aux glissements de
terrains liés aux tremblements tectoniques et aux pluies torrentielles efficaces en l’absence
de racines de végétaux.
Les dépôts sédimentaires archéens et leurs roches sources sont très affectés par les
conditions d’intense érosion liées au climat. De hautes températures et une forte humidité
en lien avec une abondance de gaz à effet de serre, tels que le dioxyde de carbone et le
méthane, ainsi que l’absence de végétaux devaient provoquer une intense érosion chimique
et mécanique des minéraux facilement altérables et des clastes instables des roches
(Corcoran et Mueller, 2005). On doit donc présumer que des minéraux argileux auraient été
produits venant soit de l’altération des feldspaths des plutons felsiques (kaolinite), soit de
l’érosion de roches volcaniques mafiques (smectites). Ces argiles auraient été évacuées
165
jusqu’à la mer ou jusqu’à un bassin plus large, comme le bassin de Keyano (figure 39) dont
les autres formations possédant des niveaux riches en sillimanite pourraient représenter le
phénomène d’enrichissement en quartz dans les grès en résulterait, lequel serait amplifié
par un transport en traction avec un tri hydraulique efficace. L’étude d’altération (section
3.3.8) par le diagramme d’Ohta et Arai (2007) supporte une météorisation commune aux
une intensité faible de météorisation à la source, laquelle pourrait aussi être réduite par le
dans les grès provenance de tonalites pauvres en magnétite supporte une importante
rocheuse.
Bien que la présente étude ne permette pas de contribuer à nos connaissances sur le
climat archéen prévalant spécifiquement dans la région à l’étude, les données et leur
traitement confirment les modèles généraux proposés, à savoir que l’altération par le climat
des roches à la source est un processus majeur influençant la composition des roches. En
érodé puisque les grès comportent de nombreuses lamines de magnétites, impliquant donc
une forte érosion par le climat. On pourrait expliquer la présence des magnétites par une
source tonalitique éloignée, ayant subie une forte météorisation dû à un plus long transport.
Les magnétites ont été transportées par un réseau fluviatile à forte énergie. Les fragments
166
de tonalites des conglomérats proviendraient d’une source plus proximale. Compte tenu du
sur une croûte continentale en formation, il est probable que l’atmosphère générale devait
être riche en gaz volcanique favorable à une météorisation importante. Dans le contexte
tectonique proposé, le transport devait être rapide et court entre la source et l’enfouissement
des sédiments, expliquant le faible degré de météorisation des roches étudiées sur les
diagrammes géochimiques.
167
CHAPITRE VI
DISCUSSION ET CONCLUSION
Dans le présent chapitre, nous feront un retour critique sur les objectifs du présent
mémoire. Nous poserons un regard plus critique sur quels outils sont les plus utiles pour
déformées et au faciès supérieur des schistes verts supérieurs au faciès inférieur des
terrain (faille, discordance, contact entre formation) étaient, pour l’instant, les seuls outils
province de La Grande.
des fins de corrélations de ces trois formations. L’analyse sédimentologique est très
intéressante pour comprendre la mise en place des formations, mais elle ne permet pas de
confirmer ou d’infirmer les corrélations entre ces formations. De plus, elle est très
168
sections déformées, bien que cela n’ait pas été tenté dans la présente étude.
conventionnelle des grès et des clastes des conglomérats pour les formations de Brune, de
des amphibolites, limite grandement l’interprétation pour les grès. En effet, en regardant
l’ensemble des minéraux des grès des formations de Brune, de Keyano et de Magin, nous
notre étude a permis de lister les minéraux porteurs des éléments chimiques. Mais seule,
cette liste n’est pas utile. L’étude du cortège de minéraux lourds aurait été utile pour
compléter une étude pétrographique conventionnelle. Elle aurait permis aussi de mieux
corréler ou séparer les différentes formations sédimentaires. Mais, dans le cas présent,
l’analyse pétrographique a révélé que plusieurs d’entre eux sont de petite taille (p. ex., les
zircons), avec une empreinte métamorphique (p. ex., les grenats) ou identifiable avec une
certaine difficulté en plus d’être en très faible abondance pour être extrait aisément (p. ex.,
les allanites). La seule exception est la magnétite qui s’est révélée un outil potentiellement
intéressant (voir plus loin). La pétrographie des clastes des conglomérats s’est avérée un
outil nettement plus intéressant que la pétrographie des grès. Leur grande taille permet une
direct des sources d’origine et constituent donc un outil plus fiable pour identifier les
169
reliques actuelles de ces sources. L’étude de la composition des conglomérats permet aussi
de valider la composition originale des grès puisqu’ils ont des sources communes.
moustaches, les diagrammes binaires, ainsi que les diagrammes de ratio d’éléments
méthodes nous conduisent à écarter la Formation de Brune des deux autres. L’analyse
caractériser chaque formation géochimiquement et ainsi de voir à quel point elles sont
d’observer les liens entre les formations. La liste des minéraux réalisée lors de l’étude
pétrographique devient alors très utile pour comprendre la chimie des grès puisque chaque
porteur d’éléments est identifié. Les spectres des terres rares des grès montrent que chaque
formation possède une signature caractéristique. Cette méthode semble être aussi
discriminante et moins coûteuse pour établir rapidement des corrélations entre des
formations archéennes. Cependant, les spectres peuvent être influencés par peu de
minéraux accessoires tels que l’allanite ou le grenat. Il faut donc les utiliser avec
précaution. En comparant le contenu en terres rares des grès avec celle des clastes, il est
ou la météorisation à la source (altération) ont été testés dans le but de discriminer les
formations. Ces diagrammes ne permettent pas une discrimination assez fine pour réaliser
170
des corrélations. Cependant, ils se sont révélés intéressant pour confirmer la présence d’une
composante intermédiaire dans les grès, que l’on ne retrouve que très peu dans les
conglomérats. Ils ont aussi permis de préciser un degré général d’altération des roches et
archéens des formations de Magin et de Keyano à l’aide des éléments en traces contenus
dans les magnétites qui s’y trouvent sous forme de lamines. Pour les formations de Magin
et de Keyano, les clastes riches en oxyde de fer dans les conglomérats ne sont pas les
sources des magnétites. Les spectres multi-éléments des magnétites révèlent que les sources
principales sont les plutons felsiques et intermédiaires aux alentours des formations. Une
des sources les plus probables semble le Complexe de Langelier qui a subi une longue
histoire magmatique dans la région. L’étude des magnétites s’est donc révélée avoir un
diagrammes géochimiques du chapitre III. Il y a donc eu une analyse critique des données
des deux premiers chapitres pour valider ou infirmer les modèles proposés. Bien que le but
contexte géologique des formations étudiées. Ces formations sont similaires à d’autres
delta opérant dans un bassin bordés de failles actives, possiblement un bassin en baïonnette
171
tectoniquement actif. Le contexte tectonique précis s’est aussi avéré difficile à préciser,
mais le contexte général d’arc magmatique sur une croûte continentale relativement stable
semble réaliste. Il en est de même pour le climat. Bien que le climat soit sans doute un
processus majeur affectant la composition des sédiments, le transport court en aurait limité
est différente des deux autres. Cette étude supporte que les formations de Keyano (Aky5) et
fluviatile tressé. Bien que le contexte tectonique général pour la Formation de Brune puisse
être le même, cette formation se serait déposé dans un bassin isolé des deux formations
précédentes. Il est possible aussi que ce bassin ait été bordé d’un plus grand nombre
d’intrusions syn-volcaniques.
Les datations U-Pb sont les meilleurs outils à l’Archéen, mais elles restent
dispendieuses. Les outils de corrélation les plus fiables d’après la présente étude sont donc
les outils géochimiques. Les spectres des éléments des terres rares dans les grès, couplés à
une analyse d’un ou de plusieurs minéraux lourds, sont les plus discriminants et les
meilleurs pour préciser la composition de sources. Les éléments des terres rares peuvent
être facilement influencés par l’abondance relative d’un petits nombre de minéraux lourds.
Il y a donc lieu d’être critique dans l’interprétation des diagrammes avec ces éléments. Une
analyse statistique est également une des plus grandes aides pour quantifier objectivement
172
une différence entre des formations. Elle devient très intéressante si elle est couplée avec la
liste des minéraux (porteurs des éléments). Cependant, cette étude souffre d’un manque
d’échantillon de grès pour confirmer les résultats de l’analyse statistique et l’utilisation des
spectres de terres rares de chaque formation. Pour qu’une analyse statistique soit juste, nous
devrions avoir un plus grand nombre d’échantillons que de variables (48 éléments).
La pétrographie des clastes couplée à leur lithogéochimie peut être très utile pour
identifier des sources, mais une telle étude prendrait énormément de temps sur le terrain.
De plus, si le but d’échantillonner des clastes est d’identifier des sources existantes, il faut
tenir compte que depuis la formation des conglomérats, il est possible que ces sources
n’existent peut être plus. C’est surement le cas pour les roches mafiques qui sont très
pourrait faire en sorte d’une persistance de ces clastes malgré la forte météorisation comme
provenance. Mais, seuls, ils n’ont pas une finesse de résolution permettant de séparer ou de
regrouper aisément les formations étudiées. Ils ne constituent donc pas de bons outils de
corrélation.
173
Cette étude révèle que l’analyse en composantes principales (ACP) est un outil de
corrélation très intéressant de par son objectivité et sa significativité. Elle fait ressortir un
questionner sur le contrôle véritable de ces éléments dans le contexte archéen, pouvant
également modifier d’autres diagrammes, tels que ceux de Pearce et Cann (1973).
débat sur la corrélation possible entre les ceintures de l’Ontario et du Québec (Percival et
al., 2006). On pourrait également utiliser l’ACP au sein d’une sous-province, tel que le La
Grande ou entre les bassins de différentes sous-provinces telles que le Pontiac et l’Abitibi.
Doyon (2004) a tenté d’utiliser une ANOVA pour différencier quatre sous-provinces. Ce
test de variance est réalisé sur l’ensemble des bassins, mais il ne montre pas quel ou
lesquels bassins diffèrent car une seule population est présumée. Il serait préférable de faire
une analyse en composantes principales intergroupe, suivie d’une ANOVA pour identifier à
quel point une paire de bassin est différente d’une autre. Afin d’affiner la présente étude,
plus d’échantillons de grès devraient être prélevés pour chaque bassin. Trente échantillons
mafiques (p. ex., komatiites), ou de groupes d’intrusions prédéfinies afin d’identifier une
Ressources naturelles (printemps 2014) pourrait contribuer à une telle étude de corrélation.
plupart des sédiments (Yang et al., 2009). Pour l’étude d’un minéral lourd, la position
stratigraphique devra être prise en compte pour obtenir différentes signatures de sources.
présumée des magnétites des grès était les clastes de cherts ferrugineux et de formation de
fer présents dans le conglomérat de chaque formation. Il a été démontré sur la base des
éléments en traces contenus dans la magnétite que cette hypothèse est fausse. Les véritables
sources sont plutôt les plutons felsiques ou intermédiaires. Les études récentes sur des
dans la région d’étude, si la source existe encore. Pour cela, il faudrait augmenter la banque
de données de magnétites des plutons régionaux, ainsi que des clastes des conglomérats.
Ceci permettrait de préciser les variations en éléments pour un type de pluton ou un type de
claste. Les plutons de Moly et l’Intrusion de Semonville devront être pris en compte, ainsi
175
de nombreux évènements magmatiques. Une signature des magnétites pour chacun d’eux
pourrait nous informer de quelle époque viennent les magnétites issues de ce complexe.
Dans le cadre du présent mémoire, il n’a pas été possible de documenter la chimie
minérale de tous les minéraux lourds observés. De nouvelles études de minéraux (ex.
sources. En cas d’un grand nombre de molybdénites dans les grès, il serait intéressant de
voir le lien avec les intrusions de Moly et de Semonville. L’allanite et l’apatite semblent de
bons candidats puisque ces minéraux lourds permettraient la réalisation de datations telle
que Pb/U sur apatite (Dill, 1994; Sano et al., 1999; Chew et al., 2011; Li et al., 2012), ou
Une partie, non abordée par cette étude, est la signature géochimique (surtout des
terres rares) des clastes qui pourrait être comparée avec la nouvelle banque de données
géochimie d’une tonalite à une autre n’est pas extrêmement variante. Il faudrait une valeur
176
rapport d’élément typique, pour établir une forte corrélation. Une étude de provenance des
plutons régionaux pourrait se diriger vers le secteur Nord du La Grande car de nombreux
plutons riches en magnétites, plus vieux ou contemporains aux formations s’y trouvent.
177
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8. ANNEXES
204
205
206
8.4. Liste des codes des minéraux et des textures utilisés par le MRN.
Minéraux Textures
AM – Amphibole AM – Amygdalaire
AP – Apatite FO - Foliée
BO – Biotite GF – Grain fin
CL – Chlorite GG – Grain grossier
EP – Epidote GM – Grain moyen
FK – Feldspath potassique GP - Graphique
GR – Grenat GR - Grenue
HB – Hornblende MA - Massif
MG - Magnétite MX - Mélanocrate
MO – Molybdénite RU - Rubanée
MV - Muscovite YZ – Tectonite en L/S
PG - Plagioclase
PX - Pyroxène
PY - Pyrite
QZ - Quartz
TC – Talc
TM - Trémolite
ZC – Zircon
207
8.5. Analyses lithogéochimiques des grès des formations de Brune, de Keyano et de Magin (oxydes en % poids, éléments
en traces en ppm) réalisées par ICP-AES et ICP-MS (voir section 3.2). Source : SIGEOM. LD = limite de détection.
