AquiPerdDur
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AVERTISSEMENT
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Pour les textes des auteurs membres de la SACD, la SACD peut faire
interdire la représentation le soir même si l'autorisation de jouer n'a
pas été obtenue par la troupe.
Olivier
Isabelle : sa femme
Brigitte : une amie d’Isabelle
Francine : une autre amie
Clément : collègue d’Olivier
Danièle : la mère d’Isabelle
Gaëtan : ben Gaëtan, c’est….vous verrez bien !
Décors : le salon de l’appartement d’Olivier et Isabelle, il y a une fenêtre qui donne dans la
rue
Minimum 2 entrées. (Coté pallier et le reste de l’appart)
Durée : 90 à 95 minutes , en 4 actes.
Isabelle, Brigitte et Francine sont sur scène, il y a une bouteille de champagne vide sur la
table, des coupes….
ISABELLE / Attends Francine, ce sont Olivier et Clément qui ont gagné. Moi je suis la
femme d’Olivier, donc j’ai gagné aussi. Ben oui, on se marie pour le meilleur et pour le pire,
je vais enfin connaître le meilleur.
FRANCINE / Et nous dans tous ça ?
ISABELLE / Vous, vous êtes mes amies, donc je vous mets dans mes valises.
BRIGITTE / Francine aussi, prévoit une grosse valise alors !
FRANCINE / Très drôle Brigitte.
ISABELLE / Allez les filles, on est heureuse. On en ouvre une autre.
FRANCINE / Ben écoute, oui pourquoi pas.
BRIGITTE / Tu vas être super belle, ma chérie.
FRANCINE / Pourquoi tu dis ça ?
BRIGITTE / Parce que l’argent ça rend beau.
FRANCINE / Rambo, tatata (mime)
ISABELLE / Arrête de faire l’idiote.
FRANCINE / C’est toi qui est nulle Brigitte, elle ne sera ni plus belle ni plus vilaine
qu’avant.
BRIGITTE / Ben si, car elle aura les moyens de faires des tas de soins…d’aller chez le
coiffeur toutes les semaines.
FRANCINE / Ouais, ah la chance.
ISABELLE / Tu as raison Brigitte, je vais déjà prendre quelques rendez-vous
(Elle va pour prendre le téléphone quand celui-ci sonne)
BRIGITTE / Ouah mieux que les stars, c’est son coiffeur qui l’appelle.
ISABELLE / Ah c’est toi, Loulou.
BRIGITTE / Tu vois, c’est bien son coiffeur !
ISABELLE / Mais non c’est Olivier.
FRANCINE / Et il n’est pas coiffeur
ISABELLE / Non pas vraiment. (Au tel) Oui chéri, je suis à la maison. Pas de problème, tu as
raison, on lui doit bien ça…à tout de suite.
BRIGITTE / C’était qui ?
FRANCINE / Son mari, elle vient de le dire.
BRIGITTE / Oh oui, je suis un peu pompette moi avec tout ça.
ISABELLE / Il a invité Clément, son collègue, à manger.
FRANCINE / Génial, le riche collègue. Tu nous invites aussi ?
BRIGITTE / Il est beau ?
FRANCINE / Mais enfin Brigitte on s’en fout, il est riche !!
BRIGITTE / Oui mais si en plus il est beau…
ISABELLE / Ok, je vous invite.
FRANCINE / Génial, moi je file me changer et je reviens.
BRIGITTE / Ben moi aussi, je tiens à faire bonne impression.
ISABELLE / Vous êtes trop bêtes, mais je vous adore.
FRANCINE / Nous aussi on t’aime très fort.
BRIGITTE / De plus en plus fort même (elles sortent)
ISABELLE / (elle ouvre l’annuaire, prend le téléphone) Allo, oui bonjour, je voudrais
prendre rendez-vous. Quand ? Ben écoutez, disons, un premier demain matin, un autre juste
avant de partir aux Caraïbes, oui, parce que nous partons aux Caraïbes, je suis la dame qui a
gagné le gros lot au Loto ; donc ; dans deux semaines, puis à mon retour, je voudrais prendre
un abonnement ….non, pas hebdomadaire, tous les samedis si possible. Voilà, on est
d’accord. Parfait. A quel nom ? Oui bien sûr, Isabelle Delaplace,… attaché ? Comment ça
attaché ?... Ah le de, oui…euh non, en fait non plus maintenant, c’est Isabelle de …plus loin
…la place… Est-ce que la place est attachée ? Non, non plus. Voilà. C’est ça, on se dit à
demain…au revoir mademoiselle.
(Pour elle) En fait, c’était peut être un mec. Bon en parlant de mec, je vais peut être planqué
tout ça avant le retour d’Olivier (elle prend coupes et bouteille de champagne et sort)
Entrée d’Olivier et Clément.
OLIVIER / Chérie, c’est nous
ISABELLE / (off) Déjà.
OLIVIER / Oui, on est sorti très tôt du bureau.
