Corpus
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Introduction
1
2 APM-INPT thu-sysdyn (2003), O. Thual July 10, 2005
Le modèle de Lorenz est l’un des systèmes dynamique les plus simples per-
mettant d’illustrer la compétition entre un forçage extérieur et la dissipi-
sation interne d’un système physique, tout en exhibant des comportements
dynamiques non triviaux.
En 1963, Lorenz a étudié numériquement un système de trois équations
différentielles censé représenter très grossièrement la convection thermique
dans l’atmosphère [E. N. Lorenz, J. Atmos. Sci. 20 (1963) 130]. La démarche
permettant de passer des équations fluides à ce système est exposée dans de
nombreux ouvrages, en plus de l’article original de Lorenz et n’est pas abordée
ici. Seul les régimes dynamiques de ce modèle sont exposés ici.
ẋ = −σ x + σ y
ẏ = −x z + r x − y
ż = x y − b z (1)
Xe = 0
X e ∈ {X − , X + }
p
avec X − = (−a, −a, r − 1), X + = (a, a, r − 1) et a = b(r − 1).
La stabilité d’un équilibre X e s’obtient en étudiant les valeurs propres de la
jacobienne DF (X e ) obtenue en linéarisant le système autour du point X e . Le
calcul des composantes ∂Fi /∂Xj de cette jacobienne conduit à
−σ σ 0
DF (X e ) = r − ze −1 −xe . (2)
ye xe −b
DF (0) = r −1 0 (3)
0 0 −b
dont l’équation caractéristique est
h i
(s + b) s2 + (σ + 1)s + σ(1 − r) = 0 . (4)
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0.3 0.3
0.25 0.25
0.2 0.2
z
0.15 0.15
0.1 0.1
0.05 0.05
0.2 0.2
0 0
−0.3 0 −0.3 0
−0.2 −0.2
−0.1 −0.1
0 −0.2 0 −0.2
0.1 0.1
0.2 0.2
0.3 0.3
y y
x x
u̇ = −σ u + σ v
v̇ = r u − v
1. LE MODÈLE DE LORENZ ET LES SYSTÈMES DISSIPATIFS 5
0.9
0.8
0.7
0.6
z
0.5
0.4
0.3
0.2
0.1
1
0 0.5
-1 0
-0.5
0 -0.5
0.5
1 -1
y
x
ẇ = −b w , (5)
où l’on a noté U = (u, v, w). Par rapport au système initial, on voit que l’on
a négligé les termes non linéaires −x z et x y. On peut alors poser
Ḃ = sb B , Ċ = sc C , Ḋ = sb D , (7)
ce qui se résout en
Ce résultat démontre le fait que 0 est stable lorsque les trois valeurs propres
sont négatives et qu’il suffit d’une valeur propre positive pour obtenir une
divergence des trajectoires dans la direction instable.
Il permet aussi de tracer le portraits de phase, c’est-à-dire l’ensemble de tra-
jectoires, dans le voisinage de 0. Le cas le plus intéressant à examiner est
obtenu pour r proche de la valeur critique r = 1. Pour cette valeur, les
vecteurs propres associés aux valeurs propres (sb , sc , sd ) = [−b, −(σ + 1), 0]
sont
0 σ 1
φb = 0 , φc (1) = −1 , φd (1) = 1 .
(9)
1 0 0
Dans un plan affine engendré par les vecteurs [φb (1), φc (1)], les trajectoires
convergent toutes vers l’intersection de ce plan de coordonnées (B, C) avec
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0
0 0
sd s(+)
d s(+)
sd d
s(+)
-2
-2 -2
s
s(+) b b
sb b
-4
-4 -4
s(+)
s(+)
s
-6 -6 -6
-8 -8 -8
sc s(+) sc
-10 -10 c -10 s(+)
c
r r r
σ+1
l’axe φd le long des courbes d’équations C/C(0) = [B/B(0)] b . Cette con-
vergence est exponentielle.
On voit donc que toutes les trajectoires convergent vers l’axe engendré par
φd (1), au moins pour celles qui sont proches de 0. On montre que c’est en fait
le cas pour toutes les trajectoires, même éloignées de 0, mais il faut utiliser
pour cela un raisonnement (fonctionnelle de Liapounov) qui dépasse le cadre
de cette présentation.
