TD CPI1
Algèbre 2 2024-2025
Exercice 1:
Soient E, F, G trois espaces vectoriels, et soit f ∶ E → F et g ∶ F → G deux applications
linéaires.
1. Montrer que g ◦ f = 0 si et seulement si Im f ⊂ Ker g.
2. Soit p ∈ L(E). Montrer que p est un projecteur de E si et seulement si Im p = Ker (p − idE ).
Exercice 2:
Soient λ0 , . . . , λn des réels deux à deux distincts, et soient L0 , L1 , . . . , Ln les polynômes de
Lagrange associés. On note
R[X] ⟶ R[X]
n
π ∶ P ⟼ ∑ P (λi ) Li
i=0
1. Montrer que π est un projecteur de R[X], dont on déterminera le noyau et l’image.
2. Montrer que F = {Q ∏k=0 (X − λk ) , Q ∈ R[X]} est un supplémentaire de Rn [X] dans
n
R[X].
Exercice 3:
Soit B1 = (e1 , e1 , e1 ) une base de R et f l’endomorphisme de R , défini par :
3 3
f (e1 ) = e1 + e2 + e3 , f (e2 ) = e1 − e2 et f (e3 ) = e2 − e3
a) Donner la matrice A1 = M (f, B1 ) de l’endomorphisme f dans la base B1 = (e1 , e2 , e3 ).
b) Déterminer le noyau de f .
c) On pose : ϵ1 = e1 , ϵ2 = e1 − e2 et ϵ3 = e1 + e2 + e3 .
d) Montrer que B2 = (ϵ1 , ϵ2 , ϵ3 ) est une base de R .
3
e) Donner la matrice de passage P de la base B1 dans la base B2 .
f) Exprimer e1 , e2 et e3 dans la base B2 .
g) Déterminer f (ϵ1 ) , f (ϵ2 ) et f (ϵ3 ) en fonction de ϵ1 , ϵ2 et ϵ3 et donner la matrice:
A2 = M (f, B2 ) de l’application f dans la base B1 .
h) Exprimer A2 en fonction de A1 et P .
Exercice 4:
Soit f l’application linéaire:
f ∶ R3 [X] → R2 [X], f (P ) = P (X) − P (X − 1)
a) Déterminer f (1), f (X), f (X ) et f (X ).
2 3
b) Déterminer une base de Im f .
1 [Link]@[Link]
c) En déduire La dimension de Ker f .
d) Déterminer une base de Ker(f ).
Exercice 5:
Soit E un K-e.v de dimension finie et F un K-e.v.
1) Soient f, g ∈ L(E, F ). Montrer les inégalités
∣ rg f − rg g∣ ≤ rg(f + g) ≤ rg f + rg g.
2) Soient f, g ∈ L(E) telles que f g = 0 et f + g est inversible. Montrer que
rg f + rg g = dim E
.
Soient E, F et G trois espaces vectoriels. Soient f ∈ L(E, F ) et g ∈ L(F, G)
3) Montrer que rg(g ◦ f ) ≤ min{rg(f ), rg(g)}.
4) Montrer que g ◦ f = 0 ⟺ lm(f ) ⊂ Ker(g).
5) Supposons que g est injective et que g ◦ f = 0. Que peut-on dire de f ?
Exercice 6:
Soit E un espace vectoriel et f un endomorphisme de E.
a) Montrer que g ◦ f = f ◦ g, ∀g ∈ L(E) ⟺ ∃λ ∈ K ∶ f = λ idE .
b) Montrer que Im(f ) ∩ Ker(f ) = {0E } ⟺ Ker(f ) = Ker (f ).
2
c) Montrer que Im(f ) + Ker(f ) = E ⟺ Im(f ) = Im (f ).
2
d) On suppose que E est de dimension finie. Montrer que
2 2
Ker(f ) = Ker (f ) ⟺ Im(f ) = Im (f ) ⟺ E = Im(f ) ⊕ Ker(f )
Exercice 7:
Soit E un K-e.v, et p, q ∈ L(E) deux projecteurs.
1) Montrer que E = Ker(p) ⊕ Im(p).
2) Montrer que p + q est un projecteur si et seulement si p ◦ q = q ◦ p = 0.
3) Montrer que si p + q est un projecteur,
Im(p + q) = Im p ⊕ Im q et Ker(p + q) = Ker p ∩ Ker q.
Soient p1 , . . . , pk ∈ L(E) des projecteurs.
4) Montrer que p = p1 + ⋯ + pk est un projecteur si et seulement si pour tous i ≠ j, pi ◦ pj = 0.
Exercice 8:
Soit E un K e.v de dimension finie n. Soit f ∈ L(E). On suppose qu’il existe x0 ∈ E tel que
B = (f (x0 ) , f (x0 ) , . . . , f (x0 )) forme une base de E.
2 n
1) Montrer que f est bijective.
2) Montrer qu’il existe (a0 , . . . , an−1 ) ∈ K tel que f + an−1 f
n n n−1
+ ⋯ + a1 f + a0 idE = 0.