ISABELLE / (off) Je comprends, vous devez être tellement excités, plus aucune motivation
pour travailler.
OLIVIER / Ah oui, ça m’excite, ça m’excite tellement que j’ai envie de te frapper.
CLEMENT / Enfin Olivier calme toi.
OLIVIER / Me calmer, après ce que tu m’as dit à la photocopieuse.
CLEMENT / Tu aurais préféré que je te le dise ailleurs.
OLIVIER / Non, ce n’est pas ça, mais je ne m’y attendais pas du tout.
CLEMENT / Parce que tu crois que je m’y étais préparé, moi.
OLIVIER / Ben alors on fait quoi, on le dit à Isabelle ?
CLEMENT / C’est toi qui vois, c’est ta femme.
OLIVIER / Alors voilà, chérie, Clément et moi …
Entrée d’Isabelle.
ISABELLE / Que dis tu Loulou ? Bonjour Clément.
OLIVIER / Bonjour Isabelle. On parlait ne nos projets.
ISABELLE / Ah c’est sûr qu’on va en faire des projets !
OLIVIER / Il ne faut rien brusquer non plus, n’est ce pas Clément ?
CLEMENT / Absolument. Ça ne te dérange pas Isabelle si je reste pour manger ?
ISABELLE / Non, si Olivier t’as invité. Il faut d’ailleurs que je téléphone au traiteur pour
passer commande.
OLIVIER / Tu ne cuisines pas.
ISABELLE / Non, c’est la fête, je veux profiter également de nos invités, et puis… on a les
moyens ou on ne les a pas.
OLIVIER / Nos invités ?
ISABELLE / Oui Brigitte et Francine se joindront à nous, elles brulent d’impatience de
rencontrer ton Clément.
OLIVIER / Ce n’est pas mon Clément.
ISABELLE / Non, c’est un peu le mien et celui des filles aussi…on parlera des Caraïbes.
OLIVIER / Quelles Caraïbes ?
ISABELLE / Quelles caraïbes !!! Mais enfin Loulou, les Caraïbes où vont tous les riches.
CLEMENT / Ben oui, enfin, Loulou !
ISABELLE / Bon, je vous laisse à vos projets. (Elle sort)
OLIVIER / Non mais ce n’est pas vrai.
CLEMENT / Quoi, qu’elle a invité ses amies, mais on dirait bien que si !!
OLIVIER / Non, qu’elle dépense déjà le fric que l’on n’a pas encore.
CLEMENT / Et que l’on aura peut être jamais.
OLIVIER / Oui, quand tu m’as dit, devant la photocopieuse, que tu ne trouvais plus le billet,
j’en suis tombé raide.
CLEMENT / Ben j’ai vu, y a 12 photocopies de ta tronche dans la poubelle.
OLIVIER / Clément, ce n’est pas drôle, je suis dans la merde.
CLEMENT / Nous sommes dans la merde.
OLIVIER / Moi plus que toi, tu n’as pas une bonne femme pour te dépenser tout ton fric toi.
CLEMENT / Effectivement, là, j’avoue…tu es dans de salle draps.
ISABELLE / Juste ce qu’il fallait pour fêter cet événement entre amis.
OLIVIER / Oui, enfin…tu sais, le soir on mange moins.
ISABELLE / Donc, je disais que j’avais pensé à un autre truc.
OLIVIER / En plus du traiteur, un orchestre tzigane, les filles du Crazy-horse… ?
ISABELLE / Ah non, à ça, j’y avais même pas pensé, ben ça sera pour une autre soirée.
OLIVIER / Voilà, pas tout le même soir.
ISABELLE / Non, moi je me disais que je ne vais pas me casser la tête à faire les valises, on
achètera tout sur place, on peut bien se permettra cette petite folie.
OLIVIER / Oui celle-là aussi.
ISABELLE / Oh que j’ai hâte d’être à dans 15 jours.
OLIVIER / Et moi donc ! Ah c’est dans 15 jours, le départ.
ISABELLE / Oui, ah je ne te l’avais pas dit.
OLIVIER / Non.
ISABELLE / C’est possible, j’ai tellement de choses en tête, j’ai peur d’en oublier.
OLIVIER / N’oublie pas de respirer.
ISABELLE / Je ne sais pas pourquoi, mais en te regardant, j’ai l’impression qu’il y a un truc
qui cloche.
OLIVIER / Non du tout.
ISABELLE / Tu n’es pas heureux de partir, un mois aux Caraïbes, dans un hôtel
paradisiaque…c’est rien que du bonheur.
OLIVIER / Ah, on part un mois ?
ISABELLE / Oui tu es déçu, tu aurais voulu y rester plus longtemps, je peux rappeler si tu
veux ?
OLIVIER / Non, un mois, c’est déjà bien.
ISABELLE / On dira ce qu’on voudra, mais c’est quand même plus facile quand on a de
l’argent.
OLIVIER / Absolument.
