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Ce document présente un livre ancien numérisé par Google, désormais dans le domaine public, permettant un accès élargi au patrimoine littéraire mondial. Il souligne l'importance de respecter les droits d'auteur et les conditions d'utilisation des fichiers numérisés, notamment en interdisant leur usage commercial et les requêtes automatisées. Le texte inclut également des extraits d'un traité de mécanique, abordant des concepts tels que la cinématique et les courbes de vitesses.

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ME
6000486330

PRESS

SHELF
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Isto . é
5
327
1
TRAITÉ

DE MÉCANIQUE
13257. - PARIS , IMPRIMERIE GÉNÉRALE A. LAHURE
9, RUE DE FLEURUS, 9
TRAITÉ

MÉCANIQUE PAR

ÉDOUARD COLLIGNON
Ingénieur en chef des ponts et chaussées, répétiteur à l'École polytechnique
Inspecteur de l'École des ponts et chaussées

CINQUIÈNE PARTIE
QUESTIONS DIVERSES – COMPLÉMENTS – TABLE GÉNÉRALE

I F E
CL
DEUXIÈME ÉDITION
revue et augmentée RAD
14 SITE
Mili
e
OXFORD
PARIS
LIBRAIRIE PACHETTE ET C'e
79 , BOULEVARD SAINT-GERMAIN , 79

1886

18
TRAITÉ

DE MÉCANIQUE
THÉORIES ET QUESTIONS DIVERSES
SUR LES MATIÈRES TRAITÉES DANS LES QUATRE PREMIERS VOLUMES .

CHAPITRE PREMIER.

QUESTIONS DE CINÉMATIQUE.

COURBE DES VITESSES EN FONCTION DES ESPACES .

1. Pour construire la courbe des vitesses d'un point mobile


en fonction des espaces parcourus, il faut commencer par
faire choix de l'échelle des espaces et de l'échelle des vitesses .
On prendra arbitrairement une longueur définie pour repré
senter l'unité d'espace parcouru , et une longueur également
définie, égale ou non à la première, pour représenter l'unité
de vitesse, c'est - à-dire la vitesse d'un mobile qui parcourt un
espace égal à l'unité pendant l'unité de temps.
Une fois ces échelles choisies , on pourra construire la
courbe AB (fig. 1) , dont les coordonnées OP et PM représentent,
l'une la position du point mobile sur sa trajectoire, l'autre
la vitesse qu'il possède dans cette position . Le lieu du point
Mest la courbe cherchée AB .
v. - MÉC . COLLIGNON . 1
2 COURBE DES VITESSES

On aura donc, en appelant s et v l'espace parcouru et la


vitesse correspondante,
v = f (8)

pour l'équation qui lie les deux variables , et


8 = OP , v = PM ,

ou plutôt, pour tenir compte des échelles arbitrairement


choisies ,
= OP X k, v = PMX k ',

k et k' désignant des coefficients constants et déterminés .


Proposons -nous de déterminer
M'
B le tempst en fonction de l'espace
M
parcouru , ce qui donnera la loi
du mouvement. On y parvien
ds
m
m ' dra en observant que v = et
dt'
0 Ρ Ρ' Ν que, par conséquent , on a
ds ds
Fig. 1 . dt = .

f (8)

Sur l'épure on a , en passantà un point M'infiniment voi


sin du point M,
ds = PP' xk,
f (3) = PN X K '.
Donc
PP k PP
dl =
PMR et
+= S PN

Pour faire cette quadrature, il convient d'opérer une trans


formation de la courbe AB par ordonnées réciproques . Fai
sons choix d'une longueur arbitraire à, puis prenons sur
22
chaque ordonnée PM une longueur Pm : Nous obtien
PM
drons une courbe ab dont les ordonnées seront les inverses
des ordonnées de la courbe des vitesses . On peut donc sub
EN FONCTION DES ESPACES. 3
PP Pm x PP
stituer à
PM
la fraction égale 22
dont le numérateur

représente l'aire élémentaire Pmm ' P' de la courbe trans


formée, et dont le dénominateur est constant. On aura, par
suite,
k
k'2
S Pm XPP',
c'est- à -dire que le temps t sera connu , à un facteur constant
près, par la quadrature de la courbe ab, déduite de la courbe
des vitesses.
Dans cette formule k est un nombre : c'est le rapport de la
longucur OP à la longueur s qu'elle représente. Le facteur
k' n'est pas un nombre : c'est un nombre divisé par une
durée . En effet, v est une vitesse, qui se trouve représentée
par PM, c'est-à-dire par une longueur. Donc k' est homogène
k
à l'inverse d'un temps. Le rapport , est donc homogène au
PM X '
cun une surface, et leur rapport n'altère pas l'homogénéité
de la formule .
Si l'on veut obtenir l'accélération tangentielle j;, on y par
viendra en observant qu'on a
dv vdv
ji = dt ds

Il en résulte, en remplaçant s par x xk et v par yxk',


x et y désignant, pour la commodité de l'écriture, les coor
données OP et PM ,
ji =
k'y X k'dy k"? X Ydy
kxdur dx

Si l'on mène en M la normale à la courbe AB , elle coupe en


ydy Donc
N l'axe des x, et la sous-normale PN est égale à dx

j = PN X T quantité homogène à une longueur divisée par


4 COURBE DES ESPACES

le carré d'un temps. L'accélération tangentielle est propor


tionnelle à la sous-normale de la courbe des vitesses .
Le choix d'échelles le plus simple à faire consiste à poser
k = 1 , c'est- à -dire à prendre sur l'axe des s des abscisses
égales aux espaces parcourus eux-mêmes , et k' = 1 , c'est-à
dire à prendre pour ordonnées PM les espaces qui seraient
décrits dans l'unité de temps par un mobile animé de la vi
tesse v. Dans ces conditions, on aura j ; = PN , l'accélération
étant rapportée à la même unité de temps.

COURBE DES ESPACES EN COORDONNÉES POLAIRES.

2. Au lieu de prendre deux axes pour y rapporter les va


leurs simultanées du temps t et de l'espace parcouru s , et
construire la courbe des espaces, rien n'empêche d'adopter
tout autre système de coordonnées . Nous développerons ici
l'hypothèse où l'on prendrait le système des coordonnées
polaires.
Le temps t représentera pour nous un angle, et l'espace s
un rayon vecteur. Il faudra pour
M" M' cela faire choix d'un angle parti
M
culier pour représenter l'unité
de temps , et d'une longueur déſi
nie pour représenter l'unité d'es
P
pace.
Fig. 2 .
Soit , d'après ces conventions,
MOP une valeur du temps t, et
OM = s l'espace parcouru correspondant. La suite des points
M définira parfaitement le mouvement du point mobile sur
sa trajectoire ; à la vérité , une même direction OM corres
pond à une infinité d'angles, savoir à l'angle MOP augmenté
d'un nombre quelconque de circonférences entières, et ces
angles correspondent à une infinité de valeurs du temps t .
Mais si l'on considère la suite des positions du point M, en
faisant connaître l'époque qui correspond à un de ces points
EN COORDONNÉES POLAIRES . 5

en particulier, le temps pourra être connu, en général, sans


ambiguïlé, par l'examen de la figure.
Soient M, M ’ deux positions infiniment voisines du point
décrivant . L'une, M , correspond à
1 = MOP,
s = 0M ;

l'autre , M' , à
t + dt = M’OP
el à
8+ ds = OM '.

On a donc M’OM = dt, et , en projetant M en M " sur OM’,


M'M " = ds.
ds M'M "
La vitesse v au point M est le rapport di M'OM Ce rapport
est donné sur la figure par la sous -normale ON de la courbe
des espaces . La vitesse v est proportionnelle à ON et l'on
doit poser
v = kX ON,

k étant un rapport constant qui dépend du choix de l'échelle


des espaces et de l'échelle angulaire des temps . Le lieu du
point N est la courbe des vitesses . La courbe des accéléra
tions tangentielles se déduirait de même de la courbe des
vitesses .
Soit, par exemple, un mouvement circulaire uniforme re
présenté par l'équation
8 = at.

Cette équation représente en coordonnées polaires une


spirale d'Archimède . Prenons le centre du cercle comme
pôle, pour axe polaire la droite OP menée par le point C de
départ ( fig. 3) . Convenons de représenter le temps t par
l'angle AOC décrit uniformément pendant ce temps par le
rayon vecteur du point mobile A.
6 PROBLÈMES

Au temps t le point mobile est en A sur la trajectoire, el


l'angle AOP représente ce temps t, complé à partir du passage
au point G. Si , sur chaque droite OA , on porte de 0 en M une
longueur OM = arc CA , le lieu
des points M sera la courbe
N
polaire des espaces . On ob
M'
с
M"
P
tient ainsi la spirale d'Archi
mède OMM'M " . La courbe des
vitesses , lieu des points N, est
le cercle OA lui-même, et la
courbe des accélérations tan
Fig. 3. gentielles se confond avec le
centre 0 ; l'accélération tan
gentielle est en effet constamment nulle , puisque la vitesse
OM est constante. Ici le facteur k est égal à l'unité, grâce au
choix des échelles .

PROBLÈMES SUR LE MOUVEMENT RELATIF .

3. Deux points mobiles partent ensemble d'un même point


d'une circonférence, avec des vitesses constantes données ;
l'un A fait le tour de la circonférence en p unités de temps ;
l'autre B en q unités de temps. On demande : 1° quand les
points A et B se rencontreront de nouveau ; 2° quand ils
seront l'un par rapport à l'autre dans une situation déter
minée, par exemple quand ils seront distants d'un quart de
cercle , ou d'une demi- circonférence. Si l'on prend pour
unité de longueur le rayon du cercle , la circonférence sera
égale à 27. La vitesse angulaire du point A sera par con
2 21
séquent ***, et la vitesse angulaire du point B sera Cher
р 9
chons le mouvement relatif du point B par rapport au point A ;
pour cela nous pouvons imaginer qu'on communique à l'en
semble des deux points une vitesse angulaire commune
SUR LE MOUVEMENT RELATIF . 7
21
p
qui réduira au repos le point A. Le point B a une
2-- 271
vitessc angulaire relative = 27 et tout se
9 p pg
passe comme si , le point A restant fixe, le point B se mouvait
seul avec cette vitesse angulaire relative. Dans ce mouve
P9
ment , le point B accomplit le tour entier du cercle en р 9
unités de temps ; il se trouve alors coïncider avec le point A,
et , par conséquent, les rencontres des points A et B auront
lieu à des intervalles de temps égaux à Pa unités de
P-9
temps : ce qui répond à la première question.
De même, si l'on demande quand le point B sera en avance
sur le point A d'un angle au centre donné a, on observera
que cet angle sera décrit dans le mouvement relatif avec
р 9
la vitesse angulaire 27. ; que, par conséquent , le
P9
a

temps nécessaire pour le décrire est le quotient р 9


21
PO
pg pg 1
: ce qui donne x si l'on veut que
P -9 р 9
pg 1
a corresponde au quart du cercle, si l'on veut
P -- 9
que a corresponde à la moitié, etc.
4. L'emploi de la courbe des espaces pour résoudre les pro
blèmes de ce genre , où le mouvement s'accomplit sur des
courbes fermées, donne lieu à une objection, à laquelle il est
du resle très aisé de répondre. Soit OX l'axe des temps (fig . 4) ;
les mouvements étant uniformes, les lignes dont les ordon
nées représentent les arcs parcourus sont deux droites OA,
OB , issues du point 0, et qui n'ont que ce point commun. A
s'en rapporter à l'épure, il n'y aurait donc qu'une rencontre
unique des deux mobiles A et B , à savoir le point de départ ;
car pour toute autre valeur du temps les valeurs des arcs
8 PROBLÈMES
parcourus sont différentes. Mais il ne faut pas oublier que,.
sur le cercle et sur toute trajectoire fermée, deux points A et
B coïncident quand ils sont distants d'un nombre entier de
B
circonférences ; qu'en
d'autres termes , l'arc
s décrit sur la trajec
M'
toire à partir d'un
F point C déterminé
peut être considéré
E' F ' G' N 1
comme croissant de 0
Fig . ..
à la circonférence , et
comme revenant brus
quement à 0 quand il a atteint cette limite. Menons une
horizontale DH , à la distance OD égale à la circonférence
entière. Cette droite coupe les lignes OB , OA aux points E
el F. A partir du point E on substituera à la droite EB
la droite parallèle E'B' , ramenée au pied de l'ordonnée du
point E. Cette droite E'B' coupe en G ’ l'horizontale DH ; on ra
mènera de même la portion G'B' de la droite à la position
parallèle G "B ", menée par le pied de l'ordonnée du point G’,,
et on substituera à la droite continue OB le contour OE, E'G ',
G ” K ",... où l'on n'admet que des arcs parcourus ramenés
à une valeur au plus égale à la circonférence '.
La droite OA se transformera de même dans le contour OF,
FT, I" A " ...
L'intersection des deux contours au point M fait connaitre
l'époque de la rencontre des mobiles par l'abscisse ON, et
la position qu'ils occupent alors sur la trajectoire par l'or
donnée NM . L'intersection M' des droites OA , E'B' ferait con
naître de même la solution .
5. Le problème que nous venons de résoudre s'applique
aux aiguilles d'un cadran . Si l'on considère, par exemple,
l'aiguille des heures A et l'aiguille des minutes B, on aura
1. C'est ainsi qu'en arithmétique on ramène entre les limites 0 et p tout nom
bre entier n, pris suivant le module p, en substituant au nombre n le reste de
sa division par p.
SUR LE MOUVEMENT RELATIF. 9

p = 12, q = 1 , en prenant l'heure pour unité de temps; et


l'intervalle des rencontres des deux aiguilles sera égal à
P9 12
P - 9 11 '

12 5.
ou à
11
d'heure : ce qui équivaut à 15m 11
de minute .

Si l'on compare l'aiguille des minutes A et celle des se


condes B , on aura p = 60 et q = 1 , en prenant la minute
pour unité de temps ; et l'intervalle de deux rencontres sera
égal à
P9 60 1 1
de minute , ou
50
59
d'heure.
P-9 59

Enfin , si l'on compare l'aiguille des heures et celle des


secondes , on aura p = 720, q = 1 , l'unité étant encore la
minute , et
pg 720 1
P-9 719 719

Si l'on voulait savoir quand les trois aiguilles se rencon


• trent, on observerait que le temps écoulé entre une rencontre
des trois aiguilles et la rencontre suivante doit être un mul
12
tiple à la fois de l'intervalle 11 d'heure , qui sépare deux
rencontres de la première et la seconde aiguille, et de l'in
1
tervalle de
59 d'heure, qui sépare deux rencontres de la
seconde et de la troisième ; le temps cherché est donc la
12 1
plus petite durée qui soit multiple à la fois de 11 et de 59
d'heure . Le plus petit commun multiple de deux fractions
s'obtient en prenant le plus petit commun multiple des
numérateurs, et en le divisant par le plus grand commun
diviseur des dénominateurs. Le plus petit commun multiple
de 12 et de 1 est 12 ; et le plus grand commun diviseur de
11 et de 59 est l'unité, puisque 11 et 59 sont tous deux des
nombres premiers. En définitive, la fraction cherchée se
10 PROBLÈMES
réduit au nombre entier 12 , et les rencontres des trois
aiguilles ont lieu toutes les 12 heures, c'est- à-dire lorsque
l'horloge marque midi ou minuit.
L'intervalle constant des rencontres de l'aiguille des heures
et de l'aiguille des minutes fait connaître le partage de la
circonférence en 11 parties égales . Les points de la circon
férence où s'opèrent les rencontres sont les
sommets du polygone régulier de 11 côtés
a
inscrit. Pour opérer la transmission d'une
aiguille à l'autre , on peut se servir d'un train
de roues dentées. Soit o l'axe géométrique
commun aux deux aiguilles ; A une roue den
tée faisant corps avec l'aiguille A des heures,
B une roue dentée faisant corps avec l'ai
Fig . 5 . guille B des minutes. Ces deux roues sont
indépendantes l'une de l'autre, et, des deux
.

axes matériels qui portent les aiguilles, l'un passe librement


dans le creux de l'autre . La communication entre les deux
aiguilles s'obtient en faisant engrener les roues A et B avec
deux roues solidaires à et b, montées sur un axe O' parallèle •
à l'axe 0. Appelons w la vitesse angulaire de la roue A , w' la
vitesse angulaire de l'ensemble des roues a et b , et w " la vi
tesse angulaire de la roue B ;
R le rayon de la roue A ;
r le rayon de la roue a avec laquelle elle engrène ;
go' le rayon de la roue b ;
R' le rayon de la roue B, qui engrène avec la roue b .
Désignons enfin, suivant l'usage, le nombre de dents des
diverses roues par la lettre même qui représente chaque roue.
On aura
Rw = rw',
qu'w ' = R'w " ;
donc
w X Rr = w" XrR'
et
RX on
w " = wxK =wx
xx
SUR LE MOUVEMENT RELATIF. 11

On veut que w " soit égal à 12 fois w. Il faudra donc qu'on


ait
B
12 =3 *
= 12 = 3 X 4 =

Multiplions par 8 les deux termes de chaque fraction , ce


32
qui donne 8
x
8
; on pourra satisfaire à toutes les con
ditions en posant
A = 24, a = 8,
b = 32, B = 8,

nombres admissibles pour les quatre roues dentées .


On a aussi
R = 3r,
qu' = 4R',

avec les conditions R + r= R' + = h, distance donnée des


centres 0 et O' . On en déduit pour les rayons des quatre roues :
h 3h
R=
A'

4h
R' = W=
5

Si , par exemple , on a h = 20 , on aura


go = 5 , R = 15 ,
R' = 4 , ' = 16.

6. Cherchons s'il est possible que les extrémités des trois


aiguilles d'une horloge occupent simultanément sur la cir
conférence les trois sommets d'un triangle équilatéral.
Il faut et il suffit que les arcs compris entre la première
et la seconde, entre la seconde et la troisième, soient égaux
au tiers de la circonférence .
Prenons la minute pour unité de temps et désignons par
A , B, C les arcs décrits respectivement par chaque mobile
12 PROBLÈMES

pendant un temps t, à partir de leur rencontre simultanée sur


midi . On aura
270
A =
720
t pour l'aiguille des heures,

B = t pour l'aiguille des minutes,
60
C = 270 t pour l'aiguille des secondes.

Si l'on admet que les trois points forment un triangle


27
équilatéral , la différence B - A sera égale à g ' augmenté
d'un nombre entier de circonférences, et C - A sera alors
égale à augmenté aussi d'un nombre entier de circonfé
3'
40 27
, et C-A à
- 5 , avec

addition à chaque différence d'un nombre entier de circonfé


rences .
On aura donc à la fois
B -A=2926 + 2km
et

= 4 * +- 2.6 **,
C -A=

k et k' désignant des nombres entiers quelconques ; ou bien .


* + 2k"
B -A=
275
C -A= + 2k"*;
47 27 271
+ 2k" r équivaut à
mais
47
3 2을3
+ 2 ka,
3
+ 2K " . revient à

49 + 2k'- ; de sorte que les deux solutions possibles sont


3
contenues dans les équations
270
B -A== + 2kto
3
411
C - A = + 3 + 2k'T,
les signes se correspondant d'une équation à l'autre.
SUR LE MOUVEMENT RELATIF. 13

Remplaçant A, B et C par leurs valeurs en fonction de t , il


vient

2-1(do 1
720

== + 2kt,

477
-1 ( 1-120) = # *+ 2K' ,

et il s'agit de savoir s'il est possible de trouver une valeur


de t qui satisfasse à la fois à ces deux relations avec des
valeurs entières pour k et k' .
Éliminonst en divisant la première par la seconde : il vient
1 1
00 720 + * ++ 2k + 1 + 3k
=

-
1 I2 + 3k '
720 +3+ 2K
ou bien
11 +1 + 3k
719 + 2 + 3k '

équation qui peut s'écrire


3 (116' - 719k) = E (719-2X 11) = £ 697 .

Or cette égalité est impossible avec des valeurs entières


de k et k', car le premier membre serait divisible par le
nombre 3 , qui ne divise pas le second .
Donc il est impossible que les extrémités des trois aiguilles
d'une horloge occupent à un même instant sur la cir
conférence du cadran les sommets d'un triangle équila
téral .
7. Positions réciproques de deux aiguilles. - Considérons
seulement deux aiguilles, celle des heures et celle des mi
nutes , et cherchons les positions de ces aiguilles qui peuvent
être renversées, c'est-à-dire celles dans lesquelles on peut
imaginer qu'on permute la position des deux aiguilles , l'ai
guille des heures prenant la place de celle des minutes, et
l'aiguille des minutes la place de celle des heures. Si l'on
14 PROBLÈMES

prend toujours la minute pour unité de temps, on aura pour


définir le mouvement des aiguilles A et B ,
295
A =
720
27
B t,
60

et la position (A, B) des aiguilles sera réciproque, si l'on


peut y substituer la position (B , A ), dans laquelle B et A
peuvent être d'ailleurs augmentés d'un nombre entier quel
conque de circonférences. On aura donc à la fois
276
A=
720

B t,

pour une valeur t du temps, et


25
B + 2k7 = 720

A + 2k'n = 2 ľ,
pour une seconde valeur t'.
Donc
1 / 26 2. t' — 121
k
720 € -60 720

et
121' - t
K=
= ( 1 - 1 )= 60 720 7.20
9

ou bien
t' — 121 = 720k,
12ť - t = 720k ',

équations qui, résolues par rapport à t et ť , donnent


K – 12k
t = 720
143

et
12k ' .
I' = 720 X
143
SUR LE MOUVEMENT RELATIF. 15

Si l'on donne à k el a k' des valeurs entières quelconques,


on aura les valeurs convenables pour t et t', ct par suite
pour A et B.
On peut faire, par exemple , k = 0 et k' = 1 . On aura une
solution :
720 5
143
minutes 5 143 '
720 x 12 60 25
143
minutes = 60n + = 1 0 25 de seconde .
143 143

On a pour la première position


20
113 '
27 x 12
143 7

et pour la seconde

A' =
21 x 12
143
270 720 x 12 144 275
B' = = 210 x
60 143 143 143

en supprimant la circonférence contenue dans l'arc B'.


Pour déterminer le nombre total des positions réciproques
dans l'étendue de la circonférence , étudions les positions de
l'aiguille des heures. Si l'on substitue à t sa valeur en fonc
tion de k et k', il vient
27
A = (k' — 12k) .
143

Les positions de l'aiguille des minutes s'obtiennent en mul


tipliant A par 12 , et en ramenant l'arc obtenu au-dessous
de 2. Cela donne en effet
27 27
B =
143 (12k' — 144k) 143 (12k' — k) .

On voit que toutes les solutions distinctes s'obtiendront en


donnant à k' – 12k toutes les valeurs entières de 1 à 143 , ce
16 PROBLÈMES

qui donne autant de valeurs de l'arc A, différant entre elles


2.
de l'arc Les solutions sont données, en définitive , par
143
les sommets du polygone de 143 côtés, inscrit dans la cir.
conférence .
8. Les rencontres de deux aiguilles animées de rotations
différentes autour du même centre donnent un moyen méca
nique de partager la circonférence en un certain nombre de
parties égales . Par exemple, avec un système de quatre roues
dentées, admettant les unes 24 et 32 dents , les deux autres
8 dents, on réalise le rapport des vitesses angulaires égal
à 12. Or les rencontres des deux aiguilles animées de ces
vitesses angulaires ont lieu aux sommets du polygone régu
lier de 11 côtés inscrit dans le cercle. Pour réaliser le rap
port 60 entre les vitesses angulaires, on peut adopter les
nombres de dents suivants :

32 dents — 8 dents
120 dents — 8 dents.

Le tracé de ces dentures exige le partage du cercle en 8 ,


32 , 120 parties égales, ce qui peut se faire géométriquement ;
et l'appareil donne par les rencontres des aiguilles la division
du cercle en 59 parties égales .

PROBLÈMES .

9. Un point mobile M parcourt uniformément une circon


férence OA. On le projette à chaque instant sur deux diamè
tres fixes, OA , OB . Soient P et Q les projections. On demande
le mouvement relatif du point Q par rapport au point P , c'est
à-dire par rapport à des axes de direction constante menés
par le point P.
On observera que les quatre points M, P, 0, Q sont situés sur
une même circonférence, qui a OM pour diamètre, et qui est
SUR LE MOUVEMENT RELATIF. 17

tangente au point Mà la circonférence donnée . Donc la dis


tance QP est constante, car QP est , dans le cercle MQOP , dont
le diamètre OM est constant , la corde
В,
qui sous-tend l'angle inscrit con Q

stant BOA . De plus l'angle QPM est M

égal à l'angle QOM , comme inscrits


dans le même segment , et par con
séquent la droite PQ , constante en
grandeur , tourne , par rapport à
la direction constante PM normale
Fig. 6.
à OA , d'un angle égal à l'angle dont
ON tourne autour du point 0. En définitive , le mouvement
relatif de Q par rapport à P est un mouvement circulaire uni
forme, dont la vitesse angulaire est égale à la vitesse angu
laire du point M sur le cercle donné.
10. Deux points mobiles parcourent une même circonfé
rence OA , avec la même vitesse . On les projette à la fois sur
un diamètre AA'. Soient Pet Ples
M'
projections. On demande : 1 ° le mou
vement relatif des deux points Met M

M '; 2° le mouvement relatif des deux


projections P et P '. P' P A

1° La corde MM' étant constante ,


lc point M’, dans son mouvement
relatif, décrit un cercle de rayon M'M Fig . 7 .
autour du point M supposé fixe. De
plus , le triangle OMM' se déplaçant sans se déformer, le
mouvement angulaire de MM ' par rapport à des axes de di
rection constante menés par le point M est égal au mouve
ment angulaire des rayons OM, OM ' autour du point 0. Donc
enfin le point M' tourne autour du point M avec la vitesse an
gulaire de la corde MM' autour du point 0 , et son mouvement
relatif est un mouvement circulaire uniforme.
2° La projection PP' sur le diamètre AA' est égale à la pro
jection MN de la corde MM ' sur une droite MN , menée parallè
lement à AA' par le point M. Le mouvement relatif de P par
v. MÉC . COLLIONON . 2
18 PROBLÈMES

rapport à P est identique au mouvement relatif de N par rap


port à M. Donc enfin le mouvement relatif cherché est le
mouvement de la projection sur un diamètre fixe du mouve
ment circulaire uniforme de M'.
Dans ces deux exemples les axes mobiles , par rapport
auxquels on cherche le mouvement relatif, ont un parallé
lisme constant , el le mouvement d'entrainement est une
translation . Il peut en être autrement. Nous allons en donner
exemple.
11. Un point M se meut uniformément sur un cercle de
rayon 0A .
Un second point N se meut uniformément sur la tangente
AB à ce cercle . Les deux
points passent ensemble au
N
B point A, et ont des vitesses
égales, de sorte qu'on ait
constamment AN = arc AM .
On demande le mouvement
relatif du point N par rap
port au point M, et le mouve
ment relatif du point M par
Fig. 8 .
rappor t au point N.
Nous supposerons que l'ob
servateur entraîné par le point M rapporte le mouvement du
point Nà des axes MX , MY, animés du mouvement circulaire
que le point M possède autour du point 0 ; c'est ce qui
arrive, par exemple, à l'équateur du globe terrestre, pour un
observateur entraîné par le mouvement de la terre et qui
rapporterait les mouvements à la verticale MY et à l'horizon
tale MX, tangente à l'équateur.
Pour l'observateur qui suit le point N nous supposerons ,
au contraire , qu'il rapporte le mouvement du point M à des
axes NX ’, NY' , qui conservent leur parallélisme.
Cela posé, le mouvement relatif du point N par rapport au
point M s'obtiendra en réduisant au repos la circonférence
OM, et en communiquant à la tangente AB et au point N une
SUR LE MOUVEMENT RELATIF. 19

vitesse angulaire égale et contraire à celle de M autour de 0.


Cela revient à faire rouler sur le cercle OA la tangente AB , et
dans ce mouvement le point N décrit , par rapport aux axes
MX , MY, une développante de cercle.
Le mouvement relatif de M par rapport aux axes NX ' , NY
s'obtiendra en réduisant au repos le point n, c'est-à-dire en
communiquant au cercle OA entraînant le point M une vi
tesse linéaire égale et contraire à celle de N. Dans ce mouve
ment le cercle OA roule sur la droite fixe AB, et la trajectoire
relative du point M est par conséquent une cycloïde.
La composition en M de deux vitesses, l'une v , vitesse ab
solue du point M , l'autre — v, égale et parallèle à la vitesse
d'entrainement que possède le point N, donne pour résultante
la bissectrice de l'angle des deux vitesses , ce qui fait con
naître la tangente MA' à la cycloïde au point M.
Pour avoir la tangente à la développante au point N, il faut
composer en N la vitesse absolue v du point avec la vitesse
d'entraînement changée de signe, — v’, de ce même point N,
due à la rotation autour du point 0 ; la résultante sera nor
male à la droite AB .

MOUVEMENT RELATIF DE DEUX POINTS PESANTS DANS LE VIDE .

12. Le mouvement d'un point pesant M dans le vide, rap


porté à trois axes rectangulaires dont l'un OZ est vertical , est
défini par les trois équations
d'r
0,

dạy

= 0,
d2:
dt ? -9 ,
11

qui conduisent par l'intégration aux trois équations


x = at + b,
y = al +
: = a" ! + "-ge
20 MOUVEMENT RELATIF DE DEUX POINTS PESANTS DANS LE VIDE .

a, a' , a " étant les composantes de la vitesse initiale , b, 6' , 6"


les coordonnées du point de départ .
Pour un second point pesant M ’, se mouvant de même
dans le vide au même licu du globe terrestre, on aura aussi
X ' = at + ß,
y ' = a't + s',
s = " ! + g" - g *.

Le mouvement relatif de M' par rapport à des axes de di


rection constante menés par le point M aura pour équations
& = x ' — x = (a – all + 13 — b ) ,
n = y' - y = ( - 21) + (3' - 6' ) ,
& = ;' - = ( " - a ") t + " - "),

1
équations d’où les termes 5 gt* ont disparu par la soustraction ,
et qui définissent par conséquent un mouvement rectilignc et
uniforme . Tel est le mouvement relatif d'un des points par
rapport à l'autre.
On arriverait plus rapidement au même résultat en consi
dérant les équations différentielles des deux mouvements : en
les retranchant , on aura les composantes de l'accélération dans
le mouvement relatif ; or ces trois
Z composantes sont nulles à la fois, ce
qui caractérise un mouvement recti
ligne et uniforme.

4
Fig . 9.
M

13. Application. – A l'instant où


un mobile pesant tombe sans vilesse
du point A suivant la verticale AP, on
lance du point 0 un mobile pesant
avec une vitesse V donnée en gran
deur . On demande dans quelle direction on doit viser pour
que les deux mobiles se rencontrent . On reconnait tout de suite
que c'est suivant OA, comme si le mobile à atteindre restait
en repos. Le mouvement relatif du corps lancé, par rapport
COURBES DE POURSUITE. 21

au corps tombant , s'opère en 'effet suivant la droite OA , les


deux corps tombant de quantités égales en temps égaux par
l'effet de la pesanteur.

COURBES DE POURSUITE .

14. Un point mobile A , animé d'une vitesse constante v',


se dirige vers un point mobile B qui parcourt une courbe
donnée, BD , avec une vitesse
donnée constante v. Le point D

A décrit une courbe de pour


suite AE . La tangente à la E

courbe au point A est la


droile AB . a
B

On demande le rayon de
courbure p de la courbe de
poursuite au point A.
Pendant le temps dt infi
niment petit , le mobile A
parcourt un arc AA' v’dt,
Fig. 10.
dirigé vers la position B du
point poursuivi . Dans l'intervalle de temps suivant, égal
aussi à dt, il parcourt un arc égal A’A”, dirigé vers le point B’,
posilion nouvelle du point B , séparéc de l'ancienne par un
arc BB' = vdl .
L'accélération totale du point A se réduit à la composante
normale puisque la vitesse est constante . Abaissons du
p
point A” la perpendiculaire A”M sur la droite AB . Je dis que
l'on aura A " M x dt'. En effet, A’A" étant égal à v’dt ,
p

A”M sera le produit de v'dt par l'angle de contingence A"A'M ,


lequel est égal à l'arc u’dt de la courbe, divisé par le rayon
de courbure p.
Par le point A ” menons A'N parallèle à BB'. L'angle A ” NM
22 COURBES DE POURSUITE.

sera égal à l'angle a = ABH que fait la vitesse v avec la droite


AB, et l'on aura
MA" ENA" sin e.

Les parallèles A "N , B’B donnent en outre la proportion


NA" A'N v'dt
ou bien NA" = vdt x
BB' A'B T'

en appelant l la distance AB, sensiblement égale à A'B , et en


observant que, NM étant, comme A”M, un infiniment petit du
second ordre dès que l'angle a est différent de zéro, A'N peut
être confondu avec A'M et avec A'A" .
On a donc, en éliminant NA",
ev'dt
MA" = sin a = -dt ,
ī

et par conséquent
p = sin .
Pour construire le rayon de courbure, élevons au point B
une perpendiculaire BL sur AB ; puis du point A abaissons
une perpendiculaire AH sur la tangente BB '. Ces deux droites
se couperont en un point L, et l'angle ALB sera égal à
1
l'angle a . Donc AL sera égale à Soit C le centre de cour
sina

bure cherché, sur la normale AC à la courbe de poursuite.


Si l'on joint CL , le triangle ACL a pour côtés AC = p ,
1
AL
sla n
.
Donc, en vertu de l'équation qui donne P , les

côtés AC , AL sont proportionnels aux vitesses v' et v , ce qui


permet d'achever la construction .
Observons que, si l'on mène par le point A'une droite A'I
égale et parallèle à vdt, et qu'on joigne AI , le triangle AA'I a
pour côtés v’dt, vdt , et que AI représente en grandeur et en
direction le produit par di de la résultante de v et v' . L'angle
COURBES ROULANTES. 23

AA'I de ce triangle est égal à l'angle CAL, comme ayant leurs


côtés respectivement perpendiculaires. Il résulte de la que
les deux triangles CAL, AA'I sont semblables, et par consé
quent la droite LC est perpendiculaire à la résultante AI.
L'intersection des deux droites AC , LC fera connaître le
point C.
La solution géométrique s'achève donc en composant les
deux vitesses v et v' , et en menant LC perpendiculaire à la
résultante .
Cette solution a été donnée par M. Maurice d'Ocagne, dans
le Bulletin de la Société mathématique de France, octo
bre 1883 .

RECHERCHE DES COURBES ROULANTES DANS LE MOUVEMENT ÉPICYCLOIDAL

15. Une figure plane reçoit dans son plan un mouvement


continu déterminé. On demande de réaliser ce mouvement en
faisant rouler une courbe appartenant
à la figure sur une courbe fixe tracée
dans le plan .
Soit YOX un système d'axes qui accom
pagnent la figure mobile , et soit Y'OʻX' M

un système d'axes fixes, auxquels on


rapporte les positions successives de M'

cette figure .
Fig. 11 .
On sait que le point de contact de la
courbe roulante avec la courbe fixe est à chaque instant le
centre instantané autour duquel tourne la figure mobile ;
soit C ce point. Il suffira d'en prendre les coordonnées,
x = -OM , y = CM par rapport aux axes mobiles, et les coor
données x ' = O'M ', y ' = CM' par rapport aux axes fixes, pour
tracer par points les deux courbes cherchées. Si l'on déter
mine analytiquement ces mêmes coordonnées en fonction
d'un même paramètre, l'élimination du paramètre entre les
deux équations qui donnent c et y fera connaître l'équation
24 RECHERCHE DES COURBES ROULANTES

de la courbe roulante , et l'élimination du paramètre entre


les deux équations qui donnent x ' et y' fera connaitre l'équa
tion de la courbe fixe.
Cherchons les courbes roulantes qui assurent le mouve
ment d'une droite AB , de
longueur constante , dont
les deux extrémités glis
sent sur deux circonfé
rences fixes 0 et H.

ලහ. M'

Fig . 12.
On prendra pour axes
mobiles la droite AB elle
même et une perpendi
culaire AY menée par le
point A , et pour axes
fixes la droite OHX ', et la perpendiculaire OY'. Le centre in
stantané C'est la rencontre des rayons OA , HB. On le projel
tera en M et M' sur les deux axes des abscisses , et on aura
x = AM, X' = OM',
y = MC, y ' = M'C.

Il suffira donc de tracer plusieurs positions de la droite AB ,


puis de repérer le point C par rapport à
la droite et par rapport à la droite OH.
с La construction du point C, rapporté aux
axes fixes, puis aux axes mobiles, fera
A M B X connaître les deux courbes cherchées.
Fig . 13.
16. Il arrive quelquefois qu'on cherche
à faire décrire une courbe donnée à un
point particulier de la figure. Si cette condition est la seule
imposée, le problème est susceptible d'une infinité de solu
tions. Si l'on assujettit en outre le mouvement de la figure
mobile à une nouvelle condition , par exemple à rouler sur
une ligne donnée, alors le problème est entièrement déter
miné, et la solution est donnée par la méthode inverse des
épicycloïdes (I, & 146) .
Ce problème se rencontre fréquemment dans les applica
DANS LE MOUVEMENT ÉPICYCLOIDAL. 25

tions, lorsqu'il s'agit de déplacer un corps pesant de telle


manière, que le centre de gravité décrive une ligne droite
horizontale, pour que le travail de la pesanteur soit nul . Si ,
par exemple , on veut que le centre de gravité d'un solide
parcoure une horizontale , tandis que le solide roule sur une
droite inclinée, il faudra prendre pour courbe roulante une
spirale logarithmique (I, § 147).
17. Remarque. La solution du problème des courbes
roulantes , donnée au ở 146 du t . I, revient à déterminer une
courbe rapportée à un système de coordonnées polaires et
telle, que l'angle formé par la tangente avec le rayon vecteur
soit une fonction donnée de ce rayon ; ou encore une courbe
telle , qu'elle coupe sous des angles donnés en fonction des
rayons une série de circonférences concentriques .
Or ce problème est celui qu'on a à résoudre dans la dyna
mique, quand on cherche le mouve
ment d'un point matériel attiré vers un
centre fixe 0, par une force donnée en M

fonction de la distance à ce centre . La


courbe décrite est contenue dans un
plan passant par le point 0. Les cour S

bes de niveau sont des cercles, SS',


ayant pour centre commun le point 0. Fig. 14 .
Sur chacun de ces cercles , la vitesse v
du mobile est connue en fonction du rayon r par l'équation
des forces vives ; de plus le théorèine des aires donne l'équa
tion
vr sin d = 2A ,

en appelant ». l'angle de la vitesse avec le rayon vecteur et 2A


une constante . Comme v est une fonction donnée de r, on
voit que l'angle . est connu en fonction du rayon r, et qu'on
retombe sur le problème de la courbe roulante.
Soit v = q ( r) ; il vient
2A
sin u. =
re (r )
26 PROBLÈME
On en déduit
2A
tangu = = # F(r) ,
Virplr): — 4A *

et l'équation polaire de la trajectoire sera


do =
= F(r)dr,
où l'on devra prendre le signe qui assure à de une valeur
constamment positive, ou constamment négative ( III, & 63) .
Le problème de la courbe roulante peut donc se résoudre
par les mêmes méthodes que le problème des trajectoires sous
l'action d'une force centrale . Si l'on appelle p la distance du
pôle à la tangenle, on aura p = r sind , et par conséquent
p = 4 (r), ou r = ° (p); sous cette forme de l'équation cher
chée, on peut aisément déterminer les rayons de courbure,
en appliquant l'équation
rdr
Р:
dp

établie au t . 1,8 116. Nous avons employé ce systèmede coor


données (III, & 58 ) pour traiter le problème du mouvement
d'un point attiré vers un centre fixe proportionnellement à la
distance. On pourrait aussi l'appliquer, comme nous le mon
trerons plus loin, au problème du mouvement d'un point
subissant de la part d'un centre fixe l'attraction newtonienne .

PROBLÈME SUR LA CYCLOÏDE .

18. Une cycloïde CMM'C' est décrite par le roulement d'un


cercle AMB sur une droite fixe CC' ; le point M est le point
décrivant. A chaque point M correspond une position déter
minée du cercle générateur. Les points G et C'sont deux points
de rebroussement consécutifs de la courbe.
Cela posé, on mène deux tangentes à la cycloïde, MB, M'B ',
faisant entre elles un angle BPB' donné . On demande le lieu
du point P , sommet de l'angle mobile .
SUR LA CYCLOIDE . 27

Traçons les cercles générateurs correspondants aux points


de contact M et M '. L'angle donné P sera égal à la somme

D B B' D'

с C'

Fig. 15 .

MBA + M'B'A' des angles formés par BM, B'M' avec les droites
parallèles BA , B'A '. Donc cette somme B + B' est constante.
Mais l'angle B, inscrit dans le cercle BMA, a pour mesure la
moitié de l'arc AM ; de même l'angle B’ , inscrit dans le cercle
1
égal B'M'A' , a pour mesure 2 arc A'M' . Donc la somme des
arcs AM et A'M' est constante ; el comme dansla cycloïde on a
arc AM = AC,
arc A'M ' = A'C ',

il en résulte que la somme AC + A'C' est constante ; retran


chant cette somme constante de la distance CC', base de la
courbe, il reste un segment constant AA' , ou BB', entre les
points de contact des cercles générateurs avec la droite CC
sur laquelle ils roulent.
Le segment BB' est donc constant. Dans le triangle BPB' la
base est constante et l'angle au sommet P est donné . Donc
le point P appartient à la circonférence que l'on obtient en
décrivant sur la corde constante BB' un segment capable de
l'angle P. Le rayon de cette circonférence est constant et
BB'
égal à 2 sin P
; enfin le centre 0 de cette circonférence se
28 PROBLÈVE
trouve situé à une distance constante de la droite DD ',
égale à la hauteur d'un triangle isocèle qui aurait BB' pour
base et le rayon R pour valeur commune des deux autres
côtés .
Le lieu décrit par le centre 0 de la circonférence qu'on
vient de définir est donc une droite LL' parallèle aux droites
CC , DD' .
On peut imaginer que le point P soit un point de cette cir
conférence, et il restera à déterminer quel mouvement il faut
lui donner pour réaliser les conditions du problème ..
Imaginons pour cela que les cercles générateurs AB, A'B'
roulent uniformément sur la droite CC' , avec des vitesses
égales. Cette condition conservera la distance des centres, et
par suite aussi les distances AA' et BB' ; elle assure donc la
constance de l'angle P. Il en résulte d'abord que le mouve
ment du point 0 le long de la droite LL' est uniforme; car
il se meut avec la même vitesse que le segment BB' .
Reste à définir la vitesse angulaire qu'il faut communiquer
à la circonférence OP autour de son centre 0. Pour cela , il
suffit de déterminer le déplacement angulaire d'une droite
quelconque PM, appartenant à la figure. Or cette droite PM,
considérée comme faisant partie de la figure 0 , a le même
déplacement angulaire que cette figure reçoit de sa liaison
avec le cercle générateur AB , et ce déplacement angulaire est
proportionnel , d'après la propriété du mouvement cycloïdal ,
à la translation du cercle AB suivant la direction CC' . Donc
enfin la vitesse de rotation de la circonférence OP est pro
portionnelle à la vitesse de translation de son centre le long
de la droite LL' , ce qui définit un mouvement cycloïdal .
Ce théorème a été donné par M. P. Haag.
Il existe donc un cercle qui , en roulant sur une droite
parallèle à CC' , fait parcourir au point P sa trajectoire. Pour
trouver ce cercle et la droite sur laquelle il roule , observons
que le point de contact autour duquel il tourne est situé sur
la normale OH au lieu décrit par le point 0 ; il est aussi sur
la normale au lieu du point P. Or le point P, considéré
SUR LA CYCLOIDE . 29

comme sommet de l'angle MPM' circonscrit à la cycloïde, a


pour centre instantáné le point F, point commun aux nor
males MA, M'A menées à la courbe par les points de contact ,
M et M '. Donc le point II , intersection de Ol et de PF , est le
point de contact cherché entre le cercle roulant et la droite
NN sur laquelle il roule.
Suivant qu'on aura OP = OH , ou OP>OH, ou OP<0H , le
lieu du sommet P de l'angle sera une cycloïde ordinaire, ou
une cycloïde accourcie, ou une cycloïde allongée.

PROBLÈME .

19. Trois points mobiles A , B, C occupent à un même


instant les sommets d'un triangle équilatéral. Le premier
point A se dirige vers le second point
B , lequel se dirige vers le troisième
point C, qui enfin se dirige vers le
premier point A. Les vilesses des
trois points sont égales . On demande
la trajectoire de chacun d'eux, et le B"
point du plan où ils se confondront, B B' с

s'ils se confondent.
F.g. 16.
Soit v la vitesse constante de cha
cun des points . Au bout du temps dt, le point A est parvenu
en A' sur le côté AB, à une distance AA' = vdt ; le point B est
venu en B' à la même distance du point B , et le point C en
C' à la même distance du point C ; de sorte qu'au bout du
temps dt les trois points occupent les sommets d'un nouveau
triangle A'B'C' inscrit dans le triangle ABC , et équilateral
comme ce triangle . Au bout d'un nouvel intervalle de temps
égal à dt , les trois points seront parvenus en A ”, B ”, C" , aux
sommets d'un troisième triangle équilatéral inscrit dans le
second , et ainsi de suite.
Tous ces triangles équilatéraux successifs , considérés
comme surfaces, ont un point commun 0, qui est le centre du
30 PROBLÈME .

cercle circonscrit . En effet, pour passer du premier triangle


au second , il suffit de faire tourner le premier triangle , au
tour du point 0, d'un angle égal à l'angle BA'B', puis de
réduire le triangle ainsi déplacé , en conservant le point 0
comme centre de similitude , dans la proportion des côtés
AB , A'B' successifs.
Dans le premier mouvement le triangle se transporte en
aby , et dans le second il prend ,
A
a
par réduction des rayons vec
teurs , la position A'B'C', dans
laquelle il conserve le point 0
pour centre du cercle circon
scrit . Cela revient à décompo
ser la vitesse v en deux com
B
posantes rectangulaires , l'une
Az aA '
, l'autre Il en sera de
dt dl

Fig. 17. même pour passer du second


triangle au troisième , du troi
sième au quatrième, et ainsi de suite indéfiniment.
Le rayon OA' fait avec la direction A'B' du côté voisin un
angle constant, égal au demi-angle du triangle équilatéral ,
c'est-à-dire à 30° . Or le côté A'B' est la tangente à la trajec
toire du point A parvenu en A'. Donc enfin la trajectoire de
chacun des trois points coupe sous un angle de 30° ses rayons
vecteurs issus du point 0 , et la trajectoire de chacun est par
conséquent une spirale logarithmique qui fait une infinité de
circonvolutions autour du point 0. Les trois courbes ont le
point 0 comme point asymptotique, et leur longueur depuis
le point de départ jusqu'au point 0 est néanmoins finie et
déterminée. Les trois mobiles mettront donc un temps fini
pour se réunir au point 0, où les trois courbes viennent se con
fondre asymptotiquement.
Ce problème est dû à M. Édouard Lucas.
20. La même solution s'étend sans difficulté au cas où il
y aurait n points mobiles, placés aux sommets d'un polygone
PROBLÈME . 31

régulier de n côtés, animés, chacun dans la direction du


point le plus voisin quand on parcourt le polygone dans un
sens déterminé, d'une vitesse v constante. Les spirales loga
rithmiques décrites par ces n points ont pour point asympto
tique le centre du cercle circonscrit , et font avec leurs
rayons vecteurs un angle constant , égal au demi-angle du
polygonc.
21. Le problème et sa solution peuvent encore être géné
ralisés, par la substitution d'un triangle quelconque à un
triangle équilatéral ; mais alors il faut que les vitesses des
trois points soient dif
férentes, et que leurs
rapports soient conve
nablement choisis.
Soit ABC le triangle
des positions primi
tives des trois points . B
Soit A'B'C' le même
triangle déformé, ins
B
crit dans le triangle
Fig . 18.
primitif , et qui doit
être semblable au triangle ABC , pour que les trois points
conservent, pendant toute la suite de leurs mouvements , des
positions relatives semblables .
Nous pourrons supposer qu'on commence par faire tourner
le triangle ABC autour d'un certain point 0, que nous déter
minerons tout à l'heure, et qu'on l'amène ainsi dans la posi
tion aßy ; puis qu'on joigne a0, 30, 40 ; ces trois droites cou
pent en A', B' , C' les côtés du triangle ABC, et , en joignant
ces points A' , B', C' deux à deux, on forme un triangle A'B'C',
inscrit dans le triangle ABC . Pour qu'il soit semblable au
triangle ABC, ou au triangle égal aßy, il faut et il suffit que
les droites aA' , BB' , yc soient proportionnelles aux rayons
20 , 60, 90 ; s'il en est ainsi, les côtés A'B', B'C', C'A' seront
respectivement parallèles à aß, By, yo, et on aura satisfait à la
condition de similitude : le point 0 occupera , par rapport
32 PROBLÈME.
à ce triangle A'B'C', la même situation qu'il occupe par rapport
au triangle ABC .
Or les rayons z0, SO, 0 sont proportionnels aux arcs Az,
BB, Cy, qui sont égaux à ces rayons multipliés par l'angle
dont a tourné la figure. Il résulte de là que les rapports
A'x B'S CY
aA ' BB ' y sont égaux, et par conséquent les angles A'Az ,
B'B3, C'Cy sont égaux entre eux. Ces angles étant les complé
ments des angles BAO, CBO , ACO , ceux - ci sont aussi égaux
entre eux ; la position du point 0 est donc définie par cette
condition d'égalité des angles BAO , CBO , ACO , formés par les
rayons AO , BO , CO avec les côtés du triangle, pris dans un
ordre déterminé.
Les trajectoires des trois points seront alors des spirales
logarithmiques, ayant le point O pour pôle, et faisant avec
leurs rayons vecteurs un angle constant, égal à l'angle OAB .
Les vitesses des trois points
seront respectivement propor
tionnelles à AA ', BB' CC' , c'est
0 à - dire aux rayons AO, BO , CO.
La question est ramenée à
trouver dans le plan du triangle
B ABC un point 0 tel, que les
Fig. 19. angles BAO, CBO, ACO soient
égaux entre eux.
Désignons par « l'un de ces angles inconnus. Nous aurons
OBA = B – OCB = C - , OAC = A—

en désignant par A , B, C les angles du triangle .


Par conséquent on a , dans les trois triangles dans lesquels
se partage le triangle donné,
04 OB
sin (B — 9 ) gin ?
OB OC
sin (C sin
OC OA
sin(A sin
PROBLEME. 33

Multiplions ces trois équations membre à membre ; les


rayons OA , OB, OC sont éliminés , et il vient, pour détermi
ner q , l'équation
sin (A — 9) sin (B — ©) sin (C — 9) = sin3 q.

Cette équation aura toujours une racine réelle , et moindre


que le plus petit des trois angles A , B, C. En effet, si on
fait q = 0 , le premier membre prend la valeur positive
sin A sin B sin C et le second est nul . Si au contraire on fait
l'angle égal au plus petit des trois angles A, B , C , le pre
mier membre devient nul, et le second prend une valeur po
sitive, égale au cube du sinus de ce plus petit angle . Il existe
donc toujours un angle o , compris entre 0 et le plus petit
angle du triangle , qui rend les deux membres égaux entre
eux , et qui définit le point 0 à l'intérieur du triangle donné .
22. Ce résultat est général. Toutes les fois qu'une figure
plane, mobile dans son plan, subit des amplifications ou des
réductions d'échelle, de telle sorte qu'elle reste semblable à
elle-même , il existe dans le plan un point 0 qui appartient à
la fois à deux positions de la figure.
Ce théorème généralise en quelque sorte le théorème du
centre de rotation . Nous le démon
M
trerons par la méthode analytique
que nous avons déjà indiquée ( t . I,
ze édition , 2 321 ). 0
Soient M'

OX , OY deux axes rectangulaires , 1

entrainés par la figure mo P' P'

bile ; Fig . 20 .
OP = x, PM = y les coordonnées d'un
point de cette figure, par rapport aux axes entraînés ;
O'X ', OʻY' deux axes rectangulaires fixes, auxquels on rap
porte les positions successives de la figure, et qui sont la
position primitive des axes Ox , OY ;
OʻP = ', P'M = y' les coordonnées du point M par rapport
aux axes fixes ;
yệc. [Link] .
34 PROBLÈME .
XOX " = l'angle dont a tourné la figure mobile par rapport
aux axes fixes.
On passera des coordonnées x et y aux coordonnées xc et y',
au moyen des équations
x' = x + x cos o- y sinq,
y ' = ß + x sino + y coso,

où a et b sont les coordonnées de l'origine O par rapport aux


axes fixes .
Au point M correspond , dans la position primitive de la
figure, un point M ' qui a pour coordonnées O'P" etP"M' ; et
comme il y a similitude, par hypothèse, entre la figure ( M )
et la figure ( M') , on pourra représenter l'abscisse OʻP" par le
produit 2.x, et l'ordonnée P " M ' par ay, a étant le rapport de
similitude des deux figures.
Cela posé , cherchons s'il est possible de trouver un point
tel , qu'il coïncide avec son homologue M' . Il faut et il suffit
pour cela que l'on ait 2x = x ', ny = y', c'est- à -dire
dx = a + x cos o — y sing,
ay = B + x sino + y cos,

équations qu'on peut écrire


(à - cos®) x + sin qy = Q,
sin px - 12 cos ) y = -3 .

Ces équations du premier degré en x et y définissent le point


cherché. On voit qu'il n'y en a pas plus d'un, et qu'il y en a
toujours un. Le déterminant des coefficients de x et de y,
cos ? sing
1 sinę - 12 — cos ) - cos p ) — sin ap = -1? — 1+ 21 cos ,

ne peut être nul, sauf le cas de sinq = 0 et 1 = cosp = # 1 ,


hypothèse qui comprend le cas où la figure reçoit une transla
tion sans changer d'échelle . Le point cherché peut alors pas
ser à l'infini. Mais, en excluant ces cas particuliers, il existera
PROBLÈME . 35

toujours un point , situé à distance finie, qui appartiendra à


la fois aux deux figures, et qui jouera à leur égard le double
rôle de centre de rotation et de centre de similitude.
Si l'on passe du plan à l'espace, on reconnaitra que la dé
formation de la figure mobile, sous la condition qu'elle reste
semblable à elle-même , laisse subsister l'axe de rotation et
de glissement . On a vu ( t . I, 3e édition , 2 317) que, dans le dé
placement d'une figure invariable, il y a toujours une infinité
de plans qui conservent leur parallélisme ; et c'est de là qu'on
peut conclure l'existence de l'axe de rotation et de glissement.
La contraction ou la dilatation proportionnelles des distances
mutuelles des divers points n'altère pas le parallélisme des
plans . Soient donc (M) et (M) deux positions successives d'une
même figure, la seconde ayant subi une altération qui la
laisse semblable à la première. Nous pouvons imaginer une
troisième figure (M "), homothétique à la figure (M ') et égale à
la figure (M) . Il existera alors dans ces deux figures des plans
P et P " qui seront parallèles ; donc les plans homologues P'
de la figure (M') seront aussi parallèles aux plans P de la
figure (M) .
Projetant la coupe de la figure (M') par le plan P' sur le
plan P correspondant dans la figure (M) , on aura deux posi
tions semblables d'une même figure dans le plan P, et par
conséquent on trouvera dans ce plan un point 0 qui appar
tiendra aux deux . La normale au plan P menée par ce point 0
glissera sur elle-même dans le retour à la figure M' , en même
temps que la figure mobile tourne autour de cette normale,
et subit la dilatation ou la contraction proportionnelle qui
l'amène à sa seconde position .
23. Le cas particulier du déplacement d'un cercle dans le
plan mérite d'être traité à part .
Si l'on a deux cercles dont l'un ait pour centre le point l'et
un rayon R’, et l'autre le point 0 et le rayon R , on pourra
considérer le premier comme résultant du transport du se
cond de manière à amener les centres en coïncidence, pourvu
que ce transport soit suivi d'une dilatation des rayons dans
56 PROBLÈME .

R'
le rapport 2 = On peut observer d'ailleurs que le trans
port du cercle peut s'opérer par une infinité de rotations, qui
reviennent à associer à la translation 00 ' de centre en centre
une rotation arbitraire autour du centre 0. Dans ces condi
tions, l'angle w, qui mesure la rotation, est tout à fait arbi
traire, et il y a une infinité de points qui peuvent être con
sidérés comme appartenant à la fois aux deux figures.
Si l'on se donne l'angle q, les coordonnées x el y du point
commun correspondant sont fournies par les équations
ax = + * cos - y sinę,
2y = 3 + sin + y cos .

L'équation du lieu des points communs, quand on fait va


rier q , s'obtiendra en éliminant q entre ces deux équations ,
qu'on peut écrire
x cos - y sin = x - ,
I sin + y cospaly - 2 .

Élevant en carré et ajoutant, il vient


x + y = ( x - 2) + ( y - 2) ,
ou bien
(1-7) (2 + y ) + 2 ) (2x + y) = x +3,

équation d'une circonférence; elle a pour centre, rapporté


aux axes Ox , OY , un point situé sur la droite 00 ' des
centres, et qui a pour coordonnées
da
- 1
13
-T'

et pour rayon
Va* + ßa.
PS 1 - 1

Tous les points de cette circonférence pourront servir de


PROBLÈME. 37

centre de rotation et d'amplification proportionnelle, pour


passer d'un des cercles donnés à l'autre.
Ce problème est
très aisé à résoudre
géométriquement.
Étant donnés deux
cercles 0 et O' , on
demande le lieu des
points M tels, qu'en
faisant tourner le cer M

cle ( ' autourdu point


M jusqu'à ce que son Fig. 21 .
centre soit parvenu
en 0" , sur la droite MO , le point M soit le centre de cimi
litude des deux cercles 0 et O".
MO "
On voit tout de suite que le rapport MO doit être égal au
R' ΜΟ''
rapport des rayons i ; par conséquent, le rapport MO est

R'
aussi égal à R
-
2, et le point M appartient au lieu des
points dont les distances à deux points fixes sont dans un
rapport donné. Ce licu est, comme on sait , une circonfé
rence, décrite sur le segment IK comme diamètre , I et K
étant les pieds des bissectrices de l'angle OʻMO et de l'angle
adjacent, obtenu en prolongeant O'M .
L'angle OʻMO est l'angle o dont on peut imaginer qu'on ait
fait tourner la figure.
PROBLÈME .

24. Les trois mouvements de translation , de rotation et


de dilatation proportionnelle interviennent dans la solution
de la question suivante :
Étant donnés dans un plan deux cercles 0 et O', et deux
points A et B , on demande de mener aux deux cercles des
38 PROBLÈME .
tangentes PR, PS, qui fassent entre elles un angle donné 2 ,
Αα
et telles , que le rapport Bb des distances des deux points à
ces deux tangentes soit égal à un nombre k donné.
Nous laisserons fixes
B"
le cercle 0, le point A
B"
et la tangente RP , et
nous déplacerons seu
lement le reste de la
6" a I 2.
figure , comprenant le
b cercle 0', la tangente
PS et le point B.
Imaginons que l'on
déplace le cercle O' pa
Fig. 22 rallèlement à lui- même ,
entraînant la tangente
PS et le point B , de manière à amener son contre à coïncider
avec le point 0.
Le point B , dans ce mouvement, parcourra une droite BB'
égale et parallèle à O'0. La tangente PS se transportera paral
lèlement à elle -même, et sera tangente au cercle OS '. L'angle
P n'est pas altéré.
Dilatons ensuite la figure, de telle sorte que le cercle OS'
coïncide avec le cercle OR. Il faudra pour cela augmenter les
R
distances au point 0 dans le rapport R'
des rayons des cercles
donnés. La même dilatation s'appliquera au point B', qui
passera en B ", de telle sorte que la distance B'b' = Bb de ce
point à la tangente S'b' deviendra la distance B "b ", accrue
dans le même rapport.
Faisons enfin tourner la figure mobile autour du point 0,
d'un angle égal à l'angle donné a . La tangente S " " viendra
coïncider avec la tangente af , le point b" viendra en 6" sur
cette droite ap, ct le point B” en B ' '. On connait le rapport
Aa R' R
" R' puisque B'" " = B" V " = Bbx
TRAIN ÉPICYCLOIDAL. 39

Il suffit donc, pour mener la tangente PR, de chercher, sur


la droite B "' A prolongée, un point I tel , que l'on ait
AI R'
B"i = kx 1

puis de mener du point I une tangente au cercle 0. Le


problème s'achèvera en menant ensuite au cercle O' une
tangente parallèle à une droite faisant avec la tangente IB
l'angle donné a.

TRAIN ÉPICYCLOIDAL DE L'APPAREIL ENREGISTREUR DE TRAVAIL


DE M. MARCEL DEPREZ .

25. Le train épicycloïdal imaginé par M. Marcel Deprez, et


qu'il a introduit dans son dynamomètre enregistreur, com
prend deux groupes
de trois roues égales , )

montées deux à deux


sur un même axe , et
dont deux sont mon
X с

tées épicycloïdalement
à l'extrémité du bras
porte- train OC .
Les deux roues mon Fig. 23 .
tées sur l'axe fixe 0
sont indépendantes ; il en est de même des deux roues O' ,
montées également sur un axe fixe ; quant aux roues C , qui
forment le train épicycloïdal , elles font corps l'une avec
l'autre , et se meuvent solidairement.
Soit r le rayon des trois petites roues, et R le rayon des
trois grandes. La transmission se fait de la petite roue O' à
la grande roue 0, de celle-ci à la petite roue C, qui entraîne
la grande roue C, de celle-ci à la petite roue 0, et de la petite
roue 0 à la grande roue O'.
40 TRAIN ÉPICYCLOIDAL.
Désignons par a la vitesse angulaire de la petite O',
b la vitesse angulaire de la grande Oʻ ,
w la vitesse angulaire de la grande 0 ,
W, la vitesse angulaire de la petite 0 ;
w' la vitesse angulaire commune aux deux
roues C, rapportée à des axes CX, CY d'orientation constante.
Soient enfin o la vitesse angulaire du bras porte-train OC
autour du point 0 ;
e la raison de l'engrenage qui comprend une grande roue
menant une petite ;
1
e' la raison inverse, égale à , de l'engrenage dans lequel
une petite roue mène une grande.
Nous appliquerons au train épicycloïdal la formule de
Willis . Si l'on considère d'abord le train formé de la petite
roue 0 menant la grande roue C , la formule donnera
a' - 6.

Si l'on considère ensuite le train formé par la grande roue


O menant la petite roue C, on aura de même
w' -12

De plus, les trains de roues dentées formés par les roues O'
et 0 donnent
w = ai
W = be.

Substituons ces valeurs de w et w, dans les équations des


trains épicycloïdaux. Il viendra
a ' - D = (w - 2) = € (as' — 2) ,
w ' - Q = é'w,-2) = é' (be - Q) .
Donc
€ (at'-2) = ( (bc - Q )
REMARQUES SUR LES TANGENTES DE CERTAINES COURBES. 41

et
(a - b ) et' a
puisquc ei' = 1 .
-

Q
Le rapport a b est constant. C'est le rapport entre l'angle
décrit par le bras porte-train OC et l'angle de déplace.
ment relatif de l'une des roues O' par rapport à l'autre. Le
déplacement angulaire du bras OC peut servir à mesurer le
glissement relatif d'un essieu solidaire de la grande roue O',
par rapport à la jante du même essieu , qui fait corps avec la
petite roue O ' : ce qui fournit l'un des facteurs du travail à
évaluer .
Les rapports e et é', qui sont réciproques, s'expriment au
moyen des rayons des deux roues ; on a en effet
R
E

é
II

et
gº — R$
1-1 = - = Rr

Donc enfin , en valeur absolue,


Rr
a R273

REMARQUES SUR LA MANIÈRE DE TROUVER LES TANGENTES


DE CERTAINES COURBES .

26. Étant donnés dans un plan deux courbes (a) et (6) et un


point 0 , on mène par le point une transversale OAB, et on
porte à partir du point O une longueur OC égale à la partie
AB interceptée sur les transversales par les deux courbes. On
demande de mener la tangente au lieu du point C.
On suppose connues les tangentes aux courbes (a) et (b).
42 REMARQUES SUR LES TANGENTES DE CERTAINES COURBES .

Soit o l'angle que fait la transversale avec un axe polaire


arbitraire ; soient r = 0A , p = OB les rayons vecteurs cor
respondants à cet angle dans
116 ) les deux courbes . Appelons P
B D
(a)
le rayon vecteur OC = r' — r.
Si l'on sait mener les tan
0
B gentes en A et en B aux deux
F courbes, on peut mener aussi
les normales AD , BE , et dé
terminer sur la perpendicu
Fig. 24.
laire à OA, menée par le
point 0, les longueurs OD, OE , qui sont les sous-normales
polaires. On sait qu'on a
dr dr
OD = et OE = ཟ
do do

Donc
dr ' dr dr — dr d (r' — ) _dp
ED =
do do do do do'

et ED, pris dans le sens ED, est la sous-normale polaire du


lieu du point C. Si donc on prend OF = ED sur le prolonge
ment de OE, on n'aura qu'à joindre FC pour avoir la normale
au lieu du point C.
Relativement au sens dans lequel il faut porter cette dif
férence r' – r , on peut remarquer que de a le signe de
dr' — dr, c'est-à-dire que , si le segment AB diminue quand
la transversale tourne de l'angle positif do autour du point 0,
de
do est négatif ; c'est donc le sens négatif, ou le sens de E vers
D, qu'on doit adopter.
M. Gohierre de Longchamps, qui a traité le même problème ,
en a donné une solution élégante.
Soient AM la tangente à la courbe (a) menée au point A ;
BM la tangente à la courbe (6) menée au point B.
Ces deux droites se coupent en M.
Si l'on prend sur le prolongement de MB une longueur
REMARQUES SUR LES TANGENTES DE CERTAINES COURBES. 43

BN = BM, et qu'on joigne BC, on aura la tangente en C au


lieu du point C.
Cette propriété du lieu du point C peut se démontrer direc
tement à l'aide des transver
M
sales. Menons un rayon vec
teur OC'A'B ', infiniment voisin
du premier . B'
Les points C' , A', B' , pris à B

la rencontre avec les tangentes ,


appartiendront aux courbes.
Considérons le triangle OBB', N
coupé par les transversales
AA'M, C'CN ; on aura les deux Fig. 25.
équations
OAXABXMB = ABX0A_XMB ,
OCX C'B'X NB = CB XOC'X NB'.

Mais on a OC = AB et par suite OA = CB , et de même


OC' = A'B ' et OA' = C'B' .
Si donc on multiplie l'une par l'autre les deux équations,
el qu'on supprime dans les deux membres les facteurs égaux,
il viendra simplement
MB X NB = MB' X NB',

ou bien
MB NB'
MB ' NB

ce qui montre que le point M partage le segment BB' , pris


dans le sens BB', dans le même rapport que le point N par
tage le segment BB', pris dans le sens B’B . On passera donc
du point M au point N en renversant le segment BB' bout pour
bout, ce qui revient, à la limite, quand B et B' coïncident, å
prendre BM = BM , ainsi que l'indique la construction de
M. de Longchamps.
On remarquera que les deux tangentes AM, BM n'inter
viennent pas de la même manière dans la détermination de
44 REMARQUES SUR LES TANGENTES DE CERTAINES COURBES .
la troisième tangente CN . La figure montre que les segments
égaux et contraires BM , BN doivent être portés sur la tan
gente menée à l'extrémité du segment AB qui correspond à
l'extrémité C du segment égal
M
OC, en supposant que l'on fasse
glisser le segment AB le long
du rayon vecteur jusqu'à ce

A Fig . 26 .
que le point A soit amené au
point 0 .

le
Si , au contraire , on amenait
point B à coïncider avec le
point 0 , le point A deviendrait
le point C, qui décrit la courbe au delà du pôle ; alors il fau
drait prendre les segments égaux sur la tangente à la
courbe ( a) , porter AP = AM , et join
dre CP pour avoir la tangente cher
chée .
La conchoïde ordinaire est un cas
particulier de l'une des courbes (a)
ou (b ) , quand on suppose constant le
(a
segment intermédiaire AB , el que
l'autre est une figure droite .
B
Dans ce cas le lieu du point C de
с
vient une circonférence dont le pôle
O est le centre . Comme on connaît les
tangentes à la circonférence et à la
droite , la tangente à la conchoïde s'en
déduit .
Si l'on mène CN perpendiculaire
au rayon OC, comme la droite AM est
sa propre tangente, la tangente en B å
Fig. 27 . la conchoïde est la droite MBN menée
par B de telle sorte, que ce point soit le milieu de la por
tion inscrite dans l'angle MIF. Il suffira pour la construire de
mener BF parallèle à la droite (a) et de joindre le point B au
point N, pris en faisant PN = IF .
SUR LES OVALES DE DESCARTES .

SUR LES OVALES DE DESCARTES .

27. Soient A et B deux points fixes, et M un point mobile


assujetti à la condition suivante : Si l'on appelle r et r les
distances MA , MB du point mobile à chacun des points fixes,
on a constamment entre ces dis
tances la relation
ar + br = c,

a , b étant des constantes . Le lieu B

du point M ainsi défini est un Fig . 28 .


Ovale de Descartes .
Il est aisé de reconnaitre qu'il existe en général un troi
sième pôle C , situé sur la droite AB, et tel qu'on ait aussi une
relation linéaire entre les distances du point M au point A ct
au point C , ou au point B et au point C.
Soit AB = I la distance des pôles donnés ; appelonso
l'angle MAB ; r et o seront les coordonnées polaires du lieu
du point M. Or le triangle MAB donne l'équation
(2) gut = gº + 19 - 21r cos 0.

Dans cette équation, remplaçons r par sa valeur en fonc


tion de r, tirée de l'équation (1 ) . Il vient

( 74 )'== 7% + 1 – 21r cos 0,


ou bien , en ordonnant par rapport à r.
(as_bº) rº + 2 (bºl cos 0 - ca) r + —b?P = 0 ,

équation polaire du lieu . Elle est de la forme


(5) 72 + 2 ( Mcos 0 — N ) r + P = 0 ;

toute équation de cette forme sera transformable dans l'équa


46 SUR LES OVALES DE DESCARTES.

sis
ct la
tion (1 ) ; il suffit en effet de déterminer les rapports
distance I, de manière qu'on ait les égalités
14
M=

ca
N =
aai - 67'
P=
- 6 ° /2

Soit, pour abréger,


P. = 9.

Il viendra
p'l = M (1 - p ),
q = N ( 1 - P) ,
g * -p' = P (1p ).

Entre ces trois équations , éliminons p et q. On tire de la


première
M
p M + 7
de la seconde
N
9N+ I

et, substituant dans la troisième, il vient


NPP ME PC
(N + 1 ( M + 7) N + T'

équation qui fera connaître l. Il vient , en supprimant le fac


teur 1,
N ° - MI (M + 1) = P (M + 1),
ou bien
MP + M - N + P) ? + PM = 0,
P 十 M – N + P 1 + P = 0,

équation du second degré qui aura deux racines réelles, s'il


existe un point B réel satisfaisant à l'équation ( 1 ) .
SUR LES OVALES DE DESCARTES. 47

L'une sera la longueur AB et fera connaître le point B ;


l'autre, si elle diffère de la première, fera connaître le troi
sième pole C. On a
1= M — NP + P + (M? – N2 + P )* - P.
2M 4M*

Le point C peut coïncider avec le point B. Il peut aussi


coïncider avec le point A, si l'on trouve l = 0 ; cela suppose
P = 0.
Dans ces deux cas, l'ovale a encore trois pôles, mais deux
sont confondus en un seul.
L'équation polaire de la courbe, dans le cas où P = 0 ,
devient
p = 2N - 2M cos 0,

équation d'un limaçon de Pascal . On a alors c = bl, et


l'équation (1 ) prend la forme
ar + br' = bL
ou
ar = b (1 — ).

Si du point B comme centre on décrit une circonférence


avec BA pour rayon , cette équation
r MA
montre que le rapport 1 p' MN
M

est constant pour tous les points du


lieu . B

En général, il existe trois pôles


distincts A, B , C , en ligne droite, et
si l'on appeller, r', q " les trois Fig. 29.
distances MA, MB, MC , le lieu pourra
ètre représenté par l'une des trois équations ,
ar + br' = 0,
a'r + V pult = c' ,
a ", " + 6" r = 0" ,

ou une combinaison de ces équations.


48 SUR LES OVALES DE DESCARTES .

Soit MH la normale à la courbe au point M, et soit II le


point où elle coupe l'axe AC . On obtiendra la direction de la
M
normale en composant au
point M deux forces, respec
tivement égales aux coeffi
cients a et b, appliquées sui
vantMA et [Link] l'obtiendra
н B
également en composant au
с

Fig . 30 .
même point deux forces
égales à a'et b', dirigées sui
vant MA et MC, et enfin en composant deux forces égales à
a" et b", dirigées suivant MB et MC . Du point M abaissons
des perpendiculaires sur les directions de ces diverses forces.
Soient p , p', p " les distances du pied N de la normale aux
trois rayons MA, MB, MC. Le théorème des moments , appli
qué successivement aux trois groupes de composantes, don
nera les relations

pa = p'b ",
p'a ' = - p" b', le point II étant en dehors du segment BC ,
et
p"a" = pl".

Si on les multiplie membre à membre, le produit ppp "


disparait comme facteur commun , et l'on a une relation entre
les six coefficients des trois rayons r, r ', r ",
aa'a" = - BUL",
ou bien
bbb "
aaa = -1 .

On arrive au même résultat en observant que la troisième


équation doit résulter de l'élimination de rentre les deux
premières. Il vient, en faisant cette opération,
au'r – bb'pell = ca' - c'b,
SUR LES OVALES DE DESCARTES .
49
qui doit coïncider avec la troisième équation ,
b " , ta" " = 0".

On doit donc avoir

aa ' bbo ca' - c'b


- ‫ام‬,
ce qui donne d'abord la relation
aa'a " = -b'b ",

et de plus l'égalité
(ca' – db) b" (ca ' – db)a "
aa' bb '

qui fait connaître la constante c ".

V. - MÉC. COLLIGNON .
4
CHAPITRE II.

QUESTIONS SUR LA STATIQUE.

COMPOSITION DES FORCES PARALLÈLES.

28. Soient deux forces parallèles et de même sens P et Q ,


appliquées en A et B , à composer en une seule .
I
La résultante R est égale à la
B
somme P + Q. Il reste à chercher
son point d'application . La méthode
P
suivante conduit très rapidement
H au résultat.
Portons PQʻ = BQ sur le prolon
l' R
gement de la force P, de manière à
Fig. 31 .
avoir en AQ la somme P + Q = R .
Joignons Q'B, et menons par le point Q une parallèle à BQ' ,
par le point Q une parallèle à AB . Ces deux droites se cou
peront en un point R ; si l'on mène RI parallèle aux forces
Pet Q, le point I sera le point d'application cherché, et IR la
résultante en vraie grandeur.
En effet, on a
IR = AQ = R .

On a aussi
HR = BQ = Q ,
COMPOSITION DES FORCES PARALLÈLES.
51
et par conséquent
IU = P .

Les triangles BIH, BAQ ’ donnent la proportion


BI IH
-

AB AQ '
c'est- à - dire
P
BI = AB X
P + Q

Le point I partage donc la distance AB dans le rapport


inverse des forces adjacentes, ce qui définit le point d'appli
cation de la résultante.
On peut remarquer que, si l'on joint PH , les surfaces des
deux parallélogrammes AIHP , BQRH sont équivalentes . Cette
égalité revient à la relation
Q XIB = P X AI

entre les moments ( obliques ) des forces P et Q par rapport au


point I , qui appartient à leur résultante .
La même construction , opéréc dans l'ordre inverse , per
met de décomposer une force
IR donnée en deux compo
santes P et Q, appliquées en B

des points donnés A et B. R


Elle s'étend d'ailleurs à au
tant de forces parallèles qu'on 11
voudra . Elle convient égale Fig . 32.

ment au cas où l'on aurait à composer deux forces paral


lèles P et Q agissant en sens contraires.
On prendra PQʻ = BQ, et le reste AQ' sera la grandeur de
la résultante R. On joindra BQ ', on mènera QR parallèle à
Q'B, jusqu'à la rencontre en R avec la droite Q'R parallèle
å AB. Puis on mènera RI parallèle aux forces . Le point I sera
le point d'application cherché ; il passe à l'infini dans le cas
du couple, où P = Q.
ÉQUILIBRE INTÉRIEUR
52
On a en effet
IR = AQʻ =R

et IHEAP = P

BI IH
ои
Les triangles BAQ' , BIH donnent la proportion AB AQ

bien BI = AB X P égalité conforme à la définition du


P - Q'
point
On [Link] dans les Annales des Ponts et Chaussées , juil
let 1885, n° 58 , l'application de ces règles à la construction
du polygone des moments fléchissants des poutres, dans le
cas des charges discontinues .

ÉQUILIBRE INTÉRIEUR D'UN SYSTÈME ARTICULÉ .

29. Le système articulé dont nous allons nous occuper


est formé de deux contours polygonaux , dont les côtés , égaux

d E
b
A

0 "

с D
B

Fig. 33 .

entre eux , ABCD ... , abcd ..., sont articulés aux points B , C... ,
b, C... , ainsi qu'aux points 0 , 0' , 0 " ..., où ils se coupent mu
tuellement en deux parties égales . Le système ainsi formé est
susceptible de déformation : il s'allonge en diminuant de hau
teur, quand on le développe en éloignant les sommets voi
sins ; il se contracte en augmentant de hauteur , quand on en
rapproche les sommets .
Nous supposerons que le point A, extrémité supérieure du
D'UN SYSTÈME ARTICULÉ. 53

polygone, soit articulé en un point fixe, et que le point a ,


extrémité inférieure, soit assujetti à glisser sans frottement
le long de la verticale du point A. Dans ces conditions, la
déformation du système articulé conserve le niveau de la
ligne AbCdE... , qui contient les sommets supérieurs, tandis
que la ligne aBcDe ... des sommets inférieurs variera de hau
teur avec le point a .
On suspend un poids donné P à l'un des sommets supé
rieurs. La déformation du système n'altérant pas le niveau
du point d'application du poids P, il y a équilibre, pourvu
qu'on fasse abstraction du poids propre du système, ce que
nous supposerons ici . Cela étant, on demande la distribution
des efforts dans les divers côtés
du polygone , et la charge des
points d'appui A et a.
Nous supposerons successive
ment que le système comprend P

2 , 3 , ....n sommets supérieurs ,


G B
A , b , c , d, ...
1 ° S'il n'y a que deux sommets
supérieurs, A et b , on peut sup
primer, sans rien changer à l'é Fig. 34.
quilibre, la moitié OB du côté AB,
puisque celle moitié ne reçoit aucune force . On est ramené
à l'équilibre d'une tige ab , chargée en b d'un poids P,
appuyée en a contre une droite verticale qui développe, par
hypothèse, une force normale G, et soutenue en son milieu 0
par une bride AO , articulée au point fixe A. La bride AO n'est
soumise à aucune force entre les points A et 0 ; donc elle
transmet intégralement au point 0 du côlé ab la force F
qu'exerce sur elle le point fixe A. En résumé, la force Pest
tenue en équilibre par deux forces F et G, dont les directions
sont connues . On trouvera ces deux forces en décomposant la
force BP, transportée au point commun aux trois forces, sui
vant les directions AB et aB. On obtient ainsi les composantes
Get F ; la seconde fait connaitre la tension de la bride AO .
54 ÉQUILIBRE INTÉRIEUR

2° S'il y a trois sommets supérieurs A, b, C , on pourra


encore supprimer la moitié de la bride bc, et la réduire à la
partie 60'.
Le poids P est tenu en équilibre, d'une part , par les forces
développées aux points A et a , et d'autre part par les forces
H développées aux points
b C b et B. Un raisonne
ment identique à celui
qui a été fait pour le
cas précédent, montre
a
G K' в к
que la force développée
P H F

Fig. 35 .
au point b a la direc
tion 60' , car cette force
doit agir en O' sur la barre CB , et, comme il n'y a pas de force
appliquée entre b et O' , elle transmet au point Oʻ de la barre
CB la force qui est exercée sur elle au point b par la barre
ab. Cette force a donc la direction 10 '. On trouvera les
deux forces développées aux sommets b et B , en décomposant ,
suivant les directions cb, cB, le poids P transporté en c , où sa
direction rencontre la direction 60' prolongée ; ce qui fait
connaître la force K développée en B, et la force II déve
loppée en b suivant la direction 60' . On voit que les forces
développées en B sont horizontales. Les forces K ' et II , égales
respectivement à K et H , mais agissant en sens contraire,
sont les actions subies par les barres AB et ab aux points
B et b. On décomposera de même le poids P, transporté en c,
suivant les directions ca , ca , ce qui donnera les composantes
F et G , à appliquer en les changeant de sens aux points A et a .
Si l'on compose ensuite BK' et AF, qui agissent sur la barre
AB , la résultante, qui passe forcément au point c, passera
aussi au point 0 ; car elle est tenue en équilibre par la force
T développée en ce point, et provenant de la barre ab qui s'y
assemble; elle a donc pour direction la droite c0 . On trou
verait, par la même raison , cette même force T , en composant
au point c les deux forces bll' et af , appliquées à la barre ab ;
Ja force T' , égale et contraire, les tient en équilibre .
D'UN SYSTÈME ARTICULE. 55

3 ° Supposons qu'il y ait quatre sommets supérieurs. Nous


pourrons étendre à ce cas la solution qu'on vient d'obtenir.
Remarquons que l'on peut résoudre le second cas en
appliquant au dernier morceau bOʻBC du système articulé la
solution du premier cas ; cela revient à regarder le sommet b
S' 11
C d

a
GR ' B R C

PHS

Fig. 36.

comme fixe, et le sommet B comme mobile sans frottement


le long de la verticale du point b . On achèvera la solution du
second cas en répétant la solution du premier, appliquée aux
points d'appui A et a . Toutes les forces trouvées passent
par le point c.
L'analogie conduit à étendre la même solution de proche
en proche . L'équilibre intérieur du morceau CO " cd est
connu par le premier cas , l'équilibre intérieur du morceau
bcdBCO" sera de même connu par le second ; enfin l'équilibre
intérieur de l'ensemble s'obtiendra par le même raisonnement
que l'équilibre du premier cas ou du second , c'est-à -dire en
décomposant le poids P, appliqué en D, suivant les droites DA ,
Da. On trouve de même les forces K ,K', H , H' R,R', S , S', déve
loppées aux sommets c, C, B, b, en décomposant P suivant les
droites
Dc, DC,
Db, DB .

Ensuite on trouvera les réactions mutuelles développées


dans les articulations 0 et O', en composant ensemble
AF et BR' ou ag et bs, pour avoir T,
OS et ck' ou Cll'et BR pour avoir T'.
56 CONTREPOIDS COMPENSATEUR DU POIDS DES CABLES
Les réactions T et l' passent aussi par le point D.
Cette solution est générale et s'étend à autant de sommets
qu'on voudra .

CONTREPOIDS COMPENSATEUR DU POIDS DES CABLES , DANS LES


MACHINES D'EXTRACTION .

30. On se sert dans les mines de machines d'extraction pour


élever les bennes pleines du fond des puits jusqu'au niveau
du sol, et pour descendre du même coup les bennes vides. Les
bennes sont suspendues aux deux extrémités d'un câble, qui
s'enroule sur un tambour, placé au -dessus de l'orifice du
puits, et auquel une machine à vapeur donne un mouvement
de rotation , dans un sens , puis dans un autre, suivant que
la benne pleine occupe l’une ou l'autre extrémité .
La profondeur des puits , qui atteint aujourd'hui plusieurs
centaines de mètres, oblige à donner de très grandes sections
aux câbles, ce qui entraîne pour eux un poids considérable
par mètre courant . Si , en effet, on désigne par l la longueur
maximum du câble quand il descend jusqu'au fond du puits,
par p son poids par mètre courant, par P le poids de la benne
vide, et par Q le poids de son chargement, la section la
plus élevée du câble porte comme poids maximum la somme
P + Q + pl ; si l'on divise cette somme par la tension - limite
K qu'il est prudent de faire porter à la matière du câble
avec sécurité pour le service , on aura la section w qu'il est
nécessaire d'assurer au câble . On a donc

P + Q + pl
k

Mais le poids p par mètre courant est le produit de la section w


par le poids spécitique II de la matière composant le câble.
On a donc l'équation
P + Q + Dal = Kw ,
DANS LES MACHINES D'EXTRACTION . 57

d'où l'on déduit


P+Q
K – Ol

quantité qui grandit de plus en plus avec 1, et qui deviendrait


même infinie si l'on poussait la profondeur du puits jusqu'à
la limite Kū
Il résulte de là une difficulté pour le jeu de la machine
élévatoire.
Considérons la benne pleine au fond du puits , mais déjà
soulevée pour commencer son mouvement ascendant. De
l'autre côté du câble nous avons la benne vide, qui com
mence à descendre au bout d'un tronçon de cable très court .
Il en résulte que la puissance motrice doit à cet instant
faire équilibre à la force ( P + Q + pl) agissant dans le sens
rétrograde, et à la force P dans le sens direct. Si l'on appelle
R le rayon du tambour, la machine élévatoire doit dévelop
per à cet instant un moment égal à
( Q + pl) R.

Au contraire, si l'on prend les derniers instants de l'ascen


sion de la benne pleine , la longueur 1 du câble est passée de
l'autre côté, le poids P + Q est la seule force résistante , et
le poids moteur est devenu P + pl ; la différence des moments
donne
( Q - pl) R,

de sorte que l'effort de la machine varie, aux deux extrémités


de la course, dans le rapport de Q + pl å Q – pl ; celte der
nière expression est généralement négative lorsque la lon
gueur l est un peu grande, ce qui entraîne une grande valeur
aussi pour p.
Le travail de la machine serait donc très irrégulier ; la
vitesse d'élévation commencerait par être très faible, puis
elle irait s'accélérant jusqu'à la fin . De là des forces d'inertie
58 CONTREPOIDS COMPENSATEUR DU POIDS DES CABLES

développées dans le système en mouvement, et des augmen


tations notables des tensions calculées à l'état statique. Il
importe de compenser ce poids des càbles, qui tantôt s'ajoute,
tantôt se retranche du poids utile Q. On peut y parvenir de
diverses manières . Nous n'en citerons qu’une .
Nous ferons abstraction des bennes et de leur chargement.

Elca o'c' a ' E

m ta
Ida
M

B B'

M'
dri

a '

Fig. 37.

Les deux bennes se font équilibre. Quant au chargement Q,


l'élévation qu'on lui donne représente un travail constant
pour tous les éléments de la course . C'est le travail utile de
la machine élévatoire .
On se servira , pour la compensation , d'un contrepoids qui
descendra ou montera, suivant qu'il y a à produire dans la
machine un excès de travail moteur, ou un excès de travail
DANS LES MACHINES D'EXTRACTION . 59

résistant . Ce contrepoids ne devra ni monter, ni descendre,


lorsque les deux brins du câble se feront équilibre ; les deux
extrémités du câble sont alors à la même hauteur. En même
temps le contrepoids doit occuper le point le plus bas de sa
trajectoire.
Soit AA' le tambour sur lequel s'enroule le câble BAA'B' , et
qui est mobile autour de l'axe projeté en 0 ; nous le suppo
serons en mouvement dans la direction de la flèche f. Il y a
équilibre pour le câble lorsqu'il est dans la position BA A'B ' et
que ses deux extrémités sont à la même hauteur. Soit MAA'M '
une autre position quelconque, définie par la longueur
x = BM = B'M'.

Le contrepoids S est attaché à la poulie h , qui est soutenue


par la corde cddc', laquelle s'enroule, suivant une loi qu'on
définira plus loin , sur un second corps tournant EO'E' . Lors
que le câble est dans la position d'équilibre, la poulie h et le
poids S doivent occuper leur position la plus basse ; le centre
de la poulie est en g, et les brins qui la soutiennent, ab, b'a',
sont également distants de la verticale passant par le point O' .
Soit z la distance verticale parcourue par le centre h de la
poulie, à partir de sa position la plus basse g, lorsque le câble
a la position MAA'M '.
Les deux corps tournants 0 et O' sont reliés ensemble par
une courroie sans fin HH ', qui assure entre eux une raison
connue e . Si l'on fait tourner le tambour autour de l'axe 0,
d'un angle do dans le sens de la flèche, le corps tournant o'
tournera autour de son axe O d'un angle dz = edo . Soit R le
rayon du tambour, r et r' les bras de levier O'c, O'c ' , des
tensions développées dans les brins cd , c'd' qui soutiennent
le poids S.
La rotation do du tambour entraîne le passage du câble de
la position MAA'M ' à la position infiniment voisine MAA'm '. Le
travail correspondant peut être regardé comme résultant du
passage de l'élément de câble Mm dans la position M'm' ; il
60 CONTREPOIDS COMPENSATEUR DU POIDS DES CABLES
est égal au produit pdx x 2x du poids de l'élément par la
hauteur dont il s'abaisse . La rotation da du second corps
tournant enroulera une longueur rda du brin montant dc, et
déroulera une longueur r'da du brin descendant . Elle dimi
nue donc la longueur libre de la corde cdd'd' de la diffé
rence (r — m') da, et cette diminution porte également sur les
deux brins ; d'où résulte pour la poulie h, et pour le poids S ,
1
une élévation égale à 5 (r — r' ) da. Le travail correspondant
1
cst donc égal à $S (r — m ) da,
2 en négligeant le travail
du poids de la corde. L'équation de la compensation est donc

2pxdx – sir– ) dx = 0.
On a entre x et a la relalion
dx
da = edo = EE
E T

Donc

2pxde – js(r — M ** et = 0,
équation satisfaite si l'on a
7—2 =
4pR.r
(2) Se

Nous compterons les angles 0 et les angles a, qui définissent


la position des corps tournants, à partir de la position que ces
corps occupent quand x = 0 ; de sorte que les variables 0 ,
a et x s'annulent ensemble , et changent ensemble de signe .
On aura
.
0 -
ñ
et
ET

La quantité z , dont s'élève la poulie h au-dessus du point


DANS LES MACHINES D'EXTRACTION. 61

le plus bas g de sa course , est donnée par l'équation

dz = ģ (" — 1 )dx.

Observons que per! est la moyenne arithmétique des


2
ordonnées O'c, — O'c', des brins qui portent la poulie h ,
ces ordonnées étant complées horizontalement partir du
r - gold
centre 0 % ;
" " est donc l'ordonnée du point h , centre
2
de la poulie, qui se projette sur l'horizontale au milieu de
l'intervalle cc' . Désignons-la par y . Remplaçons dans l'équa
rr dx .
tion précédente par y , dz par sa valeur e et dx >
2 R'
r pol
par sa valeur en fonction de 2 ou de y , déduite de
l'équation ( 2). Il vient d'abord
y = 2pRz 9
Sc

puis
2pR d.r 2pR Rda 2pR
dy = 2p Rx =
Se*
da .

Donc
Se ?
d3 = y X 2pR? dy
et enfin
Se
(3) pky ,

équation de la courbe décrite par le centre de la poulie .


Il reste à montrer comment on réalise l'enroulement des
brins cd , c' d'.
Le second corps tournant Oʻa la forme d'un double cône de
révolution, symétrique par rapport au plan ee' de la grande
base commune aux deux cônes partiels. L'un, celui qui est en
avant sur la figure, sert à l'enroulement du brin cd ; l'autre,
en arrière, est destiné à recevoir le brinc'd '. On trace à la sur
POIDS SATEUR U OIDS ES ABLES
62 CONTRE COMPEN D P D C .
face de ces cônes une rainure de faible profondeur, dans la
quelle les brins viennent s'appliquer. Lorsque le câble princi
pal est dans sa position d'équilibre, la poulie g est au point
le plus bas, dans sa position moyenne ; et les brins se déta
chent du double cône aux points a et a', milieux des généra
trices horizontales. Ces points se transportent de a en c et de
a' en c' le long des mêmes génératrices, quand on fait tourner
le double cône dans le sens indiqué, ce qui assure à la diffé
rence r- r' la valeur nécessaire pour l'équilibre . Cherchons
la courbe suivant laquelle il faut tracer la rainure qui con
duit le brin .
La différence r - r' est une fonction linéaire de x , ou de a ;
Rz
on a , en effet, par l'équation (2) , où l'on remplace x par e

7 - que
4pR2 a
Sat

On pourra donc exprimer r et r' par des fonctions linéaires


de l'angle a , telles que la différence reproduise la fonction ( 1).
Soit r, la valeur commune à r et à r' lorsque la poulie est au
point le plus bas ; on devra poser
r = metros
q = m (6-7 ) + 7o

en distiguant les deux angles a et « - *, qui définissent les


directions des deux rayons r et r', portés en sens contraires
sur la même droite à partir du point O'. Il viendra , en retran
chant,
p - p = mt ,

ct par suite
M =
4pR?
Smet'
ce qui donne
4pR ?
(5) Sme?
Q + 7o ,

équation de la spirale d'Archimède, suivant laquelle les deux


APPROFONDISSEMENT D'UN PUITS DANS UN TERRAIN HOMOGÈNE . 63

rainures tracées sur le double cône doivent se projeter sur


le plan de la base commune ee'.
Le brin qui quitte la rainure pour tomber à peu près verti
calement, ne lui est pas tangent. Il en est de même pour la
corde qui se détache d'un cylindre où elle est enroulée sui
vant les spires jointives d'une hélice. Le dernier élément du
contact entre la corde et le cylindre n'a généralement pas la
direction de la partie libre . La raideur de la corde intervient
alors pour assurer un raccordement continu entre l'hélice et
cette direction .
Les brins dc, d'c' sont enroulés chacun sur son cône à
partir des sommets ( et O ”, de manière que le mouvement
de rotation de l'ensemble des cônes autour de l'axe O'0" suf
fise pour enrouler l'un des brins et dérouler l'autre . Ce sys
tème forme, en définitive, une sorte de treuil chinois à rayons
variables (t . I, 8 295 ; t . II , § 273) .

TRAVAIL DE L'APPROFONDISSEMENT D'UN PUITS DANS UN TERRAIN


HOMOGÈNE .

31. Soit ABCD un puits à section constante , ouvert dans


un terrain homogène. 10 B
Appelons S la section du puits ,
z sa profondeur actuelle OM, mesurée
sur l'axe vertical Oz à partir du
niveau du sol au point 0 .
Pour approfondir le puits de la quantité IM
D

MM ' = dz, il faut produire successivement M ' D'


ጊZ
deux quantités de travail :
Fig. 38 .
1° Le travail de l'approfondissement, qu'on
peut regarder comme proportionnel au volume CDD'C ' à
désagréger ;
2° travail de l'enlèvement des matériaux produits par
cette première opération, qu'on doit élever jusqu'au niveau
64 APPROFONDISSEMENT D’UN PUITS

du sol , où nous supposerons qu'on trouve à proximité un lieu


de dépôt .
On représentera le premier travail par le produit KS dz , en
appelant K le travail correspondant au déblai d'un mètre
cube du terrain dans lequel on opère ; le second sera repré
senté par le produit ISdz X %, en appelant II le poids spéci
fique du déblai formé en CD, qu'on élève à la hauteurz.
On a donc , en appelant T le travail de l'approfondissement,
dT = KSd : -+ IISads,

ct par suite, en intégrant , ct en observant que T = 0 lorsque


la profondeur z est nulle ,
T = S ( K : + 113') ,

oùz devra recevoir la valeur de la profondeur totale à laquelle


on doit atteindre. T croit avec z suivant une loi parabolique .
Si l'on divise par celte profondeur totale z , on a
т
- S ( K + $ 03) ,

équation qui donne le travail moyen par mètre de profon


deur. On voit que ce travail moyen croît avec la profondeur
totale .
La formule obtenue suppose que la pesanteur reste la même
en lout point de la profondeur totale . Pro
0 posons -nous de voir comment elle devrait
être modifiée, si l'on avait à tenir compte
M'
des variations de g aux divers points de la
verticale OZ .
M
Considérons une masse m prise en Må la
profondeur z au-dessous du sol , et supposons
cette masse mobile le long de la verticale MO .
Fig . 39.
Pour définir ses diverses positions , nous
appellerons z' la profondeur à laquelle elle se trouve en un
point quelconque de son trajet. Le poids de la masse m varie
DANS UN TERRAIN HOMOGÈNE . 65

du point M au point 0. Soit g l'accélération due à la pesan


teur à la distance z' du sol. La force étant mg, le travail corres
pondant à l'ascension – dz' est le produit mgdz' , et le
travail total sera par conséquent

-S = mgd = m"So gdz'.


en faisant sortir du signe ſ le facteur constant m .Si nous
admettons l'homogénéité du globe terrestre, 9 varie propor
tionnellement à la distance au centre, et l'on a, en appelant a
le rayon de la sphère terrestre , l'équation

9 = 9 * (1-3)
qui donne g = 9. pour z = 0, c'est-à-dire au niveau du sol , et
g = 0 au centre de la terre.
On a donc

Soud = f* (1-2) : =84-90


résultat qu'il faudra prendre entre les limites 0 et z. Il vient
donc pour le travail de l'ascension

mgo mgo 2a

Le produit mg, est le poids de la masse m au niveau du sol .


Le poids du volume CDD'C' s'exprimait tout à l'heure par
FISdz; ce produit exprimera maintenant le poids qu'aurait le
volume de déblai ramené au point 0 , et le travail de l'élé
vation du morceau CDD'C'est par conséquent
IIS :
(:-)
On aura donc
AT = KSdz + OSdz
( -3 ); 5
v . - MÉC. COLLIGNON .
66 PUITS DANS UN TERRAIN HOMOGÈNE.

ce qui donnera , en intégrant de nouveau ,

T = S ( K : +40 :: -
s(k + )
Le dernier terme est généralement négligeable , à cause de
la grandeur du rayon a par rapport à la profondeur z.
On a supposé la section constante, comme cela a lieu habi
tuellement . On pourrait aussi bien admettre que S varie en
fonction de z, suivant une loi donnée. Alors l'intégration qui
fait passer de dt å T devrait porter sur le facteur S , et l'on
aurait , en supposant que la pesanteur conserve sa valeur sur
tout le parcours OM ,
Sdz + 1
Ekſ
T = K
•Ssd S : d :.

dᎢ
Le rapport dz S (K + [Iz) représente , pour chaque pro
fondeur z , la difficulté d'un approfondissement égal à l'unité
de longueur . Si S est constant , elle croit avec la profondeur
suivant les ordonnées d'une droite . Mais on pourrait , en ren
dant S variable , faire en sorte que cette difficulté soit con
stante. Il suffirait en effet pour cela de régler les sections de
manière à rendre le produit S (K + II:) constant. S et z sont
alors les coordonnées des points d'une hyperbole.

COURBES FUNICULAIRES .

52. On trouvera dans les volumes de Rouen et de Blois des


Comptes rendus de l'Association française pour l'avancement
des sciences quelques recherches sur les courbes funicu
laires , que nous nous bornerons ici à mentionner sommaire
ment.
Congrès de Rouen , séance du 17 août 1883 : Chaînette
d'égale résistance. L'équation de cette courbe, où la tension
COURBES FUNICULAIRES . 67
par unité de section est la même en tout point du fil, est en
coordonnées rectangulaires

COS
a

Congrès de Blois , séance du 5 septembre 1884 : Forme


d'équilibre d'un fil homogène, dont tous les éléments sont
sollicités par des forces attractives émanant d'un centre
fixe, inversement proportionnelles aux " carrés des dis
tances à ce centre .
L'équation polaire de la courbe cherchée est
Cdr
do = +
PV (Br - A) : - 0

on reconnaît qu'il y a trois genres de courbes distincts, sui


vant qu'on a C < A , C =A , C > A . Les arcs de ces trois genres
de courbes s'expriment par une même fonction analytique .
CHAPITRE III.

QUESTIONS SUR LA DYNAMIQUE ET LA MÉCANIQUE


DES FLUIDES .

MOUVEMENT DES PROJECTILES DANS UN MILIEU DONT LA RÉSISTANCE


EST PROPORTIONNELLE A LA VITESSE .

33. On a traité ( t. III , 826) la question générale du mouve


ment d'un projectile dans un milieu résistant , lorsque la
résistance est donnée par une fonction quelconque de la
vitesse . Nous supposerons ici
N que la résistance est propor
tionnelle à la vitesse. Alors le
M
problème se simplifie notable
mcnt .
0. Soit K'y la résistance du mi
lieu , rapportée à l'unité de
P
masse du projectile. Les forces
ጊ Z' qui agissent sur le point maté
Fig. 40 .
riel au point M sont la pesan
teur g , et la résistance Kiv ;
celle-ci , projetée sur les axes, donne les composantes K*v,
dc
et K’v;, ou K K?
dt' di' qu'il faut prendre négativement.
Les équations du mouvement sont donc
-K?
dx
dla dt
-K ?
de de -9,
MOUVEMENT DES PROJECTILES. 69

équations qu'on peut intégrer séparément, car la première ne


renferme que x, la seconde que z.
On a , en faisant une première intégration,
dx
= C— K* x ,
(2)
ds
dt = C'— K%; — gt.

La première donne la composante horizontale de la vitesse ;


pour x = 0, c'est- à -dire au point de départ 0 du projectile,
clle doit donner la composante horizontale de la vitesse initiale,
sin 0. On a donc C = v, sin 0. De même au point 0 on a à
la fois z = 0 et t = 0 , et C'est égal à la composante verticale
de la vitesse v., ou à v , cos 6. Les deux constantes sont donc
déterminées.
Les variables se séparent dans la première équation.
On a , en effet,
dr 1 dr
dt = ;
C - K ** к с
-T

ce qui donne en intégrant

i= c, slog nep. ( 13-- ),


équation qui doit donner t = 0 pour x = 0 ; par conséquent
1 с
la constante C a pour valeur k log nép.. Kö, et l'équation
devient
с
1
kilog nep. cum
ou bien
= log nép.
(A)
(1–0–645.
La seconde équation est une équation différentielle linéaire
70 MOUVEMENT DES PROJECTILES.
du premier ordre, à coefficients constants, qu'on peut écrire
di + B = C — gt.
On cherchera d'abord une solution qui satisfasse à cette
équation avec son second membre ; on trouve aisément

on en déduit, en effet,
=
Multipliant la première par K et ajoutant à la seconde, on
retombe sur l'équation donnée.
On posera ensuite
+ - + u,
u étant l'intégrale générale de l'équation proposée,
+ KP = 0,

privée de second membre . On aura


v = Ae - 5 ,
en appelant A une nouvelle constante arbitraire.
Donc enfin

:=m - +
* de - 14 .

Cette équation jointe à l'équation (5 ) définit le mouvement.


On déterminera la constante A en faisant t = [Link] doit avoir
i = 0. Donc
+A=0
et
+
MOUVEMENT DES PROJECTILES. 71

et il vient pour l'équation définitive qui donne z en fonction


de t,
C' 9 9
+
K? K. e
L'équation ( 3) montre que la courbe a une asymptote ver
С
ticale , x = ” limite de l'abscisse x lorsque le temps t croit
K
indéfiniment .
Le point le plus haut de la trajectoire s'obtiendra en faisant
at = 0 ; ce qui donne pour déterminer t l'équation
e- K2 9
9 + C'ka '
ou bien
C'K
ek " = 1 +
g
et
C'kº
= log nép. ( 1+ 19 ).
Le maximum de z est donc égal à la fonction

:- +2(1--*' ) - falog nep.( 1+ %*)


C' + C'kg
K * (9 + CK?) log nép. (1 +% * )
34. Au lieu de décomposer le mouvement suivant les axes
OX, OZ, on peut le décomposer suivant les axes ON, OZ', dont
le premier est la tangente à la trajectoire au point de départ,
et le second la verticale descendante.
La droite ON a pour équation dans le système primitif des
coordonnées
x = x cot mo,

et les abscisses PN = x ' comptées sur l'axe ON seront égales å


X
; comme on a
sin 0.

- e - ky) ,
(1 -
72 MOUVEMENT DES PROJECTILES .

et que C est égal à v, sin 0, on voit que l'on aura


(5) x'= 11 --- ** ),
équation qui ne renferme plus l'angle 0..
On a de plus
MN = ;' = x cot no
= x cos 00
l'o cos 0
K? 11––80 )– ( + % ) 1-2-5") + .
Cette expression est susceptible de réduction , en observant
que C' = v, cos 0. Il vient en effet
(6 ) z'= kt- 11--- "),
équation dans laquelle l'angle 0, a aussi disparu . Les deux
équations (5) et ( 6) définissent le mouvement, aussi bien que
les équations (3) et (4) ; mais elles ne contiennent pas trace
de l'angle 0., implicitement donné par la direction de la
première tangente ON ; la première contient seule la vitesse
initiale v
Il résulte de là que, si on lance au point 0 simultanément
divers projectiles pour lesquels la constante K' soit la même,
et qu'on fasse varier de l'un à l'autre l'angle 0,, si l'on
décompose le mouvement de chacun suivant la tangente à la
trajectoire au point 0 et la verticale, les espaces parcourus
suivant ces deux directions seront respectivement égaux en
temps égaux pour tous les projectiles. Cette propriété des
courbes balistiques a été découverte par M. le colonel Astier.
Elle peut se démontrer géométriquement.
Décomposons la vitesse v du mobile en deux composantes
parallèles aux axes ON , OZ' ; soient vx, v, les deux compo
santes . Appelons jr , j;, les accélérations projetées sur les
mêmes axes . Nous aurons
ji = - Kve ,
j: ' = 9 - KV:';
MOUVEMENT D'UN POINT SUR UNE CIRCONFÉRENCE. 73

équations de deux mouvements rectilignes qui peuvent se


traiter à part , indépendamment l'un de l'autre. Le mouve
ment suivant ON sera le mouvement d'un point qui part avec
la vitesse vn, et n'est soumis qu'à la résistance du milieu
proportionnelle à sa vitesse; le mouvement suivant OZ' est le
mouvement d'un point qui part du repos, et qui tombe sous
l'action de la pesanteur, en subissant la résistance du milieu .
Ces deux mouvements sont entièrement définis , et définis de
la même manière, quelle que soit la direction initiale du tir,
pourvu que les constantes Ket v , soient les mêmes . Donc les
mouvements suivant les droites ON el OZ' sont les mêmes
pour tous les mobiles, qui parcourent en temps égaux les
mèmes espaces en projection sur ces deux directions.
On a vu (t . III , § 30) qu'en supposant la résistance de l'air
exprimée par la fonction Av + Bu? de la vitesse, les baisses
du projectile, comptées verticalement à partir de la ligne de
tir, ne sont pas sensiblement influencées par les variations de
l'inclinaison initiale . On voit que cette propriété, qui n'est
qu'approximative , et qui suppose un tir presque horizontal ,
devient rigoureuse quand on admet que la résistance est pro
portionnelle à la vitesse.

CAS PARTICULIER DU MOUVEMENT D'UN POINT SUR UNE CIRCONFÉRENCE


ET DU MOUVEMENT PROJETÉ SUR UN DIAMÈTRE .

35. Soit M un point qui décrit la circonférence AMO en fai


sant des aires égales en temps
égaux autour du point 0, pris sur
cette circonférence. Cherchons
l'accélération j de ce mouvement . \26
Elle a la direction MO en vertu du
théorème des aires.
Soient C le centre de la circonfé
rence , CM = a le rayon ; o l'angle
Fig. 41 .
MOC qui définit la position du rayon
vecteur OM . Nous désignerons par r la longueur OM de ce rayon .
74 CAS PARTICULIER DU MOUVEMENT D'UN POINT SUR UNE CIRCONFÉRENCE
La distance p = 0H du centre des aires à la tangente au
cercle en M est égale à 01 + H, en abaissant la perpendicu
laire CI sur OH . Or IH est égal à CM ou à a. Ol est la projec
tion de OC sur OI, qui est parallèle à CM , et fait avec OC l'an
gle 20. Donc Ol = a cos 20, et l'on a
p = a (1 + cos 20 ) = la cos ? 0.

La vitesse v est inversement proportionnelle à p, par la loi


des aires ; posons donc
А
2a cos *8

L'accélération totale j a pour projection sur la normale CM,


va
j cos 0 = a ' a étant le rayon de courbure.
Donc
j = a cos 0
= (facesvo) 4a coss o

Voilà j exprimé en fonction de 0 ; il suffit d'exprimer 0 en


fonction de r .
Or
7 = la cosa .

Donc
75
að coss0 = as x 259
955a525
25 xx a?'
et enfin
8a?A?
j = ‫دم‬

L'accélération est donc proportionnelle à l'inverse de la cin


quième puissance de la distance au point 0 .
Lorsque le mobile parvient au point 0, sa vitesse v et son
accélération ; sont infinies : résultat qui indique une impos
sibilité. Il n'y a pas de force infinie, et on ne peut rien affir
mer sur la continuité du mouvement, dès que la vitesse passe
par l'infini, car la continuité est rompue par cette hypothèse.
ET DU MOUVEMENT PROJETÉ SUR UN DIAMÈTRE. 75

On ne peut pas affirmer, par exemple, que le mobile parvenu


en 0 avec une vitesse infinie traversera le point 0 pour décrire
la demi-circonférence inférieure. Nous le montrerons en étu
diant le mouvement du point P, projection du point M sur le
diamètre OA.
Soit en effet x = OP. On aura pour l'accélérationſ
j =j cos 0 ,
et par conséquent

j' = 4a3 cosa
On a de plus
= rcos 0

et
r = 2a cos 0 .
Donc
x = 2a cos 0 ;
par suite
AP
j =
4a : x
490

Il résulte de là que le point P a une accélération propor


tionnelle à l'inverse du carré de la distance OP, ou , si l'on veut,
qu'il subit de la part du point o l'attraction newtonienne.
L'accélération » est donc infinie au point 0. Or il est évi
dent d'après la figure que le point P , parvenu en 0, ne passe
pas au delà de ce point, mais qu'il rétrograde le long du dia
mètre OA, et cela, que le point M parcoure l'une ou l'autre
des demi-circonférences que ce point 0 sépare.
La vitesse v' du point P est d'ailleurs infinie au point 0. Car
u est la projection sur OA de la vitesse v , laquelle fait avec
OA un angle égal à – 20. On a donc
A
V = vsin 20 = x 2 sin cos 0 = tango,
2a cosa
2

produit qui devient infini au point 0 , pour 0 =


76 PROPRIÉTÉS DU MOUVEMENT
Voilà donc un point P qui parvient au point 0 avec une vi
tesse infinie dans le sens PD, et qui est réfléchi dans le sens
OP avec une vitesse égale, comme s'il avait choqué en 0 un
ressort de puissance infinie. Cet exemple montre que la vitesse
peut changer de sens, au point de vue analytique , aussi bien
en passant par l'infini que par zéro ; il montre aussi que la loi
de l'inertie , démontrée par des expériences où les vitessés et
les forces restent toujours finies, ne peut être étendue au cas
fictif où elles auraient des valeurs infiniment grandes.
Le mouvement du point P, qui est soumis à l'attraction
newtonienne du point 0 , est en réalité un mouvement ellip
lique qui s'opère dans une ellipse infiniment aplatie ayant ses
foyers en 0 et A. Le résultat donné par l'analyse est donc un
résultat-limite, qui s'explique de lui-même .
Pour en revenir au premier problème , on voit que, puisque
le mouvement du point P change de sens en atteignant le point
0, rien ne prouve que le mouvement du point M n'en ferait
pas autant en arrivant au même point ; la continuité étant
rompue, on ne peut rien affirmer sur ce qui se passerait, et
le mouvement du mobile M demeure indéterminé.

PROPRIÉTÉS DU MOUVEMENT D'UN SYSTÈME MATÉRIEL QUELCONQUE .

36. Lorsqu'un système solide est en mouvement, il existe,


dans chaque position du système, un plan qui est parallèle
au plan homologue dans une position antérieure ( t . I, § 318) .
M. J. Bertrand a découvert une propriété analogue pour le
mouvement d'un système quelconque , sauf à considérer
deux positions infiniment voisines , et , au lieu d'un plan
indéfini, un élément plan infiniment petit . Le théorème a
alors l'énoncé suivant :
Dans tout système en mouvement, il existe à chaque
instant et en chaque point du système un élément plan dont
les molécules se transportent, au bout d'un temps infiniment
petit, dans un plun parallèle à cet élément .
D'UN SYSTÈME MATÉRIEL QUELCONQUE. 77

Rapportons les positions successives du système à trois


axes fixes rectangulaires, Ox, OY, OZ .
Soit A un point du système, x, y, z ses coordonnées à
l'époque t ; V sa vitesse, dont les composantes suivant les
axes seront u , v , w. Imaginons au
ጊz
tour du point A un élément plan P N

infiniment petit; soit N la normale


à cet élément. Prenons dans l'inté
rieur de l'élément un second point
A' , qui aura pour coordonnées
X + $ , y + ņ , 3 + $, expressions
où 5 , 9 , § ont des valeurs absolues
infiniment petites . Soit V' la vitesse
en ce point, et u ', u', w ' ses compo Fig. 42.
santes . Le mouvement du système
est supposé soumis à la loi de continuité , et u , v , w sont des
fonctions de x, y, z , qui deviennent respectivement égales à
u', v' , w' quand les coordonnées reçoivent les accroissements
infiniment pelits 5, n , Š .
Si les molécules contenues dans l'élément plan se trouvent
au bout du temps dt dans un plan parallèle, les projections
des vitesses V et V' sur la normale N doivent être égales. Or,
en appelant a , b, y les angles que fait la normale N avec les
trois axes, on a pour la vitesse V estimée suivant la direc
tion N,
(1) U = uCOS + v cos B + w cosy .

On doit d'ailleurs cxprimer que l'angle des directions N


et AA' est droit, puisque N est normale au plan P qui con
tient AA ' ; donc
(2) & COS « tycos ß + $ cosy = 0.

