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PCIME

Le Programme de Prise en Charge Intégrée des Maladies de l'enfant (PCIME) vise à réduire la mortalité infantile en améliorant les compétences des agents de santé, les systèmes de santé et les pratiques familiales. Malgré son adoption dans plus de 100 pays, la mise en œuvre du PCIME fait face à des défis tels que la pénurie de personnel formé, la mauvaise qualité de la formation, et des ruptures de stock de médicaments. Le document souligne également l'importance d'une gouvernance efficace et d'une planification adéquate pour maximiser l'impact du PCIME sur la santé infantile.

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PCIME

Le Programme de Prise en Charge Intégrée des Maladies de l'enfant (PCIME) vise à réduire la mortalité infantile en améliorant les compétences des agents de santé, les systèmes de santé et les pratiques familiales. Malgré son adoption dans plus de 100 pays, la mise en œuvre du PCIME fait face à des défis tels que la pénurie de personnel formé, la mauvaise qualité de la formation, et des ruptures de stock de médicaments. Le document souligne également l'importance d'une gouvernance efficace et d'une planification adéquate pour maximiser l'impact du PCIME sur la santé infantile.

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Programme de La Prise en Charge Intégrée des Maladies de l’enfant (PCIME)

Chapitre I : généralité sur la PCIME et définition de concept

Chapitre II : les composantes de la PCIME

Chapitre III : Évaluer, classer et traiter le nourrisson et l’enfant

Chapitre IV : Apprendre à la mère l’administration des médicaments par voie


orale

Chapitre V : Apprendre à la mère à traiter les infections locales à domicile

Chapitre VI : Administrer le traitement préventif au centre de santé

Chapitre VII : conseiller la mère sur l’alimentation.


Chapitre I généralité sur la prise en charge intégrée des maladies de l’enfant
et définition de concept

Généralité
Au cours des 25 dernières années, la mortalité infantile a diminué de plus de la moitié, mais, dans le
monde, des millions d'enfants meurent encore chaque année avant d'atteindre leur cinquième
anniversaire, la plupart du temps à cause de maladies évitables ou traitables. En 1995, l'Organisation
mondiale de la Santé (OMS) et le Fonds des Nations unies pour l'enfance (UNICEF) ont lancé la
stratégie de prise en charge intégrée des maladies de l'enfant (PCIME), une approche intégrée qui
vise à réduire les décès, les maladies et les infirmités, et à promouvoir une meilleure croissance et un
meilleur développement chez les enfants de moins de cinq ans. La PCIME comporte trois volets :
 l'amélioration des compétences des agents de santé en matière de prise en charge des cas ;
 l'amélioration des systèmes de santé dans leur ensemble ;
 l'amélioration des pratiques de santé familiale et communautaire.
La PCIME est une norme de soins pour la prestation de services de santé infantile qui vise à fournir
des interventions de manière intégrée. Elle a été appliquée à des degrés divers dans plus de 100 pays
et constitue l'une des pierres angulaires de la lutte contre la mortalité infantile évitable. Au niveau
des établissements de santé, la PCIME est mise en œuvre sous la forme d'un algorithme de prise en
charge des cas qui permet aux prestataires de santé travaillant dans des contextes à faible ressources
de diagnostiquer, classer et prendre en charge plus facilement les maladies infantiles. Une série de
questions simples guide les agents de santé pour diagnostiquer et trier les symptômes, la gravité et
les signes de danger.
Si la PCIME a été largement acceptée en tant que stratégie, on n'a pas accordé suffisamment
d'attention aux défis complexes des systèmes de santé qui entravent la mise en œuvre de la PCIME,
notamment des facteurs complexes tels que les ressources humaines, la chaîne
d'approvisionnement, les systèmes d'information sanitaire, la gouvernance et le financement. Bien
que ces défis soient répandus dans tous les programmes, les programmes de PCIME manquent
spécifiquement de gouvernance et de leadership, ce qui rend ces problèmes plus prononcés. Il est
important de comprendre les raisons profondes pour lesquelles la PCIME ne fonctionne pas bien - au
niveau des systèmes de santé des pays, des districts et des établissements de santé afin d'exploiter
au maximum le grand potentiel de la PCIME pour réduire davantage la mortalité néonatale et
infantile et améliorer la qualité de vie des enfants.

Les difficultés à la mise en œuvre du programme PCIME


1) Pénurie de personnel de santé formé et compétent
La formation et le maintien d'un nombre suffisant d'agents de santé compétents en matière de
PCIME sont essentiels au succès de la mise en œuvre de la PCIME. Les responsables de la mise en
œuvre des programmes à l’échelle mondiale ont beaucoup mis l’accent sur la formation à la PCIME,
mais l'histoire a montré qu'il faut se préparer bien davantage à la planification des ressources
humaines après la formation pour s'assurer que des ressources humaines suffisamment qualifiées
sont disponibles en permanence.

2) Faible qualité de la formation et manque de formations de recyclage


pour promouvoir le maintien des compétences
L'analyse de la littérature a révélé que plusieurs études ont souligné que la qualité de la formation à
la PCIME était un problème, tandis que d'autres études ont cité le manque de temps pour la pratique
des compétences pendant la formation.

3) Manque de supervision et de soutien pour les agents formés


En raison du manque de supervision et de soutien, les agents de santé déclarent perdre leur
motivation. Les agents de santé reçoivent souvent peu ou pas de reconnaissance de la part de leurs
superviseurs dans les pratiques quotidiennes, et peu de feedback sur les rapports qu'ils soumettent
régulièrement à l'administration du district. Sans motivation pour soumettre de bons rapports de
données, ceux-ci commencent souvent à être affectés, ce qui se traduit par des données moins
solides et rend donc difficile la prise de décision et l'utilisation des données.

4) Ruptures de stock de médicaments et de fournitures de la pcime sont


courantes
Les ruptures de stock temporaires et l'insuffisance des fournitures de la PCIME sont fréquemment
signalées. Les ruptures de stock sont fréquentes même pour certains des médicaments les plus
essentiels de la PCIME, tels que les médicaments contre la pneumonie, le paludisme et la diarrhée.

5) Manque de compétences et de leadership pour la prévision et


l’approvisionnement des fournitures de pcime
La planification sanitaire des districts pour la PCIME se concentre souvent sur la formation de base,
sans tenir compte de la logistique nécessaire à la mise en œuvre de la stratégie de la PCIME, comme
la logistique des prévisions et de l'approvisionnement. Les plans globaux de formation à la PCIME
doivent prévoir des moyens d'accroître la capacité des responsables à tous les niveaux à prévoir et à
acheter des fournitures pour la PCIME. Ces systèmes d'approvisionnement doivent être intégrés dans
les systèmes nationaux pour garantir la pérennité.

6) Non disponibilité de formulaires d'enregistrement de données


standardisées de pcime
De nombreux pays qui mettent en œuvre la PCIME n'utilisent pas de formulaires d'enregistrement et
de registres spécifiques standardisés de la PCIME. Sans données cohérentes et de qualité, il est donc
difficile de suivre les progrès et les lacunes de la PCIME. Pour recueillir de meilleures données sur les
consultations d'enfants malades, les pays doivent utiliser un registre des enfants malades et un
formulaire d'enregistrement comprenant tous les points de données de la PCIME.

