Gestion des Entreprises
A - Généralités sur les Entreprises :
• Environnement, structures, statuts, stratégie
B - Comptabilité générale :
• Objet, principes, bilan et compte de résultat, SIG
C – Comptabilité analytique :
• Charges, coûts, centres d’analyse, seuil de rentabilité
D – Investissements :
• Investissements et financement, amortissements
E - Stratégie
• Concepts, matrices BCG, Mac Kinsey, Arthur D. Little
F - Boîte à outils :
• Approche de la Qualité, analyse multicritères
F – Boîte à outils
Approche de la qualité
Généralités et principes
Qualité et conduite de programme
Analyse multicritères
Objectif
Electre I
Electre II
Quelques éléments sur la
QUALITE
Dans la conduite des programmes
Ne traite pas des normes ISO et autres référentiels relatifs à l’évaluation et à
la certification des entreprises
QUALITE
Généralités
QUALITE
=
APTITUDE DU PRODUIT A SATISFAIRE LE BESOIN
( Ni plus … Ni moins )
ATTENDRE LA QUALITE LES YEUX FERMES ?
NON !
Pas pour un produit nouveau
Pas pour maîtriser les coûts et les délais
QUALITE
Généralités
AVOIR L’ASSURANCE DE LA QUALITE
c’est
ETRE SUR QUE LE PRODUIT SATISFERA LE BESOIN
QUAND L’UTILISATEUR S’EN SERVIRA
( avec des preuves objectives )
On acquerra cette assurance dès le démarrage avec une organisation, des méthodes et des
moyens rationnels
LA CONSTRUCTION DE LA QUALITE
c’est
LA MISE EN ŒUVRE ET LA MAÎTRISE DE TOUT CE QUI EST NECESSAIRE
POUR AVOIR L’ASSURANCE DE LA QUALITE
QUALITE, DELAIS ET COUTS SONT LIES
Parfois contradictoires, souvent convergents
Ne pas oublier la Fiabilité et la Maintenabilité
QUALITE
Généralités
LA DEMARCHE POUR MAÎTRISER LA QUALITE
AU DEMARRAGE DU PROJET
• Expliciter les objectifs ( qualité, délais, coûts )
• Etudier rationnellement et mettre en place :
• Les méthodes, organisation et moyens nécessaires
• Le calendrier et les plans prévisionnels qui en découlent ( plan de
développement, plan de qualification, etc ..)
• Répartir clairement les responsabilités et les rôles
TOUT AU LONG DU DEROULEMENT DE L’AFFAIRE :
• Comparer les réalisations aux prévisions
• Prendre les mesures correctives nécessaires
• Vérifier l’efficacité de celles-ci
Démarche qui n’a rien d’exceptionnel
QUALITE
Généralités
LE PROCESSUS INDUSTRIEL DE REALISATION DU PRODUIT
Conséquence pour l’organisation des travaux
PROCESSUS EN BOUCLE OUVERTE
Besoin de Définition Matériel
Travaux de Travaux de
l’utilisateur définition du matériel fabrication opérationnel
Pas d’assurance de la qualité
QUALITE
Généralités
LE PROCESSUS INDUSTRIEL DE REALISATION DU PRODUIT
Conséquence pour l’organisation des travaux
PROCESSUS AVEC BOUCLAGES
Besoin de Définition Matériel
Travaux de Travaux de
l’utilisateur définition du matériel fabrication opérationnel
Justification Contrôle
qualification
Retours des faits Utilisation
techniques
On peut apporter des preuves d’assurance de la qualité
Attention un simple contrôle final est souvent illusoire
QUALITE : Généralités
ROLES RESPECTIFS DU MAITRE D’OUVRAGE ET DU MAITRE
D’ŒUVRE INDUSTRIEL
LE MAITRE D’OUVRAGE : Service Etatique, Organisme Public, Direction Générale
• Est responsable de l’expression du besoin
Cela n’interdit pas de définir de définir ce besoin en liaison et avec l’aide de l’industriel
• Organise la logique du programme
• Fait étudier, discute, fait mettre en place les méthodes, organisations et moyens
nécessaires :
Plans prévisionnels, définitions claires des phases, de ce que l’on en attend
Calendrier prévisionnel
Plan qualité
Plan de Sécurité, Maintenabilité, Ergonomie, Analyse de la Valeur
