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Final

Ce mémoire professionnel aborde la vigilance du personnel de laboratoire face aux résultats erronés des hémogrammes, soulignant l'importance de la précision dans les analyses sanguines. Il se divise en une partie théorique, qui traite des aspects hématologiques et des techniques de mesure, et une partie pratique, qui analyse les résultats d'une étude descriptive sur des laborantins. L'objectif est d'améliorer la fiabilité des analyses et d'éviter les erreurs d'interprétation médicale.

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Final

Ce mémoire professionnel aborde la vigilance du personnel de laboratoire face aux résultats erronés des hémogrammes, soulignant l'importance de la précision dans les analyses sanguines. Il se divise en une partie théorique, qui traite des aspects hématologiques et des techniques de mesure, et une partie pratique, qui analyse les résultats d'une étude descriptive sur des laborantins. L'objectif est d'améliorer la fiabilité des analyses et d'éviter les erreurs d'interprétation médicale.

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République Algérienne Démocratique et Populaire

Ministère de la santé, de la population et de la reforme hospitalière

Institut national de formation supérieure paramédical de m'sila

MEMOIRE PROFESSIONNEL DE FIN D’ETUDE

Laborantins de santé publique (L.S.P)

Thème

La vigilance de personnel de laboratoire vis-à-

vis Les résultats erronés de paramètres de

l'hémogramme

Dirigé par : Présenté par :

 Dr: Mohammedi.M  Bahloul Oussama

Médecin généraliste.
 Mekkaoui Mehdi Zouhir

Juin 2022
République Algérienne Démocratique et Populaire

Ministère de la santé, de la population et de la réforme hospitalière

Institut national de formation supérieure paramédical de m'sila

MEMOIRE PROFESSIONNEL DE FIN D’ETUDE

Laborantins de santé publique (L.S.P)

Thème

La vigilance de personnel de laboratoire vis-à-

vis Les résultats erronés de paramètres de

l'hémogramme

Dirigé par : Présenté par :

 Dr: Mohammedi.M  Bahloul Oussama

Médecin généraliste.
 Mekkaoui Mehdi Zouhir

Juin 2022
Remerciement

Avant tous nous remercions Dieu,


Le tout puissant de nous avoir donnée la
force et la volonté d’entamer et de terminer
ce mémoire.
Tout d’abord, nous souhaitons adresser mes
remerciements les plus sincères et toute ma
gratitude
 À mon encadreur Mr Mohammedi
Aussi nous tenons à remercier :
 Le directeur d’I.N.F.S.P.M m'sila.
 Le directeur d'études et des stages.
 Le Chef d'options Mr Ait Amir
 Les personnels paramédicaux et
biologistes de laboratoire de Djelfa.
En fin je remercie tous ceux qui ont
contribué, de près ou de loin, à la
réalisation de ce travail.
Dédicace :

Nous dédions ce modeste travail à :


Mes très chers parents que Dieu les
garde inchalah.
ET
Mes frères
A toute ma famille
A mes grands-pères et grands-mères
Tous mes amis
ET Spécialement mon binôme
Oussama
Tous mes proches et mes amis qui m'ont
toujours
Soutenu et encouragé au cours de la
réalisation de ce mémoire.

Zouhir
Dédicace :

Nous dédions ce modeste travail à :


Ma mère
Mon père que Dieu les garde inchalah.
ET
Mes frères
A toute ma famille
A ma grand-mère
Toutes mes amis
ET Spécialement mon binôme
Zouhir
Tous mes proches et mes amis qui m'ont
toujours
Soutenu et encouragé au cours de la
réalisation de ce mémoire.

Oussama
Table des matières

Remerciement
Dédicaces
Tables des matières
Liste des abréviations
Introduction 09
Problématique 10
Hypothèses 11
Définition du concept 12
Partie Théorique
Chapitre 1 : rappel hématologique
I. Définition du sang 15
II. Propriétés physiques du sang 15
II.1. Une partie solide 15
II.1.1. Erythrocytes 15
II.1.2. Leucocytes 15
II.1.2.1. La lignée granulocytaire (polynucléaire) 16
II.1.2.2. La lignée lymphocytaire 17
II.2. Une partie liquide 18
II.2.1. Le plasma 19
Chapitre 2 : présentation et principe des compteurs d’hématologie
I. Historique et progrès de l’automatisation 21
II. Principe de mesure des automates 23
III. Techniques de mesure des compteurs d’hématologie 24
III.1. Variation de l’impédance 24
III.2. Cytométrie de flux par diffraction laser 25
III.3 Analyse par cytochimie : réaction de peroxydases 27
III.4 Analyse par un courant à haute fréquence 27
III.5 Lyse chimique 27
III.6 Cytométrie de flux par fluorescence 28
IV. Marquage spécifique 29
Chapitre 3 : numération des éléments du sang sur un automate
I. Les indicateurs de l’hémogramme 31
II. Application à la numération des éléments du sang 32
II.1. La phase pré-analytique 32
II.1.1. Prélèvement 32
II.2. La phase analytique 35
II.2.1 Les étapes de la réalisation d’hémogramme sur automate 35
II.2.2. Les paramètres et les valeurs normales 37
II.2.3 Analyse de la ligne rouge 39
II.2.3.1. Numération des hématies ou globules rouges 39
II.2.3.2. Dosage de l'hémoglobine 40
II.2.3.3. Volume globulaire moyen 40
II.2.3.4. Hématocrite 41
II.2.3.5. Teneur corpusculaire moyenne en hémoglobine 41
II.2.3.6. Concentration corpusculaire moyenne en hémoglobine 41
II.2.3.7. Autres indices érythrocytaires 41
II.2.4. Analyse des leucocytes ou globules blancs 42
II.2.4.1. Numération des leucocytes 42
II.2.4.2. Formule leucocytaire automatisée 43
II.2.5. Analyse des plaquettes 43
II.2.5.1. Numération des plaquettes 43
II.2.5.2. Indices plaquettaires 43
Chapitre 4 : à propos de la numération formule sanguine automatisée
I. Anomalies et erreurs de détermination de l’hémogramme avec les automates
d’hématologie cellulaire 46
I.1. Principales situations associe à une anomalie de la numération des plaquettes 46
I.2. Principales situations associe à une anomalie de la numération des leucocytes
automatisée 47
I.3. Perturbation de la mesure de l’hémoglobine 48
I.4. Perturbation de la numération des GR et des paramètres érythrocytaires 49
[Link] de la VGM et CCMH 50
II. Les bonnes pratiques d’utilisation des compteurs d’hématologie 51
III. Procédures d’entretien d’un compteur d’hématologie 51
III.1. Entretien journalier 51
III.2. Entretien hebdomadaire 51
III.3. Entretien semèstière 51
III.4. Entretien annuel 51
Partie pratique
Chapitre 1 : les aspects méthodologiques
I. But de travail 54
II. La population cible 54
III. Lieu de réalisation du travail. 54
IV. La durée 54
V. Méthode de recherche 54
Chapitre 2 : présentation et analyse des résultats
I. Questionnaire 56
Chapitre 3 : Analyse Globale
Analyse Globale 74
Suggestions
Conclusion
Bibliographie
Annexe
LISTE DES ABREVIATIONS