La vitesse V' , estimée aussi suivant la normale , doit être


encore égale à U. Mais U est une fonction de x, y, z , qui
s'accroit de
dU dU
+
dyn
+ d US ,
78 PROPRIÉTÉS DU MOUVEMENT
quand les variables s'accroissent de 5 , 9 , 5 , en négligeant les
puissances de ces accroissements. On aura donc
dU dU dU
3)
de $ + dyn + 275 = 0
pour la condition du parallélisme des deux plans . La direc
tion AA' étant arbitraire dans le plan P, on peut prendre
arbitrairement l'un des rapports a les deux équations (2) et
(3) doivent s'accorder pour donner la même valeur à l'autre
rapport . L'équation de condition pour qu'ilen soitainsi est
dU dU dU
dx dy d:
COS a cos 3 COS 7

ou bien , en développant les dérivées au moyen de l'équation ( 1),


du dv dw du dv dro
COS a + cos3 + COSY de COS + cos3
d : dy dy dy + cos 7 dy
COS X cos 3
du dv du
COS a + cos 3 no + cos y
d : d :
COSY

Ces deux équations , jointes à la relation


cos a + cosa B + cosøy = 1 ,

définissent les trois cosinus, c'est-à-dire l'orientation à donner


à l'élément. Il reste à faire voir que l'on trouvera toujours
pour les angles ch, B , y des valeurs réelles .
Soit à la valeur commune aux trois membres de la double
équation ( 4 ). On pourra les écrire sous la forme
du dv dw
dx
2 ) cosat dx cos + dx cos y = 0,
du dv
(5 ) COS a + cosB +
dy dy
du dv
COS + cos B +
di
D'UN SYSTÈME MATÉRIEL QUELCONQUE . 79

et , pour que ces équations fassent connaître les rapports des


cosinus , et qu'elles admettent d'autre solution que la solution
impossible qui consisterait à annuler les trois cosinus à la
fois, il est nécessaire et il suffit d'égaler à zéro le détermi
nant des coefficients des inconnues, ce qui donne l'équation
du troisième degré en à :
du dv dw
,
dx dx dx
du dv dw
-2
,

(6) ‫ܕܐ‬
dy dy dy
du dv die
-2
di' dz' di
dw du dw dv
d: dx dy di
dv dw du dw du dv
---
dy
du dv dw
da dz --- dy dx
d:
du dv dan
+ -0.
dy dzda + di dx dy

L'équation ( 6) , étant du troisième degré en 2, a toujours au


moins une racine réelle , et elle peut aussi en avoir trois . A
chaque racine réelle correspond une détermination réelle
des coefficients de l'équation (5) , à laquelle correspondent
des valeurs réelles des rapports des cosinus, et enfin des
valeurs réelles el admissibles pour les cosinus eux-mêmes ,
puisque la relation cos'a + cos 3 + cos'y = 1 les assujettit
tous les trois à être numériquement moindres que l'unité.
Donc enfin il y a en chaque point un ou trois systèmes de
valeurs réelles des angles a, B, y qui définiront l'orientation
de l'élément P.
37. L'existence du plan P une fois constatée, prenons ce
plan pour plan des XOY. On devra avoir alors pour les angles
qui définissent la normale N, a = B = 5 x = 0, ce qui en
traîne cosa = cos 3 = 0 , cosy = 1 , valeurs qui , substituées
dans les équations (5) , donnent
dw dw dw
= 0, = 0 et -2 = 0.
d.c dy d:
80 PROPRIÉTÉS DU MOUVEMENT
L'équation (6) se simplifie dans cette hypothèse, et, après
dw
suppression du facteur dz
-2 , donne pour les autres racines
une équation du second degré qui conduit à la double valeur :
1 /du du du
(7 ) +
du) + V ICAN
de ddu ) + dy dx

Ces deux racines , qui peuvent être imaginaires , sont néces


dv du
sairement réelles lorsque et sont de même signe ; car
dx dy
alors la quantité sous le radical est positive. S'il en est ainsi ,
à ces deux nouvelles valeurs réelles de 3 correspondent deux
couples de valeurs réelles des angles a, b , y, qui définissent
les deux autres plans dont le parallélisme est conservé dans
le mouvement du système.
Il peut arriver que ces trois plans soient rectangulaires, et
alors on peut prendre des plans parallèles pour plans coor
donnés . Il faut alors que les équations (5) soient satisfaites
pour les trois systèmes d'angles
이여
cia
3

a = 0,
CIA

Q =
B = 0,
ने

NI

B= y = 0.

Il

Or nous avons vu tout à l'heure que la dernière hypothèse


entraîne les conditions
dr dw
0, = 0.
da dy

Les deux premières entraîneront de même les conditions


du du
0, 0,
dz

dv dv
0, 0.
da du

Ces six équations de condition expriment que la fonction


D'UN SYSTÈME MATÉRIEL QUELCONQUE. 81

udx + vdy + wdz est une différentielle exacte, c'est - à -dire


qu'il existe une fonction © des coordonnées x, y, z, dont les
dérivées partielles sont respectivement égales aux compo
santes u , v, w de la vitesse V du point .
La fonction différentielle udx + vdy + wdz exprime le tra
vail élémentaire d'une force dont les composantes seraient u ,
v, w , c'est- à -dire d'une force égale à V, lorsque son point d'ap
plication subit un déplacement ds dont les composantes sont
dx, dy, dz . S'il existe une fonction des coordonnées telle
que la différentielle de o soit égale à cette fonction
udx + vdy + wdz ,

le travail total de la force V , pour un parcours quelconque de


son point d'application, ne dépendra que des deux points ex
trêmes de ce parcours, et sera indépendant du trajet intermé
diaire. Mais alors l'intégrabilité de la fonction
udx + vdy + wd :

subsiste quels que soient les axes rectangulaires auxquels on


rapporte les positions du système. Il résulte de la que la pro
priété analytique de la fonction
udx + vdy + wdz,

bien qu'elle ait été reconnue en faisant usage d'un sys


tème d'axes particulier, subsiste encore pour tout autre
système d'axes . Elle suppose d'ailleurs un cas très particu
lier : 1 ° les trois racines de l'équation en 2 doivent être
réelles; 2° les trois plans correspondants à ces trois racines
doivent être rectangulaires.
Continuons à prendre le plan XOY pour le plan P de l'élé
ment qui conserve son parallélisme , et projetons sur ce plan
le mouvement des molécules qui le traversent . Il suffira
d'étudier les variations des coordonnées x et y de ces molé
cules.
v. — NÉC . COLLIGNOX . 6
PROPRIÉTÉS DU MOUVEMENT
82
Soient x et y les coordonnées d'un point A traversé à
l'époque t par une molécule ; on fait abstraction de la troi
sième coordonnée . Au bout du
r
temps dt, les coordonnées de la
0
même molécule seront
y

x + udt, y + vdt.

Soient de même x + y +1
Fig. 43 . les coordonnées, à l'époque t , de la
molécule qui passe en A’, les différences et y étant infini
ment petites . Elles deviennent , au bout du temps dl ,

(x + 1)+ (u + n) de
et
dt .
(y +n) + (0++ + )
Soit a l'angle que fait à l'époque t la droite AA' avec l'axe
OX. On aura à l'époque t
tanga = ou bien q = arc tang

et à l'époque t + dt l'angle sera devenu « + dz.


On aura pour la variation da de l'angle
Edr.- ndz
dx = d arc tang = *+n
dv du
dy
+7
Donc enfin
dv dv du du
no
da dx + s ” dy dx dy
dt 写 十 n*
dv dv du du s
in a
-
dx
cos * c + ( dychange datedx)) cos a sina
desi
dy

Telle est l'expression de la vitesse angulaire de la droite


D'UN SYSTÈME MATÉRIEL QUELCONQUE.
83
AA' autour du point A supposé fixe. Si sur la direction AA' on
porte une longueur r inversement proportionnelle à la racine
carrée de la vitesse angulaire prise positivement , il viendra ,
en prenant le signe convenable pour le premier membre ,
1 dv
cos at dv du
cosa sina
du
sind,
dx dy dit)
dx dy
ou bien

dv dv du du
dx p2 cosa + dy po cosa sina
dx dy 12 sin ? a = 1;.

si l'on pose r cosa = X , r sin a = Y, il vient l'équation en


coordonnées rectangles
dv
dx
* + ,- ) ==1
Cette équation représente une courbe du second ordre
ayant son centre au point A. C'est une ellipse lorsqu'on a
dv du
Contentcontent< 4 dx dy
da
Alors
dt conserve le même signe pour toutes les valeurs
de 2, et toutes les droites AA ' tournent dans le même sens
pendant le temps dt autour du point A supposé fixe. Si, au
contraire , on a
dv du ? dv du
dy dx, > 4 de dy'

la courbe représentative des valeurs de da représente une


dt
hyperbole, en prenant le signe supérieur, et une seconde
hyperbole , située dans les angles des asymptotes que la pre
mière laisse vides , si l'on prend l'autre signe . Dans ce cas,
les molécules A ' situées dans les angles des asymptotes
opposés par le sommet tournent dans un sens autour du
84 LIGNES GÉODÉSIQUES
point A , tandis que les molécules situées dans les deux autres
angles tournent autour du même point en sens contraire. Les
molécules situées sur les asymptotes ne tournent pas. On
remarquera que, dans ce dernier cas, les racines de l'équation
( 7 ) sont réelles , et qu'alors il existe en un même point trois
éléments plans qui restent parallèles à cux m- êmes dans le
déplacement commun du système, pendant un temps infini
ment petit .
Ces résultats rentrent dans la théorie que l'on a nommée
récemment Cinématique des fluides ' .

LIGNES GÉODÉSIQUES D'UNE SURFACE DE RÉVOLUTION .

38. Si la surface de révolution est un cylindre droit à base


circulaire , elle est développable, et les lignes géodésiques se
transformeront sur le plan en lignes droites . Réenveloppées
sur le cylindre, elles dessineront des hélices et , comme cas
particulier, des génératrices rectilignes ou des cercles de sec
tion droite . Nous écarterons ce cas, où la solution est connue
à priori .
Soit
(1 ) : = ( r ) = q (Vx+ + y )

l'équation d'une surface de révolution autour de l'axe OZ ;


X, y, z sont les coordonnées d'un point, et r sa distance à
l'axe OZ .
Imaginons qu'un point M parcoure cette surface sans frot
lement , et sans être soumis à aucune force autre que la réac
tion normale. Il décrira une ligne géodésique ( t . III, § 80) .
La normale à la surface rencontre l'axe ; donc le théorème
des aires est applicable en projection sur le plan XOY. Appelons
1. Voir à ce sujet une note de notre Hydraulique (2 édition , page 89.
Paris, Dunod, 1880 ), où l'on trouvera un beau théorème sur le mouvement per
manent, dù à M. F.-G.-W. Baehr, professeur à l'École polytechnique de Delft.
D'UNE SURFACE DE RÉVOLUTION . 85

o l'angle polaire, dont la tangente trigonométrique est: 11


viendra
1
(2) z rdø = Adt,
en désignant par A la vitesse aréolaire constante .
De plus, comme il n'y a pas de travail , la vitesse du point
M est constante. Le carré de la vitesse s'exprime, en admet
tant les coordonnées polaires r et o dans le plan XOY , et
la coordonnée z perpendiculaire à ce plan, par la fonction
dri + pido + dz2
dt
.
On a donc, en appelant B une nouvelle con
stante ,
(3) drº + rºdo + d :: = BPdf?.

Élevant au carré l'équation (2) , et divisant l'équation (3) par


le carré de l'équation (2) , on élimine dt et il vient
dr ? trdiº + d :? Bº
C,
1
rød

en appelant C une constante positive.


De l'équation ( 1 ) on iire
d: = ordr,

valeur qui , substituée dans l'équation précédente, donne, en


chassant le dénominateur,
drº + r %d0- + +(= m ) *dre =* Cr d62
pour l'équation polaire de la trajectoire, en projection sur le
plan XOY.
Si on la résout par rapport à do , il vient
1+
( 6) do = #
1
km )
Cy ? - 1
86 LIGNES GÉODÉSIQUES
et la solution s'achève par une quadrature, qu'on pourra tou
jours effectuer dès qu'on connaîtra la fonction ©, c'est - à -dire
la forme de la surface .
On peut démontrer que, dans les surfaces de révolution,
le produit du rayon r par le sinus de l'angle o que fait la ligne
géodésique avec le méridien , est constant en tous les points de
la ligne .
Imaginons en effet un point matériel qui suive la ligne géo
désique avec une vitesse v constante . Le moment de la vitesse
par rapport à l'axe OZ est constant . Or nous pourrons décom
poser la vitesse v en deux composantes rectangulaires, dont
l'une v coso sera tangente au méridien , et l'autre v sin sera
tangente au parallèle. Le moment de la première compo
sante est nul , puisqu'elle est dans le plan de l'axe. Le moment
de la seconde , qui est normale à l'extrémité du rayon r , est
v sin q X r. Donc on a
vr sin p = constante.

Il en résulte que r sin q est constant , puisque le facteur v est


lui-même constant .
39. Appliquons ce théorème à la sphère. Soient P el Ples
pôles , EE' l'équateur, 0 le centre
P
de la sphère, R = OM le rayon ,
et 2 la latitude d'un point M, ou
le complément de l'angle POM. On
M

E
o aura pour le rayon du parallèle
r = R cosa ,

et la ligne géodésique sera définie


par la condition
Fig. 44 .
R cos2 sin q = constante,
ou bien
cos à sin p = constante,
puisque R est constant .
Cette équation définit un arc de grand cercle MN ; car elle
D'UNE SURFACE DE RÉVOLUTION . 87

revient à la proportion des sinus dans le triangle sphérique


PMN :
sin PM sin PN
sin PNM sin PMN

équation qu'on peut mettre sous la forme


sin PN X sin PMN = cos , sino = cos do sin po,

en appelant 2, la latitude PN, et qe l'angle azimutal PNM d'un


autre point de l'arc de grand cercle MN .
40. REMARQUES. - 1° On a démontré (t. III , § 82) que, tout le
long d'une ligne géodésique, le plan osculateur de la courbe
est normal à la surface. Il en résulte que tout méridien est une
ligne géodésique, et que, parmi les parallèles, celui pour
lequel le plan tangent à la surface est parallèle à l'axe de
révolution , est aussi une ligne géodésique.
Dans le premier cas, la constante A est nulle et la constante
C infinie ; l'équation (4) donne do = 0 .
Dans le second cas, on a q'(r) infini, avec dr = 0, ce qui
laisse do indéterminé.
Dans le cas général , les conditions de réalité du radical de
l'équation (4) feront connaître des limites de r, et défini
ront les parallèles entre lesquelles la ligne géodésique est
comprise. Comme dt est toujours positif, do doit conserver
toujours le même signe, et il faudra changer le signe du ra
dical dans l'équation (4) toutes les fois que r atteint une limite
au delà de laquelle dr change de signe .
2° L'équation (4) intégrée fait connaître en coordonnées po
laires la projection de la courbe cherchée sur un plan XOY per
pendiculaire à l'axe de révolution . Mais il sera ordinairement
plus commode de recourir pour le tracé de la courbe au mode
de représentation suivant .
Nous supposerons, pour fixer les idées, que la surface de ré
volution ait pour méridienne une courbe PA qui rencontre å
angle droit l'axe de révolution OZ en un point P, et nous ap
pellerons ce point le pôle de la surface.
88 LIGNES GÉODÉSIQUES
La méridienne PA a pour équation z = e(r) , z étant compte
sur OZ à partir d'un point 0 quelconque, et r étant l'ordonnée
correspondante. Si l'on mène par OZ un plan OPB faisant avec
Z

p'
6
M
M
N m'
n

Fig. 45.

le plan OPA un angle o quelconque, on aura une seconde posi


tion PB de la méridienne , et un point M aura pour coordon
nées OH = 2 , HM r.
Proposons-nous de faire sur le plan la représentation de la
surface, sous la condition que les méridiens PA , PB , ... soient
représentés par des droites P'A' , P'B' , ... émanant d'un même
point P' pris pour représenter le pôle, et que tous les angles
soient conservés quand on passe de la surface au plan . Il
faudra d'abord que les angles autour du point P' soient les
mêmes que les angles o des plans qui rayonnent autour du
point P. De plus, si l'on prend deux points infiniment voisins
Met N sur la surface et leurs correspondants m et n sur le
plan , il faudra que l'angle en N soit égal à l'angle en n . Cette
condition nous donnera la loi de la représentation cherchée.
De la relation z = (r) on peut déduire une relation entre
le rayon r du parallèle et l'arc s = PM compté sur la méri
dienne. Soit s = ų (r) l'équation qui lie entre elles ces deux
quantités . Si l'on trace l'élément MM'de parallèle, on aura
MM ' = rdo et M'N = ds. Donc l'angle N du triangle infiniment
petit MM'N a pour tangente trigonométrique
rdo
tang N = ds

Pour définir les points in du plan, nous emploierons les


D'UNE SURFACE DE RÉVOLUTION. 89

angles polaires mP'A ', égaux à 0 , et les rayons vecteurs


P'm = h . On aura dans le triangle mm'n, rectangle en m ',
hdo
tangn = dh

L'égalité des angles exige donc qu'on ait tang N = tang n ,


ce qui revient à l'équation
dh ds

Comme s est une fonction de r, on aura ds = ''(r)dr, et on


trouvera h en fonction de r, en intégrant l'équation

dh
Tr
4 '(r)dr. ce qui donne h = hoe
7
Syimler
Si , au lieu d'exprimer s en fonction de r , on exprimait r en
fonction de s , au moyen d'une équation de la forme r = f (s) ,
on aurait à intégrer l'équation
dh ds
h 18)

Supposons cette intégration faite, sous une forme ou sous


l'autre. Elle conduira à une équation qui exprimera h en fonc
tion de r ou de s, et qui permettra de faire correspondre les
points du plan à ceux de la surface.
Cela fait , il est facile de tracer sur le plan la transformée
d'une ligne géodésique. En effet, l'équation d'une ligne géo
désique est
r sin p = constante.

Si l'on se donne la constante, la ligne géodésique est déter


minée dès qu'on en fait connaître un point. Cette équation
exprime l'angle o en fonction de r, et par suite en fonction de
h . Donc les angles q , qui sont conservés sur le plan , sont don
nés pour chaque distance h au centre P' , et par conséquent on
90 SURFACES DE NIVEAU

retombe sur le problème qui consiste à tracer une courbe


continue coupant sous des angles fonctions des rayons une
série de circonférences concentriques. C'est le problème in
verse des épicycloïdes (t . I , § 146) , et c'est aussi , comme on l'a
vu , le problème des trajectoires décrites sous l'action d'une
force centrale (t. V , $ 17 ) .
On reviendra ensuite de la ligne tracée sur le plan à la ligne
qui lui correspond sur la surface, en passant des valeurs de
h en fonction de 0 aux valeurs correspondantes de r ou de s
en fonction du même angle 0.
Cette solution s'étendrait sans difficulté au cas où la courbe
méridienne ne rencontrerait pas l'axe de révolution , ou le cou
perait sous un angle autre que l'angle droit.

SURFACES DE NIVEAU DANS UN CAS PARTICULIER D'ÉQUILIBRE RELATIF .

41. Supposons que les molécules composant un fluide


soient soumises à la loi de l'attraction mutuelle proportion
nelle aux distances. On sait que ,
Z dans ce cas, l'attraction totale exer
P
M
cée par un système matériel sur un
war! point matériel quelconque, extérieur
ou intérieur, est la même que si la
0 masse entière du système attirant
était concentrée en son centre de
gravité (t . II , $ 220 ) .
Fig. 46 .
Nous allons chercher les surfaces
de niveau d'un système fluide, sou
mis à l'attraction proportionnelle à la distance, et animé au
tour d'une droite fixe OZ , passant par son centre de gravité
0, d'un mouvement de rotation uniforme. Soit w la vitesse
angulaire. Prenons pour axes l'axe de rotation OZ , puis deux
autres axes rectangulaires , Ox, OY , mobiles avec le système.
Un point M quelconque est en équilibre relatif sous l'action
de deux forces, savoir : l'attraction du système, dirigée sui
DANS UN CAS PARTICULIER D'ÉQUILIBRE RELATIF . 91

vant MO et proportionnelle à la distance MO = r ; et la force


centrifuge, dirigée suivant le prolongement du rayon PM
normal à l'axe 02 , et proportionnelle à ce rayon r. Rapportées
à l'unité de masse, ces forces seront exprimées , la première
par K'r, la seconde par w'r'.
Projetées sur les axes, elles donneront : la première, les
composantes
– Kºx , - Kºy , - K?:,

la seconde , les composantes


+ w * x , tway , 0.

L'équation des surfaces de niveau est donc


(w — K ) xdx + (w - Kº) ydy - Kºzd: = 0,

équation intégrable, et qui donne


( 1) (w - K®) (x + y ) – 19: 2 = constante.

Cette équation représente des surfaces de révolution autour


de OZ , dont la méridienne dans le plan ZoX s'obtient en fai
sant y = 0.
Les courbes représentées par l'équation
( 2; ( w - K%) x* — K2:º = constante

sont du second ordre, el elles ont pour axes principaux l'axe


de révolution OZ et la perpendiculaire OX menée par le
centre de gravilé. Ce sont des hyperboles si w > K , des
ellipses si w < K ; enfin l'équation (2) représente une série de
droites, et les surfaces de niveau sont des plans normaux
à OZ , lorsque w = K . Dans ce cas particulier, la résultante des
forces K’r et w'r' est parallèle à l'axe OZ .
Nous développerons la solution dans le second cas, celui
où l'on a w < K . L'équation (2) devient alors
( K? — w?) xº + K ?:' = constante,
92 SURFACES DE NIVEAU

ce qu'on peut écrire


+ K

en attribuant à la constante une valeur particulière, ce qui ne


change pas la similitude de la courbe.
La méridienne des surfaces de niveau est donc semblable
à une ellipse AB, dont le demi-axe OA est égal à K et le
demi- axe OB égal à VK? — w '. Si du point B comme centre,
avec un rayon égal à OA, on décrit un
Z arc de cercle, il coupe la droite OA
B au foyer F de l'ellipse. On a donc
OF = w . Ainsi la demi-excentricité de
l'ellipse est égale à la vitesse angu
laire, et le demi grand axe est égal à
la racine carrée du coefficient K' de
Fig. 47 .
l'attraction totale .
L'aplatissement relatif, commun à toutes les surfaces de
niveau , est le rapport
ОА — ОВ K - VK - www
OA K 1 - V1- ( )
quantité sensiblement égale à 2K +' si le rapport Kest suffi
samment petit .
Le rayon de courbure de la courbe en A est égal à
K - 0 K?
=K B il est égal à
K ; en
est très
к VK - W

petit, ce dernier rapport est sensiblement égal à K + 2K de


sorte que la somme du rayon de courbure au sommet A
et du double du rayon de courbure au sommet B est égale
à 3K.
La loi d'attraction que nous avons admise dans ce problème
DANS UN CAS PARTICULIER D'ÉQUILIBRE RELATIF. 93

n'est pas celle qu'on observe en réalité. L'analyse qu'on vient


de présenter s'applique cependant , à titre d'approximation
grossière, au globe terrestre. On sait que l'attraction à l'in
térieur du globe serait proportionnelle à la distance au
centre, si le globe était rigoureusement sphérique et formé de
couches sphériques homogènes. La divergence entre les deux
lois d'attraction , pour un point intérieur au globe , résulte
donc seulement du renflement équatorial qui altère la forme
sphérique, et des variations de densité qui peuvent avoir lieu
en divers points d'une même couche . Si donc on applique au
globe terrestre le calcul fondé sur l'hypothèse d'une attrac
tion proportionnelle à la distance au centre , on obtiendra un
résultat inexact, mais cependant peu différent du vrai ré
sultat , par suile de la faible influence de ces circonstances
perturbatrices .
La vitesse angulaire du globe , w, est égale à 0,000073. Pour
calculer K', remarquons qu'à l'équateur l'attraction du
globe sur un point de masse égale à l'unité est égale à la
valeur gé de l'accélération g, quand on laisse de côté la force
centrifuge, qu'on doit ici compter à part . On a donc, en appe
lant R le rayon équatorial,
K'R = g' = 9 + w'R .

Si l'on fait g = 9", 815 et R = 6376 821" (t. III, & 201 ) ,
on trouve
die

K=
Vi= 0,00124063 ,
1w W'R
et l'aplatissement relatif 2 K est égal à 2g' = 0,001731 ,
1
soit 577. L'aplatissement observé est d'environ 300 L'erreur
relative est d'environ moitié ; mais, si l'on a en vue seu
lement la forme générale du globe terrestre , les deux ré
sultats s'accordent à faire reconnaître qu'elle est très peu dif
férente de la sphère.
94 MOMENTS D'INERTIE .

MOMENTS D'INERTIE . DISTRIBUTION DES AXES PRINCIPAUX


DANS LE PLAN .

42. Etant donné un système de points matériels situés dans


un plan , on pourra toujours trouver le
centre de gravité O de ce système et les
directions OX, OY de ses axes principaux.
V(a.s) Si l'on appelle x, y les coordonnées du
point de masse m, le système d'axes OX,
P
OY satisfera aux trois conditions

Fig. 48.
(1) mry = 0,
Σmr = 0, Σmy = 0, Σms
les sommes indiquées étant étendues à tous les points
donnés .
Cherchons les directions des axes principaux pour un point
O' quelconque, défini par ses coordonnées a et B. Pour cela ,
nous commencerons par transporter les axes OX, OY parallè
lement à eux -mêmes en O'X' et O'Y' ; ensuite nous ferons
tourner ces axes autour du point O’d'un angle o , tel , que la
somme analogue à Emxy, prise pour les nouveaux axes , soit
égale à zéro .
Soient ac', y ' les coordonnées du point (x , y) , rapportées
aux axes O'X', O'Y'. Il viendra d'abord

X = X - a,
(2)
y ' = y - B,

et par conséquent
L'y ' = xy - ay - 3x + «ß,
a'? = x" — 2ax + a",
y"* = yº — 2By + 34 ;

multipliant par m , et faisant la somme étendue à tous


MOMENTS D'INERTIE . 95

les points , on a, en tenant compte des équations ( 1 ) ,


ιπ'y' = Σιαy –α Σmy Σ + maß = Ma3,
Emy – mæ
( 3)
Σma? = Σma? -- 2α Σma +α Σ = Σma2 + Μα”.
Smy' = my®+ M3®.
M représente la masse totale du système de points.
Pour passer des axes O'X', O'Y' aux axes OʻX", OʻY", on ap
pellera a ", y" les coordonnées du point x' , y', et on aura , en
exprimant les nouvelles coordonnées en fonction des an
ciennes,
x " = x ' cos q + y' sin ,
( 4)
ly" = y' cos . — x ' sin p .
Donc
I"y" = x'y' cos * + yʻ sin cos q — x" cos q sing - ya'sin ay
= (y* — ) sin2q +x’y cos 29.
Multiplions par m , et faisons la somme pour la totalité des
points. Il viendra

Ema*y*= sin2 ( Emyra– Emx*) +cos 24 Yma'y'.


On peut déterminer o de telle sorte que la somme Emx"y"
devienne nulle . Il suffit en effet de faire

tang 2ạ =
2 Σma'y
ma”– myne
Remplaçons Emxé par Mpy', en appelant eu le rayon de
giration du système matériel par rapport à l'axe OY ; et de
même Emy’ par Mpg" . Il vient
12143 223
tang 22
Mpy + «*) — M (p= + 34)Pys – px' + e * - 32

Cette équation, d'où la masse M a disparu , fait connaitre


96 MOMENTS D'INERTIE.

pour tang 2q une valeur unique . A cette valeur correspondent


pour l'angle 29 une infinité de valeurs équidifférentes, et
dont la différence est égale à to ; si l'on en prend les moitiés ,
on aura pour © des angles qui différeront de 5 et qui défini
ront seulement deux directions rectangulaires . Ce seront les
directions des axes principaux au point 0'.
On voit que l'on a tang 2p = 0 , c'est-à-dire q = 0 etę 2 '
pour tous les points des axes principaux OX, OY, qui passent
au centre de gravité . Car alors l'un des facteurs du pro
duit a3 est nul . On sait en effet que les axes principaux
ox, OY qui passent au centre de gravité, sont principaux en
tous leurs points .
Si les rayons de giration pe et px sont égaux , l'ellipse
centrale d'inertie se réduit à une circonférence, et toute droite
passant par 0 est un axe principal . Dans ce cas, les droites
menées par le point 0, et les droites qui leur sont perpendi
culaires, forment un système d'axes principaux pour leur
intersection .
On a dans ce cas
20.3
tang 22 =
Alto

ce qui donne tangp = pour une des racines et tang 9 =


pour l'autre .
43. Si l'on suit à partir du point O' la direction O'Y" de
l'un des axes principaux en ce point, puis qu'on répète la
construction en un point O " infiniment voisin , et ainsi de suite
indéfiniment, on tracera sur le plan une courbe continue ,
dont les tangentes et les normales seront en chaque point les
axes principaux correspondants . On peut faire la même
construction aussi sur O’Y " et sur les normales à la courbe
déjà tracée, de sorte qu'on arrive à découper le plan par deux
systèmes de courbes orthogonales, tangentes aux axes prin
MOMENTS D'INERTIE. 97

cipaux de tous leurs points d'intersection. Dans cette hypo


thèse on a
tang p =dz.
da'

et par conséquent
dB
2
da 2dad3
tang 2p =
1 ds das — dze '
da

de sorte que les deux familles de courbes orthogonales sont


définies par l'équation différentielle du premier ordre et du
second degré en d3da
2dad3 2αβ
da² – dg py -pel + - 32

En tous les points de l'hyperbole définie par l'équation


a? -ße = px? - py
tang 2. esl infinie : ce qui montre que les axes principaux
37
ont la direction Ç = 7 4' et sont parallèles aux bissec
trices des angles des axes OX , OY . Cette hyperbole coupe l'un
ou l'autre de ces axes , suivant le signe de la différence
Pr? - py?, en deux points symétriquement placés par rapport
au point 0. En ces points , il y a un double système d'axes
principaux ; car, l'un des facteurs a et 3 étant nul, les axes
principaux sont parallèles aux axes OX , OY ; et le point ap
partenant à l'hyperbole, les axes principaux doivent être
aussi , par le principe de continuité, parallèles aux bissec
trices de ces mêmes axes. Donc, en ces deux points d'inter
section , l'ellipse d'inertie se réduit à un cercle. On peut vérifier,
en effet, que si l'on a par exemple 3 = 0 , a = vp - py, les
deux moments d'inertie Emx" , Emy' sont tous deux égaux
à Emy
44. La même théorie peut être faite pour l'espace. On
1. – MÉC . COLLIGNox . 7
98 MOMENTS D'INERTIE ,

commencera par transporter les axes naturels Ox , OY, OZ,


menés par le centre de gravité 0, parallèlement à eux -mêmes
en un point 0' : ce qui altérera les trois sommes Emx", Emy",
Emz' , et ce qui donnera des valeurs aux sommes Emx'y',
Emy'z', Emz'z '. Puis on ſera tourner les axes O'X', O'Y', OʻZ
autour du point 0 , en cherchant l'orientation qu'il faut leur
donner pour réduire à zéro les sommes Emx"y ", Emy'z",
Emz"x" prises pour ces nouveaux axes. Il faudra trois angles
pour définir la position de ces axes par rapport aux précé
dents , et par conséquent on aura trois équations qui feront
connaitre les positions des axes principaux en fonction des
coordonnées a , B, y de la nouvelle origine.
Les axes naturels OX , OY , OZ sont principaux en tous leurs
points, et les plans principaux du point O conservent leur
parallélisme pour tous les points pris sur l'un de ces axes. Si
l’ellipsoïde central d'inertie est une sphère , trois plans rectan
gulaires conduits par le point O forment un système de plans
principaux , et on obtient encore des plans principaux en dé
plaçant le trièdre trirectangle parallèlement à lui-même , le
long d'une de ses arêtes .
Mais tandis que, dans le plan , il existe toujours deux points,
symétriquement placés par rapport au centre de gravité, pour
lesquels l’ellipse d'inertie devient un cercle (quand l'ellipse
centrale n'est pas elle-même une circonférence), il n'existe
pas toujours, pour un système matériel dans l'espace, des
points où l’ellipsoïde d'inertie soit une sphère.
En effet, soient a, b , y les coordonnées d'un point 0 pour
lequel l’ellipsoïde d'inertie serait une sphère. Alors les mo
ments d'inertie par rapport à des axes quelconques menés par
ce point seraient égaux . Prenons les axes parallèles aux axes
principaux de l'origine. L'égalité des moments d'inertie par
rapport aux axes entraine l'égalité des moments d'inertie
par rapport aux plans des axes pris deux à deux . On aura
donc

Σα'' = Σmy? = Σma”,


FORME DE L'HERPOLODIE DE POINSOT. 99
ou bien
ma? + Mz? = my + 23° = Emzº + My®.
D'un autre côté, les nouveaux plans coordonnés étant prin
cipaux , comme les anciens, on a

Σα'y' = 0, Σmy's' = 0, Σma's' = 0,


c'est-à-dire
Ma3 = 0 , M3y = 0 , May = 0.

Donc deux des trois coordonnées , B , y sont nécessairement


nulles . Soit par exemple B = 0 , y = 0. Les premières équa
tions se réduisent à

Σma ? + Μα? = Σmy ? = Σms ,


TA

et il faut, pour qu'on trouve une valeur de a qui satisfasse å


ces conditions, que l'on ait Emy' = Emz', c'est-à -dire que
l’ellipsoïde central soit de révolution autour de l'axe OX .

FORME DE L'HERPOLODIE DE POINSOT .

45. Poinsot , et , d'après lui, tous ceux qui ont exposé la


théorie du mouvement d'un solide autour d'un point fixe
quand il n'y a pas de force appliquée au corps, ont admis
que l'herpolodie, c'est-à -dire la courbe décrite par le pôle
instantané sur le plan invariable , était une courbe ondulée,
servant de base à un cône à cannelures.
M. le comte de Sparre, professeur à l'Université catholique
de Lyon , a le premier reconnu par le calcul qu'il n'en est pas
ainsi, et que l'herpolodie n'a pas de points d'inflexion ; de
sorte que sa courbure est toujours de même sens, la concavité
de la courbe regardant toujours le pied de la normale abaissée
du point fixe sur le plan invariable. Ce résultat est contenu
dans un mémoire où le savant auteur applique aux problèmes
100 PREUVES MÉCANIQUES DE LA ROTATION DE LA TERRE .
de la rotation d'un solide et du pendule conique l'analyse
des fonctions elliptiques, déjà employée par M. Hermite pour
l'étude de ces questions ' .
M. Mannheim a donné du même théorème une démonstra
tion géométrique dans les Comptes rendus de l'Académie des
Sciences des 6 et 13 avril 1885. Il a reconnu , par la simple
géométrie, que l'herpolodie de Poinsot , obtenue en faisant
rouler sur un plan un ellipsoïde qui satisfait aux inégalités
A < B + C , B < A + C , C < B + A ( t. III, § 241), ne peut
avoir ni point de rebroussement, ni point d'inflexion .
La question a été depuis reprise par plusieurs auleurs :
MM. de Saint-Germain ?, Frankes , etc.
On trouvera des recherches très intéressantes sur la théorie
de Poinsot et sur le mouvement d'un corps pesant de révolu
tion fixé par un point de son axe dans les communications
de M. Darboux à l'Académie des Sciences , des 29 juin , 6 et
20 juillet 1885 , et de M. Halphen , du 20 avril 1885 .

PREUVES MÉCANIQUES DE LA ROTATION DE LA TERRE .

46. Sous ce titre , M. Ph . Gilbert , professeur à l'université


de Louvain , a passé en revue et discuté les divers modes
d'expérience qu'on a employés à diverses époques pour mettre
en évidence la rotation du globe terrestre * .
Il a signalé de nombreuses anomalies dans les résultats
bruts observés par Reich , en 1831 , aux mines de Freiberg,
expériences qui ont consisté essentiellement à laisser tomber
dans un puits une balle pesante , ct à constater la déviation
qu'elle subit ( t . III , S 203) . En réalité, l'accord annoncé entre
la théorie et l'observation n'est obtenu qu'en prenant des
1. Sur le mouvement d'un solide autour d'un point fixe et sur le pendule co
nique, par le comte de Sparre, extrait des Annales de la Société scientifique de
Bruxelles, 9e année, 4885. — Comptes rendus de l'Académie des sciences, 24 no
vembre 1884 .
Comptes rendus du 27 avril 1885 .
3. Comptes rendus du 29 juin 1885 .
4. Revue des questions scientifiques, avril 1882 (Bruxelles).
REMARQUES SUR LA DYNAMIQUE . 101

moyennes entre des résultats très discordants , et en élaguant


un certain nombre d'observations qui auraient altéré trop
notablement la moyenne, sans qu'il y eût d'ailleurs aucune
objection contre leur admission au même titre que les autres .
La conclusion de M. Gilbert est que ces expériences sont à
refaire, mais qu'elles supposent des mesures si délicates, et
qu'elles comportent de telles chances d'erreur, qu'il y a peu
d'espoir d'en tirer des conclusions valables.
Le pendule de Foucault , et ses expériences au Panthéon ,
en 1851 , bientôt après le gyroscope du même auteur, puis le
pendule gyroscopique de M. Sire , enfin le gyrobaroscope de
M. Gilbert, construit par M. Ducrétet, sont des appareils qui
permettent d'atteindre une bien plus grande précision dans
les mesures, et de constaler d'une manière de plus en plus
exacte l'accord de la théorie et des faits observés en ce qui
concerne la rotation du globe terrestre .

QUELQUES REMARQUES SUR LA DYNAMIQUE .

47. Nous avons étudié , au Congrès de l'Association fran


çaise à la Rochelle, séance du 28 août 1882 , le mouvement
d'un point pesant sur une corde du globe terrestre, en suppo
sant le globe homogène. On reconnait facilement que ce
duréee du parcours,
mouvement est oscillatoire, et que la duré
t =
-V
(équation où a désigne le rayon de la sphère terrestre ), est
indépendante de la corde considérée ( abstraction faite des
petites variations de g) . Ce résultat n'est pas altéré quand on
suppose un froitement proportionnel à la pression normale :
le trajet est raccourci , mais la durée du trajet reste la même.
Au Congrès de Grenoble en 1885 , séance du 14 août, nous
avons retrouvé une expression semblable,
T = 27 V
102 REMARQUES SUR LA DYNAMIQUE .

pour la durée du tour entier du cercle d'horizon qu'on


aperçoit d'un point S , avec la vitesse due à la hauteur de
ce point S, de sorte que cette durée est indépendante de la
hauteur ; elle varie à peine d'un point à l'autre de la surface
du globe. La formule peut s'étendre à une hauteur de chute
quelconque , moyennant la substitution d'un cercle équi
valent, comme surface, à la calotte sphérique vue du point
de départ .
9
La quantité est une vitesse angulaire , w . Cette vitesse ,
calculée en faisant usage de la valeur de g qui correspond
à l'attraction , abstraction faite de la force centrifuge due
au mouvement de rotation de la terre , est le moyen mouve
ment d'un satellite -limite, qui raserait la surface du globe en
décrivant un grand cercle de la sphère. En appliquant à ce
satellite fictif et à la lune la troisième loi de Kepler, on
retrouve la distance moyenne de la lune à la terre , si l'on
suppose connue la durée de la révolution sidérale de notre
satellite.
Si l'on considère une planète et le soleil , et qu'on appelle
a le rayon de la planète , t la durée du tour d'horizon , A le
rayon du soleil , o la durée du tour d'horizon sur la surface
solaire, L la moyenne distance de la planète au soleil , et T la
durée de la révolution , on a entre ces six quantités la relation
a3 A3 L3
=
12
+ O

T2

Enfin le produit de la durée du tour d'horizon pour une


planète quelconque par la racine carrée de la densité moyenne
de cette planète est constant pour toutes les planètes.

SUR LE MOUVEMENT ELLIPTIQUE DES PLANÈTES.

48. Imaginons un point mobile M qui parcourt une cer


taine trajectoire AB . Soit, à un instant donné, v sa vitesse ,
dirigée suivant la tangente MT, et j son accélération totale ,
MOUVEMENT ELLIPTIQUE DES PLANÈTES. 103

dirigée suivant la ligne MS, qui est contenue dans le plan


osculateur au point M. Soit p. l'angle SMT de l'accélération
avec la vitesse ; soit enfin p le rayon de courbure de la tra
jectoire, MN la normale principale , et C le centre de cour
bure. La composante normale de
l'accélération , j sin ., sera égale à F

T
» et par suite M

psin = L
F

v2 0

La quantité - peut être considé E

rée comme la hauteur qui serait


due à la vitesse v, en supposant Fig. 49.
que l'accélération j reste constante
pendant tout le parcours de cette hauteur. Si donc on pro
jelte le point C en H sur la direction de l'accélération totale
et qu'on prenne le milieu L du segment MII, la longueur ML
est la hauteur due à la vitesse v , dans l'hypothèse où l'ac
célération j remplacerait l'accélération g de la pesanteur.
Supposons de plus que le problème du mouvement du
point M admelte des surfaces de niveau , ce qui exige que les
accélérations ; soient définies pour chaque point de l'espace ;
si l'on fixe la valeur de la vitesse v pour l'une de ces sur
faces , il en résulte qu'en tout point M de l'espace on con
naitra à la fois la valeur de l'accélération j, normale à la sur
face de niveau EF qui passe en ce point , et la valeur de la

I
,
pourra porter sur la direction de l'accélération tolale . Menons
par le point II un plan normal à MH ; ce plan contiendra le
point C, centre de courbure au point M de la trajectoire du
point mobile, quelle qu'elle soit , et l'on obtient ce théorème :
Quand il y a des surfaces de niveau et que la vitesse du
point mobile est connue en grandeur pour chaque point de
l'espace, le centre de courbure de toute trajectoire qui passe
104 MOUVEMENT ELLIPTIQUE
en un point donné est contenu dans un plan qu'on peut
construire à priori.
49. Cette remarque trouve son application dans la théorie
du mouvement elliptique des planètes.
Soient 0 le centre d'attraction , que nous supposerons fixe;
M la position , à une certaine
K
époque, du point mobile, à la
distance OM = r du centre
fixe.
L'accélération j du point M
est , par hypothèse, dirigée sui
vant MO, et s'exprime par la
K
fonction K étant une con
7 ?'
stante . Les surfaces de niveau
Fig . 50 . sont ici des sphères décrites de
0 comme centre ; et si l'on
donne la vitesse v à la distance OM = r, la vitesse sera con
nue pour tout point de l'espace .
L'équation des forces vives appliquée au mouvement du
point donne dans ces conditions

2.2 — 10% = - 2K
Si =2 (34– ;)
équation qu'on peut mettre sous la forme
(1)
**= 2 ( - )
en déterminant la quantité a par la relation
1 2K
(2) 2a - 10%

2K 2K 2K
Suivant qu'on aura v, < -V, a sera
1 0 7. 7.
positif, infini ou négatif. Nous supposerons ici que le pre
DES PLANÈTES. 105

mier cas ait lieu , de sorte qu'on obtiendra une certaine lon
gueur positive 2a satisfaisant à la condition (2) .
S'il en est ainsi , on aura v = 0 pour r = 2a, et si l'on prend
OA = 2a , tous les points de la sphère S décrite du point 0
comme centre avec OA pour rayon correspondent à une
vitesse nulle du point mobile. La vitesse v en un point quel
conque du rayon OA est donnée par l'équation ( 1 ) , qu'on peut
mettre sous la forme
Kri
p* = 25 ( ) a

en appelant r' la distance MA du point M à la surface de


niveau de vitesse nulle .

Formons la quantité I ; il viendra

rri
=

(4 )
6)
On voit que la hauteur due à la vitesse v , sous l'accélé
ration j, est proportionnelle au produit des deux segments
OM , MA , dans lesquels le point M divise le rayon 0A . Le
maximum de ce produit a lieu pour r = r', c'est- à -dire au
v
milieu de OA ; on a alors - = a .
1
rom? r(2a - r )
Construisons la parabole y u a
qui passe par
les points 0 ct A , et qui a pour ordonnée, au milieu de OA , la
moitié de la distance OA . Si l'on rabat MK en MII sur la
direction de l'accélération , le centre de courbure de la tra
jectoire au point M, quelle qu'elle soit, sera silué sur la
droite WII' perpendiculaire à OA , en supposant que le mou
vement s'opère dans le plan de la figure .
On peut trouver cette quantité MH sans tracer la parabole
OKA .
06 MOUVEMENT ELLIPTIQUE
Du point A menons une tangente AS au cercle décrit de 0
comme centre avec OM = r pour rayon . Abaissons SP
perpendiculairement sur OA . II
viendra
os' = OP XOA
ou
g = OP X 2a .
Р
Donc
H
OP

Fig . 31 . r /20 ) roup


PM = 1
2a Za

Donc
MH = 2PM .

Le cercle MS est la ligne de niveau qui passe au point M.


Il est remarquable que cette construction du point P soit
celle que l'on fasse pour ramener la cubature d'un solide
de révolution à la quadrature d'une surface plane.
Si , aux données dont on a déjà fait usage, on joint la
direction MP (fig. 50) de la vitesse v, que nous supposions seu
lement connue en grandeur, le mouvement est déterminé.
On voit tout de suite que le centre de courbure au point M
sera le point C, intersection de HII avec la normale élevée
dans le plan PMO perpendiculairement à la vitesse v .
50. Proposons-nous de déterminer la trajectoire d'une
manière simple et sans recourir à aucune intégra
tion .
Il faudra pour cela joindre à l'équation des forces vives (2 )
l'équation fournie par le théorème des aires , savoir :
( 5) pv = 2A ,

p étant la distance OP du centre d'attraction à la vitesse , et


A l'aire décrite dans l'unité de temps par le rayon vec
teur r.
DES PLANÈTES . 107

Dans l'équation ( 5) remplaçons v par sa valeur tirée de


l'équation ( 3) . Il vient
(6) pxVĀVE 2A .

Du point A abaissons AP' perpendiculaire sur la tangente,


et soit AP' = p'. On aura la proportion
OP OM
-
AP AM ‫' تم‬

et par conséquent on peut remplacer l'équation (6) par la sui


vante ,

PX
VĀV = 24
ou encore, en élevant au carré,
41'a
pp' к
9
quantité constante .

Cette relation va nous servir à limiter la course du point


mobile sur le rayon 0A . En effet, on a à la fois
p = r sin se et p = r'sini
par conséquent
4A'a
(8) pp ' = rge'sin ?p = K

Le maximum de sin' p. correspond donc au minimum de


rr', et le minimum de sin? p. au maximum du même produit .
Or r + p = 2a , et le maximum de rr correspond à
p= = a.

Le minimum de sin’ [Link] donc donné par la relation


4A’a 4A?
sin ?
ka " ha

d'où l'on déduit


24
sin =
Vla
108 MOUVEMENT ELLIPTIQUE
Quant au maximum de sin ' H, c'est l'unité, et cette valeur
définit le minimum de rr ' . On a

4A’a
rr ' =
к

Sur OA = 2a comme diamètre décrivons une demi- circon


férence ; prenons ensuite sur la
B B' B' tangente en 0 à cette circonfe
rence une longueur

0 M' M" AVA


OB = 2A 1

Fig. 52.
et menons BB " parallèle à 0A. Les
poinls d'intersection B’ et B ”, projetés sur OA , donneront les
valeurs extrêmes OM ' et OM ” du rayon r , et feront connaitre
deux cercles entre lesquels la trajectoire reste nécessaire
ment comprise .
Il faut, pour que la rencontre en B' et B ” soit possible, que
l'on ait 24 V
VAK < a ou 2A < Ka; cette condition est aussi
nécessaire et suffisante pour que la valeur du minimum de
sin . soit réelle.
Or cette condition est toujours remplie. En effet, 2A est égal
au produit pr, lequel est au plus égal à v xr, c'est -à -dire à

VĀVExr= Vāvor;
le maximum de rr ' correspond à r = r = a, puisque r et r' sont
deux longueurs dont la somme est constante et égale à 2a .
Donc 2A est au plus égal à Vka.
v?
On peut remarquer que est maximum et égal à a pour
j

r4A= r', et minimum pour rr' minimum : alors est égalà


K:
DES PLANÈTES. 109

Ces préliminaires posés , venons à la recherche de l'équa


tion de la trajectoire. Reprenons pour cela les deux équations
K 2a 2K K
(3) a

et

(5) pv = 21 ;

éliminons entre elles la vitesse v ; il viendra

4A ? 2K K
(9 ) p
--

relation entre le rayon vecteur r = OM et la distance p = 0P


du pôle à la tangente .
51. Ce syslème particulier de coordonnées est très com
mode pour la détermination des rayons de courbure. On a , en
effet, au point dont les coordonnées sont p et r,
rdr
dp

Au licu d'appliquer cette formule à la recherche du rayon


de courbure de la trajectoire , nous
P
chercherons d'abord l'équation , R
M

dans le même système de coor P

données , du lieu du point P , pro


jection du pôle fixe 0 sur les lan 0

gentes à la courbe. Pour cela ,


Fig. 53.
commençons par rapporter la
courbe lieu des points M à des coordonnées podaires, savoir
l'angle XOP = a fait par OP avec une direction fixe Ox, et la
longueur OP = p. Si p = f (x) est l'équation podaire du lieu
de M , cette même équation représentera en coordonnées
polaires le lieu du point P, podaire du lieu du point M. On
dp
aura de plus PM = dai
110 MOUVEMENT ELLIPTIQUE
Cherchons l'angle V que fait la tangente PR au lieu du
point P avec le rayon vecteur OP . On aura
pda P OP
tang V PM
tangu,
dp ( dp
da

d'où résulte que l'angle V est égal à l'angle J, et que , si l'on


abaisse OR perpendiculaire sur RP, le triangle ORP sera sem
blable au triangle OPM . Soit donc OR = q. Il viendra
OR OP
ou I_P,
OP OM P 1

etpar suite l'équation q = , dans laquelle on remplacera r


par sa valeur tirée de (9) en fonction de p , sera , entre les
coordonnées q et p, l'équation du lieu du point P. Or l'équa
tion (9) donne
2K 449 K
+
1

et par suite
1 2A 1
toni
kp

substituant dans l'équation


9=

il vient
( 10) p2
q = r*( + a)= m + 2a

Telle est l'équation du lieu de P, dont nous allons chercher


le rayon de courbure : il sera donné par l'équation
P
pdr.
da

qui , appliquée à l'équation ( 10) différentiée,


dq = pdp, a

donne
p=a;
DES PLANÈTES. 111

le rayon de courbure est donc constant, et par suite la courbe


lieu du point P est un cercle.
52. Ceci suffirait, assurément , pour qu'on pût déterminer
le lien du point M , par l'en
veloppe de la droite PM ;
mais on peut simplifier en
core la solution du problème
en cherchant d'abord la po R
sition du centre de courbure

r
Malo
du lieu du point P, centre
qui sera nécessairement un 0

point fixe, puisque ce lieu с

est une circonférence.


Fig. 56 .
Au point P menons une
perpendiculaire PC à la droite PR ; ce sera une normale à
la circonférence à laquelle appartient le point P ; si donc sur
1
cette droite PC nous prenons une longueur PC = a = 50A, 2

le point C sera le centre de la circonférence, et par consé


quent ce point C est un point fixe. Cela posé, menons par le
point Mune droite QMF symétrique de OMA par rapport à la
tangente MP à la trajectoire, et soit F le point symétrique du
point A , Q le point symétrique du point 0 par rapport à MP. Les
points P et I seront les milieux des droites QO , AF. L'égalité
des angles OPC , OQF montre que PC et QF sont parallèles. La
droite FQ est égale à 2a, puisqu'elle est égale à OA , et l'on a
1
PC = a QP. Donc le point C appartient à la droite OF ,
2
dont il est le milieu . Donc enfin le point F , symétrique du
point A par rapport à la tangente MP , est un point fixe.
On a d'ailleurs OM + MF = OM + MA = 2a, de sorte que
r + r = 2a est l'équation de la trajectoire, rapportée aux deux
pôles fixes 0 et F. La trajectoire est en définitive une ellipse ,
dont le centre d'attraction et le point F sont les deux foyers,
et qui a pour grand axe la quantité 2a , rayon du cercle qui
correspond à la vitesse nulle, quantité indépendante de la di
112 MOUVEMENT ELLIPTIQUE

rection dans laquelle le point mobile est lancé à partir du point


M , et dépendante seulement des valeurs simultanées de r et v
au point de départ.
53. La même construction montre que CI = OA = CP , de
sorte que le cercle lieu du point H est aussi le lieu du point I,
projection du second foyer F sur la tangente . Considéré à ce
point de vue , la trajectoire du point M est l'enveloppe du côté
PI d'un rectangle inscrit dans le cercle de rayon PC , et dont
deux côtés opposés passent constamment par deux points fires
0 et F , placés symétriquement par rapport au centre . Sous
cette forme, on reconnait aisément que le produit OP X FI
est constant .
La distance OC , qui est la demi-distance focale de l'ellipse,
s'obtient aisément au moyen du triangle OPC , dans lequel on
a OP = p, PC = a, et l'angle OPC 2 - ».. Si l'on appelle o
la distance OC , on aura

c = a' + p* – 2ap sin

mais p = r sin w ; il vient donc


c ? = a + 2 sin . - 2ar siny = a ? — r ( 2a — r') sin je
41'a
= a ? — rpi sina = a

ce qui confirme la conclusion que la distance OC est constante.


4A'a
On voit de plus que к représente le carré b de la moitié du
petit axe de l'ellipse .
Kr K
L'équation v = ar
montre que -a est le carré d'une vitesse
linéaire . La constante K , divisée par r ?, donne l'accélération
j, qui est homogène à une longueurl divisée par le carré d'un
K 1 Ir፡
temps t . On a donc et par suite K =
DES PLANÈTES. 113
K devient homogène à
Si l'on divise par a,
t?? ou au
carré

d'une vitesse
K
(*).
On a v ? -- lorsque r = r', c'est-à- dire quand le mobile
a

passe à la distance a du point 0, c'est-à -dire enfin quand le


mobile occupe l'un des sommets du petit axe. La vitesse
K
V est donc une sorte de vilesse moyenne du point mo
VA
bile ; c'est la vitesse uniforme qu'ilaurait décrivait autour s'il
du point 0 le cercle de rayon a. On voit que 2A = 2A
y
représente la distance du foyer 0 à la tangente au sommet
AVI
du petit axe, distance égale au demi petit axe, b.
Les équations obtenues conduisent très rapidement au rayon
de courbure de la trajectoire. On a en effet à la fois
psin j = a a
et rr ' sinu = 4A®a
K

Multiplions ces deux équations . Il vient p sinp = 4A ?


K a
relation connue du rayon de courbure de l'ellipse .
va
La hauteur - varie , avons- nous vu , entre a pour r = r',
4A
et pour regl minimum , ou pour sin v = 1 . On voit que
a

4A 6*
a
est le rayon de courbure au sommet du grand
axe de l’ellipse. C'est évident d'après la construction.
La durée T de la révolution est indépendante de A. On a
παb
en effet T = A ", en divisant l'aire de l’ellipse par la vitesse
a
aréolaire; mais b = 2A Donc T = 2πανα
VA K VK , expression qui
ne renferme plus A.
5. – MÉC. COLLIGNON . 8
SER LE XOCTEIENT ELLIPTIQUE
K
Le moyen mourement n est égal à On re
ī ou à a3
trouvelarelation n'd = K , conformeàla troisièmeloideKepler.
Si l'on remplace v par V, vitesse uniforme sur le cercle
moyen , on a

relation évidente, puisqu'elle exprime qu'à cette vitesse


le mobile mettrait le temps T à parcourir la circonférence en
tière 2-0 .
La constante K, lorsqu'on admet la fixité du centre d'attrac
tion 0, est le produit du coefficient f de l'attraction de deux
masses égales à l'unité, situées à l'unité de distance, par la
masse M du point attirant. Si ce point matériel est une sphère
de rayon R et de masse spécifique p, on a
v = px $ R
et par suite
k = fN = fex ; =R*.
Si on désigne par g l'accélération due à l'attraction de cette
sphère sur un point placé à sa surface , on aura
g = * = fpx ;=r;
par suite
39
fRp =
39
K = pRx
et enfin
V =
=RVI
nša : = K = gR® , n = R RV V
On retrouve le facteur Vå, vitesse angulaire d'un point
qui parcourrait avec la vitesse V la circonférence d'un grand
cercle de la sphère altractive.
COMPLEMENTS

LIVRE I
DE L'ATTRACTION

CHAPITRE PREMIER
GÉNÉRALITÉS.

54. Soit P un système matériel, composé de points A dont les positions


et les masses sont données ;
Soit M un point matériel de masse , dont la position est définie par
ses coordonnées ch , B, Y, rapportées
à trois axes rectangulaires, ox, OY,
oz .
Р
Appelons , y, z les coordonnées d'un ! I

point A quelconque, et e la masse spé


cifique du système en ce point.
Nous supposerons que le point M su
bisse de la part de chaque point A du
système P une attraction dirigée sui
vant MA , proportionnelle au produit des
masses des points M et A , et à une Fig. 55.
fonction F (r) de la distance MA = r .
L'attraction exercée par le point A sur le point M sera exprimée par le
produit
fmpF (r ),
m étant la masse du point A, et ses composantes suivant les axes seront ,
parallèlement à l'axe des x , fm uF(r) * ,
à l'axe des y,
fmyF(r)?
à l'axe dc3 ,
fmp.F(x) * 7 .
116 COMPOSANTES DE L'ATTRACTION
Ces composantes portent leurs signes avec elles, comme il est facile de le
rérifier.
Pour trouver la résultante des actions exercées par tout le système P sur
le point M, on devra faire la somme de ces composantes pour toutes les
masses m dont la réunion forme le système P. Décomposons ce système en
volumes élémentaires, dxdydz, nous aurons
m = - pdxdyd :

pour la masse de l'un de ces éléments, et les composantes X, Y, Z de la


résultante cherchée seront données par les intégrales triples :

X = 1 S S S PF (-) * 7 dxdyda,
( 1)
Y = fu SS F(r)).' * dxdydž,
2 = SSS'de yada
Les intégrales sont supposées étendues à tous les éléments du système P.
La distance r s'exprime en fonction des coordonnées par l'équation
(2) r = VII — c )2 + (y - 3)2 + (ö ) 3,

en prenant la détermination positive du radical.


Les équations (1 ) conduiraient à faire trois intégrales triples, distinctes
les unes des autres ; on peut simplifier le problème et ramener ces trois
opérations à une seule, en introduisant une fonction auxiliaire, savoir
(5 ) ‫ ) و‬۳( =
=ſp(r)dr.
Posons en effet

( 4) 69 (r) dxdyd : = U,

l'intégrale triple s'étendant à tout le système P.


i U sera une fonction des coordonnées a, ß, y du point M, et on aura , en
prenant successivement les dérivées de U par rapport à ces trois quan
tités ,
du
da
dU
ESSS [ + (r)] dxdyd: = S S SpFind dredyda
dr
d3 = SSSAPF ( r) ds dodyd :,
ddr
di = S S SPF(M) dy dxdyd:.
EXERCÉE SUR UN POINT. 117

Or l'équation (2), différentiée en faisant varier seulement a, b, y, nous


donne
dr - (x - 2)
dz Vix - & )* + (y - Bjº+ ( - y)* -7
dr
d3 9-8
dr
-1 .
din
Par suite
du
da pF (1 )
dU
ds pF (r)

-- SSSS dedyda,
et enſin
du
X = -fue da
AV
(5) Y --
= .fu
d3
dU
Z -fu
dy

Une fois donc qu'on aura déterminé la fonction V au moyen de l'équa


tion (4), on en déduira les composantes X, Y, Z, par de simples dériva
tions .
55. L'équation U = constante, dans laquelle U représente une fonction
de 2, 8, 7, définit, quand on donne à la constante une série de valeurs, une
famille de surfaces, en chaque point desquelles la résultante des trois
forces X, Y, Z correspondantes est normale. En effet, de cette équation on
déduit par la differentiation
dU JU
dat d3 +
da d3 dy dy =0,
ou bien, en multipliant par — fpe,
Xdx + Yd3 + Zdy = 0,
ce qui montre que la direction dont les composantes sont X, Y, Z, est nor
male à la surface . L'équation U = constante représente donc des surfaces
de niveau, coupant à angle droit les directions de l'attraction qui serait
exercée sur chacun de leurs points par le système P, si le point matériel M
était placé en ce point.
On remarquera aussi que, si le point M reçoit un déplacement MM'infi
118 COUPOSANTES DE L'ATTRACTION
niment petit, dont les composantes soient dz, dß, dy, le travail élémen
taire de l'attraction du système P sera
Xdx + Yd3 + Zd-, -
- fudu,

de sorte que le travail total de l'attraction subie par le point M est mesuré
par la différence - f4 (U , -U.),ou par fu ( U - U ,), pour un déplacement
fini quelconque qui fait passer le point M de la surface de niveau U = 0,
à une autre surface U = U,.

ATTRACTION PROPORTIONNELLE A LA DISTANCE .

56. La loi la plus simple qu'on puisse imaginer consiste à poser F (r) = r.
Alors les équations (1 ) deviennent

I = Pk S S Sple — a)dxdyds,
Y = r«SS SPW – )dxdydz,
2 = « S S Spla—y) dxdydz.
Abstraction faite du facteur constant fu, I est la somme des moments
des masses [Link] par rapport à un plan condiut par le point M parallèle
ment au plan des yz.
Si donc Ę est l'abscisse du centre de gravité du système P, et que II soit
sa masse totale , on aura
X = ful (E - a ),
et de même, en appelant n. et les autres coordonnées du centre de gravité,
Y = full (n - 3 ),
Z = ful (5-7) ;

c'est-à -dire que tout se passe comme si la masse entière du système P était
concentrée en son centre de gravité. La fonction U s'obtient dans ce cas en
faisant l'intégration de Xdx + Yds + Zdy, ou de
dU = full [ 5 - x ) dx + (n - B) d3 + (5 - y )dy]
= ful (Edx + yd3 + gdy - (ada + Bd3 + ydy)].
On obtient
1
fu11 2

et les surfaces de niveau U=


: constante représentent les sphères décrites
du point (5, n, () comme centre (Cf. II,SS 167 et 220) .
EXERCEE SUR UN POINT. 119

ATTRACTION NEWTONIENNE .

57. La loi de Newton ( II, § 157) s'exprime par l'égalité


1
F (r) =
Substituant dans l'équation (2) et intégrant, il vient
1
p (r) :

Appelons V ce que devient la fonction U dans le cas où F (r) est égal à


1
: ; nous aurons

(6) 'pdxdlyd :

et par suile
dV
X = fudal
dV
(7) Y = true
d3
dV
2 = fu do
La fonction V a reçu de Gauss le nom de potentiel (IV, § 127). Elle a des
propriétés très remarquables, qui en faci z
litent la détermination dans chaque cas
particulier.
Observons d'abord que les équations (6)
el (7) ne sont pas en défaut lorsque r
devient nul, ce qui arrive quand le point M
fait partie du système P. Alors le fac M

teur prend une valeur infinie; mais


B
l'intégrale elle-même reste finie. Pour
nous en assurer, prenons le point M pour
origine ( fig. 56 ), et évaluons l'intégrale V Fig. 56 .
pour une sphère décrite du point M comme
centre avec un rayon r aussi petit qu'on voudra . L'élément matériel A de
120 COMPOSANTES DE L'ATTRACTION
cette sphère sera, en adoptant les coordonnées polaires r = MA , 4 = IMB,
0 = ZMA,
px rsin Odyx dr x rde,
et l'on aura
fra sin Odrdod ;
V=
= SS S-*sinqdrdody = SSSErsin Odrdod
les limites de l'intégrale triple sont 0 et que pour le rayon MA, 0 et = pour
l'angle 0, 0 et 26 pour l'angle 4. Sous cette forme on voit clairement
que, quelle que soit la distribution des densités dans l'intérieur de la
sphèrc, la fonction V ne devient pas infinie pour les valeurs infiniment
petites de r.
La formule (6) et par suite les équations (7) subsistent donc toujours,
quelles que soient les valeurs de r.

COMPOSANTE DE L'ATTRACTION TOTALE PROJETÉE SUR UNE DIRECTION DONNÉE .

58. La fonction V ne dépend que des distances du point M aux divers


points matériels dont la réunion forme le système P, et des masses de ces
points; elle ne varie donc pas quand on opère un changement quelconque
de coordonnées.
Soit proposé de trouver la composante de l'altraction totale R qu'eserce
le système P sur le point M , estimée suivant une direction donnée ; il
suftira de prendre des axes coordonnés rectangulaires dont l'un soit paral
lèle à la direction donnée , et d'exprimer V
z
en fonction des nouvelles coordonnées
NI dV
a ', B', Y '; le produit fu'dz' sera la compo

V2 Fig. 57 ,
sante cherchée parallèle à l'axe des z '.
Si l'on veut, par exemple, projeter l'al
Traction totale R sur le rayon OM qui va de
l'origine au point M, on peut , d'après cette
méthode, prendre pour axes coordonnés la
droite OM, et deux autres droites rectangu
laires, ON, OH , normales à OM. Mais il est plus simple d'employer les coor
données polaires, savoir le rayon vecteurr = OM, l'angle 0 = ZON et l'angle
du plan ZOM avec le plan Zox. On a en effet alors
a = rsino cosy,
B = rsino siny,
y = rcos .

Appelons w l'angle que fait la résultante R avec le rayon OM .


EXERCÉE SUR UN POINT 121

Les composantes de l'attraction totale suivant les axes Ox, OY, OZ,
étant X, Y, Z, la projection, R cos w, de la résultante sur le rayon OM est la
somme des projections de X , Y, Z sur ce même rayon , et l'on a
Rcosw = =x + y +2 .
Mais la différentiation relative à r des équations de transformatio:
donne

a
da
dr
= sino cosy =
d3 sino sin
dr
dy = cos 0 = 2 .

dr r

Donc
Rcosw = X
da
dr
+Y
d3
dr
dV da
da dr
+
dv d3
dz dr
+ ) =fe dVdr
av 影 )=
Si la fonction V est exprimée en fonction des coordonnées polaires, r, 0 , ý,
dV
le produit fu dr représente la composante de l'attraction totale suivant le
rayon mené de l'origine au point M.
On prourerait de même que, lorsque la fonc
tion V est exprimée en fonction des coordonnées
MP = %
MQ = OP = ml, 0

angle POX = 0 ,
dV
le produit fitan est la composante de l'attrac
lion totale suivant le rayon MQ , abaissé du Fig. 58.
point M perpendiculairement à l'axe OZ .
En général , si V et V + DV représentent les valeurs du potentiel d'un
même système par rapport à deux points A et A', infiniment voisins, distants
dᏙ
l'un de l'autre de e , le produit fi &
est la composante de l'attraction
lotale projetée sur la direction AA'.

ÉQUATION AUX DÉRIVÉES PARTIELLES A LAQUELLE SATISFAIT LA FONCTION V.

· 59. Commençons par établir une propriété générale de la fonction


d2V dạy dºV 1
d: dy? "
122 PROPRIÉTÉS
Quelle que soit la fonction V des trois variables a, b, y, ces variables
représentant trois coordonnées rectangulaires, la somme
dav dºy day
+ +
da ? d32 d-;?

reste constante quand on substitue aux coordonnées a, b, g , trois aulres


coordonnées rectangulaires a ', B', g' .
Les anciennes coordonnées Q, B, y sont en effet liées aux nouvelles
o', B', y par des relations linéaires :
a = A + ma ' + nß' + 27 ,
B = B + m'c' + n'g' + p'y ',
y = C + m "&' + n " 3' + p" ;',
dans lesquelles A, B, C sont les coordonnées de la nouvelle origine par rap
port aux anciens axes, et m, n , p, ... les cosinus des angles des nouveaux
axes par rapport aux anciens. Il résulte de ces définitions qu'on a à la fois
les six équations
m2 + m + m " = 1, mm' + mm" + m'm " = 0,
n2 + ? + 1 " 9 = 1 , NN + nn " + nin " = 0,
p? + p '? + p " = 1 , mp' + pp " + p'p" = 0.
On a d'ailleurs , quelle que soit la fonction V, les identités
dV dV da dvd3 dV d , dV dV dV
d3 + m " dy
+ + + m '
da' da da ' de da dy dy ' da

et
deV dev d'V ( 12V
ma m'a + m"2
dara da² + dy ?
deV deV d2V
+ 2mm ' + 2mm" + 2m'm"
dad dad , dßdj
d2V d» V
On trouverait deux équations semblables pour dira' dyr; ajoutant, et
tenant compte des relations qui lient entre eux les cosinus , il vient l'identité
deV d2V dưV d2V deV dlaV
dz² +T dye
+ + +
da '? dyr dao

Cela posé, cherchons à quoi cette fonction est égale quand on prend
pour V un potentiel, c'est- à - dire quand on fait

(6)
V =-SS feledydis
DU POTENTIEL. 123
Il vient, en différentiant deux fois de suile par rapport à a,
pdxdyd : dr 'pdxdyd: * —
da da
PV c) ?
da ? - + Sadxdyds -3

De même
dạy
dz Setzdyd: (9–3145*")
= SS Sedmaydi
et
V
- SS Sadavdy (1-34 >> ").
Faisons la somme des trois dérivées secondes ; il vient
dey d'V dV
da + dze + d ,
3-3 ( - ) (y - 3) ( )
.
Le facteur entre parenthèses est identiquement nul ; si donc r ne reçoit
pas la valeur zéro, tous les éléments de l'intégrale triple sont séparément
égaux à zéro, et par conséquent
day dºV + d ?V
(9) da + ds : 0.

Mais cette conclusion est en défaut si l'on peut avoir r = 0, ou lorsque


le point attiré fait partie du système attirant. Dans ce cas, l'équation (9)
n'est vraie qu'à la condition d'exclure de l'intégrale V la matière située
à une distance infiniment petite du point M. Nous verrons tout à l'heure
comment celle équation doit être modifiée quand on ne fait pas cette
exclusion. Il convient auparavant de résoudre la question pour la sphère.

ATTRACTION D'UNE SPDÈRE.

60. Supposons que le système P soit une sphère creuse, ayant son centre
au point 0, terminée à deux surfaces sphériques de rayon R, et R, et
formée de couches concentriques homogènes, de telle sorte que la densité
p d'une couche soit une fonction du rayon de cette couche.
Soit R, < Rg. Nous supposerons d'abord le point M en dehors de la
sphère de rayon Rg ; ensuite , nous le supposerons au dedans de la sphère
de rayon Rg ; dans ces deux situations il ne ſera pas partie du système atti
124 ATTRACTION
rant , et l'équation (9) sera applicable sans restriction. Enfin nous aurons à
examiner ce qui a lieu quand le point M est compris dans l'épaisseur de la
splière creuse, et nous en déduirons la modification générale à faire subir
à l'équation (9) , lorsque la distance r peut recevoir la valeur zéro.
La couche sphérique qui vient d'être définie étant symétrique, comme
forme et comme distribution des masses, par rapport à tout plan conduit
par le point 0, la fonction V ne dépend que de la distance r du point N
à l'origine 0 des coordonnées. i
Changeons donc de variables, et au lieu des coordonnées a, b, y , intro
duisons les coordonnées polaires r, 0 et 4. Nous aurons
g = * + 8 + 78,
et par conséquent

da ais
ois
sin8
dr
d3
dr
dj

relations déjà trouvées plus haut.


V étant fonction de r seul , on a
dV dv dr
=

da dr da
et
dey dey ' dr dV dº ,
+
da² dra da dr daa "
niais
dr
!
R

da

et par suite
dar
d- 1 a dr 1
da? r g2 da
}
Z.!

On a donc
dV d2V a AV
+ dr
du? dra
6- ).
On trouverait de même
V d’V ß? dV
di ! +
d32 dr
dev d'V ya dV
dya dr ? ( 4-3 ).
D'UNE SPHÈRE. 125

Faisant la somme de ces trois fonctions, et observant que a ' + ß" + y = 1 ",
il vient pour l'équation (9)
div IV /3 dev 22 AV
( 10) +
dr dr ?
+r dr
= 0,

équation différentielle dont l'intégration fera connaitre V. Elle s'intégre en


multipliant par rº. Il vient en effet
dạy dv d dV
+ 2r g2
dri dr dr
Donc
dV
dr
C,

C désignant une constante arbitraire.


On en déduit
dV C

dr

et par suite l'attraction exercée par le système proposé sur le point M ,


attraction évidemment dirigée suivant la droite MO à cause de la symétrie,
a pour valeur fuc.
p ?
Reste à déterminer la constante C. Deux cas sont ici à
distinguer .
1° Si le point M est dans l'intérieur de la sphère de rayon Ry , faisons
r = 0 , c'est-à-dire plaçons le point M au centre de celle sphère. Il est
évident que l'attraction est nulle à cause de la symétrie; or la formule la
ferait infinie , sauf le cas où C serait égal à zéro . On a donc C = 0 , et
l'attraction est nulle pour toutes les valeurs de r depuis r = 0 jusqu'à
r = R , (II , § 161 ) .
2° Soit r > Rz, ce qui revient à supposer le point M en dehors de la
sphère de rayon Rg. Pour déterminer la valeur de la conslante C, nous sup
poserons r très grand par rapport au rayon Rg . Alors toutes les distances
deviennent sensiblement égales, et les attractions élémentaires parallèles et
proportionnelles aux masses . Tout se passe donc comme si la masse entière,
H , du système P était concentrée au point 0. L'attraction serait égale dans
ce cas à
full

Donc C = -1 ; en d'autres termes, la constante C est la masse du


système attirant prise avec le signe On en conclut que l'attraction
erercée par les couches sphe ues homogènes sur un point extérieur est iden
tique à ce qu'elle serait si la masse entière était réunie au centre commun
126 ATTRACTION D'UNE SPHÈRE .

de toutes ces couches (II, SS 153 à 160) . La même règle s'applique en vertu
de la continuité au cas où l'on aurait r = Rg.
La constante C est donc égale à O si r est < Ry , et égale à la masse
du corps attirant prise négativement si r est > Ro.
Il reste à examiner ce qui arrive quand r est
compris entre R, et Rg. Ce cas rentre dans les
deux premiers.
R1 MRg
En effet, le point M est alors à l'extérieur de
toutes les couches dont les rayons sont compris
entre R, et r, et à l'intérieur de toutes les cou
Fig . 59. ches dont les rayons varient de r à Rg. Ces der
nières n'agissent pas sur le point M ; les premières
agissent seules et exercent sur lui une attraction égale à
fr x H

en appelant l ' la masse du système compris entre les rayons R, et r. Cette


masse est donnée par l'intégrale
H' =
Rig
On en déduit

AV Il [ "Anpredr
R
=

dr

Différentiant de nouveau par rapport à la lettre r qui figure comme


limite supérieure de l'intégrale et qui figure aussi en dénominateur, il
vient

day r®X Impre – 21 S1*4#predr


RE
– $7p + Si(*apredr.
Donc
dºV 2 dv
dr² + = - 4ap + S4=prºdr – S'ampredr
S ***prºdr==4.p.
On a donc aussi
dV d?V day
da²
+
ds 4гр,,
ሪdy ?

p étant la masse spécifique du système attirant au point M, lorsque ce


point fait partie du système P. Nous allons vérifier que cette équation est
générale .
PROPRIÉTÉ DU POTENTIEL. 127

EXTENSION DE L'ÉQUATION AUX DÉRIVÉES PARTIELLES AU CAS OÙ LE POINT


ATTIRÉ FAIT PARTIE DU SYSTÈME ATTIRANT.

61. Lorsque le point M fait partie du système attirant P, on peut toujours


décomposer le sy:tėme P en deux portions : l’une, formée d'une sphère de
rayon aussi petit qu'on voudra et comprenant le point M ; l'autre, formée
de tout le reste du système. La fonction V sera la somme de deux parties
correspondantes, l'une V', relative à la sphère infiniment petite, et l'autre
1 ", relative à la seconde portion du système P. On aura V = V + V", et
par suite
dov d’V dav d2V day day " d -V " d2V"
+
dae dzi +
di = le +
ds
+
d ,,? da²
+
disa dema).
A l'égard de la seconde portion , le point Mélant étranger au système
attirant, on a identiquement
dey " d V" de "
da² +
+ = 0.
d,

A l'égard de la première, le point M est situé dans l'épaisseur d'une


sphère infiniment petite, qu'on peut regarder comme homogène et comme
ayant partout la densité p du point M lui-même; la somme des trois déri
vées secondes de V. est égale à — 4752 (860) . Donc il en est de même de
la somme des trois dérivées secondes étendues au système entier.
Nous pouvons donc compléter l'énoncé du § 59, et poser l'équation
générale
dry 12V deV
da²
+ + 0 ou
— 4гр,,
d,

savoir, zéro, si le point attiré est étranger au système attirant ; - .47p, si


le point attiré fait partie de ce système.
OBSERVATION SUR LE CAS OÙ LE POINT ATTIRÉ FAIT PARTIE
DU SYSTÈME ATTIRANT .

62. La méthode suivie pour établir l'équation


dV dºy day
dat
+
ds + - Απρ,

dans le cas où le point attiré fait partie du système attirant, suppose le


128 PROPRIÉTÉ DU POTENTIEL .
point attiré englobé dans une sphère homogène de rayon infiniment
petit. Cette supposition n'est pas d'accord avec l'hypothèse de la discon
linuité de la matière. Le résultat n'en est pas moins admissible, et l'on
peut s'en rendre compte par le raisonnement suivant.
La loi d'attraction entre deux points de masse m et M., résumée dans
la formule
fmu. peut être étendue fictivement à des masses négatives

- m , en convenant de regarder l'attraction comme changée en répulsion


lorsque la formule change de signe. Avec cette convention , on pourra
regarder un point géométrique de l'espace vide compris entre les molé
cules d'un groupe, comme exerçant sur le point attiré de une attraction
fmu et une répulsion égale aussi à fmu. qui détruit
égale à l'attraction.
Cela revient à supposer en un point du vide, la coexistence de deur
masses m et m, qui prises ensemble équivalent à zéro.
S'il en est ainsi, rien n'empêche d'imaginer dans les vides intra-molé
culaires situés autour de la molécule attirée M, dont la densité est p , une
quantité de matière ayant en tous points cette même densité , moyennant
qu'on y superpose par la pensée une quantité de matière négatire, c'est-à
dire dont la densité sera — p. Les molécules réellement comprises dans
l'intérieur de la sphère considérée, qui n'auraient pas la densité p, pour
raient y être ramenées, en partageant leur masse en deux parties , l'une
qui corresponde à la densité p, et l'autre qui complète la première et qui
peut être positive ou négative. Cela posė, si l'on calcule la fonction V
pour le système ainsi fictivement composé, et qu'on forme la somme
d? V d’V d: V
dar
+ + des dérivées du second ordre , on trouvera , comme on
l'a vu ,
4top pour la sphère homogène dont le point M fait partie,
et 0 pour l'ensemble des autres masses, positives ou négatives, auquel lo
point M est étranger. En définitive, on parvient à l'équation qu'il s'agit
de démontrer .
M. Boussinesq a présenté d'une autre manière la théorie du potentiel
dans l'hypothèse de la discontinuité de la matière : on en trouvera
le résumé dans les Comptes rendus de l'Académie des sciences du
5 avril 1880 .
63. Il ne faut pas croire du reste que la loi d'attraction newtonienne
donne des forces infinies lorsque la distance est infiniment petite, car
cette distance ne peut être infiniment petite qu'à la condition de rendre
infiniment petits eux -mêmes les diamètres des molécules qui arrivent à
se toucher, ce qui réduit à l'infiniment pelit les deux termes du rapport
fmu.
Supposons pour fixer les idées que les molécules soient sphériques,
PROPRIÉTÉ DU POTENTIEL. 129
et de rayons r et r ; que p et p soient leurs densités respectives ; on
aura pour l'attraction mutuelle
Xpx
ir tona
quantité qui ne grandit pas indéfiniment, mais qui tend au contraire
vers 0, lorsqu'on réduit indéfiniment r et ". Si l'on suppose, par
exemple, r = r , l'attraction a pour mesure, lorsque les molécules sont
en contact,
n° Xpe' Xrt.

Il est probable d'ailleurs que la loi newtonienne, reconnue vraie pour


les distances mutuelles du soleil et des planètes, ne s'applique plus à
des distances infiniment petites, et qu'alors l'attraction se change en
répulsion . On a proposé la loi F = fmu.. ,où a représente la limite de
distance à laquelle l'action mutuelle change de signe. Pour r très petit ,
F devient négatif et très grand en valeur absolue ; il y a répulsion de
plus en plus énergique à mesure que la distance diminue. Pour r très
grand, a est négligeable, et on retombe sur la loi d'attraction de Newton .
Celle loi a été proposée récemment par M. Berthot ".
L'extension de la loi de Newton aux distances très petites est donc
entièrement fictive, et les résultats qu'on en déduit sont analytiquement
vrais , mais n'ont aucune réalité .
64. Les masses négatives, que nous avons employées tout à l'heure,
interviennent, au même titre algébrique, dans certaines questions de
mécanique. Si l'on demande, par exemple, quelles masses il faut placer
Qui sommets d'un triangle pour que le centre de gravité de ces masses
coincide arec le point de concours des trois hauteurs, on reconnaît immé
diatement qu'il faut placer au sommet de chaque angle une masse pro
portionnelle à la tangente trigonométrique de cet angle. Or cette solu
tion donne une masse infinie au sommet d'un angle droit , et une masse
négative au sommet d'un angle obtus . Rien n'est plus simple que d'in
terpréler ces résultats.

APPLICATION AU CYLINDRE CREUS INDÉFINI A BASE CIRCULAIRE .

65. Le système attirant est formé de couches cylindriques homogènes


à base circulaire, de longueur indéfinie, ayant pour axe commun l'are
des %.
Le point attiré, M, est défini de position par ses coordonnées, a, ß, q ;
1. V. Comptes rendus de l'Académie des sciences, 30 juin 1884, 20 avril 1885 .
MÉC . COLLIGNON . 0
130 ATTRACTION

mais l'attraction ne dépend évidemment que de la distance r = MP du point


à l'axe Oz , et cette distance est donnée
zl
par l'équation
01 ja
god = q * + 38.
La fonction V est une fonction de cette
distance . On le démontrerait comme il
suit . Les composantes de l'attraction sui
0 A B Y vant les axes sont en général
dV dV dV
- pr. da ' - fed? fu dy

ici la résultante est dirigée suivant MP;


dV
donc = 0 et
Fig. 60. dy
DV IV
B' da : 0,
d
équation linéaire aux différences partielles qu'on sait intégrer, et qui donne
pour V une fonction de a? + Bº , ou enfin une fonction de r seul.
On a donc, en changeant de variables,
dV dV dr
da dr da '
dV dV dr
d3 dr ds'
day d2V / dr ) dV dºr
da
deV
dra
d2V / dr
da ) +
dr da
dV dºr
+
dsa di ( d3 dr daa'
Mais l'équation r = a + B2 différentiée conduit aux relations :
dr
da r
812*
m-

dar 1
=

isala

d. 1

ddr
ds
ZIP

dºr 1
-

d32
!!

d2V
On a d'ailleurs 0.
dy:
Donc enfin
dºv day deV
da² + d3 : + dy?
d2V dV d'V dV day 17
+ +
dri dr dr dr (do +
D'UN CYLINDRE INDÉFINI . 131

Si le point N est à l'intérieur ou à l'extérieur du cylindre creux, mais


non dans l'épaisseur de ce cylindre, on aura pour déterminer V l'équa
tion différentielle
d2V 1dV
0.
dra + po dr

On en déduit , en multipliant par ret en intégrant,


dV
C.
dr

L'attraction totale étant dirigée suivant MP a pour composante suivant


l'axe Ox dV dV
- frła fu dr
et suivant l'axe OY
IV 8
.
- fear i

Or et sont les cosinus des angles de PM avec ces axes;l'attraction a


dᏙ fuc
donc pour valeur fu dr ' ou bien 1

66. Pour déterminer la constante C nous distinguerons deux cas : celui


où le point est à l'intérieur, et celui où le point est à l'extérieur du
cylindre.
1. Si le point M est intérieur, il est évidemment en équilibre sur l'axe
du cylindre; l'attraction resultante étant nulle pour r = 1, on a C = 0,
et l'attraction est nulle pour toutes les positions du
point M à l'intérieur du cylindre .
20 Si le point est extérieur, attribuons à r une сC
très grande valeur, vis - à -vis de laquelle le diamètre
du cylindre soit négligeable. Tout se passera comme
si , dans chaque section transversale, la masse du cy
lindre était concentrée sur son axe, et au lieu d'un 0

cylindre nous aurons une droite atlirante. Nous pou


vons traiter cette question directement.
Soit m la masse par unité de longueur d'une droite
indéfinie BB '; M le point attiré, à la distance OM = r. B

Prenons pour variable l'angle o , compté à partir du Fig. 61


rayon MO , positivement dans un sens , négativement
dans l'autre, et considérons l'attraction exercée par un élément CC sur le
point M. Elle est dirigée suivant MC , et a pour valeur
fie X m X CC
CMS
132 ATTRACTION
Or
CN =
cos )
rd
CC' = d.0C = d (rtang) cos : 0

fum x rdo
L'attraction de l'élément est égale à ou à fumodo
cos ? 0 x
cos : 0
Multiplions par coso pour avoir la composante de celle attraction sui
vant MO ; il vient
fum cos de

expression qu'il suffira d'intégrer en faisant varier 6 de - à +


pour obtenir la résultante des actions de tous les éléments de la droite
indéfinie BB' : il vient

fum
[ - (- )]= 2u4 m ,
xsin
1

ou
2fu.m
r
7 en tenant compte du signe que nous devons attribuer à la
résultante cherchée .

Nous avons trouvé plus haut que cette résultante est égale à r

Donc C = 2m , m étant la masse de la droite par unité de longueur, c'est


à-dire, en revenant à la première question, la masse du cylindre par unité
de longueur. Si la densité p des couches concentriques était variable de
l'une à l'autre , on aurait
Rg
2. RDR XP
Sonia
RA

équation où p représente la densité de la couche à la distance R de l'ase,


et R, et R, les rayons de la surface interne et de la surface externe du
cylindre.
On en déduirait
RO
C = 47
Sali FRÜR .
Le troisième cas à examiner est celui où le point M est à une distance
de l'axe comprise entre R, et Rg. Alors les couches dont les rayons sont
compris entre r et R, sont sans action sur le point M , et tout se passe
comme si ce point était à la surface d'un cylindre indéfini de rayon r, ce
qui donne
C = 475
Sprar.
D'UN CYLINDRE INDÉFINI. 133

On vérifierait aisément que, dans ce dernier cas, la somme d2V


+
da?
est égale à - 4 Ep.
ATTRACTION D'UN CYLINDRE DROIT A BASE CIRCULAIRE, HOMOGÈNE, SUR UN POINT
SITUÉ SUR SON AXE DE FIGURE .

67. Lorsque le point attiré Mest suffisamment éloigné du cylindre


attirant AB , les actions exercées sur lui par les divers points du cylindre
sont sensiblement pa .
rallèles et s'ajoutent
ensemble. Si donc on 0 PP M
prend pour origine le
milieu 0 du cylindre, Fig . 62.
et qu'on appelle 2a sa longueur, R son rayon , p sa masse spécifique , 1 la
distance OM de l'origine au point attirant , l'action exercée par le cylindre
AB sur le point M sera proportionnelle à l'intégrale
p+ a R dx XP,
=ES (1 — 2)
où R *dx représente le volume d'un l'élément PP situé à la distance x, et
1- x, la distance de cet élément au point M.
On aura , en faisant l'intégration ,
II
= R*p
%
1 ] 4.
2a
= # Rapx - ai '

expression dans laquelle le numérateur est la masse totale de la barre,


et le dénominateur /> – aº contient seul la distance 1. La formule n'est
vraie que par les valeurs ? qui sont suffisamment grandes par rapport à a .
Si l'on voulait appliquer cette formule à toutes les valeurs de l, on
arriverait à des conclusions
inexactes. Prenons le point M C B
dans l'intérieur du cylindre, à 0 N

une distance MB de l'extrémité


Fig. 63.
B. Si l'on prend MC = MB, on
pourra supprimer la portion CB du cylindre sans changer l'action exer
cée sur le point M. Car les points matériels contenus dans cette por
tion sont deux à deux symétriques par rapport au point M, et l'homogé
néité de la barre entraînant l'égalité des masses, les actions exercées
par la portion CB se détruisent deux à deux. Si donc MB = b, la barre
pourra être considérée comme réduite à la longueur 2a-2b, son mi
lieu O sera à la distance a du point attiré M, car O'M est la somme des
134 ATTRACTION

moitiés des deux tronçons AC, CB qui composent la barre . La formule


donne donc
H ' = a R p X (2a - 26) # R%p ( 2a - 20 ) 21 Rap (a - b)
al - (a - b)* 2ab -6 b (2a - b)
fonction qui devient infinie pour b = 0, résultat évidemment inadmissible.
L'erreur du raisonnement consiste à appliquer la formule, qui admet
pour l une grande valeur, à une valeur de l comparable à a ; dans ce
R
cas les actions de cer.
tains points de la barre
N sur le point M ont une
A
s'
S
obliquité qui n'est plus
B
0 P P'
négligeable, et le calcul
M X
approximatif qui nete
N' nait pas compte de celte
Fig. 64. obliquité doit être re
jeté. Partageons encore
la barre cylindrique en tranches NN' dont les abscisses soient OP
OP = x + dx. Puis décomposons ces tranches par des cylindres de même
axe que le cylindre donné, et dont les rayons PS et PS soient égaux à
q et år + dr.
La masse d'un anneau SS' sera égale à 25rdr x dx Xp ; elle exerce sur
le point M une attraction qui fait avec l'axe OX un angle SMP, dont le
1-3
cosinus est
VII - 7) +7 et qui , estimée suivant l'axe OX,est propor
tionnelle au produit
275rdrdr Xell - x) 2ardrdir Xpll - gr )

Vic – * + ***(12–2j++
( R2 )** T12- aj* + )
Pour avoir l'attraction totale de la tranche NY , il faudra intégrer cette
expression sans faire varier x, entre les limites r = 0 et r = R. Pour y
arriver, posons (1 - x): + y2 = u”.
On en déduit, en différentiant sans faire varier x,
2rdr = 2udu ,
ce qui transforme la fonction à intégrer en
udu du
2π x dx x pll -— x) = 21212 — x) dx x
u3
du 1
L'intégrale générale de est qu'on devra prendre entre les limites
u 1

r = 0 et r = R, c'est - à -dire entre u = (l— x) et u = vil - x) + R :. Il


vient pour la première intégrale ,qui donne l'action totale de la tranche NY,
1
2Rpl - x) dx x Ulica VilVl-— x )**++ **hi:") = 20cp d.x
(1-1) da
VI - X + R .
D'UNE BARRE CYLINDRIQUE . 135

Cette fonction devra être intégrée de nouveau entre les deux sections
extrêmes A et B du cylindre , c'est - à - dire de x = -a å x = ta. Il
vient pour l'intégrale générale

ap(x+ V17–3} +T®),


2пр

et, entre les limites x = -0 , x = + a,


1 = 2 p(2a + Vilaje + R* – V12+ a)*+ **),
formule qui donne l'attraction exercée par la barre sur le point M (au
facteur fuprės), lorsque ce point est situé sur le prolongement de l'axe.
L'attraction ne devient plus infinie pour l = a. Si l'on veut l'attraction
exercée par la barre sur un point de son axe de figure, on pourra sup
primer une longueur de barre égale à 2b, et appliquer la formule précé
dente en y remplaçant a par a –· b, et 1 par a , ce qui donne

R.
’ = 25 (21a — b) + Væ + R - V(2a — bjº +Fr*)
A l'extrémité de la barre, les deux formules donnent
H = 278 (2a + R + V40 + R *).
Si l'on suppose R très petit par rapport à l - a, il sera à fortiori très
petit par rapport à l + a ; on pourra développer les radicaux en série
et ne conserver que les premiers termes. Il viendra
R?
H= 27px 2a + 11- a) (1+ ( ?
1 R
2 )
= 27P ( 2a + ( - a) (1+ 217 - a
1 R?
1+
2 (1 + a )
+ 1- a R?/ 1 22
= 2px 2a- 12 + a - az '

c'est à -dire la valeur trouvée d'abord par la méthode approximative.

SOLIDE DE PLUS GRANDE ATTRACTION .

68. On donne un corps homogène, de densité p et de volume V connus,


et on demande quelle forme il faut attribuer à ce corps pour que l'attrac
tion qu'il exerce sur un point donné, u, soit la plus grande possible.
136 SOLIDE

1° Par le point y menons une droite quelconque rencontrant le corps


attirant. Il faut d'abord, pour que l'attraction
soit la plus grande possible, que les points ma
tériels rencontrés soient tous d'un même côté
M
de fh, pour que leurs actions s'ajoutent au lieu
de se retrancher ; ensuite , que leurs distances
à xe soient les moindres possibles.
в хX Le résultat de ces deux conditions , c'est de
placer y à la surface même du corps attirant .
2° Deux molécules m , m', de même masse,
Fig. C2.
placées à la surface du corps attirant , exercent
sur le point de des actions dont les compo
santes, estimées suivant la direction de l'attraction totale, doivent élre
égales.
Soient en effet r et r les distances my , m'j ., et 0, 0'les angles de ces droites
fmucos fm'[Link]
avec la direction de l'attraction totale ; si on avait 70% pa
on pourrait accroître l'attraction totale en réunissant la molécule m à la
molécule m'.
cos
Donc l'équation de la surface terminale est const. , ou bien
° = Aº cos 0 , en appelant A la constante . Elle définit une surface de révo
lution dont l'axe est la direction de l'attraction totale.
Soit 0X cette direction , 0 la position du point te. L'équation de la méri
dienne en coordonnées rectangles sera
2

+ y = A
Vx? + yo'
ou

(2? + y ) = A x,
ou enfin
12? + y )} = A * c .
Pour achever la solution , il reste à chercher le volume de ce solide de
révolution , et à l'égaler au volume donné V.
Faisant y = 0 , il vient pour déterminer la longueur OB de l'axe x = A x ;
cette équation donne x =0 (point 0) et x = A.
Le volume du solide est exprimé par l'intégrale
V
S'enyedt.
Or yº = (A®z) – x . Donc
v = 1 ={1 }1==')dx= -S."Widex"da).
DE PLUS GRANDE ATTRACTION . 137

On a pour intégrale générale

= T

[v 3

et entre les limites x = 0, x = A ,

V=T ΑΞΑ A5.

15 V
Donc A =
EV 455

Reste à trouver l'action totale exercée sur le point 0. On y parviendra de


la manière suivante . Observons qu'une molécule m placée en M sur la sur
face du corps donne lieu à la même composante suivant Ox que si elle
était placée en B, de sorte qu'on peut , sans changer l'attraction totale, réu
nir au point B toutes les molécules appartenant à la couche extérieure.
Observons de plus que la courbe OMB ne dépend que d'un seul paramètre
A = OB ; de sorte qu'en faisant varier A , on obtient une série de courbes
toutes semblables entre elles, et semblablement placées par rapport au
point 0. Les volumes des solides de révolution correspondants à ces courbes
successives sont proportionnels à As.
Considérons les molécules comprises entre la surface A et la surface
A + dA ; le volume compris entre ces deux courbes est la différentielle de
4
V=
15

c'est donc dv =$ + a+d4.


4
La masse correspondante est 5 TPAPDA ; cette masse réunie au sommet C
de la couche exerce sur le point o l'attraction

1xX ; TENA,
et par conséquent l'attraction totale est la somme

Sºrvxš apda = $fup* A.


C'est la plus grande action que la masse pV, distribuée d'une manière
homogène, puisse exercer sur le point po
CHAPITRE II

ATTRACTION DES ELLIPSOÏDES.

69. Nous supposerons que le système attirant P soit formé de cou


ches homogènes, comprises entre des surfaces ellipsoidales concentriques,
semblables et semblablement placées, de telle sorte que, l'équation de l'une
de ces surfaces étant
+ 三十 :1,

l'équation de l'autre soit

+ +

Me étant un nombre infiniment peu différent de l'unité. Nous traiterous


d'abord la question pour un point M situé à l'intérieur d'un ellipsoide creux,
compris entre deux surfaces semblables. Puis nous exposerons la méthode
de M. Chasles, qui simplifie par des considera
lions géométriques la recherche des compo
santes de l'altraction .
Avant d'exposer cette théorie, il convient de
B
rappeler quelques lemmes préliminaires.
LEMNE ler. Élant données deur surfa
ces du second degré, semblables , sembl
S
ment placées, et ayant même centre 0, si l'on
mène une droite ABCD qui rencontre ces deux
surfaces, les segments AB , CD interceptés sur la
Fig . 63 droite par les deux surfaces seront égaux.
En effet, menons par la droite un plan quel
conque; il coupera les deux surfaces suivant deux courbes du second ordre
semblables, semblablement placées, et concentriques; ces deux courbes ont
respectivement les mêmes systèmes de diamètres conjugués, et par suite
ATTRACTION DES ELLIPSOľdes. 139

les deux cordes AD, BC, ont le même point milieu I. Donc les longueurs
AB, CD sont égales.
70. Définition . - Deux ellipsoïdes concentriques et ayant les mêmes
plans principaux sont homofocaux quand la différence des carrés des
demi-axes de même direction est constante.
Soit par exemple
+ +

l'équation de l'un des ellipsoïdes, et


+ +

l'équation de l'autre surface. Ces deux surfaces seront homofocales si l'on


a les égalités
a '? – a' = 6° -6° = 61? — c .
On en déduit
a'? - 212 = a? – 69,
ce qui montre que les ellipses principales obtenues en coupant les deux
surfaces par le plan des wy ont les mêmes foyers. Il en est de même des
sections faites dans les deux surfaces par les autres plans principaux .
Étant donnés un ellipsoide et un point («, B, y) extérieur à la surface, on
peut toujours faire passer par ce point une surface ellipsoïdale homofocale
à l'ellipsoïde donné. Appelons a, b, c les demi-axes de l'ellipsoïde donné,
et a ', b', c' ceux de l’ellipsoïde cherché; on aura pour déterminer a',
V', c les trois équations :
am - a = 612 — 1° - = ? — c?,
gº -1 .
+ +

Prenons pour inconnue la différence commune


u = a !? — a= 012 – 62 = c'? — Cº.
On en déduit
al? = a + u, = 1° + u, c = tº + ,
et
+ BP ya
+ = 1.
a tu *+4 cm + u

Cela posé, le point ( a , b, y) étant en dehors de l'ellipsoïde (a , b, c) , on a


BP +
2 > 1 ; si donc on donne à u des valeurs positives graduelle
1.10 ATTRACTION

ment croissantes, les fractions a' + u décroitront d'une manière con


tinue, et on rencontrera nécessairement une valeur de u qui rendra leur

somme
aº + u btu
+
cm + u égale à l'unité ; et il 11'y aura que cette
racine positive, car, à partir de celte valeur particulière, l'augmentation
de u entraine la diminution des valeurs de chaque fraction, et rend leur
somme inférieure à l'unité.
On en déduira pour a , b , c, des valeurs réelles, puisque u est positif. Les
axes a', b ', c seront respectivement plus grands que les axes a , b, c, de
sorte que le nouvel ellipsoide enveloppera entièrement le premier.
71. Définition . - Étant donnés deux ellipsoides (a, b, c) et (a ', b ', ) ,
concentriques et ayant les mêmes plans principaux, on appelle points cor
respondants deux points M et M', le premier ayant pour coordonnées 1 , y,
% , le second ayant pour coordonnées x ', y ', z, lorsqu'on a entre ces coor
données les proportions suivantes :
re a Y' U
a
y

Il est facile de voir que si le point (x, y , z) appartient à l'ellipsoide


(a, b, c), le point (a ", y' ') appartient à l’ellipsoide ( a', b', c').
En effet les rapports
al'Dic élant respectivement égaux aux rapports

a'ő Cla somme des carrés des trois premiers rapports est égale à l'unité
en même temps que la somme des carrés des trois autres.
Étant donné le point M , on en déduit sans ambiguïté le point M’, corres
pondant du point M.
Les sommets des axes de même nom sont des points correspondants.
Si des points M sont en ligne droite, les points correspondants M seront
aussi en ligne droite , et si la première droite est parallèle à l'un des axes
principaux, la seconde sera aussi parallèle à cet axe.
72. Lemme II. — La différence des carrés des distances, OM Om',
du centre commun des ellipsoïdes à deux points correspondants M'et ,
situés respectivement sur deux ellipsoïdes homofocaux, est constante.
On a en effet
(x^2 +218 + ) — (x2 + y + zº)

= G - 1)* + -1) + ( - 1) -*
= 1 "-16 + % + 3) =-69 = a " - *,
DES ELLIPSOIDES.
en observant qu'on a à la fois
62 - 62 = a'2 — a : = 62- Cº,
puisque les ellipsoïdes sont homofocaux , et
ya
+ + : 1,

puisque le point (x, y, z) appartient au premier ellipsoïde.


73. Lemme III. – Soient M et N deux points pris sur la surface de l'el-
lipsoide (a, b, c) ; M' et N les deux points respectivement correspondants,
pris sur l'ellipsoide homofocal (a', b ', c '). On aura l'égalité
OM XONX cosMOY OM' X ON X cos M'ON .

La direction OM fait avec les axes coordonnés des angles dont les
cosinus sont respectivement
y %

OM ' OM ' UN '

2, y , z désignant les coordonnées du point M.


La direction ON fait de même avec les axes des angles dont les cosinus
sont
Y
ON ' ON ON '

Xq , Y. , 2. étant les coordonnées du point N.


a ' W
Les coordonnées de M’, correspondant de M, seront a cy, c %, et les
cosinus des angles de OM’avec les axes seront par conséquent
a'r b'y
a XOM 6X0M ' EX OM
de même les cosinus des angles de la direction ON' avec les axes seront
a's , byli d'un
a X UN ' 5XON ' CX ON
Nous aurons donc à la fois
a'x , Y b'ya
cos MON = c'x,
a X ON + OM
X Х
OM bXON + OM Х CX ON
Yi b'y
cosM'ON =
ON
x 6X OM + ON x СХОМ "
ax OM :+
ON
Donc
OM X ON'cos MON a'xx,
a
+ boya + C'aii = ON XOM'COSM'ON,
et l'égalité est démontrée.
142 ATTRACTION D'UNE COUCIE

74. Lemme IV. Les distances MN ', M'N sont égales . En effet on a , en
verlu du lemme II,
0912 – 01 = 0N – ON,
puisque M ' et M, Net N sont des points respectivement correspondants.
Donc ON + OV = OM ?+ ON.
On a de plus, en vertu du lemme III,
20M X ON'cosMON = 20M'X ON Xcos M'ON.

Retranchons cette égalité de la précédente, il vient


ON + 0N — 20M X OM'cos MON' = OM ? + ON — 201' X OMcos M'ON ,
ou bien
MN = M'N ',
ou enfin
MN = U'N.

ATTRACTION D'UN ELLIPSOÏDE CREUX HOMOGÈNE SUR UN POINT INTÉRIEUR .

75. Supposons que le système attirant soit un solide homogène, compris


entre deux surfaces ellipsoidales semblables et concentriques S et S, et que
le point attiré M soit situé à l'intérieur de la surface S.
La résultante de toutes les actions exercées sur le point M est nulle . Il
suſfit pour le démontrer de montrer que deux
B
C cônes infiniment petits, opposés par le sommet
9 au point M , interceptent dans l'épaisseur du
D
solide des masses ABCD , A'B'C'D', dont les attrac
M
tions sur le point M sont égales.
D S
Appelons w la mesure de l'angle solide com
S
mun à ces deux cônes; w est l'aire de la
C'
D surface interceptée par le cône sur la sphère
décrite du point M comme centre avec un rayon
égal à l'unité. Coupons le volume ABCD en tran
Fig. 64. ches infiniment minces pq , par des surfaces
sphériques décrites du point M comme centre
avec des rayons r = Mp. La base pq de l'une de ces tranches sera wr?, et
son volume wr*dr ; sa masse enfin sera pwrddr, p étant la densité de l'ellip
soïde ou la masse de l'unité de volume. L'attraction exercée par celte tranche
sur le point M a pour valeur
fuporedr
fupwir,
SUR UN POINT INTÉRIEUR. 143

Pour avoir l'action tolale subie par le point M de la part du système


ABCD, il suffit de faire la somme de ces différentielles en faisant varier
r de r = MA à r = MB ; ce qui donne pour résultat
[Link] X AB.
L'action subie par le point M de la part du système A'B'C'D ', action opposée
à la précédente, a de même pour valeur
fupe X A'B '.
Elle est donc égale à la première , car AB = A'B' (lemme I) , et le point M
est en équilibre.
Corollaire I. – Cette conclusion étant indépendante des grandeurs abso
lues AB, A'B ', et supposant seulement ces deux grandeurs égales, subsisle
encore quand le système attiré se réduit à une couche homogène infiniment
mince, comprise entre deux ellipsoides concentriques semblables infiniment
voisins.
Corollaire II. — Elle subsiste par conséquent encore quand le système
attirant , compris entre les surfaces S et S , est formé de couches infini
ment minces, séparées les unes des autres par des surfaces ellipsoïdales
concentriques et semblables, la densité étant la même dans toute l'étendue
d'une même couche, et pouvant varier de l'une à l'autre.
Corollaire III. – La fonction V est constante pour tous les points M
dV
situés à l'intérieur de l'ellipsoide S'. Car les trois dérivées partielles da
>

dV dV
ds' qui mesurent les composantes de l'attraction , sont séparément
mulles.
II en est de même tout le long de la surface interne d'une couche ellip
soidale infiniment mince .

ACTION D'UNE COUCIE ELLIPSOÏDALE HOMOGÈNE SUR UN POINT ESTÉRIEUR.

76. La couche homogène attirante est com


prise entre une surface ellipsoïdale S, et une sur
face S, concentrique, semblable et infiniment M'

voisine. Appelons p la masse spécifique du solide


ainsi limité. S

Par le point M extérieur à la surface S, faisons


passer ( $ 70) une surface S' homofocale à S ;
nous imaginerons une couche ellipsoidale de den
Fig. 65
sité p', comprise entre la surface S et une sur
face Sz' concentrique, semblable à la surface S , et ayant avec celle-ci le
ATTRACTION D'UNE COUCIIE
même rapport de similitude qui existe entre les surfaces S et S,. Je dis
que la surface S,' sera homofocale à la surface S.
Soient en effet a , b, c les demi-axes principaux de l’ellipsoide S, et a le
rapport de similitude de S, å S ; les demi-ases de l’ellipsoide S, seront
2a , 2b, 2c ; appelons de même a ', b', c' etia', ab', 1c les demi- ares des
ellipsoïdes Set S,'. Nous aurons
2a "? — Pa = )?(a' - a®),
26" - ** b = 2 (6 - 64),
2012 — c = ( / — c) .

Or a' .-- a’ = b1 - ba = 42.- C, puisque S ' est homofocale à S ; donc


aussi
(da'je — (da ) = (261) – (ab) = (ca)? — idc),
et S,' est homofocal à S.
On passe ainsi d'un point quelconque M pris dans la couche SS, a .
point M' qui lui correspond dans la couche $'S ', en remplaçant les coor
a'x b'y cz
données r, y , du point M par les produits C; et par suite, i
>
b
un volume quelconque pris dans la première couche correspond dans la
seconde un volume que l'on déduira du premier en multipliant par les
b'
dimensions parallèles à l'axe des x, par ģ les dimensions parallèles aus y
par les dimensions parallèles aux 2; le volume sera multiplie lui-même
a'b'c'
par le produit abc
Cela posé, imaginons qu'on décompose la couche ss, en éléments de
volume A, que nous représenterons généralement par la différentielle da;
la masse de l'élément sera pdw , et pour former la fonction V relative au
point M , il faudra faire la somme
pdo
MA '

étendue à tous les éléments de la couche SS,. Nous poserons donc


V = E pdos
MA

Prenons sur la surface s le point M' correspondant à M ; puis détermi


nons dans la couche S'S,' les éléments de volume A' qui correspondent aux
éléments A de la couche SS . Les points M , M et A, A', étant respectivement
SUR UN POINT EXTÉRIEUR. 145
correspondants, on aura MA = M'A ' (lemme IV) ; de plus nous venons de +

prouver qu'en appelant de le volume élémentaire A’, on a


dw = dw x a'b'c '
.abc

Appelons V la valeur de la fonction V relative au point M'attiré par la


couche S'S,'; nous aurons, en étendant les sommes à la totalité des élé
ments des deux couches ,
a'b'c'
6 X dwx
V' = { p'de abc
M'A MA

X
a'b'c' * feded f'a'b'c' XV.
abc MA pabc

Il y a donc un rapport constant entre la valeur de la fonction V, relative


au système (M, SS ,), et la valeur V' de la même fonction relative au système
correspondant (M ’, S'S,'). Or (S 75, Cor. III) la fonction est constante
lorsque le point M' parcourt la surface S ; donc la fonction V est aussi con
stante lorsque le point M parcourt la surface S, homofocale de S.
Donc ( 55 ) la surface S est une surface de niveau, et par conséquent
l'attraction totale exercée par le système SS, sur le point M est normale à
la surface S.
77. L'égalité V pa'b'c' condu
it à une autre conclusion . Soit s une
pabc
couche ellipsoidale homogène , S' la couche ho
mofocale passant par M. Soit sa une seconde M"
M

couche homogène, homofocale à la couche S', et M :


par suite homofocale à la couche S. Prenons les
points M ' et M", correspondants au point M sur S '

les couches S et S".


Appelons V le potentiel de M par rapport au
système S, V'le potentiel de M' par rapport à S ';
Vi et V ' les potentiels respectifs de M par rap
port à S" et de M" par rapport à S' ; soient ag , Fig. 66.
by C , les demi- axes de la surface S". Nous aurons les égalités
p'a'b'c
pabc
p'a'b'd
Pia , b ,c ,
De plus V,' = V ; car les deux points M et M" sont à l'intérieur de la
couche S.
NÉC . COLLIGXox .
10
146 ACTION D'UNE COUCHE ELLIPSOIDALE
Donc
V pabc
V, pa ,b , ci

Les potentiels du point M par rapport aux deux couches S, S" sont pra
portionnels aux produits des axes de ces couches par leur densité. n
en est de même des dérivées partielles des fonctions V et V, par rapport
aux coordonnées a, B, y du point M. Donc les composantes des attractions
exercées par les couches S et S" sont entre elles dans ce même rapport :
propriété qui subsiste encore à la limite lorsque le point M touche extérieu
rement la couche S".

ACTION D'UNE COUCHE ELLIPSOIDALE INFINIMENT MINCE SUR CN POINT M PLACE


SUR SA SURFACE EXTÉRIEURE .

78. Cherchons l'action exercée sur un point matériel M, de masse H,


placé sur la surface extérieure S de la couche homogène comprise entre
deux surfaces ellipsoïdales S et S , concentriques, homothétiques et infini
ment voisines l'une de l'autre .
La résultante cherchée MN est normale à la surface S (S 76).
Menons du point M le cône des tangentes à la surface intérieure S' ; ce
cône touche l'ellipsoïde S ' suivant une courbe plane PQ, et prolongė,
délache de la couche matérielle toute la
F M masse comprise entre ce cône et la sur
9
ED face S', masse profilée sur la figure sui
P vant les segments elliptiques Mpp ', Mqq '.
L'intervalle des deux surfaces étant in
finiment petit , les tangentes MP, MQ sont
sensiblement normales à la droite MN,
et par conséquent les masses retranchées
par le cône des tangentes exercent sur
le point M des attractions perpendicu
laires à la résullante cherchée. Il est
Fig. 67 . donc inutile d'en tenir compte pour la
recherche de cette résultante.
Nous décomposerons la couche en éléments coniques, infiniment petits,
ayant leur sommet commun au point M, et compris dans le cône tangent
Mp, Mq. Soit dw la mesure de l'ouverture de l'un quelconque MCC' de ces
cônes élémentaires, c'est- à -dire la mesure de l'aire du polygone intercepté
par ce cône sur une sphère de rayon égal à l'unité, décrite du point M comme
centre . Appliquons la méthode suivie § 75. L'action exercée sur le point M
SUR UN POINT DE SA SURFACE . 147

par une tranche élémentaire, d'épaisseur dr, située à la distance r du point


attiré, a pour mesure
fupdwdr;
il faut intégrer cette quantité par rapport à r entre les limites r = 0 et
r = MA, puis entre les limites r =: MB, r = MC . Le résultat est
fpdw (MA + DC ) = 26dw XMA,
en observant que MA = BC (8 69 ). Telle est la mesure de l'attraction exercée
dans la direction MC par la matière comprise dans le cône élémentaire . Pour
avoir la projection de cette force sur la normale, il faut multiplier par le
cosinus de l'angle AMN = m ; et indiquant la sommation de toutes les com
posantes semblables prises à l'intérieur du cône PMO, on aura pour la résul
tante cherchée
R = 2fipedw X MACOS « .
Lorsque l'angle a est très petit, MA cosa est sensiblement égal å
l'épaisseur MD de la couche au point M, ce qui permet de remplacer
Idows x MA cosa par MD X Edw , et en observant que la somme des éléments
sphériques dw à l'intérieur du cône PMQ est sensiblement égale à la moitié
de la surface sphérique, ou à 27, puisque les angles PMN, QMN sont droits
à la limite, il vient en définitive,
R = 41 [up X MD.
79. Cette démonstration, dont on s'est longtemps contenté, n'est pas
rigoureuse, car elle suppose a très petit, tandis que a doit varier de 0 aux
angles PMIN, QMN, qui sont voisins de l'an AI
gle droit. Le résultat est cependant exact,
grâce à une compensation d'erreurs, ainsi
que nous allons le démontrer.
Par la normale MN faisons passer une
série de plans infiniment voisins, se cou
pant sous l'angle do ; l'élémenl sphé
rique du peut être déterminé par la ren Fig . 08 .
contre de la sphère avec deux de ces
plans, correspondants aux angles 0 et 0 + do, et avec deux cônes droits de
révolution autour de MN, délinis par les angles 2 et a + d2 . Appelons u
la longueur MA , correspondante aux angles a et 0. Nous aurons
dw = da x dosin ,
el

Pa=2/42ffuucos sin adade


S asSucosa sinada.
= 24vp/'dafi

7
148 ACTION D'UNE COUCHIE ELLIPSOIDALE
La première intégration portera sur la variable a, qui sera prise entre
les limites 4 = 0 et a = IMP, dans un azimut défini par une valeur deo
quelconque; ensuite on ſera varier 0 de 0 à 2x, pour faire la sommation
dans toute l'étendue du cône.
Le point M étant infiniment voisin de la courbe S', l'arc PD est infiniment
petit , et peut par conséquent être confondu , aux infiniment petits du troi
sième ordre près , avec un arc de parabole qui aurait son sommet su
point D, qui aurait pour axe la droite MN, et qui toucherait la droite MP
au point P.
Le point D est le milieu de la distance MI, projection de MP sur la nor
male MN. Appelons ß l'angle PMI, limite de l'angle a, el e la distance MD.
L'équation de la parabole DP, rapportée à son axe et à la tangente au
sommet, est de la forme
yº = 2px ;
ici
y = usine. 2 = U COS . E.