7) Les données sur la qualité des soins ne sont pas enregistrées et/ou
utilisées pour la prise de décision
La qualité des soins étant un bon indicateur de la mortalité infantile, chaque programme devrait viser
à recueillir et à utiliser non seulement des données sur le processus de la PCIME, mais aussi des
données sur la qualité des soins. Les données relatives à la qualité des soins dans le cadre de la
PCIME ne se limitent pas au suivi du nombre de cas d'enfants malades, mais portent sur des
domaines tels que l'adhésion à une prise en charge de cas appropriée, la saturation des prestataires
de soins de santé formés à la PCIME par établissement de santé, le nombre total de supervisions
réalisées à l'aide d'une liste de vérification de supervision, etc. La qualité des soins peut être évaluée
par des audits réguliers des données et l'observation de la prise en charge des cas de PCIME par les
superviseurs.

8) Gouvernance fragmentée des programmes verticaux pour enfants qui


font partie de la pcime
L'attention étant tellement concentrée sur des domaines spécifiques de la santé de l'enfant (par
exemple, la vaccination, le paludisme, la nutrition, etc.), la PCIME et la vision globale de la santé de
l'enfant peuvent souvent être perdues dans les systèmes qui se concentrent sur la prestation de
programmes verticaux.

9) Manque d'appropriation et de planification au niveau de la gestion


sanitaire des provinces et des districts
Notre revue documentaire a montré que si de nombreux pays ont décentralisé la gestion des services
de santé au niveau du district, les autorités de district n'ont pas toujours reçu la formation et
l'autorité nécessaires pour hiérarchiser, planifier, mettre en œuvre et contrôler efficacement les
services. C'est particulièrement vrai pour la PCIME, qui manque le plus souvent des structures de
gestion et de gouvernance des programmes verticaux.
Chapitre II : les composantes de la PCIME
Une approche des systèmes de santé pour la documentation de la mise en œuvre est recommandée,
et l'approche pour la revue de la mise en œuvre du programme de PCIME est basée sur les 8
composantes de la matrice de référence de la PCIME.
1. Coordination et élaboration de politiques ;
2. Calcul des coûts et financement :
3. Ressources humaines ;
4. Gestion de la chaîne d’approvisionnement ;
5. Prestation de services et référence ;
6. Communication et mobilisation sociale ;
7. Supervision et assurance qualité de la performance ;
8. Suivi et évaluation et systèmes d’information sanitaire.

I. Coordination et élaboration de politiques


Plusieurs mécanismes de concertation et de coordination existent au sein du MSP (Comité directeur
annuel du MSP, comité de direction hebdomadaire, comités de pilotages, comités directeurs des DSR
et DS, cluster santé comité de suivi du PNDS, comité de suivi du pacte, comité de coordination inter-
agence du PEV, comité technique national de lutte contre les épidémies, etc.). Les réunions de
certains mécanismes de concertation et de coordination tels que les réunions multisectorielles
mensuelles régionales et départementales, sont organisées régulièrement par les autorités
administratives pour alimenter les réunions de chaque mois avec les hautes autorités du pays.

II. Calcul des coûts et financement


L’évaluation des coûts du PNDS s’est faite à l’aide de l’outil OneHealth. Les données de base retenues
ont été tirées des rapports officiels.
Ce budget représente 16 USD par tête d’habitant et par an. Il prend en compte la situation
économique actuelle du pays. A titre d’exemple, la dépense de santé du gouvernement en 2014 a été
de 20 USD. Il convient de rappeler que pour les OMD, la dépense totale de santé recommandée
(OMS-BM) était d’au moins 40 USD par habitant et par an. Les études préliminaires situent cette
dépense à un minimum de 83 USD par habitant pour qu’un pays puisse atteindre la couverture
sanitaire universelle (CSU) et les autres cibles de l’ODD.

III. Ressources humaines ;


A la fin de l’année 2016, le MSP disposait de 8.149 personnels de santé. Conformément aux normes
de l’OMS pour l’atteinte des ODD, les personnels sont repartis de manière inégale entre les régions.
Cette norme a évolué dans le contexte des ODD. Elle est actuellement de 4,45 pour les personnels de
santé pour 1000 habitants. Cette densité du personnel de santé au Tchad cache beaucoup de
disparité entre les régions. En dehors des régions de Tibesti, N’Djamena et Ennedi Ouest dont les
densités sont respectivement de 5,57, 3,05 et 1,49. Sur les 20 autres régions, 18 ont une densité de
moins de 0,6 et les 2 autres ont une densité qui varie entre 0,7 à 0,8 pour mille. La densité de Tibesti
s’explique par le fait que la Région étant désertique, est très peu peuplée (25 483 habitants) alors
que les distances à parcourir sont importantes.
Ces données montrent que le Tchad est dans une profonde crise en ressources humaines pour la
santé. Par rapport à la norme de 2,3 personnels de santé pour 1000 habitants, le déficit en RHS en
2016 est évalué à environ 24 385 agents.

IV. Gestion de la chaîne d’approvisionnement


L’importation des médicaments par la Centrale Pharmaceutique d’Achats (CPA) se fait sur appels
d’offre restreint après pré qualification des fournisseurs conformément aux procédures du code des
marchés publics. L’importation porte sur des Médicaments Essentiels Génériques (MEG), sous la
Dénomination Commune Internationale (DCI). Dans la nouvelle procédure, la pré-qualification des
fournisseurs se fait de manière continue. La CPA a pour objectif l’approvisionnement en MEG,
réactifs et dispositifs médicaux, consommables biomédicaux et matériel médico-technique pour les
formations sanitaires des secteurs public et privé à but non lucratif. Pour ce faire, l’Etat Tchadien
alloue annuellement un budget pour l’achat et la distribution des médicaments.
Les conditions de stockage et de distribution des produits au niveau des entrepôts de la CPA et des
Pharmacies Régionales d’Approvisionnement (PRA) ont connu une amélioration avec la construction
des cinq chambres froides (CPA, PRA Mayo Kebbi, PRA Ouaddaï, Pra Logone Occidental, PRA Zone
N’Djamena,), l’achat de cinq véhicules de transport tout terrain pour la CPA, la PRA N’Djamena, la
PRA Bongor, la PRA Moundou et la PRA Mongo
Sur les 23 régions, 18 disposent des PRA dont 2 ne sont pas encore fonctionnelles. Les régions qui ne
disposent pas de PRA sont : Mayo Kebbi Ouest, Ennedi-Est, Bar El Gazel, Tibesti et
Chari-Baguirmi). Entre les PRA et les services desservis (HD, HR et CS), certains des CS sont à plus de
200 kms et parfois les pistes pour s’y rendre ne sont pas toujours bonnes. Cette situation fait que
certains responsables des CS se ravitaillent au marché parallèle.