Processus de compte-rendu par le Maître d’Œuvre
• Tout au long du programme, compare réalisations et prévisions, prend et fait
prendre les actions correctives
• Vérifie leur efficacité ( sans empiéter sur les responsabilités du Maître d’Œuvre )
Doit avoir l’assurance de la qualité
Prévoir, organiser, commander, coordonner, contrôler
QUALITE : Généralités
ROLES RESPECTIFS DU MAITRE D’OUVRAGE ET DU MAITRE
D’ŒUVRE INDUSTRIEL
LE MAITRE D’OEUVRE : Industriel
Organise et mène les travaux qui lui permettent de satisfaire son contrat aussi
efficacement et économiquement que possible
• Il doit faire préciser le besoin et les conditions d’emploi
• Fixe un objectif et un plan de travail pour l’atteindre
• Dispose d’un système organisé
• Peut prendre les mesures correctives nécessaires
Maîtrise la Qualité, les Délais et le Coûts
Doit être capable d’en fournir la preuve
QUALITE : Généralités
LES OUTILS POUR CONSTRUIRE LA QUALITE
SPECIFICATION TECHNIQUE DE BESOIN
• Exprime le besoin que doit satisfaire le produit
• Peut évoluer au cours du programme, sous conditions
• Pas en terme de Moyens
• Couvre toutes les phases de vie du produit
MANUEL D’ASSURANCE DE LA QUALITE
• Décrit les dispositions générales mises en œuvre par l’Entreprise pour réaliser
la qualité de ses produits et prestations
• N’est pas :
• Le rassemblement aveugle de notes de service et documents divers + photos
• La « charte » de l’équipe « Qualité »
• Doit être appliqué
PLAN D’ASSURANCE DE LA QUALITE
• Décrit les dispositions particulières prises pour un produit ou une prestation
• Renvoie au Manuel Qualité lorsqu’il existe
• S’appuie sur le Plan de Développement et sur le Calendrier de l’affaire
• Ne se limite pas aux travaux de l’équipe Qualité
QUALITE : Généralités
LES OUTILS POUR CONSTRUIRE LA QUALITE
PLAN DE FIABILITE, DE MAINTENABILITE
• Sont des éléments du Plan Qualité
LE CONTRAT : on y trouve logiquement
• Ce que l’on attend du matériel ( S.T.B. )
• Les prestations nécessaires ( « énoncé des travaux » )
• La liste des fournitures
• Le marché qui rend contractuel S.T.B. et Enoncé des Travaux
AUTRES OUTILS ( liste non limitative )
• Logique temporelle du programme
• Inventaire exhaustif des tâches
• Maîtrise de la configuration
• Maîtrise des compromis coût-efficacité
• Plans pour la maîtrise des caractéristiques importante
• Outils pour la contestation constructive
• Plan annuel d’amélioration de la qualité …
QUALITE : Généralités
LES MOTIVATIONS
LE COÛT D’UNE MAÎTRISE INSUFFISANTE DE LA QUALITE
REBUTS
RETOUCHES
APPELS A LA GARANTIE
TEMPS DE MANAGEMENT
TEMPS D’INGENIERIE
INACTIVITE DANS L’ENTREPRISE
DISCUSSIONS TOUS AZIMUTS
PROGRAMMES DE LIVRAISON
ACCROISSEMENT DES STOCKS
PERTES DE CONTRATS
IMAGE DE MARQUE
LA PARTIE VISIBLE DE L’ICEBERG ET LA PARTIE CACHEE
QUALITE :
Le déroulement temporel du programme
LE MAÎTRE D’OUVRAGE
• Doit procéder par étapes :
• Il doit avoir l’assurance que tout va bien
( satisfaire le besoin en respectant le calendrier et les coûts )
• Il doit préserver son champ de choix
( ne pas figer trop tôt les solutions )
• Il doit parvenir à la définition du système par des approfondissements successifs et
des itérations
LE RESPONSABLE
• Est amené à poser successivement des questions auxquelles il faut répondre avant
de pouvoir s’engager plus loin
Ces questions correspondent aux Jalons qu’il considère comme essentiels
QUALITE :
Le déroulement temporel du programme
QUESTIONS DU RESPONSABLE
• Voilà mon besoin, quels sont les concepts envisageables pour le satisfaire ?