ISABELLE / Y a que les pauvres pour chanter que l’argent ne fait pas le bonheur. En tous
cas, moi je suis hyper heureuse.
OLIVIER / Je le suis également, mais essayons de ne pas trop changer, l’argent ça part vite,
tu sais.
ISABELLE / Oui, mais c’est pas 1500 euros qu’on a gagné, c’est un million et demi d’euros
et des broutilles. Y en a combien des broutilles ?
OLIVIER / Je ne sais plus très bien, mais ça n’a pas beaucoup d’importance.
ISABELLE / Tu as raison, Loulou, à partir de maintenant on ne compte plus. On ne
s’embarrasse plus avec la monnaie (elle fouille dans son sac)
OLIVIER / Que fais tu ?
ISABELLE / Je cherche mon porte-monnaie. Ah le voilà (elle rassemble sa monnaie et la
jette par la fenêtre).
OLIVIER / Mais qu’est ce qui te prend ?
ISABELLE / On n’a plus besoin de toutes ces piécettes. Je fais un don anonyme, il profitera
au premier qui passera.
OLIVIER / (regardant par la fenêtre) Voilà, c’est fait, voilà un gars qui pense vraiment que
l’argent tombe du ciel ! Ya pas de quoi
ISABELLE / A qui parles tu ?
OLIVIER / Le mec, il dit merci en regardant en l’air, je lui réponds, y a pas de quoi ?
ISABELLE / Dis lui de ne pas bouger, je regarde ce que tu as dans ton portefeuille.
OLIVIER / (affolé) Non, ce n’est pas la peine, il est parti.
ISABELLE / Ah c’est bête
OLIVIER / Ah oui, c’est bête !
ISABELLE / Ah, je n’imaginais pas que ça puisse être aussi jouissif de faire plaisir aux gens.
OLIVIER / Ah ben si, quand je te donne du plaisir, c’est jouissif pour moi aussi.
ISABELLE / Oui ben, mauvais exemple, car ce ne l’est que pour toi, alors que quand je
donne de l’argent à ce monsieur, il est heureux aussi.
OLIVIER / Ah, je sens que je vais aller de révélations en surprises.
ISABELLE / C’est possible ! Ce loto a changé ma vie, je me sens aérienne, légère, j’ai envie
de tout balancer.
OLIVIER / Moi y compris.
ISABELLE / Faudra voir !! Mais ne fais pas cette tête là, nigaud, je plaisante (elle regarde
par la fenêtre) Oh, y a une pauvre dame en bas, elle a une robe affreuse. Attendez madame,
ne bougez pas.
OLIVIER / Que fais tu ?
ISABELLE / (elle défait sa robe) J’en ai marre de cette robe, je lui donne. (Elle la jette par
la fenêtre).
OLIVIER /Ah oui, quand même, c’est rapide.
ISABELLE / Oui !! Plus efficace que les bourses aux vêtements. (Par la fenêtre) De rien
madame, à votre service.
OLIVIER / Tu vas peut être t’arrêter là ?
ISABELLE / Ah non, monsieur, lui je le garde.
OLIVIER / A qui parles-tu ?
ISABELLE / Y a un passant qui me demande mon soutif !
OLIVIER / Bon, maintenant, tu t’éloignes de cette fenêtre (il la force à s’asseoir)
ISABELLE / Mais cool chéri, des robes j’en ai d’autres, et j’en achèterai des biens plus
jolies, rien que des grandes marques.
OLIVIER / En attendant va donc mettre une de celles que tu as achetée chez Tati.
ISABELLE / En parlant de tatie, je devrais l’appeler pour lui dire qu’elle vient avec nous.
OLIVIER / Où ça ?
ISABELLE / Ben aux Caraïbes pas au supermarché.
OLIVIER / Mais il n’a jamais été question de cela.
ISABELLE / Non, parce que l’idée vient seulement de germer dans mon esprit.
OLIVIER / ça germe très vite en ce moment, t’as pas trop arrosé ?
ISABELLE / Ben, il fallait bien fêter l’événement, on a bu 2 ou 3 coupettes de champagne
avec les copines.
OLIVIER / Ah c’est donc ça !
ISABELLE / Pour tatie, naturellement, tu es d’accord, elle n’a jamais quitté son trou perdu
de toute sa vie !
OLIVIER / Et on emmène qui d’autres ? (ironique)
ISABELLE / Tu as raison chéri, il faut qu’on pense aux autres, le partage, toujours le
partage. Bon maman, avait pensé le dire à sa voisine madame Beurdouche, elles voyagent
souvent ensemble.
OLIVIER / Attends, parce que tu en as déjà parlé à ta mère.
ISABELLE / Ben quand même, c’est bien la chose la plus naturelle qui soit, une mère on en
a qu’une, il était normal qu’elle soit du voyage.
OLIVIER / Ce n’est pas faux. Bon, j’appelle maman.
ISABELLE / Ah non, pas ta mère.
OLIVIER / Ah et pourquoi pas ma mère ?