mm : millimètre.
PN PNNNEUT : Polynucléaire Neutrophile.
m : micro mitre.
PE PNEEO : Polynucléaire Éosinophile
PBPNB BASO : Polynucléaire Basophile.
GR : globules rouges.
LB : lymphocytes B
LT : lymphocytes T.
BFU-E : Brust Forming Unite Erytroid.
CFU-E : Colony Forming Unite Erytroid.
CFU : Colony Forming Unite
CSH : cellules souches hématopoïétiques.
GB : globules blancs.
PLQ PLT : plaquettes.
VGM : volume globulaire moyen
IDVE : indice de déviation du volume érythrocytaire
TCMH : teneur corpusculaire moyenne en hémoglobine.
CCMH : concentration corpusculaire moyenne en hémoglobine
U: La valeur de l’impulsion
3D : trois dimensions
MPO : myéloperoxydasique.
ARN : acide ribonucléique
MPO : myéloperoxydasique.
ADN : désoxyribonucléique.
EDTA : éthylènediaminetraacétique.
WBC : White blood cells.
LYMPH : Nombre de lymphocytes.
MID : Nombre de cellules de taille moyenne.
GRAN : nombre de granulocytes.
LYMPH% : le pourcentage de lymphocytes.
MID% : le pourcentage de cellules de taille moyenne.
GRAN% : le pourcentage de granulocytes.
RBC : red blood cells.
HGBHb : hémoglobine.
HCT : hématocrite.
MCV : Mean corpuscular volume
MCH : mean corpuscular hemoglobin
RDW-CV : Red blood cell distribution-coefficient of variation.
RDW-SD : red blood cell distribution-standard deviation
IDC : indice de distribution cellulaire.
MPV/VMP : volume moyen plaquettaire.
PDW : platelet distribution width
PCT : plateletcrite
P-LCC : Platelet large cell count.
P-LCR : Platelet large cell ratio.
INTRODUCTION
Le sang est un tissu liquide formé d'un élément liquidien plasma et des cellules en
suspension Appelés éléments figurés, elles sont de trois types : les globules rouges ou
hématies ; les Globules blancs ou leucocytes et les plaquettes ou thrombocytes.

La numération formule sanguine est un examen biologique qui permet de comptabiliser les

Différentes cellules sanguines. Dans le passé la technique manuelle fut le plus utilisé dans
les Laboratoires ; cette technique est une étude quantitative qui basé sur un calcul simple
tenant Compte de la dilution et du volume des cellules donne finalement le nombre
d'élément Rapporté en mm. Cette technique manuelle a pour inconvénient d'être à la fois
longue et Imprécise (10 à 20 % d'erreurs). Elle est remplacée par des compteurs
électroniques qui Permettent d'effectuer les mesures, beaucoup plus rapidement et, avec
une marge d'erreurs Beaucoup plus faible. Ces compteurs d'hématologie sont des appareils
plus ou moins Complexes utilisés pour la réalisation de l'hémogramme.

Notre travail est divisé en deux parties :

La partie théorique : On a quatre chapitres

On a commencé par rappelle hématologique, puis la présentation et principe des compteurs


d’hématologie, numération des éléments du sang sur un automate et à propos de la
numération formule sanguine automatisée

La partie pratique :

On a utilisé comme méthode de travail : une étude descriptive analytique portant sur un

Echantillon de 20 laborantins et biologistes.

Notre objectif est à savoir l'accréditation des laboratoires, qui oblige à apporter des preuves

Tangibles de la qualité des analyses réalisées, de la fiabilité des résultats et de la


compétence Et les connaissances de laborantins / biologiste, pour apporter à son collègue
prescripteur Une aide diagnostique ou thérapeutique

9
PROBLEMATIQUE
L’hémogramme est un des examens biologiques courants, prescrit dans le cadre d’un
bilan sanguin, il permet de comptabiliser tous les éléments du sang ; globule rouge, globule
blanc et plaquette et d’orienter ainsi les praticiens dans leurs exercices quotidiens.

Durant notre stage pratique au niveau de laboratoire central de l’EPH "MEHAD


Abdelkader" à Djelfa nous avons pu observer que par fois les résultats de la numération
sont contradictoires à la clinique, ce qui peut être imputable à une étape de la réalisation
du bilan.

Devant cette situation nous avons posé la question suivante :

En quoi la vigilance de personnel de laboratoire vis-à-vis Les résultats erronés


des paramètres de "FNS" permettra d’éviter les fausses interprétations
médicales ?

10
HYPOTHESES
 - la vigilance permanentera ou personnels de laboratoire lors de la pratique de
"FNS"probablement de découvrir des résultats erronés.

11
DEFINITION DE CONCEPT
La vigilance : Attention soutenue à veiller sur quelqu'un ou quelque chose : surveillance
attentive, sans défaillance.

Hémogramme : Examen qui, à la suite d’une prise de sang, vise à compter et classer
différents composants du sang (globules rouges, globules blancs, plaquettes).

Automate : les automates d’hématologie ou les compteurs d’hématologie sont des


appareils médicaux utilisés dans les laboratoires d'analyses médicales. Ils permettent
d'obtenir rapidement des résultats d'analyses médicales fiables et de natures variées.

1
2
Partie Théorique
CHAPITRE 01 :

Rappel physiologique sur le


sang
Chapitre 01 Rappel physiologique sur le sang

I. Définition du sang :
Le sang est un organe liquide circulant dans tout le corps humain. Sa principale mission est
de transporter de l'oxygène dans les différentes parties de l'organisme, en diffusant à
l'intérieur des vaisseaux.
Il représente 1/13ème du poids total du corps humain. Un homme adulte en contient environ
5 litres. Il se compose à 45 % de cellules et à 55 % de plasma. ([Link] et [Link],
1981)

II. Propriétés physiques du sang : Le sang comprend deux parties :


II.1. Une partie solide :
Le sang se compose à 45 % des cellules, Ces cellules spéciales réparties entre érythrocytes et
leucocytes. On y trouve aussi des plaquettes, qui ne sont pas considérées comme de
véritables cellules.
II.1.1. Erythrocytes
Les érythrocytes sont les cellules sanguines les plus nombreuses, à raison de 4 à 6 millions
d'entre elles par mm3. Ils sont aussi appelés « globules rouges » ou « hématies». Chez les
humains comme chez tous les mammifères, les érythrocytes sont dépourvus de noyau et
prennent la forme d'une lentille biconcave cette forme lui assure une élasticité maximale
qui lui permet de circuler dans les plus petits vaisseaux.
Le globule rouge un forme circulaire régulier le diamètre moyen est de 7.5 micro mitre
Leur durée de vie est 120jour.
II.1.2. Leucocytes :
Les leucocytes, ou globules blancs, sont chargés de défendre l'organisme. Ils sont
beaucoup moins nombreux dans le sang que les globules rouges. La densité des leucocytes
dans le sang est de 4 000 à 10 000/mm3. Les leucocytes se divisent en deux catégories : les
granulocytes et les cellules lymphoïdes ou agranulocytes. Le terme « granulocytes » est dû
à la présence de granules dans le cytoplasme de ces cellules. Les granules varient selon les
différents types de granulocyte, ce qui aide à les distinguer entre eux. En fait, ces granules
ont des affinités différentes à l'égard des colorations neutres, acides ou basiques, et donnent
au cytoplasme des couleurs différentes. Ainsi, on distingue les granulocytes entre les
neutrophiles, les éosinophiles (ou acidophiles) et les basophiles, tandis qu'on distingue les
cellules lymphoïdes entre les lymphocytes et les monocytes. Comme nous le constaterons

15
Chapitre 01 Rappel physiologique sur le sang

plus loin, la forme du noyau aide elle aussi à reconnaître les leucocytes. Chaque type de
leucocyte est présent dans le sang en proportions différentes
 Neutrophiles, de 50 à 75%
 Éosinophiles, de 2 à 4 %
 Basophiles, de 0 à 1 %
 Lymphocytes, de 20 à 40 %
 Monocytes, de 4 à 8 % (André Domart et Jacques Bourneuf, 1976)
II.1.2.1. La lignée granulocytaire (Polynucléaire) :
A. Polynucléaire Neutrophile (PN) :
Les neutrophiles sont les leucocytes les plus communs. Ils ont un diamètre de 12 à 15 μm.
Vous pouvez les reconnaître car leur noyau est divisé de 2 à 5 lobes reliés par un mince
filament nucléaire. On les appelle polynucléaires neutrophiles. Le cytoplasme est
acidophile de couleur beige clair ou rose vu que ses granules sont minuscules et ont une
légère teinte rosée. Les neutrophiles immatures ont un noyau en forme de ruban ou de fer à
cheval. Leur fonction principale est la défense de l'organisme contre les infections
bactérienne

