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Introduction Me Flavour

Le document traite de la gestion des biens dans le domaine public de l'État en République Démocratique du Congo, soulignant l'importance de l'administration publique comme régulateur et gestionnaire des ressources. Il met en lumière les défis liés à l'application des lois foncières, l'insécurité foncière, et les conflits qui en découlent, tout en proposant des solutions pour une gestion plus efficace. L'étude vise à clarifier les causes des problèmes de gestion et à proposer des mécanismes pour améliorer l'application de la loi foncière dans ce contexte.

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Introduction Me Flavour

Le document traite de la gestion des biens dans le domaine public de l'État en République Démocratique du Congo, soulignant l'importance de l'administration publique comme régulateur et gestionnaire des ressources. Il met en lumière les défis liés à l'application des lois foncières, l'insécurité foncière, et les conflits qui en découlent, tout en proposant des solutions pour une gestion plus efficace. L'étude vise à clarifier les causes des problèmes de gestion et à proposer des mécanismes pour améliorer l'application de la loi foncière dans ce contexte.

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O.

INTRODUCTION

O1. Contexte d'étude

La vie dans la société sous toutes ses formes est caractérisée par les interventions de l’Etat dans
tous les secteurs. Les citoyens constate la présence de l’Etat partout c’est-à-dire l’Etat
intervient comme régulateur de telle sorte que la postérité de la nation la gestion des biens
dans le domaine public de l'Etat aussi bien que la vie de tout un chacun de nous dépende du
bon fonctionnement des services public.

Ainsi, l’administration publique, organe appelé à gérer au quotidien toutes les interventions de
l’Etat et oranaises de transmission et de canalisation des problèmes entre les gouvernant et les
gouvernés ou encore, l’organe par excellence d’exécution des toute les décisions del’Etat, pour
y arrivé doit être dotée des moyens suffisant et conséquent pour réaliser sa noble mission
d’intérêt générale. Soulignons par la suite que l’administration et son activité et par la même
ses rapport avec les administrés, qui sont sa raison d’être et dont elle tend à satisfaire les
besoins par l’exercice des activités d’intérêt générale ou plus par des activités de service public.
1

La notion de la gestion du domaine public de l'Etat, bien que cette appellation date du19 ème
siècle, demeure « une théorie ancienne qui remonte à l’ancien régime » Cette évolution
historique s’est effectuée en plusieurs étapes. D’abord, sous l’ancien régime, le domaine public
était connu sous l’appellation de domaine de la couronne. Il « comprenait un ensemble de
biens matériels très diversifiés, auxquels s’ajoutaient de nombreux droits incorporels En
réalité, ledit domaine était objet de propriété du Roi, quand bien même frappé d’inaliénabilité
Ensuite, sous la période de la révolution, les règles du domaine ont changé. 2

Autrement dit, le domaine de la couronne était devenu domaine de la nation et le principe de


l’inaliénabilité du domaine était supprimé. Enfin, ce n’est qu’à partir du début du 19 ème siècle
que l’expression ‘domaine public’ est devenue une expression définitive. Ce domaine public,
composé du domaine public naturel et artificiel, comprend donc l’ensemble des biens des
personnes publiques affectés à l’utilité publique.

Par-delà l’aspect historique, il convient de préciser que le domaine public demeure un espace
des libertés, y compris économiques. Pour cette raison, il apparaît comme étant l’endroit
stratégique pour les opérateurs, car demeurant comme un espace porteur d’intérêts.

1
Jean-Marie AUBY, Pierre BON, Jean-Bernard AUBY, Philippe TERNEYRE - Droit administratif des biens, Dalloz, coll.
Précis, 7eme éd., 2016, p.183.

2
Gustave PEISER - Droit administratif des biens, Dalloz, coll. Mémentos, 2015, p.2.11 Jean DUFAU - Le domaine
public, Le Moniteur, 5eéd., 2001, p.13
S’intègrent alors, au sein du domaine public, des règles qui s’appliquaient jusque-là aux
personnes privées. Par voie de conséquence, une conciliation s’impose entre, d’un côté, les
règles de la domanialité publique et, de l’autre côté, les règles encadrant le marché. Cette
conciliation est nécessaire pour préserver à la fois la liberté de gestion du maître domanial,
laquelle est exercée dans le but d’assurer une bonne gestion dudit domaine, et la liberté des
opérateurs privés, c’est-à-dire celle d’exercer leurs activités économiques sur le domainepublic,
mais à condition que l’occupation ou l’utilisation soit conforme ou compatible avecl’affectation
à l’utilité publique14 et ait reçu, concernant les utilisations compatibles, un titre domanial.

[Link] DE LA QUESTION

Nous avons deux sortes de Etat de la question :

1. Etat de la question théorique

Le droit civil les biens traite des rapports juridiques entre les personnes et les biens. Il s'agit
d'une partie du droit civil qui s'intéresse à la manière dont les biens sont régis, c'est-à-dire leur
statut juridique, leur classification, les droits qui y sont attachés, ainsi que les modes
d'acquisition et de transmission de ces droits. Le droit des biens englobe donc un ensemble de
règles qui visent à organiser les relations entre les individus et les choses.

En République Démocratique du Congo (RDC), le droit civil des biens revêt une importance
capitale car il régit les relations entre les personnes et les biens, qu'ils soient meubles ou
immeubles. Il établit les règles relatives à la propriété, à la possession, aux droits réels et aux
obligations qui en découlent, assurant ainsi la sécurité juridique et la stabilité des relations
patrimoniales.

2. Etat de la question bibliographique

La recherche scientifique passe pour une œuvre collective, même s’il arrive souvent que des
études isolées soient entreprises par de même s’il arrive souvent que des études isolés,
individuel évoluant seul.

Toutefois, chaque investigation dépend des études antérieures et sert de base aux études
futures. C’est pour cela que, plus, il est possible d’établir des liens entre une étude donnée et
d’autres, plus la garantie d’une contribution efficace n’est certaine.

Alors que, par notre recherche, nous avons trouvé que la gestion des biens dans le domaine
public de l'Etat en République Démocratique du Congo a déjà fait l’objet de plusieurs
recherches et analyses scientifiques, plusieurs publications dont nous soulignons :
Selon HAURIOU, « il existe deux modes d’activités de l’administration, l’un qui est la voie
d’autorité, l’autre qui est la voie de gestion »Ainsi, dans la mesure où la gestion du domaine
public rentre dans la gestion administrative, elle se distingue, donc, de l’acte de police. 3

Le professeur YOLKA explique, en ce sens, que « les actes de gestion sont des mesures
d’administration du domaine qui emportent des effets des droits à l’égard des particuliers, mais
qui se distinguent des pouvoirs de police »4

D'après Jean- Pierre AMADEI a écrit, que, « la fonction assignée à un bien, à savoir l’affection,
est une compétence de la personne publique propriétaire ». En étant donc propriétaire,
l’autorité domaniale dispose d’une liberté d’action dans la gestion du domaine public 5

Cependant, la paix sociale est menacée par les conflits fonciers. Mais pour une avancé logique,
touchant la vision du législateur qui a déjà tranché la question, notre propos tend à mesurer
l'application de la loi foncière dans la résolution de la gestion des biens dans le domaine public
de l'Etat. En effet, dès l'entrée en vigueur de cette loi, toutes les autres gestions des biens se
conformeraient aux dispositions de celle-ci. Concrètement une série des questions nous
permettra de comprendre la présente étude.

La gestion foncière adéquate de l'administration publique est essentielle pour promouvoir le


développement durable. En comprenant les principes généraux du droit foncier en RDC, nous
pouvons identifier les lacunes et les défis qui entravent le développement rural et proposer des
mesures pour une gestion plus efficace de l'administration publique et des biens de l'Etat.

Dans le domaine juridique la gestion des biens dans le domaine public de l'Etat en RDC est
important car il nous permet de défendre les droits des populations et de l'administration
publique de promouvoir le développement durable, de participer à la réforme législative et
d'éduquer la population sur leurs droits fonciers.

Originalité du travail

Eu égard à tous les travaux antérieurs passés en revue dans les lignes précédentes, il importe
de signifier que la présente étude scientifique est caractérisée par son originalité hors pair dans
le mesure où elle s'efforce à étudier et apporter des pistes des solutions palliatives aux divers
défis que rencontre la gestion des biens dans le domaine public de l'Etat.
3
Maurice HAURIOU - La gestion administrative. Étude théorique de droit administrative, DES , LGDJ , bibliothèque,
droit public, Tome 90. 1899, p.2

4
Philippe YOLKA - La propriété publique. Élément pour une théorie, Thèse, LGDJ, Bibl. de droit public, Tome 191,
1997, p.213.

5
Jean-Pierre AMADEI - « Domanialité publique, propriété administrative et affectation à la lumière de la
décentralisation » - AJDI, mémoire de licence , paris Nanterre 1, droit public 1996, p.981.
3. PROBLÉMATIQUE

La loi N:073-021 du 20 juillet 1973 portant régime général des biens, régime foncier et
immobilier et régime des sûretés telles que modifiée et complétée par loi N: 08-008 du 18
juillet 1980 dispose dans son article 53 à ces termes : le sol est la propriété exclusive,
inaliénable et imprescriptible de l'état. 6

La même loi, dans son Article 55 : Le domaine foncier public de l’Etat est constitué de toutes les
terres qui sont affectées à un usage ou à un service public. Ces terres sont inconcessibles tant
qu’elles ne sont pas régulièrement désaffectées. Les terres qui font partie du domaine public de
l’Etat sont régies par les dispositions particulières aux biens affectés à un usage ou à un service
public.

D'après l'article 210 : Le domaine immobilier public de l’Etat est constitué de tous les
immeubles qui sont affectés à un usage ou à un service publics. Ces immeubles ne sont ni
cessibles ni susceptibles de location, tant qu’ils ne sont pas régulièrement désaffectés. Ils sont
régis par les dispositions particulières aux biens affectés à usage ou à un service public.

Dans les articles 181 et 182 de la loi mentionnée ci-haut précise que : Le département ayant les
affaires foncières dans ces attributions applique la politique de l'État en matière d'affectation et
de distribution de terre. Les terres, sont gérées par les administrations publiques, soit par des
organismes publics créés à cet effet, soit par des sociétés mixtes d'équipements et promotions
immobilières.

Nous constatons malheureusement que dans la pratique, ces dispositions ne sont pas
appliquées dans la gestion des biens dans le domaine public de l'Etat où les chefs de
l'administration publique, les représentants des commissaires régionale où des gouverneurs
ainsi que le président se considèrent comme étant des propriétaires terriens, et font parfois fi
des dispositions légales telles qu’érigées dans les textes juridiques.

