0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
2 vues21 pages

Compta

La comptabilité repose sur des règles fondamentales et est essentielle pour l'analyse des flux économiques d'une entreprise, qui peut être classée selon divers critères. Les flux, qu'ils soient externes ou internes, doivent être enregistrés et analysés pour fournir des informations significatives aux décideurs. La comptabilité se divise en plusieurs types, dont la comptabilité générale, analytique et budgétaire, et nécessite des documents et livres comptables pour assurer une tenue rigoureuse et conforme aux obligations légales.
Copyright
© All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats DOCX, PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
2 vues21 pages

Compta

La comptabilité repose sur des règles fondamentales et est essentielle pour l'analyse des flux économiques d'une entreprise, qui peut être classée selon divers critères. Les flux, qu'ils soient externes ou internes, doivent être enregistrés et analysés pour fournir des informations significatives aux décideurs. La comptabilité se divise en plusieurs types, dont la comptabilité générale, analytique et budgétaire, et nécessite des documents et livres comptables pour assurer une tenue rigoureuse et conforme aux obligations légales.
Copyright
© All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats DOCX, PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

PREMIERE PARTIE : PARTIES FONDAMENTAUX DE LA COMPTABILITE

Comme toute science la comptabilité repose sur des règles bien définies et il est nécessaire de
les connaître avant de procéder à l’étude des mécanismes comptables de base.
Dans cette partie nous essayons de montre les éléments qui se révèlent indispensables pour
tirer le meilleur parti des techniques comptables.
CHAPITRE I L’ENTREPRISE ET LA COMPTABILITE
SECTION I : NOTIONS RELETIVES A L’ENTREPRISE
I-1 Définitions
L’entreprise est une entité juridique et économique qui met en œuvre des moyens humains et
matériels pour réaliser un objectif produire des biens ou services en vue d’en tirer un profit
C’est un agent économique, un centre de décision autonome qui dispose des moyens
(RESSOURCES) et utilise ces moyens (EMPLOI) pour atteindre les objectifs qu’il s’est fixés
Les agents économiques exercent une action sur la vie économique et sont souvent regroupés
en secteur d’activité, homogène quant à leur comportement économique. On distingue : les
entreprises, les ménages, les institutions financières et les administrations.
I-2 Objectif de l’entreprise
L’entreprise est l’instrument mis au service de l’homme par homme, dotée des moyens
appropriés en vue de satisfaire ses besoins en biens et services.
La mise à la disposition de l’homme des biens et services par l’entreprise résulte de
l’utilisation des différents facteurs de productions (main d’œuvre, matière première, biens
d’équipements, fourniture et service divers…)
L’entreprise constitue ainsi le moteur de l’activité économique qui apparait comme le réseau
d’opération mettant en jeu les divers partenaires ou agents économiques concernés.
I-3 classification des entreprises
Les entreprises peuvent être classées de plusieurs façons :
a- Selon leur structure économique :
Entreprise privées, entreprise individuelle, entreprise sociétaire, entreprise publique
b- Selon leur dimension ou leur taille
Petit et moyennes entreprise, grand entreprise
c- Selon leur activité économique
Entreprise agricole, entreprise industrielle, entreprise commerciale
d- Selon leur forme juridique
Entreprise individuelle ou personnelle
Entreprise sociétaire (sociétés)
Ces critères de classification ne sont pas exhaustifs.
L’entreprise est une cellule économique. Elle réalise, avec l’extérieur, de nombreux
échanges de biens et services contre de la monnaie ou de la monnaie contre des biens ou
des services. A l’intérieur, elle utilise les biens qu’elle s’est procurés, les transforme ou les
consomme. Les différentes opérations effectuées par l’entreprise peuvent être étudiées par
l’analyse des flux.
SECTION II : L’ANALYSE DES FLUX ECONOMIQUES
A- Définition
Les Flux sont des mouvements de valeurs faits par l’entreprise :
- soit avec d’autres agents = Flux externes ;
- soit à l’intérieur de l’entreprise elle-même = Flux interne
B- Caractéristiques du Flux

1
Un Flux se caractérise par :
1. Son origine ; point de départ : c’est l’origine d’une ressource (R)
2. Sa destination, point d’arrivée : c’est l’emploi d’une ressource (E)
3. Le montant c.-à-d. la valeur exprimée en unité monétaire
D’une façon générale, l’origine les flux détermine la ressource et la destination du flux
définit l’emploi.
C- L’analyse comptable des flux
La comptabilité a pour tâche d’analyser et d’enregistrer les différents flux intéressant
l’entreprise flux mesurés en unités monétaires et survenus en cours d’une période
déterminée appelée « exercice comptable »
Les mouvements de biens et de services sont constatés par les flux réels est ceux de la
monnaie ou de moyens de paiement par les flux financiers ou flux monétaires.
a- Flux externes
Les flux externes mettent en jeu au moins deux agents économiques. Toute opération
réalisée par l’entreprise avec un agent extérieur donne naissance à deux flux externe au
moins de sens contraire. Il y a une égalité de valeur de flux
On constate que l’activité de l’entreprise dégage des flux réels en contrepartie des flux
financiers ou monétaires.
Les flux réels : ces flux portent sur les biens et services achetés ou vendus par l’entreprise.
Les flux monétaires : ce sont la contrepartie des flux portant sur les biens et service
Exemple : Encaissement des sommes versées par un client= Recettes
Paiement des achats de marchandise= Dépenses
On peut analyser : les flux réels en flux réel de sortie ou flux réel d’entrée et
Les flux monétaires en flux monétaires d’entrée ou flux monétaires de sortie

b- Flux interne
Le flux interne ne concerne qu’un agent économique. Ils n’intéressent que l’entreprise
elle-même sans contrepartie. Les flux internes se décomposent en flux réel.
Ce flux se passe à l’intérieur de l’entreprise et s’effectue sans contrepartie
Le flux de résultat constate la formation d’un bénéfice ou d’une perte.
D- Conclusion sur les flux
Pour conclure l’entreprise est un agent économique qui dispose des moyens (Ressources)
et utilise ces moyens (Emplois) pour atteindre les objectifs qu’il s’est fixés.
Les Ressources proviennent des apports personnels de l’entrepreneur (entreprise
individuelle) ou des apports des associés (sociétaires ou société), ces apports peuvent être
effectués en nature (bâtiment, mobiliers, marchandise) au moment de l’apport (ces biens
doivent être évalués) ou en numéraire ou espèces, des prêts.
Et les Emplois sont représentés par l’acquisition des moyens de production (bâtiment,
usines, matériels d’équipement, mobilier, matériel de transport), l’achat des marchandises
Destinés à la revente, le dépôt d’argent dans la caisse sociale ou compte bancaire et
rémunération des services reçus d’autre agents économique (Poste et
Télécommunications, JIRAMA, Salarié…)
Il est évident que l’égalité EMPLOIS=RESSOURCES doit être maintenue.
SETION III : LA COMPTABILITE DANS L’ENTREPRISE
L’activité de l’entreprise entraîne un certain nombre d’opérations internes et des
opérations d’échange avec des agents extérieurs. Ces opérations plus ou moins complexes

