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UNITE V

Le document traite du système immunitaire humain, expliquant comment il distingue le 'soi' du 'non soi' et les mécanismes de défense associés. Il aborde les composants du système immunitaire, les réponses immunitaires, ainsi que les défaillances possibles et les méthodes d'assistance. Il décrit également les types d'immunité, les barrières naturelles, et les rôles des cellules et molécules impliquées dans la protection de l'organisme.

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UNITE V

Le document traite du système immunitaire humain, expliquant comment il distingue le 'soi' du 'non soi' et les mécanismes de défense associés. Il aborde les composants du système immunitaire, les réponses immunitaires, ainsi que les défaillances possibles et les méthodes d'assistance. Il décrit également les types d'immunité, les barrières naturelles, et les rôles des cellules et molécules impliquées dans la protection de l'organisme.

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UNITE V : IMMUNOLOGIE (Partie I)

L'être humain évolue dans un environnement peuplé de millions de micro-organismes, dont bon
nombre sont pathogènes. Pourtant, il est plutôt rare que nous tombions malades, ce qui indique l'existence
d'un mécanisme de protection : le système immunitaire.
L’entrée de quelques éléments étrangers à l’intérieur du corps provoque des réactions appelées : les
réponses immunitaires qui ont pour but de protéger l’intégrité du corps.

❖- Quels sont les constituants du système immunitaire ?

❖- Comment il distingue entre le « soi » et le « non soi » ?

❖- Comment il affronte le « non soi » ?

❖- Quelles sont les défaillances de ce système ? Et quelles sont les méthodes et les techniques
utilisées pour aider ce système ?

1
CHAPITRE I : NOTION DE SOI ET DE NON SOI
La réponse immunitaire repose sur l’aptitude de l’organisme à reconnaitre ses propres constituants
(le soi) des éléments étrangers (le non soi) puis à éliminer sélectivement ces derniers.
Quelle est la nature moléculaire du soi et du non soi ?
Comment l’organisme distingue-t-il un élément étranger de l’un de ses constituants propres ?

ACTIVITE I : NOTION DE SOI ET DE NON SOI


[Link] exemples du non soi :

- Le soi correspond à l’ensemble des constituants de l’organisme (= organes, cellules, molécules) résultant
de l’expression de son génome. Le soi ne déclenche pas de réponse immunitaire.
- Le non-soi est constitué par l’ensemble des molécules étrangères à l’organisme, c.-à-d. non codées par
son génome. Le système immunitaire développe contre le non-soi des réactions immunitaires pour
l’éliminer.

❑ Le non soi peut être :

✓ Externe pathogène (Bactéries, virus, parasites, ...)


✓ Externe non pathogène (grains de pollen, globules rouge, greffons ………)
2
✓ Endogène, nommé aussi un soi modifié (cellules cancéreuses, cellules infectées).

❑ Antigène (Ag) : toute molécule susceptible d’être reconnue comme étrangère à l’organisme, et de
déclencher une réaction immunitaire spécifique contre elle. Les molécules antigéniques sont
essentiellement des protéines et des glycoprotéines.

❑Déterminants antigéniques (épitopes) : certaines parties de la molécule d’antigène qui déclenchent une
réaction immunitaire.

ACTIVITE II : Mise en évidence de la compatibilité tissulaire


A. Données expérimentales

[Link] les premiers jours, la greffe est acceptée et elle est vascularisée. Mais après 12 jours on remarque
un rejet du greffe.
Le rejet du greffon peut s'expliquer par la présence d'une réponse immunitaire de l'organisme du receveur
vers le greffon considéré comme non-soi
[Link] pourcentage d’acceptation du greffon atteint 100% lorsqu’il existe une forte relation de consanguinité
entre le donneur et le receveur (courbe1) tandis que ce pourcentage devient nul en absence de relation de
consanguinité (courbe3)
Donc la réussite ou le rejet des greffes dépondent de la compatibilité génétique entre le donneur et le
receveur
3. On conclue que les constituants de soi possèdent des molécules marquant l’identité de chaque individu
(les marqueurs du sois)