L'insécurité foncières s'est progressivement construite et accentuée au fil des conflits, l'usage
dans la gestion des biens dans le domaine public de L'Etat Sont multiples et il y a des lacunes
qui se présentent à tout moment la vie humaine semble parfois confronté aux différents
problèmes sous lesquels, ils seraient nécessaires de mener les études envie de leur donner des
solutions, même approximatives.

Le gouvernement de la République démocratique du Congo doit, en effet, relève le défi majeur.


Elle doit permettre notamment de trouver la solution sur le problème de la gestion de domaine
public de l'Etat, du sol qui a été un lieu du rattachement.

6
La loi N:073-021 du 20 juillet 1973 portant régime général des biens, régime foncier et immobilier et régime des
sûretés telles que modifiée et complétée par loi N: 08-008 du 18 juillet 1980.
En effet, nous avons remarqué que la gestion du domaine foncier reste de plus une source
énorme des conflits interpersonnelles car au niveau des territoires en RDC nous trouvons que
l'application de la loi foncière pour résoudre le conflit entre l'administration est inopérante,
tout le jour les gens subissent ce cas Alors que le législateur congolais a déjà réglementé ce cas
mais la règle n'est pas applicable aux autorités qui sont responsables de la gestion des biens
dans le domaine public de l'Etat.

Q1. Pourquoi la gestion des biens du domaine public de l'État posé des problèmes dans la
commune makiso représente-t-elle un obstacle à l'instauration de l'État de droit et de la bonne
gouvernance?

Q2. Comment l'État peut -il assurer une gestion rationnelle et durable des biens du domaine
public de l'Etat dans la commune makiso ?

[Link]

Une hypothèse se définit par M. GRAWITZ comme étant une proposition de réponse à une
question donnée.7Dans le cadre de la présente étude, nous avons retenu hypothèse ci-après :

 La gestion des biens du domaine public de l'État en RDC particulièrement au


commune makiso constitue un obstacle majeur à l’instauration de l'État de droit et
de la bonne gouvernance en raison de pratiques marquées par l’opacité, la
corruption, la spoliation illégale et l’absence de mécanismes de contrôle effectifs. Le
manque de transparence dans la désaffectation et la cession de ces biens favorise
les détournements au profit de réseaux privés ou politiques, au détriment de
l’intérêt général.
 L’État congolais peut assurer une gestion rationnelle et durable des biens du
domaine public en commençant par la révision et l’actualisation du cadre juridique
qui régit ces biens. Les lois existantes, souvent anciennes et mal appliquées, doivent
être adaptées aux réalités actuelles afin de clarifier la distinction entre domaine
public et privé, préciser les règles d’occupation et intégrer les principes de durabilité
et de transparence.

5. OBJECTIF

Le présent travail scientifique s'inscrit dans le cadre de deux objectifs où se fixe les deux
objectifs ci-dessous :

7
GRAWITZ M. Méthodes des sciences sociales, Ed .6 Dalloz, Paris 1984,p40
1. Expliquer de manière claire les causes de l'application de la loi foncière ainsi que ses
principaux défis de la gestion des biens dans le domaine public de l'Etat en RDC.

2. Décortiquer certains mécanismes de bonne mise en application de la loi dite foncière dans le
domaine public de l'Etat en RDC du point de vue de la gestion, distribution et des biens .

6. CHOIX ET INTERET DU SUJET

Le choix de la présente étude se justifie par un intérêt très capital dont l'un est théorique, puis
l'autre pratique :

 Du point de vue théorique où scientifique, la présente étude est l'une des contributions
dans la recherche scientifique qui met en lumière certaines notions liées à notre sujet,
cette étude va éclairer les concernes de nos lecteurs quant à ce qui concerne
l'application de la loi foncière dans la gestion des biens dans le domaine public de l'Etat ;
 Du point de vue pratique, la présente étude est importance très capital d'autant
puisqu'il permettra aux autorités où acteurs étatiques, lesquels jouent un rôle très
important dans le domaine foncier à bien pouvoir cerner mécanisme où des mesures .

7. CADRE MÉTHODOLOGIQUE

De prime abord, l'application de loi foncière se relève comme un déterminant pour la gestion
des biens dans le domaine public de l'Etat.8

En conséquence, dans cette étude la résolution de la gestion des biens est une variable
dépendante tandis que l'application de la foncière est une variable indépendante.

Tout travail scientifique suppose et entraîne des méthodes et techniques pour obéir à la rigueur
de la science.

 Méthode exégétique

Est celle qui permet de scruter l'esprit du législateur à travers la lettre de la loi. Elle intervient
quand la règle à appliquer n'est pas claire.

 Méthode analytique

Est une méthode de recherche qui se concentre sur l'analyse des données et des informations
pour comprendre et expliquer des phénomènes. Elle est souvent utilisée pour étudier des
questions complexes et trouver des solutions à des problèmes.

8
OTEMIKONGO MANDEFU, initiation à la recherche scientifique, cours inédit, FD G2, UNIKIS,2008-2009,p25
TECHNIQUE

L’ensemble des démarches que suit l'esprit pour découvrir et démontrer la vérité (dans les
sciences). Elle se réfère donc, d'une façon explicite ou implicite, à une théorie de la définition et
de la découverte de la « vérité ».

 Technique documentaire

Est celle qui permet d'apprendre les renseignements sur le faits de la recherche où d'autres
termes usage de texte pour appuyer son argumentation.

Pour ce faire, il sied donc que nous précisions que ce travail est le fruit d'un partage
d'expériences, d'événements de notre temps. En effet, pour y arriver, nous avons appliqué les
méthodes exégétique et analytique. La première nous a été indispensable dans l'interprétation
des textes des lois en rapport avec le sujet sous examen ; la seconde nous a permis d'analyser
les faits enfin de les mariés à la loi.

8. DELIMITATION DU SUJET

Afin de mieux recadrer notre sujet, nous l'avons délimité sur le plan temporel et spatial dans
lequel nous avons choisi de mener cette recherche.

 Délimitation temporelle : La présente étude couvre une période allant de 2023à 2024.
Cette limitation s'explique par le fait que au cours de cette période, qu'on constate et
vécu ces problèmes en République démocratique du Congo.
 Sur le plan spatial, le champ d'investigation du présent travail est la République
Démocratique du Congo, Précisément dans la gestion des biens dans le domaine public
de l'Etat par l'administration publique.

9. SUBDIVISION DU TRAVAIL

Outre l'introduction et la conclusion, ce travail va aborder de manière explicite deux chapitres :

Chapitre premier les considérations générales

Deuxième chapitre régime juridique de la gestion des biens dans le domaine public de l'État
CHAPITRE PREMIER CONSIDÉRATIONS GÉNÉRALES

Section 01 . Définition des concepts

§[Link] gestion du domaine public

Il convient ici de saisir d'abord la gestion puis, le domaine public.

1.1. Gestion

C'est un terme qui revêt plusieurs connotations.

Selon le dictionnaire universel, la gestion c'est l'action d'administrer, d'assurer la rentabilité. 9

Gérer c'est administrer, diriger pour son propre compte ou pour le compte d'autrui. Dans un
sens purement figuré, gérer signifie dominer au mieux une situation difficile Elie Cohen pour sa
part, la gestion est l'ensemble de responsabilités relatives à la conception, la préparation, la
mise en oeuvre et le contrôle des processus matériels d'élaboration des biens et des services. 10

Claude S. George, pour lui la gestion est la démarche qui consiste à établir et à atteindre des
objectifs en jouant sur le comportement humain. 11

Cette définition revêt essentiellement deux sens, le premier est axé vers l'administration, gérer
au quotidien, le deuxième c'est gérer la situation, d'où il devient multidimensionnel, on
9
Dictionnaire universel de la langue française, Paris 2000

10
Dictionnaire de gestion, la découverte E. COHEN, Paris 1997

11
C S. GEORGE, Gestion des ressources humaines, ed DUNOD, Paris 1997
retrouve alors plusieurs types de gestion : industrielle, informatique, financière, économique,
politique etc.

Enfin nous l'appréhendons, dans la vision de ce travail, avec Georges Terry et G. Franclin qui,
pour eux la gestion est le processus spécifique consistant en activité de planification,
d'impulsion et de contrôle visant à déterminer et atteindre les objectifs définis. 12

De toutes ces définitions, il se dégage les éléments des fonctions de la gestion que nous
énumérons de la manière succincte, ci-dessous reprise :

.La fonction d'organisation : qui consiste à faire une répartition des tâches entre les membres
d'une organisation ;

.La fonction de planification : qui permet de définir les objectifs ainsi que les voies et moyens
pour les atteindre.

.La fonction de contrôle : qui permet de s'assurer si les mesures sont observées dans l'esprit
duquel elles ont été édictées, elle est une évaluation.

§.2. Domaine public

De prime à bord, le domaine public est une subdivision du domaine de l'Etat qui entendu
comme l'ensemble des biens que l'Etat possède dans son patrimoine, lequel comprend aussi le
domaine privé.

Le domaine public et l'ensemble des biens immeubles et meubles appartenant à l'Etat ou à une
collectivité locale et qui, du fait qu'ils sont indispensables à la satisfaction du bien commun sont
soumis à un régime particulier.13

Cette définition fait ressortir la caractéristique du domaine public, lié au régime juridique
particulier, mais elle restreint un tout petit peut son champ d'action.

Pour PROUDHON, le domaine public est l'ensemble des biens dotés d'une affectation publique
constituant une catégorie juridique spécifique distincte de celle des biens soumis à
l'appropriation privée, pour lui il insiste sur le fait que ce sont des biens insusceptibles
d'appropriation privée.14

12
G. Terry et G. FRANCLIN, les principes du management, ed Economica Paris 1985

13
Dictionnaire indispensable, Microsoft corporation

14
V. PROUDHON, cité par KAPEND NGUZ, cours de domaines et problèmes sectoriels l'Administration Publique, L1 SPA UNILU
2007-2008
Comme la précédente, PROUDHON aussi limite le champ du domaine public par le fait de la loi.

Au delà des toutes les considérations, les biens des personnes publiques appartiennent au
domaine public soit lorsqu'ils sont mis à la disposition directe du public (des usagers) soit
lorsqu'ils sont affectés à un service public à condition dans ce dernier cas qu'ils soient par
nature ou par aménagement spécial adaptés exclusivement ou essentiellement à but particulier
de ce service.15

A la lumière de ce qui précède, il est important de définir certaines notions connexes qui
entrent en ligne de compte pour une bonne appréhension du domaine public. Il s'agit de la
notion des biens, du régime particulier ou domanialité publique et du domaine privé.

§.3. Les biens

Ce terme revêt un nombre considérable des connotations selon qu'il s'agit des disciplines et des
auteurs.