Pour r légèrement inférieur à un, l’orientation des vecteurs propres est légère-
ment modifiée. En revanche, les trajectoires sur l’axe φd convergent vers zéro,
alors qu’elles étaient réduites à un continuum de points (tout l’axe) pour r
exactement à un. Toutes les trajectoires du système linéaire convergent donc
vers 0 qui est donc stable.
Pour r légèrement supérieur à un, les trajectoires divergent, lentement, sur
l’axe φd . Il arrive alors un moment où l’approximation linéaire n’est plus
valable, si bien que ces trajectoires quittent l’axe φd . Il est naturel de penser
que ces trajectoires vont converger vers l’un des équilibres bifurqués à partir
de la valeur critique r = 1. Il convient maintenant d’étudier la stabilité de
ces nouveaux équilibres.
−σ σ 0
DF (X + ) = 1 −1 −a (10)
a a −b
1. LE MODÈLE DE LORENZ ET LES SYSTÈMES DISSIPATIFS 7
Suivant les valeurs des paramètres de contrôles (r, σ, b), ce polynôme de degré
trois peut avoir trois racines réelles
h ou bien une racineiréelle et deux racines
(+) (+) (+)
complexes conjuguées. Notons sb (r), sc (r), sd (r) ces trois racines. Le
signe de la partie réelle des trois racines de X e détermine la stabilité du point
d’équilibre X e . Sans entrer dans une discussion paramétrique complète sur
cette stabilité, nous allons nous concentrer ici sur les cas où r est dans le
voisinage de la valeur critique r = 1.
Comme X + = 0 pour r = 1, on peut faire le lien avec les trois valeurs propres
déterminant la stabilité de 0 et ordonner les notations de telle sorte que l’on
ait :
(+) (+)
sb (1) = −b , s(+)
c (1) = −(σ + 1) et sd (1) = 0 . (12)
0
(+)
sd
-2
(+)
sb
-4
s(+)
-6
-8
s(+)
-10 c
r*
-12
0 5 10 15 20 25 30
1 1 1
z
1 1 1
0 0 0
-1.5 0 -1.5 0 -1.5 0
-1 -1 -1
-0.5 -0.5 -0.5
0 -1 0 -1 0 -1
0.5 0.5 0.5
1 1 1
1.5 1.5 1.5
y y y
x x x
1, ces vecteurs propres sont proches des vecteurs propres φb , φc (1) et φd (1)
que l’on a déjà explicités pour étudier les trajectoires autour de 0. Dans
un plan affine engendré par φb et φc , les trajectoires sont identiques à celles
obtenues dans le voisinage de 0. Sur l’axe φd , les trajectoires convergent
vers l’équilibre X + . Le portrait de phase dans le voisinage de X − et pour
r toujours proche de 1, s’obtient en traçant les trajectoires par symétrie par
rapport aux trajectoires du voisinage de X + .
Pour r proche de 1, on peut réunir les trajectoires du voisinage de 0 et les
trajectoires des voisinages de X + et X − en traçant une trajectoire partant
de 0 dans la direction du vecteur propre de DF (0) proche de φd et rejoignant
X + le long de la direction propre de DF (X + ) proche de φd . La trajectoire
symétrique relie 0 et X + de la même manière.
5 5 5
4 4 4
3 3 3
z
z
2.5 2.5 2.5
2 2 2
1 1 1
y y y
x x x
30 30 30
25 25 25
20 20 20
z
z
15 15 15
10 10 10
5 5 5
20 20 20
0 0 0
-30 0 -30 0 -30 0
-20 -20 -20
-10 -10 -10
0 -20 0 -20 0 -20
10 10 10
20 20 20
30 30 30
y y y
x x x
l
u
q̇ = p
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ṗ = −ω 2 sin q . (17)
0 1
DF (X) = . (18)
−ω 2 cos X1 0
Ż = i ω Z et Z˙∗ = −i ω Z ∗ . (23)
On remarque que les ellipses formées par les trajectoires sont engendrées
par des couples de vecteurs proportionnels aux vecteurs V r = Re(φ) et
V i = Im(φ). On vérifie facilement que cette propriété s’applique de manière
très générale aux portraits de phase associés à des valeurs propres complexes
conjuguées obtenues en étudiant la stabilité d’un équilibre.