Donc
u sin.x = 2p (ucos — c).
On en déduit, en résolvant par rapport à u, et en prenant la moindre
racine, celle qui correspond à la valeur négative du radical,
P
sin a tanga
sin alang aV1– 2etang р

Mais au point P on a x = 1, a = , et par conséquent


usin = V2pe,
U COSß = 26,

d'où l'on déduit tangß P


26
2€ 1
Remplaçons sous le radical par il viendra
tang B

P tanga
sin a tanga ( -VO langs

Multiplions les deux membres par cosa sinada :


p cosa da lang
ucos e sinada
tang (1 Va
1
tang*

expression qu'il faut intégrer de a = 0 à a = ß. Le radical pent elre


SUR UN POINT DE SA SURFACE . 149
développé en série par la formule de binôme, puisque le second terme
tang
est au plus égal à l'unité; il vient alors
tang B

lang tanga 1 tang* 1 tangka


tang ” ? (1 tang * 3,
= 1
2 tangº 8
t
8 tangas .
série dont les termes successifs sont de plus en plus petits en valeur ab
solue.
L'expression à intégrer prend la forme
1 psinada 1 p sina tang ada
+
2 tanga B 8 tang* 8

Remplaçons tangºß par ... puis supprimons les facteurs communs ; il


vient, en bornant la série à ses deux premiers termes ,
esinada + 21 tang* 3 sin ada .
р

Intégrons de q = 0 à a = B ; nous aurons pour le premier


(1 - cos 3);
quant au second, observons que e est infiniment petit, tandis que p est une
quantité finie ; de sorte que le facteur constant est un infiniment petit
2p
du second ordre. L'autre facteur est S'tangeasinudr. Sans faire entière
ment cette intégrale, nous pouvons en déterminer une limite supérieure.
Le facteur sin a étant toujours compris entre 0 et 1 , nous avons l'iné
galité
< tangada ,

Or
cosa
tanga adx = da = tanga - Ch ,
S cosa

quantité à prendre entre les limites 0 et ß . L'intégrale cherchée est moindre

que tang8 — B, et a fortiori moindre que tang8 ou que V. Le procait


est donc plus petit que
3
2p V ou que ; V. infiniment petit de
28

l'ordre Dans un calcul où l'on doit négliger les infiniment petits d'un
150 ACTION D'UNE COUCHE ELLIPSOIDALE
ordre supérieur au premier, on doit effacer le second terme de la série, et
à plus forte raison les suivants, qui sont d'un ordre plus élevé de petitesse.
Il reste alors pour l'intégrale
+ ( 1 - coss ) ,
ou à la limite, pour ß égal à l'épaisseur de la couche comme le calcul
sommaire nous l'avait appris .
On a donc en définitive
R = 4afup XE,
i = MD étant l'épaisseur de la couche au pointM.
80. On peut transformer celte expression . Soit 0 ( fig. 67) le centre
conimun des deux surfaces. Joignons OM ; celle droite coupe en E la sur
ſace S' ; abaissons du point o la perpendiculaire OF sur le plan tangent à
l'ellipsoïde en M ; les triangles MDE, OFM seront semblables, et si on ap
pelle P la distance OF du centre au plan tangent, on aura la proportion
MD or P
ME OM ON
On en déduit
ME
MD = PX
ON '

et comme les ellipsoïdes S et S sont semblables, si a est le demi-axe de


ME da
l'un , et a- da le demi-axe de l'autre , sera égal à Donc erfin
OM
Pda
R = 4nfup a

Pour avoir les composantes de R parallèlement aux trois axes principaus,


il suflit de multiplier R par les cosinus des angles que fait la normale MN
avec ces trois axes, ou , ce qui revient au même , par les cosinus des angles
que le plan tangent fait avec les trois plans coordonnés.
Soit
B? + ga

+
02 = 1 l'équation de l'ellipsoide.
Le plan tangent au point (a , b, g) a pour équation
αα'' BSP
+ 19 + -- 1 .
a

La distance P de l'origine au plan tangent est donnée par l'équation


1
PE

MT+ +
où le radical doit être pris positivement.
SUR UN POINT DE SA SURFACE . 151

Les équations de la normale sont


a Bi
B

et les cosinus des angles que cette droite fait avec les axes sont égaux res
pectivement à
an go cy'
Va² +82 + 4² +7
+ B's + ay Va + 81% +
ou bien å
Pas

VE +(A)+ (3) B
PB

VA) + (A) +( )
i을 Pey
c?
V ( ) + ($ ) + (3)
Le signe + , attribué aux radicaux, correspond à la normale extérieure;
comme l'attraction totale est dirigée suivant MN, c'est - à -dire suivant la
normale intérieure, il faut prendre les radicaux avec le signe -, de sorte
Ра PB PX .
que les cosinus à employer sont aº
Appelant X, Y, Z les composantes de R suivant les axes des ellipsoides ,
nous aurons donc
da
X = - 41fppPad and >

da db
Y = - 4xfuppas abi 4rfmpP3 15
da dc
Z = - 4 fuppyac ? - 4rfupply 3
On peut vérifier sur ces formules que la fonction V est constante tout le
long de la surface S. On a en effet
dV da
da 4npP as
DV
ARPP 37db5
d3
dV dc
dy - Απρ * '
formules vraies pour tous les points de l'ellipsoïde.
152 ATTRACTION D'UN ELLIPSOIDE
On a donc, avec cette restriction ,
dV dV
DV = dV- dat dß +
da d3

dydb + diet)
da
– 47pP ( adx + Bd3
42pp2 da (uda Bd3 + yd ,
+
+ ),
quantité identiquement nulle en tous les points de l'ellipsoide, puisqu'on
a l'équation
+
+ 1.

ATTRACTION D'UN ELLIPSOÏDE HOMOGÈNE SUR ON POINT EXTÉRIECR.

81. La méthode que nous suivrons consiste à décomposer l'ellipsoide en


une série de couches infiniment minces par des surfaces ellipsoidales sem
blables. Supposons que les demi- axes de l’ellipsoide donné soient A , B, C ,
et qu'on ait A < B < C, le signe < n’excluant pas l'égalité. Appelons
encore a, B, y les coordonnées du point M , auquel nous attribuerons une
masse H, et soient X, Y, Z les composantes de l'attraction totale estimée
parallèlement aux axes .
Cherchons d'abord les composantes de l'attraction correspondante à une
couche ellipsoïdale définie par les demi- axes a et a- da, b et b - db,
cet c— dc ; nous aurons entre ces quantités et les demi-axes de la surface
extérieure les relations
a b

B =&
( 1) da db dc
a b

Nous savons (§ 76 et 77) que la couche ellipsoïdale (a, a – da) exerce


sur le point M une action de même direction que la couche homofocalc
( a', a' – da') passant par ce point M , et que ces actions sont entre elles
comme les produits abc et a'b c ', en supposant que ces couches aient la
même densité p. Les demi-axes de la couche homofocale, a', b ', C ', a ' - da ,
W – db, c - dc', seront donnés par les relations
a'2 - a = 1 bº - cº - cº,
( 2) da' da db dc dc
>
a' a T č
!5
SUR UN POINT EXTÉRIEUR . 153

Pour que la surface extérieure passe par le point M, il faut de plus qu’ou ait
( 5) + +
= 1.
Soit enfin P' la distance de l'origine au plan tangent mené à l'ellipsoïde
(a’, b, c) au point M ; les composantes de l'attraction de la couche
( a', a ' - da') sur le point M seront ($ 80).
da'
- 4af4pP22a'3 )
da '
- 4. fxpP3 abra'
da '
- AzfupP.2.1 a'da
and
abc
En les multipliant par le rapport a'b'c',,' on aura les composantes de la
couche (a, a - da) , savoir :
abcda' bcda
dX - --- [Link] a *b'c Ar fuppia231c '
bcda
dY --- kafuPPAR bac
bcda
dZ = - 41fuppany cha'i "'

da ' da
en observant que a' a '
82. Nous allons exprimer toutes les variables a , b, c, a', V , c ', et Pen
fonction d'une même quantité u, définie par l'équation
a
(5 ) = U ;

le nombre u sera compris entre 0 et le rapport du demi-axe de la

surface de l’ellipsoide au demi-axe de la surface homofocale passant par le


point M.
a
On en déduit a' = u
d=
Mais des équations (2) combinées avec les équations (1 ) on tire
b = a + 6 * – a' = a + aº (8-1) ,
et par suite
= a +
B2
- 1).
154 ATTRACTION D'UN ELLIPSOIDE
Nous ferons, pour abréger, A ? I = ;, et nous aurons

b= a
V +.
Faisant de même -1 = :29, il viendra
AP

c = a +43.

Remplaçant a ', b et c par leurs valeurs dans l'équation ( 3), on obtient,


pour déterminer a en fonction de u, l'équation
+
(6) = 1,

qui donne
*6 + * 6+) +

Vente 219 +

On exprimera ensuite a', b et c en fonction de u.


Pour exprimer P', on emploiera la formule
1
pre
a *u*+
+ 을
( +9 ****
Enfin , il faut exprimer da en fonction de du ; on tirera da de l'équation ( 6)
en la différentiant. Il vient
1 1
f* yox
a'u

da = (3 + 3) +2) du
a²u² + es + ya

V 2+
1
212 + *
1

du
(**** Toft( +9 )
a²u² + +
1 1
d® + in +
SUR UN POINT EXTÉRIEUR. 155
ou bien
die
‫ציין‬ asdu a'sdie
da
tXa p /2213 P2

Substituons P'da dans les équations (4) ; nous aurons


bca'sdu bc
dX = - Απfμρα Χ a'b'c' -
- 4πfμρα Χ Wc slabe
abc
dY = -41fupBx W3c dil ,
abc
dZ — 47 fucy x b'ch
du .

Remplaçant enfin a', b', c', b et c par leurs valeurs en u, il vient successive
ment
вс
bc BC
W'c
a Va + +29 A? +42 tja

ВСа ?
APV [1 + 1*u *)(1 + 2 ?u *)
abc bc BC
Bic D'c
+6+) BCut
** V + V + *** 6+ )
+

Aº (1 + i?u ) V /1 + d ?u?)
a”
aAbc a'2 be Вси ?
X
U'chi b'c'
aº AV1 + 2%u*) (1 + %
BCu ?
( +16)
Ay1 + 2*a* x (1 + 2**)
Donc
BC u du
dX = 4nfupa x
A vii + % ?)(1 + 2 ?u =)
BC u'du
dY = - 4 fupß X
V[1 + **ua) (1 + 2 ?u?)'
BC u du
dl = - Anfupy X
V (1 + u^) (1 + Xuys
ATTRACTIOS DTS ELLIPSOIDE
si l'on observe que la masse totale N de l'ellipsoide est égale à
= 12C X , on pourra écrire plus simplement
SN u du
1 + 2** 1+ u
зу uda
OY

X
+ 2* u * 51 + mu )
SV
dz Xey
+49 1 +
Il n'y a plus qu'à intégrer ces fonctions entre les limites u = 0 et
A
ce qui donne, en indiquant seulement l'opération à exécuter ,

SV widu
-

I= A3
Si
fus
11tiu ), 1 + )

SN
Xfus
S.
li

1 *u * 14ư°)

3V u du
Z =
A3 xfur ( 1 + iu 1 + * )s

83. La première quantité à intégrer contient en denominateur un radical


carré qui porte sur un polynome du quatrième degré en u. L'intégrale
rentre dans la classe des fonctions elliptiques. Les deux autres peuvent
se déduire de la première par une dérivation partielle. En effet, multi
plions X par 2 , puis prenons la dérivée du produit par rapport à 2 ; il
viendra
dX
X =I+ H
Or

dX 51 u'du
x fuis Х
da A3
1+ Au? [ ( 1 + i* u
Donc

>u^du
Vi + iu*(V1 + 2Pua) ]
5M 'u’du ( 1 + 2?u – d %u %) 3M u'du
is fra
-- [Link] V1 + u * (V1 + *u*) AS fμα
S. V 1 + *u*)s(1 +24 )
SUR UN POINT EXTÉRIEUR . 157

Donc enſin
d ( 2X ) Y = ß d (» X).
(9) di
Y, et
da

De même Z = t2 d (2X )
d '
84. Remarques. 1 ° Supposons que le point M soit placé sur la sur
A
face extérieure de l'ellipsoïde. Alors on a A'= 1, et les limites des inté
grales qui figurent dans les équations (8) sont les nombres 0 et 1. Ces inté
grales prennent des valeurs numériques complètement déterminées dès qu'on
X Y Z
connait les nombres a et l' ; les rapports sont donc indépendants
9 9

a' B
de la position du point à la surface de l'ellipsoide.
2. Si le point M était à l'intérieur de l’ellipsoide, tout se passerait comme
si l'on retranchait du système altirant toute la matière comprise entre sa
surface extérieure et une surface semblable menée par le point M ; on aural
A
donc encore la limite A = 1 , et les integralesdéfinies conserveraient leurs
A
M
valeurs. Il en est de même aussi du rapport 23: qui correspond à l'el
lipsoide semblable ; car les masses des ellipsoïdes semblables sont entre
elles comme les cubes des demi-axes homologues. Donc les rapports
Y Z
Big
sont constants, quelle que soit la position du point atliré à l'intérier: r
ou à la surface d'un ellipsoide homogène.
3. Les intégrales peuvent être obtenues sous forme finie quand la sur
face est de révolution : mais alors deux cas sont à distinguer. Nous avons ad
mis que A était < B, et que B < C ; ces inégalités sont nécessaires pour que
les rapports a et x soient réels. L'ellipsoide peut être de révolution de deus
manières :
Si B = C, l'axe A est l'axe de révolution et l'ellipsoide est aplati vers
les pôles ; dans ce cas a = '.
Si A = B, l'ellipsoide est de révolution autour du plus grand axe, ct
il est allongé vers les pôles ; dans ce cas à = :0.
Lorsque 1 = ', les formules deviennent
uldu
I = 3Mfua
A5
Si 1 + ;* u *
3.1 fux ( A
A % 23 A' arctang )
u'du
Y = 5 fm3 3M43 ΧΑ AA '
A3
S." (1 + *ua) 2.323
arc tang A
A +2:19 10)
158 ATTRACTION DES ELLIPSOIDES.

fuy uºdu 3Mfuy 2A 2AN'


23
1. (1 +2914
AA
24375
arctang A
*).
A++ ; 'A

Dans ces formules, arc tang A ' représente l'arc positif et s qui corres
λΑ
pond à la tangente donnée
Si à = 0 , ou si l'ellipsoide est allongé vers les pôles, on trouvera

! -- [ VI+ -106( + VI+ )]. Y'A


ЗМf . A
A'S log
( + v1+ * -
VA +
TUÉORÊMES DE MAC -LAURIN ET D'IVORY.

85. Les théorèmes de Mac -Laurin et d'Ivory ont pour objet de comparer
les attractions de deux ellipsoides homogènes et homofocaux sur un point
matériel ; ils consistent dans les énoncés suivants :
1. Deux ellipsoïdes homofocaux homogènes exercent sur un même point
extérieur quelconque des attractions qui ont la même direction , et qui sont
proportionnelles aux masses de ces ellipsoïdes.
2. Étant donnés deux ellipsoïdes homofocaux homogenes Set S, et deux
points correspondants M et M', placés le premier sur la surface de l'ellip
soïde s', le second sur la surface de l'ellipsoide S, les composantes paral
lèles à un axe principal des attractions de S sur M, et de S sur N' sont
entre elles comme les produits des deux autres axes principaux dans chaque
ellipsoide.
86. Le premier théorème, qui est celui de Mac-Laurin , peut se démon
trer géométriquement, en décomposant les deux ellipsoides donnés en cou
ches respectivement homofocales, semblables entre elles dans chacun
d'eux, et en appliquant à ces couches la remarque contenue dans les $$ 76
et 77. On le déduit également de l'examen des formules générales. Il
suffit de démontrer la proposition pour deux ellipsoides liomofocaux de
même densité dont l'un passe par le point donné.
Soient A, B, C les demi-axes du premier ellipsoide, e sa densité ; A ', B ',
Cles demi-axes du second, qui passe par le point M.
Nous aurons pour l'un, en n'écrivant que la composante X,
A
3.11 uºdu
As fuz
S. VI1 + u ) (1 + ***u *;
THÉORÈME DE MAC -LAURIN . 159

et pour le second,
3M' vødv
X' =
АA1з5 fua
[Link] + dg 204)(1 + 1, 2014)
Mais, puisque les ellipsoïdes sont homofocaux, on a
A ’? – AP = Br? - BP = C2 - C.
Donc
B? - ANO B? - A* B? - A ?
A3 A * Ag X ;‫ܐ‬8 ;
de même
AP
Andre
et si l'on pose

d'où résulte
du du ,

il vient en définitive
AR
-u 'x
31
X = A'Sxfuz
A ? Å du
(1 + x )(1+ * % )
5 uºdu
AS x fuis
S. Vil + *u *)(1 + 12 % 뽑X.
Y 7
On prouverait de même que Y
=
7 M
87. Le second théorème, celui d'Ivory, est remarquable en ce qu'il a
lieu, quelle que soit la loi d'attraction .
Soit ABC ( fig. 69) le premier ellipsoide, AʼB'C ' le second, M un point
pris sur la surface du second , M ' le point correspondant à M sur la sur
face du premier.
La composante X de l'attraction exercée par l'ellipsoide ABC sur le point
M est donnée par la formule générale
X = feu P(5) * 7 *drdydz,
où r est la distance du point M à l'élément de volume [Link], a l'abscisse
du point M, et F (r) la loi de l'attraction en fonction de la distance .
100 TUÉOREME
Partageons l'ellipsoide en éléments prismatiques parallèles à l'axe OX ;
soit PQ l'un de ces éléments, qui a pour base dans le plan ZOY le rectangle
mnpq = dydz; faisons l'intégration par rapport à tout le long de ce
prisme.
Nous aurons dr =
(it — « )dx
r
le long de la droite PQ parallèle à l'are

C'

ra

Fig. 69.

ox, de sorte qu'en posant ſr(r)dr = « r), on aura aussi


Srim sem 4dx = pla).
Prenons cette intégrale entre les points P et Q ; soient r , et r , les distances
limites MP, MR ; la première intégrale sera

X = fpu S Sizlog)– plr)]dydz.


Passons au point M' et à l'autre ellipsoide qu'on décomposera en éléments
correspondants ; on aura pour volume correspondant au prisme PQ un
autre prisme P'Q', dont la base dans le plan ZOY sera dy'dz', et pour lequel
les deux distances limites M'P ', M'Q seront respectivement égales à MP,
MQ (S 74 ).
On aura donc, en attribuant la même densité aux deux ellipsoides et la
même masse aux points M et M',

X'= feu S tplrn)– p(ra)]dy'ds.


Or
B'
y'
D'IVORY . 161

et par suite
B'C '
dy'dz' BC dyds.

Donc enſin
X Всі
X BC

égalité qui démontre le théorème.


On peut d'ailleurs déduire le théorème d'Ivory de celui de Mac-Laurin , el
réciproquement.
88. Remarque. - Le théorème d'Ivory, étant établi indépendamment
de la loi de l'attraction en fonction de la distance, permet de démontrer
la proposition suivante :
La seule loi d'attraction pour laquelle une couche sphérique homogène
n’exerce aucune action sur un point intérieur est celle qui est exprimée par
l'équation
1
F (r)

Soient en effet deux sphères concentriques homogènes OM , OM’ ; prenons


un point M sur la surface de la première, et un point M’de masse égale sur
la surface de la seconde. Appliquons le théorème
d'Ivory ; nous aurons, en appelant R et R' les altrac R'
tions de la sphère OM' sur M et de la sphère OM sur M',
R' ON OR M
R 011

Or, si l'action d'une couche sphérique homogène


sur un point intérieur est nulle , l'action R de la Fig . 70.
sphère OM' sur M doit être indépendante de OM',
car les couches situées au delà de la sphère M n'ont pas d'influence sur cette
attraction . Pour qu'il en soit ainsi, il faut et il suffit que le produit R X OM ?
soit constant. Faisant donc R X OM = C, on aura
с
R'
OM ? '

en désignant par C une constante. L'attraction est donc en raison inverse


du carré de la distance du point attiré au centre 0 de la sphère attirante .
Cette égalité, ayant lieu quelque petit que soit le rayon OM, a lieu encore
à la limite pour un point matériel unique, ce qui fait retrouver la loi de
Newton ,
R = --
fта

v . - NÉC . COLLIGXON .
162 PROBLÈMES
Cette propriété, particulière à la loi newtonnienne, et la propriété d'im
poser aux points mobiles des trajectoires fermées (III, § 233) , montrent le
caractère tout spécial de cette loi.
89. Nous allons démontrer directement la même proposition .
Sout AA ' une couche sphérique homogène, dont la densité soit égale à
e par unité de surface. Soit a = 0A son rayon.
Formons la fonction V (S 54 ) pour un point
intérieur M défini par sa distance au centre
OM = r. Cette fonction devra être constante
UA
0 MV par hypothèse. La surface d'une zone infini
ment mince PP est égale à l'arc PP' = ads
multiplié par la circonférence décrite par le
Fig . 71 .
milieu de l'arc PP', ou par 2* X IP ; ce qui
donne 26 aºsin odo, en appelant o l'angle POA.
Soit MP = u la distance commune des points de la zone au point M. Nous
aurons

U = 2:c*r S**** $(1)sinodo,


0 ( ) désignant l'intégrale ſr (u)du, dans laquelle F (2) représente l'at
traction en fonction de la distance .
Or le triangle OMP établit une relation entre u, 0 et r ; on a en effet
u = a' + 7º – 2ar cos 0.

Différentiant, il vient
udu = ar sin odo .

npn
Remplaçons sin odo par ar

2- ap
U=
1 S *** up (u ) du,
=0

ou bien , en observant que 0 = 0 donne u = a - , et 0 = ?, u = a +1,

US 2rapfor17 (u) du.


Nous poserons fuq(u)du = $ (w) ; et l'équation deviendra
2παρ
U r
( a + r) — ¥ la — r)).

La fonction U doit être constante quelle que soit la position du point


DIVERS . 103
sur le rayon OA , c'est- à -dire doit être indépendante de r ; donc le rapport
y (a + r) — « la — r) doit ne plus contenir la variable r. Admettons que
1

la fonction 4 (a + r) soit développable par la série de Taylor pour toute


valeur de r comprise entre -a et + a ; nous aurons
2703 27.5
la + r )-la - 1 ) = 2rva) + 1.2.34 '" (a )+
[Link].5 ** (a) + ...,
série où n'entrent que les dérivées d'ordre impair .
Divisant par r, on voit que la condition cherchée est que y" (a) = 0,
(a) = 0, quel que soit a. La première condition renferme toutes
les suivantes , et montre que “ (a) est un polynome entier du second
degré en a .
On aura donc
( 4) = Au ? + Du + C,
A, B et C étant des constantes.
Donc
up ( u ) = 2Au + B,
et par suite
B
plu ) = 2A +

Différentiant de nouveau , il vient


B
F (u) u "

à savoir la loi de Newton.


90. Mais , pour le démontrer, nous avons admis que la fonction ( était
développable en série convergente par la for
mule de Taylor On peut éviter cette suppo
sition .
B
Prenons deux axes rectangulaires OX , OY,
D
et construisons la courbe y = 4 (u) ; sur l'axe
des a nous porterons des longueurs
0 C F
0.45a, OC = A - T, OF = a + r.

Le point A sera le milieu de la distance Fig. 72.


CF. Élevons aux points C, A, F des ordonnées
CD = ? (a – r ), AB = la ) , FE = yla + r) .
Nous obtiendrons ainsi les points D, B, E , et , en faisant varier r, nous
aurons une suite de points qui dessineront une courbe DBE, représentant
164 PROBLÈMES
ula + r) -la- r ) est donné sur la
l'équation y = 4 (u ). Le rapport 2r
figure par le rapport EG ou par l'inclinaison de la corde DE . Le premier
DG '
rapport étant constant, les diverses cordes DE, dont les milieux I sont tous
situés sur l'ordonnée BA , sont toutes parallèles entre elles, et parallèles
aussi à leur position limite , c'est - à -dire à la tangente BH à la courbe au
point B : propriété qui caractérise une parabole à axe parallèle à OY. On a
en effet
ya + r) — \ 'a - r ) 24'(a ),
T

équation qui doit être vraie pour toutes valeurs finies de a et de r. On en


déduit
ya + r) - 4 la – r ) = 2r4' (a ).
Prenons successivement les dérivées des deux membres par rapport à f,
puis par rapport à a ; il viendra
Va + r ) + Vla - r) = 24'(a ),
Va + r) - "la- r )= 2r"la).
Donc
Va + r ) = ( a) + ry"(a ).
Cette équation, étant vraie pour toutes valeurs de r et de a, montre que
la fonction ('(a + r)est une fonction linéaire der, et comme elle ne change
pas quand on y permute r en a , elle doit être aussi une fonction linéaire de
a . Donc 4 "( a) est une constante, y' (a) une fonction de la forme Ba +6,
B
* (u) un trinome du second degré Au ? + Bu + C, et enfin F (u ) =

e Fig . 73.

91. Cherchons aussi quelle forme il faut donner à la fonction F (u) pour
que l'attraction d'une couche sphérique homogène AA' sur un point exté
rieur M soit la même que si la masse attirante était concentrée au cen
tre o de la couche.
DIVERS. 165

Nous aurons toujours, en faisant varier 0 de 0 à 9 ,

et
U = 2a* So (u ) sin odo,

u = a* + 70% — Parcos 0.
On en déduit encore
2παρ
S'= *uplu)du.
Mais pour 0 = 0, on a u = r - a ; pour 0 = , on a u = rta ; de
sorte que
Ωπαρ
T SS.***up(u)du = Znap 14 (r + a) — 417 — al).
T

Cela étant, faisons varier infiniment peu le rayon a de la couche sphé


rique, et, en même temps, faisons varier la densité p de celte couche de
telle sorte que la masse totale reste la même ; cette masse s'exprime par
le produit 4 * a *p ; nous ferons 4tp x a = 2K, quantité constante, ce qui
donnera
к
U ar
:[4 (r+ a) — 4 (1 — a)).

Si l'attraction de la couche est la même que celle d'une masse égale con
dU
centrée au point 0, la fonction U ainsi exprimée doit être telle que dr
soit indépendant de a, et par suite la condition donnée s'exprimera en
posant
d'U
drda : 0,

équation qui s'intègre aisément , et qui montre que U est la somme d'une
fonction de r et d'une fonction de a .
92. Cherchons à déterminer sous cette condition la forme générale
de la fonction y.
Remarquons d'abord que, si nous connaissons deux solutions 4. et 4, du
problème, la somme %o + 4e en est une troisième solution. En effet, si l'on
a à la fois
4o1r + a) - Yor - a) = F. (r) + fola)
ct
4.(r + a) - Hal - a)
ar
= F (m ) + lila ),
la somine
Io(r + a) + b (r + a)] - [ lr - a) + ur - a)
ar
=
= ( F. (r) + F2(r)] + Vola) + f (a)]
166 PROBLÈMES
peut s'écrire
Ver + a) -4 (r - a )
ar
F , (r) + (2 (a ),

et par suite la fonction yg = 4 + 4, satisfait aux conditions imposées à la


fonction y.
Plus généralement, P et Q étant des constantes arbitraires, on aura une
solution en prenant pour la fonction y la somme 140 + 049 .
Nous examinerons successivement divers cas particuliers.
1º Supposons d'abord que a soit infiniment petit par rapport à r ; nous
pourrons remplacer
Hirta) par y r ) + ay (r ),
ur - a) par + (r) - ayir) ,
et
Yr + a) - vr - a)
par
24 (r).
ar

Donc
U = 2K ¥'[") = 2K7 ( ), I

quantité indépendante de a. On en déduit pour l'attraction


dU
-fu dr
-1 X X 26 X ' (r) = -fxre X 26 X F (r),

résultat évident a priori, et qui montre qu'à la limite la propriété indiquée


appartient à une fonction quelconque : l'attraction d'une couche sphérique
de rayon infiniment petit est toujours la même que si la masse était con
centrée en son centre.
2° Il en sera de même aussi toutes les fois que la fonction U sera inde
pendante de a. Nous sommes conduits par là à chercher la forme de la
( r + a) — \ ( r – a) indépendant de
fonction qui rend le rapport a.
Dans le paragraphe précédent, nous avons cherché la forme de la fonction
y (a + r) — 4 (a — r') indépendant de r , et nous
qui rend le rapport
avons trouvě que y devait être une fonction entière du second degré. La
nouvelle question qu'il s'agit de résoudre ne diffère de la première que par
la permutation des lettres a et r, et la conclusion sur la forme de la fonc
tion y est la même.
3 On aura donc une solution en posant
\ (u ) = Au ? + Du + C.
On voit du même coup que de ces deux propriétés de la couche sphérique
homogène, d'attirer un point extérieur comme si la masse étail concentrée
DIVERS . 167

en son centre et d'exercer une altraction nulle sur un point quelconque


intérieur, la première est un corollaire de la seconde.
3. Pour obtenir d'autres solutions, nous poserons d'une manière géné
rale
4 (u) = um ,

et nous chercherons quelle valeur il convient d'attribuer à l'exposant m. Si


mg , m,, mg, ... sont des valeurs admissibles, nous aurons une solution plus
générale en posant
( u) = A + Agrem! + 1325 = ...

A,, dg, ..., étant des constantes arbitraires.


De l'équation
$ { u) = un
on tire successivement
Hr + a) = (1 + a)"
..m- 4a + m
ከ 2 M -3
1 -3a3 + ... ,
( r - a) = ( 1 - 0 );"*
- 1
2011 - a + m
= que - mr 1
+42– m ". 2.M -803 + ...
développements qui seront toujours convergents pour une valeur numé
rique du rapport r
inférieure à l'unité ; enfin

$ rta - ?(r - a ) m 1 m ~
-2
ra
- 2mr. + 2m -a? +

Tous les termes de celte série à partir du second contiennent les


puissances successives de aº avec les coefficients m , m - 1 et m — 2. On
voit tout de suite que le développement sera indépendant de a si l'on a
soit m = 0, soit m = 1 , soit m = 2, ce qui correspond aux différents
termes de la solution déjà indiquée, (u) = Au? + Bu + C. Mais cette solu
tion n'est pas la seule.
Prenons la dérivée des deux membres par rapport à r, il viendra
d yr + a ) — $ (r – a )
dr 1°

= 2m (m—2) * – + 2m " m ? (m — 4 )3 * –8a + ...

et tous les termes suivants contiendront en facteur aé, as, le coef


ficient numérique m – 4. Pour que le développement ne contienne plus a,
168 PROBLÈMES DIVERS .
il faut donc et il suffit que l'on ait m = 4, Nous trouvons ainsi une nou
velle solution qui consiste à poser
Vu = u *,
et nous sommes certains qu'il n'existe pas, parmi les expressions de la
forme um, d'autres solutions que celles que nous avons déjà trouvées, et
qui correspondent à m = 0, = 1 , = 2 ou = 4.
On peut vérifier que
(r + a)* - ( r – a
ra = 8 ( 7.2 + a") ,

c'est-à-dire la somme d'une fonction de r et d'une fonction de a.


Réunissant par voie d'addition algébrique les diverses solutions trou
vées, on aura la solution générale
+ ( u) = Aư ° + Du + C + II +.
La forme la plus générale de la fonction y est un polynome entier du
quatrième degré, sans terme du troisième.
Prenons la dérivée des deux membres ; nous aurons
f'(u) = up ( u) = 2 ^ u + B + 41143.
Donc

plu) = 2A + + 21142,
et en prenant une seconde fois la dérivée,
B
F (u) oto 40lu .

Le premier terme exprime la loi newtonienne ; le second, la loi de l'at


Traction proportionnelle à la distance. Nous savons en effet ($ 56) que, si
on admet cette dernière loi, l'attraction d'un système sur un point quel
conque est la même que si le système était concentré en son centre de
gravité .
CHAPITRE III

FORME D'ÉQUILIBRE RELATIF D'UNE MASSE FLUIDE HOMOGÈNE


ANIMÉE D'UN NOUVEMENT DE ROTATION UNIFORME AUTOUR D'UN AXE FIXE,
ET SOUMISE AUX ATTRACTIONS MUTUELLES DE SES PARTIES .

93. Le problème de la détermination de la forme d'équilibre d'une


masse Nuide homogène, animée d'un mouvement de rotation uniforme
autour d'un axe fixe, ne peut être résolu dans toute sa généralité. On peut
seulement vérifier que certaines formes satisfont aux conditions d'équilibre.
Nous commencerons par faire cette vérification pour l'ellipsoïde de révolu
tion aplati vers les pôles.
Nous prendrons l'axe de révolution pour axe des x ; la surface terminale
de la masse aura pour équation
vº + :* 1.
+ a* ( 1 + )

Nous allons exprimer que cette surface est une surface de niveau par
rapport aux forces qui sollicitent chacun de ses points. Ces forces sont la
force centrifuge, dont les composantes seront représentées par X, Y , Z ,
et l'attraction de la masse dont les composantes X, Y, Z, sont données par
les équations de la page 157–8 pour un ellipsoïde de révolution aplati, l'axe
0X étant l'axe de révolution . Faisons u = 1 ; remplaçons a par x, ß par y,
A
I par % ; faisons = 1, puisque la surface de l'ellipsoide passe par le
4
point attiré; enfin remplaçons M par g apa (1 + *),p étant la densité de
la masse fluide. Il viendra

Anpft (1 +19(arctangi— ).
Y= 2ply 12 – 11 +20) arctangal,
2 = 20 [1 –11 +20)arctang 1)
170 FORME D'ÉQUILIBRE
pour les composantes de l'attraction, et
X = 0,
Y= wʻy,
Z' = w:,

pour les composantes de la force centrifuge.


Ces deux forces rencontrent l'axe de rotation , car Y % — Zy = 0 et
Y'z — Z'y = 0. Il suffit qu'elles soient normales à la méridienne pour
être normales à la surface. Considérons donc un point du plan méridien
ZOX, ce qui revient à faire y = 0. L'angle de la résultante et de la surface
sera droit si l'on a

(X + x )dx + (2 + 2 )dx = 0,
ou bien

Amorf(1 +29) arctang2—1)zde


+ (we + step a– (1 +32) arctanga]) zdz =0.
Mais l'équation de la méridienne différentiée donne
( 1 + * xdx + zd: = 0.

zdz
Éliminons entre ces deux équations le rapport xdur
et il viendra pour
équation finale

we+ 27.4 – 1 +49) arc tang»]) (1 +20) =4sf(1+29)(arctang2– »),


relation entre la vitesse angulaire w et la quantité a qui définit l'aplatisse
ment de l'ellipsoïde.
Résolvant cette équation par rapport à ws , il vient
(3 + ) arctang — 32
2aff 13

Cette équation peut s'écrire

arc tanga - arc tanga


-3x
21ff
D'UN CORPS FLUIDE TOURNANT. 171

Pour la discuter , posons = n , et construisons une courbe ayant


456f
pour abscisse à et pour ordonnée n. L'équation de la courbe sera

2n =
arc tanga -3 ; arctanga

Pour les petites valeurs de 2, on pourra employer le développement de


arc lang à en série, savoir
41 - 1 di +1

arctanga + 4i
+
4i +1

on en déduit

2; 2 x ( 2i — 1 ) iti - 2 2 x 2i
15 35 (41 — 1) (45 + 1 ) (4i + 1) (41 +3)
à "! +

Sous cette forme, on voit que n est nul pour 2 = 0, et que à a pour
limite o quand à diminue indéfiniment. Le changement de a en -a ne
change pas la valeur de n, de sorte que la courbe est symétrique par
rapport à l'axe des n. Elle est tout entière au - dessus de l'axe des 2,
n étant positif pour toute valeur réelle de 2. La série qui donne n est con
vergente tant que à n'excède pas l'unité , et comme ses termes sont
décroissants en valeur absolue et alternativement positifs et négatifs, la
222
somme a le signe du premier terme , 15 Donc n est positif pour loute va
-3
leur de 2 comprise entre 0 et 1. Pour q = 1 , on a n = Enfin pour
2

à infini, on a n = 0 ; la courbe est donc asymplote à l'axe des 2, et par con


sequent n passe par un maximum au moins entre a = 0 et i = 0 . Pour
déterminer ce maximum , nous construirons la courbe par points, en don
nant à a certaines valeurs. Si l'on voulait calculer n par la formule
1 / arctanga , - arc tang ;
( 23 “) .
ilfaudrait observer que la fonction arctanga n'est donnée dans les tables
trigonométriques qu'avec une certaine erreur ; appelons d l'erreur commise
dans cette première détermination. L'erreur résultante sur n sera donnée
par l'équation

a= } ( +3 ) = x +3).
172 ELLIPSOIDE
en supposant que les divisions se fassent avec une parfaite exactitude. Or
celle quantité a décroit à mesure que a augmente. Par exemple,
pour = on a A = 98ò,

z' A = 138,
3

=
A = 4,928,
d = 1, A = 2 ..

Pour une certaine valeur de a comprise entre 1 et 2,lerapport est égal


à l'unité , et si a continue à croitre, ce rapport devient inférieur à l'unité.
Si donc on évalue arc tanga avec une approximation définie, à une
minute prės, par exemple, on aura d < l'arc d'une minute ou < 0,000291,
et pour les valeurs de 2 supérieures à l'unité, l'erreur commise sur n sera
certainement moindre qu'une demi-unité décimale du quatrième ordre. Les
trois premières décimales données par le calcul appartiendront donc à la
valeur exacte de n. On voit du même coup que le calcul direct pour les
petites valeurs de à n'aurait aucune précision, à moins qu'on n'évaluit
arc tang à avec une exactitude beaucoup plus grande. Il faut alors avoir re
cours à la série
2 x ; 2 x 22 * 2X 3 2X4
3 x 5 5x7
+
7x9 ;6 没 9 X 11

Faisons successivement

=; ct de
R!

Pour a = on a
2'

2x3
ਵੜਾ64 et
04 OT
ixšxo 672'
7X3 X 52
2X4 1 1 1
18
256 9 X 11 * 256 xix.
9 x 11 x 32 3168

Il suffira par conséquent, pour avoir l'approximation du millième, de


1
prendre trois termes de la série lorsque a = . Un terme suffit lorsque
1= 1
On trouvera ainsi
pour . = n = 0,005,
1
0.027.
DE RÉVOLUTION. 173
7 3
Pour 1 = 1 , la formule donne n = 2
0,070796. Au delà, nous
remplirons le tableau suivant.

arc tanga
arctanga 2- arc larg u – 30
À EX DEGRÉS ES PARTIES U=
2 - arctanga ‫از‬ N =
à 23 2
ET
VINUTES RAYON

263° 27' 1,107412 0,553706 0,892588 8 0,111573 0,109494


3 71° 34 ' 1,219075 0,116358 1,750925 27 0,1164849 0,110906
4 75 ° 57' 1,325578 0,351394 2,674422 64 0,0.1788 0,103005
5 78° 42' 1,373575 0,274715 3,626425 125 0,029 )11 0,093841
6 80° 32' 1,405573 0,234262 4,594427 210 0,021270 0,084226
181• 5 % | 1,428823 0,204118 5,571177 343 0,015951 0,078133
8 82° 53' 1,416587 0,180823 6,553413 512 0,0 ! 2800 0,071211
9 | 83 • 401,463260 0,162584 7,535740 729 0,010338 0,065785
10 84• 17' 1,171022 0,147102 8,528978 1000 0,008529 0,060758
100 89 ° 25' 1,500616 0,015606 93,439384 1000000 0,000398 0,007656

Le maximun de n correspond à environ a = 3 , et donne pour n une valeur


voisine de 0,111 . Une interpolation parabolique par les points CDE fait
connaître plus exactement l'abscisse OA , et la valeur AB de l'ordonnée maxi
mum. Il suffit d'exprimer l'ordonnée n par la fonction du second degré,
n = 0,109494 + 0,000112 x ( — 2) — 0,003656 x là — 2) x ( à – 3),
qui donne, en effet,
n = 0,109194 pour i = 2,
- 0,109494 + 0,000412 = 0,109906 pour a = 3,
n = 0,109494 +0,000112 X 2 -0,003656 X2 = 0,103006 pour d = 4.
aro
des
n

2 A 3 6 9 10 axe des a

Fig. 74.

On en déduit
SIT

0,000412 — 0,00365612 — 3 + 2 - 2) = 0,000412 - 0,003656 X (2) — 5 ).


175 ELLIPSOIDE DE RÉVOLUTION .
dn 5 0.000206
Donc da. s'annule pour 1 =7+0,005655 = 2,5563 , et la valeur du
maximum sera
1 / arctang 2,5563
- 3x
2,5563 - arctang 2,5563 - 0,1123 .
n =
2,5563 ( 2,5503) 5 5565)
Bien que la position du maximum ait été déterminée peu rigoureusement,
puisqu'on a substitué un arc de parabole à la courbe proposée, la valeur du
maximum est obtenue avec une exactitude suffisante, parce que la fonc
tion n varie très peu pour des valeurs de a voisines de celles qui la rendent
la plus grande possible.
En résumé, la forme de l’ellipsoïde de révolution aplati aux pôles convient
à l'équilibre tant que le rapport est inférieur à une valeur Jimile,
4 :1
égale à 0,1123 environ . A une même valeur de ce rapport correspondent deux
valeurs du nombre a, l'une plus grande, l'autre plus petite que l'abscisse
du maximum ; les limites de ces deux valeurs sont à = 0 et 2 = 0 ; la pre
mière détermination correspond à la sphère, la seconde à un plan perpen
diculaire à l'axe de révolution , solution évidemment fictive.

ELLIPSOÏDE A AXES INÉGAUX .

94. Jacobi a montré le premier qu'un ellipsoïde à trois axes inégaux peut
aussi être une forme d'équilibre pour une masse fluide animée d'un mou
vement uniforme de rotation autour d'un axe fixe .
Prenons cet axe pour axe des x, et soit

+ + 1
a? a* (1 + **) a * (1 + 2

l'équation de la surface ; w étant la vitesse angulaire, on aura pour la force


centrifuge X' = 0, Y ' = wy, 2 = wi.
Les composantes de l'attraction exercée par la masse fluide sur le point
T, y, %, de la surface sont données page 156, formule (8) . Il vient, en y faisant
A=A = 1,
3M u'du
%

X= - Px ,
as X ft + 2* u *)(1 + %u4)
3M u’du
Y= x fy Qy,
S. V ( 1 + 2%u23(1 + 2"+2 ")
3M uºdu
Z X fi · Ris,
Vi1 + *u *)(1+- วัน ))3
P, Q, R étant des coefficients constants .
ELLIPSOIDE A AXES INÉGAUX. 175

On exprimera que la surface terminale est une surface de niveau en po


sant
( X + X ')dx + ( Y + Yhdy + (2 + Z') d : = 0,
ou bien
= 0,
Pædx + (Q - w )ydy + (R — W ) zdz =
et en identifiant avec l'équation de la surface proposée.
L'équation de la surface différentiée donne

zdx + 17 ir ydy+ itarazd:= 0.


Ces deux équations seront identiques si l'on a les équations de condition
1
It+29 " +

Éliminant w? entre ces deux équations, il vient la condition définitive


Q-R 1 1 2-19
e- 엎 1 + +2 (1 + x )(1 + y

Or en faisant abstraction dans P, Q, R du facteur commun van qui dispa


raitrait dans le premier membre, on a
1
uºdu uºdu
-R =
--S. + 2* u *)3(1 +222 ) ES (1 + **u )(1 + 4 %u2)s
uºdu

S.19 *Utrus
V1 ++1*u?)(1 + ; *u*) (1728-1720
)
(21% - dº )u'du

-Sca
et par conséquent
(1 + dºua) (1 + draua) F'

u du

(** -->[ S.(1 + jºu ) ( 1 +7 uz)


-T+*&+** [Link]+ +rm )
équation qu'on peut écrire i

122-19) uºdu (u - 1 ) (1 -2°X4%) = 0.


(1 + i ) (1 + 2 ) S** (1 + iPua) (1 + inuj]
175 ELLIPSOIDE DE
dn 5 0.1
Donc s'annule pour À = + 0.
maximum sera
1 / arctang 2,5563
. 2,5563
Bien que la position du maximu !
puisqu'on a substitué un arc de
maximum est obtenue avec un
tion n varie très peu pour des v
la plus grande possible.
En résumé, la forme de l'ell
à l'équilibre tant que le rap
égale à 0,1123 environ. A ur
valeurs du nombre a, l'un
du maximum ; les limites
mière détermination co :
diculaire à l'axe de rév

94. Jacobi a mi
aussi être une foi
vement uniform
Prenons cet a

l'équation de
centrifuge

Les com

AA
TOSHKULES NÉGREE PESANTEUR .
On exprimerime te larminale at messingite
sant
+ TM
+ I
FI
-
ou bien + +

Dal:+
et en identitte Téputinel en observant que les surfaces de nivean
L'équation delasurlace diferentemente le l'attraction et de la force centrifuge,
erminale de la masse attirante , sont des
à la surface donnée ; la force est inverse
valle intimnent peut compris entre deus
Ces deux équations samt it voisines (III, § 50); or cet intervalle est
centre au plan tangent.
0

Éliminant d'entre
LA SURFACE D'UN ELLIPSOÏDE DE RÉVOLUTION APLATI.
volution , z!
1-3
rayon polaire = a, C
orial =a \ 1 + * .
Or en faisant att point M quelconque de la
1
maitrait dans le ionnelle à OPB,OP étant la
ée du centre 0 sur la tan
l'angle CNM que fait la nor
* , est la latitude « du point M.
pse AC est Fig. 75.

+
a * (1 + 2 )
en différentiant
ad:
cdz + 0,
iti

- tang q, il en résulle
2 lang ?
1 +
quation , jointe à celle de l'ellipse, permet d'exprimer I et 2 en
de q ; il vient
2 =
asin
V1 + cos*
a (1+ ) ) cosa
Vi + * cos *
-TÉC. COLLIGIOI . 12
178 VARIATIONS

La distance OP s'exprime par z cos q + x sinq, ou par


a sinºq + a1 + 7 )cos a (1 + cos2) av1 + cos ?
VI + cos "? V1 + icos

Appelons gʻ la pesanteur au pôle. Nous aurons, en vertu du théorème de


M. Liouville ,
OA
opi
ou bien

V1 + is cos
Or au pôle la pesanteur se réduit à l'attraction, et on l'obtient en faisant
x = a dans la formule qui donne X, page 169 ; il vient, en changeant de
signe pour avoir la valeur absolue de g ',
4701a
g' = (1 + 2°) (à — arctanga).
Donc

Szefa(1+23 (2Viticos
— arctang ) )

Nous supposerons 2 assez petit pour qu'on puisse faire sans erreur sen
sible
23
arc tanga = )

(1+ ) cos*o ) = 1 – 22 cosap.


Il viendra, toutes réductions faites,
1
1°coser
ou

cos .
I = 90 2 sºr
Si g, est la pesanteur à l'équateur, on a, en faisant p = 0

Donc
9 20 (1-4).
9 = 91
1
?
coso
= 91 + sinº
1

Cette formule se vérifie le long d'un méridien du globe terrestre;


mais elle conduit à une valeur beaucoup trop élevée de l'aplatissa
DE LA PESANTEUR. 179

C 2?
ment relatif du globe a
7 sensiblement égal à 29 La divergence vient

sans doule de ce qu'on a supposé dans le calcul précédent la masse spéci


fique p constante, tandis qu'il est vraisemblable qu'elle augmente de la sur
face au centre de la terre.

DISTRIBUTION HYPOTHÉTIQUE DE LA DENSITÉ DANS L'INTÉRIEUR DU GLOBE


TERRESTRE .

97. Laplace a donné la loi suivant laquelle varie la densité des couches
successives dont se compose le globe terrestre supposé fluide. Cette loi est
fondée sur une hypothèse proposée par Legendre, à savoir que, dans les
liquides soumis à de fortes pressions, le rapport de l'accroissement de la
pression à l'accroissement de la densité est proportionnel à la densité
même, de sorte que, contrairement à ce qui a lieu dans les gaz soumis à la
loi de Mariotte, il faut d'autant plus accroître la pression pour obtenir une
augmentation donnée de la densité, que la densité du liquide est déjà plus
grande.
Admettons que le globe soit une sphère formée de couches concentriques
homogènes. Soit r le rayon d'une couche en particulier, « le rayon plus
petit d'une couche intérieure, et p la densité de cette couche. L'attraction o,
subie par un point de masse égale à l'unité situé sur la couche r de la part
des couches intérieures, est égale à
4 fS*«zºde
Si p est la pression de la couche r, l'équation de l'hydrostatique donno
dp = - ppdr.
dp
Enfin entre p et p on a la relation hypothétique d?
-
= 2Kp, K étant une
constante qu'on suppose connue.
De ces équations on tire
dp 2K : de
95 odr pdr
-
– 26
et on a pour déterminer la relation entre p et r l'équation
22K dpdr 1995?Sprede.
2.1
Posons,poursimplifier l'écriture,il = nº, nombre connu . Puis faisons
180 VARIATIONS DE LA DENSITÉ

Ps = rp, en appelant pe une nouvelle variable. Il viendra p = , et parsule


rd , -pidr
dp =

Substituant ces valeurs dans l'équation précédente, et supprimart le fac


1
teur commun aux deux membres de l'équation , il vient
da,
dr HE
= -13Somfaxel.x .
Différentions pour faire dispadraitr
4
e le signe S:
— nºXera,
ou bien
ar
dr?
-
ni X pr = - 1846
L'intégrale générale de cette équation est
P = A sin nr + Bcosnr,
A et B étant deux constantes.
Donc
A sin nr - t Bcions
p=

La densité au centre de la terre ne peut pas être infinie ; donc B = 0, et


la loi de distribution des densités est donnée par la formule
A sin nr
ps T

Si l'on donne à r sa plus grande valeur R , on aura pour p une certaine


valeur p', qui correspond aux pressions sensiblement nulles observées à la
surface du globe. Au centre, la densité est An ; à la surface , elle est . La
densité moyenne po est donnée par le rapport de la masse totale au volume

S."-red S."A sin nr x rdr


'R RSY
50"redr 3
sin nr I cos nr
L'intégrale générale sin nr X rdr est ስnº
Enire les li
sin nR R cos nR
mites 0 et R, elle devient Donc
n

A sin nR AR COSNR
po n
DU GLOBE TERRESTRE. 181
A sin nR
Remplaçons par p ; il vient, en mettant cette quantité en face
R
teur ,
3p n
Po R :19 (1 lang n ) '
ou , en mettant pour n sa valeur,

Po = 2 R7
3p'K VES
VO
tangV
On aurait de même pour la densité en un point quelconque défini par le
rayon 1 ,
Rsinr 12 몇
f= é x
rsin R
27f
к

Le calcul de l'excentricité de l’ellipse méridienne de la terre se rapproche


plus des résultats observés quand on tient compte de cette variation de la
densité des couches . L'hypothèse de Legendre n'est cependant pas entière
dp
ment satisfaisante , et la formule = 2Kº parait devoir être complétée par
de
un terme proportionnel à pe ; cette nouvelle hypothèse, qui rend mieux
compte des faits observés, a été développée par M. Roche.

TRAVAUX RÉCENTS SUR LE NÊME SUJET.

98. Les perfectionnements introduits récemment dans la théorie de la


figure de la terre ont pour objet principal de tenir compte de la forme
ellipsoidale des surfaces de niveau . Si l'on prend pour unité le demi-axe
polaire du globe, et qu'on exprime par une fraction a , plus petite que
l'unité, le demi-axe polaire d'une surface de niveau , la densité p de la
couche infiniment mince comprise entre les surfaces de niveau a et
a + da s'exprime, d'après Lipschitz, par l'équation suivante

=po (1 – Ka"),
ou po est la densité au centre, et où K et à sont des nombres constants,
qui restent à déterminer . La densité au centre p. correspond à a = 1, et
178 VARIATIONS
La distance OP s'exprime par z cos q + r sino, ou par
a sinº? + ali + ;')cos® a (1+ ; cos2
= av1 + ** coses
Vi ti cosa ? Vi + cos*

Appelons gʻ la pesanteur au pôle . Nous aurons, en vertu du théorème de


M. Liouville ,
9 OA
I' OP '
ou bien
g'
Viticos
Or au pôle la pesanteur se réduit à l'attraction, et on l'obtient en faisant
x = a dans la formule qui donne X, page 169 ; il vient, en changeant de
signe pour avoir la valeur absolue de g',
ge = 47 :fa (1 +20)( — arctanga).
Donc
2 — arctang )
A=pfa (1 +29 (VI + cos2
Nous supposerons à assez petit pour qu'on puisse faire sans erreur sen
sible
arctanga = ) 59

(1 + cos p) – = 1 – 322cos29.
Il viendra , toutes réductions faites,

gs štefa (1 + i:- - cose),


ou

cos
g =go ( ser),
Si g, est la pesanteur à l'équateur, on a, en faisant p = 0

Donc
9 = 5. ( - )
- - ;-coses
9 = 9
1
= 9 (1 + * sinºr).
Cette formule se vérifie le long d'un méridien du globe terrestre;
mais elle conduit à une valeur beaucoup trop élevée de l'aplatisse
DE LA PESANTEUR . 179

C- ( 1 23
ment relatif du globe sensiblement égal à 29 La divergence vient

sans doute de ce qu'on a supposé dans le calcul précédent la masse spéci


fique p constante , tandis qu'il est vraisemblable qu'elle augmente de la sur
face au centre de la terre .

DISTRIBUTION HYPOTHÉTIQUE DE LA DENSITÉ DANS L'INTÉRIEUR DU GLOBE


TERRESTRE.

97. Laplace a donné la loi suivant laquelle varie la densité des couches
successives dont se compose le globe terrestre supposé fluide. Celle loi est
fondée sur une hypothèse proposée par Legendre , à savoir que, dans les
liquides soumis à de fortes pressions, le rapport de l'accroissement de la
pression à l'accroissement de la densité est proportionnel à la densité
même, de sorte que, contrairement à ce qui a lieu dans les gaz soumis à la
loi de Mariotte, il faut d'autant plus accroître la pression pour obtenir une
augmentation donnée de la densité, que la densité du liquide est déjà plus
grande.
Admettons que le globe soit une sphère formée de couches concentriques
bomogènes. Soit r le rayon d'une couche en particulier, « le rayon plus
petit d'une couche intérieure, et p la densité de cette couche. L'attraction ,
subie par un point de masse égale à l'unité situé sur la couche r de la part
des couches intérieures, est égale à

4= sx *d :

Si p est la pression de la couche r, l'équation de l'hydrostatique donne


dp - podr.
dp
Enfin entre p et p on a la relation hypothétique d? = 2KP, K étant unc
constante qu’on suppose connue .
De ces équations on tire
dp 2K dp
odr cdr
- 2K
Helena
et on a pour déterminer la relation entre P et r l'équation
2K dodpdr 47.
por'dx.

Posons,poursimplifier l'écriture, = n*, nombre connu. Puis faisons


182 VARIATIONS DE LA DENSITÉ
la densité à la surface pe correspond à a = 1 ; elle est égale par consé
quent à p. ( 1 - K ).
Celte hypothèse conduit à la détermination de l'excentricité de l’ellipse
méridienne de la surface de niveau définie par une valeur quelconque
de a. Les résultats analytiques qu'on en déduit doivent vérifier deux con
ditions : 1° la densité moyenne calculée pour l'ensemble des couches doit
être égale à la densité moyenne 5,56 , telle qu'elle résulte des observa
tions; 2. l'excentricité de l'ellipse méridienne qui limite le globe, doit être
égale à celle qui correspond à l'aplatissement moyen, constaté par les
mesures géodésiques. On peut y ajouter que la densité superficielle fa
doit être comprise entre des limites connues : on la prend ordinairement
égale à 2,5.
Nous renverrons pour les développements des calculs à une note de
M. F. Tisserand , sur la théorie de la surface de la terre, insérée dans les
Comptes rendus de l'Académie des Sciences du 13 octobre 1884
M. R. Radau , dans les comptes rendus du 13 avril 1885, est par
venu aux résultats suivants , qui correspondent à un aplatissement
1
égal à *

293,5 : on a à la surface pe 2,63 ;


au centre po = 9,40.

Mais l'aplatissement admis par M. Radau diſfére notablement des ra


leurs que le calcul lui assigne. Une note de M. Callandreau , dans les
Comptes rendus du 11 mai 1885, fixe entre des limites déterminées,
1 1
et .

295 306 les valeurs de l'aplatissement déduites d'une loi de variation


continue des densités à l'intérieur du globe. L'aplatissement effectif pa
rait être de 298
298
ou de
299
Pour une valeur notablement différente
1
de il devient impossible de représenter par une courbe continue les
298
densités en fonction du rayon moyen de la couche. M. Callandreau fait
observer aussi que a la valeur théorique de l'aplatissement est calculée
avec les données numériques actuelles, tandis qu'il aurait fallu prendre
celles qui correspondaient à la période de solidification du globe » .
On voit que la question est très complexe. Le globe terrestre n'a pas,
en réalité, une figure géométrique régulière. Le coefficient d'aplatisse
ment varie d'un méridien à l'autre, et les irrégularités de la surface peu
vent donner une idée des irrégularités possibles dans la distribution des
densités à l'intérieur. Tout ce qu'on peut faire, c'est de déterminer des
moyennes applicables à l'ensemble du globe.
DU GLOBE TERRESTRE . 183

AXNEAU DE SATURNE .

99. On connaît une dernière forme d'équilibre relatif pour une masse
fluide animée d'un mouvement permanent de rotation. La planète Saturne
en offre un exemple . Cette planète est entourée de plusieurs anneaux con
centriques, de forme plate, qui paraissent lous contenus dans un seul et
même plan ; leur centre commun coïncide à peu de chose près avec le
centre de la planète, autour duquel , en toute rigueur, il doit être animé
d'un petit mouvement. Nous allons montrer que les lois de l'attraction
newtonienne rendent compte de cette forme particulière d'équilibre, aussi
bien que de la forme ellipsoidale qui appartient aux autres corps du
système solaire. Nous suivrons la méthode donnée par Laplace dans le
tome II de la Mécanique céleste ?(liv. III , ch.v ).
Cherchons d'abord les composantes de l'attraction exercée par un an
neau circulaire homogène sur un point a, b, y, qui ne fait pas partie du
système attractif.

1. La première observation de l'anneau de Saturne est due à Galilée , et


remonte à l'année 1610 , peu de temps après l'invention de la lunette as
tronomique. Les astronomes hésitèrent longtemps sur l'interprétation des
phénomènes révélés par ces premières observations. C'est seulement en 1655
que Huygens parvint à les expliquer de la façon la plus simple et la plus pré
cise, en admettant autour de la planète un anneau très mince, isolé du globe
principal, et qui le suit dans son mouvement de translation à la façon d'un
satellite. Ce disque aplati montre à la terre une face, puis l'autre ; parfois il
disparait à peu près complèteinent, lorsque son plan passe par le soleil et que
la tranche mince est seule éclairée : on constate en effet une disparition pé
riodique de l'anneau , qui se reproduit tous les quinze ans environ. La planète
et l'anneau ont d'ailleurs chacun leurs phases, et l'un des corps porte ombre
sur l'autre, suivant leurs positions par rapport au soleil ; de lå des apparences
très variées, et qu'il était difficile d'expliquer en l'absence de tout phénomène
connu analogue.
L'existence de plusieurs anneaux séparés les uns des autres a été reconnue
en 1675 par Dominique Cassini, qui a aperçu deux anneaux, puis en 1850 par
M. Bond, qui en a découvert un troisième.
2. L'analyse qu'on va exposer d'après Laplace donne prise à plusieurs objcc
tions : elle suppose l'anneau homogène, et fait abstraction des actions exer
cées par les anneaux voisins. Or l'homogénéité n'est pas admissible, comme
on le verra plus loin, sans créer pour l'anneau un état d'équilibre instable,
qui le ferait tomber sur la surface de Saturne. Quant à l'action des an
neaux voisins , elle n'altère pas sensiblement la forme elliptique de la sec
tion d'équilibre, pourvu que les anneaux soient très aplatis dans leur plan
moyen .
184 ANNEAU

Soit V le potentiel du système par rapport au point considéré. La fonction


V devra satisfaire à l'équation
d- V dºv d V
da²
+
ds + d . = 0.
Nous supposerons que l'anneau ait pour axe de révolution l'axe des z ; ap
pelons r la distance du point (a, b, y) à cet axe ; nous aurons r = 2 ? +88,
et la fonction V sera évidemment fonction des variables r et y seules. Faisant
le changement de variables comme au § 231 , l'équation à laquelle V doit
satisfaire devient
de V 1 dV d! V
dre + na dr + dy?
0,

équation qui s'applique à l'attraction d'un solide de révolution homogène


quelconque.
d:V
Comparée à celle du 65 , elle n'en diffère que par le terme
dy ?
qui manque dans l'une et qui figure dans la seconde. Cette remarque
montre l'analogie qui existe entre la théorie de l'attraction des cylindres
indéfinis et la théorie générale de l'attraction des solides de révolution .
Pour passer du cas général des solides de révolution au cas particulier des
anneaux de Saturne, observons que les dimensions de la section transver
sale de chaque anneau sont très petites par rapport à son rayon moyen .
Appelant a le rayon moyen , nous pourrons changer d'abord r en a + u, ce
qui transforme l'équation donnée en
d’V 1 dV dy
0.
duz + atu du + d,

Puis nous restreindrons notre recherche, en nous occupant seulement des


points très voisins de l'anneau , de sorte qu'en faisant coincider son plan
moyen avec le plan XOY, y et u seront des nombres positifs ou négatifs,
très petits en valeur absolue. On pourra alors négliger, au moins dans une
1 dV
première approximation , le terme a + u du' qui est de l'ordre de gran
deur de la et réduire l'équation à la forme
(12V d'y
-0.
duit d. ²

Celte équation rentre dans le type de celle des cordes vibrantes, dont on
connait l'intégrale générale. C'est , en désignant par o et 4 deux fonctions
arbitraires,
V = (utv 1) + 4 (u - V 1 ).
DE SATURNE. 185

On peut aussi écrire l'intégrale sous la forme suivante, en appelant f et


F deux fonctions nouvelles, déduites des fonctions yet :
V = plu + yV - 1) +7(1 - V - 1) + V – 1 (F (u + 91-1)-F(u— V - 1)].
Les fonctions f(u ), F(u ) étant supposées réelles, il en sera de même de la
somme fu + 1) + Mu - V – 1), et du produit par v— 1 de la diffé
rence F(u + 9V — 1) — F(u -97 — 1), de sorte que V se trouvera réel. La
solution se simplifie quand le système attirant est symétrique par rapport à
son plan moyen, ce que nous supposerons ici. Alors V ne doit pas changer
quand on change y en — y ; or cette substitution ne change pas la somme
des fonctions f, tandis qu'elle change le signe de la différence des fonctions
F. Pour que V reste le même, il faut et il suffit que F = 0 , et la valeur de V
se réduit à l'expression ,

v = f(u + yV - 1) + f(u - VI).


Si l'on fait y= 0, ce qui place le point attirant dans le plan moyen , on
aura V = 2f\u ); la fonction f( u) se déterminera donc en cherchant la valeur
de V pour un point situé dans le plan XOY ; connaissant f (u ), il suffira'pour
avoir la solution générale de changer u en ut V - 1.
100. Nous admettrons que la section de l'anneau soit une ellipse BCD'C '
dont le grand axe BB' est situé dans Z
le plan XOY , et dont le centre A
est à une distance très grande,
OA = a , du centre de l'anneau. M
Prenons un point M quelconque 이
RA A X

sur le prolongement de OA , et
cherchons la valeur du potentiel V
dans le cas parliculier où la dis M
0
Tance AM, qui est égale à u, est très
petite par rapport au rayon 0A.
Soit x ' + 22 = K l'équation Fig. 76.
de l'ellipse BCB', rapportée à ses
axes AB et AC. Décomposons l'aire de l'ellipse génératrice en éléments rec
tangulaires dxdz, et formons le potentiel de M par rapport aux anneaux
engendrés par la révolution de ces éléments autour de OZ.
L'élément de masse N a pour mesure
adxd : X (a + x) do,
en désignant par p la masse spécifique, qu'on suppose constante, et par 0
l'angle NOM qui fixe la position de l'élément considéré.
La distance du point M à l'élément N est égale à
V : + (a + x ): + 1a + x ) — 21a + u) (a + x )cos ,
186 ANNEAU
et par suite
I = + K
(a + x )ded :do
V=P
LE 2 +12 + u)* + ,2 + 2)* — 2a + a)(a+ ives

intégrale qu'on ne peut obtenir sous forme finie . Mais nous devons nous
borner au cas où x, % et u sont très petits en valeur absolue par rapportà a.
Si nous divisions haut et bas par a , il viendrait

(1+ ) drdado
---S SS V + 1+ 2 + +1 +2 + az

a
2 coso ( 1+
(1
et on simplifierait la fonction en négligeant les termes qui contiennent a
+1
a

en dénominateur ; mais celte méthode d'approximation donnerait lieu à


une difficulté, car on trouverait
rdxd : do
V= P

SS asin ;
intégrale qui devient infinie quand on la prend entre les limites 6 = 0 et
0 = 27. Pour tourner celte difficulté, observons qu'il n'est pas nécessaire de
dV dV
connaitre la fonction V, mais seulement ses dérivées du ' di qui entrent
en facteur dans l'expression des composantes de l'attraction cherchée. Il
dV
suffit même de connaîtredu en fonction de u seul ; on a en effet
dV
du = f'(u + 1 = 1) +1'(1-1);
et si l'on connait l'expression générale de la fonction (' pour des valeurs
réelles de la variable, on pourra trouver par de simples substitutions les 12
leurs de cette fonction pour valeurs imaginaires,ut9 - 1, de cetta
dV
même variable ; on aura ensuite au moyen de l'équatio
dy
dV
der = v = 1 \/" (u + n - 1)-p(u - YV = 1)],
la fonction ('(u = 7V - 1) étant supposée connue.
dV
Proposons-nous donc de trouver du pour le cas où y est nul, où le rayon
moyen OA = a de l'anneau est très grand , où enfin la distance Al =u est
très petite en valeur absolue. Dans ce cas particulier, les molécules voisines
DE SATURNE. 187

de A exercent sur le point M une attraction incomparablement plus grande


que les molécules plus éloignées, et nous
n'aurons à admettre dans le calcul que des
valeurs très petites de l'angle NOA = .
La distance projetée en MN a pour valeur
approximative

+ PV? + " = V (1— x )* + a ,: + 3*,


ou, en faisant al = t,

V (11 — x * + + 3% .
Fig. 77.
Donc on aura , avec une approximation
d'autant plus grande que a est plus grand par rapport aux dimensions trans
versales de l'anneau,
drd :dt
v = SSS ( 11 — x )° + 1° +3
Les limites de x et de z seront encore données par le contour de la section
droile de l'anneau . Quant aux limites de l, on peut dans le cas d'un anneau
très grand attribuer à t les limites - settoo , ce qui revient à substi-
tuer à l'anneau un cylindre droit indėlini dans les deux sens , ayant même
section droite que l'anneau dans le plan 03. Nous aurons ainsi
+K
drd : dt
T=p
SS ST V (1— x )” + [++ ;

ct, en dérivant par rapport à u,


dV drd :dt X ( 11 -- x)
du PSSS. [(u — x ): + 1% + 3") ?
les intégrations étant faites entre les limites indiquées.
La première intégration relative à l doit se faire de - os à +0. Elle nous
donnera la composante de l'attraction exercée sur le point M par un prisme
indéfini qui aurait pour base l’élément superficiel dxdz, et pour masse peladz
par unité de longueur. Nous connaissons cette attraction ( 66 ) . Elle est
2m
égale, abstraction faite du facteur constant fu, à 1 m étant la masse par
unité de longueur du prisme attirant, et r la distance de son axe au point
attiré; ici on aura pour l'attraction totale exercée par le filet sur le point M,
2cdrd:
Viu - X, A
108 ANNEAU

Pour la projeter sur l'axe OM, il faut la multiplier par le cosinus de


11-1
l'angle que la distance r fait avec cet axe, ou par L'at
V (u - 3* +33
traction estimée suivant OM est égale à

2pdxd3'u— )
(u - 23* + z''

et nous aurons, en indiquant les deux nouvelles intégralions,


dV drds( u – x)
du - S San( u -
- 2p
x) : + 2 * - 22
SS1+ 217.)
Faisons l'intégration relative à , entre les limites
R - *
Il viendra, en indiquant d'abord les limites,

dV
= -2 %: = " d: (arctang )
du
[G K

- hp
S **dx arctang
La troisième intégrale peut s'effectuer à l'aide de l'intégration par partics,
ce qui donne entre les limites – K et + K,
dV ‫ܐܕ‬
du
ip x
*** [--- Vw –K*** }
Cette fonction devant être identique à 2p (u ), nous aurons pour déterminer
la fonction r l'équation

prow) = –207 [ - VW - ******]


Remplaçons u paruy - 1 ; il vient

f (u ;V1)
--% [ = - = 1 - Vw »v=7)*- * "
DE SATURNE. 189

et enfin, en passant au cas général, où u et y sont variables à la fois,

dv
du
u + y = 1 – V(w +y =1):– ****,
+ « - , FT - V (x-,N = 1)’– *
dV u + y =1 - V(x + yN = 1)'– K*
dy - 29
PS -u + : v + V (u - yV= T)' – Kº
formules qui sont seulement approximatives, et applicables aux petites va
leurs absolues de u et de r.
Si l'on suppose le point attiré placé à la surface de l'anneau, on aura en
fre u et y la relation u + 2348 = k , qui permet de chasser y de l'expression
dV dV
de et u de l'expression de
du
ily
Pour y parvenir plus aisément, changeons de variable, et pesons

: Kcosq .
Il viendra

K sing
7 λ

Dans l'équation

dll
du ==27 [2.– V(x +y =1 –13571
-V(« -» = 1):– *****].
remplaçor.s sous les radicaux u et q par leurs valeurs en fonction de l'an
gle ç ; le premier radical devient
2

Vu+y =1)? —** VCIK cos ? + K sin V Kº


22

K sin Kº
= VK*cos*p – + 2K2 cosą sing +

Viscosep + 2K * coso sing V - 1 K’sins


K
= cose + Ksinov - 1 = * + y = .
190 ANNEAU

Le second radical serait de même égal àă - gv = 1, et par suite


dV
du = -277 (2u – **)= - 40 ' ' = - 4;x
On trouverait de la même manière
IV
---48 x 2 п +) . 1°
2. =
Ce sont, aux facteurs fu. près, les composantes de l'attraction exercée par
un anneau à section elliptique très mince, de densité g , sur un point ma
lériel placé à sa surface.
101. Nous pouvons vérifier maintenant si la section elliptique de l'anneau
satisfait aux conditions d'équilibre d'une masse fluide animée d'un mouve
ment de rotation autour de son axe de figure. Les forces qui agisseut sur
un point de la surface extérieure de l'un des anneaux sont :
1 ° L'attraction de la planète Salurne ;
2. L'attraction de l'anneau ;
3º L'attraction des autres anneaux concentriques ;
4. Enfin la force centrifuge.
1. Soit M la masse de Saturne ; les coordonnées du point y rapportées
au centre et aux axes de l’ellipse méridienne sont u et y ; sa distance au
centre de la planète est vla + u)* + y2 ; l'attraction exercée par la planète
sur ce point est donc égale à
Г Хм
(a + u + yo
Cette force a pour composantes suivant les axes des u et des
1 :4 x M rullo
(a + u) et
[(a + u ) + ] lla + w )*+ x2]
2° Les composantes parallèles aux u et aux z de l'altraction de l'anneau
seront , d'après ce qu'on vient de voir ,
4.7221 ct
4.701y.
-1.1 x 2, + 1 -914 X d + 1

3. L'attraction des autres anneaux s'obtiendrait en appliquant les for


mules générales ; mais la résultante de toutes ces actions, assez petite sans
doute pour pouvoir être négligée, est sensiblement parallèle en chaque point
à l'attraction de la planète elle-même, et on peut en tenir approximative
ment compte en altérant convenablement la masse M.
DE SATURNE. 191

4. La force centrifuge pour un point de masse je, placé à la distance a tu


de l'axe de rotation, w élant la vitesse angulaire, a pour expression
pe x W x (a + u) ;
elle agit dans le sens positif parallèlement à l'axe des u.
L'équation d'équilibre fournie par l'hydrostatique s'obtient en égalant
à 0 la somme des produits des composantes de chaque force par la diffé
rentielle de la coordonnée correspondante ; nous aurons donc
(a + udil fiu Mondo
-fu
lla + u)? + y ) ji
((a + u)° +
Γμ14. X 4 pudu fu x 47paydy + Hwa (a + u) du = 0.
à +1 2+ 1

On simplifiera les deux premiers termes de cette équation en observant


que u et y sont très petits par rapport à a. Dans le premier terme, nous
commencerons par négliger ge devant (a + ulº, ce qui réduira ce terme à
(a + u ) du M
full ( a + u) (a + u )
; du,

qu'on peut écrire sous la forme a 1+ du. Développant la puis


a

sance indiquée, et arrêtant le développement au second terme, il vient en


définitive pour le premier terme pris posilivement
27., udu .
-

fieMady
Le second terme se réduit par la même méthode, en
[(a + ule + gols
négligeant les puissances de u et de y, å
fuM
as idy.

L'équation d'équilibre prend la forme suivante, en groupant les termes


qui multiplient du, udu et ydy, et en divisant par p.:
(-- ) + ( - 1*** + w )wala
fx Απρί )
- (6 + *ftra)ya'y = 0.
Cette équation , doit coïncider avec celle de l’ellipse méridienne
u + 2279 = K ”, ou bien avec sa différentielle udu + 22ydy = 0, ce qui exige
qu'on ait à la fois
wa = ou
a3
102 ANNEAU DE SATURNE.
et
+ rx 4api
2 + 1
de
X 41P -3
fy
1+1

De ces deux équations, la première règle la vitesse angulaire de l'anneau


en fonction de son rayon moyen et de la masse de Saturne. La seconde
assujettit à une condition le rapport 2, qui définit l'excentricité de l'ellipse
méridienne.
L'observation directe des anneaux de Saturne ne permet pas de déter
miner avec exactitude les valeurs de a ; la masse M de la planète ne peut
être oblenue qu'avec une approximation assez grossière, et en confondant
dans cette quantité la somme des masses de la planète, des anneaux et des
satellites, de toutes les masses, en un mot, qui constituent le système de la
planète . Les seules quantités qu'on puisse mesurer un peu exactement sont
les rayons des circonférences,intérieure et extérieure , de l'ensemble des an
neaux , et la durée de leur révolution autour de la planète : ce qui permet de
vérifier approximativement l'équation = a ,' laquelle assimile l'anneau
à un satellite qui tournerait autour de la planète à la distance a (III, 9220,3“).
Cette équation montre que la vitesse angulaire des différents anneaux doit
varier de l'un à l'autre .
L'anneau homogène que nous avons considéré serait dans un état d'équi
libre instable ; car si , par un accident quelconque, le centre de l'anneau
quittait le centre de la planète, l'attraction devenant plus forte sur les parties
de l'anneau qui se rapprochent de Saturne, et moins forte sur celles qui
s'en éloignent, tendrait à accroitre la distance des centres, et non à la
ramener à zéro . La stabilité du système peut s'expliquer par l'irrégularité
de la densité et de la forme des anneaux, qui éloigne le centre de gravite
général du système de son centre de figure, et en fait une espèce de satel
lite assujetti à un mouvement autour du corps attirant. Remarquons d'ail
leurs que les corps célestes étant plutôt assimilables à des fluides quä des
solides invariables, leur forme extérieure peut se modifier à la demande
des forces qui agissent sur eux, de manière à réaliser à chaque instant la
nouvelles conditions d'équilibre qui leur sont imposées, de sorte que le
déplacement d'un anneau pourrait très bien étre corrigé par une altération
de la figure, et par une modification des vitesses des diverses parties dont il
est formé.
MARÉES. 193

MARÉES.

102. La théorie complète des marées constitue un problème d'hydrody


Damique qu'il parait impossible de résoudre en toute rigueur. Laplace, dans
le livre IV de la Mécanique céleste, en a donné les équations différentielles,
en tenant compte du mouvement de la terre et des actions du soleil et de la
June, mais en laissant de côté, d'une part, les effets de la viscosité des
liquides, qui sont peu connus encore aujourd'hui, et de l'autre l'influence
des formes des continents et des profondeurs variables de la mer. Son ana
lyse, sans rendre compte de tous les phénomènes observés, conduit à distin
guer trois espèces d'oscillations de périodes différentes, quand on se borne
pour l'expression des forces aux termes qui contiennent en facteur le cube
de l'inverse de la distance de l'astre attirant .
Les oscillations de première espèce dépendent uniquement du mouvement
de l'astre attirant ; elles sont indépendantes du mouvement de la terre.
Les oscillations de seconde espèce dependent du mouvement diurne, et
ont pour période un jour.
Les oscillations de troisième espèce ont une période d'une demi-journée
environ .
Les formules permettent de calculer séparément chacune de ces oscilla
tions et de déterminer la part de chaque astre attirant. On trouve l'oscil
lation totale en composant les oscillations partielles ainsi obtenues.
Nous nous bornerons ici à donner la théorie élémentaire des marées, el
l'indication sommaire des princi
paux résultats auxquels l'observa m ጊZ
tion a conduit.
Nous avons remarqué (III, § 226) z T
que le phénomène des marées s'ex 0 P

plique par les oscillations périodi


ques que subissent les verticales
autour de leur position moyenne. Fig. 78.
allons reprendre ce principe
pour le soumettre au calcul. Pour simplifier , nous supposerons la terre
rigoureusement sphérique et homogène .
Soit 0 son centre. Cherchons la déviation produite sur la direction de la
verticale en un point m de sa surface, par l'attraction d'un corps L, situé
å une grande distance R dans la direction OL. Appelons p la distance ml' du
corps L au point m. Les distances R et sont assez grandes pour qu'on puisse
regarder les droites ml' et ml comme parallèles. Joignons Om ; le prolon
gement m2 de cette droite sera la verticale du point m, abstraction faite
des oscillations produites par la présence du corps attirant Or si l'on ap
v. – NÉC. COLLIGNOX . 13
194 MARÉES .
pelle M la masse de ce corps, l'attraction exercée sur le globe terrestre est
une force dirigée suivant OL, et qui imprime au centre du globe une accélé
ration égale à L'accélération imprimée au point m par l'altraction du
R?
NI et l'accélération
même astre est relative , qui produit la déviation par
rapport au globe supposé fixe, est égale à la différence

fy
(4-1 )
Soit z l'angle Zml' = ZOL, angle zénithal de l'astre L par rapport à la
verticale moyenne. Projelons le point m en P sur la droite OL ; nous aurons
p = R- OP == R – rcos ?,

r étant le rayon de la sphère terrestre. Donc


1 1 1 1
R 1'cosZ
-

R r

R
cos 2 = 1 (1+ icosz).
en négligeant dans le développement du quotient les termes affectés des
puissances du rapport qui est toujours très petit.
Élevons au carré, et négligeons de même le terme qui contient le carré
il viendra
1 2r
**(1 + * cosz)= 8+ Is cosz,
I

enſin
1 1
p ens cosz.
L'accélération apparente due à l'attraction du corps L est donc égale à
2/Mr cos Z.
R3

Nous pouvons la décomposer suivant la direction mz normale, et la


direction mT, tangente à la surface terrestre menée au point m dans le
plan vertical ZVIL ' qui contient le corps attirant. La composante suivant ml
sera égale à
2 /Mr
113
cos" Z,
DEVIATION DES VERTICALES . 195

et la composante suivant mt égale à


2fwr cos Z sin Z fur sin 27.
R13 13

La première se retranche de l'accélération g due à la pesanteur, et comme


elle est toujours très petite par rapport à g à cause de la petitesse du coeſti
fMr
cient Rs, on peut la négliger sans erreur sensible. La seconde, qui est du
même ordre de grandeur, produit la déviation cherchée .
Si l'on appelle o l'angle très petit dont l'attraction de l'astre L déplace la
direction de la verticale dans l'azimut de l'astre attirant, cet angle a sera
donné par l'équation
fur sin 2Z
R3
tanga, ou plus simplement a = 9

On voit que l'angle a est nul quand sin 22 = 0, c'est- à -dire quand Z est
égal à 0 , à 90° ou à 180°, c'est-à-dire quand l'astre attirant est à l'horizon,
au zénith ou au nadir. Il est maximum en valeur absolue pour 2 = 45°
ou 135º .
103. Ce calcul, qui suppose la terre sphérique, s'applique encore approxi .
mativement au sphéroïde terrestre ; la verticale moyenne en un point donné
de la surface terrestre est la direction de la résultante de deux forces, sa
voir : l'attraction du globe sur ce point et la force centrifuge; g est l'ac
célération correspondante ; l'attraction de la lune produit , dans le plau
vertical qui passe par le centre de cet astre, une déviation très petite a,
donnée par la formule
flrsin 2Z
gR3

ou L représente la masse de la lune, R sa distance actuelle au centre de la


terre, et Z sa distance zénithale. Le soleil produit en même temps sur la
verticale une déviation a ', dirigée dans le plan vertical qui contient son
centre, et donnée par l'équation
Srsin 22
>
gli's

ou S est la masse du soleil , Z' sa distance zénithale, et R' la distance de son


centre au centre de la terre. Ces deux déviations se composent en une seule,
et donnent la direction définitive de la verticale. Dans ces formules r repré
sente le rayon moyen de la terre. Quant à l'accélération g, sa valeur n'est
pas sensiblement altérée par les actions des astres.
104. Nous pouvons déterminer d'après ces principes la figure que tend
à prendre la surface de la mer par suite de l'attraction d'un astre L en par
196 DÉFORMATION

ticulier. Pour cela, nous supposerons encore que la forme naturelle de la


terre soit rigoureusement sphérique, et que la pesanteur g soit la même en
tous ses points; nous admettrons de plus que la déformation subie par la
surface soit assez petite pour ne pas altérer sensiblement les forces, de telle
sorte qu'on puisse les calculer par une méthode de fausse position, en
cherchant leurs valeurs dans l'état primitif où la déformation n'aurait pas
lieu.
Les forces qui agissent sur un point M sont : la pesanteur g suivant la
verticale moyenne MO, et l'attraction relative de l'astre L suivant ML ; l'ac
2fMr cos2 .
célération correspondante à cette dernière force est Ꭱ 5
La pesanteur g se décompose parallèlement aux axes rectangulaires ON,
Y OY, dont l'un, ox, est dirigé vers le
centre de l'astre L ; on a suivant
B
B'
MAZ L' l'axe Ox , – g cos 2, et suivant l'are
OY, — g sin 2.
Z Appelant X et Y les composantes de
O PA A' la force totale qui agit sur le point M ,
nous aurons

2 MT
X = -gcosZ + cosz ,
Fig . 79. Y = -gsin 2 .
Dans ces expressions , nous remplacerons cos2 et sin Z par les rapports
OM MP
OP
ONT ou par et par ce qui donnera
X gr 2/11
+
+ R5
gy
Y
r

L'équation de la méridienne altérée, qui doit couper à angle droit les


résultantes des forces X et Y, est

Xdx + Ydy = 0,
ou bien

g(xdx + ydy) = ?/N rdz.


Cette équation est intégrable, puisque r représente la valeur constante du
rayon moyen de la terre. Il vient, en désignant par C une constante,

? (x2 + y ) == RS
x" + C,
DU SPHEROIDE TERRESTRE. 197

ou bien

149++ ( -14
- 9 ) 2* = C ,

C
équation d'une ellipse qui a pour demi-axes OA' = 9 27M
et

R3

OB ' =
V
La constante C se déterminera en exprimant que le sphéroïde déformé a
le même volume que la sphère primitive, ce qui donnera l'équation
310
х

с
9 2/1
23

ou bien

ci= grV ; - /11 Voirs — Ng


Élevant les deux membres à la puissance , il vient
c=(9* _**-*) , (1 km)
= approximativement gr(1 – 34,95)
Il en résulte, au même degré d'approximation ,

or = v ==( - 1 )
2 Mr
C gr
OA' =
3 gR5
9 27M ./Mr V 1+ 3 g 15
r RS 915.
2 Mr
= r (: ont)
gR5

Le demi-ase dirigé vers l'astre attirant surpasse donc le demi- axe per
(flr: 2 ( Mr *
pendiculaire de la quantité ; la montée maximum , 3 est double
glo gR5
de la descente marimum , 3 glis
198 LOIS
105. Cette recherche n'a qu'un intérêt théorique. Elle fait connaitre les al
térations subies par les surfaces de niveau assujetties à couper à angle droit
toutes les verticales. Mais l'équilibre n'existant pas, rien ne proure que li
surface de la mer coincide à chaque instant avec la surface de niveau qui
correspond à la distribution des forces à ce même instant. Le problème est
en réalité beaucoup plus complexe.
Les mouvements du soleil et de la lune étant bien connus , on pourra dé
terminer pour un instant quelconque et pour un lieu donné du globe
les distances zér ithales Z et Z' des deux astres, et les distances Ret Rºde
leurs centres au centre de la terre ; on pourra ensuite décomposer les forces
Mr
horizontales R sin 22, correspondantes à chaque astre , en deux compo
santes suivant les directions du méridien et du parallèle. Les forces que
l'on obtiendra subiront d'instant en instant des variations correspondantes
aux variations des angles 2 et Z' ; la portion principale de ces variations sera
due au mouvement diurne de la terre . La hauteur de la mer est réglée par
les valeurs successives de ces forces, qui sont sensiblement périodiques pein
dant la durée d'une demi-journée ; or on peut admettre avec Laplace
comme un principe général, que lorsque les forces sont périodiques,
« l'état d'un système de corps dans lequel les conditions primitives du mou
vement ont disparu par les résistances qu'il éprouve, est périodique comine
les forces qui l'animent. » Ce principe permet d'éliminer toutes les
circonstances initiales et toutes les perturbations
accidentelles qui compliqueraient singulièrement le
problème des mouvements de la mer. A ce point de
vue, l'état de hauteur de la mer est assujetti à des
0
oscillations sensiblement périodiques, dont la durée
P
est d'environ une demi-journée. En réalité, la pé
riode est un peu plus longue, à cause des roure
A ments propres des astres attirants, et les périodes
Fig . 80. successives ne sont pas toutes égales à cause de
la variation des distances angulaires du soleil et de
la lune. La loi de montée et de descente de la mer dans une période en
particulier est très variable d'un point à l'autre ; mais on peut admettre
comme règle générale qu'elle suit la loi des oscillations simples d'un point
attiré par un centre fixe proportionnellement à sa distance à ce centre. Soit
A le niveau de la basse mer, B le niveau de la mer haute, AB = h l'amplitude
h
totale de l'oscillation . Du point 0, milieu de AB, comme centre avec
pour rayon , décrivons un cercle, et imaginons qu'un point mobile C par
coure ce cercle dans un sens ou dans l'autre avec une vitesse uniforme, de
manière à passer en A à l'instant de la basse mer, et en B à l'instant de la
mer haute. On admettra que le niveau de la mer coincide à chaque
DES MARÉES. 199

instant avec la hauteur du point C. Si donc ť' est l'heure de la mer basse ,
1" l'heure de la mer haute, ces deux heures étant exprimées en secondes,
la montée AP = r de la mer à l'instant t s'obtiendra par l'équation
COS
[:- –m
106. La loi exacte est beaucoup plus compliquée, et ne peut , pour cer
tains points du globe, s'exprimer que par une somme de plusieurs termes
de périodes différentes : l'observation seule permet de les découvrir pour
chaque port en particulier. Voici , du reste, un résumé des principales lois
générales du phénomène.
1 ° La hauteur de la mer se règle principalement sur la hauteur de la
iune, à cause de la plus grande proximité de cet astre ; mais l'observation
montre qu'il y a un retard de 36 heures environ entre l'état de la mer et la
position de la lune qui correspond à cet état ; ce retard est dû à l'inertie
de la mer, qui ne peut prendre instantanément la forme d'équilibre cor
respondante à une position donnée de la lune .
2. Les marées sont peu sensibles sur les mers fermées, telles que la Mé
diterranée et la Baltique ; elles sont tout à fait insensibles sur les mers de
petite étendue , comme la Caspienne ; elles ont une faible amplitude en
pleine mer, et notamment dans l'Océan Pacifique, où l'intumescence pro
duite par l'attraction du soleil et de la lune se propage avec une extrême
facilité à la surface des eaux . Le phénomène est extrêmement sensible au
contraire sur les côtes de l'Océan , surtout sur celles qui font obstacle à la
propagation du flot. Ainsi l'amplitude de la marée, qui s'élève à 6 mètres
sur les côtes de Saintonge et de Bretagne, atteint 14 mètres dans la baie
du Mont-Saint- Michel, 8 mètres sur les côtes de Normandie, et se trouve
réduile à 2 mètres environ le long des côles de la mier du Nord .
3. On a déterminé par l'observation pour chaque port deux constantes
qui servent à calculer l'heure de la pleine mer pour un jour donné, et la
hauteur probable de la marée. Ces constantes sont l'établissement du port
et l'unité de hauteur .
L'établissement du port est le retard de la haute mer par rapport à
l'instant du passage de la lune au méridien , ce retard étant constaté aux
environs de l'équinoxe, et quand la lune est à une distance moyenne de la
erre .
L'unité de hauteur est la moitié de l'amplitude totale de la marée à l'é
poque des syzygies équinoxiales, c'est-à -dire à l'époque la plus voisine des
équinoxes où la lune est nouvelle ou pleine.

• Il y a exception dans la Méditerranée pour le fond de l'Adriatique et pour


le golfe de la grande Syrte, où l'on observe un retour périodique de marées
d'une fa ble amplitude.
200 LUIS

On appelle lignes cotidales les lieux géométriques des points du globe ter
restre qui ont la pleine mer au même instant.
4° La hauteur de la haute mer en un point donné, au -dessus du niveau
moyen correspondant aux syzygies équinoxiales , dépend des distances du
soleil et de la lune à la terre, et de leurs déclinaisons . Elle est donnée par
la formule
Ro RO
- Il x
[1 (% )*ccos 2D + B cos ? D ?

où H est l'unité de hauteur du port considéré ;


R , la distance actuelle du soleil à la terre ;
Ro, la distance moyenne de ces deux corps ;
D la déclinaison actuelle du soleil ;
R' la distance actuelle de la lune à la terre ;
R’, la distance moyenne de ces deux corps ;
D' la déclinaison de la lune ;
et A et B deux constantes, savoir A = 0,80029 et B-= 0,31211.
Cette formule se met sous la forme : = llm, et le coefficient numériquem
varie de 0,68 à 1,17 ; le nombre de centièmes contenus dans ce coefficient
exprime le nombre de degrés de la marée.
L'action du vent peut moditier notablement la hauteur ainsi calculée .
5° L'heure de la pleine mer pour un jour donné s'obtient en ajoutant à
l'heure du passage de la lune au méridien du lieu l'établissement du
port; mais le résultat doit être corrigé par l'addition d'un terme « qui
se calcule comme il suit . Soient, comme tout à l'heure, D et D' les déclinai
sons du soleil et de la lune, d et s' leurs diamètres apparents au jour donné,
ou mieux 36 heures avant le passage de la lune au méridien du lieu ;
enfin , R et R' les ascensions droites des deux astres à cette même époque:
la correction w s'exprime par la formule
1 sin 2A - )
arc tang 13 minutos.
30 ö5co , 1)
03 cos'D X 3,06 + cos ? (:8 — A ')

Le retard de 36 heures que l'on observe dans les marées par rapport à la
position du soleil et de la lune, indique une tendance au ralentissement
dans le mouvement de rotation de notre globe. Si le renſement dû à la
marée solaire était constamment dirigé vers le soleil , la résultante des
aitractions exercées par le soleil sur les molécules du sphéroide déformé
passerait toujours par le centre de la terre, et ne contribuerait pas à alterer
sa vitesse angulaire. En réalité, les pôles du sphéroïde déformé étant lou
jours en retard par rapport au soleil , la résultante des altractions ne passe
plus par le centre du globe, et donne naissance à un couple très faible qui
lend à diminuer la vitesse de rotation . On peut comparer le bourrelet fluide
DES MAREES. 201

créé par la marée à un frein que le soleil promènerait sur la surface de


l'Océan dans le sens opposé au mouvement propre de la terre. M. Delaunay,
l'un des premiers qui aient étudié cette influence, évaluait à une seconde en
rent mille ans la diminution correspondante du jour moyen . Il faisait obser
ver en même lemps que celte diminution pouvait n'être pas indéſinie , et
qu'elle cesserait le jour où , le refroidissement complet du globe ayant
réduit à l'élat solide la masse entière des eaux de l'Océan, la terre tourne
rait constamment vers le soleil la même face. On pense que c'est par un
eflet semblable que la lune et les satellites présentent toujours la même
face à la planète autour de laquelle ils se meuvent .
QUELQUES IRRÉGULARITÉS DU PHÉNOMÈNE DES MARÉES .

107. M. l'amiral de Jonquières a rassemblé, dans une note insérée aux


Comptes rendus du 9 mars 1885, un certain nombre d'exceptions locales
à la loi des marées. Nous en extrayons les détails suivants.
Sur certains rivages , et notamment à Papeete, dans l'ile de Tahiti , on
n'observe qu'une marée en vingt-quatre heures, au lieu des deux qu'on
constate partout ailleurs. L'influence lunaire disparait, et la pleine mer
revient chaque jour régulièrement à la même heure.
A Akaroa (presqu'ile de Banks) , au contraire, l'influence solaire semble
disparaitre, et la pleine mer arrive deux fois chaque jour, trois heures
environ après le passage de la lune au méridien de Paris.
Dans le golfe du Tonkin , sur la côte de Chine qui l'avoisine au nord , å
Manille et dans les ports des iles Philippines, la marée présente un ca
ractère anormal; deux ou trois jours après que la lune a traversé l'équa
teur, on observe toutes les vingt-quatre heures deux pleines mers et
deux basses mers d'amplitude à peu près égales. Les jours suivants, l'un
des flots va en augmentant , l'autre en diminuant, et bientôt on ne
constate plus qu'une marée unique dans les vingt-quatre heures ; cette
marée atteint son maximum d'amplitude lorsque la lune atteint sa plus
grande déclinaison.
La hauteur qu'atteint la marée présente aussi de très notables diffé
rences d'un rivage à l'autre. Très grande dans les estuaires dont les
côtes se resserrent graduellement, comme la Manche, la baie de Fundy,
le golfe de Corée, elle est presque nulle pour les iles de l'océan Pacifique;
clle ne dépasse pas une dénivellation totale de 3- ,75 sur la côte ouest de
l'Amérique , du cap Horn au détroit de Behring, et cette dénivellation
maximum se réduit même à 2 mètres entre les tropiques . Sur la côte est,
au contraire, elle atteint 12 mètres vers le détroit de Magellan, et décroit
graduellement à mesure qu'on se rapproche de l'Équateur.
En résumé, la question des marées est encore très peu étudiée, surtout
au point de vue local .
CIIAPITRE IV

EXTENSION DE LA THÉORIE DU POTENTIEL.

108. Étant donnés un système matériel et un point dont les coordonnées


rectangles sont &, B, y, le potentiel du système par rapport au point est
une fonction V des trois variables o., B, 9, telle que les dérivées partielles
dV dV dV
di az' dy représentent, à un facteur constant près, les valeurs des com
7

posantes de l'attraction exercée sur le point par le système. Nous avons vu


l'usage de cette fonction pour résoudre certaines questions relatives à l'al
traction des systèmes matériels ou à la forme des corps célestes. On l'em
ploie aussi très fréquemment dans la physique mathématique, notamment
dans l'étude de la capillarité et des altractions magnétiques ou électriques.
La définition du potentiel peut être généralisée, et appropriée aux recher
ches de dynamique analytique. Reprenons l'équation des forces vives appli
quée à un système matériel quelconque considéré dans deux positions dis
tinctes. Nous aurons (U1, § 171 )

fmv* - ; m *= Sixdx + Ydy + 7d:+ 1'dx + 1”dy +2:1:'+...


Dans celle équation, X, Y , Z représentent les composantes de la force
totale qui sollicite le point (x, y , z ) ; X', Y', 2 , les composantes de la force
totale qui sollicite le point (x" , y' , z' ) , ... Supposons que les composanles
X , Y , Z, X', ... soient exprimables en fonction des coordonnées x, y , z ,;',...,
supposons de plus que la fonction placée sous le signe dans le se eſ da
cond membre soit la différentielle exacte d'une fonction o des variables
X, Y , Z , x' , ... considérées comme indépendantes; on pourra poser ( 111 , $ 182)
02
25.0 *= 4/2,4, z, a,...)- (Fo l'on con ta's.....
FONCTION DES FORCES. 203

et la fonction o aura par rapport aux composantes X, Y , Z, X', ... la même


propriété que le potentiel relativement aux composantes de l'attraction. On
a en effet, en differentiant, l'identité
dd $
• dat • dat • dx ' + Xdx + Ydy + Zd : + X'dx ' ... ,
dx dy -dyt d : dx '

d'où l'on déduit, puisque dx, dy, dz, sont des facteurs indéterminés,
dº dቀ
Y ጊ2 W =
d.x dg di ' da '

Connaissant la fonction ®, on en déduira les composantes de la force qui


agit sur un point (x, y, z) du système, en prenant les dérivées partielles de
la fonction par rapport aux coordonnées x, y, z de ce point.
La fonction o s'appelle pour cette raison fonction des forces; quelques au
teurs lui donnent par extension le nom de potentiel.
S'il n'y a qu'un point mobile, la fonction des forces égalées à une con
stante arbitraire définit la série des surfaces de niveau (III , § 46) .
Tous les problèmes de la dynamique n'admettent pas une fonction des
forces. Si parmi les forces on considère un frottement, par exemple, les
composantes de ce frottement dépendent de la direction du mouvement de
son point d'application, et leur expression analytique contiendra par con
dy dz
séquent en facteurs les cosinus d.x
ds' ds ' ds' des angles que celle direction
fait avec les axes ; s'il y a des résistances de milieux, qui s'expriment en
fonction des vitesses, les expressions analytiques des forces correspondantes
contiendront certaines puissances de la vitesse v. Dans ces cas, les compo
santes X , Y, Z, ... n'étant plus des fonctions des coordonnées x, y , z, ...
l'intégration a priori de la fonction ( Xdx + ) n'a plus aucun sens et la
fonction des forces n'existe pas . Il en serait de même si Xdx + Ydy + ...
n'était pas une différentielle exacle, bien que X , Y, ... fussent des fonctions
connues des coordonnées. Parfois cependant on trouve utile d'admettre une
fonction fictive des forces, quoique cette fonction n'existe pas en réalité, et
do do
de représenter sous forme de dérivées partielles dc ' dy 7 les valeurs des

composantes X, Y, Z, ... Ce n'est plus alors qu'une notation particulière,


dont l'usage est légitime, pourvu qu'on n'en déduise aucune transformation
supposant l'existence réelle d'une fonction 0.
Nous trouverons dans les livres suivants de nombreuses applications de la
fonction des forces . Ici nous en montrerons l'usage, en reprenant avec plus
de détails une théorie que nous avons esquissée (III, S 187) sur la stabilité
de l'équilibre d'un système à liaisons.
204 STABILITÉ

STADILITÉ DE L'ÉQUILIBRE D'UN SISTÈME .

109. Lorsque la fonction des forces existe, 1 ° le système mobile est en


équilibre dans les positions qui font passer cette fonction par un maximum
ou un minimum ; 2° l'équilibre est stable dans les positions qui rendent cette
fonction maximum .
Soient
L = 0,
M = 0,

les équations qui définissent les liaisons auxquelles le système est assujetti.
On suppose que ces liaisons dependent seulement des coordonnées x, y, z, ...,
et ne contiennent ni le temps t, ni les vitesses, ni les angles des vitesses
avec les axes .
La condition du maximum ou du minimum de la fonction des forces
est
dp = 0 .
Les différentielles dx , dy , dz, des variables qui entrent dans la fone
tion o doivent d'ailleurs satisfaire aux équations de condition
dL = 0,
dil = 0) ,

Or ces équations sont celles que la statique donne à résoudre pour dé


terminer les positions d'équilibre du système; il suffit en effet de satisfaire
à la fois aux équations
Xox + Yay + Zã: + X'ex' + . = 0,
dL ddL de dl
ax + öz + ox' + . -0,
da dy oy + d : da '
dM dl da AMI
ax + drt -0,
da dy ay + di öz + da

dont la première est l'équation du travail virtuel el exprime l'équilibre, et


dont les suivantes expriment les conditions auxquelles les variations dr,
dy , ... sont assujetties. On passe du second système au premier par un
simple changement de notation qui consiste à remplacer les variations ft,
dy , ... par les différentielles dr, dy, ... Les résuliats des deux calculs sont
donc identiques, puisqu'on les obtient par l'élimination des variations dans
un cas , des différentielles dans l'autre, et la première partie du théorème
est démontrée.
Venons à la seconde partie, relative à la stabilite.
DE L'ÉQUILJBRE. 205
Nous avons déjà vu (IV , § 119) comment une question de stabilité se traite
au moyen de l'équation des forces vives. On s'explique facilement l'emploi
de cette équation en considérant l'équilibre d'un point unique pesant, ou
plus généralement d'un système pesant à liaisons. Si les liaisons du système
sont telles que le centre de gravité , aux environs d'une position d'équilibre,
ne puisse que s'élever, quel que soit le déplacement infiniment petit qu'on
suppose imprimé au système , le travail de la pesanteur sera toujours néga
tif et tendra à réduire l'amplitude et les vitesses du déplacement considéré.
La stabilité est donc assurée si la hauteur du centre de gravité, compté en
montant à partir d'un plan horizontal inférieur, est minimum ; or la fonc
tion des forces est, dans le cas de la pesanteur, égale à – Emgz, ou à — Mgxı ,
en appelant z, le z du centre de gravité, et le minimum de z, correspond
au maximum de — Mgz, (III, § 188) .
Nous allons démontrer d'une manière générale que l'équilibre est stable
quand o passe par un maximum.
Le maximum de o est défini en général par les deux conditions sui
vantes :
ddu
db dat -dly + =0
dix dy

et
ረቃ < 0 .

quelles que soient les différentielles dx, dy , ... La première condition est
satisfaite dans la position d'équilibre.
Désignons par 5, 4 , 5, ... des variations infiniment petites des coordon
nées I, y, 2, ... comptées à partir de la position d'équilibre. Nous pourrons
remplacer dx par 5, dy par n, dz par $, ... Formons la fonction dao, en y
faisant la même substitution. Il vient d'abord un polynome du second de
gré en 5, 7 , 3, ...
d'} = P52 + Qžn + R + ...

Mais E, n, 5, ... ne sont pas des variables complètement indépendantes,


car elles satisfont aux équations de liaisons. On devra d'abord réduire ces
variables au moindre nombre possible, en chassant celles qui peuvent s'ex
primer en fonction des autres . La condition du maximum de la fonction ®
sera , après ces diverses préparations, que da puisse se mettre sous la forme
d'une somme de termes négatifs, quels que soient les signes des variables
qui y figurent. Appelons s, s', s", ... certaines fonctions linéaires de celles
des variables 5, n, 5, ... qui sont conservées dans d’o, ces fonctions s, s', ...
s'annulant avec les variables 5, ^, 6 ... Cela posé, on pourra en général, dans
le cas du maximum , mettre d’o sous la forme
d = - As - A's ** A " g" ? - ..
206 STABILITE

A, A', A " , ... étant des fonctions essentiellement positives des coordonnées
1, Y , Z , ... qui définissent l'équilibre.
Imaginons qu'on amène le système dans une position infiniment voisine
de la position d'équilibre, et soient 60, nos los ... les écarts correspondants
projetés sur les axes ; soit de même v , la vitesse infiniment petite impri
mée à un point en particulier dans cette position du système. Appliquons
le théorème des forces vives au mouvement qui succède à l'état initial ainsi
défini. Il viendra
Σ; ο"- Σου,
= $ ( x + ě, y ty, : +5, . ) - $ (x + go, yt no. : + 02 ... ) ,

ou bien, en développant les fonctions par la série de Taylor, et en obser


vant que
ddø
dic + dy

aussi bien que


db
no
d.c to + dy +

est nul à cause de l'équilibre, et que les fonctions 0(x , , z... ) -01, , ...)
se détruisent, on aura

Emve – 21mv, - As? — A'g '? — A "s" ? — ...


+ As,' + A's,' + A " 80"
80, s'o, 8"o, ... sont ce que deviennent les fonctions s, s', s" ,quand on y
remplace & par Eo, ... Les autres termes de la série seraient infiniment plus
petits en valeur absolue que ceux que nous avons écrits, et nous pouvons
n'en pas tenir compte, car ils n'influent pas sur le signe de la série.
Posons
C =
2.590 + A$,* + A's,"*+ aºs " + ...
La constante C sera une quantité infiniment petite positive, qui dépend des
circonstances initiales. L'équation des forces vives devient alors
mu ? = C— As? — A's19 - A " " ! - ...

Le premier membre étant toujours positif, le second l'est aussi, et par


suite la somme des quantités positives
As? + A's"? + A " 5" 9 + ...

est toujours au plus égale à la constante C. Donc s, s', s", ... ne peuvent
DE L'EQUILIBRE . 207

croitre au delà d'une certaine limite ; il en est par conséquent de même de


3, 4., , ... qui s'expriment linéairement en fonction de s, s' , s", ...
Si donc la fonction ♡ passe par un maximum , les écarts , n , 5 , .... à par
tir de la position d'équilibre sont essentiellement limités, et on peut suppo
ser des écarts initiaux et des vitesses initiales assez petits pour qu'ils ne
puissent dépasser ni même atteindre les limites correspondantes å
/C C
8 =
Vi Vi
ce qui est la définition même de l'équilibre stable.
110. La démonstration ne suppose pas nécessairement l'emploi de la série
de Taylor. Dire que 0 (x , y, 2, ...) passe par un maximum dans la position
d'équilibre, c'est dire qu'en prenant les variations 5 , n, t, ... suffisammeni
petites en valeur absolue, la différence
$ ( x + š : y tie it , ... ) – $ (x , y, z , . () ‫و‬

est négative. Cettedifférence dépend des valeurs particulières de 5 , 9 , , ...


Représentons -la pour abréger par l'expression
-15, , ... )
en mellant le signe négatif en évidence.
L'équation des forces vives, appliquée au mouvement dont l'état initial est
représenté par le système de valeurs ( Fo, tio, Lo ... Vo, ... ) , prendra la forme
mv* mv ," == q lo, To, čo, . ) - ( 5, rn , Š, ... ) ,
ou bien

mo* = ( –918, n, $, . . ,
et si la constante C est positive et infiniment petite, la fonction 0 (5, n , t, ... )
sera limitée à la valeur C au maximum , puisque , mv2 est toujours positif.
Mais la fonction est nécessairement positive et croissanle pour des
valeurs des variables 5 , n , $ , ... à partir de la valeur 0 , sans quoi o ne
serait pas maximum dans la position (x, y , z ... ) , et il en est ainsi tant que
les variables 5 , 4 , 5, ... ne dépassent pas certaines limites Eg , ng , , à

partir desquelles la fonction • peut devenir décroissante . On peut admettre


que les valeurs initiales to , no, lo, soient choisies au -dessous de ces
limites. Alors C sera une quantité positive, qu'on pourra supposer aussi
petite qu'on voudra en attribuant à Eo, no , to , et à vo des valeurs absolues
suffisamment petites. La fonction « (5 , 41, , ... ) , étant positive et moindre
que la constante C, les variations 5, n, 5 , sont elles -mêmes limitées,
en valeur absolue, à des maxima qu'on peut rendre aussi petits qu'on veut
en disposant convenablement de la constanle C.
208 FIRIEL.

VIRIEL DE M. CLAUSIUS. – THÉORÈME DE M. YVON VILLARCEAU.

111. M. Clausius a introduit dans le calcul une nouvelle espèce de fonc


tion des forces, à laquelle il donne le nom de viriel, et qui s'esprime par
la somme
Xx + Yy + Z : + X'X ' + Y'Y' + Z'z' + ...
Chaque composante est multipliée par la coordonnée parallèle de son point
d'application, et cette somme est étendue à toutes les forces qui sont appli
quées au système que l'on considère.
Cette définition fait intervenir la position et la direction des axes coor
donnés; le viriel est donc relatif à un système d'ases particulier, et change
avec le changement des axes. On pourrait modifier cette définition . M. Lu
cas, dans un mémoire sur la vibration des systèmes élastiques, a été con
duit à considérer une autre fonction analogue au viriel, mais dans laquelle
les coordonnées x, y , z, par lesquelles on multiplie respectivement les com
posantes X, Y, Z, sont remplacées par les projections sur les mêmes axes
de l'écart du point mobile par rapport à la position d'équilibre autour de la
quelle il oscille .
Pour montrer l'utilité de la considération du viriel , nous donnerons un
théorème dû à M. Yvon Villarceau .
Les équations du mouvement d'un point unique de masse m sont
X,
dia

m Y,
der
d:
di :

Multiplions la première par x , la seconde par y, la troisième par :


ajoutons. Il vient
dx ddạy
m
(2 dia + y di + dia) = Xx + Yy + Z .
Transformons le premier membre de cette équation.
Soit r la distance de l'origine 0 au point mobile . Nous aurons
p = x + y + 3%.
Differentiant, on a
rdr = xdx + ydy + dz,
THÉORÈME DE M. Y. VILLARCEAU. 209
et différentiant de nouveau , en prenant toujours le temps t pour variable
indépendante, et en divisant par dt?,
d ( rdr dx ? dy ? dx dal ?!!! ddº :
do de die + des + diz + x di ? + y de + : dla
dar d'
= v* + x ty y + dº :
diz di' di ?

Multiplions par m, et remplaçons dans (1) le premier membre par sa va


leur déduite de (2 ) ; il vient l'équation
d
mu? = m
dl o dors) –(5z +xy + 2+),
dt

d ( rdr
ou bicn , en observant que at ( dt
al ( de) = 1 [1 dren] = 11 d2do (12)
(5) my? m dº (5 %)
2 de - (Xx + Yy +23).

Cette équation étant écrite pour tous les points d'un système mobile, on
aura un théorème applicable au mouvement de ce système en les ajoutant
toutes ensemble ; l'équation finale donnera la force vive totale en fonction
( rº)
du viriel et des quantités m dºdf

d” ( 1.4)
(0) mv = m
di ? (X2 + Yy + Z:).
Le viriel , pour un point M en particulier, est le produit de la force P qui
sollicite ce point par la distance r du point à l'origine et par le cosinus de
l'angle formé par la direction de la force MP avec le prolongement du
rayon OM qui joint le point M à l'origine.
En effet ,

X .: + Yy + 2 = 1
+ y
Pr + P1 ;) Pr = Prcos ( P, r ).
C'est le travail que produirait la force P, agissant toujours parallèlement
à elle-même, si son point d'application était transporté du point 0 au
point M.
Lorsque les points mobiles exercent les uns sur les autres des actions
mutuelles proportionnelles à leurs masses et à une fonction de leur distance ,
la portion du viriel afférente aux forces intérieures peut s'exprimer d'une
manière très élégante .
Soient m, m' les masses de deux points M , M’, dont les coordonnées sont
I, y, z pour le premier, X, Y ', z' pour le second ; soit p leur distance MM'.
MÉC . COLLIGNON.
210 DÉFINITIONS ET NOTATIONS DE LAMÉ.
Le produit fmm'le) représentera la force mutuelle F subie par les deux
points dans les directions MM’, M'M. Le viriel correspondant sera le travail
de la force F agissant dans le sens MM' quand son point d'application reçoit
le déplacement NM, augmenté du travail de la seconde force F agissant dans
le sens M'M, quand son point d'application reçoit le déplacement OX '. La
somme de ces deux quantités de travail sera le produit de la force F par la
distance MM’, ou enfin par p. Le viriel correspondant est donc exprimé par
fmm ' (e) p .
S'il n'y a dans le système que des forces intérieures, exprimables en
fonction des masses et des distances, l'équation de M. Yvon Villarceau
deviendra donc
d” ( 7-*)
(5) Σ mv Σ di?? -
m
fmm'ç (4) Xp
Sous cette forme, le théorème s'applique aux mouvements vibratoires
d'un système élastique.

DÉFINITIONS ET NOTATIONS DE LANÉ.