Figure 01 : polynucléaire neutrophile


B. Polynucléaire Éosinophile (PE) :
Les éosinophiles sont assez rares dans le sang. Leur taille est la même que celle des
neutrophiles. Leur noyau comporte généralement deux lobes. Le cytoplasme est rempli de
granules qui prennent une couleur rose orangée caractéristique. Par ailleurs, le noyau de
l'éosinophile est encore facilement visible

16
Chapitre 01 Rappel physiologique sur le sang

Figure 02 : Polynucléaire Éosinophile


C. Polynucléaire Basophile (PB) :
Les basophiles sont les leucocytes les plus rares, avec un taux de moins de 1 %. Ils sont
aussi un peu petits : leur diamètre est de 9 à 10 μm. Le cytoplasme est très riche en
granules qui prennent une couleur pourpre foncée. Le noyau compte deux ou trois lobes,
mais il est difficile de le voir en raison du nombre de granules qui le cachent

Figure 03 : Polynucléaire Basophile


II.1.2.2. La lignée lymphocytaire :
Étant donné que normalement ces cellules semblent dépourvues de granules, on les appelle
aussi agranulocytes. Elles ont un noyau compact et un cytoplasme transparent. Il existe
deux types de cellules lymphoïdes : les lymphocytes et les monocytes. Leur apparence est
semblable, mais leur origine est différente. En fait, alors que les lymphocytes proviennent
des organes lymphatiques, les monocytes ont la même origine que les granulocytes.
A. Lymphocytes :
Avec une proportion de 20 à 40 % et un diamètre de 8 à 10 μm, les lymphocytes sont très
communs dans le sang. Ils sont généralement plus petits que les autres leucocytes, mais
quand même un peu plus gros que les globules rouges Le cytoplasme est transparent. Le
noyau est gros et arrondi en comparaison de la cellule et en occupe la majeure partie. Dans
tous les cas, une partie du cytoplasme demeure visible, généralement en position latérale.
Selon la quantité de cytoplasme, les lymphocytes se divisent en petits, moyens et gros

17
Chapitre 01 Rappel physiologique sur le sang

Figure 04 : lymphocytes

B. Monocyte
Les monocytes sont les plus gros leucocytes : ils mesurent de 16 à 20 μm. Ils ont un grand
noyau réniforme ou en forme de fer à cheval. Le cytoplasme est transparent, mais à
l'apparence du verre dépoli

Figure 05 : monocytes

II.1.3. Thrombocytes :
Les plaquettes sont des petites cellules 2à5 micro mètre de diamètre, sans noyau dans
lesquels se trouve au centre des granulations azurophile, des méthochondrie, ribosomes, au
périphérie glycogène
La fonction principale est de faire cesser l'écoulement du sang par les plaies (hémostase).
Leur densité dans le sang est de 150 000 à 4500000/[Link] de fragmentation de
mégacaryocyte. ( . Lévy J. P, Varet B, Clauvel J. P, Lefrère F, Bezeaud A, Guillin M. C, 2001)
II.2. Une partie liquide : Le sang se compose à 55 % de plasma
II.2.1. Le plasma :
Est la partie liquide du sang. Il permet aux cellules du sang de circuler dans le système
vasculaire. Il transporte l'urée, le sucre, le cholestérol. Il permet aux déchets de l'organisme
d'être véhiculés jusqu'au foie et aux reins, où ils sont évacués sous forme de bile ou d'urine.

18
Chapitre 01 Rappel physiologique sur le sang

Il est composé de 90 % d'eau et de 10 % de protéines, de sels minéraux, de vitamines,


d'hormones et de diverses substances. Quand il est séparé des cellules, sa teinte est jaune.
(Norbert I et Maynadié M. juin-2018)

19
CHAPITRE02 :

Présentation et principe des


compteurs d’hématologie
Chapitre 02 présentation et principes des compteurs d’hématologie

I. Historique et progrès de l’automatisation :


Le terme « automate » apparu en 1532, est défini comme étant un appareil mû par un
mécanisme intérieur et imitant les mouvements de l’être humain. L’automatisation est
considérée comme étape d’un progrès technique ou apparaissent des dispositifs techniques
susceptible de seconder l’homme ; non seulement dans ses efforts musculaires ; mais
également dans son travail intellectuel de surveillance et de contrôle. Au début du dernier
siècle, la formule sanguine complète était réalisée exclusivement par des méthodes
manuelles. Les numérations cellulaires (GR, globules blancs et PLT) étaient faites à l’aide
d’une plaque graduée, appelée hémocytomètre.
L’hémoglobine était évaluée par une méthode colorimétrique (méthode de la
cyanméthémoglobine).
L’hématocrite était mesuré en centrifugeant un échantillon de sang total dans un tube
gradué (tube de Wintrobe). La formule leucocytaire différentielle était calculée d’après la
répartition, en pourcentage, des éléments blancs du sang dans 100 à 200 globules blancs
qui se trouvaient sur un frottis sanguin coloré.
En 1932, Maxwell Wintrobe a mis au point une série d’indices érythrocytaires pour
évaluer la taille des GR et leur contenu en hémoglobine. Ces indices permettaient de
classifier les anomalies des GR. En 1956, Walter et Joseph Coulter ont inventé, un
dispositif de comptage des GR et des globules blancs. Le fonctionnement de l’appareil était
basé sur une méthode qui calculait l’impédance du sang dilué dans une solution
conductrice, habituellement du salin isotonique. Les cellules en suspension étaient
aspirées à travers un petit orifice muni sur ses côtés de deux électrodes reliées à un courant
direct. À chaque passage d’un GR (ou d’un globule blanc), une pulsation électrique se
produisait.
Chaque pulsation était donc générée par un élément cellulaire. Les premiers appareils ne
comptaient que les hématies et les leucocytes, la technologie ne permettant pas de compter
à ce moment-là les plaquettes.
Au cours des années 1960, la mise au point des premiers compteurs cellulaires
automatisés. En plus de compter les GR et blancs, ces instruments en déterminaient
également la taille. Cette dernière mesure des GR donnait le volume globulaire
moyen(VGM). L’hémoglobine était analysée par lyse des globules rouges et par
spectrophotométrie du cyan méthémoglobine. À partir des données ci-dessus, ces appareils

21
Chapitre 02 présentation et principes des compteurs d’hématologie

pouvaient calculer l’hémoglobine globulaire moyenne et la concentration d’hémoglobine


globulaire moyenne, tout comme l’hématocrite. De plus, ils pouvaient également évaluer la
distribution des diverses tailles de globules rouges. Les données ainsi recueillies
permettaient de tracer une courbe de Gauss, et la valeur correspondant à deux écarts-types
de la moyenne devenait l’indice de déviation du volume érythrocytaire (IDVE). Au cours
des années 1970, de nouveaux progrès technologiques ont permis de quantifier les
plaquettes et d’évaluer leur volume. Durant la même décennie, on a élaboré des
technologies basées sur la dispersion de la lumière, qui permettaient d’évaluer le nombre et
la qualité des GR, des globules blancs et des PLT. Vers la fin du siècle, plusieurs
améliorations techniques ont permis d’automatiser la formule leucocytaire différentielle en
cinq parties ainsi que la numération des réticulocytes. De plus, l’amélioration des
microprocesseurs a grandement augmenté la rapidité et la performance des appareils.
Grâce à ces appareils, on peut répartir environ 8000 globules blancs en quelques secondes.
De plus, l’évaluation par les techniques développées permet de séparer ces 8000 cellules
dans les sous-groupes de leucocytes que l’on connaît. On est donc très loin du décompte
manuel de 100 à 200 cellules.
En l’an 2000, cette biologie spécialisée est ainsi parvenue dans sa phase de maturité. Les
systèmes automatisés permettent dorénavant d’intégrer dans des bases de données les
images cytologiques numérisées, les graphes des automates d’hématologie et leurs données
quantitatives, les résultats des autres techniques. Au XXIème siècle, la pratique de
l’hématologie cellulaire va encore s’améliorer. On trouve sur la lancée des principales
acquisitions récentes, les nouveaux progrès : Les automates d’hématologie, de plus en plus
performants, détectent de manière toujours plus précise les cellules anormales du sang
périphérique. ( Nquila F, 2016)