ISABELLE / Parce que ta mère va gâcher ces vacances.
OLIVIER / Naturellement ; on va être accompagné par toute la tribu de madame, et personne
de mon coté.
ISABELLE / Et voilà, il recommence, il nous refait le coup de l’exclusion. Mais t’es parano
mon pauvre chéri. J’en ai plus que marre de ta jalousie maladive !
OLIVIER / Jalousie qui n’est nullement fondée ?
ISABELLE / Nullement.
OLIVIER / On va tous les dimanches chez tes parents, et une fois par an chez les miens.
ISABELLE / Est-ce de ma faute ? Chaque fois que ta mère nous invite, on est déjà invités !
OLIVIER / Oui chez ta mère …
ISABELLE / En juillet maman ne nous invite jamais.
OLIVIER / C’est vrai, elle est en cure à la Bourboule ! Ville qui porte bien son nom quand
je pense à ta mère.
ISABELLE / Bon, on ne va pas se disputer pour ça, ta mère n’en vaut pas la peine.
OLIVIER / Evidemment. Et si on ne partait pas, comme ça, on n’aura pas besoin de se
demander qui on emmène ou pas ?
ISABELLE / Non, mais tu délires mon chéri, tous les gagnants du loto partent en vacances
sous le soleil, c’est comme ça, c’est une tradition.
OLIVIER / Et pourquoi ne serions nous pas originaux, nous !
ISABELLE / Nous le serons, mais à notre retour. Tu as raison, je ne vais pas commander
mon cabriolet tout de suite, parce que si je me précipite, je risque de le regretter après.
OLIVIER / Sage décision.
ISABELLE / Non mais c’est vrai, au vendeur, je lui avais d’abord dit, noir, et puis en fait
j’en sais plus rien du tout, un beau bleu c’est pas mal du tout.
OLIVIER / Parce que tu as déjà appelé un concessionnaire !
ISABELLE / Oui cet après midi avec les copines….
OLIVIER / Et ?
ISABELLE / Et le gars de chez Porsche, m’a dit que je pouvais passer quand je voulais.
OLIVIER / Je parie que tu lui as dit que tu avais gagné au loto.
ISABELLE / Ben évidemment, je n’en ai pas honte moi, monsieur.
OLIVIER / Evidemment. Et oserai-je te demander à qui d’autres tu as téléphoné ?
ISABELLE / Le banquier, à avec celui là, je me suis soulagée, je lui ai dit que, désormais, ses
agios, il pouvait se les mettre au cul, car on allait changer de banque.
OLIVIER / (livide) Au cul ???
ISABELLE / Oui ben, c’est sorti tout seul…ah tu ne peux pas savoir comme ça m’a soulagé.
OLIVIER / Non, mais j’imagine. Et lui, que t’a-t il répondu ?
ISABELLE / Ben écoute, je n’en sais trop rien, je n’écoutais pas, on se marrait tellement
avec les copines.
OLIVIER / Pendant que moi je bossais.
ISABELLE / Oui d’ailleurs, on voulait appeler ton patron pour lui dire que tu n’irais plus
bosser pour ce gros pervers.
OLIVIER / Rassure moi, vous ne l’avez pas fait ?
ISABELLE / Non, Brigitte a pensé que ça te ferait plaisir de le faire toi même.
OLIVIER / Ouf, pour une fois que Brigitte a eu un trait de bon sens. Mais dis-moi chérie,
pourquoi dis-tu que mon patron est un pervers ?
ISABELLE / Ben comment t’appelles ça toi, un mec, qui demande à une femme de coucher
avec lui, pour que son mari ne soit pas licencié ?
OLIVIER / Et…à qui a-t-il demandé ça ? A Brigitte !
ISABELLE / Elle a un mari, Brigitte ? Ben non à moi !
OLIVIER / Tu aurais pu m’en parler. Tu n’as jamais cédé, bravo !
ISABELLE / T’as été licencié oui ou non ? (elle sort)
OLIVIER / Ben nooooooon, oh mon dieu (il tombe assis) …(un temps) Où vas-tu ?
ISABELLE / (off) Je mets une robe, pour faire plaisir à monsieur, c’est bien ce que tu voulais
oui ou non ?
OLIVIER / (abattu) Oui. Oh que je n’aime pas quand elle cherche à me faire plaisir.
Retour de Clément
OLIVIER / Alors tu l’as retrouvé ?
CLEMENT / Oui, et je l’ai tout de suite reconnue. C’est Isabelle qui va être heureuse.
OLIVIER / Et moi aussi.
CLEMENT / Oui aussi, mais je ne comprends pas comment cette femme l’a eue ?
OLIVIER / Quelle femme ?
CLEMENT / Une femme dans la rue, quand je l’ai croisée, elle l’avait à la main.
OLIVIER / Il aura sans doute tombé de ta poche.
CLEMENT / Il…mais de quoi parles-tu ?
OLIVIER / Ben du billet gagnant.