q̇ = p
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25 25
20 20
15 15
10 10
5 5
p
p
0 0
-5 -5
-10 -10
-15 -15
-20 -20
-25 -25
-6 -4 -2 0 2 4 6 -6 -4 -2 0 2 4 6
q q
ṗ = −V ′ (q) . (24)
Les équilibres sont des points X e = (qe , 0) tels que Xe est un extremum de la
fonction V . La stabilité de ces équilibres est obtenue en calculant les valeurs
propres de la matrice
0 1
DF (X e ) = , (25)
−V ′′ (qe ) 0
Figure 10: Sytème dépendant d’un potentiel. a) Forme d’un potentiel V (q).
b) Portrait de phase dans le plan (q, p).
Les systèmes dépendant d’un potentiel sont des cas particuliers de la famille
des systèmes hamiltoniens qui s’écrivent
∂H
q̇ = (q, p)
∂p
∂H
ṗ = − (q, p) (26)
∂q
où H(q, p) est une fonction dérivable quelconque.
En posant H(q, p) = 12 p2 + V (q) on retrouve le cas des systèmes dépendant
d’un potentiel. Mais on peut considérer d’autres formes de l’Hamiltonien
H(q, p) comme par exemple H = q p.
Étant donnée une solution [q(t), p(t)], on montre que la quantité E(t) =
H[q(t), p(t)] est encore un invariant du mouvement. En effet,
∂H ∂H ∂H ∂H ∂H ∂H
Ė = q̇ + ṗ = − =0 (27)
∂q ∂p ∂p ∂q ∂q ∂p
On montre de plus que les aires sont conservées dans l’espace des phases. En
effet, si on note Ẋ = F (X) avec X = (q, p) le système dynamique hamiltonien,
on peut calculer la divergence
∂2H ∂2H
div F (X) = − =0. (28)
∂q ∂p ∂p ∂q
Cette propriété entraı̂ne qu’un volume (ici une aire) de conditions initiales
reste constant au cours du temps, comme dans le cas d’un écoulement isochore.
On parle alors de systèmes conservatifs. De tels systèmes n’admettent pas
d’attracteurs, c’est-à-dire d’ensembles vers lesquelles toutes les trajectoires
d’un bassin d’attraction pourraient converger.
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ü + 2λ u̇ + ω 2 sin u = 0 . (30)
On peut maintenant considérer le cas où les oscillations du pendule sont en-
tretenues en exerçant sur la masse ponctuelle une force oscillant à la pulsa-
tion ωe (en imposant par exemple un champ magnétique lorsque la masse est
aimantée). Les équations du mouvement peuvent alors s’écrire
ü + 2λ u̇ + ω 2 u = f cos(ωe t) . (34)
Sauf cas particulier discuté ci-dessous, les solutions de cette équation linéaire
(non homogène) sont de la forme u(t) = um eiωe t + u∗m e−iωe t où um ∈ C I et
s∈C I sont des coefficients complexes. En reportant dans l’équation linéaire
on obtient
(ω 2 − ωe2 + 2 i λ ωe )um = f /2 . (35)
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Cette réponse est maximale pour ∆ = 1−2Λ et s’écrit alors |um | = 2ωf 2 4 Λ(1−Λ)
1
.
Lorsque Λ est très petit (faible dissipation) la réponse est très grande pour
pour pour ∆ ∼ 1 c’est-à-dire ωe ∼ ω. On est en présence du phénomène de
résonance.
Lorsque λ = 0 et ω = ωe = ω, c’est-à-dire pour le cas de la résonnance, on
iω t t
∗ −iω
cherche une solution sous la forme u(t) = t vm e + vm e avec vm ∈ C I.
f f
On trouve alors vm = −i 4ω ce qui conduit à la solution u(t) = 2ω t sin(ω t).
