0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
0 vues3 pages

LIntégration 2

L'intégration de Jean-Baptiste Taty Loutard explore les dysfonctionnements de la société congolaise à travers le personnage de Bouloungo, un étudiant rentré sans diplôme qui se conforme à un système qu'il critiquait. L'auteur met en lumière la pression sociale et le favoritisme, montrant comment les individus, malgré leur lucidité, peuvent finir par accepter les injustices lorsqu'elles leur profitent. Cette œuvre reste pertinente aujourd'hui, abordant des thèmes tels que la valorisation de l'étranger et la quête de réussite à tout prix.

Transféré par

celestebakala02
Copyright
© All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats DOCX, PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
0 vues3 pages

LIntégration 2

L'intégration de Jean-Baptiste Taty Loutard explore les dysfonctionnements de la société congolaise à travers le personnage de Bouloungo, un étudiant rentré sans diplôme qui se conforme à un système qu'il critiquait. L'auteur met en lumière la pression sociale et le favoritisme, montrant comment les individus, malgré leur lucidité, peuvent finir par accepter les injustices lorsqu'elles leur profitent. Cette œuvre reste pertinente aujourd'hui, abordant des thèmes tels que la valorisation de l'étranger et la quête de réussite à tout prix.

Transféré par

celestebakala02
Copyright
© All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats DOCX, PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

L'Intégration 2

Introduction

Jean-Baptiste TATY loutard est un écrivain congolais engagé, connu pour son style
ironique et satirique, à travers lequel il dénonce les injustices et les vices de la société
congolaise.
Parmi ses œuvres figure Les Chroniques congolaises, un recueil de douze nouvelles
paru en 1974 au edition L’harmattan il s’inscrit dans les œuvres post indépendance.
Selon de nombreux critiques, il offre une peinture réaliste de la société congolaise et
met en éclairages tous ses vices

Analyse linguistique

Le niveau de langue est principalement courant, avec des expressions parfois


familières. Le style est satirique, car l’auteur critique les dysfonctionnements de la
société. On observe aussi une dimension comique, qui sert à dénoncer de façon
humoristique une société. L’auteur adopte une écriture à la fois engagée mais aussi
facile à lire.

Résumé

Après près de dix ans d’études en ingénierie à l’étranger, Bouloungo rentre à


Brazzaville sans avoir obtenu son diplôme, qui lui aurait pourtant ouvert de nombreuses
portes. Il décide alors d’intégrer la fonction publique en constituant son dossier. La
nouvelle se termine par la réception d’une lettre lui annonçant qu’il a obtenu un emploi.

Les personnages

Le père Bos: À travers son regard, Boulongou apparaît d’abord comme un personnage
sérieux et relativement vertueux.
Bouloungou est un personnage dont la personnalité est en grande partie révélée à
travers le regard des autres, mais aussi à travers ses propres réflexions et
questionnements. Ces éléments montrent qu’il est un personnage réfléchi, capable de
prendre du recul sur sa situation et sur la société dans laquelle il évolue.

Analyse

Le titre « l’intégration » de cette nouvelle est intéressante parce qu’il est ambiguë mais
après lecture en se rend compte que l’intégration est à la fois sociale et administrative.
On parle d’intégration sociale parce que notre protagoniste se questionne sur sa place
dans cette société et remet en question, ses valeurs et même sa morale jusqu’à devenir
un resquilleur, quelqu’un qui profite du système qu’il subit. Ce changement brutal est dû
à son double d'échecs.
Le premier en France, l’examen en ingénierie ce qui doit l’avoir profondément touché.
C’est ses rêves et ses ambitions qui partent en fumée. Nous sommes dans une période
post Colonial les jeunes pour ainsi dire la société considère que les études à l’étranger
sont synonyme de réussite. Le second est son retour au pays.
Au Congo un retour au pays d’un étudiant est toujours mal perçu si on est pas
diplômés. Mais quand Bouloungo revient, bredouille son place social, assuré, sans
réussite. On peut observer chez notre protagoniste, une vraie crise identitaire. Il perdra
ses repères et ses valeurs morales, à cause de cette confrontation brutale à la réalité,
et la pression sociale, il va se conformer à ses normes sociales.
Une intégration administrative parce que bouloungou veut rentrer dans l’administration
et ceux malgré qu’il n’a pas son diplôme Il se conforme à une ”norme” sociale.
L’obtention de son diplôme lui aurait permis de bien se placer dans la société. De
trouver sa place dans la société congolaise de façon autonome et honorable. Mais son
échec le confronte au regard méprisant de pitié et autre mais surtout à son propre
orgueil qui l’empêche d’admettre sa possible incompétence. Lui qui (d’après le père
Bos) vertueux et sérieux au fil de la nouvelle, il finit par accepter un système qu’il
semblait d’abord condamner. Son désir de trouver une place honorable dans la société
prend le dessus sur ses valeurs Ainsi, Jean-Baptiste TATY loutard dénonce non selon
la valorisation excessive de l’étranger mais aussi comment un individu peut
progressivement se conformer à un système qu’il désapprouvait.
Il montre que le mépris et le regard des autres ne poussent pas Bouloungou à se
dépasser, mais plutôt à se conformer à une « norme » sociale. En effet, dans cette
société, l’intégration à la fonction publique apparaît comme une voie presque
automatique. Ainsi, Bouloungo ne cherche pas à changer sa situation par ses efforts,
mais à s’adapter à un système qu’il finit par intégrer.
Ainsi, son choix d’intégrer la fonction publique ne repose pas uniquement sur ses
ambitions personnelles, mais aussi sur une volonté d’échapper au regard négatif des
autres. Il ne se remet pas en question et ne considère même pas qu’il y ait des gens qui
aient plus de compétences que lui. Il n’hésite pas à user d’une de ces relations pour
faire accélérer son dossier.
La scène est profondément ironique : Bouloungo dénonce l’injustice du système tant
qu’il se sent victime. Mais dès qu’il obtient un poste, il oublie immédiatement ses
critiques et ses difficultés. Cela montre que la contestation disparaît souvent lorsque les
intérêts personnels sont satisfaits. Dans cette scène, Boulongo critique l’absence de
justice dans la société. Cependant, cette critique semble liée à sa situation personnelle.
En effet, il ne condamne réellement le système que lorsqu’il se sent lui-même
désavantagé. Cela montre que sa révolte est en partie intéressée. À travers cela, Jean-
Baptiste TATY Loutard met en évidence une attitude fréquente : les individus
dénoncent les injustices lorsqu’ils en sont victimes, mais les acceptent lorsqu’elles leur
profitent.
L’auteur ne critique pas seulement l’administration, mais aussi le comportement des
individus. Bouloungo lui-même finit par accepter et profiter d’un système qu’il dénonçait
auparavant. Cela montre que les dysfonctionnements de la société sont aussi
entretenus par les personnes qui s’y adaptent.

Conclusion

Pour conclure, la nouvelle L’intégration de Jean-Baptiste Taty Loutard met en lumière


les dysfonctionnements de la société congolaise, notamment le favoritisme, la pression
sociale et la banalisation des injustices.
À travers le personnage de Bouloungo, l’auteur montre comment un individu, malgré sa
lucidité, peut finir par se conformer à un système qu’il [Link] nouvelle ne
dénonce donc pas seulement l’administration, mais aussi le comportement des
individus qui participent à ces dé[Link], cette œuvre reste actuelle, car elle évoque
des réalités que l’on peut encore observer aujourd’hui, comme la valorisation de
l’étranger ou la recherche de réussite à tout prix.

Vous aimerez peut-être aussi