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Le document traite de l'organisation, de l'administration et de la législation scolaires en République Démocratique du Congo, en soulignant l'importance de former des citoyens responsables et utiles à la société. Il présente les objectifs d'un cours sur la gestion scolaire, ainsi que les principes d'administration selon Henri Fayol, et aborde la législation scolaire, ses sources et son utilité. La législation est essentielle pour réglementer le fonctionnement des établissements scolaires et protéger les droits des acteurs de l'éducation.

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Le document traite de l'organisation, de l'administration et de la législation scolaires en République Démocratique du Congo, en soulignant l'importance de former des citoyens responsables et utiles à la société. Il présente les objectifs d'un cours sur la gestion scolaire, ainsi que les principes d'administration selon Henri Fayol, et aborde la législation scolaire, ses sources et son utilité. La législation est essentielle pour réglementer le fonctionnement des établissements scolaires et protéger les droits des acteurs de l'éducation.

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1

ORGANISATION ADMINISTRATION ET LEGISLATION SCOLAIRES


00. Introduction
S'il y a une question fondamentale que les responsables d'un système
scolaire au niveau national ou provincial peuvent se poser, c'est celle de la finalité à atteindre
dans un système scolaire. Au Congo, l'enseignement national a pour finalité la formation
harmonieuse de l'homme congolais, citoyen responsable, utile à lui-même et à la société,
capable de promouvoir le développement du pays et la culture nationale. Cette finalité change
suivant le changement qui s'opère dans la société, ce qui peut entraîner certaines modifications
dans la législation et organisation scolaires.
Ainsi, cette unité d'enseignement d'une part, présente les différentes
réglementations et structurations que notre système éducatif a connu depuis l'époque coloniale.
Les modifications produisaient avec le souci d'adapter le système scolaire aux réalités du pays
afin de produire l'homme capable de réaliser le projet de société conformément aux intentions
de l'homme politique.
D'autre part, comme l'avait si noté en son temps la Conférence
Nationale Souveraine, en 1992, dans le rapport de la Commission d'éthique, « la société
congolaise se caractérise par une symbiose de toutes les formes du mal dans tous les secteurs de
la vie nationale, une société où les valeurs universelles du vrai, du bon et du beau ont été
évacuées de l'échelle de référence....».
Ainsi, d'aucuns pensent et sont convaincus que le salut de la société moderne; c'est-à-dire, la
solution à la crise morale du monde contemporain ne peut être retrouvée que dans la morale
dont les tenants sont tenus de travailler absolument avec tous ceux qui ont dans la cité la noble
mission de former et de transformer, de changer des mentalités et d'humaniser la nature. Parmi
ceux-là, nous citons les éducateurs, les enseignants.
D'où, la nécessité d'offrir aux futurs enseignants l'occasion de réfléchir sur les valeurs et principes
moraux, les conduites à adopter sur le terrain qui doivent être contraires aux antivaleurs et
d'adopter le profil moral qu'il faut à un éducateur pour promouvoir le développement intégral en
garantissant une certaine harmonie et œuvrer pour la paix sociale.

OBJECTIFS DU COURS
Objectif général
Le premier EC (élément constitutif) se propose d'initier l'étudiant aux
principes de gestion et d'organisation scolaire, à lui faire acquérir les principaux concepts et
méthodes de gestion et d'en saisir les modalités d'application dans les organisations du système
éducatif de la RDC.
Objectifs spécifiques
Au terme du premier EC, l'étudiant qui aura suivi ce cours ce cours
avec attention sera capable :
- Identifier et interpréter dans les textes légaux, les dispositions relatives à l'enseignement ;
- Décrire les principes d'administration en général et dans le cadre scolaire en particulier ;
- Présenter les modalités d'organisation et la législation scolaire aux différentes périodes de
l'histoire de la RDC : période précoloniale, période coloniale, période après l'indépendance
(première, deuxième et troisième république).
CHAPITRE PREMIER : PRINCIPES DE L'ADMINISTRATION
SCOLAIRE
1.1. Définition du concept administration
Le concept administration existe depuis que les êtres humains
travaillent en groupe. Il est né du souci de l'homme de mettre de l'ordre au sein d'une
organisation. La plupart des définitions du concept administration reflètent cette idée d'ordre, de
rationalité. Cet ordre peut être social, c'est-à-dire basé sur les compétences des individus, ou
matériel, c'est-à-dire basé sur l'arrangement des objets.
Selon Durght Waldo, l'administration est une sorte d'effort coopératif
de l'homme, effort ayant un degré un degré élevé de rationalité.
Сокскас ния
Paul Lambert (Economiste belge) définit l'administration pratique efficace de toutes les
techniques, méthodes et science permettant d'améliorer le fonctionnement donc le rendement
de l'entreprise.
Pour Henri Fayol, l'administration est l'art de prévoir, d'organiser, de
commander, de coordonner et de contrôler.
A la lumière de toutes ces définitions, on peut comprendre que l'administration scolaire est la
mise en service de l'ensemble des techniques et des méthodes permettant de faire fonctionner
rationnellement un établissement scolaire en vue de la réalisation maximale des objectifs de
l'éducation.
Elle peut également être comprise comme l'ensemble des personnes
chargées de faire fonctionner l'institution éducative.
1.2. Eléments de l'administration
Fayol se référant à sa définition de l'administration, épingle cinq éléments (ou compétences) de
l'administration : prévoir, organiser, commander, coordonner et contrôler.
1. Prévoir : il faut chercher à scruter, à connaître l'avenir et à le préparer par un programme
d'actions conséquent.
2. Organiser : il s'agit d'équiper l'organisation de tout le nécessaire à son fonctionnement, de
combiner les éléments avec le plus d'harmonie pour obtenir les meilleurs résultats. Organiser,
c'est aussi définir de façon claire les responsabilités et Fayol recommande de représenter
l'organisation sous forme d'un « tableau d'organisation» ou « organigramme » ;
3. 4
4. Commander : C'est faire fonctionner le « corps social », selon les normes, les règles de
l'organisation. Cette action implique l'autorité investie de pouvoir de décision et de sanction.
5. Coordonner: Il s'agit de mettre l'harmonie entre tous les actes de l'organisation, c'est le
complément du commandent ;
6. Contrôler : Etymologiquement le mot contrôle veut dire contre-rôle. Le contre-rôle consiste à
mettre deux listes côte à côte et les comparer. Contrôler, c'est comparer les résultats obtenus
avec les résultats obtenus avec les résultats prévus.
Le contrôle consiste aussi à vérifier l'exécution des programmes adoptés et des ordres donnés.
1.3. Principes généraux d'administration
Fayol a énoncé quatorze principes généraux qui servent de guides pour
ce que doit entreprendre le chef d'une organisation.
Ces principes sont :
1. La division du travail : une description des postes de chacun. Elle conduit à plus de
responsabilité.
2. Le lien autorité-responsabilité : L'autorité doit assumer ses responsabilités,.
3. se faire obéir et avoir le courage d'assumer ses ordres ;
4. La discipline: Le respect des conventions (obligations d'obéissance, d'assiduité, d'activité, de
tenue) entre l'organisation et ses agents ;
5. L'unité de commandement : Chaque personne obéit à un chef et un seul.
Ainsi, un agent ne reçoit des ordres que d'un seul chef. L'organigramme représente formellement
la dépendance entre les personnes. Il faut éviter toute dualité de commandement ;
1. L'unité de direction : Un seul but doit être envisagé, un seul projet commun, la cohérence
entre les actions engagées qui doivent se converger vers l'objectif commun,
2. La subordination des intérêts particuliers à l'intérêt général : Combattre l'opportunisme des
individus ;
3. La rémunération: Il faut trouver un rapport juste entre contribution et rémunération (salaire).
4. La centralisation: Est un fait nature, le degré de centralisation dépend de l'activité. Elle est plus
ou moins accentuée en fonction de la valeur relative des chefs et de ses collaborateurs. La
hiérarchie: Elle est essentielle, mais les communications latérales sont également nécessaires,
selon le nombre de subordonnées de chaque chef intermédiaire, la pyramide de l'organisation
est plus ou moins pointue ;
5. L'ordre : Chaque homme et chaque chose doit être à sa place.
6. L'équité : Principe fondamental dans les relations avec le personnel. La justice dans le travail
doit être prévue par des liens conventionnels. L'équité, c'est le traitement de chacun selon ce qui
lui revient de droit, selon son mérite.
7. La stabilité du personnel : C'est un facteur de succès pour l'organisation.
Les personnes bien formées doivent trouver intérêt à passer tout leur carrière dans
l'organisation.
1. L'initiative: Tous les membres de l'organisation peuvent proposer des actions à entreprendre
au sein de l'organisation ;
2. L'union du personnel : L'union fait la force. Chercher à diviser le personnel est, selon Fayol, une
faute. Il faut une bonne communication personnelle le long de la ligne hiérarchique pour éviter
les conflits interpersonnel 6
CHAPITRE DEUXIEME : LEGISLATION ET ORGANISATION
SCOLAIRES
2.1. Définitions des concepts
Le domaine de la pédagogie avec les sciences de l'éducation étant
vaste et complexe, le cours d'organisation er législation scolaire trouve sa place en sciences de
l'éducation dans la pédagogie spéciale.
2.1.1. Législation scolaire
* Etymologiquement le mot législation vient du latin Legs ferre qui signifie faire des lois. C'est une
action d'établir une loi scolaire ou ensemble des lois scolaires ;
* Formellement, la législation scolaire est l'ensemble des lois qui règlementent l'enseignement
dans un pays, son application c'est l'organisation [Link] terme lois sous-tend tout texte dont
la disposition est susceptiblede s'imposer à tous les citoyens ou à une catégorie de [Link]
notre pays, ce terme englobe :Les lois proprement dites qui sont élaborées et votées par le
parlement ;
- Les décrets présidentiels qui sont signés par le président de la république ;
- Les règlements administratifs qui émanent du pouvoir exécutif et souvent de
- l'autorité qui les é[Link] distingue :
- Les décrets,
- Les arrêtés ministériels édités par les ministres, Les circulaires administratives éditées par les
secrétaires.
c) Tous ces textes présentés dans ce cadre de l'enseignement dans notre pays constituent la
législation scolaire nationale. L'utilité de l'étude de la loi est capitale. Cette dernière détermine
l'organisation et 1 fonctionnement de l'enseignement national. Elles servent aussi à protéger le
personnel, les biens et le droit de l'école en tant que l'institution étatique ou privée.
[Link]. Sources, But et Utilité de la législation scolaire
* Sources des lois scolaires
internationales.
La législation scolaire de la RDC a des sources coloniales, nationales et
* Sources coloniales: Certaines dispositions prises par le pouvoir colonial restent d'application
jusqu'aujourd'hui dans notre système éducatif. Ces dispositions ont été tirées de la Constitution
belge, de l'organisation scolaire belge et de l'application des programmes belges.
* Sources nationales: la charte coloniale belge de 1908 et les différentes constitutions qui se sont
succédées ainsi que toutes les dispositions légales et