2 [Link]@[Link]
Exercice 9:
Soit E un espace vectoriel et f ∈ L(E). On dit que f est une homothétie s’il existe un
scalaire λ ∈ K tel que f = λ idE .
1) Montrer que f est une homothétie si et seulement si, pour tout x ∈ E, la famille (x, f (x))
est liée.
Soit M ∈ Mn (R) une matrice de trace nulle.
2) Montrer que M est semblable à une matrice n’ayant que des 0 sur la diagonale principale.
3) Montrer qu’il existe A et B ∈ Mn (R) tels que M = AB − BA.
4) Établir que
Ker(tr) = Vect{AB − BA ∣ A, B ∈ E}.
Exercice 10:
Soient E un K-espace vectoriel de dimension n ≥ 1, f un endomorphisme nilpotent non
p
nul de E et p le plus petit entier tel que f = 0.
(a) Montrer qu’il existe x ∈ E tel que la famille (x, f (x), f (x), . . . , f (x)) soit libre.
2 p−1
n
(b) En déduire f = 0.
Exercice 11:
∗
Soit f un endomorphisme d’un K-espace vectoriel E de dimension n ∈ N vérifiant
n n−1
f = 0 et f ≠0
(a) Justifier qu’il existe un vecteur x ∈ E tel que la famille B = (x, f (x), f (x), . . . , f (x))
2 n−1
forme une base de E.
2 n−1
(b) Déterminer les matrices de f, f , . . . , f dans cette base.
(c) En déduire que
2 n−1
{g ∈ L(E) ∣ g ◦ f = f ◦ g} = Vect (Id, f, f , . . . , f )
Exercice 12:
Soient E et F deux espace vectoriels de dimension p et n (respectivement), et f ∈ L(E, F )
tel que rg(f ) = r.
′
a) Montrer qu’il existe une base B de E et une base B de F tel que,
Ir Or,p−r
M (f, B, B ) = ( )
′
On−r,r On−r,p−r
b) Soit p ∈ L(E) un projecteur du rang r, Montrer qu’il existe une base B̃ de E tel que
Ir Or,p−r
M (p, B) = ( )
Op−r,r Op−r,p−r
Exercice 13:
3 [Link]@[Link]
Soit A ∈ Mn (K) une matrice nilpotente d’ordre n (A
n−1 n
≠ 0 et A = 0). On note
C(A) = {B ∈ Mn (K) ∣ AB = BA}
(a) Montrer que C(A) est un sous-espace vectoriel de Mn (K).
(b) Soit X un vecteur de Mn,1 (K) tel que A X ≠ 0.
n−1
Montrer que la famille (X, AX, . . . , A X) constitue une base de Mn,1 (K).
n−1
(c) Soit
φX ∶ C(A) → Mn,1 (K)
l’application définie par φX (B) = BX. Montrer que φX est un isomorphisme.
(d) En déduire que
n−1
C(A) = Vect (In , A, . . . , A )
Exercice 14:
Soit E un espace vectoriel, L(E, K) appelé l’ensemble des forme lineair sur E et on le note
∗
simplement E .
Soient n ≥ 2 et ϕ une forme linéaire sur Mn (K) vérifiant ϕ(AB) = ϕ(BA) pour toutes
matrices A, B ∈ Mn (K).
1) Montrer qu’il existe λ ∈ K tel que ϕ(M ) = λ Tr(M ).
2) Soit φ une forme linéaire sur Mn (K). Montrer qu’il existe une matrice A ∈ Mn (K) tel
que, pour tout M de Mn (K),
φ(M ) = Tr(AM ).
4) Soit l’endomorphisme fA ∈ L(Mn,1 ) defini par fA (X) = AX, et r = rg(f ), Montrer que la
matrice A est equivalent à Jr
Ir Or,n−r
Jr = ( )
On−r,r On−r,n−r
⎛ 0 ... 0 1 ⎞
⎜ 1 ⋱ 0 ⎟
5) Soit la matrice N donné par N = ⎜
⎜
⎜
⎜
⎟
⎟
⎟
⎟ , Montrer que N est inversible.
⎜ ⋱ ⋱ 0 ⎟
⎝ 1 0 ⎠
6) Calculer Tr(N Jr ).
7) En déduire que Ker(φ) contient une matrice inversible.
Exercice 15:
Soient E un K-espace vectoriel de dimension finie n ≥ 1 et f un endomorphisme de E.
p p
Pour tout p ∈ N, on pose Ip = Im f et Np = Ker f .
(1) Montrer que (Ip )p≥0 est décroissante tandis que (Np )p≥0 est croissante.
(2) Montrer qu’il existe s ∈ N tel que Is+1 = Is et Ns+1 = Ns .
(3) Soit r le plus petit des entiers s ci-dessus considérés.
Montrer que
∀s ≥ r, Is = Ir et Ns = Nr
(d) Montrer que Ir et Nr sont supplémentaires dans E.
4 [Link]@[Link]