• Parmi ces concepts envisageables, quel est le meilleur pour satisfaire mon
besoin ?
• Voilà le concept que je choisis, quel est le système optimal qui le concrétise ?
• Toutes les conditions sont-elles réunies pour que l’on puisse engager la
réalisation, l’utilisation et le soutien du système, atteindre les objectifs de
Qualité, Coûts, Délai et accomplir les missions opérationnelles qui pourront
être demandées ?
A cette logique progressive de décision correspond un engagement
financier progressif :
Garantie importante de maîtrise des risques financiers
QUALITE :
Le déroulement temporel du programme
QUATRE PHASES DE LA DEMARCHE – TYPE :
FAISABILITE
• S’assurer que le besoin peut être satisfait
• Permettre de retenir les solutions à analyser davantage
• Dégager les points critiques
• Effectuer les études de compromis
• Asseoir l’estimation des coûts et des délais sur des bases solides ( peut
comporter des travaux d’essais )
DEFINITION
• Constituer, rassembler les éléments qui permettront un choix rationnel
• Expliciter les exigences pour les essais et l’emploi
• Expliciter les calendriers et les coûts
• Formuler les recommandations pour la suite
• Obtenir des engagements de l’industriel sur prix et performances
QUALITE :
Le déroulement temporel du programme
QUATRE PHASES DE LA DEMARCHE – TYPE :
DEVELOPPEMENT
• Aboutir à une définition du matériel opérationnel dont on a l’assurance qu’elle
satisfera le besoin
• Préparer dans son ensemble le déploiement en vraie grandeur
• ( production, mise en place, soutien, formation, … )
• Aboutir au dossier de définition
• ( réalisation possibles de maquette, prototypes, essais en vraie grandeur,
simulations, … )
PRODUCTION, UTILISATION, SOUTIEN
• Objectif principal : mise en place et maintien d’une force opérationnelle
• Se termine théoriquement avec le retrait du dernier exemplaire en service
• ( prévoir lors de l’étude la possibilité d’assurer le soutien logistique jusqu’au bout )
QUALITE :
Le déroulement temporel du programme
LES COÛTS :
Contribution au coût coût global du
global du programme programme
des décisions prises à
l’instant T
Dépenses du programme à
l’instant T
T
Temps
QUALITE :
Le déroulement temporel du programme
QUATRE PHASES DE LA DEMARCHE – TYPE
NECESSITE DE DISPOSER DE JALONS ENTRE LES PHASES
Jalon 0 : avant la phase Faisabilité, Orientation
Les changements
Expression du besoin en termes de service après le Jalon 3
coûtent très chers
Jalon 1 : avant la phase Définition
Spécifications du système
Référence fonctionnelle
Jalon 2 : avant la phase Développement
Spécifications du système, des grands ensembles et des ensembles critiques
Référence de développement
Jalon 3 : avant la phase Production, Utilisation, Soutien
Spécifications du système, des articles de configuration, des matières, plans, ..
Référence du produit
ANALYSE MULTICRITERES
Comparaison de solutions
ANALYSE MULTICRITERES
Comparaison de solutions
Décisions de gestion ( investissements )
Décisions stratégiques
Décisions en phase de faisabilité
Décisions individuelles
Peuvent faire intervenir de nombreux critères, non
nécessairement agrégables
ANALYSE MULTICRITERES
Comparaison de solutions
Décisions de gestion ( investissements )
Décisions stratégiques
Décisions en phase de faisabilité
Décisions individuelles
Peuvent faire intervenir de nombreux critères, non
nécessairement agrégables
ANALYSE MULTICRITERES
Comparaison de solutions
Décision unicritère :
Simple pour le décideur
Décision multicritères :
Le décideur ne peut isolément et rapidement prendre sa décision
On s’appuie sur des modèles de décision multicritères qui
permettent de modéliser les préférences révélées par le décideur à
ceux qui le conseillent
ANALYSE MULTICRITERES
Le recueil des données constitue 5 étapes de l’analyse :
• Cerner l’ensemble {A} des actions possibles ou plausibles
Chaque élément de {A} doit être identifié et avoir un sens
• Décrire les conséquences {C} des diverses actions possibles
Au départ, floues, mal différenciées
• Préciser les dimensions et les modes d’évaluation
y ij ′ est un paramètre représentatif de la conséquence j’ si l’action i était
retenue. Il peut être quantitatif ou qualitatif.