Keyano Al2O3 CaO Cr2O3 Fe2O3t K2O MgO MnO Na2O P2O5 SiO2 TiO2 PAF Total Ba Co Cs Cu Ga Hf Mo Nb Ni Pb Rb
7505 B1 16,67 2,15 0,01 4,48 3,60 1,66 0,05 4,49 0,12 65,39 0,39 0,70 99,01 1574 8,8 17,4 3,5 19,2 2,4 0,1 4,2 41,0 3,0 175,7
7505 B2 14,81 2,91 0,02 3,76 1,75 1,92 0,06 4,00 0,10 69,59 0,31 0,60 99,22 508 12,3 3,2 4,3 16,9 3,3 0,1 4,8 40,0 2,9 58,6
7505 B3 14,36 3,44 0,02 5,51 1,56 1,88 0,06 3,71 0,13 68,12 0,37 0,70 99,16 481 13,4 2,7 23,0 15,9 3,2 0,7 4,4 57,0 4,8 46,2
7505 B4 14,40 4,12 0,02 4,03 0,93 1,59 0,07 3,85 0,09 69,82 0,31 0,70 99,22 325 10,6 1,5 27,1 16,0 2,2 1,1 3,1 48,0 3,4 25,2
7505 B5 14,23 2,84 0,01 2,85 1,30 1,28 0,04 4,27 0,07 72,13 0,23 0,60 99,25 550 8,9 5,2 1,4 15,4 2,2 0,1 2,5 32,0 3,2 45,4
7505 B6 13,94 2,79 0,01 3,61 1,39 1,20 0,03 4,12 0,09 71,79 0,24 0,60 99,21 359 9,0 9,1 39,3 16,1 3,7 0,3 3,5 27,0 3,3 52,5
7506 B 15,10 3,05 0,02 4,69 1,85 2,09 0,05 4,20 0,11 67,22 0,40 1,00 98,77 585 12,0 10,0 4,2 18,9 3,7 0,1 4,4 50,0 2,3 138,8
Magin Al2O3 CaO Cr2O3 Fe2O3t K2O MgO MnO Na2O P2O5 SiO2 TiO2 PAF Total Ba Co Cs Cu Ga Hf Mo Nb Ni Pb Rb
7504 A1 14,06 1,87 0,01 2,97 2,65 0,72 0,04 3,73 0,09 72,34 0,31 1,00 98,79 838 7,5 3,1 1,9 16,0 2,4 1,5 3,5 32,0 5,4 68,1
7504 A2 15,22 3,16 0,02 5,63 2,17 0,72 0,04 3,67 0,15 67,52 0,51 0,90 98,81 790 13,7 5,6 32,9 18,4 4,6 0,9 4,9 32,0 6,3 67,2
7504 A3 15,42 2,43 0,01 3,37 2,63 0,73 0,03 4,26 0,18 69,66 0,29 0,80 99,00 981 7,2 4,6 6,2 16,5 1,9 0,8 2,5 22,0 4,6 62,1
7504 A4 13,69 0,89 0,01 22,40 3,53 0,95 0,24 1,13 0,11 55,38 0,30 1,20 98,63 870 21,5 4,8 38,8 17,3 2,8 0,3 2,7 32,0 2,3 69,4
7504 A5 14,71 3,10 0,02 7,79 2,09 1,25 0,07 3,96 0,15 64,29 0,49 0,70 97,92 862 13,0 3,9 33,0 20,0 2,9 0,5 3,8 34,0 15,0 60,0
7504 A6 14,45 3,23 0,02 10,33 1,97 1,72 0,09 3,66 0,22 62,36 0,67 0,73 98,72 571 19,0 5,0 20,0 22,0 4,0 0,5 5,1 39,0 15,0 64,0
7504 A7 15,52 3,40 0,02 8,40 2,94 2,05 0,06 4,06 0,21 62,64 0,60 1,12 99,90 931 17,0 5,1 24,0 21,0 3,6 0,5 5,2 29,0 19,0 88,0
7503 A 14,23 2,62 0,02 5,98 2,01 1,31 0,06 4,06 0,14 68,00 0,40 1,00 98,82 725 11,5 3,2 27,2 17,0 3,1 1,6 4,8 29,0 4,8 56,6
Brune Al2O3 CaO Cr2O3 Fe2O3 t K2O MgO MnO Na2O P2O5 SiO2 TiO2 PAF Total Ba Co Cs Cu Ga Hf Mo Nb Ni Pb Rb
1054 B1 13,14 4,65 0,01 5,58 1,70 2,57 0,13 2,41 0,07 68,54 0,38 0,70 99,18 224 18,7 2,9 21,9 16,2 2,4 5,3 4,9 47,0 2,6 52,7
1054 B2 12,59 2,76 0,01 2,33 1,31 0,86 0,06 3,57 0,03 75,36 0,16 0,90 99,03 157 6,5 1,4 2,4 15,2 2,2 5,0 3,8 22,0 3,4 40,4
1054 B3 13,32 4,35 0,01 7,24 2,55 2,22 0,12 1,44 0,08 66,34 0,48 1,70 98,15 431 22,8 3,4 46,7 14,7 2,8 3,1 4,8 51,0 3,5 93,7
1054 B4 10,58 4,41 0,01 3,36 1,41 1,70 0,11 0,89 0,05 75,95 0,20 1,30 98,66 175 10,4 3,1 34,5 10,7 2,9 7,1 4,2 30,0 3,4 58,2
1054 B5 10,49 4,18 0,01 3,43 1,47 1,57 0,11 1,06 0,03 74,07 0,21 1,50 96,62 180 10,0 3,2 45,0 14,0 1,9 7,0 3,1 25,0 14,0 63,0
LD 0,01 0,01 0,01 0,01 0,01 0,01 0,01 0,01 0,01 0,01 0,01 0,1 5 0,2 0,1 0,1 0,5 0,1 0,1 0,1 1,0 0,1 0,1
208
Keyano Sc Sr Ta Th U V W Y Zn Zr La Ce Pr Nd Sm Eu Gd Tb Dy Ho Er Tm Yb Lu
7505 B1 8 573 < 0,1 5,8 1,3 67 0,3 6,7 49 74,0 17,80 31,70 4,35 16,40 2,69 0,86 1,92 0,25 1,18 0,25 0,78 0,11 0,57 0,10
7505 B2 7 509 < 0,1 5,0 1,2 59 0,3 5,8 43 119,3 18,10 40,70 4,28 16,50 2,15 0,61 1,78 0,16 1,20 0,24 0,55 0,08 0,52 0,07
7505 B3 8 507 < 0,1 5,6 1,3 71 0,3 8,0 40 120,6 13,00 24,10 2,93 12,10 1,86 0,58 1,24 0,20 1,27 0,20 1,03 0,09 0,78 0,12
7505 B4 8 479 < 0,1 3,7 1,1 58 0,3 7,8 28 77,0 5,70 12,10 1,58 5,60 1,24 0,52 1,63 0,22 1,10 0,31 0,91 0,11 0,72 0,10
7505 B5 6 501 < 0,1 3,4 0,8 31 0,6 5,2 33 66,2 19,40 38,40 4,58 16,80 2,25 0,66 1,63 0,18 1,14 0,21 0,48 0,07 0,45 0,07
7505 B6 6 574 < 0,1 6,9 4,6 46 0,6 4,8 35 95,6 19,70 37,60 4,39 15,90 2,50 0,61 1,57 0,19 0,97 0,19 0,62 0,07 0,57 0,07
7506 B 9 639 < 0,1 4,5 0,5 76 0,3 6,6 51 117,1 12,80 28,00 3,10 11,10 1,80 0,59 1,34 0,21 1,35 0,24 0,66 0,12 0,60 0,10
Magin Sc Sr Ta Th U V W Y Zn Zr La Ce Pr Nd Sm Eu Gd Tb Dy Ho Er Tm Yb Lu
7504 A1 6 533 < 0,1 9,2 1,7 55 1,5 6,6 24 87,4 34,70 66,90 7,15 25,90 3,67 0,94 2,02 0,27 1,40 0,27 0,69 0,11 0,68 0,10
7504 A2 11 844 0,5 8,8 1,3 113 0,9 12,4 53 133,0 52,20 98,70 11,16 42,40 5,86 1,32 4,21 0,45 2,17 0,38 1,35 0,14 0,96 0,18
7504 A3 6 779 < 0,1 6,3 1,2 42 1,2 6,7 35 80,8 23,10 42,10 4,76 17,00 2,81 0,80 2,12 0,24 1,27 0,23 0,58 0,09 0,73 0,09
7504 A4 6 190 < 0,1 4,5 1,5 41 2,8 6,3 113 84,2 19,20 35,40 4,15 12,20 2,13 0,52 1,89 0,21 0,91 0,15 0,50 0,08 0,70 0,07
7504 A5 9 603 < 0,1 8,3 2,6 124 1,3 9,4 51 110,0 38,30 71,90 7,76 28,80 4,50 0,99 3,04 0,35 1,73 0,32 0,85 0,12 0,81 0,14
7504 A6 10 544 < 0,1 11,2 2,2 190 0,9 11,4 78 150,0 64,90 113,00 12,50 44,30 6,50 1,35 3,79 0,46 2,26 0,41 1,14 0,17 1,09 0,17
7504 A7 11 638 0,6 10,0 2,8 161 < 0,5 11,7 78 134,0 34,50 68,70 7,86 29,80 4,88 1,13 3,39 0,44 2,18 0,41 1,14 0,16 1,05 0,16
7503 A 9 502 < 0,1 9,8 1,5 87 0,8 8,6 43 96,8 36,20 67,00 7,52 26,50 4,21 1,03 2,58 0,35 1,65 0,31 0,89 0,14 0,82 0,14
Brune Sc Sr Ta Th U V W Y Zn Zr La Ce Pr Nd Sm Eu Gd Tb Dy Ho Er Tm Yb Lu
1054 B1 12 157 0,5 5,1 1,5 94 1,4 15,5 57 83,7 18,00 35,50 3,99 14,10 2,72 0,62 2,94 0,46 2,85 0,53 1,58 0,27 1,58 0,23
1054 B2 5 168 0,6 5,1 1,2 33 < 0,5 10,6 19 64,5 12,20 23,10 2,73 8,50 1,80 0,34 1,71 0,30 1,91 0,41 1,19 0,19 1,27 0,18
1054 B3 12 188 < 0,1 5,5 1,4 92 < 0,5 12,6 66 98,6 16,20 33,20 3,61 14,10 2,38 0,61 2,24 0,36 1,88 0,47 1,23 0,19 1,24 0,17
1054 B4 5 108 0,6 5,3 3,9 40 0,8 14,7 37 73,1 13,10 26,70 3,04 12,50 2,27 0,39 2,10 0,34 2,49 0,50 1,60 0,22 1,54 0,23
1054 B5 6 109 0,5 6,3 3,7 45 < 0,5 14,3 14 64,0 13,70 26,90 3,06 11,10 2,32 0,39 2,14 0,36 2,21 0,46 1,40 0,22 1,55 0,26
LD 1 1 0,1 0,2 0,1 8 0,5 0,1 1 0,1 0,10 0,10 0,02 0,30 0,05 0,02 0,10 0,01 0,10 0,02 0,03 0,01 0,10 0,01
209
8.6. Analyses des clastes de conglomérats des formations de Brune, de Keyano et de Magin (oxydes en % poids, éléments
en traces en ppm) réalisées par ICP-AES et ICP-MS (voir section 3.2). Source : SIGEOM. LD = limite de détection.
