TD
Matrices
Généralités
Exercice 1
Calculer les produits suivants (les résultats devraient être simples).
1 2 3 4 −9 1 1 11
1 4 3 10 −12 −4
2 3 4 1 1 1 11 −9
(i)
3 4 1 2 1 11 −9 1 ;
(ii) 6 8 5 −35 42 13 .
7 2 0 44 −52 −16
4 1 2 3 11 −9 1 1
Exercice 2
Soit v ∈ Rn un vecteur, que l’on voit comme une matrice colonne. Que dire si v T v = 0 ?
Exercice 3
On pose
a b
H= −b a
(a, b) ∈ C 2
⊆ M2 (C).
1. Montrer que l’ensemble H est stable par somme et par produit.
2. Déterminer l’ensemble des matrices inversibles de H. Montrer que l’inverse d’une telle matrice
est encore un élément de H.
Exercice 4
Pour A ∈ Mn (K), on note σ(A) la somme des termes de A. On pose
1 ··· 1
J = ... (1) ...
1 ··· 1
Vérifier J.A.J = σ(A).J.
Exercice 5
Soient A ∈ Mn,p (R) et B ∈ Mp,n (R) deux matrices. On suppose AM B = On , pour toute matrice
M ∈ Mp (R). Montrer qu’au moins l’une des deux matrices A ou B est nulle.
Exercice 6
1 0 0
Pour tout x ∈ R, on pose : M (x) = −x2 1 x . On pose : G = {M (x); x ∈ R}.
−2x 0 1
Montrer que G est un sous-groupe de GL3 (R), isomorphe à R.
1
Exercice 7
Soit I un sous-groupe de (Mn (K), +), non réduit à {0} et tel que :
∀A, B ∈ Mn (K), ∀M ∈ I , AM B ∈ I
1. Montrer que Ei,j ∈ I pour tous i, j ∈ J1, nK.
2. En déduire que I = Mn (K).
Exercice 8
0 0 1
Soit J = 1 0 0 . Déterminer le plus petit sous-espace vectoriel de M3 (R) contenant J et
0 1 0
stable par multiplication ; en préciser une base.
Exercice 9 (Idéaux de Mn (K))
Une partie I ⊂ Mn (K) est appelée idéal à droite de Mn (K) si c’est un sous-groupe additif vérifiant :
∀A ∈ I, ∀B ∈ Mn (K), AB ∈ I
Pour A ∈ Mn (K), on note HA le sous-espace vectoriel de Mn,1 (K) engendré par les colonnes de A,
et IA l’idéal à droite engendré par A : IA = {AM tq M ∈ Mn (K)}.
1. Soit A, M ∈ Mn (K). Montrer que : M ∈ IA ⇐⇒ HM ⊂ HA .
2. Soit A, B ∈ Mn (K). Montrer qu’il existe C ∈ Mn (K) telle que HA + HB = HC et simplifier
IA + IB .
3. Soit I un idéal à droite de Mn (K). Montrer que I est un sous-espace vectoriel de Mn (K), puis
qu’il existe A ∈ Mn (K) telle que I = IA .
4. Que peut-on dire des idéaux à gauche de Mn (K) ?
Exercice 10
Montrer que
F = {M ∈ M2 (R) | tr(M) = 0}
est un sous-espace vectoriel de M2 (R). Déterminer une base de F et la compléter en une base de
M2 (R).
Exercice 11
Soit A ∈ M2 (K).
1. Vérifier que A2 − (tr A)A + (det A)I2 = 0.
2. Montrer que si A3 = 0, alors A2 = 0.
3. Démontrer que (AB − BA)2 C − C(AB − BA)2 = 0 pour toutes matrices A, B et C dans
M2 (K).