On peut formaliser sous forme de tableau { A x C }
C …………….. j’ ……………
Tableau des
A conséquences
des actions
a
i y ij ′
n
ANALYSE MULTICRITERES
A partir de ce tableau, il faut modéliser les préférences, donc construire un
modèle représentatif du comportement effectif du décideur.
• Évaluation des critères
yij paramètre représentatif de la conséquence j si l’action
i était retenue
• Agrégation des critères ou agrégation des ordres sur les critères
yij = yaj ( i ) et ( a ) sont indifférentes, soit ( i ) ~ ( a )
yij > yaj ( i ) préféré à ( a ) soit ( i ) > ( a )
toutes choses égales par ailleurs
Cas 1 : l’ordre des préférences correspond à l’ordre des dimensions
la dimension « revenu mensuel » , par exemple
Cas 2 : l’ordre des préférences est l’inverse de l’ordre des dimensions
localisation d’une entreprise en fonction des jours de grève
Cas 3 : ordre des préférences par rapport à un écart sur objectif
ANALYSE MULTICRITERES
• Passer des conséquences aux critères de choix {M}
Contrairement aux « conséquences », les critères de choix font intervenir
les préférences. La structure d’ordre sur les critères peut différer de la
structure d’ordre sur les conséquences.
Exemple : le degré d’alcool des vins à choisir peut augmenter, tandis que
les préférences – au-delà d’un optimum – sont décroissantes
• Pondérer les critères
La pondération p j associée au critère de choix ( j ) reflète l’importance
que le décideur accorde au critère ( j )
ANALYSE MULTICRITERES
Actions ou solutions
Conséquences
Dimensions
Critères
Pondération
La représentation des données aboutit à la construction du nuage des stratégies dans l’espace
Rm qu’il convient d’exploiter pour aboutir à une décision, sans perdre trop d’information.
ANALYSE MULTICRITERES
Partition ou Classement ?
Partition :
Sélectionner parmi les n actions possibles dans {A}, compte-tenu des m
multicritères :
•soit la meilleure solution ( a1 ),
•soit le sous-ensemble t comprenant, entre autres, la meilleure solution ( a2 )
• soit encore répartir en plusieurs classes (bons, moyens, nuls )
Classement :
Ordonner les n actions possibles de {A}, compte-tenu des m multicritères :
ANALYSE MULTICRITERES
Partition ou Classement ?
Toutes les techniques de classement et de partition, compte-tenu de
multicritères, sont des techniques de décision.
