Kour RTCO ESPA
Kour RTCO ESPA
Chapitre 1
I.1 Présentation
Le terme réseau recouvre des ensembles très variés dans les domaines économique,
géographique, humain, social, technique, etc. C’est un concept très général qui définit
souvent une organisation structurante et inclut de nombreuses utilisations.
Un réseau de télécommunications est un ensemble d’équipements interconnectés qui
permet de transporter de l’information d’un accès d’usager à un autre accès d’usager. A
chaque accès est connecté un terminal ou un réseau privé interconnectant plusieurs
terminaux.
Un réseau offre à l’usager :
une certaine capacité de transport d’information
un certain nombre de services.
La capacité de transport d’information peut être caractérisée par la nature de l’information
transportée et par un certain nombre attributs : par exemple, le réseau téléphonique
analogique permet le transport bilatéral de signaux analogiques dans la bande 300-3400 Hz.
Différents types de service de communication peuvent être offerts par un réseau, par
exemple :
Un service de liaisons louées dans lequel le moyen de transport est en
permanence établi entre deux points donnés.
Un service de réseau commuté : les ressources de transmission peuvent être
mises en commun entre les usagers avec une certaine probabilité d’échec lors
d’une demande d’établissement de connexion.
Un réseau de télécommunications est composé de deux plans :
Le plan de transport qui offre les fonctions de transport d’information.
Le plan de commande du réseau qui, à la commande de l’utilisateur, établit
les liaisons nécessaires dans le plan de transport.
Le passage d’applications fortement synchrones est avant tout le souci des réseaux de
télécommunications. En effet, l’application de base est la parole téléphonique.
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Cours Réseaux de Télécommunication ESPA
= destinataire =source
Types de réseaux
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Dans ces réseaux, l'information est transmise depuis le terminal de départ jusqu'au terminal
d’arrivée au travers d'une série de nœuds connectés entre eux par des liaisons de
transmission ; chaque nœud agit comme un aiguillage actionné sur base de l'adresse du
destinataire.
Les réseaux de diffusion peuvent établir des communications bidirectionnelles, les plus
connus sont :
Dans ces réseaux, l'information (paquet, message) est transmise depuis le terminal de
départ sur un milieu de transmission accessible à tous les terminaux. A la réception, chaque
terminal qui reçoit le message émis examine l'adresse du message et détermine si celui-ci lui
est destiné ou non.
La ressource de transmission étant partagée par tous les terminaux, un mécanisme d’accès
est nécessaire pour ce type de réseaux.
Les réseaux cellulaires peuvent être rangés dans la catégorie précédente pour la partie accès
des mobiles via l’interface radio dans les cellules. Pour la partie « fixe » qui écoule les
communications, ils utilisent des réseaux commutés (circuits et/ou paquets).
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Cours Réseaux de Télécommunication ESPA
Une vue plus courante chez les opérateurs de télécommunications consiste à découper le
réseau en couches :
Ces réseaux fonctionnels peuvent eux-mêmes être découpés en couches : une couche
commutation et/ou routage, une couche service proprement dite, une couche service à
valeurs ajoutées,…
Le réseau de transport ou de transmission relie entre eux les nœuds des réseaux de service
(i.e. les commutateurs, les routeurs, les serveurs,...) et assure aussi la connexion des
équipements terminaux qui permettent aux clients d’accéder et d'utiliser les services.
Typologiquement, le réseau de transmission est habituellement divisé en :
réseau local ou réseau d’accès : la partie qui relie des terminaux aux nœuds
d’accès des réseaux
Nœud
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Réseau d’accès
Réseau cœur
I.2.3 Services
Les services sont caractérisés par une série de caractéristiques qui constituent la QOS ou
« Quality Of Service ». Des paramètres types sont affectés à la QOS et doivent pouvoir être
supportés par des réseaux qui assurent ces services.
Les services interactifs en temps réel, voix/données, qui sont les plus exigeants en terme de
contraintes temporelles (ex : la téléphonie, la visiophonie), nécessitent :
Pour les services de type multimédia : le réseau est amené à supporter plusieurs types de
services, comme les précédents.
Afin de satisfaire la QOS, sans rendre la spécification de tous les paramètres trop flexible et
impossible à gérer, les réseaux (ou couches de réseau) proposent quelques « classes de
services » (Class Of Service, COS).
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Cours Réseaux de Télécommunication ESPA
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Cours Réseaux de Télécommunication ESPA
Gestion commerciale
Gestion de service
Gestion de réseau
SSUT Code du point d’origine
Gestion des éléments de réseaux
Message
Hiérarchie fonctionnelle du RGT
Le RGT propose une découpe en cinq aires fonctionnelles de l’ensemble des activités de
gestion. Ces cinq aires sont les suivantes :
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Cours Réseaux de Télécommunication ESPA
Chapitre 2
Réseau de transmission et système de commutation
II.1 Présentation
Le réseau de transmission est constitué par les liaisons entre les différents équipements d’un
réseau de télécommunication.
L'information émise par une source (voix, texte, image) est présentée sous une forme
analogique (ex : signal électrique produit par un téléphone) ou sur une forme numérique
(ex : une série de bits produit par un PC : Personal Computer).
Cette information, pour être émise, est convertie en un signal d’entrée (ou message) qui
peut être numérique ou analogique. Fondamentalement, un signal est toujours une
grandeur physique analogique et cette discrimination réfère donc au contenu de
l'information qu'il transporte.
Un signal analogique prend des valeurs continues et varie en amplitude, fréquence et phase.
Un signal numérique prend une série de valeurs discrètes représentées par un signal
élémentaire appelé moment. Le débit de moments s’exprime en Bauds. Chaque moment qui
dispose de M valeurs discrètes peut transporter log 2 M éléments binaires.