4. Montrer que A est une projection (A ̸= I2 , A ̸= 0) si et seulement si tr A = 1 et det A = 0.
5. Si A est inversible, expliciter A−1 .
6. On note SO(2, K) l’ensemble des matrices M ∈ M2 (K) telles que M t M = I2 et det M = 1.
Démontrer que SO(2, R) est isomorphe au groupe multiplicatif S1 = {z ∈ C : |z| = 1} et que
SO(2, C) est isomorphe au groupe (C∗ , ×).
2
Exercice 12
On considère une application f de Mn (R) dans R, non constamment égale à 0 ou 1 , telle que :
∀(A, B) ∈ (Mn (R))2 , f (AB) = f ( A)f ( B)
1. Montrer que pour toute matrice inversible A de Mn (R), f ( A) est non nul.
2. Soit A une matrice de rang r, strictement inférieur à n.
a. Montrer l’existence de r + 1 matrices, notées A1 , A2 , . . . , Ar+1 , toutes équivalentes à A et
telles que le produit A1 A2 . . . Ar+1 soit nul.
b. En déduire que f ( A) = 0.
3. Que peut-on en conclure pour l’application f ?
Donner un exemple d’une telle application.
Puissances et inverse d’une matrice carrée
Exercice 13
3 2 2 −1
A= et P =
1 2 1 1
1. Montrer que P est inversible et calculer D = P −1 AP
2. Soit n ∈ N. Calculer Dn puis en déduire une expression explicite de An .
3. On considère les suites (un )n∈N et (vn )n∈N définies par u0 = v0 = 1 puis pour tout n ∈ N :
un+1 = 3un + 2vn
vn+1 = un + 2vn
Déterminer une expression explicite de un et vn en fonction de n pour tout n ∈ N.
Exercice 14
Calculer l’inverse des matrices carrées suivantes :
1 0 −1 1 0 1 1 1 −1
1. A = 2 1 −3 2. B = 2 −1 1 3. C = 2 0 1
−1 0 2 −1 1 −1 2 1 −1
Exercice 15
Soit (Fn )n∈N la suite de Fibonacci : F0 = 0, F1 = 1 et Fn+2 = Fn+1 + Fn pour tout n ∈ N.
1. Montrer que Fn2 + Fn+1
2
= F2n+1 pour tout n ∈ N.
2. Montrer que Fn+m = Fn+1 Fm + Fn Fm−1 pour tout (m, n) ∈ N∗ × N.
Exercice 16
Soit
2 −1 2
A = 5 −3 3
−1 0 −2
1. Calculer (A + I3 )3 .
2. En déduire que A est inversible et exprimer A−1 comme combinaison linéaire des matrices
I3 , A et A2 .
3. Pour n ∈ N, exprimer An comme combinaison linéaire des matrices I3 , A et A2 .
3
Exercice 17 (Polynôme annulateur)
1. Soit A ∈ Mn (K). Montrer que il existe a0 , · · · , ap des scalaires tels que a0 ̸= 0 et ap Ap + · · · +
a1 A + a0 In = 0 si et seulement si A est inversible.
0 1 −1
2. Soit A = −1 2 −1 . Calculer A2 − 3A + 2I3 . En déduire que A est inversible, et
1 −1 2
−1
calculer A .
Exercice 18
1 1 0 ··· 0
. . ..
0 1 1 . .
Soient n ∈ N et M ∈ Mn (R) définie par M = .. .. .. ..
∗
. . . .
. 0
... ...
0 1
1 0 ··· 0 1
1. Donner le rang de M .
2. Préciser noyau et image de M .
3. Calculer M n .
Exercice 19
0 1 −1 1
0 0 1 −1
. Calculer Ap pour p ∈ N∗ et calculer (l4 − A)−1 .
Soit A =
0 0 0 1
0 0 0 0
Exercice 20
1 a 0 ... 0
0 1 a ... 0
.. .. . . ..
0 ∈ Mn (R). Calculer Ap pour p ∈ N, A−1 et Ap pour p ∈ Z.
Soit A =
. . . .