La réponse du pendule croı̂t donc linéairement avec le temps à la résonance.
Lorsque les trajectoires s’éloignent du voisinage de u = 0, l’approximation
linéaire n’est plus valable et il faut tenir compte de la nonlinéarité contenue
dans le terme sin u. La réponse du pendule lorsque ∆ varie et pour différentes
valeurs de f peut être obtenu numériquement ou par un développement
asymptotique lorsque f est petit. On peut alors observer le phénomène
d’hysteresis correspondant au fait que deux réponses sont possibles pour une
même valeur des paramètres de contrôle.
Une autre façon de forcer le pendule peut être obtenue en imposant une
force proportionnelle à la vitesse et dans le même sens, au moins pour les
petites oscillations. On peut imaginer une telle force sur un pendule en util-
isant l’induction magnétique que provoque la masse ponctuelle lorsqu’elle est
électriquement chargée. Mais les équations du pendule avec une dissipation
négative pour les petites oscillations apparaissent naturellement dans un mon-
tage électronique portant le nom d’oscillateur de Van der Pol. Ces équations
s’écrivent
ü + (k u2 − 2 µ) u̇ + ω 2 sin u = 0 . (37)
La stabilité de l’équilibre u = 0 s’obtient en étudiant la partie réelle des
valeurs propres du système linéarisé qui s’écrivent s = µ ± iω. La position
basse u = 0 est donc stable pour µ < 0 (on retrouve la notion de dissipation
en posant µ = −λ) et instable pour µ > 0. La valeur critique de la bifurcation
est µ = 0. On s’attend alors à être en présence d’une bifurcation de Hopf.
Il est possible de calculer l’amplitude de saturation de l’instabilité par les
termes nonlinéaires au voisinage de la bifurcation µ = 0, grâce à des déve-
loppements asymptotiques où µ est le petit paramètre. On peut par exemple
3. AUTRES OSCILLATEURS ET PHÉNOMÈNES NON LINÉAIRES 19
où les fonctions ui (t, T ) sont considérées comme des fonctions de deux vari-
ables indépendantes et doivent rester d’ordre 1. Ce choix de développement
est conforme à ce que l’on attend d’une bifurcation de Hopf où une oscil-
lation sur une échelle de temps d’ordre 1 coexiste avec une amplification
sur une échelle de temps inversement proportionnelle à l’écart au seuil et où
l’amplitude de l’oscillation bifurquée croı̂t comme la racine carrée de l’écart
au seuil.
Il convient alors de calculer les expressions suivantes :
√ ∂u0 ∂u0 ∂u1
u̇ = ǫ +ǫ + + o ǫ2
" ∂t ∂T ∂t ! #
√ ∂ 2 u0 2
∂ u0 ∂ 2 u1
2
ü = ǫ +ǫ + +o ǫ
∂t2 ∂t ∂T ∂t2
1 3 √ 1 3
4
sin u = u − u + o(u ) = ǫ u0 + ǫ u1 − u0 + o ǫ2
h 6 i 6
2 2
u = ǫ u0 + o(ǫ) . (39)
√ 2
En reportant dans l’équation, l’ordre dominant en ǫ s’écrit ∂∂tu20 + ω 2 u0 = 0
ce qui conduit à la solution u0 (t, T ) = A(T )eiω t + A∗ (T )e−iω t où A(T ) est un
√
fonction complexe arbitraire de la variable T . À l’ordre suivant, en ǫ ǫ, on
obtient l’équation
∂ 2 u1 ∂ 2 u0 ∂u0 ∂u0 1 3
2
+ ω 2 u1 = −2 − k u20 + 2M + u0
∂t ∂t ∂T ∂t ∂t 6
n=3
Cn (T ) ei n ω t
X
= (40)
n=−3
k 3
Ż = (µ + iω) Z − α|Z|2 Z avec α= + i. (43)
3 2ω
On voit donc que la bifurcation de Hopf est supercritique pour k > 0 et
sous-critique pour k < 0.