22
Chapitre 02 présentation et principes des compteurs d’hématologie

Figure 06 : Modèle du compteur Coulter (Simson E.2012)

II. Principe de mesure des automates :


Les compteurs d’hématologie ou automates d’hématologie sont des appareils plus ou
moins complexes utilisés pour la réalisation d’une formule sanguine complète (quantitative
et qualitative).
Il comprend la détermination des nombres absolus des globules rouges, des plaquettes ; le
dosage de l’hémoglobine ; la mesure de l’hématocrite ; le calcul des constantes
érythrocytaires : VGM, teneur corpusculaire moyenne en hémoglobine (TCMH) et
concentration corpusculaire moyenne en hémoglobine (CCMH) ; pour certains, la
numération des réticulocytes. Et il permet l’établissement pour les globules blancs de la
formule leucocytaire donnant les pourcentages des différents types des leucocytes : PNN,
PNE, polynucléaires basophiles (PNB), lymphocytes (Ly) et les monocytes (Mo).
Plusieurs compteurs cellulaires automatisés donneront des informations supplémentaires
sur les globules rouges (anisocytose, hypochromie, etc.). De plus, ces appareils émettent
des signaux d’alerte lorsqu’ils ne peuvent réaliser certains décomptes ou lorsque la
morphologie des éléments sanguins n’est pas celle qui était prévue par la programmation
initiale.
Les formules sanguines contenant des résultats anormaux devront être évaluées par une
autre technique, Habituellement sur un frottis sanguin standard réalisée par un
hématologue qui fera une interprétation diagnostique des anomalies décelées.

23
Chapitre 02 présentation et principes des compteurs d’hématologie

D’autres progrès technologiques restent à venir. Des méthodes histochimiques ou


immunologiques pourront s’ajouter aux fonctions actuelles. Ces nouvelles techniques
donneront des formules encore plus précises. (Ardouni S. 2013)

III. Techniques de mesure des compteurs d’hématologie

III.1. Variation de l’impédance

Appelé encore principe « Coulter» du nom de son inventeur. C’est la méthode de


référence ; l'appareil utilise les variations d’une résistance électrique afin de déterminer la
taille des cellules sanguines, les cellules en passant à travers une ouverture déplacent un
volume égal de fluide conducteur. De plus un courant électrique est appliqué au niveau de
cette ouverture. Chaque passage d'une cellule à travers l'ouverture provoque alors une
augmentation de la résistance électrique. Cette augmentation est traduite en impulsions
électriques dont la hauteur est directement proportionnelle au volume cellulaire. La
détermination de la taille de la cellule est donc basée sur le déplacement du liquide et on
obtient par conséquent la mesure du volume cellulaire. (Anonyme, 2018)

Figure 07 : Principe de mesure par la variation d’impédance

La valeur de l’impulsion U est proportionnelle au volume cellulaire Ces instruments


permettent d'éviter les artefacts en utilisant les techniques suivantes :

24
Chapitre 02 présentation et principes des compteurs d’hématologie

– Le tri des impulsions : Les impulsions générées sont triées de façon à ne garder que
celles correspondant à un passage standard.

– Le flux de balayage (sweep flow) : un flux de diluant balaie l’arrière des orifices,
empêchant les cellules de retourner dans la zone de détection et de perturber l’analyse
(surtout pour les plaquettes).

– La correction de coïncidence : lorsque deux cellules traversent simultanément l’orifice,


elles ne génèrent qu’une seule impulsion de forte intensité : c’est le passage en
coïncidence, il est une loi statistiquement prévisible, et la correction est effectuée
automatiquement par l’[Link] cellules sont classées en fonction de leur volume
dans différents canaux, ce qui permet la construction des histogrammes érythrocytaire et
PLT. Un nombre élevé de canaux traduit avec précision la réalité. (Branger, Marine,
2014)

III.2. Cytométrie de flux par diffraction laser

Décrit une technique d’analyse de routine des cellules ou particules biologiques en


suspension qui traversent une cellule de mesure les unes après les autres. Un ou plusieurs
lasers excitent chaque particule ainsi injectée. Si les particules ont été marquées avec un ou
plusieurs fluorochromes, la source lumineuse excite ceux-ci et nous informe sur certains
aspects biologiques supplémentaires ; le cytomètre mesure la lumière de fluorescence et la
lumière diffusée. Grâce à ces phénomènes de diffusion lumineuse il caractérise les cellules
selon : la taille (dans l’axe du laser), la granularité (à 90°du laser), la fluorescence. Les
signaux optiques recueillis ont une intensité corrélée avec des propriétés cellulaires. La
lumière diffusée renseigne sur la morphologie et la structure de la cellule. Si la diffusion de
la lumière est mesurée dans l’axe du rayon incident, l’intensité du signal peut être corrélée
avec la taille et la viabilité cellulaire. Sous un angle de 90°, la mesure correspond à la
structure intracellulaire de la cellule (réfringence du cytoplasme, morphologie, rapport
nucléo-cytoplasmique) ; l’utilisation simultanée de ces deux paramètres permet de
distinguer dans un sang périphérique par exemple, les plaquettes, les lymphocytes, les
monocytes et les polynucléaires. La lumière absorbée évolue proportionnellement au
diamètre de la cellule (supposée sphérique) et à l’indice d’absorption des constituants
cellulaires.

25
Chapitre 02 présentation et principes des compteurs d’hématologie

La fluorescence émise peut être spontanée, mais le plus souvent, elle est apportée à la
cellule par un fluorochrome qui absorbe l’énergie du laser et réémet l’énergie absorbée par
vibration et dissipation de chaleur, émission de photons d’une longueur d’onde plus élevée.

Figure 08 : Diffraction lumineuse La cellule passe individuellement devant un faisceau


lumineux conventionnel

Les valeurs numériques issues des convertisseurs sont stockées par l’informatique et
présentées sur les écrans des cytomètres sous formes :

26
Chapitre 02 présentation et principes des compteurs d’hématologie

.Des histogrammes mono paramétriques où l’axe des abscisses représente l’intensité


dusignal analysée et l’axe des ordonnées le nombre des cellules.