.. .. ..
. . ... . a
0 0 ... 0 1
Exercice 21
Soient n ∈ N∗ et An = (min(i, j))1≤i,j≤n . Montrer que An est inversible et calculer son inverse.
Exercice 22 (Matrice de Fourier)
Soit n ⩾ 1 et ω = exp i 2π
n
. On pose F = ω (i−1)(j−1) 1⩽i,j⩽n
. Calculer F F̄ . En déduire que
F ∈ GLn (C) et calculer son inverse.
Exercice 23
Soit A ∈ GLn (R) telle que A + A−1 = In . Déterminer Ak + A−k pour tout k ∈ N..
4
Exercice 24 (Matrices à diagonale dominante)
Soient n ⩾ 1 et A ∈ Mn (C) telle que
X
∀i ∈ J1, nK, |ai,i | > |ai,j | .
j̸=i
Montrer que A est inversible.
Matrices remarquables
Exercice 25 (Centre des matrices symétriques)
Soit n ⩾ 2. Déterminer les matrices de Mn (K) commutant avec toutes les matrices symétriques.
Exercice 26 (Centre des matrices triangulaires unipotentes)
On note G = {A = (aij ) ∈ Mn (K) tq aij = 0 si i > j et aii = 1}.
1. Montrer que G est un sous-groupe de GLn (K).
2. En utilisant la base canonique de Mn (K), déterminer le centre de G, et montrer que c’est un
groupe commutatif isomorphe à (K, +).
Exercice 27 (Matrice stochastique)
Pour n ⩾ 1, on note D l’ensemble des matrices A = (aij )1⩽i,j⩽n de Mn (R) telles que
n
X
∀i, j ∈ J1, nK, ai,j ⩾ 0 et ∀i ∈ J1, nK, ai,j = 1
j=1
1. Soit A, B ∈ D et λ ∈ [0, 1]. Montrer que λA + (1 − λ)B ∈ D.
2. Démontrer que D est stable par produit.
3. Déterminer les matrices A de D qui sont inversibles et telles que A−1 ∈ D.
Exercice 28 (Matrice doublement stochastique)
1. Une matrice A = (aij ) ∈ Mn (R) est dite doublement stochastique si aij ⩾ 0 pour tout i et
n n
aij = 1 pour tout i. Soit A et B deux matrices de Mn (R)
X X
j, aij = 1 pour tout j et
i=1 j=1
doublement stochastiques. Démontrer que AB est doublement stochastique.
2. Une matrice U ∈ Mn (C) est dite unitaire si U t Ū = In . Soit A = (aıȷ ) une matrice unitaire.
Montrer que la matrice B = (bıȷ ) définie par bij = |aij |2 est doublement stochastique.
Exercice 29 (Matrice centro-symétrique)
On dit qu’une matrice A = (ai,j ) ∈ Mn (K) est centro-symétrique si
∀(i, j) ∈ J1; nK2 , an+1−i,n+1−j = ai,j .
1. Montrer que le sous-ensemble C de Mn (K) formé des matrices centro-symétriques est un
sous-espace vectoriel de Mn (K). Préciser sa dimension.
2. Montrer que le produit de deux matrices centro-symétriques de Mn (K) est aussi centro-
symétrique.
3. Soit A centro-symétrique et inversible. Montrer que A−1 est centro-symétrique.
5
Exercice 30 (Matrice magique)
On dit qu’une matrice M ∈ Mn (K) est magique si les sommes des coefficients de M par ligne et par
colonne sont constantes. On note M l’ensemble des matrices magiques et, pour M ∈ M, s(M) la
valeur commune des sommes.
1. Montrer que M est une sous-algèbre de Mn (K) et que s : M → K est un morphisme
d’algèbres. Remarque. Il s’agit de montrer que M est un sous-anneau et un sous-espace
vectoriel de Mn (K) et que s est un morphisme d’anneau et une forme linéaire.