administratives prises au niveau national pour règlementer l'enseignement dans notre pays: les
lois, les ordonnances-lois, les arrêtés ministériels, les circulaires administratives et arrêtés
provinciaux.
c) Sources internationales: Notre pays est membre de certains organes internationaux,
notamment les organes du système de Nations Unies (Comme P'UNESCO) qui s'occupait de
l'enseignement ou de l'enfant. Aussi certains principes de base qui sont appliqués par les pays
membres doivent faire l'objet de la règlementation de l'enseignement dans notre pays. Charte
des Nations Unies, Déclaration Universelle des Droits de l'Homme, Déclaration des Droits de
l'Enfant ont inspiré notre législation scolaire.
* But de la législation scolaire
La législation scolaire sert à règlementer le fonctionnement des structures scolaires ou de
l'organisation scolaire et à révéler la politique du pays en matière d'enseignement. Elle sert aussi
à protéger le personnel, les biens et les droits de l'école en tant qu'institution étatique et privée.
* Utilité de la législation scolaire
L'enseignement engage l'avenir de chaque citoyen ainsi que celui de toute la nation. Il s'avère par
conséquent utile de connaître les lois qui règlementent cet enseignement dont dépend notre
avenir. La connaissance de la législation scolaire permet de voir comment les institutions scolaires
sont créées, connaître aussi leur transformation dans le temps.
La connaissance de la législation scolaire est donc utile pour tous les
partenaires de l'enseignement.
* Pour les parents des élèves : La législation est utile parce qu'elle leur permet de connaître leurs
droits et obligation en matière d'éducation de leurs enfants.
* Pour les enseignants et les apprenants : La législation leur rappelle
leurs droits et leurs devoirs en matière d'éducation.
* Pour les élèves et étudiants qui se destinent futurs enseignants :
La législation est utile, car ils sont appelés un jour à interpréter et à appliquer les lois scolaires ou
à en contrôler l'application.
* La loi fondamentale ou la Constitution de la RD CONGO
La Constitution de la RDC en son article 43 stipule que : « Toute personne a droit à l'éducation
scolaire. Il y est pourvu par l'enseignement national. L'enseignement national comprend les
établissements publics et les établissements publics et les établissements privés agréés. L'Etat
fixe les conditions de création et de fonctionnement de ces établissements. Les parents ont le
droit de choisir le mode d'éducation à donner à leurs enfants. L'enseignement primaire est
obligatoire et gratuit dans les établissements publics.