112. Lamé a introduit, dans ses recherches de physique mathématique ,


es définitions suivantes, qui ont été généralement adoptées par les
analystes .
Soit F une fonction des coordonnées rectangles, x, y, %, d'un point
dans l'espace. Lamé appelle paramètre différentiel du premier ordre de la
fonction F l'expression
dF * dF ,, ?
+
dx di

ou la racine carrée de la soinme des carrés des dérivées partielles du


premier ordre , et paramètre différentiel du second ordre de la même fonc
tion l'expression
def dPF d'F
+
dir? + dy?

ou la somme des dérivées partielles du second ordre, prises chacune


deux fois par rapport à la même variable.
Il est facile de s'assurer qu'un changement de coordonnées , opéré en
conservant les axes rectangulaires, n'altère pas les paramètres du pre
mier et du second ordre d'une fonction quelconque.
DÉFINITIONS ET NOTATIONS DE LAMÉ. 211

Nous pouvons regarder, en effet, la fonction F comme une fonction


des forces, définissant, pour chaque point (x, y, z) de l'espace, les
dF dF dF
composantes
dr dy ' dz' parallèles aux axes, de la force qui corres
pond à ce point. Le système de forces se trouve parfaitement défini
pour tous les points , et un changement d'axes quelconque n'aura sur ce
système aucune influence. Or le paramètre différentiel du premier ordre
dF dF \ 2 dF \2
VE dx + dz
force totale qui est appliquée au point ( x, y, z) ; il ne change donc pas
par un changement de l'origine et de l'orientation des axes , pourvu
qu'ils continuent à être rectangulaires, puisqu'il représente une quantité
absolue, indépendante des axes auxquels on la rapporte . La même pro
priété appartient au paramètre différentiel du second ordre, et a été dé
montrée plus haut (s 59).
Lamé a proposé de représenter le paramètre du premier ordre de la
fonction F par la notation A'F, et le paramètre du second ordre par la
notation A F. L'emploi des exposants dans ce cas a un inconvénient. Car
il semblerait que l'opération A-F est le résultat de la répétition de
l'opération A1F. On n'a pas cependant A?F = A' (A'F) . Bien qu'il suffise
d'être prévenu que la notation ne se prête pas à l'algorithme ordinaire
des exposants, certains auteurs préfèrent substituer, pour éviter toute
confusion, les indices aux exposants, et écrire A,F, A,F.
L'équation

A®(F ) =0

revient à l'équation
d - F dder d- F
+
[Link] dyd +:z1 = 0,

que nous avons déjà rencontrée en hydrodynamique (IV, § 125 ) . On y


satisfait en égalant F à un potentiel de l'altraction newtonienne, ce que
Lamé appelle un potentiel inverse, parce que le radical s'y trouve en
dénominateur, ou potentiel de première espèce, par analogie avec les
intégrales elliptiques, c'est- à - dire en posant l'équation
2.3.
dzd3dy i
F = SSS - + (y - 3) + (5-0)

|( 2, B, y) représente dans cette intégrale triple une fonction arbitraire


des coordonnées a, , y d'un point d'un système matériel quelconque ,
212 FORCE VIVE

cette fonction est la densité, ou masse spécifique, du système en ce point


A, B, y ). Les intégrations s'étendent à tous les éléments dans lesquels le
système se décompose. On reconnaît la solution donnée en hydrodyna
mique (IV, S 127).
De même l'équation

A ( A ) =0
par laquelle on indique que le paramètre différentiel du second ordre du
paramètre du second ordre de la fonction cherchée q est constamment
nul, revient à l'équation développée

dip , dh , do d'o d *p
duit dys+' d : 4 + 2 dedya +2 dx- d :: +2 dyd: 1 0,

et admet pour solution l'intégrale triple

= S S S/12,3,4}\(e(2-2)
–aje++ (y - 3)2+ (3-7)*daddy,
qu'on peut nommer avec Lamé potentiel direct, ou potentiel de seconde
espèce, d'après les mêmes analogies.
Comme applications des notions précédentes et des fonctions qu'on
vient de définir, on peut consulter un méinoire de M. J. Boussinesq, pro
fesseur à la faculté des sciences de Lille , intitulé : Application des poten
tiels à l'étude de l'équilibre et du mouvement des solides élastiques (Paris,
Gauthier - Villars, 1885) .

FORCE VIVE D'UN SYSTÈME DE CORPS SOLIDES , QUAND ON TIENT COMPTE


DES MOUVEMENTS VIBRATOIRES .

113. Étant donné un système de corps solides , on pourra toujours


isoler chacun de ces corps, en introduisant les forces qui se développent
au contact des uns et des autres . Ces forces, intérieures et mutuelles
lorsqu'on considère le système entier, deviennent des forces extérieures
relativement à chaque corps en particulier.
Occupons -nous spécialement d'un des corps solides, que nous appel
lerons le corps A. On suppose ce corps soumis à des vibrations, qui font
osciller ses molécules autour de leurs positions moyennes. La position
moyenne du corps, à un instant donné, s'obtiendra en supposant que le
D'UN SYSTÈME DE CORPS ÉLASTIQUES. 213
corps se solidifie, qu'il conserve sa forme géométrique , et qu'on le
dépouille de tout mouvement vibratoire. Cela revient à décomposer le
mouvement de chaque molécule en deux parties : l'une, comprenant le
mouvement dû au déplacement géométrique du solide A, l'autre aux
déplacements propres de chaque molécule par rapport aux positions que
ce déplacement géométrique lui fait prendre. On conçoit donc ce qu'on
entend par le mouvement moyen du corps, qui n'est autre que le mouve
ment qu'aurait le corps s'il était réduit à la solidité géométrique, et par
le mouvement vibratoire, qui complète le mouvement moyen . Cette
décomposition est analogue à celle qu'on opère dans la dynamique du
système matériel , quand on considère à part le mouvement du centre de
gravité, et le mouvement par rapport à des axes de direction constante ,
menés par le centre de gravité.
Nous allons chercher comment se décompose la force vive du corps A ,
lorsqu'on partage ainsi son mouvement en deux , mouvement vibratoire
et mouvement moyen .
114. Considérons un point matériel M du corps A ; soit m sa masse,
v sa vitesse à un instant donné, x, y , z ses coordonnées, exprimées en
fonction du ternps, dans le mourement total. Le même point a dans le
mouvement moyen une vitesse vo, et des coordonnées xo, Yo, 7o, qui
satisfont d'un point à l'autre aux conditions de la solidité géomé
trique.
Le mouvement vibratoire sera défini par des coordonnées 5 , n , , rap
portées pour chaque point à des axes parallèles aux axes fixes ; elles sont
très petites en valeur absolue, et sont alternativement positives et néga
tives, puisque les vibrations du point M s'opèrent autour de sa position
moyenne.
On aura entre ces diverses coordonnées les relations

x = xo + 5
1 y = yot ng
* = * + $.

Nous exprimerons que les coordonnées to, Yo, Zo sont celles de la


position moyenne, en appliquant la remarque suivante : le mouvement
vibraloire du système A ne change rien, ni à la position du centre de gra
rité, ni à la somme des moments des quantités de mouvement par rapport
à des axes de direction constante. Cela revient à dire que le mouvement
moyen est entièrement dû au jeu des forces extérieures, qui ne subis
sent aucune altération sensible par l'effet des vibrations, et conser
vent les mêmes composantes et les mêmes moments par rapport aux
axes .
214 FORCE VIVE
On aura donc à la fois les six équations, en étendant les sommes à
tous les points matériels du corps A ,

Σmx == Σ MmIO
(2 ) my= Smyo
mso."

y dt
dr d: doo
IO
(3 ) m
dt dt ) = Σ » (1 )
7
30 de

dy 2 - dx
dt

Les trois premières équations donnent

28
mከ
Σmg = 0,
do

=
Emn = 0, et par suite (5) dt
0,

m
ds = 0.
Σης = 0,
Quant aux trois suivantes, observons que la vitesse totale v de la mole
cule m a pour composantes la vitesse vo du mouvement moyen et la
vitesse u du mouvement vibratoire, de sorte que, si l'on prend par rap
port à un axe quelconque les moments de ces trois vitesses appliquées au
point M, et qu'on multiplie par la masse, on aura
M (mv) = M (mv.) + M (mu),
et par suite , faisant la somme de toutes ces équations appliquées à tous
les points, on aura aussi
(6 ) Σ »( mm): Σ »( mry) + ΣΜ( ma).
Les équations (3) font voir qu'on a
Σ»( mr = Σ ( mm.)
par rapport à chacun des trois axes coordonnés . Donc entin

Σ», (mu) = 0,
(7) No,mu) = 0,
M.:(mu)= 0.
D'UN SYSTÈME DE CORPS ÉLASTIQUES. 215

Des équations (7) et des équations (5) on déduit que les quantités de
mouvement du mouvement vibratoire, considérées comme des forces appli
quées au solide géométrique A , se font à chaque instant équilibre.
115. Cette proposition va nous servir à opérer la décomposition de la
force vive.
Des équations (1 ) on tire en différentiant
dx dro i, d5a
t t
dt dt

dy dyo , dn
dt dt
+ at

d: dzo . dz.
dt dt + dt

Élevant au carré et ajoutant, puis multipliant par m, et faisant la


somme étendue à toutes les molécules du système A , il vient
+
2-[ € ) +(37 ) + @ )- - [(9 ) + (* ) +(37)"
+
+ [ %) ++ )'+ ( ]
dę dxo dy dyo dyd :
+2Σ » [. dt dt + dn dt
+
di]
dt de

Le premier membre de cette équation est la force vive totale mue.


La première ligne du second membre est la force vive >mvo du solide
dans le mouvement moyen .
La seconde ligne est la force vive mu due au mouvement vibratoire
considéré seul.
La troisième ligne se réduit identiquement à zéro, en vertu de la pro
position qu'on vient d'établir.
Considérons en effet la somme
dę dn dsd
m
andr
dt o + īt dyo + m de o
m z did:
Elle représente le travail d'une force dont les composantes sont
ddb, dn ddr,
dt lorsque son point d'application reçoit un déplacement
m m m
di'
dont les projections sur les axes sont dxo, dyo, dzą. Elle exprime donc le
travail de la quantité de mouvement appliquée à la molécule M, quand
216 FORCE VIVE

le solide reçoit le déplacement infiniment pelit qui est dû à son mouve


ment moyen . L'ensemble des quantités de mouvement vibratoires se
faisant équilibre , la somme de tous leurs travaux élémentaires est nulle
et l'on a par conséquent

ከm
dn do
Σ dxo + m dt dyo + m dt

Idędro dr, dyo , dç dzo = 0.


= duΣ m
dt dt
+
dt at
+
di di

On en déduit l'égalité
8)
moe = m + Amuº,
égalité de même forme que celle qu'on a démontrée pour la décompo
sition de la force vive en deux parts, quand on rapporte le mouvement
d'un système à des axes de direction constante menés par le centre de
gravité.
La force vive totale est la somme de la force vive dans le mouvement
moyen et de la force vive vibratoire.

En général, le terme mu? est assez petit pour qu'on puisse le négliger
sans erreur appréciable ; ou bien il conserve une valeur sensiblement
constante , et disparait dans la différence des forces vives, prises à deus
époques déterminées.
116. Occupons- nous actuellement du travail des forces. Les forces
extérieures figurent seules dans les équations des quantités de moure
ment projetées et des moments de ces quantités; la substitution du
mouvement moyen au mouvement total n'altère pas sensiblement ces
forces extérieures, soit en grandeur, soit en direction , à cause de la
petitesse des différences 5, 4, 8 ; cette substitution , qui, par hypothèse,
est sans effet sur les quantités de mouvement et leurs moments, laisse
donc subsister sans changement les équations où elles figurent. Il n'en
est pas de même pour le théorème des forces vives , car si les forces
ne changent pas, le chemin parcouru par lequel elles doivent être multi
pliées est altéré par le mouvement vibratoire . Soient X , Y, Z les compo
santes d'une force extérieure appliquée au point dont les coordonnées
sont x, y, z. Le travail élémentaire de cette force dans le mouvement réel
sera

Xdx + Ydy + Zdz ,

tandis que, pris pour le mouvement moyen , le travail serait


[Link] + Ydyo + Zdzo.
D'UN SYSTÈME DE CORPS ÉLASTIQUES. 217

La différence entre ces deux fonctions est


Xdě + Xdn + Zd,

de sorte que le travail des forces extérieures se partage en deux parties :


l'une comprend le travail de ces forces dans le mouvement moyen, et
l'autre le travail des mêmes forces qui est dû aux vibrations .
L'équation des forces vives appliquée au mouvement total prend la
forme

mu: - mv* = S(xdx + Ydy + 2d3)+Σ Γfar,,


en désignant par fdr le travail élémentaire des forces intérieures,
la force vive initiale.
et par 2,5 mv,
mr
Remplaçons

Σmv par Σmm, + Σmu?,


et
Ef(xde +Ydy + z =)
par la somme

Eſ xdro + Ydyo + zd :o)+f(xdz + Yan+ 2d ;).


Il viendra

mv, - ,mv ,
- ES Xdxo+ Ydyo+ 2d:o)
mu – įmu
+Σξη 5 mu .
ES(Xdz+ Ydn + 2d5) + Sfdr.
La première ligne de cette équation , prise à part , est l'équation des
forces vives appliquée au mouvement moyen. Les forces intérieures n'y
figurent pas , puisque le système est alors considéré comme invariable.
On a donc aussi

ýmu – smu* = S(xd3+ Ydn +245) + ES far,


de sorte que l'acroissement de la demi-force vive vibratoire n'est pas
dù uniquement au travail des forces intérieures ; il est encore dů pour
1
1

218 FORCE VIVE D'UN SYSTÈME DE CORPS ÉLASTIQUES .


une part à l'excès du travail des forces extérieures , afférent aux excés de
déplacements subis par leurs points d'application .
En général , g, n , & sont assez petits pour que la quantité de travail
des

forces intérieures, et l'on peut dire approximativement que l'équation des


forces vives s'applique au mouvement moyen, en tenant compte du tra
vail des forces extérieures , et au mouvement vibratoire, en tenant
compte seulement du travail des forces intérieures et en faisant abstrac
1 1
tion du mouvement moyen. En même temps em та? 0

reste sensiblement nul si le système est élastique, pourvu qu'on prenne


les forces vives à deux époques où le système ait repris la même forme.
On a alors, entre ces deux époques qui comprennent un nombre entier
de périodes ,

ES xdx+ Ydn + 2d5) + ESfdr = o.


Mais alors on a aussi ESfdr = 0, et par conséquent
f (xdz + Ydn + ld ;) =0.
On peut prendre indifféremment, dans ce cas, le travail des forces
pour le déplacement moyen , ou pour le déplacement total. Cela revient à
laisser entièrement de côté le mouvement vibratoire.
La théorie des forces vives dans le mouvement vibratoire des solides
est due à Coriolis .
LIVRE II

PRINCIPES DE LA THÉORIE DE L'ÉLASTICITÉ

117. Les corps solides que l'on rencontre dans la nature n'ont pas l'in
variabilité géométrique qu'on leur attribue communément dans la méca
nique rationnelle. Ils sont déformables plus ou moins, suivant les efforts
plus ou moins grands qu'on leur fait subir. Lorsque la déformation est
très petite, et qu'on fait cesser l'effort qui l'a produite, le corps revient
à sa forme naturelle d'équilibre, après une série de vibrations qui s'étei
gnent en général assez rapidement. Cette tendance des corps solides dé
formés vers leur état primitif constitue l'élasticité des corps ; elle suppose
que les efforts subis par le corps n'ont pas dépassé une certaine limite,
assez mal définie, qu'on nomme limite d'élasticité, et au delà de laquelle
la déformation resterait permanente en totalité ou en partie. Les diffé
rents corps sont plus ou moins élastiques, suivant que leur limite d'élasti
cité est plus ou moins élevée . Du reste, dans ce qui suit on supposera
toujours que les efforts qu'on leur applique pour y produire des déforma
tions sont inférieurs à cette limite.
Il ne sera question ici que des corps homogènes, de telle sorte qu'on
puisse admettre l'identité de toutes leurs parties. Parmi ces corps ho
mogènes, il y a lieu de distinguer les corps d'élasticité constante en tous
sens, et les corps qui ont , au contraire, une élasticité différente suivant le
sens dans lequel s'opère la déformation . Cette dernière classe comprend cer
tains corps cristallisés, dont les déformations obéissent à des lois spéciales.
Maisla plupart descorps homogènes ont aussi une élasticité constante, et c'est
d'eux seuls que nous aurons à nous occuper. Théoriquement on peut les
concevoir comme formés d'un assemblage de systèmes moléculaires telle
ment disposés autour d'un point 0, qu'une droite de longueur finie, issue
de ce point 0, rencontre dans tous les sens le même nombre de ces sys
tèmes : condition qui suppose un nombre infiniment grand de systèmes
moléculaires, et qui serait impossible à satisfaire s'il n'y en avait qu'un
nombre limité .
220 THÉORIE DE L'ÉLASTICITÉ.
118. La théorie de l'élasticité est toute moderne. Elle a été créée par
les travaux de Navier, de Poisson, de Cauchy, de Lamé ; les leçons de ce
dernier à la Faculté des sciences de Paris ! , publiées en 1852 , ont ré
sumé les principes de la science, et en ont donné des applications aur
problèmes les plus importants de la physique mathématique et de la mé
canique vibratoire. Elles forment le point de départ d'une foule de tra
vaux récents. Nous les prendrons pour guide dans le présent livre.
L'hypothèse fondamentale de la nouvelle doctrine est que l'augmenta
tion de la distance de deux molécules fait naître entre ces deux molécules
une attraction mutuelle proportionnelle à celte augmentation. Si l'on ap
pelle & la distance primitive de deux molécules, sy l'accroissement de dis
tance résultant de la déformation du solide auquel elles appartiennent,
l'action mutuelle développée entre les deux molécules par cette variation
de distance sera exprimée par le produit
F ( 5) Xos,

F (5) étant une fonction de la distance % qui reste complètement incon


nue ; on sait seulement qu'elle devient nulle, ou au moins insensible, dės
que la variable & atteint une valeur appréciable . De cette manière on
limite à une sphère de rayon très petit , décrite de chaque point du solide
comme centre, la région du solide qui peut exercer une action appréciable
sur le point considéré.
119. Pour définir la force élastique en un point donné M d'un corps so
lide, imaginons en ce point M un élément plan a très pelit , comprenant
le point M , et sur cet élément comme base construisons un cylindre droit
P de hauteur très petite. Du point M comme centre avec un rayon égal à
la limite de distance à partir de laquelle les actions mutuelles deviennent
insensibles, décrivons une sphère S, que le plan o prolongé partage en
deux moitiés. Le cylindre P, que nous venons de construire, est lout en
tier contenu dans une de ces moitiés. Or il subit les actions de tous les
systèmes moléculaires qui sont compris dans la moitié opposée. La résul
tante de toutes ces actions est une force qui traverse la base o du cylin
dre, et dont la grandeur varie avec l'étendue de cette base. Si donc on la
divise par l'aire a, le quotient E est un nombre fini qu'on appelle la force
élastique au point M, rapportée à l'unité de surface prise suivant le plan
5. En général celle force E est oblique au plan auquel elle se rapporte. La
définition qu'on vient de donner ne suppose pas la continuite de la ma
tière ; elle pourrait être beaucoup plus rapide si l'on admettait la réparti
tion continue des molécules. Du reste elle suppose que les molécules sont
assez voisines les unes des autres pour qu'on en trouve loujours un très
1. Leçons sur la théorie mathématique de l'élasticité des corps solides, par
M. G. Lamé. l'aris , Bachelier, 1852.
ÉQUILIBRE DU PARALLÉLÉPIPÈDE RECTANGLE. 221

grand nombre dans un espace très restreint. Cette quasi-continuité per


met d'appliquer au système les mélhodes du calcul infinitésimal.
Le problème général de la théorie de l'élasticité comprend deux ques
tions distinctes :
1 ° Trouver la force élastique en un point d'un solide, sur un plan quel
conque passant par ce point, connaissant les forces qui sont appliquées au
solide ;
2° Déterminer les déformations produites par ces mêmes forces.
Nous nous occuperons d'abord de la répartition des forces élastiques.

ÉQUILIBRE DU PARALLÉLÉPIPÈDE RECTANGLE .

120. Rapportons les points du système solide à trois axes rectangulaires


OX , OY , OZ . En un point M , menons trois plans parallèles aux axes, et
prenons des longueurs infiniment pe
tites MA = dx, MB = dy , M = dz sur les Z Za

intersections de ces plans deux à deux ; 7.110


puis achevons le parallélépipède.
X,
Soit p la masse spécifique du point M,
et X, Y , Z, les composantes suivant les YY /
B
axes de la force extérieure qui sollicite le 711
parallélépipède, rapportée à l'unité de
masse. Les composantes de cette force 0 X
seront
X, Xpdxdyd :
Y , Xpdxdyds,
Z Xpdrdyds. Fig. 81 .

Ces forces sont tenues en équilibre par les forces élastiques dévelop
pées sur les six faces du parallélépipède. Occupons- nous d'abord des trois
faces qui concourent au point M. Sur la face CMB, perpendiculaire à OX ,
la force élastique rapportée à l'unité de surface est décomposable en trois
composantes parallèles aux axes , que nous désignerons par les lettres
X , Y,, 2,, ; de même sur la face CMA, perpendiculaire à OY, nous trouve
rons trois composantes Xg, Y., Zg, rapportées à l'unité de surface; et en
fin trois composantes X., Y, Z,, toujours rapportées à l'unité de surface,
sur la face AMB perpendiculaire à OZ. Les mêmes forces se retrouveront
sur les faces opposées, changées de sens, et augmentées de leurs différen
tielles partielles relatives à la coordonnée qui varie d'une face à l'autre.
Si l'on réunit dans une même équation les forces qui agissent suivant la
direction d'un même axe, on aura une équation de l'équilibre intérieur
222 ÉQUILIBRE DU PARALLÉLÉPIPÈDE RECTANGLE .
du solide ; on obtiendra trois équations analogues en opérant de même
pour chacun des trois axes. Pour écrire ces équations, on devra convenir
du signe avec lequel les forces élastiques doivent être prises . Si l'on convient,
avec Lamé, de prendre positivement les forces qui correspondent à une
traction , et négativement celles qui correspondent à une compression , il
faudra donner le signe aux forces indiquées sur la figure, qui agissent
sur les faces aboutissant au point M, et le signe + par conséquent à ces
mêmes forces auginentées de leurs différentielles, qui agissent sur les
faces opposées. Il vient alors , en prenant les composantes parallèles à
l'axe Ox ,
— X dyd ( dic dyd :
dr

— Xdxd + (x + dy)ded: = 0,

— Xdxdy + (x3+ ds)dedy


ce qui se réduit à l'équation
an

: d ,+ dX * +pXo= 0.
dX ,
da + ds

On trouverait de même, en prenant les composantes parallèles à OY et


à OZ ,
dY,, dy, dY ;
dr
+ d:
dy
d :+ din
+ + plo = 0.
dx dy d:

On peut aussi prendre les moments par rapport aux axes , ou mieux par
rapport à des parallèles aux axes menés par le
ጊ a
2
centre du parallélépipède . Ces parallèles ren
contrent à la fois la force extérieure et les

‫ܝ‬ 6

y sus
. forces élastiques normales aux faces, qui se
trouveront ainsi éliminées . Si l'on considère la
parallèle GX à Ox, les trois forces X ,Y,Z, ren
contrant cette droite n'ont pas de moment; les
Fig . 82. forces X, et Ig , qui lui sont parallèles, n'en
ont pas davantage ; il reste les forces tangen
tielles 2, et Xg, et celles qui leur correspondent dans les faces opposées.
L'équation des moments par rapport à GX' donne donc simplement

{ 2ądad: + (12+
(1+ en dy)dard: } dy
- { Y;dzdy + (Ys + min : dxdy} d : = 0,
ÉQUILIBRE DU TÉTRAÈDRE ÉLÉMENTAIRE. 223

équation qui se réduit, en supprimant les termes infiniment petits du


quatrième ordre, et en divisant par dx dy dz, à la relation très simple
22 = Ys ,

ce qui entraine les relations analogues


X = Z,
Y, = X

On voit que les composantes tangentielles de la force élastique qui sont


perpendiculaires à une même arête, sont égales entre elles ; de sorte que les
neuf composantes des forces élastiques sur les
trois faces rectangulaires aboutissant au point с
se réduisent à six composantes distinctes. NO
En général, nous représenterons par N une
composante normale à la face considérée, et N1
T
par T les composantes tangentielles ; et nous
M
affecterons ces lettres des indices 1 , 2, 3,
pour montrer à quel axe elles se rapportent ; T.

pour les forces N, l'indice 1 se rapportera à B


To/ VN,
l'axe Ox, l'indice 2 à l'axe OY, l'indice 3 à l'axe
OZ . Pour les forces T, l'indice désignera l'axe Fig. 83 .
auquel les deux forces égales sont perpendi
culaires. Avec cette notation , le système des neuf composantes de la
figure 81 sera remplacé par le système des six composantes de la figure 83,
et l'on aura les trois équations d'équilibre :
dN dT ;
+ dy te
dx
(
4
)

dtz +, dN +
, dr py =
dx dy d:

dT IN
+ + d: + plo = 0 .
dy

ÉQUILIBRE DU TÉTRAÈDRE ÉLÉMENTAIRE.

121. Pour déterminer la force élastique sur un plan quelconque mené


par le point M , considérons en ce point des parallèles aux axes MX , MY,
MZ, et coupons le trièdre MXYZ par un plan oblique ABC, infiniment voisin
du point M. Soient MA = a, MB = b, MC = c les trois arêtes issues du point
224 ÉQUILIBRE DU TÉTRAÈDRE ÉLÉMENTAIRE.

abe,
1
et sa masse sera 6 pabc , en appelant p la masse spécifique du système
au point M. Le produit de cette masse
z par la force extérieure rapportée à l'u
nité de masse sera un infiniment petit
C
du troisième ordre, qui disparaitra des
N2
équations d'équilibre.
Le tétraèdre est en équilibre sous l'ac
T,
NI
MTW tion de la force extérieure et des forces
T
élastiques développées sur ses quatre
T. faces. Nous avons donné des noms aux
composantes de la force élastique sur
Т.
B les diverses faces de l'angle triedre ;
appelons X, Y, Z, les composantes de la
Fig. 84. force élastique, rapportée à l'unité de
surface, sur la face inclinée. Écrivons
l'équation des composantes projetées sur l'axe MX ; il viendra

XXsurfABC =N,x surfMBC + TsxsurfMCA + To surf Mal - pabci,i


ou bien , en divisant par surf ABC, et observant que surf
surf MBC
ABU ' surf
surf MCA
ABC ?
surf MAB
suri ABC' sont respectivement égaux aux cosinus des angles que le plan
ABC fait avec les trois plans coordonnés, ou des angles que la normale au
plan fait avec les axes , que d'ailleurs le dernier terme conserve un fac
teur infiniment petit , et disparaît à la limite, on aura, en définitive,

X = N , cosa + Ts cos 3 + T, cos y ,

a, Bet y désignant les angles que fait la normale au plan ABC avec les trois
axes . On aura de même

( 5) Y = Tg cosa + N, cos B + T, cos


Z = [Link] + T, cos 3 + Nz cosy.

Les trois équations (5) font connaitre en chaque point les composantes
de la force élastique pour un plan quelconque, défini par les angles, 2, 3, 4,
en fonction des six composantes N et T sur les plans coordonnés.
122. Ces équations conduisent à une généralisation du théorème cité
ELLIPSOIDE D'ÉLASTICITÉ . 225

tout à l'heure, en vertu duquel les composantes tangentielles de la force


élastique dans deux faces rectangulaires sont égales par unité de sur
face , quand elles sont perpendiculaires à l'arète commune. Considérons
la première équation (5). La composante X est la projection sur l'axe OX de la
force élastique qui agit sur le plan (2, B, 7) mené par le point M ; orelle est
égale à N , cosa + T, cos B + T, cosa, c'est-à-dire à la projection sur la
normale à ce plan de la force élastique totale dont les composantes sont
X,, T., Tz, c'est - à - dire de la force qui agit sur la face normale à l'axe MX.
Les axes coordonnés sont ici des droites, quelconques ; l'équation indique
donc qu'ily a égalité entre la projection de la force élastique du plan (2,3,7)
sur la droite MX normale à la face MBC, et la projection de la force élas
tique du plan MBC sur la normale au plan (@, B, Y) ; d'où résulte ce théo
réme : Si en un point M d'un milieu on considère deux plans P et P et les
normales H et l ' à ces deur plans, et qu'on détermine les forces élastiques
E et E' qui agissent sur chacun d'eux au point M , rapportées à l'unité de
surface, la projection de E sur l ' sera égale à la projection de E' sur H.
L'égalité des composantes T perpendiculaires à une même arête dans
deux faces rectangulaires est un cas particulier de ce thèorėme : les nor.
males H et H' coincident alors avec les axes coordonnés.
Les équations (4) et (5) expriment les conditions de l'équilibre inté
rieur de chaque élément infiniment pelit , à faces parallèles, dans lequel
on peut concevoir le système matériel décomposé ; les équations (5) en
particulier font connaitre ce qui se passe à la surface extérieure, où les
parallélépipėdes élémentaires peuvent être tronqués par des plans obli
ques. Prises ensemble , elles définissent donc entièrement l'équilibre
d'une portion quelconque du système solide. On vérifiera en effet aisément,
en multipliant les trois équations (1) par ddydz, et en intégrant, puis en
formant les équations des moments, que ces équations conduisent aux
conditions d'équilibre entre les forces extérieures, pour une portion
quelconque du système. Il faut alors faire entrer dans les forces exté
rieures les forces élastiques développées sur toute la surface qui limite la
portion de solide considérée. Nous renverrons pour cette vérification à
l'ouvrage de Lamé, leçon II, S 10.

ELLIPSOÏDE D'ÉLASTICITÉ.

123. Reprenons les équations


N, cosa + Tz cos B + T ,cos y = X ,
(5) Tzcosa + N, cos 3 + T, cos y = Y ,
To cose + T cos B + Ns cosy = 2,

et considérons les trois composantes X, Y, Z de la force élastique relative


V. - MÉC. COLLIGNON , 15
226 ELLIPSOÏDE D'ÉLASTICITÉ.
au plan («, B, Y), comme les coordonnées d'un point rapporté aux axes
MX, MY, MZ. Ce point sera l'extrémité de la droite MF qui représente en
grandeur et en direction la force élastique. Cela étant, résolvons les
trois équations par rapport aux trois cosinus.
Il viendra pour cos %
х т. Т.
Y N, T ,
COS =
Z T , N5 X (N , N - T, ) - YTzNs - T, T. + ZTST, -T.N
N , Tz T. N,(N ,N3 — T,%) — T3(13N3 — T, T ) + T,(T3T, -T.N.
T , S, T,
T, T, N3

de sorte que cosa est une fonction linéaire homogène de X, Y, Z.


Les deux autres cosinus , cos B et cos y, s'expriment aussi linéaire
ment en fonction des coordonnées X , Y, Z , et nous pouvons poser d'une
manière générale
COS < = ax + bY + cz ,
cos B = a'X + O'Y + c'z ,
cos y = a " X + b" Y + c" Z,

a, b, c, ... c" étant neuf coefficients, qui ne peuvent être ni infinis ni


indéterminés, d'après la nature même du problème. Élerons au carré ces
trois équations, puis faisons la somme . Il viendra

cosa + cosa 3 + cos y = 1 = (aX + bY + c2 ° + (a'X + 6 Y + c'2;*


+ ( a" X + 6" Y + c " Z)",

équation du second degré en X, Y, Z , qui représente une surface du se


cond degré dont le centre est au point M. Les coordonnées X, Y, Z ne
peuvent être infinies. Donc enfin la surface lieu de l'extrémité de la force
élastique au point M est un ellipsoide qui a ce point pour centre. On donne
à cette surface le nom d' ellipsoide d'élasticité.
124. L'ellipsoïde d'élasticité a des plans principaux qui forment au
point M un trièdre trirectangle. Rapportons la surface aux arêtes de ce
trièdre. Elle aura pour équation
Y? Z
(6) A?
+
B2 +
1 ;

et par la construction même de la surface, le demi-axe A sera la force


élastique relative au plan principal YM2 ; B sera la force élastique sur le
plan principal ZMX, et C la force élastique sur le plan principal XMY. Les
forces élastiques sur les trois plans principaux sont donc normales à ces
ELLIPSOIDE D'ÉLASTICITÉ. 227

plans, et, par conséquent, les composantes tangentielles T relatives à ces


mêmes plans sont nulles.
Il reste à chercher à quel plan P, défini par les angles o, B, y qu'il
forme avec les plans principaux, correspond la force élastique MF, ter
minée en un point quelconque F de l’ellipsoïde d'élasticité.
Soient X , Y, Z les coordonnées de F. A ce point correspondent des va
leurs des angles a, b, y , qui sont données par les équations (5) . Ces équa
tions se simplifient du reste, en observant qu'on a N, = A, N, = D, N, = C,
et T , = T , = T , = 0.
Il vient donc
х Y Z
COS =
A'
COS
= COS Y =
.
L'équation d'un plan passant par l'origine M , et faisant des angles
6, B, y avec les plans coordonnés , est
x cosa + y cosB + z cos y = 0.

Le plan correspondant au point F et à la force élastique MF a donc


pour équation
X.C Yy 2:
(7) + с 0.
А+ B

Considérons une seconde surface du second degré, qui aura son centre
au point M , et dont les plans principaux coïncideront avec ceux de l'ellip
soide d'élasticité ; l'équation de cette surface sera

( 8) Ā+ + ī
-EK ,
K représentant une quantité qu'on peut choisir arbitrairement. La droite
MF perce la surface (8) en un point F', dont les coordonnées seront pro
portionnelles à X, Y, Z , et pourront être exprimées par les produits 2X ,
XY, XZ, étant un facteur convenablement déterminé. Si en ce point F'on
mène à la surface (8) un plan tangent, ce plan aura pour équation
Xx Yу 22:
+ + с = IK ,

et par conséquent le plan (7), correspondant à la force élastique MF, est


parallèle au plan tangent à la surface (8) au point F'. En définitive, à la
force élastique MF définie par un des rayons de l'ellipsoide d'élasticité (6)
correspond un plan (7) , qui est le plan conjugué du rayon MF dans la sur
face du second degré (8) . Cette surface du second degré a reçu le nom
d'ellipsoide directeur. C'est un ellipsoïde seulement lorsque A, B, C sont
228
ELLIPSOIDE D'ÉLASTICITÉ.
de même signe ; alors les demi-axes KVĀ, KVB, KVT sontproportionnels
aux racines carrées des forces élastiques principales. Si A, B, C ne sont
pas de même signe, la surface (8) représente l'ensemble de deux hyper
boloïdes, l'un à une nappe, l'autre à deux nappes , séparés par le cône
asymptote commun aux deux surfaces. Un rayon MF qui coïncide avec le
cône asymptote est conjugué au plan tangent au cône suivant ce rayon
MF . La force élastique correspondante n'a donc pas de composante nor
male : aussi le cône asymptote est désigné également sous le nom de cône
des forces élastiques tangentielles, ou de cône de glissement.
125. Si dans les équations (5) nous exprimons que la force élastique
(X, Y, Z) relative au plan (a, b , y) est normale à ce plan, nous aurons dé
fini l'un des plans principaux . Soit F la force élastique qui a X , Y , Z pour
composantes ; si elle est normale au plan (@ , B , Y) , elle fait avec les axes
ces mêmes angles a, b, y, et l'on a X = F cos a Y = Fcos B , Z = F cost.
Les équations (5) deviennent donc

( N , - F ) cose + Tz cos 3 + T , cosa = 0,


Tz cosa + (N , — F) cos 3 + T, cosy = 0,
T , cosa + T, cos 3 + (Ng — F ) cosy = 0 .

cos B , cosy . L'équation


Entre ces trois équations , éliminons les rapports COSO COS %
finale sera une relation qui ne contiendra plus que la force F ; elle sera
du troisième degré en F, et fera connaitre les trois forces principales.
Il vient

(», —F) (N3 —F) (N3—F)–(N,–F)1,9–1; ( Ts/ås–F)–T_T )


+1 ( 1,1,-1, X - F) =0.
ou bien , en ordonnant par rapport à F ,
F5 - (N + N + N3)F + (N,Ns + N N + N ,N - T,* - T - TF
- ( N , N,N5 + 2T_T.Ts - N ,T, - N.T - NGT," = 0.

Cette équation fait connaître les trois axes de l'ellipsoïde d'élasticité, et


détermine les valeurs des forces élastiques principales, en grandeur et en
signe.
Connaissant les trois valeurs de F , on substituera dans les équations (5 ),
qui, en s'aidant de la relation générale cose + cose B + cos? q = 1 ,
feront connailre les angles a, b , y et les directions des axes princi
paux .
DÉFORMATION DU SOLIDE . 229

DÉFORMATION DU SOLIDE .

126. Les forces élastiques se développent aux divers points du corps


par suite des déformations qu'il subit . Venons à l'étude de ces déforma
tions . Nous considérerons pour cela deux molécules M et M ', qui sont
situées à la distance très petites dans leur position naturelle , et qui
acquièrent une distance % + 8 lorsque le corps est déformé.
Soient x, y, z les coordonnées de M dansl'étatnaturel, et x + u, y + v, % + w
les nouvelles coordonnées du même point dans l'état déformé .
Les coordonnées x ', y ', z' du second point M'different peu des coor
données x, y , z du point M ; et nous poserons

X' = x + h,
y' = y + k,
i = i + 1,

en appelant h , k , i les variations très petites que subissent les coordon


nées x, y, z quand on passe du point M au point M '. Ces coordonnées x' , y', z'
se rapportent à l'état naturel du solide. Dans l'état déformé, elles s'ac
croissent respectivement de quantités u', v , w', et deviennent x ' + u',
y' + ' ', z' + w'.
Les déplacements projetés u , v, w peuvent être regardés comme des
fonctions des coordonnées primitives x, y, z du point auxquels ils se rap
portent; et ces fonctions seront continues, et varieront par degrés insen
sibles, si l'on admet qu'il y a un très grand nombre de systèmes molécu
laires compris dans un espace très restreint. On pourra donc appliquer
aux fonctions u , v, w le développement de Taylor, en prenant h , k et 1
pour les accroissements qu'on donne aux variables indépendantes x, y , z
et en s'arrêtant aux termes du premier degré, à cause de la petitesse de
ces accroissements. On passera des fonctions u , v, w , relatives au point M ,
aux fonctions u', v, w' relatives à M ', par les équations
du du du
u' = ut ht k+ 1,
dr dy d:
dv dv dv
)
1
(

U ' = vt ht kt 1,
dr dy d:
dw dw dw
lit
w = w +
de
h+
dy dz 1 .

Pour déterminer l'accroissement de distance se des deux molécules ,


imaginons qu'on ramène parallèlement à lui-même le solide déformé, de
230 DÉFORMATION DU SOLIDE.
manière à faire coincider la seconde position du point M avec sa position
primitive, ce qui revient à retrancher I + u, y + v, z + w des coordon
nées I + W , y +1,: + w '. Le point M' prendra la position M',, et la
distance originelle = MM’ sera changée
en la distance MM', ; ces deux droites MN'
et WM , font entre elles un angle infi
niment petit. Si l'on projette M', en P
sur la direction de MM', on aura , aur
infiniment petits d'ordre supérieur près,

os = Y'P .

Menons par le point M des parallèles


Fig . 8 . aur axes MX, MY, MZ ; les coordonnées
de M'par rapport à ce système d'axes se
ront h, k, l ; et les projections sur les axes de la droite MⓇM , seront res.
pectivement égales à « — U, 0 – 0, w ' — w. La droite M'P est donc égale
à la somme des projections sur la propre direction des différences
u ' — U, u — v, w ' — w prises respectivement sur les axes , et l'on a
h 1
öz = (u' — u x + 2 — r X + (w '. WD)

Substituons à u — u, v — V , w'-– w les expressions fournies par les


équations (1 ); il viendra
du du du
h +
da
dv
dy
dv
d:
dv
"
+ ht k +
da dy d :
duc dir du
dx di
1 du dv du
እ* +
dx lante in me
dw
+
dy di)
+ kl
+ du
da + dre) in ]
de
Au lieu de conserver h, k, 1 dans cette équation, nous exprimerons
ces quantités en fonction de ¢ et des angles a, b, y que la droite MM’ fait
avec les trois axes. Il vient alors
h > < COS ,
k = g cos B ,
1 = 5 cos y
DÉFORMATION DU SOLIDE . 231

et

du dv dw du
5 = 5 dx cosa +
(4)
dy
cos 3 + cos .y +
les +
dy
COS cos

+ ( +) cosacosy+ G + ) cosycon] .

equation qui a l'avantage de faire connaitre le rapport op c'est -à- dire la

dilatation linéaire subie par le système au point M , dans la direction dé


finie par les angles a, b, 7. Ce rapport devant être très petit, on voit que
du dw
les dérivées partielles dx dz sont toujours très petites.
La dilatation cubique au même point se calcule aisément.
Considérons le parallélépipède élémentaire qui a pour arêtes dans
l'état primitif dx, dy et dz . La dimension d.r devient, par suite de la défor
mation , d(x + u) , ou dx + du , en désignant par du l'accroissement que
subit la fonction u lorsque la variable x reçoit seule un accroissement dx .
La dimension dx devient, en définitive,
du
dat dx = dx ( 1+
dr (1 + dit)
On reconnaîtrait de même que la dimension dy se change en
du dw
+ et d : en d : ( 1+
d:

Le volume dx dy dz se change donc dans le produit

drtugaia(1+ )(1+ )(1+ )


du dv du
= dxdyd: (1 dx +
dit); dy + di

en négligeant les produits des dérivées, à cause de leur petitesse. Le vo


lume primitif étant multiplié par un nombre 1 + 0, l’excès o du multipli
caleur sur l'unité est ce qu'on appellera le coefficientde dilatation cubique ',
et l'on a , par conséquent,
du du dw
(5 ) 0 =
du + dy + d :

1. Cf. t. IV, § 122. L'équation de continuité dans le mouvement des liq


(seconde équation (5) de la page 197) exprime que le coefficient de dilatation
cubique est nul.
232 ÉVALUATION DES FORCES ÉLASTIQUES.
du dv dw
Les dérivées partielles da' dz sont calculées pour le point M, centre
de la sphère d'action du point considéré. Ellés varient très lentement au
tour de ce point ; et on peut reconnaitre qu'elles subissent des variations
insensibles toutes les fois que la droite MM' joint un point du cylindre droit
P de base o , et aboutit en un point intérieur à l'hémisphère opposé à ce
cylindre dans la sphère S. La vérification a été faite par Lamé, et nous ne
nous y arrêterons pas .

ÉVALUATION DES FORCES ÉLASTIQUES DUES AUX DÉFORMATIONS .

127. Considérons le cylindre MP, de base o, qui contient le point M, et


soit S la sphère décrite de M comme centre avec la plus petite valeur des
qui rende l'action mutuelle insensible. Pour
avoir la force élastique qui s'exerce sur la
S base o , appliquons l'équation (4) à tous les
systèmes de deus molécules m , m ', prises
A M B
l'une dans le cylindre MP, l'autre dans l'hé
m misphère opposé ASB. Pour chacun de ces
P
groupes, on formera la valeur s d'après la
direction de la droite mm ' et la distance
Fig. 86. des deux molécules, puis on fera le produit
m X m'XF (5) 55, qui mesure la forceélas
tique [Link] composera ensuite ces diverses forces élémentai
res. Le résultat sera une somme, ou une intégrale , qui représentera la force
élastique relative à l'élément plan o, et qu'on devra diviser par la surface
de cet élément. On pourra ensuite imaginer qu'on décompose la force E
rapportée à l'unité de surface, suivant la normale au plan o , et deux
autres droites rectangulaires menées dans le plan . On aura ainsi les trois
composantes de la force élastique, l'une normale, les deux autres tan
gentielles . Ces diverses opérations sont inexécutables, puisqu'on ne con
naît ni les positions des diverses molécules, ni leurs masses , ni la fonc
tion F (3). Mais, quel qu'en soit le résultat, ce qu'il importe d'observer ,
c'est qu'on arrivera à des expressions finales, contenant une suite de
termes ayant respectivement pour facteurs les fonctions
du dv dro dw dv du dur du
+
di + dx dx + dy
1 9
dx dy ' di dy di

qui entrent linéairement dans l'expression de se, et qui ne subissent d'ail


leurs pas de variations sensibles quand on passe du point M , pour lequel
elles ont été calculées, à un point m quelconque du petit cylindre P. Elles

1
RÉDUCTION DES COEFFICIENTS . 233
entreront, en effet, en facteur dans tous les éléments des sommes qu'on
aura å former, et se retrouveront dans les sommes finales. Sans connaitre
les coefficients par lesquels elles seront multipliées, on pourra donc poser
d'une manière générale :
du dv dup du
+
dx + d: d : dy
dv
+ + + +
dx
6) du dv dur dv du
+ +
de dy 1
d: d: dy
du du du dv
+
dc + da
+ +
1 dy dz

équations dans lesquelles l'indice i doit recevoir les valeurs 1 , 2 et 3, et qui


feront connaitre les composantes normales et tangentielles de la force élas
tique, si l'on parvient à déterminer les coefficients A, B, ... F, O , F...,
qui y figurent, et qui y tiennent lieu de certaines intégrales définies, ou plu
tot de sommes définies, en tenant compte de la discontinuité de la ma
tière. A première vue, il semble qu'il y ait là trente -six coefficients à déter
miner. Mais on verra plus loin que ce nombre se réduit notablement dans
le cas des solides homogènes et d'élasticité constante .

RÉDUCTION DES COEFFICIENTS DANS LE CAS DES SOLIDES HOMOGÈNES


ET D'ÉLASTICITÉ CONSTANTE .

128. Les trente-six coefficients Ar, Bis...Or .... doivent être regardés
comme des constantes en tous les points du système solide, si l'on admet
l'homogénéité du système, et la constance en tous ses points de ses pro
priétés élastiques. On les détermine, en effet, par des sommations qui
donneront toujours les mêmes résultats, en quelque point qu'on place le
centre M de la sphère au dedans de laquelle on les opère. Il ne pourrait y
avoir d'exception que pour les molécules situées très près de la surface
terminale du corps, auquel cas la sphère déborderait l'espace occupé
par le corps , et ne conduirait pas aux mêmes sommes qu'une sphère en
tièrement pleine . Cette exception ne s'applique pas aux milieux indéfinis.
Dans les corps cristallisés, au contraire, les coefficients Ai, Bi, ... peu
vent varier d'un point à l'autre ; ils peuvent aussi se retrouver périodi
quement les mêmes, si l'on admet qu'un cristal est l'assemblage d'une
infinité d'espaces polyédraux, tous égaux entre eux , semblablement places
les uns à côté des autres , et contenant un même nombre de molécules
semblablement placées dans chacun d'eux. Pour un tel milieu , les coeffi
234 RÉDUCTION DES COEFFICIENTS.
cients Ai, B. , ... , appliqués au groupe entier, seront encore constantssi
les déformations ou les vibrations subies par le système déplacent en
totalité chaque groupe polyédral, sans altérer les posilions relatives des
éléments du groupe ; mais, si les déplacements portent non seulement
sur les groupes, mais encore sur les éléments constitutifs de chaque
groupe, les coefficients Ai ... doivent être considérés comme périodiques,
et le problème de la déformation devient plus compliqué.
Nous supposerons ici l'homogénéité du corps et la constance des coef
ficients Ac ... OX .....
Dans ce cas, les expressions de N, et de Ti se simplifient.
Ces formules (6), qui font connaitre ces composantes, doivent conserter
leur forme lorsqu'on opère un changement quelconque d'axes coordon
nés ; car les axes que nous avons admis n'ont aucune particularité, et
sont assujettis seulement à la condition d'être menés par le point Metde
former un trièdre trirectangle. Si l'on permute notamment deux des ares,
les formules devront continuer à donner les mêmes valeurs pour celles
des composantes N et T qui conservent leur signification dans ce change
ment. On reconnait ainsi que N ,, parallèle à l'axe des x, doit conserver sa
valeur lorsqu'on échange l'axe des y avec l'axe des z ; dans ce cas, il faut
changer, dans la formule qui donne N,, v en w et y en z : de sorte qu'on
a à la fois
dv du dv dw
Ng = ar et + Ba ang+ ds + dz + dy
dw du du dv
+
e, dx d : + F, dy dx )
et
du der du
Ni = A + B , di + CA dy + D
dv du
+
dy da

ce qui exige qu'on ait


B = C et
E, = F .

On prouverait de même, en considérant les composantes N , et Ng, et en


échangeant les axes des x et des 2, puis des x et des y, qu'on a aussi
Az = Cg, D. = F,
et
Az = B3, Ds = Es :

de sorle qu'en réalité les valeurs des N ne contiennent chacune que quatre
RÉDUCTION DES COEFFICIENTS. 255
coefficients distincts. Mais on peut aller plus loin , en observant que la
formule réduite
du dv dro dv din
(7) N = A, dx + B
dy:)+ D, center og
+ da
du
dw du dv
+ E, CEO + + dy +影dx )
donnera aussi N, et Ng, moyennant qu'on y change
૪, ૫, V, w.

en

y, 7, V, u ,

puis en
, y, w, u , 1' ;

car cela revient à changer les noms des axes . Il vient alors
dv dw alw du
N = A, dy d : dic
+d :
du dv dv dwo
+ E, + dx + d: + dy +dos).
dw du dv du dv
Ng = A , da
+ B, + +
dy + dx
dx dy
dv du dur du
+ B. (edit
di dy
+ dx +
det
di

formules qui ne contiennent plus que quatre coefficients distincts, et


dans lesquelles on peut sans inconvénient supprimer les indices des coef
ficients .
Les formules qui donneront T,, T2, T3 sont susceptibles de semblables
réductions par la même méthode ; et l'on trouvera , en définitive, en effa
çant les indices devenus inutiles ,
dv din dv dir
+ +
dy d: d: dy
dw du du dv
dx da + dy + ára
(8 )
T:- + + )+16+ )
++++ ) 9

( du dv du dv
+ +
dx dy d: dx
dv dw dw du
+
dy
+
dx + d : da).
236 RÉDUCTION DES COEFFICIENTS.
129. On pousse plus loin la simplification en considérant successive
ment deux déformations particulières qui seraient imposées au milieu
élastique.
1° La première déformation que nous admettrons est une traction simple.
Chaque molécule du corps se déplace parallèlement à l'axe fixe OZ d'une
quantité proportionnelle à sa distance au
Z
plan fixe XOY : le déplacement subi par le
M point M ( x, y , z) sera exprimé par ses com
m posantes
1
M' u = 0, v = 0, W= 0 ,

X
1

c étant un coefficient constant . Si l'on consi


dère, en un point m quelconque du milieu,
Fig . 87 . un élément plan infiniment petit, perpendi
culaire à l'axe Ox , et qu'on cherche les ac
tions exercées, par suite de la déformation, sur les molécules conte
nues dans cet élément, il est facile de reconnaître que ces actions ont
une résultante normale à l'élément, c'est-à-dire parallèle à l'axe Ox.
Par le point M faisons passer deux plans rectangulaires, parallèles à
YOX et à zox. Les molécules voisines de m se trouvent, par l'hypothèse
même de l'homogénéité, distribuées symétriquement par rapport à ces
deux plans. Elles subissent de plus des déplacements qui les laissent
symétriques, par rapport aux mêmes plans entrainés par le point m . Si
l'on considère, par exemple, sur la verticale PM deux points M et M',
symétriques par rapport au point I où cette verticale rencontre le plan
parallèle à XOY, ces deux points et le point m , subissant des déplacements
proportionnels aux distances PM, PM', pm , le point m reste, en projection
sur l'axe OZ, le milieu de la droite MM’, et les actions dues aux accroisse
ments de distance de Mm et de M'm n'ont pas de composantes suivant cet
axe. Deux points symétriques par rapport au plan parallèle à ZOX conser
vent leurs distances au point m , et aucune force élastique ne se développe
entre eux . En définitive, on a , sur tout élément plan parallèle au plan 20Y,
Ts = T, = 0

et la force élastique se réduit à sa composante normale N,.


La même conclusion s'applique aussi au plan ZOX, parallèle à la traction,
et par conséquent on a encore
T ; = T, = 0.

Donc enfin les trois plans coordonnés et les plans parallèles sont dans
ce cas des plans principaux de l'ellipsoide d'inertie .
RÉDUCTION DES COEFFICIENTS. 237
Introduisons l'hypothèse u = 0, V = 0, w = cz dans les équations (8). Il
vient pour les dérivées partielles
du du du
dx 0,
dy
0,
dz = 0,
dv dv dv
dx
-0 , 0, = 0,
dy d

!
d10 dw dw
dx
: 0,
dy
= 0,
di
EC,

et par conséquent on a les six équations


dw
T, = Bc , N = B d:
Bc ,

To = Bc, N = Bc,

Ty = AC , N3 = Ac .

Pour que les T soient nuls, il faut et il suffit qu'on ait =B=0,
de sorte que les équations (8) perdent leurs deux premiers termes.
La seconde déformation que nous imaginerons consiste à poser
U -wyz , v= WXz, w = 0,

ce qui montre que chaque point se déplace dans le plan parallèle à XOY
proportionnellement à ses distances à ce plan et à l'axe OZ . Ce mouvement
définit la torsion simple .
Imaginons un élément plan p, infiniment petit , perpendiculaire à OX , et
ayant son centre situé dans le plan des ZOX ;
cherchons la résultante des actions élas m

tiques exercées par les molécules voisines


situées d'un côté de cet élément . Cette ré P X

sultante sera égale à zéro. En effet, consi Im '


dérons quatre molécules M, M’, M”, M"" sy Fig . 88 .
métriques deux à deux par rapport au plan
Zox, ainsi qu'au plan parallèle à XOY mené par le pointp , centre de l'élément
plan. Soient m la projection des molécules M et M" ; m ' la projection des
molécules M'et M '". Dans la déformation , les quatre points M , M', M " , M " et
le point p tournent de quantités inégales autour de l'axe OZ projeté en 0. On
peut concevoir qu'on ramène après la déformation le point p à sa position
première ; alors les points M se seront déplacés , et les écarts avec leurs
positions premières feront connaitre les forces élastiques développées sur
le point p. Ces écarts sont des arcs de cercle égaux, diversement dirigés.
238 RÉDUCTION DES COEFFICIENTS.

Deux des points M se seront éloignés de p, deux s'en seront rapprochés,


mais de quantités égales deux à deux, au signe prés. Il en résulte que des
quatre actions, égales en valeur absolue, exercées sur le plan p, il y a deux
actions attractives et deux répulsives, faisant des angles égaux avec les
parallèles aux axes coordonnés menés par le point p . La somme alge
brique des composantes de ces actions projetées sur les trois axes est donc
nulle, et par suite on a pour l'élément plan p , dont le centre est dans le
plan méridien Zox,
N = 0, Ts = T , = 0.

Si , au contraire, on prend un élément plan p', au même point p, mais


perpendiculaire à l'axe Oz , on reconnaitrait que la résultante des deux
actions développées par les écarts des deux points M et M ', symétriques
par rapport au plan p ', et situés par conséquent sur une parallèle à OZ, est
une force tangentielle à l'élément, de sorte que, sur ce plan p' parallèle à
XOY et ayant son centre dans le plan méridien zoy, on a
Ng = 0 ,

et la force élastique se réduit à sa composante tangentielle T,


Si l'on introduit les hypothèses
U =-- wy , V = W.T , w = 0,

dans les équations ( 7) et (8) , on trouve d'abord


du du du
0, -wy ,
dy dz
dv dv dv
W.7 ,
dx dy d:
dw dw dw
-0 , 0, -
0,
dx dy di

et par suite, en observant que les plans [Link] p'ont tous deux le plan ZOX
pour plan moyen , ce qui entraîne y = 0 ,

Ne = Dwr,

Ns = Ewr,

Ts = Ts = Ewr.
RÉDUCTION DES COEFFICIENTS . 239

Ces trois quantités devant être nulles, on a nécessairement


D = 0, E = 0, E = 0.
La première hypothèse a supprimé deux coefficients ; la seconde en
supprime trois ; et comme il y en avait huit dans les équations (7) et (8) ,
il n'en reste plus que trois .
On peut se rendre compte des résultats obtenus dans la première hy
pothèse , en considérant le corps solide comme décomposé en fibres
jointives, à section rectangulaire, parallèles à la direction dans laquelle
s'exerce l'extension simple. Comme chacune de ces fibres s'allonge de la
même quantité, il n'y a aucun glissement sur leurs faces latérales . Mais il
peut y avoir contraction, comme l'expérience le démontre, et cet effet sup
pose des actions normales à ces mêmes faces.
Pour la seconde hypothèse, on décomposera le solide par des plans passant
par l'axe 02, autour duquel la torsion s'opère, et par des cylindres concen
triques. Les fibres jointives constituées par cette décomposition sont recti
lignes dans l'état naturel; elles se courbent en forme d'hélices de même
pas par suite de la deformation . Si l'on achève de les décomposer en
éléments infiniment petits par des plans perpendiculaires à OZ, on recon
nait qu'il y a tendance au glissement de deux éléments successifs, suivant
le plan de la base commune, dans le sens perpendiculaire au rayon , et
aussi suivant les faces situées primitivement dans les plans méridiens,
mais que les actions normales sont toutes nulles , car il n'y a ni compres
sion ni extension sensible de l'élément de fibre considéré, qui , de prisme
droit qu'il était, se transforme simplement en prisme oblique par une
déviation angulaire infiniment petite de ses génératrices rectilignes.
130. Introduisons ces simplifications dans les équations (7 ) et (8) ; il
viendra les équations
dv
N = A +B
dy + deo
N =A
dv
dy
+B
dw
d:
bert)
+
da
dw du dv
N; = A +B da + dy
d :
9) dv
T , = A di +
dy dus)
dw du
T, dx
+
d: dit).
du dv
Tg dy + dx )

Ces trois coefficients distincts A , B , A, peuvent se réduire à deux.


240 RÉDUCTION DES COEFFICIENTS .
On transforme les trois premières équations (9) en introduisant la fonc
du dv dw
tion 0 + + > qui représente le coefficient de dilatation cubi
dir dy dz '
que ; on peut écrire en effet

du dv dw dv dw
A + + di
dx di dy
du
+ (A - B dx

On est conduit par là à poser A - B = 24., fé étant un nouveau coefli


cient ; de plus on remplace ordinairement B par la lettre a ; il vient alors
les trois équations :
du
N, = 10 + 2, dir'
Tc
dv
( 10) Ng = 10 + 24dy '
dw
Ng == 20 + 2 :
Quant aux trois autres équations (9) , nous allons démontrer qu'on peut y
remplacer le coefficient A par J. Pour le démontrer, on observera que l'é.
du
quation N, = 20 + 2u peut s'appliquer à un autre système d'axes
dic
issus du point M aussi bien qu'au premier ; on devra trouver pour ce
du'
nouveau système N , = 20 + 2. dx ' ' Le facteur 0, qui exprime la dilata .
lion cubique au point M , reste le même, quel que soit le système d'axe
adopté .
Il suffira donc de changer les axes (x, y, z,) dans les axes ( x', Y' , z') par
les formules connues de transformation, et de déterminer les nouvelles
dérivées partielles en fonction des anciennes et des cosinus des angles
que les anciens axes font avec les nouveaux . On a d'abord, en appela
my, ng , P1 , les cosinus des angles que forme l'ancien axe des x avec les
trois nouveaux axes coordonnés ,
du dv duo
N'; = 29 + 24 (m, dx + ni dy + Pi

+29[- + +-- ( + )+ ( + 7)]


formule qui doit se réduire à la suivante :
du'
Ni = 10 + 2. dx
RÉDUCTION DES COEFFICIENTS. 241
du
Le calcul de
dx
en fonction des anciennes dérivées est long, mais il ne
présente aucune difficulté. Nous renverrons pour la suite des opérations à
la 4. leçon de Lamé. On trouve

du ' du dv 2
dw
dí = m , dx + ni? dy + PAS d :

+ **** +) + . + ?)+ ... + ).


et par suite
du
N';= 19 + 24 (m. + d.c + )
+ze[m ( + )+ - ( +2) + m2(6+ )]
équation qui , comparée à celle qu'on vient d'obtenir, entraine la relation
A = fo

On a donc, à la place des trois dernières équations (9), les équations ( 11 )


dv der
T, dz
+
)
dy
dw du
T, EM
da + d :
7

du du
Tz f
dy
+
dx

La théorie de Lamé ne conserve, en définitive , que deux coefficients


distincts, à et je. Ils se réduiraient à un seul, et l'on aurait 2 = H , si l'on
admettait la continuité de la matière . C'était la méthode des anciens au
teurs,Poisson , Cauchy. Depuis, M. de Saint-Venant, dans ses notes sur les
Leçons de Navier, a fait voir que, contrairement aux idées de Lamé , celle
réduction des coefficients à un seul était légitime, et qu'elle résultait ra
tionnellement de l'hypothèse même des actions mutuelles des molécules
fonctions de leur distance. La plupart des géomètres modernes se sont
ralliés à cette nouvelle doctrine. Nous conserverons néanmoins dans ce qui
suit les deux coefficients de Lamé, qu'il sera toujours possible de réduire
à un seul, et qui donnent plus de facilité pour mettre la théorie d'accord
avec les faits observés .
MÉC . COLLIGNON . 16
ÉQUILIBRE D'ÉLASTICITÉ.
242

ÉQUILIBRE D'ÉLASTICITÉ .

131. Les équations ( 10) et (11 ) , qui rattachent les six composantes de
la force élastique aux déplacements u, v, w , font connaître les N et les
T , et permettent de substituer ces valeurs dans les équations ( 1) du & 190,
lesquelles expriment l'équilibre du parallélépipède élémentaire . Reprodui
sons ici le tableau des diverses équations dont on aura à faire usage :
du
N = 10 + 2 da '
dv
N, = 10 + 204 dy
Ng = 16+ 2 det
dv dup
T, = « la + dy)
dw du
+
da)
du dv
Tg (George
dy + det
du dv dw
+ +
2) d.x dy
dTs
+

dN , dT
+ = ,
dix dy d:
dT
+ +
(3 ) dx dy d:
dT . dt , dN.
+ dy + d : + 22 = 0.
dix

Si , au lieu de l'équilibre, on voulait traiter la question du mouvement,


par exemple celle des oscillations, il faudrait remplacer, dans le second
du dºv del
de la
membre des équations ( 3), zéro par les produits p die' p die sur les
masse spécifique par les accélérations du point mobile projetées
axes .
Remplaçons, dans la première des équations (3 ), N , T, et T, par leurs
valeurs ; il viendra d'abord
du 'da dv d w du
do
dx
+2
2 0 d x² dy + dxdy + dud : + dzi de ) + pX = 0.
ÉQUILIBRE D'ÉLASTICITÉ. 243

Or l'équation (2) donne, en prenant la dérivée par rapport à x,


do du ddy ddu
da dx* + dxdy + dxdi'
ce qui permet d'écrire l'équation précédente sous la forme
do ' du du d -u
( (2+ ) dx tu dx²
+
dy
+
4:1) + pX , = 0

ou encore sous la forme

du dv dw du
d
do ity dx dx d:
(a + 2.1) dx + dy d: + pX = 0.

En effet, on a
du dv
d
dy dx d'u dlar
dy dydady
dw du
de d : 11211 ረdu
=
d: drd : d : ?'

et la différence de ces deux expressions est


du du ሰd ? dur
+
dy d: dxdy ded :'
c'est -à -dire
du du du do
dx² + dix
dy

On passe donc de la première forme à la seconde en ajoutant et en re


tranchant au premier membre de l'équation le produit u dx
De l'équation ainsi formée, on déduit deux autres équations, en chan
geant
X, Y, Z , u, v, w , X
en

y, z, x, v, w, u, Yo
puis en
%, x, y, w, u , v, Ze ,
244 ÉQUILIBRE D'ÉLASTICITÉ.
et l'on obtient les trois équations
du dr du
dir d:
à + ? tpl = 0,
dy
der du dv
d
5 d9 dy dy dr
dy dr TpY = 0,
dar do dor
d
dr dy
1- ?. + ple = 0.
dy

159. En général, les forces L, Y, Z , sont les composantes d'une ou plo


sieurs attractions ou répulsions erercées par des centres fixes, ce qui com .
prend comme cas particulier la pesanteur. S'il en est ainsi, 1 , 1 , 2,
sont les dérivres partielles, par rapport aux coordonnées I, y, : du point
qui subit ces attractions, d'une certaine fonction de ces variables, et si
les attractions et répulsions suivent la loi newtonienne de la raison in
rerse des carrés des distances, la fonction potentielle F satisfera à l'équa
tion
AF d:
de +

ou bien
0.

Dans cette hypothèse , prenons la dérivée par rapport à x de la pre


mière équation 41 la derivée par rapport à y de la seconde, la dérivée par
rapport à : de la troisième, et ajoutons les trois équations resultantes
les Ille seront eliminės, ainsi que les crochets qui multiplient ;
dr
dr
car le terme fourni par la première équation, détruit be
drug

terme - que fournit la seconde. Il vient donc en définitive

si les tenus des seconds membres des équations ( 5) sont remplacés per
ÉQUILIBRE D'ÉLASTICITÉ. 245
du ? dPy daw
les produits phis'e dee' dia dans le cas du mouvement . On a en effet
identiquement
du dov dw dº /du dv dw d-
dldx
+ +
dy + )
:) ==P de
L'équation (6), l'équation (4) et les deux autres qu'on en déduit (ou les
équations (5) équivalentes ), sont en définitive les équations générales de
l'équilibre élastique ; elles sont réunies dans le tableau suivant :
d’u dºu dºu
+ w)an + u
( +x) + du² + + pXo = 0,
do dv
tu +
( +diq + + pY, = 0,
d -w d'w
d?w
(a+map + dx? 7+ dy ? + d :
( do )+ pZo = 0,
dº d20 d-6
(6) dirit +
dy T dz?
= 0.

Cette dernière équation est identique à celle qui régit la distribution


des températures à l'intérieur du corps solide ; elle assimile en même
temps la dilatation cubique 0 au potentiel des attractions newtoniennes .
« Ce double rapprochement entre des théories en apparence si diffé
rentes, dit Lamé, est un fait analytique très remarquable, et qui pourra
servir de point de départ quand il s'agira de ramener à l'unité toutes les
théories partielles. »
133. Les équations (4) sont des équations linéaires à coefficients con
stants , qui renferment des termes donnés, pxo, pYo, p2o. Les fonctions
cherchées u, v, w se composeront donc d'une somme de termes, dont
chacun satisfera individuellement aux équations, et qu'on peut partager
en deux groupes distincts : 1 ° ceux qui constituent les intégrales géné
rales des équations (4) dépourvues des termes connus ; 2° ceux qui sont
destinés à faire évanouir les termes pXo, pYo, pZo. Ces derniers sont faciles
à déterminer, lorsque les forces X , Y , Z, dérivent d'un potentiel, ou
lorsqu'elles sont constantes. Dans le cas où elles sont constantes, on
reconnait facilement que les solutions suivantes
P Xo
4 + 24 2
y
2 + 2;4 2y ?,
P 20
à +222

ont la propriété d'annuler les termes poX, pYo, pZo. Dans tous les cas, on
246 COEFFICIENT D'ÉLASTICITÉ.
pourra faire abstraction de ces termes, en sous - entendant les termes
correctifs qu'il conviendrait d'ajouter à la solution , si l'on voulait en
tenir compte .
La forme linéaire des équations démontre en même temps le principe
si fécond de la superposition des effets des forces, analogue au principe
de la coexistence des petites oscillations dans l'hydrodynamique et la méca
nique vibratoire.

COEFFICIENT D'ÉLASTICITÉ.

134. Les coefficients 2 et . sont homogènes aux tensions N et T, c'est


à -dire à des forces rapportées à l'unité de surface. Leurs valeurs peuvent
se déduire de l'expérience, en soumettant un corps élastique à un cer
tain nombre de déformations. Il suffit de deux expériences pour arriver
à déterminer les deux inconnues , et po D'autres expériences fourni
raient des vérifications de la théorie .
1 ° Imaginons qu'on exerce sur toute la surface extérieure du solide
élastique une pression normale uniforme. Le solide devra se contracter
en restant semblable à lui-même, et la pression exercée à l'extérieur se
transmettra partout dans la masse du corps, comme s'il s'agissait d'un
fluide parfait. Si l'on suppose que l'origine des coordonnées reste fire ,
les variations des coordonnées de chaque point ( x, y, z) seront propor
tionnelles à ces mêmes coordonnées . On pourra donc poser
U - ax ,

V = -ay ,
W - a ,

a étant un coefficient constant pour tout le corps. Les composantes tan


gentielles T sont nulles en tout point, comme le montrent les équations ( 1 ) .
En même temps les N deviennent égaux autour d'un point, et on a
N = - (32 + 2..) a. Soit p la pression par unité de surface uniformément
exercée sur le corps ; on aura p = - N, et par suite a = P Le
3a + 2
coefficient a mesurant la contraction linéaire, la dilatation cubique & est
3p
égale à — 3a =
3a + 2u.
Si donc on a déterminé par expérience la compressibilité cubique du
corps , c'est- à -dire le rapport de sa diminution de volume à la pression
extérieure qui la produit, et qu'on appelle a ce rapport, on aura
3
a =
32+ Zu
COEFFICIENT D'ÉLASTICITE. 247

première équation qui lie les coefficients 2 et v. au nombre a, que l'expé


rience peut déterminer.
2° Supposons en second lieu un corps prismatique, à arêtes verticales
parallèles à l'axe Oz, et soumettons - le à une traction F, uniformément
répartie par unité de surface sur ses deux bases. Le corps s'allongera ,
mais il se contractera en même temps, et les déplacements u, v, w
seront donnés par les équations
u = -ax , V -
=- ay , w = 0 ,

en appelant a le coefficient de contraction latérale et c le coefficient


d'ertension longitudinale.
Ces hypothèses rendent nulles les composantes T, et donnent aux N les
valeurs suivantes :

N = N , = (c - 2a) - 2au ,
N, = (c - 2a + 2ch .

N, et N, étant partout les mêmes, et étant nulles à la surface latérale,


où nous ne supposons aucune force appliquée, on aura
(c - 2a ) 2 - 2aj = 0, ou bien ac - 28 + x) a = 0.

De plus N, est aussi partout la même, et a pour valeur la tension F


exercée sur le prisme. Donc

(c - 2a ) 2 + 2qp = F , ou bien (1 + 2p ) — 22a = F.

Ces deux équations, résolues par rapport à a et à c, donnent

14 1λ F
c= 3 + 2." 2 1438 + 2

d'où l'on conclut


F
0 = 0—2a = out 22
32 +254

On voit qu'il y a dilatation cubique lorsque le corps subit une traction ;


le rapport de l'accroissement du volume à la tension F qui le produit ,
1
est égal à c'est- à - dire au tiers de la compressibilité cubique ,
32 + 2u.
déterminée dans la première expérience .
218 TRAVAIL DE LA DÉFORMATION.

L'allongement relatif, , de l'unité de longueur du prisme, rapporté à la


tension F qui le produit, est égal à
1+
- B.
5a + 24

Si l'on détermine par l'expérience cet allongement relatif B , on aura


une seconde équation , qui achèvera de déterminer 2. et f. On arrive
aux équations
3
9,3 -
1 2
93 - a

Le coefficient d'élasticité E de la résistance des matériaux est l'inverse


du rapport B, et l'on a par conséquent
32 + 2
E=
ta
+
Le coefficient E représente alors une force rapportée à l'unité de sur
face. Lamé définit au contraire le coefficient d'élasticité par l'allongement
de l'unité de longueur d'un prisme sous l'influence d'une traction égale à
1
du coefficient
l'unité. Alors il est égal à ß, c'est-à-dire
unément
à l'inverse 1
d'élasticité tel qu'on l'entend comm .
Lamé repousse la relation a = y, qui résulterait de la continuité de la
matière ; il propose 2 = 2v., d'après des expériences de Wertheim . A vrai
λ
dire, le rapport - n'est pas encore connu avec assez de précision pour
Po
qu'on puisse affirmer qu'il soit le même dans tous les corps.

TRAVAIL DE LA DÉFORMATION .

155. Le travail de la déformation d'un corps homogène et d'élasticité


constante est donné par un théorème dû à Clapeyron . Voici comment on
peut déduire ce théorème des équations générales de l'élasticité .
Reprenons les équations de l'équilibre élastique, et faisons abstraction
des forces extérieures qui sollicitent les diverses molécules du corps , pour
ne tenir compte que des forces appliquées directement à sa surface
TRAVAIL DE LA DÉFORMATION . 249
terminale . Le travail des forces qu’on supprime serait facile à rétablir
s'il était nécessaire de le déterminer . Nous aurons dans cette hypothèse
dx, dT3 dT ,
dx + +
dy " d : = 0 ,
dt , , AN, dT ,
dx + dy + = 0,
dr. , dN,
+d -0 ,
dx y

équations dans lesquelles les N et les T ont les valeurs suivantes :


du
udx '
du
N , = 20 +2 Ty 9

dw
No = ì0 + 2 jeda
du dw

T, = ( d :
dw du
(dx + di

du
+
dy T dx

Multiplions la première des équations ( 1 ) par u , la seconde par v, la


troisième par w ; on aura les travaux des forces. Par exemple, les forces
N,, T5, T. qui agissent dans la direction de l'axe Ox, c'est-à-dire dans la
direction du déplacement composant u, donneront, lorsqu'on les mul
tiplie par u, le travail correspondant au déplacement de leur point d'ap
plication . On fera la somme des trois équations, et on multipliera par le
produit dx dy dz, après quoi on intégrera dans toute l'étendue du corps;
ce qui donnera

SSS wtedyd +SSS dedyds +SSS # wdzdyda)


3+
SS Sadavazdyd:+ S S SC vazdyd: +S SS vdżdyd:>= 0.
+
+SSS dedyos+ SSS , wdrdyd:++ S S Sawdzdyd:
Considérons à part une des triples sommes , la première par exemple.
Il vient, en effectuant une intégration, celle qui porte sur la variable par
250 TRAVAIL DE LA DÉFORMATION.
rapport à laquelle la dérivée est prise dans l'expression placée sous le
signe S, et en intégrant par parties,
du
= dydz .w
Sve dadyd: = dyd: Svemdxdx dyd: N1

Le terme Nyu, en dehors du signe S, doit être pris entre les limites
correspondantes aux valeurs données de y et de z ; supposons que la
droite parallèle aux x qui correspond à ces valeurs, perce en deux points
seulement la surface extérieure du corps : soient N , et u ', N ", et u", les
valeurs des fonctions N, et u en ces deux points. On aura, en indiquant
seulement les deux autres intégrations ,

SSS dedyd:= SSty :1,2–1,5 )-SSS dortydi.


136. L'intégrale double du second membre représente, sauf un
coefficient constant que nous définirons tout à l'heure, le travail des ten
sions élastiques extérieures qui s'exercent sur les deux éléments extrêmes
faisant partie de la surface terminale du corps. Le facteur N dxdz repré
sente, par exemple, la tension totale qui s'exerce sur l'un de ces élé
ments , projetée sur l'axe Ox , et l'autre facteur u est le déplacement que
subit son point d'application en projection sur le même axe . Le produit
N , dy dz X u représenterait donc le travail partiel de la force élastique
superficielle, si cette force conservait la même valeur N pour toutes les
valeurs du déplacement u'. Il n'en est pas ainsi, puisque les forces élas
tiques varient proportionnellement aux déplacements qui les font naitre,
et la somme indiquée est égale, non pas au travail des forces élastiques
extérieures, mais bien au double de ce travail, quand on tient compte
des valeurs régulièrement croissantes de ces forces depuis 0 jusqu'aux
valeurs finales qu'elles acquièrent par l'effet de la déformation .
Si une tige élastique, par exemple, de longueur 1, de section , s'est
allongée d'une quantité Sl sous l'action d'une force de traction égale à F,
le travail de cette force sera Fa ; mais le travail des forces élastiques ne
sera pas égal à Fa, car les forces élastiques ont varié de 0 à F ; et si
l'on appelle f leur valeur lorsque la tige avait un allongement x, leur
travail sera, pour un nouvel allongement dr, égal au produit fdr. Mais
on a

Ew.r
f= I
1

[Link].x
ce qui donne pour le travail élémentaire , et pour le travail
1
total 1 Ewa 1 Εωα Ewa
xa == 2; Fa, puisque F=
2T = Txa 1 Le travail Fa, cal
culé d'après la force finale, doit donc être réduit à moitié.
TRAVAIL DE LA DÉFORMATION . 251
Les huit autres termes de l'équation (3) se prêtent à la même trans
formation que le premier ; on trouvera donc, en faisant seulement une
intégration , et en se bornant à indiquer les deux autres, d'abord le
double 2T des travaux de toutes les forces appliquées à la surface du
corps , et ensuite , comme second terme, l'intégrale triple, à prendre avec
le signe — :
Nidu ( dv dor
te + T, +
di dy
dw du
dxdyd : { + N, dy + ;
dur du dv \
+ No do + Tz dy +
- ax )
le tout doit être égale à zéro.
La somme des deux termes devant être nulle, on a l'équation
du dv du
N dx d : + dy
dv du du
2T = dxdyd : + N , dy +
= dul
dur
+ dx
du
d :

+ Ng d : + T3 dy + dx

qui exprime le travail des forces superficielles en fonction des forces élas
tiques intérieures.
du du dw
Dans l'équation (4) nous remplacerons du' dz' .
dz par leurs va
leurs en fonction des N et des T, déduites des équations (2). Si l'on fait,
du dvº dw
pour abréger, o = dr + dy + dz ' il vient d'abord

0 = N , + N , + Nz
3a + 2je
du N , -20
2
js
.
N

dx
dv N , -20
Fizistis

dy 2u
du Ng — 10
(6 ) di 2.
dv dw
=

di + dy рM

dw du T
dx d:
du dv
dy + dx
252 TRAVAIL DE LA DÉFORMATION.
et la parenthèse de la triple somme, dans l'équation (5), devient par ces
substitutions
Nº + N ,* + N , _T;* + T, + T; ,
(N, + N . + Nz) +
24 24 32+ 2u u

expression qui peut s'écrire :


1+1
32+ 2p ( N + N + N,
A (X3N3+N$N + N,N:-1, -12-16
Les sommes N + N + Ng et NZNE + NV + XN - T,: -T.: -1,1
forment deux des coefficients de l'équation en F, qui fait connaitre les
forces élastiques principales ($ 125) . N, + N + Ns est la somme des trois
racines : désignons-la par H ; et [Link] + NINA + N,N, — T,2 – T.: – T;'
est la somme de leurs produits deux à deux : désignons-la par G. Obser
5a + 2. Nous
vons enfin que le coefficient E d'élasticité est égal à
1+

aurons, en opérant ces substitutions,


(6)
T = SSSE - 9) dedya
où le second membre est une intégrale triple portant sur tous les élé
G
est
ments de volume du corps. Il faut remarquer que le facteur E

constant en un même point du corps, quel que soit le système d'axes


coordonnés qu'on adopte, dès qu'on admet l'homogénéité et l'élasticité
constante ; c'est une fonction déterminée en chaque point du milieu élas
tique, et qui représente le travail des forces élastiques en ce point, rapporté
à l'unité de volume.
137. On peut introduire dans cette formule les forces élastiques princi
pales A, B, C. En effet, H est leur somme et G la somme de leurs produits
deux à deux . On a donc

1
(8) T= S SSE1.4 + B + C ) ?E ll
os] and
(BC + CA + AB) dxdyd :.

Cette expression se simplifie dans le cas où deux des forces élastiques


sont nulles, par exemple dans le cas de la traction simple. On a alors A
constant en tout point, et B et C nuls; il vient
1 A?
T= V,

en appelant V le volume du corps. Si l'on observe que A est égal


TRAVAIL DE LA DÉFORMATION . 253

à la traction finale exercée, rapportée à l'unité de surface, et s'ex


Ea
prime par Eq, le travail se ramène à l'équation trouvée tout à l'heure :
NI 1 ΕΩa? 1 ΕΩα
(E )" X
2 T xa .

Observons encore que le travail des forces élastiques n'est pas nul lors
que le volume du corps conserve la même valeur, ou lorsque la fonction o
est nulle. On a dans ce cas Ng + Ng + Ng = 0, de sorte que Il est nul ;
mais G n'est pas égal à zéro, et l'expression de T conserve la valeur

SS Sodowy Gdx dy dz,

de sorte que le travail n'est pas nul , bien que le volume soit conservé. « Ce
caractère, dit Lamé, sépare complètement les solides des fluides, et montre
que le travail des forces élastiques peut acquérir une très grande impor
tance sans qu'il y ait changement du volume total occupé par le corps
déformé.
138. Les principes que nous venons d'exposer d'aprės Lamé ont été
le point de départ de diverses recherches , que nous nous bornerons à si
gnaler brièvement. Dans l'ouvrage même de Lamé, on en trouve l'appli
cation à l'équilibre élastique et aux mouvements vibratoires des fils ou
des cordes et des membranes planes de différentes formes, à la propaga
tion des actions et des ondes dans les milieux , à la torsion des cylindres
pleins ou creux, aux vibrations longitudinales ou tournantes des tiges ,
à la vibration des timbres de forme sphérique, à l'équilibre des enve
loppes sphériques, et en particulier à l'équilibre intérieur de la croûte
du globe terrestre ; enfin à la double réfraction et à la théorie des ondes
lumineuses.
Dans une autre direction , on a appliqué les mêmes principes aux ques
tions qui rentrent dans le cadre de la résistance des matériaux. Cette
dernière science, que Lamé range parmi les sciences d'attente , destinées
à disparaitre devant les progrès de la physique et de l'analyse mathé.
matique ", donne des solutions approximatives des problèmes de con
struction qui se présentent dans la carrière de l'ingénieur. La théorie de
l'élasticité éclaire ces solutions d'un jour nouveau , quand elle n'a pas pour
résultat de les rectifier et de les compléter ; mais on n'y a encore abordé
l'étude que d'un petit nombre de cas particuliers, et généralement parmi
les plus symétriques et les plus simples.

1. Leçons sur la théorie mathématique de l'élasticité des corps solides, Avant


propos, « Origine et but de cet ouvrage » .
254 TRAVAIL DE LA DÉFORMATION.
M. de Saint- Venant a appliqué les principes de la théorie de l'élasticité
à la question de la torsion des prismes, et rectifié analytiquement les no
tions inexactes et incomplètes qu'on s'était faites du phénomène, par une
généralisation non justifiée des résultats simples obtenus pour la torsion
des cylindres.
M. Maurice Lévy, M. Boussinesq, M. Flamant, etc. , ont fait l'application
des principes généraux sur la répartition des forces dans un milieu ,d'une
part au mouvenient permanent des fluides doués de viscosité, d'autre part
à l'équilibre intérieur d'un massif de terre à l'état pulvérulent.
Signalons encore , en terminant ce livre, l'ouvrage de Clebsch, Théorie de
l'élasticité des corps solides, traduit de l'allemand par MM. de Saint-Venant
et Flamant, et, dans un autre ordre d'idées, les travaux de M. Henri Tresca
sur l'écoulement des corps solides, lorsqu'ils sont soumis à des pressions
suffisamment grandes. M. de Saint-Venant, appréciant l'euvre de Tresca
dans la séance de l'Académie des sciences du 13 juillet 1885, réclame
pour cet éminent ingénieur une large part dans les perfectionnements ré
cents de la théorie, et montre dans ses recherches la création d'une
nouvelle branche de la mécanique, la plastico-dynamique, qui prend pour
objets d'étude tous les phénomènes de plasticité ou de fluidité, tels que le
laminage, le forage, l'emboutissage,... lorsque la limite d'élasticité est de
passée, et que les molécules du corps solide retrouvent un nouveau grou
pement et un nouvel équilibre .
LIVRE III

DYNAMIQUE ANALYTIQUE '

CHAPITRE PREMIER
MÉTHODE DE JACOBI, DANS LE CAS DES POINTS LIBRES

139. La méthode de Jacobi pour la résolution des questions de mécanique


analytique consiste à ramener l'intégration des équations du mouvement à
l'intégration d'une équation aux dérivées partielles du premier ordre. Pour
exposer cette méthode avec clarté, nous commencerons par en faire l'appli
cation au mouvement d'un point unique libre dans l'espace .
Soit m la masse d'un point mobile, mx, my, mz les composantes de la
force qui le sollicitent ; X, Y, Z sont supposées des fonctions connues du
temps t et des coordonnées x, y, z du point m . Les équations du mouvement
sont, en supprimant la masse m qui devient facteur commun ,
d?
=

de
day
di ?
Y,
d .
de
z.

Dans la plupart des problèmes de mécanique analytique , la fonction


Xdx + Ydy + Zdz est la différentielle exacte d'une fonction U des variables
I, Y , Z, le temps t étant traité comme une constante dans la différentiation .
La fonction U est alors ce que nous avons appelé la fonction des forces. S'il
" C'est au Cours de M. Serret au Collège de France que nous avons emprunté
les démonstrations exposées dans ce livre.
256 MÉTHODE
dU dU dU
en est ainsi , on pourra poser x = dr '
dy ' di c'est-à--dire expri.
dz y=

mer les composantes X , Y, Z , ou encore les accélérations dºc du dº:


de di ' di '
par les dérivées partielles d'une certaine fonction U par rapport aux com
données x, y , z, et l'on aura
dU dạy dU do : dU .

(1 ) diz dx ' de dy dt² dz

Proposons-nous de trouver une fonction S du temps t et des coordonnées


X, Y , % , telle que l'on ait de même
dx ds
dt ac

dy as
(2) dt dy
d: ds
att d:
II
F!

c'est - à - dire telle que les dérivées partielles de celte fonction par rapport
aux coordonnées soient respectivement égales aux vitesses de ces coordon
nées. Supposons le problème résolu .
Différentions les équations (2) et divisons par dt ; il viendra pour la pre
mière équation du groupe
dS NS ds ds
d. d . Tx d . al
t
d.
de
dax 1 US 1 ..c • dat d:
dt +
dx
dy +
dt d. dt dt dy d:
ds. ds ds ds
d.
dx • dx dx dx dy d. de di
d.
+
dt + dx at + dy dt d : dt

dx dy dz
Remplaçons dt' dt' dt', par leurs valeurs fournies par les équations (2) ;
il viendra
IS ds ds ds
d. d. d. d.
dar • da dx ds dx ds dr ds
di dt + dx dx + dy dy + d : d :

ou encore, en intervertissani l'ordre des dérivations partielles,


ds ds ds ds
d. d. d. d.
d2x dt ds d.c ds dy ds ds
dx + dx dx
+ + di due
di: dy da
d ds AS + ds du
+ +
dx ldt
DE JACOBI. 257

Donc les dérivées partielles par rapport à x de la function U et de la fonction


ds
de +
dx ) +
dy as ' d:

sont égales. On prouverait de même que les dérivées de ces deux fonctions
par rapport à y et à z sont aussi égales, et par conséquent ces deux fonc
tions sont égales ou ne diffèrent que d'une fonction de la variable t . Comme
d'ailleurs la fonction S est définie seulement pas ses dérivées partielles
ds DS DS
dr' dy'dz ' données par les équations (2) , on peut y ajouter telle fonction
de t qu'on voudra, et en déterminant convenablement cette fonction addi
tionnelle, on pourra faire en sorte que la fonction de t qui représente la dif
férence entre les fonctions U et
ds
+ dy
di dx d :

soit réduite à zéro, de sorte qu'en définitive le problème est ramené à de


terminer une fonction S des variables t, x, y , z , telle qu'on ait l'équation
ds dS ? ds
(3 + + + = U.
dt dx dy ds

Cetle fonction S prend le nom de fonction principale.


L'équation (3) est une équation aux dérivées partielles du premier ordre ,
avec quatre variables indépendantes. L'intégrale générale de cette équation
esprimera S en fonction de ces quatre variables x, y, z ef t, et de quatre
constantes arbitraires Qy , og, O.z, 24. On voit d'ailleurs que si une certaine
fonction S est une solution de l'équation (5) , la même fonction augmentée
d'une constante arbitraire, S + C , y satisfera également, puisque la fonction S
n'entre dans l'équation (3) que par ses dérivées partielles, où ne parait plus
ia constante C. Des quatre constantes aq , 0g , az , ag, l’une se joint donc à la
fonction cherchée par une simple addition , tandis que les autres y entrent
d'une manière plus complexe. Nous pourrons par conséquent exprimer la
fonction S de la manière suivante
(4) S = F (t, x, y, 3 , 4q , Cl2, 43) + C ,
en mettant à part la constante additionnelle C. Cette fonction S une fois
trouvée, on obtiendra les vitesses des coordonnées au moyen des équa
dSdS dS
tions ( 2), en formant les dérivées partielles d.c' dy'dz; ces expressions
contiendront les trois constantes arbitraires Oly, Og . Onz, de sorte que l'on aura
par cette méthode les intégrales générales du premier ordre des équations
proposées.
MÉC. COLLIGxos . 17
258 MÉTHODE
140. Pour achever la solution , il y aurait encore à faire l'intégration des
équations (2) , ce qui introduirait trois nouvelles constantes arbitraires, Bu
B2 , B3. Mais Jacobi a reconnu que cette seconde opération pouvait se faire en
égalant à trois constantes les dérivées partielles de S par rapport aux para
mètres og , ag, lg, contenus dans l'équation (4) . En effet, prenons la dérivée
partielle de l'équation (3) par rapport à l'un , Ag , de ces paramètres. Il vien
dra, en observant que la fonction U est indépendante de Oy ,
ds ds ds ds
d. d. d. d.
dt 1 US " dx as dy as da
+ 2
• dx dan
+ +2 da da
, 0,
da4 dy day
dS
ou bien en intervertissant l'ordre des dérivations, et en remplaçant da par
dat ds dy
par dt
di ' dy
ds ds ds US
d. d.
da, da
d.
' da , dy
T
d. and: = 0 .
- daa +
dt dix dt
+ dy dt + da de

ds
Or le premier membre est la différentielle totale de dia divisée par de .
dS
Cette différentielle étant nulle , la fonction ne varie pas avec le temps,
da ,
et reste constante pendant toute la durée du mouvement (III , § 57) .
ds
Donc enfin
da , -B, est une nouvelle intégrale du mouvement. On aura
ds ds
de même - Ba , el - Bz .
dra dag
En résumé, le problème est ramené à intégrer l'équation (3) , avec trois
constantes arbitraires, Oq , Og , Jiz, non compris la constante additionnelle, et
les intégrales de la question s'obtiendront ensuite : 1° en prenant les déri
vées de la fonction S par rapport aux variables x, y , z, et en les égalant aur
dar
vitesses des coordonnées ; 2º en prenant les dérivées de la fonction Spar
dt
rapport aux arbitraires ag , 9.2, Qg, et en les égalant à de nouvelles constantes
arbitraires By , B2 , B3 .

INTÉGRALE DES FORCES VIVES. SIMPLIFICATION DE LA QUESTION DANS LE CAS


où cerTE INTÉGRALE EXISTE .

141. Dans le cas particulier où la fonction U ne contient pas le temps t,la


question se simplifie. On peut alors considérer la fonction S comme linéaire
DE JACOBI. 259

par rapport au temps, ce qui revient à mettre l'équation (4) sous la forme
S = F (x, y, 2, aq, ag) — Ct + C '.
Les dérivées partielles de S par rapport à t, à x, à y et à z ne contiendront
plus la variable t. Appelons o la fonction F (x, y , z, gg , o.s) qui est indé
pendante du temps, et remplaçons S par sa valeur dans l'équation (3) ; il
viendra
do 12
-C + + +
dix dy dz
ou bien

(5 )
( de )*+ (aq) + (49)*= 24U + C).
Cette équation est une simple conséquence de l'équation des forces vives;
car le premier membre représente le carré de la vitesse du point mobile, et le
second est, à une constante près, le double de la somme (Xdx +- Ydy + Zdə) ,
Sixd
ou du travail accompli par la force qui sollicite le point. On intégrera cette
équation (5) ; l'intégrale générale exprimera e en fonction de x , y, z et de
quatre constantes arbitraires, savoir 0.4, Q.g , C et la constante additionnelle
C'. On donne à la fonction o le nom de fonction caractéristique. La dériva
dx dy dz
tion de par rapport à x, à y et à z donnera les vitesses dl’dt ' dt conte
nant les arbitraires ag , og et C ; la dérivation de o par rapport à Qq et à og
fournira deux nouvelles intégrales. Pour avoir la sixième intégrale, on doit
égaler à une constante la dérivée de S par rapport à C ; or cette dérivée est
de do
égale à dC -t : la dernière intégrale prend donc la forme dC -1 = , en
appelant : une nouvelle arbitraire. Cette dernière équation est la seule qui
renferme le temps t.

APPLICATION AU MOUVEMENT D'UN POINT ATTIRÉ VERS UN CENTRE FIXE .

142. Supposons (fig . 89) que le point M soit altiré vers le point O par
une force proportionnelle à l'inverse du carré de la distance OM ; la fonction
des forces U sera indépendante du temps et inversement proportionnelle à
la distance OM. Soit donc OM = r : nous aurons, en appelant A une con
stante donnée, U = Ą. La question est ramenée à chercher l'intégrale
générale de l'équation aux dérivées partielles

(6)
(de)*+ (aq) ++ (49)" 4+ 26.
260 MOUVEMENT D'UN POIST
On y parvient aisément par un changement de variables, en passant des
variables x =- OR , = RN , = NM, aux variables
z!
r = OM , \ = angle MOZ , p = argle POX; l'avan
M tage de celte substitution résulte de ce que le
second membre de l'équation ne contient que la
o
R variable r.
©

X
Il faut donc exprimer les dérivées partielles
do do do
en fonction des variables r , y et ,
dr' dy ' dz
Fig . 89. et des dérivées partielles de o par rapport à ces
nouvelles variables .
Or on passe des coordonnées r, 4, « aux coordonnées x, y, %, par les
équations
x = rsin y coso,
y rsin sing,
% = rcos y
On en déduit en différentiant
dz drsin ycose + rcos y cos pdiy — rsin sin odę,
dy = drsin y sing + rcos y sin çdy + rsin y cosodo ,
dx = drcos y — r sin pdf.
Résolvons par rapport à dr, dy, do ; il vient, en multipliant la première
par sin ý cos q, la seconde par sin ý sino, la troisième par cos y , et en ajou
tant

dr = sin y cos pdx + siny sin çdy + cos ļdz.


Multiplions la première par cos y coso , la seconde par cos y sin ç , la troi
sième par — sin 4, ajoutons, puis divisons par r :

db = cos y cosqdx + cos y sin çdy — sin pds.


T

Enfin multiplions la première par sino , la seconde par cose ,et ajoutors
les deux équations ; il viendra , en divisant par r siny,
cosody - sin qdx
do
rsin

Ces relations vont nous servir à exprimer les anciennes dérivées partielles
en fonction des nouvelles variables . On a en effet identiquement
do dat do do do do de
• dy + d: drt da .
dic dy d: dr db -0% d ?

Remplaçons dr, dy , do par leurs valeurs en dx, dy, dz, puis identitions
ATTIRÉ VERS UN CENTRE FIXE. 261

les multiplicateurs de ces derniers accroissements, qui doivent rester arbi


Iraires; nous aurons
do do cos ycos ? de sin de
dr sin cospo dr + d. rrsind?
do cos y siną do COS do
=

sinų sing dr +
dy dy rsin dy
do do sin do
cos dr
d: pdf
Élev au carré chacune de ces équations , puis ajoutons et substituons
ons
dans l'équation (6) :
1 1 de 2 2A
+ rºsin 4 do + 2C.
dr 7.2 ( d!

Les doubles produits qui proviennent de l'élévation au carré se détruisent


dans la somme .
143. On intègre cette équation en observant que o peut être considéré
comme la somme de trois fonctions d'une seule variable chacune, savoir une
fonction de r, une fonction de y et une fonction de q. Posons en effet
O = R + 4 + $,

R étant une fonction de la variable unique r, ¥ une fonction de la variable


$, et o une fonction de la variable q. Les accents désignant les dérivées de
chacune de ces fonctions par rapport à la variable qu'elle contient, l'équa
tion (7) devient
1 24
R + Y2 + + 2C .
o sin !
On satisfait aux conditions en posant les équations suivantes , où I et G
désignent des constantes arbitraires ,
= II,
112
YA + sin! Gs,
2A
RM + + 2C ,
g2

équations différentielles qui contiennent chacune une variable unique. On


en déduit , en indiquant seulement les quadratures, prises à partir de limites
que nous définirons plus tard :
$ = Hz,
,
v=Siva silºx
di),

24

-SVE
R= + 2C dr.
262 MOUVEMENT D'UN POINT
La fonction © est formée par l'addition de ces trois fonctions, et l'on a
112 2A
(8) O = Hg +
+Svo sinu-
det
+SM + + 2Cair .

Il est inutile d'ajouter une constante C', qui n'inſluerait pas sur la solution
du problème proposé. La fonction o une fois trouvée, on reviendra aux ancien
nes variables x, y, z et la solution sera contenue dans le tableau suivant :
do do
dt
>
dH h,
dy do
(9) dt dy (10) dG EO,
d: do do
dt dz AC == [ + s,

h, g, étant trois nouvelles constantes.


143. Nous allons développer celte solution en cherchant la signification
des constantes.
On a d'abord, en prenant les dérivées de o par rapport aux va
riables q, y et r,

do
(11)
dp = VVoor
9

sin !
do G. 2A
dr
::
+ +20,
et par conséquent
dr do
dt d.

G? 2A cos Y Cosq Il sina


= sin cosa + 2C + Gº sinę
T rsin '
dy do
dt dy
2A cos y sin H? 11 cos ?,
+ 20+
= sin y sing V +
dz do
G.
sino
+
rsin

dt dz
G2 21 siny
+ + 2C
= cos
V g2 r
G?
sin *
De ces équations on tire, en élevant au carré et en ajoutant,
dx ? Idy ? 2A
de
+
dt + + 2C,
ATTIRÉ VERS UN CENTRE FIXE. 263

c'est- à - dire l'équation des forces vives, qui définit la constante C d'après la
vitesse initiale et la distance initiale du mobile au centre d'attraction .
Multiplions la première équation par y dans le premier membre, et par
r sin ý sin o dans le second ; la seconde par x dans le premier membre, et
par r sin 4 cos dans le second ; il vient, en retranchant la seconde de la
première,
xdy — ydt IT ,
dt

équation qui définit la constante H comme le double de la vitesse aréolaire


en projection sur le plan XOY .
Pour définir la constante G, formons de même les équations des aires en
projection sur les plans YOZ, ZOX ; il viendra
ydz — zdy H2
— sing H cos q coty ,
siny
adr - xd:
G? II sin coty.
dt
+ cosa
VG sin
Élevons au carré, puis ajoutons les trois équations des aires ; nous au
rons
(zdy — ydx'? + (yd: — zdyl2 + (zdx — rdz )?
di
11
= Gº + H *(1 + cota!) = ?.
sina

Le premier membre représente le carré du double de la vitesse aréolaire


du mobile dans le plan de la trajectoire, et l'équation exprime que cette
quantite est constante et égale à G*.
Les trois premières constantes C, H , G ont donc les significations suivan
tes : C est la constante des forces vives, I le double de la vitesse de l'aire
décrite autour de l'origine en projection sur le plan XOY, et G la quantité
analogue dans le plan où le mouvement s'effectue.
144. Il reste à chercher la signification des constantes h , g et .
Reportons-nous pour cela aux équations (8) et (10) . Il vient, en prenant la
dérivée par rapport à la constante I,
Hd
de sin ! Il cotile
-9 + arcsin

d'où résulte
h = 9

fiVG H >
sin *
VG2 – H5

( 12 ) Il cotų = VG * — H2sin ( h — q) = - VG : – Hºsin (9 — 1) .


Le radical peut être pris dans cette équation avec le signe + ou avec le
264 NOUVEJENT D'UN POINT

signe -. Si l'on y fait o = h, on en déduit cot ¢ = 0, et ¢ = 5, ce qui


montre que pour o = h le mobile se trouve dans le plan [Link] h est
l'angle que fait avec l'axe OX la droite suivant laquelle le plan de la trajec
toire coupe ce plan coordonné.
Le plan de la trajectoire fait avec le plan XOY un angle dont le cosinus est
égal à G En effet Hdt est le double de l'aire décrite par le rayon vecteur du
mobile projeté sur le plan XOY, et Gdt est le double de l'aire décrite dans le
plan de la trajectoire. Donc
Ildt = Gdt X cose ,
ou bien
COS a =
G'

en appelant a l'angle du plan BOA dans lequel s'effectue le mouvement,


avec le plan OAY (fig. 90). On en déduit
G : - 11
tangw = t H

et en substituant dans l'équation (12) ,


cotų = tang w x sin (p - k ).
Cette relation peut s'établir directement.
E Du point 0 comme centre , décrivons une
sphère ayant pour rayon l'unité ; soitB à un
certain instant la projection du mobile su
la sphère ; nous aurons BE = 4, CD = .
D Soit OA la trace du plan de la trajectoire ;
B l'arc AD est égal à h , et l'angle BAC à u.
Cela posé, le triangle BCA rectangle en a
donne l'égalité
Fig. 90 . tang BC = sinxCxtangBÁC,
ou bien
coty = sin (p - h) tangw .
Cette équation fixe le signe qu'on doit attribuer au radical VG3 - 113. En
effet, l'angle w doit être pris positivement ou négativement, suivant que
pour les valeurs croissantes de « à partir de o = h, l'angle « est lui-même
décroissant ou croissant. Dans le premier cas, le plan de la trajectoire s'élete
au -dessus du plan XOY ; dans le second il s'abaisse au -dessous ; par consé
ATTIRÉ VERS UN CENTRE FIXE. 205

quent dans le premier cas on devra changer le signe de VG : -H dans l'é


quation (12) , et poser
(15) U cotý = VG: – H * sin (o – h) .
On conserverait l'équation (12) si la trajectoire s'abaissait au -dessous du
plan XOY dans le sens des angles « croissants.
Prenons ensuite la dérivée de l'équation (8) par rapport à G, et égalons à
g. Il vient
G
de
=9=
Gdy +
dr

LI
dG + 24
+ 2C
siny V
ou bien , en faisant les intégrations,
G?
Gcos Ar
g = arc cos arc cos
1.9 2CG
+
A ?

Les radicaux sont pris positivement. Il est inutile de tenir compte des
limites inférieures des intégrales définies qui fourniraient des termes con
stants, lesquels se fondraient avec la constante g.
Pour interpréter ce résultat, reportons-nous à la figure, et observons
VG : – H : Gcos y sin BC
que sin = G
et que cos y = sin BC. Donc VG : – H sin BAC
La proportion des sinus appliquée au triangle rectangle BCA donne
sin BC sin AB
sin BAC 1 . Donc le premier terme de l'intégrale ( 14) est égal à
arc cos ( sin AB) - AB .

Appelons & l'arc AB, décrit par le rayon vecteur dans le plan de la trajec
toire à partir de la trace OA ; faisons de plus entrer la constante dans la
constante g, en posant g' = g. L'équation (14) devient
1
Ar
arc cos g ' — 5,
+ 2CG *
A ?

ou , en prenant les cosinus des deux membres et en résolvant par rap


port à r,
A
( 15
2CG
1+ + cos ($ - )
A'
266 MOUVEMENT D'UN POINT

équation polaire d'une courbe du second ordre, rapportée dans le plan EOA
2CG
au pôle 0 et à l'axe polaire OA . A est le paramètre, et 1+ l'excen.

tricité de la courbe. La forme de la courbe dépend uniquement du signe


2CG
de la quantité c'est-à -dire, en définitive , du signe de C. Si C est
A2 ,
négatif, l'équation ( 15) représente une ellipse , si C = 0, une parabole , si
enfin C est positif, une hyperbole. Le minimum de r est , dans tous les
cas , fourni par la plus grande valeur du dénominateur , et correspond à
Ś = g' ; appelons ro cette valeur ; il viendra
G?
А.
To =
2CG ? '
1+ +
A:

de sorte que g' est la valeur de $ qui correspond à la moindre distance


du mobile au point 0, et r, la valeur de celle moindre distance.
145. Venons enfin à la détermination de la constante 7. Nous aurons pour
cela à prendre dans l'équation (8) la dérivée de o par rapport à la constante
C , et à égaler cette dérivée à la somme t + 5. Ici il faut observer que la
limite inférieure, ro, de l'intégrale dans laquelle figure le paramètre C, est
elle- même fonction de ce paramètre, de sorte que l'on doit poser, en dille
rentiant par rapport à cette limite ,
do dr Gº + 24
+ 20
dro.
dC = t + =
G: 2A va dc

Si +

Mais de l'équation (15) on tire en général


+ 2C

G? 2A 1
+
V + 20 VA? + 2CGʻsin 5-0 ,

ei commeon ar = r. pour 5 = g ', le facteur par lequel est multipliée la


dro
dérivée est nul de lui-même . On a donc simplement
ас

*** ( ****
ou, en effectuant l'intégration ,
A 2Cr + A
( 16)
1ts = 2 v= 6*+ 2Ar + 20 2CV 20
arccos
V20G + A
ATTIRÉ VERS UN CENTRE FIXE. 267

Si l'on différentie, on trouve en effet


2Cdr
1 (A + 2Cr) dr + A V20G % + A
2C G* + 2Ar + 2Cra 2CV = 20 ( 2Cr + A )
V1 2CG ? + AP
Adr + 2CA dr

2CV. G? + 2Ar + 2Crº 2CV 2CV 2C G* + 2Ar + 2C7*


dr dr
G? 2A GP 2A
+ + 20 + 2C
V +

L'équation (16) donne immédiatement t + = sous forme réelle si


20 est réel , ou si C est négatif ; on sait qu'alors la trajectoire est une
ellipse. Si C était positif, v = 2C serait imaginaire de la forme BV - 1 ;
2Cr + A
mais en même temps serait un nombre supérieur à l'unité,
V20G * + A
et l'arc correspondant à ce cosinus étant un nombre imaginaire de la même
forme, le rapport ne contiendrait plus V-1 ; on pourrait d'ailleurs éviter
les imaginaires en introduisant les logarithmes au lieu de l'arc cosinus.
Nous nous bornerons ici à développer les calculs dans l'hypothèse de la
trajectoire elliplique.
Posons
COSU
2Cr + A
(17)
V2CG ? + A
on en déduit
( 2Cr + A) * 20
sin u =
V1 2CG ' + A 2CG* + A'
- G ? + 2Ar + 2Cr ,

et, substituant dans (16) ,


V2CG * + A sinu -
It : u,
2CV - 2C 2CV- 2C
ou enfin
s
2CG
( 18 ) 1+ sinu = (-20) (1 + r) .
A*

Si dans l'équation (18) on fait u =-0 , on a t = -1.


La constante = prise négativement est donc la valeur du temps pour la
quelle la variable u se réduit à zéro.
Connaissant u en fonction du temps t, on déduira les valeurs de r de l'é
quation ( 17) , puis l'équation (15) fera connaitre l'angle , qui achève de dé
finir la position du mobile.
268 MOUVEMENT D'UN POINT

2CG:
On peut remarquer que V 1+ A
est l'excentricité relative de l'ellipse,
et que le demi grand axe de la courbe est égal à la demi-somme

A A

( -vin 1+
2CG
AP
+
1 +
+ V1
2CG:

Appelons e l'excentricité et a le demi grand axe ; l'équation ( 18) devien


= 20

dra

(19) u — esinu = VĀ +
!

Il reste à exprimer les variables r et ( en fonction de la variable auxiliaire


u. Or on a, en résolvant l'équation (17 ) par rapport à r,
V2CG ? + A COSU
(20) 2C
+
2C
2CG
4 (1 1+ A ' COSU
.) = a[1--cecosu ) .
Pour avoir une relation entre 6 et u, reportons-nous à l'équation (15), d'où
nous avons déjà déduit
2A
+ + 20
sin (5 – 9')
AP + 2CG
G

et à l'équation (17 ) , d'où nous avons tiré


2C
sinu = - G ? + 2Ar + 2Cr.
2CG? + AP

Multiplions la première de ces deux équations par r, la seconde par a, et


divisons ensuite la première par la seconde. Il viendra

rsin (5 – 9 ) G
2 sinu ava - 20 2CG ?
A?
영서

Or est le paramètre de l'ellipse, ou l'ordonnée au foyer, ou enfin


ATTIRÉ VERS UN CENTRE FIXE . 269
2CG?
en appelant b le demi petit axe ; A?
est égal à 1 - e . Donc enfin
Gº bº
a

2CG
= 0,
V
et par conséquent
(21) rsin ( 9) b.
asinu a

146. Soit AA ' le grand axe, 0 le foyer, G le centre de l'ellipse décrite


par le mobile . Pour une quelconque de ses positions M, on a OM = r et
MOA = - gʻ. Donc
MP = rsin (5 – 9").
Sur AA ' comme diamètre, décrivons une circonférence et prolongeons
l'ordonnée PM jusqu'à la rencontre de cette circonférence en N. On sait
PM b
que le rapport PN est constant et égal à a b étant le demi petit axe de
9

l'ellipse.
L'ordonnée du cercle PN = CN sin NCA = asin NGA , et par suite u = NCA .
L'angle u est compté à partir du grand axe CA, dans le sens du mouve
ment, autour du centre de l’ellipse. Les angles 5 - g' et u passent à la
fois par les valeurs 0, 75, 276, 37, ... ; ils ne
diffèrent que pour les valeurs interme
diaires. L'équation ( 19) donne l'angle u en
fonction du temps t ; l'équation (20 ) fait D
ensuite connaitre le rayon r = 0M , et
l'équation (21 ) l'angle - g' = MOA. OP
On peut remarquer que l'équation (20) a
une interprétation géométrique. La demi
distance des foyers, OC , est égale à ae.
D'ailleurs CN = a , et l'angle OCN est égal à
1. Projetons le point 0 en D sur le rayon CN .
Fig. 91 .
Nous aurons CD = Cocosu = ae cosu. Donc
DN = a l – ecosu ), et DN = r = 0M. Le point D est situé sur une circon
férence décrite sur CO comme diamètre ; de sorte que les rayons vecteurs
Oy , issus du foyer 0, sont respectivement égaux aux segments DN inter
ceptés entre les deux circonférences OC et AA’, sur les rayons correspon
dants CN, issus du centre C.
Pour trouver à un instant donné la position du mobile sur l'ellipse, on
a à résoudre l'équation transcendante
,
(22) u – esinu = VĀ '+
270 MOUVEMENT D'UN POINT

qu'on peut écrire plus simplement


(23) u – esinunt + ,

en appelant n le moyen mouvement du mobile autour du centre d'attraction,


c'est -à - dire le quotient de la division de 2- par la durée T d'une révolution
entière. Augmentons en effet l'angle u de 2* dans l'équation (19), et soit
T la durée de la révolution . On aura à la fois
tto
u - esin u = VĀ
Vas
et
u + 27 — esinu = vĀ +Va1s+ =;
donc, en retranchant,
270 = TVA
Vas
Il en résulte
271
Arte
T
N =
Van
Le moyen mouvement n et le demi grand axe a sont donc liés ensemble
par l'équation
na3 A.

A
Faisant de plus TXV = nt = , on parvient à l'équation (23) . La
Vas
constante o serait nulle si l'on comptait le temps à partir de l'instant où
le mobile passe au sommet A de l'ellipse .
147. Pour résoudre cette équation , on peut employer une méthode géo
métrique.
Sur une droite indéfinie xy faisons rouler une circonférence aa ' de
rayon oa égal à l'unité. Le point p de cette circonférence décrira une
cycloide qor ; nous représentons
a' 1
seulement l'arc compris entre le
point de rebroussement q et le
sommet r de cette courbe.
P
Considérons un second pointm,
i placé sur le rayon op , à une dis
y
tance om = e. Ce point décrira
9
dans le mouvement du cercle une
Fig . 92 . cycloïde allongée m'mm " , tout
entière comprise entre les paral
lėles min', n" m " ; l'arc m'mm" se prolongerait au delà du point m' par un
arc symétrique par rapport à la droite rs, puis l'ensemble de ces deux
ATTIRÉ VERS UN CENTRE FIXE. 271

arcs se répéterait indéfiniment comme les arcs successifs de la cycloïde


elle-même.
Cherchons les coordonnées du point décrivant m en fonction de l'angle
moa = . u, dont le cercle tourne pendant que le point p décrit l'arc qp , et
que le point m décrit l'arc m'm ; comptons les abscisses x à partir du
point q sur l'axe ry, et les ordonnées y à partir du même axe sur des
perpendiculaires. Nous aurons
x = ql = qa – ta = arcap - ta = u - om X sinu = u — esinu,
y = mt = oa – om cosu = 1 - ecosu.

Comparons ces équations aux équations (23) et (20) . Nous en déduiron :


les relations
nt + a = X,

(l
= y:

La courbe cycloïdale m'mm" une fois construite, on aura la valeur de u


en fonction de t en coupant cette courbe par une verticale ayant pour
abscisse nt + Q , ou simplement nt, si l'on convient de compter le temps à
partir de l'époque du passage du mobile au point A, auquel sur l'épure
correspond le point q. D'après l'inspection seule de la courbe, à chaque
valeur du temps correspondra une valeur réelle pour l'angle u = poa , et
une seule. L'ordonnée y correspondante ſera connaitre la valeur correspon
dante du rapport
Une construction simple donne sur la même figure l'angle 5 - gʻ. On aen
eftet ( 21)
rsin 5 - 9 b
asinu a
-0 .

Au point m élevons sur op une perpendiculaire mf, et prolongeons -la


jusqu'à la rencontre en h avec la droite xy. Prenons mf = V1 — e*. On a
dans le triangle mth
mt = mh x sin mht = mhsin u,
ou bien
r

a
= mh sinu.

Donc
= mh .
asinu

Substituant dans (21 ) , il vient la relation


inh sin (5 – 9' ) = mf.
Au point félevons donc sur mf une perpendiculaire fq, et coupons cette
272 MOUVEMENT D'UN POINT
perpendiculaire par un arc de cercle décrit du point m comme centre avec
mh pour rayon . L'angle fmg sera le complément de 6-8.
La résolution de l'équation transcendante u esinu = nt + o a exercé
les analystes ; la série de Lagrange permet , lorsque e est inférieur à une
certaine limite, d'exprimer u en fonction de t par une série convergente.
Si e est très pelit, on peut trouver u en fonction de t par approximations
successives, conformément au tableau suivant, qu'on peut prolonger aussi
loin qu'on voudra :
U, = il ta,
ug nt tot esinu, = nitatesin (nt + a) ,
Ug = nt ta tesin u ,= nt tat csin ((nt + x) + esin (nt + x) ) ,

Un = nltat esinun - 1:
286. Cherchons enfin à exprimer la fonction @ en fonction de la varia
ble u. Pour cela, il suffirait de se reporter à l'équation (8) , et de rem
placer les variables Q, 4 et r par leurs valeurs en fonction de u. Mais il est
plus simple de procéder comme il suit.
Nous avons
do da
dt
do dy
dy vit
do il :
di '

Multiplions la première par dx, la seconde par dy, la troisième par d: et


ajoutons. Il viendra
do
dx ! + dy + dz' dt = Vºlt ,

en appelant V la vitesse .
Mais l'équation des forces vives nous donne
2A
vº + S.