2. Montrer que si M ∈ M est inversible, alors M−1 ∈ M.
3. Montrer que M est la somme directe du sous-espace vectoriel Ms des matrices magiques
symétriques et du sous-espace vectoriel Ma des matrices magiques antisymétriques.
4. On note ϕM l’endomorphisme de Kn canoniquement associé à M et on pose
H = {(x1 , . . . , xn ) ∈ Kn , x1 + · · · + xn = 0} et K = {(x, . . . , x), x ∈ K}.
Montrer que M ∈ M si et seulement si H et K sont stables par ϕM .
5. En déduire la dimension de M.
Exercice 31 ( Matrice hermitienne)
Soit A = (aij )1⩽i,j⩽n ∈ Mn (C) une matrice hermitienne, autrement dit telle que t Ā = A, ce qui est
équivalent à aȷi = aıȷ pour tous 1 ⩽ i, j ⩽ n.
1. On écrit la matrice hermitienne A sous la forme A = B + iC, où B et C appartiennent à
Mn (R). Montrer que B est symétrique et C est antisymétrique.
2. Montrer que t XAX = t XBX et t XCX = 0 pour tout X ∈ Rn .
3. Montrer que si AX = 0 pour un certain X ∈ Rn , alors BX = 0 et CX = 0.
1 i
4. On considère la matrice A = . Vérifier que A est hermitienne. Trouver X ∈ C2 tel
−i 1
que t X̄AX = 0 et t X̄BX ̸= 0.
1 1+i
5. On considère maintenant la matrice A = . Vérifier que A est hermitienne.
1−i
Trouver X ∈ R2 tel que BX = 0 et AX ̸= 0. Quels sont les rangs de A et B ?
Exercice 32 (Mtarice damier)
Soit n un entier pair, une matrice M de Mn (K) est dite en damier si et seulement si il existe α et β
dans K tels que
α si i + j pair
mij =
β si i + j impair
On note D l’ensemble des matrices en damier.
1. Étudier la stabilité de D par la somme et le produit.
2. L’ensemble D est il une sous-algèbre de Mn (K) ?
3. Si M est une matrice en damier, montrer qu’il existe λ et µ dans K tels que M 3 = λM 2 + µM .
Exercice 33
1 2 6
Soit A = 31 12 1 3 . Montrer que l’application linéaire canoniquement associée à A est un
1 1
6 3
1
projecteur, et préciser ses éléments caractéristiques.
6
Exercice 34 (Matrice circulante)
Soit a1 , · · · , an dans C et w = e n . Le polynôme P est défini par P = a1 + a2 X + · · · + an X n−1 . On
2iπ
définit les matrices D, A, M (n × n). La matrice D diagonale avec des P (wi−1 ) sur la diagonale et :
a1 a2 a3 · · · an 1 1 1 ··· 1
an a1 a2 · · · an−1
1
w w2 ··· wn−1
an−1 an a1 · · · an−2 1 w2 w 2.2
· · · w 2(n−1)
A= et M =
.. .. .. ..
. . . .
n−1 2(n−1) (n−1)(n−1)
a2 a3 a4 · · · a1 1 w w ··· w
Exprimer AM à l’aide de M et D.
Exercice 35 (Matrice orthogonale)
Une matrice A ∈ Mn (R) est dite orthogonale si t AA = In
Soit J ∈ GLn (R). Une matrice A ∈ Mn (R) est dite J-orthogonale si t AJA = J et elle est dite
J-antisymétrique si t AJ = −JA. On définit une application f (la transformation de Cayley) sur
l’ensemble
{A ∈ Mn (R) : In + A ∈ GLn (R)}
par
f (A) = (In − A) (In + A)−1
la matrice f (A) n’est pas définie si In + A n’est pas inversible.
1. Montrer que si A est antisymétrique, alors f (A) est une matrice orthogonale (on admettra
que In + A est inversible).