Un bien est ce qui appartient en propre (quelqu'un).16Cette définition étant vague, nous
l'appréhendons dans un sens le plus ordinaire, comme des choses qui servent à l'usage de
l'homme et permettent à celui-ci de satisfaire ses besoins en les utilisant ou en les échangeant,
dans un autre sens, on désigne le droit existant au profit des personnes physiques ou morale et
de ses droits primordiaux.17

Pour CORNU, tous les biens sont meubles et immeubles, sont en principe les biens qu'on ne
peut pas déplacer (fond de terre, bâtiment), les meubles ceux qui peuvent être déplacées de
cette définition nous saisissons les biens comme objet ou toute chose susceptible
d'appropriation à une personne privée, physique ou morale et par une personne publique, une
chose ou objet qui revêt un caractère d'intérêt général ou particulier. 18

Enfin nous, en ce qui nous intéresse, nous définissons les biens du domaine public, autrement
entendu comme dépendances du domaine public de l'Etat avec CORNU, comme les biens
soustraits à l'appropriation individuelle. Ces biens relèvent du droit public. 19

15
KAPEND NGUZ, cours de domaines et problèmes sectoriels l'Administration Publique, L1 SPA UNILU 2007-2008

16
Dictionnaire universel, éd. Hachette, paris 1998.

17
Dictionnaire, Microsoft Etude, encarta 2009

18
G. CORNU, Vocabulaire juridique, 6e éd. Quadrige, PUF, Paris 2004.

19
G. CORNU, Op cit
§.4. Domanialité publique

Elle est le régime juridique des biens composant le domaine, plus particulièrement le domaine
public. Le principe fondamental de la protection du domaine et l'inaliénabilité.

L'inaliénabilité est entendre comme intransmissible, qu'on ne peut pas céder.

Dans le jargon juridique, c'est droit qui ne peut valablement être l'objet d'une aliénation, soit
par l'effet d'une interdiction légale - bien du domaine public, droit d'usage et d'habitation
attaché à la personne - soit - dans les limites de la loi - en vertu de la volonté de l'homme. Et ce
suivant le critère des biens composant le domaine public et qui s'oppose à ce que les
dépendances de celui-ci puissent faire l'objet d'une aliénation volontaire ou forcée ou d'une
construction des droits réels civils au profit des particuliers.20

En somme nous percevons l'inaliénabilité comme un principe ou une règle de protection des
dépendances du domaine public de l'Etat, une règle qui limite d'une part, le pouvoir des
autorités publiques (politico-administratives) dans la gestion des affaires publiques quels qu'en
soient les propriétaires, et d'autre part elle empêche les particuliers de s'approprier les biens du
domaine public, c'est un principe qui garanti l'intérêt de la gestion du domaine public de l'Etat,
contre toute forme de dilapidation.

Section [Link] théorique

La théorie est une doctrine qui se veut scientifique qui a pour rôle soit pour expliquer, soit pour
maintenir soit encore pour modifier ou détruire les phénomènes sociaux dans la société. Pour y
arriver, le chercheur doit tenir compte des exigences de la théorie et celles de l'objectif sous
étude car chaque théorie est appelée à mieux rendre compte, à expliquer la réalité dans un
contexte bien déterminé, elle n'est pas utilisée comme une baguette magique pour apporter le
changement d'où, nous n'allons pas faire recours au snobisme théorique, - prendre, ce qui est
en vogue parce que utilisée par un grand nombre de chercheur - moins encore inventer des
théories pour expliquer les faits sous analyse, mais nous allons plutôt recourir aux théories qui
nous permettrons de bien expliciter les faits lors de la coupure épistémologique entre ce que
les théories énoncent et les réalités observées dans la société.

20
[Link], Droit civil, introduction, les personnes et les biens, 11ee éd. Montchrétien, Paris 2003
§.1.. De l'appartenance au domaine public

La doctrine et la jurisprudence soutiennent que les biens sont inclus dans les dépendances du
domaine public des différentes manières selon qu'il s'agit du domaine public naturel
immobilier, soit du domaine public artificiel soit encore du domaine public mobilier.

En ce qui concerne l'appartenance au domaine public naturel immobilier, les biens immobiliers
dont l'existence et l'état résultent des phénomènes naturels, relativement à ces biens. Il suffit
qu'ils appartiennent à une personne publique et soient affectés à l'utilité publique, pour qu'ils
puissent faire parti du domaine public. L'on constate alors en précisant que les dépendances
maritimes et les dépendances fluviales qui contribuent les uns et les autres à constituer pour
l'essentiel le domaine public naturel est le fait de l'homme, si certaines dépendances maritimes
et fluviales font parties du domaine public, c'est parce que le législateur en a décidé ainsi, mais
cette intervention étatique et inévitable n'altère en rien le caractère naturel des dépenses en
cause.

Pour les biens immobiliers du domaine public artificiel dont l'existence ou l'état sont la cause de
l'intervention de l'homme qui les a fait, ne font parti du domaine public que s'ils ont été
spécialement aménagé - « l'exigence d'un aménagement spécial » - en vu de répondre aux
besoins auxquels ils sont affectés. L'exigence de leur aménagement spécial concerne
indistinctement ceux qui sont affectés à l'usage direct du public et ceux qui les sont à un service
public.

Concernant les biens mobiliers du domaine public, la doctrine a toujours été hostile à
l'existence d'un tel domaine ; Cependant, l'opportunité ou même la nécessité de soumettre
certains biens mobiliers au régime protecteur de la domanialité publique ne sont à douter.

Ce faisant sans doute et sous réserve des objets, qui affectés à perpétuelle, demeurant à une
dépendance immobilière du domaine public, ne peuvent avoir un statut juridique différent ; on
saurait simplement subordonner l'inclusion des biens mobiliers dans le domaine public à leur
appartenance à une personne publique, et leur affectation à l'utilité publique, il sera excessif
que le plus banal matériel de bureau utilisé par les agents du service public face parti du
domaine public. Cette catégorie comprend alors les biens qui sortent de l'ordinaire :

Par aménagement spécial : tel que celui des engins des travaux publics et des engins militaires,
ainsi que leur caractère irremplaçable ou difficilement remplaçable, les objets d'arts historique
garantissant les bâtiments publics, le cas des archives publiques, les livres rares ou précieux des
bibliothèques publiques, et aussi plus largement parce qu'ils sont la raison d'être du service
public qui assure leur conservation et le cas échéant les collections des musées ainsi que
l'ensemble d'ouvrages des bibliothèques publiques, on peut aussi allonger la liste en citant le
cas des animaux hébergés dans les parcs zoologiques et domaine public mobilier naturel, même
si juridiquement ces animaux sont des immeubles par destination.

En dehors des considérations développées ci-haut sur l'appartenance du domaine public, il


convient de souligner qu'il existe les dépendances accessoires qui constituent une certaine
extension du domaine public ; car la domanialité publique d'un bien s'étend à ses dépendances
accessoires. On entend par dépendances accessoires du domaine public tous les éléments qui
sont nécessaires aux biens du domaine public, auxquels ils se rattachent, c'est-à-dire tout le
volume, espace, objet, aménagement ou installation qui sont nécessaires à l'utilisation et à la
conservation des biens qui se réclament du domaine public en d'autres termes, il s'agit des
biens qui même en servant à des fins privées contribuent à la bonne utilisation, par le public, de
la dépendance principale ou au bon fonctionnement du service public affectataire de cette
dépendance et le vocabulaire jurisprudentiel le désigne comme des accessoires nécessaires ou
indispensables à la dépendance principale. Quand un bien apparait ainsi comme accessoire à un
bien appartenant au domaine public, il est de principe qu'il suive le sort de ce bien et face
également parti du domaine public.21

Cela s'illustre par (l'importance) l'installation des accessoires des voies publiques tels que les
arbres, kiosques, cabines publicitaires,... C'est pratique ce que prône la théorie de l'accession
qui veut que les ouvrages situés au dessus et au dessous d'un bien susceptible d'appartenir au
domaine public en face aussi parti, comme dit avant, cette théorie prône l'extension du
domaine public, néanmoins elle a aussi ses limites. En effet, la domanialité publique des
éléments situés sur et sous le domaine public, est subordonnée à leur affectation à l'usage du
public et au fonctionnement d'un service public, il faut donc que leur distinction soit identique
ou complémentaire à celle de la dépendance du domaine sur ou sous laquelle ils sont situés.
Quelle que soit leur destination, il faut que l'intégrité physique juridique soit indispensable à
celle du domaine public sous jacent d'où les dépendances accessoires du domaine public
peuvent se manifester sous quatre formes :

1o) un bien de la dépendance accessoire ne peut être ni propriété publique, encore moins pas
affecté à l'utilisation du public

2o) Un bien de la dépendance accessoire peut être une propriété publique, mais n'est pas
affecté à l'usage public.

21
KAPEND NGUZ, cours de domaines et problèmes sectoriels de l'Administration publique, L1 SPA UNILU 2007-2008
3o) Un bien de la dépendance accessoire peut être une propriété publique et être affecté à
l'utilité publique.

4o) Un bien de la dépendance accessoire peut être superposé entre deux domaines publics
distincts.

§.2. Du classement et déclassement

Il est question de voir les décisions tendant au classement ou déclassement, il est nécessaire de
préciser les rapports de ces décisions avec l'incorporation d'un bien dans le domaine public ou
avec la sortie de celui-ci.

a. Le classement

Le principe veut que l'appartenance d'un bien au domaine public soit indépendante de toute
décision de classement ; il faut alors savoir qu'en entendant parler du « classement » il s'agit là
d'une décision administrative formelle qui détermine le statut juridique d'un bien, cela veut
également dire une opération par laquelle on attribue à un bien sa qualité ou mieux sa valeur
administrative.

Cependant, il sied de retenir en dernier essor, au-delà des toutes les considérations
développées à ce sujet, sans pour autant les négliger que l'incorporation, comme dit dans les
lignes ci-haut, d'un bien au domaine public est indépendante de toute décision de classement,
cette évidente se conçoit si bien quand il s'agit des dépendances du domaine public naturel
immobilier, car pour ces biens la situation de fait et ses modifications sont déterminantes et les
décisions qui les méconnaitraient seraient illégales.

Néanmoins, l'incorporation au domaine public peut être le fait de l'administration, et pour ce


cas précis, le comportement de l'administration publique peut être de nature à ouvrir des
droits, des indemnités au profit du propriétaire dépossédé.