8
A son article 44, il est écrit : l'éradication de l'analphabétisme est un devoir national pour la
réalisation duquel le gouvernement doit élaborer un programme spécifique. L'enseignement est
libre (article 45). Il est toutefois soumis à la surveillance des pouvoirs publics, dans les conditions
de la loi.
Toute personne a accès aux établissements d'enseignement national,
sans discrimination de lieu d'origine, de race, de religion, mental ou sensoriel, selon ses
capacités. Les établissements d'enseignement national peuvent assurer, en collaboration avec les
autorités religieuses, à leurs élèves mineurs dont les parents le demandent, une éducation
conforme à leurs convictions religieuses.
Les pouvoirs publics ont le devoir de promouvoir et d'assurer, par l'enseignement, l'éducation et
la diffusion, le respect des droits de l'homme, des libertés fondamentales et des devoirs du
citoyen énoncés dans la présente constitution.
Les pouvoirs publics ont le devoir de promouvoir et d'assurer la, par l'enseignement, l'éducation
et la diffusion, le respect des droits de l'homme, des droits de l'homme, de la charte africaine des
droits de l'homme et des peuples ainsi que toutes les conventions régionales et internationales
relatives aux droits de l'homme et au droit humanitaire dûment ratifiées.
* Loi-cadre de l'enseignement
Cette loi-cadre n°14/004 du 11 février 2014 définit l'enseignement
national comme système éducatif d'un pays considéré dans son organisation, son
fonctionnement et ses moyens de réaliser l'éducation dans ses différentes formes à tous les
niveaux.
* Code de conduite de l'agent de l'Etat
Au sens du présent code, on entend par : « agent public de l'Etat » :
« toute personne qui exerce une activité publique de l'Etat et/ou rémunérée par ce dernier.
Dans le code de conduite pour l'agent de l'Etat, on traite
essentiellement des :
1. devoirs ou obligations de l'agent public de l'Etat ;
2. droits de l'agent public de l'Etat ;
3. valeurs de référence de l'agent public de l'Etat ;
4. régime disciplinaire de l'agent public de l'Etat.
* Autres textes légaux
1) Les conventions de gestion des écoles nationales signées entre l'Etat
et les églises ;
1. Les directives et instructions officielles de l'EPSP ;
2. La loi n°81-003 du 17 juillet 1981 portant statut du personnel de
carrière des services publics de l'Etat ;

9
4) Ordonnance n°81160 du 7 octobre 1981 portant statut du personnel
de l'Enseignement Supérieur et Universitaire ;
5) Loi n°18/038 du 29 décembre 2018 portant statut du personnel de l'enseignement
supérieur, universitaire et de la Recherche scientifique; etc.
2.1.2. Organisation scolaire
Etymologiquement le mot organisation vient d'organium qui signifie
organe, une partie nettement délimitée d'un corps vivant qui renferme une fonction déterminée.
Organiser : est une action de constituer des structures. Formellement
parlant, l'organisation scolaire est l'application de législation scolaire qui constitue sa base. C'est
la répartition des choses, tâches, personnes dans l'ensemble de telle sorte qu'il y ait un système
avec les éléments qui favorisent le fonctionnement. Son importance réside dans le
développement économique culturel et social.
2.2. Sources de législation scolaire
Les sources de législation scolaire au Congo sont d'ordre :
Colonial : la constitution belge (application de progrès) ;
National : la charte coloniale belge de 1908 et les différentes constitutions qui se sont succédées
ainsi que toutes les dispositions prises dans le cadre national pour réglementer l'enseignement
dans notre pays ;
International : la charte des Nations-Unies, la déclaration des Nations-
Unies, la déclaration de droit de l'homme et de l'enfant.
Toutes ses sources sont prises en considération dans les pays
indépendants car les normes valent pour tous les pays et pour tous les enfants. Les caractères
des lois cadres sont telle qu'il y a autant de législations scolaires, qu'il y a autant d'Etats.
2.3. Utilité de l'organisation et législation scolaire
L'organisation et législation scolaires sont utiles :
- Aux élèves, aux parents et aux enseignants qui doivent connaître leurs devoirs, droits et
obligations ;
- Aux étudiants qui sont appelés à appliquer les lois scolaires et l'organisation ;
- Aux chercheurs dans l'étude des buts, des objectifs confrontés aux résultats scolaires.

2.4. ORGANISATION ET LEGISLATION SCOLAIRES AVANT


L'INDEPENDANCE
2.4.1. OLS à l'époque précoloniale
L'éducation n'a pas de limite, elle est de tout le temps et existait dans
le milieu traditionnel avec les parents qui procréaient des enfants et s'occupaient de leur
éducation.
A partir du 26 Février 1885 à la Conférence de Berlin article six, le
roi LEOPOLD II réussi à s'approprier du Congo. Cette vaste étendue de l'Afrique centrale. Suite à
leurs richesses, les pays de l'Afrique centrale avaient été disputés par les grandes puissances. Le
mécanisme de la colonisation éducative de roi
LEOPOLD Il était basé sur :
La liberté de la navigation,
→ La prédiction,
La liberté du commerce,
La protection des biens et des personnes.
Cette politique du roi LEOPOLD Il était soutenue par :
Les Jésuites à MULLER qui avaient comme principe « mettre en valeur l'humanité malgré
l'incapacité du peuple noir, c'est la prédestination providentielle de tien de ce monde » ;
LesiJules frères, pour ces derniers : « les races supérieures ont un droit vis-à-vis des races
inférieures ».
Avec méfiances aux missionnaires non belges, la politique du roi
LEOPOLD Il en matière d'éducation était considérée comme l'un des mécanismes pour le
développement de ces pupilles orphelin de guerre).
Par décrets et arrêtés royaux, le roi LEOPOLD Il organise
l'enseignement dans les colonies du 26 Février 1885, c'est le début de l'éducation par les
missionnaires.
[Link]. Les colonies scolaires, œuvre humanitaire
Par le décret royal du 12 Juillet 1892 modifié par celui du 03 Janvier
91, le gouvernement organise les colonies d'enfants indigènes placés sous l tutelle."
A l'Etat, le décret de faire la tutelle des enfants délaissés, abandonné:
orphelins et à ceux à l'égard desquels les parents ne remplissent pas les conditions d'entretien et
d'éducation. Ces enfants recevaient une éducation et un enseignement professionnel à la colonie
(BOMA ou MWANDA).
Dans la colonie scolaire, les enfants sont logés dans l'internat, nourris
et soignés aux frais de l'Etat. Dès leur entrée à la colonie, tous les enfants sont placés sous la
tutelle de l'Etat; ils restent soumis aux travaux de l'Etat jusqu'à la 18ème année moyennant
l'entretien, la nourriture, le logement et les soins médicaux gratuits 11
L'âge d'admission à la colonie est administré par l'Etat. C'est le
médecin membre de la commission d'admission qui délivre un certificat qui
consiste à l'âge approximatif de l'enfant lorsqu'il n'a pas l'acte de naissance.
Le décret du 04 Mars 1892, va autoriser aux représentants légaux des
associations philanthropiques à accueillir dans leurs colonies agricoles
professionnelles les catégories d'enfants dont la tutelle n'est pas assurée. Celles-ci au nom de
l'Etat sur requête adressée au gouvernement général s'occuperont aussi de ces enfants.
Les règlements du gouverneur général du 03/04/1982 est appelé
l'organisation intérieure de colonie d'enfants de l'Etat. L'horaire journalier du travail se répartit de
la manière suivante :
-Trois heures concentrées aux instructions militaires ;
- Trois heures concentrées au cours de la lecture, écriture, français et exercices religieux ;
- Deux heures d'activités agricoles, manuelles et [Link] colonie scolaire avait comme
objectif savoir à la sortie de l'écolelire et écrire une langue indigène et connaître les quatre
opérations fondamentales de l'arithmétique et les théories militaires et [Link]
écoles avaient une allure des écoles militaires avec la présencede l'officier de la force publique.
Les élèves qui étaient destinés au service militaire devraient en outre avoir assimilé des
connaissances théoriques et pratiques requises d'un sergent de la force [Link] premières
colonies scolaires commencèrent à fonctionnereffectivement à BOMA et à MWANDA. Ces écoles
appartenaient à l'Etat mais confiées aux congrégations religieuses pour leur [Link]
réaliser leur objectif principal qui est de propager la foicatholique, les missionnaires font fonder
des écoles parallèles aux colonies scolaires. Il s'agit des colonies agricoles et professionnelles puis
de faire des chapelles qui céderont place aux écoles chapelles plus tard.D'autres écoles étaient
fondées pour essayer de satisfaire aux besoins
fondamentaux du Congo :
1. L'école des candidats commis en Février 1906. L'enseignement dure 2 ans faisant suite à celui
donné à la colonie scolaire. L'objectif de cette école était strictement utilitaire : formation des
auxiliaires et créer une main-d'œuvre pour l'administration.
2. Des écoles professionnelles en juin 1906 à BOMA. Ces écoles étaient accessibles aux enfants
de 12 à 20 ans, la formation était de 2 ans, pratique et visant directement le métier à acquérir.
3. 12
générales concernant les soins immédiats à administrer aux malades.
4. L'école d'agriculture de EALA créée en juillet 1908. Son but était d'initier des enfants aux
travaux d'agriculture et la récolte de caoutchouc. La formation s'étendait sur la durée de 2 ans.
A partir de 1910, c'est le régime officiel congrégations qui prévalu.
Toutes les charges financières incombaient à l'état mais la direction des écoles chrétiennes
passait à l'école de congrégation religieuse :
Les frères des écoles chrétiennes à BOMA et à KINSHASA en 1910
- Les frères de la charité de GAND à LUSAMBO en 1911 et à KABINDA en1912Les frères maristes à
KISANGANI, en 1911 et à KABINDA en 1912
- Les frères salésiens à LUBUMBASHI EN [Link] passation avait été sanctionnée par la
signature de la premièreconvention entre le Saint Siège et l'Etat Indépendant du Congo (E.I.C) en
[Link] convention donne droit à chaque établissement d mission dansla mesure de leurs
ressources à créer les écoles où les indigènes devraient recevoir l'instruction. Les programmes
devraient comporter un ensemble de formations professionnelles pratique et métier. Ces
programmes de cours et des études devraient être soumis au gouverneur général et les branches
à enseigner devraient être fixées de commun accord. L'enseignement des langues nationales
Belges devrait faire partie essentielle.[Link]. OLS A L'EPOQUE COLONIALE DU 18 OCT 1908 au
JUIN 19602.[Link]. Travaux préparatoiresA cette époque le Congo n'avait pas encore un statut
politique. La
1. politique du Congo Belge en matière d'éducation c'est la liberté de l'enseignement au Congo
Belgique pris possession du Congo, la réalisation scolaire état minime.
2. L'enseignement donné dans écoles de l'E.I.C était médiocre, la
3. matière était rudimentaire. Comme conséquence, il fallait donc mener des études sérieuses
pour partir des bases solides plus larges. C'est ainsi que le 05 Juillet 1909 un comité consultatif
d'enseignement fut créé à BOMA pour émettre un avis pour tous.
4. La nécessité de faire mieux que l'E.I.C poussant la colonie à
5. organiser l'argument des écoles tenues par émissaires. Cet agrément comportant entre autre
l'adoption du programme fixé par le gouvernement. En matière de l'éducation :
6. - Du point de vue objectif, nous distinguons deux périodes