2. Montrer que si A est une matrice orthogonale telle que In + A soi inversible, alors f (A) est
une matrice antisymétrique.
3. Montrer que si A est une matrice J-antisymétrique telle que In + A soit inversible, alors f (A)
est une matrice J-orthogonale.
4. Montrer que si A est une matrice J-orthogonale telle que In + A soit inversible, alors f (A)
est une matrice J-antisymétrique.
Exercice 36
Soit D ∈ Mn (K) une matrice diagonale dont les éléments diagonaux sont deux à deux distincts.
Montrer que (In , D, D2 , . . . , Dn−1 ) est une base de Dn (K), sous-espace vectoriel de Mn (K) formé des
matrices diagonales.
Auteur de la trace
Exercice 37
Soit A ∈ Mn (C). On note ∆A = M ∈ Mn (C) | M + M⊤ = tr(M)A . On note respctivement Sn (C)
et An (C) les ensembles des matrices symétriques et des matrices antisymétriques de Mn (C).
1. Montrer que ∆A est un sous-espace vectoriel de Mn (C) contenant An (C).
2. Si tr(A) ̸= 2, montrer que ∆A = An (C).
/ Sn (C).
3. Déterminer ∆A dans le cas où A ∈
4. Déterminer ∆A dans le cas où tr(A) = 2 et A ∈ Sn (C).
7
Exercice 38
Soit A et B dans Mn (R).
1. Montrer que tr (At A) = 0 si et seulement si A = 0.
2. Si A et B vérifient
tr At A + B t B = tr AB + t At B
démontrer que A = t B.
Exercice 39
Soit n ∈ N∗ . On pose Nn = {M ∈ Mn (K) | tr(M) = 0}. Pour(A, B) ∈ Mn (K)2 ,
on pose [A, B] = AB − BA. On note Ln = {[A, B], (A, B) ∈ Mn (K)2 }.
1. a. Montrer que Nn est un sous-espace vectoriel de Mn (K) et déterminer sa dimension.
b. Montrer que Ln ⊂ Nn .
2. a. Montrer que toute matrice de Mn (K) semblable à une matrice de Mn (K) de diagonale
nulle appartient à Nn .
3. Montrer que toute matrice de Nn est semblable à une matrice de Mn (K) de diagonale nulle.
4. En déduire que Nn ⊂ Ln .
Exercice 40
Démontrer que toute matrice M ∈ Mn (R) s’écrit sous la forme M = A + S + cIn où A est une
matrice antisymétrique, S est une matrice symétrique, tr S = 0 et c ∈ R. De plus, montrer que
1
tr M 2 = tr A2 + tr S 2 + (tr M )2 .
n
Exercice 41
Soient A et B ∈ Mn (R) telles que
∀X ∈ Mn (R), tr(AX) = tr(BX)
Montrer que A = B.
Exercice 42
Soit f une forme linéaire sur Mn (K) telle que f (AB) = f (BA) pour tout (A, B) ∈ Mn (K)2 . Montrer
que f est proportionnelle à la trace.
Exercice 43
Mn (R) −→ Mn (R)
Soient A, B ∈ Mn (R) et f : .
X 7−→ X + tr(AX)B
1. Montrer que f est un endomorphisme de Mn (R).
2. Déterminer des conditions nécessaires et suffisantes sur A et B pour que f soit une symétrie.
3. Déterminer la base et la direction de f dans ce cas.
Exercice 44
Soit E un K-evde dimension finie n ⩾ 1. Soit q ∈ N∗ et u ∈ LK (E) tel que uq = IdE . On pose
q−1 q−1
X
i 1X
1
Tr ui .