3
Le greffon est accepté par l'organisme si le donneur et le receveur sont de la même race, tandis que le
greffon est rejeté si le receveur est d'une race différente de celle du donneur. Le rejet du greffon peut
s'expliquer par la présence d'une réponse immunitaire de l'organisme du receveur vers chaque élément
considéré comme non-soi, et on l'appelle donc un antigène.
Le rejet du greffon après une courte durée (6jours) montre que le système immunitaire garde en mémoire
les éléments du non soi auxquels il a été confronté

B. Conclusion
Dans la réponse immunitaire, les interactions cellule-cellule sont importants pour différencier le soi du non
soi. Cette identification se fait à l’aide de molécules d’histocompatibilité présentes à la surface des cellules
chez tous les vertébrés, elles sont appelées complexe majeur d’histocompatibilité (CMH) ou Human
Leukocyte Antigen (HLA)

ACTIVITE III : les marqueurs du soi


A. Le complexe majeur d’histocompatibilité CMH (marqueurs majeurs)
1. Structure du complexe majeur d’histocompatibilité

4
Les marqueurs du soi sont des glycoprotéines qui se trouve à la surface des membranes des cellules de
l’organisme qui diffèrent d’une personne à une autre, on parle de Complexe Majeur d’Histocompatibilité
(CMH). On distingue deux types de CMH :
➢ CMH classe I : constitué d’une seule chaine peptidique transmembranaire, il se retrouve sur la
membrane de toutes les cellules nucléées.
➢ CMH classe II : formé de 2 chaines transmembranaires, on le trouve uniquement à la surface de
certaines cellules immunitaires.

2. Caractéristiques génétiques du CMH

La synthèse des molécules de CMH est sous le contrôle de 4 gènes (A.B.C.D) portés par le bras court du
chromosome 6. Ces gènes sont polyalléliques et les différents allèles sont Codominants, ce qui est l’origine
de la diversité des molécules de CMH.
La combinaison des protéines codés par les gènes du CMH est caractéristique de chaque individu (personne
n’a les mêmes marqueurs, sauf les vrais jumeaux)

3. Rôles des molécules de CMH

5
Les molécules de CMH participent à un véritable système d’inspection des protéines cellulaires : dans toute
la cellule, des enzymes découpent en fragments (peptides) une partie des protéines présentes dans le
cytoplasme. Chaque peptide se lie à une molécule de CMH, formant un complexe peptide-CMH qui migre
à la surface de la cellule. La cellule assure ainsi une "exposition" permanente de son contenu peptidique,
ce qui permet une véritable "surveillance immunitaire".
→ Deux cas peuvent se poser :
- Si les peptides exposés proviennent de protéines normales de la cellule, les complexes peptide-CMH ne
déclenchent aucune réponse immunitaire (fig 1).
- Si les peptides exposés proviennent soit de protéines étrangères (Protéines codées par un génome viral,
molécules étrangères introduites dans la cellule par phagocytose) (fig 2), soit de protéines anormales du soi
ou soi modifié (codés par des gènes mutés dans une cellule cancéreuse par exemple) (fig3) ; dans ces cas,
les complexes peptide-CMH déclenchent une réponse immunitaire.

B. les groupes sanguins (Marqueurs secondaires)

Les marqueurs des groupes sanguins du système ABO sont


des glycolipides fixés sur la membrane des hématies, ce sont
des agglutinogènes (antigène) il en existe deux types : des
marqueurs de type A et de type B
EXEMPLE : pour le groupe A, l’individu présente sur ses
globules rouges des antigènes A et dans le sérum des
anticorps de type anti B
Le gène responsable des groupes sanguins ABO est porté par
le chromosome 9. IL possède trois allèles : A, B et O. Les allèles A et B sont codominant alors que l’allèle
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O est récessif par rapport aux deux autres. Ce qui explique le nombre limité de groupes sanguins et qui
peuvent être identiques chez plusieurs individus. On parle de marqueurs secondaires de soi

A savoir

CHAPITRE II : LES MOYENS DE DEFENSE DE SOI


Pour assurer sa protection, le corps humain possède 2 types de mécanismes de défense : l’immunité innée
et l’immunité adaptative.
- L’immunité innée : réaction immunitaire non spécifique ou naturelle s’exprime toujours de la même
manière quel que soit l’agent déclencheur (virus, bactérie, parasite)
- L’immunité adaptative : Elle peut être à médiation humorale (anticorps) et/ou à médiation cellulaire
(Lymphocytes : T et B). Elle est spécifique, donc adaptée à chaque agent infectieux, elle est acquise donc
nécessite une reconnaissance préalable de l'agresseur.