Des histogrammes bi paramétriques ou cytogrammes présentant deux signaux


simultanément. Ou bien sous forme des représentations : de la taille et de la granulosité «
Dot Plot ».
Pour chaque cellule qui passe, sa taille est analysée par rapport à sa granulosité.
C’est un bon moyen de détecter un petit nombre d’évènements dont les populations sont
clairement séparées, autre de la densité relative des évènements « Density Plot» ; cette
représentation simule une représentation en 3D où le troisième paramètre est le nombre
d’évènements. Cela permet à l’utilisateur de mettre en évidence une population discrète. Et
la représentation graphique représente la fluorescence relative par rapport au nombre des
évènements. (La cytométrie de flux)

III.3. Analyse par cytochimie : réaction des peroxydases


Elle repose sur la mise en évidence de la peroxydase contenue dans les granulations
primaires de certains leucocytes. Les lymphocytes sont négatifs pour cette réaction. En
présence d'eau oxygénée et d'un substrat (4-chloro-1-naphtol), l'action de la peroxydase
cellulaire est révélée par un précipité coloré qui sera analysé par absorption lumineuse.
Au cours de la recherche de l’activité myéloperoxydasique in situ (MPO) ; les lymphocytes
sans peroxydase ne sont pas colorés, les monocytes sont faiblement colorés, et les
granulocytes neutrophiles sont fortement colorés. ( Carlo Brugnara , Alexander Kratz ,
(2015))

III.4. Analyse par un courant à haute fréquence


Un courant de haute fréquence est appliqué simultanément au courant continu sur deux
électrodes, le passage d'une cellule crée une différence de potentiel qui est fonction du
degré de conductivité cellulaire donnant ainsi des indications sur le contenu du cytoplasme
et la structure du noyau. (Carlo Brugnara, Alexander Kratz , (2015))
III.5. Lyse chimique
Des procédés de lyse sont appliqués à la numération des polynucléaires basophiles sur
certains instruments. Cette lyse détruit la membrane des leucocytes et les réduit à leur
noyau à l'exception des basophiles qui conservent leur membrane et leur cytoplasme et
sont ainsi identifiés puis énumérés par leur taille. D’autres réactifs de lyse réagissent

27
Chapitre 02 présentation et principes des compteurs d’hématologie

préférentiellement avec la membrane des granuleux les plus matures, sélectionnant ainsi
les populations plus immatures. (Carlo Brugnara , Alexander Kratz , (2015))

III.6. Cytométrie de flux par fluorescence


Différencie les cellules en se basant sur leur concentration en acide nucléique, leur
structure interne ou leur complexité.
L’échantillon est exposé à un colorant fluorescent qui se lie à l’ARN et l’ADN
intracellulaires. L’intensité du signal fluorescent est proportionnel à la concentration
d’ARN/d’ADN de chaque cellule. En outre, la différenciation atteint un degré élevé
d’exactitude grâce au logiciel offrant un système d’analyse cluster adaptive (ACAS). Ceci
garantit que chaque population cellulaire forme un cluster distinct avant que les
événements soient identifiés comme appartenant à une sous-catégorie de cellule.
D’autres systèmes utilisent un portillonage fixe pouvant générer le comptage, dans un
groupe incorrect, de certaines cellules, en particulier dans le cas d’échantillons
pathologiques, pour ces applications sont : la différenciation des leucocytes en 5
populations : lymphocytes, monocytes, neutrophiles, éosinophiles et basophiles. Aussi
l’identification des cellules immatures grâce au principe selon lequel leur concentration en
acide nucléique est supérieure à celle des cellules matures, en plus la numération des
granulocytes immatures inclut les promyélocytes, les myélocytes et les métamyélocytes
mais pas les granulocytes non segmentés. Et l’identification qualitative des cellules
immatures et anormales grâce à un système d’alarme. (Paolo Gresele , Neal [Link] ,
José A. Lopez , Clive P.)

Figure 09 : Scatter des populations leucocytaires.

28
Chapitre 02 présentation et principes des compteurs d’hématologie

IV. Marquage spécifique


Les cellules hématopoïétiques sont très bien caractérisées par les marqueurs (antigènes)
qu’elles portent à la surface de leur membrane. Ces antigènes de surface permettent de
définir l’appartenance d’une cellule à une lignée hématopoïétique et également son stade
de différenciation et d’activation.
Les dernières innovations en hématologie viennent d’ailleurs de l’utilisation des nouveaux
marqueurs, visant ces antigènes de membranes, permettant des détections toujours plus
précises des sous-populations cellulaires ; les applications d’immunomarquage cellulaire
réalisables sont :
- Numération des plaquettes par immunomarquage pour une meilleure prise en charge des
thrombopénies profondes.

-Numération des sous populations lymphocytaires CD 3/4/8 pour une meilleure prise en
charge des patients séropositifs pour le VIH.

Par ailleurs certain automate propose un mode spécialisé ouvert à l’utilisation d’anticorps
monoclonaux pour d’autres applications de typage cellulaire par une méthode simple et
rapide: la technique de comptage des hématies fœtales rhésus D+ dans le sang maternel
rhésus D - (anticorps anti D+ BRAD 3 FITC) ,typage d’hémopathies lymphoïdes
(CD5/CD19),et dosage de l’antigène de surface CD 64 dans le diagnostic du sepsis .
(Steiger A. 2010)

29
CHAPITRTE 03 :
Numération des éléments
du sang sur un automate
Chapitre 03 Numération des éléments du sang sur un automate

I. LES INDICATIONS DE L'HÉMOGRAMME

Elles sont très nombreuses et difficiles à standardiser.


Un hémogramme doit être pratiqué devant :
● Des signes évoquant une diminution d'une ou plusieurs lignées sanguines :
○ Syndrome anémique : pâleur et/ou signes d'anoxie (palpitations, dyspnée…)
○ Syndrome hémorragique aigu, purpura, ecchymoses ou hématomes
anormaux…
○ Syndrome infectieux inexpliqué, persistant, récidivant ou grave.

● Une atteinte de l'état général : asthénie, anorexie, amaigrissement, fièvre au long


cours, douleurs osseuses…

● Des signes évoquant une augmentation d'une ou plusieurs lignées sanguines :


 Érythrose cutanée ou prurit à l'eau,
 Thromboses artérielles ou veineuses,

31
Chapitre 03 Numération des éléments du sang sur un automate

 Syndrome tumoral : adénopathies, splénomégalie.

● Certaines situations systématiques ou bilans :


 Grossesse
 Médecine du travail
 Médecine de dépistage
 Bilans pré-opératoires
 Bilans pré-thérapeutiques
 Suivis thérapeutiques

Conditions de prescription :
Un hémogramme doit être pratiqué en urgencedevant :
● Un état de choc
● Une pâleur intense
● Une angine ulcéro-nécrotique ou résistante aux antibiotiques
● Une fièvre élevée après prise de médicament, surtout après chimiothérapie
antimitotique
● Une fièvre résistante aux antibiotiques
● Un purpura pétéchial avec syndrome hémorragique
Dans tous les cas :
L'hémogramme doit être pratiqué avant toute thérapeutique pouvant en modifier les
données et l'interprétation (fer, vitamine B12, acide folique, transfusion…).

II. Application a la numération des éléments du sang :


II.1. La phase pré-analytique
II.1.1. Prélèvement

Le prélèvement de sang effectué dans le but de réaliser un hémogramme est un acte simple,
nécessitant
néanmoins une compétence et une attention particulière de la part du préleveur afin
d’éviter tout
risque d’interférence dans la réalisation ultérieure de l’analyse. Réalisé dans la grande
majorité des cas par ponction d’une veine périphérique du pli du coude, il peut parfois être
nécessaire de recourir à un prélèvement capillaire quand certaines anomalies pré-

32
Chapitre 03 Numération des éléments du sang sur un automate

analytiques ont été décelées au préalable par le laboratoire ou quand la ponction veineuse
n’est pas réalisable. Cet acte, effectué le plus souvent par le personnel paramédical,
est sous la responsabilité du biologiste médical, qui doit en maîtriser les écueils afin de
pouvoir distinguer lors des phases analytique et post-analytique les anomalies pouvant être
liées
à un prélèvement difficile ou mal réalisé de celles liées à une pathologie réelle du patient.