13
a)
La période d'efforts non coordonnés caractérisés par l'évangélisation et
b) La période de l'enseignement réglementaire avec l'amélioration graduelle des indigènes.
- Du point de vue collaboration, il y eut la liberté de l'enseignement et la collaboration des
missionnaires même étrangers d'où l'importance des partis politiques en matière
d'enseignement.
Pour étendre l'enseignement au sein de sa colonie, la Belgique doit
choisir le système de subside aux écoles des missions en imposant à celle-ci un programme et en
les soumettant à un contrôle. D'où la création de nombreuses écoles officielles. En plus, il n'est
plus question de tâtonner de créer les écoles au hasard sans une organisation d'ensemble pré-
établie ni connaissances exactes des besoins réels.
C'est ainsi que ces missions scientifiques ont été déployées sur le
territoire de la colonie pour toucher du doigt les réalités locales et proposer des solutions
adéquates. Parmi ces missions retenons les rapports ci-après :
1. LAPHELPS en Stockes Fund (1921)C'est une fondation américaine ayant pour but d'améliorer le
logementdes familles pauvres et de favoriser l'éducation des noirs d'Amérique ainsi bien que
l'Afrique. (Grâce) des fonds laissés à sa mort par une noire américaine MissCaroline Phelps
STOCKES).
2. Enquête RENKINPendant la période de 1906 à 1920, l'enseignement au Congo-Belge fait peu
de progrès en raison de première guerre mondiale. Une enquête est alors initiée par monsieur
RENKIN ministre de la colonie. Cette enquête était faite sur les objectifs, les structures, les
méthodes et les programmes scolaires. Il était question de déterminer les besoins réels de la
société et de rechercher le moyen de former rapidement le personnel congolais qui pouvant
valablement remplacer les agents subalternes belges.A l'issue de cette enquête commencée en
1916, de très bons projets ont été faits pour recruter des enseignants, construire les locaux,
acheter les fournitures de classes et matériel d'atelier mais ces projets n'étaient pas réalisés à
cause de la guerre.
3. Les bureaux permanents du congrès colonial [Link] bureaux permanents avaient pour
but :
- La formation de l'élite congolaise
- L'imposition du minerval
- L'organisation scolaire