2
doivent être constatées au sein de l’entreprise. Pour ce faire, elle fait appel à la technique
comptable qui consiste à classer, à analyser et à enregistrer tous les faits modifiants ou
susceptibles de modifier la situation du patrimoine de l’entreprise.
De plus, la tenue d’une comptabilité par toute entreprise a été rendue obligatoire par le
code de commerce et le décret n°87.332 du 17 septembre 1987. En outre l’activité d’une
entreprise nécessite la prise de décisions nombreuses, et grâce aux différents documents
comptables, la comptabilité régulièrement tenue permet de fournir aux décideurs
économiques des informations fiables, compréhensibles et significatives.
En générale, on distingue 3 sortes de comptabilité :
- Comptabilité générale dont l’objet consiste à analyser et à enregistrer les flux après
les avoir classés d’après leur nature et d’en faire la synthèse par la présentation de
documents comptables annuels (Bilan, Compte de résultats, annexes).
- Comptabilité analytique d’exploitation qui consiste à analyser les faits après les avoir
reclassés, non plus par nature, mais par destination ou par fonction afin de déterminer
les coûts et prix de revient, les résultats analytiques par activité, par produit, par
article.
- Comptabilité budgétaire qui a lieu d’enregistrer, consiste à prévoir et à projeter les
faits dans l’avenir.
Ces trois sortes de comptabilité vont de pair et s’articulent d’une manière telle qu’elles
doivent permettre la comparaison des résultats.
SECTION IV : LES DOCUMENTS COMPTABLES ET LES LIVRES DE
COMPTABILITES
La technique comptable s’appuie sur l’organisation interne et généralement la tenue de la
comptabilité est assurée par un service spécialisé « service de la comptabilité » qui est en
relation avec les autres services de l’entreprise à un double titre :
- Comme demandeur d’information lui permettant d’exécuter les taches comptables
donc d’assumer la fonction comptable.
- Comme fournisseur d’information à l’issue des travaux comptable.
Dans une telle conception, l’information doit être transmise à l’aide d’un support matériel
appelé « pièce comptable ». Cette dernière constitue l’élément de base de tout système
comptable défini comme l’ensemble organisé des documents permettant l’enregistrement
des faits comptables alors que les procédés sont des supports matériels de ces documents.
A- LES DOCUMENTS COMPTABLES
Les opérations comptables doivent avoir comme base « support » des documents qui
matérialisent les différents flux économiques existants (flux réels ou flux financiers, flux
internes ou flux externes).
Chaque constatation comptable d’un flux ayant fait l’objet d’une inscription dans un livre
de comptabilité et doit être justifiée par une pièce qui permet de connaître la nature et
l’origine des opérations sous une formes et appellations différentes.
1- Documents afférents aux flux réels
a- Opération sur marchandises
- Documents provenant de l’acheteur (client)
Bon de commande : cette pièce établie généralement par l’acheteur comporte plusieurs
mentions détaillées relatives à la désignation des marchandises, aux quantités voulues,
aux conditions de livraison et aux propositions de modalités de paiement
- Documents provenant du fournisseur (vendeur)

3
Bon de livraison : pièce établie par le fournisseur et attestant la livraison des
marchandises
Facture : c’est une pièce justifiant la vente effective des marchandises appelées aussi
facture de « DOIT », contient un certain nombre de renseignements concernant la
quantité, le prix unitaire, le prix total, les taxes, le net à payer.
Avoir sur facture de « DOIT » : c’est une pièce établie par le fournisseur notifiant les
remises, rabais, ristournes accordés par le fournisseur au client. Ces réductions sont dites
hors facture car elles concernent des ventes objets de factures antérieurs.
Facture d’AVOIR : cette pièce concerne généralement les retours sur marchandises
vendues et livrés mais non conformes à la commande.
b- Opérations sur les services consommés
Les factures concernant les services consommés ou utilisés ce sont des pièces reçues des
organismes extérieurs.
2- Documents afférents aux flux financiers ou monétaires
Les documents afférents aux flux financiers ou monétaires peuvent prendre plusieurs
forment
- Pièce de caisse : pièce justifiant tout mouvement (entrée ou sortie) d’espèces de la
caisse
- Remise d’espèces : constatant le versement d’espèces dans un compte bancaire
- Chèque bancaire
- Chèque postal
- Mandat poste
- Avis de crédit- avis de virement-Mandat de virement
- Les effets de commerce : pièce utilisée surtout pour les paiements à terme, c.-à-d. non au
comptant.
Selon les règles comptables, l’inscription dans les livres de comptabilité appelée « Ecriture »
est justifiée par une pièce datée et susceptible d’être présentée à toute demande.
B- LES LIVRES COMPTABLES
Tout système comptable doit d’une manière ou d’une autre satisfaire des fonctions
essentielles :
- L’enregistrement chronologique exhaustif sur un journal des opérations réalisées par
l’entreprise fonction JOURNAL
- Le classement des opérations dans les comptes selon leur nature économique :
produits, charges, dettes, créances, etc., et le suivi méthodique de chaque compte
Fonction GRAND LIVRE.
- La tenue des documents pour satisfaire ces deux fonctions n’est pas seulement une
nécessité d’ordre technique mais aussi une obligation légale prescrite impérativement
par la loi comptable (décret PCG 2005)
Toute entreprise personne physique ou morale tient obligatoirement un livre journal, un
grand livre et un livre d’inventaire.
1- Le Journal ou livre journal
a- Rôle et utilisation du journal
Les mouvements affectant le patrimoine de l’entreprise sont enregistrés opération par
opération et jour le jour du livre journal selon le principe de la partie double.

4
Tout enregistrement comptable précise l’origine, le contenu et l’imputation de chaque donnée
ainsi que les références de la pièce justificative qui l’appui. Les pièces justificatives doivent
faire l’objet d’un classement conforme aux exigences du contrôle.
b- Les formalités préalables
Le livre journal est coté et paraphé dans la forme ordinaire et sans blanc par le greffier du
tribunal de commerce au registre duquel l’entreprise est immatriculée. (Coter signifie
numéroter les pages ; parapher signifie signer chaque pages)
NB : Dans le lieu ou un tribunal de commerce n’a pas été intitulé le greffier du tribunal de 1 ère
instance chambres commerciale peut valablement procéder à l cote et paraphe du livre
journal.
c- La forme et la tenue du journal
Le livre journal est soumis à des conditions de forme destinées à garantir l’exactitude et la
sincérité des mentions qui y sont portées et empêcher toute modification ultérieure des
enregistrements comptable. Le livre journal appelé aussi journal est un registre à feuillets
cossus et reliés, ce qui exclut les feuillets mobiles.
Remarque : le livres comptables relatifs à l’enregistrement des opérations et à l’inventaire
sont établis et tenus sans blanc ni altération d’aucun sorte y compris le journal, interdit ainsi le
gommage, la rature, la surcharge et l’utilisation des produits type encrivore.
Traditionnellement l’enregistrement au journal d’une opération se présente comme suit
Colonne 1 Colonne 2 Colonne 3 Colonne 4 Colonne 5
Numéros des Numéros des Date de l’opération Débit Crédit
comptes à débités comptes à Intitulés des comptes débités
crédités Intitulés des comptes crédités
Libellé
2- GRAND-LIVRE
a- Généralité
Le grand livre est un registre constitué par la réunion de tous les comptes ouverts dans une
entreprise. La cote et le paraphe ne sont pas exigés. Les écritures du livre journal sont portées
sur le grand livre et ventilées selon le plan des comptes de l’entreprise.
Le grand livre est indispensable car d’une part, il regroupe tous les comptes ouverts et classés
dans un ordre précis du plan comptable générale et d’autre part de présenter leurs situations
respectives.
b- Forme et tenue des comptes
Selon les besoins de l’entreprise, les comptes du grand livre peuvent prendre plusieurs
formes :
Un compte sous forme de tableau à 2 parties :
Mais on peut le présenter d’une manière schématique compte en T
Débit = emploi Intitulé des comptes Crédit= ressource