Enfin, s'agissant même du domaine public artificiel, il est établi que l'intervention d'une
décision de classement dans le domaine public, n'est ni nécessaire, ni suffisante pour qu'un
bien s'y trouve incorporé. En premier lieu, une telle décision n'est pas nécessaire car il suffit de
constater qu'une dépendance, réponde aux exigences que l'on sait - affectation à l'utilité
publique, soit aux besoins d'un service public aménagement spécial - pour conclure qu'elle est
incorporée au domaine public.

b. Déclassement

Il est important et d'une évidente indéniable, qu'un bien présentant des caractères d'une
dépendance du domaine public y soit incorporé et couvert par le régime protecteur de la
domanialité publique, en dépit de l'obtention ou du refus de l'Administration de prendre une
décision de classement, mais il est moins contraire aux exigences de l'intérêt général qu'un bien
qui a cessé en fait, d'être affecté à l'utilité publique continue à être soumis à ce régime ; c'est
pourquoi, le principe jurisprudentiel inverse de celui qui régit l'incorporation au domaine
public, et que la désaffectation de fait d'une dépendance qui a été incorporé au domaine public
ne suffit à l'en faire sortir. La cessation de son appartenance au domaine public est
subordonnée à l'intervention d'une décision de déclassement qui doit être expresse.

A la lumière de ce qui précède, la jurisprudence rend possible le maintien du domaine public -


artificiel particulièrement - des biens qui ne devaient plus en faire partir, mais elle ne permet
pas à l'autorité administrative de déclasser un bien qui demeurait affecté à l'utilité publique et
spécialement aménagé pour satisfaire son affectation. La décision de déclassement serait
illégale et le bien continuerait à appartenir au domaine public. Ainsi pour être légale, la décision
de déclassement doit être soit la conséquence à l'origine de la désaffectation de fait de la
dépendance qu'elle concerne.

Ce qui appelle deux précisions : d'une part quand le déclassement est à l'origine de la
désaffectation de fait, il ne peut légalement mettre fin à l'incorporation du bien au domaine
public que s'il est décidé pour des motifs d'intérêt général ; d'autre part, alors même qu'il porte
sur un bien dont l'affectation prend fin ; le déclassement est illégale si le bien est destiné à
recevoir une nouvelle affectation.

D'où l'affectation reste un élément moteur pour le maintien d'une dépendance dans le
domaine public et les autorités qui ont la gestion des dépendances du domaine public dans leur
compétence peuvent effectuer, aisément, dans les limites de la loi, des changements
d'affectation et de transfert de gestion en vu de satisfaire aux besoins d'intérêt général.

§.3. Des théories sur la protection du domaine public

Sous la dénomination de la domanialité publique, se regroupent en trois régimes qui pour ont
objet respectivement, d'assurer ce que l'on peut appeler en bref la protection du domaine
public, d'organiser les rapports de voisinage dans lesquels il se trouve impliqué et enfin de
définir le statut des utilisations dont il fait partir. Ce qui nous intéresse ici, sans sous estimer les
deux autres, c'est la protection du domaine public.

Le régime de protection du domaine public se résume en principe qui tend à garantir que les
dépendances domaniales répondront toujours et le mieux possible aux besoins auxquels elles
sont affectées et tend aussi et d'abord à garantir le maintien des dépendances domaniales, à
leur affectation, c'est-à-dire au respect et à la perpétuation de leur affectation, tant que l'utilité
publique répond à l'instruction de deux principes fondamentaux à savoir le principe
d'inaliénabilité ainsi que de la police.

a. Le principe d'inaliénabilité

Le principe d'inaliénabilité stipule que les dépendances du domaine public ou mieux les biens
du domaine public, ne peuvent jamais être vendus ou hypothéqués, encore moins échangés. Ce
principe a été consacré par la jurisprudence administrative et repris par le code du domaine de
l'Etat, ainsi, en ce qui concerne les autres personnes publiques, par la loi d'amélioration de la
décentralisation à partir du 20e siècle.

Le principe d'inaliénabilité est indissociable de la notion du domaine public, il existe un


domaine public, dans la mesure où il existe des dépendances domaniales frappées
d'inaliénabilité.

En effet l'Administration doit pouvoir à tout moment disposer des biens de son domaine public
pour réaliser sa mission en vertu de la loi du changement ; en conséquence, seuls les droits
privatifs administratifs précaires et révocables peuvent être conférés sur le domaine public soit
unilatéralement par le biais de permission, de stationnement ou de voirie soit par un contrat de
concession.

Cependant, contrairement à ce qu'il pourrait faire croire l'importance qui lui est attachée, le
principe de l'inaliénabilité du domaine public, n'a pas une portée absolue, mais plus une portée
relative, cela tient d'abord au fait qu'en cas de conflit, entre ce principe et certains autres
principes, ce sont ces derniers qui l'emportent : le principe de la confirmation des aliénations
antérieurs à « l'édit de Moulin », le principe de l'irrecevabilité de vente des biens nationaux
réalisés sous la révolution, le principe du respect des décisions des justices passées en face des
choses jugées.

Le caractère relatif du principe de l'inaliénabilité, tient surtout de façon beaucoup plus générale
intéressante au fondement même de ce principe : l'affectation, ce n'est pas la nature de chose
qui fait obstacle à l'aliénabilité du domaine public, c'est son affectation à l'utilité publique, une
fois que l'affectation prend fin ce qui était domaine public devient domaine privé et se trouve
soustrait au principe d'inaliénabilité. D'où le domaine public n'est inaliénable que pour autant
que persiste l'affectation, ou que sous condition de sa désaffectation.

Pour relative que soit sa porté, c'est un principe qui comporte de nombreuses conséquences,
non négligeables, qui lui donne tout son intérêt, nous citons le cas de la nullité ou de
l'inopposabilité des ventes et des échanges, l'imprescriptibilité du domaine public, de
l'exclusion en principe de la création du droit réel sur le domaine public et enfin l'impossibilité
de l'expropriation du domaine public.

L'imprescriptibilité du domaine public postule que les dépendances du domaine public ne


peuvent jamais être caduques, elle fait obstacle à ce que la personne publique soit dépossédée
à son insu de certaines dépendances de son domaine.

b. La police du domaine public

La police de conservation du domaine public est constituée par l'ensemble des dispositions
législatives et réglementaires - décision - ayant pour objet d'assurer tant la protection de
l'intégrité matérielle des dépendances du domaine public qu'est le respect de leur affectation.
Elle est constituée par la contravention de la voirie routière et de la contravention de la grande
voirie.

La première consiste en la protection des voies publiques et leur affectation et la deuxième


s'occupe de la conservation des dépendances du domaine public autres que la voirie routière.

De toutes les théories sus évoquées, nous constatons que la gestion du domaine public est
particulière de part ses consistances, il faudrait alors que les autorités politico - administratives
puissent adapter le processus décisionnel tout en saisissant ces théories en vu de les pratiquer
pour une bonne gestion, il est aussi nécessaire de saisir quelques théories sur le processus
décisionnel, plus précisément les modèles des décideurs, particulièrement le modèle du
décideur rationnel, du décideur rationnel limité et du modèle du décideur politique.

Ø Le modèle du décideur rationnel

Ce modèle fait parti des premières théories de la décision, qui se sont efforcées de trouver
comment un choix pouvait être plus rationnel, plus possible. Ce modèle se fonde sur l'idée
selon laquelle « l'organisation se confond avec un acteur unique, homogène, rationnel,
conscient de lui-même et de son environnement, doté d'objectifs et/ou de performances
relativement stables ».22Ce modèle qui schématise amplement la réalité, permet l'usage d'outils
mathématiques et la quantification. La principale critique qu'on puisse lui adresser repose sur la
confrontation des hypothèses avec la réalité : par exemple la sagesse supposée de celui qui
prend la décision ou encore la stabilité de ses performances. En fin ce modèle nie l'existence
des conflits d'intérêts au sein de l'organisation puisque le décideur rationnel est censé
rechercher la solution optimale dans un univers certain et connu..

Ø Le modèle du décideur à rationalité limité

22
Strategor, cité par [Link], décision, processus de décision, Académie de Versailles, by Internet [Link]
Herbert Simon rejette l'hypothèse de rationalité parfaite au décideur. Il introduit l'idée que la
solution retenue n'est pas optimale, mais juste satisfaisante. 23 Le décideur ne dispose que
d'informations partielles et se trouve donc dans l'incapacité d'appréhender toutes les
dimensions de la situation à laquelle il se trouve. En outre, l'environnement est caractérisé par
une grande part d'incertitude.

Ø Le modèle du décideur politique

Ici l'on considère le processus décisionnel dans les situations complexes comme étant
incrémentaux. Le choix de la décision est guidé par « des comparaisons successives et limitées à
des points précis, sans recourir à des évaluations globales, souvent impossibles ». 24L'éventail du
choix est limité à des actions qui diffèrent peu entre elles. Dans ce modèle, le choix d'une action
n'est pas basé sur l'existence des objectifs définis au préalable, mais selon le consensus qui se
dégage à son sujet ; la décision dépend de la répartition des pouvoirs et de l'efficacité des
tactiques utilisées par les personnes qui participent au processus. Alors de ce qui vient d'être
dit, seuls les individus ont des buts. Les objectifs d'une organisation résultent de négociations
ou de compromis entre des coalitions d'individus qui mènent une stratégie conforme à leurs
propres intérêts au sein même de l'organisation. C'est la structure de l'organisation qui régule
la confrontation des stratégies particulières, au travers de jeux de pouvoir et d'influence.

23
H. SIMON, [Link]

24
STRATEGOR, cité par [Link], Management stratégique et compétitivité, De boeck wesmael s.a, Bruxelles 1995, P 102
CHAPITRE DEUXIÈME MÉCANISME DE PROTECTION JURIDIQUE DU DOMAINE PUBLIC DE L’ETAT

Section 01 PROTECTION JURIDIQUE DES BIENS DU DOMAINE PUBLIC DE L'ÉTAT DANS LA


COMMUNE DE MAKISO

La protection juridique du domaine public dans la commune de makiso est assurée par diverse
règles : d’abord par des règles du droit public (pouvoir de police et de surveillance de l’autorité
compétente), ensuite par des règles de droit pénal (contravention sur la vie publique) enfin par
des règles de droit civil.

L’article 32 de l’acte constitutionnel de la transition disposait que « les biens publics sont
sacrés et inviolables. Les citoyens doivent les respecter scrupuleusement et les protéger ».

L’article 10 de la loi foncière dispose quant à lui que les biens sont affectés à un usage ou à un
service public sont « hors commerce » tant qu’ils ne sont pas régulièrement désaffectés. Cette
disposition légale consacre les régimes juridiques des biens relevant du domaine public de
l’Etat.25

A son tour, l’article 27 du code civil livre III prévoit qu’il n’ y a que les choses qui sont dans le
commerce qui puissent être l’objet des conventions. La déduction logique qui découle de ces
disposions est que les biens du domaine public ne peuvent faire l’objet de convention,
notamment qu’ils ne peuvent être vendus, donnés en location, donnés en gage, en échange,
grevés de servitudes tant qu’ils ne sont pas régulièrement désaffectés. Seules les concessions
minières et les concessions sur les chemins de fer dérogent à ce principe, elles sont susceptibles
d’être hypothéquée.26

La destination publique des biens du domaine public et le droit de propriété privée sont
incompatibles. Puis que c’est la destination publique qui place ces biens hors commerce, il en
faut conclure qu’ils restent dans le commerce, aussi longtemps que cette destination publique
n’est pas un fait accompli.