• Comment l’organisme se protège-t-il face à une agression ?

• Quels sont les barrières naturelles ?

• Quels sont les cellules responsables de protéger le corps en cas d’infection et par quel mécanisme ?

ACTIVITE I : L’immunité innée (non spécifique/ naturelle)


1. Les barrières naturelles de l’organisme :

De façon innée, chaque individu, dès sa naissance possède des barrières qui limitent l’entrée d’agents
étrangers. Elles constituent la première ligne de défense de l’organisme, et sont classées en trois types :
7
• Les barrières mécaniques : la peau, les paupières, les cils, le mucus nasal….

• Les barrières biochimiques : ce sont des secrétions réalisées par des cellules spécialisées comme :
la sueur, le sébum, l’acidité de l’estomac et du vagin

• Les barrières écologiques : la flore intestinale et vaginale

2. La réponse inflammatoire :
A. Manifestation de la réaction inflammatoire

Cette réaction se manifeste toujours de la même façon, elle est rapide et non spécifique et se caractérise
par :

• Une rougeur due à la vasodilatation locale.

• Une sensation de chaleur due à l’afflux de sang.

• Un gonflement dû au passage du plasma dans les tissus.

• Une douleur due à l’excitation des nerfs sensitifs.


L’inflammation est une réponse des tissus vivants vascularisés à une agression externe (infection
brulure….) ou interne (cellules cancéreuses) son but est d’éliminer l’agent pathogène et réparer les
lésions tissulaires

B. Les médiateurs de l’inflammation :

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Les mastocytes sont des cellules immunitaires caractérisées par la présence des vésicules contenant des
médiateurs chimiques de l’inflammation comme l’histamine
Lors d’une infection, la présence de pathogène est détecté par les mastocytes via leurs récepteurs, ces
cellules ainsi activées libèrent en plus de l’histamine d’autres médiateurs de l’inflammation :

• La prostaglandine a le même rôle que la prostaglandine, ce sont des composes chimiotactiques pour
les neutrophiles et les macrophages et induisent l’augmentation de la dilatation des vaisseaux et leur
perméabilité facilitant l’arrivée des leucocytes sur le site de l’inflammation

• Le système des kinines : c’est un ensemble de polypeptides sanguins évolue à partir d’une protéine
plasmique il aboutit à une augmentation de la perméabilité vasculaire, attraction des neutrophiles et
des monocytes et activation du système complément

• Le système du complément : c’est un ensemble de protéines plasmatiques responsables de


l’attraction des polynucléaires et facilite la phagocytose

C. Les rôles du système de complément

C’est un ensemble de protéines plasmatiques inactives sécrétées par le foie. Leur activation se fait en
cascade soit directement par l'antigène, Voie alterne soit par le complexe immun, voie classique. On
distingue 9 types de protéines du complément (C1, C2, ...,C9). Une fois activées, ces protéines jouent
plusieurs rôles

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➢ Action cytolytique (formation du complexe d’attaque membranaire)

Après leurs activations, les protéines C5b, C6, C7, C8 et C9 se lient à la membrane des cellules cibles pour
former des canaux lytiques appelées complexe d'attaque membranaire (CAM) qui forme un pore dans la
membrane entrainant la lyse de la cellule par l’entrée de l’eau et les ions puis son explosion
➢ Attraction des polynucléaires (chimiotactisme)

Les fragments du complément C3a et C5a interviennent dans l’attraction des cellules immunitaires vers le
site de l’inflammation.
➢ Facilite la phagocytose (opsonisation)

Le fragment C3b se fixe sur l’antigène, on parle d’un phénomène d’opsonisation. C’est pour faciliter la
phagocytose de l’antigène par les phagocytes ayant un récepteur pour le complément C3b.