E1 = Ker (u − IdE ). En utilisant v = q u , démontrer : dim (E1 ) =
i=0
q i=0
8
Exercice 45 (description du dual de Mn (K))
Montrer que φA : Mn (K) → K définie pour tout M ∈ An (K) par
φA (M ) = Tr(A · M )
est une forme linéaire sur Mn (K). Montrer que réciproquement, toute forme linéaire sur Mn (K) est
de la forme φA pour une unique matrice A ∈ Mn (K).
Exercice 46
Montrer que tout hyperplan de Mn (K) contient au moins une matrice inversible.
Matrice d’application linéaire et changement de bases
Exercice 47
Soit E un K-espace vectoriel de dimension 3 et B = (e1 , e2 , e3 ) une base de E . On considère les
matrices
4 −2 −2 0 0 0
A = 1 0 −1 et D = 0 1 0
3 −2 −1 0 0 2
Soit f l’endomorphisme de E dont la matrice dans la base B est A .
1. Montrer qu’il existe une base C = (ε1 , ε2 , ε3 ) de E telle que la matrice de f dans C soit D.
2. Déterminer une matrice P de GL3 (R) telle que A = PDP−1 . Calculer P−1 .
3. Calculer An pour tout n ∈ N.
4. En déduire le terme général des suites (xn )n∈N , (yn )n∈N et (zn )n∈N définies par :
x0 = 1 xn+1 = 4xn − 2 (yn + zn )
y0 = 0 et ∀n ∈ N yn+1 = xn − zn
z0 = 0 zn+1 = 3xn − 2yn − zn
Exercice 48
On note f l’endomorphisme de R4 dont la matrice dans la base canonique vaut
1 2 7 4
1 −1 1 1
M =
−1 1 −1 −1
1 0 3 2
1. Déterminer Im(f ), Ker(f ) et Im(f ) ∩ Ker(f ).
2. Soit la famille F = (f1 , f2 , f3 , f4 ) de vecteurs de R4 définie par
f1 = (1, 0, 0, 0), f2 = (1, 1, −1, 1), f3 = (3, 2, 0, −1)
et f4 = (7, 4, −4, 5). Vérifier que F est une base de R4 .
3. Déterminer la matrice de f dans la base F.
9
Exercice 49 (Polynom’s Corner)
Soient n ∈ N, En = Rn [X] et Tn l’application définie sur En par
Tn (P) = (nX + 1)P + 1 − X2 P′
1. Prouver que Tn ∈ L (En ).
2. Écrire la matrice Mn = matBn ( Tn ) de Tn dans la base canonique de En .
3. Dans le cas où n = 3, déterminer des bases de Ker (Tn ) et de Im (Tn ).
Exercice 50
Soient f, g ∈ L (R2 ) tel que f 2 = g 2 = 0 et f ◦ g = g ◦ f . Calculer f ◦ g.
Indication : utiliser la matrice de f dans une < bonne ≫ base.
Exercice 51
Soit f l’application de Rn [X] dans R[X], définie en posant, pour tout P(X) ∈ Rn [X],
f (P(X)) = P(X + 1) + P(X − 1) − 2P(X)
1. Montrer que f est linéaire et que son image est incluse dans Rn [X].
2. Dans le cas où n = 3, donner la matrice de f dans la base (1, X, X2 , X3 ). Déterminer ensuite,
pour une valeur de n quelconque, la matrice de f dans la base (1, X, . . . , Xn ).
3. Déterminer le noyau et l’image de f pour n ⩾ 3. Calculer leurs dimensions respectives.
4. Soit Q un élément de l’image de f . Montrer (en utilisant en particulier les résultats de la
deuxième question) qu’il existe un unique P ∈ Rn [X] tel que
f (P) = Q et P(0) = P′ (0) = 0
Exercice 52
Soit f un endomorphisme non nul d’un R-espace vectoriel E de dimension 3 vérifiant f 3 + f = 0.
1. Montrer que :
E = Ker f ⊕ Ker f 2 + Id
2. Prouver que : dim Ker (f 2 + Id) ⩾ 1. Montrer que, si x ∈ Ker (f 2 + Id) \{0} alors (x, f (x))
est une famille libre de Ker (f 2 + Id ).