Le régime juridique de protection des affectés à l’usage de tous ou à l’utilité publique s’est
forgé une réputation de régime très contraignant en raison de la protection de l’affectation
mais également de la consistance des dépendances publiques. Ensuite, il doit faire l’objet d’une
attention particulière vu l’importance de ces biens, différents de ceux des particuliers. Ainsi,
ceux-ci sont régis par des règles spéciales dont la finalité est de les rendre indisponibles dans le
circuit du commerce juridique.

§1 PRINCIPES GENERAUX DE LA PROTECTION DU DOMAINE PUBIC DE L’ETAT

Le régime juridique du domaine public de l’Etat se caractérise notamment par sa protection


que trouve toute sa quintessence dans l’article 9 de la loi dite foncière qui dispose que le
domaine public est inaliénable et imprescriptible.

En effet, le législateur a mis des verrous pour préserver le domaine public et maintenir sa
constance. C’est donc dans un souci de protéger ses dépendances des démembrements,
empiètements et autres dégradations que ces principes intangibles ont tourné l’inaliénabilité
du domaine.

Cette plus grande importance de l’imprescriptibilité explique qu’il n’existe pratiquement pas
d’exception à la règle. La raison en est simple. La prescription n’a pas lieu concernant les choses

25
La loi N:073-021 du 20 juillet 1973 portant régime général des biens, régime foncier et immobilier et régime des sûretés
telles que modifiée et complétée par loi N: 08-008 du 18 juillet 1980.

26
Code civil congolais livre 3
qui sont hors commerce. Or les biens publics ne sont pas dans le commerce juridique, ce sont
au sens du droit romain, de res nec in commercio.

Les propriétés publiques n’étant pas aliénables ne peuvent être acquises. Elles échappent donc
à tous les modes d’acquisition, la prescription est l’un des ces modes, elle ne saurait, par la
suite être utilisable pour le domaine public. Cette imprescriptibilité s’applique au domaine lui-
même sur lequel aucune usucapion n’est possible, elle s’applique aussi à la réparation des
dommages causés au domaine[3].

Ainsi l’inaliénabilité et l’imprescriptibilité qui sont des principes à valeur législative[4] en sont
presque arrivées aujourd’hui à être considérées comme des valeurs constitutionnelles. Cela
démontre une fois de plus, toute l’importance grandissime que le législateur congolais accorde
à la protection du domaine public de l’Etat.

 INALIENABILITE DU DOMAINE PUBLIC

C’est un principe très ancien, admis par la doctrine et la jurisprudence. Dérivé de verbe «
aliéner » qui signifie transmettre la propriété d’un bien, le vendre, le donner, le léguer ou
encore le céder, « l’inaliénabilité », soit par l’effet d’une interdiction légale, soit en vertu de de
la volonté de l’homme, elle peut être comprise comme une espèce d’intransmissibilité ou
d’indisponibilité des dépendances domaniales publiques consacré par les législateurs, dans le
code foncier de l’Etat notamment en son article 9. Le principe d’inaliénabilité est une des
caractères essentiels du régime de protection du domaine public au Congo. Au regard de cette
définition qui précède, on voit bien que la caractéristique fondamentale du régime de
protection du domaine public de l’Etat réside essentiellement sur ce principe.

Quand bien même le code foncier n’en donne pas plus de détails sur le contenu de
l’inaliénabilité et ses conséquences, il n’en demeure pas moins clair et bien compris de tous,
que les biens appartenant à l’Etat et qui ne relèvent pas de son domaine privé, sont notamment
interdits de toute transaction ayant pour effet de déposer l’Etat de ses biens. Devons-nous
rappeler à ce titre que l’inaliénabilité frappe aussi biens les immeubles que les biens mobiliers
faisant partie du domaine public. Elle commanda aussi l’incompatibilité entre la domanialité
publique et le régime de la copropriété puis que celui-ci semble a priori admettre notamment la
constitution d’hypothèque. Ce qu est en contradiction avec les principes de la domanialité
publique et principalement celui de l’inaliénabilité. Ce principe est indissociable de la notion de
la domanialité.27

27
L'article 53 de la loi dites foncières
Les biens du domaine public de l’Etat, qu’ils soient fonciers, mobiliers ou immobiliers ne
peuvent faire l’objet des conventions d’aliénation tant qu’ils ne sont pas régulièrement
désaffectés. Le principe d’inaliénabilité, nous l’avons dit-protège l’affectation des dépendances
domaniales et pas seulement la simple propriété publique.

Néanmoins ce principe ne s’applique pas entre l’Etat et les autres collectivités publiques, et
comme le souligne Helène Simonian-Gineste : « Le principe d’inaliénabilité n’a de sens réel que
dans les rapports des personnes publics avec les personnes privées ». Dès lors, rien ne s’oppose
à ce que l’Etat puisse transférer la propriété d’un bien lui appartenant à une autre personne
publique qu’il y ait changement d’affectation ou non : c’est la théorie de la mutation domaniale
prévue par l’article 11 du code foncier.

Toutefois, il faut reconnaître que le débat n’est pas tranché puisque certains auteur
soutiennent que le règle de l’inaliénabilité fait également échec au transfert de propriété des
dépendances du domaine public entre les personnes publiques.

En tout état de cause il y a lieu de retenir que le problème ne se pose pas si la désaffectation est
possible, car l’administration procéderait alors à un déclassement pour transférer un bien dans
le patrimoine d’une autre personne publique.

Par ailleurs l’application de ce régime juridique n’est pas irréversible puis que l’interdiction de
vendre ou le décéder les biens du domaine public ce n’est pas un principe absolu. L’Etat peut en
effet se séparer d’un bien appartenant au domaine public mais il faut au préalable respecter
plusieurs étapes.

D’une part, il devra constater que le bien en cause n’est plus affecté à une utilité publique,
d’autre part, il devra prendre un acte administratif pour déclassement du bien du domaine. Le
bien n’étant plus affecté, il devient alors disponible. L’Etat peut s’en séparer car la règle de
l’inaliénabilité perd son fondement. Si l’affectation qui est de mettre le bien à l’usage collectif
des citoyens ou à une mission de service public disparaît, il est normal que le principe
d’inaliénabilité disparaisse aussi.

René CHAPUS l’exprime très bien en ces termes : « Ce n’est pas la nature des choses qui fait
obstacle à l’inaliénabilité du domaine public, c’est son affectation à l’utilité publique que cette
affectation prenne fin, ce qui était domaine public devient domaine privé et se trouve soustrait
au principe d’inaliénabilité ».

Le déclassement et la désaffectation permettent d’intégrer les biens au domaine privé ou au


domaine national. Cela offre à l’Etat la possibilité de les gérer avec plus de souplesse. Il pourra à
terme les vendre, louer ou céder gratuitement et des tiers qui les utiliseraient à leur guise. Si
l’Etat souhaite soustraire son bien au régime contraignant de la domanialité publique, ces deux
étapes sont incontournables. La désaffectation implique que le bien ne remplisse plus les
exigences nécessaires à son appartenance au domaine public. En d’autres termes, cela signifie
que celui-ci n’est plus affecté à l’usage du public ou d’un service public.

Il convient de souligner que l’inaliénabilité ne s’occupe cependant pas à ce que l’Etat, qui a la
garde, la surveillance ou la gestion des ces biens, concède à des particuliers sur les
dépendances du domaine public, des droits privatifs ou privilégies de jouissance compatibles
avec sa distinction, avec toute les obligations possibles vis-à-vis de l’Etat et des particuliers.
Dans plusieurs espèces, notamment dans celle-ci, il a été jugé que : Lorsqu’un commerçant,
concessionnaire d’un emplacement fixé sur le domaine public, en l’espèce, une place publique,
accorde à un autre commerçant, contre indemnité la jouissance de cet emplacement, cette
convention ne peut s’analyser en une location d’un bien immobilier

ou lorsqu’une convention porte sur l’exploitation d’une friterie sur le domaine public. Le juge,
avec raison, peut prononcer la nullité d’une telle convention à défaut d’avoir obtenu les
autorisations nécessaires.

 L’IMPRESCRIPTIBILITE DU DOMAINE PUBLIC

Le principe d’imprescriptibilité est une conséquence du principe de l’inaliénabilité. C’est donc


une autre forme de protection qui tend à garantir les dépendances du domaine public contre
toute forme d’acquisition par les particuliers sur le fondement d’un usage prolongé. En vertu de
cette règle, aucun particulier ne saurait invoquer une action possessoire relativement à des
biens du domaine public par le fait d’une jouissance prolongée. Par ce fait, on constate toute la
volonté et le souci du législateur de renforcer la protection du domaine dont les jalons ont été
déjà posés par la règle de l’inaliénabilité, si cette dernière vise en particulier les personnes
publiques propriétaires, l’imprescriptibilité, elle est dirigée contre les personnes privées qui
pourraient être tentées de s’approprier des biens du domaine public du fait d’une longue
utilisation. Ainsi toute revendication d’un droit de propriété sur un bien du domaine public, par
la voie de la prescription sera déclarée irrecevable par le juge.28

L’article 10 du code dit foncier fixe en droit positif congolais la règle d’imprescriptibilité du
domaine public. Cela signifie que si nonobstant la règle d’inaliénabilité l’administration a aliéné
volontairement un bien ou laissé « acquérir un bien par une possession prolongée, cette
appropriation du domaine peut être anéantie à tout moment ».29

28
Idem

29
Ibidem
La règle d’imprescriptibilité est peut être la plus protectrice du domaine public parce qu’elle
protège l’administration contre elle-même. En effet, le principe d’inaliénabilité ne résiste pas
prescriptibles, la réintégration des biens indûment sortis du domaine public au sein de celui-ci
est toujours possible. Par ailleurs, la simple menace d’une revendication de propriété toujours
possible de la part de l’administration dissuade tant les administrateurs que les particuliers qui
désirent sur la protection des biens relevant du domaine public de l’Etat.

§ 2 . PROTECTION PENALE DU DOMAINE PUBLIC DE L'ÉTAT DANS LA COMMUNE DE MAKISO :


EXCEPTION DU PRINCIPE D’AFFECTATION ET DE DESAFFECTATION .

Toutefois, l’entrée ou la sortie des biens du domaine public de l’Etat nécessite toujours une
décision de l’activité compétente.