Lithologie Keyano Al2O3 CaO Cr2O3 Fe2O3t K2O MgO MnO Na2O P2O5 SiO2 TiO2 PAF Total Ba Co Cs Cu Ga Hf Mo Nb Ni Pb
Tonalite 1 7505C 14,29 3,37 < 0.01 0,69 0,30 0,19 0,01 4,69 0,02 76,81 0,05 0,31 100,40 185 1,0 0,3 12,0 16,0 1,0 <1 1,1 17,0 12,0
Tonalite 2 7505D 16,67 3,87 < 0,01 4,50 1,84 1,72 0,05 4,52 0,17 65,12 0,45 0,80 98,90 573 10,0 3,1 9,0 18,0 3,0 <1 2,0 31,0 13,0
Tonalite 3 7505E 14,42 2,60 < 0.01 2,11 0,81 0,57 0,03 5,20 0,01 72,18 0,21 0,40 98,13 548 3,0 1,1 14,0 16,0 2,4 <1 1,1 9,0 22,0
Monzodiorite quartzifère 7505F 14,81 3,07 < 0,01 4,02 2,07 1,59 0,05 3,92 0,15 68,98 0,38 0,76 99,05 923 8,0 3,2 4,0 17,0 3,5 <1 6,9 26,0 23,0
chert ferrugineux 7505G 2,83 1,62 < 0,01 27,47 0,35 1,15 0,10 0,54 0,23 64,92 0,12 0,78 99,33 86 18,0 1,0 424,0 19,0 0,3 3,0 0,4 43,0 18,0
Amphibolite de Gabbro 7505H 8,25 10,54 0,26 8,91 0,60 12,84 0,28 1,72 0,14 53,04 0,45 1,36 97,03 88 37,0 0,4 <1 12,0 1,4 <1 3,4 218,0 5,0
Amphibolite de pyroxénite 7505J 4,83 11,64 0,37 10,65 0,41 16,09 0,36 0,47 < 0.01 53,47 0,09 1,69 98,38 35 77,0 0,5 16,0 9,0 0,3 10,0 1,0 1760,0 3,0
Lithologie Magin Al2O3 CaO Cr2O3 Fe2O3t K2O MgO MnO Na2O P2O5 SiO2 TiO2 PAF Total Ba Co Cs Cu Ga Hf Mo Nb Ni Pb
Tonalite 1 7504C 12,83 1,18 < 0.01 1,01 2,58 0,16 0,01 4,86 < 0.01 74,67 0,06 1,16 97,36 351 1,0 0,8 24,0 15,0 2,0 2,0 5,1 5,0 67,0
Tonalite 2 7504D 15,58 3,11 < 0.01 3,67 1,39 1,18 0,05 4,84 0,12 68,88 0,35 1,34 99,17 528 6,0 4,4 49,0 22,0 3,0 <1 3,1 10,0 18,0
Tonalite 3 7504E 14,79 3,08 < 0,01 4,24 1,87 1,58 0,06 4,07 0,16 68,74 0,41 1,34 99,00 562 8,0 4,5 5,0 18,0 3,9 2,0 5,9 22,0 17,0
Amphibolite d'ultramafique 7504F 0,91 10,11 0,26 8,65 0,04 21,58 0,31 0,12 < 0.01 56,27 0,02 2,36 98,26 5 67,0 0,2 16,0 3,0 < 0.1 3,0 0,3 1720,0 3,0
Formation de fer 7504G 0,52 1,00 < 0.01 48,89 0,04 0,22 0,05 0,04 0,24 49,34 0,04 -0,59 100,38 15 13,0 0,2 97,0 4,0 0,2 1,0 0.2 17,0 3,0
Basalte 7504H 14,29 8,92 0,03 10,23 1,35 4,13 0,21 2,42 0,15 54,71 0,81 2,67 97,25 226 29,0 2,2 7,0 17,0 1,9 <1 3,1 66,0 9,0
Lithologie Brune Al2O3 CaO Cr2O3 Fe2O3t K2O MgO MnO Na2O P2O5 SiO2 TiO2 PAF Total Ba Co Cs Cu Ga Hf Mo Nb Ni Pb
Tonalite 1 1054C 12,81 2,25 < 0.01 1,46 2,01 0,41 0,03 3,69 0,02 74,00 0,03 1,31 96,70 138 4,0 1,1 16,0 16,0 1,3 1,0 0,4 17,0 18,0
Tonalite 2 1054D 13,59 1,96 < 0.01 1,97 2,40 0,36 0,03 3,25 0,03 75,95 0,14 1,28 99,68 219 4,0 1,5 4,0 16,0 2,6 <1 3,3 9,0 20,0
Tonalite 3 1054E 12,82 2,42 < 0.01 1,13 0,87 0,31 0,03 4,70 0,02 76,78 0,05 1,18 99,13 79 3,0 0,5 11,0 14,0 2,3 1,0 2,2 10,0 20,0
Amphibolite de pyroxénite 1054F 11,04 12,45 0,25 20,95 1,08 8,96 0,53 1,04 0,19 41,72 1,55 1,13 99,76 68 82,0 0,5 29,0 23,0 2,2 <1 8,2 360,0 6,0
LD 0,01 0,01 0,01 0,01 0,01 0,01 0,01 0,01 0,01 0,01 0,01 0,1 5 0,2 0,1 1,0 0,5 0,1 1,0 0,1 1,0 0,1
210
Keyano Rb Sc Sr Ta Th U V W Y Zn Zr La Ce Pr Nd Sm Eu Gd Tb Dy Ho Er Tm Yb Lu
7505C 5 1 581 0,2 1,2 0,8 9 0,9 1,8 8 27,0 3,60 12,60 0,92 3,61 0,71 0,42 0,51 0,08 0,39 0,07 0,18 0,02 0,16 0,03
7505D 51 6 593 0,3 5,8 1,6 72 < 0.5 5,6 44 117,0 18,70 39,00 4,79 17,90 3,11 0,85 1,70 0,23 1,14 0,21 0,56 0,08 0,51 0,09
7505E 17 2 546 0,2 4,2 1,4 26 1,0 1,9 24 77,0 8,25 16,80 1,67 5,90 0,94 0,42 0,60 0,07 0,35 0,07 0,19 0,03 0,20 0,04
7505F 53 6 540 0,9 14,7 3,6 60 < 0.5 9,4 46 130,0 38,20 71,80 7,87 28,60 4,20 0,85 2,81 0,36 1,84 0,35 0,96 0,15 1,01 0,17
7505G 11 5 57 < 0,1 0,8 0,4 261 0,6 18,3 164 11,0 5,44 11,50 1,52 6,33 1,75 0,50 1,97 0,39 2,63 0,61 1,83 0,32 2,24 0,36
7505H 14 45 147 0,4 0,6 1,8 160 < 0.5 13,7 97 52,0 5,64 12,80 1,66 7,28 1,83 0,67 2,14 0,38 2,47 0,51 1,44 0,22 1,46 0,24
7505J 11 9 11 < 0,1 < 0,2 < 0,1 109 < 0.5 7,5 86 11,0 1,77 4,49 0,69 3,37 0,95 0,81 0,90 0,16 1,00 0,22 0,73 0,13 0,90 0,14
Keyano Rb Sc Sr Ta Th U V W Y Zn Zr La Ce Pr Nd Sm Eu Gd Tb Dy Ho Er Tm Yb Lu
7504C 31 2 505 1,2 9,1 4,6 11 < 0.5 8,7 9 63,0 7,95 16,30 2,04 8,31 1,93 0,34 1,53 0,23 1,40 0,27 0,82 0,14 1,04 0,18
7504D 38 6 753 0,4 5,3 1,6 57 < 0.5 6,6 39 104,0 20,40 39,90 4,58 17,30 2,82 0,68 1,85 0,24 1,19 0,22 0,60 0,09 0,60 0,11
7504E 56 6 589 0,7 14,6 2,5 61 < 0.5 9,5 52 137,0 38,10 72,50 7,95 28,40 4,54 1,00 2,94 0,37 1,85 0,33 0,92 0,14 0,95 0,14
7504F <1 4 11 < 0,1 < 0,2 0,5 21 < 0.5 2,2 125 6,0 1,03 1,67 0,17 0,79 0,27 0,11 0,28 0,05 0,33 0,07 0,25 0,04 0,30 0,06
7504G 2 <1 16 < 0,1 < 0,2 0,3 37 < 0.5 6,7 28 8,0 3,17 5,93 0,72 2,93 0,66 0,26 0,80 0,12 0,83 0,18 0,57 0,08 0,58 0,10
7504H 32 28 360 0,2 1,7 0,5 203 < 0.5 16,1 76 78,0 12,10 26,80 3,36 14,00 2,93 0,92 2,73 0,44 2,76 0,58 1,63 0,25 1,73 0,28
Keyano Rb Sc Sr Ta Th U V W Y Zn Zr La Ce Pr Nd Sm Eu Gd Tb Dy Ho Er Tm Yb Lu
1054C 34 1 170 < 0,1 2,3 1,6 10 < 0.5 7,0 20 27,0 5,88 10,80 1,15 4,26 0,87 0,23 0,90 0,16 1,07 0,24 0,69 0,11 0,76 0,13
1054D 43 3 161 0,2 10,9 1,4 15 < 0.5 7,2 28 85,0 18,90 35,40 3,70 12,60 2,28 0,29 1,85 0,26 1,34 0,23 0,61 0,09 0,60 0,11
1054E 23 2 160 0,3 1,2 1,5 11 < 0.5 9,2 15 56,0 8,61 15,50 1,63 5,62 1,17 0,28 1,19 0,21 1,35 0,29 0,92 0,15 1,03 0,18
1054F 9 29 14 0,5 0,7 2,7 356 1,7 25,9 170 86,0 5,94 15,70 2,28 11,90 3,59 1,01 4,39 0,77 4,32 0,84 2,47 0,37 2,36 0,37
LD 1 1 1 0,1 0,2 0,1 8 0,5 0,1 1 0,1 0,10 0,10 0,02 0,30 0,05 0,02 0,10 0,01 0,10 0,02 0,03 0,01 0,10 0,01
211
8.7. Matrice de corrélation des éléments chimiques des analyses lithogéochimiques des grès des formations de Brune,
de Keyano et de Magin.
SiO2 Al2O3 Fe2O3t MgO CaO Na2O K2O TiO2 P2O5 MnO Cr2O3 Ni Sc Ba Co Cs Ga Hf Nb Rb Sr
SiO2 1,00 -0,50 -0,87 -0,12 0,40 0,00 -0,66 -0,66 -0,64 -0,49 -0,49 -0,24 -0,46 -0,55 -0,72 -0,25 -0,70 -0,36 -0,21 -0,33 -0,21
Al2O3 1,00 0,09 -0,07 -0,43 0,80 0,44 0,51 0,68 -0,43 0,63 0,23 0,35 0,75 0,00 0,51 0,75 0,30 0,15 0,41 0,83
t
Fe2O3 1,00 -0,03 -0,42 -0,37 0,55 0,35 0,34 0,79 0,15 0,05 0,17 0,27 0,73 0,01 0,36 0,24 0,01 0,09 -0,15
MgO 1,00 0,64 -0,18 -0,13 0,31 -0,04 0,20 0,27 0,68 0,56 -0,26 0,49 0,05 0,04 0,09 0,54 0,23 -0,30
CaO 1,00 -0,29 -0,61 0,07 -0,26 -0,03 0,07 0,37 0,40 -0,64 0,15 -0,36 -0,33 -0,07 0,30 -0,27 -0,33
Na2O 1,00 -0,05 0,22 0,46 -0,80 0,48 0,03 0,06 0,42 -0,45 0,32 0,56 0,18 0,04 0,10 0,81
K2O 1,00 0,39 0,45 0,28 0,04 -0,11 0,18 0,83 0,35 0,49 0,43 0,12 0,13 0,67 0,19
TiO2 1,00 0,81 -0,02 0,76 0,31 0,81 0,40 0,62 0,16 0,79 0,62 0,67 0,31 0,44
P2O5 1,00 -0,19 0,63 0,01 0,44 0,60 0,30 0,20 0,81 0,52 0,35 0,20 0,71
MnO 1,00 -0,24 0,10 0,06 -0,16 0,68 -0,22 -0,15 -0,13 -0,07 -0,04 -0,68
Cr2O3 1,00 0,53 0,63 0,27 0,36 0,10 0,67 0,63 0,50 0,07 0,62
Ni 1,00 0,52 -0,09 0,42 0,06 0,10 0,13 0,33 0,17 -0,02
Sc 1,00 0,12 0,67 0,05 0,49 0,44 0,70 0,23 0,19
Ba 1,00 -0,01 0,65 0,59 0,12 0,03 0,65 0,58
Co 1,00 -0,12 0,30 0,38 0,46 0,11 -0,25
Cs 1,00 0,39 0,21 0,08 0,84 0,37
Ga 1,00 0,49 0,36 0,36 0,62
Hf 1,00 0,67 0,20 0,45
Nb 1,00 0,30 0,08
Rb 1,00 0,20
Sr 1,00
212
Th U V Zr Y La Ce Pr Nd Sm Eu Gd Tb Dy Ho Er Tm Yb Lu Cu Pb Zn
SiO2 -0,26 0,20 -0,54 -0,51 0,12 -0,39 -0,37 -0,39 -0,36 -0,37 -0,45 -0,35 -0,16 0,15 0,24 0,24 0,23 0,24 0,26 -0,19 -0,26 -0,91