Donc enfin
2Adt
do : + 2Cdi.

Cela posé,
- esinu : ntt a
donc
du (1 = ecosu) = ndt.
ATTIRÉ VERS UN CENTRE FIXE. 273
D'ailleurs
r = all - ecosu),
Substituant ces valeurs dans l'équation en do, il vient
do = 2Adu ( 1 ecos u
+
2Cdu (1 ecosu)
na (1 - ecosu) n

2A 20
du + ( 1 - ecos u) du.
na 1

A
Mais A = nºas, et - 2C
= a . Donc

2C = A = - n'a',
a

et enfin
do = 2na'du - na®(1 — ecos u )du = na'du + na’ecos udu.
On en déduit en intégrant
( 26) o = na®(u — uo) + na’e (sin u — sin uo),
Un étant une valeur arbitraire.
148. La solution que nous venons de développer trouve son application
dans la Mécanique céleste, lorsqu'on cherche le mouvement relatif d'une
planète unique autour du soleil.
La constante A est alors égale à fu, f étant l'attraction de l'unité de masse
sur l'unité de masse à une distance égale à l'unité de longueur, et po la
somme des masses du soleil et de la planète. Le plan XOY (fig. 90) est le
plan fire; l'axe Ox , la droite fire ;
L'angle « mesure la longitude relative au plan fixe ;
L'angle y est la colatitude ;
La distance r est le rayon vecteur ,
Le plan AB, dans lequel s'effectue le mouvement , est le plan de l'orbite;
L'angle BAC est l'inclinaison de l'orbite ;
La droite OA est la ligne des næuds ;
L'angle h = XOA est la longitude du næud ;
Le sommet de l’ellipse le plus voisin du point 0 est le périhélie de la
planète.
L'angle g = j -g est la longitude du périhelie comptée dans le plan de
l'orbite à partir de la ligne des næuds .
La distance ro est la distance de la planète au soleil, à son passage au
périhélie.
La constante e q est la valeur du temps qui correspond au passage de la
planète au périhélie.
1. – MÉC. COLLIGNox . 18
274 MOUVEMENT D'UN POINT

L'angle u est l'anomalie excentrique.


L'angle (8 — g') est l'anomalie vraie.
A la place de l'angle constant a, cn peut mettre une différence – g';
l'équation
u - esinu = nt ta
devient
u - esinu nt te - g'.

L'angle u est compté dans le plan de l'orbite à partir du grand are


de la trajectoire, ou du rayon qui va au périhélie. Pour t = 0 , on aura
i = g' + Uo e sin uo , et abstraction faite du terme correctil e sin iho,
! = 9' + Uo. Or g' est l'angle compris entre le rayon du périhélie et la ligne
des næuds : e représente donc la longitude moyenne correspondante à t = 0,
ou , comme on dit en astronomie, la longitude moyenne de l'époque. La
somme nt + é est la longitude moyenne de la planète à l'instant 1. En
général , lorsqu'une quantité variable en fonction du temps est exprimée
par une série de sinus et de cosinus des multiples du temps t , chaque terme
de la série constitue une inégalité, et les termes en dehors des signes sinus
et cosinus forment la valeur moyenne de la fonction variable.

MOUVEMENT D'UN POINT ATTIRÉ PAR DEUX CENTRES FIXES .

149. Le problème du mouvement d'un point matériel attiré simultané


ment par deux centres fixes, proportionnellement aux masses des centres
d'attraction et à l'inverse du carré des distances, a été résolu pour la pre
mière fois par Euler , à l'aide d'un choix convenable de coordonnées. La
solution qu'il a donnée est rapportée par Legendre darıs le premier volume
du traité des Fonctions elliptiques, et nous renverrons le lecteur à cet
ouvrage , où elle est exposée dans tous ses détails . Nous nous bornerons ici
Z
à faire voir comment le problème peut ètre
mis en équation par la méthode de Jacobi.
Soient A et B les deux centres d'attraction ;
Р
M prenons la droite AB pour axe des 2, et fixons
l'origine 0 au milieu de la distance AB , que
0
X nous représenterons par 2a. L'axe des x et l'ase
N des y seront deux droites rectangulaires élevées
au point 0 perpendiculairement à la droite AB.
B Nous représenterons par A et B des quantités
Fig . 93. données, proportionnelles aux masses attribuées
aux points A et B. Soit M le point attire.
Faisons MA = r , MB = 8; la fonction des forces U pourra s'exprimer par la
somme

A +
ATTIRÉ VERS DEUX CENTRES FIXES . 275

Les coordonnées du point M attiré sont


OL = r , LN = Y ; NM = 2 ,
et la recherche des équations du mouvement est ramenée à l'intégration de
l'équation aux dérivées partielles :
do 2A 2B
+ r
+ $
+ 2C,

C étant la constante arbitraire de l'équation des forces vives .


Nous transformerons cette équation en prenant d'autres variables, savoir :
L'angle o du plan AMB avec le plan fixe ZoX ;
La distance MP = ON du point M à l'axe 02 : nous la représenterons
par h ;
Enfin la distance OP = z du point M au plan XOY ; cette dernière coor
donnée est commune aux deux systèmes de variables.
La transformation s'opérera donc au moyen des équations
tanga y

12 x + yº,

do de de
Représentons provisoirement par les notations dp dh dz
les dérivées de prises par rapport aux variables y, h , ; les notations
do do do
de' dy ' di- , sans parenthèses, représentant les dérivées de o par rapport
aux variables x , y , 2. Nous aurons l'identité
do do do dht do
dx + dz =
da dy dy + dz ( ) dp + ( )
d? ch ( )d:
d:
dz .

Mais des équations de transformation on tire


ady - yde
dy cº + ya
xdx + ydy .
dh

d : -- dz .

Substituons dans le second membre de l'identité, puis égalons séparé


ment à zéro les coefficients de dx, dy , dz; il viendra les équations
de y do do
+
d.x 22 + y2 ( do
de I do
dy
do
x² + y² (de + hidh
do
( )
d: dz
276 MOUVEMENT D'UN POINT

Elevons au carré et ajoutons ; on trouve


2
do ? do ? de x + y do 2 ** + yº / do do *
da + dy
+
dz
+ dh +
(cº
1 dol :
hi de( )" dh + dz

et l'équation transformée est


2A 2B
+ + 2C .

Dans le second membre on peut exprimer ret s en fonction de h et z, au


moyen des équations
r = Vh2 + (a - :)",
s = V12 + (a +3

Le second membre est indépendant de q . Pour satisfaire à l'équation avec


deux constantes arbitraires, on pourra donc poser
o = $ + F (h , z) ,

o représentant une fonction de q, et F une fonction de h et z indépendante


de q ; et pour que o n'entre pas dans l'équation aux dérisées, on fera
v = HQ , H étant une constante arbitraire. L'équation prend alors la forme
do 2 2A 2B
+ di + ho + 2C,
V1 + ( a - :) Vh? + a + :)

où il n'y a plus que deux variables indépendantes h et z . La question se


trouve ainsi ramenée à un problème de mouvement dans un plan fixe nienė
par l'axe OZ.
Il suffira de trouver pour cette dernière équation une solution conte
nant une constante arbitraire a ; car si o = F (h ,%, 2) est cette solution,
on aura pour la solution générale
= lp + F ( 1 , 2, al ,

équation qui contient les deux arbitraires II et a.


Pour la function S, on aura par conséquent
S = Hp + F (h , z , a) — Ct.
do do do
Les dérivées die du dz, représenteront les vitesses projetées sur les
de do ds
axes, et les dérivées dil'da' ac, égalées à des constantes , compléteront
ATTIRÉ VERS DEUX CENTRES FIXES. 277
les équations du mouvement.
L'équation à intégrer est de la forme

( *+ ( ) = rim, =) ;
si l'on prend de nouvelles variables imaginaires, š = h + 2V1et
n = h- : V = 1 , elle se ramène à la forme suivante,
de do
de da = falg, nig
qui est intégrable.
La solution conduit à des fonctions elliptiques, que l'on ne peut exprimer
sous forme finie. Euler était parvenu à l'intégration directe des équations
différentielles du problème en prenant pour variables, p et q, des quantités
liées aux angles MBA = W, MAZ = 4, par les relations
1
tang W = P9 , tang apa ,
C'est cette méthode qu'a développée Legendre. Le même problème a été
traité par divers géomètres, entre autres par Jacobi, qui y a appliqué ses
méthodes d'intégration des équations aux dérivées partielles. Plus récem
ment , M. Serret a fait voir que la solution s'achève en employant les coor
données elliptiques. On sait que, dans ce système, chaque point du plan est
déterminé par la rencontre d'une ellipse et d'une hyperbole homofocales,
et se trouve défini par les paramètres spéciaux des deux courbes qui s'y
coupent å angle droit. De son côté, M. Bertrand a fait à ce problème l'ap
plication de la méthode fondée sur le théorème de Poisson, dont il sera
question plus loin .

TIIÉORÈME DE JACOBI, DANS LE CAS D'UN NOMBRE QUELCONQUE DE POINTS LIBRES .

150. Soient
(x, y, z) , ( x', Y', 3') , (x ", y ", 2"), ...
les coordonnées rectangles de n points mobiles ;
m, m ', m ",
les masses respectives de ces n points ;
X, Y , Z, X', Y , Z , X", Y" , Z" , ...

les composantes parallèles aux axes des forces qui agissent sur eus.
978 THÉOREME DE JACOBI
Les équations du mouvement, au nombre de 3n, seront
dhe
X
di

dit
Y pour le premier point;
Z
de

(1 )
de
d'y'
dit pour le second ;
d
= 2
d!

Les quantités X, Y, Z, X', Y', 2', ... sont des fonctions données des coor
données x, y, z, x ', y ', , de tous les points mobiles ; elles peuvent en
outre contenir le temps t. On appellera fonction des forces une fonction U
telle, qu'on ait identiquement

dU dU
X Y= Z
3

dr dy
U dU dU
=

X = Y' Z
dx ' dy'
du dU du
X" = Y" = >
d." dy"

de sorte qu'on ait l'identité

&U = Xox + Yöy + Zè: + X'ox' + Y'ay' + Z'è:' +

le temps t étant toujours regardé comme une constante. Lorsque la fone


tion différentielle X8x + Y8y + Z8z + XPSX' + ... est intégrable a priori,
la fonction des forces, U, existe, et les équations (1 ) expriment que les pro
duits des masses des points par leurs accélérations projetées sur les ares
sont respectivement égaux aux dérivées partielles de cette fonction U.
La méthode de Jacobi a pour objet de déterminer une fonction S du
temps t et des coordonnées x, y , z , x ', y' . z', ... lelle, que les dérivées par
tielles de S par rapport aux 3n coordonnées soient respectivement égales à
DANS LE CAS DES POINTS LIBRES. 279
dor dy dz dx '
m m 1 m , m ' de sorte qu'on ait les 3n égalités sui
dt dt dt dt
vantes :
d.x ds
dt dx
dy dS
m
dt dy

ll
ds US
dt II do '
dx' ds
( 8)
dl '
il

dy' dS
dt dy
d :' ds
dt
II

La fonction S doit contenir d'ailleurs 3n arbitraires, de sorte que le


groupe (2) représente l'intégrale première du groupe (1 ).
Différentions l'une des équations (2 ) , la première par exemple, en y fai
sant varier le temps et les coordonnées. Il viendra
ds ds ds ds
d d d d
dºc dx dx dx dx dy dr ds
+ di
(3) die de +
IN
d12 dt dy dt dt
ds as ds
d d d
dar d.x ' dx dy' dx d :'
+
dir ' di + dy at + ds' dt t ...

Dans cette équation remplaçons dx


āti dy
āt'ddzi' dx'
dt' par leurs valeurs
tirées du groupe (2) : nous en déduirons, en changeant l'ordre des dériva
tions partielles,
ds ds ds ds
:

d d d d
der dt 1 dr ds dy ds di ds
+

di? dx
+m dx dx di dy + da di
dS ds ds
d d
dir' ds dy' ds d : ' ds
+
(
m ' \ da da
+
da dy'
+ dx dz' [Link]

équation qu'on peut écrire


dºc d /us 1 AS ds
2! dx dt 2m
1 ds
dy
ds
+
dz ]
+ 2m' de dy' + -
280 THÉORÈME DE JACOBI
' ou encore
dor dU d
di?
ou
dx ( 22m [(49@ )* + ( ) + (43) ]).
dx ldt

la somme s'étendant aux n points m, m', . ,


dS ds ds
Donc les fonctions U et +
dt 2m dy dr d:
ont des dérivées partielles identiques par rapport à la variable z. On prou
verait de même qu'elles ont même dérivée par rapport à y, par rapport à 3,
par rapport à r ', et ainsi de suite pour les 3n coordonnées des points mo
biles . Donc ces deux fonctions sont égales, à moins qu'elles ne different
d'une constante ou d'une fonction du temps . Mais, comme la fonction S
entre dans le calcul seulement par ses dérivées partielles prises relative
ment aux coordonnées, on peut , sans rien changer à la solution, ajouter
à cette fonction telle constante ou telle fonction du temps qu'on voudra, et
choisir cette quantité additionnelle de manière à annuler la diſférence
ds
entre la fonction U et la fonction dt On aura donc l'équation
ds
(5 ) dt
+
[ )' +( ) + (45)']= v,
£ 2m (as
et si l'on peut trouver une fonction S du temps t et des 3n coordonnées
I, Y, Z, ... qui satisfasse à cette équation avec 3n constantes arbitraires,
on aura les intégrales premières du problème en prenant les dérivées par
tielles de S par rapport à chaque coordonnée.
151. Lagrange a donné le nom d'intégrale complète d'une équation aur
dérivées partielles du premier ordre à l'équation qui satisfait à l'équation
proposée avec autant de constantes arbitraires qu'il y a de variables indé
pendantes. Ici, l'intégrale complète de l'équation (5) contiendra donc
3n + 1 arbitraires, puisqu'il y a 3n + 1 variables, savoir le temps t et les
3n coordonnées x, y , ... Mais l'équation (5) ne contient que les dérivées
de la fonction S ; de sorte que toute fonction S qui satisfait à l'équation
donnée y satisfait encore quand on y ajoute une constante. L'une des
3n + 1 constantes est donc une constante additionnelle, qui n'influe pas
sur la solution et qu'on peut omeltre . Les 3n autres constantes sont les
seules arbitraires uliles.
Soit donc
(6) S = F (t , x, y , z, a ', y ', z', ... , 044 Og , Q3, 358)
la solution de l'équation (5) avec les 3n arbitraires eg , og, ... Aga inde
pendamment de la constante qu'on pourrait ajouter à la fonction F. Les
dérivations par ra ort à x, y, z, ... donneront les 3n équations du
groupe (2) . Pour compléter la solution , il faut encore trouver un groupe
DANS LE CAS DES POINTS LIBRES . 281
de 3n équations avec un nouvelles arbitraires. Mais Jacobi a fait voir que ce
second groupe peut se déduire de l'équation ( 6) en prenant les dérivées
partielles de S par rapport aux arbitraires ag , og, Ogn. Considérons, en
effet, l'une de ces arbitraires, a, prise à part. S étant fonction de a, mais
U ne contenant pas cette quantité, prenons la dérivée partielle de l'équa
tion (5) par rapport à a ; il viendra, en changeant l'ordre des dérivations
successives ,
ds ds dS ds
d d d
da ds da ds da ds
dt +Σ\ :( de
+
dy dy
+ dzdz
da
= 0,

ou bien , en remplaçant m1 ds
de' m1 dy
ds dx dy
par leurs valeurs
di'de
tirées du groupe (2),
ds ds ds ds
d d d d
da da da da dy da da
dt +Σ da di
+
dy dt + d: dt

Or le premier membre, multiplié par dt, est la différentielle totale de la


fonction dS quand le temps augmente de sa différentielle dt. Cette dif
da
ds
férentielle étant identiquement nulle, la fonction da est constante, et
par suite ds
= constante
da

est une intégrale du problème. On aura donc les 3n intégrales qui restent
à trouver en posant les 3n équations
ds dS ds
das
Boy dag = B2, ... dusa = Bany

ou By , Bg, ... désignent 3n nouvelles constantes.


Lorsque la fonction U est indépendante du temps t, auquel cas l'inté
grale des forces vives a lieu , on satisfait à l'équation (5) en prenant pour
S une fonction linéaire du temps, plus une fonction des coordonnées.
Posons
(7) S = - Ct,

étant une fonction de , , Z, , ... indépendante de t, et C une des


3n constantes a. On aura alors
dS
-C,
282 THÉORÈME DE JACOBI .
ds do
et
dr d.c
de sorte qu'il suffira de changer Sen o dans le groupe (2) .
L'équation (5) devient dans ce cas
(8)
Σ [[( )) + (49 )* + (de)']=
29 2:0 +C).
Il suffira de trouver une fonction des coordonnées x , y , . satisfai
. .

sant à cette équation (8) avec 3n 1 constantes arbitraires eg , hogy ...


13 -1 °
do do
Les dérivées partielles contiendront les 3n arbitraires av
dx ' dy '
dx dy
Dog Azn - 1 et C, et donneront les valeurs de dt dt c'est-à -dire les
'
3n intégrales premières. Les 3n intégrales définitives s'obtiendront en
dSds ds ds
égalant à des constantes les 3n dérivées dagdag Les
dazn - 1 dC
do do do
3n 1 premières sont identiques à ; la dernière
do,' dm dosi
ds do
AC est égale à dC -t, de sorte que la dernière des équations définitives,
la seule qui contienne le temps, prend la forme
do
-t = t,
dc

a étant une arbitraire.


On peut observer que l'équation (8) n'est autre chose que l'équation des
forces vives ; C est la constante qui figure dans celte équation .
La méthode de Jacobi s'applique aussi à des systèmes soumis à des liai
sons, mais moyennant qu'on fasse un choix particulier de variables indé
pendantes les unes des autres ; nous nous occuperons de ce sujet dans le
chapitre suivant.
CILAPITRE II

RÉDUCTION DES ÉQUATIONS DU MOUVEMENT A LA FORME CANONIQUE,


ET THÉORÈME DE JACOBI DANS LE CAS GÉNÉRAL.

152. On appelle, en général , forme canonique d'une fonction ou d'un


groupe d'équations, la forme la plus simple à laquelle on puisse ramener
cette fonction ou ce groupe d'équations sans lui faire rien perdre de sa géné
ralité. Les équations du mouvement d'un système de points dont les liai
sons peuvent être exprimées par des équations, sont réductibles à une forme
canonique que Lagrange a le premier indiquée , et que Hamilton a su
perfectionner depuis. On y parvient facilement par la méthode suivante,
beaucoup plus rapide que celle dont Lagrange avait fait usage.
Considérons un système matériel composé de n points, dont les masses
soient m, mg , m ..., M , -1; les coordonnées de ces points, au nombre de
3n, seront désignées par
X , Y, 3 ; X'q. Yu , 311 ... In -- 1 , Yn - 1 , xn - 1 .

Nous représenterons par mx , my, m2, m,X ,, m,Y,, m ,2 ,... Mn - ¡Xn - 1 ,


Ma - Yn - 1, Ma - 12n – 1, les composantes parallèles aux axes des forces qui
agissent sur ces n points. Les quantités X , Y, Z , X , Y, .... 2n - 1 sont des
fonctions connues des coordonnées x, y, z , x,, Y. , ... Zn - 1, et peuvent en
outre contenir le temps t.
1
Soient enfin
L = 0,
Lg = 0,

igaro= 0,
3n - k équations entre les coordonnées, équations qui peuvent contenir
284 RÉDUCTION DES ÉQUATIONS
aussi le temps t, et qui expriment les liaisons auxquelles le système est as
sujetti.
Les équations différentielles du mouvement se déduiront du théorème de
d'Alembert, à l'aide de l'équation du travail virtuel : .

= 0.
(1) » [( x-4m)iz + ( x - A) oy + ( 2 - *) ::] =
La somme E est étendue aux n points , et les variations 8x, dy, 8z... sa
tisfont aux équations L = 0 . Le nombre des équations différentielles dis
tinctes qu'on en déduit sera égal à k (III , § 132) .
L'équation ( 1 ) peut s'écrire, en séparant les forces dans un membre et les
accélérations dans l'autre,

ddy d?:
(1 lis) em Centro ht +
di cu + de² m (X 5x + Yöy + Zè:).

Nous supposerons qu'il existe une fonction U lelle, qu'on ait identique
ment , en différentiant la fonction U sans faire varier le temps t, opération
que nous indiquerons par la caractéristique 8,

(2) GU = Em Xiz + Yây + Lô:).


dU du
U sera la fonction des forces; on en déduit mX=
( u.r ).- dy
mY= , etc.,

de sorte que les composantes des forc es données seront les dérivées partiel
les de cette fonction par rapport aux coordonnées .
On peut donc remplacer par $U le second membre de l'équation ( 1 bis ).
Quant au premier, on le transforme d'une manière analogue en introdui
sant la force vive 2T :

(5) 2T
21-2- [(9 ) ( + (ar)
Faisons pour abréger
dr
= r' ,
dy d:
dt di = y', de

l'accent indiquant ici le rapport de la différentielle totale de la variable qui


en est affectée à la différentielle du temps, ou la vitesse de cette variable.
Il viendra

(3 bis) 2T = m (x2 + y2 + '?),


A LA FORME CANONIQUE. 285
et tirant de cette relation les dérivées partielles de T par rapport aux varia
bles immédiales x, y', z' qui y figurent, on aura
dT
mx',
( )
di' ( dy ') == my', ( ) =ma',..
puis, differentiant ces dernières équations et divisant par dt,
IT
dmr' dr d ? .r da '
di de dez dt

De même
AT
d
dy (dy ')
dly dt

dT
d2:
d
(d :'
di dt

Substituant dans l'équation ( 1 bis) , nous obtiendrons l'équation trans


formée
AT d Ꭲ dT
d d d
(4) dx ' dy '
åx + out = U.
dl dt It

La somme £ s'étend aux n points mobiles, dont chacun fournit à l'équa


tion trois termes semblables à ceux que nous avons écrits .
d Ꭲ
Souvenons- nous que la notation dx
représente la dérivée partielle
de T par rapport à x ', déduite de l'équation (3 bis) ; les caractéristiques d
sont les signes de la différentiation tolale , le temps étant regardé comme la
seule variable indépendante; les caractéristiques d indiquent aussi une dif
férentiation totale, mais lorsque le temps t est regardé comme constante.
La principale difficulté des transformations analytiques qui vont ètre déve
loppées résulte des points de vue divers auxquels on doit se placer pour
opérer ces dérivations et ces différentiations successives ; nous évilerons la
confusion dans les résultats en employant autant que possible des notations
spéciales pour représenter les différentes opérations à exécuter .
153. Proposons-nous de changer les variables x, y , 2 , ... en d'autres va
riables que 93, ... qx, au nombre de k . Les 3n—k équations de liaisons per
mettent, par exemple, d'exprimer 3n - k des coordonnées x, y , % , ... en
fonction des k coordonnées restantes, lesquelles demeureront ind pendan
les comine s'il s'agissait d'un système de points libres. On peut aus:i
exprimer les k coordonnées restantes en fonction de k autres variables, ce
qui revient à exprimer les 3k coordonnées x, y , z... en fonction de k varia
286 RÉDUCTION DES ÉQUATIONS
bles nouvelles, 91 , ... qk, qui resteront indépendantes. Cette seconde
marche presente plus de symétrie que la première. Il est possible d'ail
leurs que le temps t figure dans les équations L = 0, et qu'il subsiste
dans les équations qui expriment x, y et z en fonction des q , de sorle que
nous poserons d'une manière générale, comme type des équations qui ser
vent au changement de variables, la formule
x = F ( , 91 , 92 , . 9x ).
1
La lettre accentuée q' indiquera encore le rapport dq, ou la vitesse dt
de la variable q . Cela posé, différentions l'équation précédente et divisons
dr dr
par dt; il viendra, en représentant par les notations les dérivées
dt ' da
partielles de x par rapport à t ou à q,
1 da dr d. de
dx = r = a'at l'[Link]
dt dt dg , dg, dan

Cette équation montre que x', fonction du temps i , des nouvelles coordon
nées q et de leurs vitesses q ', est linéaire par rapport aux vitesses q'; on en
déduit par conséquent, en prenant la dérivée partielle de z ' par rapport
à l'une quelconque des variables q', par rapport à q' par exemple,
dx ' dx
dq'; dqi
ᏧᎢ dT
Cette relation va nous servir à trouver les valeurs de et de
do's dy
dont nous aurons besoin pour transformer l'équation ( 4) .
Il vient d'abord , en observant qu'en vertu de l'équation (3 bis), T est
une fonction de x', y', z', et que ces variables s'expriment en fonction des
q et des q ' ,
dT AT [Link] AT | di da
+ +
dn't dx ' (7 )dg'i dz') dy'
da ' d.r dy ' dy
et par suite, en remplaçant dg par
dqi ' dqi par dqi
n
d Ꭲ dᎢ dr dTdy aT
(5) + +
dq' ; dx ) aq dy') dg, (2 ) . ]
les sommes I s'étendant à tous les points du système.
On aurait de même, en prenant la dérivée de T par rapport à qi ,
dT
dqi Σ [(4(2 )10. + C ) 5.影+ ( 二 ) d :' ) dy
A LA FORME CANONIQUE . 287
d Ꭲ. dx
Considérons en particulier le premier terme dx ' dqi dans le second :)
membre de cette équation . Pour le transformer , prenons dans l'équation
écrite plus haut la dérivée partielle de x ' par rapport à qı ; il viendra
dx de
dx dx d
d d d
dI ' dt dos 293 dok
dy
ta's dgn + q'z dai + + qi dai
dai

ou bien, en intervertissant l'ordre des dérivations,


dx dic d.c dx
d d d d
det dai dqi
dx '
291 dt + q's dqu + 4's aq: + + q'k dak

On aurait de même

dy dy diy dy
d d d d da a
dqi i i dpi
dy '
dqi dt ta's das + q'z aqa + + qx dgk

d dui.
dz d: d : d :
al d d
dz!
dqi dqi +

dt + q'i dqi + q's d92 + q'r dyk


dai
đT
Substituons dans ; il viendra
dai
dx dr
d d
AT dT dai Agi
(6 ) da ' ut
+ dya +
dgn
d dy d
dT d91
+
[
(dy '
d
dt
dz
+ q'1 dan +
d
d:
dq ,
+
dT
da '
det
dl + q'i ga :)
Or, si l'on différentie l'équation (5) , et qu'on divise par dt, on obtient l'ém
quation suivante,
d Ꭲ dx dr dT
d d d
do ' dgi dai dx ' ) dx
dT +
dt dx + q'a dq, + dt dqil
en n'écrivant, pour abréger, que les termes fournis par le premier terme
988 HÉDUCTION DES ÉQUATIONS
de l'équation (5) ; l'équation complétée devrait contenir 3n— 1 doubles
termes semblables à celui qui est écrit.
On retrouve dans ( 7) les termes mêmes du second membre de (6) . Resol
rant l'équation (7 ) par rapport à la somme de ces termes, il vient
dz di dT dT
d d d d
dq dy. dy's
Σ( [ IT +91 dqi +
...] dt di dar

et enfin, en vertu de l'équation (6),


IT IT
d d
dqi dal da dT
dt Σ dt dqidqi'
ou bien encore
dT AT
d
(8) dy i dT
d
dr ! ) di
dt dgi Σ dt dat

la somme du second membre comprenant en tout 3k termes sembls


bles à celui qui est écrit.
L'équation (8) nous fournit en réalité k équations, en donnant à i toutes
les valeurs entières de 1 à k. Multiplions l'équation (8) par oqi , puis faisons
la somme des k équations ainsi préparées ; il viendra
AT đT
d
do's d
dT dr ) da 891
Σ
i = 1
di =
dan 89, = Σ Σ dt dq;

le sans indices s'appliquant aux 3n coordonnées x, y, , ... Si l'on inter


vertit les deux sommations, on aura
1 = k d
dT
dx ' ) dix
8
di dq ; 9i
dT
d
\ dx ' dx oqit+ ddx
=

at 092 + . to iq )
de o dg ,
d Ꭲ
d
dr'
öx ,
dt

c'est - à -dire, on retrouve la somme même qui forme le premier membre de


A LA FORME CANONIQUE. 289
l'équation (4) ; cette somme est égale à SU, et par conséquent on obtient
l'équation
dT
d
(9) do ' dT
EC
Σ dt dg àq ; = oU,

équation où la fonction T est supposée exprimée en fonctions des q et des


q ', et la fonction U en fonction des nouvelles coordonnées q seulement.
Les nouvelles coordonnées étant indépendantes, par hypothèse, les dq sont
arbitraires, el , par suite, l'équation (9) fournit k équations distinctes,de la
forme
ат
d
( 10) dg'i dr dU
dt dqida
C'est la première forme canonique à laquelle on peut ramener les équations
du mouvement. La méthode se résume dans le choix de k coordonnées
indépendantes, 9. , 92, ... 9x, en fonction desquelles on exprime la fonction
des forces, U ; on appelle ensuite q's, q '., ... q'x, les vitesses de ces nou
velles coordonnées, et on exprime la demi- force vive T en fonction de
91,991 . , 9p, et de q'1,9' ,... qx. On forme au moyen des équations qui don
nent U et T les dérivées partielles de U par rapport à quy 92... 9k, et les
dérivées partielles de T par rapport à qu 92, ... , et à q',, 9'3,... 9
On substitue dans les k équations ( 10 ) , et on a les k équationsdifférentiel
les du mouvement, qu'il reste à intégrer.
Remarquons que les équations (10) subsistent encore lorsqu'il n'y a pas
de fonction des forces, c'est- à -dire lorque la fonction & m (X8x + Y8y + Z8z)
n'est pas une différentielle exacte. Il suffit, en effet, d'exprimer cette somme
DU
en fonction des variables q et dq, et de regarder comme le coefficient
da ,
de 89, dans le développement de celle somme.

EXEMPLE . MOUVEMENT D'UN POINT PESANT SUR UNE SPHÈRE FIXE.

R X
154. Prenons pour axes la verticale et deux
droites horizontales rectangulaires se coupant
PA
S au centre 0 de la sphère. Le sens positif de
l'axe des z sera supposé descendant. Les co
ordonnées rectangulaires du point M seront
I = OR , y = RP, z = PM.
2)
Nous y substituerons les coordonnées indé
Fig. 91. pendantes qui suivent ,
v. - MÉC . COLLIGNON . 19
290 RÉDUCTION DES ÉQUATIONS
91 = angle AOS , longitude du point,
92 = angle SOM , latitude.
Le rayon OA de la sphère étant pris pour unité de longueur, et la masse
du point pour unité de masse, on aura
X = COS Y, COS 911 U = gx = g sin qa:
y cos 9, sin 91,
sin 921

D'où résultent les vitesses


x =
- sin qq cos qs X 9'2 - cos që sin q Xa's
-
ý sin 92 sin qı xq'& +- cos a cos 91 X g'a,
x = cos 92 X 9'2.
La demi-force vive, T, sera égale à
T = 4 (212 + y + 3 ) = 49'9 + cos , X 9'1*;
donc
dT dT
0,
dqa do's = cos 92 X 9's ,
dT dT
dge= cos q, sin q , x 95%, dq's
=

de plus
dU dU
0,
dq, dge = g cos es

Les équations du mouvement seront donc


d (q' cos92) = 0 ,
dt

do's
dt cos q, sin qeXQ,* = g cos 92.

La première équation intégrée donne


a ' cos qq = C.
Substituant dans la seconde équation cette valeur de q'ı , il vicnt
dq'a cos 9 sin 92 X
dt cos 93 g cos 981

ou bien
dq's sing
dt cos 892 - g cos 92 = 0,

d
équation du second ordre en q », puisque cogit est égal à d '93.. di
A LA FORME CANONIQUE. 291

SECONDE FORME CANONIQUE .

155. Lorsque les équations des liaisons, L = 0 , ... ne contiennent pas


explicitement le temps t, on peut simplifier les équations (10) et les rame
ner à une forme plus symétrique et plus élégante. On y parvient en chan
geant encore de variables, et en substiluant aux 2k variables, q et q dq
dt :
dont on s'est d'abord servi, 2k autres variables q et p, ces dernières varia
bles étant égales aux dérivées partielles dᎢ
dq *
La fonction U étant exprimée en fonction des variables q seules , le chan
gement de variables est indifférent pour elle, et ses dérivées partielles dU
dq
sont les mêmes dans les deux systèmes.
Il n'en est pas de même de la fonction T. Dans le système des variables
qet q ', cette fonction a des dérivées partielles représentées par les symbo
dᎢ d Ꭲ
les et
dg dq Dans le système des variables q et p, elle aura d'autres déri
dTY dT
dg dp entre parenthèses,
pour éviter toute confusion .
Nous avons posé l'équation générale
dT
(11) Pi =
dq'i'
dT
qui définit les variables pe et qui exprime les dérivées en fonction de
dq';
đT
ces nouvelles variables. Cherchons maintenant les dérivées en fonction
da,
de P, et de 9;. On y parvient très rapidement par la méthode suivante.
La fonction T étant exprimée en fonction des q et des q ', différentions
cette fonction en ne faisant varier que les q '. Nous représenterons par la ca
ractéristique a la différentiation faite à ce point de vue particulier.
Nous aurons
d Ꭲ dT dᎢ.
dT = .
dg , dq's + dq'zdq'a + dqi
dqfK

d Ꭲ
ou, en remplaçant
dq' par p,
( 12) dt = p'adq'. + p'adg': + . + Pidget":
292 SECONDE FORME
Mais T est la demi-force vive du système. Les liaisons L = 0 ... étant sup
posées indépendantes du temps, les coordonnées primitives x, y, z... s'er
primeront aussi indépendamment du temps t , en fonction des nouvelles
variables 91 , 92 ... Qx; par suite, on aura les vitesses des coordonnées par
des équations de la forme
dx dr dr
= a'at
dqi dq
a's + .... +
dak a's

c'est- à -dire que les a ' seront des fonctions homogènes du premier degré des
variables q'. La demi-force vive, T 2 " + ') donc

aussi une fonction homogène du second degré des variables q». Le théorème
des fonclions homogènes donne l'équation
dT dᎢ dT
2T = l'at .
da's
qat
d'a + dy's d'K
ou bien

( 13) 2T = PA9's + P242 + .... + 1kq'n


Différentions cette équation sans faire varier les variables q ; il viendra,
en employant encore la caractéristique d ,
( 14 ) 2dT = (P, da'i + podg' + + Pidq'k?
+ ( 91'dpa + [Link]. + + q'k dpx) .
La première parenthèse étant égale à dt en vertu de l'équation ( 12) , il
vient aussi

(15) a's dy's + [Link] .. + l'idpx = dT.


Donc q ', est la dérivée partielle de T par rapport à Par g', la dérivée par
rapport à Pa, ... q'; la dérivée par rapport à Pa, et enfin on a généralement
( 16)
( ) = 47
equation qui fait connaitre q '; en fonction des nouvelles variables.
T élant exprimé en fonction des q et des p, on a identiquement
dT ) dpa dTdp
(17)
dpt
dq;
+

+ q': ddpqsi
+
d
dpdge

TA 09 + 9'r dy J
1
CANONIQUE . 293
dT
d
dpi dq
Dans cette équation, changeons chaque dérivée da en d91 7 ou , en
,
intervertissant l'ordre des opérations, en
dT
d
dai
aq's
il viendra
ат d dT
d d d
dqi dai
dT
( 18) dq
i (
0 )+[ *
dqi
a's + dq', a's + .. do'k k春
]
Or T est une fonction homogène du second degré en q '; ses dérivées par
dT
tielles, par rapport aux variables q, sont encore homogènes et du se
dg,
cond degré par rapport aux variables q', et par conséquent on a, en appli
quant le théorème des fonctions homogènes,
d Ꭲ dT d Ꭲ
d d d
( 19) dai dqi dqi dT
.
git +
diq's da'. 9'2 + ... dark dyr

Substituons dans (18) ; il viendra l'équation très simple


dT dT dT
+2
dqi ( dg , ) dai

ou bien
dT
( 20) dg. ( 17.).
Ainsi le changement des variables (q, q) en (9, p) a pour effet de chan
ger le signe des dérivées de T par rapport aux variables q, communes à
ces deux groupes .
Nous avons déjà remarqué que ce changement de variables n'influe pas
sur les dérivées partielles de U par rapport à q, de sorte qu'on a, en em
ployant toujours la notation convenue ,
DU DU
( 21)
dg, (
da

dT dT
Substituons dans les équations (10) les valeurs de dq et de dq, dédut
';
294 SECONDE FORME
dU
tes de (11 ) et de (20) , et la valeur de da fournie par (21 ) ; il viendra
i
dp dT DU
dt daq dq;
ou bien
dpi d ( U – T)
( 22) dt
= [6407
dqi ]

Aux équations (10), qui contiennent explicitement deux séries de varia


bles, q et q ', il faut joindre les équations
dan
g . = de

ou, en vertu de l'équation (16) ,


da, dᎢ
(23) dt
( dpi
La fonction U ne contenant que les variables q à l'exclusion des varia
DU
bles P, on
a identiquement (ap ) ==00 ; on peut donc écrire l'équation
(23 ) sous la forme
dei
( 24) dt
("27 ") = - (" ").
Les équations du mouvement, au nombre de 2k, sont en définilive ame
nées à la forme symétrique suivante , dans laquelle H est la fonction T , U,
différence entre la demi-force vive et la fonction des forces :
dpi dH
dt dqi '
( 25)
da, du
dt +

Les seconds membres indiquent des dérivées partielles de la fonction II


par rapport avec variables q et p. On a supprimé les parenthèses dans ces
dernières équations, parce qu'il n'y a plus aucune confusion à craindre, les
anciennes variables q' étant entièrement éliminées.
156. C'est au groupe (25) qu'on réserve ordinairement aujourd'hui le nom
d'équations canoniques du mouvement. Cette forme suppose que les liaisons
ne contiennent pas le temps t, et que la fonction m ( 88x + Y8y + Z8:1
soit intégrable. Elle est donc moins générale que la forme (10).
CANONIQUE. 295
Pour former les 2k équations (25), on opérera comme il suit :
1. On exprimera, au moyen des équations de liaisons, les 3n coordonnécs
I, Y, Z... en fonction de k variables q , non liées ensemble ;
2° Avec les variables q, on formera la fonction des forces, U ;
3. Des équations qui donnent x, y, %, ... en fonction de que 93.... on dé
duira les vitesses x ', y', z', ... en fonction de qu : 99, ... et de leurs vitesses
91,2, .. ;
4. Avec les variables q et les variables q', on exprimera la demi- force
vive T ;
5. On formera la fonction H = T - U , quicontiendra les variables q et les
variables q' ;
6. On prendra les dérivées partielles de T par rapport aux variables q',
et on les égalera à de nouvelles variables p ;
7. On exprimera les q' en fonction des q et des p en résolvant les équa
tions ainsi formées, et on substituera ces valeurs dans la fonction H ;
8. On formera les dérivées partielles de la fonction II par rapport aux va
dH
riables q et par rapport aux variables p ;on égalera les dérivées da changées
dH
de signe aux vitesses des variables p de même indice ; et les dérivées dp'
prises avec leurs signes, aux vitesses des variables q de même indice . On
obliendra ainsi le tableau des 2k équations canoniques du mouvement .
Pour que cette seconde forme canonique soit applicable , il est nécessaire,
comme nous l'avons dit plus haut, que la fonction U existe réellement. Au
Irement on ne pourrait former la fonction H.

EXEMPLE. — MOUVEMENT D'UN POINT PESANT SUR UNE SPAÈNE FIIE.

157. Nous avons trouvé dans le § 154 :


T = $ 90+ cos299 Xd : ,
U = g sin qa:
Les derivées partielles par rapport aux q' nous donnent
dT
dy's= cos'qz XI'n que nous égalerons à por
ат
= q's, que nous égalerons à Pg.
dq',
On a donc
go = P3,
qi = cos 93
296 FORME

et
PA
T = ; p + cos qq

PA ? g sinqe. On en déduit
La fonction H = T - U = p + cos' qa
dH
0,
dqa
dH Vesin qe
dga cos 392 - gcos 981
dll P1 9
dp . cos 292
dH
= P2.
dp ,

Les quatre équations canoniques du mouvement du point sont donc :


dp, dps Pil sin q + g cos 939
dt
= 0, dt COS5592

dq,
dan뼱 cos 92 dt = Ps.

INTÉGRALE DES FORCES VIVES .

158. Reprenons les équations (10) , et supposons que les liaisons, L, = l,


Lg = 0 , ... soient indépendantes du temps t, auquel cas T est une fonction
homogène du second degré par rapport aux variables q'. Multiplions cha
que équation d'indice i par dq, ou par q, dt, puis faisons la somme des
k équations ainsi préparées . Il viendra
dU
Elladon- 247,49,= Eda dq is
les s'étendant à toutes les valeurs de l'indice i, de 1 à k .
En vertu du théorème des fonctions homogènes, on a identiquement
SuidqdᎢ' = 2T.
s
Différentions cette équation. Il viendra
ат AT
Σ ', da' + Edy,dq';= 247.
CANONIQUE . 297
dᎢ
Substituant dans la première équation la valeur de 9,4 dq , tirée de la
dernière , il vient
dT du
2d Ꭲ . dqi
0913
-Σά ,α - Σ dy ; dqi
AT dT
Mais Daq, da's + S &q, dq est la somme des différentielles partielles de
la fonction T par rapport à toutes les variables, q et q', au moyen des
quelles celte fonction est exprimée ; cette somme est égale à la différen
tielle totale dt, et l'équation qui précède revient à
du
2dT — dT = dt = 2 do 191
Si la fonction U ne contient pas le temps t, elle ne dépend que des va
riables q, et l'on a
du
dq ; = du.
dg,
L'équation différentielle devient alors dt = d0 , ce qui donne
T = U + C,

C étant une constante. Dans ce cas l'inlégrale des forces vives a lieu ; il en
est ainsi quand les équations de liaisons et la fonction des forces sont indé
pendantes du temps t.
Si , au contraire, la fonction des forces, U, contient le temps t, on n'a
plus
dU
du = agod .

mais bien

DU
dU
dt
at + Σ dU
14,เ d4 เจ
de sorte que l'équation différentielle devient
AU
dT = dU dt,
dt

dont l'intégrale ne peut être posée à priori.


Par exemple, dans le problème que nous venons de traiter (S 157) , les
liaisons sont indépendantes du temps, ce qui nous a permis de donner
aux équations la seconde forme canonique. De plus, la fonction U ne con
298 MÉTHODE

ticnt pas le temps t. Donc T - U = constante, ou ll = constante, est une


intégrale du mouvement.

THÉORÈNE DE JACOBI DANS LE CAS GÉNÉRAL.

159. Supposons les équations du mouvement ramenées à la forme cano


nique suivante :
dpi dU dT
dt dg, dqi
(1)
dan dT
de +
dpi

en observant que la fonction Il est égale à T - U, et que U est indépendant


des variables p .
Proposons-nous de trouver une fonction S des variables q telle , que les
ds
dérivées partielles
do
soient égales aux valeurs de p : qu'on ait, en d'autres
termes , l'équation générale
ds
(2 ) Pi = dat

la fonction S contenant d'ailleurs le temps t.


Le groupe des k équations ( 2) constituera une intégrale première des 2k
équations du groupe (1 ) ; pour qu'il en soit ainsi, il faut que la fonction S
contienne, outre les k variables q, k arbitraires Coq, Og , ak . On pourra
donc, au moyen des équations (2) , exprimer les p en fonction des q et des
arbitraires a , puis substituer dans la fonction T, qui se trouvera dès lors
exprimée en fonction des quantités a et q. La fonction T a donc deus
formes distinctes : dans l'une, elle contient les variables q et les varia
bles p ; dans la seconde, elle ne contient plus que les variables q, les p
étant éliminés au moyen des équations (2 ) . Nous représenterons par T' cette
seconde forme de la fonction T, la lettre T sans accent continuant de repré
senter la première .
Formons les dérivées de T' par rapport aux variables q ; nous aurons, en
observant que T' n'est autre chose que la fonction T, dans laquelle les va
riables p sont exprimées en fonction des variables q,
j =k
dT' AT at dp,
( 3) +
dg, dye dp, de
DE JACOBI. 299

Les équations ( 1 ) nous donnent


dT da ,
dp , dt

1
et les équations (2)
ds ds
d d
dP ; da; d's dqi dpi
dg , dqi d9, daj daj 19

Substituant dans l'équation (3), il vient


j =k
dT' AT dp, dq,.
dgi dq; + Σ dq; at
j=1
Or Pi est une fonction du temps t et des variables qu » 92, 93... ; on a donc,
en prenant la différentielle totale de Pie
dpi a dpi dpi dpi
tt aga dg dq dak
92 e +
= + d +
dp dt dyk
dpi de + j = k ddpa,i 24j
dt
j = 1

Divisant par dt et résolvant par rapport à la somme, on a


j =k
dp; daj 1 dpi pi
(5) Σ dq; di dt de
j=1

Mais l'équation (2) nous donne, en prenant les dérivées partielles des deux
membres par rapport au temps t,
ds ds
dpi 'dq ; d
dt
6)
dt de dq;

Substituons cette valeur dans (5) , puis la valeur de la somme dans (4) ; il
vient
dS
d
dT ' dT at
(7)
dy, dq, + â dpi da ,
1
Mais
à:dpeo vitesse de la variable Pp, est donnée par la première des équa
tions (1)
dᎢ dU
à, dp, + dgi dai
300 MÉTHODE
ce qui change l'équation (7 ) en l'équation suivante,
as
d
dU dt
dq, dq, 191 .

ou encore

d ds dU
( 8) dq, dt +-T-) = dai '
Cette équation, ayant lieu pour toutes les valeurs de l'indice i, montre que
dS
les fonctions U et di + T' ont les mêmes dérivées partielles par rapport aux
variables q ; que, par conséquent, la différence de ces deux fonctions est une
constante ou une fonction de t seul; commed'ailleurs la fonction S ne sert qu'à
fournir les dérivées partielles par rapport aux variables q, on peut y ajouter
indifféremment telle constante ou telle fonction de t qu'on voudra , et par
conséquent on peut faire disparaître la différence ; ce qui conduit à l'équa
tion
ds
(9 ) dt
+ T' = U ,

dans laquelle l' est la demi-force vive exprimée en fonction des q et des
dérivées de S. La condition à laquelle doit satisfaire la fonction cherchée est
donc simplement exprimée par l'équation (9 ) , qui est une équation aui de
rivées partielles du premier ordre, liant la fonction S aux variables q.
Il reste à former la fonction T'.
Observons pour cela que la fonction T, égale à 1 m ( I"? + y + *** );
est homogène et du second degré par rapport aux vitesses I ', y ', : ", les
quelles sont linéaires en q ', dės que les liaisons sont indépendantes du
temps. La fonction T est donc aussi homogène et du second degré par
rapport aux vitesses q '. Mais les variables pétant liées aux variables par
la relation

Pi dai

les p sont linéaires par rapport aux q '; réciproquement les q' sont linéaires
par rapport aux p ; par suite enfin , la fonction T est homogène et du se
cond degré par rapport aux variables p.
Le calcul donnera donc pour T une expression de la forme
( 10) T = Ape? + 2BP,P: + Cpx' + 2DPP5 + ...
DE JACOBI . 301
dS ds ds
Pour en déduire T', il suffira de changer p, en da , P2 en
dqg P3 en
das
et l'on aura
dS DS ds 2
(11 ) TEA + 2B +C
(de) dg, dq, dq
L'équation (9) prend donc la forme définitive
ds ds dS ds
+ 2B
! 12 ) dt
+A
da. "
(ar) dg, dog
+C
( ) ++ ...... = U.
L'équation (12), qui est du premier ordre, exprime une relation qui lie la
fonction S aux k +1 variables indépendantes t, qu , qa ,... Qx ; l'intégrale com
plète de cette équation contiendra k + 1 constantes arbitraires, dont
l'une peut s'ajouter à la fonction Selle-même, puisque ses dérivées seules
figurent dans l'équation donnée, et se trouve sans influence sur la solution
du problème proposé. On peut laisser de côté celle constante , et mettre
la fonction cherchée sous la forme
(13) S = f(t, 91, 92, 9k age ag, ... , ax) ,
3g , ag , ... ak étant les arbitraires introduites par l'intégration .
160. Lorsqu'on aura trouvé cette fonction , on pourra en déduire le
groupe des valeurs de p fourni par les équations ( 2) , en prenant les déri
vées de S par rapport à quy 92, ... On aura ainsi k intégrales premières des
équations ( 1 ) . Pour achever l'intégration , on remarquera qu'il suffit de
prendre les dérivées de S par rapport aux arbitraires o., et d'égaler ces k
dérivées à de nouvelles constantes Ba , ... , Bx. En effet , prenons la dérivée de
l'équation (12) par rapport à une arbitraire a quelconque, nous aurons
ds ds ds ds
d d d
de ds de + 2B ds dan ds dq ,
+ 2A + 2B
da dg, da dq, da dq, da
ds
d
ds 092
+ 2C t ... = 0 .
dq, da

Nous égalons à zéro parce que la fonction U ne contient pas lesds a. Inter
vertissons l'ordre des dérivations partielles, puis remplaçons les dq par les p
de même indice. Il viendra
dds ds ds ds
da d d d
da da da
dt + 24p , das + 2Bp2 day + 2Bp . dqz
ds
da
+ 20P2 dya + = 0,
302 MÉTHODE
ou bien
ds ds
d
da da
( 14) dt + (2Ap. + 2Bp . + ... ) d
ą,
dS
d
da
+ (2Bp . + 2Cp2 + ... ) da + ... = 0.
e
De l'équation (10) on tire, en prenant les dérivées partielles de T par rapport
aux P,
dT
dp. 24p. + 2Bpa + ... ,
dT
dpg 2Bp. + 2Cp : +

et substituant dans ( 14), il vient


ds ds ds
d d d
đa + dT đa ат da
( 15 ) dt dp , dq. + dp, dq + = 0.

Mais, en vertu des équations (1 ),


AT 291,
dp , dt
dga
>
dp . dt

ce qui, substitué dans (15), donne


ds ds dS
d d d
dz da dq, da dqa
(16) di
+
dqa di
+ + = 0,
dq di
ds
ou bien , puisque da
est fonction seulement des q et de t,
1 dS
d : 0.
dt da
ds
Donc la fonction
dz est constante, et, par suite, on déduira de l'équa
tion ( 13) k intégrales nouvelles en égalant à des constantes arbitraires les
dérivées de la fonction S par rapport à chacune des k arbitraires qu'elle
contient déjà. Les 2k intégrales du problème sont donc
ds ds ds
P = P2 = PK =
dqi dog dan
ds dS dS
= Bu Bg,
da, dag .
da,
DE JACOBI . 303

161. Lorsque la fonction U est indépendante du temps t, on simplifie la


solution en posant S = 0 — ct, c étant une constante, et o une fonction
des variables q, indépendante du temps. Grâce à cette transformation ,
l'équation (12) devient
do do de
(17) A
( )' + 2B dg, dq, + C dg,
+ ... = U +0.

La constante c est alors la constante de l'équation des forces vives.


Le problème est ramené à trouver une fonction des k variables q, qui
satisfasse à l'équation (17) avec k — 1 constantes arbitraires ag , g ,... 03 – 1,
outre la constante c. Les k intégrales premières seront encore
do de do
P = dqi P2 = dqe PX
das

et les intégrales définitives,


do do do do
Bk_1 ' dc
dzi = Bay dag - B2, daki

Reprenons comme exemple le mouvement d'un point pesant sur une


sphère.
Nous avons trouvé
T = p:* + cos*92
Donc
ds 1 ds
T' =
1/2을 dge + dy .
ou , en adoptant tout de suite la forme ( 17) , puisque l'intégrale des forces
vives a lieu,
1 do
T =
1 (19.) + 2 cosaq

L'équation (17 ) devient, en remplaçant U par sa valeur g sin qa,

2008*9. (9 )*+(09.)' = gsinga +c,


et le problème consistera à déterminer o en fonction de 9., de qz, de c cl
d'une nouvelle arbitraire unique ag .
304 THÉORĖME

THÉORÈNE DE POISSON .

162. Supposons qu'on ait trouvé les équations primitives du groupe ca


nonique de 2k équations du premier ordre :
dp, du
dt d91
(1 ) dg. ddll
+ dpi
dt

Ces équations renfermeront 2k arbitraires, et les valeurs des p et des q


seront exprimables en fonction de ces 2k quantités et du temps t. Résol
vant les 2k équations par rapport aux arbitraires, on exprimera inverse
ment chaque arbitraire a en fonction du temps t et des variables p et q.
Mises sous cette forme, les équations intégrales du mouvement expriment
que certaines fonctions du temps et des variables p et q restent constantes
pendant toute la durée du mouvement, et si l'on a été conduit à poser
l'équation
(2) Er(t, P1, P2, ... , Pk: 90, 92, 9x ),
on pourra dire, en regardant a, non plus comme une constante, mais
comme la fonction même à laquelle l'arbitraire a se trouve égalée dans
l'équation (2) , que l'équation s. = constante est une intégrale du système ( 1 ).
Le théorème de Poisson montre que si l'on connait deux intégrales dis
tinctes, a = constante et ß = constante, du système ( 1 ) , on peut, à l'aide
des deux fonctions a et B, en former une troisième y qui reste aussi con
stante pendant toute la durée du mouvement ; de sorte que si celte troi
sième fonction ne se réduit pas identiquemenl à une constante, on obtiendra
une troisième intégrale du système (1 ) en l'égalant à une constante arbi
traire .
Pour former la fonction y, différentions l'équation (2 ) , et divisons par dl,
il viendra, en mellant entre parenthèses les dérivées partielles déduites de
l'équation (2) ,
' da da dgi 'da dpi
0= (eta) + Σ dai Η+ Σ dpi di

dg , da dp, dll 1.
ou bien , en remplaçant par et par
dt dpi dt do

( da dll
(3) dpi) dy
DE POISSON . 305

L'équation (3) étant identiquement satisfaite en vertu des équations du


mouvement, si a = constante est, comme on le suppose, une intégrale de ces
équations, on aura encore des équations identiques en prenant les dérivées de
l'équation (3) par rapport à l'une des variables q ou par rapport à une va
riable p. Prenons d'abord la dérivée par rapport à la variable aj. Il vient
' da ' da ( da
d d d
dt dH di dll dpi
0=
dg, +Σ dp, dg , Σ 44, 44 ,
= 1

=k ik
da d’H
dqi) dp , d9

dH dq , dH dp.
Remplaçons dans la première ligne par
dt '
et par
dt
dpi dq;
puis intervertissons l'ordre des différentiations :
det
d
'da i= k d 1=k d
0=
dg ,
di + Σ dqi
dq dqi
dt
+
da,) dp, dt
i= 1
dpi
i =k
dºH d'11
+ Σ ((dgn) dp,dq;
, dg;cy,

La première ligne du second membre est la vitesse de la fonction


da 1 dz.
qu'on peut écrire sous la forme dt d dg i on a donc l'équation
dg

d2H PH
0
de a (46) + Σ dp,d7,( ) - dy,dq,(1;.). i = 1

Opérons de même pour la variable Pj; nous obtiendrons une équation


qui ne différera de l'équation (4) que par le changement de q, en p, :

dPH (da
dq;ep;(ap

La seconde intégrale, ß = constante , conduit de même à deux équations,


v . - NÉC . COLLIGNON , 20
306 THÉORÈME

qu'on déduira des équations (4) et (5) en changeant simplement a en B, ce


qui donne
i=k ik

(6) 0=
1
dt
d
(497)+ Σ 4:19 ( ) - 24.)
i= 1 i= 1
i=k i= k

(7)
o- 4 ( + Σπι, (18) -Στα (18)
L'indice j a la même valeur dans les quatre équations (4) , (5) , ( 6 ) et (7) .
Ajoutons ces quatre équations, après avoir multiplié la première par
ds d dz
la seconde par + la troisième par + la dernière
dp dg, dp
da.
par
da; nous aurons, en faisant passer les premiers termes du
second membre dans le premier membre de l'équation finale,

( 8)
a[(* ) 4 ( ) – ( 57) + (7.) - ( ..) 4 ( %)
i=

+
(47) ( )]= > [ :)( ) – ( ) :)] i =k

+
2. )- ) )
' da

dipedia,[(13)(4) - ( :) ( )]
+
i=1
dg ,

+ 24,1,[(*) (4.) – (*) (*;)]


Le premier membre de celte elle équation est, à part le facteur
1
d ' la différentielle du déterminant

Cat ) (13) – ( -) (43)


de sorte qu'on peut poser
1
(9 ) d
dt
[(4m) (13) - (,) ( )]= E
DE POISSON . 307
i=

en désignant par l'ensemble des quatre sommes qui figurent dansle se


cond membre de l'équation (8) . Nous aurons autant d'équations (9) qu'on peut
donner de valeurs distinctes å l'indice j. Écrivons toutes ces équations l'unc
au-desssous de l'autre, et ajoutons-les. La somme des seconds membres
j= * i=

E sera identiquement nulle. En effet, à l'un quelconque des termes


j=1 i=1
écrits dans le second membre de l'équation (8), au terme
deH da 'd3 d3
dp, dp; dp; dp;
par exemple, correspondra, dans l'équation où les indices i et j auront été
permutés, le terme
dd'H d3 d3 ' da
dp; dpi dp, dp,

qui dans la somme détruit le premier. Nous avons donc en définitive


l'équation
j=
1 ' da d3
(10 ) at d 0,
da, dp; dp; dq;
j= 1
dont l'intégrale est
j =k
= constante,
2 [( ) (-) – (4p.)(1993)]
j =1

et l'on pourra poser


Ida
dp;

La fonction y, formée au moyen des fonctions a et B , fournira une troi


sième intégrale du mouvement , à moins que celte fonction ne se réduise
identiquement à une constanle ; alors l'équation y = constante ne serait
qu'une identité. La fonction y se déduit des fonctions a et B en formant,
pour chacune des k valeurs de l'indice j, le déterminant du système
da da
dq; dp;
ds d3
da dp,
308 THÉORÈME
ou le Jacobien du système des fonctions a et B par rapport aux deux va
riables conjuguées 9 ;, Pj, puis en faisant la somme des k Jacobiens succes
M
sivement formés. Lagrange qui , le premier, a
reconnu l'importance de cette somme de détermi
nants , l'indique par la notation (a, b) .
163. Exemple. Soit M un point libre , attiré
par deux centres fixes, 0 et A , proportionnelle
ment à l'inverse du carré des distances. Nous
prendrons pour variables q les coordonnées rec
tangles x, y, z du point M, rapportées aux axes
Fig. 95 . Ox, OY , OZ ; les variables q' seront les vitesses
X ', y' , % de ces coordonnées . Nous avons pour la demi-force vive

T ( 2 + y2 +33),
en supposant que la masse du point M soit égale à l'unité. On en déduit
dT dᎢ dT
da '
-X', -
= y ', d:
di

de sorte que x ', y ', z ' tiendront aussi lieu des variables p. La fonction U des
A B
forces est égale à r + s' en appelant A et B des constantes , r la distance
OM et s la distance AM .
Nous aurons une première intégrale du mouvement, en écrivant l'équation
des aires décrites autour du point 0 en projection sur le plan XOY , c'est-j
dire en posant
a = xy' - yx'.

Une seconde intégrale sera donnée par l'équation des forces vives,
T - U = constante , ou bien
A B
B = 3 (2+8 + y + ;-) –
Les quantités r et s sont respectivement égales à Væ : + y* + z et å
[Link] + y + (a — 2)", en appelant a la distance OA des deux centres d'at
traction. Formons les dérivées partielles des fonctions a et B , par rapport
à x et x ', puis par rapport à y et y', enfin par rapport à z et z', pour en
déduire les trois déterminants qui suivent :
da da da da da da
dx dx ' dy dy d : dz'

d3
dx
d3
dx ' 1 d3
dy
d3
dy 1 d3 d3
ds
DE POISSON . 309

On a successivement :
do da
da Y ', =
X ', 0,
dy d :
da da dz
dir - y,
di 0,
dy '
ds + d3 d3

>
(4 + )* (4 + 3) 2 +
+ 13 — a),

2.1
de y, di
d3 = X ', ds
dx = Y ',
'
et par suite
( <, B) = x'y' + Yx (A + ) – 44 –xymy (Ą ++ %).
quantité qui se réduit identiquement à zéro . Ici donc le théorème de Poisson
est vérifié, mais il ne fournit aucune indication z
nouvelle sur le mouvement. Il en est ainsi toutes
les fois que des deux intégrales a = constante, M

et ß = constante, dont on se sert pour former


la fonction («, B), l'une est l'équation des forces
vives, et que l'autre ne contient pas explicite 0

ment la variable t.
164. Autre exemple. Point matériel libre attire
vers un centre fixe, 0. Fig. 96 .
Nous prendrons encore pour variables q les
coordonnées rectangles x, y, z du point mobile , rapportées à des axes
menés par le point fixe,
Les vitesses x, y, z' de ces coordonnées seront les variables p, car
la demi-force vive T a pour valeur 2a (x^2 + y ^2 + x^2) et dT
1
= r '.
dx

Prenons pour intégrales a et B les équations des aires projetées sur les
plans XOY, YOZ ; il viendra
a = xy' — yx',
B = yz' — sy '.

Formons la somme des trois déterminants ; nous aurons


da da da da
x ',
dr = y' , da' - Y,
dy dy'
+
d3 d3 d3 d3
dx
0,
da '
=
0,
dy dy'
dz d,
d:
0,
d : = 0,
+

= ( - a )(-2)– az' = x ' : - az'.


d3 d3
y' , = y,
310 THÉORÈME DE POISSON.
Donc (Q, B) = x'm — xz' constante, équation qu'on aurait pu poser di
rectement en appliquant le théorème des aires à la projection du mouvement
sur le plan ZoX .
165. Le théorème de Poisson fournit pour les problèmes de mécanique
une méthode particulière d'intégration dont l'importance a été surtout mise
en lumière par Jacobi . Toutefois l'application pure et simple du théorème
ne conduirait pas toujours au résultat cherché, parce que les intégrales 2
et ß que l'on associe peuvent être telles , que la combinaison (a, B) soit
constante d'elle -même et n'ajoute rien à ce qu'on savait déjà. Cela arrive
lorsque l'une des fonctions a et ß est exprimable au moyen de l'autre ; car
alors la constance de a implique la constance de B, et de la combinaison
( a, b) , qui n'est plus qu'une simple fonction de a . M. Bertrand a fait con
naitre, dans le Journal de M. Liouville , année 1852, le parti qu'on peut
tirer de celte circonstance pour trouver les intégrales du problème. Sa mé
thode est fondée sur le théorème suivant, que nous nous bornerons à
énoncer :
« Si a == Q et ß = 4 sont deux intégrales d'un même problème, suppo
sons qu'en les combinant par la méthode de Poisson on trouve une troi
sième intégrale, (a, B) = Y, puis une quatrième (x, y) = d, etc., et qu'on
arrive enfin à une intégrale (a, n) = , qui puisse résulter de la combinai
son des précédentes, de telle sorte que
Ś = F (@, B , 4 , 9, ... , n) ;
il existe toujours une certaine intégrale de la forme
fla , B, 7, 8, n = ,
qui, combinée avec a, donne identiquement
(a, 5) = 1. )
La démonstration de ce théorème repose sur l'identité suivante, qu'il est
facile d'établir :
de d
+ la, 需ima
dy ge
(4. ) = (a, planina
de
ds
+

de .
n) dn

= 9dB
to
oddy + ( 2 , n) dn
+

Pour déterminer , on n'aura donc qu'à poser (a, 5) = 1 , et à intégrer


l'équation linéaire aux dérivées partielles

123 + + la , men 1,

dont les intégrales satisferont à la condition demandée.


MÉTHODE DE JACOBI. 311

CHANGEMENT DES VARIABLES p ET 9 EN C.

166. I es variables d'un problème de mécanique sont , comme nous l'avonis


Fu, au nombre de 2k, savoir :
k variables P, P1 , P2, PKR
k variables 9 , 91 , 92 , 9h

L'intégration des équations conduit à exprimer ces variables en fonction du


temps t et de 2k constantes arbitraires , aq , 1.2, 0.9k. Chacune de ces con
stantes peut être considérée comme représentant une fonction de t et des
2k variables p et q ; et si l'on a deux de ces fonctions qui restent con
stantes dans la suite du mouvement, le théorème de Poisson permet de
former une troisième fonction indépendante du temps, par la combinaison
des deux premières. Cette opération s'indique par le signe ( 3 % ), qui
représente une somme de déterminants fonctions des dérivées partielles
de et de «, par rapport aux p et aux q.
Réciproquement, nous pouvons regarder les p et les q comme exprimés
en fonction des e, et il peut ètre utile pour la solution de certains pro
da da
blèmes de passer des dérivées partielles dq' dp aux dérivées dp da
di da '
par rapport aux variables a, considérées comme autant de variables indé
pendantes.
Proposons - nous d'effectuer ce changement de variables.
Prenons une arbitraire ap ; elle est fonction des p et des q, le temps
étant regardé comme un paramètre constant dans l'opération des dérivations
partielles. On a donc identiquement
do you da , (da dqit . day 19k
(1) dx = dpa dp + + apk dPk +
dqi
+ da
n

Mais les p et les q étant fonctions des 2k variables a, on a aussi, pour


toules valeurs de i,

dp . dpi de qk
a
dp, da, dast .x daak
)
2
(

daidz di 17
dq, - dza
i t . x Jaak
512 MÉTHODE
Substituons dans (1 ) les valeurs des dp et des dq données par les équa
tions (2) , puis identifions les coefficients des de dans les deux membres;
il viendra l'équation générale :

(5 ) (dz , dp , de dps + da, dp ,


dp, da, dpa di, dp . da,
dz dog da, dq,
+ dq, da , +
dg , da )
= 0 , si se et sont différents,

et

= l , si y = y.

Substituons aussi dans les équations (2) les valeurs des dz, fournies par
l'équation ( 1 ) , puis identifions les coefficients des dp et des dq; nous en d
duirons les six équations générales suivantes :
dp, day dp, dat
da, dp , dz, dp,
dpi da + dp, da ,
+
dz, dpj. dzot dp,; = 0, pour j different de i,
dpi dal dp, dagi
dz, dq ; + dook 29; = 0, quel que soit j.
dq; da , dq, dat
da, dq ,
+ +
dast dg, 1,

dq, day dq; dast


( 5) da, dq; + + d2 dq; 0, pour ; différent de i,
dq, day dg, dagi
+
da, dp ; dzak dpi -0, quel que soit j.

Considérons en particulier les deux dernières équations du groupe (!


da da ,
multiplions la première par , la seconde par et ajoutors: 1
dq; dp;
viendra

dp, (do da , da, do , dp , dag da , dag da,


(6) 0=
da, dp , dq; 金)
dq; dp; t ... t dan dp , dq,
équation où j peut recevoir toutes les valeurs de 0 à k, sauf la valeur i, qu
exigerait qu'on employât la première des équations ( 4). Si l'on combine
DE JACOBI. 313

même la première des équations (4) avec la troisième, en multipliant l'une


da 2 goed
par * , et l'autre par , on trouve l'équation
dq; dp.1
da , dp; dz, da dan da, dp, (dez da , da , da,
dg, da, dp , dq , + ... +
dq; dpi) dx dp, dq dq, dpi)
c'est ce que devient l'équation (6) pour le cas particulier de j = i. Faisons
successivement dans (6) j = 1 , j = 2,... j = i - 1, j = i + 1,... j = k ,et
ajoutons ensemble les k – 1 équations résultantes, ainsi que l'équation (7) ;
nous trouverons pour résultat, en adoptant la notation de Poisson ,
dag dp , dpi
( 8) dg , da , ( an, ay ) + .. + dagt (asteae).
On trouverait de même, en opérant sur les équations du groupe (5),
dz dqi dqi
(9) dp , das(ag,
) ave) drak

formule qui se déduit de l'équation (8) en permutant les lettres p et q, ce


qui change simplement le signe des parenthèses.
Le problème proposé s'achèvera par la résolution des équations (8) et
(9) ; on aura en effet les valeurs des dp
et des
dq en fonction des d
et
da da aq
dz dqi dpi
des
dp en multipliant l'équation (8) par dx,' l'équation ( 9) par de, et en

ajoutant. Il vient
da , da, dz, dp dp, dqi dq, dp,
(10) dg, da + dp, da , = (@g , as) ( daq da, da , da,
dp, da dq, dp,
+ ... + (2x, &,4) (dz , da, da , da ,影)
équation dans laquelle on peut donner à i toutes les valeurs 1 , 2 , ... k ; ajou
tant , on a pour la somme des premiers membres, le premier membre
de l'équation (3) , c'est - à -dire 0 ou 1. Dans le second membre, les paren
thèses (a, b ) se trouvent multipliées par les sommes
(dp, da, -
dq, dp,
18 (dx dx, da da ,

sommes formées avec les dérivées dp da de la même manière


da ' da'
que la
314 MÉTHODE
da da
fonction (a, a ) est formée avec les dérivées dp' da On représente cas

nouvelles sommes par la notation suivante, adoptée par Lagrange,


( dq, din dp, dq ;
dz , da, da, da,) = [1 , 2 ].
L'équation finale qui provient de l'addition des équations (10) est donc
simplement

(12) (ago ara)[ag,mv] + ( ag, av) [ag, æ,] + ... + (2kg p)[235, ]
= 0, si u et y sont différents,
= 1 , si x = % .

Cela posé, multiplions l'équation (8) par (2_ , « ] , puis donnons à utoutes
les valeurs de 1 à 2k, et ajoutons les 2k équations résultantes. Nous auron
dpi dag dzak
(13) dzia do (09.08,] + dqi[ag, 2] + ... + dg,
On trouverait de même

dg, dag
[Link]
(14) -

da,
dp [4., .] – dqi [azt,2,). .
Ces équations (13) et ( 14) se déduisent respectivement des équations
et (9) en changeant à la fois
da da dp . dg
dp' da da da et les,a ')

en

dq, dp , da da
et (« , «'],
di da da

et en conservant les indices.


DE JACOBI . 315

ÉQUATIONS DU MOUVEMENT D'UN SOLIDE AUTOUR D'UN POINT FIXe 0.

167. Nous représenterons par m la masse d'un point en particulier, par


I1, 91 , 7q , ces coordonnées constantes , par rapport aux trois axes principaux
d'inertie 0X,, OY,, O2, menés par le point 0 ;
Par p, q, r, les composantes de la vitesse angulaire instantanée, autour
des mèmes axes ;

Par “, 0, q, les angles (III, § 321 ) qui fixent la position des axes mobiles
0X,, OY,, OZ, par rapport aux axes fixes Ox, OY, OZ .
Nous avons exprimé p, q, r en fonction des angles 0, 0, \ et de leurs vi
tesses, au moyen des équations
do
p = sino sino COS ? dt
at

dy do
(1) 9 = COS sin e at - sing at

:
da + cosa db .

dc đt

Nous avons à exprimer la force vive du corps en fonction des variables.


4, 0, 0, et de leurs vitesses. Nous y parviendrons en multipliant l'équa
tion (10 ) par la masse élémentaire m du point X , Y, Z, et en faisant la
somme de toutes ces équations pour tous les points du corps ; il viendra ,
en étendantle signe à tous les points qui composent le corps solide ,
et en faisant sortir de ce signe les quantités p, q, r , communes au même
instant à tous les éléments,

Σ mu? = p mlyi + s : -4 m (;2 + 2;4+ * mix,* + )


— 2p9 mxaya – 2ar myjši — 2rp m2 &.
Lessommes Em (yz? + 2x ) , m (z;'+2,9), m (9,79 + y;?) sont
les moments d'inertie du solide par rapport aux axes OX,, OY, , 02,; nous
les représenterons par A , B, C. Les sommes Σ mx,yu) , my , % ,

mz, xq sont nulles si l'on prend pour axes 08 ,, OY,, OZ,, les axes prin
cipaux de l’ellipsoide d'inertie. Nous supposons qu'il en est ainsi, et alors
la force vive 2T s'exprime par l'équation très simple
(2) 2T =: ApS + Bq2 + C/ ?,
316 ROTATION
ou , en fonction des nouvelles variables,
du dy do
21 = A dt
(3) sinº, sinºo + Acoses (ar) + 2A sinę cos sin 8 dl dt
du du do
+ B di )*cose,sinº8 + Bsin ? (11)' – 2Bsinę cos sin do di

de de
+ (a)* + Ccos?o ( * + 2Ccos e dt de
= (di)*(asin®,sinºo + Bcose; sinº6+ Ccosºs)
+ ( )" (acoses+ Bsin??)
+ (2 )
+2dy di (A sin cosợ sin — B sin p cose sin o)
dt dt

+ 2C de do .

dt dt

Les variables y, 6 et q ne sont assujetties à aucune liaison ; si l'on veut


donner aux équalions du mouvement la première forme canonique, on ſera
dy do A' do
Ý = dt' q = dl di; on exprimera en fonction de 4, 8 et « la fonc
tion U des forces, et on aura les trois équations

dT
d
du dT dU
dt de de
1

dT
d
dy dT dU
dt do
|

d
de dr dU
dt do
!sà

Si l'on veut, au contraire, employer la seconde forme canonique, qui per


mel d'appliquer la méthode de Jacobi et le théorème de Poisson , on prendra
dT dT dT
pour nouvelles variables Y = dom'
Puis on exprimera
dy dpi
T en fonction des six variables 4, 0, y, y, e, $. Pour opérer cette transfor
D'UN CORPS SOLIDE. 317
mation, reprenons l'équation (2), et formons les dérivées partielles de T par
rapport à '' , b ', '' ; il viendra
đT dp dg dr
= Ap + Bq de + Cr
dy df dur'
dᎢ dp dq dr
(5) dG
Ар do ' + Bq do
+ Cr
dor
dT d p d q dr
ቀ = - ap
de + Bq de + Cr
de der
Les équations (3) nous donnent ensuite
dp dp dp
du sin o sin , ds =
cos ,
de ' = 0,
da da da
db = cos sine, dos - sing , d '
-0,
dr dr ddr
= cos , 0, 1.
du dor ds'
Substituant ces valeurs dans le groupe ( 5) , il vient
y = Ap sing sin 0 + Bqcos o sin 0 + Crcos 0,
(6) o = Apcos – Bq sina,
$ = Cr .

Résolvons par rapport à Ap, Bq, Cr :


Cr = $,
Ap = y sin + ocoso sin 0 – $ coso,
Bq = y cosq – sino sin 0 — pcos .
Donc enfin

(7) 2T = App + Bg2 + Cr8 = i (vsinp + ecoso sin — cose)"


1 1
+ B ( ¥ cosp – sino sin 0 – $ cos0 ) 2 + с
On fera ensuite T – U = H , et on aura à intégrer le système des six équa
tions différentielles :
do dH dy dH de dll
=

.
dt do dt df dt do
(8)
de dH dų AN do dH
=

+ do ' + +
dt dt dy dt do

Ces équations sont le point de départ des études analytiques sur le mouve
ment de rotation des corps célestes. Le point fixe 0 est alors le centre de
gravité du corps tournant. On sait, en effet, qu'un corps solide libre dans
l'espace tourne autour de son centre de gravité coinme si ce point était fixe
(t. III, § 311 ).
CHAPITRE III

MOUVEMENT DE TRANSLATION DES CORPS FAISANT PARTIE


DU SYSTÈME SOLAIRE.

168. Nous supposerons, dans ce chapitre, le soleil et les planètes réduits


à des simples points matériels, s'attirant mutuellement suivant les directions
des droites qui les joignent deux à deux. Cette simplification est entièrement
rigoureuse quand il s'agit d'un corps sphérique composé de couches con
centriques homogènes. Elle est admissible à titre d'approximation pour un
système sollicité par des forces attractives émanant des points d'un autre
système matériel très éloigné par rapport aux dimensions de chacun des
systèmes considérés ; en effet, dans ce cas , les attractions sont sensible
ment parallèles et proportionnelles aux masses, et se composent en une
force unique appliquée au centre de gravité, et égale à l'attraction qui
serait subie par ce point si toute la masse y était concentrée. Celle re
marque permet de réduire à un point matériel unique, non-seulement
une planète, mais le système formé par cette planète et tous les satellites
dont elle peut être accompagnée. Il ne faut pas oublier toutefois qu'une
telle réduction est purement approximative, et que , dans certains cas, elle
peut exiger une correction appréciable. C'est ce qui arrive, par exemple,
dans la théorie du mouvement de la lune ; la forme ellipsoidale de la terre
a sur le mouvement de son satellite une influence qu'on ne saurait né
gliger ; elle est due à la proximité des deux corps, et à la grandeur du
rapport de la masse de la lune à celle de la terre.
MOUVEMENT DE TRANSLATION . 319

ÉQUATIONS GÉNÉRALES DU MOUVEMENT D'UN SYSTÈME DE POINTS MATÉRIELS


S'ATTIRANT MUTUELLEMENT SUIVANT LA LOI NEWTONIENNE.

169. Étant donnés n points, dont les masses sont m, m,, mg, ... et dont
les coordonnées rapportées à des axes fixes sont
X , X , Xg
Y , Y. , Ya .

proposons-nous de trouver l'expression de la fonction des forces U.


L'attraction exercée par le point m, sur le point m a pour composante
suivant l'axe des x :

fmm , XX
x
(x - 3,)* + (y - y .)? + ( — 34) Vix — xg)* + (y — yn' + (3 — 2,)?'
ou bien
d fim ,
dx Vi(x - 3,) + (y - y1)2 + (3 — 3,)**
L'attraction mutuelle du point m sur le point m, sera égale et contraire ;
on en obtiendra la composante en prenant la dérivée partielle de la même
fonction par rapport à sq . On aura autant de fonctions analogues à considérer
qu'il y a de manières de prendre deux points sur une collection de n points,
ou qu'il y a de combinaisons de n objets 2 à 2 , ou enfin nin 2 – 1).
La fonction des forces relative à l'ensemble du système sera donc la
somme de ces n (n - 1) fonctions particulières, et nous aurons par consé
2
quent
fmm ,
U =
V (x – & q) + (y — yı) + (* — :
fmmg
+
V(x – X,)? + (y – y2 )2 + (z 22
imm , +
t
Vix — xz) + (y — y3)2 + (z
+ fm , ing
Viz , — xg)" + (41 — ya)' + län
+ fm , m ,
V (x , — X3) + (ya – 93) + ( , –
fm9m3
+ t .
Vicry -43)* + ( , -1/3) + (ig -23)
320 MOUVEMENT

Les forces qui sollicitent le point m auront pour composantes suivant les
du dU dU
axes les dérivées partielles dx ' dy ' dz qui seront exprimées chacune
par n— 1 termes, représentant les composantes des actions de chacun des
n - 1 points sur le point m .
L'équation générale du mouvement est en définitive
dr dạy
dia dc dy + ada) = CU .
MOUVEMENT DU CENTRE DE GRAVITÉ, ET MOUVEMENT RELATIF PAR RAPPORT A DES
AXES DE DIRECTIONS CONSTANTES PASSANT PAR CE POINT.

170. Nous avons pour le mouvement d'un point m en particulierl'équa


tion
dir dU
m
de dx

Pour un autre point, nous aurions de même


ddeI4 dU
dt? da ,

et ainsi de suite pour les n points. Ajoutons ensemble toutes ces équations,
du du
et observons que , dans les diverses dérivées partielles les ter
dx ' da ,
mes sont deux à deux égaux en valeur absolue et de signes contrairei.
Leur somme est donc nulle , et l'on a par conséquent
d x
dt ?
+ my dts + = 0.

Soit l'abscisse du centre de gravité : on aura


5 x (m + mg + .) = mx + m 2 +
donc
ddar dex , d ፤
da? + ma di ( m + mg + mg * ...) dis

et par suite
de
- 0.

den
On prouverait de même que dt 0 , diº = 0 , net & étant les autres
coordonnées du centre de gravité.
Donc le mouvement du centre de gravité est rectiligne et uniforme.
DE TRANSLATION . 321

Si l'on change de coordonnées, et qu’on rapporte les positions du sys


tème à trois axes parallèles aux premiers, mais menés par le centre de gra
vité, les équations de mouvement ne changent pas. Cette transformation
revient à changer x en x + 5 , y en y + n , z en z +5 ... ce qui ne change pas
la fonction U , dans laquelle n'entrent que les différences I - Ig , y — Y.....
L'équation générale du mouvement, qui était
dạy dº :
Σ » [δα + des dy + dt
1 = au,
devient
d'r d ኝ፤ dan'
dde
+
dla
(d ,
7 +
+ dla (dy + ön)
+
(
de + dla ) (öz + )] = 60,
ce qu'on peut écrire, en faisant sortir des signes les facteurs quisont
les mêmes pour tous les points,
dr de dy + dº :
et +dạy dr
Σ ( de de2 +
m (δε +δξ) + δε Σ di
d ?!
+ dla m (dy + on ) + on m
di
d” dda :
+ di ? m (δα + ος) + δς Σ ዝm
dia

= 8U .

En vertu du théorème du mouvement du centre de gravité, on a


dag den dºs
0, 0, 0;
di? die de

de plus
d :
de dt? m = 0,
ddạy d'n
Σ m
dt dla m = 0,
dd : dd
m : 0.
de

L'équation se réduit donc à


di dy
or + öy +
Σ» ( di ? di * dt

c'est à dire que le mouvement relatif à des axes mobiles de directions con
stantes, passant par le centre de gravité, a les mêmes équations différen
Lielles que le mouvement absolu.
V. - MÉC . CULLIGAON . 21
322 MOUVEVENT

MOUVEMENT RELATIF A DES AIES DE DIRECTIONS CONSTANTES, MENÉS PAR UN


DES POINTS DU SYSTÈME .

171. Parmi les n points du système, considérons- en un , de masse M , ani


quel nous donnerons le nom de point ou de corps principal. Par ce point,
menons parallèlement aux axes fixes de nouveaux axes par rapport aui
quels on demande le mouvement du système. La question se résout par un
changement de coordonnées : il suffit en effet, en appelant X , Y, Z les coor
données du point principal par rapport aux anciens axes, de changer dans
les équations du mouvement x en X + x, y en Y + y, et z en 2+ z. Avant
d'opérer celle transformation, observons que l'on a identiquement, en em
ployant les anciennes coordonnées ,
dU dU
dX
du DU
d)
du JU
dz

les sommes des seconds membres s'élendant aux n 1 points autres


que le point principal . Cela résulle, en effet, de ce que la somme des dérivées
partielles prises successivement par rapport aux abscisses des n points est
identiquement nulle ; de sorte que l'une de ces dérivées, relative à l'un des
points en particulier, est égale, au signe prés, à la somme des dérivées ana
logues prises pour tous les autres. Les mèmes équations subsistent encore
quand on conserve dans le premier membre les coordonnées X , Y, Z , pri
ses par rapport aux anciens axes, et qu'on altère de quantités égales le:
coordonnées x, y, z qui figurent dans le second ; car celle altération com
mune ne change rien aux différences qui entrent seules dans la fonction l'
et dans ses dérivées . On peut donc supposer que, dans le second membre,
I, y , z représentent, non pas les anciennes coordonnées, mais les nouvel
les, qui n'en diſfèrent que des quantités X , Y , Z.
Les équations du mouvement sont renfermées dans l'équation générale
d? dạy da :
ox +
da2 dla dy t de? es = U,

soit que les axes primitifs scient fixes, soit qu'ils passent constamment
par le centre de gravité ; x, y, z, sont les coordonnées rapportées à ces
axes .
DE TRANSLATION . 323

Changeons z en X + x, y en Y + y, % en 2 + x ; la fonction U de
viendra
fum fumy
U= + +
[vzt
Væ? + y2 + 2 vx² + y² + 2
fmm ,
:]
+
[ View
( x - 2 )* + (y — y .) + ( — 24)*
le premier crochet contenant les n 1 termes qui renferment en facteur la
( n − 1 ) (n − 2 )
masse M du point principal , et le second les 2
termes qui cor
respondent aux actions mutuelles des n — 2 autres points .
Le premier membre devient , par la même transformation, en mettant en
évidence les termes correspondants au corps M, et en restreignant la somme
Σ aux n - 1 autres points seulement,
dd2X d? ( X + x)
M
di?
δX + Σ ከn
di ? ( oX + 8x)
dY ď ? (Y + y)
+ M des δY + Σ m
d12
( &Y + oy)
d22 d ' (Z + )
+ M dla δZ + Σ ከm
di
( 8Z + 8z) .

Occupons-nous spécialement de la première ligne ; elle devient, en faisant


sortir du signe les facteurs SX communs à tous ses termes,

(w die +
8XM
dºx
m
d ” (X + 8
di ?
+ =)) + Ση m
d ? (X + x)
di?
ör .

La quantité qui multiplie 8X est nulle d'elle - même ; car elle représente le
d25
produit de la masse totale, 11+ Xm, par l'accélération, dt
du centre de

gravité , la coordonnée X étant rapportée aux anciens axes . La première li


gne se réduit donc à

d ' ( X + x ) öx = d’X d'.x


ox.
Σ m
d12 Σ m
de δε + Σ dla

dex
Pour éliminer
dez ) seul facteur qui contienne encore trace des ancien
nes coordonnées, observons que le mouvement du point principal est défini
par les trois équations :
dºx dU
M 1
dla dx'
d'Y dU
M
dt : di '
dºz dU
M
di d '
324 MOUVEMENT
et qu'en vertu de la remarque faite en commençant, on peut poser, avec
les nouvelles coordonnées des n-- 1 autres points,
dºx dU
M

dy
M
d12 dy
dd'Z du
M
dia

d-X
Substituons ces valeurs dans le terme dt?
8x ; il prendra la forme

dU
- mår Σύ
moz dx

Faisant passer ce terme dans le second membre de l'équation générale,


il vient pour équation finale
dºr dy
ox +
de dl ey + des
•:)
= ởU + Σ » (δα Σ + δν Σας + O2
dU
d:

Le second terme du second membre représente la variation de la fonction


des forces apparentes qu'il faut adjoindre aux forces réelles pour traiter k
problème de mouvement relatif comme s'il s'agissait d'un mouvement
absolu .
172. Pour transformer cette équation , posons d'une manière générale
V x2 + y ; + 3 distance du point i au point principal;
VX, — 2,)* + (y1 - y ) + (x - 3;]* = Pb,jº distance muluelle des points i etj.
La fonction U prend alors la forme
Mm fum , +_ /umg + + fmm , * / mmg +
= 14 +
P0 : 1 For

+ [ m ,11127
Pus

Prenons la dérivée de U par rapport à x ; nous aurons


dU fMma fmm , (x − x ) , fmm , (x − x )
dx ge3 - [[mmpo +
Pos
+ .]
Le premier crochet ne donne qu'un terme ; le second en donne aută !
qu'il renferme de termes contenant le facteur m, c'est-à -dire n - 2.
DE TRANSLATION . 325
Si l'on opère de même pour tous les x, et qu'on fasse la somme, on aura,
en divisant par M ,
dU fmx [Link]
ΙΣ dx gi 3

savoir n - 1 termes seulement, car les termes compris dans le crochet se


détruisent deux à deux .
Cela posé , occupons-nous seulement du point de masse m dont l'abscisse
est x. Pour trouver les équations de son mouvement en projection sur l'axe
des X, il faut chercher dans le second membre de l'équation géné
dir
rale quel est le coefficient de 8x , et l'égaler à m dizi ce coefficient est
dU dU
ou bien
de dx '

fYmx fmm , ( x − x ) fmmg (x – 8, )


ง PO4 p02
fmºx fmm ,1 ,_fmmor ,

ou encore

_f(11 + m )mx
p3 - [rm , (o +:) + fmm, ( + ) +...]
On peut mettre le crochet sous forme de dérivée partielle . En effet le terme
X - T
est la dérivée partielle prise par rapport à x de .
Quant
Pori
TA
au terme 3
comme
ri est indépendant de x, c'est la dérivée partielle,
LIG 2x + yy, +23
;
par rapport à x , de >
ou encore de
۳‫د‬i
. forme qui permet
i

tra de considérer une seule et même fonction pour les projections du


mouvement sur les trois axes . Nous ferons donc

1 XX; + y + 33
ROL
Pool
on en déduit
dro0.1i X
+
dx ) ‫جم‬ r

et l'équation du mouvement prend la forme


dRo.4 dR
( Ml + m ) mx
+ fmmg dan :
dir
di g3 + fim , dx
.
326 MOUVEMENT DE TRANSLATION,
ou encore

dax f (M + m )x dRo .
de + di

Si l'on pose enfin


Σm,ΠΑ. == 2
et
N + m = M,
les trois équations du mouvement du point m seront
dex fix dΩ
-t
dll 73 dc
ddạy dΩ
+
dt 23
d :
+

dia dz

Si la fonction n était constamment nulle, les équations précédentes de


finiraient le mouvement elliptique du corps m autour du corps principal.
La fonction n, qui altère les équations du mouvement elliptique, re
présente la perturbation causée dans ce mouvement par l'action des
2 autres points sur le point m. On lui donne le nom de fonction per
turbatrice .
Pour chacun des n-. 1 points autres que le point M, on peut écrire” 3
équations semblables ; les quantités x, y, % , r, n et Y., varient de l'un àl'au
tre. Mais l'intégration rigoureuse d'un tel système d'équations simultanées
dépasse les forces de l'analyse. Elle ne devient possible pour le système pla
nétaire qu'au moyen d'approximations successives, grâce à la petitesse des
termes provenant de la fonction N.
Si l'on veut étudier le mouvement d'une planèle, on prend le soleil pour
corps principal ; les autres planètes produisent les perturbations;pour
plusieurs , l'influence perturbatrice est tellement pelite, qu'on peut la né
gliger, eu égard à la faiblesse des masses et à l'éloignement .
Pour étudier le mouvement d'un satellite, de la lune par exemple, on
prendra la terre pour corps principal ; les corps perturbateurs seront alors
le soleil et les planètes ; parmi celles - ci, Vénus et Jupiter joueront le prin
cipal rôle.
Nous allons donner, dans les paragraphes suivants, l'esquisse des méthodes
d'approximation qu'on peut suivre en pareil cas ; elles consistent, d'une
part, à isoler successivement chacun des corps perturbateurs, et à composer
ensuite les effets dus à chacun d'eux pris séparément ; d'autre part, à ap
pliquer au problème la méthode de la variation des arbitraires, l'une des
plus fécondes de l'analyse .
VARIATION DES ARBITRAIRES, 327

MÉTHODE GÉNÉRALE DE LA VARIATION DES ARBITRAIRES.

173. Supposons que l'on sache résoudre le problème du mouvement


d'un système matériel assujetti à certaines liaisons et soumis à des forces
données ; les équations différentielles de ce mouvement, ramenées à la
forme canonique, sont au nombre de 2n , savoir :
dpi ddll
di dqi
dgn dll
dt
+
dr .

Leurs intégrales sont aussi au nombre de 2n ; résolues par rapport aux


2n constantes introduites par l'intégration , elles prennent la forme géné
rale

(2) ( 1,91.92, Yn; l'1 , P2 , ... Pn .

La fonction R est égale à la différence, T - U , entre la demi-force vive


et la fonction des forces données.
Cela posé , nous admettrons qu'en outre des forces qui entrent dans la
fonction U, le système subisse l'action de forces dites perturbatrices, avec les
quelles on compose une seconde fonction des forces N. La plupart du temps,
cette fonction n dépendra des positions des points mobiles , c'est-à- dire des
coordonnées q , et sera indépendante des variables p . Proposons -nous de
résoudre le problème du mouvement du même système, modifié par l'ad
jonction des forces N. Les équations canoniques de ce nouveau mouvement
s'obliendront en changeant U en U +9, ce qui change Il en H - N ; de plus ,

n étant indépendant des p , on a dp. 0 ; de sorte que les équations pren
nent la forme
dr. do dΩ
di dqi d91
(3 )
dai dH
di dp,
La méthode de la variation des arbitraires se résume dans un changement
de variables : au lieu de considérer des arbitraires Ong ... O'any comme des
constantes dans les équations (2) , on les considérera comme des variables
déterminées de telle sorte qu'elles satisfassent aux équations (3) . Ainsi les
équations (2) peuvent être envisagées à deux points de vue : les quanti
328 VARIATION

tés a sont constantes, s'il s'agit de la solution des équations (1 ), ou du


premier problème ; elles sont variables, s'il s'agit de la solution du se
cond problème ou des équations (3 ). Dans les deux cas, les vitesses des coor
dq ;
données,
dt
7 ont les mêmes expressions analytiques , puisque la seconde
equation du système ( 3) est identique à la seconde équation du système ( 1 ),
la fonction n étant indépendante des variables p .
Différentions l’équation (2 ) ; il viendra, en mettant les dérivées partielles
entre parenthèses,
daly da , /do , ) dq, dzu dgn
( 4) dt dt
t

drva
dt
+
)
de
dp , n dp's.
+ + +
dpi dt dpa di

Substituons dans (4 ) les valeurs des da


dt
et des
dp
dt' tirées des équations (3) ;
nous pourrons écrire l'équation résultante sous la forme suivante :

dau
dlateg
o da., dll dz dH (da , dH
to + +
dt dt d91 ) dm dg,, dp, doa dp:
da ) dH da , dH dH
-( ) Cerit
dpa dq2 Com
+ (da, ) da
dΩ dz do
+
Control
dp, dq.
+ +
dpa.

Or les deux premières lignes se réduisent identiquement à zéro ; car si l'o.


fait N = 0 , le système (3) se réduit au système (1 ) , lequel est satisfait, par
da
hypothèse, en posant & = constante, ou 프 0. Donc l'équation (5) se
dt
simplifie , et donne

da , dado dΩ ( dx , ) da
(6 ) dt dpa , da,
+
dp2 ) dq2 dyn des

Telle est la condition à laquelle doit satisfaire la variable & pour que l'é
quation ( 2) soit une solution du système (3) . On sera ainsi conduit à poser
2n équations différentielles, qu'il restera à intégrer.
Mais on peut donner à ces équations une forme beaucoup plus simple en
exprimant les p et les q en fonction du temps et des arbitraires a, au moyen
des équations (2) . Faisons cette transformation dans la fonction n ; elle sera
DES ARBITRAIRES . 329
11.02
exprimée en fonction de t et des a. La dérivée partielle da , deviendra dans

celte nouveile hypothèse :


do de don do / dug dΩ I dran
+
dai da de
+
dag ( dq; (dron)
duen da,
+ on aura n équations semblables, pour chaque valeur de l'indice i.
le même on aurait, en prenant la dérivée partielle de 12 par rapport
à Pi, et en observant qu'elle est nulle, puisque 1 est indépendant de celte
variable ,
dΩ do / day de / dag do / daan
0 + da + ... +
18 ) di day dpi 1.2 dp daan dili

On aura n équations semblables , qui doivent être identiquement véri


fiées.

Substituons dans (6) la valeur de dg fournie par (7 ) :
das de dog d2 ( duan
di dpa (
dom:) (1 + daal( ) + + doe
n :)]
de dan dn / da da / d221
+ - day +
da
( : + ... +
dran como; )]
dra Lda d92

+ ) ) ) )
-24100 +06 + ... +
Conta)(195.)]}
Cette dernière équation peut se simplifier ; multiplions l'équation (8) par
dz
puis faisons varier i de 1 à n, et ajoutons toutes les équations ainsi
Chat)
dq;
formées ; il viendra
de das do (duan ( da ,
+
(10) 0=
da tent) ( do ) + (0 :) ( )
condua +
daon dva
do
de deza ( da, de dag 'da , d.2 dage
+ da, dp , dg
+
da, ldp , dqa
+ +
dogn Moundpgtain dg
*
do / day
+
da, dpa dgn
v = 2R

(datd Cons + :) :
[( ;)) ( m ) ( dx ,.)]}
+
+ dan
330 VARIATION
Retranchons l'équation ( 10) de l'équation (9) . Nous aurons pour résultat,
en omettant les parenthèses pour les dérivées des a par rapport aux pdf
aux q ,
v = 21
deque da ( da, dz, da , da ,
dt dz, dp , dq, 19. dp.
dag da , da, da , dzdz, da, da,
+ dpz dq2 + +
dq, dp , dp, dan do , dpa .

La quantité entre parenthèses est la somme de déterminants qui figure


dans l'énoncé du théorème de Poisson, somme que nous avons représenler
par ( @m a.) . Donc l'équation ( 11 ) se réduit simplement à
dan dΩ
( 12)
de Σ (@yu, en) .

On sail , par le théorème de Poisson, que, an = const. et a, = const. étant


deux intégrales du système ( 1 ), la fonction (3,4 ) est indépendante du
temps t; de sorte que, dans le système des 2n équations ( 12) qui définissent
la variation des arbitraires, les seconds membres ne contiennent que les
arbitraires elles-mêmes, à l'exclusion de la variable t.
[Link] peut encore simplifier les 2n équations (12) , el les ramener à la
forme canonique, c'est -à -dire réduire leurs seconds membres à un terme
do
unique, de la forme + dz Il suffit pour cela de faire un choix convenable
d'arbitraires.
Observons d'abord que, par suite de la définition de la fonction (2, a. ),
on a ( ?), 2, ) = - (2,, qyte); la permutation des deux fonctions que l'on
combine a pour effet de changer de signe la fonction résultante. Comme pre
mière conséquence, on voit que ( a , a, ) = 0 quand v = ", de sorte que

dérivée a pour coefficient 0, et n'entre pas dans l'équation (7).
dz
Cela posé, prenons pour arbitraires o des quantités
Pg , Pg , PHY
Qg , lg, Ons

telles, que pour une même valeur particulière, t = to,du temps, on ait
P = P , P, = P , . Pn = P,
G = ,, 9. lo, le
DES ARBITRAIRES . 331
Pour cela, il faut et il suffit qu'en faisant t = t, dans les équations inte.
grales du sytėme (1 ) ,
( 13) Pc = f (1,91 .

In , PA Pni ,
Q. = q (t, q In , PA · Pn) ,

on ait P = P , Q, = 9 , égalités faciles à réaliser en multipliant les équa


tions ( 13) par des facteurs constants convenablement choisis. Ces relations
ayant lieu pour t = t, quand les quantités P , Q, sont constantes, auront
lieu encore pour t = to quand ces mêmes quantités deviennent variables et
qu'elles satisfont aux équations (3). Pour cette valeur particulière du temps
t , on a donc
dP
dp, = 0 pour toute valeur de i différente de 1,
et
dP
dpi 1 pour i = to

10 .
De même
dg, est nul pour i différent de v, et égal à l'unité pour i = y.
dP. dQ ,
e
Enfin et
dai dpi sont nuls pour loute valeur de i . Donc
dPdQ, DP, 10, + + dP. do dPdQ,
(Pus_0.1 = colorido dg, di dP , dan dgn din
est identiquement nul si p. et v sont différents, car chaque terme du déve
loppement renferme un facteur nul . Mais il en est autrement si y = ' ; car
dP , 10 .
alors le développement contient le terme qui est égal à l'unité, et
dp , dq,
tous les autres termes sont égauxà zéro. On a donc (PH, Qu) = + 1, et par
suite ( Q,, PM) = - 1 , ce qu'on pourrait d'ailleurs reconnaitre directe
n :ent. Ces égalités sont vraies pour t = to; mais, comme la fonction ( , a )
est indépendanle du temps, elles sont vraies pour toute valeur du temps t si
elles sont vérifiées pour l'une d'elles . Grâce à ce choix spécial d'arbitraires ,
le second membre des équations ( 12) se réduit à un seul terme, et ces 2n
équations prennent la forme canonique
[Link] dΩ
( 14) dt
+
(1Q,
d . de
1 dt dl ,
MÉTHODE

qui se déduit des équations (1 ) en y changeant les p , les q et la fonction II


en P , Q et -n .
On aura par conséquent le choix entre la forme ( 12 ) et la forme ( 14 ).

Dans les deux cas , si les dérivées , da de la fonction perturbatrice ont de
2

da .
très petites valeurs, les vilesses dt
des arbitraires variables seront très
petites , et les arbitraires elles-mêmes pourront être développées en series
convergentes.

APPLICATION DE LA MÉTHODE DE JACODI AU PROBLÈME DE LA VARIATION


DES ARBITRAIRES .

175. Les équations canoniques du mouvement, abstraction faite des per.


lui balions, sont
ddu
dt dly
di
dt +
pi

Supposons ces 2n équations intégrées par la méthode de Jacobi. Nous au


rons déterminé une fonction S du temps t, des n coordonnées q et de n
arbitraires Qy , Og...Un , telle que les 2n intégrales des équations ( 1 ) soient
données par les équations
ds
( 2) Pi doi
IS
(3) By
da ,

Pour passer aux équations différentielles du mouvement troublé, il suflit


d'ajouter à la fonction U la fonction des nouvelles forces N, ce qui revient à
remplacer dans les équations ( 1 ) II par 11 – S. En général , ne contient
avec le temps i que les variables q. Mais , dans certaines problèmes, dans
ceux où les mouvements s'effectuent dans un milieu résistant, ou dans celli
où il s'agit d'un mouvement relatif rapporté à des axes doués d'un mouve
ment de rotation , la fonction N peut contenir encore les vitesses p . Nous
ferons cette hypothèse, et les équations du mouvement troublé prendront
la forme
dpi dl dΩ
(4) taqi
dt
dg,
dqi dll de
dt dpi dpi
DE JACOBI. 333

Cela posé, nous regarderons encore les équations (2) et (3) , au nombre
de 2n, comme les intégrales du système des 2n équations (4) , en y consi
dérant les arbitraires a et b comme de nouvelles variables . Cherchons
à quelles équations différentielles ces nouvelles variables doivent satis
faire.
Pour cela différentions et divisons par dt les équations (2 ) et (3) ; ce qui
donne
j =1 n
dpi das dºs_dq; dºs dze
+
(5) dt didy , Edq;dq, ai + Edqari
dq, di
141

j =* han
d's dsdq dus dzy ds.
(6 ) dzdit da dq de +
dada, di
, dt -0.
j =1 it = 1

Dans les 2n équations ainsi formées, et dans celles qu'on en déduira , les
indices i et » sont des indices constants pour une même équation , et va
riables d'une équation à l'autre ; tandis que les indices j et u. sont relatifs
aux sommations indiquées, et reçoivent dans chaque équation toutes les
valeurs entières de 1 à n.
Nous remplacerons dans les équations (5) et (6)6 , les dp et les dq par
dt di
leurs valeurs tirées de (4) , ce qui donnera des équations qu'on peut écrire
de la manière suivante :
das d ዳS du
dll +
dg, dida j=1
dq,dq, dp,
( 7) d da
十 d's de dºs da
+ dq, - dq,dq, dp, + Edgoda,de
j = t

d'S doS dH
dadt + dz,dq; dp;
(8) 各 =三 n
= 0.
dºs de dºs da dß,
-j = 1 da dq,dp; + Σ dzda , di dt

La première ligne de l'équation (7), considérée à part, correspondra à l'hy


pothèse N = 0 avec a= constante, c'est- à -dire à la solution des équations
( 1 ) ; et comme l'équation (2 ) satisfait alors à ces équations, la première
ligne de l'équation (7) forme une égalité qui est identiquement vérifiée. La
seconde ligne forme donc une nouvelle équation, à laquelle les nouvelles va.
riables a doivent satisfaire quand on admet l'action des nouvelles forces N.
334 MÉTHODE
De même l'équation (8) se réduit à une identité quand on y fait n = let
B, = constante ; et par suite la première ligne est identiquement nulle. La
seconde forme une équation, qui définit la variation des arbitraires. On
obtient ainsi les équations
j=n
(9 )
das dan de d's do
Σ dq da, dt dqi + Σ dq,dq, dpj
j = 1
j = 1
dºs da d3, d -S do
(10) EΣ αdada,, αιdt at = 2 da,dq; dp;
dt
j = 1

au nombre de 2n, qui renferment la solution du problème du mouvement


troublé. Il reste à simplifier ces équations : on y parvient par une mé
thode qu'il est utile d'indiquer ici, parce qu'elle est susceptible de nombreu.
ses applications.
En général, si x, y, 2 , ... sont autant de variables indépendantes qu'on
voudra , et A , B, C, ... A', B', C', ... deux groupes de fonctions données de
ces variables, chacun des deux groupes contenant le même nombre de
fonctions, l'équation générale
Aốc + Bàu + Cô: + ... = A ^3 + Boy + C = + ...
dans laquelle 8x, dy, 82 , ... sont des variations arbitraires, entraine les
équations
A = A', B = B', C = C) ,

et réciproquement. Si l'on change de variables, et qu'on exprime X, Y, é,


en fonction de nouvelles variables en nombre égal 5, , 8, ... les di, dr.
82 , ... pourront s'exprimer de même par des fonctions de $5 , 89, 0 ... etle
quation unique
MOE + Non + Pos + ...= M’BE + N'on + Pos + .
que l'on déduit de l'équation proposée, entrainera, comme celle - ci, la serie
d'équations
A = A', B = B', C = C',

Nous considérons dans les équations (9) et ( 10) les « et les q comme da
variables indépendantes, et les quantités ß et p comme des fonctions des !
et des a, déduites des relations (2 ) el (3) ; la diſférentiation donnera ensu
les sp et les 3 en fonction des sq et des de qui resteront arbitraires. Cela
posé, multiplions l'équation (9) par 89, et l'équation (10) par 82,; apri
quoi, nous donnerons à l'indice i les n valeurs qu'il peut avoir, et nous fe
rons de même pour l'indice v ; enfin nous ajouterons les 2n équaticos
ainsi préparées. L'équation finale, où les 8x et dq restent arbitraires,
DE JACOBI . 335

équivaudra aux n équations (9) et aux n équations ( 10) . Or le résultat


peut se mettre sous la forme suivante, en intervertissant l'ordre des som
mations :
AS ds
dt d v = nd daje
y da d3 ,
291 δα, Η Σ öd,
(11) Σ dt Σ
d
ds
da ,
) ]-3
v = nd
ds
dt

j =n
19į 29 ;
de ögot dΩ
ico
Σ 44 , δη, + Σ αα
-Σ1 = 1
29
1 dpi i = 1 v= 1

dx
:)
On retrouve dans cette équation , comme coefficient de 14., la variation
dt
ds de
totale de ou de Bi ; et comme coefficient de la variation totale de
di ' dp,
ds
ou de Pj; l'équation ( 11 ) devient donc :
dq;
vn i =n
dB - d
δα ,
Logit
drΩi oli
Σ dt dt -Σ dai +Σ J = 1

Elle se simplifie encore si l'on remarque que les sommes sont alors sépa
rées les unes des autres, et que les indices H., v, i, j , doivent recevoir chacun
toutes les valeurs entières de 1 àn ; la distinction des indices estdonc sans
aucune utilité, et l'on peut écrire par conséquent l'équation sous la forme

d3
• δα
dt

ou encore , en observant que le second membre n'est autre chose que la va


riation tolate on , et en multipliant par dt,
= n

( 12)
Σ (dan O'Ben– dB, dan) = dt én.
= 1

Cette équation très simple tient lieu des 2n équations ( 9) et (10) , et permet
d'opérer immédiatement le changement de variables. Au lieu de considé
rer N comme une fonction des p et des q , nous pouvons l'exprimer par une
fonction des a et des ß, qui sont liés aux p et aux q par les 2n équations (2)
et (3). Nous aurons alors
dΩ dΩ dΩ ΠΩ
i + da д dan 83, + . + on:
das dast n d32 lßn
336 MÉTHODE
Remplaçons S1 par cette valeur dans l'équation ( 12) , puis égalons les
coefficients des 8B et des da de même indice , nous obtiendrons les 2n équa
tions differentielles de la variation des arbitraires sous la forme cano
nique :
da d22
( 13) dt
d3 dΩ
dt da ,
c'est-à-dire sous une forme analogue à celle des équations ( 1 ) , qui appar
tiennent au mouvement non troublé .

REMARQUE SUR LA MÉTHODE DE JACOBI .

176. La méthode de Jacobi, exposée dans les deux premiers chapitres


de ce livre, suppose l'existence de la fonction des forces U ; en d'autres
termes, elle suppose que la somme (X8x + Yxy + 283 + ... ) est une
différentielle exacte, le temps t étant regardé dans cette fonction comme
une constante .
Les autres méthodes, celle de Lagrange par exemple, emploient les
du
notations su, dz' du
dy ' mais sans supposer nécessairement l'exis
tence d'une fonction U. Car alors SU représente simplement la somme .
dU
(X8x + Y8y + ...), et dr le coefficient X de la variation or daus
cette même somme. C'est seulement quand on pose l'équation aux diffe
rences partielles en S que l'on voit intervenir esplicitement la fonction L,
dégagée de tout signe de dérivation ou de variation .
Mais on doit remarquer que la méthode de Jacobi , pas plus que celle de
Lagrange, ne suppose l'existence analytique de la fonction N ; car cette fonc
tion entre seulement sous les signes de la variation 81, ou des dérivations
dΩ dΩ
partielles
da'ds; et ces symboles sont susceptibles d'une interprétatio .
2

semblable , déduite de l'identité


dΩ a12 dΩ de
δΩ dast
dag dag bag + +
0,34
ößet d3 0,3 , t ...
2
DE JACOBI . 337

SOLUTION APPROXIMATIVE DU PROBLÈME DU MOUVEMENT TROUBLÉ.

177. Les équations exactes du mouvement des planètes autour du soleil,


ou des satellites autour de la planète principale, sont
dr dΩ

=
fux
+
.
die da
dday + fuy de
2

di² dy
d ፡፡ fuz dΩ
+
d12 da

On commencera par négliger la fonction perturbatrice, N, ce qui réduit les


équations aux termes correspondants au mouvement elliptique :
d”. fux
de? + po 0,

ddy fuy
di ?
+ 0,
:
+
luz - 0.
dis

Nous connaissons (S 142) la solution de ce problème ; elle consiste à ex


primer x, y , z en fonction du temps t et de six constantes , soit les con
stantes canoniques fournies par la méthode de Jacobi, soit les constantes
usuelles qui se déduisent des premières, et qui sont la longitude du næud ,
l'inclinaison de l'orbite, la longitude du périhélie, le grand axe , l'excentri
cité et enfin la longitude de l'époque.
Pour chacun des corps du système planétaire, on pourra déterminer ces
six arbitraires, qui restent constantes tant que le mouvement n'est pas
troublé, mais qui deviennent variables dès qu'on veut tenir compte des per
turbations.
La plupart du temps, la fonction perturbatrice N est très petite , et peut
se mettre sous la forme es', e étant un nombre très petit , et Ny une fonc
lion qui ne croit pas indéfiniment. Lorsqu'il est permis de négliger les
termes qui contiennent en facteur e , auquel cas on dit qu'on néglige le
carré des forces perturbatrices, l'approximation du mouvement trouble se
fait avec une très grande facilité. Supposons que l'on ait employé des arbi
traires quelconques ; les variations de ces arbitraires seront données par des
équations de la forme
da, dΩ de de
di = (24 ) Qa) dan + (249 &g) dag + lang an) da
V. - MÉC , COLLIGNON . 22
338 MÉTHODE
dΩ dΩ
Les fonctions seront de l'ordre de grandeur du facteur e.
da , dag'
Quant aux arbitraires a , elles se réduisent à une partie constante a ' quand
N = 0) ; donc on peut les regarder comme égales à cette partie constante z',
augmentée d'une partie variable da?, de l'ordre de grandeur de e. La vitesse
da dSa .
it de l'arbitraire , se réduit donc à 1, qui est elle - même de l'ordre
dt dt

de e. De même les fonctions (2 , 2 ) peuvent s'exprimer par la fonction


Values a ») des parties constantes, augmentée d'une partie variable de l'ordre

de grandeur de € ; dans le produit lamo ay) dx i on pourra négliger cette

correction du coefficient qui , multipliée par serait de l'ordre de c*. On
dx ,'
trouvera donc la variation de l'arbitraire a, par l'équation
dôxu de dΩ dΩ
dt (auga's) dan + ( ' , ' s) dag ot + (ore in,a'n) dan '
dans laquelle le coefficient de chaque terme est réduit à sa parlie constante,
et enfin on en tirera

od = Sa { (a* , ) dan
v= 1
.

expression qui a un sens parfaitement défini, dès que la fonction est es


primée en fonction du temps t et des arbitraires ., réduites toutes ,
pour cette première approximation , à leurs valeurs moyennes a'. La
méthode consiste à admettre que, pendant un certain intervalle de temps,
les corps troublants et le corps troublé suivent rigoureusement les lois de
leur mouvement elliptique, et à en déduire d'une manière approchée les
variations des éléments elliptiques relatifs au corps trouble seul.

DÉVELOPPEMENT DE LA MÉTHODE DE JACOBI EN TENANT COMPTE DE LA VARIATION


DES ARBITRAIRES .