Par ailleurs, la désaffectation peut être tacite pour autant que la volonté de désaffecter soit
certaine. Les biens qui font partie du domaine public peuvent être naturels (fonciers) ou
artificiels (mobiliers ou immobiliers). 30L’entrée ou la sortie des biens fonciers naturels ne
nécessite aucun acte de l’autorité administrative. Cela va de la nature même du bien qui
disparait comme il approuve. C’est-à-dire que la désaffectation tacite peut être retenue dans
ce cas. Ce cas est discuté en doctrine.

 JURISPRUDENCE :

Une partie de jurisprudence Belge admet. la désaffectation tacite seulement dans la mesure où
la volonté de désaffecter est certaine. Nous pensons qu’un bien ne peut faire l’objet
d’affectation ou de désaffectation que s’il existe. Il est vrai que l’entrée ou la sortie d’un bien du
domaine public nécessite un acte positif de l’autorité administrative. Mais cela n’est pas
toujours le cas.

Ainsi, sommes-nous enclin à considérer que l’affectation cesse dès lors que les bien qui en fait
l’objet disparait naturellement.

Les biens artificiels (domaine public mobilier et domaine public immobilier) eux, font l’objet
d’une décision est de fait (sans besoin d’un acte) ou formelle, la désaffectation doit être
également de fait ou formelle. C’est le principe de parallélisme de forme :

30
La loi N:073-021 du 20 juillet 1973 portant régime général des biens, régime foncier et immobilier et régime des sûretés
telles que modifiée et complétée par loi N: 08-008 du 18 juillet 1980.
D’une manière générale, toute occupation sans titre du domaine public, même lorsqu’elle est
réalisée sans emprise constitue une contravention de grande voirie dès lors que cette
occupation est contraire à un texte ayant pour objet d’assurer la protection du domaine. Il faut
aussi souligner que toute activité de nature à causer des dommages au domaine public est
constitutive d’une contravation de grande voirie. Pour qu’il y ait contravation, il suffit que l’on
trouve devant un fait susceptible de porter atteinte à l’intégrité du domaine ou d’en
compromettre:

Les travaux et ouvrages exécutés sans autorisation sur le domaine public ;

L’édification de construction introduite sur certaines dépendances domaniales,

Les dégradations causées aux divers dépendances domaniales ;

La violation des servitudes administratives instituées au profit du domaine publi ;

Les extractions effectuées sur les domaines publics en l’absence de toute autorisation ou en
dehors de limites autorisés.

La contravention de voirie présente un caractère matériel, l’absence d’éléments intentionnel ne


constitue pas de la part du contrevenant une cause d’exonération.

Il n’est pas admis comme causes d’exonération, le fait que le dommage causé au domaine
public serait imputable aux agissements d’un tiers. Il importe de souligner que les
contreventions de grandes voiries sont soumises à un régime très original :

La sanction n’est pas uniquement pénale car à l’amande proprement dite s’ajoute l’obligation
de réparer le dommage causé ;

La sanction est prononcée par les tribunaux administratifs, l’action pénale se prescrite pour un
an quoique l’action en réparation soit, elle est imprescriptible.

Autres protections:

Le régime du domaine public a essentiellement pour objet de garantir la bonne gestion et de la


bonne protection des biens et des équipements indispensables à l’organisation de la vie en
société. Ce régime met obstacle aux décisions administratives qui seraient de nature à
démembrer les biens essentiels de la communauté ou à compromettre l’usage collectif. Il
engendre dans le chef des pouvoirs publics, des obligations d’aménagements, d’entretiens et
de sécurités en faveur des usagers et il préserve ces biens des empiétements particuliers.

La protection du domaine public entre les occupants sans titre


Indépendamment de la procédure de la contreventions de la voirie, l’administration,
propriétaire ou affectaire du domaine public, dispose des moyens d’administration plus
renforcés à l’encontre des personnes privées qui occupent indûment le domaine de l’Etat. Pour
obtenir l’expulsion des occupants ou l’enlèvement des installations irrégulières implantées sur
le domaine public, l’administration doit normalement recourir au juge. Pour mettre fin aux
occupations sans titre du domaine, l’administration peut saisir soit le juge administratif soit le
juge judicaire. Le juge administratif intervient ici entant que juge de fond.

En dehors du contentieux de contreventions de grande voirie, ou de contentieux des contrats


d’occupation du domaine public, seul le juge judiciaire a qualité pour connaître des demandes
tendant à l’expulsion des occupants sans titre.

L’obligation par l’administration d’entretenir le domaine public, l’administration est obligée


d’entretenir le domaine public. Cette obligation revient à la collectivité propriétaire et protège
toutes les dépendances du domaine public qui ont fait l’objet d’aménagement particulier en
vue de leur utilisation par le public.

Le mauvais entretien du domaine public peut entrainer la resposnabilité de l’administration.


Cette resposnabilité des dépendances du domaine public entraine d’importantes conséquences
:

-Les aliénations sont prohibées et la vente d’un bien non préalablement désaffecté est nulle par
de fait d’objet licité ;

-L’administration peut momentanément réclamer le bien vendu, sans que l’acquisition puisse
alléguer la prescription :

-Une expropriation serait inconcevable ;

Le domaine public ne peut être grevé de servitude. Toute fois, il est parfaitement invisible à une
personne publique, en acquérant des biens qu’elle affectera à l’usage du public, de réserve des
servitudes au profit de tiers, sans qu’on puisse voir là une atteinte au pouvoir de décision de
puissance public, Celle-ci étant jugé lors que l’acquisition de la compatibilité de la servitude
avec l’affectation quelle se propose de donner au bien.

Enfin, les biens du domaine public ne peuvent faire l’objet d’un contrat de bail, mais seulement
d’autorisation, ou de concession, d’occupation privative de caractère purement administratif,
toujours révocables, donc échappant à l’application des législations sur les beaux à loyer, les
beaux à forme et les beaux commerciaux.

§ 3. LES SERVITUDES ET LE DOMAINE PUBLIC


A. Énoncé et portée du principe

Le domaine étant hors commerce, inaliénable et imprescriptible échappe à tous droits réels
privés quelconques de la part des particuliers. Il ne peut donc subir, en principe, aucun
démembrement de la propriété, aucun droit d’usufruit, d’usage, d’habitation ou de servitude. Il
peut faire l‘objet de servitudes qu’elles soient conventionnelle ou légales. Il en résulte que
l’incorporation d’un bien dans un domaine public fait tomber toutes les servitudes dont il est
affecté. Tel est le cas notamment des chemins, routes, rues, que le code civil appelle «
dépendance du domaine », comme n’étant pas susceptibles du propriété privée. Il en est de
même de tous les immeubles faisant partie du domaine public de l’Etat ou des communes. On
ne conçoit pas que ces choses soient détachées de certaines utilités pour en faire jouir d’autre
fonds, étant donné que les biens du domaine public sont affectés dans leur entièreté à une
destination publique. Pareilles charges seraient donc incompatibles avec la destination des
biens du domaine public.

[Link] du principe

L’idée d’incompatibilité des servitudes avec la destination des biens du domaine public de l’Etat
reçoit une limitation : elle fera tolérer toutes les servitudes et les changes qui seraient
compatibles avec les droits de la collectivité. Tels seraient le cas :

Des servitudes ne visant pas à détériorer un immeuble classé ou d’en modifier l’aspect;

Des propriétaires de fonds enclavés devant bénéficier du passage sur le domaine public, pour
vu que l’exercice de ce droit ne nuire à l’usage public du fonds servant

[Link] causes de l’aliénabilité du domaine public de l’Etat

Dans la recherche du leadership en RD Congo, une grande partie de la richesse de ce pays et un


grand temps, ont été consacrés dans des guerres certaines dites de libération, d’autres encore
qualifiées de rebellions.

Aujourd’hui, plus de 45% de la population congolaise est chômeur et 37% est constitué des
fonctionnaires dans des services publics et privés. Des multiples causes sont à la base de cette
aliénabilité du domaine public et la plus majeure sont :

L’insuffisance de salaire des fonctionnaires de l’Etat qui les pousse à la corruption et à


l’aliénation des biens du domaine public de l’Etat à leur intérêt sous prétexte de la recherche de
moyens pour survivre, le SMIG n’étant pas garanti ;

Le manque des responsabilités politiques de l’Etat car c’est lui qui doit réglementer et organiser
ce domaine et dans le cas échéant sanctionner les récalcitrants ;
L’activité de l’Etat n’étant pas effectif dans l’ensemble de territoire national, les fonctionnaires
de l’Etat gèrent d’une manière illégale, les biens du domaine public de l’Etat.

Tel est le cas par exemple pour la ville de Bukavu qui, pendant la période de transition, a été
victime d’une spoliation des parcelles, par un gouvernement rebelle, et qui est à la base des
érosions et autres calamités naturelles.

Les terres qui font partie du domaine public de l’Etat sont régies par les dispositions
particulières aux biens affectés à un usage ou à un service public.

Section 02. LES ACTEURS DE LA GESTION DES BIENS DU DOMAINE PUBLIC DANS LA COMMUNE
DE MAKISO

§1. Ministre des affaires foncières

Un département ministériel est en charge des affaires foncières, notamment l’affectation et la


distribution des terres. Pour l’organisation territoriale de cette administration, celle-ci est
implantée dans les régions sous la forme de « circonscriptions foncières » dont les limites sont
celles des régions, la ville de Kinshasa constituant une circonscription foncière spécifique.
Comme en dispose l’article 222 de la loi n° 73-021, « Pour l’application du régime foncier, le
territoire national est divisé en circonscriptions foncières. Les immeubles sont enregistrés au
bureau de la circonscription dans laquelle ils sont situés », 31

l’article 223 complétant : « chaque circonscription est administrée par un fonctionnaire appelé
conservateur des titres immobiliers ». Matériellement, cette gestion administrative implique la
mise en place, pour chaque circonscription, d’un registre dit « livre d’enregistrement »
(équivalent du livre foncier du système Torrens), d’un registre à souches dit « registre de
certificats » pour la délivrance de ces derniers (l’équivalent des titres fonciers), et d’un registre-
répertoire des personnes auxquelles les certificats sont délivrés (fichier des propriétaires). 32

Cette organisation, compte tenu de la situation politique globale, demeure pour l’instant assez
virtuelle, du moins comme mode d’organisation d’un service de l’État central, ce qui n’empêche
pas la tenue, dans un certain nombre de « circonscriptions » des documents prévus par la loi de
1973, même si cela ne se fait plus dans le cadre national légalement établi.

31
La loi N:073-021 du 20 juillet 1973 portant régime général des biens, régime foncier et immobilier et régime des sûretés
telles que modifiée et complétée par loi N: 08-008 du 18 juillet 1980.