Al2O3 0,20 -0,50 0,34 0,46 -0,56 0,30 0,30 0,33 0,35 0,28 0,57 0,14 -0,18 -0,46 -0,54 -0,56 -0,61 -0,72 -0,65 -0,45 0,01 0,28
t
Fe2O3 0,13 -0,02 0,28 0,27 -0,01 0,26 0,24 0,25 0,19 0,22 0,17 0,24 0,12 -0,09 -0,17 -0,14 -0,11 -0,04 -0,12 0,37 0,16 0,89
MgO -0,19 -0,01 0,33 0,22 0,37 -0,26 -0,24 -0,25 -0,22 -0,17 -0,17 -0,03 0,20 0,35 0,39 0,37 0,43 0,32 0,29 0,13 0,06 0,20
CaO -0,17 0,20 0,17 -0,01 0,66 -0,24 -0,23 -0,25 -0,19 -0,14 -0,24 0,11 0,39 0,61 0,69 0,71 0,64 0,64 0,63 0,38 0,13 -0,30
Na2O 0,20 -0,36 0,18 0,29 -0,61 0,22 0,22 0,24 0,26 0,19 0,43 -0,03 -0,27 -0,42 -0,50 -0,53 -0,58 -0,69 -0,58 -0,63 0,02 -0,23
K2O 0,34 -0,10 0,24 0,18 -0,09 0,33 0,33 0,35 0,32 0,35 0,42 0,28 0,14 -0,11 -0,15 -0,22 -0,14 -0,18 -0,17 -0,07 0,15 0,64
TiO2 0,66 -0,10 0,96 0,83 0,23 0,72 0,72 0,73 0,74 0,76 0,81 0,73 0,60 0,31 0,21 0,17 0,09 0,01 0,11 0,13 0,57 0,60
P2O5 0,66 -0,08 0,75 0,76 -0,12 0,70 0,69 0,71 0,71 0,71 0,82 0,57 0,30 -0,01 -0,17 -0,18 -0,28 -0,29 -0,21 -0,08 0,52 0,52
MnO -0,21 0,08 -0,02 -0,15 0,32 -0,13 -0,15 -0,16 -0,21 -0,14 -0,29 0,05 0,16 0,18 0,20 0,21 0,32 0,39 0,24 0,51 -0,04 0,63
Cr2O3 0,36 -0,21 0,67 0,81 -0,17 0,44 0,47 0,47 0,52 0,44 0,61 0,36 0,13 -0,09 -0,20 -0,14 -0,32 -0,38 -0,27 0,05 0,29 0,33
Ni -0,32 -0,44 0,19 0,28 -0,02 -0,25 -0,25 -0,25 -0,22 -0,26 -0,11 -0,22 -0,13 -0,09 -0,05 0,06 -0,02 -0,10 -0,12 0,02 -0,27 0,17
Sc 0,32 -0,23 0,74 0,58 0,42 0,37 0,39 0,39 0,42 0,45 0,51 0,60 0,62 0,45 0,41 0,38 0,35 0,22 0,28 0,24 0,26 0,45
Ba 0,34 -0,23 0,24 0,21 -0,38 0,37 0,37 0,40 0,40 0,38 0,58 0,23 -0,04 -0,34 -0,41 -0,44 -0,44 -0,52 -0,42 -0,31 0,15 0,37
Co 0,16 -0,04 0,56 0,48 0,38 0,27 0,27 0,27 0,25 0,29 0,22 0,43 0,45 0,32 0,29 0,27 0,29 0,28 0,21 0,49 0,21 0,84
Cs 0,03 0,01 0,05 0,05 -0,33 0,05 0,04 0,09 0,09 0,08 0,21 -0,05 -0,17 -0,29 -0,32 -0,30 -0,28 -0,41 -0,30 -0,24 -0,10 0,18
Ga 0,54 -0,21 0,75 0,69 -0,19 0,63 0,63 0,64 0,63 0,63 0,74 0,51 0,26 -0,06 -0,20 -0,26 -0,25 -0,36 -0,25 -0,20 0,51 0,51
Hf 0,52 0,16 0,61 0,86 0,07 0,61 0,63 0,64 0,65 0,61 0,59 0,51 0,31 0,15 0,01 0,10 -0,09 -0,12 0,00 0,17 0,24 0,45
Nb 0,50 0,02 0,70 0,69 0,47 0,44 0,46 0,46 0,49 0,51 0,47 0,54 0,59 0,55 0,49 0,50 0,43 0,30 0,40 0,06 0,26 0,32
Rb 0,10 -0,12 0,18 0,14 -0,07 0,07 0,07 0,10 0,10 0,12 0,22 0,04 0,03 -0,07 -0,06 -0,11 -0,01 -0,17 -0,07 -0,23 0,01 0,31
Sr 0,39 -0,23 0,34 0,54 -0,48 0,47 0,48 0,50 0,53 0,45 0,67 0,25 -0,10 -0,35 -0,48 -0,46 -0,61 -0,66 -0,51 -0,35 0,17 0,01
213
SiO2 Al2O3 Fe2O3t MgO CaO Na2O K2O TiO2 P2O5 MnO Cr2O3 Ni Sc Ba Co Cs Ga Hf Nb Rb Sr
Th -0,26 0,20 0,13 -0,19 -0,17 0,20 0,34 0,66 0,66 -0,21 0,36 -0,32 0,32 0,34 0,16 0,03 0,54 0,52 0,50 0,10 0,39
U 0,20 -0,50 -0,02 -0,01 0,20 -0,36 -0,10 -0,10 -0,08 0,08 -0,21 -0,44 -0,23 -0,23 -0,04 0,01 -0,21 0,16 0,02 -0,12 -0,23
V -0,54 0,34 0,28 0,33 0,17 0,18 0,24 0,96 0,75 -0,02 0,67 0,19 0,74 0,24 0,56 0,05 0,75 0,61 0,70 0,18 0,34
Zr -0,51 0,46 0,27 0,22 -0,01 0,29 0,18 0,83 0,76 -0,15 0,81 0,28 0,58 0,21 0,48 0,05 0,69 0,86 0,69 0,14 0,54
Y 0,12 -0,56 -0,01 0,37 0,66 -0,61 -0,09 0,23 -0,12 0,32 -0,17 -0,02 0,42 -0,38 0,38 -0,33 -0,19 0,07 0,47 -0,07 -0,48
La -0,39 0,30 0,26 -0,26 -0,24 0,22 0,33 0,72 0,70 -0,13 0,44 -0,25 0,37 0,37 0,27 0,05 0,63 0,61 0,44 0,07 0,47
Ce -0,37 0,30 0,24 -0,24 -0,23 0,22 0,33 0,72 0,69 -0,15 0,47 -0,25 0,39 0,37 0,27 0,04 0,63 0,63 0,46 0,07 0,48
Pr -0,39 0,33 0,25 -0,25 -0,25 0,24 0,35 0,73 0,71 -0,16 0,47 -0,25 0,39 0,40 0,27 0,09 0,64 0,64 0,46 0,10 0,50
Nd -0,36 0,35 0,19 -0,22 -0,19 0,26 0,32 0,74 0,71 -0,21 0,52 -0,22 0,42 0,40 0,25 0,09 0,63 0,65 0,49 0,10 0,53
Sm -0,37 0,28 0,22 -0,17 -0,14 0,19 0,35 0,76 0,71 -0,14 0,44 -0,26 0,45 0,38 0,29 0,08 0,63 0,61 0,51 0,12 0,45
Eu -0,45 0,57 0,17 -0,17 -0,24 0,43 0,42 0,81 0,82 -0,29 0,61 -0,11 0,51 0,58 0,22 0,21 0,74 0,59 0,47 0,22 0,67
Gd -0,35 0,14 0,24 -0,03 0,11 -0,03 0,28 0,73 0,57 0,05 0,36 -0,22 0,60 0,23 0,43 -0,05 0,51 0,51 0,54 0,04 0,25
Tb -0,16 -0,18 0,12 0,20 0,39 -0,27 0,14 0,60 0,30 0,16 0,13 -0,13 0,62 -0,04 0,45 -0,17 0,26 0,31 0,59 0,03 -0,10
Dy 0,15 -0,46 -0,09 0,35 0,61 -0,42 -0,11 0,31 -0,01 0,18 -0,09 -0,09 0,45 -0,34 0,32 -0,29 -0,06 0,15 0,55 -0,07 -0,35
Ho 0,24 -0,54 -0,17 0,39 0,69 -0,50 -0,15 0,21 -0,17 0,20 -0,20 -0,05 0,41 -0,41 0,29 -0,32 -0,20 0,01 0,49 -0,06 -0,48
Er 0,24 -0,56 -0,14 0,37 0,71 -0,53 -0,22 0,17 -0,18 0,21 -0,14 0,06 0,38 -0,44 0,27 -0,30 -0,26 0,10 0,50 -0,11 -0,46
Tm 0,23 -0,61 -0,11 0,43 0,64 -0,58 -0,14 0,09 -0,28 0,32 -0,32 -0,02 0,35 -0,44 0,29 -0,28 -0,25 -0,09 0,43 -0,01 -0,61
Yb 0,24 -0,72 -0,04 0,32 0,64 -0,69 -0,18 0,01 -0,29 0,39 -0,38 -0,10 0,22 -0,52 0,28 -0,41 -0,36 -0,12 0,30 -0,17 -0,66
Lu 0,26 -0,65 -0,12 0,29 0,63 -0,58 -0,17 0,11 -0,21 0,24 -0,27 -0,12 0,28 -0,42 0,21 -0,30 -0,25 0,00 0,40 -0,07 -0,51
Cu -0,19 -0,45 0,37 0,13 0,38 -0,63 -0,07 0,13 -0,08 0,51 0,05 0,02 0,24 -0,31 0,49 -0,24 -0,20 0,17 0,06 -0,23 -0,35
Pb -0,26 0,01 0,16 0,06 0,13 0,02 0,15 0,57 0,52 -0,04 0,29 -0,27 0,26 0,15 0,21 -0,10 0,51 0,24 0,26 0,01 0,17
Zn -0,91 0,28 0,89 0,20 -0,30 -0,23 0,64 0,60 0,52 0,63 0,33 0,17 0,45 0,37 0,84 0,18 0,51 0,45 0,32 0,31 0,01
214
Th U V Zr Y La Ce Pr Nd Sm Eu Gd Tb Dy Ho Er Tm Yb Lu Cu Pb Zn
Th 1,00 0,33 0,73 0,61 0,24 0,88 0,88 0,88 0,87 0,91 0,84 0,74 0,63 0,36 0,23 0,19 0,13 0,11 0,24 0,10 0,68 0,23
U 1,00 0,08 -0,02 0,32 0,12 0,11 0,11 0,12 0,19 -0,04 0,17 0,25 0,30 0,30 0,33 0,27 0,38 0,38 0,56 0,43 -0,07
V 1,00 0,81 0,37 0,76 0,76 0,76 0,77 0,81 0,79 0,79 0,72 0,48 0,37 0,31 0,25 0,18 0,28 0,16 0,71 0,52
Zr 1,00 0,06 0,67 0,69 0,68 0,71 0,67 0,70 0,56 0,35 0,16 0,00 0,04 -0,11 -0,14 -0,04 0,06 0,46 0,49
Y 1,00 0,18 0,18 0,17 0,19 0,30 0,05 0,57 0,84 0,95 0,95 0,96 0,94 0,95 0,97 0,45 0,38 0,08
La 1,00 1,00 1,00 0,98 0,98 0,92 0,84 0,61 0,32 0,16 0,10 0,03 0,00 0,14 0,01 0,58 0,38
Ce 1,00 1,00 0,99 0,98 0,93 0,85 0,61 0,33 0,17 0,10 0,03 -0,01 0,14 0,01 0,58 0,38
Pr 1,00 0,99 0,98 0,94 0,86 0,61 0,32 0,15 0,10 0,02 -0,03 0,13 0,00 0,57 0,39
Nd 1,00 0,98 0,95 0,86 0,61 0,34 0,17 0,12 0,02 -0,02 0,14 0,02 0,58 0,35
Sm 1,00 0,93 0,91 0,71 0,44 0,28 0,22 0,14 0,10 0,26 0,08 0,66 0,38
Eu 1,00 0,80 0,53 0,20 0,04 0,00 -0,10 -0,18 -0,01 -0,08 0,53 0,37
Gd 1,00 0,88 0,65 0,53 0,47 0,40 0,36 0,48 0,24 0,62 0,41
Tb 1,00 0,89 0,82 0,77 0,76 0,72 0,79 0,34 0,59 0,28
Dy 1,00 0,94 0,91 0,92 0,89 0,93 0,27 0,43 0,06
Ho 1,00 0,92 0,95 0,91 0,92 0,32 0,35 -0,03
Er 1,00 0,91 0,92 0,95 0,43 0,27 -0,05
Tm 1,00 0,96 0,94 0,30 0,25 -0,02
Yb 1,00 0,95 0,44 0,27 -0,03
Lu 1,00 0,41 0,39 -0,09
Cu 1,00 0,24 0,26
Pb 1,00 0,19
Zn 1,00
215
8.8. Tableau des éléments en ppm contenus dans les magnétites des grès des formations de Keyano et de Magin; LD =
Limite de Détection par LA-ICP-MS (voir section 4.4.3). Les principales inclusions ont été enlevées pour obtenir de
réelles valeurs.