Les signaux analogiques peuvent être convertis en signaux numériques et inversement par
des équipements appelés codeur/décodeur (CODEC) ou modems
(modulateur/démodulateurs).
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Cours Réseaux de Télécommunication ESPA
Milieu de transmission
b- Codage source :
Il est utiliser uniquement pour les transmissions numériques, permet de supprimer toute
redondance dans le message issu de la source d’information. Après codage de source, le
message est sous forme concise c'est-à-dire qu’il est représenté à l’aide d’un nombre
minimal de symboles. Et chacun de ses symboles doit être fidèlement transmis, cela vient du
fait que le message est constituer par une suite d’élément binaire mutuellement
indépendants et prenant les valeurs 0 et 1, avec des probabilités p 0 et p1.
Caractérisons cette source codée par le sigle i-i-d, qui signifie source à éléments binaires
indépendants et identiquement distribués sur l’alphabet {0,1}.
c- Codage canal :
C’est aussi une fonction spécifique aux transmissions numériques, introduit de nouveau de
la redondance dans le message issu du codeur de source suivant une loi donnée. Cette
redondance, connue du décodeur de canal, permet de détecter, voire corriger les erreurs de
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Cours Réseaux de Télécommunication ESPA
transmission. Le principe est comme suit, si la loi imposée est respectée, on considère qu’il
n’a pas eu d’erreurs de transmission. Dans le cas contraire, on détecte la présence d’erreurs
que l’on peut éventuellement corriger. Le codage canal n’a pas véritablement son
équivalent en transmission analogique.
Les codes cycliques (CRC), les codes convolutifs, les codes de parité, … font parti de ce type
de codage.
d- L’émetteur :
Puisque la suite d’éléments binaires représente le message numérique est une grandeur qui
ne déplace jamais, on ne peut pas l’émettre appelé grandeur abstrait, il est nécessaire de lui
associer une représentation physique, sous forme d’un signal électrique. C’est la première
fonction de l’émetteur, connu en général opération de modulation.
Cette opération consiste à associer à chaque mot de n éléments binaires (n - uplet) issu du
message, un signal Si(t), i = 1, …, M, de durée T = nTb, choisi parmi M = 2n signaux, en
fonction de la réalisation du n – uplet.
Le message binaire de débit D est donc représenté par un signal, dont on définit alors la
rapidité de modulation R exprimé en Bauds, comme le nombre des signaux émis par le
modulateur par unité de temps :
(Bauds)
L’opération de modulation est illustré sur la figure suivante lorsque n = 1, c’est à dire
transmission binaire. Dans cette exemple deux signaux sinusoïdaux S 0(t) et S1(t), de même
fréquence et déphasés de Π, sont respectivement associés aux éléments binaires 0 et 1.
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Cours Réseaux de Télécommunication ESPA
α0 = 0 α1 = 0 α2 = 1 α3 = 1
S0(t)
S0(t - T) S1(t – 2T) S1(t - 3T)
Illustration de l’opération de modulation
A part de l’opération de modulation, il ne faut pas oublier que l’émetteur se charge aussi :
une fonction d’adaptation du signal modulé au milieu de transmission, le filtrage du
signal modulé pour limiter sa bande,
il permet à plusieurs utilisateurs de partager un même milieu de transmission sans
risque d’interférence,
et enfin lorsque la bande allouée à la transmission est centré autour d’une fréquence
f0 élevée, le modulateur élabore parfois un signal dont le spectre est centré autour d’une
fréquence dite intermédiaire et plus basse que la fréquence f0 ; l’émetteur assure alors une
fonction de changement de fréquence qui permet de centrer le signal modulé autour de la
fréquence f0 souhaitée.
e- Le canal de transmission :
Le canal de transmission est un élément de la chaine de communication toujours délicat à
définir puisqu’il n’a pas la même signification selon que l’on se place du point de vue de la
propagation, de la théorie de l’information ou de la théorie des communications.
Le canal de transmission
Pour ce qui nous concerne, c'est-à-dire au sens de la théorie des communications, le canal
de transmission peut inclure le milieu de transmission, le bruit, mais aussi, éventuellement,
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Cours Réseaux de Télécommunication ESPA
le filtre d’émission placé physiquement dans l’émetteur, ainsi que les antennes d’émission et
de réception pour les transmissions en espace libre.
Cette représentation du canal de transmission, illustrée sur la figure précédente, revêt un
caractère plutôt symbolique mais est bien adaptée à l’analyse que nous ferons de la chaîne
de transmission.
Le milieu de transmission représente le lien physique entre l’émetteur et le
récepteur ; il est pratiquement constitué par l’un des supports suivants :
– un câble bifilaire, dont la bande passante est faible et qui est en général
réservé pour les transmissions à bas débit (inférieur à 2Mbps sur le réseau téléphonique),
– un câble coaxial, qui possède une bande passante plus importante que le
câble bifilaire. Le câble est utilisé pour connecter les centraux téléphoniques avec un grand
nombre de communications.
– une fibre optique avec une bande passante très élevée et sa faible
atténuation. Les fibres sont utilisées pour les réseaux terrestres à grande capacité (plusieurs
Gbps).
– l’espace libre, qui utilise la propagation d’un code électromagnétique dans
l’atmosphère.