L’observation économique et la prise de décision font appel aux mêmes
techniques. La différence principale vient de la différentiation entre
Dimension et Critère
Les dimensions sont pondérées d’une façon objective,
Les critères sont pondérés de façon plus ou moins subjectives
ANALYSE MULTICRITERES
Les moyens d’analyse
Approche fondée sur l’agrégation a priori des critères en un critère unique :
Recours à une fonction d’utilité globale : U (a) = ∑p
j∈M
j y( a ) j
peut rendre compte de la préférence stricte et de l’indifférence, mais pas de la
préférence large: ( a1) est préférée à ( a2 ), même si il existe des critères pour
lesquels ( a2 ) est > ( a1 ), ni de l’incomparabilité ( ou alors, on force le décideur )
Approche fondée sur des relations de surclasement :
Relation binaire SA définie sur {A} telle que :
( a1 ) SA ( a2 ) si les décideurs considèrent qu’il y a une préférence stricte ou large
de ( a1 ) sur ( a2 ), ou encore que ( a2 ) n’est pas préférée à ( a1 )
Si ( a1 ) SA ( a2 ) et ( a2 ) SA ( a1 ) , ( a1 ) et ( a2 ) sont équivalentes
Pas de relation S entre ( a1 ) et ( a2 ) si il y a incomparabilité
Cas des méthodes ELECTRE I et ELECTRE II
Approche fondée sur une définition progressive et partielle des préférences :
ANALYSE MULTICRITERES
ELECTRE I
Méthode de prise de décision avec bi-partition :
Elimination Et Choix Traduisant la REalité
R. BENAYOUN, B. ROY et B. SUSSMANN , SEMA, 1966
ELECTRE II
Méthode de prise de décision avec classement
B. ROY et P. BERTIER , METRA, 1971
ANALYSE MULTICRITERES
ELECTRE I
Données de départ
Soit A = {i / i ∈ [a,...., n ]} un ensemble d’actions possibles
Soit M = { j / j ∈ [1,...., n ]} l’ensemble des critères révélés par le décideur
Soit K = {x / x ∈ [v,...., z ]} l’ensemble des « états » susceptibles d’être utilisés
pour apprécier l’élément a suivant le critère j
Exemples :
Etats Echelles
{mauvais, admissible}, {présence, absence } {0,1}
{non, ne sait pas oui } {0,1,2}
{jamais, rarement, souvent, toujours } {0,1,2,3}
{médiocre, passable, moyen, bien, très bien } {0,5,10,15,20}
{tous les réels entiers} {0,1,2,3;…..}
ANALYSE MULTICRITERES
ELECTRE I
A chaque critère de choix J, on fait correspondre un état x,
Pour tout a ∈ {A} , il existe une application δ j / x / a qui précise l’état attribué à tout
élément a ∈ {A} , ∀j ∈ {M }
Dans ces conditions, n’importe quelle application δ j/ x/a définit sur {A} un
graphe G j / x / a = ( A.δ j / x / a )
a
Très bien
Bien c b
b
Assez
a d bien
Moyen
e Passable d e
c
Médiocre
δ j/ x/a G j / x / a = ( A.δ j / x / a )
Nul
ANALYSE MULTICRITERES
ELECTRE I
Sans entrer dans les développements mathématiques relatifs au notion de noyau du
graphe, de sa fermeture transitive, des conditions de stabilité interne et externe, on
peut faire une présentation synthétique de la méthode :
On tiendra compte des poids et donc on considérera l’importance de ∑ p (a′ → a′′)
j∈M
j
par rapport à ∑p
j∈M
j pour établir un indicateur de concordance.
On tiendra compte des écarts d’échelle et on considérera l’importance des écarts
[y ( a′ ) j ]
− y( a′′) j ∀j ∈ M pour a′ → a′′ par rapport aux écarts lorsque a′′ → a′
ce qui permet d’établir un indicateur de discordance
ANALYSE MULTICRITERES
ELECTRE I
indicateur de concordance :
∑ p (a′ → a′′)
j
C( a′,a′′) = j∈M
∑p
j∈M
j
Cet indicateur varie de 0 à 1. Il vaut 1 pour un surclassement complet et
0 pour l’absence totale de surclassement
Quand on compare deux à deux les actions possibles de {A}, l’ensemble
des indicateurs de concordance constitue le tableau de concordance.
Dans le cas de surclassement au sens large, les états peuvent être
égaux
ANALYSE MULTICRITERES
ELECTRE I
Pour un certain nombre de critères on a y( a′′) j > y( a′) j
L’indicateur de disconcordance :
Max y j ( a′′) − y j ( a′)
d ( a′,a′′)( s ) =
Max _ de _ désaccord = d
Mesure le s-ième plus grand désaccord possible, pour s’affranchir de
critères peu représentatifs.
ANALYSE MULTICRITERES
ELECTRE I
Considérant deux nombre compris entre 0 et 1, l’un p plutôt voisin de 1,
l’autre q, relativement proche de 0,
On dira, sur la base de m critères et des seuils p et q, qu’une action (a1)
surclasse une action (a2) si et seulement si le couple ( a1,a2 ) admet :
• un indicateur de concordance au moins égal à p
• un indicateur de discordance au plus égal à q
A partir de ces relations on établira un graphe de surclassement dont le
noyau constitue l’ensemble des actions sélectionnées.