3. Que vaut det (− IdE ) ? En déduire dim Ker (f 2 + Id) = 2.
0 0 0
4. Montrer qu’il existe une base de E dans laquelle la matrice de f est : 0 0 −1 .
0 1 0
Exercice 53
1 −1 1 1 1 0
Les matrices A = 4 0 −3 et B = 0 1 1 sont-elles semblables ? Si oui, déterminer
0 −1 2 0 0 1
P ∈ GL3 (R) telle que B = P −1 AP .
10
Exercice 54
M3,2 (R) et B ∈ M2,3 (R) telles que la matrice produit AB soit semblable à la matrice :
Soient A ∈
0 0 0
0 9 0 . Calculer BA.
0 0 9
Matrice par blocs
Exercice 55
A B
Soit n ∈ N , (A, B, C, D) ∈ Mn (K) et M =
∗ 4
∈ M2n (K). On suppose M, A, D inversibles.
C D
Exprimer M −1 sous forme de blocs.
Exercice 56
Soit T ∈ Mn (R) une matrice triangulaire supérieure. Montrer que T commute avec sa transposée si
et seulement si la matrice T est diagonale.
Exercice 57
u:E−7 →E
1 2
Soit E = M2 (R), et A = . On considère l’application
2 4 M− 7 → M A.
Montrer que u ∈ L (E), trouver son image et son noyau, préciser sa matrice dans la base canonique
de E.
Exercice 58
0 I
Soit n ∈ N∗ . On pose J = n
. On dit qu’une matrice M ∈ M2n (K) est symplectique si
−In 0
M⊤ JM = J. Montrer que l’ensemble des matrices symplectiques de M2n (K) est un sous-groupe de
GL2n (K).
Exercice 59
Soit E un K-espace vectoriel de dimension 3n (n ∈ N∗ ), et u un endomorphisme de E tel que :
rg u = 2n et u3 = 0.
1. Montrer que Ker u = Im u2 .
2. Montrer qu’il existe une base B de E dans laquelle la matrice de u s’écrit (par blocs) :
0n 0n 0n
In 0n 0n
0n In 0n
Exercice 60
A 2A
Soit M une matrice partitionnée par blocs : M = , où A ∈ Mn (K). Déterminer le rang
3A 4A
de M en fonction de celui de A.
11
Exercice 61
A B
Soit M une matrice partitionnée par blocs : M = . Montrer que :
C D
rg M ⩽ rg A + rg B + rg C + rg D.
Exercice 62
A B
Soit A ∈ GLn (K), B ∈ Mn,p (K), C ∈ Mp,n (K), D ∈ Mp (K) et M = ∈ Mn+p (K). Montrer
C D
que : rg(M ) = n + rg (CA−1 B − D)
Exercice 63
A 0
Soit M ∈ Mp+q (K) une matrice partitionnée par blocs : M = , avec A ∈ Mp (K), B ∈
B C
Mq,p (K) et C ∈ Mq (K).
1. Montrer que : rg(M ) ⩾ rg(A) + rg(C).
2. Montrer que, si A est inversible, il y a égalité.
3. Soient A ∈ Mp (K), C ∈ Mq (K) telles que, pour toute B ∈ Mq,p (K), on ait :
A 0
rg = rg(A) + rg(C)
B C
Montrer que A ou C est inversible.
Exercice 64
A 0
1. Soit M ∈ Mp+q (K) une matrice écrite par blocs : M = avec A ∈ Mp (K), B ∈
0 B
Mq (K). Montrer que rg(M ) = rg(A) + rg(B).
A 0 ... 0
0 A ... 0
2. Soit A ∈ Mn (K) et B = , décomposée en p blocs, élément de Mpn (K).
..
.
0 ... ... A
Comparer rg(A) et rg(B).
12