Le bruit est une perturbation aléatoire dont les origines sont le milieu de
transmission (bruit externe), ou les composants électroniques utilisés dans le récepteur
(bruit interne). Les contributions du bruit interne et externe seront prises en compte dans
une source unique de bruit B(t) située en amont du récepteur. Les dispositifs électroniques
du récepteur seront alors supposés idéaux, c'est-à-dire nulle, stationnaire, indépendant du
signal émis et de densité spectrale de puissance non générateur de bruit. Ce bruit peut être
modélisé par un processus, aléatoire gaussien, à moyenne bilatérale uniforme :
f- Le récepteur :
Le principal rôle du récepteur est de retrouver l’information émis par la source à partir du
signal reçu. Les blocs qui sont responsable de cette opération comprennent des circuits
d’amplification, de changement de fréquence, de démodulation pour la transmission sur
onde porteuse, de filtrage puis d’échantillonnage et le circuit de prise de décision.
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Cours Réseaux de Télécommunication ESPA
Le multiplexage est un procédé qui permet la transmission de plusieurs signaux sur un même
circuit. Cette notion est souvent associée à celle de méthode d’accès, dite d’accès multiple,
des différents usagers à une ressource commune.
En général, il y a trois architectures possibles basées sur trois différents concepts d’accès
multiple (par ordre d’apparition chronologique) :
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Cours Réseaux de Télécommunication ESPA
Dans une architecture FDMA, chaque utilisateur se voit attribué une bande de
fréquence donnée pour toute la durée de la communication. Les canaux (fréquences)
disponibles sont assignés à la demande, sur la base du premier arrivé, premier servi, à des
utilisateurs demandeurs pour écouler un appel, ou à ceux pour qui un appel arrivant a été
reçu. Chaque fréquence ne transmet qu’une seule communication à un moment donné.
Dans les systèmes FDMA modernes, un ou plusieurs des canaux disponibles est
utilisé comme canal de contrôle. Dans le cas d’un appel lancé par un mobile, la demande
d’appel comprenant la transmission des bits de numérotation et quelquefois d’autres
opérations d’initialisation, est transmise sur ce canal du mobile vers la base.
La base transmet ensuite sur ce canal des instructions au mobile pour le commuter
vers une fréquence de conversation pour transmettre. L’assignation de fréquence est
menée à bonne fin rapidement et automatiquement ; elle est transparente pour
l’utilisation mobile.
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Cours Réseaux de Télécommunication ESPA
- Un seul circuit par porteuse : chaque canal FDMA est conçu pour ne
transporter qu’un seul circuit téléphonique.
- Nécessité d'un espace de garde entre les canaux: car il est impossible de
concevoir un émetteur qui n'émet strictement que dans la bande de
fréquence allouée
b- Avantages du FDMA
c- Inconvénients du FDMA
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Cours Réseaux de Télécommunication ESPA
a- Avantages du TDMA
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Cours Réseaux de Télécommunication ESPA
- Transmission par paquets : ceci influe sur l’effet des interférences, car à un
moment donné il n’y a qu’une partie des mobiles en opération qui sont
réellement en émission.
- Coût de système partagé plus bas : car chaque canal radio est effectivement
partagé par un grand nombre d’abonné.
b- Inconvénients du TDMA
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Cours Réseaux de Télécommunication ESPA
Chez les deux systèmes précédemment cités, chaque utilisateur émet durant son
intervalle de temps (TDMA) ou à travers la fréquence allouée par le système (FDMA). Ceci
a pour principal avantage de supprimer théoriquement les interférences entre les
différents usagers du système.
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Cours Réseaux de Télécommunication ESPA
Mais CDMA possède plusieurs avantages, qui peuvent faire pencher la balance de
son côté lors du choix pour un nouveau système (surtout pour les mobiles):
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Cours Réseaux de Télécommunication ESPA
Utilisée dans les systèmes de transmission sur FO (Fibre optique), il s’agit d'utiliser plusieurs
porteuses avec des longueurs d’onde différentes qui véhiculent des flux de bits distincts. Par
exemple, au lieu de transporter 10 Gbit/s sur 1 longueur d’onde, on transporte 4 systèmes
de 2,5 Gbit/s sur 4 longueurs d’onde. L’avantage dans ce cas est de pouvoir augmenter la
distance sans répéteurs.
La modulation par impulsions et codage (MIC) est une technique de transmission utilisée
pour transporter un signal analogique sous une forme numérique. Cette technique permet
d'augmenter la capacité des supports en nombre de voies.
4 µs
0,5 s
12345678
125 s
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Cours Réseaux de Télécommunication ESPA
Une trame est composée de 32 voies temporelles (VT), 30 voies de parole et 2 voies de service,
la VT n° 0 (verrouillage de trame) et la VT n° 16 (signalisation). Chaque voie comprend 8 bits
correspondant à un échantillon du signal analogique.
Le codage binaire de ces 8 bits permet d'obtenir 28 = 256 plages d'échantillonnage. Le débit
d'une voie temporelle est de 8 000 x 8 = 64 000 bits ou 64 kbit/s. Le débit de la trame
complète de 32 voies est de 64 x 32 = 2 048 kbit/s, constituant le premier niveau hiérarchique :
2 mégabits. Les autres niveaux hiérarchiques sont obtenus par multiplexages successifs.
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Cours Réseaux de Télécommunication ESPA
Le premier niveau de cette hiérarchie est le STM1 (155,52 Mbit/s) (STM : Synchronous
transfer module). Les niveaux supérieurs sont :
STM 4 à 622,08 Mbit/s
STM16 à 2488,32 Mbits/S (dit 2,5Gbit/s)
STM 64 à 9953,28 Mbits/s (dit 10 Gbit/S)
Ces informations ne transitent plus sur des câbles, mais sur des fibres optiques.
La commutation de circuit est un type de commutation dans lequel un circuit joignant deux
interlocuteurs est établi à leur demande par la mise en bout à bout de circuits partiels. Le
circuit est désassemblé à la fin de la transmission.
