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Exercices

Le document traite du travail des enfants, définissant l'enfance comme une période nécessitant protection et éducation, et souligne que de nombreux enfants, souvent issus de milieux pauvres, sont contraints de travailler dès leur jeune âge. Il aborde également la situation en France où le système d'apprentissage peut parfois mener à des abus, ainsi que les efforts internationaux, comme la convention 138 du BIT, pour interdire le travail des enfants. Enfin, il évoque la problématique de la pénurie d'eau mondiale, reliant l'accès à l'eau à des enjeux de développement et de tensions géopolitiques.

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Exercices

Le document traite du travail des enfants, définissant l'enfance comme une période nécessitant protection et éducation, et souligne que de nombreux enfants, souvent issus de milieux pauvres, sont contraints de travailler dès leur jeune âge. Il aborde également la situation en France où le système d'apprentissage peut parfois mener à des abus, ainsi que les efforts internationaux, comme la convention 138 du BIT, pour interdire le travail des enfants. Enfin, il évoque la problématique de la pénurie d'eau mondiale, reliant l'accès à l'eau à des enjeux de développement et de tensions géopolitiques.

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Le travail des enfants aujourd’hui

Définir le travail des enfants

Quel âge retenu pour définir l’enfance ? Celle-ci se rapporte à


une période de développement physique et psychique qui
nécessite la protection des adultes. Il s’agit d’un âge plus
naturellement enclin au jeu qu’au travail, et que la plupart des
cultures consacrent à l’apprentissage progressif d’un savoir.

Les enfants peuvent être mis au travail très tôt (5 ou 6ans) et


selon le BIT, un enfant actif sur cinq au Brésil et au Sénégal à
moins de dix1O ans. Toutefois, de nombreux travaux requièrent
un minimum de force, et la tranche d’âge la plu concernée est
comprise entre 1o et 14 – 15 ans, période durant laquelle les
enfants ne sont pas censés travailler, puisque la plupart des
pays du monde rendent la scolarité obligatoire jusqu’à 14 ou
15 ans. L’ONU fait d’ailleurs débuter la catégorie des jeunes
demandeurs d’emploi à partir de 15 ans.

Le travail des enfants au sein de leur famille consiste à aider à


la tenue du foyer ou à la culture de la parcelle agricole. Cette
activité est considérée comme une participation normale à la
bonne marche du foyer et aux travaux indispensables à la
subsistance, et elle est assimilée à une formation à la vie
d’adulte : les parents attribuent aux enfants une part des
tâches qu’ils assurent eux aussi, et adaptent ces tâches à la
force physique de l’enfant. Il ne s’agit ni d’exploitation ni
d’esclavage, et cette contribution à l’économie familiale
n’empêche pas toujours une forme de scolarisation partielle

Comment expliquer le travail des enfants ?

Dans le monde entier, les enfants qui travaillent ont un point


[Link] sont tous pauvres et issus de familles situées au
bas de l’échelle sociale : paysans sans terre, urbains sans
travail, basses castes (Inde), minorités ethniques (Indiens
d’Amérique latine) ou religieuses (hindous au Pakistan),
immigrés ou réfugiés etc. leur seul outil est la force de travail,
utilisée pour leur substance propre ou louée à l’extérieur
(comme domestique, ouvrier…). Cette vulnérabilité sociale est
responsable de multiples situations d’exploitation.

Un des exemples les plus convaincants est celui du Brésil. Ce


pays est loin est loin d’être le plus pauvre au monde, mais il
reste l’un des plus inégalitaires. Quatre à cinq millions de
paysans sont privés de terre, alors que les trois quarts des
terres arabes du pays sont entre les mains de quelques dizaines
de milliers de propriétaires de grands domaines agricoles. Ces
derniers emploient, et quelque fois soumettent au travail forcé
pour dettes, des familles entières (enfants compris) dépourvues
d’autres possibilités d’emploi. Ces populations pauvres n’ont
pas de voix politique, mais les grands propriétaires sont
influents : ils s’opposent à touts réforme agraire qui attribuerait
des terres aux pauvres.

Autant que la pauvreté absolue, c’est la structure fortement


inégalitaire des pays concernés qui explique l’exploitation des
enfants pauvres. Ces inégalités persistantes expliquent aussi le
regard fataliste porté sur le travail des enfants pauvres : « ils ne
peuvent pas faire autrement »est un commentaire souvent
entendu.

Le travail des apprentis en France

La frontière qui sépare l’utile système de l’apprentissage de


l’exploitation abusive par ce biais d’une main - d’œuvre
mineure est parfois bien floue. Ceux qui abusent du travail des
enfants à travers l’apprentissage bénéficient de l’étonnant
phénomène de cécité officielle que l’on voit à l’œuvre devant
certains travers de notre société considérés comme tabous,
phénomène que l’on pourrait exprimer ainsi : c’est interdit,
donc cela n’existe pas.