V. Prestation de services et référence


Le système de santé tchadien est de type pyramidal à 3 niveaux : un niveau central, un niveau
intermédiaire et un niveau périphérique. Le niveau central comprend les services centraux et les
institutions nationales dont cinq hôpitaux nationaux. Le niveau intermédiaire comprend 23
Délégations Sanitaires Régionales (DSR) les Etablissements Publics Hospitaliers des Régions (hôpital
régional), les Pharmacies Régionales d’Approvisionnement (PRA)... Le niveau périphérique est
composé de 138 Districts Sanitaires (DS) dont 107 fonctionnels. Chaque DS dispose des
Etablissements de soins qui sont l’hôpital de District et les Centres de santé. En outre, une offre des
soins au niveau communautaire dont la stratégie vient d’être adoptée est en début de mise en
oeuvre.
 Utilisation des services curatifs
Au niveau du 1 er échelon, les centres de santé assurent une liste d'activités qui est composé de :
consultations curatives primaires, consultations préventives des enfants sains de 0-4ans, vaccination
des enfants de 0 à 11 mois, consultation prénatale, accouchements normaux, Planification Familiale,
prise en charge des maladies chroniques, éducation sanitaire, communication avec la population,
activités communautaires, système de référence/contre-référence pour les patients ne pouvant pas
être pris en charge au premier échelon. Le fonctionnement des centres de santé est assez insuffisant
du fait d’un certain nombre de facteurs. Les résultats de l’enquête SARA de 2015 montrent que
l’indice moyen de capacité opérationnelle générale des services de soins est de 56%.
 Hôpitaux des districts
L’hôpital de district assure la prestation des services de soins de santé primaires de 2 ème échelon en
assurant le Paquet Complémentaire d’Activités (PCA). Il sert de référence aux échelons plus bas du
système de santé. Ce paquet comprend : consultations de référence, prise en charge des urgences
médicochirurgicales et accouchements compliqués, hospitalisation des cas référés par le 1 er échelon,
fonction diagnostique (laboratoire et imagerie médicale), système de référence/contre référence. A
noter que dans la plupart de ces hôpitaux des districts la mise en œuvre de PCA pose problème pour
plusieurs raisons : le manque d’infrastructures adéquates, l’insuffisance des ressources humaines en
quantité et en qualité, l’insuffisance d’équipements et l’insuffisance des services de diagnostic
(laboratoire, imagerie, etc.)
L’hôpital de district est organisé en services de : consultation externe, bloc opératoire, salles
d’accouchement, laboratoire, imagerie, services d’hospitalisation et morgue. A cause de
l’insuffisance des ressources humaines et d’équipements, ces services ne sont pas tous opérationnels
même si les infrastructures sont disponibles dans la plupart des cas. Selon l’enquête SARA, le score
moyen pour tous les éléments traceurs de chirurgie de base est de 47%. Seulement 1% des
établissements de santé disposent de tous les éléments traceurs pour les services de chirurgie de
base.
 Offre des soins de santé de référence secondaire
L’hôpital régional (HR) est la structure de soins de troisième recours et constitue le niveau de
référence pour les hôpitaux de district (deuxième référence). Son plateau technique est supérieur à
celui d’un hôpital de district. L’hôpital régional est organisé en services spécialisés suivants :
médecine, chirurgie y compris le bloc opératoire, la gynéco-obstétrique, la pédiatrie, l’ophtalmologie,
l’odontostomatologie, l’ORL, l’imagerie, le laboratoire et la pharmacie. A ce jour, le pays compte six
hôpitaux régionaux disposant des infrastructures appropriées. Les 17 autres régions ne disposent pas
d’un hôpital régional avec des infrastructures, ni plateaux techniques nécessaires. Seulement quatre
hôpitaux disposent de tous les services spécialisés recommandés avec la présence des techniciens
supérieurs. Les rares médecins spécialistes (chirurgien, gynécologue, pédiatre) y compris les
expatriés ne sont présents que dans trois hôpitaux régionaux.
 Offre des services et soins de santé tertiaires
Le niveau tertiaire des soins comprend cinq hôpitaux nationaux tous situés à Ndjamena. Il s’agit de :
Le Centre Hospitalier Universitaire, la Référence Nationale (CHU-RN), le Centre Hospitalier
Universitaire de la Mère et de l’Enfant (CHU-ME), le Centre Hospitalier Universitaire, la Renaissance
(CHU-R), l’hôpital de l’amitié Tchad/Chine (HATC) et le Centre Hospitalier-Universitaire le Bon
Samaritain (CHU-BS). Ils jouent le rôle d’hôpitaux universitaires et de centres de référence pour les
hôpitaux des régions. Leur capacité technique permet d’assurer la formation et la recherche
médicale. La disponibilité des services spécialisés varie d’un hôpital à l’autre et leur permet d’être
complémentaires.
 Référence et contre référence
Le système de santé tel que défini dans la PNS est un système intégré, avec une interdépendance des
trois niveaux. Le centre de santé réfère les malades aux services des soins de l’hôpital de district à la
consultation ou à la maternité de référence grâce à une fiche de référence. L’hôpital de district
adresse aux médecins spécialistes des hôpitaux régionaux les malades dont l’état de santé le
nécessite. Il en est de même des hôpitaux régionaux qui orientent les malades au niveau des
hôpitaux nationaux. Après sa prise en charge, le patient référé peut être réorienté avec une fiche de
contre référence pour la continuité des soins au service d’origine. Ce système de référence et de
contre référence garantit la disponibilité de l’information sur le malade tout le long de la chaine de
soins.

VI. Communication et mobilisation sociale ;


Le fonctionnement du système d’information sanitaire (SIS) de routine, objet d’un consensus mis en
place en 1985 s’est dégradé au fur et à mesure du temps et est marqué par une faible coordination,
une faible qualité des données, une insuffisance en ressources humaines (personnel qui manque
souvent de formation spécifique dans le domaine des statistiques), matérielles et financières. En
outre, viennent s’ajouter la non appropriation du SIS par certains responsables du niveau
opérationnel faute de motivation et l’insuffisance en production et en approvisionnement des outils
de gestion du SIS, (source de rupture intempestive sur le terrain) et la circulation simultanée des
anciens et nouveaux outils crée la confusion dans les services.
Pour permettre de disposer d’un système d’information sanitaire intégré, performant à tous les
niveaux, plusieurs réformes du SIS ont été initiées par le Ministère de la Santé Publique dont celle de
2013. Sur la base d’un consensus entre toutes les parties prenantes, les indicateurs et les outils du SIS
ont été révisés et une feuille de route a été élaborée et adoptée. En adoptant une démarche
participative au cours de son élaboration, le MSP a pris en compte les besoins de tous les acteurs du
SIS.

VII. Supervision et assurance qualité de la performance


La culture de la gestion axée sur les résultats et de la redevabilité n’existe pratiquement pas en
raison de non mise en œuvre des mesures d’accompagnement prévues dans le Budget Programme.
Le contrôle de la gestion des ressources a été renforcé grâce à l’Inspection Générale du MSP et aux
missions ponctuelles du Contrôle d’État.
Le pays dispose d’un système de surveillance hebdomadaire pour de détecter les flambées
épidémiques et d’organiser des ripostes appropriées. Ce système repose sur des équipes régionales
qui collectent des informations et les envoient de manière hebdomadaire au niveau central.