CLEMENT / Mais non, lui je ne l’ai pas retrouvé, moi je te parle de la robe d’Isa (il lui jette
à la figure)
OLIVIER / (énervé) Mais on s’en fout de cette robe, elle n’en voulait plus (il la jette par la
fenêtre)
CLEMENT / Mais qu’est ce qui te prend, tu es devenu fou.
OLIVIER / On le serait à moins. On a gagné au Loto, on a perdu le billet, enfin tu as perdu le
billet.
CLEMENT / Bonjour la solidarité.
OLIVIER / Ma femme dépense le fric qu’on n’a pas, insulte notre banquier, et s’est
envoyée en l’air avec mon patron.
CLEMENT / Tout ça depuis hier 20 heures, et ben dis donc, c’est une rapide !
Retour d’Isabelle. Élégante
ISABELLE / Voilà, j’ai fait vite.
CLEMENT / C’est ce que Olivier vient de me dire.
ISABELLE / Je suis désolée, je n’ai pas eu le temps d’aller m’acheter de nouvelles robes.
CLEMENT / Celle-ci est magnifique.
OLIVIER / Tout va tellement vite, on aurait pu me prévenir, on est déjà au 31 décembre.
ISABELLE / Non, mais Brigitte et Francine, sont parties se changer, et les connaissant, je
suis certaine qu’elles auront voulu marquer le coup.
CLEMENT / Quant à Olivier et moi, on va avoir l’air de deux manants.
OLIVIER / La belle et le clochard.
ISABELLE / Ben, va donc te changer…
OLIVIER / Non, je reste comme je suis par solidarité avec Clément.
CLEMENT / Merci ; et nous on n’a pas envie de jouer aux nouveaux riches.
OLIVIER / Il ne faut pas vendre la peau de l’ours avant de l’avoir tué.
CLEMENT / Oui, car pour l’instant l’ours court toujours…
ISABELLE / Mais oui au fait, on le touche quand le pactole ?
Regard gêné des 2 hommes.
CLEMENT / On ne sait pas exactement, ils ont été très vague.
OLIVIER / C’est ça, vague, très vague.
ISABELLE / Oui enfin, moi ce n’est pas avec des vagues que je paierai le traiteur.
OLIVIER / On s’arrangera, n’est ce pas Clément ?
CLEMENT / Oui chacun paiera sa part…en attendant
ISABELLE / En attendant quoi ?
CLEMENT / Ben en attendant que …l’argent soit sur nos comptes.
OLIVIER / Il la raison.
ISABELLE / Oui, mais moi demain j’ai rendez vous chez le coiffeur, chez l’esthéticienne,
chez….ils me feront crédits ! Aux riches, on leur fait crédits !
OLIVIER / Vas-y quand même doucement.
ISABELLE / Tu as peur de quoi, que je fasse trop jeune et qu’on me prenne pour ta fille ?
On sonne
ISABELLE / Ce sont les filles. (Elle va ouvrir)
OLIVIER / T’es certain qu’il n’est pas dans ta voiture ?
CLEMENT / Oui j’ai regardé partout.
OLIVIER / Il est peut être tombé, sous un tapis de sol. Tu as pensé à les enlever ?
CLEMENT / Non effectivement je n’y ai pas pensé.
OLIVIER / Tu vois !
CLEMENT / Je n’ai pas pensé non plus à démonter les sièges (ironique)
OLIVIER / Viens on y va.
CLEMENT / On va mettre la voiture en pièce ?
OLIVIER / On va chercher.
Retour d’Isabelle avec Francine, très élégante, collier et bracelet.
ISABELLE / Qu’allez vous chercher ?
OLIVIER / Du pain pour le repas.
ISABELLE / Oui c’est vrai, je n’y ai pas pensé. Bon avant, Francine je te présente Clément,
et Clément je te présente…
CLEMENT / (il la coupe) Francine, c’est bon j’ai compris (les hommes sortent)
FRANCINE / Oh la la, pas l’air sympa le Clément. Son argent lui est déjà monté à la tête.
ISABELLE / Ne fais pas attention, tout est tellement nouveau pour eux, ils ne doivent pas
savoir où ils en sont. Olivier, lui, il a la chance de m’avoir, moi je sais garder la tête froide.
FRANCINE / Et comment ! Mais tu sais ma chérie, si tu as besoin de quoi que ce soit,
n’hésite pas à faire appel à moi, je suis ta meilleure amie, tu le sais ?
ISABELLE / Absolument.
FRANCINE / On a toujours tout affronté ensembles, toutes les deux, les bonnes comme les
mauvaises choses, il n’y a pas de raison pour que ça change.
ISABELLE / Absolument.
FRANCINE / On a déjà tellement partagé.
ISABELLE / Absolument, mais que cherches-tu à me dire Francine ?
FRANCINE / Oh mais rien, absolument rien, si ce n’est que ma voiture, elle a 10 ans tu sais.
ISABELLE / Déjà ?
FRANCINE / Eh oui, et ben, elle fait un bruit bizarre.