178. L'intégration des équations du mouvement elliptique, par la

méthode de Jacobi , introduit dans le calcul six constantes canoniques, dis


tribuées en deux groupes de trois chacun , savoir les constantes H , G et C, qui
correspondent aux a de la théorie générale , et les constantes h , g, c, qui
correspondent aux B. Ces quantités restent constantes tant qu'il s'agit du
mouvement elliptique ; elles deviennent variables quand on passe au mou
vement troublé, ou qu’on tient compte de la fonction perturbatrice n. Les
DE JACOBI. 339

variations des arbitraires sont définies par le groupe de six équations cano
niques :
dH dΩ dG da AC dΩ
>

dl dh dt de dc
(1) dΩ dΩ dc dΩ
dh dg
-
=

-
=
>
di dll dt dG de NC
II
qu'on peut écrire d'une autre manière, sous forme symbolique ($ 175),
(2) dheh - dhờH + dGåg – dgôG + dCcc — dcôC = dton .
Dans ces équations, est exprimée en fonction des coordonnées de la
planéte dont on étudie le mouvement, et des coordonnées de toutes les
autres planètes qui altèrent le mouvement de la première ; les coordonnées
de la planète s'expriment en fonction du temps et des éléments elliptiques ,
soit des éléments canoniques, soit des éléments usuels, par des formules
où le temps n'entre jamais en dehors des signes sinus et cosinus. La fonc
tion N ne contient donc que des termes périodiques. Mais nous allons voir
qu'il n'en est pas de même de toutes ses dérivées partielles. Le temps
n'entre dans les équations du mouvement ellip! ique que joint à la con
do dΩ dΩ dΩ
stante c, dans l'équation dc = t + c. Les dérivées partielles dhi' dh ' G'
da
dg s'obtiendront sans faire sortir le temps t des signes trigonométriques ,
de sorte que ces dérivées partielles restent encore périodiques . Pour élu
dier à ce point de vue la forme des deux dernières dérivées partielles, chan
geons de variables, et posons l = n (t + c) , n représentant le moyen mou
vement ( -20 ) et l l'anomalie moyenne de la planète ; cette transforma
fit
tion nous permet de remplacer par une lettre unique la somme t + c du
temps et de la variable c. Au système des arbitraires
H , h , G , 9, C, C,
nous substituons donc le système
II , h , G , g, C , 1 .
Cela posé, prenons les dérivées de 1 par rapport à c d'abord, puis par rap
port à C ; nous aurons
dΩ de dl dΩ
dc di dc di Xu ,

des
de sorte que dc ne contient pas non plus le temps en dehors des signes
340 MÉTIIODE
dne
sinus et cosinus. Mais il en est autrement de dC Observons en eſſet quen
exprimée dans le nouveau système de variables contient C explicilement
d'abord, et implicitement dans l. Désignons par des parenthèses les déri
vées prises dans ce nouveau système ; il viendra
dΩ dΩ di

Mais
dC (da) + ( a)
dC di ac

(-20)
ܽ‫ܕ‬
l = nlt + c) (1 + c).
fu
Donc
dl 31– 20)$(1 + + c0),,
=

dc M
et enſin
de da
31—2018 (-a) (4 +0) dl

de sorte que dans l'une des équations ( 1 ) , la dernière, le temps figure en


dehors des signes sinus et cosinus, ce que les astronomes expriment en
disant qu'il figure en arc de cercle. De là un inconvénient grave au point
de vue des approximations. On peut, il est vrai , éviter cet inconvénient en
substituant l'arbitraire là l'arbitraire canonique c. Mais la substitution laisse
encore subsister une difticulté. Remplaçons dans l'équation symbolique (2)
les arbitrairesCet c par les nouvelles arbitraires C el l. Pour cela différen
tions par la caractéristique d, c'est-à-dire en faisant varier le temps t, puis
par la caractéristique d, c'est-à-dire sans faire varier le temps, l'équation
(3) l = n (t + c ),
qui lie la nouvelle variable aux anciennes : il vient
dl = dn ( 1 + c) + n (dt + dc) ,
(4)
{ öl = on (t + c ) + něc.
On a d'ailleurs, puisque n est fonction de C seul,
dn = dC ,
IC
( 5)
dul
en = &C .
c)
Multipliant la première des équations (4) par $C, la seconde par dC, et re
tranchant, puis observant que le premier terme du second membre se
réduit identiquement à zéro en vertu des équations (5) , il vient
(6 ) dlac öldC = n (dtòC + dcoC dCec).
DE JACOBI, 341

Donc
dCic - dcôC = 1 {aCal — (dl — ndt) dC ),
n

et substituant dans (2) , on obtient l'équation transformée


1
dHch – dhồH + dGeg - dgoG + - (dCol — (dl — ndl) 8C] = dt: .
n

Cette équation représente à la fois les quatre premières équations (1 ), et à la


place des deux dernières , les équations
ас de
di di '
di dΩ
.

di do
dl
Le temps ne sort plus alors des signes sinus et cosinus, mais la vitesse di
n'est plus de l'ordre de petitesse des forces perturbatrices, puisqu'elle con
tient un terme n , indépendant des dérivées partielles de la fonction n.
179. On peut employer deux procédés pour tourner cette difficulté.
Le premier consiste à poser
de
(9 ) di
et

( 10) l= p + %
en appelant p et y deux nouvelles variables . On en déduit en effet
dl de der
đi dt + dt = n + di

et substituant dans la seconde des équations (8), on obtient à la place de


cette équation
der no

( 11 ) dt C '

sans terme indépendant des forces perturbatrices.


La variable y étant définie par celte équation , il reste à trouver e par
l'équation (9 ) . Or de l'équation
n =
(-20 )
fu

on tire, en différentiant et en ayant égard à la première des équations ; ' ) ,


dn -34—2C) dC 3n V = 20 do
dt fr dt fie dl .
342 MÉTHODE
L'équation (9) nous donnant
dn d ኝ?
dt de :

p sera déterminé par la double quadrature de l'équation différentielle du


second ordre
d d²e 3n
- 20 da
(12) ce dl

180. Une autre méthode, due à Delaunay, consiste à remplacer les ar


bitraires canoniques conjuguées C et c par deux nouvelles arbitraires,
L et l, également conjuguées. L'arbitraire l a déjà été définie . Pour l'arbi
traire L, Delaunay pose
fe
V- 20

On en déduit, en différentiant par d, puis par 8,


fe dC
dl = dC =
n
(~ 2C)
СС
oL =

et la substitution dans (7) de dC = nde et $ C = n8L nous donne


( 14 ) allèh — dhờH + dGög – dg8G + (dLol – dlöL)
dt( - GC) : dlóQ',
1

en posant encore

115) d' = n - C = a +
2L ?

Ce changement de variables , et l'alteration correspondante de la fonction


perturbatrice, ramènent donc les équations du mouvement à la forme cano
nique, sans faire paraitre le temps en dehors des signes trigonométriques.
La première inéthode est généralement suivie pour l'étude analytique du
mouvement des planètes. La seconde réussit dans la théorie du mouvement
de la lune, problème qui présente des difficultés particulières, à cause de
la grandeur de la masse du corps troublant, le soleil.
DE JACOBI . 343

SUITE DO CALCUL DANS LE CAS DU MOUVEMENT D'UNE PLANÈTE .

181. Nous supposerons ici qu'il s'agisse du mouvement d'une planete,


et nous prendrons pour équations de la variation des arbitraires le
groupe G. dΩ dC de
dll de dG
n
dl dh dt dg de dy
(1 ) dh dΩ dg Il dΩ dy n

di dc

ll
dhe dH dt | dG

A ce groupe joignons les deux équations


et de n.
( 2) l = n (t + c) = pty dt

On ne conservera pas dans la suite du calcul les arbitraires canoniques


H, h, G, g, C , ... mais on y introduira les arbitraires usuelles, qui sont ex
primables en fonction des premières. Nous en rappellerons ici le tableau.
Soit XOY le plan fixe ou plan de l'écliptique; zl
0X la droite fire, dirigée vers l'équinoxe de с

printemps ; NR le plan de l'orbite ; les arbi


traires usuelles seront :
1 ° La longitude du næud ascendant, 8 = AON ; R

0
l'angle 0 varie de 0 à 27, dans le sens de OX B Y

vers Oy. R'

2° L'inclinaison de l'orbite , , est l'angle N


RNR '.
3. La longitude du perihélie, a, est la somme Fig . 97.

des angles AON + NOP , et définitl'orientation de la trajectoire dans son plan ;


4. L'excentricité de l'orbite, e , détermine la forme de l'orbite ;
5° Le demi grand axe, a , en détermine la grandeur.
6° Enfin l'époque, e, c'est-à-dire la longitude moyenne de l'époque, est la
valeur de la longitude moyenne de la planète pour t = 0. Ces six arbitraires
sont liées aux arbitraires canoniques par les équations :
0 = h,
H
cos
G'
w = h + g,
( 3) 2CG
e = 1 +

a =
fe
2C

= yto = yth + ;
344 MOUVEMENT DE TRANSLATION
et inversement on aurait, en exprimant les arbitraires canoniques en fonc
tion des arbitraires usuelles :
h = 0,
9 = 0-0,

C=
( 4) 2a '

G = Vfuaſi c ),
H = cose Vipa (1 – 0 ),
7

A ces équations on joint encore les deux suivantes qui définissent le moyen
mouvemnent n , et la durée T de la révolution :
1

( 5) (-20) uT = 27 .
fu

Nous avons enfin , en vertu de la troisième loi de Kepler,


(6) nºa = fu ,

équation qui nous permettra de ramener à la première puissance le fac


teur de dans toutes les équations qui suivront.
Différentions les équations (3), puis remplaçons dans les équations ré
sultantes les éléments canoniques par leurs valeurs en fonction des élé
ments usuels, déduites des équations (4) . Il viendra le groupe
do = dh,
na cos ? na
d? dG du ,
fuvi – e sin fuvi - e sinq
do = dh + dg,
(7 ) a (1 — e ) dC navi - e dG,
de
fue fue
2aº
da dc,

de = dy + dh + dg.

Ces équations nous serviront à former les valeurs des dérivées partielles
du de
dh ' dH figurant dans les équations ( 1 ) , en fonction des éléments
1

usuels. On a en effet, par exemple, l'identité


dΩ del do de \ dos 1

dh ) an (二 d)á + 1da )
(dodh + dodh 1

les dérivées entre parenthèses étant celles qui correspondent aux nouvelles
D'UNE PLANÈTE. 345
variables . Substituant les valeurs des différentielles données par ( 7 ) , on a
d9 do do de da d:
1, = 0, 1, 0, 0, 1.
dh dh dh dh dh dh
Donc enfin
dΩ dΩ dΩ
do + do +
dh d:

On forme ainsi le tableau suivant :


d22 dΩ de dΩ
dh ( ) Contoh
do do ( ,
+ + d:
de2 па de
dll (!
d.
fu vi - e sino
dΩ dΩ
dg de
(8) dΩ паут c e* // do
--

na cos ?
=

+
dG
dΩ dΩ
fue de
fu vi - e? sin () 9

dy de )
de 2a" / do a ( 1 — c^) (do2
+ de
dC le (da fue
Divisons ensuite par dt les six équations .( 7), remplaçons les rapports
dh dh de d12
dl dt'
par leurs valeurs données par les équations ( 1 ) ,
ddil ' dh
puis substituons à ces dérivées partielles leurs valeurs en fonction des nou
selles dérivées, fournies par les relations (7) . On obtient en définitive le
tableau (9) , où le changement de variables est entièrement opéré :
do na del
dt
fue V1 – et sin ( d ? ).
de na dΩ
dt do
fu V1 – e sin
na ( 1 - cos )
dz
fuvi – e sinq
do navi e da na (1 — coso) dΩ
=

(9)
dt fue de
+
fu VI – e sin ? 1d ).
de navī e / do na (1 — eº) – navi e de
dt fue dos (1 ),
d :
li

fue
da 2aºn de
dt fil d:
di navi - p - na (1 — e ) (d9
dt fue ( de )
2na " na (1 coso)
fu da
fie V1 e sing do (
548 MOUVEMENT DE TRANSLATION
Pour faire usage de ces équations, on remplacera la fonction n par la valear

Ω = IΣ mito,.,
somme dans laquelle m, est la masse d'une des planėles troublantes, et
Routla fonction
xx, + yy; +34
Ro, Po, i

qui dépend des positions relatives de la planète troublante par rapport au


soleil et à la planèle troublée. Pour simplifier, on peut se borner à consi
dérer un seul corps troublant, celui qui a le numéro 1 , par exemple, les
autres pouvant être sous- entendus dans les sommes. Alors les équations (0 ;
dans lesquelles on remplace n par fm , Roy , deviennent, en omeltant les
parenthèses, devenues inutiles :
do na dRo.1
dt d?
VI - es sin
dy na m , dro,
dt do
V1 - esin
na tang dRo4 dho
my
do
+
de -)
do en my dro, na tang. ? dRe.
na mi
dt de
VI - elle do
( 10)
dRo. dlhor
de na Tema nae
=
-

dt с р do d :
1 + 11
da ma dR0,1
dt
= 2aạn x de
.

ds dlo,
2a'n
dt da

dRO,1 na tang dRQL


+
naevī - e m m , .
de Vi da
1 + 11 - e e u

A ce tableau il faut joindre la seconde des équations (2), qui, différeutice.


devient
dap dn
di ? de
Or l'équation (6) nous donne
3n
dn da.
2a
D'UNE PLANÈTE. 347

Donc
dn 3n da
=
-
0,1
3an? ዝ፡
dt 24 de de

Les six équations ( 10 ) et l'équation (11 ) ne contiennent plus f et renferment


toutes le rapport me

. Si ce rapport est très petit , ce qui arrive dans la
théorie des planètes, et si l'on se borne pour l'intégration aux termes con
lenant les premières puissances des rapports , l'intégration ne présente
aucune difficulté.
182. Lorsqu'on substitue dans Ro., les valeurs des coordonnées en fonc
tion des longitudes moyennes des planétes, la fonction Ro,, se développe en
une série de la forme
R0, 1 = A + Bcos(el+ il + b'),
A étant un terme qui dépend seulement des éléments elliptiques de la pla
nėte , B et b des constantes, I et l' les longitudes moyennes, nt + e et
n't té , des deux planètes, et i et i deux nombres positifs, qui peuvent être
nuls, et qui prennent toutes les valeurs entières de 0 à l'infini. La varia
tion d'une arbitraire quelconque , a , sera donnée de même par une
équation de la forme
da
dt = &' + D'cos(il + il + b'),
A' , B' et b' étant d'autres constantes, et i et i' recevant encore toutes les va
leurs entières et positives de 0 à co .
Réduisons dans cette expression tous les éléments elliptiques à leur partie
constante ; A ' deviendra une constante, et l'intégration donnera
a = (a) + A ' + S L B'cos (il+ i' + b ) dt,
en appelant (@) la valeur constante qu'aurait a dans le mouvement non
troublé. Or soit n le moyen mouvement et l la longitude moyenne de la
planète dont on étudie le mouvement, n' le moyen mouvement et l' la
longitude moyenne de l'autre planète ; on aura
sin (il + i'll +64)
ſ coscostil+
(il + i'l' + b') dt in + i'n'

en observant qu'on a identiquement dl = ndt et dl'= n'dt. Ilonc

B'
a = (a) + A' + in ti n sin (il till + Wi .
348 MOUVEMENT DE TRANSLATION

La correction de la valeur elliptique («) comprend donc des termes de


diverses natures : l'un A't, qui croît proportionnellement au temps, consti
tue l'inégalité séculaire de l'élément & ; les autres contiennent implicite
ment le temps , mais sous les signes trigonométriques, et chacun constitue
pour l'arbitraire a une inégalité périodique dépendant de la configuration
des planètes .
Ces expressions doivent être convenablement interprétées. Une inégalité
séculaire est celle qui dépend des éléments elliptiques de la planèle ; elle
semble croître indéfiniment avec le temps, mais cette augmentation inde
finie peut n'être qu'apparente ; en effet, le terme A't peut être le premier
terme d'une série , et la substitution de A't à cette série peut entrainer une
erreur, qui grandit de plus en plus à mesure que le temps t s'accroit. C'est ce
qui arriverail, par exemple, si la formule rigoureuse renſermait sin A't à la
A'S 13
place de A't, premier terme de la série A't 1x ? X3
Ainsi

les inégalités dites séculaires peuvent être périodiques, et il en est notam


ment ainsi pour des inclinaisons et des excentricités. Par contre, une iné
galité périodique peut avoir une très longue période ; cela arrive aux termes
du développement pour lesquels le dénominaleur in + i'n' est très petit en
valeur absolue .

INVARIABILITÉ DES GRANDS AXES ET DES MOYENS MOUVEMENTS .

183. Les variations du grand axe et du moyen mouvement sont définies


par la cinquième des équations (10) et par l'équation ( 11 ) :
da my dR0.1
dt
= 2a’n x
de
dn
3an my
dRO,
dt A de

Dans ces équations, il n'entre que la dérivée de la fonction Rore par rap
port à l'époque • ; mais e n'entre que dans la longitude moyenne I, et
ne figure pas dans le terme A de la valeur de Rod ; on aura donc, en déri
vant par rapport à é une équation de la forme :
d10,4
da iB sin (il+ ill + a),
dl
en observant que l = nt + 6, ce qui donne de
- 1.
Donc
da
Pa'n iB );
11

at
D'UNE PLANÈTE. 349
d'où l'on déduit en intégrant ,

a = (a) + 2an i Lin in cos(il + i'll +a).


On aurait de même
iB
n = (n) — 3an ". in tin cos (il + i'll + «).
Les éléments a et n ne diffèrent donc de leurs valeurs moyennes (a) et (n) que
de quantités périodiques . Abstraction faite de cette correction , qui tantot
s'ajoute, tantôt se retranche, le grand axe et le moyen mouvement res
tent constants . Tel est le théorème de Laplace, élabli en n'admettant dans les
équations du mouvement que les termes du premier degré par rapport aux
masses perturbatrices ; ce théorème, d'une iinportance capitale au point
de vue de la stabilité du système solaire, subsiste encore , ainsi que Poisson
l'a fait voir, quand on pousse l'approximation jusqu'aux termes du second
degré.
Il semble que l'accélération du moyen mouvement de la lune soit en con
tradiction avec le théorème de Laplace sur l'invariabilité des moyens mou
vements . Cette contradiction n'est qu'apparente. En. réalité, le moyen
mouvement de la lune est invariable , abstraction faile des oscillations
périodiques qu'il subit ; mais l'époque, i, est affectée de plusieurs inégalités
séculaires, de sorte que si l'on appelle l la longitude de la lune, de
pouillée de tous les termes contenant le temps sous les signes sinus et co
sinus, on aura pour cette quantité une équation de la forme
l = nt tot at + Blº,
at et Bl* étant les deux inégalités principales qui s'ajoutent au terme e.
Au lieu d'écrire ainsi cette équation, on a l'habitude de la ramener à la
forme
1 = Ni +6,
en faisant
N = ntat 31 ,

el en laissant l'époque constante. On considère alors le facteur N comme le


moyen mouvement, et on voit qu'il renferme une inégalité séculaire, ßt .
C'est à ce terme qu'on donne le nom d'équation séculaire de la lune. 11
varie du reste avec une extrême lenteur, environ 11 secondes par siècle.
Laplace a fait voir que ce phénomène était lié à la diminution progres
sire de l'excentricité de l'orbite terrestre. Depuis, Delaunay a reconnu dans
le ralentissement du mouvement de rotation propre de la terre une se
conde cause qui contribue à altérer d'une manière apparente ce moyen
mouvement N.
CHAPITRE IV

DÉVELOPPEMENTS EN SÉRIE

GÉNÉRALITÉS.

184. Lorsqu'une fonction f (z) d'une variable % , réelle ou imaginaire,


reste continue pour toutes les valeurs de z dont le module ne dépasse pas
une limite R donnée, celte fonction est développable en série convergente, or
donnée suivant les exposants entiers croissants de z. Le développement est
fourni par la série de Mac - Laurin . Ce théorème a été démontré par Cau
chy, qui l'a rattaché à la théorie des intégrales définies prises entre des
limites imaginaires.
M. le commandant Laurent l'a généralisé sous cette forme :
Lorsqu'une fonction f (3) d'une variable z, réelle ou imaginaire, reste con
tinue pour toutes les valeurs de z dont le module est compris entre deus
limites données Ro el R, la fonction est développable suivant une double série
convergente, ordonnée suivant les exposants entiers, positifs et négatifs, de
la variable .
Ainsi, dans le premier cas , si la fonction reste finie et continue pour
toutes les valeurs de z satisfaisant à l'inégalité mod (3) < R , la fonction ( 3)
sera développable en série convergente par la formule

f(3) = f 0) + (0)3 + 1 "O) + [Link]" 0)+ .....


Dans le second, si la continuité de la fonction n'est assurée qu'entre
les modules Ro et R , le développement comprendra les deux séries, à es
posants positifs et négatifs
f(3) = A + A ,: + A, 3 + Az 1 +
1
+ B + B, + B3 +
GÉNÉRALITÉS. 351

Ce dernier développement , qui comprend le premier comme cas parti


culier lorsque Ro= 0, trouve son application dans une foule de problèmes
de la mécanique céleste.
185. Nous en donnerons un exemple simple.
On a vu plus haut que l'anomalie moyenne Ś s'exprime en fonction de
l'anomalie excentrique u par l'équation de Kepler

$ = u- e sinu,

dans laquelle e désigne l'excentricité de l'orbite.


On peut rattacher ces deux variables 6 et u , à deux autres variables z
et s, en posant les équations
z = 65V = T
ct
8
= : = 1,

le nombre : désignant ici la base des logarithmes népériens. On n'emploie


pas la lettre e pour représenter cette base, pour qu'il n'y ait pas de con
fasion possible avec l'excentricité
A la relation entre u et nous pouvons substituer une relation équiva
lente entre z et s.
Observons que, si s = se = 1, s est égal à cos u + V = 1 sin u, et par
conséquent
- = COS U --V 1 sinu = - « VET

1
Si donc nous formons la demi-différence
pour résultat
( - ), , nous obtiendrons

( -5) = v = Tsin
et

esinuv = 1 = ;( - )
Multiplions par V - 1 l'équation u e sin u = %, et élevons e à la puis
sance dont l'exposant est &V — [Link] viendra

( – e sin u) V - 1 = & # V = 1 X 8 - e sinu y'= 1 = 857 - i,


352 GÉNÉRALITÉS .
uvi
c'est -à-dire, en remplaçant : ۲۷
-1
par % , & par s, et e - & sin v par

, -(- 1 ), la relation
(1 ) 3 = 8X : - ( -:).
186. Cela posé , en verlu d'un théorèmé du commandant Laurent, si deur
variables z et s sont liées par une équation f (s) = , et que la fonctionſ
soit continue pour toute valeur de s ; si de plus on sail que, pour toute va.
leur de z dont le module soit compris entre deux limites données Ro et R,
l'équation f ( s ) = x n'a pas de racines multiples, on pourra toujours
trouver une fonction « (z) telle, que l'on ait

s = $ (3) ,

ce qui revient à résoudre l'équation donnée par rapport à s, et cette fonc


tion « sera continue tant que le module de z sera compris entre les
limites R , et R ; de sorte que cette fonction ( ) est développable en
double série convergente. Si la première équation donne z = :, pour
8 = 80, , étant compris entre les limites R. et R, la seconde équation
donnera s = s, quand on y fera z = io.
Plus généralement, toute fonction continue F (s) sera une fonction con .
tinue de z pour toute valeur dont le module soit compris entre Ro et R ,
et est, par suite, développable en double série à exposants entiers, positifs
et négatifs .
Cette théorie s'applique à l'équation ( 1 ) , et conduit à reconnaitre la
possibilité du développement en série convergente de s en fonction de :,
ou de u en fonction de G.
Remarquons d'abord que & et u s'annulent ensemble, et que les varia
bles imaginaires z et s prennent ensemble, pour ces valeurs des variables
réelles, la valeur 1 .
Cherchons les limites entre lesquelles l'équation ( 1 ) n'a pas de racines
multiples.
Il suffit pour cela d’égaler à zéro la dérivée du second membre de
l'équation ( 1), dérivée qu'on prend facilement à l'aide des logarithmes.
Il vient, en effet, en prenant le logarithme du second membre,

160)— ; (5-- :)
dont la dérivée est
NI

S
- (1 + 5) .
DÉVELOPPEMENTS EN SÉRIE. 353
Les racines égales de l'équation (1 ) , résolue par rapport à s, s'obtien
dront donc en égalant cette dernière fonction à 0 ; ce qui donne
1 e 1
8 2 1+ = 0,

ou bien , en multipliant par 8 ,


1 2
8+

1 2
Sous celte forme, on voit que s et dont la somme est égale à et le

produit à l'unité , sont les racines de l'équation du second degré

(2) gue--5 + 1 = 0,
e

qui donne pour les deux racines

1
1 EV 1 - 27
1
Substituons ces deux valeurs de s dans l'équation (1 ) ; on en déduira les
valeurs correspondantes de x, savoir

1 + V1– 2*,-V1
e

vi
‫زينة‬ e
* +VI 6
ce sont les seules valeurs de la variable z qui puissent faire acquérir à
l'équation (1 ) des racines égales .
L'excentricité e est, pour toutes les planètes, un nombre moindre que
l'unité. Donc Z, et zą sont tous deux réels et positifs. Leur produit est
égal à l'unité ; donc l'un est < 1 et l'autre > 1 ; et par conséquent la va
leur z = 1 , pour laquelle on a aussi s = 1 , est comprise dans l'intervalle
des limites qui font acquérir à l'équation ( 1 ) des racines égales.
On déduit du théorème de Laurent que, non seulement s, mais en
core toute fonction continue de s, est développable suivant une double
série convergente, ordonnée suivant les exposants entiers, positifs ou né
gatifs, de z. Mais s et z tiennent la place des exponentielles imaginaires
CV - i
v =1 et e qui sont équivalentes à des fonctions de sinus et de
cosinus de u et G. On voit par là que l'on pourra développer en série con
vergente, en fonction de 5, non seulement la variable u, mais encore
v . - MÉC . COLLIGNON . 23
354 DÉVELOPPEMENTS EN SÉRIE.
toute fonction continue de cette variable. Nous donnerons le dévelop
pement de u en fonction de 6 plus loin.
187. Prenons comme second exemple la fonction perlurbatrice
1 ux, + yº, +351 ,
0,1
PO,

où po, représente la distance Vic - x )2+ (y - y ,)* + (3-3 ) .


Les coordonnées x, y, z du corps troublé sont exprimables par des fonc.
tions linéaires de cos u et sin u, u'étant l'anomalie excentrique du corps
troublé.
De même les coordonnées x4 , 91 , 2, du corps troublant sont exprimables
par des fonctions linéaires de cos u, et sin ug , u, étant l'anomalie excen
trique du corps troublant.
Ces fonctions de cos u, sin u, cos , sin Uy sont développables en sé
ries convergentes, dont les termes sont d'autres séries, procédant sui
7-1
vant les exposants entiers, positifs ou négatifs, des exponentielles e5
ete5 V - 1, 5 et 6, désignant les anomalies moyennes. Le résultat final du
développement Ro,e sera donc une somme de termes, dont le terme gė.
néral est

He150=1X24Ww =1 =1 [cos (i5 + 25 + v = 1 sin (i5 +15 )


Dans la somme, les imaginaires doivent se détruire , et il ne doit rester
qu'un ensemble de termes réels. On remplace ensuite les anomalies
moyennes par leurs valeurs en fonction des longitudes , et on obtient ainsi
la forme définitive du développement déjà donné au § 182. Le calcul est
long et présente de graves difficultés.
Dans la théorie de la Lune, on n'admet en général que trois corps, la
Terre comme corps principal, la Lune comme corps troublé, et le Soleil
comme corps troublant. La distance de la Lune à la Terre est très petite par
rapport à la distance du Soleil à la Terre : elle n'en est que la 400e partie.
Aussi la fonction Ro,1 peut-elle être développée en une série très conver
gente, ordonnée suivant les puissances du rapport des rayons vecteurs.
Ce rapport étant très petit, la série converge très rapidement, et quelques
termes suſfisent pour donner une grande approximation .
Au contraire, quand il s'agit de la théorie de la Terre, si l'on fait in
tervenir les perturbations produites par certaines planètes, Vénus par
exemple, le rapport des distances au Soleil , qui est alors le corps princi
pal , peut acquérir de grandes valeurs , et le développement en série or
donnée suivant les puissances du rapport des rayons vecteurs n'a pas une
convergence assez rapide .
DÉVELOPPEMENT DE LA FONCTION PERTURBATRICE. 355

DÉVELOPPEMENT EN SÉRIE DE LA FONCTION PERTURBATRICE .

188. La fonction ( = mi Rovi, qu'on a délinie au $ 172, renferme


autant de termes qu'il y a de corps troublants. Occupons-nous en parti
culier du terme qui correspond à celui des corps troublants qui porte le
nº 1 , et cherchons à développer en série la fonction
Bol 1
xxy + yy, +
V (x - x ) + (y - 4,) + (:
+ ,
qui entre dans ce terme.
Soit M le corps dont on étudie le mouve
ment ; 21
O le corps principal, auquel on rapporte M Pos Mi

le mouvement ;
OX , OY , OZ , trois axes de directions con
stantes, menés par ce point;
M , le corps troublant ;
r = OM la distance du corps M au corps
principal ;
ri = OM, la distance du corps troublant Fig . 98 .
au même corps 0 ;
p0,1 = MM, la distance des deux corps M et Mg.
On aura
Via + (y — Yo ' + 1ö = Po.1

Mais dans le triangle MOM ,, si l'on appelle o le cosinus de l'angle en 0 ,


on a aussi
Pol = V7 — 277,5 t *.
D'ailleurs , o est donné par la somme des produits des cosinus directeurs
des droites OM, OM, , et par conséquent
XX , + yy , +371
17 ,

16
équation qui permet de remplacer M.1 , +94 + ** 10
par
.

On a donc
1 1
Ro,
Vp* – 2,775 +
356 DÉVELOPPEMENT EN SÉRIE
On peut faire deux hypothèses sur la grandeur relative de r et de r,.
1
Nous supposerons d'abord r < " , et nous ferons- -t , t étant une nou.

velle variable qui sera comprise entre 0 et 1. Le premier terme de Ro.. de


vient alors
1 1 1

Vr - 217,5 + r 1 - 261+ +
1
et le problème est ramené à développer en série la fraction
V1 — 20t + f
On y parvient aisément en remarquant que la fonction
1

V1 - 21x + 1

peut être considérée comme la dérivée par rapport à x d'une fonction :,


liée à x par l'équation
1 - Vi - tr + t .

En effet, si on en prend la dérivée par rapport à x, t étant regardée


comme une constante, on aura

ds 1
( 2) dx
1- 2tr + tỏ

Mais il faut observer que le radical peut être pris avec le signe + ou le
signe -. Si l'on prend le signe + , on z indéterminé pour t = 0, et si
l'on prend le signe -, l'équation ( 1 ) fait infini. Si l'on fait disparaitre
le radical de l'équation (1 ) , il vient , en élevant au carré,
(t: -1) = 1-2x +1,
ou bien
1939 — 21: + 1 = 1— 21x + t,

ou enfin , en exprimant z en fonction de x, t et ,

( 3) =x + 1
(42 ).
Sous cette forme, on voit que pour t = 0 on a x = x, ce qui est la vraie
valeur de z à déduire de l'équation (1 ) , quand on y fait t égal à 0. Cela
suppose que le radical y soit pris avec sa détermination positive. Nous
DE LA FONCTION PERTURBATRICE . 357

aurons en vue dans le développement la racine qui devient égale à x pour


t = 0.
L'équation ( 3) rentre dans la classe générale des équations
z = x + 11(3)

à laquelle s'applique le développement par la série de Lagrange. Si ce dé


veloppement est opéré, il suffira d'en prendre la dérivée par rapport à x
pour avoir le développement de la fonction (2).
Les séries obtenues seront convergentes toutes les deux , si i ne reçoit
que des valeurs réelles ou imaginaires, dont le module soit moindre que
le plus petit module qui fasse acquérir à l'équation ( 1 ) des racines égales.
189. La série de Lagrange consiste dans l'égalité

:=z +in + at ( ) + dn - 1
( -) +....
+ 1.2 . ..u dxn -i
( )" +
Faisons l'application de cette formule au cas particulier de l'équation (3),
où l'on a

13)= ****
Il vient

(6) := z1 (4 ) -614 ) +102


In dn - 1
) + ...
( *++)* + ....
1.2 ... 4 dr - 1

La série (4) sera convergente, pourvu que le module de t soit inférieur


au plus petit module qui donne des racines égales à l'équation (1 ) ou (3).
Or les racines égales de l'équation ( 1 ) correspondent au cas où le radical
1 - rlx + 1* est nul, ce qui conduit aux racines
t =1V1 - V - 1.

Ces racines sont imaginaires. En effet, dans notre calcul , x remplace la


quantité o, qui est le cosinus d'un arc nécessairement réel, et est comprise
entre — 1 et + 1. Donc V1 -- x est un nombre réel. Le module de t cor
respondant est égal à la valeurpositivede Vx + (V1 – 22) = [Link] con
séquent, la série (4) est convergente pour toute valeur de t dont le mo
dule soit moindre que l'unité ; et comme t est un nombre réel, la série est
358 DÉVELOPPEMENT EN SÉRIE
convergente pour toute valeur de t comprise entre — 1 et + 1. Les deur
variables ont les mêmes limites.
Si l'on prend ensuite la dérivée de z par rapport à 2 seul, on obtient
une série qui sera convergente en même temps que la première,
t 1 drº— 1) 1d" 1 " - 1 )*
(5) +
dx = 1 + dr 1.2 dir ?
+ B 1 d3( 2 ° — 115 + 1d" -1)
t.
1.2.3 25 d ' [Link] 24 dx

On retrouve dans cette série, comme coefficients de t, des fonctionstres


importantes dans la mécanique analytique et la physique mathématique :
ce sont les fonctions X, de Legendre. Elles sont définies par l'identité
1
Х
1 d (1° -1 , *
(6) X 1 2 ... n 2" da "

Nous y reviendrons plus loin . Quant à présent, reprenons notre pri


blème, en remplaçant dans (5 ) x par o el t par Il viendra

1 1 Id ', - 1) 구 18-11
( 7) +
do
ト - 2 trº
1 4 dn 5-1" )
+ + .
7 , " +1 1.2...1 da "

Nous avons supposé r < " 1, et l'équation (7) subsiste sans modification
d ( ! - 1)
Le second terme de la série contient un facteur ', quiestido do
tique à 2 3 ; de sorte que ce terme se réduit à
15
+
ri

et détruit le terme qui complète la valeur de R$ 1 .


On a donc, en faisant la réduction ,
1 ro 1 1 - 1)
(8) R0,1 + t ...
Vpa — 2rr2o tris 11 7,3 1.2
get 1 1 dh (94 — 1)"
+ 1.2 . 12 27 d ." +

On peut observer de plus que r, n'est pas fonction des coordonker:


(x, y, z) du corps M dont on étudie le mouvement. Or les équations de :
mouvement , établies au $ 172, ne contiennent que les dérivées partielle
DE LA FONCTION PERTURBATRICE. 359

de Ros par rapport à x, y, z ; le premier terme - de la série n'a donc


aucune influence sur le mouvement qu'on veut déterminer, et par suite
on peut simplifier la série (8) en en supprimant le premier terme.
Ceci suppose essentiellement r < rg.
190. Supposons, en second lieu , que l'on ait r > r ,.
Le développement ( 7) pourra encore s'appliquer, moyennant que l'on
fasse cette fois t = , ce qui revient à permuter r et rg . Il vient

1 + 1 d[ - 1) 1 d ? (G ' — 1) t ...
7 bus) da + X2 dot
– 2Tr 3 + *
1 1d" (.* — 1 )*
politi 1.2 .
Х21
den
+ ... ,

To

et quand on y ajoutera – on ne trouvera plus la même réduction å


opérer. On aura
1 d * - 1) 1 dº(g ! — 1) + ...
do + x2 d.
1 1 MM ( * — 1) "
+ polle+1 1.2 . Х
..] 2 do +

1
série moins commode que l'autre. Le premier terme수, contenant les coor
données du point M, formera des dérivées partielles à faire entrer dans les
équations du mouvement.
191. Comme application, proposons- nous de calculer le premier terme
effectif de la série (8) appliquée au mouvement de la Lune, quand on
prend pour corps troublant le Soleil.
La distance r sera la distance de la Lune à la Terre, corps principal ;
La distance r, sera la distance du Soleil à la Terre .
1
On aura environ 400 ' et la série ( 8) sera très convergente.
1
Le terme pouvant être écarté, occupons-nous du terme suivant ,
1 dlo! — 1)"
xis
* 1.7 * 22 *
qui prend pour valeur
1 3,112
( 124-4) 2
360 DÉVELOPPEMENT EN SÉRIE
Si l'on se borne au premier terme de la série, ce terme représente la fonc
tion perturbatrice R0,1. On voit qu'elle contient en facteur r et de

sorte qu'elle est proportionnelle au carré de la distance de la Lune à la


Terre et inversement proportionnelle au cube de la distance de la Terre
au Soleil.
Les composantes correspondantes de la force perturbatrice sont
égales à
dR1 dR0,1 dRod
fm da fm , d fm d:
y

On aura, par conséquent, en observant que r, est indépendant des


variables par rapport auxquelles on dérive,
dRo.1
da
x xda- dr
da

Mais
xx, + yy.+34;
donc
d'or)
der
De plus
x + y + ' = re;
donc
dr
d.c

Faisant la substitution , il vient


dR 0,4 3
Xor
d.c

On trouverait de même
dRo4 3
Х

dy xori
et
' 0.1 3
d: xorbit
La force perturbatrice totale se déduit de ses composantes en les el
vant au carré, et en ajoutant , puis en prenant la racine carrée de la
somme.
DE LA FONCTION PERTURBATRICE. 361

Il vient, toutes réductions faites,


dR0,1 dR r V359 +1
'0,1
ve :) + ( a) +
Ix d :

et la force perturbatrice totale a pour valeur fm ,rV30* + 1 .


On peut facilement déterminer la force perturbatrice estimée suivant
le rayon vecteur OM. Il suffit de multiplier chaque composante par le
cosinus de l'angle qu'elle fait avec OM, et d'ajouter les résultats. Il vient
d'abord
dRol
dR dr0,1
o
X- + + diX
dx dy x

Mais on peut observer que les rapports , ; sont respectivement


égaux aux dérivées partielles de x, y, z par rapport à r. En effet, le rap
port de « à r est le cosinusde l'angle que fait la direction OM avec l'axe
des r ; si l'on fait varier la distance r sans allérer cette direction, l'ac
croissement correspondant de z est proportionnel à l'accroissement de r,
et par conséquent
d.x

On a donc identiquement
droitt
i + dRodX + dRodX
da dy d :
dro de dR90,1 dy dRods d
dx ar + dy dr + di ar ar ( Ro,a)

Il suffit donc de prendre la dérivée partielle de Ro, par rapport à r


pour avoir la composante de la force perturbatrice suivant le rayon OM.
De l'équation
R0,1 500,- x
on déduira
dR0,1
dr = ( 328 —1) *
et la force correspondante sera fm ,(30 — 1 ) X
362 DÉVELOPPEMENT EN SÉRIE

Cette force agitsuivant OM,commel'attraction fu de la Terre sur la Lune,


qui constitue la force principale, J. désignant la somme des masses des
deux corps, Terre et Lune. On voit que le rapport de la force perturba
trice estimée suivant OM à la force principale est égal å

fm,(3,4 – 11 n,
X (35 — 1 )

Si l'on appelle a et a, les demi grands axes des orbites de la Lune et du


a'
Soleil (ou de la Terre), en
a,
sera une valeur moyenne du rapport va
25
riable et l'on pourra exprimer le rapport des deux forces par le produit
‫ܠܐܨܐ‬
3
к m, où K représente un facteur variable , qui comprend à la fois
P.
le facteur 30° -1 , et les facteurs dus à la substitution du rapport con
stant Ce facteur K est à peu près égal à 30 ° – 1 .
a,
Dans les syzygies, l'angle des rayons OM , OM , étant nul ou égal à deur
droits, on a o = 1 , et K est égal à deux unités.
Dans les quadratures, l'angle MOM, est droit, et o est égal à 0 ; alors
K est égal à - 1 .
a 1
Le rapport est sensiblement égal à 400
01
my
Quant au rapport-
ሁPo
qui contient en numérateur la masse m, du So
leil, et en dénominateur la somme des masses de la Terre et de la Lune,
c'est un nombre très grand, égal à 354 000 environ . Le rapport de la
force perturbatrice à la force principale varie donc pour la Lune entre les
limites
3 3

+ 2X354 000 X et
(40)
400 - 354 000 x 400 9

c'est-à-dire entre les limites


+0,011 et - 0,0055.

La force perturbatrice dont il est question ici est, à vrai dire, la com
posante de la force totale , estimée suivant le rayon OM. La force pertur
batrice totale a pour valeur
fm ,rv 33+ +
DE LA FONCTION PERTURBATRICE . 363

et son rapport à la force principale est

30* + 1x

Ce rapport ne diffère du précédent que par la substitution de 55* + 1


39º – 1. Or ces deux facteurs ont les mêmes valeurs absolues pour o = 0 et
pour o = + 1, c'est- à-dire aux syzygies et aux quadratures.
192. Le calcul approximatif que nous venons de présenter montre à
quelles perturbations , dues à la masse du Soleil , est soumis le mouvement
elliptique de la Lune. Ce mouvement est fortement troublé par l'attraction
solaire. Aux inégalités dues à cette cause, il faut ajouter des inégalités
plus faibles, dues à l'attraction de Vénus et de Jupiter.
La théorie du mouvement de la Lune a été faite en dernier lieu par
Delaunay, qui a poussé l'approximation plus loin qu'on ne l'avait fait
auparavant. Chaque terme de la série qui exprime la fonction perturba
trice a été développé lui-même en une série , ordonnée suivant les expo
sants croissants des excentricités des orbites de la Lune et du Soleil , et
du sinus de la demi-inclinaison des plans des deux orbites. Ces diverses
quantités ont été regardées par Delaunay comme élant du premier ordre
1
de petitesse. L'excentricité de l'orbite solaire est 60 ' l'excentricité de l'or
1
bite lunaire et le sinus de la moitié de l'angle des deux orbites a pour
18
1
valeur maximum 22
A ces trois rapports , que l'on regarde comme
étant du premier ordre, Delaunay joint le rapport ng des
moyens mouve
n

1
ments, qui est environ 13 ' puisqu'il y a 13 mois lunaires dans l'année

solaire .
a
Le rapport
а.
des grands axes des orbites est égal à 400 ' et Delaunay
l'a considéré comme constituant un second ordre de petitesse.
Cela posé, il a développé en série chaque terme en fonction de tous ces
éléments, en s'arrêtant dans chaque série au huitième ordre . L'ensemble
de tous les termes ainsi obtenus constitue une valeur approximative de la
fonction perturbatrice, et conduit à une connaissance à peu près com
plète du mouvement troublé.
364 DÉVELOPPEMENT EN SÉRIE

DÉVELOPPEMENT EN SÉRIE DES VARIABLES DU MOUVEMENT ELLIPTIQUE.

193. On a souvent recours, dans les calculs de la mécanique céleste, à


des séries qui font connaitre, en fonction du temps t, ou de l'anomalie
moyenne S, variable proportionnelle au temps, les coordonnées du mou
vement elliptique ou des fonctions simples de ces coordonnées , savoir
l'anomalie excentriqueu, son sinus et son cosinus, le rapport , du rayon
ap
vecteur au demi grand are, le rapport inversem, et les carrés aº et en

fin l'équation du centre E, égale à la différence entre l'anomalie vraie et


l'anomalie moyenne. Le problème du développement de ces fonctions

n'offre pas de difficulté, sauf en ce qui concerne le rapport
Nous avons vu qu'on déduit de l'équation de Kepler,
u = stesinu,
le développement de u en fonction de 6, développement convergent tant
que l'excentricité e ne dépasse pas une certaine limite, qui n'est jamais
atteinte dans la théorie des planètes connues. La série est donnée par
l'application de la formule de Lagrange. Il vient
e d es dº
u = 5 + esin 5+ 1.2 d5 (sinº 5) + 1.2.3 dz:(sing 5)+ ....
en dn - 1
+ (sin " 5 )+ ....
1 ....nd;N - 1
Nous allons développer les opérations indiquées, et introduire les sinus
et cosinus de multiples de l'arc , au lieu des puissances des sinus et
cosinus de l'arc simple.
Pour cela , prenons l'expression exponentielle imaginaire de sin 5. On
a , en appelant ε la base des logarithmes népériens,
sin 5
2V -
et par conséquent, en élevant à la nième puissance,
(ww- - ein—9) V --1 + ...
1 + ( - 1) nin —1)...(n=k
1.2 ... + 1)80–2 ): 7 =1 + ...)
k
sin " 5 =
2 V - 1)"
+ 1=1)" (a** v=1--** --- =1 + ...
+ ( - 1)* nin— 1)...(n
1.2 ...
–k + 1) ,– ( – 21)IV -1 + .

i
DES VARIABLES DU MOUVEMENT ELLIPTIQUE. 365

Lorsque l'exposant n est pair, il y a dans la nième puissance un terme


du milieu , mais il est indépendant de , et par suite il disparait quand on
prend les dérivées par rapport à cette variable.
Nous avons à prendre la (n - 1)téme dérivée de sin" par rapport à
Cette opération introduira le facteur (v = )" -4 en dehors du crochet, et
le facteur ( -1 )=-1 en dehors de la seconde parenthèse du second
membre: de plus, chaque terme est multiplié par la puissance ( n - 1)ième
du coefficient numérique de 5 dans l'exposant. Il vient donc

d*
(sinal) - 2"
;"-4_MV= – (n–2,"–1/ 3 = + ...
.. +( -4 * ( - 1.2
)...(x = k +1)( n – 2k)" –1 /(" —2k){v =1
... k + ...)
+ (le même polynôme où l'on changerait le signe de V — 1)
=
en
Multiplions les deux membres par 1.2...n ; nous aurons pour le terme
général de la série (u), où l'on réintroduira les sinus à la place des expo
nentielles imaginaires,

(sin 5") = 2x 1.2 .


() N
1

sinn; — ; (n=2 sin (n − 2)5


1.2 ...nd ;
+ ... + (- 1) nin — 1)...(n-- k +1 ) ( n - 2K )
1.2 ... k -245]
sin ( n - 2k ) s

Le nombre k doit recevoir toutes les valeurs entières, de k = 0 à k égal


u plus grand entier contenu dans . On aura donc pour le dernier terme
- 3 ou k = "z-,suivantque n sera pair ou impair.
On connait ainsi le développement de chaque terme de la série (u) . Il
este , pour l'ordonner, à grouper ensemble tous les termes qui renferment
n facteur le sinus d'un même multiple de S. Soit proposé, par exemple, de
hercher le coefficient de sin it dans l'ensemble de tous les termes, i dési
nant un entier positif quelconque. On trouvera ces termes dans le terme
ui correspond à n = i, et dans tous ceux qui correspondent à n égal à
366 DÉVELOPPEMENT EN SÉRIE
i augmenté d'un nombre pair. On aura ainsi pour le coefficient de sin is
i

() Хі -2
() X
( 1 1
i i )
(+)

+2
() (i + 4) (i + 3) i +-3

1.....(i + 4) 1.2

er

LA 2 (02 2

= ili....- ...li + 1) +1... + 2) x


i
Le terme général de la série entre crochets, si l'on met en fac .

teur , est
2k 2x

(-1 )* = (- 1 )* r (k + 1) r (i + k + 1)'
1... (i + k))(1... )
en désignant par r (x) la fonction eulérienne,'qui, pour les valeurs entières
de la variable x, a pour valeur r(x) = 1.2 ... (.x— 1), avec f ( 1 ) = 1 .
Donc enfin le terme général en sin iç de la série (u) est
1 + 2k
ei
2 k 2
sin ixΣ - 1)
k -- 0
r (k + 1) r (i + k + 1) '

et la série elle-même peut se représenter par la double somme


i + 2k

2 sin is
(-1 ) * *()
u = 5+ i= 1
1
k=0
r (k + 1) r (i + k +1) '

ou , plus brièvement, en mettant des lettres A avec un indice pour repré


senter le coefficient de sin is,

(1) u = $ + A , sin + A , sin 25 + Assin 35 + + A ; sin is + ....

De cette série on déduit aisément sin u .

u
On a d'abord sinu = e
Par conséquent,
1
(2) sinu A , sin $ + e- A , sin 2 5 + -e A ; sin 35 + ....
e
DES VARIABLES DU MOUVEMENT ELLIPTIQUE. 367

Si l'on prend les dérivées partielles des deux membres de l'équation


u - esinu = 5,

par rapport à 5, puis par rapport à e, en considérant u comme une fonc


tion de ces deux variables , il vient
du
( 1 - ecos u ) de = 1,

du
( 1 - e cos u) de sin u = 0 .

Donc
du 1
ds 1 -e cos u
II
!

du sin u
de -e cos u

La première relation donne le développement de : On a, en effet, en


prenant la dérivée de u par rapport à & dans l'équation ( 1 ) ,
du
ds = 1 + A, cos & + 2A , cos 25 + 3A3cos 3 + + iAicos is + ....

L'autre relation fait connaitre le sinus de l'anomalie vraie (v — «) . On


a, en effet, par l'équation de l'orbite dans son plan ,

= 1 – e cos u = 1 + e cos ( -0

Or de cette relation on déduit


Se sin u du
sin (3-0 ) -
- COS IL VI - de
DA ,
sing + dAz sin 25+
de de ...]
Quant à cos (v — ) , il se déduit de l'équation

cos (3-0 ) et
'<<"( - 1),
i conduit au développement

( 5) cos(1–0)= -e + ' **[AA, cos 5 +24,cos25+...+ id;cos i5 +...]


368 DEVELOPPEMENT EN SÉRIE

Cherchons le développement de - =1 e cos u .


a

Si l'on prend les dérivées partielles de par rapport à (, puis par rap
port à e , il vient

du esin u
= esin u
d; as 1 - cos u '

ce qui ramène à la série (4) en multipliant par e et divisant par


et

dos du u
cos u te sin u X 1 - ecos u
sin e - COS
-cos u tesin u de
de e cosa

= -cos (0-0) ,

ce qui ramène à la série (5) changée de signe.


r

Pour avoir -,
a il suffira d'intégrer l'une de ces équations, la première
par exemple, où l'on regardera e comme constant. Il vient
dag
a == 1H - e DA, cos 5
e dA, cos 25
de 2 de 5 de
cos 3 $ -...

II, constante par rapport à G, est une fonction de e. Pour la déterminer,


prenons la dérivée par rapport à e, nous aurons

d ”. dA,
a dH
e
de
cos 5
1
de
de ) cos 25 -
de de de 2 de

d
a
série qui doit coïncider avec le développement de de
cos ( v –0 ) ,
déjà ordonné suivant les cosinus des multiples successifs de 6. Il doit
donc y avoir identité terme à terme entre les deux développements, et, par
conséquent, on a
dll
e ,
de

d'où l'on déduit

= <+,
Cétant une constante arbitraire; on la détermine en faisant e = 0. Alors
DES VARIABLES DU MOUVEMENT ELLIPTIQUE . 369
l'orbite devient circulaire, et on doit avoir r = a . Donc C = 1 , et l'on
obtient en définitive le développement

e di , e dA ;
(6) a = 1(1++ ) - o cos
2 de cos 25... ide cos iš

L'identification des deux séries conduit en outre à une relation


curieuse , à laquelle satisfait la fonction Ai. On a en effet
1 1 d dA ;
iA; = e 9
ide de
ou bien
ddaAi dA ;
de*
te de - (1 - eA; = 0,

équation linéaire de second ordre, à laquelle la fonction Ai doit satisfaire .


cos u se déduit de On a en effet
a
19

a
COS U =
e

el par conséquent
dal 11 DA;
COS U =
(7) - + de cos 5+ + ide COS2 5 + i ...

Comme les coordonnées x, y, z de la planète sont exprimables linéai


rement au moyen de cos u et sin u, qui tous deux sont développables en
séries, ordonnées suivant les sinus et cosinus des multiples de S, on voit
que x, y, z sont développables par des séries de même forme.
194. Pour obtenir le développement de a',, nous procéderons comme
nous l'avons fait pour Nous chercherons d'abord les dérivées par
a

tielles de az
par rapport à 5, puis par rapport à e.
On a d'abord

1 a 2r d ( 1 - ecos u ) 2r du
X e sin u
a ds a ds

mais
du 1 a

d: e cOS u 1

v . - MÉC , COLLIGNON . 24
370 DÉVELOPPEMENT EN SÉRIE
donc

denne = 2 e sin u = ? (u— 5).


d's
Ensuite on a

! ( 1 - e cos u du
de de =2 de 2- cos u te sin u de
e COS ut
- =2 e cOS U
2 (e - cosu) .

Si l'on multiplie la première dérivée par di et la seconde par de, et


qu'on ajoute, on aura la différentielle totale

d
( )= 2 (u— 5} d5 +2 (e – cos u) de,
équation où l'on peut remplacer u = $ et cosu par leurs valeurs en fone
tion de $ ; il vient

(1) = 3 ede + 2 (A, sin 5 + A, sin 2 5 + ... + Ai sin i 5 t ... d


da , -cos5t1 day
d 1 dai
de z e cos 25+ i de cos2+. ... .
Or
I dai
Ai sin içd ide cos ide

est la différentielle totale de


Aicos is

et, par conséquent , on a, en intégrant ,


3 2
( 8) 1 + 52 — 2A , cos 5 2 cos 2 . ‫ ܬ‬icos ;: -

195. Le développement de en série est une opération beaucoup :
longue et plus difficile, qui a été l'objet des recherches de M. Puisen

Si l'on prend la série (3) qui donne , et qu'on l'élève au carré.


aura une série encore convergente, qui renfermera des termes e
DES VARIABLES DU MOUVEMENT ELLIPTIQUE . 371

forme i* A%; cosi , et des termes de la forme 2ijA /A ; cos i cosjl, savoir
les carrés et les doubles produits . Or ces deux sortes de termes sont
réductibles à des cosinus d'arcs simples ; on a en effet
1 + cos2i
cos i = 2 + 5) .
et cosiscos js= } (cos (i –j5+ cos (i +j)
Donc la série cherchée est de la forme

PE = B + B, cos$ +- B, cos 25+ . + Bicos is + ...

et tout le problème est ramené à déterminer les coefficients B. Or, lors


qu'une fonction est développée en série ordonnée suivant les cosinus des
multiples successifs de la variable, on sait qu'on obtient un coefficient
quelconque Bi en multipliant par le facteur cosid , et en intégrant
de 0 à 2-. Il vient en effet

cos is ds = B; cos içdç = BiX TT ,

ou bien

cos is ds
=

Bi
T

Mais on a
d5 = zdu
et
.

cosis du .
cos iš dz = -x cosisxdur - e cos u

Donc
cos i du
Bi
S. 1 - e cos u

On peut réduire cette intégrale à ne contenir que des exponentielles


imaginaires. En effet on a d'abord, en appelant e la base des logarithmes
néperiens,
cos iš + V = Isin is = $ 157-1 = gt( u – e sin u)V = 1,
at rien n'empêche de substituer à cos is l'exponentielle FV - 4',, pourvu
372 DÉVELOPPEMENT EN SÉRIE
qu'on se rappelle que l'on a à tenir compte seulement de la partie réelle .
On a de plus identiquement
a9
do =
a

a étant un nombre positif quelconque; on peut donc poser


1 € - ( 1 – e cosuja
e cos u
so
et l'intégrale qui exprime B; se ramène à une intégrale double,

eliu v '- 1 - 6) + e lê cosdu4 --do .sin u v - 1)


-SS.
L'avantage qu'on trouve à adopter cette forme exponentielle consiste
dans la facilité qu'on a de prendre les dérivées successives de B : par
rapport à l'excentricité e. Il vient en effet, en prenant la dérivée
d'ordre pe
d B; 1

dee
TT
S* [Link] (0 cos u — i sin uv – I)e elind =1–6)teicosu — isiny'= 1;
et , si l'on y fait e = 0, on aura

dudo ( cos u - i sin uv - Teen - 1 - .


6 )= S "
Connaissant les valeurs pour e = 0 des dérivées par rapport à e de la
fonction Bi, on pourra développer cette fonction par la série de Mac
Laurin. Les deux intégrations peuvent se faire dans un ordre arbitraire,
puisque les fonctions sur lesquelles elles portent ne deviennent pas infi
nies . On les effectuera aisément en remplaçant cos u et sin u V - I par
leurs valeurs exponentielles imaginaires. On parvient en définitive aux
résultats suivants :

d P Bi
est nul lorsque p est inférieur à i ;
de ? 0

il est égal à ( +39 & do lorsque p = i ,


2 0

1 li + 2k) li + k +1) (0
et à + 1)*+ (0-1,6- da
+ 2k
S. 1.2 ... k

pour p supérieur à i, et égal à i + k ,


DES VARIABLES DU MOUVEMENT ELLIPTIQUE. 373

intégrales qu'on peut faire, et qui se ramènent aux intégrales eulériennes.


On connaitra donc les coefficients B,, B,... , Bi, développés chacun en
séries ordonnées suivant les exposants croissants de l'excentricité e.
1
Reste à trouver le coefficient Bo . Or il est égal à En effet le

théorème des aires donne la relation

fred( — c)= adt ,


A étant l’aire décrite dans l'unité de temps par le rayon vecteur. Elle
πab may 1 - e 275
T élant la durée de la révolution ; т est
est égale à T T
1

1
le moyen mouvement n . Donc A =
2 - na
na V1 — e*. Il vient par conséquent
r'd (0-0) = na?V1 -edt.
Mais
ndt = ds ;
donc

faarza
Si l'on intègre de ţ = 0 à = ?, v - o variant entre les mêmes limites ,
on a

şd's :
vie
a
Mais , en intégrant entre les mêmes limites la série qui donne tous

les termes renfermant les cosinus deviennent nuls, car


7

S. cos işdš= [si :] = 0,

et il reste

Donc
Bor =
-S. vi

1
Bo =
374 FONCTIONS XX
En définitive, on a la série
1
(9) + B , cos $ + B, cos 25+ + Bicos iš + ... ,

les coefficients B étant des fonctions de l'excentricité qu'on peut calculer


par la méthode exposée tout à l'heure.
L'équation du centre E se déduit de l'équation des aires . On a en
effet E = (v — 5) – $ ; et la longitude vraie v - o est donnée par l'équa
tion
d'y —0) = V1 – 2d .
Si l'on multiplie par V1 - c dų la série (9), il vient
dv- Bicosis + ...)V1 -
) = ds + (B, cos d' + ... + Dicosi .
Donc

»-o = 5 + (B,sin5 ... + sinif+...) vie,


et , par conséquent,
B;
( 10) E = V1 - e ( B, sin 5 + + sin is + ... ) .
Biv?
Les coefficients
B1 peuvent être développés en séries ordon
nées suivant les puissances ascendantes de e. Ordinairement on n'a pas à
pousser ces séries au delà d'un petit nombre de termes, à cause de la
faiblesse de l'excentricité des orbites.

FONCTIONS Xne

196. Nous avons rencontré plus haut (S 189) les fonctions X. de Le


gendre, dans le développement en série de la fonction ( 1 — 21.0 + 12)-4 ;
la série est ordonnée suivant les exposants croissants de t, et elle est
convergente pour toute valeur de t dont le module est inférieur à
l'unité. Si l'on applique à cette fonction la série de Lagrange, on a la
forme des fonctions Xn, qui sont les coefficients des puissances de t . On
a en effet

( 1 - 21 + 1 ) = X + 1,1 + X., 12 + . + X , 1" + ... ,


FONCTIONS PRO

avec l'équation qui définit la fonction An ,

1 1 d "{x — 1)".
(2) In = 1.2 . Х
2" dan

La fonction ainsi définie est un polynome entier du degré n en x ; et il


est facile de voir, par l'application du théorème de Rolle, que ce poly
nome égalé à zéro a n racines réelles et inégales. Si l'on considère
l'équation P = (x” — 1 )" = 0, cette équation est du degré 2n, et a 2n ra
cines, savoir n racines égales à + 1 , et n racines égales à — 1. Si l'on
dP
passe de là à l'équation dc 0 , elle sera du degré 2n — 1 , et elle aura
n— 1 fois chacune des racines + 1 et - 1 , qui appartiennent à l'équa
tion P = 0. On connait donc ?n — 2 racines ; reste une racine à déter
miner ; or le théorème de Rolle montre qu'entre les deux racines – 1 et
+ 1 de P = 0, il y a une racine réelle a qui annule la dérivée
dP
dr 0. On peut ajouter que cette racine a est égale ici à zéro.
dᏢ
Passant de là à la seconde dérivée d.x2 0 , on reconnaîtra que cette
équation a 2n - 2 racines , savoir n -- 2 fois la racine + 1 , n - 2 la
racine — 1 , ce qui fait 2n 4 racines , puis deux racines réelles, com
prises , l'une entre – 1 el a, l'autre entre a et +1 : ce qui complète
les 3n – 2 racines .
d3P
On reconnaîtrait de même que l'équationdir : 0 an - 3 fois la ra
cine – 1,n— 3 fois la racine – 1 , et 3 racines réelles séparées par les
racines de la dérivée précédente.
dP
En allant ainsi jusqu'à Th
dan = 0, ce qui équivaut à Xn = 0, on voit que
cette équation a toutes ses racines réelles et inégales ; elle a perdu les
racines + 1 et — 1 , mais il lui reste n racines réelles séparées par les
dn - 1P
n + 1 racines de den -1 = 0, parmi lesquelles figurent une fois seule
ment les racines + 1 et – 1 .
Nous donnerons tout à l'heure une seconde démonstration de ce
théorème.
197. L'équation (1) étant une identité, on aura encore une identité si
l'on prend les dérivées des deux membres par rapport à t. Il vient alors

(3) -1 9z + - 2x + 2 ) = ( 1 – 24x + 6)-


) (1-1)
= X, + 2X , 1 + ... + x , - + ....
376 FONCTIONS X,
Multiplions les deux membres de cette égalité par 1 – 2x + t, et
remplaçons dans le premier membre (1 — 2x + 1 ) par le développe
ment fourni par l'équation (1 ). Il vient
(x - 1) (X. + X ,1 +1, + ... + X,1" + ... )
= (X, + 2X2t + . + n8,14-1 + ... ) X ( 1 — 213+ ,
équation qui doit être identique. On aura donc, en égalant entre eux les
coefficients d'une même puissance de t, de (n - par exemple, la relation
générale
( 6) nX, — (21 — 1 ) xXx-1 + ( n − 1 ) X2-2 = 0,
équation récurrente, qui permet de former X, connaissant / - , et Sg-t
C'est une équation aux différences finies, dont l'intégrale générale col
tient la fonction In comme cas particulier.
Si l'on fait x = + 1 , toutes les fonctions Xn deviennent égales i
l'unité. En effet on a Xo = 1, puisque le développement (1) se réduit à
l'unité pour t = 0. De même, si l'on fait x = 1 et t = 0 dans l'équa
tion (3) , il vient X, = 1 . L'équation (4) fait ensuite connaitre 8g, en
faisant n = 2 , et montre que X, = 1 pour I = 1 . La même équation fera
connaitre ensuite X3, puis X., et ainsi de suite ; elle montre que, si
pour x = 1 on a X., - , = X , -1 = 1, on a aussi Xx = 1.
Si l on fait x =-- 1 dans les équations ( 1 ) et (3), avec 1 = 0, on trouve
encore X = 1 ; mais X = -1 et ses valeurs, substituées dans (4) aree
x = -1 , donneront X , = +1; puis la même équation donnera
X; = - 1 , X. = + 1 , et généralement Xx = ( - 1)". On a , en effet, iden
tiquement, pour x = -1,
n (-1)" - ( 2n - 1) X ( -1 ) ( -1 ) *-1 + (n − 1) X - 1} - = 0;
cette équation se réduit en effet, par la suppression du facteur (-1)*.?
à l'identité
n— (21 — 1 ) + (n − 1 ) = 0.
La fonction X, se réduit à l'unité positive ; c'est une constante.
Les autres fonctions sont variables, et liées ensemble par l'équation(4
Cette équation montre
1° Que deux fonctions consécutives X, et In ne peuvent s'annuler
pour une même valeur de la variable x. Autrement cette valeur de I
annulerait X, - ,, puis X, et enfin Xo, qui ne peut devenir nuke.
puisque c'est une constante ;
2. Que, si une valeur x = a de la variable x annule une fonction V
FONCTIONS XX 377

cette même valeur donne aux fonctions voisines , X et X-,, des valeurs
de signes contraires ; car, X étant nul , on a entre X, et X la re
lation

nån + (n — 1)Xn-y = 0,
qui suppose X, et X.- , de signes différents.
198. Il résulte de ces caractères que la suite des fonctions
XX, Xn- 1 , Xn-2 ... X , X , X , = 1 ,
qui se termine à une constante, a les propriétés des fonctions de Sturm . Si
I'on substitue à x dans ces fonctions deux valeurs réelles a et B, a étant
< B, et qu'on compte les variations de signes de la suite pour chaque
substitution , le nombre des variations perdues en passant de x = xà x =
sera égal au nombre des racines réelles comprises entre a et B.
On retrouve là le théorème sur la réalité des racines de l'équation Xn = 0.
Si l'on substitue à x la valeur — 1 , la suite présentera n variations de
signes, savoir
(-1 )", (-1 )-1, (-1 )"-4, + 1, -1, +1;

si on fait ensuite x = + 1 , on obtiendra la suite

+1 , +1 , +1 , +1 , +1 , +1

et le nombre des variations perdues en passant de la première suite à la


seconde est égal à n . Donc l'équation Xn = 0 a n racines réelles com
prises entre – 1 et + 1 .
On voit en même temps que la fonction X - joue, par rapport à Xr, un
rôle analogue à celui de la dérivée, et que les racines de Xn-1 = 0 sépa
rent lesracines de l'équation X, = 0.
199. La relation (4) a été obtenue en prenant la dérivée de l'équation
( 1 ) par rapport à t. On obtiendra une autre relation à laquelle les fonc
tions I, doivent satisfaire, en prenant la dérivée de la même équation par
rapport à x. Il vient d'abord
dX , dX, dX ,
(1 – 21x + 29-1x1 = dx t + dx 12 + + dx t " + ....

Si nous divisons cette équation par t, et que nous multipliions par


x – t, nous obtiendrons pour le premier membre

( 1 – 24x + x2)-1(0-1),
378 FONCTIONS SA

qui est la dérivée de (1 — 21x + rej- par rapport à t ; par conséquent


on a
dX , dX
(2-1) dx +4 + ... + •28-1+ ...) dr

= X , + 28,1 + 3Xst + ... + nX, ( 4-1 + ... ,

et il doit y avoir identité entre les deux développements. Égalant les coel
ficients d'une même puissance de t , 18–1, il vient
dX, dIn- 1
nX dir dx

Dans cette équation figurent deux fonctions I, et 1. - 4. On peut arriver


à une relation différentielle qui n'en contienne qu’une. On a d'abord, en
prenant la dérivée par rapport à x,
dan d-X d=\ n-1,
da dr + dr d.rº

d'où l'on tire ‫ܠܵܐ‬


d2X ,-4 2
ds ,
dr* dx® - (n − 1) dx

Dans cette équation changeons n en n — 1. Il vient


d'X -9 d X1-4 dX2-4.
[Link] dx* - (n - 1 ) dc

dX- 1 dX,
On peut remplacer dans celte équation dn par x dn - nXg, et
d-X , ddx ,
par z
drº
- (n − 1 ) Il viendra
d.x

daXn -2 = 2 °ሐdaX , dIn


d.x " [Link]
- (2 n − 3) dx + n (n - 3) ,

On déduit de l'équation (4) , en prenant deux fois la dérivée par rapport is,
d'Y
dx²
( 2n - 1) (= 4 2 ")+ ( n −1) des = 0,

équation où l'on remplacera Xdx -1, d'X ,-4 d -Xn -1 par leurs valeurs en
dr * dir "
fonction de Xn, et l'on aura comme équation finale, ne contenant plus
que Xn et ses dérivées,
d *In -23dX ,
(5) ( 1 — 22) dx? dx + n (n + 1 )X , = 0.
FONCTIONS Xn 379

La fonction entière X, satisfait à celle équation linéaire du second


ordre . On peut démontrer que cette fonction Xn, ou le produit de cette
fonction par une constante, sont les seules fonctions, parmi les fonctions
entières, qui satisfassent à l'équation (5) . Considérons en effet l'équation
différentielle du second ordre

dạy - 22 dy
da + n (n + 1)y = 0,

à laquelle on satisfait en posant y = X,. Multiplions la première par y, la


seconde par Xp, et retranchons. Il viendra

( 1 --- ( ) -2 ( 7-3) = :
on peut poser
‫ ܙܙܐ‬dy - y dc
dx

en appelant z une nouvelle fonction . De cette relation on déduit


Ind'y
dx d®X 1, d:
9
dx* - da

et par conséquent l'équation précédente se réduit à


d:
(1 - cºdx = 2r. ,

ou bien à
d: 2adc
x?

ou en intégrant à
с

C désignant une constante arbitraire.


On aura par conséquent la variable y en fonction de x en intégrant
l'équation différentielle du premier ordre
inddy
i -Y d.c

ou bien , en divisant par X’n,


C
( *) =
(1 - 24;X ,
580 FONCTIONS Xg
D'où l'on déduit par l'intégration
dx
(1 - x* XX

Telle est l'intégrale générale, avec deux constantes arbitraires, de l'équa:


tion (5). Pour que y soit une fonction entière, il faut et il suffit que l'on ait
C = 0 , et alors on retombe sur la solution connue Xq, multipliée par we
constante arbitraire C.
200. Les fonctions X, ont une propriété analogue à celle des fonctions
sinus et cosinus, et qui facilite beaucoup la détermination des coefficients
des développements en serie dans lesquels on en fait usage. L'élimination
de tous les termes, moins un , d'un développement ordonné suivant les
sinus des multiples successifs d'un arc variable, s'opère en multiplian:
l'équation par sin mxdx, et en intégrant de 0 à 7. On a en effet
sin mx sin nxdx = 0

lorsque m est différent de n, et

sinº [Link] =
S. 2m

lorsque n = m .
X, dx = 0 lors i
Nous allons démontrer que l'on a de même siX
met n sont différents, et nous chercherons la valeur de S*
lorsque m et n deviennent égaux.
1 ° L'équation (5 ) peut s'écrire

as[1–20 ] ++ n (n + 1 ) X, = 0.
On aura de même, par un autre indice m,
dx ,
dr (1
(1 — )
) + m (m + 1 )X
dx = 0.

Multiplions la première équation par Xm, la seconde par Xg, et retrap


chons la première de la seconde. Il viendra

( - { - 4 }--sm. [n– ** ])+[mm+1)=n(n+1)]. "


FONCTIONS X , 381
La première parenthèse peut se mettre sous la forme

de [1–4*(** )] ;

de plus
m (m +1) - n (n + 1 ) = mn
( ) (m + + 1 ) .

Donc enfin

(1 — xº) ( Xn die + (m — n ) ( m + n + 1 ) XmXn = 0.

Multiplions cette équation par dr, et intégrons entre les limites x = -1


et x = + 1 . Il viendra
+1 + 1

x²) ( & n di Xm doc


<
+ mn
( )(m + n + 1) XmX, dx = 0 .
.
Or le premier crochet, pris entre les limites — 1 et + 1 , est égal à
zéro , puisqu'il contient 1 - x? en facteur. Donc enfin, si m n est diffé
rent de zéro , on a
0+ 1

So XmX, dx = 0 .

2º Si on a m = n , l'équation est satisfaite par m – n = 0, et elle ne


détermine pas la valeur de l'intégrale
2+ 1

ST X , dr

intégrale qui n'est pas nulle, puisque tous ses éléments sont positifs. Il
reste à en trouver la valeur ; c'est une fonction de l'indice n.
M. Liouville a donné pour cela une méthode indirecte très élégante .
Considérons l'intégrale définie
+ 1
dr

v= L V1-- 2r8x + rºg?) V(1-2* x+ )


dans laquelle figure la variable x , et deux nombres constants r et s, po
sitifs et moindres que l'unité, et satisfaisant à la condition s < r . Cette in
382 FONCTIONS XX .
tégrale peut être obtenue en termes finis, puisque la variable I ne passe
pas le premier degré sous chaque radical carré.
Faisons y' = 1 — 2r8x + rºsº.
On en déduit
1 + 45 - 4 *
2rs
et
dx = ydy
1's

Aux limites de x, — 1 et + 1 , correspondent pour y les limites 1 + rs et


1 - rs, et , en les renversant pour changer le signe , il vient
nl + rs

U= dy
8
S 1 - rs Vy - (1 - , ) (1 – 34)

L'intégrale générale est

log nėp. [v + V98 –(1–r)(1 – 7 ]


et, prise entre les limites, elle devient
1+$
log nép.

On a donc
+
U = log nep.1 $:
fonction de s, indépendante de r, qu'on peut développer en série par la
formule connue
28+ 282
U =2 + 5 + 5+ +
2n +1 + ....

Mais la fonction U peut aussi être développée en série d'une autre ma


nière ; chaque radical carré est développable au moyen des fonctions I
de Legendre, et l'on a

+ +
V1–2782 + x =[1–2rsz +r**]*!=1+1,83+ v* +... 1
1
[1–2x+ ;] =1+ , + +...+1,5 .
1–2 +
FONCTIONS X 383

en appliquant la formule ( 1 ), dans laquelle on fait successivement


( = rs ,
1te=
Multiplions l'une par l'autre ces deux séries ; multiplions ensuite par dx,
et intégrons de – 1 8 + 1. Le produit comprendra des termes de la
forme
&M +n
[Link]

pour m différent de n, et des termes de la forme


X , 32 dx

pourm = n .Quand on intégrera de – 1 à + 1 , tous les termes contenant


en facteur X, X, dx donneront 0, puisque le résultat U doit être indépen
dant de r, et on parviendra par conséquent au développement

u= "S 'X , dx,


qui doit être identique au développement qu'on vient d'obtenir tout
à l'heure.
Donc, en comparant les deux termes généraux, on obtient
2
Si's,X , dx = 2n +1
On a , en définitive, l'équation

2n +1
si m et n sont différents.
* L *'»„«,dx = 0
et = 1 si m = n .

201. Grâce à cette propriété, on pourra toujours exprimer par une série
contenant les fonctions X, toute fonction de la variable x qui ne devient
pas infinie entre les limites — 1 et + 1 .
Si la fonction qu'on veut développer est une fonction entière du degrén ,
on peut toujours l'exprimer par une fonction linéaire de polynomes don
nés, X., X. - 4 , Xx - , ... X , X , X, = 1 , dont les degrés soient respective
ment égaux aux indices. En effet, soit P le polynome du degré n à dé
velopper. On divisera P par Xn ; ces deux polynomes étant du même
384 FONCTIONS X ,
degré n, le quotient sera un nombre An, et le reste R sera du degré n - 1 .
On aura donc 1

P = A,X, + R.

Mais on peut opérer sur R , en se servant du polynome I, - comme

on l'a fait sur P en employant le polynome Xx, et l'on aura , en appelant


An- , un nombre, et R ' un reste du degré n --2 ,
R = An - Xn- 1 + R'.

En procédant ainsi , et en éliminant les restes successifs, on ramène P


à la somme

P = A , \n + An - Xn -1t . + A , X, + AX, + Axo.

Dans le cas des fonctions entières, le développement conduit à un


nombre limité de termes . Dans tous les autres cas, on trouvera une série
d'un nombre illimité de termes , et on pourra poser

f (x) = A.X. + A,X , + . + A Xn t ... ,

équation vraie entre les limites x = -1 et x = + 1 , pourvu que f (t)ne


soit pas infinie entre ces limites. Les fonctions Xn, qui, dans l'exemple
précédent, représentaient des polynomes quelconques, reprennent ici leur
signification :
da x 1 )" 1
dan 1.2 .

Si l'on admet la légitimité du développement, il sera facile de trouver


des coefficients A., Ay , ... An. En effet, multiplions l'équation par S, dr,
et intégrons de 1 à + 1. On observera que

2
XmX, dx = 0 et
S *, Xde 2n +1

et l'on aura
2
S *,' f(x)X dx = A,X 2n +1
d'où l'on déduit

.= * +
A, - dz.
FONCTIONS X., 385
Le coefticient numérique An est donné par une intégrale définie, et
l'on a , en indiquant la somme de la série,

- 2121 +1) , ;
+ 1) x.S xollejda.
HO

On peut vérifier que, si la série ainsi obtenue est convergente, la somme


en est bien égale à la fonction donnée f (x).
Appelons, en effet, F (ar) la somme de la série, et posons

F(x)= { 20 + 1) ,S. *'Sok) dx.


Multiplions les deux membres par Xm dr, et intégrons de - 18 + 1 ;
il viendra

Xm F(.5) dx
(21 +1)S *, de L ' , f12)dec.
Chaque terme du second membre contient le produit de deux facteurs,
représentés chacun par une intégrale définie. L'un de ces facteurs
X , Indo est nul si m et n sont différents ; et il a pour valeur
2m +1
lorsque m = n . Il en résulte que la série, ainsi multipliée par Xmd.x et
intégrée de 1 à + 1 , se réduit à un seul terme, celui qui correspond
à n = m , et qu'on a identiquement

St. x.F z )dx = {2m +1) 2m + IS , xm fx de


= S , Xn 1 x, dx.
Il s'agit de reconnaitre que cette équation implique l'égalité
F(x) = f.c) .

S'il en était autrement, soit « (x) la différence F (x) — f (x).


La relation précédente devient
1 + 1
Xm $ (x) dx = 0 ,

et elle doit être vraie pour toute valeur entière de l'indice m .


1. – MÉC . COLLIGNo . 23
386 TRANSFORMATION

Si l'on fait m = 0, comme Xo = 1 , condition devient

S , inde = 0.
de sorte que la fonction « (:2), entre les limites - 1 et + 1 , change de
signe ; sans quoi la somme d'éléments tous de même signe ne pourrait
pas donner zéro. Appelons donc a,, Ag, a; les racines de l'équation
® (x) = 0, comprises entre – 1 et + 1. Avec ces racines , nous pourrons
former un polynome du degré i,
P = (x - 2 ) ( x – a , ... * - ai

qui s'annulera en même que la fonction © (.c).


llen résulte que le produit P « (.1), qui s'annule aussi pour r = a,, n= ag,
... X = li, conserve dans l'intervalle un même signe, soit le signe + , soit
le signe – . Car chacun des deux facteurs change de signe quand.r atteint
et dépasse l'une des racines .
Cela posé, P , étant un polynome du degré i, peut être exprimé par une
fonction linéaire des fonctions X , X ,, Xi , et l'on a

P = A, ' AX + + Aili.

Multiplions cette équation paro ( )d.r, et integrons de - 18 + 1.11


viendra

Xeplade + + difikia1,64,da,
S , P={cjde= tof.* dos do +4 |*, X,pwde+...
équation dans laquelle chaque terme du second membre est identiquement
nul, tandis que le premier, somme d'éléments tous de même signe, ne
peut être égal à zéro.
L'hypothèse « (.x) différent de zéro conduit donc à un résultat contra
dictoire. Il est donc nécessaire que « ( r) soit constamment nulle entre
r = -1 et r = + 1, ce qui implique l'égalité
F (x) = 11 ).

TRANSFORMATION DE LA fonctioy XX .

202. La variable .x , qui figure dans la fonction Im, reçoit les valeurs
comprises entre i et + 1. On peut donc poser x = cos y , y étant un
arc réel, qu'on peut faire varier entre 0 et 17. Le polynome In, qui est en
DE LA FONCTION Xn:
387
lier el du degré n , el ne contient que les puissauces de x de deux en
deux, prendra la forme
M cos " , + N cos * - :, + [Link]" -4,1 + ...

ce qu'on peut écrire, en mettant cos"y en facteur,


N P
cosa Y
(w
M +
cos , + cos +
)
ou encore, en observant que cos'y + sin'y et ses puissances sont égaux
à l'unité,
cos y ( M + N003* + sin ) + P cos ,, + sin .,;?
cos y cos ) t. .... )
= cOS" 7
( + N (1 + tanga y) + P (1 + tanga , * +
= COSP ., X une fonction entière en lang .;.

Si donc on pose

X = COS Y, y= et t = tang- >


cos" .,

la fonction y sera exprimable par une fonction entière de t?, dont le


degré i sera égal au plus grand entier qui soit contenu dans la moitié du
degré n .
On posera donc
y = A0 + 1,7% + Anti + + Agila ,
i étant le grand nombre pair contenu dans r . Les coefficients Ac, Ag, .
Agi restent à déterminer .
On les obtient facilement en s'aidant de l'équation différentielle
dIn din
23
dx² dir + n (n + 1) Xn = 0,

qu'on mettra sous la forme

– 2* de + n \ +1} ,= 0,
anak(101-23
pour rendre possible le changement de variable indépendante.
On a
1
I =

+7
388 TRANSFORMATION
et

(1 + ras
X , = yx " = y1 + 1?)

On pourra donc substiluer dans la dernière équation les valeurs de r,


de Xn , de dr et de d \, en fonction de y, t, dy et dt , et on trouvera pour
équation finale

1.1+ " siyah (2'n– 1;2-1) +nin –tjty = 0.


Le développement de y doit satisfaire à celle équation. Or on en
déduit
dy
dt = 2044 + 44,13 + ... + 2iAyiti... ,
day
= 2A , + 12A . + + 2i (21 – 1 Agi 121-4.

Substituons les valeurs de y, dy


it' döy
di dans l'équation différentielle , qui
devra se réduire à une identité, ce qui donne la loi des coefficients. On a
effectivement, en égalant les coefficients de 12h +1 ,

1,( 25 2k–1)—25 20—2}+..n 1))+4 ((2x+2)(2k+1,+ 2k +2) = 1.


2k +2

ce qui donne la loi de formation des coefficients


(n — 2k ) (n — 2k – 1
2k
( 2k + 2 "

Si l'on remonte au premier coefficient Ao, on aura


ki nin — 1) ... (n — 2k + 1).
A = .. ", ( 2.4.6 ...2k )*

Le premier coefficient A , est égal à l'unité. Car si on fait 1 = 0, on a


x = 1, et Xn = 1 , en même temps que cosy = 1 . Donc y est égal à l'unité,
ce qui donne la valeur de Ao .
Celte valeur de Azx peut se mettre sous une autre forme, en obser
vant que l'on a les relations

1 21 21 - 1 ) ... ( i + 1 ,
Cossidy
2 X1
S* 221 1.2 ... 3
el
cos dy = 0.
S."
DE LA FONCTION X 389

On peutécrire,par conséquent, en faisant An = 1 ,


anin — 1 ) ... (n — 2k + 1 ) 1
Ax = ( - 1 ) 1.2 . 2k r S* costi dell ,
et , en observant que A9% + 1 est nul en même temps que

S cos2i+ $dy ,

on posera d'une manière générale

4 = ( -1)" (M52
( n - 1 ) ...( n – k + 1 )
1.2 ... k * SS. cos felto
équation qui fournira toujours la valeur convenable de Ar pour k pair, et
qui se réduira å -0 pour k impair. On peut donc poser aussi
y = t + Agt + ... + Ant",
polynome du degré n , qui perdra toujours tous ses termes de degré im.
pair, et se réduira à la valeur de y donnée plus haut . Si l'on substitue à
At sa valeur générale, il vient
d (1-1) l cos V +

( 1 + ! cos ) " dy,

expression très simple de la variable y exprimée en fonction de t , sous


forme d'intégrale définie.
Si l'on veut exprimer Xn en fonction de r sous une forme analogue, on
Xn VI
remplacera y par et t par et il viendra

#
d!
ES ' + cos 17

ou « est une variable auxiliaire, sur laquelle porte l'intégration indiquée .


203. Le calcul de la fonction X , pour une valeur très grande de l'indice
n serait très laborieux, si l'on n'avait pas recours à une formule approxi
mative donnée par Laplace . On a , en effet, pour n très grand,
cos
IO n +2 7 4

siny
390 TRANSFORMATION

y étant l'angle défini par la relation x = cosy. Cette équation ne donne


rien pour les petites valeurs de sin q ; car alors, n étant très grand, n siny
est le produit d'un très grand nombre par un très pelit, ce qui est un
symbole d'indétermination. Mais on sait que, pour x = 1 , X, = 1 , et que,
pour r = -1, Xn = (- 1 )" ; de sorte que Xn est connue pour les valeurs
r = + 1 , qui correspondent à siny = 0. Les n racines de In = 0 s'obtien
nent en égalant le numérateur à 0, ce qui donne

(n + y) : - * = (k2 + 1)
k désignant un entier, auquel on devra attribuer les n valeurs 0,1 , 2....
n— 1 ) . La courbe y = Xn, pour n très grand, coupe n fois l'axe des I entre
les limites x = -1 et x = + 1 , et a pour ordonnéc Il pour ces limites.
Elle présente donc l'une des formes suivantes, suivant que n est pair ou
impair.
1 pair # impair.

1
1
བ ཤེས་བྱ་བ་
‫سامره‬1

Fig 99. Fig . 100 .

201. Venons à la démonstration de la formule approximative de L3


place.
On a l'égalité

S.* ( +VVä: — 1 cos ) * dot .

qu'on peut écrire , en observant que cosy change de signe quand on


2 à
parties ,

‫܂‬- 77
(.r + Vr - 1 cos ) " db + ( x - V2 — 1 cosu, * ds.

Dans cette somme, les parties réelles se groupent deux à deux pour
DE LA FONCTION Xg: 391

doubler, tandis que les parties imaginaires se détruisent. On pourra donc


poser, pour abréger l'écriture,

1,-S. (x + Vr - 1 cos 6)" diy,

en convenant de ne retenir dans cette équation que la partie réelle, et


d'eſfacer la partie imaginaire qui s'y ajoute.
Introduisons l'hypothèse x = cos y; puis développons cos y en série par
la formule
cos $ = 1 + 24
où a représente un nombrepositifet< 1, pourvu que « soit compris entre
0 et
Il viendra

*+ V3* —1cos$= cosy + V = 1 sin » (1- * + E)


e tena
2 +v=7V :(4-8 )
- siny =1***(1 )]
= riv= [1-5e-1V=
quantité qu'il faut élever å la niéme puissance. Pour cela, représentons la
parenthèse par 1 — u. On pourra égaler le second membre de la dernière
équation au produit
exp =11 - u) = V -ixellt – w ),
et la nième puissance sera égale à
V - 1 Xen ! ( 1 )
Donc enfin
enTV en (1 -w dụ .

Nous pouvons développer l (1 — u) en série, pourvu que le module de u


soit inférieur à l'unité, et poser, en nous arrêtant aux deux premiers
termes,
ui – u) = - 4-221116'uº- )
p étant le module de u , et un nombre dont le module soit < 1 .
392 TRANSFORMATION

Le coefficient de yo peut se mettre sous la forme

-v =1 sinye- ? V =1 + 5°43
on 6" représente un nombre déterminé , et l'on a l'équation

2 phia nA :+994
X C dib ,

où le coefficient A représente un nombre indépendant de “, tandis que le


coefficient 6 " en dépend, au contraire, mais reste au-dessous d'une limite
T

déterminée lorsque y varie de 0 àà 2


Nous ferons ý vñ = t, en changeant de variable ; les limites de t seront
vñ dt
0 et - , et l'on aura dy

Donc enfin
Vn Al! +
2
XE eNYVvi dt .
- Vn . :

Si dans cette équation on fait n infini, la limite supérieure de t devient


infinie ; mais, comme pour x = 1 on doit avoir X, = 1 , il est nécessaire
que les deux coefficients A et 6" soient négatifs. Sans quoi l'intégrale indi.
quée aurait une valeur infinie , et X, ne pourrait être finie. Le signe de A
0"/ *
et de g" se trouve ainsi déterminé . On voit de plus que n - , pour n iofini ,
disparait devant Al?. Posons donc A B , en mettant le signe de A en
évidence . Il viendra , pour n très grand ,
0
2 B !? dl ;
:: V - 1

l'intégrale indiquée est connue. On sait en effet que Sied


donc
e Bl* dt ‫ܕܕܐ‬
S. 2VLEVE,
et enfin
2 en :
ENY V
an nit
DE LA FONCTION X , 393
Or

B = -1 = v =1 sinye
5 sinye (5-1) = ;

on a donc, en élevant à la puissance dont l'exposant est -


2 V2
l'sjny sin
[.COS
1) + 0 =1 sinsin (3 – )]
et

‫;ܙ‬
Vsiny (cos ny + V=1 sin y) [cos (1 – 3)+v=īsin(4-1)]
‫ܙ‬
na Siny [ (* + - 1)+ v = Twin (w + -:)]
expression qu'on doit réduire å sa partie réelle. On trouve en définitive
la formule de Laplace

Im
(ir + 1-1)
cos ( intyy

sin ?

formule approximativement vraie lorsque n a une très grande valeur, en


exceptant les valeurs de y très voisines de 0 , qui rendent sin q nul.
Pour y = 0, la partie réelle du coefficient A s'annule, et il n'est plus
6"7
légitime de négliger le terme n dont la partie réelle acquiert une in
fluence : alors la formule est en défaut et devient indéterminée .
CHAPITRE V

THÉORIES DIVERSES

THÉORÈME DE LAMBERT.

du
205. Le théorème deLamberta pourobjet d'exprimer le rapport
temps 6, que met une planète M à parcourir un arc MN de sa trajectoire
elliptique, à la durée T de la révolution , en fonction du grand are 2a
de l'orbite , de la corde c de l'arc
N'
décrit dans le temps I, et de la
M'
somme s des rayons vecteurs qui
N
joignent le foyer centre d'attrac
tion aux deux extrémités de l'arc.
Soit AA' le grand axe, égal à 2a ;
F le foyer qui est le centre d'al
A F с Р' F ' PA' traction ;
Fig . 101 . F' le second foyer ;
C le centre de la courbe;
MM' l'arc décrit dans le temps 0, arc dont la corde est égale à c ;
FM + FM' = s la somme des rayons vecteurs qui aboutissent aux extré
niités de l'arc .
Sur AA' comme diamètre décrivons une demi-circonférence, et cher
chons sur cette circonférence les points N et N', qui ont pour projection
les points M et M' sur l'ellipse. Les angles NCA', N'CA' seront les anoma
lies excentriques des points M et M'. Designons-les par u et u '. Nous aurons,
en appelant t et t' les temps du passage de la planète en M et M', et a le
THÉORÈME DE LAMBERT. 395
moyen mouvement ( les temps étant comptés du passage à l'aphélie en A'),
u te sin u = nl,
u ' + e sin u ' = nt'.
Retranchant, il vient
u ' – ute ( sin u ' — sin u ) = n (l' - 1) = no.
255
Le moyen mouvement n est égal à т On a donc

u' --ute( sin u ' sin u) .


T 25

Nous suivrons pour transformer cette expression la marche indiquée


par M. Catalan dans une Note insérée aux Nouvelles annales de Mathéma
tiques (3e série, tome III, novembre 1884) .
Si l'on appelle r le rayon vecteur FM , et r le rayon vecteur FM’, on a
y = a ( 1 + e cos u ) ,
qu = a ( 1 + e cos u') .
Donc
(2 ) = r+ p = 2a + ae (cos u + cos u') .

La corde MM’de l’ellipse est la projection de la corde correspon


danle XY du cercle. Pour la calculer , observons que la base PP' est com
mune aux deux cordes , et que les ordonnées PN , PM et PN', PM sont ré
duites,en passant du cercle à l'ellipse, dans le rapport du petit axe au
grand . On a donc
1,2
c" = P + (P’N — PN ) :
Mais
PP '=
= a (cos u — cos u') ,
PN = asinu , P'N = asin ui ;

en définitive
3 c$ = a* (cos U -- cos u'j' + b* (sin u' — sin u ) .

Nous allons transformer ces trois formules, en introduisant des angles


a et ß , définis par les relations
21s – tu ,
23 = 1 ' tu.
396 THÉORÈME DE LAMBERT .
On voit que a sera le demi-angle ICN = ICN' des rayons CS et CX dans
le cercle, et que ß sera l'angle ICA’ que fait la bissectrice CI de l'angle VCN
avec legrand axe CA'.
On déduit de ces relations

u ' = a + s, u = B– .
Donc
sin u ' = sin « cos 3 + sin 3 cos & .
sin u = sin 3 cos am - sin a cos s .
cosu ' = cos a cos 3 — sin o sin 3,
cos u = cos a cos 3 + sin o sin 3 .
sin u ' — sin u = 2 sin o cos B,
COS U cosu ' = 2 cos e cos 3,

et substituant dans les trois é qualions ( 1) , (2) et (3) , il vient


a te sin a cos 3
т
(2 ) ' $ = 2a ( 1 + e cos a cos ) ,
( 37' c = ha cos a cos 3 + 4h! sin , cos 3 = 4a sina( 1 - ecos,

en observant que a'e' = a - b?.


Or ces trois équations démontrent le théorème. En effet, des équa
tions ( 2 ) et (3') on peut tirer les quantités 2 et e cos B, en fonction de
2a, s et c ; et substituant les valeurs de sin æ et de ecos B dans ( 1) , on
0
aura l'expression de en fonction des mêmes éléments .
T
On tirera, par exemple , de (2') et de (34)
$ - la
4 cos 4Xe cos 3 : 2a
2a \
= sina !! - e* cos 3 ) - pcos a cosa
ፋ492 - ( 229)
2a
= sin ' « ecos 3 = 1 - cos -p cos .

Donc

15 cos x + ecos 3 =1
+ ( 729)
+

A l'équation (5 ) ajoutons le double de l'équation de (4) , puis retran


chons; cela donnera
- 2a
(6) ( cos « Í e cos 3) ' = 1 ( 724)'+
2a
THEORÈME DE LAMBERT. 397
ce qui donne les deux relations
1
COS a tecos B : cen,
2a
17 :
cosa- e cos 3 = 2a Via – 8,5 – c ,
ou bien
1
COS - $?
4a - + V (4a - 89
1
2-02
e cos B = 4а (1 82 – *– Vida -X

On déduit de la première

$3— ( ) + (40 -- 58–6 + 2 V (52— (2) ((4a – 8,3 –


sin u . =
V 1
4a"

2 = UIC COS
4a (V133 — * + V(4a
Vida--
2
cs )
el enfin

arc cus ( -a +Vibo-rj- a)+V (162- +(6-vje_c +2 1683–8 18a 50-50) --cs)

On peut observer que 4a est la somme des quatre rayons vecteurs


FM , F'M, FM’, F'M', menés des deux foyers F et F' aux points M et M'. Si
donc on désigne par s' la somme des rayons vecteurs F'M , FM , qui abou
tissent au second foyer, on aura 4a —s = s', ce qui simplifie un peu la
formule .
Celle formule est remarquable en ce qu'elle est indépendante de l'ex
centricité de l'orbile. Elle s'étend sans difficulté au cas d'une orbite para
bolique. Si l'on représente par ;. la constante de l'accélération dirigée
vers le foyer de la parabole , de sorte que celle accélération soit repré
sentée par ., la durée 6 du parcours d'un arc de la parabole sera donnée
par l'équation
O =
= [ ter- )
s étant la somme des rayons vecteurs qui aboutissent aux extrémités de
l'arc , el c la corde de cet arc . Quant au choix à faire entre le signe - ou
le signe + , il faut considérer l'angle formé par les deux rayons vecteurs;
s'il est moindre que deux droits, on prendra le signe - , et s'il est plus
grand , le signe + .
398 APPLICATION DE LA MÉTHODE DE JACOBI

APPLICATION DE LA MÉTHODE DE. JACOBI IE PROBLÈME DE L'ÉQUILIBRE


D'os Fil .

206. L'analogie que nous avons signalée (III , § 40) entre le probleme de
l'équilibre d'un fil et celui du mouvement d'un point matériel permet
d'opérer sur les équations du premier problème des transformations
analogues à celles que l'on fait subir aux équations du mouvement d'un
point. L'application de la méthode analytique de Jacobi à l'équilibre d'un
fil a été faite par M. Appell dans les Comptes rendus de l'Académie des
sciences du 12 mars 1883 .
Supposons un fil libre , inextensible, sollicité par une force Fds appli
quée à l'arc ds ; soient Xds, Yds, Zds les composantes de cette force, rap
portées à trois axes rectangulaires ; soit T la tension , M la fonction des
forces, c'est - à -dire l'intégrale (supposée existante) de la fonction diffe
rentielle Sd.r + Ydy + Zdz. Les équations d'équilibre seront
d dx
T + 1 = 0.
ds
d dy + Y = 0).
T
( ds
d d:
T
T ) +z = .
On en déduit, en multipliant la première équation par dr, la seconde
par dy , la troisième par dz, et ajoutant,
dT + dU = 0,
ou bien , en intégrant,
(2 ) T= - (U + h ),

h désignant une constante arbitraire.


Prenons une nouvelle variable ,, définie par la relation
de
T.
To

Cette équation transforme l'équationas ) + X=0

en
d d.c
Tila do + X = 0,
AU PROBLÈME DE L'ÉQUILIBRE D'UN FIL. 399
ou bien

4+ XT = 0.
On a de même
dy
do ?
+ YT = 0,

+ ZT = 0 ,

c'est - à - dire

dot - I\,
dạy
- TY ,
dd?:
- TZ.

dU
Remplaçons T par — (U + h ) et X par doc On voit que le produit – TX
sera égal à

ha az ( u + * ).
U + h}


De même — TY , — T2 se remplacent par les dérivées partielles de 25 ( U + h ) :
par rapport à y et à z.
Posons donc V = }( + h)[Link] aura les équations
d .
1
d . . dx '
dy
( 5) do dy
dV
do ds '

équations analogues à celles du mouvement d'un point ( $ 139).


On cherchera une fonction o des coordonnées x, y , z, telle qu'on ait
do
do dx
dy de
(
0
)

1
do dy.
d: do
do
400 APPLICATION DE LA MÉTHODE DE JACOBI
On en déduit
do do
da do
d
d
dx da
s d
dx
dar 1
dot ()
do do do
do
d
dx do ( d.r
• t
dy
dy + di
d:

d d
dx de dr do dr de
dx dx
+ dy
dy + di di
do do do
d d d
dx de dy do da do
+
da da + dr dy d.x di
1 de de
dx + dy di

On aurait de même

1 d
2 dy
Id
[ @ )+ '+ 3) ] => dy '
dV
2d :
[(* ++
)* )) di'

et ces trois équations peuvent être fondues en une seule, en les ajoutant
après les avoir multipliées respectivement par dx, dy, dz. Il vient l'équa
tion aux dérivées partielles du premier ordre

2 [( ) + (*)+ (47 )] = V + A,

A désignant une constante arbitraire, qu'on peut supposer égale à zéro.


L'équation prend alors la forme
do ? do do
+ + 2V = + h *
da ) hy
dy di 2) =
On aura à intégrer cette équation (7) . L'intégrale complète contiendra
Trois constantes arbitraires, et sera de la forme
( 8) ( x , y, 3 , & , B , h ) = ( ,

en appelant a el 5 deux constantes, distinctes de la constante h qui ap


partient à la fonction des forces, et de la constante c à laquelle on égale
la fonction o .
do do
Les dérivées partielles feront connaitre, en vertu des équa
dr' dy' dz
AU PROBLÈME DE L'ÉQUILIBRE D'UN FIL. 401
dx dy dz de
tions (6 ), les quantités da da do' c'est- à -dire les composantes T ds
d%
ds dsde la tension. Quant aux équations d'équilibre qui définissent
la forme du fil, on les obtiendra en égalant à des constantes arbi
traires les deux dérivées partielles
do de
da " d3

de la fonction @ par rapport aux arbitraires a, ß, introduites par l'inté


gration . On reconnait en effet facilement , en suivant la marche indiquée
$ 140 , que ces fonctions restent constantes pour toute valeur de o.
M. Appell a étendu cette méthode au cas où le fil est assujetti à certaines
liaisons, par exemple à rester appliqué sur une surface.

SUR LE MOUVEMENT DE ROTATION D'UN SOLIDE DE RÉVOLUTION


AUTOUR D'UN POINT FIXE .

207. Nous avons ramené à la forme canonique ($ 167 ) les équations


du mouvement d'un solide autour d'un point fixe 0.
Ces équations peuvent être intégrées à l'aide des fonctions elliptiques
lorsque la fonction des forces U est nulle. On retombe alors en effet sur
le cas traité dans le théorème de Poinsot, et l'on a vu (III , S 280) que ce
cas conduisait à des intégrales elliptiques.
M. F. Tisserand a fait voir que celle solution par les fonctions ellip
tiques peut être appliquée au mouvement du globe terrestre autour de
son centre de gravité, en supposant, d'une part, que la sphéroïde ler
restre soit un ellipsoide de révolution et , d'autre part , qu on se borne å
prendre, dans la série qui exprime la fonction des forces , U , les
premiers termes du développement. (Voy. Comptes rendus de l'Académie
des sciences 20 juillet 1885.)
INDICATIONS BIBLIOGRAPHIQUES.

208. Pour terminer ce livre consacré à la mécanique analytique, nous


citerons quelques ouvrages où les mêmes sujets se trouvent traités, et
qui montreront les diverses méthodes suivies par de grands géomètres
dans la solution de ces problèmes :
LAGRANGE, Mécanique analytique. Section VII, § 2 , variations des éléments
des planètes produites par les forces perturbatrices ; section IX, sur le
mouvement de rotation ;
v . - MÉC. COLLIGNON . 20
402 INDICATIONS BIBLIOGRAPHIQUES .
Laplace, Mécanique céleste. 1re partie. Livre II, chapitres v, vi, vi et vin ,
théorie des perturbations et méthode des approximations successives .
LEGENDRE, Théorie des fonctions elliptiques, tome I. Applications à la
mécanique. Problème du mouvement d'un solide autour d'un point fixe,
du mouvement d'un point attiré vers deux centres fixes; altraction des
ellipsoides ; orbite décrite sous l'action d'une force centrale donnée.
LIVRE IV

MÉCANIQUE VIBRATOIRE

INTRODUCTION

INTÉGRATION DES ÉQUATIONS DIFFÉRENTIELLES AUXQUELLES CONDUIT LE PROBLÈME .

209. Lorsqu'un point matériel M , de masse


m , attiré par un centre fixe , 0 , proportion
nellement à la distance MO , parcourt une
droite OA , le mouvement oscillatoire du point 0 M

M est la projection sur la direction OA du mou


vement d'un point P qui parcourrait unifor
mément une circonférence décrite du point 0
Fig . 102 .
comme centre avec un rayon Of égal à la
demi -excursion du point en mouvement. L'équation du mouvement est
x = R cos wt ,

R représentant le rayon (A , t le temps, x la distance OM, et w un coeffi


cient constant, égal à la vitesse angulaire du rayon mobile OP autour du
point 0. L'équation différentielle du même mouvement est
dr
m Kx ,
di?

K représentant un nombre positif, et l'identification des deux équations


donne entre les coefficients K et w la relation K = mw2 .
La théorie des mouvements vibratoires peut être regardée comme la géné
ralisation de ce résultat élémentaire. Avant de l'exposer, nous rappelle
rons la méthode d'intégration des équations linéaires simultanées auxquelles
conduit l'analyse du problème.
404 ÉQUATIONS
210. Pour fixer les idées, nous prendrons comme exemple l'intégralion
de trois équations simultanées, que nous supposerons sous la forme
dla
H + Ac + B3 + Cy,
dl
dº 3
(1 ) diº = H + A'a - D's + C') ,
d-
d .
d12 H" + A"& + B's + C ',;,
II , II , II", A , A', A”, ... C, C', C" étant des constantes données. La première
préparation à faire subir à ce système consiste à changer de variables de
manière à chasser les termes constants, H , H ', H” . Pour cela on déterminera
trois nombres Ong, Bey Yo , qui satisfassent aux équations
Ady + BB . + Cia - H,
(2) Alay +- D'Be + Cora - II' ,
A " ag + B"la + C"ya - 11" ,
et on posera
(3) a = af.a', B = Bs + ß', y= % +
a', B', y étant de nouvelles variables. On en déduit
d²a d'a ' dB dºg! d ”.)
di? di ? dez di' di? di

et substituant dans les équations ( 1 ) , on les ramène, en vertu des équa


tions (2) , à la forme
1I da'
dt ? Ac + B3' +- Cy'
d'3'
dt?
A'c + B'B' + Copy
d.
di ? = A"(! + B " g' + C".;'

Nous avons supposé que les valeurs de Qg , By , Yo fournies par le système


des équations (2) étaient bien déterminées, ou , ce qui revient au même,que
le déterminant
A B C
(5) A В. C
B" C "

était different de zéro. S'il en est autrement, le changement de variables de


peut s'opérer, car on trouverait pour ag , By , Ya . des valeurs infinies, à
moins que l'une des trois équations (2) ne rentråt dans les deux autres, au
quel cas l'un des nombres Oy , Ba , Yo , serail arbitraire. Nous exclurons ces
divers cas particuliers, et nous admettrons dans ce qui suit que le deter
DU MOUVEMENT PÉRIODIQUE. 405

minant (5) n'est pas nul, ce qui assigne aux inconnues ag, Bo, Ye des valeurs
finies el déterminées.
211. On pourra ainsi faire disparaitre les termes constants, et ramener
le système d'équations données à la forme
d²a
di * As + B3 + C7,
das
de* A' + B'B + CM,
ddy
dcz = A " + B"3 + C " y.

Ces équations étant du second ordre, entre trois fonctions a, b, q, les inté
grales générales du système (6) seront au nombre de trois , et devront
contenir six constantes arbitraires ; les équations données étant d'ailleurs
linéaires, si l'on en connait six solutions distinctes, savoir
a = 20 a = &q, et ainsi de suite jusqu'à a = ag,
B = for § Bu , B = Pse
= % 7 7 = 78)

on obtiendra la solution générale en posant


Lao + Mag + Nag + + Ras,
(7) B = L30 + M Ba + N3, + . + RBs ,
Lyo + Myat Nya + - + R789

L, M , ... R étant six constantes arbitraires . Le problème est donc ramené å


découvrir les six intégrales particulières (@o. Bo, Yo ),... (23, Bs, ys). On peut
y parvenir en employant soit les fonctions exponentielles , soit les fonctions
circulaires .
Posons d'abord
Q = pea
(8) B = ple ",
r = p"e
r, p, o', po étant des nombres constants que nous allons déterminer. On re
marquera que a, b , y sont respectivement proportionnels à p , pip ". De là on
dėduit
dx
dia 68 % Eric,

(9 ) ‫م‬r‫ = الج‬rp,
di :
d .,
dir = free " = gay
406 ÉQUATIONS
Substituons les valeurs (8) el (9) dans le système (6) ; on aura entre lis
variables a, B, y et l'inconnue r les trois relations
ra Ax + B3 + Cy ,
( 10) ra3 = A'& + B'B + C'y,
= A'a + B"ß + C " >
ou bien
( A - 9) + B3 + Cy = 1,
A'& + ( B' - 798 + Cy = 0 ,
Aa + BB + C " - py = 0.
Ces trois équations, homogènes par rapport à a, b, y, permettent d'é
liminer les rapports , . de deux des variables à la troisième. L'èqua
tion finale s'obtiendra en égalant à zéro le délerminant des coefficients
de a , , y , ce qui donne l'équation
A - rº, B, с

(12) A', B' — gos, C -0.


B ", ("— °
L'équation (12) est du troisième degré en ge ; elle donnera généralement
pour r six valeurs, égales deux à deux au signe près, que nous représen
terons par = ro, Erg , = re. Chacune des trois valeurs de rs, substi
tuée dans les équations ( 11 ) , déterminera en général les deux rapports
B
I, de sorte que nous
ou,ce qui revient au même,les rapports , P
pourrons obtenir trois systèmes de valeurs des coefficients p, f , p", savoir
Pos p'o, p " , correspondant aux racines r = İ ro,
PA r = trs,
pa r = tra

Dans chaque rangée, l'un des coefficients p, restant arbitraire, se confondra


avec la constante par laquelle on devra multiplier l'intégrale particulière
pour la faire entrer dans l'intégrale générale.
On a par ce moyen les six solutions préparatoires
a = poe'o', a = pieli , a = pge':',
a = pue - no', a = pper ",',

B = p'oeno', B = piel, B = f'send ',


y = poe'o', y = pie'',
y = poed', y = pie- ', y = page- '.
DU MOUVEMENT PÉRIODIQUE. 407

On en déduit l'intégrale générale

Po (le'o' + Me-76 ) + pi (Ne'i' + Pe !")


+ pe ( Qe':' + Re- ? ),
( 1.0 ) B = f'o(le'o + Me- ) + p's (Ne'i' + Pe " ")
+ p's ( Qe'!' + Re- ':'),
y = p”.(Lepo'+ Me - '0') + p",(Ne'z'+ Pe- " ')
+ p" . (Qe":' + Re- " '),
avec les six constantes arbitraires, L , M , ... R.
212. La solution peut s'obtenir aussi à l'aide des lignes trigonométriques.
Au lieu de chercher six intégrales particulières sans constantes arbi
traires, puis de former l'intégrale générale par l'addition de ces six fonctions,
nous chercherons trois intégrales contenant chacune une constante arbi
traire, et la solution s'obtien Ira en ajoutant ces trois intégrales, multi
pliées chacune par un coefficient pris arbitrairement. Le nombre nécessaire
de constantes se retrouvera ai: isi dans la solution définitive.
Posons
a = p sin (ut + $) ,
(14)
I B == přsin ( ut + ) ,
j = p" sin (ut+ o) ,

où H, P, Ⓡ pa sont des nombres à déterminer , et q un arc arbitraire. La


differentiation nous donnera
da
di - puasin (eel +9) = - maa,
d da3
( 15) dt? ups ,
ddry
de -pay.

Substituant dans (6), il vient


-pix = AX + B + Cy,
(16) - M*B = A'& + B's + C'ye
- Mary = A"« + B'ß + C"y.
On en déduit pour déterminer P

A tua , B, с

(17) A', B' + 4 *, C = 0,


A" , G " + 4*
408 EQUATIONS
équation du troisième degré en u?, qui donnera en général pour y six valeurs
égales deux à deux au signe prés ; soient + Ho. I up, I My ces valeurs.
On tirera des équations ( 15) les valeurs correspondantes des rapports
β 1
c'est-à -dire des rapports ... On devra prendre dans chaque
groupe de racines égales en valeur absolue et de signes contraires, + tor
+ When I Wag, l'une des deux racines à l'exclusion de l'autre, et l'on obtiendra
l'intégrale générale en posant

- Lposin (vot + o) + Mersin lugt + ') + Npq sin (peb + ),


(18) B = Lposin (not to) + Mdasin (vgl + p') + Ne', sin (aszt + ),
y = Le” , sinuot + ) + Mo" , sin (vgl + $ 9) +- Nc", sin (191 + q").

La solution contient encore six constantes arbitraires, savoir les trois coelli
cients L, M , N , et les trois arcs q , o'p".
Observons que l'équation ( 17) , de laquelle on tire les valeurs de , ne
diffère de l'équation ( 12) que par le changement de pe en – M ?, ou de r en
V - 1. Si donc l'équation ( 12) donne pour r deux racines imaginaires de
la forme EaV T, l'équation ( 17 ) donnera pour y deux racines réelle
égales à Ła ; de sorte qu'en adoptant l'une ou l'autre forme pour les
termes de la solution, on pourra éviter les imaginaires dans l'intégrale gé
nérale.
213. Mais l'équation (12) peut avoir aussi des racines imaginaires de la
forme [ +0 V – 1, ou encore des racines multiples. Ces deux cas parti
culiers doivent être examinés à part.
Soit d'abord ro = E + aV - 1. L'équation ( 12 ) admettra aussi la racine
-ro = - & - , V – 1, puis les racines conjuguées des deux premières,
soit r = - V -1, -1, = - 5 + 2V- 1. Or

col = elt xenev = 1 = ellx (cosat + 1sinal),


core - cosit - 1 sint),
e'i' = e" ( cosat - v- 1 sinat),
- = e- ! (cosat + V 1 sint).
Remplaçons aussi lecoefficient po, qui peut être imaginaire, par le pré
duit 6. (cos P + V- 1 sin qo), où 0, est le module et po l'argument du
nombre po ; soit de même
L = o (cosp + V 1sing),
I = (cosp! + V - sinx').
DU MOUVEMENT PÉRIODIQUE. 409

Le facteur pe sera le conjugué de po, et par suite


pi = b (cospo - V- 1singo).
Prenons de même
N = o (cos - V- 1 sinp ) ,
P = 6" ( cos ' - V— 1 sino ).
La substitution de ces valeurs dans les termes de a qui contiennent ro
el r, ſéquations ( 13)], nous donnera
6. (cos 90+ V- 1sinqo) [o (coso + vísing) efl (cosat + V— 1sinae)
+ 6+ (603x + = 1sing') e " ( cosit - V = 1 sin t)]
+ (COS 70 - v - 1singo) [o ( cosp - V = 1 sinet (cosit - V1 siu »t)
+ b (cosp -VI sin ') e - " (cosit + V = 1 sin it)],
ce qui se réduit à
0.92 (cos (28 + * + 70) + = 1 sin (21 + p + po ]
+ 0.9'es( cos (76. -— 1 — 90) - V - I sin (it - - Pol]
+0,92 ( cos(at + + go) - V = 1 sin ()t + — 90 ]
+ 691e - [cos(26— — %o) + V = 7 sin (2t — $ - ço)] ,
ou encore à la fonction réelle
2e" (09cos (il +9+ Pol] + 2e- (0,6'cos(2t - - qoll,
fonction qui peut se mettre sous la forme
Lellcos (it + 4) + Me - Ecos (at + $ ');
elle contient quatre arbitraires distinctes, L, M , 4 , 4 , et a par conséquent
le même degré de généralité que les quatre termes dont elle tient la place.
On peut changer les cosinus en sinus, car cela revient à ajouter un quadrant
à la constante arbitraire 4 et à changer le signe du facteur arbitraire L.
214. Supposons ensuite que l'équation (12) ait des racines égales, qu'on
ait par exemple ro = rg. Alors les termes en r , et r, de la solution géné
rale (13) se fondent l'un dans l'autre, et l'intégrale ainsi formée ne con
tient plus le nombre demandé de constantes arbitraires.
On tourne celte difficulté en posant d'abord r , = roth, et en supposant
h infiniment petit, après avoir développé les exponentielles en séries.
On a en effet
hºl *
c a) 1+ + 1.2 + ... ).
410 ÉQUATIONS
Multipliant par la constante pe N, il viendra

ponie'o'+ pgNe'o ml+ des termes contenant h2, h3, ...


Le premier terme se confond avec le terme po Le ; le second prend la
forme Ps Nekot, en remplaçant le produit Nh par une nouvelle constante N'.
Les termes suivants contenant en facteur Nha, Nhs, ... ou bien N'h , Nh ? , ...
s'annuleront à la fois quand on y fera h infiniment petit ; de sorte que l'on
peut substituer à l'ensemble des termes
po (le"ol + Me-- '0') + pe (ne's' + Pe = ",") ,
la somme suivante, où les constantes ne se confondent plus ,
po(Lepo'+ Me- '') + po (Ne'o' + Pe - Tole .
Nous y avons fait Pa Po , parce que r , et r, sont supposés égaux.
-

Le cas où r serait racine triple se traiterait de même : cette supposition in


troduirait dans la solution un nouveau terme de la formepo Le tro't * . Plus
généralement, une racine multiple ro, du degré k de multiplicilė, introduit
dans la solution des termes contenant en facteurs des expressions de la
forme Le#rol yw , w prenanı toutes les valeurs entières 0, 1 ,... , k – 1 .
Enfin si celte racine multiple était imaginaire, le groupement des termes
conjugués dans la solution générale conduirait, grâce à un choix convenable
des constantes arbitraires, à faire disparaitre les imaginaires, en introdui
sant en facteurs des lignes trigonométriques.