VIII. Suivi et évaluation et systèmes d’information sanitaire.

Pour assurer une bonne efficacité dans la mise en œuvre du PNDS, il a été élaboré un plan spécifique
de suivi et d’évaluation fondé sur les objectifs du PNDS. Le plan décrit ainsi les organes et les
mécanismes du suivi et évaluation ainsi que les principaux indicateurs. La coordination de la mise en
œuvre du PNDS sera assurée aux différents niveaux du système de santé : Central, Intermédiaires
(région) et Périphérique (District). Les principaux acteurs concernés par le secteur de la santé seront
impliqués dans la coordination de la mise en œuvre du PNDS à travers les organes de coordination à
différents niveaux du système de santé. Ces organes sont décrits dans le Plan de suivi et évaluation
du PNDS.
Chapitre III : Évaluer, classer et traiter le nourrisson et l’enfant
Une mère amène au dispensaire son enfant malade pour un symptôme ou problème
particulier. Si l'enfant est examiné uniquement en fonction de ce problème ou de ce
symptôme particulier, d'autres signes de maladie peuvent être ignorés. L'enfant peut avoir
une pneumonie, la diarrhée, le paludisme, la rougeole ou souffrir de malnutrition. Si elles ne
sont pas traitées, ces maladies peuvent être mortelles ou handicaper les jeunes enfants.
Il convient de demander à la mère quel est le problème de l'enfant et rechercher chez
l'enfant les signes généraux de danger. Ensuite de poser des questions sur les quatre
principaux symptômes : toux ou difficulté respiratoire, diarrhée, fièvre et problème d'oreille.
Tout enfant qui présente un ou plusieurs des principaux symptômes peut être gravement
malade. Si un symptôme principal est présent, poser d'autres questions dont les réponses
aideront à classer la maladie. Les signes de malnutrition et d'anémie doivent également être
recherchés. De plus, il convient de vérifier l'état vaccinal de l'enfant et d'apprécier les autres
problèmes mentionnés par la mère.
DEMANDER A LA MÈRE QUELS SONT LES PROBLÈMES DE L'ENFANT
Déterminer s’il s’agit d’une première visite ou d'une visite de suivi pour ce problème.
 s’il s’agit d’une visite de suivi, utiliser les instructions de suivi décrites dans le
carnet et traiter l’enfant.
 s’il s’agit d’une première visite, évaluer l'enfant comme suit :
1) CHERCHER LES SIGNES GÉNÉRAUX DE DANGER
Un signe général de danger est présent si :
 l'enfant est incapable de boire ou de prendre le sein
 l'enfant vomit tout ce qu'il consomme
 l'enfant a eu des convulsions
 l'enfant est léthargique ou inconscient.
Un enfant présentant tout signe général de danger nécessite une prise en charge immédiate
; terminer rapidement l’évaluation et administrer tout traitement pré-transfert pour ne pas
retarder le transfert.
Traitement
 Donner du diazépam si l’enfant a des si l’enfant a des convulsions
 terminer rapidement l’évaluation
 donner immédiatement tout traitement pré-transfert nécessaires
 traiter l’enfant pour éviter l’hypoglycémie
 maintenir l’enfant au chaud
 transfert d’urgence
2) EVALUER, CLASSER ET TRAITER LA TOUX OU LA DIFFICULTÉ RESPIRATOIRE
Les infections respiratoires peuvent se produire dans n'importe quelle partie de l'appareil
respiratoire, telle que le nez, la gorge, le larynx, la trachée, les voies respiratoires et les
poumons.
L'enfant qui tousse ou qui a une difficulté respiratoire est examiné en fonction de :
 La durée de la toux ou de la difficulté respiratoire de l'enfant ; depuis combien de
temps ?
 La respiration rapide ; Compter les respirations par minute.
 2 mois à 12 mois : 50 respirations par minute, ou plus.
 12 mois à 5 ans : 40 respirations par minute, ou plus.
 Le tirage sous-costal
 Le stridor chez un enfant calme ; écouter
signes classer traitement
 Tout signe général. pneumonie grave  Donner la première dose d'antibiotique
 Tirage sous-costal
maladie très grave approprié
 Stridor chez un
enfant calme.  Transférer d'URGENCE à l'hôpital
Respiration rapide pneumonie simple  Donner un antibiotique approprié
pendant 5 jours.
 Calmer le mal de gorge et la toux avec
un remède inoffensif.
 Expliquer à la mère quand revenir
immédiatement.
 Revoir dans 2 jours.
Pas de signe de Pas de pneumonie  Si la toux dure depuis plus de 30 jours,
référer le malade pour les bilans
pneumonie ou de Toux ou rhume
 Calmer le mal de gorge et la toux avec
maladie très grave un remède
 inoffensif.
 Expliquer à la mère quand revenir
immédiatement.
 Revoir dans 5 jours s'il n'y a pas
d'amélioration.
3) EVALUER ET CLASSER LA DIARRHÉE
La diarrhée est définie par l'émission d'au moins trois selles molles ou liquides en 24 heures.
Quels sont les divers types de diarrhée ?
La plupart des diarrhées qui causent une déshydratation sont caractérisées par des selles
molles ou liquides. Le choléra est un exemple de selles molles ou liquides.
Si la diarrhée dure depuis moins de 14 jours, il s'agit d'une diarrhée aiguë. La diarrhée liquide
aiguë est la cause de déshydratation et contribue à la malnutrition. La raison de la mort d'un
enfant souffrant de diarrhée est souvent la déshydratation.
Si la diarrhée persiste pendant plus de 14 jours, il s'agit d'une diarrhée persistante.
Jusqu'à 20 % des cas de diarrhée deviennent persistants. En général, ce type de diarrhée
entraîne des problèmes de malnutrition et est une cause de mort chez les enfants qui
souffrent de diarrhées.
La diarrhée avec du sang dans les selles, avec ou sans mucosité, s'appelle la dysenterie. La
principale cause de dysenterie est la bactérie Shigella. La dysenterie amibienne est rarement
détectée chez les enfants. Un enfant peut avoir à la fois une diarrhée liquide et la dysenterie.
a) EVALUATION DE LA DIARRHÉE
L'état d'un enfant qui souffre de diarrhée est évalué en fonction :
 de la durée de la diarrhée
 du sang dans les selles afin de déterminer si l'enfant est atteint de dysenterie
 des signes de déshydratation
 Observer l'état général de l'enfant :
 Léthargique ou inconscient ?
 Agité et irritable ?
 Regarder si les yeux de l'enfant sont enfoncés.
 Offrir à boire à l'enfant. L'enfant :
 Est-il incapable de boire ?
 boit-il difficilement ?
 Boit-il avidement, est-il assoiffé ?
 Pincer la peau de l'abdomen. Le pli cutané s'efface-t-il ?
 Très lentement (plus de 2 secondes) ?
 Lentement ?
Il Y a trois tableaux de classification pour la diarrhée :
 Tous les enfants atteints de diarrhée sont classés pour la Déshydratation
 Si la diarrhée persiste depuis 14 jours ou plus de classer pour la Diarrhée persistante.
 S'il y a du sang dans les selles de l'enfant, classer pour la Dysenterie.
Classification de la déshydratation
Déshydratation Deux des signes suivants : Si l’enfant n’a pas d’autre
sévère  Léthargie ou inconscient classification grave
 yeux enfoncés  Donner de liquide pour une
 incapable de boire ou boit déshydratation sévère (plan c)
difficilement ou si l’enfant a une
 plis cutanés s’effacent très classification grave ;
lentement  transférer l’enfant d’urgence à
l’hôpital, la mère en donnant de
gorgé de SRO au cours de la
route, consiller à la mère de
continuer l’allaitement au sein
Déshydratation Deux des signes suivants :  Donner liquides et aliments
 Agité, irritable pour signes évidents de
modérée
 Yeux enfoncés déshydratation plan B
 Boit avidement, assoiffé  Si l'enfant a une autre
 Pli cutané s'efface lentement. classification grave :