Solde débiteur Solde créditeur

Total Total

5
Une opération s’exprime donc au moins en un emploi et en une ressource, et de ce fait, elle
doit être enregistrée dans, au moins deux comptes :
- L’un est débité : débiter un compte, c’est inscrire une somme à son débit.
- L’autre est crédité : créditer un compte, c’est inscrire une somme à son crédit.
C’est le principe de la comptabilité en partie double
3- Livre d’inventaire
Les livres d’inventaire fait partie des livres comptables obligatoires prévus par le décret
n°2004-272 du 18 février 2004 et soumis au même formalisme que le livre Journal.
Les données d’inventaires sont regroupées sur le livre d’inventaire et distinguées selon la
nature et le mode d’évaluation des éléments qu’elles représentent.
Ces éléments sont déterminés, quant à leur consistance et la valeur, par la procédure
d’inventaire opérée à la fin de l’exercice comptable et répartis en éléments d’ACTIF et en
éléments du PASSIF.
Les éléments d’ACTIF sont représentés par les biens que l’entreprise possède et les éléments
du Passif sont constitués par les dettes de l’entreprise.
En outre, les documents comptables dressés à la fin de l’exercice doivent être transcrits, à
l’exception de l’annexe, sur le livre d’inventaire.
Les documents annuels sont :
- Le Bilan
- Le comptes de Résultats et
- L’Annexe
CHAPITRE II : ANALYSE DE LA SITUATION
SECTION 1 : NOTION DU BILAN
Définition
Le Bilan est un document chiffré qui résume, à une date donnée, la situation patrimoniale d
l’entreprise. C’est-à-dire le Bilan décrit séparément les éléments d’actif, de passif et de
capitaux propres à la date de clôture des comptes.
1- Présentation du Bilan
Le Bilan est un tableau divisé en deux parties : la partie gauche est appelée ACTIF et y
figurent tous les emplois, la partie droite est appelée PASSIF et y figurent toutes les
ressources ou toutes les origines.
ACTIF BILAN AU…… PASSIF
EMPLOIS RESSOURCES
Les immobilisations incorporelles Les capitaux propres
Les immobilisations corporelles Les subventions d’investissement
Les actifs financiers immobilisés reçues, pour la partie non amortie
Les actifs d’impôt. Les passifs d’impôt
Les Stocks, Les provisions pour charges et
Les clients et comptes rattachés, passifs assimilés (produit constaté
Les autres créances et actifs d’avance) les passifs non courants
assimilés (Charges constatées portants intérêts (découvert
d’avance) bancaire)
La trésorerie et équivalents de la Les fournisseurs et autres
Trésorerie créditeurs
TOTAL ACTIF TOTAL PASSIF

6
2- L’équation du bilan
Au débit de ces activités l’entreprise établi un bilan de départ dont l’équation et la suivante :
ACTIF (A)= CAPITAUX PROPRES (CP) +DETTES (D)
Si l’entreprise est mal gérée, elle s’appauvrira et si elle est bien gérée, elle va s’enrichir. Dans
ce deux cas l’égalité A=CP+D sera détruite ; pour rétablir l’équilibre il faudra introduire un
nouveau post dans le Bilan : Résultat (R)
Equation du bilan final
A= CP+D+ou –R
Si A supérieur à CP+D Bénéfice
Si A inférieur à CP+D Perte ou déficitaire
R= A-(CP+D) Si R supérieur à 0 Bénéfice et si R inférieur à 0 Perte
3- Conclusion
La présentation des bilans successifs présente aussi peu d’intérêts car certains postes du bilan
sont rarement modifiés (capital, Matériel et Mobilier, Droit au bail) alors que d’autre varient
constamment (banque, caisse…).
Un bilan n’est établi que périodiquement, notamment en fin d’un exercice comptable afin de
déterminer le résultat de l’exercice. Cet établissement du bilan est d’ailleurs une obligation
légale.
CHAPITRE III : ETUDES DES COMPTES
SECTION 1 : DEFINITION ET FONCTIONNEMENT
A- DEFINITION
Le compte est un tableau dans lequel sont enregistrées toutes les opérations réalisées par
l’entreprise et exprimant des mouvements des valeurs.
Ce tableau peut être présenté sous deux formes
1- Présentation schématique du compte
Le plus souvent, le compte est présenté en un tableau simplifié en forme « T » sous
l’aspect le compte est dit « schématique ».
Débit NOM DES COMPTES Crédit
Somme Somme

La tenue de ce compte schématique se traduit par une simple somme. En pratique


professionnelle, cette méthode est peu opérante et insuffisante, car elle ne fournit pas les
renseignements nécessaires à la gestion des comptes.
2- Présentation pratique du compte
Dans la pratique, le compte peut être présenté de 2 manières différentes :
a- 1ère présentation MODELE 1