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Cours Réseaux de Télécommunication ESPA
Un paquet est l’entité de base acheminée par les réseaux. Un paquet contient un nombre
variable ou fixe d’éléments binaires. Longtemps assez courts, de façon à optimiser les
reprises sur erreur, les paquets se sont allongés à mesure que les taux d’erreur diminuaient.
Ils peuvent atteindre aujourd’hui plusieurs milliers d’octets.
Commutation de paquets
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Cours Réseaux de Télécommunication ESPA
Introduite dans les années 60, elle est basée sur des paquets de données de longueur
variable et pour des réseaux avec une mauvaise qualité de transmission. Les protocoles mis
en oeuvre par le réseau opèrent au niveau des couches 1, 2 et 3 du modèle OSl (Open
system International).
Les paquets utilisés sont de longueur fixes (appelés cellules, de longueur = 53 octets ; 48
octets d'information et 5 octets d'en tête). La longueur fixe de la cellule et le fait que le
réseau n’opère plus que sur les couches 1/2 assurent une très grande vitesse.
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Cours Réseaux de Télécommunication ESPA
Chapitre 3
Réseau d’accès
III.1 Présentation
Les réseaux d'accès forment la partie qui relie l'équipement terminal de l'utilisateur et le
réseau de l'opérateur. Cette partie est parfois désignée par l’expression « derniers
kilomètres du réseau ».
Le réseau public de téléphonie utilise une paire de cuivre comme support physique. Le
réseau d’accès téléphonique est un réseau dédié basé sur la commutation de circuits (TDM).
Le RTC est aussi de plus en plus utilisé pour un accès à Internet en mode commuté.
Historiquement utilisé pour fournir des services de voix analogique, il a intégré les
technologies numériques autorisant de nouveaux services. Le RNIS est un service de
téléphonie numérique qui permet de fournir des services voix et données à des débits de 64
ou 128 kbit/s en utilisant la paire de cuivre traditionnelle.
Les technologies xDSL permettent d’utiliser les paires de cuivre du réseau public de
téléphonie afin d’offrir des services de données à haut débit. Différents types de
technologies xDSL, offrant des débits symétriques ou non, ont été développés ou sont en
cours de spécification pour offrir l’adéquation entre les technologies utilisées et les services
souhaités, ainsi qu’une augmentation des débits utilisables.
Le mot DSL (Data Subscriber Line) indique une ligne d'abonné pour les données. Le x devant DSL
précise le type de modem.
Le modem le plus classique est précisé par un A (Asymmetric) devant le signe ADSL (Asymetric
Digital Subscreiber Line), qui donne un débit asymétrique, quatre fois plus important dans le
sens descendant que dans le sens montant.
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Cours Réseaux de Télécommunication ESPA
Cette technologie a été développée pour permettre un transport de trafic à très haut débit.
Elle a été à l’origine surtout utilisée :
Pour les réseaux longs distance. En effet, une fibre optique monomode peut
supporter des transferts allant jusqu’à 200 Gbit/s sur des dizaines de
kilomètres sans répéteur. Ainsi tous les réseaux longue distance reposent sur
le support optique et utilisent les technologies PDH ou SDH sur DWDM.
L'utilisation du câblage des opérateurs vidéo est une solution pour obtenir un réseau de
distribution haut débit. Ce câblage a pendant longtemps été constitué de CATV (Câble TV),
dont la bande passante dépasse facilement les 800 Mhz.
Les systèmes HFC associent une partie en fibre optique entre la tête de réseau, et le début
de la desserte par le CATV. Elle combine les avantages de la large bande passante de la fibre
optique (utilisée au plus près de l’abonné) et les coûts faibles de la technologie câble coaxial
(utilisée pour la desserte terminale).
La technologie hertzienne peut être facilement utilisable dans la boucle locale. C'est le but des
techniques WITL (Wireless In The Loop), qui permettent, avec un minimum d'infrastructure
terrestre, de relier un opérateur à ses clients.
Le principe de la BLR consiste à remplacer les derniers kilomètres de lignes filaires arrivant
au foyer de l'abonné par des liaisons radio directives en mode point à multipoint entre une
station de base (BS) reliée au réseau opérateur et plusieurs stations terminales (TS) reliées
aux réseaux clients. Le lien radio ne peut couvrir qu’une distance maximale de 5 ou 6
kilomètres dans la bande des 26 GHz et d’une dizaine de kilomètres dans la bande 3,5 GHz.
Le réseau BLR se contente d’encapsuler les données dans des trames et ainsi ne limite
aucunement les types de services pouvant être offerts. Aujourd’hui, les services utilisant la
technologie BLR couvrent une large gamme de services de communication, à savoir :
L’accès à Internet haut débit,
Les liaisons louées,
La téléphonie de base,
Les réseaux privés virtuels (VPN Virtual Private Network) et l’interconnexion
de LAN,
Le transfert de fichier en temps réel, la vidéo streaming
Le réseau d'accès peut utiliser les techniques de distribution par satellite. A partir d'un
utilisateur ou d'un point de regroupement d'utilisateurs, il est possible de passer par un
satellite pour accéder à un point d'accès du réseau d'un opérateur.
30
Cours Réseaux de Télécommunication ESPA
Deux grands types de satellites peuvent être distingués : les satellites de diffusion, dits
traditionnels, et les satellites multimédia de nouvelle génération. Les satellites multimédia
sont généralement bidirectionnels, c’est-à-dire permettant une voie de retour. L’objectif de
ces satellites large bande est de diffuser un contenu spécifique à un utilisateur (configuration
"unicast"), ou à un groupe d’utilisateurs (configuration "multicast").