32
L'article 223 de la loi sous examen.
Il faut par ailleurs souligner une particularité de la loi n° 73-021, article 182, qui permet que les
terres soient gérées par des organismes publics créés à cet effet. L’article 183 fixe par ailleurs
les conditions formelles d’attribution des concessions sur les terres domaniales, la procédure
elle-même étant fixée par les articles 190 à 203. 33

§2. Autorités communales et provinciales

 Les autorités communales et provinciales occupent une place centrale dans la gestion
des biens du domaine public dans la commune de Makiso. Au niveau local, le
Bourgmestre joue le rôle de chef de l’exécutif communal ; il veille à la protection des
infrastructures publiques, à l’organisation des marchés, à la gestion des voiries et au
respect de l’ordre foncier. Cependant, son action est souvent limitée par des contraintes
budgétaires et un manque de moyens logistiques.
 La mairie de Kisangani , quant à elle, supervise les cinq communes de la ville, coordonne
les projets urbains et collabore avec les divisions techniques provinciales. Elle intervient
notamment dans la réhabilitation des routes et le contrôle des constructions.
 Le gouvernement provincial de la Tshopo , à travers ses ministères sectoriels
(urbanisme, affaires foncières, infrastructures), définit les grandes orientations
politiques en matière de gestion foncière et d’aménagement. En janvier 2025, une vaste
opération de lutte contre les constructions anarchiques a été lancée sous l’impulsion du
ministère provincial de l’Urbanisme, visant à démanteler les occupations illégales sur les
domaines de l’État à Makiso. Cette intervention démontre que, bien que confrontées à
des défis, les autorités ont un rôle structurant à jouer pour restaurer l’ordre, protéger le
patrimoine public et promouvoir une gouvernance territoriale efficace.

La gestion des biens du domaine public dans la commune de Makiso implique plusieurs niveaux
de pouvoir administratif :

a) Le Bourgmestre de la commune de Makiso

- Représentant de l’exécutif communal.

- Chargé de veiller à la bonne utilisation des biens publics (marchés, voirie, écoles, places
publiques).

- Il peut initier des actions de réhabilitation, de protection ou de récupération des biens spoliés.

33
Idem
- Il joue également un rôle dans la délivrance des permis de construire , sous réserve du respect
des normes urbanistiques.

b) La Mairie de Kisangani

- Coordonne les actions des communes.

- Supervise les grands projets d’aménagement et de réhabilitation urbaine.

- Travaille avec les divisions provinciales techniques (Urbanisme, Cadastre, Assainissement).

c) Le Gouvernement provincial de la Tshopo

- Gère les budgets provinciaux pour les infrastructures publiques.

- Peut décider des affectations ou réaffectations de certains biens publics (par exemple, terrains
pour écoles ou hôpitaux).

- Le ministre provincial de l’Urbanisme et Habitat a notamment lancé une campagne contre les
constructions anarchiques à Makiso en janvier 2025.

§3. Rôle de la population et des ONG

La population locale et les organisations non gouvernementales (ONG) jouent un rôle


fondamental dans la gestion des biens du domaine public dans la commune de Makiso. En tant
qu’usagers directs des infrastructures telles que les marchés, écoles, routes ou espaces verts,
les habitants sont en première ligne pour constater les cas de dégradation, d’occupation illégale
ou de mauvaise utilisation. Leur implication dans la surveillance communautaire permet de
compléter les actions des autorités locales souvent limitées en ressources. Des comités de
quartiers ou associations de résidents participent parfois aux actions de salubrité, de
reboisement ou à la sécurisation d’espaces publics.

De leur côté, les ONG locales et internationales apportent un appui technique, matériel et
éducatif. Par exemple, l’ONG PCN a mené en 2024 une opération de reboisement dans le
quartier Plateau Médical, distribuant 250 plantules aux ménages pour réhabiliter les espaces
verts dégradés. Ces initiatives démontrent que la gouvernance des biens publics ne peut pas
reposer uniquement sur les institutions : elle exige une participation active des citoyens.
Toutefois, ce rôle doit être davantage structuré et soutenu à travers des partenariats formels
entre ONG, population et autorités.

a) La population
- Utilisatrice directe des biens publics : marchés, routes, écoles, hôpitaux, etc.

- Parfois complice involontaire d’occupations illégales (achats de parcelles non autorisées,


constructions anarchiques).

- Peut également alerter les autorités locales en cas de spoliation ou dégradation.

b) Les comités de quartiers

- Structures locales qui participent à la gestion de proximité.

- Ils assistent les autorités dans le suivi de l’utilisation des espaces publics et dans les
campagnes de sensibilisation.

c) Les ONG locales et internationales

- Par exemple, l’ONG et PCN (Programme d’Éducation pour la Protection et la Consommation


de la Nature) a lancé en 2024 une opération de reboisement dans le quartier Plateau médical à
Makiso, en distribuant 250 plantules aux habitants.

- Certaines ONG interviennent aussi dans la gestion des déchets, la réhabilitation des écoles ou
des centres de santé.

§4. Coordination institutionnelle

La coordination institutionnelle constitue un défi majeur dans la gestion des biens du domaine
public dans la commune de Makiso. Plusieurs structures interviennent de manière fragmentée
dans les domaines du cadastre, de l’urbanisme, des affaires foncières, des infrastructures, ou
encore de l’environnement, sans véritable synergie. Cette dispersion des responsabilités
entraîne une duplication des tâches, des conflits de compétence, et une inefficacité dans la
surveillance et la sécurisation du patrimoine public. De plus, les autorités communales peinent
souvent à se faire entendre ou à obtenir les ressources nécessaires auprès des échelons
provinciaux. Pour pallier ces faiblesses, il est nécessaire de mettre en place des cadres
permanents de concertation multisectorielle, regroupant tous les acteurs concernés (services
techniques, élus locaux, société civile).

Ces plateformes permettraient de planifier ensemble les opérations d’assainissement, de


réhabilitation ou de régularisation foncière. Enfin, l’adoption d’un système intégré de gestion
de l’information foncière faciliterait la transparence, le suivi et la responsabilisation de chaque
acteur.

La gestion locale des biens publics dépend fortement de la capacité des différents acteurs à
travailler ensemble :
a) Cadastre – Urbanisme – Affaires foncières

- Trois services souvent déconnectés, alors qu’ils doivent collaborer pour :

- Identifier les biens du domaine public ;

- Mettre à jour les titres fonciers ;

- Contrôler les constructions autorisées.

b) Manque de synergie

- L’absence de système cadastral informatisé ou partagé complique la coordination.

- Des conflits surviennent parfois entre services techniques et autorités communales sur les
droits de gestion ou d’intervention.

c) Besoin de mécanismes participatifs

- Il n’existe pas toujours de cadestres permanents de concertation entre autorités, services


techniques, société civile et population.

- La mise en place de comités locaux de suivi(marchés, écoles, routes) pourrait renforcer la


transparence.

Section 03. LES DÉFIS ET PERSPECTIVES DE LA GESTION DES BIENS DU DOMAINE PUBLIC DANS
LA COMMUNE DE MAKISO

§1. Les problèmes liés à l’occupation illégale, au manque de contrôle et à la corruption dans la
commune de makiso

Pour remédier à ces problèmes, une réforme en profondeur de la gestion domaniale en dans la
commune de makiso s’impose. Elle doit d’abord passer par la modernisation du cadastre. Il
s’agit de mettre en place un système informatisé, national et provinciales dans la commune de
makiso accessible, qui recense de manière claire toutes les terres domaniales, leurs statuts
juridiques, leurs usages et leurs limites géographiques. Cela permettrait d’éviter les attributions
multiples, les occupations illégales et les fraudes.

En parallèle, il faut renforcer les institutions en charge de la gestion foncière, comme le


ministère des Affaires foncières, les circonscriptions foncières dans la commune de makiso et
les entités territoriales décentralisées. Cela implique la formation du personnel, l’amélioration
des équipements (matériel informatique, cartographie, drones…), et un meilleur financement
du secteur. La réforme doit également instaurer des mécanismes rigoureux d’audit, de contrôle
et de sanction pour détecter les abus.

Un autre axe fondamental est la lutte contre la corruption. Il est crucial d’établir des procédures
transparentes et traçables pour l’attribution des terres, avec des registres publics consultables
par tous. Le recrutement des agents domaniaux doit se faire sur des critères de compétence et
d’intégrité. Un organe indépendant pourrait être chargé de contrôler les opérations foncières
et de sanctionner les comportements frauduleux.

En outre, la clarification du cadre légal est nécessaire. Aujourd’hui, la coexistence entre la


législation moderne et les pratiques coutumières crée beaucoup de conflits. Une réforme
foncière doit permettre de reconnaître certains droits coutumiers tout en assurant leur
enregistrement officiel pour plus de sécurité juridique. Cela peut aider à pacifier les tensions
rurales, notamment dans l’Est du pays.

Il est également pertinent de prévoir des programmes de régularisation des occupations


anciennes, en particulier dans les zones urbaines, tout en interdisant strictement les nouvelles
occupations illégales. Les bénéficiaires de cette régularisation devraient contribuer à des frais
symboliques pour obtenir un titre légal, ce qui renforcerait les recettes publiques.

Enfin, la réforme ne peut réussir sans une participation active des citoyens, des commune de
makiso et de la société civile dans la ville de Kisangani. Il faut promouvoir la sensibilisation des
populations sur leurs droits fonciers, créer des cadres de concertation entre les acteurs locaux
et intégrer les collectivités dans la gestion quotidienne des terres domaniales.

En résumé, moderniser la gestion domaniale dans la commune de makiso demande des efforts
sur les plans institutionnel, technique, juridique et moral. C’est une condition essentielle pour
garantir une croissance inclusive, une urbanisation planifiée, et un climat d’investissement plus
stable dans le pays.

§2. Les pistes de réforme et de modernisation de la gestion domaniale dans la commune de


makiso.

Pour remédier à ces problèmes, une réforme en profondeur de la gestion des biens du domaine
public en RDC particulièrement au commune de makiso s’impose. Elle doit d’abord passer par
la modernisation du cadastre. Il s’agit de mettre en place un système informatisé, national et
provincial dans la commune de makiso accessible, qui recense de manière claire toutes les
terres domaniales, leurs statuts juridiques, leurs usages et leurs limites géographiques. Cela
permettrait d’éviter les attributions multiples, les occupations illégales et les fraudes.
En parallèle, il faut renforcer les institutions en charge de la gestion foncière, comme le
ministère des Affaires foncières, les circonscriptions foncières notamment au commune de
makiso et les entités territoriales décentralisées. Cela implique la formation du personnel,
l’amélioration des équipements (matériel informatique, cartographie, drone. et un meilleur
financement du secteur. La réforme doit également instaurer des mécanismes rigoureux
d’audit, de contrôle et de sanction pour détecter les abus. Un autre axe fondamental est la lutte
contre la corruption. Il est crucial d’établir des procédures transparentes et traçables pour
l’attribution des terres, avec des registres publics consultables par tous.