Une modification progressive de p et de q permet d’en réduire la
dimension, voire d’isoler le « meilleur choix »
ANALYSE MULTICRITERES
ELECTRE I
Le noyau :
C’est un sous-ensemble de sommets du graphe tels que :
•Il n’y a pas d’arc entre les éléments du noyau : ce sont des actions
non comparables ( propriété de stabilité interne )
•Un élément hors du noyau admet au moins un précédent dans le
noyau ( propriété de stabilité externe )
ANALYSE MULTICRITERES
ELECTRE I
Exemple :
Parmi un ensemble {A} de 6 objets caractérisés par un ensemble {M} de 5 critères et
notés suivant un ensemble {K} de 5 états, comment choisir le meilleur objet ?
La pondération des critères est ( 3, 2, 3, 1, 1 ) et les états correspondants aux 5
critères sont : « T » très bien, « B » bien, « N » neutre, « P » passable, « M »
mauvais
M 1 2 3 4 5
A
X1 N T P N T
Données X2 M P P T N
brutes X3 M N M T P
X4 T P N N N
X5 T N B N B
X6 T N T B B
Poids 3 2 3 1 1
ANALYSE MULTICRITERES
ELECTRE I
Exemple : On trace les 5 graphes correspondants aux 5 critères
E1(N)
E1(P)
E4(T) E2(M)
E4(P) E2(N)
E5(T) E3(M)
E5(N) E3(N)
E6(T)
E6(N)
G1 G2
ANALYSE MULTICRITERES
ELECTRE I
Exemple : On trace les 5 graphes correspondants aux 5 critères
E1(P)
E1(N)
E4(N) E2(P)
E4(N) E2(T)
E5(B) E3(M)
E5(N) E3(T)
E6(T)
E6(B)
G3 G4
ANALYSE MULTICRITERES
ELECTRE I
Exemple : On trace les 5 graphes correspondants aux 5 critères
E1(T)
E4(N) E2(N)
E5(B) E3(P)
E6(B)
G5
ANALYSE MULTICRITERES
ELECTRE I
Exemple :
Le décideur donne par la suite une échelle des états.
Par exemple :
•pour G1, G2 et G3 on aura T=20, B=15, N=10, P=5, M=0
•Pour G4 et G5 on aura T=16, B=13, N=10, P=7, M=4
Afin de faciliter les calculs, on ordonne les objets pour chacun des critères
M 1 2 3 4 5
C ( 5→ 3 ) = 9 = 0,90
Rang 10
1er X6 T X1 T X6 T X2 T X1 T
Somme des poids des critères 1,2,3
2ème X5 T X3 N X5 B X3 T X5 B et 5 sur la somme totale des poids
3ème X4 T X6 N X4 N X6 B X6 B D(5→3) = 6 = 0,30
20
4ème X1 N X5 N X1 P X1 N X4 N
Ecart de T à N sur le critère 4, soit
5ème X2 M X4 P X2 P X4 N X2 N 16-10, sur l’écart maximal possible de
20 ( entre T et M des critères 1 à 3 )
6ème X3 M X2 P X3 M X5 N X3 P
Poids 3 2 3 1 1
ANALYSE MULTICRITERES
ELECTRE I
Exemple : tableaux de concordance et de discordance
C X1 X2 X3 X4 X5 X6 D X1 X2 X3 X4 X5 X6
X1 0,90 0,90 0,40 0,40 0,30 X1 0,75 0,50 0,75 0,50 0,50
X2 0,40 0,80 0,30 0,10 0,10 X2 0,30 0,30 0,30 0,30 0,15
X3 0,10 0,60 0,30 0,30 0,30 X3 0,30 0,25 0,30 0,30 0,15
X4 0,70 0,90 0,70 0,40 0,30 X4 0,50 1 1 0 0
X5 0,70 0,90 0,90 1 0,60 X5 0,50 1 1 0,25 0
X6 0,70 0,90 0,90 1 1 X6 0,75 1 1 0,50 0,25
Pour construire le graphe de surclassement, il suffit de considérer les deux conditions imposées
par les seuils p et q
Pour S(1-0) , X4 et X5 sont surclassés, respectivement par X5 et X6, et par X6.