Trois grandes familles de service peuvent être envisagées avec ces satellites : les services
"multicast" basés sur la diffusion point à multipoint, les services à la demande basés sur une
diffusion point à point, et les services d’accès à Internet.
III.3.3 Réseaux locaux sans fil (WLAN Wireless Local Area Network)
Les réseaux locaux sans fil (Wi-Fi, HiperLAN et Bluetooth) sont en plein développement du fait
de la flexibilité d'interface, qui permet à un utilisateur de changer de place dans l'entreprise
tout en restant connecté. Ces réseaux atteignent des débits de plusieurs mégabits par
seconde voire de plusieurs dizaines de mégabits par seconde.
Les technologies WLAN permettent d'établir des réseaux locaux IP sans fil, entre des
ordinateurs et périphériques. Les WLAN, comme les systèmes cellulaires, utilisent des
stations de base pour communiquer avec des ordinateurs portables. A la différence de la
BLR, les réseaux WLAN permettent de gérer la mobilité des utilisateurs au niveau IP.
Contrairement aux technologies WLAN ou BLR qui s’appuient sur une architecture
centralisée, Bluetooth ne nécessite pas de point d’accès puisque les connexions peuvent
être directement effectuées entre les appareils.
Initialement, l’utilisation de Bluetooth est prévue pour des connexions de très courte portée
(dialogue entre périphériques, concept de « réseau personnel » ou desserte de l’ordre de
quelques mètres).
Cependant, Bluetooth pourrait évoluer pour être utilisé comme réseau d’accès afin d’offrir
des services similaires à ceux du WLAN.
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Cours Réseaux de Télécommunication ESPA
Le DECT (Digital Enhanced Cordless Telecommunications) est une norme européenne d'accès
radio cellulaire numérique « sans fil » dont la première version a été publiée par l’ETSI
(European Telecommunications Standards Institute) en 1992, qui s’appuie sur un mode
d’accès TDMA/ FDD (Frequency Division Duplex). Il bénéficie de procédures de sécurité
(authentification, chiffrement) importantes.
Les principales différences du DECT par rapport aux principaux systèmes cellulaires
numériques sont que :
Alors que les systèmes cellulaires sont développés pour une large couverture
géographique, la norme DECT est optimisée pour une couverture locale (20-
300m) avec une forte densité d'utilisateurs. Elle concerne plutôt les PABX
(Private Automatic Branch eXchange).
Depuis 1995, la norme DECT a en effet été constamment étendue pour supporter :
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Cours Réseaux de Télécommunication ESPA
des services multimédia. Les systèmes DECT ont été enrichis d'un DECT
Multimedia Access Profile (DMAP) incluant le GAP (profil d’accès des
terminaux pour la voix) et le DPRS (pour les données).
Le GSM (Global System for Mobile communications) est une norme européenne de système
de radiocommunications numérique. Le système GSM avait initialement vocation à la
fourniture de services voix dans un environnement mobile. L’architecture de réseau repose
donc sur un ensemble d’équipements spécifiques aux réseaux mobiles, mais le GSM ayant
été spécifié dans le sens d’un raccordement avec les réseaux RTC ou RNIS, la commutation
de trafic s’effectue en mode circuit TDM à 64 kbit/s dans le coeur de réseau.
Le GPRS (General Packet radio Service), spécifié par l'ETSI en 1991, est un nouveau service
mobile de transmission de données en mode paquet utilisant la technologie d’accès radio
GSM.
Le GPRS est une technologie prometteuse pour la convergence entre téléphonie mobile et
Internet car :
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Cours Réseaux de Télécommunication ESPA
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Cours Réseaux de Télécommunication ESPA
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Cours Réseaux de Télécommunication ESPA
Chapitre 4
La commutation partie centrale du réseau. Elle permet de réaliser la mise en relation entre
les abonnés.
La transmission : ensemble des techniques mises en oeuvre pour relier les commutateurs
entre eux. L’ensemble des commutateurs et des supports de transmission entre
commutateurs est appelé réseau de transmission ou réseau de transport.
La distribution : organisation technique mise en oeuvre pour relier les abonnés au
commutateur le plus proche (commutateur de rattachement). L’ensemble des dispositifs
permettant cette liaison est le réseau de distribution.
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Cours Réseaux de Télécommunication ESPA
Chaque abonné est connecté, par l'intermédiaire de son centre local de rattachement (ou
CL) à un commutateur à autonomie d'acheminement (ou CAA). Une zone à autonomie
d'acheminement comprend, en général, un CAA. La ZAA est un réseau étoilé.
Un commutateur à autonomie d'acheminement est connecté à un centre de transit
secondaire (ou CTS). Un CTS possède un lien avec un ou plusieurs CTS de proximité,
définissant ainsi une zone de transit secondaire.
Au sommet de l'arborescence, chaque zone secondaire est reliée à des centres de transit
principaux (CTP). Ces centres de transit sont maillés entre eux.
Dans sa partie raccordement d’usager, le réseau a une structure logique en arbre (c’est-à-
dire un accès de raccordement par usager) même si au plan physique on peut avoir une
structure parfois différente. Entre les commutateurs, le réseau est maillé.
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Cours Réseaux de Télécommunication ESPA
Le réseau étant partiellement maillé, plusieurs itinéraires sont généralement possibles pour
atteindre un abonné.
Pour un numéro donné, le faisceau de premier choix est choisi de telle manière qu’il
conduise l’appel vers le commutateur le plus proche de l’abonné appelé en empruntant les
faisceaux de plus faible hiérarchie.