ISABELLE / C’est bon j’ai compris, je verrai ce que je peux faire, dès notre retour des
Caraïbes.
FRANCINE / Tu es un amour.
ISABELLE / Elle tiendra jusque là ?
FRANCINE / Oui, pendant que je serai aux Caraïbes, je n’en aurai pas l’usage.
ISABELLE / Ah ben oui. Les vieilles guimbardes au rebus, place à la nouveauté.
FRANCINE / En parlant de vieille guimbarde, Brigitte n’est pas encore revenue, ça
m’étonne, elle habite à 2 minutes.
ISABELLE / Pas moi, elle doit essayer 12 tenues avant de trouver celle qui de toute façon lui
ira comme un sac.
FRANCINE / C’est vrai qu’elle est loin d’avoir ta classe naturelle, à toi ma chérie, tout te va.
ISABELLE / C’est bon Francine, inutile d’en faire des caisses, tu l’auras ta nouvelle caisse.
FRANCINE / C’est très gentil de ta part, cette délicate intention est tellement inattendue
pour moi, je ne pourrai jamais assez te remercier.
ISABELLE / Bon en attendant, si on passait à autres choses.
OLIVIER / On va y retourner.
ISABELLE / Oui, mais avant, je voudrais présenter Brigitte à Clément.
CLEMENT / Enchanté.
BRIGITTE / Moi aussi, alors qu’est ce que ça fait d’être subitement très très riche ?
CLEMENT / On ne réalise pas encore.
BRIGITTE / (dragueuse) Je comprends. Si jeune, si beau et si riche, ça fait beaucoup pour
un seul homme. Il va falloir trouver quelqu’un pour vous aider à supporter un tel fardeau, mon
petit Clément.
Retour de Francine.
FRANCINE / J’ai entendu des voix de males, j’en déduis que les messes basses sont
terminées.
BRIGITTE / Oui, mais tu n’étais pas bien là-bas ?
FRANCINE / Sur la cuvette des toilettes, si ! Mais au bout d’en certain temps, ça marque.
OLIVIER / Bon, tu viens Clément, on part à la recherche d’une autre boulangerie.
CLEMENT / On va ramener 3 baguettes pour ces dames, avec leurs robes et une baguette, ça
fera davantage conte de fées.
BRIGITTE / Tout à fait. Et c’est bien, ce qui nous arrive, n’est ce pas Isa ?
ISABELLE / Nous ???
OLIVIER / A+ (les hommes sortent)
BRIGITTE / Il est vraiment beau.
FRANCINE / Sans plus.
BRIGITTE / Et ben moi quand je pense à son compte en banque, je le trouve très très beau.
FRANCINE / Ah ben vu sous cet angle, oui.
BRIGITTE / Ben trop tard, j’ai trouvé cet angle avant toi.
FRANCINE / Il est comment cet angle ? Aigu, obtus !
ISABELLE / Bon, c’est bon les filles, ne vous battez pas, laissons Clément faire son choix.
BRIGITTE / Mais au juste, il vient avec nous aux Caraïbes ?
ISABELLE / On en a pas encore parlé, mais oui, pourquoi pas.
BRIGITTE / Super.
ISABELLE / Oui comme ça on partage les frais en 2.
FRANCINE / Qui vient finalement ?
ISABELLE / Nous 3, mes parents ; tatie Suzanne, madame Beurdouche la voisine de maman,
et…j’oublie quelqu’un…ah oui Olivier et … Clément.
BRIGITTE / Ah j’ai hâte.
FRANCINE / Clément va peut-être vouloir être accompagné ?
BRIGITTE / Ben je suis là.
FRANCINE / Je veux dire par sa famille, ses amis…
ISABELLE / Oui ben si on commence à emmener tout le monde, il va nous falloir un avion
complet.
BRIGITTE / Isa a raison, il faut faire des choix, la vie n’est faite que de choix, on ne peut
pas faire plaisir à tout le monde. Bon, je ne dis pas ça, parce que je suis la meilleure amie
d’Isa, mais si elle ne m’emmenait pas, je comprendrais.
FRANCINE / Tu veux qu’on tente le coup ? Isa, dis lui qu’elle ne part plus que tu proposes
sa place à Nadine.
BRIGITTE / C’est vrai, Isa ? Tu peux pas me faire ça…pourquoi elle (Francine) et pas
moi ? (inquiète)
FRANCINE / Voilà, la démonstration est faite.
ISABELLE / Mais non, elle plaisante. Bon, ça suffit toutes les deux, vous n’allez pas sans
cesse vouloir tout peser, chercher à savoir qui a eu le plus, parce que ça va être invivable.
BRIGITTE / Tu as raison. On mange quoi ce soir ?
ISABELLE / Surprise. Je peux juste te dire que j’ai pris ce qu’il y avait de plus cher.
FRANCINE / Génial, on va se régaler.
BRIGITTE / Ok, mais ça mange quoi des riches ?