Keyano Si Ca Y P Pb Zr Hf Al Ge W Sn Sc Ta Nb Cu Mo Ga Mn Mg Ti Zn Co V Ni Cr
7505-1 <LD <LD <LD <LD 0,07 <LD <LD 272,3 0,73 <LD 0,2 <LD <LD <LD <LD <LD 8,2 331 8,9 153,0 15,6 17,37 827,8 69,9 3920
7505-2 1467 <LD <LD 20 0,06 <LD <LD 773,8 1,05 <LD <LD 0,2 <LD <LD 0,5 <LD 40,7 497 13,1 270,1 88,3 37,23 1839,6 89,3 3431
7505-3 3504 <LD <LD 61 0,06 <LD <LD 380,3 1,29 <LD 0,4 1,2 <LD <LD <LD <LD 42,3 628 12,9 263,5 282,3 38,18 1883,4 110,3 3183
7505-4 3270 <LD 0,86 31 1,95 3,71 0,09 1314,0 1,15 0,03 0,2 1,1 <LD <LD 49,3 <LD 30,4 318 310,3 329,2 67,7 34,68 1671,7 155,5 1475
7505-5 927 <LD <LD 14 <LD <LD <LD 370,8 0,78 <LD <LD 0,3 <LD <LD 0,7 <LD 33,9 316 8,6 274,5 101,5 36,50 1629,4 83,2 3964
7505-6 <LD <LD <LD <LD <LD <LD <LD 419,8 0,94 <LD 0,2 0,3 <LD <LD 0,2 <LD 36,6 415 15,4 289,1 190,5 42,34 1681,9 116,3 6344
7505-7 <LD <LD <LD <LD <LD <LD <LD 782,6 0,94 <LD <LD 0,4 <LD <LD <LD <LD 38,4 393 36,6 276,7 90,5 29,35 1695,8 98,6 3927
7505-8 <LD <LD <LD <LD <LD <LD <LD 513,9 1,07 <LD <LD <LD <LD <LD 0,5 <LD 33,9 328 12,4 343,1 84,0 36,50 1890,0 116,1 3066
7505-9 <LD <LD <LD <LD <LD <LD <LD 516,8 0,93 <LD <LD 0,2 <LD <LD <LD <LD 23,6 405 8,7 372,3 105,1 26,13 1396,5 85,7 3519
7505-10 <LD <LD <LD <LD <LD <LD <LD 397,9 0,99 0,07 0,2 0,2 <LD <LD <LD <LD 22,3 399 28,5 378,1 138,7 30,51 1489,2 104,4 4468
7505-11 <LD <LD 0,10 <LD 0,23 0,07 <LD 711,8 1,01 <LD <LD 0,9 <LD <LD 1,5 <LD 43,6 453 19,6 423,4 60,6 43,14 2160,8 98,8 3876
7505-12 <LD <LD <LD <LD <LD <LD <LD 465,0 1,05 <LD 0,1 0,7 <LD <LD 0,1 <LD 26,0 404 10,0 301,5 118,3 19,86 1341,7 71,5 2706
7505-13 <LD <LD <LD <LD <LD <LD <LD 523,4 0,92 <LD 0,2 0,4 <LD <LD <LD <LD 35,2 450 15,4 407,3 173,0 28,69 1868,8 86,7 2927
7505-14 876 <LD <LD 18 <LD <LD <LD 496,4 0,95 <LD 0,1 0,8 <LD <LD 0,1 <LD 43,1 409 11,8 329,2 265,7 38,84 1942,5 89,1 2205
7505-15 <LD <LD <LD <LD <LD <LD <LD 298,6 0,73 <LD <LD 0,3 <LD <LD <LD <LD 21,9 497 17,3 153,3 146,0 35,92 1321,3 144,5 6723
LD 449 21 0,03 9 0,03 0,04 0,02 0,7 0,17 0,02 0,1 0,2 0,01 0,04 0,1 0,3 0,1 1 0,2 0,9 0,4 0,08 0,1 0,4 1
216
Keyano Si Ca Y P Pb Zr Hf Al Ge W Sn Sc Ta Nb Cu Mo Ga Mn Mg Ti Zn Co V Ni Cr
7505-16 <LD <LD <LD <LD <LD <LD <LD 313,2 1,06 <LD <LD 0,2 <LD <LD 0,2 <LD 28,9 327 7,7 351,1 93,4 29,49 1792,2 92,8 2540
7505-17 2008 <LD <LD 30 <LD <LD <LD 469,4 1,07 <LD 0,1 1,0 <LD <LD <LD <LD 44,2 372 15,6 269,4 216,1 46,06 1968,1 112,4 2884
7505-18 920 <LD <LD <LD <LD <LD <LD 956,3 1,16 <LD <LD 0,3 <LD <LD 0,2 <LD 42,9 648 15,2 430,7 137,2 28,84 1919,9 126,3 2872
7505-19 <LD <LD <LD <LD 0,04 <LD <LD 576,7 0,96 <LD 0,2 0,5 <LD <LD 0,6 <LD 37,1 331 14,0 489,1 318,3 39,57 2109,7 105,1 3446
7505-20 <LD <LD <LD <LD <LD <LD <LD 474,5 0,93 <LD 0,2 0,5 <LD <LD 0,1 <LD 29,6 279 14,7 383,3 198,6 33,29 1832,3 115,3 2183
7505-21 <LD <LD <LD 12 <LD <LD <LD 438,7 0,98 <LD 0,1 <LD <LD <LD <LD <LD 28,5 453 16,4 276,7 37,2 22,48 1503,8 77,9 3241
7505-22 <LD <LD <LD 23 0,20 <LD <LD 514,7 1,14 0,03 0,5 0,2 <LD <LD 5,0 <LD 28,0 293 13,1 305,1 141,6 48,18 1613,3 100,7 1555
7505-23 <LD <LD <LD <LD 0,06 <LD <LD 443,8 0,87 <LD 0,1 0,5 <LD <LD 0,2 <LD 35,6 383 16,6 403,7 179,6 34,68 1894,4 92,9 2650
7505-24 <LD <LD <LD <LD 0,18 <LD <LD 476,7 0,88 <LD <LD 0,3 <LD <LD 0,2 <LD 39,0 356 12,5 308,8 149,7 41,76 1986,3 104,4 1635
7505-25 <LD <LD <LD <LD 0,08 <LD <LD 749,0 1,13 <LD <LD 0,2 <LD <LD 0,3 <LD 43,6 558 16,4 234,3 87,6 32,49 1949,1 99,5 3913
7505-26 <LD <LD <LD <LD 0,04 <LD <LD 851,9 0,98 <LD <LD 0,3 <LD <LD 0,2 <LD 36,4 540 13,1 319,0 194,9 31,76 1871,0 105,9 3898
7505-27 <LD <LD <LD <LD <LD <LD <LD 671,6 1,00 <LD 0,2 0,9 <LD <LD <LD <LD 40,0 333 23,0 421,2 272,3 40,44 1992,9 113,0 2424
7505-28 1292 <LD <LD 26 <LD <LD <LD 1065,8 0,93 0,03 <LD 0,6 <LD <LD <LD <LD 41,4 601 32,9 478,9 148,2 32,27 1890,7 95,8 4811
7505-29 1935 <LD <LD 36 <LD <LD <LD 414,6 0,84 <LD 0,2 <LD <LD <LD 0,3 <LD 24,2 422 10,8 350,4 118,3 25,92 1408,2 80,0 3614
7505-30 934 <LD <LD 20 <LD <LD <LD 778,2 0,98 <LD 0,2 0,4 <LD <LD <LD <LD 36,1 566 13,3 470,1 176,7 30,00 1832,3 99,1 4146
LD 449 21 0,03 9 0,03 0,04 0,02 0,7 0,17 0,02 0,1 0,2 0,01 0,04 0,1 0,3 0,1 1 0,2 0,9 0,4 0,08 0,1 0,4 1
217
Magin Si Ca Y P Pb Zr Hf Al Ge W Sn Sc Ta Nb Cu Mo Ga Mn Mg Ti Zn Co V Ni Cr
7504A1-1 <LD <LD <LD <LD 0,29 0,23 <LD 728,5 0,61 <LD <LD 0,6 <LD 0,24 1,3 0,5 59,9 1520 25,4 699,3 394,2 44,90 859,2 175,1 32047
7504A1-2 <LD <LD <LD <LD 0,21 0,04 <LD 491,2 0,81 <LD <LD 0,5 <LD 0,06 0,5 <LD 34,5 1177 9,0 559,9 116,0 28,54 2111,2 111,4 6599
7504A1-3 <LD <LD <LD <LD 0,11 0,08 <LD 452,6 0,80 <LD <LD 0,6 <LD 0,07 0,4 <LD 41,2 1180 11,1 529,3 126,8 29,67 2263,7 116,3 7658
7504A1-4 <LD <LD <LD <LD 1,07 0,25 <LD 559,2 0,88 <LD <LD 0,1 <LD 0,17 3,4 <LD 56,1 1441 15,3 494,9 275,9 37,23 795,0 184,7 22265
7504A1-5 <LD <LD <LD <LD 0,32 0,09 <LD 470,1 0,84 <LD <LD 0,7 <LD 0,11 0,4 <LD 30,9 1189 27,8 547,5 102,4 28,11 1789,2 115,9 7913
7504A1-6 4526 54 <LD 32 0,14 0,07 <LD 708,1 0,62 <LD <LD 1,0 <LD 0,09 0,3 0,4 46,8 1278 12,9 625,6 208,8 36,35 2198,0 135,0 10607
7504A2-1 <LD <LD <LD <LD 0,38 0,03 <LD 470,1 0,96 <LD 0,2 0,3 <LD <LD 1,0 <LD 39,3 1232 14,6 492,8 230,7 28,16 2779,1 75,3 4723
7504A2-2 <LD <LD <LD <LD 0,15 0,21 <LD 423,4 0,91 <LD <LD 0,6 <LD <LD 0,5 <LD 33,7 1254 12,4 475,2 200,0 22,67 1726,5 54,2 4048
7504A2-3 4672 47 <LD 23 0,25 0,91 <LD 503,7 0,93 <LD <LD 0,4 <LD 0,10 0,8 <LD 42,1 1294 48,9 470,9 176,7 28,18 988,4 83,2 14330
7504A2-4 3066 30 <LD 21 0,26 0,08 <LD 599,3 0,93 <LD 0,4 1,0 <LD 0,10 0,2 <LD 39,1 1228 36,1 520,5 129,3 25,78 2052,0 71,6 4789
7504A2-5 <LD <LD <LD <LD 0,19 <LD <LD 515,4 1,04 <LD <LD 0,6 <LD 0,06 0,3 <LD 34,0 1248 39,4 411,7 167,2 22,48 1911,9 71,8 7139
7504A2-6 <LD <LD 0,07 <LD 0,53 0,18 <LD 435,8 0,95 <LD 0,2 0,5 <LD 0,06 1,2 <LD 49,3 1233 10,5 424,1 189,7 28,27 1619,9 86,1 8497
7504A2-7 <LD <LD <LD <LD 0,16 0,06 <LD 708,1 0,88 <LD 0,2 0,5 <LD 0,08 0,5 <LD 25,6 1196 75,9 535,8 152,6 23,43 2587,9 73,1 3984
7504A3-1 <LD <LD <LD <LD 0,67 0,05 <LD 403,7 0,93 <LD 0,2 0,7 <LD 0,05 2,3 <LD 43,1 1214 5,8 494,2 194,9 27,75 1910,4 68,8 7329
7504A3-2 8833 53 <LD 44 0,14 <LD <LD 429,2 1,07 <LD 0,2 0,7 <LD <LD 0,3 <LD 35,7 1138 5,0 457,0 194,2 26,13 2047,7 67,5 2584
7504A3-3 5475 41 <LD 36 0,23 <LD <LD 257,3 0,82 <LD <LD 0,1 <LD <LD 0,7 <LD 10,7 1235 6,3 332,2 49,8 15,34 835,1 61,0 1941
7504A3-4 4161 30 <LD 32 0,33 <LD <LD 609,6 0,98 <LD <LD 0,9 <LD 0,05 1,5 <LD 39,6 1213 41,6 478,2 224,8 23,48 1929,4 57,6 2081
7504A3-5 6643 <LD <LD 42 0,05 <LD <LD 605,9 0,99 <LD <LD 1,0 <LD 0,05 0,3 <LD 33,0 1180 56,9 419,0 173,0 22,81 1972,5 57,0 2723
7504A3-6 <LD <LD <LD <LD 0,05 <LD <LD 376,0 1,06 <LD <LD 0,5 <LD <LD 0,2 <LD 21,9 1190 15,3 374,5 140,2 20,94 2025,8 52,7 2359
7504A3-7 6424 37 <LD 36 0,15 <LD <LD 397,9 0,87 <LD 0,4 <LD <LD <LD 0,3 <LD 13,1 1294 13,7 380,3 121,2 25,04 1073,1 92,3 3871
7504A4-1 <LD <LD <LD <LD 0,05 <LD <LD 219,0 1,15 <LD 0,2 0,3 <LD <LD 0,1 <LD 18,0 453 4,7 327,0 146,0 16,35 335,8 24,0 217
7504A4-2 <LD <LD <LD <LD <LD <LD <LD 406,6 1,52 <LD 0,2 0,3 <LD <LD <LD <LD 16,6 677 7,2 467,2 366,5 30,00 345,3 34,0 134
7504A4-3 <LD <LD <LD <LD <LD <LD <LD 230,0 1,25 <LD 0,2 0,2 <LD <LD 0,1 <LD 9,1 485 4,9 240,9 141,6 20,20 267,4 21,2 252
7504A4-4 <LD <LD <LD <LD <LD <LD <LD 517,6 1,20 <LD 0,2 0,5 <LD <LD <LD <LD 23,7 574 15,5 403,0 473,8 27,59 333,6 24,3 267
7504A4-5 1132 <LD <LD <LD 0,08 <LD <LD 508,1 1,20 <LD 0,2 0,4 <LD <LD <LD <LD 14,5 605 15,5 328,5 401,5 27,96 300,0 18,3 275
7504A4-6 <LD <LD <LD <LD <LD <LD <LD 493,5 1,42 <LD 0,2 0,3 <LD <LD <LD <LD 21,4 710 11,4 394,9 456,3 32,12 282,5 26,1 285
LD 449 21 0,03 9 0,03 0,04 0,02 0,7 0,17 0,02 0,1 0,2 0,01 0,04 0,1 0,3 0,1 1 0,2 0,9 0,4 0,08 0,1 0,4 1
218
Magin Si Ca Y P Pb Zr Hf Al Ge W Sn Sc Ta Nb Cu Mo Ga Mn Mg Ti Zn Co V Ni Cr
7504A5-1 <LD <LD <LD <LD <LD <LD <LD 459,2 1,19 <LD 0,2 0,6 <LD <LD <LD <LD 25,7 447 8,3 294,9 109,5 26,65 2065,9 63,7 964
7504A5-2 <LD <LD <LD <LD <LD <LD <LD 307,3 1,09 <LD <LD 0,4 <LD <LD <LD <LD 18,7 476 14,9 284,0 172,3 28,76 1290,6 64,1 1151
7504A5-3 1175 <LD <LD 23 0,06 <LD <LD 457,7 1,07 <LD <LD 0,5 <LD <LD 2,8 <LD 22,1 489 13,8 308,8 123,4 24,60 1132,2 61,2 2519