Commission FRANCK
La crise économique et financière provoqué par la guerre influe
négativement sur le développement de l'école. Les travaux sur l'enseignement restent au stade
préparatoire, en ce qui concerne l'organisation de programme, de type d'écoles créées le 10
juillet 1922, la commission FRANCK créée et dirigée par FRANCK alors ministre belge ministre
belge de la colonie s'est mise au travail pour élaborer un enseignement libre du programme
subsidié.
Les principes suivants président à l'élaboration du projet :
1
Nécessité de l'adaptation de l'enseignement aux milieux indigènes
essentiellement agricoles ;
Nécessité d'avantager l'éducation par rapport à l'instruction avec la religion chrétienne en tête du
programme et même de l'horaire du cours ;
Nécessité d'enseigner en langue indigène pour la première formation de l'âme indigène ;
Nécessité de s'orienter vers la collaboration étroite avec les missions
religieuses ;
Nécessité de créer l'inspection de corps spécialisé de contrôle de
l'enseignement ;
Développement des écoles normales pour accroître l'effectif du personnel enseignant indigène ;
Veiller à l'éducation de la femme.
2.1.2. L'organisation scolaire
Le fascicule intitulé « Projet de l'organisation de l'enseignement
libre du Congo, école avec le concours de missions nationales », rapports issus des travaux
préparatoires renferme la première réglementation de l'enseignement.
Cette réglementation tient compte de la Charte coloniale qui fixe les objectifs généraux, les types
d'écoles, le programme et l'organisation générale. Les missions assument la responsabilité des
écoles suivant un programme d'enseignement, un système d'inspection et un barème de
subsides arrêté par le gouvernement général.
Il est à noter que l'organisation de l'enseignement n'est pas l'œuvre
du législateur colonial. L'intervention du législateur se limite aux notes de crédit budgétaire
attribuées par le parlement belge en Belgique. L'administrateur colonial évite ainsi d'assurer la
formation de la jeunesse congolaise sous prétexte qu'aucun texte juridique ne l'y oblige.
L'administration se contente de diriger indirectement l'éducation entreprise par les missionnaires
dans des écoles subsidiées.
En 1945, le socialiste GODDING, Ministre des colonies fait accepter
le principe d'aide financière aux écoles des missions protestantes. Il instaure en 1946
l'enseignement officiel laïc pour les enfants blancs. Il faut attendre 1954 pour voir l'organisation
de l'enseignement officiel pour les enfants congolais. Grâce au Ministre socialiste Auguste
BUISSERET, des écoles pour les enfants congolais ont été créées à Kinshasa, à Kisangani, à
Kananga, à Lubumbashi.
formation des cadres moyens et supérieurs, d'une élite
intellectuelle nationale n'est pas la chose la plus rapidement souhaitée. Car la politique coloniale
doit éviter de former trop vite les cadres supérieures qui pourraient être la cause de multiples
ennuis pour administration publique. On le dit couramment à l'époque « pas d'élite, pas d'ennuis
».
[Link]. Les programmes scolaires
L'enseignement colonial a connu des programmes selon les
périodes :
1. Programme de 1929
Ce programme met l'accent sur le travail manuel
* La structure des écoles est repartie de la manière ci-après :L'école du 1e degré confiée au
catéchiste ;L'école du 2eme degré avec 3 ans d'études ;L'école spéciale pour la formation des
commis et des instituteurs ;L'école secondaire et supérieure : le petit et le grand séminaire.
L'objectif de ces écoles est :
* De former les auxiliaires pour l'œuvre de l'évangélisation ;
* La formation des maîtres par rapport aux élèves de l'école primaire et aux conditions de vie des
enseignants ;
* La formation doit s'adapter au milieu.
2. Programme de 1938
Suite au progrès constaté dans l'enseignement et au développement
quantitatif des écoles, après neuf ans le programme revu en 1938. C'est ainsi qu'ơn a donc :
- Ecole rurale avec une priorité au travail manuel ;
- 2ème degré primaire jusqu'à 5 ans d'études, amélioration des conditions de vie par formation
suffisante ;
- fème primaire attachée à une classe spéciale pour les élèves les plus doués ;
- Les écoles des candidats commis furent supprimées et remplacées par les écoles moyennes
dont le but était de préparer :
1. Les élèves de l'enseignement professionnel spécialisé ;
2. A la profession d'employés des bureaux 3. Programme de 1941
Ce programme se caractérise par :
- L'enseignement professionnel technique des métiers ;
- L'enseignement [Link] trouve:
- L'école moyenne agricole et
- l'école professionnelle [Link] est à noter qu'il y avait aussi l'enseignement post scolaire qui
sedonnait après l'enseignement scolaire non formalisé et l'enseignement extra-scolaire qui se
donnait dans de centres qui n'étaient pas officiellement reconnus et touchaient une catégorie de
gens. On y distinguait :

Le centre d'enseignement pratique et agricole ;
- Le cours de perfectionnement et d'entretien ;
Les écoles artisanales et les écoles techniques.
Ecole gardienne sur deux ans ;
Ecole préparatoire 2 ou 3 ans ;
- Ecole primaire du 1 er degré : 2 ans pour tous les enfants avec la 3 3ème année facultative ;
Ecole primaire du 2ême ordinaire avec 5 ans d'études (pour les enfants moins doués) conduisant
au certificat qui donne accès uniquement aux enseignements post-primaire et péri-primaire ;
- Ecole primaire du 2ème degré sélectionne avec 6 ans d'études pour les enfants doués, le
certificat délivré à l'issu de ce cycle, donne accès à l'enseignement [Link] élèves doués
qui terminent le 2ème degré ordinaire, étaient admisen fème et 7ème préparatoire pour être
admis ensuite dans les secondaires.L'avantage de cette conception pédagogique est de permettre
àchaque élève de choisir le degré d'enseignement adapté à ses aptitudes intellectuelles et de
faciliter l'alphabétisation de la population en langue locale.L'inconvénient est la sortie
prématurée après 2 ou 3 ans l'enfant s'inventait d'avoir accompli un cycle complet; et suite aux
effectifs, la structure induisait les chercheurs en ereur. Il y avait aussi la complexité des écoles
primaires.
1. b) Au niveau de l'enseignement @opéri-primaire
2. En terme de réglementation, l'appellation « post-primaire et péri-
3. primaire » n'équivaut pas au secondaire. Ces termes ne visent que des écoles d'apprentissage
avec 2 ans d'études pour la formation des artisans Ecole d'auxiliaire avec 2 ans d'études pour
former des clercs de collectivités rurales et des petits commis de bureaux ;
Ecole d'apprentissage pédagogique (E.A.P) avec 2 ans d'études qui forme l'enseignement pour les
écoles rurales de lère et 2ème primaire ;
Ecole ménagère avec 3 ans d'études pour la formation des épouses des évolués congolais.
c) Enseignement secondaire du cycle court
Dans cette filière on distingue :
- Ecole professionnelle avec 4 ans d'études qui forme les ouvriers qualités ;
Ecole moyenne de
garçons avec 4 ans d'études qui forme les employés
subalternes des bureaux ;

Ecole de moniteurs (E.M) avec 3 ou 4 ans pour la formation d'instituteurs ou institutrices du
primaire du degré ordinaire provisoire ou sélectionné ;
- Ecole moyenne ménagère (E.M) avec 4 ans et quatre sections d'enseignement secondaire
proprement dit avec deux cycles ;
Ecole secondaire générale avec 6 ans d'études préparant à l'enseignement supérieur. Elle
comprend deux sections : une section latine et une section moderne scientifique. Il y avait 3 ans
d'enseignement général et 3 ans d'enseignement spécial qui se donnait au niveau de la 4ème
année. Les sections organisées étaient :
1. La section générale qui formait les instituteurs pour le degré sélectionné de l'école primaire.
2. La section des sciences qui formait les assistants médicaux et agricoles ;
3. La section administrative et commerciale qui formait les agents du bureau ;
4. La section de géomètres arpenteurs qui devraient former les géomètres et
5. La section d'éducation physique qui formait les moniteurs d'éducation physique.
6. d) Enseignement supérieur et universitaire
7. Pour cet enseignement supérieur et universitaire, on devrait tout
8. attendre de l'initiative privée : FOMULAC et CONDULAC et des initiatives des missionnaires
catholiques proposaient au gouvernement Belge la création des institutions d'enseignement
supérieur au Congo. C'est ainsi que l'arrêté royal du
9. 21 Février 1949, le roi belge autorisant l'ouverture de l'université dénommé
10. LOVANIUM solennelle et historique de la [ère année académique au Congo. Par son décret du
28 octobre 1955, le roi belge créant l'université officielle du Congo-belge et du Rwanda Urundi.
Cette université ouvre ses portes aux congolais et aux étrangers à Lubumbashi le 12 octobre
1956. Cette dernière étant parrainée à l'Université de LIEGE, alors que Lovanium était parrainée
par l'université de LOUVAIN.
11. Dans chaque université étaient créées une ou plusieurs écoles
12. préparatoires, pré-université « PREU » en sigle. Cette classe du régime congolais de 1948. Le
certificat délivré aux lauréats après un an à l'issu du « PREU » donner accès à l’université
Par défaut du 25 novembre 1958, la loi sur la collation des grades
académiques et l'équivalence de diplôme a été promulgué.
e) Amendement de la réglementation du changement de 1948 au programme de 1952.
Ces amendements se sont montrés exigeants vis-à-vis de la
qualification du personnel. Il consiste en ceci :
1. Que les missionnaires inspecteurs de l'enseignement soient qualifiés (posséder au ler niveau
de diplôme universitaire)
2. Que le professeur de pédagogie et de psychologie soient licenciés ou docteurs.
f) La formulation du Jury Central et la création des écoles officielles de 1950 à
1954.
Comme conséquence, l'épiscopat catholique belge se protestant et
l'état reculant en donnant un délai de 5 ans. Mais à cette période, il y a eu des événements
d'ordre socio-politique entre les évolués et l'homme blanc et pour calmer l'esprit des évolués, le
gouvernement créant les cartes de mérite civique attribuées aux évolués.
En 1952 fut instauré le système de matriculation c'est-à-dire
l'inscription sur le système officiel de tous les blancs, personnel enseignant et certains noirs y
étaient assimilés.
Dans le souci d'augmenter le nombre d'associés de diplômes d'étude
secondaire (homologation), les examens extra-scolaires ont été organisés dans chaque chef-lieu
de Province. En 1954, le ministre de colonie BUISSERET instaurant l'enseignement officiel pour les
enfants congolais et c'est le coup d'envoie de ce qu'on appelé la guerre scolaire.
En 1956, les écoles catholiques créèrent un organisme décentralisé
appelé « Bureau des enseignants catholiques » BC en sigle. Dans la suite, les Protestants et les
Kimbanguistes créèrent aussi les leurs. Tous ces bureaux ont été supprimés à partir de 1974 et
remplacés par les « coordinations nationales des écoles conventionnées ».
En 1958, fut adopté effectivement le programme métropolitain dans
les écoles secondaires congolaises. Ce programme donnait accès à l'université sans autre formes
des préparations préalables.
Quant aux études supérieures, juste en 1954, les seules institutions
d'enseignement étaient les grands séminaires. Après la création de l'université de Lovanium et de
Lubumbashi, l'université libre au Congo (ULC) a été créée en 1963 par les protestants. C'est
l'actuelle Université de Kisangani.