Débit N° et nom de compte Crédit


Date Libellé Somme Date Libellé Somme

Solde créditeur Solde débiteur


Total X Total X

7
2ème Présentation : MODELE 2

Date Libellé Sommes


Débit Crédit

B- Fonctionnement
Le compte est donc un tableau à 2 colonnes dont l’une retrace les augmentations et l’autre les
diminutions de la masse de biens ou des droits ou des obligations qui sont décrits et suivis
ensemble en raison de leur similitude de nature de but ou de fonction.
1- Le compte et le principe de la comptabilité à partie double
Il a été mentionné que le total de l’actif doit être égal au total du passif ; cette égalité implique
que le total des comptes de l’actif est aussi égal au total des comptes du passif.
Donc, si l’on modifie la valeur d’un compte, l’égalité fondamentale entre l’actif et le passif
n’est plus maintenue. Pour la rétablir, il faudra modifier également un autre compte. Une
modification de valeur enregistrée dans un compte doit s’accompagner obligatoirement d’une
modification de même valeur dans un autre compte. C’est le principe de la comptabilité dite
« à partie double »
2- Le virement comptable
Le virement comptable est l’opération qui permet de faire passer une somme du débit d’un
compte au débit d’autre compte, ou du crédit d’un compte au crédit d’un autre compte.
3- Le solde du compte
Pour éviter de conserver indéfiniment des sommes considérables dans un compte, il est
nécessaire de l’arrêter à la fin d’une période déterminée et d’en dégager le SOLDE. Ce solde
est la différence entre le débit et le crédit, il indique la SITUATION ou POSITION du
compte.
Pour arrêter un compte, il faut totaliser la colonne la plus forte, reporter ce total du côté le
plus faible et par différence, tirer le solde.
Le solde est de la même nature que celle du côté le plus fort
Si les débits sont supérieurs aux crédits, le solde est dit débiteur
Si les crédits sont supérieurs aux débits, le solde est dit créditeur
Si les crédits sont égaux aux débits, le solde est nul, le compte est alors soldé
Le Fonctionnement du compte est illimité dans le temps, mais en pratique le compte et au
moins arrêté à la fin de chaque année comptable et il est ré ouvert au début de l’exercice
suivant.
Pour la réouverture d’un compte, les soldes sont repris et inscrits dans les colonnes
correspondant à leur nature véritable.
- Le Solde débiteur est repris au débit du compte concerné
- Le solde créditeur est repris au crédit du compte concerné.
SECTION 2 CLASSIFICATION DES COMPTES
A- LES COMPTES DU BILAN
Les comptes de bilan sont de comptes ouverts aux différents éléments de l’actif et du passif
du patrimoine de l’entreprise. Ce sont, en fait, les comptes dont les soldes sont en fin
d’exercice reportés au bilan.

8
Il se répartit en comptes d’actif et du passif.
B- LES COMPTES DE GESTION
Certaines opérations ne peuvent pas être enregistrées dans les comptes de bilan, car elles ne
correspondent pas à des achats ou ventes de valeurs du patrimoine de l’entreprise. Elles
représentent au contraire des acquisitions ou cessions de services ou de matières
consommables.
L’activité principale de l’entreprise consistant à consommer, acheter et vendre des produits est
effectuée dans le but de réaliser un bénéfice.
Ces comptes de gestion enregistrent les variations du résultat occasionnées par les emplois
définitifs dans un compte « Charges » par les recettes propres dans un compte « Produit ».
1- Les comptes de charges
Ces comptes enregistrent des emplois définitifs correspondant à un appauvrissement de
l’entreprise. Les charges d’exploitation correspondent à des dépenses, ou à des
dépréciations liées au fonctionnement normal de l’entreprise, les charges exceptionnelles à
des dépenses ou des dépréciations exceptionnelles sans lien direct avec l’objet de
l’entreprise.
Les comptes de charge augmentent au débit. Ils ne sont rarement crédités. Leur solde peut
être débiteur ou nul.
Classe 6 du plan comptable 2005
2- Les comptes de produits
Ces comptes enregistrent les ressources représentant un enrichissement pour l’entreprise.
Les ressources liées au fonctionnement normal de l’entreprise sont des produits
d’exploitation. Les ressources exceptionnelles sont des produits exceptionnels.
Ces comptes enregistrent des ressources internes (propre), ils augmentent donc au crédit.
Ils ne sont que rarement débités et leur solde est créditeur ou nul.
Classe 7 du plan comptable 2005
3- Fonctionnement des comptes de gestion
Les comptes de charges enregistrent les biens et services consommés par l’entreprise au cours
de l’exercice. En principe, débité par le compte fournisseur ou d’un compte financier.
L’origine des fonds est alors soit le compte fournisseur, soit le compte financier et la
destination est le compte de charges.
Les comptes de produit enregistrent les contreparties des sommes que l’entreprise encaisse au
titre des ventes ou services rendus. En principe, crédités soit par le débit d’un compte client,
soit par le débit d’un compte financier.
C- LE COMPTE DE RESULTAT
C’est un document comptable de synthèse où sont virés les soldes des comptes de charges
et produits à la fin d’un exercice comptable. Dans le but de déterminer le bénéfice net ou
la perte nette de l’exercice, on regroupe, par le système de virement comptable :
- au débit du compte de Résultat : les comptes de charges
- au crédit du compte de Résultat : les comptes de produits
Remarque : il faut au passage, mentionner la particularité du compte « Stock de
marchandises » Le stock initial est considéré comme une charge et se met au débit du compte
de Résultat, ce stock initial n’est d’autre que le stock final de l’exercice comptable précédent.
Le stock final, obtenu à partir de l’exercice, est considéré comme un produit et se met au
crédit du compte de Résultat.
C’est ce stock final qu’on prend en considération à l’actif du bilan.

9
Lorsque les produits sont supérieurs aux charges, le résultat est bénéficiaire et se place du côté
du débit du compte de Résultat en s’appelant « Résultat net » et non pas solde débiteur.
Dans le cas où les produits sont inférieurs aux charges, le résultat est déficitaire et sa place du
côté du crédit du « compte de Résultat » en s’appelant « Résultat net » (Perte) et non pas solde
débiteur.
SECTION 3- LA BALANCE DES COMPTES
La balance est un document qui fait apparaitre l’ensemble des comptes ouverts par
l’entreprise. C’est un tableau divisé en trois parties.
La balance des comptes est établie à une date déterminée et n’est valable qu’à cette date. Les
comptes figurant dans la balance doivent être préalablement classés d’après leurs numéros
suivant le plan comptable général.
Balance au…..
N° des Noms de comptes mouvements solde
comptes
Débit Crédit Débiteur Créditeur

Totaux ∑ M débit ∑M ∑ solde ∑ solde


Crédit débiteur créditeur

On peut ainsi conclure que la balance est un moyen de contrôle de la comptabilité à partie
double.
Somme débits Balance = Somme débits journal
Somme crédits Balance = Somme Crédits journal
Total des soldes débiteurs = Total des soldes créditeurs
Sommes soldes débiteurs = sommes soldes créditeurs

CHAPITRE IV : PLAN COMPTABLE GENERALE (PCG)


La comptabilité peut être définie comme un système d’organisation de l’information
financière permettant :
- L’analyse, le classement et l’enregistrement de données chiffrées
- La production des informations fiables, compréhensives, significatives, comparables
dans le temps et dans l’espace et conformes aux besoins des utilisateurs intéressés.
- L’entreprise elle-même, comme outil de gestion efficiente, par les besoins de prise de
décision.
Le Tiers : fournisseurs, Banques, Actionnaires, Administrations.
En effet, la comptabilité doit être organisée à partir des règles précises que toutes les
entreprises sont tenues de respecter. Ces règles sont réunies dans un cadre bien déterminé
appelé le Plan Comptable.
SECTION 1 : OBJECTIF DU PLAN COMPTABLE
Le Plan Comptable Générale applicable à toutes Entreprises installées à Madagascar a fait
l’objet du décret n°2004-272 du 18 janvier 2004 cohérent avec les normes comptables
Internationales (IAS/FRS) PCG 2005 et vise, en plus objectifs énumérés précédemment, à
la normalisation de la présentation des documents comptables et des états financiers.
Pour permettre d’atteindre ces objectifs, le Plan Comptable a défini explicitement les
dispositions relatives :
- à l’organisation de la comptabilité par l’adoption d’un plan de comptes de l’Entreprise