ISABELLE / Patiente encore un peu.
BRIGITTE / Du foie gras !
ISABELLE / Brigitte, du foie gras on en mangeait déjà quand on était pauvre !!!
FRANCINE / Oh que tout ceci me donne envie.
BRIGITTE / T’as des envies de foie gras ?
FRANCINE / Non de jouer au loto, je voudrais moi aussi être riche.
BRIGITTE / C’est sûr que pour Isa et moi plus rien ne sera comme avant.
ISABELLE / Moi ok, grâce à Olivier, mais toi ?
BRIGITTE / Ben, j’ai Clément.
ISABELLE / Attends, il ne t’a toujours pas épousée.
BRIGITTE / Crois moi, ma chère Isa, que je ferai tout pour.
FRANCINE / Moi j’ai tendance à la croire.
ISABELLE / Tu as toujours été contre le mariage.
BRIGITTE / Oui, ben, tout le monde peut changer d’avis. Je ne suis pas bornée, je sais
m’adapter, c’est une grande qualité.
FRANCINE / Et pas la moindre. Elle serait capable de lire l’intégrale de Voltaire, si son
riche prince le lui demandait.
BRIGITTE / Non, là tout de même pas. Je veux bien apprendre à jouer à la belotte, me
remettre au tricot…mais mon sens du sacrifice a des limites.
Isabelle fait signe à Brigitte qu’elle veut lui parler, les 2 femmes s’isolent dans un coin.
ISABELLE / Pour la voiture, c’est bon, je ne m’occupe plus de rien, ton mari s’en chargera ?
BRIGITTE / Mon mari !!
ISABELLE / Ben oui, Clément.
BRIGITTE / Ben, c’est que, ce n’est pas encore fait, donc en attendant…si tu pouvais…
ISABELLE / Ouais, mieux vaut tenir que courir.
FRANCINE / (fort) Si je gêne, vous me le dites, je repars aux toilettes.
ISABELLE / Du tout.
BRIGITTE / En même temps, tu fais selon tes envies !
FRANCINE / Ben en fait, je crois que je vais me retenir, c’est mieux pour tout le monde.
BRIGITTE / Ce n’est pas bon de trop se retenir.
FRANCINE / Je sais mais si je te dis de quoi j’ai envi.
ISABELLE / Dis toujours.
FRANCINE / J’ai juste envie de crever un œil à miss Brigitte, elle commence à me courir
avec ses grands airs de parvenue.
BRIGITTE / T’es jalouse !!
FRANCINE / Pas du tout.
ISABELLE / Les filles. Stop !
Retour des hommes, Clément porte la baguette de pain.
BRIGITTE / Magnifique, elle est magnifique, votre baguette Clément.
FRANCINE / C’est une baguette, je ne vois pas ce qu’elle a de plus que les autres.
BRIGITTE / Si je ne me retenais pas, je mordrais dedans.
CLEMENT / Retenez vous.
OLIVIER / Oui Brigitte, si tu as faim, va manger des biscottes à la cuisine.
ISABELLE / Ah encore une chose, vous devriez vous tutoyer, nous sommes amenés à nous
voir très souvent.
BRIGITTE / Pas de problème pour moi.
CLEMENT / C’est bon pour moi aussi.
FRANCINE / Et moi, même si je sens le pâté, je n’y vois pas d’objection non plus.
CLEMENT / En tous les cas, je n’ai rien senti, au contraire, tu sens très bons.
FRANCINE / Ben écoute, merci. Toi tu sens le pain chaud, c’est pas mal non plus.
BRIGITTE / (se pavanant sous son nez) Et moi, tu aimes mon parfum ?
CLEMENT / C’est quoi, c’est la même odeur que dans la cage d’escalier ?
OLIVIER / Ah ben, Brigitte laisse des traces. Madame se parfume avec un pulvérisateur.
BRIGITTE / Toi Olivier, je ne t’ai pas sonné.
On sonne.
OLIVIER / Mais la porte si !
ISABELLE / Ce doit être le traiteur, il n’est pas en retard. J’y vais (elle sort)
BRIGITTE / Donne moi cette baguette Clément, je vais la mettre à la cuisine.
CLEMENT / J’allais le faire.
BRIGITTE / On peut y aller ensemble.
FRANCINE / Il n’y a pas besoin d’être deux pour déposer une baguette à la cuisine.
BRIGITTE / Francine, occupe toi de tes fesses. C’est par ici, Clément.
CLEMENT / Je te suis (ils sortent)
Retour d’sabelle avec sa mère.
ISABELLE / Ben en fait, ce n’est pas le traiteur c’est maman.
OLIVIER / Je me disais aussi, Danièle n’est pas encore venue, ça cache quelque chose.
DANIELE / Bonjour tout le monde. Quelle merveilleuse nouvelle ! Papa et moi sommes si
contents de partir avec vous.
OLIVIER / Et nous donc !
ISABELLE / Papa n’est pas avec toi ?