 Matériel
 Il comprend une aiguille stérile.
 Un tube contenant l’acide éthylène-diamine tétra-acétique
(EDTA) K2 ou K3 à bouchon violet, qui est l’anticoagulant
de référence pour le décompte et l’analyse cytologique des cellules
sanguines.
 compresses.
 solution antiseptique.
 garrot.
 pansement.
 produit hydro alcoolique.
 gants à usage unique. (N. Freynet, B. Badaoui, O. Wagner-Ballon, 2017)

 Réalisation du prélèvement
 Placer le bras en position déclive sur le repose-bras oul’accoudoir, légèrement
tendu afin d’éviter une trop grandemobilité de la veine.
 Poser le garrot légèrement serré (le patient ne doit pas ressentir de douleur) environ
10 cm au-dessus de la zone de ponction
 Repérer visuellement et bien palper la veine à prélever, en particulier si elle est
difficile d’accès (en cas d’obésité par exemple).
Certains gestes augmentant la vasodilatation peuvent aider au repérage : faire ouvrir et
fermer le poing à plusieurs
reprises, tapoter la veine.
 Se frictionner les mains avec un produit hydroalcoolique.
 Mettre les gants à usage unique.
 Désinfecter la peau dans le territoire de ponction avec la solution antiseptique et
laisser sécher.

33
Chapitre 03 Numération des éléments du sang sur un automate

 Positionner l’aiguille parallèlement à la veine en l’inclinant légèrement vers le bras


et en plaçant le biseau vers le haut, puis piquer franchement en tirant la peau vers le
bas en-dessous du point de ponction.
 Insérer le tube dans le corps de pompe du dispositif de prélèvement et forcer
jusqu’à la perforation du bouchon. Le sang est alors aspiré.
 En cas de prélèvement multiple, desserrer le garrot (celui-ci ne doit pas rester serré
trop longtemps).
 Une fois le tube rempli, le retirer du corps de pompe, le remplacer par le tube
suivant puis homogénéiser le sang et l’anticoagulant dans le premier tube par
retournements lents (les recommandations internationales pour les tubes EDTA
sont de réaliser huit à dix retournements successifs immédiatement après le
prélèvement ). En cas de prélèvement multiple, le tube EDTA doit être prélevé en
fin de série, juste avant un éventuel tube contenant du fluorure de sodium pour
mesure de la glycémie (bouchon gris).
 Faire ouvrir la main au patient.
 Enlever le garrot
 Retirer l’aiguille puis comprimer immédiatement le point de ponction avec une
compresse sèche, jusqu’à arrêt du saignement. Le bras de ne doit pas être replié lors
de cette compression, au risque de créer un hématome.
 Poser un pansement sur le point de ponction.
 Déposer l’aiguille dans le container de recueil sécurisé.
 Jeter les éléments issus du prélèvement dans les containers appropriés (pour
déchets contaminés ou non). (Jérémie Lefèvre, 2006)

34
Chapitre 03 Numération des éléments du sang sur un automate

II.2. La phase analytique


II.2.1. Les étapes de la réalisation d’hémogramme sur automate
1. Enregistrement des informations du patient :

2. Agitation de tube (minimum 8 fois) + vérifier est –ce qu’ils ya des callot :

35
Chapitre 03 Numération des éléments du sang sur un automate

3. Ouvrez tube et présentez-le à l’appareil pour aspiration de sang :

4. En attente de résultats :

36
Chapitre 03 Numération des éléments du sang sur un automate

5. Impression des résultats :

II.2.2. Les paramètres et les valeurs normales : (Bruno Vart, (2012))

Hématocrite :

 Hommes : 40 ℅ -54 ℅
 Femmes : 35 ℅ - 47 ℅
 Enfants (5 ans) : 38℅ - 44℅
 Nourrissons (3 mois) : 35℅ - 40 ℅
 Nouveaux nés : 44℅ - 62℅

Hémoglobine :
Au-delà de 15 ans
 Hommes : 13,5 – 16,5 g/dl
 Femmes : 12,5 – 15,5 g/dl

Enfants
 De 0 à 8 jours : 14,5 – 22,5 g/dl
 De 8 jours à 3 mois : 10 – 16 g/dl

37
Chapitre 03 Numération des éléments du sang sur un automate

 De 3 mois à 6 ans : 10,5 – 13,5 g/dl


 De 6 ans à 15 ans : 11,5 – 14,5 g/dl

Les globules rouges

 Hommes : 4500 000 à 5900 000 /mm3


 Femmes : 4000 000 à 5500 000 /mm3
 Nouveaux - nés : 5000 000 à 6000 000 /mm3
 De 1 mois à 10 ans : 3800 000 à 5200 000 /mm3

Le Volume globulaire moyen (VGM)

 Adulte : 83 – 97 μ3
 6 mois - 1 an : 70 – 84 μ3
 2 ans - 4 an : 73 – 85 μ3
 5 ans - 8 ans : 75 – 87 μ3
 9 ans - 11 ans : 76 – 90 μ3
 12 ans - 14 ans : 77 – 94 μ3
Concentration corpusculaire moyenne en hémoglobine (CCMH)

 Varient entre 32 et 36%.

Teneur corpusculaire moyenne en hémoglobine (TCMH)

 VN : 29 ± 2 pg
 Picogramme : Unité de mesure de masse du Système international, valant 10 -12 g,
et dont le symbole est pg. (Torsten haferlach. ulrike bacher. haraldtheml. heinz
diem)
Les leucocytes

 Entre : 4 000 - 10 000 /mm3.

Les polynucléaires neutrophiles

 Entre : 2000 - 7500/mm3

Les polynucléaires éosinophiles

 Entre : 100 - 500/mm3

38
Chapitre 03 Numération des éléments du sang sur un automate

Les polynucléaires basophiles

 Entre : 0 - 150/mm3

Les lymphocytes

 Entre : 1500 - 4000/mm3

Les monocytes

 Entre : 200 - 1000/mm3

Les Plaquettes

 Leur taux habituel varie de 150 000 à 450 000 /mm3. (Dallman PR, Barr GD, Allen
CM, Shinefield HR)

II.2.3. Analyse de la ligne rouge


II.2.3.1. Numération des hématies ou globules rouges

Les hématies sont dénombrées par mesure d’impédance ou par diffraction laser. Elles sont
réparties selon leur volume dans différents canaux à partir desquels sont produits des
histogrammes de répartition du volume érythrocytaire.

La plage d’analyse des GR, qui peut être légèrement variable d’un instrument à l’autre, se
situe généralement entre 24-40 fL pour la limite basse et 250-360 fL pour la limite
supérieure. Elle prend en compte 20 à 50 000 cellules.

Figure 10 : courbe de Price Jones


39
Chapitre 03 Numération des éléments du sang sur un automate

II.2.3.2. dosage de l’hémoglobine

La méthode de référence pour doser l’hémoglobine consiste à la

Transformer, en présence de ferricyanure de potassium (solution de Drabkin), en


méthémoglobine. L’hémoglobine, la méthémoglobine et la carboxyhémoglobine sont ainsi
dosées simultanément. Seule la sulfhémoglobine

N’est pas prise en compte. La densité optique de la solution est lue à 540 nm (bande
d’absorption du cyan méthémoglobine) sur un spectrophotomètre ou sur un photomètre.
Elle reste exprimée en g/dL en pratique courante.

La plupart des automates dosent l’hémoglobine par cette méthode après lyse des hématies.
D’autres réactifs, sans cyanure, sont maintenant proposés tel le sodium lauryl sulfate qui
forme un dérive sulfate avec l’hémoglobine et qui est mesuré à la même longueur d’onde
que le cyan méthémoglobine.