[Link] ORGANISATION ET LEGISLATION SCOLAIRES A L'EPOQUE


DE L'INDEPENDANCE
La forme est une modification radicale d'un système éducatif. En
appelées EVOLUES. Ces évolués formaient des associations des anciens élèves qui se
transformaient en parti politique qui formulaient plusieurs revendications entre autres : la
réforme de l'enseignement au Congo.
Malgré les efforts manifestés durant la colonisation en matière de
formation des congolais, le Congo se trouvait à l'indépendance avec une pénurie des cadres. Les
premières années de l'indépendance ont été marquées par l'absence des cadres formés au
niveau de l'armée, du gouvernement et de l'administration publique.
Les statistiques de l'UNESCO montrent qu'au lendemain de
l'indépendance, le taux de la scolarisation de l'enseignement primaire était de 81% au Congo.
Le Congo occupait ainsi la 3eme place en Afrique. Les quelques rares
pays à avoir eu une scolarisation de 100% sont : Congo Brazzaville, Gabon, Cameroun etc.... par
contre, le taux de scolarisation de l'enseignement secondaire était non significatif et le pays
occupait presque la feme place parmi les pays francophones c'est-à-dire après le Gabon, le Congo
Brazza, le Madagascar, le Cameroun et le Sénégal. Ainsi, pour 1000 élèves à l'école secondaire, le
Congo ne comptait que 23 seulement...
Quant à l'enseignement supérieur, le jour de la proclamation de
l'indépendance, le pays ne comptait en tout que 17 diplômes universitaires et moins de 200
étudiants. Cette situation a eu comme conséquence absence des cadres et des destinées du pays
furent confiées aux hommes politiques en majeure partie, incapables, incompétents, ignorant de
certains cas et aventuriers.
Devant cette difficulté, les nouveaux responsables du pays confiant 2.à
l'institution scolaire la lourde et urgente tâche de former et de produire des cadres nationaux
dont le jeune pays a besoin. La priorité fut alors accordée aux enseignants secondaire, supérieur
et universitaire d'où la nécessité absolue de la reforme pour former les cadres.
[Link]. ORGANISATION ET LEGISLATION SCOLAIRES APRES
L'INDEPENDANCE
[Link].1. Première République (30/06/1960-24/11/1965 : 5 ans) L'héritage de la colonisation
Malgré les efforts fournis par les colonisateurs durant la colonisation en matière de la formation
des congolais, le Congo s'est retrouvé à l'indépendance avec une pénurie criante des cadres. Les
premières années de l'indépendance ont été marquées par l'absence totale de cadres formés et
prépares au niveau de l'armée, du gouvernement et de l'administration publique. D'autres
problèmes hérités du système éducatif colonial sont :
- le freinage de formation des masses ;
- la diversité des structures existantes dans le système ;
- l'inadaptation ou inadéquation du contenu de l'enseignement aux
réalités du pays ;
- la spécialisation précoce et le caractère trop relatif du système de
l'enseignement.
Devant ces difficultés, les nouveaux responsables du pays confièrent à l'institution scolaire la
lourde mission de former et de produire des cadres nationaux dont le pays avait besoin.
b) La réorganisation de l'enseignement
L'enseignement secondaire fut réorganisé en priorité afin de fournir des
étudiants au supérieur, qui devrait également être réorganisé.
L'enseignement primaire fut unifié sur des bases nouvelles, mais ses programmes et structures
étaient toujours modèles sur des écoles dites métropolitaines.
En 1961, intervient la réforme de l'enseignement secondaire. La
nouvelle structure prévoit la création des cycles d'orientation et de cycles longs.
Le 21/09/1961, l'Institut Pédagogique National (IPN) ouvre ses portes et est destiné à former les
professeurs du cycle inférieur des humanités (il n'y avait que le graduat).
En 1962, l'enseignement primaire est réformé, le nouveau programme sera publié en 1963 sous
le titre « Programme National de l'Enseignement Primaire ». Le programme assignera à
l'enseignement primaire les objectifs suivants :
1. L'unification des structures ;
2. L'africanisation de l'enseignement ;
3. L'éducation fonctionnelle ;
Ce programme confère au français le rang de langue officielle
véhiculaire de l'enseignement.