IV.5 Autocommutateurs
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Cours Réseaux de Télécommunication ESPA
Le RTC est composé de systèmes hétérogènes, les constructeurs ainsi que les technologies
(électromécanique, électronique spatial, électronique numérique de première génération,
de seconde génération...) sont différentes. La longue vie des commutateurs, largement
supérieure à celle des systèmes informatiques, accentue l’hétérogénéité. La coexistence de
matériels des générations successives devient alors inévitable. Or, ces systèmes sont
coûteux car ils nécessitent de gros logiciels. L’échange de données dans ce réseau était limité
au numéro de l’appelé et pour les réseaux plus évolués le numéro de l’appelant également.
Le traitement des données se fait localement, d’une manière autonome, au niveau de
chaque commutateur. De plus, les réseaux classiques imposaient de ne pas modifier la
39
Cours Réseaux de Télécommunication ESPA
priorité donnée à l’appel de base et de respecter l’association entre chaque circuit de parole
et de signalisation.
L’introduction de nouveaux services tels que le numéro vert (un numéro spécifique
permettant d’appeler gratuitement, à la charge de l’appelé) nécessite alors le stockage et la
mise à jour de nombreuses données dans tous les centraux. Dans le cas du numéro vert, il
doit être traduit en numéro de destination réelle par le réseau, il faut alors disposer
d’informations de traduction stockées dans tous les commutateurs. D’autre part, les
logicielles des fournisseurs doivent aussi subir des modifications indispensables. En outre, à
cause de l’hétérogénéité des commutateurs, il est difficile d’introduire de nouveaux services
intégrés aux commutateurs : difficulté d’obtenir exactement le même comportement sur
chaque type et d’en synchroniser la disponibilité. Les délais d’introduction de nouveaux
services sont alors excessifs dans un contexte devenu concurrentiel. La structure du réseau
articulée sur des commutateurs indépendants doit donc évoluée pour s’adapter à
l’application du concept du réseau intelligent.
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Cours Réseaux de Télécommunication ESPA
Chapitre 4
Le réseau Internet
IV.1 Historique
Parmi les règles édictées au démarrage de l'Internet, il était indiqué que chaque réseau
fonctionnera en propre, la communication sera établie au mieux avec retransmission
éventuelle de la source, le fonctionnement s'appuiera sur des passerelles et des routeurs.
L'Internet ne sera pas limité à une application mais s'étendra à une infrastructure sur
laquelle de nouvelles applications pourront être conçues plus tard : le WWW ou Web :
World Wide Web (1992).
IV.2 Définition
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Cours Réseaux de Télécommunication ESPA
réseaux hétérogènes, il met en relation d'une manière aisée les systèmes ouverts. TCP,
couche supplémentaire de protocole, réalise la réception des octets dans l'ordre d'émission,
la correction suite à une perte éventuelle de paquets. En plus de TCP/IP qui assure la fiabilité
et la sécurité du transfert des données, des solutions sont par ailleurs utilisées pour réduire
le temps de transmission des paquets et son irrégularité, par le recours à des protocoles
supplémentaires RTP (Real Time Protocol) et RTCP (Real Time Control Protocol) qui
permettent de gérer les priorités attachées aux paquets qui transportent une application en
temps réel.
Si les deux stations sont situées dans le même réseau, le routage est direct, l'émetteur fait la
correspondance entre l'adresse IP et l'adresse physique du destinataire et utilise les moyens
offerts par le réseau pour acheminer le datagramme.
Ces mécanismes se traduisent par une consultation élargie, la réponse est faite par la
machine concernée ou par plusieurs machines. Par exemple, dans le cas du protocole ARP,
une machine va envoyer sur le réseau, via ARP, une requête générale (broadcast) pour
obtenir l'adresse physique du destinataire, en donnant ses propres coordonnées (Internet,
Ethernet) et en précisant l'adresse IP du destinataire. Toutes les machines connectées au
réseau recevront le message, mais seule la machine possédant l'adresse IP destinataire
répondra en fournissant son adresse physique. A l'inverse, le protocole RARP permet
d'obtenir l'adresse IP d'une machine à partir de son adresse physique. La machine émet
également une requête générale ; dans ce cas, plusieurs machines connaissant l'adresse
Internet et l'adresse Ethernet répondent.
Si les deux machines sont situées dans des sous réseaux différents, la station émettrice
envoie le datagramme à un routeur (le routeur est un calculateur, une machine ayant des
accès à plusieurs réseaux ).
Le routeur se servira des tables de routage (qui indiquent l'adresse Internet du routeur situé
dans le même réseau physique, vers lequel seront envoyées les trames ou par défaut si les
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réseaux, au sens Internet, sont différents) pour connaître le prochain routeur le mieux
approprié.
Le numéro de réseau sera utilisé (et non l'adresse physique) pour acheminer le datagramme
qui de proche en proche parviendra de cette manière au routeur desservant la machine
destinatrice.
Les VPN (Virtual Private Network) sont des liaisons à bande passante réservée et isolée des
autres flux, définie par l’opérateur du réseau, sur une artère à capacité suffisante.
Les premiers VPN d'entreprise mis en place étaient de niveau 2. Leur rôle était de
transporter des trames d'un port d'entrée à un port de sortie, comme illustré à la figure
suivante :
VPN de niveau 2
Dans ce type de VPN, les trois accès à l'utilisateur sont interconnectés par des circuits virtuels
permanents de niveau trame, qui peuvent provenir d'un relais de trames ou d'un réseau ATM.
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Les fonctions de filtrage, pour ne laisser entrer que les trames des utilisateurs du VPN, sont
assurées par les points d'accès appartenant à l'entreprise. L'opérateur ne fait que fournir les
circuits virtuels qui acheminent les paquets IP encapsulés dans les trames LAP-D d'un relais
de trames ou des cellules d'un réseau ATM.