Transférer d'URGENCE à

l'hôpital, la mère donnant
fréquemment des gorgées de
SRO en cours de route.
Conseiller à la mère de
continuer l'allaitement au
sein.
 Expliquer à la mère quand
revenir immédiatement. ..
 Revoir dans 5 jours s'il n'y a pas
d'amélioration.
Pas de Pas assez de signes pour classer  Donner liquides et aliments
comme signes évidents de pour traiter la diarrhée à
déshydratation
déshydratation domicile Plan A).
ou déshydratation sévère.  Expliquer à la mère quand
revenir immédiatement.
 Revoir dans 5 jours s'il n'y a pas
d'amélioration.

b) Classer la diarrhée persistante


Après avoir classé la déshydratation de l'enfant, classer la diarrhée persistante si l'enfant a la
diarrhée depuis plus de 14 jours. Il Y a deux classifications de diarrhée persistante.
 DIARRHÉE PERSISTANTE SÉVÈRE
 DIARRHÉE PERSISTANTE
 DIARRHÉE PERSISTANTE SÉVÈRE
Si la diarrhée persiste depuis plus de 14 jours et si l'enfant souffre également de
déshydratation sévère ou de signes évidents de déshydratation, classer DIARRHÉE
PERSISTANTE SÉVÈRE.
 Traitement
Les enfants atteints de diarrhée depuis 14 jours ou plus et qui sont également déshydratés
doivent être transférés à l’hôpital. Ces enfants doivent être suivis de près afin d'éviter la
perte de fluides. Leur régime alimentaire devra sans doute être changé. Des examens
complémentaires seront peut-être nécessaires pour identifier la cause de la diarrhée.
Traiter la déshydratation de l'enfant avant son transfert à l’hôpital, à moins que l'enfant n'ait
une classification grave autre que la déshydratation. Le traitement de la déshydratation
sévère chez les enfants gravement malades peut être difficile. Ces enfants doivent être
traités à l'hôpital.
 DIARRHÉE PERSISTANTE
Tout enfant qui a la diarrhée depuis 14 jours ou plus mais qui ne présente aucun signe de
déshydratation est classé comme DIARRHÉE PERSISTANTE.
 Traitement
Un régime alimentaire spécial est très important pour le traitement de la diarrhée
persistante. Les recommandations pour l'alimentation en cas de diarrhée persistante sont
expliquées dans le module Conseiller la mère.
DYSENTERIE
L'enfant qui souffre de la diarrhée dont les selles contiennent du sang doit être classé
DYSENTERIE.
Traitement
Traiter la déshydratation de l'enfant. Donner aussi un antibiotique recommandé
4) EVALUER ET CLASSER LA FIÈVRE
Un enfant fébrile peut avoir le paludisme, la rougeole ou une autre maladie grave. Il peut
également avoir une toux ou un rhume, ou une autre infection virale.
Si l'enfant a de la fièvre mais aucun signe de rougeole, classer l'enfant uniquement en
fonction de la fièvre.
Si l'enfant présente de fièvre et des signes rougeole, classer l'enfant sur la base de la fièvre
et de la rougeole.
Il existe deux classifications de la fièvre : l'une est pour classer la fièvre quand le risque de
paludisme est élevé ; l'autre est pour classer la fièvre quand le risque de paludisme est bas.
Pour classer la fièvre, il faut savoir si le risque de paludisme est élevé ou bas. Ensuite,
sélectionner le tableau de la classification appropriée.
 RISQUE ÉLEVÉ DE PALUDISME
Il existe deux classifications de la fièvre lorsque le risque de paludisme est élevé.
 MALADIE FÉBRILE TRÈS GRAVE (risque de paludisme élevé)
Si un enfant fébrile présente un signe général de danger ou une raideur de la nuque, le
classer comme maladie fébrile très grave.
Traitement
Donner de l’artésunate ou de la quinine première dose pour le paludisme grave
Donner la première dose de l’antibiotique approprié
Traiter l’enfant pour éviter l’hypoglycémie
Administrer une dose de paracétamol si fièvre supérieure à 38,5°c
Transfert d’urgence à l’hôpital.
 PALUDISME (Risque de paludisme élevé)
Si un signe général de danger ou une raideur de la nuque n'est pas détecté, regarder la
rangée jaune du tableau. Du fait que l'enfant a de la fièvre (antécédents, chaud au toucher,
température 37,5° C ou plus) dans une région à risque de paludisme élevé, classer l'enfant
comme paludisme.
Quand le risque de paludisme est élevé, il y a également de grande chance que la fièvre de
l'enfant soit due au paludisme.
Traitement :
 Donner un antipaludique oral de première intension recommandé
 Administrer au centre de santé, une dose de paracétamol si la fièvre est élevé (38,5°c
ou plus)
 Administrer un antibiotique
 Expliquer à la mère quand revenir immédiatement
 Revoir l’enfant dans 3 jours si la fièvre persiste
 si la fièvre a été présente tous les jours depuis plus de 7 jours transférer pour de bilan
 POUR RISQUE FAIBLE DE PALUDISME UNIQUEMENT
Si vous examinez des enfants et que vous êtes dans une région à risque faible de paludisme,
Dépistage du paludisme négatif et autres causes de fièvre présentes
Traitement
 Administrer au centre de santé, une dose de paracétamol si la fièvre est élevée
(38,5°c ou plus)
 Administrer un antibiotique approprié si la fièvre a une cause bactérienne identifiée
 Expliquer à la mère quand revenir immédiatement
 Revoir l’enfant dans 3 jours si la fièvre persiste
 Si la fièvre a été présente tous les jours depuis plus de 7 jours transférer pour de
bilan
5) CLASSER LA ROUGEOLE
L'enfant qui présente le symptôme principal « fièvre » et a la rougeole (ou l'a eu au cours des
3 derniers mois) est classé à la fois pour la fièvre et la rougeole. Il convient de classer en
premier la fièvre de l'enfant et ensuite la rougeole.
Si l'enfant n'a pas de signe de rougeole, ou n'a pas eu la rougeole au cours des 3 derniers
mois, ne pas classer pour rougeole. Rechercher le symptôme suivant, le problème d'oreille.
Il existe trois classifications possibles pour la rougeole :
 ROUGEOLE GRAVE ET COMPLIQUÉE
 ROUGEOLE AVEC COMPLICATIONS AUX YEUX OU A LA BOUCHE
 ROUGEOLE PRESUME
 ROUGEOLE GRAVE ET COMPLIQUÉE
Si l'enfant présente :
 un signe général de danger,
 une opacité au niveau de la cornée ou des ulcérations profondes et étendues au
niveau de la bouche,
Classer l'enfant comme ayant une rougeole grave et compliquée.
Traitement
 Donner de la vitamine A
 Donner une première dose d’antibiotique approprié
 Transfert d’urgence
 ROUGEOLE AVEC COMPLICATIONS AUX YEUX OU A LA BOUCHE
S'il Y a du pus au niveau des yeux de l'enfant ou des ulcérations au niveau de la bouche qui
ne sont ni profondes ni étendues, classer l'enfant comme ayant la rougeole avec
complications aux yeux ou a la bouche.
Traitement
 Donner de la vitamine A
 si écoulement oculaire du pus , appliquer pommade ophtalmique à la tétracycline
 En cas de muguet ou d’ulcération dans la bouche, traiter au violet de gentiane dilué
ou au bleu de méthylène
 Expliquer à la mère les soins à domicile
 Revoir l’enfant dans 2 jours
 ROUGEOLE présumé
Un enfant qui a actuellement la rougeole ou l'a eu au cours de 3 derniers mois, et ne
présente aucune des complications énumérer dans les rangées rose ou jaune du tableau est
classé comme ROUGEOLE présumé.
Traitement
 Donner de la vitamine A
 Poursuivre l’alimentation et veiller à une bonne hygiène corporelle de l’enfant
6) EVALUER ET CLASSER LE PROBLÈME D'OREILLE
a) EVALUER LE PROBLÈME DE L'OREILLE
Un enfant ayant un problème d'oreille est examiné en fonction de
 la douleur d'oreille
 l'écoulement venant des oreilles et
 en cas d'écoulement, la durée de l'écoulement, et
 le gonflement douloureux derrière l'oreille, qui est un signe de mastoïdite.
b) CLASSER LE PROBLÈME D'OREILLE
II existe quatre classifications pour les problèmes d'oreilles
 mastoïdite
 infection aiguë de l'oreille
 infection chronique de l'oreille
 pas d'infection d'oreille
 MASTOÏDITE
Si l'enfant a un gonflement douloureux derrière l'oreille
Traitement
 Donner la première dose d’antibiotique
 Donner la première de paracétamol pour calmer la fièvre
 Transférer d'urgence à l'hôpital.
 INFECTION AIGÜE DE L'OREILLE
 Si un écoulement de pus a été observé et qu'il dure depuis moins de deux semaines,
 si l'oreille est douloureuse
Traitement
 Donner amoxicilline pendant 5 jours
 Donner du paracétamol pour calmer la douleur
 Assécher l’oreille à l’aide d’un coton ou d’un linge propre absorbant
 Revoir l’enfant dans 5 jours
 INFECTION CHRONIQUE DE L'OREILLE
Si un écoulement de pus a été observé et qu'il dure depuis deux semaines ou plus, classer la
maladie de l'enfant infection chronique de l'oreille.
Traitement
Assécher l’oreille à l’aide d’un coton ou d’un linge propre absorbant
Donner un antibiotique approprié pour 14 jours
Revoir l’enfant dans 5 jours
Si récidive proposer le test de dépistage VIH
Si pas d’amélioration référer l’enfant
PAS D'INFECTION D'OREILLE
S’il n'y a ni douleur d'oreille ni écoulement de pus des oreilles, la maladie de l'enfant est
classée pas d'infection d'oreille. L'enfant ne nécessite aucun traitement supplémentaire.
Pas de traitement.
7) évaluer, classer et traiter le problème nutritionnel