10
- à la normalisation comptable
- à la tenue des livres st des comptes
- à l’évaluation des éléments d’actif et du Passif
Le PCG 2005 a retenu 8 principes comptables fondamentaux
1- Principe de l’indépendance des exercices
Le résultat de chaque exercice est indépendant de celui qui précède et de celui qui suit. Pour
sa détermination, il convient donc de lui imputer les transactions et les événements qui lui
sont propres, et ceux-là seulement.
Dans l’hypothèse où un évènement, ayant lieu de causalité direct et prépondérant avec une
situation existant à la date d’arrêté des comptes d’un exercice est connu entre cette date et
celle de l’établissement des comptes dudit exercice, il convient de rattacher cet évènement à
l’exercice clos. Ce rattachement s’effectue sur la base de la situation existant à la date
d’établissement des comptes.
Exemple : un exercice comptable a normalement 12 mois, dans un cas exceptionnel ou
l’exercice est inférieur ou supérieur à 12 mois et notamment en cas de création ou de cession
de l’entité en cours d’année ou de mois ou en cas de modification de la date de clôture, la
durée retenue doit être précisée et justifiée.
2- Principe d’importance relative (seuil de signification)
Les états financiers doivent mettre en évidence toute information significative, c’est-à-dire
toute information pouvant avoir une influence sur le jugement que les utilisateurs de
l’information peuvent porter sur l’entité.
Les montants non significatifs sont regroupés avec des montants correspondant à des éléments
de nature ou de fonction similaire. Les normes comptables ne sont pas censées s’appliquer
aux éléments sans importance relative.
3- Principe de prudence
La prudence est l’appréciation raisonnable des faits dans des conditions d’incertitude afin
d’éviter le risque de transfert, sur l’avenir, d’incertitudes présentes susceptibles de grever le
patrimoine ou le résultat de l’entité.
Les actifs et les produits ne doivent pas être surévalués, et les passifs et les charges ne doivent
pas être sous évalués.
Toutefois, l’application du principe de prudence ne doit pas conduire à la création de réserves
occultes ou de provisions excessives. L’application de ce principe, par exemple a pour
conséquence qu’un bénéfice non encore réalisé ne peut pas être comptabilisé alors qu’une
perte, même probable intervient ans la détermination du résultat.
4- Principe de permanence des méthodes (constance des méthodes)
La cohérence et la comparabilité des informations comptables au cours des périodes
successives impliquent une permanence dans l’application des règles et procédures relatives à
l’évaluation des éléments et à la présentation des informations.
Toute exception à ce principe ne peut être justifiée que par la recherche d’une meilleure
information ou par un changement de la réglementation.
5- Principe du cout historique
Sous réserve de dispositions particulières, les éléments d’actif, de passifs, de charges et de
produits sont enregistrés en comptabilité et présentés dans les états financiers au cout
historique c-à-d sur la base leur valeur à la date de leur constatation, sans tenir compte des
effets de variations de prix ou d’évolution du pouvoir d’achat de la monnaie.

11
L’enregistrement des opérations au moment de l’acquisition de biens et leurs cessions en
ariary Malagasy courant au moment d l’opération.
6- Principe d’intangibilité du bilan d’ouverture
Le Bilan d’ouverture d’un exercice doit correspondre au Bilan de clôture de l’exercice
précédent.
7- Principe de prééminence de la réalité sur l’apparence (Substance over form)
Les opérations doivent être enregistrées en comptabilité et présentées dans les états
conformément à leur nature et à leur réalité financière et économique, sans s’en tenir
uniquement à leur apparence juridique.
8- Principe de non-compensation
La compréhension entre éléments d’actif et éléments passif du bilan ou entre éléments de
charges et éléments de produits dans le compte de résultat, n’est pas autorisée, sauf dans les
cas où elle est imposée ou prévue par la réglementation comptable.
Des charges et produits liés résultant de transaction et d’événements similaires et ne
présentant pas de caractère significatif peuvent être compensés.
Exemple les comptes fournisseurs doivent être un solde débiteur et un solde créditeur
Les comptes de charges et comptes de produits inscrits dans le compte de Résultat doivent
être présentées séparément.
SECTION 2 : LE PLAN DES COMPTES
Le plan des comptes se caractérise par le mode de codification décimale retenu. Il a pour
but de classer et d’organiser des comptes pour fournir une liste dont l’entreprise va se
servir.
Le plan de compte de la comptabilité générale est divisé en 7 classes numérotées de 1 à 7.
Chaque classe divisée en 10 comptes principaux (le premier chiffre à gauche indique
toujours la classe). Le nombre à deux chiffres caractérise le compte principal.
Exemple : 41 clients et comptes rattachés
Classe 4 comptes des tiers
Ces comptes principaux peuvent être subdivisés en comptes divisionnaires à trois chiffres
ou en sous comptes identifiés par des numéros à quatre chiffres et plus selon le besoin
d’information de l’entreprise.
Exemple : Classe6- comptes de charges
60 – Achats consommés (comptes principal)
601- matière premières comptes divisionnaires
602- autres approvisionnements
6021- matières consommables sous comptes
6022- fournitures consommables
Les comptes de Bilan sont répartis dans 5 premières classes
Classe 1 : les comptes des capitaux
Classe2 : les comptes d’immobilisations
Classe 3 : les comptes de stocks et en cours
Classe 4 : les comptes des tiers
Classe 5 : les comptes financiers
Les comptes de gestions :
Classe 6 les comptes de charges
Classe 7 les comptes de produits

12
La codification est articulée en effet, dans le but de faciliter les traitements informatisés, on
utilise des codes significatifs faciles à repérer par leur position dans le numéro du compte.
a) Les comptes de régularisation sont caractérisés par la terminaison 8 en classe 2 et 4
Exemple : 42
428 Personnel charges à payer
b) Le 8 en deuxième position indique le compte d’amortissement d’immobilisation
212 constructions
2812 amortissements de construction
Le classement des comptes est détaillé dans le plan des comptes du PCG 2005. Il est donc
nécessaire d’avoir toujours sous la main le PCG. Dépliant pour pouvoir connaitre les numéros
des comptes à utiliser. Les opérations comptables sont enregistrées au cours de l’exercice
dans des comptes à 3 chiffres au moins.
SECTION 3 : LES PRINCIPES D’ORGANISATIONS COMPTABLE DE BASE
La technique comptable s’appuie sur l’organisation interne de l’entreprise. De plus, la tenue
du livre d’inventaire est soumise à des textes réglementaires (PCG 2005).
L’organisation comptable consiste à pratiquer un système et des procédés qui permettront à
l’entreprise de réaliser, de la manière la plus efficace possible, les deux fonctions essentielles :
JOURNAL et GRAND LIVRE.
Un système dit « système classique » est le plus simple et le plus ancien. Deux types de
travaux comptables sont constatés dans ce système le travail quotidien et le travail périodique.
Le travail quotidien consiste :
- A enregistrer chronologiquement les opérations sur le journal
- De suivre méthodiquement chaque compte dans le grand livre
Le travail périodique correspond à l’établissement de la balance des comptes en règle générale
mensuelle, mais qui peut être effectuée chaque fois que le chef d’entreprise en a besoin.
En fin d’exercice comptable, la balance permet l’élaboration de bilan et du compte de résultat.
L’ORGANISATION DU TRAVAIL COMPTABLE
(1) (2) (3) (4)
LA SAISIE LE REPORT LE RESUME LA SYNTHESE
BILAN
JOURNAL GRAND LIVRE BALANCE
COMPTE DE RESULTAL