La gestion du VPN est généralement effectuée par l'opérateur et non plus dans le réseau du
client.
Le niveau paquet (couche 3 du modèle OSI) étant aujourd'hui au niveau IP, les VPN de niveau
3 sont appelés VPN-IP. Cette génération de VPN, datant également du début des années
2000, permet de rassembler toutes les propriétés que l'on peut trouver dans réseaux intranet
et extranet, notamment le système d'information d'une entreprise distribuée. La solution
IP permet d'intégrer à la fois des terminaux fixes et des terminaux mobiles.
Les points d'accès des VPN se communiquent entre eux par l'intermédiaire de ces tunnels
chiffrés.
VPN-IP
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Les sociétés A, B et C ont des VPN de niveau IP. Leurs points d'accès sont des routeurs IP, qui
permettent de laisser entrer et sortir de l'entreprise les paquets IP destinés aux autres
succursales de la société.
Les clients d'un même VPN utilisent le réseau IP pour aller d'un point d'accès à un autre
point d'accès appartenant au VPN. La qualité de service et sécurité sont prises en charge
par l'utilisateur. Comme la sécurité est un élément essentiel de ces réseaux, la première
génération de VPN-IP a utilisé le protocole IPsec (Internet Protocol Security) pour réaliser les
communications.
Les points d'accès des VPN se communiquent entre eux par l'intermédiaire de ces tunnels
chiffrés.
Une grande tendance de ce début des années 2000 en matière de VPN est
l'utilisation des réseaux MPLS. En effet, on trouve dans MPLS une souplesse intéressante, qui
permet à la fois des fonctionnalités de niveau 2 et de niveau 3 (du modèle OSI). C'est la
raison pour laquelle on appelle parfois ces réseaux privés virtuels des VPN de niveau 2,5.
MPLS met en place des tunnels, appelés LSP (Label-Switched Path), qui ne sont autres que
des circuits virtuels. Dans la figure ci-dessous une des deux entreprises possède un point
d'accès sur lequel arrivent deux LSP, provenant de deux autres sites, pour des raisons de
fiabilité : si l'un des points d'accès tombe en panne, le second continue à offrir le service.
VPN-MPLS
Une deuxième solution de VPN-MPLS, appelée peer mode, rend possible le passage à
l'échelle en autorisant facilement une augmentation du nombre de sites à interconnecter. Ce
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Cours Réseaux de Télécommunication ESPA
L'algorithme de routage le plus classique dans les VPN-MPLS utilise le protocole BGP (Border
Gateway Protocol).
Cette solution permet de transporter sur un VPN-MPLS/BGP les informations d'un point du
VPN vers n'importe quel autre point du VPN. Grâce à ce mécanisme, des tables de routage
spécifiques peuvent être mises en place pour chaque VPN.
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Chapitre 5
LES TECHNOLOGIES xDSL et ADSL
d'un ordinateur et son système d'exploitation installé avec les logiciels adaptés
d'une ligne téléphonique (RTC ou RNIS) ou d'une liaison par câble ou hertzienne
d'une interface (interne ou externe) téléphonique : MODEM, carte R.N.I.S. ou autres
d'un accès chez un fournisseur d'accès (provider en anglais)
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Cours Réseaux de Télécommunication ESPA
V.3.1 Généralités
Les technologies xDSL (Digital Subscriber Line) sont divisées en deux groupes selon
l'utilisation de la transmission symétrique ou asymétrique. On parle de liaison symétrique
quand le débit utilisé par le lien montant est identique à celui utilisé par le lien descendant.
Cette famille reprend les technologies HDSL et SDSL. On parle de liaison asymétrique quand
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le débit utilisé par le lien montant est inférieur à celui utilisé par le lien descendant. Cette
famille reprend les technologies ADSL, RADSL, VDSL.
La liaison xDSL est une liaison point à point établie via une ligne téléphonique entre
le « NT » (Network Termination) chez l'utilisateur et le «LT » (Line Termination) installé chez
le fournisseur de service.
On parlera de flux montant vers le «LT » pour la communication émise par
l'utilisateur. Le flux descendant représente le trafic en provenance du «LT » vers
l'utilisateur. Certaines technologies DSL permettent également l'utilisation d'un canal
téléphonique (POTS = Plain Old Telephone Service).
Il existe plusieurs technologies xDSL correspondant à une utilisation et à des
caractéristiques techniques différentes. Les clefs de différenciation utilisées sont :
- La vitesse de transmission
- La distance maximale du lien
- Le caractère symétrique ou asymétrique du lien
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s'est fait au détriment de la distance maximale du dernier tronçon. Le débit maximal SDSL,
pour un dernier tronçon de 7 km, est de 128 kbps (kilobits par seconde).
Cette technologie a servi de base au développement de la norme HDSL2, laquelle
offre le même confort que la norme HDSL mais sur une seule paire torsadée. A terme, SDSL
pourrait disparaître au profit de HDSL
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Cours Réseaux de Télécommunication ESPA
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Tableau de synthèse
Comme nous avons vu dans le début de ce paragraphe, la technologie DSL se divise en deux
groupes : celle utilisant la transmission symétrique et celle utilisant la transmission
asymétrique. Dans le cadre de l’Internet où la vitesse de transmission du serveur vers
l’utilisateur doit être importante, l’ADSL est la solution la plus appropriée pour répondre
aux besoins des internautes ; non seulement en raison de l’asymétrie mais comparée à la
VDSL, cette dernière présente un problème majeur à cause de la distance qui sépare les
usagers et le central. Enfin, l’ADSL offre un débit important que le RADSL en canal
descendant pour une même distance.