RECHERCHER UNE MALNUTRITION AIGUË


OBSERVER ET PALPER :
 Rechercher les signes de malnutrition aiguë :
 Rechercher un oedème au niveau des deux pieds
 Déterminer le rapport P/T (D/C)* : valeur du z score ou à défaut, rechercher un
amaigrissement visible et sévère
 Mesurer le PB** mm chez un enfant de 6 mois ou plus
a) malnutrition aigue sévère avec complication
 Œdème au niveau des deux pieds ou
 Rapport P/T ≤ -3z-score ou
 PB < à115 mm –ET n’importe lesquels des signes suivants :
 Présence de complication médicale
 ou
 Incapable de finir l’ATPE
 ou
 Problème d’allaitement.

Traitement

 Donner la première dose d’antibiotiques appropriés


 traiter l’enfant pour éviter l’hypoglycémie
 maintenir l’enfant au chaud
 transférer d’urgence l’enfant à l’hôpital.
b) Malnutrition aigue sévère sans complication
 Rapport P/T< -3 z-score ou
 Œdèmes
 PB inférieur à115 mm
ET
 Capable de finir l’ATPE.

Traitement

 Donner des antibiotiques oraux pendant 5 jours


 donner un aliment thépeutique prêt à l’emploi si l’enfant à 6 mois ou plus ;
 conseiller la mère sur l’alimentation de l’enfant ;
 Dépister une éventuelle infection tuberculose ;
 expliquer à la mère quand revenir immédiatement
 revoir l’enfant dans 7 jours.
c) Malnutrition aigue modérée
 Rapport P/T < -2 z-score
 PB de115 à125mm.

Traitement

 évaluer l’alimentation de l’enfant et expliquer à la mère les


recommandations pour l’alimentation ;
 en cas de problème d’alimentation, revoir l’enfant dans 7 jours ;
 Dépister une éventuelle infection tuberculose ;
 expliquer à la mère quand revenir immédiatement ;
 revoir l’enfant dans 14 jours.
d) pas de malnutrition
 Rapport P/T≤ -1 z-score ou
 PB supérieur ou égal à 125 mm ou plus.

Traitement

 si l’enfant a moins de 2 ans, évaluer l’alimentation de l’enfant et expliquer à la


mère les recommandations pour l’alimentation ;
 en cas de problème d’alimentation, revoir l’enfant dans 7 jours ;
8) évaluer, classer et traiter l’anémie
 Rechercher une pâleur [Link]-elle :
 Sévère* ?
 Légère ?
 Demander l’enfant est-il drepanocytaire* ?
a) anémie sévère

Pâleur palmaire sévère

traitement

 traiter l’enfant pour éviter l’hypoglycémie


 maintenir l’enfant au chaud ;
 transférer d’urgence à l’hôpital
b) anémie modérée

Pâleur palmaire légère

traitement

 donner du fer
 donner de l’albendazol si l’enfant est âgé d’au moins 9 mois et s’il n’a reçu
aucune dose au cours des 6 derniers mois ;
 expliquer à la mère quand revenir immédiatement ;
 si l’enfant est drépanocytaire, référer pour le suivi de son état
 revoir l’enfant dans 14 jours.
c) pas d’anémie
Pas de pâleur palmaire
Traitement
 Si l’enfant a mois de 2 ans, évaluer l’alimentation de l’enfant et expliquer à la
mère les recommandations pour l’alimentation ;
 en cas de problème d’alimentation, revoir l’enfant dans 5 jours.