1- LE JOURNAL OU LIVRE JOURNAL


Au jour le jour, le comptable enregistre les opérations de l’entreprise sur le journal (tradition
des opérations réalisées par l’entreprise en langage comptable)
2- GRAND LIVRE
Les opérations du journal qui sont classées chronologiquement sont ensuite reportées sur le
grand livre qui est classé par type de compte (en suivant l’ordre du plan comptable). Ce
document reprend les mêmes informations qu’au journal mais les trie différemment.
Le premier critère de tri est la nature de l’opération et non pas la date de l’opération. Ce grand
livre permet donc d’obtenir :
- Toutes les opérations passées qui sont classées par type de compte 1ère critère de tri et
par ordre chronologique 2ème critère de tri
- Toutes les références justifiant ces opérations

13
Le total des mouvements au débit et le total des mouvements au crédit
Le solde de ces mouvements (débiteur, créditeur)
3- LA BALANCE
Le comptable établit régulièrement une balance (en général tous les mois). Ce document
reprend dans l’ordre du Plan comptable tous les comptes et donne le total des débits, total des
crédits et tire le solde de chaque compte. En réalité ce document représente un résumé du
grand livre et permet au comptable d’avoir en quelques pages la situation précise des comptes.
4- LE BILAN ET LES COMPTES DE RESULTATS
La BALANCE donnant en quelques pages la situation précise de l’ensemble des comptes. Il
est alors aisé pour le comptable d’établir.
Le bilan qui reflète le solde des comptes de la classe 1 à 5
Le compte de résultat qui reflète le solde des comptes de la classe 6 et 7
DEUXIEME PARTIE : ENREGISTREMENT DES OPERATIONS COURANTES
CHAPITRE I : LES ACHATS ET LES VENTES
Le plus fréquent des actes de commerce est constitué acquisition de matières, marchandise ou
objet quelconques dans le but de les revendre avec bénéfice, après ou sans transformation. Les
achats et les ventes sont donc les deux points essentiels de l’activité économique d’une
entreprise.
A base de tout enregistrement comptable, concernant une opération d’achat ou de vente se
trouve un document fondamental : la Facture.
La Facture est une pièce comptable servant de base et de justification aux écritures comptable.
La Facture est établie par le vendeur ou fournisseur et constate les conditions auxquelles ce
dernier a vendu des biens ou assuré des services. Elle montre aussi le montant que l’acheteur
ou client doit au vendeur ou fournisseur.
Lorsqu’une entreprise reçoit une facture, celle-ci correspond soit à l’achat d’un bien soit à
l’achat d’un service. Par contre s’il envoie une facture, celle-ci correspond à la vente d’un
bien ou d’un service. Il est bon de souligner, au passage que la facture établie par les
entrepreneurs de bâtiments et divers corps de métiers est appelée « le mémoire ».

SECTION 1 : ENREGISTREMENT DES ACHATS


Il faut distinguer deux sortes d’achat :
- achat au comptant
- achat à crédit
L’achat est dit « au comptant » si le règlement se fait au moment de la livraison,
L’achat est dit « à crédit » si le délai de règlement est convenu à une date ou dans un certain
nombre de jours ou de mois.
En comptabilité, dans le cas d’un achat au comptant, on fait jouer des comptes de trésoreries
(compte banque, caisse ou comptes chèque postaux). Et dans le cas de paiement différés, le
fournisseur et le client ont alors des créances et des dettes réciproques. Ainsi les comptes
utilisés sont les comptes de tiers.
SECTION 2 : ENREGISTREMENT DES VENTES
Comme pour les achats, il faut distinguer les ventes au comptant et les ventes à crédit selon
que le paiement peut en être fait immédiatement ou différé.
Conclusion : En réalité, les factures délivrées par une entreprise sont complexes, car elles
comportent d’autres éléments comme les réductions, les TVA, les frais de transport, etc.

14
En comptabilité ; il ne suffit pas d’enregistrer seulement le Net à payer c-à-d le montant dû
par le client au fournisseur, mais il faut aussi comptabiliser d’autres éléments figurant sur la
facture.
SECTION 3 : LES REDUCTIONS
Il existe 2 types de réduction de prix :
- Les réductions à caractère commercial : accordées au client pour des raisons
directement liées à la vente elle-même
- Les réductions à caractère financier : accordées au client pour des motifs liés au
paiement de la facture.
A- Les Réductions à caractère commercial
Elles sont au nombre de trois :
1- RABAIS : Réduction pratiquée exceptionnellement sur le prix de vente à cause d’un
défaut de qualité des produits, de la non-conformité des biens livrés ou d’un retard
dans la livraison.
2- REMISE : Réduction accordée au client sur le prix des marchandises pour tenir
compte de l’importance de la vente (en grosses quantités) ou de la qualité du client
(grossiste).
3- RISTOURNE : Réduction de prix calculée sur l’ensemble des achats faits par un
même client pendant une période déterminée (Ristourne trimestrielle, annuelle…)
La ristourne est un remboursement accordé au client d’une partie de la somme qu’il a déjà
payée. Elle est signifiée u client par une facture d’avoir.
B- Les Réduction à caractère financier
Ce sont les escomptes de règlement. Ce sont des réductions accordées aux clients qui
paient leur facture avant le délai normal d’exigibilité. (Paiement anticipé ou paiement au
comptant)
C- Principes comptables d’enregistrement des Réductions
a- Les réductions à caractère commercial se calculent généralement avant déduction de
l’escompte
b- Lorsqu’il y a plusieurs réductions sur une même facture, les réductions se calculent en
cascade.
c- Les réductions à caractère commercial ne font pas l’objet d’un enregistrement
comptable particulier lorsqu’ils sont portés en déduction du prix de vente sur une
facture normale. L’enregistrement comptable s’effectue directement dans les comptes
de produits ou de charges, pour le NET COMMERCIAL (la différence entre le prix
brut et les réductions à caractère commercial).
d- Le NET FINANCIER est la différence entre le prix de vente brut des marchandises ou
le net commercial et le montant de l’escompte facture règlement.
e- Dans le cas où la réduction commerciale est dissociée de la vente à laquelle elle se
rapporte, c-à-d accordée ultérieurement, elle doit faire l’objet d’une facture d’avoir.
On parle souvent dans ce cas de réduction « HORS FACTURE »
SECTION 4 : LA COMPTABILISATION DE LA TVA
La TVA (Taxe sur la Valeur Ajoutée) est un impôt indirect qui frappe en générale tous les
biens et services consommés ou utilisés sur le territoire national. Grâce au jeu à la
déductibilité de l de la TVA à payer et du reversement de la TVA collectée. Cette taxe est en
principe neutre sur le plan des résultats de la société.