Le noyau est constitué de { X1, X2, X3, X6 }
ANALYSE MULTICRITERES
ELECTRE I
C X1 X2 X3 X4 X5 X6 D X1 X2 X3 X4 X5 X6
X1 0,90 0,90 0,40 0,40 0,30 X1 0,75 0,50 0,75 0,50 0,50
X2 0,40 0,80 0,30 0,10 0,10 X2 0,30 0,30 0,30 0,30 0,15
X3 0,10 0,60 0,30 0,30 0,30 X3 0,30 0,25 0,30 0,30 0,15
X4 0,70 0,90 0,70 0,40 0,30 X4 0,50 1 1 0 0
X5 0,70 0,90 0,90 1 0,60 X5 0,50 1 1 0,25 0
X6 0,70 0,90 0,90 1 1 X6 0,75 1 1 0,50 0,25
Par évolution successive de p et de q, on restreint le noyau
Pour S(0,90-0,15) , le noyau est constitué de { X1, X6 }. En effet, on a , par exemple, C de X6 sur
X2 = 0,90 avec D de X2 sur X6 = 0,15. Donc X6 surclasse bien X2, pour p=0,90 et q=0,15
Pour S( 0,70 – 0,50 ) le noyau se réduit à X6
ANALYSE MULTICRITERES
ELECTRE I
E1(T) E1(T) E1(T)
E4(N) E2(N) E4(N) E2(N) E4(N) E2(N)
E5(B) E3(P) E5(B) E3(P) E5(B) E3(P)
E6(B) E6(B) E6(B)
G (0,90-0,15 ) G ( 0,90 – 0,30 ) G ( 0,70 – 0,50 )
ELECTRE 1 a cependant des limites : quand la relation de surclassement est supposée pouvoir
effectuer des choix rigoureux, elle ne donne rien ( noyau peu discriminant ). Quand elle effectue
des choix, ceux-ci ne sont pas rigoureux.
C’est cependant un outil intéressant.
ANALYSE MULTICRITERES
d’ELECTRE I à ELECTRE II
ELECTRE 2 apporte des améliorations significatives :
Le graphisme distingue:
•le surclassement fort (X1) F (X2) noté X1 X2, lorsqu’il y a une forte
concordance avec une faible discordance
•Le surclassement faible (X1) f (X2) noté X1 X2, lorsqu’il y a une faible
concordance avec une forte discordance
•L’incomparabilité, avec absence d’arc
De plus, on établit 3 types de classement entre les sommets : le classement direct, le classement
inverse et le classement médian qui est le définitif retenu par le décideur.
Direct : les sommets sont classés en fonction de la
longueur des chemins qui y aboutissent. Les relations
B K de surclassement faibles départagent les ex-aequo.
Inverse : Un sommet sera d’autant mieux classé que
A les chemins issus de ce sommet seront plus longs.