7504A5-4 1840 <LD <LD 42 <LD <LD <LD 454,8 0,94 <LD <LD 0,5 <LD <LD 0,3 <LD 26,1 496 9,1 264,3 131,4 20,88 1246,1 70,4 1156
7504A5-5 2869 <LD <LD 52 <LD <LD <LD 550,4 1,10 <LD <LD 0,7 <LD <LD <LD <LD 32,1 547 11,9 308,1 242,4 25,26 1333,0 71,4 2584
7504A5-6 1526 <LD <LD 17 <LD <LD 0,09 397,9 1,06 0,04 <LD 0,3 <LD <LD <LD <LD 23,2 556 8,4 426,3 204,4 25,04 1229,3 61,2 4687
7504A6-1 <LD <LD <LD <LD <LD <LD <LD 327,8 1,01 <LD <LD 0,4 <LD <LD <LD <LD 22,2 560 9,8 263,5 232,9 8,91 1259,3 97,4 840
7504A6-2 <LD <LD <LD <LD <LD <LD <LD 417,6 1,10 <LD <LD 0,2 <LD <LD <LD <LD 23,2 510 9,9 291,3 215,4 13,80 1352,7 65,4 1533
7504A6-3 1869 <LD <LD 34 <LD <LD <LD 443,1 1,03 <LD <LD 0,5 <LD <LD 0,2 <LD 25,1 643 10,3 321,9 299,3 12,10 1486,3 84,6 738
7504A6-4 2467 <LD <LD 37 0,15 <LD <LD 465,0 1,15 0,03 <LD 0,5 <LD <LD <LD <LD 15,8 400 27,0 360,6 91,3 19,35 1538,1 38,5 1394
7504A6-5 <LD <LD <LD <LD 0,04 <LD <LD 410,3 1,15 <LD <LD 0,5 <LD <LD <LD <LD 22,7 603 12,3 342,4 171,6 11,74 1587,0 65,6 1649
7504A6-6 <LD <LD <LD <LD <LD <LD <LD 333,6 0,99 <LD <LD 0,4 <LD <LD 0,6 <LD 22,8 485 11,5 251,1 162,8 28,40 1242,5 54,2 5439
7504A7-1 <LD <LD <LD <LD <LD <LD <LD 220,5 0,98 0,03 <LD 0,3 <LD <LD <LD <LD 10,4 274 11,0 130,7 130,7 34,09 1518,4 58,3 1723
7504A7-2 <LD 37 <LD <LD <LD 0,50 <LD 280,3 0,77 0,06 <LD 0,2 <LD <LD <LD <LD 28,3 374 14,9 147,5 167,9 40,88 1775,4 51,3 3789
7504A7-3 <LD <LD <LD 26 <LD <LD <LD 200,8 1,21 <LD <LD 0,2 <LD <LD <LD <LD 18,4 291 36,5 161,3 51,9 31,24 2131,6 94,9 968
7504A7-4 <LD <LD <LD <LD <LD <LD <LD 237,3 0,93 0,07 <LD 0,2 <LD <LD <LD <LD 12,7 300 12,9 146,7 129,2 42,27 1503,8 53,3 964
7504A7-5 1256 <LD <LD 23 <LD <LD <LD 224,8 1,10 <LD 0,1 0,2 <LD <LD <LD <LD 12,4 294 12,0 133,6 133,6 26,43 1594,3 56,1 2373
7504A7-6 <LD <LD <LD <LD <LD <LD 0,05 241,2 1,01 <LD 0,2 0,3 <LD <LD <LD <LD 15,3 335 12,6 151,8 142,4 33,36 1535,9 58,4 2790
7504A8-1 <LD <LD <LD <LD <LD 0,11 <LD 530,7 1,58 <LD <LD <LD <LD <LD <LD <LD 21,8 521 6,5 470,1 140,9 28,16 647,5 113,0 65
7504A8-2 <LD <LD <LD <LD <LD <LD <LD 547,5 1,66 <LD <LD <LD <LD <LD 0,3 <LD 22,0 377 6,2 527,1 184,0 34,68 1100,8 164,3 278
7504A8-3 <LD <LD <LD <LD <LD <LD <LD 481,1 2,15 <LD <LD <LD <LD <LD <LD <LD 9,6 537 7,1 265,7 267,2 21,90 141,8 29,7 179
7504A8-4 <LD <LD <LD <LD 0,04 <LD <LD 208,8 2,00 0,03 <LD <LD <LD <LD <LD <LD 10,3 447 4,5 222,7 73,0 18,40 171,0 30,1 234
7504A8-5 <LD <LD <LD <LD 0,24 <LD <LD 343,8 1,69 <LD <LD 0,3 <LD <LD 0,2 <LD 34,1 353 10,1 342,4 162,8 34,68 941,7 123,1 146
7504A8-6 <LD <LD <LD <LD 0,03 <LD <LD 456,3 2,28 <LD <LD 0,3 <LD <LD 0,4 <LD 21,5 466 5,2 270,1 168,6 22,48 275,9 26,9 317
LD 449 21 0,03 9 0,03 0,04 0,02 0,7 0,17 0,02 0,1 0,2 0,01 0,04 0,1 0,3 0,1 1 0,2 0,9 0,4 0,08 0,1 0,4 1
219
8.9. Tableau des éléments en ppm contenus dans les magnétites du claste de formation de fer de la Formation de
Magin et du claste de chert de la Formation de Keyano; LD = Limite de détection de la LA-ICP-MS (voir section
4.4.3). Les principales inclusions ont été enlevées pour obtenir de réelles valeurs.
Magin Si Ca Y P Pb Zr Hf Al Ge W Sn Sc Ta Nb Cu Mo Ga Mn Mg Ti Zn Co V Ni Cr
7504-1 759 343 0,09 <LD 1,34 0,05 0,02 817,60 2,15 0,23 0,19 0,18 <LD 0,16 0,98 <LD 3,4 883,3 183,23 24,5 34,1 5,49 10,6 1,4 2
7504-2 548 207 0,13 <LD 0,77 0,06 0,02 187,61 1,97 0,31 0,14 <LD <LD 0,14 1,77 <LD 2,6 605,9 67,16 22,9 46,7 4,20 10,0 1,8 3
7504-3 2190 183 0,82 17 0,80 0,10 0,02 1175,00 2,63 0,72 0,21 0,24 0,02 0,18 3,65 1,0 5,3 429,2 326,31 18,8 40,2 6,34 15,8 2,6 2
7504-4 956 2321 2,12 <LD 2,74 0,08 0,02 1029,30 2,10 0,51 0,34 <LD 0,02 0,22 3,19 0,4 4,4 473,8 168,63 21,1 28,0 6,40 14,2 2,5 4
7504-5 <LD 2540 2,10 <LD 2,80 0,15 0,02 292,00 1,91 1,81 0,17 <LD 0,02 0,23 3,42 0,5 3,2 437,3 65,70 29,4 32,0 6,05 13,4 1,8 1
7504-6 <LD 365 0,46 <LD 4,34 0,09 0,02 386,90 1,91 0,62 0,26 <LD 0,03 0,31 2,82 0,7 3,5 432,9 182,50 15,3 29,2 6,50 14,4 2,1 7
7504-7 <LD 104 0,16 11 2,26 0,05 0,02 394,20 1,95 0,34 0,18 <LD 0,03 0,16 0,30 <LD 4,0 578,2 128,48 43,1 43,1 5,43 10,4 4,2 3
7504-8 1591 584 0,29 <LD 1,29 0,04 0,02 459,90 2,03 0,33 0,15 0,18 <LD 0,16 <LD <LD 3,2 708,1 92,71 42,3 51,1 5,70 10,3 1,3 3
7504-9 <LD 197 0,12 10 1,25 0,07 0,02 693,50 1,94 0,29 0,73 0,19 0,02 0,22 1,10 <LD 3,4 664,3 255,50 36,5 37,5 3,21 10,2 1,6 2
7504-10 2409 796 0,16 16 0,69 0,96 0,02 363,25 2,17 0,47 2,34 <LD <LD 0,17 13,21 1,4 2,9 653,4 288,35 25,6 38,8 3,91 12,2 5,6 19
7504-11 <LD 378 0,29 <LD 1,23 0,04 0,02 210,24 1,96 0,31 0,93 <LD <LD 0,16 4,53 <LD 2,6 608,1 70,81 21,2 34,3 2,92 10,7 1,4 1
7504-12 <LD 621 0,21 <LD 1,04 0,04 0,02 200,75 2,25 0,28 0,14 <LD <LD 0,16 3,14 <LD 3,0 688,4 92,71 22,6 35,6 2,88 10,8 1,0 1
7504-13 788 55 0,40 <LD 0,79 0,06 0,02 569,40 2,23 0,11 0,20 0,21 <LD 0,04 32,12 <LD 2,1 510,3 328,50 19,2 41,6 11,32 17,1 3,0 3
7504-14 1978 36 0,28 <LD 0,76 0,06 0,02 224,84 1,74 0,21 0,18 0,16 <LD 0,09 1,90 <LD 2,5 715,4 67,16 43,7 54,4 10,60 16,2 2,7 7
7504-15 1891 23 0,35 <LD 1,12 0,05 0,02 233,60 1,81 0,20 0,17 0,16 <LD 0,15 17,81 <LD 2,3 458,4 80,30 14,3 43,1 10,42 15,9 3,0 15
7504-16 1365 32 0,27 10 0,55 0,07 0,02 277,40 2,34 <LD 0,13 0,15 <LD 0,04 16,43 <LD 1,9 475,2 208,78 35,8 46,0 10,65 15,6 3,0 10
7504-17 1993 307 0,25 <LD 2,18 0,04 0,02 308,06 2,02 0,40 0,10 <LD <LD 0,17 0,47 <LD 3,6 592,8 51,25 39,1 41,8 5,39 10,6 1,4 5
LD 345 20 0,03 9 0,02 0,04 0,02 0,64 0,16 0,03 0,10 0,14 0,01 0,04 0,10 0,3 0,1 0,9 0,09 0,9 0,4 0,08 0,1 0,4 1
220
Keyano Si Ca Y P Pb Zr Hf Al Ge W Sn Sc Ta Nb Cu Mo Ga Mn Mg Ti Zn Co V Ni Cr
7505-1 1774 60 <LD <LD 0,24 0,04 0,02 1262,90 1,21 0,05 0,45 0,40 <LD <LD 4,82 0,5 28,7 357,0 65,70 633,3 238,0 16,79 1456,4 36,5 92
7505-2 <LD <LD <LD <LD <LD 0,04 0,02 784,02 1,10 <LD 0,18 0,31 <LD <LD <LD <LD 44,4 495,7 29,27 580,4 103,1 9,88 1479,0 29,3 85
7505-3 <LD <LD <LD <LD 0,12 0,04 0,02 1078,21 1,18 <LD 0,14 0,51 <LD <LD 0,64 <LD 40,6 474,5 36,28 620,5 115,3 8,86 1476,8 20,0 78
7505-4 1102 <LD <LD <LD 0,23 0,04 0,02 911,04 1,04 <LD 0,16 0,24 <LD <LD 1,04 <LD 18,5 295,7 13,58 798,6 153,3 0,84 1482,6 15,8 187
7505-5 1117 <LD <LD <LD 0,26 0,04 0,02 730,73 1,07 <LD 0,24 0,22 <LD <LD 3,43 <LD 22,8 321,9 13,67 600,1 146,7 0,59 1234,4 87,9 80
7505-6 986 <LD <LD <LD 0,13 0,04 0,02 732,92 1,12 <LD 0,17 0,17 <LD <LD 7,30 <LD 20,4 261,2 11,83 635,1 260,6 0,32 1508,9 35,5 73
7505-7 <LD <LD <LD <LD 0,03 0,04 0,02 687,66 1,04 <LD 0,10 0,16 <LD <LD 24,09 <LD 16,6 270,8 9,86 407,3 221,9 0,45 1111,8 78,3 41
7505-8 <LD <LD <LD <LD 0,06 0,04 0,02 784,02 1,10 <LD 0,19 0,27 <LD <LD 1,39 <LD 31,5 364,3 19,86 596,4 113,2 2,72 1442,5 13,3 54
7505-9 <LD <LD <LD <LD 0,06 0,04 0,02 828,55 0,99 <LD 0,18 0,26 <LD <LD 0,38 <LD 27,8 352,6 15,65 581,8 168,6 2,38 1405,3 11,7 55
7505-10 <LD <LD <LD <LD 0,31 0,04 0,02 1226,40 1,12 <LD 0,21 0,19 <LD <LD 1,08 <LD 28,2 368,7 23,00 655,5 111,7 0,90 1406,0 25,9 88
7505-11 715 <LD <LD <LD 0,23 0,04 0,02 761,39 0,96 <LD 0,22 0,16 <LD <LD 0,63 <LD 32,6 378,9 17,52 689,1 91,0 3,43 1339,6 15,5 38
7505-12 <LD <LD 0,04 9 0,13 0,04 0,02 911,04 1,16 <LD 0,46 0,32 <LD <LD 2,70 <LD 51,8 1138,8 31,17 774,5 119,0 2,10 1213,3 6,6 32
7505-13 <LD <LD <LD 13 0,15 0,04 0,02 621,23 1,21 <LD 0,52 <LD <LD <LD 0,20 <LD 46,6 1452,7 9,64 519,8 117,5 3,91 1239,5 12,0 31
7505-14 913 36 0,33 13 1,03 0,04 0,02 816,14 0,99 <LD 0,61 0,15 <LD <LD 0,18 <LD 49,1 934,4 12,48 480,3 106,6 3,88 1137,3 7,4 70
7505-15 <LD <LD <LD <LD 0,06 0,04 0,02 686,93 0,92 <LD 0,11 <LD <LD <LD 0,34 <LD 26,2 477,4 7,06 876,0 37,1 0,80 1226,4 8,0 276
7505-16 1190 <LD <LD 9 <LD 0,04 0,02 699,34 1,11 <LD 0,38 <LD <LD <LD <LD <LD 34,8 727,1 12,78 590,6 139,4 1,15 1136,6 5,8 43
LD 345 20 0,03 9 0,02 0,04 0,02 0,64 0,16 0,03 0,10 0,14 0,01 0,04 0,10 0,3 0,1 0,9 0,09 0,9 0,4 0,08 0,1 0,4 1
221
8.10. Tableau des éléments en ppm contenus dans les magnétites des plutons de la Sous-province de La Grande ainsi
que d’un claste de tonalite 1 et de monzodiorite quartzifère de la Formation de Keyano; LD : Limite de détection de la
LA-ICP-MS (voir section 4.4.3). Les inclusions ont été enlevées pour obtenir de réelles valeurs.