Le recrutement des agents domaniaux doit se faire sur des critères de compétence et
d’intégrité. Un organe indépendant pourrait être chargé de contrôler les opérations foncières
et de sanctionner les comportements frauduleux.

En outre, la clarification du cadre légal est nécessaire. Aujourd’hui, la coexistence entre la


législation moderne et les pratiques coutumières crée beaucoup de conflits. Une réforme
foncière doit permettre de reconnaître certains droits coutumiers tout en assurant leur
enregistrement officiel pour plus de sécurité juridique. Cela peut aider à pacifier les tensions
rurales, notamment dans l’Est du pays.

Il est également pertinent de prévoir des programmes de régularisation des occupations


anciennes, en particulier dans les zones urbaines, tout en interdisant strictement les nouvelles
occupations illégales. Les bénéficiaires de cette régularisation devraient contribuer à des frais
symboliques pour obtenir un titre légal, ce qui renforcerait les recettes publiques.

Enfin, la réforme ne peut réussir sans une participation active des citoyens, des commune de
makiso et de la société civile. Il faut promouvoir la sensibilisation des populations sur leurs
droits fonciers, créer des cadres de concertation entre les acteurs locaux et intégrer les
collectivités dans la gestion quotidienne des terres domaniales.

CONCLUSION GENERALE

Dans le parcours de ce travail, notre réflexion a tourné autour de la question principal la gestion
des biens du domaine public de l'Etat en République Démocratique du Congo Cette étude s'est
articulée autour des questions suivantes :Q1. Pourquoi la gestion des biens du domaine public
de l'État en République Démocratique du Congo représente-t-elle un obstacle à l'instauration
de l'État de droit et de la bonne gouvernance?

Q2. Comment l'État peut -il assurer une gestion rationnelle et durable des biens du domaine
public de l'Etat en République Démocratique du Congo ?

A l'égard de cette problématique nous avons proposé les hypothèses ci-après :


: [Link] gestion des biens du domaine public de l'État en RDC dans la commune de makiso
constitue un obstacle majeur à l’instauration de l'État de droit et de la bonne gouvernance en
raison de pratiques marquées par l’opacité, la corruption, la spoliation illégale et l’absence de
mécanismes de contrôle effectifs. Le manque de transparence dans la désaffectation et la
cession de ces biens favorise les détournements au profit de réseaux privés ou politiques, au
détriment de l’intérêt général.

2. L’État congolais peut assurer une gestion rationnelle et durable des biens du domaine public
en commençant par la révision et l’actualisation du cadre juridique qui régit ces biens. Les lois
existantes, souvent anciennes et mal appliquées, doivent être adaptées aux réalités actuelles
afin de clarifier la distinction entre domaine public et privé, préciser les règles d’occupation et
intégrer les principes de durabilité et de transparence.

Les méthodes exégétique et analytique suivies des techniques documentaire nous ont aidé à
bien réaliser et vérifier nos hypothèses.

Le présent travail a été reparti en deux chapitres dont le premier les considérations générales
et le second porte régime juridique de la gestion des biens dans le domaine public de l'Etat en
République Démocratique du Congo .

Au niveau du premier chapitre, nous avons révélé Définition des concepts(la gestion du
domaine public, domaine public, les biens, domanialité publique .), cadre conceptuel ( De
l'appartenance au domaine public, Du classement et declassement, théorie sur la protection du
domaine public).

Le deuxième chapitre a révélé protection juridique des biens du domaine public de l'Etat dans
la commune de makiso ( principes généraux de la protection juridique du domaine public de
l'Etat dans la commune de makiso , protection des biens du domaine public de la commune de
makiso : exception de principe d'affectation et désaffectation, les servitudes et domaine public),
les acteurs de la gestion des biens du domaine public de l'Etat en République Démocratique du
Congo ( le ministère des affaires foncières, autorités provinciales et communales , coordination
institutionnelle), les défis et perspectives de la gestion des biens du domaine public de l'Etat en
République Démocratique du Congo ( les problèmes liés à l'occupation illégal, au manque et à la
corruption dans la commune de makiso, les pistes de réformes et de modernisation de la
gestion dominale dans la commune de makiso).

En première vue, nous avons constaté que, la gestion des biens sont gérés de deux manières :
administration et juridique. En suite la gestion de loi foncière dans l'administration en
République Démocratique du Congo dans la commune de makiso.
En plus, la loi foncière est largement inconnue par les gestionnaires administrations et même
dans l'administration en raison d'occupation illégal , ce qui engendre l'ignorance de celle-ci et
les conflits administration et l'administré avec la loi foncière dans le milieu d'étude. Enfin, la
gestion des biens du domaine public de l'Etat en République Démocratique du Congo dans la
commune de makiso de la loi engendre une persistance des conflits administratifs.

Face à ces difficultés, nous recommandons à l'Etat congolais à prendre ses responsabilités en
renforçant la vulgarisation de la loi, par des séminaires, des émissions radiotélévisées et des
colloques, afin que le milieu administratifs en particulier et celui de la République démocratique
du Congo en général puisse connaître son rôle dans la gestion des biens du domaine public de
l'Etat en République Démocratique du Congo dans la commune de makiso '

Que la gestion des biens du domaine public de l'Etat en République Démocratique du Congo
dans la commune de makiso par l'administration et la coutume soit conforme à la loi foncière.
L'Etat doit encourager la création des conseils consultatifs provinciaux de l'agriculture prévu
dans la loi N°11/022 du 24 décembre 2011 portant principes fondamentaux relatifs à
l'agriculture en vue de trancher les conflits par le mode conciliateur des parties litigantes.

Nous reconnaissons encore les limites du présent travail. Néanmoins, nous estimons avoir
apporté notre contribution, à la remise en question liée à la gestion des biens du domaine
public de l'Etat en République Démocratique du Congo dans la commune de makiso.

Nous pensons que les études ultérieures pourraient compléter ces jalons déjà jetés et apporter
ainsi les correctifs aux imperfections que peut connaître le présent travail.

BIBLIOGRAHIE

I. TEXTES LEGAUX

Constitution du 18 février 2006 de la République Démocratique du Congo ;

Loi N° 80-008 du 18 juillet 1980 modifiant et complétant la loi N°73-021 du 20 juillet1973


portant régime général des biens, régime foncier et immobilier et régime des sûretés, in JO de
la RDC, 46ème année numéro spécial du 15 octobre 2005 ;

II. OUVRAGES

1. CHAPUS RENE, Droit Administratif général, Tome I, 4e éd, Ed Montchretien, Paris 1988

2. CHAPUS RENE, Droit Administratif général, Tome II, 12e éd, Ed Monthretien, Paris 1999
3. COHEN.E, Dictionnaire de gestion, éd. la découverte, Paris, 1997

4. C.S. GEORGES, Gestion des ressources humaines, éd Dunod, Paris 1997

5. F. TERRE, Droit Civil, les biens, 6e éd, Dalloz, Paris 2002

6. G. CORNOU, Vocabulaire juridique, 6e éd quadrige, PUF, Paris 2004

7. G. CORNOU, Droit Civil, Introduction, les personnes et les biens, 11e éd Montchretien, Paris
2003

8. G. TERRY et G. FRANCLIN, les principes du management, éd économica, Paris 1985

9. H. SIMON, Administration et Processus de décision, éd éonomica, Paris 1973

10. INGHAM Marc, Management stratégique et compétitivité, Deboeck wesmael s.a, Bruxelles,
1995.

11. KALUNGA MAWAZO GA NGOMBE, La pratique du management des entreprises, éd Cresa,


L'SHI 2007

12. MULUMBATI NGASHA, Sociologie politique, éd Africa, L'SHI 1988.

13. W.M DAVID, la logique des décisions quantitatives, éd tendances actuelles, Paris 2000.

III. TEXTES REGLEMENTAIRES

1. Journal officiel de la RDC, Numéro spécial 1e Décembre 2004, Loi n°73-21 du 20 Juillet 1973
portant Régime général des biens, Régime foncier et immobilier et Régime des sûretés, telle
que modifiée et complétée par la Loi 80-008 du 18 Juillet 1980.

2. Arrêtés interministériel n°0021 du 29 Octobre 1998 portant application de la réglementation


des servitudes.

3. Arrêté urbain n°002/BUR-MAIRIE/VILLE/L'SHI/98 du 5 janvier 1998 portant mesure de


protection et de réglementation sur les servitudes.

4. Arrêté urbain n°001/BUR-MAIRIE/VILLE/L'SHI/2009 du 9 janvier 2009 portant mesure de


démolitions des constructions anarchiques dans la ville de Lubumbashi.

[Link]êté urbain n°070/BUR-MAIRIE/L'SHI/2007 du 27 décembre 2007 modifiant l'arrêté urbain


n°014/BUR-MAIRIE/VILLE/L'SHI/2003 du 14 février 2003 portant mesure d'interdiction des
constructions anarchiques des kiosques, boutiques et autres devant les parcelles résidentielles
ou de commerce et dans les servitudes, sur toute l'étendue de la ville de Lubumbashi.
[Link] ET AUTRES TRAVAUX & RAPPORTS

[Link] UNONGWE, la problématique de l'inaliénabilité des biens du domaine public de l'Etat


en R.D.C./cas de la province du Katanga, mémoire L2 SPA, UNILU 2005-2006.

2. MUTOMBO MATANGA, la gestion du domaine public de l'Etat face au principe de


l'inaliénabilité dans l'administration publique congolaise (cas de l'habitat public dans la ville de
Lubumbashi), mémoire L2 SPA, UNILU 2005-2006.

3. MWANGALA KAMAYI, le processus décisionnel et son application dans le milieu urbain de la


ville de Lubumbashi, mémoire L2 SPA, UNILU 2006-2007.

4. Rapport annuel de l`hôtel de ville de Lubumbashi au ministère de l`intérieure, exercice 2007.

V. COURS

1. KAPEND NGUZ, Domaines et Problèmes sectoriels de l'Administration Publique, L1


SPA/UNILU 2007-2008

2. MBAYA KABAMBA, Méthodes de recherche en Sciences Sociales, G2 SPA/CUK/UNILU 2005-


2006.

VI. WEBBOGRAPHIE.

1. M. CRUMIERE, décision, processus des décisions, académie de Versailles, [Link],


encyclopédie libre.

2. [Link], l'évolution de la domanialité au XXe Siècle et jusqu'au code de la propriété des


personnes publiques, 2000-2008, [Link] SARL

3. Dictionnaire indispensable, Microsoft corporation.

4. Dictionnaire, Microsoft Etudes, Encarta 2009

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