Les structures de l'enseignement primaire sont désormais de 3 degrés,


ayant chacun deux ans de scolarité :
- degré élémentaire (1° et 2°)
- degré moyen (3° et 4°)
- degré terminal (5° et 6°)
La même année (1962) connait la création de l'INBTP (Institut National des Bâtiments et Travaux
Publics) et de l'INM(Institut National des Mines) qui seront plus tard résorbés par la Faculté de
Polytechnique de l'Université de Kinshasa.
En 1963, l'Université Libre du Congo (ULC) est créée à Kisangani, troisième université du pays.
Cette université créée par l'ordonnance n°60 du 10/06:1963 est pour les protestants ce que
Lovanium est pour les catholiques.
[Link].2. Deuxième République (24/11/1965-17/05/1997)
a) La période avant le 22/09/1986
Plusieurs réformes se sont succédées après le 24/11/1965. En 1967, l'Etat organise l'examen
d'Etat. Toujours en 1967, Il y a organisation des cycles supérieurs de l'enseignement et introduits
des épreuves d'orientation organisées par la Faculté de Psychologie et de Pédagogie de
l'Université de Lovanium. Ces épreuves reçurent la finalité de déterminer les bénéficiaires de la
bourse du gouvernement.
Au primaire, on introduit les examens sélectifs pour les élèves du primaire qui devraient passer
au cycle d'orientation. Mais l'obtention du certificat de fin d'études primaires est conditionnée
par la réussite aux examens scolaires.
En 1970, les écoles moyennes secondaires à cycle court sont rouvertes,
suivies de la réorganisation des cycles professionnels.
En 1971, l'enseignement supérieur et universitaire est réformé.
L'UNAZA (Université Nationale du Zalre) est créée. Les trois universitaires deviennent des Campus
universitaires, regroupant chacun un certain nombre de Facultés. Les trois universités, les ISP et
les IST sont tous dirigés par un seul Rectorat et un seul Conseil d'Administration.
En 1974, le programme de 1963 de l'enseignement primaire est révisé :
les langues nationales redeviennent langues de l'enseignement au 1er degré.
Le 30/12/1974, les conventions scolaires avec les églises sont abrogées et l'enseignement
primaire et secondaire est nationalisé. Le 26/02/1977, ces conventions sont réhabilitées: l'Etat
admet aux églises la gestion de certaines 22
écoles. La nouvelle convention n'est plus une convention scolaire, mais une convention de
gestion: l'Etat est l'unique pouvoir organisateur de toutes les écoles, qui sont toutes officielles,
mais l'Etat confie un pouvoir de gestion d'une partie d'école à des personnes morales
confessionnelles.
Le 11/08/1980, une nouvelle réforme intervient dans l'enseignement
secondaire. Cette nouvelle réforme remet en question celle de 1961 : le cycle d'orientation est
donc supprimé. La structure des humanités devient 1+5, c'est-à-dire la première année du
secondaire sert de tronc commun, la diversification des sections se fait à partir de la 2€ année. Le
programme de lère année est modifié on y introduit l'anglais et T.M (Travaux Manuels).
Le 08/06/1981, les écoles des métiers et d'arts sont restaurés.
Elles sont destinées à former des ouvriers semi-qualifiés. Les écoles professionnelles sont
également restaurées pour la formation d'ouvriers qualifiés.
A la même année (1981), l'enseignement supérieur et universitaire est réformé. Les trois campus
redeviennent des universités autonomes et les instituts supérieurs recouvrent leur autonomie
financière, administrative et académique.
Toutefois, les trois universités restent encore soumises à un conseil d'administration.
b) La loi-cadre de l'enseignement
De 1885 à 1986, notre système a fonctionné sur la base d'une multitude de décret, circulaires,
arrêtés et décisions diverses souvent contestés, discutés et régulièrement remaniés.
Cet état de choses devait prendre fin suite à la promulgation de la Loi-cadre n°86/005 du 22
septembre 1986. Cette loi constitue le cadre juridique et administratif qui doit désormais régir
tout notre système éducatif. Elle est aussi la base à partir de laquelle peut être entreprise toute
action éducative nouvelle.
Selon cette loi, l'enseignement national a pour finalité la formation harmonieuse de l'homme
zaïrois, militant du MPR, citoyen responsable, utile à lui-même et à la société, capable de
promouvoir le développement du pays et la culture nationale.
Aux termes de cette loi, les structures et les finalités de l'enseignement
dans notre pays se présentent de la manière suivante :
1. Enseignement maternel
- Durée : 3 ans

Finalités: concourir à l'éducation sensorielle, motrice et sociale de l'enfant et préparer à