15
La TVA est calculée en appliquant au prix de vente net, le taux prévu par la loi. Le taux actuel
est de 20⸓ du montant hors taxe de l’opération. Le prix de vente net et le net financier.
La TVA est ajoutée au prix de vente hors taxe pour obtenir le prix de vente Tout Taxes
Comprise (TTC) qui correspond au montant dû par le client.
Nous retiendrons seulement deux types de la TVA pour la comptabilisation :
- Compte 4456 Etat TVA déductible correspond à la TVA facturée lors des achats de
biens et de services.
- Compte 4457 Etat TVA collectée correspond à la TVA facturée sur toutes les
opérations taxables. Elle vient donc avec les ventes et les produits.
TVA= Montant hors taxe * 20%
Montant Hors taxe= (Montant TTC*100) /120
CHAPITRE II : LES AUTRES CHARGES ET PRODUITS
Les charges et les produits concourent à la détermination du résultat d’une entreprise. Les
charges représentent la valeur de tous les biens et services qui ont été utilisés et consommés
au cours de la période pour réaliser des produits.
CHARGES
a- Charges d’exploitation
- Charges externes (compte 61 - 62 et Subventions) : elles représentent tous les services
en provenance de l’extérieur qui ont été consommés au cours de la période. Exemple
honoraire, locations, entretien, la publicité, les transports, les services bancaires les
autres frais bancaire, les commissions, les réceptions….
b- Impôts et taxes (compte 63 et ses subventions) ce sont le divers impôt et taxe
correspondant à la période
c- Charges de personnel (compte 64) : elles représentent le coût total lié à l’utilisation du
personnel de l’entreprise notamment les salaires, les primes, indemnités. Les charges
sociales (cotisation à la caisse de la prévoyance, aux organismes sanitaires, les
formations professionnelles…) font partie des charges de personnel
d- Charges financières (compte 66) : ce sont surtout les frais financiers liés à l’utilisation
de fonds empruntés
e- Charges extraordinaire ou exceptionnelles (compte 67) : ce sont des charges
inhabituelles, comme les amendes et pénalités.
PRODUITS
a- Produits d’exploitation (compte 70) : ils représentent la contre-valeur d’une
marchandise vendue ou service produit par l’entreprise au cours de la période.
b- Produits financiers (compte 76) : ce sont surtout les revenus de prêts et les revenus des
titres. Les escomptes obtenus font partie des produits financiers.
c- Produits extraordinaire ou exceptionnels (compte 77) : ce sont des produits reçus ou à
recevoir à l’occasion des opérations inhabituelles réalisées au cours de la période.
I- ENREGISTREMENT DES CHARGES ET PRODUITS (AUTRES QUE LES
ACHATS ET VENTES)
Les autres charges peuvent être payées au comptant ou à crédit, de même pour les autres
produits
Remarque : les charges et produits peuvent être soumis à la TVA
II- LES FRAIS DE TRANSPORT
A- LIVRAISON GRATUITE

16
Les marchandises sont livrées gratuitement. Les frais de transport, à la charge du
fournisseur, n’apparaissent pas sur la facture. Ainsi, l’enregistrement comptable est celui
d’une simple facture.
B- ENLEVEMENT AU MAGASIN
Le client se charge de faire enlever les matières ou marchandises chez le fournisseur. Le
port n’est pas facturé par le fournisseur. Ainsi l’enregistrement comptable ressemble à
celui du cas précédent.
C- LIVRAISON EN PORT PAYE
Les frais de transport sont payés au départ par le fournisseur. Deux cas peuvent se
présenter :
a- Le port est à la charge du fournisseur
Le fournisseur supporte les frais de transport. L’opération n’intéresse pas le client et
n’entraine aucune écriture comptable dans son livre
b- Le port à la charge du client
Le fournisseur expédie les marchandises en port payé, mais en suite récupéré en facturant
le transport au client en plus du prix des marchandises.
Remarque : si l’entreprise refacture c-à-d exactement les frais de transport réglés à des
tiers, la facturation au client s’effectue par le débit du compte 6241 par le crédit 7085 au
fournisseur.
D- Livraison en port du
Les frais de transport, à la charge du client, sont payés à l’arrivée des marchandises ou à
destination. Ainsi l’enregistrement se fait seulement dans la comptabilité du client sans
que celle du fournisseur soit directement intéressée
III LES CHARGES DU PERSONNEL
Le salaire est la rémunération d’une personne liée à une entreprise par un contrat de travail
ou par un contrat d’apprentissage
Ce salaire peut se composer de divers éléments (Prime, indemnités, heure
supplémentaires,) qui additionnés, forment le salaire brut.
La totalité du salaire brut n’est pas versée au salarié, diverses retenues sont effectuées sur
ce salaire : cotisations salariales dues à la CNaPS et aux organismes sanitaires, les avances
ou acomptes les impôts sur les revenus (IGR) Impôt générale sur les revenus
Tout versement d’un salaire donne lieu à l’établissement d’un document : le bulletin de
paie, pièce justificative remise à chaque salarié au moment du paiement des salaires.
L’étude sur les charges du personnel nécessite des connaissances en législation du travail,
législation sociale et fiscale. Pour la comptabilité nous nous contenterons de connaitre les
éléments suivants :
- Les retenues sur salaire et les charges patronales relatives aux cotisations à la CNaPS
et à l’organisation Sanitaire sont les suivantes :
Part salariale Part patronale
CNaPS 1% 13%
Organisme sanitaire 1% 5%
A chaque salaire versé à un employé, l’entreprise retient 1% pour la CNaPS et 1% pour
l’organisme sanitaire. C’est l’entreprise qui se chargera de verser à ces organismes, en
plus de ses propres parts, les retenues effectuées sur le salaire de l’employé.
- Le plafond, pour le calcul des cotisations pour les allocations familiales est
actuellement 40 000ar. Par exemple, si l’employé touche 70 000ar par mois,

17
l’entreprise ne retient que 400ar pour la CNaPS. Les parts de l’entreprise s’élèvent à
5200ar
- Pour les organismes sanitaires inter-entreprises, les cotisations sont calculées sur les
salaires bruts (sans plafonnement comme le régime admis pour les allocations
familiales).
- Les impôts retenus sur les salaires ou Impôts général sur les revenus(IGR) sont fixés
par les autorités compétentes. Pour notre étude, on se bornera à enregistrer le montant
d’IGR indiqué à titre d’exemple