DANIELE / Non, il est à un concours de belotte ; alors moi, plutôt que de rester seule à la
maison, je me suis dit, je vais aller faire un petit coucou à mes petits chéris.
ISABELLE / Tu as très bien fait. Tu restes manger avec nous maman ?
DANIELE / C’est que je ne voudrais pas déranger.
OLIVIER / Pas plus que d’habitude ma chère Danièle.
DANIELE / Alors c’est avec grand plaisir. Francine mange avec nous ?
FRANCINE / Oui, Isa m’a invitée. Brigitte est là également.
DANIELE / Où donc, je ne l’ai pas vue ?
FRANCINE / Elle aide Clément à ranger sa baguette.
DANIELE / Qui est ce Clément, son petit ami ?
ISABELLE / Pas encore maman, pour l’instant, c’est juste le collègue d’Olivier, tu sais
celui avec lequel on a gagné.
DANIELE / Ah mais oui, tu m’as raconté tout ça. Mais j’ai tellement pleuré de joie que j’en
ai oublié les détails.
ISABELLE / C’est grâce à Olivier et Clément
DANIELE / Il est vraiment très bien ce Clément, j’ai hâte de faire sa connaissance.
FRANCINE / ça ne saurait tarder, enfin normalement.
DANIELE / Il faut que je le remercie.
Retour de Clément et Brigitte, Danièle se précipite et l’embrasse.
DANIELE / Merci, merci pour tout.
CLEMENT / Bonjour madame.
ISABELLE / Clément, je te présente maman.
CLEMENT / Ah d’accord
DANIELE / Merci vraiment merci, grâce à vous je vais enfin voyager, les Caraïbes, je
n’arrive pas à y croire.
CLEMENT / C’est également grâce à Olivier, vous savez.
DANIELE / (le regarde sèchement) Merci à vous aussi.
GAETAN / Vous réglerez vos problèmes entre vous, après. Pour le moment, vous mettez tous
vos portables sur la table.
Les hommes s’exécutent.
FRANCINE / Nous aussi ?
GAETAN / Tout le monde j’ai dit.
FRANCINE / Qu’est ce que vous allez faire avec tant de portable ? Vous n’arriverez pas à
tous les revendre !
GAETAN / C’est pour vous éviter d’appeler les keufs.
FRANCINE / C’est qui ?
OLIVIER / Les flics !
FRANCINE / (fascinée) Ah ben oui, pas bête (les filles sortent leur portables de leur sac et
le pose sur la table)
GAETAN / Et toi (à Danièle)
DANIELE / (elle pleure) Je n’ai pas de portable, ce n’est pas de ma faute, c’est Roland, il n’a
jamais voulu que j’en achète un. Je vais mourir parce que je n’ai pas de portable.
OLIVIER / Oui c’est un comble, alors qu’on dit que ce sont les portables qui nous tueront
tous.
GAETAN / La ferme, toi aussi.
OLIVIER / ok ok ok .
GAETAN / Voilà, c’est bien. Donc la règle est simple. Vous faites ce que je vous dis, vous
êtes vivants. Vous faites les marioles vous êtes morts.
BRIGITTE / Ah ben oui en fait c’est super simple. Mais promis, vous ne nous tuerez pas
quand même à la fin ?
GAETAN / Promis.
BRIGITTE / Bon ben ça marche pour moi. Vous voulez quoi ? Notre argent, je suppose.
GAETAN / Oui.
BRIGITTE / Ben c’est qu’on l’a pas encore touché, pas vrai Isa ?
ISABELLE / Oui c’est vrai.
GAETAN / Pas grave. Je prends le reste. Ah j’oubliais, tout le monde à poil.
FRANCINE / Ben pourquoi ?
GAETAN / Parce que si l’idée vous prenait de vouloir vous barrer ; à poil, c’est plus
dissuasif.
FRANCINE / Ah ben oui, pas bête
DANIELE / Moi aussi ?
GAETAN / Non pas toi, toi tu restes habillée.
DANIELE / Non y a pas de raison. C’est tout le monde ou personne.
GAETAN / Bon, ok, vous enlevez juste vos robes, de toutes façons, elles sont moches !
CLEMENT / Et nous ?
GAETAN / Les mecs, ils posent pantalons et chaussures sur la table.
FRANCINE / Ah c’est très précis. Vous faites ça souvent ?
GAETAN / Quand j’ai un peu de temps.
FRANCINE / Ben franchement, c’est très méthodique, je suis admirative. On ne dirait pas,
mais il faut penser à tout
BRIGITTE / J’enlève le tout.
GAETAN / Non, uniquement la robe.
BRIGITTE / Ah (déçue)
FRANCINE / Ne t’en fais pas, il en aura d’autres des occasions de te voire à poil ton
Clément.
GAETAN / Bon, en fait, si tout le monde y tient….vous pouvez tout enlever.
CLEMENT / Ben à vrai dire pas plus que ça…ce n’est ni le lieu ni le moment.
à bientôt