0 1
U̇ = L(t) U avec L(t) = 2 . (45)
−ω h cos(ωe t) −2 λ
6
F
instable
sous−
critique
stable
-
0 ν
Figure 1: stabilité de l’équilibre du pendule paramétrique
22 APM-INPT thu-sysdyn (2003), O. Thual July 10, 2005
mais il fait intervenir les deux pas de temps précédant le nouveau pas de temps
calculé. Il doit donc être initialisé avec un schéma à un pas de temps (par
exemple Euler). Il est bon de savoir qu’il a tendance à découpler les pas de
temps pairs et impairs, ce qui se traduit par des oscillations numériques que
l’on peut éliminer en mélangeant, à intervalles réguliers ou systématiquement,
les pas de temps pairs ou impairs.
Le schéma Adams-Bashforth fait lui aussi intervenir deux pas de temps,
sans présenter le phénomène d’oscillation numériques du schéma précédent.
Il s’écrit
X n+1 − X n 3 1
= F (X n ) − F (X n−1 ) . (53)
∆t 2 2
XI − Xn X II − X n
= F (X n ) = F (X I )
∆t ∆t/2
X III − X n X IV − X n
= F (X II ) = F (X III )
∆t/2 ∆t
∆t h i
X n+1 = Xn + F (X I ) + 2F (X II ) + 2F (X III ) + F (X IV ) (55)
6
Notons que l’on peut combiner plusieurs de ces schémas pour une même
équation. Si on décompose par exemple F (X) = A X + G(X) où A est
un opérateur linéaire, le schéma “Leap-Frog / Crank-Nicolson” s’écrit
Tous ces schémas peuvent se mettre sous la forme X n+1 = C(X n , X n−1 ; ∆t),
après avoir résolu les équations implicites lorsque c’est le cas. On peut alors
rappeler sommairement les notions de consistance, stabilité et convergence
d’un schéma.
Un schéma est consistant si
pour une solution X(t). Il est précis à l’ordre p si cette quantité tend vers
zéro comme (∆t)p .
Un schéma est stable si pour tout temps T il existe une borne supérieure M
finie telle que kX n k < M pour tous les ∆t et tous les n tels que n∆t ≤ T .
Enfin, un schéma est convergeant si pour toutes les conditions initiales
l’approximation X n converge vers la solution X(n∆t) quand ∆t tend vers
zéro et n vers l’infini avec t = n∆t fixé.
Le théorème de Lax indique que pour un problème bien posé et pour un
schéma consistant, la stabilité est équivalente à la convergence.
On montre que les schémas d’Euler et Euler arrière sont précis au premier
ordre, que les schémas de Crank-Nicolson, Leap-Frog et prédicteur correcteur
sont précis au second ordre, et que le schéma de Runge-Kutta est précis au
quatrième ordre.
L’analyse de la stabilité des schémas est du ressort de l’étude des systèmes
dynamiques discrets, encore appelés “mappings”.
ẋ = −q + p x − x3 . (61)
ẋ = −σ x + σ y avec σ ≥ 0
ẏ = −x z + r x − y avec r ≥ 0
ż = xy−bz avec b ≥ 0 . (62)
ẋ = −y − x
ẏ = x+ay
ż = b + x z − c z (63)
ü + ω 2 sin u = 0 . (64)
ü + ω 2 u = ǫ u3 . (65)
ü + 2λ u̇ + ω 2 u = 0 . (66)
ü + (k u2 − 2 µ) u̇ + ωn2 u = 0 . (69)
Conclusion
Plusieurs éléments de base dans l’étude des systèmes dynamiques ont été
abordé à travers l’examen du modèle de Lorenz, du pendule simple et autres
oscillateurs. La linéarisation de ces systèmes autour de leurs équilibre a été ef-
fectuée systématiquement. L’étude du système linéaire ainsi obtenu s’effectue
à l’aide des vecteurs propres et valeurs propres de la matrice jacobienne. On
obtient ainsi la stabilité de l’équilibre étudié ainsi que la topologie des trajec-
toires autour de cet équilibre.
Les changements de stabilité et de topologie des trajectoires obtenus en faisant
varier un paramètre de contrôle sont appelés des bifurcations. Nous avons
4. EXPLORATION NUMÉRIQUE DE SYSTÈME DYNAMIQUES 27