Chapitre IV : Apprendre à la mère l’administration des médicaments par voie


orale à domicile
1. Déterminer les médicaments et doses appropriés selon l’âge ou le poids de l’enfant.
2. Expliquer à la mère pourquoi l’enfant a besoin du médicament.
3. Montrer comment mesurer une dose.
4. Observer la mère pendant qu'elle mesure une dose.
5. Demander à la mère de donner la première dose à l’enfant.
6. Expliquer en détails comment donner le médicament, puis mettre le médicament dans un
sachet ou un cornet et inscrire le nom du médicament sur le sachet ou le cornet.
7. Si plusieurs médicaments sont donnés, rassembler, compter et mettre les médicaments
chacun dans un cornet différent.
8. Expliquer que tous les médicaments (comprimés ou sirops) doivent être pris jusqu’à la fin
du traitement, même si l’enfant se porte mieux.
9. S’assurer que la mère a bien compris avant qu’elle ne quitte le dispensaire.
10. Expliquer à la mère de ne pas donner ces médicament à ses autres enfants

Chapitre V : Apprendre à la mère à traiter les infections locales à domicile


Pour traiter les pustules cutanées ou l’infection ombilicale durant 5 jours La mère doit :
 Se laver les mains.
 Nettoyer doucement le pus et les croûtes avec de l’eau bouillie et refroidie et du
savon.
 Sécher la zone avec un linge propre.
 Appliquer de l‘éosine aqueuse à 2 % trois fois par jour.
 Se laver les mains de nouveau.
 Éviter d’appliquer tout autre produit sur l’ombilic.
Traiter une infection de l’œil avec une pommade ophtalmique à la Tétracycline durant 5
jours. La mère doit :
 Nettoyer les deux yeux, 4 fois par jour.
 Se laver les mains.
 Essuyer doucement le pus à l’aide d’un tissu propre et humide.
 Ensuite, appliquer la pommade à la tétracycline dans les deux yeux, 4 fois par
jour.
 Appliquer une petite quantité de pommade à l’intérieur de la paupière
inférieure.
 Se laver les mains de nouveau.
 Traiter jusqu’à ce qu’il n’y ait plus d'écoulement de pus.
 Ne rien mettre d’autre dans les yeux.
Pour traiter le muguet (plaques blanches dans la bouche) durant 14 jours la mère doit :
 Se laver les mains
 Nettoyer la bouche de l’enfant avec un tissu propre et doux, roulé autour du
doigt et imprégné d’eau salée.
 Instiller 1 ml de nystatine quatre fois par jour
 Éviter de nourrir l’enfant pendant 20 minutes après l'administration du
médicament
 En cas d’allaitement au sein, vérifier la présence de candidose sur les seins
de la mère. Si tel est le cas, traiter les seins à la nystatine
 Conseiller à la mère de laver les seins après chaque tétée. En cas
d’allaitement au biberon, conseiller à la mère de passer à la tasse et à la
cuillère
 Donner du paracétamol au besoin pour soulager la douleur
Soulager le mal de gorge et calmer la toux avec un remède inoffensif
 Remèdes inoffensifs recommandés :
 Lait maternel, pour les nourrissons allaités au sein.
 Sirop maison : 1 mesure de jus de citron + 1 mesure de miel + 1 mesure
d’eau
 Remèdes dangereux à déconseiller :
 Antitussif
 Antihistaminique
 Antalgique
Traiter les ulcérations de la bouche avec du violet de gentiane
 Se laver les mains.
 Nettoyer la bouche de l’enfant avec un tissu propre et doux, roulé autour du
doigt et imprégné d’eau salée.
 Badigeonner la bouche avec du violet de gentiane dilué de moitié (dilution à
0,25 %) : 2,5 g/l
 Se laver les mains de nouveau.
 Continuer d’utiliser le violet de gentiane pendant 48 h après la guérison de
ulcères .
 Donner du paracétamol pour soulager la douleur.
Assécher l’oreille à l’aide d’une mèche et donner des gouttes*
 Répéter cette procédure au moins 3 fois par jour.
 Rouler en forme de mèche un tissu propre et absorbant ou du papier doux et
résistant.
 Placer la mèche dans l’oreille de l’enfant.
 Retirer la mèche quand elle est humide.
 Remplacer la mèche par une autre mèche propre et répéter la procédure
jusqu’à ce que la mèche soit sèche.
 Instiller des gouttes de quinolone dans les oreilles après avoir asséché les
oreilles trois fois par jour pendant deux semaines
 Les gouttes auriculaires de quinolone peuvent contenir de la ciprofloxacine, de
la norfloxacine, ou de l’ofloxacine.

Chapitre VI : Administrer le traitement préventif au centre de santé


La prévention de la morbidité et de la mortalité infantiles est cruciale dans les soins aux enfants. Les
mesures préventives peuvent parfois être mises en place lors de chaque rencontre avec un enfant
malade, mais nécessitent souvent des interventions à l’échelle de la communauté, notamment :
 Apport d’eau salubre et de contenants propres
 Assainissement adéquat avec une mise au rebut appropriée des eaux usées
 Éducation publique sur les comportements hygiéniques et l’étiquette respiratoire
 Apport d’une nutrition adéquate
 Promotion de l’allaitement au sein
 Apport de moyens pour la préparation et l’entreposage des aliments en toute sécurité
 Suppléments de vitamine A
 Vaccination, en particulier contre la rougeole, la diphtérie, le tétanos et la coqueluche (DTC)
 Utilisation de moustiquaires imprégnées d’insecticide, de préférence d’insecticides à longue
durée d’action
 Pulvérisation résiduelle d’insecticide à l’intérieur des abris
 Prévention du surpeuplement.

Le calendrier vaccinal

Âge vaccin
Naissance BCG+ VPO
6 semaines DTC-HIB1+VPO1+HepB1
10 semaines DTC-HIB2+VPO2+HepB2
14 semaines DTC-HIB3+VPO3+HepB3
9 mois VAR
 Prévention de la rougeole
On peut prévenir la rougeole en vaccinant dans la mesure du possible tous les enfants de 6 mois à 14
ans, la fourchette d’âge minimale acceptable allant de 6 mois à 4 ans. Idéalement, le vaccin contre la
rougeole devrait être administré dans les premiers jours d’une situation d’urgence. Les enfants
vaccinés entre les âges de 6 et 9 mois doivent être vaccinés de nouveau dès qu’ils atteignent l’âge de
9 mois. Tous les enfants âgés de 6 mois à 5 ans doivent recevoir de la vitamine A pour réduire la
mortalité et prévenir les complications de la rougeole.
 Prévention de la diarrhée et de la déshydratation
En plus des mesures préventives générales, les soignants peuvent prendre des mesures d’hygiène
personnelle spéciales comme le lavage des mains après avoir fait sa toilette et avant de préparer la
nourriture et de nourrir les enfants. Conseiller à la mère ou au soignant de commencer la
réhydratation dès la survenue de la diarrhée pour prévenir une déshydratation.
 Prévention de l’infection respiratoire aiguë (IRA)
Les mesures supplémentaires nécessaires pour éviter les infections respiratoires consistent à
minimiser l’exposition à la fumée, en particulier à la fumée des cigarettes, et à d’autres polluants
atmosphériques, à améliorer la ventilation dans les foyers, à observer l’étiquette respiratoire (p. ex.,
se couvrir la bouche et le nez avec un mouchoir lorsque l’ontousse ou que l’on éternue ou
tousser/éternuer dans sa manche), à éviter le contact étroit (<1 mètre) avec les personnes atteintes
de maladies respiratoires (personnes qui toussent ou qui éternuent) et à promouvoir l’hygiène des
mains.
 Prévention du paludisme
On peut prévenir le paludisme par un contrôle des moustiques. L’utilisation de moustiquaires
imprégnées d’insecticide pour dormir est importante pour éviter les piqûres. La pulvérisation
résiduelle à l’intérieur des abris peut être indiquée s’il est possible d’effectuer une pulvérisation dans
les abris. Le drainage et l’élimination des petits sites de reproduction ainsi que la désinfection
environnementale aideront aussi à maîtriser le paludisme.
 Prévention des infections bactériennes sévères
On peut prévenir les infections bactériennes sévères en vaccinant contre les deux grandes causes
d’infections bactériennes graves chez les enfants : Streptococcus pneumonia (vaccin
antipneumococcique) et Haemophilus influenzae de type b (vaccin Hib vaccine). Toutefois, ces
vaccins ne sont pas souvent disponibles en situation d’urgence.
 Prévention de l’anémie
On peut prévenir l’anémie par :
 Une bonne nutrition
 Une prévention et un traitement précoce du paludisme
 Des suppléments de fer