La mesure de la densité optique est perturbée par une augmentation de la turbidité induite
par une hyperlipidémie. Une augmentation des protéines plasmatiques notamment en cas
d’immunoglobuline monoclonale une cryoglobuline, une importante hyperleucocytose
(surtout si le même canal est utilisé pour le décompte des GB et le dosage de l’Hb). Dans
ces cas. Le taux d’hémoglobine est faussement augmente. Les utilisateurs en sont alertes
par des alarmes.

II.2.3.3. Volume globulaire moyen

Le VGM des hématies correspond classiquement au rapport entre le volume

Total des hématies (représenté par l’hématocrite) et le nombre des hématies. Il est exprimé
en femto litres (fL).

Le plus souvent, il est mesuré directement par les automates (moyenne des VGM mesurés),
parfois il est dérivé de l’hématocrite (intégration des hauteurs de

L’ensemble des impulsions mesurées) et du nombre des hématies.

Lorsque le VGM est mesuré par impédance, l’amplitude de l’impulsion dépend de la taille
mais également du contenu en hémoglobine, ainsi une hématie « vide »

(Hypochrome) sera plus déformable et aura un volume apparent plus faible qu’en réalité.

40
Chapitre 03 Numération des éléments du sang sur un automate

Le VGM peut également être mesuré par diffraction laser et après sphérisation des
hématies, ce qui évite le phénomène de déformabilité. (Daunizeau A., et, Perrier J.J.
(Ed.) 2005)

II.2.3.4. Hématocrite

L'hématocrite est généralement calculé par les automates à partir du nombre et du volume
des hématies mesurés par impédance ou diffraction laser. La valeur déterminée par un
automate est légèrement plus faible que celle obtenue par mesure directe après
centrifugation qui ne peut éliminer la présence d'une petite quantité de plasma résiduel
entre les hématies .Il est exprimé en 1/1 (unités internationales) ou en % (unités
conventionnelles).
I.2.3.5. Teneur corpusculaire moyenne en hémoglobine

La TCMH est calculée comme le rapport hémoglobine/nombre de GR. Elle est exprimée
en picogrammes (pg/cellule).

II.2.3.6. Concentration corpusculaire moyenne en hémoglobine

la CCMH est calculée selon la formule suivante hémoglobine/hématocrite soit


hémoglobine/VGM x GR si l’automate calcule l’hématocrite. Elle est exprimée en g/dL.

Certains automates utilisant la diffraction laser mesurent la concentration en hémoglobine


pour chaque hématie en même temps que le VGM, et en donnent une courbe de répartition
pour la population érythrocytaire. (Anonyme 2011)

II.2.3.7. Autres indices érythrocytaires

Indice de distribution du volume des hématies : il s’agit du coefficient de variation de la


distribution des hématies selon leur volume. Cet indice témoigne, lorsqu’il est augmenté,
d’une anisocytose globulaire.

Indice de distribution de la concentration en hémoglobine des hématies : cet indice n’est


fourni que par les automates qui déterminent une concentration en hémoglobine pour
chaque hématie. Il correspond à l’écart type de la distribution de la concentration en
hémoglobine des hématies. (Bain BJ (Ed.) 2002)

41
Chapitre 03 Numération des éléments du sang sur un automate

Figure11 : coefficient d’anisocytose

Tableaux 01 : paramètres mesurés de hémoglobine en technique automatique ; résultats


chez l’adulte

II.2.4. Analyse des leucocytes ou globules blancs


II.2.4.1. Numération des leucocytes

Les GB sont comptés sur plusieurs milliers d’éléments par mesure d’impédance ou par
diffraction laser après mise en contact d’un aliquote de sang avec un diluant qui lyse les
hématies En fait il s’agit d’un compte des cléments nucléés » qui peut donc inclure des
érythroblastes s ils sont présents Dans ce cas, la courbe de distribution des GB et/ou les
cytogrammes sont anormaux et une alarme peut être déclenchée Certains automates de
dernière génération individualisent les érythroblastes des GB et en proposent un
pourcentage Sinon, on dort alors corriger manuellement le chiffre des GB après décompte
du pourcentage des érythroblastes sur un frottis de sang.

42
Chapitre 03 Numération des éléments du sang sur un automate

II.2.4.2. Formule leucocytaire automatisée

Les automates de dernière génération établissent des formules leucocytaires complètes


avec un décompte des cinq populations leucocytaires du sang normal polynucléaires
neutrophiles, éosinophiles, basophiles, lymphocytes et monocytes Ils attirent l'attention du
biologiste par des messages (alarmes « constructeur ») si la répartition de ces populations
n'est pas satisfaisante Outre ce décompte, certains automates proposent maintenant une
quantification d'autres éléments circulants, tels la myéléme (métamyélocytes, myélocytes.
promyélocytes) et les précurseurs hématopoïétiques Ces mesures nécessitent généralement
l'emploi de réactifs supplémentaires L'évaluation de ces nouveaux paramètres dans
diverses situations cliniques incluant les pathologies hématologiques, est en cours pour en
préciser l'intérêt et les limites .

II.2.5. Analyse des plaquettes


II.2.5.1. Numération des plaquettes

Les plaquettes sont dénombrées par mesure d’impédance, par diffraction laser et/ou par
fluorescence. Le résultat est donné à partir de l’analyse de plusieurs milliers d’éléments.

Par mesure d’impédance, elles sont souvent décomptées sur la même dilution que les
hématies mais dans des canaux correspondant à de plus faibles volumes, allant de 2-12 fL
pour la limite inférieure à 20-40 fL pour la limite supérieure.

La distribution des volumes plaquettaires est log normale et certains instruments rendent
un résultat après lissage et extrapolation de la courbe de distribution jusqu’à 70 fL Ce
traitement a pour but de minimiser les éventuelles interférences avec des débris (<2 fl), des
schizocytes ou des microcytes (zone de 20-40 fl.).

La méthode par diffraction laser, parfois complétée par une mesure de fluorescence,
permet également un décompte des plaquettes en s’efforçant de réduire les mêmes
interférences

II.2.5.2. Indices plaquettaires :

Depuis plusieurs années, un certain nombre d’indices ont été proposés pour mieux analyser
la population plaquettaire : volume moyen plaquettaire (VMP). Plaquettocrite indice de
distribution plaquettaire Le VMP a été le plus étudie ,Il apparait inversement corrélé au
nombre des plaquettes Un VMP augmente a été rapporté dans les thrombopénies d’origine

43
Chapitre 03 Numération des éléments du sang sur un automate

périphérique. Alors qu’il est généralement demandé dans les thrombopénies d’origine
centrale et après traitement cytotoxique. Il peut être augmente dans les syndromes
myéloprolifératifs. (J Clin Pathol (Ed.) 1987)

Figure 12 : histogramme des PLT

44
CHAPITRE 04 :
A propos de la numération
formule sanguine
automatisée
Chapitre 04 A propos de la numération formule sanguine automatisée

I. Anomalies et erreurs de détermination de l’hémogramme avec les


automates d’hématologie cellulaire :

I.1. Principales situations associe à une anomalie de la numération des


plaquettes :

Fausse diminution : pseudo Fausse augmentation : Pseudo


thrombopénies thrombocytoses
 Agrégabilité ou adhésivité - Hématies fragmentées (schizocytes,
excessive des microcytes : micro angiopathies,
PLT : - Agrégation des PLT entre elles grands
(essentiellement liée à l’EDTA) - brulés, carences en fer sévères)
- Satellitisme des PLT autour des - Fragments du cytoplasme des
neutrophiles (parfois d’autres leucocytes) cellules nucléés
- lié à l’EDTA - Cryoglobulines
- Agrégats mixtes de PLT et de - Lipides (hyperlipémies, prélèvement
neutrophiles prés
 Conditions pré analytique diverses d’une perfusion lipidique, ou parfois
: - Ponction diluée (proximité postprandial)
d’une - Microorganismes : bactéries
perfusion) (septicémie, tube
- Coagulation partielle de l’échantillon de de prélèvement non stérile),
sang champignons
- Rapport quantité de (Candida)
sang/d’anticoagulant
non respecté (ponction difficile)
- Tube de sang trop rempli
- Echantillon sanguin trop âgés
 Causes liées à l’échantillon :