l'enseignement primaire. Assurer l'épanouissement de la personnalité de l'enfant par une
éducation en harmonie avec la famille et la société.
2. Enseignement primaire
- Durée : 6 ans (trois degrés: élémentaire : 2 ans, moyen : 2 ans et terminal : 2 ans).
- Finalités : préparer l'enfant à la vie, lui donner un premier niveau de formation générale,
physique, civique, morale, intellectuelle et sociale ; et le préparer à la poursuite des études
secondaires, et à s'insérer utilement en société.
Après les 6 années du primaire, l'élève passe le Test National de Fin d'Etudes Primaires
(TENAFEP). La réussite à ce test donne accès à l'enseignement secondaire. L'arrêté 0047/2004 du
11/05/2004 confère au TENAFEP la fonction à la fois certificative et d'orientation.
3. Enseignement secondaire
- Durée : 6 ans (humanités générales et techniques)
- 4 ou 6 ans (Ecoles normales)
- 5 ans (Ecoles professionnelles)
- 3 ans (Ecoles des arts et métiers)
- Finalités : 1°: Faire acquérir les connaissances générales etspécifiques ;2° : Développer en
l'enfant l'esprit critique, la créativité et la curiosité intellectuelle ;3° : Préparer à l'exercice d'un
métier ou d'une profession.
Après les 6 années des humanités générales ou techniques, l'élève passe l'Examen d'Etat qui est
une évaluation à la fois sommative et certificative. La réussite à l'examen d'Etat donne accès soit
à la profession (pour les sections techniques et semi-techniques), soit à l'enseignement supérieur
et universitaire.
4. Enseignement supérieur : comprend les IST et les ISP
- Finalité des IST (Institut Supérieur Technique)
1° Former des cadres spécialisés dans les domaines des sciences des techniques et appliquées,
des arts et métiers ;
2° Organiser la recherche scientifique en vue de l'adaptation des techniques et technologies
nouvelles aux conditions de notre pays.
3° Encourager la promotion des arts et métiers.
- Finalités des ISP (Instituts Supérieurs Pédagogiques)
1° Pourvoir le pays en personnel enseignant de formation supérieur ;
2° Promouvoir chez les cadres enseignants une prise de conscience de leur rôle d'encadreurs et
de la noblesse de leur mission :
3° Organiser la recherche dans le domaine de la pédagogie;
4° Diffuser les manuels scolaires adaptés aux niveaux primaire et secondaire. L'enseignement
supérieur comprend deux cycles :
- Le graduat : 3 ans
- La licence : 2 ans
5. Enseignement universitaire
- Finalités :
1° Donner la formation des cadres de conception dans tous les domaines de la vie nationale ;
2° Organiser la recherche scientifique fondamentale et la recherche appliquée orientée vers la
solution des problèmes du pays.
L'enseignement universitaire comprend 3 cycles :
- Le graduat : 3 ans
- Licence : 2 ans
- Le doctorat: durée variable
Les diplômés de l'Enseignement supérieur qui désirent faire le doctorat
passent d'abord par la « Licence spéciale » dans une université (durée 2 ans).
Les candidats détenteurs de Licence spéciale ou diplôme de
l'Enseignement Universitaire doivent faire deux ans d'Etudes approfondies et obtenir le Diplôme
d'Etudes Approfondies avant de préparer et de présenter leurs thèses de doctorat.
[Link].3. Troisième République (18/02/2006 à ce jour)
Au début de la troisième République, l'enseignement en RDC a
continué à fonctionner suivant la Loi-cadre du 22/09/1986. Cette situation a perduré jusqu'à la
promulgation le 11 février 2014 de la loi n°14/004 de l'Enseignement national.
a) Des innovations
Cette Loi a introduit quelques innovations, entre autres :
- Le concept de l'éducation de base qui s'articule en l'enseignement primaire et le secondaire
général, soit huit années d'enseignement dit « de base ».
- La règlementation de l'éducation non formelle dans le but de lutter contre l'analphabétisme.
- L'introduction progressive à l'Université du système LMD (Licence, Master et Doctorat) dans le
but d'harmoniser les cursus dans l'enseignement supérieur et universitaire et de favoriser la
mobilité du personnel et de l'étudiant à l'échelle mondiale.
- L'élection des animateurs des organes de l'enseignement supérieur et universitaire par leurs
pairs.
-
- L'introduction au sein de l'enseignement national des technologies de l'information et de la
communication facilitant notamment l'enseignement ouvert et à distance.
- L'initiation des élèves et des étudiants au développement durable et à la lutte contre les
changements climatiques.
- La création d'une structure chargée de l'assurance qualité au sein de l'enseignement national.
b) Des finalités
Aux termes de ladite Loi, l'enseignement national vise :
* L'éducation scolaire intégrale et permanente des femmes et des hommes.
* L'acquisition des compétences, des valeurs humaines, civiques et culturelles pour créer une
nouvelle société congolaise, démocratique, solidaire, prospère, éprise de paix et de justice.
L'éducation scolaire est donnée dans toutes les structures classiques,
spéciales et non formelles.
Elle a pour finalité, l'épanouissement intégral et harmonieux de chaque
personne afin de la rendre utile à elle-même et de réaliser son insertion dans la société.
c) Des structures
L'enseignement national comprend deux structures, l'enseignement formel et l'éducation non
formelle. L'enseignement formel est dispensé sous forme d'enseignement classique et
d'enseignement spécial.
L'éducation non formelle est donnée sous forme d'activités assurées
dans des établissements spéciaux et dans des centres de formation.
L'enseignement national du type classique est organisée en :
- enseignement maternel ;
- enseignement primaire ;
- enseignement secondaire ;
- enseignement supérieur et universitaire.
1. Enseignement maternel
* Durée: 3 ans; il est organisé en cycle unique de 3 ans dont la jère année maternelle pour les
enfants de 3 ans (mignons), 2eme année maternelle pour les enfants de 4 ans (Joyeux) et la eme
maternelle pour les enfants de 5 ans (Gentil).
* Finalité : Assurer l'épanouissement de la personnalité de l'enfant par une action éducative en
harmonie avec le milieu familial, social et environnemental. Il concourt à l'éducation sensorielle,
motrice et sociale de l'enfant et à l'éveil de ses facultés intellectuelles. Il le prépare à accéder à
l'enseignement primaire. 2. Enseignement primaire
* Durée : 6 ans, formation de base générale, obligatoire et gratuité. Il est organisé en trois degrés
de deux ans chacun. Est admis en jère année primaire, tout enfant qui aura atteint l'âge de 6 ans
révolu à la date de la rentrée scolaire ou au plus tard trois mois après cette date.
* Finalité : préparer l'enfant à :
- s'intégrer utilement dans la société en lui apprenant à lire, à écrire, à
calculer et à s'exprimer.
- poursuivre des études ultérieures.
3. Enseignement secondaire
L'enseignement secondaire comprend le secondaire général, les
humanités générales, les humanités techniques et professionnelles.
* Durée: - secondaire général: 2 ans. Actuellement, appelé « 7ème et geme éducation de base ».
Il est gratuit.
- humanités générales: 2 ans de cycle inférieur et 2 ans de cycle
supérieur ([ère année jusqu'à 4ème année des humanités) ;
- humanités techniques et professionnelles : cycle court : 3 ans et cycle
long : 4 ans.
* Finalité :
- Faire acquérir à l'élève à l'élève les connaissances générales et spécifiques afin de lui permettre
d'appréhender les éléments du patrimoine culturel national et international.
- Développer dans l'élève l'esprit critique, la créativité et la curiosité intellectuelle ;
- Préparer l'élève soit à l'exercice d'un métier ou d'une profession, soit à la poursuite des études
supérieures et/ou universitaires.
4. L'enseignement supérieur et universitaire
Cet enseignement comprend des instituts supérieurs, les écoles
supérieures et les universités.
Les instituts supérieurs comprennent :
- Les instituts supérieurs techniques ;
- Les instituts supérieurs techniques artistiques ;
- Les instituts supérieurs technologiques ;
- Les instituts supérieurs technologiques ;
- Les instituts supérieurs pédagogiques ;
- Les instituts supérieurs pédagogiques techniques ;
- Les écoles supérieures Les instituts supérieurs techniques, artistiques et technologiques
* Finalité :
- Former des cadres spécialisés dans le domaine des techniques et des technologies appliquées
notamment dans les secteurs de la santé, de l'agriculture, de l'éducation, de la gestion, des arts,
de métiers, des bâtiments, des travaux publics et de l'industrie.
- Organiser la recherche en vue de l'adaptation des techniques et technologies nouvelles aux
conditions spécifiques du pays;
- Encourager la promotion et le rayonnement des arts et métiers.
b) Des instituts supérieurs pédagogiques
* Finalité :
- Former les enseignants qualifiés du secondaire dans toutes les disciplines de formation
générale, technique, artistique et professionnelle ;
- Organiser la recherche dans le domaine de la pédagogie appliquée afin d'améliorer la qualité de
l'enseignement maternel, primaire, secondaire et professionnel ;
- Vulgariser les résultats de la recherche notamment par la production et la diffusion des manuels
scolaires adaptés.
c) Des écoles supérieures
Elles recrutent leurs étudiants par concours et assurent des formations
de haut niveau dans un vaste éventail des disciplines.
* Finalité :
- Former des cadres de haut niveau dans divers secteurs en fonction des besoins réels de la
société ;
- Organiser la recherche appliquée orientée vers des solutions aux problèmes spécifiques des
domaines de leur création ;
- Assurer les services à la communauté.
d) De l'enseignement universitaire
* Finalité :
- Former des cadres de conception capables de contribuer à la transformation qualitative de la
société ;
- Contribuer à l'évolution de la science par l'organisation de la recherche fondamentale et
appliquée orientée vers le développement ;
- Assurer et promouvoir la diffusion des résultats de la recherche (scientifique).
* Durée des études à l'enseignement supérieur :
- Premier cycle (graduat) : 3ans
- Deuxième cycle (licence) : 2 ans
- Troisième cycle (doctorat) : durée variable

e) Le système Licence-Master-Doctorat
* Finalité :
- Harmoniser le cursus de l'enseignement supérieur et universitaire ;
- Favoriser la mobilité du personnel enseignant et des étudiants à l'échelle mondiale.
* Durée des études :
- Licence : 3 ans ;
- Maîtrise : 2 ans
- Doctorat : 3 à 5 ans.

CONCLUSION

Les étudiants qui sont aujourd'hui en formation dans l'enseignement


supérieur pédagogique sont destinés à devenir demain des professionnels dans le secteur de
l'enseignement. Il est pour eux un devoir de s'imprégner de bases juridiques qui soutiennent et
règlementent le fonctionnement de notre système éducatif.
Dans notre condensé, nous avions exposé non seulement les généralités
sur les concepts de base, à savoir : la législation, l'organisation et l'administration, mais aussi
présentés les méandres par lesquels sont passés la législation scolaire ainsi que l'organisation de
l'enseignement de la RDC de l'époque précoloniale à nos jours, en passant par l'époque coloniale
et les différentes républiques qui se sont succédés après l'indépendance.

BIBLIOGRAPHIE

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