Pluton Si Ca Y P Pb Zr Hf Al Ge W Sn Sc Ta Nb Cu Mo Ga Mn Mg Ti Zn Co V Ni Cr
00-ST-3237A1 <LD <LD <LD <LD 0,20 0,04 <LD 186,2 0,40 <LD <LD <LD <LD <LD 0,31 0,28 2,97 1267 57,67 71,7 30,6 27,30 726,4 90,2 2181
00-ST-3237A2 <LD <LD <LD <LD 0,18 <LD <LD 200,8 0,37 <LD 0,28 <LD <LD <LD 1,53 0,39 19,56 1422 15,70 84,7 257,0 48,03 1766,6 116,7 2416
00-ST-3237A3 <LD <LD <LD <LD 0,08 0,04 <LD 114,6 0,47 <LD <LD <LD <LD 1,61 0,14 0,24 2,28 1244 20,44 96,4 36,5 31,32 1394,3 106,3 2961
98-MB-01-1 <LD <LD <LD <LD <LD <LD <LD 193,5 0,58 <LD <LD 0,32 <LD <LD <LD <LD 3,34 1260 8,58 77,5 36,4 23,48 1007,4 36,4 972
98-MB-01-2 <LD <LD <LD <LD <LD <LD <LD 107,2 0,44 <LD <LD 0,22 <LD <LD 0,37 <LD 1,96 1265 8,57 76,5 22,8 21,93 827,1 37,4 887
98-MB-01-3 <LD <LD <LD <LD <LD <LD <LD 155,2 0,56 <LD <LD <LD <LD <LD <LD <LD 3,31 1194 7,88 105,0 26,4 24,64 1010,3 43,8 1215
00-JG-1520A1 <LD <LD <LD <LD 0,12 0,04 <LD 49,9 0,48 <LD <LD <LD <LD <LD <LD <LD 1,62 1351 9,90 27,4 21,9 26,35 593,5 78,8 1657
00-JG-1520A2 <LD 70 0,08 28 <LD <LD <LD 165,6 0,50 <LD <LD 0,13 <LD <LD <LD <LD 6,07 1314 17,37 61,5 45,5 29,62 970,9 92,9 1976
00-JG-1520A3 <LD <LD <LD 13 <LD <LD <LD 116,5 0,36 <LD <LD <LD <LD <LD <LD <LD 2,50 1233 11,07 90,3 30,2 27,74 870,9 77,7 2110
00-MC-5021A1 <LD <LD <LD <LD <LD <LD 0,09 70,2 0,29 <LD <LD <LD 0,03 0,04 <LD <LD 2,14 1256 11,95 42,1 25,5 28,91 872,4 86,4 2077
00-MC-5021A2 <LD <LD <LD 15 0,10 <LD <LD 112,9 0,39 <LD <LD <LD <LD <LD 0,18 0,26 9,98 1339 17,16 59,9 68,3 40,81 1094,3 99,4 2732
00-MC-5021A3 <LD <LD <LD <LD 0,07 <LD <LD 66,1 0,34 <LD <LD <LD <LD <LD <LD <LD 14,15 1439 11,75 75,2 91,5 45,63 1284,1 107,2 2666
99-MH-4469-1 <LD <LD 0,23 <LD 0,37 <LD <LD 273,8 0,52 <LD <LD 0,55 <LD <LD <LD <LD 15,94 1083 5,26 77,2 3,1 10,62 1941,1 68,9 598
99-MH-4469-2 <LD <LD 0,39 <LD 2,29 0,17 <LD 163,5 0,50 <LD <LD <LD <LD <LD 0,55 0,34 6,85 1083 23,00 47,0 11,8 19,27 1150,5 54,0 1424
99-MH-4469-3 <LD 34 0,44 <LD 2,58 0,03 <LD 268,6 0,99 <LD <LD 0,24 <LD 0,04 0,39 0,76 7,46 1299 221,92 88,1 44,7 30,00 1368,8 63,7 1350
LD 2493 29 0,02 9 0,05 0,02 0,06 0,9 0,17 0,06 0,19 0,10 0,02 0,03 0,12 0,23 0,14 1 0,05 0,4 0,6 0,06 0,1 0,3 1
222
Pluton Si Ca Y P Pb Zr Hf Al Ge W Sn Sc Ta Nb Cu Mo Ga Mn Mg Ti Zn Co V Ni Cr
98-MB-25-1 3066 <LD <LD 15 0,07 <LD <LD 53,0 0,22 <LD <LD 0,11 <LD 0,05 <LD <LD 3,20 1219 6,73 23,1 27,7 27,45 855,6 73,4 4271
97-JG-1720-1 <LD <LD <LD <LD 0,08 <LD <LD 57,6 0,52 <LD <LD 0,13 <LD 0,03 0,13 <LD 12,33 1467 9,87 21,4 67,3 41,90 1316,9 49,5 538
97-JG-1720-2 <LD <LD <LD <LD 0,07 <LD <LD 115,9 0,51 <LD <LD <LD <LD <LD <LD <LD 11,77 1227 9,27 123,9 46,8 30,14 1167,3 99,1 528
97-JG-1720-3 <LD <LD <LD <LD 0,12 <LD <LD 51,5 0,34 <LD <LD <LD <LD <LD <LD <LD 1,69 1141 7,12 42,7 23,9 16,79 389,8 42,8 376
JG001A-1 <LD <LD <LD <LD 0,08 0,03 <LD 665,0 0,78 <LD <LD 0,93 <LD <LD 0,23 0,34 23,38 1309 16,24 235,1 47,9 30,95 2146,2 64,8 996
JG001A-2 <LD <LD <LD <LD 0,14 0,03 <LD 473,8 0,67 <LD <LD 0,62 <LD <LD 0,26 0,26 19,51 1286 11,45 191,6 142,4 32,27 2105,3 62,1 911
JG001A-3 4818 47 <LD 26 0,14 <LD <LD 505,2 0,67 <LD <LD 0,70 <LD <LD 0,25 <LD 28,05 1278 13,29 217,8 168,6 38,94 2126,5 54,4 807
99-MH-4619A1 <LD <LD <LD <LD 0,07 <LD <LD 141,2 0,47 <LD <LD <LD <LD <LD <LD <LD 11,07 1162 24,60 101,5 42,6 24,25 1327,1 19,8 208
99-MH-4619A2 <LD <LD <LD <LD 0,11 <LD <LD 328,5 0,45 <LD <LD 0,13 <LD <LD 0,34 0,24 48,69 1242 44,38 87,3 296,4 49,11 2088,5 33,8 5
99-MH-4619A3 <LD <LD <LD <LD 0,30 <LD <LD 272,6 0,41 <LD <LD 0,15 <LD <LD 0,19 0,25 47,82 1245 14,17 87,3 207,1 47,89 1916,3 32,4 1
99-JG-1097A1 <LD <LD <LD <LD <LD <LD <LD 472,3 0,80 <LD <LD 0,50 <LD <LD 0,29 0,28 23,29 1545 12,64 262,1 240,9 19,21 850,5 19,2 59
99-JG-1097A2 <LD <LD <LD <LD <LD <LD <LD 384,0 0,74 <LD <LD 0,40 <LD <LD 0,21 0,25 23,27 1449 11,91 293,3 177,8 19,20 812,9 18,9 39
99-JG-1097A3 <LD <LD <LD <LD <LD <LD <LD 304,6 0,73 <LD <LD 0,25 <LD <LD 0,16 0,26 14,05 1439 10,04 210,1 130,1 18,28 833,7 21,0 193
JG1117A1 <LD <LD <LD <LD 2,04 <LD <LD 124,1 0,44 <LD <LD <LD 0,04 0,05 0,47 0,31 21,97 1413 14,82 40,2 138,7 53,29 1382,6 149,0 2548
JG1117A2 <LD <LD <LD 11 <LD <LD <LD 35,3 0,25 <LD <LD <LD <LD <LD <LD 0,24 0,95 1131 7,33 33,4 16,6 21,78 489,1 115,8 971
JG1117A3 3066 253 0,08 12 0,41 0,20 <LD 1153,4 0,40 <LD <LD <LD <LD 0,06 0,84 <LD 6,74 1198 47,45 131,4 30,2 30,59 962,9 142,4 2803
LD 2493 29 0,02 9 0,05 0,02 0,06 0,9 0,17 0,06 0,19 0,10 0,02 0,03 0,12 0,23 0,14 1 0,05 0,4 0,6 0,06 0,1 0,3 1
223
Pluton Si Ca Y P Pb Zr Hf Al Ge W Sn Sc Ta Nb Cu Mo Ga Mn Mg Ti Zn Co V Ni Cr
02-CD-1009A1 <LD <LD <LD <LD <LD <LD <LD 28,1 0,69 <LD 0,18 0,21 <LD <LD 1,83 <LD 2,29 812 7,57 23,7 8,8 14,16 533,6 104,0 2489
02-CD-1009A2 1110 <LD <LD 33 0,20 <LD <LD 23,4 0,56 0,07 0,24 <LD <LD <LD 0,72 <LD 2,15 818 6,83 21,1 9,0 13,31 570,1 148,9 5512
02-CD-1009A3 1679 26 <LD 23 <LD <LD <LD 35,0 1,16 <LD 2,70 <LD 0,03 <LD <LD <LD 2,27 795 22,05 20,8 9,6 12,92 493,5 118,3 2767
02-CD-1009A4 1694 <LD <LD 15 0,22 <LD <LD 23,4 0,85 <LD 0,18 <LD <LD <LD 1,10 <LD 2,12 802 6,55 23,9 6,8 12,76 519,8 127,8 2183
98-MB17-1 <LD <LD <LD <LD <LD <LD <LD 63,0 0,87 <LD 0,27 <LD <LD <LD 0,76 <LD 14,09 1059 11,59 22,2 46,4 16,35 1699,4 68,0 468
98-MB17-2 767 <LD <LD <LD 0,15 <LD <LD 62,9 0,71 <LD 0,17 <LD <LD <LD <LD <LD 17,13 1172 15,55 24,3 66,4 51,25 1852,7 55,6 510
98-MB17-3 <LD <LD <LD <LD <LD <LD <LD 49,6 0,63 <LD 0,11 <LD <LD <LD 0,65 <LD 18,18 1159 13,49 16,2 57,0 49,71 1871,0 55,6 650
98-MB17-4 <LD <LD <LD <LD <LD <LD <LD 40,3 0,60 <LD <LD <LD <LD <LD <LD <LD 17,02 1150 11,30 16,9 51,6 48,91 1862,2 54,3 482
99-JG-1175A1 1606 <LD <LD <LD 0,20 <LD <LD 94,8 0,49 <LD <LD <LD <LD <LD 5,33 <LD 5,20 1065 9,68 60,1 20,5 28,40 854,8 44,8 2550
99-JG-1175A2 <LD <LD <LD <LD 0,37 <LD <LD 58,8 0,64 <LD 0,20 <LD <LD <LD 1,86 <LD 6,29 977 7,21 50,4 18,5 28,13 848,3 49,6 2351
99-JG-1175A3 <LD <LD <LD <LD 0,18 <LD <LD 132,3 0,43 <LD 0,15 <LD <LD <LD 0,60 <LD 7,14 996 14,67 99,7 18,1 31,83 830,0 59,7 3803
11-QD-7045A1 <LD <LD <LD <LD <LD <LD <LD 147,5 1,01 <LD 0,42 0,70 <LD <LD 0,76 <LD 63,15 1580 11,10 121,2 812,5 30,08 921,3 16,1 116
11-QD-7045A2 <LD <LD <LD <LD <LD <LD <LD 181,0 0,77 <LD 0,29 1,15 <LD <LD <LD <LD 50,37 1577 10,59 143,9 490,6 25,62 920,5 15,8 134
11-QD-7045A3 4358 <LD <LD 72 <LD <LD <LD 135,8 1,09 <LD 0,15 0,07 <LD <LD 0,69 <LD 47,30 1584 6,23 147,0 489,1 25,45 754,8 13,6 104
11-DB-2024A1 <LD <LD <LD <LD <LD <LD <LD 198,6 0,68 <LD <LD <LD <LD <LD <LD <LD 40,37 996 11,84 64,8 216,2 35,77 1141,7 22,3 18
11-DB-2024A2 745 <LD <LD 15 0,15 <LD <LD 158,5 0,78 <LD <LD <LD <LD <LD <LD <LD 38,33 965 10,61 46,4 167,2 35,77 1141,0 24,9 15
11-DB-2024A3 <LD <LD <LD <LD 0,29 <LD <LD 274,5 0,58 <LD <LD 0,18 <LD <LD <LD <LD 8,32 941 9,15 111,5 181,6 23,02 1191,4 20,7 20
11-CS-6226A1 <LD <LD 0,54 <LD 2,00 0,88 <LD 109,2 0,58 0,22 0,34 <LD <LD <LD 2,08 <LD 12,72 762 5,18 68,6 3,6 5,90 457,7 8,0 46