RÉSUMÉ DE LA SOLUTION GÉNÉRALE.

215. En résumé, la solution la plus générale des équations données


peut contenir des termes réels , des formes suivantes :
1. A deux racines réelles, + r, de l'équation ( 12 ) , correspondent deux
termes contenant en facteur les exponentielles e trol;
2. A deux racines imaginaires de la forme Iav – 1, un terme conte
nant en facteur sin (at + c) , q étant un arc arbitraire ;
3. A quatre racines imaginaires des formes & FaV – 1,deux termes con
tenant en facteurs , l'un etl x sin (et + c) , l'autre e- " sin (at + '),
getc ' étant des arcs arbitraires ;
4° Enfin aux racines multiples de l'équation en r, des termes contenant
des facteurs de la forme el x tw , w étant un entier, ces termes pouvant
aussi contenir des lignes trigonométriques introduites pour chasser les
imaginaires.
DU MOUVEMENT PÉRIODIQUE. 411

Ces différentes sortes de termes se partagent en deux classes distinctes .


La première classe contient les termes de la forme L sin ( at + m ) ; la se
conde , les termes de toutes les autres formes, qui ont pour caractère com
mun de renfermer des exponentielles ou des puissances entières de t.
Comme d'ailleurs au terme contenant l'exponentielle e + " correspond un
autre terme contenant l'exponentielle e- " , il est certain qu'à moins d'une
détermination particulière des facteurs arbitraires par lesquels ces termes
sont multipliés, l'ensemble des termes de la seconde classe croit indéfini
ment avec le temps t. La première classe, au contraire, contient des termes
périodiques, dont les valeurs restent comprises entre des limites finies ,
quelque valeur qu'on attribue aux constantes arbitraires. La condition né
cessaire et suffisante pour que les intégrales générales soient composées
de termes périodiques est donc que toutes les racines de l'équa
tion (12) soient inégales et imaginaires de la forme IarGT, ou , ce qui
revient au même, que l'équation ( 17) ait toutes ses racines réelles et
inégales .
Les méthodes que nous venons d'exposer sont générales, quel que soit
le nombre des équations données ; si l'on a, par exemple, n équations du
second ordre, contenant linéairement n variables a, B, Y, ... , l'intégrale gé
nérale aura la forme
Lsin(2x+ p ),
la somme comprenant n termes semblables ; les valeurs de a sont dé
duites de l'équation qu'on obtient en égalant à zéro le déterminant à n?
termes
A + ;, B, C, ...
A ', B ' +7 , C ' , ...
= 0;
A" , C " +2 , ..

elles doivent être toutes réelles et inégales.


CHAPITRE PREMIER

DU MOUVEMENT OSCILLATOIRE D'UN SYSTÈME DE POINTS


AUTOUR D'UNE POSITION D'ÉQUILIBRE.

216. Considérons un système formé de n points matériels assujettis à cer


taines liaisons. Appelons In , Yo , zı, les coordonnées d'un poini de masse m,,
X., Ya, Zą, celles du point ma, ... X.,, Yx ; mm, celles du point m . Le premier
point est soumis à l'action d'une force X , Y, Z , le second à l'action
d'une force X , Y,, Zg, ... , le ntème à la force X , Y, Z. Entre les coor .
données de ces n points, nous supposerons qu'il y ait k relations, exprimant
les liaisons auxquelles est assujetti le système. Ce sont les équations
L = 0,
1 , = 0,

L = 0.

Nous supposons aussi les forces X, Y, Z, exprimées par des fonctions des
coordonné s , x, y el 2, des divers points, indépendamment du temps et
des vitesses .
L'équation générale du mouvement du système sera

( 2)
E [(x -m * ) *::,+ ( -max) ay .

+( - ) )v
=.
MOUVEMENT OSCILLATOIRE. 413

les variations & devant satisfaire aux équations des liaisons, c'est -à -dire au
groupe
dhi ixat dla ayat dLasĄ dLĄ
ôx
dx , a +
dya 02n + 0,
dr,
dla
oll + dla syat dlaa izat
day dya
.
0,

:
c.

dLX
0.
da, dx , t
Supposons que, pour des valeurs particulières des coordonnées xq = a,,
y = bg, 2q = 0 , x , = ag, Y. = bg, 29 = 69, ... 2n = Qn Yn mn = CHY le
système soit dans une position d'équilibre stable. Les forces X, Y, Z , pren
dront dans cette position certaines valeurs que nous représenterons par les
lettres A, B, C, affectées des mêmes indices.
Proposons-nous d'étudier le mouvement du système aux environs de cette
position , lorsqu'on l'en écarte infiniment peu . L'équilibre étant stable, l'é
cart ne dépassera jamais une limite très étroite, et si nous posons d'une
manière générale
Xi = Q tois
(4) y, -- 6, +31 ,
2 , = City

les quantités Qy, Byr Ys , resteront elles-mêmes très petites.


Nous développerons les diverses fonctions qui entrent dans le calcul en
séries ordonnées suivant les puissances ascendantes des quantités a , b, y,
et comme ces quantités sont très-petites, nous nous contenterons des termes
qui les contiennent au premier degré. Soit , en général ,
F (x4, , 743 Yii Xn, Yn, n)
une fonction donnée des coordonnées ; on pourra , en remplaçant a par
a + o ., y par b + B, 2 par c + y, la mettre sous la forme
(5 ) F = F' (ag , bg, Ca , az , bi , ci ani bn , en)
dF dF dF df dF df
+ da agt db, Be + ac Y
g e + + daiat abilBi + do ;
dF
+ + Yno
den
dF dF dF
Nous représentons par les symboles da do' 9 ... les résultats que l'on
dc "
obtient en remplaçant x par a, y par b, z par c dans les dérivées partielles
MOUVEMENT OSCILLATOIRE
AF df dF
développement de la fonction, arrêté
dx ' dy dz' de la fonction F. Le
aux termes du premier degré en a , b, 4, revient à traiter ces dernières
quantités comme des différentielles.
Appliquons ce développement aux fonctions X, Y, Z, qui représentent les
forces. Nous aurons d'une manière générale

dX , dX dX ,
X = A + da , +
ab , B + des de,
dY, dY, dY
( 6) Y, = B , + da , +
db, Bu + +
de,
ali dz d2
+ +
2 = C, + da , db , Bu + de ,

Les équations (1 ) , satisfaites par les solutions x = a, y =b, := c, et par


les solutions r=a + a, y = b + 3,2 = c + y, entraînent entreles nouvel
les variables a , b, y, le groupe de k équations
dla dL dl ,
+ + 0,
da , db Bi + de,
dle dly
da ,
d + abs Bat 0,

dlxa
s + dly$ . 0.
da ,
+
db

Ce dernier groupe se déduirait du groupe (3) en y changeant 2, y, :, en


a , b , c, et 8x, dy, dz, en a, b, g.
Nous pouvons aussi appliquer la formule (5) aux coefficients des variatici:
dans les équations (3 ), ce qui nous donnera les relations générales

dl , _ dl; + dölj at
del del ; 7 + ...,
di , dur'dada, da,db, Bi + da ,dc,
dl , dl ; + del altt d’L; ddölj
(
)
8

dy . db, db,da, db_ube Bu +


db,dc, 7+
dl; _ dl ; + dalj, + dºL
Bu +
dºL
do, dc dc da, dc,db, dc ,dc, 7t ..

équations qui permettent d'exprimer les coefficients des 81, dy, 8:, dans i
équations (3) , en fonction des variables a, b, 9.
D'UN SYSTÈME DE POINTS . 415

La différentiation des équations (4) , dans lesquelles les quanlités a , b, c,


sont indépendantes du temps, nous donne enfin
daxi
9
des de
dy dº3
(9) de d12 '

di? dt

Ces diverses préparations effectuées, remplaçons dans les équations (2)


dºr dy da dL dL du
et (3) les fonctions X , Y, 2, dt?' dt?' dt ' dx ' dy' dz' par leurs va

leurs en a, b, Y,... Nous pourrons exprimer , au moyen des équations (3), k


des variations 8x, dy, 8z... par des fonctions linéaires des 3n – k autres ;
substituant les valeurs de ces k variations dans l'équation (2) , et égalant sé.
parément à zéro les coefficients des 3n –k variations qui sont conservées
dans le calcul, et qui doivent rester arbitraires, nous aurons les 3n— kéqua
tions à joindre aux k équations ( 1 ) pour déterminer en fonction du temps les
valeurs des 3n variables a , b , 7.
Or le résultat de toutes ces substitutions conduit à exprimer linéairement
da
les accélérations dit 9 ... en fonction de a, b, ... En effet, chacun des coeffi
cients des équations (2) et (3) se compose de deux parties : 1 ° une partie
indépendante de a, b , Y, et qui représente la valeur du coeflicient relative à
l'état d'équilibre ; 2° une partie contenant au premier degré les variables
da d3
2 , B, 7, ... avec les accélérations dta' dt?' "
La substitution de la première ; ar ie dans l'équation (2) nous donnera l'é
quation même que nous aurions obtenue en exprimant par le théorème du
travail virtuel que le système est en équilibre dans la position (a, b, c ),
sous l'action des forces ( A, B, C) et des liaisons (L = : 0) . Elle est donc nulle
d'elle-même, et il reste seulement la seconde partie ; on trouvera les va
leurs des accélérations en fonction de a , B, Y, ... en égalant à zéro tous les
coefficients des 3n — k variations indépendantes. Les équations ainsi obte
dues contiendront à tous leurs termes quelques-unes des quantités a, b, g,
déz , dos, diy, chacune au premier degré, et comme ces quantités sont
do ' diz ' dia
supposées très petites, on pourra supprimer comme infiniment petits du
second ordre les produits de ces quantités deux à deux, ce qui réduira les
équations à la forme linéaire. Le groupe des équations ( 7) permet d'ail
leurs d'exprimer k des quantités a, B, Y, par des fonctions linéaires des
on – k autres, et par suite d'en déduire, par la différentiation , des expressions
416 MOUVEMENT OSCILLATOIRE
linéaires pour les accélérations de ces k quantités en fonction des 3n – k
autres . Substituant ces valeurs dans les 3n – k équations du mouvement,
on pourra résoudre ces équations par rapport aux accélérations qui y sont
conservées, et les exprimer linéairement en fonction de a, B, Y, ... par des
équations de la forme

det = P1,2% + Q1, 13, -- R1,177 + Pa, za +1,23, +
dB,
( 10) di ? = P1,1%, + 0 1,1 + R 4,1% + ... ,

der R " ,,,


= P1, 19, + Q"1,1B, + R",
A ces 3n— k accélérations exprimées par des fonctions linéaires des raria
bles, on pourra joindre k équations semblables, donnant les k accélérations
primitivement éliminées, puisqu'elles sont exprimées par des fonctions li
néaires des premières : ainsi complété, le groupe ( 10) peut être regardė
comme contenant 3n équations.
217. Si , au lieu de conserver dans le calcul les variables 2, B, 7, ... on in
troduisait d'autres variables indépendantes a, B', y ’, ... infiniment petites
comme les premières, on pourrait , après avoir exprimé a, 3 , 7, en fonction
de c', B', y', développer les fonctions en séries ordonnées suivant les puissan
ces de a ', B', y', ... et ne conserver que les termes contenant les premières
puissances des nouvelles variables. Les termes indépendants seraient d'ail
leurs nuls, puisque les nouvelles variables et les anciennes doivent s'annu
ler ensemble. On auraitdonc en définitive 2, B , Y, ... exprimés linéairement
d ' .. d3
en a', B' , Y, ... et par suite di?" dey .... exprimés aussi linéairement en
de daß!
dt? ' La substitution de toules ces valeurs dans les équations ( 10 )
di
conduirait donc à des équations linéaires de même forme pour exprimer
les nouvelles accélérations en fonction des nouvelles coordonnées .
218. C'est encore à cette même forme que se ramènent les équations du
mouvement quand on applique au système matériel de nouvelles forces ,
très petites , et pouvant modifier la position d'équilibre. Soient en effet H ,
H', H ",...les composantes de ces nouvelles forces; on aura pour les équa
tions du mouvement 3n équations de la forme

de = 1 ; + P4,1%, + Qi,aß, + ...


(11) di = H ' + PP1, 14, + Q'1,13, + .
ddy
dt ? 11"; + '"1,1%, + Q"1, 1B,
D'UN SYSTÈME DE POINTS. 417

Or on ramène ce cas au précédent en cherchant d'abord les valeurs a ',


b'ic', ... des coordonnées &, B, y, qui satisfont aux 3n équations
P2, , + Qi, aß, + 1 = 0,
( 12) P'1,1 %, + 0'4,1%, + ... +- 1'; = 0,
+
P " , 1% +0" , 4B, + ... +11", = 0.
Ces équations déterminent les coordonnées du système dans la nouvelle
position d'équilibre qu'il tend à prendre sous l'action des forces introdui
tes; car si ag = a's , B. = b'q , Yo = cʻg, sont la solution des équations (12) ,
ces valeurs constantes, substituées dans les équations (11 ), annulent tous
les premiers membres de ces équations et les satisfont aussi indépendam
ment du temps t. Le système place dans la position (a', b', c") est donc en
équilibre sous l'action des forces H, H' , H ".
Une fois ces valeurs déterminées, on changera de variables par la trans
formation générale
= a'; tablets
( 13 ) B = , +34
y= 0 ; y

Celte transformation ramène, en vertu des équations (12), le système ( 11 )


aux équations
daa'
diz' = Pesca's + ls, eß', + ... ,
(14) ddos!
die' = P's, ea's + 04, 28 , + ...

lesquelles ne différent des équations données que par la suppression des


termes indépendants, et par le changement de « en a ', de B en B', de yen g ':
les coordonnées accentuées représentant des déplacements comptés à partir
de la position nouvelle d'équilibre (a', b, c').
da dß
Les équations (15) différentiées montrent que les vitesses dt' di sont

da ' dB!
respectivement égales à di' di ... donc les valeurs initiales de ces vites
ses sontaussi 'espectivement égales; les valeurs initiales de a'e, B'in Y,, ...
sont d'ailleurs respectivement égales à celles de , By Ty, diminuées de
Les équations du mouvement (14) étant les mêines que lorsqu'il n'y a pas
eu introduction de forces nouvelles, le mouvement défini par les coordon
V. - MÉC . COLLIGNON . 27
418 MOCVEYENT OSCILLATOIRE
nées z ', S', ,... est identique au mouvement défini par les coordonnées
2 , 3, 4, ... pourvu que les circonstances initiales soient les mêmes. Il suffira
donc, pour traiter le cas où des forces nouvelles sont introduites, de conser
ver les mêmes équations en changeant l'état initial du système ; pour cela ,
on conservera les vitesses initiales des points mobiles, mais on donnera à ces
points, par rapport à la position d'équilibre primitive (a, b, c), des posi
tions identiques à celles qu'ils occupaient à l'instant initial par rapport à la
nouvelle position d'équillibre ( a ', W, c).

INTÉGRATION DES ÉQUATIONS. STABILITÉ DE L'ÉQUILIBRE.

219. On sera ramené ainsi à intégrer les 3n équations (10) ; les intérales
générales, dont la forme nous est connue (S215 ) , contiendront on constan .
tes arbitraires que nous détermineronsen exprimant que, pour l = 0 , les Jr
dz dB dy
coordonnées 2, B, Y, et leurs vitesses dt ' dt ' de ont des valeurs
don .
nées.
On peut reconnaitre en même temps si la position d'équilibre (a, b , c)
est stable ou instable .
L'équilibre est stable, quand un dérangement infiniment petit, imprimé
au système à partir de la position qu'il occupe , ne peut entrainer par la suite
un déplacement fini, ou quand les coordonnées a, b, y, restent infiniment
petites pendant toute la durée du mouvement pour des valeurs initiales in
finiment petites de ces coordonnées et de leurs vitesses. Or ceci peut avoir
lieu de deux manières :
1. Ou bien les intégrales générales des équations ( 10) ne contiennent que
des termes de la forme L sin (96 + ) , dont la valeur oscille entre les deux
limites + L et –L, à l'exclusion des termes contenant en facteurs les er
+ Et
ponentielles e ; ou les puissances tº , lesquels termes croitraient indeti
niment avec le temps. Dans ce cas on peut , en choisissant des valeurs initiz
les très petites, donner aux coefficients L qui entrent dans les intégrales
générales des valeurs absolues aussi petites qu'on voudra , et par suite la sta
bilité de l'équilibre est assurée, quels que soient d'ailleurs les petits dépla
cements imprimés au système.
2. Les coordonnées 2, B, y peuvent être encore limitées à des valeurs infini
ment petites, même si les intégrales générales contiennent des termes suscepti
bles de grandir indéfiniment, lorsqu'on fait un choix convenable des coeffi
cients+ 5constants, par exemple lorsqu'on annule séparément les termes
en e
ou en t " ; d'où résultent certaines déterminations des données ini
tiales , par rapport auxquelles le système est comme en équilibre stable. La
stabilité n'est alors que conditionnelle ; elle existe à l'égard de certains déplace
D'UN SYSTÈME DE POINTS. 419
ments, sans exister pour tous. L'équilibre n'est pas stable si on le considère
d'une manière absolue .
La condition nécessaire et suffisante pour que l'équilibre soit stable d'une
manière absolue dans la position (a, b, c) , est donc que les intégrales des
équations ( 10) contiennent seulement des termes de la forme L sin (at + ) ,
c'est -à -dire ($ 215) que l'équation en
P . + ; , 04,1 R1,13 ..
P 4,1 Q + ;?, R1,1, ...
=0
P", 0 " 3,10 R", 1 + ;', ...

ait toutes ses racines réelles et inégales.

MOUVEMENT D'UN POINT PESANT SUR UNE SURFACE , AUX ENVIRONS DU POINT
OÙ CETTE SURFACE A UN PLIN TANGENT HORIZONTAL .

220. Comme exemple de cette théorie, nous traiterons le problème du


mouvement d'un point pesant sur une surface. Soit z = ų (2, y) l'équation
de la surface ; nous supposerons qu'elle soit rapportée à trois axes rectan
gulaires, menés par le point 0 où son plan tangent est horizontal ; ce plan
tangent sera notre plan des zy ; la normale, qui sera verticale, sera l'axe des
2. Les axes des x et des y seront deux droites rectangulaires qu'on menera
arbitrairement dans le plan tangent.
d
On aura à la fois, pour x = 0 et y = 0, x = 0 , et dx 0, dyz = 0 .
Si donc, pour les petites valeurs de x el de y, on développe la valeur de s
en série ordonnée suivant les puissances ascendantes des variables , cette
série manquera des termes du premier degré, et nous pourrons écrire

= 1Ax? + Bxy ++ 5cy? + ,,


Cy® +

étant une fonction infiniment petite du troisième ordre, que nous


d ?።
supprimerons dans ce qui suit. A est la valeur de d.rº pour x = 0, y = 0 ,
d:
B la valeur de dx dy' C la valeur de
L'équation générale du mouvement du point pesant est
dr ddy
(2) de
è : = 0,
420 OSCILLATIONS

les variations Sx, 8y, 8z étant liées ensemble par l'équation


(3 ) & z = Axox + Bydx + Bxôy + Cyoy.
Avant d'aller plus loin , observons qu'on peut simplifier l'équation (1 ) en
donnant aux axes des x et des y une orientation qui supprime le terme Bry .
Les axes sont alors tangents aux lignes de courbure qui passent au point 0.
L'équation ( 1 ) devient
1
( 4) : Ax ' + Cys
et l'équation (3)
(5) = Axox + Cyoy.
อง =

Substituant dans l'équation (2) , il vient les équations du problème :


d22
+
d ,
de
:) Ax +
dll
= 0,
(6 )
L +
clay
de
0.

Ces équations peuvent se simplifier, en observant que l'accélération verticale


d %
dlº
est infiniment petite par rapport aux accélérations horizontales di
dạy dez
En effet, exprimons dt2 en fonction de x et de y ; on tire de l'é
di '
quation (4), en la différentiant deux fois,
dz = Axdx + Cydy,
d22 Adx ? + Cdys + Audax + Cydły .
Donc
dº : da )2 ( dy dºr dø

dt? at +C
dt
+ Ax
e ton ++ CCyyary ,
dx dy
Les vitesses sont infiniment pelites , comme aussi les accélérations
di ' dt
dºr d'y dir dạy
Les carrés des vitesses et les produits x 6 Y dt?
sont des in
diz' die dla
finiment petits du second ordre ; il en est de même par conséquent
d+%
de
dt2
dez
On peut donc supprimer dla devant g uans les équations (6) , et réduire
ces équations à la forme
dar
di ? – Agx,
(0)
((* )
de - Cgy.
D'UN POINT PESANT. 421

Les équations (7) s'intègrent séparément, et donnent


I = Lsin ( t + ),
( 8)
y = L'sin (a1 + &') ,
a et X'étant définis par les équations
2 = VĀg,
(9)
' = VCg. N

Pour que a et x soient réels, il faut et il suffit que A et C soient positifs,


c'est-à-dire que la sur'ace soit tout entière au -dessus de son plan tangent
au point 0 ; ses deux courbures principales sont alors de même signe , et
le point 0 est pour la surface un point d'ordonnée minimum .
221. Si A et C sont négatifs , le point 0 est un maximum , les intégrales
des équations ( 7 ) renferment deux exponentielles, et l'équilibre du point
mobile est instable au point 0. C'est tout ce qu'on peut dire ; car alors
I, y, z pouvant grandir au delà d'une limite très petite , l'équation (4 ) n'est
plus l'équation de la surface donnée, et les équations (7) ne sont plus les
équations exactes du mouvement .
222. Si A est positif, et C négatif, les courbures sonl opposées, et les in
tégrales des équations sont
= Lsin ( 2.1 + 9) , à étant égal à VAT,
y = lle " + L "e- " , r étant égal à V Cg.
L'équilibre au point 0 est instable à l'égard de tout deplacement pour le
quel l' n'est pas nul, tandis que les oscillations du point sont limitées
lorsque, en vertu des conditions initiales, on a l' = 0.
De la seconde équation on tire
dy
dt = L'reri – L"re- ",
et faisant t = 0, il vient
dy
dt = ( l' – L " ) r.
On a d'ailleurs pour i= 0
y = L' + L" .

Si donc la position initiale du point mobile est définie par les coordonnées
I = , y = B , et par les vitesses, v suivant l'axe des x, v suivant l'axe des y,
la condition de stabilité s'exprime en posant l' = 0 dans les équations
( L' - L " ) 1 = 0 ,
il ' + L" ) = B.
OSCILLATIONS
422
On en déduit la condition

8 + = 0,
ou

V = -BV – Cg .
223. Reprenons le même problème en laissant l'équation ( 1 ) sous la
forme
1
A.c ? + Bxy + 2 Cy?.
c
L'équation (2) , dans laquelle on introduira la relation (3), nous donnera
pour équations du mouvement
1
dºc
dlº +18)
+ (9+ **) (2x + By) = 0,
hay + (9+ ) Bx + Cy) = 0,
dez
ou bien en supprimant dte, qui est infiniment petit vis-à -vis de 9,
dºx
di? Agr — Bgy,
dạy
d12 – Bgx — Cgy.

La solution sera de la forme


x = Lsin (21 + p) + L'sin (a't + p '),
y = L" sin ()t + p) + L'" sin ( ! + ),
L, L', , qp étant des arbitraires, L" et L"' des quantités qui dépendent de
L et de l ', enfin a et X'étant les racines réelles et positives de l'équation
.
- Ag + , -— Вg
-

– Bg, - C9 + l = 0,
ou bien
(Ag - ( Cg - º) - Big " = 0,
ou encore

24 — (A + C) g) + (AC - B2)gº = 0.

Pour que les deux valeurs de 22 soient réelles, inégales et positives, il faut
et il suffit
1 ° Que (A + C): > 4 (AC – B2) ,
2. Que AC — B * soit positif,
3° Qu'enfin A + C soit positif.
D'UN POINT PESANT . 423

La première condition est toujours remplie, car elle revient à l'inégalité


évidente ( A — C) + 4 B > 0 , sauf le cas particulier de A = C , B == 0, qui
donnerait pour 2. deux racines égales à Ag. Nous examinerons tout à l'heure
ce cas exceptionnel . AC — Bº positif nous montre que l'indicatrice de la sur
face aux environs du point O est une ellipse, ou que les deux courbures sont
dans le même sens.
Enfin A + C positif entraine A et C positifs, car AC, étant > B*, est po
silif ; donc A et C sont de même signe ; ils sont donc positifs si leur somme
est positive .
Telles sont les conditions de la stabilité de l'équilibre d'un point pesant
placé au point 0.
224. Nous avons exclu le cas où B = 0, A = C ; il convient d'y revenir .
Dans ce cas , la surface est de révolution autour de l'axe des % , au moins
dans les points voisins du point 0. Les équations différentielles du mouve
ment deviennent dans celle hypothèse
d't
dt ? + Agr = 0,
dºy
di² + Agy = 0,

et les intégrales prennent la forme

x = Lsin (eVĀg + o),


y = 1/ sin ( VAg + ),

L, L', 0, ' étant arbitraires.


Éliminant t entre ces deux équations, on aura l'équation du lieu décrit
par le point en projection sur le plan des xy ; ce lieu sera une ellipse. En
effet on a
x = Lsint VĀg cosợ + LcostVĀg sinq,
y = L'sin tvAgcosp + L'costVĀgsiny .

Résolvons par rapport à sintVĀg et costVĀg ; il vient


L'osin ' -Lysin L'x sinq' — Lysing
sine VĀg LL'cos sin p' — sin q cos ' LL'sin ' -P)
cost Vlg Lycosº
— L'x cos .
LL'sin ( p' - )

Élevons enfin un carré et ajoutons : l'équation cherchée sera


(Lasino' - Lysing) + (Lycosy Vasin = L* V * sin (p'- ).
424 SUPERPOSITION
Elle représente une ellipse, sauf le cas où l'on aurait à la fois
Lữ sin ? – Ly sinỆ = 0,
Lycos — L'x cosp = 0,
LL'sin ( = 0.
On satisfait à ces dernières conditions en faisant q = d. Le lieu décrit par
le point est alors contenu dans le plan
9 L'

et le mouvement s'opère suivant un méridien de la surface, comme s'il


s'agissait d'un pendule simple.
On voit par cet exemple que l'égalité des racines de l'équation en a n'em
pèche pas toujours le mouvement d'étre oscillatoire.

SUPERPOSITION DES MOUVEMENTS ET DES EFFETS DES FORCES .

225. Le problème des oscillations d'un système de points se ramène à


l'intégration d'un certain nombre d'équations de la forme
da
dt
= Ax + B3 +
d23
di = A '& + B's +

ou bien de la forme
d'«
dez H + Aa + B3-..
das
di?
Il' + d'a + B's - ... ,

Ce dernier cas se présente quand on applique au système des forces infi


niment petites, H, H', ... Outre les forces qui le sollicitent dans sa position
d'équilibre.
Le second cas se ramène au premier en effaçant les termes H1, H ’, ... et en
changeant l'état initial du système, de manière à reproduire, par rapport
à la position d'équilibre primitive, l'état initial qui existe par rapport à la
position d'équilibre modifiée par l'action des forces H, H ',...
Sous cette réserve, la solution générale est renfermée dans des équations
de la forne

Lsin (it+ $).


DES EFFETS DES FORCES. 425

Les variables a, B ... sont donc les sommes algébriques de termes dont
chacun , pris à part , définit un mouvement simple, et les vitesses des va
du dB
riables , dt'• dt” s'obtiennent de même en composant par voie d'addition
algébrique les vitesses correspondantes à ces divers mouvemenis.
A ces additions algébriques de diverses quantités mesurées dans un sens
ou dans l'autre sur un même axe correspondent dans l'espace les composi-.
tions des déplacements et, des vitesses ; et en définitive, le mouvement
effectif du système résulte de la superposition des mouvements simples
dans lesquels on l'a décomposé ; chacun de ces mouvements simples
part d'un état initial qu'on obtient en opérant une décomposition analogue
de l'état initial donné.
Un mouvement simple pris en particulier est défini pour les différents
points du système par les équations
Lsin (it + o),
B = L'sin (il + a),
y = L " sin (al tp) ,
pour le premier,
a ' = L, sin (it + pl ,
s ' = l', sin ( + ),
y = L " , sin (.1 + ) ,

pour le second, et ainsi de suite, de manière à avoir autant d'équations


semblables qu'il y a de coordonnées indépendantes.
Le premier point se meut sur la droite
az B
L
le second sur la droite
B'
I

et ainsi de suite. Tous ces mouvements sont donc rectilignes, périodiques,


et semblables au mouvement que nous avons défini au commencement de
ce livre. Les périodes de ces mouvements sont les mêmes pour tous les
27
points ; elles ont pour valeur commune a Les points mobiles ont sur les
droites qu'ils parcourent des mouvements semblables, en vertu desquels
ils arrivent simultanément aux extrémités de leur course,
C'est ainsi , par exemple, que nous avons reconnu (S 220) que le mouve
ment d'un point pesant sur une surface autour de son point le plus bas se
décompose en deux mouvements simples, tous deux rectilignes, le long des
tangentes aux lignes de courbure de la surface en ce point.
126 SUPERPOSITION DES EFFETS DES FORCES.
Considérés tous à la fois, les divers mouvements simples dans lesquels
25 26
le mouvement réel est décomposable, ont des périodes différentes,
21
2.... Quand ces périodes ont une commune mesure , il arrivera qu'au
bout d'intervalles égaux de temps le système repassera par un état iden
tique, comme positions et comme vitesses . La composition des divers mou
vements périodiques simples donne alors lieu à un mouvement qui est lui
même périodique , et dont la période est le plus petit commun multiple des
périodes des mouvements simples . Il en est autrement quand les périodes
sont incommensurables : jamais alors le système ne revient à un état anté
rieur.
Nous avons admis dans tout ce chapitre que le système mobile renfermait
un nombre fini de points matériels, ce nombre pouvant ètre d'ailleurs aussi
grand qu'on voudra . Les résultats que nous avons obtenus s'appliquent en
core à une infinité de points, formant un système matériel continu, comme
une corde, une tige, une plaque, un milieu fluide. Nous traiterons dans les
chapitres suivants quelques questions relatives à ce nouveau sujet. Le prin
cipe de la superposition des mouvements simples s'applique encore, et sim
plifie la résolution des problèmes. Mais les équations du mouvement sont
plus compliquées : ce sont des équations aux dérivées partielles, au lieu de
simples équations différentielles simultanées.
CHAPITRE II

PROBLÈME DES CORDES VIBRANTES.

226. Soit OA un fil élastique, ou une corde, de longueur 1, tendue en li


gne droite du point 0 au point A, sous une tension donnée T..
Pour étudier le mouvement de la corde lorsqu'on la dérange de sa posi
tion naturelle en laissant fixes les
z
points 0 et A, nous prendrons trois
axes rectangulaires, l'un OX dans la
direction OA , les deux autres OY , OZ M' N T
T
normaux aux premiers et perpendi
MN
culaires entre eux .
Nous distinguerons les divers points
matériels M’ qui composent le fil, en Y

donnant l'abscisse ON = x qu'aurait Fig. 103.


le point M ' si le fil était ramené dans
sa position primitive 0 A. Les trois coordonnées d'un même point matériel
sont donc
0, 0,
dans l'état naturel, et
2 + u, y,

dans l'état de mouvement; u, y , z sont pour un même point des fonctions


du temps t, et pour des points différents, considerés au même instant, des
fonctions de l'abscisse z qui les distingue ; en d'autres termes , u, y, z sont
des fonctions des deux variables x et t.
Les forces qui agissent sur un élément M'N de fil sont les forces exté
rieures et les tensions.
Les forces extérieures sont données par leurs composantes X, Y, Z, rap
portées à l'unité de masse pour chaque portion du fil.
428 I'ROBLÈME
Les tensions T, T qui agissent tangentiellement aux deux extrémités de
l'élément M'N ', dependent du degré d'allongement subi par cet element.
Soient
m la masse de l'élément M'N ;
T la tension en M', prise dans le sens NW ;
T'la lension en N , prise dans le sens M'N ;
a, fe, v, les angles de la force T avec les axes coordonnés ;
a ', u ', v, les angles de la force l' avec les mêmes axes .
Les projections de l'accélération totale de l'élément M'N sur les ales sont
représentées, à des infiniment petits près, par
dru
suivant OX ,
dr
day
ditsuivant OY,

suivant Oz,
di :

et les équations du mouvement sont par conséquent


di ? = mx + T'cosi' – T cosa,
dy
ml + T'cosu ' — Tcosjá,
dº :
di? = mil + T'cosy' — Tcos ».

Il s'agit d'abord de les transformer en les ramenant à ne contenir que


les fonctions X , Y, Z, u, y, z, et les variables indépendantes I et t.
227. Le facteur m est la masse de l'élément MN ; si donc p est la densité
ou la masse du fil par unité de longueur, on aura m = pdt.
1. Les angles a et X' sont très petits, et leurs cosinus sont sensiblement
égaux à l'unitė . La différence T' – T se change en la différentielle partielle
de T par rapport à x , de sorte que la première équation prend la forme
du dT
da ,
pdt die = pdxX + da

ou bien
du (1 dT
di? = X + p dr

Nous allons chasser T de celte équation , en appliquant la loi de fa


longement des fils élastiques. Soit 1 la longueur d'un fil dans l'état na
turel, c'est - à -dire lorsque la tension est nulle ; soit w sa section, E le cuc
ficient d'élasticité, et l'allongement total produit par l'application d'une
DES CORDES VIBRANTES. 429

force égale à T, mesurant la tension communiquée au fil. Entre ces quan


tités, on a l'équation
Εωε
T=
ī

Pour une autre tension To, produisant un allongement co, on aura de


mĉine
Eo !
To = l

Retranchant, il vient
T - To = EEwler 60).
1

or ' 7 " est l'accroissement de l'allongement proportionnel du fil, et


T — T, est l'accroissement correspondant de la tension . Il existe un rapport
constant entre ces deux quantités , et ce rapport est égal à Ew .
Si l'on appelle o le poids spécifique de la matière composant la corde, on
aura pour la masse e par unité de longueur

PE X w .

11 dT
Appliquons ces remarques à la transformation du lerme èdi
P
du
L'accroissement total de l'élément MN étant égal à dxdr , l'allongemer.t
du
proportionnel est égal à dir ' et nous aurons l'équation
du
T - To = Ew
Dunc
du
T = To + Ew dx

et, en différentiant par rapport à x,


1 AT EEw d ? u Eg du
P dx P dx² DJ d.c ?

En définitive, l'équation du mouvement projeté sur l'axe OX prend la


forme
d'u Eg du
X + a [Link]
de
430 PROBLEME
2. La projection du mouvement sur l'ase OY est définie par l'équation
døy
de = my + T'COS '- Tcos y ,
ou bien
pda di = pdxY + dx
(T cos uldt,

ou encore
dy 1 d
de
-Y +
dir
( T cos ).
P

du
Nous avons obtenu l'équation T = T. + Ew d .
cos y est égal à la différence des ordonnées y des deux points NdN,
divisée par la distance M'N' de ces deux points, c'est -à-dire à
dy d: dy
dir de
COS p = du du '
dat dir 1+
d.x dx

donc dy du dy
dx dr dx
Tcos y = T. du + Ew
1+ 1+
dx dx
du
équation qu'on peut simplifier en observant que dr est extrêmement peli
du dy
par rapport à l'unité, et que le produit dx dx est un infiniment petit
du second ordre ; il vient
Tcos u = To didysc
Donc
d d'y
dx (i cosu ) = T , dx2
D'où résulte l'équation
dạy
de
Y + Today
P dx

3. On trouvera de même pour la troisième équation


d?
z +
T. d :
di? P dx
Hila

TJ
Dans ces deux dernières équations on peut remplacer par
DES CORDES VIBRANTES . 431

228. Les équations du mouvement sont, en définitive,


du Eg du
X +
de o dx ? '

Y +
Tog dºg
dt ? w dxº '
d":
z +
Tog dº:
de a . dx '

et sous cette forme, on voit clairement que les mouvements projetés sur les
trois axes sont indépendants les uns des autres.
Les équations du probleme sont des équations linéaires du second ordre
aux dérivées partielles. L'intégration est possible quand les forces X, Y, Z
sont constantes , ce qui arrive par exemple pour la pesanteur.
Comme il est possible que le fil ne soit pas tendu horizontalement, nous
supposerons que la pesanteur fasse des angles donnés a, B, y avec les trois
axes ; on aura
X = gcosa,
Y = gcosß ,
2 = gcos 7,

et l'on sera ramené à intégrer des équations de la forme


dru du
A + B
dt

A et B étant des constantes .


Soit u= 1 (1) une solution particulière , indépendante du temps l, de
l'équation à intégrer, de sorte qu'on ait
B daf(x ) + A
d.cº = 0.

On changera de variable et on posera


u = f(x) + u ',
ce qui donne
d’u d'f(x ) dri
dx dir ? + dar

du du
der di ? '

et par suite
d'u ' d'u '
-B
dla dxº

savoir, la même équation privée de son terme indépendant. On remarquera


que u = | (x)est l'équation d'équilibre du fil sous l'action de la force A, car
432 PROBLÈME
dhu
l'acceleration dt? est nulle pour tous les points du fil quand il occupe la
position correspondante, de sorte que u' est la portion de l'ordonnée u qui
varie avec le temps t, cette portion étant mesurée à partir de la position
d'équilibre. Les forces constantes ne changent donc rien au mouvement de
la corde .
L'équation différentielle
du
A + B dr

s'intègre en résolvant l'équation du second degré


A + B = 0,
qui donne

+= + VĀv=T.
On a ensuite

= Ce
+"VĀv=i + C'e- V vai
Si A et B sont de même signe, les exponentielles imaginaires se transfor .
ment en sinus el cosinus .
On opérerait de même pour y et pour % . Dans les applications aux cor
des vibrantes, les composantes X, Y, Z de la pesanteur sont très petites par
rapport aux coefficients Eg Tog
et comme elles ne changent rien d'ail
leurs aux lois de l'oscillation de la corde, on peut à ce double point de
vue en faire abstraction, et prendre tout de suite les équations de la corde
vibrante sous la forme
d'u Eg dºu dau
de? o dix ? da '
dạy Tog dºg day
di : aw dx ?
d? dau
62
dt ? dx ?

en nous rappelant seulement qu'en toute rigueur u, y, z doivent être


comptés à partir de la figure d'équilibre que prendrait la corde sous l'action
de la pesanteur si son mouvement était réduit à zéro .
229. Les quantités a et b sont homogènes à la vitesse linéaire d'un point
mobile. En effet, le coefficient d'élasticité E est une force divisée par une
surface , ou par le carré d'une longueur; l'accélération g est du degré 1 par
rapport aux longueurs et du degré — 2 par rapport au temps ; o est du de
gré 1 par rapport à la force, et du degré — 3 par rapport à la longueur ; en
DES CORDES VIBRANTES. 433

résumé, F, F'étant des forces, l, l', l" des longueurs et t un temps, on


qura
F

x
F /us x r'

=
Eg
a> :
F'
Х
lasXP
[13

LP L
quantité homogène à 12
en appelant L une longueur; donc a = est

une vitesse . Il en est de même de b .


Il est facile de voir aussi que b est beaucoup plus petit que a . En effet on a
1.9 To
X
w Eg

est la tension de la corde par unité de section ; si a est la longueur de


corde dans l'état naturel, et e son allongement sous la tension T., on aura
T.
Ees =
de sorte que est égal à l'allongement proportionnel de la corde sous la
tension T .; ; est la racine carrée de cet allongement proportionnel,quiest
nécessairement très petit.
230. L'intégration de l'équation aux différences partielles
dºu du
a
di ? dx²²

s'opère immédiatement en changeant de variables indépendantes ; posons


en effet
v = x + at,
w = x - at.

Il viendra, en différentiant successivement la fonction u par rapport à t


et à x,
du du dr du dw du du
dt do di + dw do dv du ) a,

du du dv du dw du du
+ +
dr du da dw dr dv dw '
d'u d'u dv d'u du d-u dw du dv
dv? dt
du
+
dvdw do
du du
dw ? di dwdv di)
du? dvdw dwº
du d'u dv du dy d'u dw du dw
+ drdw de +
dx dv? dt drdw dt + dve di
du du du
+ 2
dva dvdw + dwa'
- Xéc. COLLIGNox . 28
434 PROBLÈME
Substituant dans l'équation proposée, et réduisant , on aura
d²uม
0.
dvdu

Donc u est la somme d'une fonction de v et d'une fonction de w , ou , en


revenant aux premières variables,
U
: 7 (x + at) + 4 (x — al),
♡ et y étant des fonctions entièrement arbitraires. On aurait de même
y = 94 (x + bl) + 4y(2 — bt),
= 82 (x + bt) + 49(x — bt) .

DÉTERMINATION DES FONCTIONS ARBITRAIRES .

231. Nous supposerons qu'on donne pour t= 0 la forme de la corde, dé- .


finie par les équations
u = F (x , y = F, (2) ,
Dans cette équation a varie de 0 à l ; on suppose que pour x = 0 et pour
x = l, on ait u = 0 , y = 0 , x =-0 , les extrémités de la corde étant fixes.
On donne en outre pour chaque point la vitesse initiale , définie par les
équations
du dy dz
dt = dt x dt f2 (2 ),

les fonctions f s'annulant encore pour x == 0 et x = l, et étant connues pour


toutes les valeurs intermédiaires.
Quelle que soit la valeur de t, les extrémités de la corde restent fixes;
on aura donc pour toute valeur de t les douze équations :
(1 ) 0 p (at) + \ (- at) , (7 ) 0 = Pll + at) + * ll - at ),
(2) 0 = Qu ( bt) + 4o 1 - bt) , (8) 0 = 9:11 + bt) + 441? — bt),
(3) 0 = 92 (61) + 421 -- bt), ( 9) 0 721? + bt) + 4all - bil ,
(4 ) 0 = $' (at ) — ( at), ( 10) 0 = ' 1 + at) - Vl - al .
(5) 0 = pi' (bt) - " ' -bt), (11 ) 0 = Qi'll + bt) – $ 4'll – bl},
(6) 0 = oe' (bt ) — te' (- bt) , ( 12) 0 = &'(1 + bt) - I - W ,
l'accent indiquant les dérivées des fonctions o, 4, ... par rapport à la varia
ble immédiate de chacune d'elles .
DES CORDES VIBRANTES. 435
On a aussi pour t = 0 les six équations
(13) ( *) + 4 (x ) = F (x ),
(14) P1 (x) + $ :(2) = F, (x),
(15) Po (x) + 42 (X) = F , (x ),
(16) '( x - 4 ( x ) = f ( ),
(17 ) Pi' ( x) — $$' (x) = f (x) ,
( 18) 9 '(*) - 48'(x) = 1 *),
pour toutes valeurs de x comprises entre 0 et l. Proposons- nous de déter
miner d'après ces conditions les fonctions o et f. Les autres fonctions
Per fer Yog 4s, se détermineraient par une marche toute semblable. Nous
aurons recours aux six équations
0 - (at) + \ l- at),
0 = ?' al) - 4 - at),
(7) 0 = (1 + at) + \ ll - at ,
(10) 0 = ' \l + al) —41l - at),
(13) ( *) + + ( x) = F (* ) ,
( 16) '() - (x) = f(x ).
Commençons par déterminer o et į pour les valeurs de la variable com
prises entre 0 et I.
Intégrons l'équation ( 16) ; il vient, en appelant C une constante,
( 19)
$ (_) — 412) = c + ſ p(x )dx;
d'où l'on déduit, en rapprochant l'équation (19) de l'équation (13 ).
1
013) = P(x)+ + 2 Solaida,
( 20 )
1 * (x) = F (x)
1
с
1
(x ) da .

Nous ferons commencer l'intégrale à x = 0 ; les fonctions p et y seront


déterminées par une quadrature pour toute valeur de la seconde limite qui
ne dépasse pas la valeur x = l ; q et sont donc connues dans l'intervalle
de 0 à l.
L'équation (1 ) est vraie pour loute valeur de t, positive ou négative; fai
sons at = 5, puis at = -6: nous aurons à la fois
+ (- 5 ) = - (5) et p (-5) = - * (5),
de sorte que la connaissance de « pour les valeurs positives de la variable
entraine la connaissance de « pour les mêmes valeurs prises négativement,
et réciproquement.
L'équation (7) nous donne par conséquent
+ (1-5) = - 915-1) = - = (5 + 2).
436 PROBLÈME
Donc
( 5 + 1) = ? (5-1),
ce qui montre que la fonction o se reproduit périodiquement quand la ra
riable augmente de [Link] en estde mêmede 4 ; car Q (1 + ) = - 41-1-1
= -4 (1-3) ; donc ( -4-1) = 4-5 + 1 ) .
Connaissant « et pour toutes les valeurs de la variable de 0 à l, on en
déduira les valeurs des mêmes fonctions pour les valeurs de la variable de
08 - 1, par les relations
+/- ) = - = (c), ( -5) = - ;

on connaitra alors ® et « pour une période entière, ce qui suffit pour défi
nir q et pour toutes les valeurs réelles de la variable qui entre dans cha
cune de ces fonctions.
232. La fixité des points extrêmes entraine comme conséquence la pé
riodicité des fonctions Ⓡ , 4 , PA , 42 , 43, 4g ; la période est 21. Il en résulte
qu'un même point défini par son abscisse x se retrouve avoir les mêmes
21
ccarts longitudinaux, u, au bout d'intervalles de temps 6 égaux à elles
21
mêmes écarts transversaux au bout d'intervalles de temps légaux à
Le mouvement de la corde consiste donc dans une série de vibrations, les
unes longitudinales, les autres transversales ; et si l'on appelle n et n'
les nombres des vibrations complètes effectuées dans l'unité de temps, o
aura
21 21
1,

ou bien

a VEg . n '=
b VTO- ;
21 21 2 V 5w
2 Val
a étant beaucoup plus grand que b, le nombre n est beaucoup plus grand
que le nombre n' ; par suite, le son produit par les vibrations longitudinales
est beaucoup plus aigu que le son produit par les vibrations transversales.
Celles-ci sont les seules qu'on emploie dans la musique. Le nombre en est
réglé par la longueur de la portion vibrante de la corde, par la tension
qu'elle subit par unité de section , et enfin par son poids spécifique. On peut
aussi remarquer que wl est le volume de la corde réduite à la partie vibrante,
all
que owl est son poids total, et g
sa masse ; mettant l'équation sous la
DES CORDES VIBRANTES. 437

T0

forme 2n = ( ul)'on voit que le produit du double de la racine car


9
rée de la longueur libre de la corde par le nombre de vibrations complètes
transversales effectuées dans l'unité de temps est égal à la racine carrée de la
tension totale rapportée à l’unile de masse.
Il est remarquable que le nombre n ' soit indépendant du coefficient d'é
lasticité E de la matière qui compose la corde ; il n'en serait pas de même.
si , au lieu d'un fil flexible, on faisait vibrer transversalement une tige ayant
de la raideur.
Quant au nombre n , il est proportionnel à VË, et par conséquent l'obser
vation du son rendu par un fil, ou une tige , vibrant longitudinalement,
quand ses deux extrémités sont fixes , fournit un moyen de déterminer le
coefficient d'élasticité de la matière qui entre en vibration .
Si le fil subit à la fois des vibrations longitudinales et des vibrations
transversales , l'ensemble de ces deux mouvements périodiques est lui-même
a b
périodique quand il existe une commune mesure aux durées 21
el
27
des

deux périodes, c'est-à- dire quand il y a une commune mesure entre a et b ,


ou enfin quand le rapport
VE est commensurable .
Εω

VIBRATIONS LONGITUDINALES DES TIGES RIGIDES .

233. L'équation
du
du Far
di dia ? '

Ед s'applique , comme nous l'avons


dans laquelle a’ représente le rapport
remarqué, aux vibrations longitudinales d'une tige rigide prismatique de
section quelconque, ayant pour poids spécifique le nombre 6, et pour coef
ficient d'élasticilé la quantité E.
L'intégrale générale de cette équation est
u = ? (x + at) + 4 (x — at).

1er Cas . Nous allons déterininer les fonctions arbitraires dans l'hy
pothèse d'un ébranlement longitudinal communiqué, à l'époque t = 0, à
une certaine longueur 2 prise dans une tige indéfinie dans les deux sens ;
438 VIBRATIONS LONGITUDINALES
cet ébranlement, dans lequel les molécules sont déplacées parallèlement i
la direction de la tige, sera défini par les équations
u = f (x) ,
du
di = f (x ),

où les fonctions F et f sont connues pour loutes les valeurs de comprises


entre x = 0 et x = a, et sont nulles en dehors de ces liinites. La première
donne le déplacement initial d'une section de la tige, la seconde la vitesse
imprimée à cette section .
On aura donc pour t = 0
p (2) + + (*) = (x ),
et
alp' (x) — 4 ?(x )]= f (x ).
Intégrant la seconde équation , il vient

©(2)—¢()=c+ ă riadz,
avec une constante arbitraire C, l'intégrale élant d'ailleurs prise à partir
d'une valeur quelconque de x. Cette équation combinée à la première
donne
F (x) + 2a Ida ,
1
F(a ZaSriz)dr.
et les fonctions « et y sont déterminées pour les mêmes valeurs
с
de la variable que F ( x) et f ( x ). La constante disparaîtra dansl'addition
des deux fonctions qui forment la valeur de u.
234. Pour la discussion du résultat, il est préférable de considérer les
premières dérivées partielles de u par rapport à t et à x, plutôt que la font
du
lion u elle-même. La dérivée di représente la vitesse des molécules
situées dans la tranche définie par une valeur donnée de , à l'instant
du
marqué par une valeur donnée de t ; de même de représente l'allongs
ment relatif d'un tronçon infiniment petit de la tige, pris à l'endroit dělni
par l'abscisse x, et à l'époque désignée par le temps t . Or on a
du
da = (* + at) + ( x - al) ,
du
dt a [f'(x + at) — *( * — at)],
DES TIGES ÉLASTIQUES. 439

© et étant les dérivées de c et de 4 par rapport à leur variable immé


diate, x + at ou y - al .
A l'époque t = 0, on a, d'après les données initiales,
du
dt F' (x)
et
du
di f(3) .
Donc
9 '(X) + (x) = f( ) ,
um(2) — 4"(x) = a 1 ( ),
et les fonctions q' et y sont définies par les équations

$"( )= F"(x) + a Piaz),


$"(2)- F (2) + farz).
Les fonctions F et / sont supposées connues pour toutes les valeurs de
la variable comprise entre 0 et a ; elles sont nulles quand la variable est en
dehors de ces limites. Donc o et ý' sont aussi connues pour toutes les va
leurs réelles de la variable, et sont nulles si leurs variables respectives sont
ou négatives , ou supérieures à 2 .
Pour tout point dont l'abscisse est négative, x = -X', la quantité x - at
est négative, et \ (x – at) est constamment égale à zéro. Donc pour tout
point de la tige situé du côté des z négatifs, le mouvement est réglé sim
plement par les équations
du
dł ? ' ( x + at) ,
du
dt ap' ( + at) .

Entre les deux dérivées existe la relation très simple


du du
a
dt d ‫'ܪ܂‬

de plus les deux dérivées sont nulles à la fois si x + al est négatif , ou


s'il est positif et plus grand que a ; alors la tranche considérée n'a aucune
vitesse et reste immobile. Pour qu'il y ait mouvement de la tranche, il faut
donc et il suffit que x + at soit compris entre 0 et a, ce qui donne la double
inégalité
0 < -8' + al < d,
410 VIDRATIONS LONGITUDINALES
ou bien
< i < ++.
Le mouvement de la tranche commencera donc lorsque t sera égal à
xta
et cessera lorsque t sera égal à a
comme si la longueur à par
courait uniformément la tige, à partir de la région ébranlée, avec une
vitesse a dans le sens des abscisses négatives. Ce résullat est indépendant de
la forme des fonctions qui définissent l'état initial entre les limites 0 et 2.
De même pour tout point correspondant à une abscisse a positive et supé
rieure à a, o ( x + al) sera nulle , et le mouvement sera réglé par les équa
tions
dx ( at) ,
du
dt - av ( 2 — al),

ce qui établit entre les deux dérivées la relation


du du .
dt dx'

on reconnaitrait comme tout à l'heure que le mouvement de la tranche :


commencera pour t = a
et finira pour t = ., comme si la longueuri
se transportait avec la vitesse a, dans le sens des abscisses positives, à partir
de la région ébranlée .
Enfin pour les points situés entre x = 0 et x = , leur mouvement sera
défini par les équations
du
dx ? ' * + af) + ' (x - at),
du
dt a [ '(x + al) — 4 * – at\],

tant que les deux variables I + at et x — at seront comprises entre 0 et 2 ;


puis l'une des deux fonctions or et s'annulera constamment, dès que la
variable decette fonction deviendra négative ou supérieure à a ; l'autre s'an
nulera ensuite et la tranche sera ramenée à l'immobilité.
235. Pour nous faire une idée nette du phénomène, représentons par
с

в, B, 1

Fig 101 .

XY la tige indéfinie ; soit AB la région de longueur à dans laquelle on cold


DES TIGES ÉLASTIQUES.
munique aux tranches de la tige un ébranlement longitudinal à l'instant
1 = 0 . Soit A l'origine des abscisses, que l'on comptera positivement dans le
sens AB. Construisons les courbes ACB , AC'B, définies par les équations
y = ;' (x ),
y = $'( ) .

Les ordonnées de ces courbes représenteront les deux parties qui s'ajoutent
du
pour former l'allongement relatif da des diverses tranches à l'instanti = 0 ;
pour en déduire les vitesses des tranches, il faudrait prendre la différence des
mêmes ordonnées et diviser par a. Imaginons ensuite que la courbe ACB glisse
dansle sens négatif avec une vitesse a, et qu'elle soit au bout du temps t parve
nue en A, C, B,. L'ébranlement occupera au bout de ce temps la région A, B., et
les ordonnées de la courbe A, C, B, seront les valeurs de l'allongement relatif
dans les diverses tranches de cette région. De même faisons glisser la courbe
ACB dans le sens positif avec cette même vitesse a ; au bout du temps t, la
courbe occupant la position A, (', B., l’ébranlement sera parvenu dans la
région A, Bg. et les ordonnées de la courbe A , C , B, seront égales aux allon
du
gements relatifs
dit '
subis à cet instant par les tranches correspondantes.
Les deux courbes se croisent dans la région AB avant de se séparer en
du
tièrement, et pour obtenir les valeurs de dir aux époques où la sépara
tion n'est pas encore achevée, il faudra faire l'addition algébrique des or
données qui , dans ces deux courbes, répondent à une même abscisse.
On se ſera donc une image de la propagation du mouvement vibratoire
en concevant à l'instant initial deux ondes dans la région AB, l'une ré
pondant à la courbe ACB et à la fonction o, et l'autre à la courbe ACʻB et à la
fonction ¢ ; puis en imprimant par la pensée à ces deux ondes des vitesses
égales à a, dans le sens négatif pour la première, dans le sens positif pour la
seconde. Ce sont deux ondes sonores, qui se propagent avec une vitesse uni
forme a ; ce nombre a est donc la vilesse du son dans la tige, et par con
séquent, pour les tiges solides vibrant longitudinalement, la vitesse du
son est égale à
Eg
VE
236. A l'origine du mouvement, il existe à la fois dans la région ébranlée
deux ondes, l'une animée de la vitesse + a, l'autre animée de la vitesse — a ;
distinguons par des accents les parties du déplacement u qui correspondent
du ' du'
à chacune d'elles. La première satisfait à la condition di dz'
; la se
442 VIBRATIONS LONGITUDINALES
du " du"
conde à la condition dt
= + a-
dic
Il est facile de voir que si l'on astreint,

par un choix convenable des fonclions F et f, les dérivées partielles


du
dx' à vérificr à l'instant i = 0 l'une des conditions
du du
dt da '

l'une des deux ondes manquera nécessairement.


du du
En effet, si l'on a dt = a dx pourt = 0, on en déduit a P '( t) – f(1) = 0,
et par suite (" (x) est nulle pour toute valeur de la variable; donc l'onde dirigée
vers la région négative existe seule. La condition nécessaire et suffisante pour
qu'une des deux ondes manque est
du
= 0
dt

à l'instant i = 0 ; cette équation est du reste vraie pour toute valeur det dis
qu'elle l'est pour une seule.
237. 2• Cas. — Tige indéfinie dans un seul sens, libre à son extrémité.
Soit C l'extrémité libre d'une lige inde
X finie dans le sens AX . Soit AB la région 2
Fig . 105 . primitivement ébranlée ; prenons encore
A pour origine des x, et soit AC = 1.
Les diverses circonstances du mouvement seront encore définies par les
équations
iu
d.x
: '( x + at) + y (x – al ) ,
du
alp' (x + al - %' * - aly).

Mais ici a ne peut recevoir d'autres valeurs réelles que celles qui sont com
prises entre – co et l. Quand on donnera l'état initial de la tige au moyes
des équations
du
da F' ( x) ,
du
di f(x) ,

à l'instant 1 = 0, la variable x ne s'étendra pas au delà de la limite l.


On exprimera que l'extrémité C est libre en observant que la tension de
la tige doit y être constamment nulle ; car il n'existe aucun obstacle fire
qui puisse exercer un eſfort sur la section C. La tension étant nulle, on aura
DES TIGES ÉLASTIQUES. 443
du
dr égal à zéro pour toute valeur du temps et pour x =: l ; en d'autres termes
les fonctions qp et y doivent être telles que la somme

e'll + at) + 4'll – at)


soit nulle pour toutes les va
leurs de la variable t .
On satisfait très simplement
à cette condition en prolon с BTT
geant fictivement la tige in
définiment au delà du point C, Fig. 106 .
et en imaginant qu'à l'origine
du temps on communique à la région A'B', symétrique de AB par rapport
à la section C, un ébranlement initial défini par les équations
du
dx
+ F' (x) ,
du
di - f (x) ,

l'abscisse x étant ici comptée à partir du point A', positivement dans le


du du
sens A' B'. Cette hypothèse satisfait encore à la relation dt
= a
dx
s'applique à l'onde 4. Les ébranlements simultanés développés en AB et en
A'B' vont donner naissance chacun à deux ondes, o et “ , partant de AB, et
à deux autres ondes, Qı et partant de A' B ' ; les ondes « et q,, allant
la première dans le sens AX, la seconde dans le sens A' X', s'éloigneront
indéfiniment l'une de l'autre ; mais les ondes y et 4 ,, qui marchent
l'une vers l'autre, se superposeront en passant à la section C, qui reste
constamment un plan de symétrie pour les deux régions simultanément
ébranlées .
du
La valeur de
dir
au point C s'obtient en composant les deux valeurs
du du"
di do ), qui correspondent dans chaque onde à ce point C à l'instant
considéré, et le résultat de cette composition sera constamment zéro , puisque
ces deux allongements relatifs partiels ont à chaque instant les mêmes va
du
leurs absolues et des directions contraires. Quant à la valeur de di' il fau
' du ' du "
dra aussi composer
dt
pothèse, ont à chaque instant la même le même sens . Les vitesses
vibratoires partielles s'ajoutent donc pour former la vitesse vibratoire totale .
444 VIBRATIONS LONGITUDINALES
En résumé, tout se passe comme si l'onde y, en arrivant au point C, se
repliait en arrière , en changeant le sens de la propagation et le
du
sens de la tension dir ' sans rien changer au sens de la vitesse vibratoire
du
di Le passage de l'onde ý à l'extrémité C est donc représenté, pour les
lensions par la figure 107 , où les ordonnées des deux courbes mn et pa
doivent élre composées algébriquement,

Fig. 107 .

et peur les vitesses vibratoires par la ligure 108 .

Fig. 108 .

Une fois le passage de l'onde entièrement effectué, la tige présente deur


ondes, l'onde o et l'onde « réfléchie , marchant dans le même sens , avec
une vitesse commune a .
238. 3• Cas. Tige indéfinie dans un sens, et ayant une extrémité fire.
du
Si le point C est fixe, la vitesse vibratoire dt
doit y être constamment
nulle ; on pourra recourir à la même fiction que tout à l'heure, et imaginer
pour la tige un prolongement indéfini, dans lequel on ébranlera la région
symétrique A'B ', d'après les équations
du
dx F' (x) ,
du
dt = + f(x) ,
du du
hypothèse qui satisfait encore à la condition db "dix de propagation des
ondes “ . De cette manière, les vitesses vibratoires, en se composant au
point C, dans le passage simultané des deur ondes y qui s'y croisent, se de
truiront constamment et laisseront ce point immobile ; tandis que les deux
du
tensions s'ajouteront, et développeront un effort qui sera équilibre par
dr
la résistance du point fixe.
DES TIGES ÉLASTIQUES. 445

239. 4. Cas. — Tige limitée dans les deux sens.


La tige peut avoir ses deux extrémités libres, ou ses deux extrémités fixes,
ou enfin avoir une extrémité libre et l'autre fixe : ce qui fait trois cas à exa
miner. On peut facilement conclure de ce qui vient d'être dit, que le mou
sement des deux ondes se continuera indéfiniment dans la tige, au moyen
J'une réflexion apparente à ses deux extrémités : si l'extrémité est libre,
cette réflexion changera le sens des tensions, en conservant le sens des vi
tesses vibratoires ; si elle est fixe, elle changera au contraire le sens des vi
tesses vibratoires en conservant le sens des tensions .
1. Si les deux extrémités sont libres, chacune des ondes o et y se réſlé
chira d'abord à l'extrémité de la tige vers laquelle elle marche, puis eile
parcourra la lige entière en sens contraire, se réfléchira de nouveau à
l'autre extrémité, et reviendra par conséquent vers son point de départ dans
le sens qu'elle avait à l'origine. Les vitesses vibratoires, n'étant pas altérées
par le fait de la réflexion, se retrouveront donc les mêmes dans l'onde deux
fois réfléchie ; les tensions, qui changent de sens à chaque réflexion, seront
aussi les mêmes après les deux réflexions subies . Donc les deux ondes,
après avoir parcouru chacune le double de la longueur de la tige, et après
avoir été deux fois réflechies, se retrouveront à leur point commun de dé
part dans l'étal où elles étaient au commencement du mouvement. La du
rée qui sépare deux retours consécutifs à l'état initial s'obtiendra en divisant
21, double longueur de la tige, par la vitesse a de la propagation . Et si, au
lieu d'un ébranlement limité à une région très petite, on imagine que la
barre entière ait été ébranlée longitudinalement, on sera sûr qu'au bout du
21
temps au maximum, la barre revient à son état primitif. En d'autres
termes, le mouvement de la barre est une suite de vibrations, dont la durée
21
commune est

2 ° Les mêmes raisonnements s'appliquent sans modification au second


cas, celui où les deux extrémités de la barre sont fixes. C'est alors la vitesse
vibratoire qui change de sens à chaque réflexion , et la tension qui conserve
son sens ; mais la conclusion définitive est la même, et l'on constate égale
21
ment dans la barre un mouvement vibratoire dont la période est a
3. Lorsque l'une des extrémités est libre et que l'autre est fixe, chacune
des ondes o et ¢, après deux réflexions aux extrémités de la tige, change
à la fois le sens de ses vitesses vibratoires au point fixe, et le sens de ses
tensions à l'extrémité libre. Il en résulle qu'après deux réflexions seule
ment l'état primitif des ondes n'est pas restitué, mais qu'il est change de
sens, et pour les vitesses, et pour les tensions.
L'état primitif ne sera restitué qu'après deux nouvelles reflexions,
quand chacune des ondes aura parcouru quatre fois la longueur de la tige : ce
446 VIBRATIONS LONGITUDINALES

qui revient à dire que la durée de la période vibratoire est au maximum


41
égale à a
Elle est double de ce qu'elle était dans les deux cas précédents.
Le son rendu par la tige dont un seul bout est fixe est donc l'octave grave
du son rendu par la lige qui a ses deux extrémités fixes, ou ses deux extré
mités libres. Nous verrons dans le chapitre suivant que les mêmes lois s'ap
pliquent à la vibration de l'air dans les tuyaux , suivant qu'ils sont ouverts
ou fermés.

DÉMONSTRATION ÉLÉMENTAJRE DE LA FORMULE .

240. On peut donner une démonstration elementaire de la formule,


Eg
a
VETE de la vitesse de son dans une barre prismatique indéfinie , en
la raltachant à la théorie du choc direct des corps élastiques (III , § 351 ) .
Parlageons la barre en tronçons d'égale masse par des plans transversaus
équidistants, que nous considérerons comme des solides venant se choquer
à la façon des boules d'ivoire de la page 383 du tome Ill.
Soit w la section de la tige ;
son poids spécifique ;
I la longueur commune à tous les tronçons ;
v la vitesse dont nous supposerons animé le centre de gravité d'un
tronçon, à un certain instant, le long de l'axe de la tige ;
6 la durée du choc, ou le temps pendant lequel la vitesse v aban
donne le centre du tronçon considéré A , pour passer au centre de
gravité du tronçon suivant, B ;
F la réaction moyenue des deux tronçons contigus pendant ce temps 9.
La masse de chaque tronçon est mesurée par le produit wl ; la vitesse
9
v du centre de gravité étant réduite à zéro dans le temps par l'action conti
nue de la force F, le théorème des quantités de mouvement nous donne
FO = " wl .
9

Mais la force F provient de la compression exercée sur le tronçon B par le


tronçon A ; la face antérieure du tronçon B est refoulée instantanément d'une
Eur
quantité égale à vo, ce qui développe une réaction élastique égale à
appelant E le coefficient d'élasticité. On a donc (II , § 352)
Ew
DES TIGES ELASTIQUES. 447

Divisant la première équation par la seconde, on élimine F, w et v, et un


oblient
gE o
Donc
A ge

BB
1
or est la vitesse de propagation a de l'ébranlement ; donc enfin
Eg
VE
Si , au lieu d'une tige solide, on avait un tuyau cylindrique rempli de gaz,
la démonstration serait la même, sauf à observer que la force F est alors
l'excès de la pression subie par la section w pendant le choc, sur la pression
Po qui régne partout dans le tuyau à l'état de repos . L'application de la loi
de Mariotte donnerait donc la proportion
F + Po
VÚ ;
Pow
d'où l'on déduit
F = Powve
1

et
Pol

formule qui serait vraie si , au lieu de la pression po initiale, on mettait la pres


sion po altérée par les circonstances calorifiques.
CILAPITRE III

MOUVEMENT VIBRATOIRE DE L'AIR DANS UN TUYAU CYLINDRIQUE ,

241. Soit MN un tuyau cylindrique, rempli d'air à une pression et à une


température constantes ; la section droite du tuyau est arbitraire. Prenons une
parallèle à ses génératrices 0.x pour axe des I, et sur celte droite un point
O pour origine. Nous supposerons que,
M
dans le mouvement du gaz à l'inté
o
rieur du tuyau , les molécules situées
à l'origine dans une section transver
dt de +dude
sale se déplacent toutes ensemble , de
manière à se trouver à chaque instant
Fig. 109. dans un même plan normal à la droite
OX . Nous pouvons faire en sorte que
cette condition soit satisfaite au moment où le mouvement commence ; et le
calcul que nous allons faire nous prouvera qu'il n'y a aucune contradiction
à admettre qu'elle soit encore remplie pendant loute la suite du mouvement .
Soit donc à l'origine du mouvement, pourt = 0 , une tranche transversale A
définie par son abscisse x ; à l'instant t , cette tranche est parvenue en l',
sans cesser d'être normale à OX , et sera délinie par une abscisse I + u.
Considérons encore à l'origine une seconde tranche B, définie par son abs
cisse x + dx ; à l'instant t , elle sera parvenue en B', et aura une abscisse
du
égale à x + di + u + da
dz. Écrivons l'équation du mouvement rectiligne
de la masse gazeuse comprise, à l'instant t , entre les tranches A et B, et å
l'instant t' entre les tranches A' et B' .
Pour n'avoir pas à tenir compte de la pesanteur, nous supposerons le tuyau
horizontal; la faible densité des gaz permettrait d'ailleurs de négliger la
pesanteur par rapport aux pressions, et de négliger aussi les variations de
pression et de densité qui résulteraient dans l'élat d'équilibre d'une in
VIBRATIONS DE L'AIR DANS LES TUYAUX . 449

clinaison prise par le tuyau, de sorte que nos conclusions sont géné
rales.
Le mouvement de la tranche est défini par la valeur de u en fonction de
du
t ; l'accélération est égale à dla Appelant m la masse de la quantité de gaz
comprise entre les plans A et B, ou , à l'époque t , entre les plans A', B ', et
Po p’ les pressions par unité de surface dans les plans A et B', l'équation
du mouvement sera , en désignant par w l'aire de la section transversale ,
du
(1) m
dt WP - p ).

Soit p la densité ou masse spécifique du gaz dans l'état de repos et à la


température qu'il possède au commencement du mouvement ; nous aurons
(2) m = px adx .

Il reste à exprimer p el p' en fonction des variables u et 3. On y parvient


en appliquant les lois de Mariotte et de Gay -Lussac.
Soit po la pression du gaz à l'état de repos ;
, sa température ;
a son coefficient de dilatation ;
c sa chaleur spécifique à pression constante ;
C, sa chaleur spécifique à volume constant;
sa température à l'état de mouvement , à l'époque t et dans l'intervalle
A'B'.
La pression p, dans la tranche A ', est liée à ces diverses quantités par
l'équation
(vol. AB) X (1 + 0) dx 1+ 20
( 3) P Х 1+ allo
Po ( vol. A'B ') x (1 + 200) dat du dx
dx
du
ou bien , en observant que a et dt sont très petits , qu'on peut par suite
ital 1 du
remplacer 1 +0. par 1 + a (6-6 ), et du
par 1
dx
1+
dr

(4)
= ro (1 – dre) 11 +260–00)
p = lo

=po [1 - + 210 — %)]


du
en négligeant encore le produit des nombres très petits dxet « ( - 00) .
La différence p - p n'est autre chose que la différentielle partielle de p ,
v. - MÉC. COLLIGNON . 20
450 VIBRATIONS DE L'AIR

prise relativement à la variable x et avec un signe contraire. Il suffira donc,


pour avoir p - p', de différentier par rapport à z l'équation (4) , et de chan
ger de signe. Avant de faire cette opération , il convient d'exprimer la diſſe
rence 0-0, en fonction des variables u el x .
La température d'une tranche gazeuse s'accroit avec la compression que
cette tranche subit, et on trouve le rapport entre ces deux quantités en
appliquant les principes de la théorie mécanique de la chaleur .
Le volume de gaz wdx, pris sous la pression po, subit une dilatation qui
du
augmente son volume dans le rapport de l'unité à 1 + ; la variation re
dx
du
lative du volume est donc mesurée par le nombre dr Supposons que ce
rapport soit assez petit en valeur absolue pour que la pression po ne varie
pas sensiblement par suite de la dilatation du gaz. Le travail développé par
ce volume de gaz sera égal au produit

Po X wdx
(alt)
Nous admettrons que ce travail soit entièrement produit aux dépens de
la quantité de chaleur interne du gaz, et qu'il corresponde à un abais
sement de température 06—0 ; cette hypothèse revient à négliger la quantité
de chaleur fournie ou absorbée par le tuyau. La quantité de chaleur per
due par unité de poids est cq 0
( -0), et pour le poids considéré elle est
égale à
cillo - 01 x fgwdx.

Soit E l'équivalent mécanique de la chaleur; nous aurons l'équation


du
Ecg(6 — Opgwdx = Powdx de
R
Mais E = R étant la constante de l'équation des gaz,
C C

ct l'on a
PV = R
( +0),
1o C - C, du
0-0 = dx
FOR

Cette équation se simplifie. Dans l'équation pV = R + V est le vo

lume de l'unité de poids du gaz, sous la pression p et la lempéralure 0, ou


l'inverse du poids spécifique pg ; donc

1'0 - R
P9 (4 + 0 ),
DANS LES TUYAUX .
451
et

0-005 C - C, du
et enfin
-

( + ) , ca dx '

(5 ) al9 - 00 C - C, dui
(1 + allo) dx
Substituons dans (4 ) et nous aurons
du
p = Po(1 - ( 1 + ald) -C1 dx )
dx
C

C
C - C

= P. – pomom (1 + + . ) CA

ou sensiblement, en négligeant le terme en a, qui est très petit ,


du
(6) p = Po — Po da x (es)
On commettrait une assez grande erreur si l'on ne tenait pas compte de la
variation de la température des tranches suivant leur degré de condensation
ou de raréfaction ; car les changements de pression sont assez rapides pour
qu'une température uniforme n'ait pas le temps de s'établir dans toute la
masse en vertu de la conductibilité et du rayonnement. On sait d'ailleurs
с
que le rapport est notablement supérieur à l'unité .
CA
Différentions l'équation (6) en faisant varier z seul . Nous aurons
dp
(7 ) p' - P = dx
dx = - **daxã
el substituant dans l'équation ( 1 ) les valeursde m et p - p', il viendra pour
l'équation du mouvement
ddºu 0c d’u
(8) P
Po
di ? dx²²

équation de la forme
ddou du
(9) dı? dx ?'
en posant
( 10) Vo
Х

L'intégrale générale de l'équation (9) sera, avec deux fonctions arbitraires


et 4,
(11 ) u = q (x – al) + (2 + at ) ,
452 VITESSE DU SOX
et on pourra reprendre toute la discussion de celle équation , en suivant la
niême marche que pour le problème de la vibration longitudinale d'une
verge prismatique.
On reconnaitra que a est la vitesse du son dans le gaz du tuyau ; si
l'on ébranle le gaz sur une petite longueur à dans le tuyau , deux ondes,
en général, naissent de cet ébranlement, el se transportent, chacune dans
un sens, le long du tuyau avec une vitesse égale à a. Ceci suppose le tuyau
indéfini dans les deux sens . Si le tuyau est limité, l'onde qui aboutit à
son extrémité se réfléchit en arrière pour changer de vitesse, comme le
rait une onde symétrique, issue fictivement d'une région prise dans le tuyau
prolongé .
Si le tuyau est bouché à son extrémité par une paroi solide, on expri
mera analytiquement cette circonstance en faisant nulle la vitesse vibratoire
du
di pour la tranche gazeuse qui reste en contact avec cette paroi fixe; si au
contraire le tuyau est ouvert, et communique avec une atmosphère indétinie
du
à la pression po, la vitesse dt n'est assujettie par là à aucune condition,
du
mais la raréfaction devient nulle, puisque la pression reste constante
dx
à cette extrémité . On retrouve tous les résultats obtenus pour les vibrations
des verges , par exemple, ces théorèmes d'acoustique : la période vibra
toire a la même durée pour un tuyau cylindrique ouvert aux deux bouls , ou
fermé aux deux bouts ; elle a une durée double pour un tuyau ouvert à un
bout, fermé à l'autre.

VITESSE DU SON DANS LES GAZ .

942. L'équation

donne la vitesse du son dans un gaz à la pression p, dont la masse spéci

fique est p ; elle est le produit de deux facteurs;l'un, V. est la vitesse


du son d'après la théorie de Newton ; le second , Van a été introduit par
Laplace, et représente l'effet des variations de température dues aux conden
sations et aux raréfactions allernatives de tranches gazeuses. C'est un coef .
ficient de correction . On a à très peu près V2 = 1,41; est donc
CA
sensiblement égal à la racine quatrième de 2 , ou à 1,28.
Văest
DANS LES GAZ. 453

р
La formule newtonienne a = est un simple résultat du principe de
Newton sur la similitude mécanique (III , § 70).
Considérons deux gaz dont les masses spécifiques soient p et p', les pres
sions p et p ', el au sein desquels nous excitons deux ébranlements sembla
bles. Ces deux ébranlements se propageront semblablement, pourvu que le
rapport a des longueurs, le rapport ß des masses, le rapport y des forces, et
le rapport e des temps vérifient la relation
13.

Or ici le rapport des longueurs 2 = 1 ;


le rapportdes masses B = ?,
le rapport des forces q = рp
Donc le rapport des temps au bout desquels on doit comparer les deux sys
lèmes est

( )
V
Mais le rapport des vitesses,dans les deux systèmes, est égal au rapport ;
ou a , puisque a= [Link] entin,a et a étant les vitesses de la propaga
tion de l'ébranlement dans les deux gaz, on a la proportion

( 9) DP VI
( %)
On a donc
a=k VE
en appelant k une constante , que Newton faisait égale à l'unité, et que nous
à
La masse spécifique p est égale au poids spécifique a divisé par g, et la
formule prend la forme

vexa
451 VITESSE DU SON

On peut observer que est la hauteur h d'une colonne gazeuse homogène


représentative de la pression p ; Vgh est la vitesse due à la moitié de
cette hauteur.
On a aussi
pV = R
R ( +6).
V étant le volume spécifique, ou l'inverse - du poids spécifique, et o la tem
pérature. Donc
(1 + 1),
b = R( +0) = -1
d'où résulte la formule

a
V (1+20)
qui donne la vitesse du son dans un gaz en fonction de sa température.
Pour l'air atmosphérique, par exemple, à 0° centigrade et sous la pression
normale de 0",76 de mercure, on a
P R 10340
7930m .
1.299

Donc à zéro on a

a = V9 x 7960 x 141 -
3197,
et à 6 degrés
a = 346- X V1 + 20).
du
243. Lorsque la dilatation relative des tranches gazeuses, dx ' n'est pas in
finiment petite en valeur absolue , on ne peut plus mesurer le travail extérieur
du
correspondant à la dilatation du gaz par le produit pew dr dx, parce que
la pression ne reste pas égale à Po pendant tontes les phases du change
ment de volume. Dans ce cas, l'équation du mouvement vibraloire n'est
plus exacte .
La formule (3) , qui n'est autre chose que l'application des lois de Na
riotte et de Gay -Lussac, subsiste toujours ; on en déduit
1
1 1 +49 du
p = Po du i tamo = Po X [1 + (0-1 )].
1+
da
(1+ d.x
DANS LES GAZ .

Soit v , le volume primitif de la tranche gazeuse, sous la pression po ;


v le volume qu'elle acquiert sous une pression p quelconque;
vi le volume particulier qu'elle prend lorsqu'elle reçoit un accroisse
du
ment relatif de volume égal à da' et pa la pression correspondanle.
Par hypothèse, le gaz n'emprunte ni ne communique aucune quantité de
chaleur aux parois du tuyau ; la formule de Laplace ( IV.S 152) est donc appli
cable, et en appelant y le rapport C des chaleurs spécitiques, on aura à la
fois
pu? = Pove? = 2,0 ,?,
et

5,= o(1++ dit)


Le travail T produit par la dilatation du gaz est l'intégrale ("[Link]
nous avons déjà effectué celle quadrature dans un cas tout semblable, celui
d'un gaz qui suit en se détendant une ligne adiabatique, et nous avons
obtenu

1= M ( - )-- [ -( +% ****]
Telle est la quantité à égaler au produit
Ec ,(0 - 0 ) pgvo

qui représente le travail équivalent à la chaleur interne perdue par la


tranche. On en déduit
Po
00-0
Eggcaly - 1 ) [1-(1+ i)**-']
Mais remplaçons E par sa valeur
R Ро Pox
CA P9 (C — )(1+ allol '
pg[c— c)(6+ 2)
et observons que c' (y — 1 ) = C— Cg . Nous aurons

[1- (1( + dr* )*** ]


2(90 –0)= (1+ 0)[1-
On peut simplifier cette formule en remarquant qu'aux températures or
dinaires, al, est négligeable devant l'unité. Effaçons donc le premier fac
456 VITESSE DU SON DANS L'AIR .

teur, qui est sensiblement égal à l'unité , et substituons dans la première


équation la valeur de a (0 - 0 ) ainsi simplifiée. Il viendra
du dul - Y + 1 du
+ 1+
p = Po ( dx
+
de da )

Développons le binome en série, et admeltons qu'on puisse s'arrêter zu


troisième terme ; nous aurons
du 76 + 111. /du
p = Po - MPO• dx + 2 (ore)"
dx

Donc

dp ddu oly + 1 )re du du


dx Po data X Х
rly x 2
' dx das²

et l'équation du mouvement devient


dou du du du
e di = Por dx
? - Porly +1 ) do dx
du du
= Por dx

du
Lorsque (y + 1 ) dx n'est pas négligeable devant l'unité, la propagation de
l'ébranlement suit donc une loi toute différente, qui dépend d'une équation
aux dérivées partielles d'une forme plus compliquée.
M. Regnauld (*) , en admeltant toujours que la vitesse du son est donnée
par une formule analogue à celle de Newton et de Laplace, l'a mise sous la
forme

V50(1+ K),
et a trouvé pour le coefficient de correction K la série suivante, dans la.
quelle Av est la compression éprouvée par le volume o pendant le passage
de l'onde sonore :

Av ſrly + 1 ) +
K=y-1 +
1 X2

Réduite en nombre et appliquée à l'air atmosphérique, la formule devient


AV
279-,955 V11 + allo)V 1,5945 + x0,668 + ( )*x0,886 +
A O centigrade, la vitesse du son dans l'air est exprimée approximative
• Relation des expériences pour déterminer les lois et les données néces
saires au calcul des machines à feu , t III (1870 ).
EMPLOI DES SÉRIES TRIGONOMÉTRIQUES. 457
Δυ
ment par la formule 350”,60 + 79,18 x Dans les expériences de M. Re
Δυ
gnauld , le rapport a parfois atteint la valeur de 0,04496.

d'u dru
INTÉGRATION DE L'ÉQUATION AU MOYEN DES SÉRIES
dt? dir ?
TRIGONOMÉTRIQUES .

244. La discussion de l'équation du mouvement,


(1 ) u = p4 - al) + 4 (x + at),

devient beaucoup plus facile quand on exprime u au moyen de séries de


sinus et de cosinus des multiples des deux variables x et t.
Pour parvenir à cette transformation , cherchons d'abord à mettre la fonc
tion u sous la forme d'une série dont chaque terme soit le produit d'une
fonction de x par une fonction de t ; posons pour cela

( 2) - rxx710).
Nous pourrons déterminer les fonctions f et o de manière que chaque terme
pris à part satisfasse à l'équation
du dºu
( 5)
di d.x

Prenons la seconde dérivée de u par rapport à t, substituons dans l'équa


tion (3) ; il vient l'équation de condition
(4)
f(x) =" (0) — a9f" (2)?( ) = 0,
à laquelle on satisfait en posant séparément
f " (2 )
(5) -
- a * je ,
p( )
He étant une constante arbitraire.
Les équations (5) s'intègrent facilement. On a, en appelant M, N , P, Q
quatre nouvelles constantes ,
(6 ) f(x) = Msin pix + Ncosuit ,
811) = P sinaut + Qcosa : t.
438 EMPLOI DES SÉRIES

Nous avons égalé les fonctions 1 " (.r) " 1) à des nombres négatifs – u?,
f(x) ( 1)
- a v. , pour que les fonctions et « ſussent périodiques. Si nous les avions
( galées à des nombres positifs, l'intégration des équations (5) aurait intro
duit des exponentielles, que la suite du calcul eût forcé de réduire à des sinus
et des cosinus par un choix convenable de constantes imaginaires. Le choix
qui nous a donné les équations (6) sera , au contraire, justifié par les résul
tats que nous obtiendrons plus loin. Nous poserons d'une manière générale

(7 ) (M sinut+ Ncosmx)(Psinaul + Q cosapl},


équation qui rentre dans la forme ( 1 ) ; en effet, si on fait le produit des
deux fonctions, on a
MP sin px sin aut + MQ sin u.ä сos aut
+ NP cos uz sin aut + NQ cos ur cosaut.
Mais
1
cos p.x cos aut ż (cosu (x + at) + cospela — at)] ,
1
sin p.x cos aut (sin ju (x + at) + sin ve (it — at)] ,
1
cos w.x sinapt (sin uu (x + at) — sin je ( — at ] ,

sin ux sin aut 2 (cos y (x + al) — cos pela — al)),

ce qui donne, en définitive, pour la somme des quatre termes


MP |cos y. (x – at) — COSM (x + at )]

+ MQ[sin 4.( + at + siny (x— at}]


+ 5NP (sin je x + at;– sinu (x — al} ]
+ ÖNQ (cos (x + at) + cosu (x - at)]

( NO — MP) cosy ( x + al)

+ } (MQ + NP)sinu(x +41)


1
+ 2 (MP + NQ) cosy (x — al )

+ (MQ — NP) sinu(v — ct),


TRIGONOMÉTRIQUES . 453

somme égale à une fonction de (x + at) ajoutée à une fonction de (x -- al) ,


quelles que soient les constantes M , N , P , Q et Woo
On pourra donc composer la fonction cherchée d'une infinité de termes
analogues à ceux qui sont écrits dans l'équation (7 ) ; puis il restera à déter
miner les arbitraires de manière à satisfaire aux conditions initiales données.
Reprenons le problème du mouvement vibratoire de l'air dans un tuyau
de longueur finie. Soit l sa longueur. Trois cas sont à distinguer, suivant
que les deux extrémités du tuyau sont ouvertes, ou qu'elles sont toutes
deux fermées, ou enfin que l'une est ouverte et l'autre fermée. Nous ne
traiterons ici que le premier cas.
245. Tuyau ouvert à ses deux extrémités . — Nous compterons les abscisses
à partir d'une des extrémités du tuyau , de sorte que x pourra recevoir toules
les valeurs réelles comprises entre 0 et 1. L'état initial du gaz est défini par les
du
équations u === f(x )et dt
= $(x ), pour t 0 ; l'une définit les déplace
ments des tranches, et l'autre les vitesses initiales de ces tranches. De plus,
du
l'ouverture du tuyau à ses deux extrémités entraine les conditions dr 0

pour x = 0 et pour x = l, quel que soit t. Les fonctions données f et op


sont connues pour toutes les valeurs de x comprises entre 0 et 1.
Reprenons la série (7) , et exprimons les conditions relatives aux extré
mités du tuyau. Il vient , en ne considérant, pour abréger, qu'un terme de
la série,
du
dr ([Link] Mix - Nye sin Mix) ( P sin aut + Q cosajt);

faisant 0 , on aura
0 = Mye(P sinapt + cosayl) ,
et pour x = 1,
0 = (Mucosul - Nuusinul) (P sinajt+ Qcosapt),
quel que soit t. On satisfait à ces deux conditions en posant M = 0 ct
ul = K*, K étant un entier quelconque ; la série devient alors
K2 Krat Krat
ΣNeos 1 ( Psin ī + cos Kra )
Prenons la dérivée par rapport à t ; il vient
du Κπ.χ Kia Krat Kial
19 dt Σ Neos 1 (P!I cos
TT
Q Kga sino barr).
460 EMPLOI DES SÉRIES
Faisant t = 0 dans les équations (8) et (9 ) , on a donc
K- 3
(10) u = f(x) =-Σ Neos х0 ,
K -3 Кла
dt = P (x) = Ncos T XPX ?

équations d'où l'on déduira les valeurs des arbitraires NQ et NP.


Donnons au nombre K toutes les valeurs entières positives, depuis 1 jus
qu'à l'infini ; les équations ( 10 ) et ( 11 ) deviendront, en appelant
A2, A , ... B ,, B... de nouvelles arbitraires,
2:13 323
( 12) f(x) = A,cos + Azcos + Azcos Szt
K -3
+ + [Link]. 1 +

(15) lg (x) · B, cos ī


πα
+ 20,cos 27* + 333cos ***
K2
to .. + KB COS [Link]
1

KR.X
Multiplions la première équation par cos TT dx, et intégrons de 0 à l. l!
viendra l'égalité
K'13 K ':.7
(14) f( x) cos
1
* dxde = A , S. COS
T
COS

K 73
S. 1270 Kript dit + ...
+ A COS COS
ī

Κπα Κ'πα
+ All COS cos - dr +
T

Or on a identiquement
3
Клх Κ'πα
© cos
T
COS dix = 0

lorsque K est différent de K', et


1
KTX K : 2dx
=
S. cos
T cos
Kopes de
I

lorsque K' = K , à moins que K = K' = 0, auquel cas le résultat de i':;:


tégration est l. Mais ce cas n'est pas admis dans les séries (12) et ( 15).
TRIGONOMÉTRIQUES. 461

La série (14) , dans laquelle on fait K' = K , se réduit donc à un seul terme ,
et donne
Κπή. dx .
( 15) AK z
f (x ) cos

Le même artifice peut être employé pour trouver le terme général de la


série (13) ; il viendra

( 16)
2 1₂ (2 ) COS Κπα dx
S." ка T

2 Κπα
dix .
πα
as." f(x) cos

Substituant dans (12) et ( 13) , il vient les séries finales :


2 πα COS X 2 2πα cos 273
dat
(17 ) p (x ) = ī COS
T
Som
f(t)
$"
1
COS
7 f(x) dx + ...

E [ Kur Sorencos Kitde]


k= 1
COS

( 18)
plast= *2 [ Kza ple) cos Kit de
/
K TOX

£ COS
S ple}cos zet de
La seconde équation se déduit de la première en changeant f en q. On en
lire, en comparant les équations ( 17) et ( 18) aux équations (10) et (11 ),

NQ =
pix ) cos Kr= dz,
NP =
Κπα
2
S. Plz)cos Kat da,
d'où résulte enfin , en substituant dans la série (8) ,
K =
K17.30 Krat KTX
(19) Σ 2cos T
K=1
Kita
sin
l
Set KTE de
$(2) cos ‫ܐ‬

1 Krat
COS
+ ī T

La variable x, qui figure sous les signes de l'intégration , est là une simple
462 NŒUDS , VENTRES .

variable auxiliaire, que l'intégration entre les limiles fixes 0 et l fait dispa
raitre ; la variable x sous le signe & subsiste seule dans le développement
de la série. Sous cette forme, on reconnait que la fonction ( 19) reprend les
21
mêmes valeurs lorsque x augmente de 21, ou lorsque t augmente de La

durée des périodes au bout desquelles les tranches de gaz se retrouvent


dans la même position et dans les mêmes élats de condensation et de vitesse
21
cst donc égale à a
ou à une partie aliquote de cette quantité .
246. A chaque valeur particulière de K correspond une vibration simple du
système gazeux . Si l'on considère un terme particulier de la série, la durée
21
de la période vibraloire sera égale à ka pour ce mouvement simple ; re
21
lativement à x, la longueur de la période sera égale à K : Cherchons la
position des næuds et des ventres dans le tuyau . On appelle neud une tranche
dont les molécules restent fixes pendant le mouvement vibratoire, el ventre
une tranche où la condensation du gaz est constamment nulle. Réduisons
l'équation ( 19 ) à un seul terme , sous la forme
Κπα Krat Krat
U = COS
ī ( Lsin
T
+ L'cos
lKaat).
Prenons les dérivées par rapport à x et à t ; il viendra
du KT Κπα Κτat kaat
sin T Lsin + l'cos
dx 1 1
du KTX kra Kiat Κπα Krat
dt
COS
(1. 7
COS
1
-L
TT sin Kzat .
Les næuds sont donc définis, indépendamment du temps, par l'équation
Клх
COS

== 0,

et les ventres par l'équation


Κπα
sin = 0;
T

ce qui donne
Κπα 7

1 = na tā pour les næuds


ct
K
= n'it pour les ventrcs ,
SONS HARMONIQUES. 463

n ct n ' étant des entiers. On en déduit


1
n +2 1
= IX K 2K
X (2n + 1 ) pour les nouds,

2 = pour les ventres .


K

Les ventres se trouvent aux points équidistants


1 21
x = 0, K
>
к
= 1,

et les næuds aux points


1 31 2K — 1 )
2K ' 2K 2K

qui partagent en deux parties égales la distance des premiers.


A la valeur K = 1 correspond le son fondamental du tuyau ; la durée de
21
la vibration est égale à ce qui donne un nombre â de vibrations con
plètes dans l'unité de temps. Les autres sons rendus par le tuyau correspon
dent aux valeurs K = 2, K = 3, ... ; ce sont les harmoniques du son fonda
mental : 1 = 2 donne l'octave, K = 3 l'oclave de la quinte, K = 4 la double
octave, K = 5 la double octave de la tierce majeure, K = 6 la double octave
de la quinte, K = 7 un son étranger à la gamme et qui, pris seul , n'est pas
admis comme juste par l'oreille, etc.
Toutes ces vibrations simples peuvent s'effectuer simultanément , chacune
se comportant comme si elle était seule, ce qui fournit un exemple de la
superposition des mouvements vibratoires. Il est même très remarquable
que l'oreille, qui distingue parfaitement les différents sons d'un accord exé
cuté par des voix ou des instruments, ne perçoive en général qu'une sen
sation simple à l'audition d'un son fondamental accompagné de ses harmo
niques. Une expérience qu'on peut faire sur l'orgue met ce phénomène en
évidence. On fait parler un tuyau qui donne le son ut,, par exemple ; à
côté et en même temps , on fait résonner un second tuyau donnant utz, un
troisième donnant solz, un quatrième donnant uts, un cinquième donnant
mig, un sixième sols, un septième le son correspondant à k = 7 , qui n'est
pas employé dans la musique, un huitième ut,, et ainsi de suite. L'ensemble
de tous ces sons, produits avec une intensité convenable, donne à l'oreille
l'impression unique du son fondamental ut, renforcé, bien que dans le
nombre des sons entendus il y en ait (K = 7 , K = 9, etc.) d'étrangers å
notre système musical (*).
1 D'après les expériences de M. Helmholtz , c'est le nombre et l'intensité des
harmoniques coexistant avec un son fondamental qui donnent à ce son un
timbre particulier.
CHAPITRE IV

MOUVEMENTS VIBRATOIRES D'UN GAZ HOMOGÈNE INDÉFINI EN TOUS SENS.

247. Nous avons établi en hydrodynamique ( IV, § 124 ) l'équation sui


vante pour définir le mouvement d'un ſuide :
dp = dT - d de
dt
P

Dans cette équation, T représente la fonction des forces, c'est- à -dire l'inté
grale de l'équation
dᎢ ;= Xdx + ydy + Zdz;

♡ représente une fonction analogue donnée par l'équation


de udz + vdy + wds,

de sorte qu'on ait les relations


da do dp .
dx ' dy

Le temps i est traité comme une constante dans l'intégration qui donne p.
Nous avons reconnu (IV, § 123) que si , à une certaine époque , la fonction
udx + vdy + wdz est une ciſtérentielle exacte , il en est de même dans toute
la suite du mouvement. Cette condition est remplie lorsque le fluide part
du repos, ou encore lorsqu'il est soumis à des mouvemen's très petits.
Nous allons faire l'application de l'équation (1 ) aux mouvements vibratoires
d'un gaz indéfini dans tous les sens, soumis à l'instant initial à une pres
sion uniforme po et ayant en tous points une même température 0..
Désignons par y la condensation relative du gaz en un point et à une
époque donnée, c'est-à-dire le rapport de sa diminution de volume à son
VIBRATIONS DES GAZ . 465
volume dans l'état initial . La pression p, au même point et au même in
stant, sera donnée par la formule

(2) p = poll + y + al0 -0.)] ,


qui n'est autre que l'équation (4) du § 241 , dans laquelle on remplace
par la condensation relative exprimée par - du La température 0 dir
est celle qu'acquiert le volume de gaz par suite de la compression ;
en effectuant les mêmes transformations que dans le chapitre précédent,
nous arriverons à poser l'équation approximative

(3 )
p = rs (1 + y ).
La densité p varie avec la condensation y , et l'on a sensiblement pour les
valeurs de y positives ou négatives , mais très - petites en valeur absolue,

f = fo { 1 + y ) .
Donc
с
Po 12
op l'oc di)
( 5) Follto
P Po C , 1 +

Substiluons dans l'équation (1 ) et intégrons; il viendra


Poc do
(6) log (1 + = T at
fo c - [6 ) + (67) + (% )']
Comme il s'agit ici de mouvements vibratoires extrêmement petits, on peut
do 1 ? do 2 (do
supprimer les carrés des vitesses da dy, dz el compie la vas ,

leur absolue de la condensation y reste aussi très pelite, on peut de même


remplacer log (1 + r) par 9, premier terme du développement du loga
rithme en série . L'équation ( 6) prend alors la forme simple
Poc
T dy
(7 ) 2
dt
Po og

Nous avons admis qu'à l'instant initial la pression po régnait partout ;on
suppose que le gaz n'est soumis à aucune force extérieure ; nous devons
donc poser aussi T = 0, ce qui réduit l'équation ( 7) å
Po da
(8 )
Po ci
MÉC , COLLIGNON .
30
466 NOUVEVENTS VIBRATOIRES
ou à
dy
a® de

ро
en appelant a la quantité constante V Po
La fonction , dont les dérivées partielles par rapport à x, y et z dunnen
les vitesses, u, v, w, des molécules parallèlement aux axes, donne donc aussi
par sa dérivée partielle relative au temps i la valeur de la condensation.
Cela posé, prenons l'équation de continuité ( IV, § 122)
de d pu ) d'or )
(9) dt + dr
+
dy
+ d'ou
d :
) = 0,

do do do
et remplaçons e par po (1 + 1), les vitesses u, v, w par de' dy' di ; nous
négligerons dans le développement les termes provenant de la multiplica
tion des facteurs q, do
dx' do
dy' dy do
dt dr =' et il viendra, en supprimant le
facteur commun Pos
dy dd . ddo
(10) dt
+ dr +
. dys
+
dd :
0,

ou bien , en remplaçant y par sa valeur tirée de (8 ),


d ት? ( d"?
(11 )
de dro +2 ).
Une fois l'équation ( 11 ) intégrée , on déterminera les fonctions arbitraires
qui entrent dans la solution en exprimant que pour l'instant initial t = 0 ,
do do do
les composantes des vitesses dr'di' di ont en chaque point du fluide des
1 do
valeurs déterminées , et que la condensation a di a aussi en chaque
point une valeur connue ; ce qui revient à donner les valeurs
(12) Q = f (x , y, z) ,
do
dt F (x , y, z) ,
dop
des fonctions o et dt
pour t = 0 . Les fonctions f et F sont supposées con
nues pour toutes les valeurs réelles des variables, puisque le gaz est indéfini.
Connaissant, par l'intégration , les fonctions « pour toutes valeurs du
temps et des coordonnées, on en déduira, par les dérivations partielles, les
valeurs des vitesses et de la condensation , et le problème sera entièrement
résolu .
egally
D'UN GAZ INDÉFINI. 467

243. L'équation ( 11 ) a été intégrée par Poisson sous la forme d'une inté
grale double partielle, portant sur des va Z
riables auxiliaires ' . C
De l'origine 0 comme centre, décrivons
une sphère ABC avec un rayon égal à l'u
nité; partageons la surface de celte sphère
en éléments infiniment petits P ; soil dw
l'aire de l'un de ces éléments , et a , Y., v A

les angles du rayon OP avec les axes ; ces


angles définissent la position du point P. B
Nous représenterons par la lettre S la soin Y
mation relative à tous ces élérents do , de Fig. 110.
manière à comprendre la surface entière de
la sphère. La solution donnée par Poisson consiste à poser
1
(13) 41 S tdsF(x +«lcosa,y + atcosy : + atcos»)
1 d
+ há Stdef(x + atcos), y + atcosu, z + atcos»).
Nous nous bornerons à vérifier que l'équation ( 13) satisfait bien à l'équa
tion ( 11 ) ; il est facile de reconnaitre que, pour t = 0, elle vérifie les rela
tions ( 12 ) , qui définissent l'état initial.
Observons d'abord que si v = l est une solution de l'équation ( 11 ) ,
dll
dt
sera encore une solution de cette équation , et que si H et H'son !
deux fonctions de x, y , z et t qui vérifient séparément l'équation proposée,
la somme H + H' la vérifiera pareillement. Il résulte de là qu'on peut se
contenter de vérifier que la fonction
1
( 14 ) S 1deF (x + atcos), y + atcosy, z + atcos»)
satisfait à l'équation ( 11 ), quelle que soit la fonction F , pour en conclure
que la formule ( 15) est une solution plus générale de cette même équation .
De l'équation ( 14) on tire successivement, en différentiant sous le signe S ,
de
dx 47i Sun df
dx
d ??
dx2 A Slaw dPF
dx '
??
d?
dy:
41 Stdoo ddPF
dy??
d?
ar
in1 Staw déf :

· Mémoire lu à l'Académie des Sciences le 19 juillet 1819.


468 FORMULE
donc
dd ? .
d.rº + dy

Les dérivées relatives à t sont un peu plus compliquées. On a d'abord


dF dF DF
do a cos ) + acos je + di a cos
dodt = S dwf +IS des dF
dy
dF
AF
tcosa + I cos de +
- S doF + SC de dy de -) d.
d :
I cos

Dérivant une seconde fois :


2a
AR (San cos da+ S ar cos udes+ Sacos vdes
uda)
dPF dPF
the (Salee cosaados + Saya t cos2uds + Sam t cos vda)
+ 4 .
dPF d'F
das

+ * (S dedytcosacospdw + S dyd: I cosycos vos


AF
+ S dadetcosy cos2de ).
7 Le facteur t, pris sous le signe S, peut sortir
du signe, puisque la somme ne porte pas sur
cette variable. Pour transformer cette expres
sion , observons que S représente en réalité
une double somme d'éléments pris sur la sur
R
face d'une sphère de rayon égale à l'unité.
Rapportons les directions OM à deux angles
P
variables, l'un v = ZOM , l'autre « = XOP ,
angle dièdre du plan ZOM avec le p ! ZOI
Fig. 111 . Nous aurons
cos , = cos MR = cos y siny,
COS y = cos MOY = sin siny,
enſin
dw = sin vdody.

dF
Considérons en particulier le terme S d :cosydw ; ce terme prendra la
forme
AF
dz cos y sin vdvdf.
= 0
DE POISSON . 469
Occupons-nous d'abord de l'intégration relative à v . Il viendra, en multi
pliant par 2 et en intégrant par parties ,
dF df
siny d / IF
28 d :
cosysin vdy =
d :
sinay
dud:
d !» .

Or F contenant les variables

x + atsin » cost , y talsinysiny ct 2 + alcos ,

dF df
contient les mêmes variables, et la dérivée de par rapport i v rca
dz
ſerme trois termes, savoir

d'F dPF d-F


ad : atcosy cosy + dyd : at sin cos y d:
at siny.

Donc enfin
dF
COS sind ; =sinºy + at
2San dz "Sosin3yd
d:
der
- atSana cos y cos y sinº ydy - Sad sin cosusin+ydy
drd ;
- at

Aux limites v = 0 et v = , le premier terme disparait , et il reste, en


indiquant la seconde intégration , relative à ý , entre les limites 0 et 2-5, puis
en revenant aux anciens angles a , Hag Y,

Sacos dos= -S" S. * cosysinsdysly= fal (" S


со
dPF
die sin dud !
d?F

- " S" 0
dl;

dPF
cos y cosy sinºdody

0 dyd : sin cos sin dudy


der dd'F
at sindo + at
Sarah coscos vdo
d ;"
On aura de même
drd ; - as dori cosucos vdes
dPF
cos , cos vdo
dxda
dPF
- a S dedycos , cosud» ,
470 FORNCLE DE POISSON .
et
‫وه‬
ddF dPF
cospuedes= ; a Sdn. sinºydes-- j a [Link] [Link] :
- .. cos y cosvdu .
dyd :
deo
Substituons ces trois expressions dans la valeur de de
Il viendra , en
multipliant par 47,
47 d
de

= a? S.
dPF
sindo Sasin® jdoo
+ at si HatSansin da

dPPF
Lal S d'Fdzdacosà cos vdo at S dAF ydsCosucosdw — a'! Sizd acosi cos da
dPF dPF
-a't S dad'FdlCos
y y cospdos — at drdycosa cosuds— at S dyd:cosa [Link]
+ a'ls .ddx- F? cos ' )das df
+ a't sadya cos [Link] tal Sad n- F cos de
dPF d- F
+ 2a*tSárdycos icosuds + 22°1Sdyd:cosy cosvds +2a't [Link]
ce qui se réduit à

dr = a'r S (sinºn + cos* )des + aº San (sinu + cos*y)do


+ at se sine, + cos?»)des
def der d'F
atS dx
+ + d :? das.

La seconde dérivée dt*


est donc égale à

dPF def + dPF


IS
47
tdos
" dx²
+
dy do)
dz

en faisant rentrer la variable t sous le signe S, et par suite

de dx
+
dye +
2
dzi

249. Faisons une application de cette équation (13) au cas le plus sito
ple, celui de la propagation d'un ébranlement excité dans une région infini
ment petite autour de l'origine des coordonnées (fig. 166).
Alors les fonctions F et r sont nulles pour toutes les valeurs réelles, positi
VITESSE DU SON . 471
ves ou négatives, des variables, sauf celles dont la valeur absolue est au des
sous des limites qui définissent la région infiniment petite primitivement
ébranlée.
Si donc on fait
* + at cosà = x',
y + at cos y = Y '
% + at cosy = 2 ,

l'équation ( 15) donnera pour « une valeur constamment nulle tant que les
quantités d ', y', z', considérées comme des coordonnées d'un point, place
ront ce point en dehors des limites de l'ébranlement primitif.
La condition nécessaire et suffisante pour qu'un point M dont les coordon
nées sont x, y , z, soit animé d'un mouvement vibratoire, c'est qu'on puisse
trouver des valeurs du temps t et des angles a, ph, v , telles, que les sommes
* + atcos a, y + at cos y, z + at cos v , aient des valeurs absolues infini
ment petites, inférieures aux limites de l'ébranlement.
On aura donc à la fois, en supposant nulles, pour plus de simplicité les
dimensions de la région ébranlée,
x + atcosì = 0 ,
y + at cosp = 0,
2 + at cosy == 0.

Donc
2
tcosi
er
a

icos y = y .
a
les

tcosy

élevant au carré et ajoutant, puis extrayant la racine, il vient


xº + y* + :* OM
a

ce qui montre que l'ébranlement excité au point 0 à l'instant t= 0 attein


dra un point M , situé dans une direction quelconque, au bout du temps
OM
; l'ébranlement se propage donc avec une vitesse égale à a, ou à
PO
formule que nous avions déjà trouvée pour la vitesse de la pro
Po
pagation du son dans un tuyau cylindrique , et qui s'applique encore à la
propagation dans une atmosphère indéfinie dans tous les sens. L'application
472 SUPERPOSITION
que nous avons faite de la théorie de la similitude mécanique suffit d'ailleurs
pour donner cette extension à la formule.
565. L'équation (11 ) montre que le principe
de la superposition des effets s'applique aur
mouvements vibratoires d'une masse gazeuse.
En effet, soient par... ... différentes dé
x
terminations de la fonction , satisfaisant sépa
rément à l'équation ( 11 ) ; on aura encore une
solution de cette équation en posant
p = 9 + + ... + s + ...;
Fig . 112 .

de plus on aura en prenant les dérivées partielles par rapport à t, à Toyo


de dos +... + + ... ,
dy do dag
+ de + ... + + .
de

Or à chaque fonction or g ... correspond un certain mourement vibra


toire particulier. La fonction définit le mouvement vibratoire résultantde
la composition de ces mouvements particuliers ; pour chaque valeur du temps
t, chaque composante de do dy do
ds de la vitesse d'une molécule est respec
1

do, de
tivement la somme algébrique des composantes de même nom , de der
des vitesses de la même molécule afferentes aux divers mouvements
@g ... Les vitesses vibratoires des mouvements et, g.-, composées par la
règle du polygone des vitesses, donnent la vitesse vibratoire du moure
ment q. De même la condensation du mouvement total est la somme
dt
algébrique des condensations correspondantes à chaque mouvement partiel.
Ces relations, satisfaites à l'égard de l'ébranlement initial, continueront à
être vérifiées dans toute la suite du mouvement.
Par exemple, si les fonctions
P = F ( x + at) + F , (x - at),
sa = F2 (y + at) + F (y - at),
Es = F.( + at) + F (: - at),
vérifient séparément l'équation (11 ), quelles que soient les fonctions E,F,
Fg... , on la vérifiera encore avec la fonction
p = F + F, + F: + F5 + F. + F
DES EFFETS. 473

Cette décomposition de la fonction o revient à admettre, dans le milieuga


zens, la coexistence de six ondes sonores, animées chacune de la vitesse a ,
parallèlement aux trois axes coordonnés, et dans les deux sens . Les direc
tions des axes étant d'ailleurs arbitraires, on peut trouver autant de solu
tions qu'on voudra , en imaginant d'autres ondes sonores parallèles à une
direction quelconque, mais toujours animées de la vitesse a. Le problème de
l'intégration de l'équation ( 11 ) , sous la réserve de satisfaire aux conditions
initiales ( 12) , consiste donc essentiellement à décomposer la vibration déli
Diie par ces équations (12) en une infinité de vibrations infiniment petites,
parallèles à une infinité de droites rayonnant dans toutes les directions au
tour de l'origine. Une fois cette préparation faite , il suffira de commuriquer
à chacune de ces ondes particulières la vitesse a parallèlement à sa direction
propre : or c'est ce qu'on fait dans l'équation (13) par la substitution de
I + al cosa à x, de y + at cos y à y, et de z + at cos y à z . La somme S,
tout autour du point 0, indique l'addition des fonctions infiniment petites qui
correspondent à chacune de ces ondes. Pour revenir aux notations ordinai
res du calcul intégral , nous définirons la direction OP par l'angle COP = 1 ,
et l'angle y du plan COP avec le plan COX . Nous aurons alors cos v = cos 0 ,
cos2 = sin 0 cos , cos p. = sin sin 4 , et dw = sin o do dy. Cette dernière
expression suppose la sphère découpée en éléments par une série de méri
diens passant par l'axe OZ et définis par la longitude « , et par une série de
parallèles, définis par la colatitude 6. Les limites des intégrations seront 0
et pour , et 0 et 27 pour . On aura donc
1
(14) 47 SES 0
tsin ododyFc + atsing cos !, y + atsin o sin ,
it alcos )
1 d * = * = 9+
x y,
4 dt ( = 0
y + atsin o siny, z + atcos ) .
Malheureusement, cette forme de la fonction o , excellente pour un milieu
indéfini, lorsqu'on connait les valeurs des fonctions F et f pour toutes les
déterminations réelles des variables x, y %, ne se prête plus aussi bien au
cas où il s'agit d'un milieu limité, parce qu'alors les variables x, y , z, ne
pouvant recevoir toutes les valeurs réelles de - oo à too , les fonctions F
et f ne sont pas immédiatement connues, d'après les conditions initiales,
pour toutes les valeurs de x + al cos a, y + at cos H .,...
Dans ce cas la solution est beaucoup plus difficile. Les ondes sonores vont
1
en effet frapper la surface fixe qui enveloppe le milieu , et s'y réfléchissent
suivant des directions variables avec la forme et la position de cette sur
face .
Dans son mémoire sur l'application des potentiels à l'étude de l'équilibre
et du mouvement des solides élastiques, p . 334 , M. Boussinesq a montré com
474 MÉCANIQUE
ment on pouvait, par l'emploi des potentiels sphériques, intégrer immédiate
ment l'équation du son, c'est- à -dire démontrer la formulede Poisson, sanspas.
ser par les transformations compliquées qui servent à vérifier que l'équa.
tion (14) est l'intégrale générale de l'équation aux dérivées partielles (11).
$

EXPOSÉ DES PRINCIPALES RECHERCHES QUI SE RATTACHENT A LA MÉCANIQI E


VIBRATOIRE.