Un exemple significatif est fourni par un professeur au centre


de formation d’apprentis de la chambre des métiers d’Angers,
Bernard Garet, qui a mené une enquête auprès de 618 élèves
du secteur de l’alimentation.
Selon lui, il existe une « règle », ou « coutume admise », de
transgression de la loi au niveau des horaires, des
rémunérations et des congés. l’analyse des réponses qu’il a
recueillies montrerait que, sur cet échantillon, la durée légale
de travail de nuit n’est presque jamais respectée, celle de jour
est dépassée dans 85% des cas, et la durée hebdomadaire
dans 82%. 16% de ces apprentis seraient restés au labeur 15
jours consécutifs sans aucun repos, y compris au-delà de la fin
de l’année de formation. Enfin, 4 d’entre eux auraient été
victimes de violences de la part de leur patron. L’habitude de
tels mauvais traitements paraît d’ailleurs bien enracinée, et
même avoir une justification quasi culturelle. « la violence
semble faire partie de la règle du jeu dans le rapport entre
patron et apprenti », affirme Bernard Garet.

Ajoutons que la moyenne de la durée hebdomadaire de travail


du groupe d’apprentis analysé par Bernard Garet était de
47heures 31, le triste record appartenant à un petit boulanger
de 16ans qui, dit – il, travaillait 92 heures par semaine !

Le droit international face au travail des enfants

Le Bureau International du travail (BIT) est une organisation


tripartite (syndicats, patronat, gouvernement), qui a élaboré,
depuis sa création en 1919, une sorte de code du travail
international : il s’agit d’une série de textes de droit appelées
conventions, qui doivent être signées par les pays membres, et
prennent force de loi une fois ratifiées par le parlement du pays
signataire.

C’est en 1973 que le BIT a adopté une convention


spécifiquement consacrée au travail des enfants, la convention
138. Elle interdit le travail avant la fin de la scolarité obligatoire
de chaque pays, et en tout cas pas avant 15 ans (13 ans pour
les travaux légers).Dans les pays peu développés où les
structures scolaires sont insuffisantes, ce seuil légal est fixé à
14 ans (12 ans pour les travaux légers), mais cette tolérance
est conçue comme provisoire.

Enfin, la convention 138 interdit formellement toute activité


susceptible de mettre en danger « la santé, la sécurité ou la
moralité » des jeunes avant 18 ans (16 ans sous certaines
conditions). Elle enjoint aux Etats signataires de prendre toute
les mesures nécessaires à son application, de tenir des
statistiques et de prévoir des sanctions. Mais elle n’a été
ratifiée que par 63 pays, dont seulement une minorité de pays
en développement et, parmi eux, quasi aucun pays d’Asie.

Les ressources naturelles

En 2025, pénurie mondiale d’eau ? La problématique de


la pénurie mondiale de l'eau

Sans eau, les populations ne souffrent pas seulement de


la soif, mais aussi de la faim, de maladies et de sous-
développement faute de pouvoir irriguer les cultures et faire
tourner les usines. Les experts considèrent qu’un minimum de
2.000 m3 par habitant et par an est indispensable. Certains pays se
contentent pourtant de moins de 1000 m 3 ! Or le réchauffement
de la planète d’une part, la pollution des nappes et cours d’eau
d’autre part entraînent une diminution des ressources facilement
accessible. Les experts les plus pessimistes annoncent la pénurie
chronique mondiale de l'eau vers 2050. Déjà dans plusieurs
régions du monde, le long de plusieurs fleuves frontaliers, autour
de grands barrages, et aussi au Moyen-Orient, la répartition de
l’eau entre deux Etats provoque de vives tensions. Des
spécialistes plus optimistes espèrent au contraire éviter la
catastrophe par des progrès tous azimuts.

…….. sans eau, il n’y aurait rien à manger et l’irrigation se


taille la part du lion avec près de 70% de l’eau prélevée à
travers le monde. Pour nourrir une humanité toujours plus
nombreuse, les surfaces irriguées ont triplé depuis quarante ans,
atteignant quelques 300 million d’hectares. La terre a d’autant
plus soif que plus de la moitié de l’eau consacrée à
l’agriculture est perdue, à cause des fuites et de l’évaporation.
En revanche, l’Europe et l’Amérique du Nord réservent environ la
moitié de leur eau à l’industrie.

Lire attentivement le texte et réponds aux questions


suivantes : dégage l'idée centrale qu'il véhicule

- Après avoir donné une définition et rappelé les différents


facteurs de production dire si l'eau en est une. Dans le
même ordre d'idée, dire quelles sont les application
possibles de l'eau dans la combinaison des facteurs de
production
- Explique le passage du texte suivant : " Déjà dDans
plusieurs régions du monde, le long de plusieurs fleuves
frontaliers, autour de grands barrages, et aussi au Moyen-
Orient, la répartition de l’eau entre deux Etats provoque
de vives tensions"
- De quelle région du monde s'agit-ilparle le texte? Citer au
moins deux (02) Etats concernés par ce conflit
- Explique à quoi sert la valeur ajoutée. Est-ce un
bénéficePensez-vous qu'il est juste de dire que les
dernières inondations qu'a connue le Bénin constituent une
richesse pour le pays?

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