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Après 1791, le Bas-Canada est marqué par des tensions entre le Parti Canadien, qui représente les francophones et réclame plus de pouvoir, et le Parti des bureaucrates, soutenu par le gouverneur britannique. Les disputes portent sur le contrôle de l'Assemblée, la langue des lois, et la gestion des finances publiques. Ces conflits préfigurent les Rébellions de 1837-1838, alors que les idées libérales émergent, appelant à une démocratie et à la responsabilité ministérielle.

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Après 1791, le Bas-Canada est marqué par des tensions entre le Parti Canadien, qui représente les francophones et réclame plus de pouvoir, et le Parti des bureaucrates, soutenu par le gouverneur britannique. Les disputes portent sur le contrôle de l'Assemblée, la langue des lois, et la gestion des finances publiques. Ces conflits préfigurent les Rébellions de 1837-1838, alors que les idées libérales émergent, appelant à une démocratie et à la responsabilité ministérielle.

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Le contexte général (pourquoi il y a des débats ?

)
Après 1791, le Bas-Canada (aujourd’hui une grande partie du Québec) a une Assemblée
(comme un parlement) où des députés sont élus.

Mais le vrai pouvoir reste entre les mains du Gouverneur, nommé par l’Angleterre
(Londres).

Dans cette Assemblée, deux groupes s’opposent tout le temps :

●​ Le Parti Canadien : Principalement des francophones (Canadiens français) + des


professionnels (avocats, notaires, médecins…). Ils veulent plus de pouvoir pour les
élus et défendre les intérêts des Canadiens français.
●​ Le Parti des bureaucrates : Principalement des anglophones + des marchands
riches et des fonctionnaires proches du gouverneur. Ils soutiennent le gouverneur et
les intérêts britanniques.

Le gouverneur bloque souvent les idées du Parti Canadien en utilisant son droit de veto (il
peut dire « non » à une loi). Les députés se rendent compte qu’ils n’ont pas beaucoup de
vrai pouvoir.

Les grands problèmes qui causent des disputes

1.​ Qui contrôle l’Assemblée ? Chaque parti veut que le président de l’Assemblée soit
« de leur bord » pour décider qui parle et combien de temps.
2.​ La langue des lois Les Canadiens veulent que les lois civiles soient en français.
Les bureaucrates veulent tout en anglais.

Les querelles concrètes (exemples dans la vidéo)

●​ Querelle des prisons (1805-1807) Il faut construire des prisons, mais comment
payer ?
○​ Les anglophones disent : taxez les propriétaires terriens (beaucoup sont
francophones).
○​ Les Canadiens disent : taxez plutôt les produits de luxe importés
(consommés par les riches). C’est une dispute sur « qui paie l’addition ».
●​ Construction des canaux (1820-1830) On veut construire des canaux pour le
commerce vers le Haut-Canada (Ontario actuel). C’est très cher et ça profiterait
surtout aux marchands britanniques. Le Parti Canadien dit « non, on ne veut pas
payer ça ». Mais les bureaucrates gagnent.
●​ Querelles des subsides « Subsides » = l’argent des taxes. L’Assemblée veut
contrôler comment cet argent est dépensé. Le gouverneur et Londres disent : « Non,
c’est nous qui décidons ». → Gros conflit sur le contrôle de l’argent public.
●​ Paiement d’indemnités aux députés (salaire) Les députés doivent arrêter leur
travail pour venir siéger à Québec. Beaucoup de Canadiens sont moins riches → ils
ne peuvent pas se permettre de perdre leur salaire. Les anglophones disent « on ne
veut pas les payer » (eux n’en ont pas besoin). Résultat : les Canadiens sont moins
présents aux débats. Solution : les indemnités sont finalement acceptées en 1833.
●​ Les juges ne peuvent pas être députés Les juges sont payés par le gouverneur →
on a peur qu’ils soient trop proches de lui. Le Parti Canadien gagne cette bataille en
1843.

Les idées nouvelles qui arrivent (les idées libérales)

Les députés (surtout du Parti Canadien) sont influencés par les idées des Lumières et par
ce qui se passe ailleurs :

●​ 5 libertés importantes : individuelle, religieuse, politique, d’expression, de commerce.


●​ 3 principes de liberté politique :
1.​ Le pouvoir doit aller aux représentants élus.
2.​ Les citoyens doivent pouvoir participer à la politique.
3.​ Séparation des trois pouvoirs (ceux qui font les lois, ceux qui les
appliquent, et les juges) pour éviter les abus.

Ils veulent une vraie démocratie et surtout la responsabilité ministérielle :


→ Le gouverneur ne devrait plus avoir de veto facile.

→ Les ministres (conseil exécutif) devraient être choisis parmi les élus et répondre devant
l’Assemblée (comme aujourd’hui au Canada).

Ces idées viennent de :

●​ La révolution américaine (républicanisme).


●​ Les indépendances en Amérique latine (Haïti, Colombie, etc.).
●​ Les journaux qui en parlent beaucoup.

En résumé ultra-simple (la grande idée)


C’est une lutte entre :
Les élus francophones (qui veulent plus de démocratie et de contrôle)
et

Le gouverneur + les anglophones proches du pouvoir britannique (qui veulent garder le


contrôle).

Ces tensions vont continuer et contribuer plus tard aux Rébellions de 1837-1838.

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