Chapitre VII : conseiller la mère sur l’alimentation.


1) CONSEILS POUR RÉUSSIR L’ALLAITEMENT AU SEIN.
Mise au sein précoce et allaiter exclusivement au sein autant que le nourrisson le réclame,
jour et nuit, au moins 8 fois par 24 heures.
o Donner le sein au nourrisson dans l’heure qui suit la naissance (le colostrum) et le
garder proche de sa mère 24 H/24 jour et nuit même en cas de césarienne.
o Le lait maternel exclusif à lui seul couvre tous les besoins du nourrisson et ce jusqu’à
la fin du 6ème mois notamment en eau, en protéines, en lipides, en vitamines et en
fer.
o Ne pas donner d’autres aliments ou liquides tels que l’eau, la verveine, le lait, le jaune
d’oeuf, le miel, jus de fruits, céréales, etc...
Apprendre à la mère comment mettre le nourrisson en bonne position et assurer une
bonne prise du sein.
• Montrer à la mère comment tenir le nourrisson (bonne position)
o La tête et le corps du nourrisson doivent être alignés
o Le nourrisson doit faire face au sein, son nez en face du mamelon
o Le corps du nourrisson doit être proche du corps de la mère
o La mère doit soutenir tout le corps du nourrisson, pas seulement la nuque et
les épaules.
(Tous ces signes doivent être présents pour que la position soit bonne)
• Montrer à la mère comment aider le nourrisson à prendre le sein :
o Le menton touche le sein.
o La bouche grande ouverte.
o La lèvre inférieure éversée vers l’extérieur.
o L’aréole plus visible au-dessus qu’au-dessous de la bouche.
(Tous ces signes doivent être présents pour que la prise du sein soit bonne)
• Montrer à la mère comment s’assurer que la succion est efficace :
o Succions profondes.
o Succions lentes entrecoupées de pauses.
• Si la prise du sein n’est pas bonne ou si la succion n’est pas satisfaisante réessayer.
Expliquer l’importance de soutenir la mère qui allaite et inclure le partenaire ou un autre
membre de la famille si possible.
o Nécessité du bien être physique : apporter à la mère de l’aide pour les tâches
domestiques et lui accorder des moments de repos durant la journée.
o Nécessité du bien être psychique : les contrariétés et les chocs émotionnels
réduisent la sécrétion lactée.
2) APPRENDRE À LA MÈRE COMMENT NOURRIR UN NOURRISSON À LA CUILLÈRE
o Tenir le nourrisson en position verticale ou semi-verticale.
o Avec la cuillère, toucher la lèvre supérieure du nourrisson en la reposant légèrement
sur la lèvre inférieure.
o Le nourrisson réagit, il ouvre la bouche et les yeux et commence à prendre le lait
avec la langue.
o Ne pas verser le lait dans la bouche du nourrisson. Laisser le prendre le lait lui-
même.
o Une fois rassasié, le nourrisson ferme la bouche et refuse de prendre davantage de
lait.
o S’il ne prend pas tout le lait prévu, prolonger ou multiplier les repas.
o Evaluer la quantité totale prise sur 24 heures et non pas seulement à chaque tétée
et surveiller la prise de poids.
o Si la mère n’exprime pas suffisamment de lait les premiers jours, ou si elle ne peut
absolument pas allaiter son nourrisson au sein, lui apprendre comment préparer le
lait artificiel.
o Apprendre à la mère comment nourrir un nourrisson à l’aide de la seringue :
procéder de la même manière en versant de petites quantités sur le bout de la
langue.
 De la naissance à 6 mois
Allaiter au sein aussi souvent et aussi longtemps que l’enfant le réclame, jour et nuit, au
moins 8 fois par 24 heures.
o Ne pas donner d’autres aliments ou liquides tels que l’eau, la verveine, le lait, le jaune
d’oeuf, le miel, etc...
o Seulement si l’enfant est âgé de plus de 4 mois et qu’il ne prend pas suffisamment de
poids
 Ajouter des aliments de complément épais et enrichis (énumérés dans la colonne 6 à
12 mois)
 Donner ces aliments 1 ou 2 fois par jour après l’allaitement au sein à la cuillère ou au
verre (50 ml soit 4 cuillères à soupe).
De 6 à 12 mois
o Allaiter au sein aussi souvent et aussi longtemps que l’enfant le réclame, jour
et nuit.
o et donner systématiquement des aliments de complément épais et enrichis*.
o 3 fois par jour, avec allaitement au sein ;
o 5 fois par jour, si pas d’allaitement au sein.
Donner avec une cuillère 120 ml à 180 ml (1/2 bol) de l’un des aliments de complément
suivants :
 Bouillie de semoule de blé épaisse et enrichie
 Soupe de légumes variés à base de pomme de terre épaisse et enrichie
 Purée de pomme de terre enrichie
 De 12 mois à 2 ans
o Allaiter au sein aussi souvent que l’enfant le réclame.
o Donner 3 repas principaux par jour.
 Le petit déjeuner familial doit être enrichi* et accompagné d‘un verre
de lait sucré (100 ml)
 Midi et soir : plat familial enrichi* servi dans une assiette individuelle :
250 ml (3/4 de bol)
o et Donner 2 goûters par jour entre les repas principaux :
 1 verre de lait ou du fromage ou un yaourt sucré ou du lait caillé.
 et - du pain avec de l’huile, du beurre, de la confiture, du miel,
 et Donner des fruits de saison (nature ou sous forme de jus)
 De 2 ans à plus
o Donner 3 repas principaux par jour.
 Le petit déjeuner familial doit être enrichi* et accompagné d‘un verre
de lait sucré (100 ml)
 Midi et soir : plat familial enrichi servi dans une assiette individuelle :
300 ml (1 bol)
o et Donner 2 goûters par jour entre les repas principaux :
 1 verre de lait ou du fromage ou un yaourt sucré ou du lait caillé.
 et - du pain avec de l’huile, du beurre, de la confiture, du miel,
o et Donner des fruits de saison (nature ou sous forme de jus)
 Variez autant que possible l’alimentation de l’enfant.

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