V.4.1 Historique
La technologie ADSL a été développée dans le laboratoire américain BellCore en
1987. France Télécom R&D (à l'époque appelé C.N.E.T) a réalisé une première mondiale en
expérimentant fin 1996 des services de télévision numérique en ADSL sur ATM.
En1994, les équipes de recherche de France Télécom réalisent les premières évaluations en
laboratoire et de 1996 à 1999 des expérimentations sont faites dans plusieurs régions de
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France. Fin 1999, la commercialisation en France de l'ADSL débute sur Paris, Lyon, Lille,
Strasbourg. Les offres commerciales se développent également dans les autres pays.
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Présentation de l’ADSL
En étudiant différents cas de figures, on s’est aperçu qu’il était possible de transmettre les
données plus rapidement d’un central vers un utilisateur (canal descendant) que lorsque
l’utilisateur envoie des informations vers le central (canal montant), ceux-ci sont plus
sensibles aux bruits causés par des perturbations électromagnétiques car plus on se
rapproche du central, plus la concentration du câble augmente et donc ces derniers
génèrent plus de diaphonie. L’idée est donc d’utiliser un système asymétrique, en imposant
un débit plus faible de l’abonné vers le central.
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c- La notion de débit
Techniquement, l’ADSL permet des débits de 8Mbits/s en voie descendante et de 1
Mbit/s en voie montante. Pour pouvoir bénéficier de tels débits il faut être très proche du
central. On utilise les termes suivants :
• Le débit ascendant :
c’est le débit offert de l’abonné vers le serveur (jusqu’à 640 Kbit/s).
• Le débit descendant :
c’est le débit offert dans l’autre sens (jusqu’à 8Mbit/s).
Sur ces deux débits se greffent deux autres caractéristiques :
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L'ADSL est l'une des déclinaisons techniques des technologies xDSL qui exploitent les
derniers kilomètres du RTC, entre le centre local de commutation et les habitations ou les
bureaux.
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Une liaison ADSL se caractérise par l'installation, du côté client, d'un modem ADSL et un
"splitter", et du côté du central de l'opérateur, d'un DSLAM (Digital Subscriber Line Access
Multiplixer). En sus, chaque poste client doit être équipé d'une carte Ethernet. Le modèle
ADSL repose sur une architecture fonctionnelle à deux niveaux: le premier est le transport
de données au protocole ATM (entre le modem ADSL et le serveur BAS), le deuxième est
l'acheminement des flux de données IP par des circuits ATM (entre les modems ADSL des
clients et les BAS) vers des routeurs IP.
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a- Le DSLAM
Le DSLAM est l'équipement qui fait la liaison entre les lignes téléphoniques des
abonnés à Internet et le réseau de l'opérateur auquel il appartient.
Le DSLAM ou Digital Subscriber Line Access Multiplexer est un équipement qui se trouve au
niveau des centraux téléphoniques (aussi appelés NRA pour Noeuds de Raccordement
Abonnés). Elle rassemble le trafic d'un grand nombre de lignes ADSL pour l'envoyer vers le
réseau de l'opérateur Internet (d'où le terme de multiplexeur), et inversement vis à vis de
chaque abonné, le DSLAM apparaît comme un modem.
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c- Le splitter
Présent du côté client et commutateur, il se présente sous forme d’un coffret qui
peut être fixé au mur. Côté client il permet de séparer les fréquences téléphoniques des
fréquences transportant les données, autrement dit, il offre une prise pour le téléphone et
une pour le modem ADSL. Au centre, il permet de diriger les flux de données vers le DSLAM
et le flux voix vers le réseau RTC.
C’est un filtre passe-bas qui a pour rôle de laisser passer uniquement le signal téléphonique
vers les terminaux téléphoniques (le filtrage des hautes fréquences des signaux ADSL se fait
quant à lui dans le modem). Pour que le téléphone puisse recevoir son alimentation en
courant continu, le filtre doit offrir une bonne conduction des basses fréquences.
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Voici les différentes améliorations qui ont été apportées sur les équipements :
• Coupure de puissance de retour aux extrémités pour éliminer le bruit dû à l’écho
• Déterminer le pilote de tonalité pour éliminer les canaux vides dus à des fins de
ligne non terminées et l’interférence de bande étroite due à la radio AM.
• Le contrôle de certains états d’initialisations par le récepteur et le transmetteur
pour optimiser le traitement de signal en ces deux équipements.
• Déterminer la porteuse utilisée pour le message d’initialisation du récepteur pour
éliminer les canaux vides à des fins de ligne non terminées et l’interférence bande étroite
due à la radio AM.
• Amélioration du canal d’identification pour traiter le domaine du temps du
récepteur pendant la découverte des canaux et la phase d’initialisation du transmetteur.
• Désactiver la tonalité pendant l’initialisation pour activer l’éliminateur
l’interférence des fréquences radio.
- Le standard ADSL2+ s’est joint à la famille en 2003 en tant que G.992.5. La
recommandation ADSL2+ a doublé la largeur de bande pour le trafic en amont, ADSL2+ est la
modification de ADSL2 avec l’ajout de largeur de bande pour améliorer l’interopérabilité
avec le réseau extérieur sur les courtes distances. Elle a aussi des améliorations du côté des
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interférences spectrales entre les paires de fils. En doublant la largeur de bande pour le trafic
en amont, on double la vitesse de transfert allant jusqu'à 1,5 Km. ADSL2 utilise la bande de
fréquence jusqu'à 1.1 MHz. ADSL2+ utilise donc la bande jusqu'à 2.2 MHz. Le résultat est
remarquable sur les courtes boucles. Une autre propriété très utile pour la réduction de
l’interférence, est de déplacer la partie du trafic en amont de 1.1 à 2.2.
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