3 . La phagocytose :

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La phagocytose est un mécanisme (moyen de défense) immédiat et non spécifique permettant aux cellules
nommées phagocytes (macrophages et granulocytes neutrophiles) d’ingérer et digérer des particules et des
microorganismes. Elle se déroule en 4 étapes :
➢ L’adhésion : Grâce à des récepteurs spécifiques, les éléments étrangers adhèrent à la membrane des
phagocytes
➢ L’ingestion : La cellule se déforme et englobe la particule dans une vacuole (phagosome) en
l’entourant par des prolongements cytoplasmiques (pseudopodes)
➢ La digestion : Des enzymes digestives contenus dans des vésicules cytoplasmiques (les lysosomes)
sont déversées dans le phagosome
➢ Le rejet des déchets : Après la digestion de l’élément étranger, les déchets sont rejetés à
l’extérieur du phagocyte
Parfois la phagocytose échoue dans l’élimination du corps étranger à cause de la résistance des bactéries
qui restent en vie dans le phagosome et elles pourront reprendre leur division par la suite

4. Les cellules immunitaires

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5. Bilan

ACTIVITE II : L’immunité spécifique (acquise / adaptative)


Les mécanismes de l’immunité innée sont parfois insuffisants pour l’élimination d’un agent infectieux.
Dans ce cas une nouvelle phase de la réaction immunitaire est mise en place ; c’est l’immunité spécifique

1. Les voies de la réponse immunitaire spécifique


Données expérimentales

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Toxine : une substance toxique sécrétée par certaines bactéries ou champignons.
Anatoxine : une toxine qui a perdu sa toxicité, mais qui garde son pouvoir immunogène

1/ La mort de la souris S1 suite à l’infection par l’agent pathogène (toxine tétanique)


2/ La survie de la souris S1 montre que l’anatoxine tétanique l’a immunisé contre la toxine tétanique
3/ La mort de la souris S1 montre que la protection acquise est spécifique à la toxine tétanique et ne
protège pas contre la toxine diphtérique donc la réponse immunitaire est spécifique
4/ La survie de la souris S1 montre que le sérum de la souris S2 contient une substance capable de la
protéger contre la toxine tétanique
Il s’agit d’une réponse immunitaire spécifique à médiation humorale parce que les éléments qui
détruisent l’Ag sont des protéines (Anticorps) qui se trouvent dans le sérum

La mort de la souris B montre que le sérum de la souris A immunisée contre la tuberculose ne


protège pas contre la BK
La survie de la souris C montre que les lymphocytes de la souris A immunisée contre la tuberculose
protège contre la BK
Il s’agit d’une réponse immunitaire à médiation cellulaire parce que les éléments qui éliminent l’Ag
sont des cellules appelées lymphocytes

2. Les organes et les cellules intervenant dans la réponse immunitaire spécifique

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Les organes lymphatiques : des organes au niveau desquels se forment où se regroupent les cellules
immunitaires. On en distingue deux types :
- Les organes lymphoïdes centraux : au niveau desquels ont lieu la production et la maturation des cellules
immunitaires, notamment les lymphocytes

• La moelle osseuse rouge assure la production des lymphocytes T et B et la maturation des


lymphocytes B.

• Le thymus assure la maturation des lymphocytes T.


- Les organes lymphatiques périphériques : sont le lieu d’accumulations et de rencontres des cellules de
l’immunité avec les agents pathogènes. Ex: la rate, les ganglions lymphatiques, les tissus lymphoïdes
(plaques de Peyer, l’appendice)..

3. Acquisition de la compétence immunitaire des lymphocytes

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L’immunocompétence est la capacité de distinguer le soi du non soi. Elle est acquise lorsque les cellules
immunitaires présentent des récepteurs membranaires et spécifiques au non soi
✓ L’acquisition de l’immunocompétence par les lymphocytes B
La maturation des lymphocytes B se déroule dans la moelle osseuse. Elle consiste à la fixation des
récepteurs sur la membrane des LB (BCR) qui sont des immunoglobulines(anticorps). Après ces
lymphocytes subissent un processus de sélection négative où les lymphocytes B possédant des récepteurs
spécifiques au soi sont éliminées et les autres quittent la moelle osseuse vers les organes lymphatiques
périphériques
✓ L’acquisition de l’immunocompétence par les lymphocytes T
Apres leur production dans la moelle osseuse, les lymphocytes T commencent leur maturation au niveau
du thymus. Cette maturation consiste à :

• La fixation de nouveaux marqueurs CD. On distingue entre deux catégories de LT :