Les surclassements faibles départagent
Médian : moyenne des rangs obtenus dans les deux
précédents classements
ANALYSE MULTICRITERES
ELECTRE II
On considère la somme des poids de pondération des critères pour lesquels la valeur est
supérieure, inférieure ou égale ( P+ , P-, P= )
p(+a′,a′′) = ∑p j p(−a′,a′′) = ∑p j p(=a′,a′′) = ∑p j
j∈J (+a′ ,a′′ ) j∈J (−a′ ,a′′ ) j∈J (=a′ ,a′′ )
On dit que ( a’ ) surclasse ( a ’’ ) si les TROIS conditions suivantes sont remplies :
p(+a′,a′′) / p(−a′,a′′) ≥ 1
p(+a′,a′′) + p(=a′,a′′)
C( a′,a′′) = + = −
est suffisamment élevé
p ( a ′ , a ′′ ) +p ( a ′ , a ′′ ) +p ( a ′ , a ′′ )
∀j ∈ J (−a′,a′′) , d ( a′,a′′) j = y j ( a′′) − y j ( a′) n’est pas trop important
ANALYSE MULTICRITERES
ELECTRE II
On fixe :
des seuils de concordance C1, C2 et C3 tels que 1>C1>C2>C3>0, en général C1=3/4,
C2=2/3, C3=3/5
Des seuils de discordance, qui dépendent des échelles choisies, d1 j et d2 j
Surclassement FORT C( a′,a′′) ≥ C1 et d ( a′,a′′) ≤ d 2 j , ∀j ∈ M
ou C( a′,a′′) ≥ C2 et d ( a′,a′′) ≤ d1 j , ∀j ∈ M
Surclassement Faible C( a′,a′′) ≥ C3 et d ( a′,a′′) ≤ d 2 j , ∀j ∈ M
1 C1 C2 C3 0
F F f Cases vides =
d1
F f f incomparabilité
d2
Max
ANALYSE MULTICRITERES
ELECTRE II
Exemple : classement de sept projets de développement régional, concernant
l’éducation, la recherche, la formation professionnelle, l’agriculture, ….examinés
sur la base de dix critères caractéristiques ( création d’emplois, exigences
techniques, échelonnement des investissements, rapports des investissements,
fonctionnement, … )
{A} = {a,b,c,…, g} et M={1,2,3,….10}
Les critères sont pondérés par les experts { 5,3,3,2,2,2,2,2,2,1}
Les seuils de concordance retenus sont C1=3/4, C2= 2/3, C3= 3/5
Les seuils de discordance sont
• pour les critères 1 à 3 : d1=4 et d2=5
• pour les critères 4 à 9 : d1= 3 et d2=4
• pour le critère 10 : d1=2 et d2=3
ANALYSE MULTICRITERES
ELECTRE II
Exemple : le tableau des données brutes est le suivant
Comparons A et B :
1 2 3 4 5 6 7 8 9 10
(P+) =14, (P=)=2, (P-)=8
A 20 9 6 8 4 8 2 6 6 2
P+/P- = 1,75
B 10 6 9 4 8 6 4 4 6 4
C(a,b) =16/24 = 2/3= C2
C 5 3 3 2 2 0 4 2 2 1
D(a,b)3=3 < d1
D 5 6 12 4 4 4 6 8 9 3
D(a,b)5=4 = d2
E 15 12 6 6 6 4 8 4 4 3 D(a,b)7=2 < d1
F 10 0 3 0 2 2 2 0 2 0
D(a,b)10=2 = d1
G 0 3 0 2 0 2 0 2 0 1
A f B , surclassement faible
POIDS 5 3 3 2 2 2 2 2 2 1
ANALYSE MULTICRITERES
ELECTRE II
Exemple : le graphe obtenu est le suivant :
F G
A B D
C
ANALYSE MULTICRITERES
ELECTRE II
Classement direct hors surclassement faible
1er = (A) = (B) =(D)=(E)
Exemple : : 2ème = (C)
3ème = (F) = (G)
Classement direct avec surclassement faible
1er = (A) = (E) 4ème = (C)
F G 2ème = (B) 5ème = ( F)
3ème = (D) 6ème = (G)
Classement inverse
E
1er = (A) 4ème = (C)
A B D
2ème = (B) 5ème = ( F)
3ème = (D)=(E) 6ème = (G)
C
Classement médian
1er = (A) 4ème = (C)
2ème = (B) =(E) 5ème = ( F)
3ème = (D) 6ème = (G)
ANALYSE MULTICRITERES
ELECTRE II
Classement direct hors surclassement faible
1er = (A) = (B) =(D)=(E)
Exemple : : 2ème = (C)
3ème = (F) = (G)
Classement direct avec surclassement faible
1er = (A) = (E) 4ème = (C)
F G 2ème = (B) 5ème = ( F)
3ème = (D) 6ème = (G)
Classement inverse
E
1er = (A) 4ème = (C)
A B D
2ème = (B) 5ème = ( F)
3ème = (D)=(E) 6ème = (G)
C
Classement médian
1er = (A) 4ème = (C)
2ème = (B) =(E) 5ème = ( F)
3ème = (D) 6ème = (G)
FIN de GDE 2004
Merci de votre
attention