250. Le phénomène de la propagation des ondes à la surface d'un liquide


présente des lois analogues à celle de la transmission du son . Lagrange a de
montré que la vitesse a de cette propagation est représentée par a = vgÃ,
hétant la profondeur du canal rectangulaire dans lequel on fait l'expérience,
pourvu que le canal ne soit pas très profond, el que le relief de l'onde au
dessus du plan d'eau soit très petit. Cette formule est analogue à la for
pg
mule a =

fait abstraction des circonstances calorifiques. Elle peut se démontrer par un


raisonnement analogue à celui qui a été fait au $ 240 4. La formule de LI
grange est le point de départ des recherches sur le mouvement des marers
à l'embouchure des fleuves, sur les crues des rivières, sur la propagation
des remous vers l'amont,...
Parmi les vibrations des corps solides , nous n'avons étudié que les vibra
tions longitudinales des tiges prismatiques et les vibrations des fils. Les ri
brations transversales d'une lige prismatique pesante, posée sur deux appuis
fixes, donnent lieu à une théorie plus difficile ; l'équation aux dérivées
partielles à laquelle conduit l'analyse de ce problème est de la forme
d'y d'y
di ? ta dat + b = 0,

a et b étant des constantes, a l'abscisse mesurée le long de la tige dans son


état naturel, et y l'écart transversal. Cette équation s'intègre à l'aide des
séries de sinus et de cosinus des multiples des variables indépendantes tels.
Elle peut aussi s'intégrer sous forme d'intégrale parlielle 2. La fixité des
appuis entraine le mouvement oscillatoire de ses différents points.
Le problème devient plus compliqué si, au lieu de supposer à la tige un
poids constant uniformément réparti, on la suppose parcourue par une
' M. de Saint-Venant, Comptes rendus de l'Académie des sciences, 18 juil
let 1870 .
• Poisson, Mémoire du 19 juillet 1819.
VIBRATOIRE . 475

charge mobile , concentrée en un seul point ?, ou étendue sur une certaine ré


gion . La solution n'est plus alors exprimable par les séries trigonométri
ques. Dans un cas particulier remarquable, la tige, sous l'action d'une
charge mobile indéfiniment renouvelée, reste en repos, dans un état de
flexion qui dépend de la masse en mouvement et de sa vitesse 3.
Les oscillations des ressorts, et notamment du spiral des chronomètres,
dependent de la théorie des vibrations des pièces courbes *.
Après les vibrations des solides qui n'ont , pour ainsi dire, qu'une dimen
sion , comme les fils et les tiges rigides , les physiciens ont étudié les vibra
tions des surfaces, qui comprennent les membranes, surfaces sans raideur
transversale et analogues aux fils, et les plaques, ou surfaces douées de
raideur et assimilables aux tiges 5. L'équation du mouvement des meni
branes élastiques est
dº :
dt Come
dx
+ ;

z est le déplacement très pelit d'un point normalement à la surface de la


membrane; x, y sont les coordonnées de ce point par rapport à des axes
rectangulaires, c est une constante qui dépend de la tension et du poids
spécifique de la membrane . On retrouve l'équation des cordes vibrantes en
effaçant l'une des deux dérivées du second membre. L'équation du mou
ddez
vement des plaques contiendrait des dérivées d'ordre plus élevé , dxi
du déplacement par rapport aux coordonnées .
La résistance du milieu dans lequel on fait l'expérience influe sur le
mouvement vibratoire ; M. Bourget 6 en a donné la théorie pour les mem
branes et pour les tuyaux sonores .
Signalons encore une série d'études récentes sur le choc longitudinal
d'une tige ou barre élastique prismatique. Ce problème très complexe,
abordé autrefois par Navier, et repris dans ces dernières années, d'abord
par MM. Sébert et Hugoniot?, puis par M. Boussinesq $, a été l'objet en der
nier lieu d'une note de MM. de Saint-Venant et Flamant, qui ont donné

1 M. Phillips, Annales des Mines, 1855.


• M. Renaudot, Annales des Ponts et Chaussées, 1861 .
3 M. Bresse, Mécanique appliquée, tome II.
• M. Phillips, Annales desMines, 1852, 1861.....
Lamé, Leçons sur l'Élasticité .
6 Comptes rendus de l'Académie des sciences, 8 mai 1871 , 20 novembre 1871 .
• Comptes rendus de l'Académie des sciences, 14 août et 30 octobre 1882.
On trouvera aussi dans les Comptes rendus du 25 février 1884 une note de
MM . Sébert et Hugoniot sur la propagation d'un ébranlement uniforme dans u'r
ga : renferme dans un tuyau cylindrique .
* Note ajoutée à la traduction française de la Théorie de l'élasticité des solides
de Clebsch, par M. de Saint-Venant et Flamant.
476 MÉCANIQUE VIBRATOIRE.
une représentation graphique des lois du phénomènel. Ce qui complique
la question , c'est que le corps choquant se trouve uni pendant la durée du
choc au corps choqué. « Le choc longitudinal, dit M. de Saint-Venant, s'ac
complit suivant des lois ayant des expressions analytiques différentes, se
succédant l'une à l'autre à des intervalles déterminés. Par exemple, les dé.
rivées des déplacements des divers points de la barre varient d'un instant à
l'autre, tantôt avec graduations continues , tantôt par bonds considérables,
donnant aux mouvements une empreinte périodique de l'acquisition brus
que de vitesse qui a été faite au premier instant du choc par l'élément
heurté. » Cette théorie du choc longitudinal des tiges parait susceptible
de nombreuses applications pratiques .
Enfin , la plus belle application de la mécanique vibratoire est celle qui
en a été faite à la théorie de la lumière, considérée comme le résultat des
vibrations d'un fluide de densité extrêmement faible, l'éther, qui jouerait ,
en quelque sorte, dans tout l'univers où il est répandu, le rôle d'un corps
solide d'une parfaite élasticité . Devinée par Huygens, soutenue depuis par
Euler, appuyée sur les observations les plus précises de Young, la théorie
des ondulations a été définitivement fixée par les travaux d'Augustin Fres.
nel , et reste, avec la théorie mécanique de la chaleur, l'une des plus belles
conquêtes scientifiques de notre siècle.
1
Comptes rendus, 16, 23, 30 juillet et 6 août 1883.
NOTE ADDITIONNELLE
SUR L'EXPÉRIENCE DE CREIL .

( TRANSMISSION ÉLECTRIQUE DU TRAVAIL A DISTANCE. )

Nous avons annoncé, au paragraphe 270 de notre tome IV ( 2® édition),


la préparation , au moment où nous écrivions ce volume, d'une grande
expérience sur la transmission électrique du travail entre Creil et Paris
(La Chapelle ). Cette expérience est aujourd'hui en pleine activité, et elle
a déjà fourni des résultats importants, que nous nous empressous de
publier. Nous signalerons à cette occasion les divers changements qui
ont été introduits en cours d'exécution dans les projets primitifs de
M. Marcel Deprez.
Le fil de cuivre de 112 kilomètres qui établit la communication entre
Creil et La Chapelle, aller et relour , n'a pas été revêtu dans toute sa lon
gueur ; un tiers environ est resté à l'état nu .
Ce fil, qui devait être unique et recevoir un diamètre de cinq millimètres,
a été au contraire formé par la torsion de sept fils, qui à eux tous ont la
mère section ou le même poids par mètre courant .
Il devait y avoir deux réceptrices à La Chapelle ; on s'est borné à en
installer une seule, ce qui limite à 50 chevaux la puissance que l'on
peut transmettre. Le type des machines électriques employees a été
modifié à plusieurs reprises, soit pour rendre la construction , le mon .
tage, le démontage, l'entretien plus faciles, soit pour faire disparaitre
certaines imperfections que l'expérience signalait dans les anciens
modėles . Le diamètre des anneaux induits a été diminué : il était d'abord
de 1-, 40 pour la génératrice et de 0“,93 pour la réceptrice; il est main
tenant de 0-,758 pour la génératrice et de 0-, 58 pour la réceptrice. La
réduction du diamètre des anneaux mobiles a conduit à allonger les
noyaux des électro- aimants inducteurs, pour remplir le vide annulaire
478 NOTE ADDITIONNELLE
qui serait résulté de la contraction opérée dans la pièce centrale de la
machine.
Le caractère le plus remarquable, au point de vue de la marche, des
nouvelles machinesest la faible vitesse angulaire qu'elles reçoivent, com
parée à celle des machines Gramme, et la faible vitesse linéaire que pren
nent les anneaux induits à leur circonférence extérieure. Le 25 mars 1886,
par exemple, la vitesse angulaire de l'induit à Creil était de 180 tours par
minute, ce qui correspond à une vitesse linéaire périphérique de 7 mètres
environ par seconde. A La Chapelle l'anneau de la réceptrice faisait au
même moment 250 tours par minute, et sa vitesse périphérique s'élevait
à 7", 20 par seconde, soit sensiblement la même vitesse que l'induit de
la génératrice. Dans ces conditions le travail transmis à l'anneau de la
réceptrice s'élevait à 31 chevaux utiles.
A Creil et à La Chapelle on a adjoint aux machines principales des
machines excitatrices, qui sont destinées à développer le champ magné
lique des inducteurs. L'excitatrice de Creil est une petite machine
Gramme, mise directement en mouvement par la machine à vapeur
motrice. A La Chapelle, on a d'abord employé une locomobile spéciale
pour mouvoir l'excitatrice, au moins au départ, et créer par là le champ
magnétique de l'inducteur, au moyen d'un courant qui n'avait rien de
commun avec le courant principal. On est parvenu depuis à suppri
mer cette machine à vapeur auxiliaire, et å prélever le travail de l'excita
trice sur le travail total transmis de Creil à Paris par le fil électrique.
Pour le démarrage de la réceptrice, on commence par faire passer le
courant venant de Creil dans les inducteurs de celle machine. L'anneau
se met aussitôt en mouvement , sa rotation s'accélère rapidement, et
bientôt la vitesse de régime est obtenue. On lourne alors un commutateur
spécial, qui intercepte la communication des inducteurs avec le circuit
principal, et l'établit avec le courant de l'excilatrice. Ce dernier courant
est toujours à basse tension, de sorte que les inducteurs sont parcourus
par un courant de tension beaucoup moindre que la tension du courant
qui parcourt les induits. Le jeu du commutateur modifie profondément
l'état électrique des organes en présence, sans qu'aucune étincelle maui
leste au dehors une pareille modification .
Les résistances des diverses parlies de la transmission peuvent être
évaluées comme il suit :
GÉNÉRATRICE Anneaus induits . . 27 ohms.
Inducteurs. . . 5,4
Lione... 95
RÉCEPTRICE. Anneaux induits . 56
Inducteurs . 3,59

Lorsque la transmission se prolonge pendant plusieurs heures, on con


SUR L'EXPÉRIENCE DE CREIL. 479

state un léger accroissement de la résistance des anneaux : elle passe ,


pour les anneaux de la génératrice, de 27 olims à 30 ; pour ceux de la
réceptrice, de 36 ohms à 45 ; ces augmentations correspondent à 5 heures
environ de marche continue .
Nous donnons ici les relevés sommaires des mesures prises, tant å
Paris qu'à La Chapelle, pendant deux expériences.
Les mesures à prendre consistent à déterminer pour chaque machine,
à un même instant et à plusieurs reprises pendant la durée de la marche:
1° Le nombre de tours des induits par minute ;
2. Les données électriques, savoir l'intensité du courant et la force
électromotrice ;
3. Enfin les données mécaniques, savoir : les travaux dépensés pour
créer el entretenir les champs magnétiques des inducteurs, ceux qui cor
respondent à la production du courant principal , enfin les travaux méca
niques proprement dits, c'est-à-dire le travail moleur fourui à Creil, et le
travail recueilli à Paris.
ET
Les travaux électriques sont calculés par la formule 75g où E est la
force électromotrice et I l'intensité du courant . Les travaux mécaniques
sont mesurés au frein , et le rapport du travail recueilli au travail dépensé
est le rendement de la transmission à distance. Il a varié, dans les deux
expériences que nous reproduisons, de 39 à 43 pour 100 pour l'une, de
40,7 à 43,6 pour 100 pour l'autre.
Les calculs des travaux électriques pour l'aimantation des inducteurs
et la production du courant sont purement théoriques et supposent la
perfection des organes électriques auxquels on les applique. En réalité
ces calculs, où l'on néglige les pertes accessoires, conduisent à une limite
inférieure, et la production du courant exige plus de travail que la for
mule ne l'indique. On constate toujours, par rapport aux évaluations théo
riques, un cerlain déchet, qu'on ne sait comment justifier théoriquement,
et dont la loi n'est pas encore connue. L'ensemble de ces perles est du
reste peu considérable.
EXPÉRIENCE
M3 ARS
1886
.DU 031

GÉNÉRA
).C(AREIL TRICE RÉCEPTRICE
A
PCHAPELLE
).-L(AARIS
ÉTRAVAIL
EN
ÉLECTRIQUES
DONNÉES
CHEVAUX
)( VALUÉ DONNÉES
ÉLECTRIQUES TRAVAIL
HEURE
VITESSE
CHEVAUI
)(EN
VITESSE 'ENTRÉE
O(ALBSERVÉES
SORTIE
OAL( ABSERVÉES
DES GÉNÉRATRICE
).DE
LA LA
).DE
RÉCEPTNICE Élec RENDEMENT
EX CÉLECTRIQUE
).( ALCULÉ EN
Mécani .Mécani
trique
TOURS TOURS
.
MESURES
que que
PAR Aimanta Produc PAR Intensité Force Aimanta
Intensité Force m esuré ( esuré
m
électro du
tion
(tion
des du
contre des
tion
du
NOTE

MIXCTE ).frein
au .
MIXUTE électro
.
courant motr
. ice in courant .
courant frein
au
).in-
ducteurs
p.. rincipal .
motrice ducteurs
ADDITIONNELLE

.
Deport .
Ampères .Volts .
ch .
ch .
ch .
Ampères Volts
. .
ch .ch %
111
""5 232 8,02 5465 6,16 59,6 83,2 242 8,12 4120 4,35 34,7 41,5
30
11 232 7,96 5567 5,92 60,2 83,5 239 8,00 4040 4,30 34,3 41
45
11 235 7,77 5708 6,24 60,9 85,0 255 7,80 4400 4,70 36,6 43
12 232 7,66 5602 5,92 58,3 83,0 245 7,70 4270 4,17 35,2 42,4
>
15
12 230 7,89 5410 0,24 58,0 82,6 228 8,00 4020 3,85 32,9 40
30
12 231 7,89 5563 6,08 59,7 84,6 245 7,70 4320 4,50 35,2 42
45
12 237 7,84 5512 5,76 38,7 83,6 235 7,90 4120 4,30 33,7 40,4
1 230 7,77 5871 0,24 60,0 84,6 250 7,80 4400 4,70 35,8 42,4
15 226 7,89 5410 5,60 58,0 83,4 227 7,95 3900 4,25 39,0 39,5
31 0 231 7,89 5513 5,60 59,1 81,2 237 7,88 4070 3,70 34,0 41,8
145 230 7,89 5313 5,70 59,1 84,1 233 7,38 4040 3,85 33,0 30
arret
25
1

-
a0gissant
kilogrammes
45
était
expérience
cet'e
dans
frein
appliqué
poids
2",3Le
do
levier
de
bras
d'un
bout
.au Durée
".5
4l'expérience
totale
,2de
.
1886
MARS
10
DU
EXPÉRIENCE

GÉNÉ
C(A). REILRATRICE LRÉCEPTRICE
A
CHAPELLE
).-P(AARIS
)EX
CHEVAUX
( VALUÉ
ETRAVAIL
ÉLECTRIQUES
DONNÉES DONNÉES
ÉLECTRIQUES TRAVAIL
HEURE CDEVAUX
)(EN
VITESSE VITESSE OL(A'ENTRÉE
BSERVÉES
SORTIE
AL(OABSERVÉES
DES LA
).DE
GÉNÉRATRICE RÉCEPTRICE
).DE
LA Élec RENDEMENT
EX (CALCULE
).ÉLECTRIQUE EN
Mécani .
trique Mécani
TOCRS TOURS
.
MESURES
P
| roduc
Aimanta- que que
Force

V. - MÉC . COLLIGNON .
PAR Force
Intensité PAR Intensité Aimanta
du
tion
des
tion
( esuré
m ( esuré
m
électro contre des
tion
.
MINUTE du frein
).courant
au ,
MINUTE du électro
.
courant frein
au
motrice
.courant
. ducteurs
p.. rincipal .
motrice ducteurs
.

Départ
. .
Ampères Volts
. .
ch .
ch .
ch .
Ampères .Volts .
ch .
ch %
207 7,13 4890 4,8 47,6 68,1 218 7,14 3590 3,57 27,9 40,9
130 205 7,24 4730 4,7 46,5 66,5 220 7,14 3650 3,70 28,2 42,4
205 7,31 4788 4,7 46,5 66,5 217 7,14 3570 3,57 27,4 41,2
2
30 221 7,06 5235 50,3 69,6 237 7,00 4010 4,10 30,3 43,6
3 217 7,13 5096 49,2 69,6 226 7,07 3800 5.85 29,0 41,6
5
30 220 7,15 5343 5,3 51,7 74,0 243 7,14 4100 3,97 31,1 40,7
217 7,21 5234 5,1 51,1 71,6 233 7,14 4000 3,97 29,8 41,7
SUR L'EXPÉRIENCE DE CREIL .

30
4 222 7,24 5390 5,4 53,0 73,8 239 7,19 4050 4,12 30,6 41.5
>
5 216 7,24 5117 5,0 50,3 71,0 248 7,14 4200 4,40 31,6 44,5
30
5 217 7,42 5145 5,1 51,7 72,6 235 7,35 5910 4,00 20,0 41,3
>>
6 222 7,31 5364 5,4 53,0 72,5 245 7,19 4000 4,30 31,4 42,8
arrêt

kilogrammes
2m
levier
de
bras
d'un
.bout
0u
,3aappliqué
epoids
40
était
expérience
cette
dans
frein
au totale
Durée
de
h..5eures
rience
481
482 NOTE ADDITIONNELLE

La force contre-électromotrice, dont l'évaluation est portée dans la


dixième colonne des tableaux , est la force électromotrice due au mou
vement de l'anneau induit par rapport aux inducteurs dans la machine
réceptrice, et qui produit dans le circuit un courant de sens inverse à
celui qu'y envoie la génératrice . Le courant constaté dans le circuit n'est
que la différence des deux courants contraires qui y coexistent en réalité.
Il serait plus exact de donner à la force contre-électromotrice le nom de
force électromotrice inverse.
Si l'on rapproche les nombres portés dans la troisième et la neuvième
colonne de ces tableaux, on reconnait que l'intensité du courant, mesurée
à Creil et à La Chapelle en même temps , a à peu près la même valeur
aux deux bouts du circuit , el que parfois même elle est plus grande à La
Chapelle qu'au point de départ . Ce dernier résultat est évidemment inad
missible, et doit être attribué à l'imperfection des appareils de mesure qui
ont servi à le constater. La comparaison des deux colonnes n'en montre
pas moins que la perte due à la transmission le long du fil est de l'ordre
de grandeur des erreurs dues aux instruments dont on fait usage, et
qu'elle est tout à fait insensible. Ce fait a été observé à plusieurs re
prises, même après des pluies prolongées qui pouvaient compromettre
l'isolement du fil conducteur.
M. Marcel Deprez a rendu compte à l'Académie des sciences, dans sa
séance du 14 décembre 1885 , des phénomènes observés pendant la con
struction des machines électriques destinées à l'expérience de Creil . Nous
résumerons ses conclusions :
1 ° Les lois de l'induction n'éprouvent aucune perturbation, quelles que
soient la grandeur des machines et la dimension de leur champ magné
tique;
2° La self-induction, par laquelle on cherche à expliquerles pertes acces
soires observées, n'a pas plus d'importance dans les grandes machines à
nombreux tours de fil que dans les petites machines à faible nombre ;
celte conclusion était déjà mise en évidence par la comparaison de
diverses machines Gramme , montées les unes avec un petit nombre de
mètres de gros fil, les autres avec une grande longueur de fil fin ; elles
ont présenté le même coefficient de perte ;
3° Les travaux engendrés par le mouvement du magnétisme dans le
fer doux restent, dans toutes les machines, à peu près négligeables;
4° Les étincelles aux balais qui donnent passage au courant produit,
peuvent toujours être évitées en établissant une relation convenable
entre la puissance du champ magnétique, l'intensité du courant déve
loppé, et la position des balais. Les machines à haute tension , qui dére
loppent des courants de faible intensité relative, sont à ce point de vue
plus favorables que les autres à la transmission de l'énergie.
L'expérience de Creil est aujourd'hui en pleine activité ; il reste à l'étu
SUR L'EXPÉRIENCE DE CREIL. 483

dier au point de vue industriel, et notamment à déterminer le prix de


revient du transport, abstraction faile de tous les tâtonnements qui ont
conduit à l'installation acluelle et de tous les frais afférents aux appareils
de mesure.
Une étincelle s'est produite pendant l'expérience du 7 décembre 1885
et a un instant entravé la marche des machines . Il faisait ce jour-là un
vent violent , avec rafales de pluie. Cette étincelle a été la conséquence
d'un mélange accidentel de fils sur la ligne ; le fil de l'expérience, dans
sa partie revêtue de plomb, a été porté au contact avec le fil du bureau de
l'artillerie à Saint-Denis ; le courant a éprouvé une dérivation brusque ;
une partie s'est jetée dans le fil allant à Saint-Denis , où elle s'est mani
festée par certains désordres. A La Chapelle on a constaté la production
subite de fortes étincelles : c'est en général ainsi que se traduit tout
changement brusque de l'état électrique des circuits. L'électricité demande
à être maniée avec une grande douceur, et en évitant soigneusement
tous les chocs. L'accident du 7 décembre 1885 était dû simplement à
un défaut d'isolement de la ligne ; on a corrigé ce défaut de manière à
rendre impossible le retour d'un pareil accident .
Cet exemple fait voir que la double enveloppe du fil dans les parties
revêtues n'empêche pas la dérivation du courant de se produire lorsque
le fil vient en frapper d'autres, car alors la chape de plomb se coupe, et
le contact métallique s'établit. Le fil nu, qui a un poids beaucoup
moindre, qui donne moins de prise au vent, peut être placé plus haut,
recevoir de moindres flèches et présenter en somme de plus grandes ga
ranties d'isolement , surtout au point de vue des mélanges accidentels
avec les fils 'télégraphiques. La meilleure précaution à prendre pour
éviter ces mélanges est encore d'éloigner le fil de la transmission des
autres fils au contact desquels il pourrait être amené par le vent .

En définitive, l'expérience de Creil peut déjà étre considérée comme


ayant parfaitement réussi ; elle montre la possibilité de transmettre à des
distances de 55 kilomètres une puissance qui a dépassé 80 chevaux,
avec un rendement de 40 pour 100 en moyenne, et dans des conditions
de durée qu'on n'avait pas encore réalisées dans les expériences anté
rieures .
Paris, 28 mars 1886 .
É . C.
ERRATA

Tome II .
Page 636 , ligne 21 :
Au lieu de M. Fleming Jenkins, lire M. Fleeming Jenkin .

TOME III .

Page 613, 4 ligne en remontant :


Au lieu de dans notre quatrième volume, lire dans notre cinquième
volume.

Mėme page, dernière ligne, au lieu de (IV, § 254) , lire (V, S 88).
Tone V.
Page 268, 3. ligne :
Au lieu de

1 А A
2CG* 2CG ? -2C
1+ 1+ 1+
Lire

A A A
2CG " 2CG - 20
+ 1+ 1+

Page 354 , ligne 4 :


Au lieu de
Rogli Ux, + yy, + 31,
Po , 1
Lire
xx, tyy . +33,
Ro,
Po, 1
486 ERRATA.

Page 357, ligne 17 :


Au lieu de
( 4) z*****+ ...
Lire
= x +1 * '+
Page 357 , ligne 22 :
Au lieu de
V1 - rlx + ,
Lire
V1 — 213 +1.
INDEX ALPHABÉTIQUE.

Les renvois indiquent les pages des divers volumes, et se rapportent à la troisième
édition du tome l " , et å la seconde édition des suivants. Les chiffres romains indi
quent le volume, les chiffres arabes la page. Quand plusieurs renvois consécutifs s'ap
pliquent à un même voluine, le numéro de ce volume peut être sous- entendu pour les
renvois qui suivent le premier.

A des corps tournants . IV, 18 et suiv . ;


- des courants électriques, IV , 438 .
Abatage, I , 427 . Adiabatique (ligne ), IV , 237 .
Aberration de la lumière, I , 101. Admission , IV , 275 ; — anticipée, 342 .
Accélération : tangentielle, I , 33 ; Aiguille aimantée, IV , 440 .
totale , 121 et suiv. ; dans le Aiguilles d'une horloge (problèmes sur
mouvement circulaire uniforme, 129 ; les ), V , 8 .
dans le mouvement curviligne, Ailettes, I , 468.
124 ; dans le mouvement projeté, 139; Aimantation à distance par les machi
en coordonnées polaires, 154 ; | nes dynamo-électriques, IV , 445 .
de glissement, tangentielle , Aires (théorème des) , I , 156 ; III , 72 ,
centripete , complémentaire, 155 ; 270 ; évaluation des II , 320 .
centrale, 175 ; – totale , lorsque ALEMBERT ( D' ) , III , 235 , 312, 610 ; IV ,
la vitesse aréolaire est constante, 164 ; 398 .
coinplémentaire, 275 ; centri Alimentation des moteurs animés, IV,
fuge composée, 283 ; dans le 292 .
mouvement relatif et dans le mou Aliments plastiques, respiratoires,
vement épicycloïdal, 273, 290, 296 ; IV , 293 .
dans le mouvement épicycloïdal Alluchons, I , 348.
sphérique, 312 ; d'ordres supé Alysséide, II , 328 .
rieurs au premier, 513 ; III , 3 ; AMPÈRE, I , 3 ; IV , 439 .
– due à la pesanteur, 7 , 10 ; Ampère (unité), IV , 438 .
angulaire, 385 ; théorème de l ' Amplitude du jet , III , 28 , 622.
angulaire généralisée, IV , 28 ; - du AMSLER , II , 316 .
moyen mouvement de la Lune, V , Analogie entre les forces et les rota
349. tions, les couples et les transla
Acide carbonique, IV, 160. tions, II , 79 , 93 .
Action , II , 6 ; JII , 2 ; – du vent sur les Ane ( travail de l ' ) , IV, 299 .
girouettes mobiles, I , 99 ; théo Angle de contingence, I , 131 ; de
rème de la moindre --- , III , 92 , 308 ; deux directions dans l'espace , I. 89 ;
directe , IV , 352 ; - s mutuelles d'avance, I , 444 ; du frotte
488 INDEX ALPHABÉTIQUE .
ment, II, 154 ; de réfraction , Arrêt d'un corps en mouvement, III .
d'incidence , II , 183 ; division 220, 298 ; d'une machine, IV , 9 .
d'un en parties égales, II, 289. ARSONVAL ( D' ) , IV, 462 .
Anneau de Saturne, V , 183 . Arliculation sphérique, - cylindrique,
Anneaux, I , 325 . II , 179 .
Anomalie excentrique, III , 113 ; V, Arliculés (systėmes) , II, 364 , 579.
274 ; vraie , V, 274 ; moyenne. Assemblage à la Cardan , I, 483.
V , 339. Astier, V, 72.
Aplatissement d'un globe tournant Asymptotes de l'hyperbole, I , 116 :
dans un cas particulier de la loi verticale de la trajectoire d'un
d'attraction , V , 93 ; du globe projectile , III , 54 .
terrestre, 182 . Altraction , III , 34, 36, 83 , 102 , 123,
APOLLONIUS, III , 109 . 272 , 613 ; IV, 204 ; V , 115 ; -new
Appareil réciprocateur de M. Peau- tonienne, V, 119, 161 , 319 ; - des
cellier, I , 442 ; de M. llart , sphères, II , 235 ; V , 123 ; pro .
de M. Perrolaz, 527 , 528 ; pour portionnelle à la distance, II, 255,
l'observation des mouvements, 479 ; 332 ; V , 118 ; - à la surface du so
s enregistreurs, 483 ; – du géné- leil , III , 365 ; des ellipsoides, V.
ral Morin , 484 ; de M. Bentabol, 138 , 142 , 145 , 146 , 152 ; --- d'un cy
529 ; à équilibre indifférent de lindre circulaire indéfini, V , 129 ;
M. Deprez , II, 397 ; Ricci , IV, d'un cylindre droit sur un point de
445 ; régulateur de la transmis- son axe de figure, V , 133 .
sion électrique , 458. Altractives (forces ), II , 8 .
APPELL, V, 398. Alwood , III, 17 , 547 .
Application du théorème de Coriolis, Avance angulaire , I , 444; IV , 310 .
1 , 283 ; du joint universel aux Aviation , IV, 294, 405 .
presses typographiques , 464 ; dc Ace d'une rotation , I , 239 ; instan
la statique à la cinématique, II , tané, 221 ; instantané glissani.
211 ; de la statique à la géomé 233 ; - instantané du croisillon dans
trie , II , passim ; s de la théorie le joint universel, 458 ; des mo
de la composition des forces con- ments , II , 55 ; - d'un couple, 11 ,
courantes, II , 3) ; – des forces pa- 75 ; - central , II , 88 ; — des moments
rallèles, 42 , 50 ; des moments , des quantités de mouvement, III , 27 ) ;
65 ; de la méthode de Jacobi au grand de l'orbite, III , 374 ; mou
problème de l'équilibre d'un fil , V , vement d'un solide autour d'un
398 . fixe, III , 382 ; d'inertie, III , 395 ;
Appliquée (Mécanique ), II , 143 . naturel , III , 423 , 620, 622 ;
Approximative (formule) du général d'oscillation du pendule composé, III ,
Poncelet, II , 422 ; substitution 430 , 497 .
d'une fonction linéaire à un radical Ariome au sujet du mouvement rela
tif, I , 92.
de la forme Væ? + y*,II ; — à un ra
dical de la forme Vx – y*, II , 624 .
Apsides (déplacement des) , III, 610 . B
Arbre tournant, 1 , 321 ; vertical,
322 ; de lour , 332 ; de kurtz , BAEHR , V , 84 .
554 ; – de Stow , 534. Bague , I , 428 .
Arc d'approche, de retraite , I , 371 ; Baille , III , 438 ; IV, 438 .
de glissement, I , 269, 536, 516 ; Balance , II, 366 ; - à fléau , 566 ;
s d'ellipse , II , 544 . romaine, 374 ; de Quintenz, 376 ;
Arc -boutement, I , 351 ; II , 160 , 457 , de Roberval , 383 ; – à résoudre
467. les équations, 401 ; gyroscopique,
ArcuimÈDE, II , 412 ; IV , 177 . III , 535 .
Arête de rebroussement, I , 228 . Balancier, I , 432 ; d'un danseur de
INDEX ALPHABÉTIQUE . 489

corde, IV , 65 ; - machine à vapeur


à - , 52 , 324. с
Balistique intérieure, III , 603 ; IV, 365 .
Ballon dirigeable , IV, 406 . Cabestan , II , 431 .
Banc à broches, I, 468 . Cable de M. Hirn, ou lélodynamique,
Barométrique ( nivellement) , IV , 145. I , 415 ; II , 624 ; IV, 457 .
BATAILLE, I , 534 . CAILLETET, IV, 405 .
Baltage des pieux , III , 586 ; IV , 312 . CALLANDREAU, V, 182.
Ballerie ( éléments réunis en ), IV, 431 . Calorie, IV, 222 .
BÉLANGER , III , 128, 293. Cames, I , 393 , 394 ; IIJ , 594 .
BÉLIDOR , II , 392 . Canon sans recul de Harding, IV , 370 .
Belleville ( chaudière), IV , 415 . Capillarité, IV , 124 .
BENOIST, IV , 437 . Capital, IV, 4 .
BENTABOL, I , 529. Caractère individuel de la loi d'attrac
BÉRARD, II , 394, 404 . tion newtonienne, III , 613 ; V , 161 .
BERKOULLI , III , 129 ; – ( Daniel), IV, 205, Caractéristique, I , 228 ; - S de la
208. poudre, IV, 428 ; fonction d'un
Berriot , V , 129 . fluide, IV, 280 .
BERTRAND, I , 138 ; III , 377 , 613 ; V , 76 , CARDAN , I, 463 ; II , 379 ; III, 483, 487 .
277 , 310. Carrot , II , 59 ; IV, 14 ; théorème de
BÉTHANCOURT, I, 327 , - , III , 589 .
Bielle et manivelle , 1 , 422 ; - et mani Cannor ( SADI ) , IV , 237 , 407.
velles inégales, 205, 429 ; d'ac . CARPENTIER , II , 603 .
couplement, 432 ; — renversée , IV , Cassini ( Dominique) , V, 185 .
333. CATALAN, V, 395.
Billes d'ivoire (choc de), III , 582. Cataracte , IV, 330.
Binaires (forces), II , 8. Cauchy , IV , 139 ; V, 241 , 350 .
Bloon, I , 534. Cause d'un phénomène, à distinguer
Bobine Siemens, IV, 443 . de l'occasion, IV , 373.
BOCHET, III , 614. CAUTHORNE Unwin , IV, 389 .
Bohnenberger (appareil de) , III , 525. Cavé, IV, 333.
Boite à poids, II , 371. CAVENDISH , III , 434.
Boite à étoupes, IV, 315 ; de distri Centre instantané de rotation , I , 194 ;
bution , 320. II , 211 ; des accélérations dans
Bombement des poulies, I , 414. le mouvement épicycloïdal , I , 299 : —
BOND, V, 183 . d'oscillation du tiroir , 445 ; - de
Boomarang, II , 620. courbure des épicycloïdes, 509 ;
BORDA , II , 371 . des forces parallèles, II, 42, 100 ;
BOUGUER , IV, 192, 401. de gravité, II , 228, 255 ; III , 265 ;
Boulons, I , 321 , - de gravité d'un volume, 198 , 257 ;
Bock ( [Link] ), I. 119, 357 , 391, 421 ; - d'une surface , 259 ; - du prisme,
II , 378 ; III , 528 . 261 ; du triangle , 33, 259, 265 ;
Bourdos, I , 532. des polygones , 263, 270 ; du tra
BOURGET, V , 475. pèze, 266 ; - du quadrilatère, 268 ;
BOUSSINESO, III , 613 ; V, 254 , 473, 475 . - d'une droite non homogène, 271 ;
Brachistochrone , III , 176 , 209 . - d'un segment parabolique, 272 ;
BRADLEY, I , 263. d'un segment de cercle, 274 ;
Bras d'une roue dentée , I , 370 ; d'un arc de cercle , 277 ; - d'un sec
porte -train , 380. teur circulaire, 291 ; – de l'hélice ,
Brin d'une courroie, I , 414 ; con 292 ; – de la zone sphérique, 294 ; –
ducteur, – résistant, 419 . d'un fuseau sphérique, 296 ; —du cône
Broche, I , 468. et de la pyramide,298 : —d'un seg
BROCOT , I , 377 . ment de sphère, 305 : d'un para -
Brouette , II , 488 . boloïde de révolution , 306 ; – de la
490 INDEX ALPHABÉTIQUE
cycloïde, 308 ; – d'un arc d'ellipse CLAPEYRON, IV, 338, 408 ; V, 28 .
ou de lemniscate, 312 ; - de la cour- Clarke (machine de), IV. 447.
bure, 343 ; - de masses placées aux Classes de transmissions de moure
sommets d'un triangle, 641 ; centre ment , I , 327 .
des moments, II , 55 ; - de percus- Clausius, IV, 240, 278, 408 ; V. 208.
sion , III, 421, 498,564 ; IV, 172; CLEBSCH, V, 254 ; 475.
de pression, IV, 167 ; - d'une aire CLÉMENT et DESORMES, IV , 258 .
plane, 170 ; centre de poussée, IV, CLERK MaxwEIL, IV , 455 .
184 ; — de carène, 187; - de rota- Coefficient du frottement, II. 152;
tion et de similitude, V, 33. d'élasticitė, II , 561 ; 5 , 246 ; – de
Centripete (accélération ), I, 129 . contraction de la veine fluide, IV ,
Cerceau (mouvement du) , III , 566 . 212.
Cercle osculateur, I , 131; - de roule- COMBES, IV, 277, 352, 354
ment I , 293. Comparaison des modes de transmis
Chainette, I , 218 ; II , 517 , 532. sion du travail à distance, IV, 457.
Chaleur, III , 305 ; IV, 221 et suiv.; Compressibilité des liquides IV , 118.
latente , 221 ; - spécifique, 222, 261; Coin , II, 445 .
– de vaporisation , 262; chaleur et Colatitude, I, 84 ; V, 273 .
travail, IV , 294; - produite par un Collet, I, 321 .
courant, 435 . Collier, I , 428 ; - å galets , I, 324 .
Champ magnétique, IV, 445; V, 478. Comble à la Mansard , II, 586
Changement de sens d'une transmis- Composante géométrique, I, 60 : -S

sion par courroie, I, 216, - du rap- de la vitesse d'un point d'un solide
port des vitesses angulaires d'arbres qui tourne antour d'un point fixe,
tournants, 417 , 531; – de voie, 326 ; 253, 308, 512; - s de l'accélération
- de variables, V , 511 . complémentaire, 276 ; - s de l'accé
Chapeau . I , 321 . lération totale, 132; - s d'une force.
Chasles, I, 228, 508 ; II , 102, 545 ; V, 11,4 ; - s de la force centrifuge con
138 et suiv . posée, III, 326 ; - s de l'attraction
Châssis, 1 , 380, exercée sur un point matériel, T.
Chaudière, IV , 315, 412 ; - tubulaire, 116, 120 .
335 ; – Field, – Sulzer, 413 ; -- Bel- Composition de droites finies, I, 50 ;
leville, 413. - des mouvements élémentaires,
CHÉLINI, III , 629. 238 et suiv . ; – des forces, II, 5 ,
Chemise de vapeur, IV. 319, 415, 22 ; - des forces concoaranles , 15
Cheval (travail du) , IV , 290 ; -va- et suiv. , 607; – des forces paral
peur , 4 . lėles, 56 ; V, 50 ; - des couples.
Choc, III , 576 et suiv ; 624 et suiv ; - 76 ; - des forces d'inertie, III, 261:
longitudinal d'une tige élastique, V, - des forces d'inertie d'un corps
475 . tournant, 413 ; – des quantités de
Chronographe de M. Martin de Brettes, mouvement, 266 , 275, 426 .
I , 488 ; – de M. Schültz , 489 . Conchoïde, I, 109, 199 ; V, 44 .
Chronomètre , I, 2, 480 ; – à pointage, Condenseur , IV , 315 .
480 . Conditions relatives aux limites (bydro
Chute d'un corps pesant, 1 , 47 ; III ; - dynamique), IV, 163 .
d'une grande hauteur, III, 327 . Cône du frottement, II, 155 .
Cinématique, I ; II , 211 ; V, 1 et suiv.; Conjonction des planètes, I, 104:
- des fluides , V , 84 . du soleil et de la lune , IV, 155 .
Circonférence des inflexions, I, 293 ; Conservation des forces vives , IU ,
– s primitives ( engrenages), 332 ; 302.
– partage de la – en parties égales, Constantes canoniques, usuelles
II , 290 . V, 337, 343.
Circulation ( vitesse de) , I , 82 , 85. Construction de Savary, I, 341, 511,
CLAIRAUT, II , 541 . 516 ; - du lieu des centres de gra
INDEX ALPHABÉTIQUE. 491

vité des arcs de cercle, II, 282, 288 ; Coussinet, I , 321 .


– du centre de gravité des aires Crapaudine, I , 323 ; à arcade, 324.
planes, 322 . Création de valeur, IV, 15.
Costi, III , 614 . Crémaillère, I , 354 .
Contrepoids, IV, 66 et suiv. ; pour CREMONA , II , 636 .
une manivelle à simple effet, 68, Creux ( engrenages), I, 368.
82 ; – a double effet, 71 ; pour Cric, II, 433.
une manivelle double à double effet, Croisillon , I , 433 .
75 ; généralités sur les — , 77 ; Culbuteur de Hardy, III , 526 .
destinés à augmenter la stabilité des CULMANN , II , 636 .
machines , 87 , 92 ; – compensateur Culot, I , 323 .
des câbles dans les machines d'ex- Cycles (chaleur ), IV , 228 ; directs ,
traction V, 56 . inverses, 228 ; de Carnot,
Contre -vapeur, IV, 98 , 419 . 237 , 240, 258 .
Coordonnées d'un point mobile, I , 55 ; Cycloïde, I, 208 , 285 ; III, 167 ; V, 27.
polaires, 84 . Cylindre de soulèvement, I , 324.
Coquille, 1, 321 , 422 ; II, 449.
Cordes vibrantes, V , 427 .
D
CORIOLIS, I , 276 ; III , 128, 317 ; V.
218 .
Corliss (machine ), IV, 414 . DANIELL ( pile de ) , IV , 430.
Cornouailles ( machine de) , IV, 328 . DARBOUX, III , 613, 624 ; V, 100.
CORSU, III , 438. Dave , IV, 407 .
Corps déformables, V, 219 ; – homo- DEBIRE, I , 443.
gènes et d'élasticité constante , 219. Décomposition de l'accélération to
Cosinus d'un angle infiniment petit, tale suivant la tangente et la nor
I , 82. male principale , I , 132 ; – ana
Couche, IV , 88 . lytique de l'accélération totale, 141 ;
Coulisse de Stephenson , 1 , 449 ; IV , – du mouvement élémentaire d'un
345 . solide , 231 ; de l'accélération
Coulisseau , I , 449. complémentaire suivant les trois
COOLOMB, II , 151 , 481 ; III , 434 . axes , 276 ; – de la force en deux
Coulomb (unité) , IV, 438. composantes , l'une tangentielle ,
Couple, II , 53, 70 ; résultant, 86 ; l'autre normale à la trajectoire, III ,
- instantané ( effet d'un ) sur un 23 ; – des moments des quantités
corps solide qui a un point fixe, III , de mouvement , 284 ; – des forces
475. vives , 304.
Coups de collier , IV, 239. Déformation du sphéroïde terrestre, V ,
Courant électrique, I , 481 ; IV , 430 ; 196 ; - d'un solide élastique, 229 ;
- s de Foucault, IV, 456 . - élémentaire des solides, V, 256 et
Courbe des espaces 1 , 18 ; 1 , 7 ; - des suiv .
vitesses, 23 ; - des accélérations tan · Degrés de la marée , V , 200.
gentielles, 34, 448 ; - d'évidement DELAUNAY, II , 537 ; V , 201 , 349, 363.
(engrenages ), 347 ; – s roulantes , 1 , Démonstration analytique des lois du
397 , V , 23 ; s dérivées, 402 ; déplacement d'un solide , I , 497 ; -
en caur , 403 ; — à longue inflexion , des lois du déplacement d'une fi
134, 436 , 521 ; des espaces en gure plane dans son plan , 501, V ;
coordonnées polaires, V, 4 ; dez
-
- élémentaire de la formule de la
vitesses en fonction des espaces, V , vitesse du son dans les barres élas
21 ; - de poursuite, V , 21 ; tiques, V , 446 .
funiculaires , II, 500 ; V , 66 ; – de Densité des vapeurs, IV, 265 ;
sûreté, III , 30, 604 . moyenne du globe terrestre. IV,
Courbure, 1 , 131 ; III , 139. 438 ; -
des couches du globe ter
Courroie sans tin , II , 587. restre, V , 179,181 .
192 INDEX ALPHABÉTIQUE.
Dents d'engrenage, I , 332. parties d'une roue d'engrenage, I.
Dépense d'un orifice, IV , 212, 255 ; 369 .
de combustible par heure et par che- Direction d'une force , I , 9 ; II . 5 ;
val (machines à vapeur ), IV, 411 . de la vitesse . I , 16 ; - de l'accéléra
Déplacement d'une droite, I , 190 ; tion totale, 128 ; à donner à un
d'un plan , 227 ; d'un solide, 229 , parapluie pour s'abriter le mieux
237 ; – d'un cercle de rayon varia- possible quand on marche, 101 ; –
ble , V , 35 . des aérostats , IV , 294.
Deprez (MARCEL ), I , 489 ; II , 316 , 397 . Discussion de l'équation du mouve
602; III , 614 , 618 , 624 ; IV, 348 , 352 , ment des machines , IV , 7 ; de
423, 443 ; V , 39 , 477. l'équation de l'hydrostatique, 137 ,
Dérivée d'une fonction, I , 16 . 140.
DESARGUES, II , 629 . Distance des centres du cercle inscrit
DESCARTES, III , 129 . et du cercle circonscrit à un trian
Description de l'ellipse d'un mouve- gle , II , 336 .
ment continu, I , 199. Distributeur de Maudslay à robinet
Desembrayage d'un outil , I , 416 ; - tournant , IV , 414 .
partiel d'un groupe de corps four- Distribution à détente fixe (machines
nants, IV , 375 . à vapeur ), IV, 538 ; - à détente va
Desiderata de la théorie mécanique de riable, 344 et suiv. ; Marcel De
la chaleur, IV , 410 . prez , 348 ; des axes principaur
DESORTIAUX, IV , 428 . d'inertie dans le plan , V, 94 ; – de
Détente, 1 , 449; — (machines à vapeur ), la pesanteur à la surface d'un ellip
IV , 275, 317 ; variable, 344 ; soïde tournant, V, 176 ; des den
Meyer, 344 ; – Farcot , 345 ; Mar- sités dans l'intérieur du globe ter
cel Deprez, 348 ; Clapeyron , 538 ; restre, 179 .
- par échelons, 415 . Divisions de la mécanique, I , 3.
Détermination de la vitesse , I , 20 ; D'ons EN BRAY , I , 527 .
de l'accélération lolale , 125 , 164 ;- Double engrenage conique, 1 , 362;
analytique de l'axe instantané glis- joint de Hooke, 400 ; pesée , II ,
sant , 253 ; — analytique des axes de 371 ; effet (machines), IV, 315.
rotation conjugués , 259 ; — des axes Droile projetante , 1, 52 ; considérée
d'une ellipse dont on connait un comme épicycloïde , 217 ; S con

système de diamètres conjugués, 214, juguées , 230 ; s qui conservent


495 ; analytique de la résultante leur parallélisme dans le déplace
et du couple résultanı , II , 80 ; – de ment d'une figure plane dans son
l'axe central, 91 ; — d'un volantpour plan , 504 ; fixe (astronomie ,, V.
une machine, IV, 35 et suiv., 578 ; 273 .
- d'un contre -poids, 84 ; – des fonc- DROCETS, IV, 75 ,
tions arbitraires dans le problème DUPIN (CHARLES ), III , 140 .
des cordes vibrantes , V , 434. DUPRÉ (ATHANASE ), IV , 307, 425.
Développement d'une fonction en série DUPUIT , II , 481 .
de sinus et cosinus, IV , 79 ; en DUPUY DE LÔME , IV , 406 .
série, V , 350 ; – en série de la fonc- Dynamique, I , 3 ; II , 9 ; III , IV ; - du
tion perturbatrice, V, 355 ; des point matériel, III , 23 et suiv.;
variables du mouvement elliptique, des systèmes, 233 et suiv.; des
364. corps solides , 383 et suiv .; ques.
Diagramme de Zeuner, I , 446 ; – des tions de - , V, 68 et suiv.
vitesses du tiroir, 448 . Dynamomètre, II , 232 ; - de traction ,
Diapason (emploi du ), I , 480 ; III , 603. 594 , 596 .
Différence géométrique, II , 52 .
Dilatation cubique d'un solide défor E
mė, V , 231 .
Dimensions à donner aux différentes Ecart du tiroir, I , 445 .
INDEX ALPHABÉTIQUE. 493
Échanfreinement des dents d'engre- taires de Watt , 380 ; divers, II ,
nage , I, 351 . 478 ; IV , 324.
Echappement (machines à vapeur ), IV, Entrainement ( vitesse d' mouve
276. ment d ' - ) , I , 88 .
Échelle des temps, des espaces par- Entropie, IV, 280.
courus , I , 18 ; des espaces et des E nveloppe d'une ligne mobile , I , 111 ,
vitesses, V, 1 . 207 .
Écoulement en mince paroi , IV , 210 ; Épure Fauveau , IV, 342.
par filets parallèles, 212 ; per- Equation du mouvement d'un point
manent des gaz , 250 ; des ya
sur sa trajectoire, I , 9 ; – de Savary,
peurs , 271 ; des solides , V , 254 . 343 ; s d'équilibre, II , 126 , 191 ;
Écrou , II, 457 . résolution des – s numériques, 347 ,
EDDY, IV, 409. 401 ; de l ' - du second degré , 351 ;
Efforts intérieurs auxquels un volant - s de la dynamique, III , 99 ;
est soumis . IV , 59 . des forces vives, IV , 2 , 4 ; - discus
Égalité de l'action et de la réaction , sion de l ' - des forces vives, 7 , 13 ; -

II, 6 ; – entre le travail moteur et usage de l' — des forces vives pour
le travail résistant, IV , 14 ; de la recherche des tensions des liens,
pression en tous sens dans les flui- 26 ; — de l'hydrostatique, 136 ; – s
des parfails , 124 ; des compo de l'hydrodynamique, 195 , 197 ;
santes tangentielles de la force élasti- de continuité , 196 ; simplifiée de
que, situées dans des plans rectan- l'hydrodynamique, 200 ; s fonda
gulaires, et normales à l'arête com- mentales de la théorie mécanique de
mune à ces plans , V , 223 . la chaleur, 227 ; - de Poisson ou de
Elasticité, II , 141 , 560 ; V , 219 et suiv. Laplace , 249 ; de Weisbach , 257 ;
Elastiques (corps), III , 570 ; V , 219 . de Kepler V , 364 ; s aux déri
Electricité, IV , 362, 429 et suiy . vées partielles, V , 257 ; - séculaire
Electro- aimant, IV , 362 . de la lune, 349 ; - S du mouvement
Electrodes , IV , 430 ; polarisation périodique, 407 ; - s différentielles
des – , 463. simultanée 404 ; des cordes vi
Éléments elliptiques (astronomie ), III , brantes, 432.
372 ; V , 273. Équilibre, I , 3 ; II , 6, 8 ; d'un point
Ellipse, I , 147 ; II , 178 , 544 ; - S rou matériel libre, 9 et suiv . ; - d'un
lantes, 399 ; système matériel, 107, 140 ; – d'un
Ellipsoide d'inertie, III , 394 ; - d'élas- point soumis à des liaisons, 112 ;
ticité , V , 225 ; s homofocaux, V , d'un solide géométrique, 124 et suiv . ;
139 ; à axes inégaux (attraction ), stable, 113, 360 ; conditionnel ,
V , 174 . 122 ; indifférent, 362 ; - d'un
Embrayage à cône de friction , II , 478 ; fil, I , 494 ; V, 398 ; - d'un fil appli
alternatif mis en mouvement par qué sur une surface, I, 539 ; - exté
un régulateur, IV , 110. rieur, intérieur, 131 ; d'un
Emplois divers de l'électricité , IV , 463 . tétraèdre , 352 ; – d'un système pe
Energie , IV, 442 , 449 ; potentielle , sant à liaisons, 360 ; des ponts
372 . levis , 389 ; - des forces dans le mou
Engrenages, 1 , 329 ; II , 464 ; – cylin- vement uniforme, 408 ; du treuil,
en
driques, I , 329 et suiv. ; - coniques, tenant compte du froitement,
I , 329, 360 ; II , 472 ; hyperbo- 419 ; - de la vis , 457 ; des poly
loïdes , I, 329 , 364 ; hélicoïdes, gones articulés, 579 et suiv . ; - des
368 ; intérieurs, 349, 352 ; – à fermes, 631 ; d'un polyėdre, 619 ;
lanterne, 346 ; à flancs rectili- - dynamique, III, 256 ; conditions
gnes , 350, 352 ; à développantes générales de l ' _ , 295 ; - de l'at
de cercle , 355, 517 ; accolés et mosphère terrestre, IV , 151 ; du
échelonnés de Hooke, 358 ; sans prisme droit flottant, 179 ; - relatif
frottement de White, 357 ; plané- d'un liquide tournant autour de la
494 INDEX ALPHABÉTIQUE.
verticale , 153 ; d'une masse fluide -
des solides, II , 142 ; — des fils et
animée d'un mouvement de rotation des tiges, 560 ; du théorème de
uniforme , V, 169 ; des quantités Guldin , II , 533 .
de mouvement dans le mouvement Extra - courant, IV , 462 .
vibratoire, 215 ; du parallélépi- EYTELWEIN , I , 482 , 526.
pède élémentaire, du tétraèdre
élémentaire, 221 , 223 ; d'élasti .
F
cité , 242 ; – d'un système articulé,
V , 52.
Equipage de roues dentées, 1, 340. Facteurs du travail journalier, IV,
Equivalence de deux systèmes de forces , 288 .
II , 95 . FARADAY , IV, 404, 441.
Equivalent mécanique de la chaleur, Farcot , IV, 113, 345, 411 , 416 .
IV, 223 , 226 , 231 , 232 ; - calori- Farcot (détente ), IV , 345 .
tique du travail , 226 . Fauveau, IV , 342 .
Espace parcouru , I , 11 ; mort, ou Fermes en charpente, II, 3x2 .
nuisible , IV , 318 . FERGCSSON , I , 384 .
Établissement du volant dans le cas Fessel , III , 538 .
général, IV , 48 , 378 , Figures corrélatives, I, 508 ; - réci
Etablissement du port, V , 199 . proques , II , 634.
Elal gazo -liquide , IV , 405 ; de satu- Fil, II , 404 ; III , 70 ; V , 398 ; - ap
ration ( vapeurs), 120. pliqué sur une surface, 11 , 559, 548.
Etirage de vapeur, IV , 413. Fires (machines ), IV , 7 .
Elher, V, 476 . FLAMANT , V , 254 , 475 .
Etude du mouvement uniforme, I, 37 ; Flèche du dynamomètre, II, 283.
du mouvement à l'aide de ses FLEEMING JENKIS, II , 636 .
projections sur les axes, 56 . Flerion , II , 142
Eudiomètre, IV , 362. Flottant (oscillation d'un corps ), IV ,
EULER , I , 340 , 516 ; III , 209 ; V, 274, 393 .
476 ; turbine d' – , IV , 296 . Fluides ( corps). II , 7 ; IV , 117 et suir.;
Evaluation des vitesses , I , 12 ; des naturels , 126 .
aires , 27 . Folle (balance ), II , 369.
Examen du cas particulier où le point Fonction des vitesses, IV, 198 ; – ca
attiré fait partiedu système attirant, ractéristique d'un fluide, IV , 280 ;
V , 127 . - des forces, V , 203, 278 : – prin
Excentricité de l'ellipse, I , 167 ; III , cipale, 257 ; - caractéristique, 239;
374 ; (astronomie) V , 357 , 343 , — perturbatrice, 326 .
351 . Fonctions elliptiques, III , 191, 455 ;
Excentrique Morin , I , 406 ; trian- V, 401 ; – Xg, V, 374 ; de Sturm,
gulaire, 408 ; à cadre 411 ; - å V , 377 .
collier, 428 . Force, 1 , 2 ; II, 2 ; III , 3 ; - intérieure,
Expérience des mines de Freyberg, extérieure, II , 8 ; III , 260,617 ; -5
III , 329 ; V , 100 ; – de Cavendish , III , concourantes, II , 11 ; – s parallèles,
434 ; de Foucault, 352 , 486 , 536 ; 32 et suiv .; de liaison , 110 , 206 ;
- de Sevran - Livry , 604 ; – de M. Ma - mouvante , résistante , 407 ;
rey , 625 ; d'Athanase Dupré, IV , d'inertie, II , 622 ; III , 125 , 255 : -
307 ; 425 ; – de Vincennes, sur le tra- constante, III , 3 ; mesure de la
vail de l'homme, 291 ; - de M. Hirn , 19 , 601 ; instantanée, 310, 610 ;
410 ; - s sur le frottement, 423 ; apparente , 316 ; – centrifuge com
sur la transmission du travail à dis- posée , 317 ; -- centrifuge, 325 ;
tance, 452 et suiv .; – de Creil, IV , d'un corps en mouvement, 129 ; -
134 ; V , 477 . en action , en puissance, ou poten
Erlension de la définition du mot vi- tielle , IV , 288 ; - électromotrice.
lessc, I , 30 ; des courroies, 419 ; 431 ; - contre- électromotrice on élec
INDEX ALPIIABETIQUE . 495

tromotrice inverse, 451 ; V, 482 ; -S ! Gauss, II , 223 ; V , 119.


élastiques, dues aux déformations, V , Gay-Lussac, IV, 119, 258.
232 ; – vive, III , 61 , 128. 504 ; Gas , II , 7 ; IV , 117 et suiv . , 282 , 404 ;
théorème des - s vives, 53, 78,146 , - permanents, IV, 118 , 130 , 247 ;
288 ; V, 258 ; — vive d'un système de pesants , 130, 144.
corps solides , quand on tient compte Généralisation du problème de
des mouvements vibratoires, V , 212 . M. Edouard Lucas, V, 31 ; du
Forme de la surface de la mer, IV , problème des courbes roulantes, P ,
150 ; – de l'eau dans les augets d'une 25 .
roue en dessus, 299 ; d'équilibre Généralités sur les contrepoids, IV ,
d'un fluide tournant, V , 169; C1 77 ; sur les régulateurs , 382 .
nonique, V , 283, 291. Genou , II , 579.
Formule de Willis , I , 380 ; de Sa Genres des transmissions de mouve
vary, 343 ; de M. Gérardin , IV , ment, I , 327.
218 . Géométrie à quatre dimensions , I , 3 ;
Foucault , I, 264 ; III , 332, 483, 486 , des masses , 5 ; II , 227 , 255 ; III ,
528 , 536, 623 ; V , 101 ; courants de 387 , 626 ; V , 115 et suiv .
- , IV , 114 . GÉRARDIN , IV, 218 .
Foueltement de la bielle, IV, 34 . GILBERT , V , 100 .
Fourneyron ( turbine) , IV , 296, 299. Glace du tiroir , I , 444 .
Foyer d'un plan mobile, I , 228 ; – de Glissement ( vitesse de) , I , 82 , 85 ; -
l'ellipse trajectoire d'une planète, simple, – mixte, — mixte angulaire,
167 ; – des machines à vapeur, IV , 268 ; total , 337 .
316. Glissière, I , 325 ; II , 449 .
Fraction continue, I , 339 ; inter- Godet de graissage, I , 321 .
médiaire, 373 ; la plus simple à Gouin , IV , 37 .
insérer entre deux fractions don- Grain d'acier, I , 3: 3 .
nées, 375 , 518 . Gramme (machine ), IV . 447 .
Frais généraux , - proportionnels, II , Graphique des trains, I , 42 .
579 . Gravitation universelle, II , 235 ; III ,
Franchol ( machine) , IV , 354 . 356 .
FRANKE, V , 100. GROSBERT , I , 487 .
Frein à lame flexible, II, 555 ; IV , 95 Grue, II, 589.
et suiv . ; - de Prony , 598 et suiv . ; Gruey, III , 623.
- à bande, 93 ; – de chemin de fer, Guides du mouvement , I, 319, 321 ,
94 ; – Achard , Guérin , - Le- 325 .
febvre et Doré, Molinos , 98 ; - à Gyrobaroscope de M. Gilbert, V , 101
contre- vapeur, 98 ; - Westinghouse, Gyroscope, MI, 483, 485, 528 , 623 .
à vide (Smith ) , 99 .
FRESNEL , II , 183 ; V, 476 .
II
Freyberg ( expérience de ) . III , 329, V,
100 .
FROMENT, IV, 362 . Haag , V , 28 .
Frottement , 1 , 331 ; II , 111 , 151 , 419 , Halphen, III , 613 ; V. 100 .
441 , 460, 464, etc .; III , 215 , 550, Halske, IV, 447 .
614 et suiv .; IV, 423 ; – au départ , II , HAMILTOX, V, 285.
153 ; dans les engrenages , 464 ; HARDING , IV , 370.
d'un fil sur une surface, 548 . Hardy, III , 526 .
Fusée conique, I , 489. Harmoniques d'un tuyau , V, 463.
HART, I, 528.
G Hausses pour le tir, III, 59, 501.
Hauteurs d'un triangle, II , 615 ;
GALILÉE, III , 17, 163 ; V, 183 . d'un tétraèdre, 618.
Galvanomètre, IV, 440 . Hélice (rayon de courbure de l ' )
496 INDEX ALPHABÉTIQUE.
I , 143 ; point assujetti à glisser sur Indépendance de l'effet des forces, II,
une - II , 119 ; centre de gravité 3 ; III , 2 .
d'un arc d' – , 292 ; – propulsive Indications bibliographiques, 1 , 489 ;
IV , 332 . III , 613 ; V , 401 .
Hélicoïdal ( mouvement ) , I , 232 , 252 ; Indicatrice des accélérations totales , I ,
-e ( surface ), applicable sur une sur- 137 ; sphérique, 138 ; – des ten
face de révolution , II , 324 ; sions, II, 508 ; - (dans les surfaces),
(surface) à plan directeur , 328. III, 140 .
Hélicoide (engrenage ), I , 568 . Induction , IV , 441 .
Hélicoptère, IV , 406 . Inégalités séculaires, périodiques .
IIELMHOLTZ, IV , 408 ; V, 463 . III , 376 ; V , 274 , 348.
Herpolodie, III , 459 , 464 ; V, 99. Inertie , I , 426 ; II, 1 ; III , 1 , 20 , 604 ;
Hesse, III , 629, 639. force d' — , III , 125 : Inoments
Heuze, I , 464. d'— , II , 343 ; IJI , 387 , 629.
HIPPARQUE, I , 265 ; III , 288 . Influence de la translation de la terre
Hirn , I , 415 ; III , 614 ; IV, 232 , 408 . sur la pesanteur, III, 368 ; des
Hirsch , I , 531 ; IV , 411, 416, 420 . masses , IV , 64.
Homme (travail journalier de l ' ) , IV . Instant, 1 , 1 .
290 . Instinctifs (mouvements ), IV, 287.
Homogeneité des formules de la uyna- Intégrabilité de la fonction des forces
mique, III , 120, 385 ; des formules (hydrostatique), IV, 164.
des volants , IV , 47 ; des formules Intégrale des forces vives, III , 80 , 300 ;
électriques, IV , 433 . V , 258 , 296 ; s des équations de
Hooke , I , 358 , 460 . la dynamique, III , 99 ; V , 257 ; -
Horloge å lunaisons, I, 391 . complète d'une équation aux dérivées
HospitalIER , IV, 437 . partielles du premier ordre, V, 280 .
Hugoviot, V , 475 . Intégration d'une équation aux dérivées
Huygens, I , 339, 478 ; II, 183 ; III, 129 , partielles relative au mouvement des
182 , 302 ; IV, 407 ; V , 183 , 76 . fluides, IV , 202 ; d'une fonction
Ilydraulique, IV , 206 ; moteurs - S, de trois variables indépendantes.
IV , 295 . 157 ; de l'équation des cordes
Hydrodynamique, I , 4 ; IV, 193 et suiv . vibrantes, V , 433 ; de la même
Hydrostatique , I , 3 ; IV, 127 et suiv. équation par les séries trigonomé
Hyperbole , I, 115. triques, 457 ; de l'équation du
Hyperboloide à une nappe, II , 46 ; mouvement vibratoire d'un gaz indé
de révolution, 89 . fini , 467 .
Hypothèses particulières introduites Intégromètre de M. Deprez , II, 316 .
dans la solution du problème de Intensité d'une force, I, 2 : II . 5 ; -
l'hydrodynamique, IV , 198 ; — hypo- d'un courant électrique , IV, 431 .
thèse de la théorie de l'élasticité, V , Intersections successives d'une ligne
220 . mobile , I , 207 .
Invariabilité des grands axes et des
I moyens mouvements , V , 348.
Irrégularités locales des marées , V , 201 .
en
Imaginaires (introduction des Isotherme ( ligne) , IV , 337.
cinématiquel, 1 , 500 ; — nombres IVORY , V , 158 .
II , 50 ; racines des équations Iung , III , 629 .
algébriques, 349 .
Imperfection des régulateurs, IV , 109,
110 , 112 .
Impossibilité du mouvement perpétuel , Jacobi , II , 340 ; IV , 443 ; V, 174 , 255,
IV , 10 . 274 , 298 .
Impulsion élémentaire, III , 62. JAMIN , IV , 405 .
Inclinaison de l'orbite , III , 373 ; V, 343 . Jante d'une roue d'engrenage, I, 570.
INDEX ALPHABÉTIQUE . 497

Jeu dans les engrenages, I , 370. 137 ; – sgéodésiques d'une surface de


Joint universel , hollandais, I , 453 ; révolution , V, 84 ; des næuds
de Hooke, 460 ; de Cardan , (astronomie ), III , 441 ; V , 273 ; -S
462 ; - d'Oldham , 477 . de courbure , III , 140 ; isotherme,
JONQUIÈRES (DE ), V, 201 . - adiabatique, ou de détente natu
Joule , IV, 232 , 407, 408, 436 . relle , ou de nulle transmission , IV ,
Jour sidéral , solaire, moyen , 237 ; - s cotidales, V , 200 ; mouve
I , 262 . ment d'un point sur une fixe , III ,
94,164.
K Limaçon de Pascal, V, 47 .
Limites du nombre de dents des roues
KEPLER , I , 103 , 167 ; III , 115, 358 , 606 ; d'engrenage, I , 340 ; — de l'aplatis
1 , 364 . sement du globe terrestre, V, 182 ;
Kilogrammètre, IV, 4 . limite d'élasticité , V, 219.
KREBS , IV , 406 . Liouville, III , 186 ; V , 176 .
KRETZ, I , 420 ; II . 106 . Lipschitz, V, 181 .
KURTZ , I, 534 . Liquéfaction des gaz, IV, 404.
Liquides ( corps) , II , 7 ; IV, 117 et
suiv . ; – pesants, 129 , 142 ; pe
L
sants superposés , 142 .
LissaJOUS, I , 489.
LAGRANGE, I , 3 , 339 ; II , 541, 573 ; III , Loch , I , 12 .
116 , 135 , 209 , 379 ; IV , 198 ; V , 280, Locke , IV , 407 .
283, 357 , 401 , 474 . Locomotive, I , 332 ; IV , 334 et suiv.
LALANNE, II , 349, 404, 619. Loi de Mariotte , IV , 118 ; - de Gay
LAMÉ , V , 210 , 240 , 253 , 475 . Lussac, IV , 119, 247 ; de Meyer
LANCRET, II , 544 . ou de Joule ( chaleur ), IV , 232 ; - dc
Languettes, I , 325. Clausius, 240, 242 ; d'Ohm , 432 ;
Lanterne , I , 348 . de Joule ( électricité ), 436 ; de
LANZ , I , 327 . Lenz, 441 ; des marées, V , 198 ;
LAPLACE , II, 376 , 435 ; IV , 149 ; V , 179 - s de Kepler, I , 103, 167 ; s du
183 , 193 , 349, 389, 402, 452, frottement de glissement, II , 151 ;
LAURENT , V , 350. IV , 423 ; – s de la résistance au
LÉAUTÉ , I , 517 ; II , 624 , 625 ; IV , 389 . roulement, II , 480 ; - s de la rai
LE CHATELIER , IV , 88 . deur des cordes , 564 .
LEGENDRE , III , 192 ; V , 179 , 274 ,374 , 402 . LONGCHAMPS (DE), V , 43.
Légers ( corps) , II , 227 . Longitude, I , 84 ; V , 273 ; du naud
LEIBNITZ , III , 129 . ascendant, III , 373 ; V , 273 ; — vraie
Lemniscate, III , 166. du périhélie, III , 374 ; V , 273 ; – de
Lenoir (moteur ), IV , 359, 419. l'époque, III , 374 ; V, 274 ;
Levier, II , 405, 409, etc.; de chan moyenne , V , 274.
gement de marche , 451 . Long pignon, I , 478 .
LÉVY ( MAURICE) , II , 636 ; IV, 409 , 437 ; Lucas (EDOCARD), I , 531; V, 30.
V , 254, Lucas ( FÉLII ), V , 208.
Liaisons, II , 107 ; III , 133 ; - complètes, Lumière ( vitesse de la aberration
I , 320 ; II , 109, 209 ; IV , 1 ; -
- inté- de la) , I , 101; IV , 435.
rieures , extérieures, II , 212 . Lune, III , 357 ; V, 359 .
Libre ( point) , II , 207.
Lieu des centres de courbure des épi
cycloidesdécrites par les divers points M
d'une droite, I , 510 ; – du centre
de gravité des arcs de cercle partant Machines, II , 207 ; simples, 404 et
d'un point fixe, II , 279 et suiv . suiv ; Machine à aléser , I, 467 ; -å
Ligne géodésique, II , 541 ; III , 135, deux cylindres , I, 427 ; – à marcher
v . - MÉC. COLLIGNON . 32
498 INDEX ALPHABÉTIQUE .
de M. Tchebicheff, I , 530 ; – d'At- Membranes, V, 475 .
wood , III, 547 ; du mouvement dans Mentonnet, I , 393 .
les – s, IV, 1 et suiv .; – hydrau- MÉRIJOT, I , 443 .
Tiques , 215 ; – thermiques , Mesure des forces, II , 8, 231 ; – du
vapeur, 311 ; de Papin, 361 ; travail, II , 594.
de Newcomen , 313 ; de Watt , 314 Métacentre, IV, 192 , 400 .
et suiv.; - atmosphériques, 313 ; Méthode géométrique , analytique,
de Froment, 362 ; - Corliss, 414 ; 1 , 4 ; — de Thomas Simpson , 27 ; – de
de Woolf à deux cylindres , 325 ; Roberval , 103 et suiv . ; des rou .
de Cornouailles, 328 ; - , à air chaud, lettes (engrenages), 345 ; de
354 ; – Olto , 418 ; - å action directe , Tredgold (engrenagesconiques),362 ;
332 ; de navigation, 532 ; OS géométrique de recherches de
cillantes de Cavé , 333 ; – å fourreau , certaines intégrales, II, 619 ; – des
334 ; — Gramme, 447 ; — magnéto- multiplicateurs III , 244 ; de Be.
ou dynamo - électriques , 446 ; -S zout, IV, 81 ; générale pour l'é
génératrices, — réceptrices, 447 ; V , tablissement d'un volant , 48 ;
1
477. pour la solution du problème de
Mac -Laurin , V, 158, 350. l'hydrostatique, 133 ; de Jacobi
Magnétisme rémanent, IV, 448 . (mécanique analytique ), V, 255 , 277,
MALESCHEFF , I , 532 . 298 ; de la variation des arbi
Manivelle, I , 423 ; – å coulisse, 478 ; traires, V , 327 , 332 , 336 , 338 .
dynamométrique, II , 597 ; Meules de moulin , III , 425 .
simple, å simple effet (volant pour MEUSNIER , III , 85 .
une), IV , 37 ; simple à double MEYER OU MAYER, IV , 232 , 406 , 408 .
effet , 41 : - double à double effet, 43 . Meyer (détente) , IV , 344 .
MANNHEIM, I , 216, 495 , 500 ; V, 100 . MEYER ( VAN ) , IV , 428 .
MAXSARD , II , 586 . Midi vrai, - moyen , I , 261.
Marées , III , 370 ; IV , 152 ; V, 193 , Minimum , II , 181 , 527 , 532 , 535.
201 . Mise en train d'une machine, IV , 8 .
MAREY, I , 489 ; III , 625 ; IV, 405 . Mobile (machine), IV , 7 .
MARIOTTE , IV , 118. Möbius, II , 102.
Marteaux, I , 394 ; III , 594. Moindre action , III , 92, 146, 308.
MARTIN DE Brettes, I , 488 . Molécule, II , 2.
Mascart, IV, 437 . Moment d'une force , II , 55 ; d'un
Maskeline , III , 438 . couple, 71 ; s d'inertie , III , 384,
Masse , I , 5 ; II , 232 ; III , 12 , 19, 601 ; 387 , 432 , 629 et suiv.; V , 94 ;
- s variables, III , 261; - des pla des quantités de mouvement, 111 , 66,
nètes , 366 ; - de la terre, 434 ; -S 272 , 427 , 442 ; s fléchissants dans
négatives, II , 617 ; V , 128 , 129 . les poutres, V, 52.
Massiev, IV , 280, 410 . Monge, I , 327 .
Masson , IV , 258. Monte-charge , IV , 291 .
Matériel (point), II , 3. Morin , I, 406 , 484, 486 , II, 482 ;
Mattei, I, 487 . Morte eau , IV , 153.
Maximum du quadrilatère plan con- Moteur hydraulique, IV, 295 ; – ani
struit sur quatre côtés donnés , I , mé, 287 ; – Lenoir, 359, 419 ; – Hlu
202 ; du quadrilatère sphérique, gon , 362 ; Marcel Deprez, 445. •
221 . Moufles, II , 568 , 576 .
Mayer ou Meyer , IV , 232 , 406, 408. Moulin à vent, IV, 306.
Mécanique, I , 5 ; – rationnelle, ap- Mous ( corps) , III, 578 .
pliquée, 4 , analytique, V, 255 et Mouvement, I, 1 ; – d'un point, 7 ; –
suiv.; vibratoire, 403 et suiv . rectiligne, curviligne, circu
Mécanismes , I , 319 et suiv . laire, elliptique , parabolique,
Mélange de gaz pesants, IV, 158 ; – de 7 ; - uniforme, – varié , 14 ; - rec
vapeur et d'eau liquide, 266. tiligne uniformément variė, 45 ;
INDEX ALPHABÉTIQUE . 499

projeté , 51 , 159 ; — relatif, 86 ; - ap 76 ; — relatif de deux points pesants ,


parent, 86 ; – relatif de deux points, dans le vide, V , 19 ; - des projectiles,
93 ; annuel apparent du soleil , III , 47 ; V , 68 ; d'un point sur une
102 ; elliptique, 147 , 176 ; des circonférence et projection sur un
planètes 167, 491 ; d'une figure diamètre, dans un cas particulier ,
plane dans son plan , 192 , 210 , V , 73 ; d'un point attiré vers un
501 ; – épicycloïdal , 210 ; d'un centre fixe, V , 259, 309 ; vers deux
solide parallèlement à un plan fixe, centres fixes , V, 274, 308 ; - d'un
195 ; d'une figure sur une sur- point pesant sur une sphère fixe, V ,
face, 186 ; — d'une figure sphérique 288 , 295, 303 ; - d'un solide autour
sur la sphère, 221 ; — épicycloïdal d'un point fixe, V, 315, 401 ; - de
sphérique , 221 ; – d'un solide quia translation des corps faisant partie
un point fixe, 226 ; élémentaire du système solaire, V, 318 ; du
d'un solide invariable , 190 , 229 ; II , centre de gravité du système solaire,
212 ; d'un solide dans l'espace, I , III , 354 ; V , 320 ; – du système so
495 ; — d'une figure plane dans l'es- laire par rapport à des axes de di
pace , 227 ; hélicoïdal, 229 , 232 ; rection constante , menés par le
continu d'un solide dans l'espace , centre de gravité, III , 354 ; V , 321 ;
237 ; de la terre, 261 ; - relatif par rapport à des axes menés par
de deux solides, 267 ; – relatif de un point du système, V, 322 ; .

deux roues qui s'entraînent par adhé- troublé , V, 337 ; - de la lune, 359 ;
rence, 270 ; – s observés à la surface - oscillatoire d'un système de points
de la terre, 289 ; - rectiligne, autour de la position d'équilibre , V ,
circulaire , - continu, alternatif, 412 ; — d'un point pesant aux envi
320 ; - uniforme, – varié, – pério- rons du point le plus bas d'une sur
diquement uniforme, 320 ; s dif face sur laquelle il glisse, V , 419 .
férentiels, 388 , 465 ; du tiroir, I, Moyen mouvement, I, 407 ; V , 279,339 .
443 ; — permanentd'un fil, II , 620 ; - Mulet (travail du ) , IV, 290 .
rectiligne (dynamique), III , 3 ; des Mull- Jenny, I , 468.
corps pesants, 7 ; — parabolique, 8, Mutuelles ( forces ) , II , 8 .
16 ; – quelconque, 11 , - elliptique,
58 , 63 ; moyen , 115 , 375 ; - d'un N
point sur une surface, 132 , 143 ; –
sur la sphère, 150 ; - sur une courbe, Nageur (problème du) , I , 94.
94 , 167 ; sur une droite inclinée, NAPOLI , III , 64 .
98 ; sur la cycloïde, 167 ; sur Navier , II, 24 ; IV, 289.
une courbe fixe , en tenant compte Navigation ( machines de) , IV, 332 .
du frottement, 228 ; - d'un solide NERVILLE (DE ), IV , 437 .
autour d'un axe fixe, 385 ; autour Newton , I 168 , 177 ; II , 6 , 183 , 235
d'un point fixe, 439 , 504 ; - d'un III , 40, 123 , 254, 356 , 613 ; IV , 204 ;
solide de révolution autour d'un point V , 119, 452.
de son axe de figure, 517 ; - autour NIAUDET, IV , 430.
du centre de gravité, 265 ; relatif, Niveau (surfaces de) , II , 510 ; III , 82
315 ; – à la surface de la terre, IV , 131 ; V , 103 , 117 .
323 ; – d'un point pesant sur un pa- Nivellement, barométrique, IV , 145 .
raboloïde de révolution , 336, 607 ; - Nauds ( vitesse exprimée en ), I , 12 ;
d'un point pesant dans le vide, 345 ; ligne des - (astronomie ), III , 373 ,
d'une bille de billard , 557 , 561, 584 ; 441,518 ; Naud astronomie), V , 273 ;
– oscillatoire, 189 , 572 ; du boo- Næuds d'un tuyau sonore, V, 462.
marang , 620 ; du système plané. NOLLAU , IV , 88 .
taire, IV , 10 ; perpétuel , 11 et Nombre des équations qui définissent
suiv .; - instinctifs, volontaires, le mouvement d'un système inva
287 ; des planètes V , 102 , 273 ; riable , I , 185 ; – entier pris suivant
général d'un système matériel , V , un module donné, V, 8.
500 INDEX ALPHABÉTIQUE.
Normale aux courbes et aux surfaces, Paramètre différentiel du premier, du
I , 194, 196 ; II, 177 , 215, 498. second ordre, d'une fonctiou , V , 210.
NORMAND, I , 464. Parapluie (direction à donner à un
Notations de Lamé , V , 210 . quand on marche), I , 101 .
Nutation , I , 263 ; III , 441, 485 , 525. Parfait ( liquide, solide, gaz) , IV, 121 ,
124.

0
Paroi rectangulaire, IV , 168.
Pas d'un engrenage, I , 336 .
Paren, IV , 393 .
Obliquité de la bielle (influence de l') , PEAUCELLIER, I , 443 .
IV , 46. Pendule simple , III , 188 , 610 ;
OCAGNE (D'), V, 23 . cycloïdal , III , 169 ; d'Huygens,
Occasion d'un phénomène, IV , 373 . 183 ; dans un milieu résistant,
OE il d'une bielle, I, 423 . 202 ; Foucault, T , 264 ; III , 532;
Ohm (loi d ' ) , IV, 457; -, unité élec- composé, III , 428 ; - balistique ,
trique , 437 . 591 ; — conique, 158 , 610 ; – gyro
Oiseau ( vol de l') , IV, 294. scopique, 623 ; – de Sire V , 101 .
OLDRAN, I , 477 . Percussion , III , 312 , 426, 495 , 611 .
OLSZEWSKI , IV , 405 . Perfectionnements de la machine à
On perd en force ce qu'on gagne en vi- vapeur, IV, 411 .
tesse , IV , 15. Périhélie, V, 273 .
Opposition des planètes, I , 105 ; IV, Périodes dans la distribution de la ma
153 . chine à vapeur , IV , 339.
Ordre des parties de la mécanique, 1, 3. Périodicité des fonctions dans le pro
Orifice suivi d'un coursier, IV, 213 ; blème des cordes vibrantes, V, 436.
noyé, 214 . Périodique (mouvement), III, 294.
Origine des arcs , - des temps , I, 8 , 9. Permutation tournante, I, 309.
Orthogonale (projection ), I, 51 . PERROLAZ , I , 527 .
Oscillations d'un corps flottant , IV , Perle de poids , IV, 178 ; - de charge,
393 ; de première , de seconde , 207 .
de troisième espèce (marées), V, 193. Perturbalions, III , 361 ; 1, 327 .
Oscillatoire (mouvement), III , 189, 572 . Pesanteur, II , 227 ; III , 17 , 88 , 324 ,
610 ; V , 403 , 412. 618 ; å diverses latitudes, 20 ?:
Otto (machine), IV , 418 . influence de la translation du globe
Outils, I , 319 . sur la –, 368.
Ovale ( roue ), I , 464 ; — s de Descartes , Pesants (mouvement des corps) , III,
V , 45 . 7, 25 , 82 , 327 , 345 , 494.
Pesée (double), II , 371 .
P
Petit tiroir, IV , 322 ; Petites oscilla
tions des fluides, IV, 201 ; – d'un
corps flottant, IV , 393.
Palan différentiel, II , 569. Phases du mouvement d'une machine,
Paliers , I , 321 . IV , 8 .
Papillotage, I , 464 . Philipps, I , 451; V, 475.
PAPIN , IV , 311 . PICTET , IV, 405 .
Parabole, I , 170, 220 , 484 ; II , 413 . Pignon , I, 532 ; long 472 , 477 ; -
Parabolique (mouvement), III , 25. mobile , 469 , 478 .
Paraboloide hyperbolique, II , 47 ; Pile électrique, IV, 450 ; – de Daniell,
de révolution, III , 356, 607 . 430 .
Paradoxe de Fergusson , I , 384. Pilon , I, 393.
Parallelogramme, parallélépipėde des Pivot, I , 322 .
forces, II, 5 , 14 ; des vitesses , I , Pivotement, I , 268.
89 ; — articulé de Walt, I , 433, 527 ; Pirii (machine de) , IV, 447 .
IV , 324 ; — pour bateaux, 441 . Plan (équilibre d'un solide glissant
INDEX ALPHABÉTIQUE. 501
sur un -- fixe), II , 132 , 196 ; – in- Ponts suspendus, II . 502, 513.
cliné, 436 ; — du maximum des aires , Positions réciproques des deux aiguil
III, 282 ; invariable , 335 ; - de les d'une horloge, V , 13.
charge, IV, 207 ; - de commutation , Postulats de la dynamique , I , 4 ; II ,
IV, 445 ; – fixe, V, 273 ; - de l'or- 2 ; III , 1 .
bite, 273 ; osculateur, I , 127 , Postulatum d'Euclide, II , 1 ; - sur
139 ; - s qui conservent leur paral- lequel repose le second principe de
lélisme dans le déplacement d'un la théorie mécanique de la chaleur ,
solide, 496 . IV , 409 .
Planétaire (automate de Huygens ), Potentiel, IV, 204 ; V, 119 et suiv.; V.
I , 359 ; engrenage de Watt, 580. 202; – électrique, IV, 436 : — direct
Planètes (mouvement des) , I , 103 ; III , ou de seconde espèce, inverse ou de
358 ; V, 104, 273 , 443 . première espèce, V, 212 ; sphé .
Planimètre d'Amsler, II , 316 . rique , V, 474 ; force — le, IV , 288 .
Plaque tournante , I. 325 ; - S , V, 475. Poulie , I , 421 ; II , 565 , 573 ; folle,
Plateau tournant de Poncelet, I , 486. I , 416 .
Plein (engrenages), I , 568 ; tir de Poudre à canon , IV , 364 , 428 .
fouet , III, 58 . Poussée d'un fluide, IV , 178 .
PLOCKER , JII , 555. Précession III , 441 ; – uniforme, III ,
Podaire, I , 162 , 168 ; II , 346 ; V , 109 . 478 , 532 : des équinoxes, I, 263 ;
Poids, II , 228 ; III , 601 ; - spécifique, III , 485 .
II , 228 ; - boite à 372 . Presse typographique, I, 464 ;
Poissor , II , 53 , 70, 88 ; III, 454 ; V. 99. coin , II , 448 ; - à vis , 463.
Pointage, I , 481 . Pression dans les pieds d'une table, II ,
Point d'application d'une force, I , 2 ; 145 ; – d'un point en mouvement
II , 5 ; – matériel, II, 3 , 7 ; glis . sur une surface, III , 143, 157 ;
sant sur une surface , II, 112 , 172 , sur une ligne, 162; d'un corps
185 ; III, 142 : – surune courbe , II , tournant autour d'un axe sur cet
116, 174 ; III , 159 ; équilibre axe, 413 ; - dans un flaide, IV, 121 ,
d'un solide qui a un — fixe, II , 127 , 123 ; – d'un fluide sur une paroi ,
194 ; - mouvement d'un solide au- 166 ; - d'une veine fluide contre un
tour d'un — fixe, III, 383 ; – équi- plan indéfini, 304 ; – de la vapeur,
libre d'un solide qui a deux – s 411 ; - dans les solides élastiques,
fixes, II , 129, 195; mouvement V , 220.
d'un solide autour de deux – s Preuves mécaniques de la rotation de
fixes, III , 383 et suiv. ; - s morts, la terre, V, 100 .
I , 198, 424 , 452 . Principes de la dynamique, II, 1 ; III,
POIRÉE, III , 614 . 1 ; Principe de la paroi froide, IV ,
Poisson, II , 26 ; III , 102 ; V, 241 , 277 , 314 ; de Meyer ou de Joule , IV ,
304 , 349 , 467 , 474 . 232 , 406 ; - de Clausius , IV, 240, 408 .
Polaires ( coordonnées), I , 78 ; V, 4, Prisonnier, I , 523 .
120 , 260, 467 . Problème sur la vitesse moyenne, I ,
Polarisation des électrodes, IV, 463. 39 ; – sur la détermination de la
Pole instantané, I , 221 ; - s d'une hauteur d'une tour, 48 ; – s sur le
pile, IV, 430. mouvement relatif, 87 , 94 ; III , 318 ;
Polodie, III , 458 . V, 6, 16 ; -- inverse des épicycloïdes ,
Polygone des forces, II , 5 ; funi- I , 216 ; V , 35, 90 ; - de la dynamique,
culaire, 496 , 626 , 627 ; de Vari- II , 9 ; - s sur le frottement, II , 157,
gnon , 500 ; - articulé , 579 ; V , 52 . 449 , sur le levier,412; - de mi
Pompe à feu , IV , 313 ; - alimentaire, nimum, 533 ; — sur les forces, 96 ;
- aspirante ou à air, — à eau (ma- - s sur le mouvement rectiligne,
chines à vapeur ), IV, 316. III, 31 ; – sur le mouvement géné
PoNcELET, I, 28 , 486 ; II, 340, 394 , 422, ral d'un point, 102 ; – de Saladini ,
624 ; IV , 103. 163 ; - de Kepler, III , 115, 606 ; V ,
502 INDEX ALPHABÉTIQUE .
279 , 364; – divers, III, 183 ; sur
R
le frottement, 214 ; sur le mou
vement des systèmes, 241, 249 ;
des trois corps, 375 ; des trajec- Racines des équations. 347 , 549.
toires fermées, 577 , 613 ; – de l'é. Radau, V, 182.
tablissement d'une machine, IV , 3 ; Raideur des cordes, II , 415, 564 .
de l'hydrostatique, 127 et suiv.; Rails, ) , 325.
- sur l'établissement d'une chau- Rainures de graissage, I , 321 , 332 ;
dière tubulaire à profil circulaire , et languettes, 325 .
413 ; – sur le cercle , V , 37 ; – sur Raison d'un engrenage, ou d'un équi
la cycloïde, V, 27 ; -- de M. Edouard page de roues dentées, I , 340.
Lucas, sur les mouvements simulta- Ralentissement du mouvement diurne .
nés de trois points V, 29 ; – des V , 201 .
cordes vibrantes, V , 427 . RAMOND, IV , 149 .
Produit géométrique , II , 32 . RANKINE , IV, 408.
Projectiles (mouvement des) , III , 47 , Rapport des vitesses d'un point mobile
500 ; V , 68 . en deux points de sa trajectoire, I ,
Projection, I , 51 ; sur une droite, 134 ; des vitesses angulaires de
52 ; sur un plan , 68 ; – du mou- deux corps tournants qui restent en
vement rectiligne et uniforme, 62 ; contact, 395 ; de la circonférence
sur un diamètre ou sur un plan au diamètre, II , 284 ; des deur
d'un mouvement circulaire unifor- chaleurs spécifiques des gaz , IV ,
me , 71 , 145 ; – d'une droite fixe 257 .
sur une direction qui fait avec cette Ration d'entretien , de travail, IV ,
droite un angle infiniment petit, 79 . 293 .
Projetante ( droite) , 1 , 52. Rationnelle (mécanique), II , 143.
Prony ( DE ) , I , 441 , 446 ; II , 598 . Rayon de courbure , I , 131 , 168 ; de
Propagation des ondes sonores, V , la parabole, 170 ; — de l'ellipse , 147 ;
440 ; des ondes à la surface d'un de l'hélice, 143 ; des épier
liquide, V , 474 . cloïdes, 290 , 304 ; de la cycloide ,
Propriétés de la courbe des espaces, I, 283 ; Rayon de giration , III , 387 :
22 ; V , 7 ; du potentiel, V , 121 .
-

Rayon vecteur (astronomie) , V, 273 .


Puiseux , V , 370. Réaction , III , 2 .
Puissance, II, 405 ; vive, III , 128 , Récepteur , I , 319 ; IV , 213 .
295 . Réceptrice machine ), IV, 450 : V, 477 .
Recherche des centres de gravité, II ,
619, 640 ; des moments d'inertic ,
Q 630 ; III , 399 et suiv.; 432.
Réciprocateur Peaucellier, I , 442, 527 ;
Quadrature des courbes , I , 25, 27 . Hart, 528 ; – Perrolaz, 527 .
Quadrilatère inscriptible , I , 202 , Réciprocité entre les forces élastiques
221 . autour d'un point, V , 225.
Quantités de diverses natures que l'on Réciproque ( engrenage ), I , 382 .
considère dans la mécanique, I , 5 ; Recouvrements ( tiroir à) , IV , 358 .
Quantité de matière, II , 231 ; - de Réduction des forces appliquées å un
mouvement, III , 91 , 262 ; – de cha- solide, II, 81 ; - à trois forces, 82 ;
leur, IV , 222 ; · d'électricité, IV, à deux, 83 ; – d'un système ma
433. tériel à quatre points ou à trois
Questions de cinématique, tome 1 ; V , points, sans altération des moments
i et suiv .; - de statique , tome II ; d'inertie, III , 629 et suiv .; des
V , 50 et suiv . ; de dynamique et coefficients des équations de l'élas
de mécanique des fluides, tome III , ticité, pour les corps homogènes et
tome Il ; V , 68 et suiv . d'élasticité constante , V , 233 , 240 ,
QUINTENZ , II , 376 . 241 ; des équations du mouve
INDEX ALPHABÉTIQUE . 503

ment à la forme canonique , V, 283. ROBERVAL , I , 103 ; II , 433.


Réduites d'une fraction continue, I , Roche, V , 181 .
373 , 520. ROLLAND , IV , 389.
Régime d'une machine, IV , 7 , 8 ; RÖMER , I , 475 .
permanent des fluides , 205 . Rotation , I , 188 ; composition des
Règle de Tchirnhausen, II , 177 , 335 . -S , I , 241 , 247 ; de la terre , I ,
REGSAULT, IV , 258 ; V , 456 . 261 ; III , 288 ; - de l'ellipse décrite
Régulateur, III , 159 ; IV , 382 ; par un point pesant , autour du point
boules ou de Watt , 99, 324, 384 ; le plus bas d'une surface de révolu
astatique, 116 ; Farcot , å bras tion à axe vertical , III , 607 ; - du
croisés, 113 ; Foucault , 114 ; plan du pendule Foucault , 1 , 178 ;
parabolique, 111 ; à ailetles , IV , III , 332.
389 . Rouché, III , 606 .
Reich , V, 100 . Roue menante , menée , 1, 332 ;
Relation entre les rayons de courbure folle, pour éviter les engrenages in
des profils en prise, I , 341 . térieurs, 353 ; d'angle, 360 ; -S
Remarques de dynamique au sujet du de Römer, 475 ; — de champ d'Huy
globe terrestre, V , 101 . gens avec long pignon , 478 ;
RENARD, IV, 406 . tronquée avec pignon mobile, 478 ;
RENAUDOT, V, 475. hydraulique, IV , 295 ; en des
Rendement, II , 463 , 488 , etc .; IV , 10 ; sous , 296 ; en dessus ou à au
- des machines thermiques, 258 ; gets , 298 ; à aubes (navigation ) ,
des transmissions électriques, 450 ; 332 . 1

V , 479 . Rouel, I, 348 .


Renseignements pratiques sur les en- Roulement , I , 268 ; cercle de – , I ,
grenages , I , 368. 293 ; — d'un corps rond sur un plan
Repos, I, 1 ; -
relatif à la surface de incliné , III , 552 .
la terre, III , 323 . Roulettes, I , 325 ; méthode des 345 .
Représentation d'un mouvement qui RUMFORD , IV , 407.
s'accomplit dans l'espace, I , 53 ;
imaginaire d'un système matériel au
S
point de vue des moments d'inertie,
III , 629 ; des pressions par des
colonnes de liquide, IV, 143 . Sadi Carnot , IV , 237 , 407 .
Répulsives ( forces ), II , 8 . SAINT-GERMAIN, V , 100 .
Resal, I , 117 ; II , 624 ; III , 78 , 157 , Saint-LÉGER, II , 600.
174 , 176 , 517 , 562 ; IV , 88 . Saint - VENANT (DE) , V , 241 , 254, 474,475.
Résistance, II , 405 ; accessoire ou SARRAU , IV , 428 .
passive , I , 331 ; IV , 6 ; - au roule- SAVARY, I, 343 , 516 .
ment, II , 480 ; -

de l'air , Ill , 40 , Satellite -limite (vitesse angulaire d'un


202 , 209, 299 ; d'un circuit, IV , -) , V, 102 .
431 ; – des milieux, IV , 371 ; - des Schoute, III , 605 .
matériaux , V , 253 . SCHÜLTZ , I , 489 .
Ressorts , V, 475. SÉBERT, I , 489 ; III , 602 ; V, 475 .
Résultant (couple ) , II , 85. Seconde forme canonique, V , 291.
Résultante, 1 , 59 ; II , 4, 12 ; de Secteur circulaire ( construction d'un
translation , 86 ; travail de la – , 167 ; triangle équivalant à un ) , II , 613 .
- unique , 93 ; - de translation des Section conique, II , 172 ; - s princi
quantités de mouvement, III , 275. pales, III , 141 ; contractée , IV ,
Rétrogradation des planétes, I , 106 . 210 .
Réversible (cycle ) , IV , 230 , 278 ; la SÉGUIN , IV , 407.
machine Gramme est — , IV , 449. Self - induction , IV , 462 ; V , 482 .
Révolutif (mouvement), III , 189. SELLA , III , 614 .
Reye, III , 629 . Semelle, I , 321 .
504
INDEX ALPHABÉTIQUE .
Sens d'une force, II , 5.
corps plongés, 183 ; des corps
Sensibilité d'une balance, II , 368 ;
flottants, 184, 402.
d'un régulateur, IV, 109. Statique, ; tome II de
; II , ; 9questions
, 3 626 ;
Série récurrente , II, 22 ; de Mac- phique, 1 II, Ta
V,
Laurin , — de Laurent , V , 350 ; -S 50 et suiv .
qui représentent les variables du STEINER , II , 344 .
mouvement elliptique, V , 364 ; STEPHANOS ( CYParissos ), I, 594.
de Lagrange, V , 357 ; - 8 trigono- STEPHENSON , I , 449 ; coulisse de – , IV .
métriques, IV , 79 ; V, 364, 457. 345 .
SERRET, III , 606 ; V , 255 , 277 . Stow , I, 533.
Servo -moteur de Farcot , IV , 416 ; STURM , II , 221 ; V, 377 .
électrique, 456. Sulzer ( chaudière ) ,mouveme
IV, 412.
Siemens (mesure, étalon ), IV, 437 ; Superposition des nts et des
(machine ), 447. eflets des forces, V, 424, 472 .
Signes + et I, 8, 55, 60 .... ; II , Sûreté (courbe de ) , III , 30 , 604 .
5, 56 , 71 , 163 ...... Surface développable, I , 228 ; - s de
Similitude statique , II , 209, 256 ; niveau , II,510 ; III , 82 , 85 ; IV , 131 ,
mécanique, III , 120 ; V , 453 . 144 ; V , 90 , 117 ; – pressée unifor
Simpson (Thomas) , I , 27 . mément en tous ses points, IV , 176 ;
Sinusoïde, I , 76 . - équilibre d'un point posé sur une
Sire , V , 101 . , II , 112 , 173 ; équilibre d'un
Soleil ( mouvement apparent du ), I , solide posé sur une — , 132 , 218 :
102.
équilibre d'un fil appliqué sur une -
Solénoïde, IV, 439. 589 ; — courbure des – S , III , 139 ;
Solide naturel , géométrique ou mouvement d'un point sur une —
invariable , I , 183 ; S , II, 7 ; fixe, 132 ; – de résolution , V, 86 ;
composition des forces appliquées à directrice des pressions autour d'un
un solide, II , 81 , 141 ; - dynamique point , V, 227..
des S , III , 383 et suiv . ; -- mou
Suspension de la boussole, 1 , 463 .
vement d'un – libre , 493 ; – de plus Système planétaire, III , 234 , 261 ;
grande attraction , V , 135 . de mesures CGS, III , 603 ; à liai
Somme arithmétique, algébrique , sons complètes, IV , 1 ; — compound ,
géométrique, II , 31 . IV, 415 ; - s moléculaires , V , 219 ;
Son ( vitesse du ), 1 , 49 ; V, 446 , 452 ; invariable, I , 183.
fondamental, V, 463.
Soupape d'admission, d'équilibre,
d'échappement, IV, 329 . T
SPARRE (DE) , V, 99.
Sphère (mouvement sur la ) , III , 250, Tambour de Mattei et Grosbert, I , 487 ;
609 ; géocentrique, heliocen s coniques de MM . Bataille et
trique, I , 479 ; - stangentes à quatre Bloom , 534 .
plans donnés, II , 617 . Tangente aux courbes, I , 108 , 117 ,
Spiral des chronomètres, V , 475 . 196 ; II, 177 , 279 ; V , 41 ; à la
Spirale logarithmique, I , 218 , 401 ; conchoïde, I , 109 ; V, 44 ; Зu cer
d'Archimède, I , 404 ; V , 5 , 62 . cle , I, 112 ; aux sections coni .
Stabilité de l'équilibre, II , 113 ; III , ques, 114, 115 ;
306 ; V, 204, 416 ; du système so-
aux épicycloides,
209 .
laire, III , 376 ; de la rotation Tare du frein de Prony, II , 600.
autour des axes principaux, 562 ; Tautochrone (courbe), III, 171 , 606 .
des machines , obtenue à l'aide de TAYLOR , II , 26 .
contrepoids, IV , 87 ; des loco- TCHEBICHEFF, I , 441 , 518 , 530 .
motives, 88 ; - des machines mari- Température, IV, 246, 510 .
nes , 92 ; — de l'équilibre des liquides Temps, I , 1 , 480 ; perdu , 358.
pesants superposés, 182 ; des Tendance latérale des corps en mou
INDEX ALPHABÉTIQUE. 505

vement à la surface de la terre , III, mécanique de la chaleur, IV, 222 et


330 . suiv. , 406 et suiv. ; V , 476 ; set
Tension d'un fil, II , 29 , 494 ; des questions diverses sur les matières
liens dans les machines, IV, 2, 16 et traitées dans les quatre premiers
suiv. ; d'une bielle à action di- volumes , V , 1 et suiv . ; - du po
recte , 28 , 30 ; éléments de pile tentiel , V , 202 ; du mouvement
réunis en - , IV, 431 ; - électrique, de la lune, V , 363 ; · de la lumière,
436 . V , 476 .
Terre, IV, 4 . Thomson , IV , 408 .
Tele à fourche, I , 423. Ticho BRAHÉ , III , 358 .
Théorème des aires, I , 156 ; III , 72 , Tige de marteau - pilon, II , 452 ; - ex
148 , 208 ; - s généraux, I , 170 ; III , tensibilité des -s, 560 ; élastique
60, 146, 262 ; des quantités de ( oscillation d'un poids pendu à une ),
mouvement, III , 62 , 64 , 147 , 262 ; – III , 358 .
des moments des quantités de mou- Timbre d'un son , V , 463.
vement , 66 , 147 , 272 ; des forces Tir à ricochets, III , 629 .
vives, 35, 78, 288 ; de la moindre Tirage des voitures, I , 486 ; II , 483,
action , 92,148,308 ; - de d'Alembert, 488 .
III , 233 ; IV , 3 , 247, 610 ; - de Meus- Tiroir , IV , 519 ; en D , 320 ; petit
nier, II , 223 ; III, 85 ; du travail . , 322 ; s superposés, 414 .
virtuel, III , 171 et suiv . , 571 ; III , 296 ; TISSERAND, V , 182 , 401 .
de Poinsot, III , 454 ; - de Carnot, Tore , II , 322.
III , 589 ; – de Reye , III, 629 ; – sur TORRICELLI, IV , 221 .
l'ellipse, I , 150 ; – de Coriolis (mou- Torsion , V, 254.
vement relatif), I, 274 ; de Bobil . Toupie, III , 481 , 622 .
lier, I , 306 ; — sur la perpendiculaire Tourillons, I , 321 .
à deux profils en prise ( engrenages), Tourteaux , I , 348 .
1 , 355 ; – de M. Stephanos , 1 , 505 ; Tracé de l’ellipse, I , 199 ; – du paral
- des moments ou de Varignon, II , lélogramme de Watt, 439 ; des
60 , 63 ; de Chasles et Möbius, II , circonférences de grand rayon , 443 ;
102 ; de M. Mannheim , II , 216 ; - de la courbe des espaces, 481 ; —
- de Sturm , 221 ; – de Guldin ou des profils de roues dentées, 517 .
de Pappus, II , 317 ; – de Lancret, Train de roues dentées, 1 , 371 ; - S

II , 344 ; s sur les centres de gra- épicycloïdaux, 55 ; 1, 375, 379, 581,


vité , II , 330 ; de Delaunay , II , 386 , 465 ; V , 39 ; de Houldsworth ,
537 ; – des transversales, II , 50 ; I , 471 ; – de M. Marcel Deprez, V ,
- sur les polygones funiculaires 39.
qui tiennent en équilibre les mêmes Traineau , II , 462.
forces, II,627 ; - de Desargues, II , Trajectoire, 1 , 7 ; — détermination de la
629 ; – de l'accélération angulaire, - , 179 ; – d'un projectile , III , 58 ;
III , 385 ; de l'accélération angu- – problème des – s fermées , 377 ,
laire généralisé , IV , 28 ; – d'Archi- 613 .
méde, IV, 177 ; – de Clausius , 278 ; Tranche immobile , IV, 366 .
- de Daniel Bernoulli, IV , 203, 208 ; Transformation par ordonnées réci
- de Torricelli , IV , 210 ; – sur les proques , V , 2 ; – par rayons vec
rayons de courbure des trajectoires teurs réciproques, I , 160, 442, 527 ;
dans le cas d'une attraction centrale , de la fonction X , V, 386 .
V, 103 ; – de M. Yvon Villarceau , V , Translation , I , 186.
208 ; – de Mac-Laurin , d'Ivory , Transmission par adhérence, I , 330 ;
V, 158 ; de Lambert, V , 394 ; - par engrenage, 332 ; – par cour
de Liouville , V, 176 ; — de Poisson , roie , 413, 420 ; – par lien rigide,
V , 504 . I , 412 : - par bielle et manivelle ,
Théorie des couples , II , 70 ; - du régu- 197 ; par bielle et manivelles
lateur à force centrifuge, IV, 103 ; - inégales, 429 ; - s du balancier ,
506 INDEX ALPHABÉTIQUE .
432 ; -- Bourdon , 532 ; – Malescheff, appliquées à un solide aient une ré
532 ; des pressions dans les flui- sultante —) , II , 93.
des, IV , 128 ; du travail dans les Unité d'angle, I , 33 ; de temps , 2,
machines hydrauliques, 215, 218 ; 12, 261 ; de poids, II , 229 ; de
dų travail à distance , IV , 449 , travail , IV , 5 ; s électriques , IV ,
457 ; - entre les aiguilles d'une 437 ; de bauteur, V , 199.
montre , V, 10 . UPMANN , IV, 428 .
Transport horizontal des fardeaux, II , Usage analytique du théorème du tra
484 ; IV , 292 . vail virtuel, II , 203 ,
Travail, II , 163 ; - virtuel , 163 ; Utile (travail ) , IV , 15 .
élémentaire, 163 ; total, 164 ;
de la résultante de plusieurs forces,
168 ; - d'une force appliquée à un V
corps tournant, 169 ; des forces
mutuelles, 186 ; -- des forces de liai- Valet de menuisier , II , 455.
son , 200 ; – de la pesanteur, 317 ; Valeur moyenne d'une fonction , I, 436 ;
dans les machines, 410 ; du V , 274 .
frottement , I , 331 ; II , 443 , 468 ; Vapeurs, V, 119, 261 , 285 ; - saturées
du frottement d'un fil qui glisse sur IV, 263.
une surface , II , 594 ; de l'exten- Variation brusque des vitesses , 1 , 174 ;
sion d'une tige, II , 563 ; des for- III , 312 , 416, 576 et suiv ., 624 ;
ces dans le mouvement , III , 78 ; de la pesanteur à la surface d'un
de la force d'inertie , 127 ; de ellipsoïde aplati , V , 177 ; des ar
la force d'inertie d'entraînement bitraires, V , 326 ; s (calcul des ).
dans le mouvement relatif, 352 ; III , 95 , 149, 179 , 209, 308.
dans les machines, IV, 4 ; – moteur , VARIGNON , I , 250 ; II , 63 , 500 ; III , 70 .
utile , des résistances passives , Vases communiquants, IV , 163.
de la pesanteur, IV , 6 ; des Vélocipede, III , 571 .
pressions exercées par une masse Vent, I , 99.
gazeuse qui se déforme, 174 ; dans Ventres d'un tuyau vibrant, V , 462 .
la machine à vapeur, 274 ; des Vérification de la règle de la composi
moteurs animés , 290 ; – de l'appro- tion des forces, II , 29 .
fondissement d'un puits, V, 63 ; Verticale, II , 226.
de la déformation des solides élasti- Vibrations des cordes,V , 436 ; – longi
ques , V , 248 . tudinales des tiges élastiques , y ,
TREDGOLD , I , 362. 437 ; transversales d'une tige
Tresca, V , 254. prismatique, V, 474 ; – d'un gaz
Treuil, II , 415 ; différentiel, ou chi- indėlini, V, 464 ; de l'air dans un
nois , I , 463 ; II , 417 ; – des carriers, tuyau cylindrique, V , 448 ; des
419 ; III , 544, 550 . plaques, — des membranes, V, 475 .
Triangle d'inertie, III , 391 , 465 ; centre Vires in posse, vires in actu , IV, 288.
de gravité du - II , 262 ; centre de Viriel de M. Clausius, V , 208 .
pression du — , IV, 169. Vis butantes, I , 323 ; - sans fin , 329 ,
Trigonométrie (formules de dé . 366 ; - d'Archimède, 460 ; dilfe
montrées par la statique ) , II , 282 . rentielle de Prony, 466 ; ( équili
TscHIRNUAUSEN, II , 177 . bre de la) , II, 457 ; – équilibre de la
Tube d'inversion ( locomotive ) , IV , 99 . sans fin , 473 .
Turbine, IV , 295 et suiv. Viscosité, IV , 121 , 123.
Vitesse, 1 , 11 , 15 ; moyenne, 14 ,
U 39 ; angulaire, aréolaire ,
linéaire, 33 ; de la vitesse , ou
accélération tangentielle , 35 ; des
Uniforme (inouvement), I , 11 . projectiles , 487 ; dans le mouve
Unique (condition pour que les forces ment projeté, 57 ; aréolaire , 68 ,
INDEX ALPHABÉTIQUE. 507

69 ; dans le mouvement relatif,


absolue, — rotative, d'entrai W
nement, 89 ; de la lumière , I ,
100 ; IV, 435 ; du son dans l'air, I , Watt , I, 380, 434 ; IV , 90 , 411 .
49 ; III , 254 , 584 ; V, 452 , 471 ; Weyer et Richmond (machine de MM . ),
du son dans les tiges , V, 441 , 446 ; IV , 416 .
de la terre dans son orbite , I ,
WHEATSTONE, IV, 447 .
100 ; s simultanées, I , 90 ; ac
quise élémentaire, 122 ; aréolaire
Wheelock (machine de) , IV , 416.
WHITE , I , 357 ; II , 478 .
constante , 146 ; angulaire d'un Wilde, IV, 447 .
solide, 189 ; - s simultanées des di
Willis, I , 327 , 557 , 369, 380 , 422 .
vers points d'un solide, 235 ; de
Woolf (machine de) , IV , 325 , 415.
glissement de deux corps tournant WROBLEWSKI, IV , 405 .
en contact, 396 ; initiale du bou
let å la sortie de la pièce, IV, 369.
Vive eau , IV , 153 . Y
Volant, IV, 35 et suiv .; d'outil, 37.
62 ; pour une machine à balan YOUNG , V , 476 .
cier, 52 ; -
établissement d'un Yvon-YILLARCEAU , IV , 88 , V, 208 .
dans le cas général, IV, 48 , 378 .
Volontaires (mouvements), IV, 287 . z
Volt (unité), IV , 287 .
Volume (évaluation d'un ), II , 320 ;
du cylindre tronqué, 328 ; -
spéci Zéro absolu (température), IV , 226 .
fique, IV , 227 . ZEUNER, I , 443 , 446 ; IV , 265 , 272 .

FIN DE L'INDEX ALPHABÉTIQUE .


TABLE DES MATIÈRES

Théories et questions diverses sur les matières traitées


dans les quatre premiers volumes.
CHAPITRE PREMIER .
QUESTIONS DE CINÉMATIQUE .
Courbe des vitesses en fonction des espaces. 1
Courbe des vitesses en coordonnées polaires . 4
Problèmes sur le mouvement relatif. 6
Courbes de poursuite . 21
Recherche des courbes roulantes dans le mouvement épicycloidal . 23
Problème sur la cycloïde . . 26
Problème de M. Édouard Lucas. 29
Train épicycloïdal de l'appareil enregistreur de M. Marcel Deprez. 39
Remarque sur la manière de tronver les tangentes de certaines consbes. 41
Sur les ovales de Descartes . . , 45

CHAPITRE II .
QUESTIONS SUR LA STATIQUE .
Composition des forces parallèles. . 50
Équilibre intérieur d'un système articulé. 52
Contrepoids compensateur du poids des câbles dans les machines d'ex
traction . . 56
Travail de l'approfondissement d'un puits . 63
Courbes funiculaires. . . 68

CHAPITRE III .
QUESTIONS SUR LA DYNAMIQUE ET SUR LA MÉCANIQUE DES FLUIDES.
Mouvement des projectiles dans un milieu dont la résistance est propor
tionnelle à la vitesse. . . 68
Cas particulier du mouvement d'un point sur une circonférence , et du
mouvement projeté sur un diamètre. . . 73
Propriétés du mouvement d'un système matériel quelconque 76
Lignes géodésiques d'une surface de révolution . . 84
Surfaces de niveau dans un cas d'équilibre relatif. 90
Moments d'inertie . Distribution des axes principaux dans le plan 94
Forme de l'herpolodie de Poinsot . . . . 99
Preuves mécaniques de la rotation de la terre. 100
Quelques remarques sur la dynamique . 101
Sur le mouvement elliptique des planètes. 102
510 TABLE DES MATIÈRES .

COMPLÉMENTS .

LIVRE PREMIER .

De l'attraction .

CHAPITRE PREMIER .
Généralités. 113
Attraction d'une sphère . 123
Cas où le point attiré fait partie du système attirant. 127
Attraction du cylindre indéfini. 129
Attraction d'un cylindre droit à base circulaire sur un point situé sur son
axe de figure . ... 1.33
Solide de plus grande attraction . 135

CHAPITRE II .
Attraction des ellipsoïdes . . . 138
Attraction d'un ellipsoïde creux sur un point intérieur 142
Attraction sur un point extérieur . 143
Attraction d'une courbe ellipsoïdale sur un point placé sur sa surface exté
rieure . ... 146
Attraction d'un ellipsoïde homogène sur un point extérieur. 152
Théorèmes de Mac- Laurin et d'Ivory . . . 158

CHAPITRE III .
Forme d'équilibre relatif d'une masse fluide homogène, animée d'un mou .
vement de rotation uniforme autour d'un axe fixe, et soumise aur
attractions mutuelles de ses parties. . 169
Ellipsoïde å axes inégaux . 174
Théorème de M. Liouville . 176
Variation de la pesanteur à la surface d'un ellipsoïde de révolution 177
aplati . .
Distribution hypothétique des densités dans l'intérieur du globe terrestre . 179
Anneau de Saturne. 183
Marées . 193

CHAPITRE IV .

Extension de la théorie du potentiel. . 202


Stabilité de l'équilibre d'un système . 204
Viriel de M. Clausius . Théorème de M. Yvon Villarceau 208
Définitions et notations de Lamé. 210
Force vive d'un système de corps solides, quand on tient compte des
mouvements vibratoires .. 212
TABLE DES MATIÈRES. 511

LIVRE II .
Principes de la théorie de l'élasticité .
CHAPITRE UNIQUE .
Généralités. 218
Équilibre du parallélépipède élémentaire . 221
Équilibre du tétraèdre élémentaire. . . 223
Ellipsoïde d'élasticité et surface directrice . 225
Déformation du solide . . 229
Évaluation des forces élastiques. 232
Réduction des coefficients . 233
Équilibre d'élasticité. 242
Coefficient d'élasticité 246
Travail de la déformation . Théorème de Clapeyron . 248

LIVRE III
Dynamique analytique.
CHAPITRE PREMIER .

Méthode de Jacobi dans le cas des points libres. . . 255


Application au mouvement d'un point attiré vers un centre fixe 259
Mouvement d'un point attiré vers deux centres fixes . . . 274
Théorème de Jacobi dans le cas d'un nombre quelconque de points libres . 277
CHAPITRE II .
Réduction des équations du mouvement à la forme canonique, et théo
rème de Jacobi dans le cas général. Première forme canonique. 282
Mouvement d'un point pesant sur une sphère fixe. 289
Seconde forme canonique. . 291
Intégrale des forces vives. . 292
Théorème de Jacobi dans le cas général. 298
Théorème de Poisson. . . . 304
Changement des variables p et g en a . 311
Équations du mouvement d'un solide autour d'un point fixe . 315

CHAPITRE III .
Mouvement de translation des corps faisant partie du système solaire. . 318
Mouvement par rapport à des axes de direction constante menés par un
des points du système . . . 322
Méthode générale de la variation des arbitraires . 327
Application de la méthode de Jacobi au problème de la variation des arbi
traires . . 331
Solation approximative du problème du mouvement troublé . 337
Invariabilité des grands axes et des moyens mouvements . 348

CHAPITRE IV.
Développements en série, Généralités . 350
Développement de la fonction perturbatrice. 355
512 TABLE DES MATIÈRES .
Développement des variables du mouvement elliptique. 364
Fonctions Xn de Legendre . .. 374
Transformation de la fonction Xn . 386

CHAPITRE V.
Théories diverses. Théorème de Lamber:. . 394
Application de la méthode de Jacobi au problème de l'équilibre d'un fil . 398
Indications bibliographiques. 401

LIVRE IV .

Mécanique vibratoire .

INTRODUCTION .
Intégration des équations différentielles auxquelles conduit le problème. 403
CHAPITRE PREMIER
Du mouvement oscillatoire d'un système de points autour d'une position
d'équilibre 412
Stabilité de l'équilibre . Oscillation d'un point pesant . 418
Superposition des mouvements et des effets des forcne.
CHAPITRE II .
Problème des cordes vibrantes . 427
Détermination des fonctions arbitraires. 434
Vibrations longitudinales des tiges tiques . 457
Démonstration élémentaire de la formule de la vitesse du son . 446

CHAPITRE III .
Mouvement vibratoire de l'air dans un tuyau cylindrique.. 448
Vitesse du son dans les gaz . 452
Intégration de l'équation des cordes vibrantes au moyen des séries trigo
nométriques : 457

CHAPITRE IV .
Mouvements vibratoires d'un gaz homogène indéfini en tous sens . 464
Intégration de l'équation du mouvement. 467
Vitesse du son dans l'air 471
Principales recherches qui se rattachent à la mécanique vibratoire. 474
Note additionnelle sur l'expérience de Creil ( 1885-86) (transmission élec
trique du travail à distance 477
Errala . 485

INDEX ALPHABÉTIQUE, comprenant les renvois aux matières traitées dans les
cinq volumes . 487

13 257. — Imprimerie A. Lahure, 9, rue de Fleurus, à Paris.


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