Les lymphocytes T4 qui ont un CD4 ainsi les récepteurs membranaires T(TCR)
Les lymphocytes T8 qui ont un CD8 ainsi les récepteurs membranaires T(TCR)

• Au niveau du thymus les lymphocytes T subissent 2 sélections


➢ Une sélection positive au niveau de la zone corticale :
Les cellules de la zone corticale du thymus présentent le complexe CMH uniquement tel que :
-Les lymphocytes T qui reconnaissent le CMH du soi sont sélectionnées. On trouve LT4 avec CD4
qui reconnaissent le CMH II et LT8 avec CD8 qui reconnaissent le CMH I
-Les lymphocytes T ayant un récepteur incompatible au CMH du soi seront éliminées
➢ Une sélection négative au niveau de la zone médullaire
Les cellules thymiques présentent le complexe CMH-peptide du soi
-les lymphocytes T dont les récepteurs TCR reconnaissent le peptide du soi présenté par le CMH sont
éliminées
-les lymphocytes T dont les récepteurs ne reconnaissent pas le peptide présenté par le CMH sont gardées

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4. Réponse Immunitaire spécifique à Médiation Cellulaire (RIMC)
Elle s’agit d’une réaction immunitaire dont les effecteurs sont des cellules qui sont les lymphocytes T. Ce
type d’immunité intervient principalement dans les cas suivants : refus du non soi (refus du greffon),
destruction des cellules infectées, destruction des cellules mutantes...

A. La double reconnaissance

On remarque que les récepteurs membranaires des lymphocytes T présentent deux sites de liaison :
➢ Un site de liaison au déterminant antigénique
➢ Un site de liaison au CMH de la cellule présentant l’antigène
Si cette double liaison se produit entre LT et la cellule cible
donc le processus d’élimination de l’antigène commence

B. La cytotoxicité cellulaire
Dans la réponse immunitaire à médiation cellulaire, les
lymphocytes T cytotoxiques (LTc) reconnaissent puis
détruisent les cellules cibles
Grâce à leur récepteur, les LTc reconnaissant le déterminant
antigénique associé à une molécule CMH-I exposé à la
surface de la cellule cible. Cette reconnaissance déclenche
chez LTc la libération de la perforine et les protéases
granzymes.
En présence du Ca²+, la perforine forme des canaux au niveau de la membrane de la cellule cible, qui
permettent :
➢ L’entrée de l’eau et la mort de la cellule cible par un choc osmotique
➢ La pénétration des protéases granzymes qui entraine la destruction de l’ADN et la mort de la
cellule cible par apoptose

C. Les étapes de la réponse immunitaire à médiation cellulaire (RIMC)

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La RMIC se déroule en 3 étapes :
➢ Phase d’induction :
- La phagocytose de l’Ag par les macrophages puis la fixation de ces déterminants antigéniques associées
aux molécules de CMH à sa surface. Ces macrophages sont appelés des cellules présentatrices de l’Ag
(CPA).
- la sélection clonale des LT spécifiques à l’Ag
- Grace à leurs TCR les lymphocytes reconnaissent le déterminant antigénique présenté par le CMH (double
reconnaissance) :

• Les lymphocytes T4 reconnaissent le déterminant antigénique présenté par le CMH II

• Les lymphocytes T8 reconnaissent le déterminant antigénique présenté par le CMH I


- Les LT4 secrètent le MAF qui est un facteur d’activation des macrophages. Ces derniers secrètent
l’interleukine 1 (IL-1) qui active les lymphocytes : LT4 se différencie en LTH (helper) secrète IL2 et LT8
forme les récepteurs de l’IL2
➢ Phase d’amplification :
Elle se déroule en 2 étapes :
-La multiplication : les lymphocytes sélectionnées et activées, sous l’effet de l’IL2 prolifèrent pour former
des clones et on parle de l’expansion clonale
- La différenciation : une partie des lymphocytes T (T4 et T8) sera conservée comme mémoire immunitaire
et l’autre partie se différencie. En s’enrichissant en protéines et enzymes (perforine, granzymes) Les
Lymphocytes T8 se transforment en lymphocytes cytotoxiques (LTC)
➢ Phase effectrice :

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Elle est caractérisée par La destruction des cellules cibles par les lymphocytes T cytotoxiques (voir la
cytotoxicité cellulaire)

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