11-CS-6226A2 <LD 23 0,07 <LD 1,07 0,33 <LD 302,2 0,47 <LD 0,28 <LD <LD <LD 0,80 <LD 14,38 743 29,20 97,8 6,6 10,55 475,2 9,4 43
LD 726 21 0,03 13 0,09 0,04 0,05 1,3 0,22 0,06 0,14 0,14 0,02 0,05 0,57 0,48 0,20 1 0,09 0,8 0,9 0,11 0,2 0,5 1
224
Pluton Si Ca Y P Pb Zr Hf Al Ge W Sn Sc Ta Nb Cu Mo Ga Mn Mg Ti Zn Co V Ni Cr
11-CS-6226A3 <LD 137 2,18 <LD 17,08 0,11 <LD 368,7 0,79 0,12 <LD 0,26 <LD <LD 23,36 1,02 17,32 947 71,91 154,1 49,2 17,45 523,4 9,3 22
12-JG-1092A1 <LD <LD <LD <LD 0,13 <LD <LD 341,6 1,02 <LD <LD <LD <LD <LD <LD <LD 27,30 1041 16,86 263,5 100,7 26,65 1257,1 41,0 184
12-JG-1092A2 <LD <LD 0,06 <LD 1,83 0,53 0,07 730,0 1,26 <LD 0,36 0,25 <LD <LD 8,18 <LD 57,60 905 137,97 205,1 530,0 41,61 2045,5 37,7 59
12-JG-1092A3 1256 <LD <LD 36 <LD <LD <LD 421,2 1,41 <LD 0,64 0,19 <LD <LD <LD 1,50 56,65 850 2,55 211,7 479,6 42,85 1766,6 36,8 48
11-SL-8073-1 <LD <LD 0,18 <LD 0,17 <LD <LD 45,8 0,99 <LD <LD <LD <LD <LD <LD <LD 42,85 1703 1,53 36,3 157,0 21,02 340,8 16,3 148
11-SL-8073-2 3687 <LD <LD 55 0,12 <LD <LD 199,3 1,50 <LD 0,46 <LD <LD <LD <LD <LD 62,78 846 6,32 143,1 128,5 27,74 924,9 18,2 429
11-GM-5396A1 <LD <LD <LD <LD 0,36 <LD <LD 223,4 0,94 <LD <LD 0,70 <LD <LD <LD <LD 49,06 1584 10,73 30,0 185,4 41,25 1357,8 37,7 137
11-GM-5396A2 <LD <LD <LD <LD 0,20 <LD <LD 500,8 0,65 <LD 0,28 0,99 <LD <LD 0,61 <LD 53,73 1708 16,94 128,5 638,8 43,22 1334,4 35,1 138
11-GM-5396A3 <LD <LD <LD <LD 0,18 <LD <LD 216,8 1,28 <LD 0,25 0,97 <LD <LD <LD <LD 52,63 1600 16,94 59,1 166,4 42,12 1338,1 40,2 133
11-SL-8122A1 2212 198 1,12 23 34,02 0,05 <LD 513,9 0,77 4,04 1,10 0,42 <LD 0,18 9,72 12,92 16,06 1070 145,27 83,2 44,7 31,83 1645,4 92,0 5825
11-SL-8122A2 1475 150 0,16 <LD 17,74 0,13 <LD 497,9 0,74 0,61 0,21 0,31 <LD 0,11 10,00 3,36 2,73 818 503,70 62,1 25,0 24,02 897,9 59,1 4891
11-SL-8122A3 4234 248 0,17 <LD 1,93 0,15 <LD 1752,0 0,85 0,08 0,25 <LD 0,03 <LD 4,09 <LD 4,75 971 31,39 0,7 53,3 40,68 1454,9 121,2 4198
11-AM-9090A1 <LD <LD <LD <LD <LD <LD <LD 247,5 1,04 <LD <LD 0,18 <LD <LD <LD <LD 28,47 1546 12,80 194,2 175,9 25,34 808,8 29,7 269
11-AM-9090A2 <LD <LD <LD <LD 0,20 <LD <LD 200,0 1,03 <LD <LD 0,18 <LD <LD <LD <LD 26,86 1493 18,10 181,0 127,8 28,18 801,5 29,6 271
11-AM-9090A3 <LD <LD <LD <LD 0,24 <LD <LD 208,8 1,04 <LD <LD 0,19 <LD <LD <LD <LD 27,16 1537 19,64 190,5 146,0 27,38 807,4 29,9 269
11-GM-5425A1 <LD 1723 0,73 <LD 0,22 0,26 <LD 33,7 0,46 <LD <LD <LD <LD 0,12 <LD <LD 2,99 958 9,64 17,2 29,9 32,12 887,0 78,5 14965
11-GM-5425A2 <LD 26 <LD <LD <LD <LD <LD 73,0 0,45 <LD <LD <LD <LD <LD <LD <LD 3,01 934 10,29 15,3 25,3 30,73 884,8 86,9 13067
11-PB-4315A1 1679 <LD <LD 18 <LD <LD <LD 148,0 0,49 <LD <LD <LD <LD <LD <LD <LD 3,38 895 9,43 43,2 20,9 26,41 1110,3 79,5 5212
11-PB-4315A2 <LD <LD <LD <LD <LD <LD <LD 137,2 0,53 <LD <LD <LD <LD <LD <LD <LD 3,42 877 9,21 51,2 22,0 26,94 1076,0 76,6 5015
11-PB-4315A3 <LD <LD <LD <LD <LD <LD <LD 71,6 0,51 <LD <LD <LD <LD <LD <LD <LD 3,22 868 7,92 34,2 18,0 25,92 1021,3 78,1 4986
LD 726 21 0,03 13 0,09 0,04 0,05 1,3 0,22 0,06 0,14 0,14 0,02 0,05 0,57 0,48 0,20 1 0,09 0,8 0,9 0,11 0,2 0,5 1
225
Pluton Si Ca Y P Pb Zr Hf Al Ge W Sn Sc Ta Nb Cu Mo Ga Mn Mg Ti Zn Co V Ni Cr
11-EN-9546A1 <LD <LD <LD <LD <LD <LD <LD 536,6 1,17 <LD <LD 0,19 <LD <LD <LD <LD 53,29 899 9,20 300,0 280,3 40,15 1657,1 38,4 55
11-EN-9546A2 <LD <LD <LD <LD <LD <LD <LD 397,9 1,27 <LD 0,23 0,18 <LD <LD <LD <LD 69,28 876 7,74 374,5 442,4 48,18 1573,2 41,1 49
11-EN-9546A3 <LD <LD <LD <LD 0,10 <LD <LD 411,0 1,23 <LD <LD 0,21 <LD <LD <LD <LD 67,74 831 6,26 246,7 377,4 48,11 1316,9 41,0 42
98-MB21-1 <LD <LD 0,05 <LD 0,10 <LD <LD 147,0 0,56 <LD <LD <LD <LD <LD 2,41 <LD 9,10 993 16,35 87,6 62,8 17,16 1890,7 96,1 3957
98-MB21-2 1628 <LD <LD 51 <LD <LD <LD 116,9 0,63 <LD 0,17 <LD <LD <LD 3,80 <LD 9,13 883 14,15 70,1 58,5 16,64 1788,5 88,7 4256
98-MB21-3 <LD <LD <LD <LD <LD <LD <LD 134,7 0,22 <LD <LD <LD <LD <LD 1,24 <LD 4,38 906 9,44 82,3 35,8 15,11 1992,2 86,7 3964
98-MB21-4 <LD <LD <LD <LD 0,20 <LD <LD 148,9 0,42 <LD 0,15 <LD <LD <LD 4,23 <LD 3,96 891 20,22 95,6 38,1 16,43 1978,3 90,4 4183
98-MB21-5 <LD <LD <LD <LD <LD <LD <LD 131,7 0,58 <LD 0,24 <LD <LD <LD 2,12 <LD 6,42 891 17,45 72,6 57,7 16,57 1846,2 90,5 3030
11-AM-9001A1 <LD <LD <LD <LD <LD <LD <LD 110,4 0,37 <LD 0,18 <LD <LD <LD <LD <LD 6,63 942 10,22 25,6 38,0 50,66 1270,2 140,3 2942
11-AM-9001A2 2008 <LD <LD 30 <LD <LD <LD 195,6 0,45 <LD <LD <LD <LD 0,05 <LD <LD 23,73 1101 8,76 67,9 209,5 63,29 1386,3 157,0 3552
11-SL-8114A1 <LD <LD 0,17 <LD 2,43 4,84 0,12 122,1 0,73 0,63 <LD <LD <LD <LD <LD <LD 7,29 897 6,28 173,0 48,9 15,99 612,5 26,9 239
99-MH4475-1 <LD <LD <LD <LD 0,79 0,20 <LD 155,5 0,56 <LD 0,18 <LD <LD <LD 0,69 <LD 15,12 942 29,93 58,3 42,0 3,51 1461,5 87,7 3489
99-MH4475-2 3154 <LD <LD 40 0,58 0,09 <LD 136,7 0,56 <LD 0,15 <LD <LD <LD 0,72 <LD 9,64 1002 38,69 60,8 39,4 14,67 804,5 82,5 2051
99-MH4475-3 <LD <LD <LD <LD 0,33 <LD <LD 114,7 0,64 <LD <LD <LD <LD <LD 0,76 <LD 12,40 1000 16,82 54,1 63,6 7,84 1376,1 91,0 4095
11-PB-4139A1 1117 42 0,51 26 23,43 1,60 0,07 296,4 1,50 0,21 0,69 0,58 <LD 0,14 9,20 1,07 40,30 834 19,05 175,9 73,0 13,87 1059,2 26,4 672
11-PB-4139A2 <LD <LD <LD <LD 3,36 0,52 0,07 241,9 1,06 0,57 16,86 1,26 0,04 6,64 1,20 <LD 54,17 764 2,99 318,3 27,1 20,15 1078,2 27,1 680
11-PB-4139A3 <LD 41 0,37 <LD 70,15 0,79 0,07 212,4 1,55 0,34 1,20 1,05 <LD 0,07 35,92 16,35 52,85 979 44,53 152,7 254,0 23,32 1293,6 30,1 741
LD 726 21 0,03 13 0,09 0,04 0,05 1,3 0,22 0,06 0,14 0,14 0,02 0,05 0,57 0,48 0,20 1 0,09 0,8 0,9 0,11 0,2 0,5 1
226
Claste Si Ca Y P Pb Zr Hf Al Ge W Sn Sc Ta Nb Cu Mo Ga Mn Mg Ti Zn Co V Ni Cr
Monzodirorite quartzifère
7505-E <LD <LD <LD <LD 0,37 <LD <LD 535,8 0,60 <LD <LD 0,50 <LD <LD <LD <LD 12,88 1331 13,87 332,9 87,5 14,39 708,8 45,1 738
7505-E1 <LD <LD <LD <LD 0,34 <LD <LD 499,3 0,71 <LD <LD 0,42 <LD <LD <LD <LD 11,11 1361 22,05 301,5 125,4 14,72 703,0 45,6 764
Tonalite 1
7505C-1 <LD <LD 0,50 <LD 0,79 0,16 <LD 783,3 1,22 <LD 0,21 1,58 <LD <LD 3,21 <LD 44,90 1351 23,87 377,4 159,7 7,28 2033,1 11,0 1744
7505C-2 <LD <LD <LD <LD 0,18 <LD <LD 857,0 1,03 <LD 0,22 2,81 <LD <LD 1,31 <LD 52,85 2032 62,93 635,1 192,0 3,44 2051,3 8,4 1668
7505C-3 <LD <LD <LD <LD <LD <LD <LD 768,7 0,96 <LD <LD 1,85 <LD <LD <LD <LD 47,52 1475 34,97 422,7 134,1 8,67 2004,6 10,4 1473
7505C-4 <LD <LD <LD <LD 0,19 <LD <LD 865,1 0,86 <LD 0,16 2,02 <LD <LD <LD <LD 40,37 1702 17,67 491,3 163,2 9,33 1783,4 11,1 1501
7505C-5 <LD <LD <LD <LD 0,12 <LD <LD 957,8 0,88 <LD <LD 2,09 <LD <LD <LD <LD 46,94 1749 22,63 532,2 246,7 9,72 1986,3 9,7 1402
LD 726 21 0,03 13 0,09 0,04 0,05 1,3 0,22 0,06 0,14 0,14 0,02 0,05 0,57 0,48 0,20 1 0,09 0,8 0,9 0,11 0,2 0,5 1
227
8.11. Liste des échantillons des plutons de la Sous-province de La Grande dont les
magnétites ont été analysées par LA-ICP-MS (annexe 8.10).
Annexe 8.12. Liste des numéros SGDAC, et des localisations des échantillons.