LES TRAVAUX COMPTABLE DE FIN D’EXERCICE


INTRODUCTION
Avant d’entamer une nouvelle période de travaux, chaque entreprise est tenue, au dernier jour
de l’exercice qui s’achève de faire un inventaire de ses éléments actifs et passifs et d’arrêter
tous ses comptes en vue d’établir ses documents de synthèse (Bilan, Compte de résultat)
l’inventaire est l’état détaillé de tout ce que possède une entreprise (actifs) et de tout ce
qu’elle doit (passif). C’est aussi un recensement ou un dénombrement suivi d’analyse par écrit
et peu d’article des biens, créances et dettes, l’inventaire a pour but notamment de déterminer
le bénéfice ou la perte de l’exercice qui s’achève.
Avant d’élaborer le bilan et le compte de résultat, il est toujours nécessaire de dresser un
tableau appelé « Balance avant inventaire ». Il doit être rigoureusement juste c.-à-d. tous les
comptes doivent apparaître avec le solde exact. Mais cette balance n’est pas pourtant vraie.
En effet :
- Les immobilisations figurant dans cette balance n’ont pas tenu compte des diminutions
de valeurs dues à l’usure, au vieillissement ou même aux pertes
- Les stocks sont des stocks qui existaient au début de l’exercice
- Les titres sont portés sur leur valeur d’acquisition qui peut être différente de la valeur
actuelle
- Les comptes clients doivent être rectifiés car il faut tenir compte des problèmes
d’insolvabilité
- Les comptes de charges et de produits doivent être régularisés
Tous ces problèmes nous amènent à faire des régularisations sur certains comptes de la
balance.
Régulariser : C’est mettre un compte en accord avec la réalité
LES AMORTISSEMENTS
Certains biens de l’actif immobilisé subissent au cours du temps des pertes de valeur qui
résultent de :
- L’usure, détérioration due à l’usage liée aux conditions d’utilisation.
- Le vieillissement
- L’obsolescence due au changement technologique.
D’après le PCG, l’amortissement est la constatation comptable de la dépréciation de la valeur
d’un élément d’actif résultant de l’usage, du temps, de changement de la technique et toute
autre cause.
CALCUL DE L’AMORTISSEMENT
Les méthodes de calcul des amortissements sont très diverses :
Amortissement constant ou linéaire et amortissement dégressif.

18
AMORTISSEMENT CONSTANT
La méthode d’amortissement constant ou linéaire consiste à établir uniformément la valeur du
bien immobilisé sur sa durée de vie probable.
L’amortissement constant est calculé par la formule :
Annuité d’amortissement (a) = Valeur d’origine ou Valeur d’acquisition (VO)*Taux
d’amortissement (t)
Terminologie
(a) C’est la valeur de l’amortissement qui représente théoriquement la dépréciation subit
au cours d’un exercice
(VO) : Coût d’acquisition = prix d’achat (HT) + frais accessoire (frais de transport,
honoraire du transitaire, droit des douanes, frais de pose et des montages)
(t) : c’est le pourcentage correspondant à la durée de vie probable de l’élément d’actif
immobilisé.
Le taux d’amortissement peut être obtenir par la formule
T= 100/durée de vie*1/100
(VNC) Valeur Nette Comptable ou valeur résiduelle, c’est la valeur d’un bien à une date
donner
VNC= VO-Somme a
AMORTISSEMENT DEGRESSIF
Pour pouvoir amortir un bien en dégressif, trois conditions sont à respecter :
- Il faut que le bien soit acheté neuf ou s’il est acheté d’occasion, il faut qu’il ait été
remis à neuf
- Il faut que sa durée d’utilisation probable soit supérieure à 3ans
- Il faut qu’il soit autorisé fiscalement, car l’administration fiscale a fixé une liste
restrictive des biens amortissables en dégressif.
L’amortissement annuel se calcule sur la valeur résiduelle (Valeur du bien –
amortissement déjà pratiqués) avec l’utilisation de coefficients qui varient en fonction de
la durée probable d’utilisation
Durée d’amortissement Coefficient
Durée de vie 3 à 4 ans 1.25
Durée de vie 5 à 6 ans 1.75
Durée de vie 7 ans 2.25
Td= t*coefficient
COMPTABILISATION
A chaque fin d’exercice, des écritures comptables doivent être passées pour enregistrer la
charge et la diminution de valeur des éléments d’actifs immobilisés.
En débit le compte 68 : dotation aux amortissements et aux provisions. Ce compte est
subdivisé en :
681 dotation, charge d’exploitation (pour les immobilisations corporelles et incorporelles)
686 dotations charges financières (principalement pour les primes de remboursements des
obligations)
687 dotation charge exceptionnelles (pour les amortissements exceptionnelles)
Et en contrepartie on crédite le compte 28 amortissements d’immobilisations
CESSIONS D’IMMOBILISATION
Il se peut que les éléments d’actifs immobilisés soient cédés avant d’être entièrement
amortis. Plusieurs phases comptables sont nécessaires :

19
1- Comptabilisation de la vente
Elle se déroule au moment de la vente. La sortie est enregistrée en produit exceptionnel
Débit 512 Banque ou 53 Caisse ou 461 créances sur cession d’immobilisation
Crédit 772 Produit de cessions d’élément d’actif
2- Passation de l’amortissement de l’exercice
C’est la dotation complémentaire, la valeur de l’amortissement proportionnelle à la période
s’écoulant entre le dernier inventaire et le moment de la vente.
date
681 Dotation charge d’exploitation
28 Amortissement d’immobilisation
Dotation complémentaire

Détermination de la valeur comptable


date
28 Amortissement d’immobilisation
67 Valeur comptable des éléments d’actif cédés
21 Immobilisation

L’amortissement dégressif ou décroissant est un mode d’amortissement plus rapide que le


système linéaire. Il permet d’amortir les biens plus rapidement dès les premières années
d’utilisation.
Toute les immobilisations ne sont pas amortissables en dégressif sont exclus de ce mode
d’amortissement :
- Les biens d’occasion,
- Les véhicules de tourisme, les frais d’établissement
- Les biens dont la durée d’utilisation est inférieure à 3ans
- Les mobiliers de bureau
- Les constructions.
Pour conclure la constatation des amortissements est obligatoire même en cas d’absence ou
d’insuffisance de bénéfice. Le code général des impôts estime que les immobilisations sont
amortissables, à l’exception de celle qui ne se déprécie pas de manière irréversible, à savoir :
Les terrains
Les fonds de commerce et le droit au bail (élément incorporelle)
Les titres de participation et autres immobilisations financières
L’usure et l’obsolescence ne sont pas les seules sources de perte de valeur des éléments
d’actifs :
- La valeur d’un terrain peut varier en fonction des fluctuations du marché de
l’immobilier ou des projets de construction aux alentours (autoroute par exemple)
- Les cours des actions et des obligations fluctuent en fonction des marchés boursiers
- Les stocks peuvent être endommagés ou démodés
- Les créances clients peuvent s’avérer douteuses (difficultés financières du client ou
litige)

20
- La dépréciation des immobilisations en cas de perte de valeur une immobilisation non
amortissable (terrain) vous devrez diminuer sa valeur à l’actif

21

Vous aimerez peut-être aussi