46
Chapitre 04 A propos de la numération formule sanguine automatisée

- Les plaquettes géantes ou


macroplaquettes
- Les microplaquettes

Tableau 02: Les principales situations associées à une anomalie de la numération


plaquettaire automatisée (Marteau-Tessier A, Geneviève F, Godon A, Macchi.L,
Zandecki M. 2010)

I.2. Principales situations associe à une anomalie de la numération des leucocytes


automatisée :

Fausse diminution Fausse augmentation


- Agglutination des neutrophiles (liée à - Agrégats plaquettaires
l’EDTA) - Plaquettes géantes
- Agglutination de divers autres types de - Érythroblastes
leucocytes entre eux - Globules rouges résistant à la lyse
(lymphocytes, cellules de leucémies ou de (nouveau-nés,
lymphome) hémoglobines anormales, chimiothérapie,
- Agrégats mixtes neutrophiles plaquettes insuffisance rénale ou hépatique,
- Excès d’anticoagulant EDTA-K3 hyperosmolarité
(rapport plasmatique)
quantité de sang/quantité d’anticoagulant - Cryoglobulines, cryofibrinogène
non - immunoglobulines monoclonales
respectée) - lipides
- Micro-organismes (agrégats de
bactéries)
- Tube de sang trop rempli

47
Chapitre 04 A propos de la numération formule sanguine automatisée

- Coagulation partielle de l’échantillon -Anecdotique : présence de cellules


adipeuses dans
l’échantillon de sang

Tableau 03 : Les principales situations associées


à une anomalie de la numération leucocytaire automatisée (Geneviève F, Godon A,
Marteau-Tessier A, Zandecki M, 2012)

I.3. Perturbation de la mesure de l’hémoglobine :

Fausse augmentation Fausse diminution


Lipides Circonstances préanalytiques liées à
Grandes hyperleucocytoses l’échantillon :
Immunoglobulines (et coagulation, remplissage excessif du
cryoglobulines) tube
Hémolyse in vitro Ponction à proximité d’une perfusion
Carboxyhémoglobine (forte quantité) Sulfhémoglobine
Bilirubine (>250-300 mg/L)

Tableau 04 : Les principales situations perturbant la mesure de l’hémoglobine (Godon A,


Genevieve F, Marteau-Tessier A, Zandecki M., 2012)

48
Chapitre 04 A propos de la numération formule sanguine automatisée

I.4. Perturbation de la numération des GR et des paramètres


Érythrocytaires :

Fausse augmentation Fausse diminution


Grandes hyperleucocytoses Agglutinines froides
Plaquettes géantes (anecdotique) Agglutinines chaudes (quelques cas)
Microcytes, schizocytes
Cryoglobulines : si aspiration
insuffisante
Hémolyse in vitro
Coagulation dans l’échantillon de sang

Tableau 05 : Les principales situations perturbant la mesure des globules rouges (Babics
A, Sanchez C, 2015)

49
Chapitre 04 A propos de la numération formule sanguine automatisée

I.5. Perturbation de la VGM et CCMH :


volume globulaire moyen (VGM)
la concentration corpusculaire moyenne
en hémoglobine (CCMH)
Fausse Fausse Supérieure à 36 g/dl Inférieure à 32
Augmentation diminution g/dl
- Agglutinines - Hyponatrémie - (hyperchromie « vraie -
froides - Technique de ») Hyperglycémie
- agglutinines mesure : - Agglutinines froides, (ou ponction
chaudes impédance agglutinines chaudes proche
- Grandes sans focalisation - Lipides d’une perfusion
hyperleucocytoses - hydrodynamique - Grandes glucosée)
- Grandes et hyperleucocytoses - Grandes
hyperglycémies anémies - Immunoglobulines (et hyperleucocytos
(ou ponction proche hypochromes cryoglobulines) es
d’une perfusion - Hémolyse in vivo et - Sang vieilli
glucosée) in
- Excès d’EDTA K2 vitro
- Hyper natrémie - Carboxyhémoglobine
- Sang vieilli (>3 (>20
jours) %)
- Bilirubine (>250-300
mg/L)
- Médicaments
immunosuppresseurs
Tableau 06: Principales situations conduisant à une erreur de détermination du volume
globulaire moyen ou de la concentration corpusculaire moyenne en hémoglobine (Pr
Marie Christine Béné, Pr Patricia Martinez Aguilar , Dr Dominique Lasne , Pr
France Pirenne,2018)

50
Chapitre 04 A propos de la numération formule sanguine automatisée

II. les bonnes pratiques d’utilisation des compteurs d’hématologie :


 Utiliser toujours un onduleur avec prise de terre pour l’alimenter.
 Permettre une bonne circulation d’air autour de l’appareil.
 Allumer l’appareil et attendre environ 10 minutes avant son emploi.
 Vérifier qu’il n’y a pas de bulles d’air dans les tuyauteries de réactifs.
 Vérifier toujours les fuites de réactifs dans le circuit hydraulique.
 Vérifier toujours les fuites d’air ou de vide dans le circuit.
 Eviter les allumages et extinctions intempestives.
 Eviter la pollution des réactifs par la poussière.
 Ne pas tirer sur le bec d’aspiration après aspiration.
 Mélanger soigneusement l’échantillon avant emploi.
 Passer de temps a autre le sang de contrôle.
 Observer toujours la procédure d’arrêt de l’appareil.
III. Procédures d’entretien d’un compteur d’hématologie :
III.1. Entretien journalier
 Nettoyer régulièrement le corps de l’appareil.
 Nettoyer l’appareil avant et après l’analyse avec de l’eau distillée.
 Nettoyer l’appareil avec la solution de nettoyage préconisée.
 Essuyer toute trace de sang.
III.2. Entretien hebdomadaire
 Effectuer un rinçage avec une solution détergente ou fongicide.
 Nettoyage et rinçage des bacs de mesure.
III.3. Entretien semestière
 Remplacer les cordons des pompes de l’appareil.
III.4. Entretien annuel

 Remplacer les tuyauteries hydrauliques.


 Remplacer les cordons des pompes.
 Remplacer les joints des seringues.

51
Partie Pratique
Chapitre 01 :

Les aspects méthodologiques


Démarche méthodologique

I -but de recherche :
Le but de cette petite recherche se base sur l’importance de la vigilance de personnel de
laboratoire dans la bonne qualité des analyses d’FNS, pour transmettre cette idée nous
avons utilisé la méthode descriptive analytique qui parait notre thème de recherche.
II-Population cible :
- La population ciblée pour notre étude est le personnel technique de laboratoire (15
laborantins, 05 biologiste)
III- Lieu de réalisation du travail :
Notre étude a été réalisée au niveau du laboratoire de l’hôpital MAHED ABDELKADER
wilaya de Djelfa.
IV- La durée :
La durée de réalisation de notre étude est de trois mois (27/02/2022 – 19/05/2022).
V- Méthode de recherche :
On a choisis d’utiliser le questionnaire plutôt que l’entretient cette outil offre également
aux questionnées, le respect de l’anonymat du questionnaire, ce qui garantit une certaine
faisabilité des réponses.

54
Chapitre 02 :

Présentation et analyse des


résultats
Chapitre 02 Présentation et analyse des résultats

I. Résultats du questionnaire :
Question N° 01 : Entent que professionnel de la santé, vous êtes ?
Grade Effectif Pourcentage
LSP 15 75 %
Biologiste 05 25 %

Représentation graphique :

Constat et commentaire :
Suit aux résultats obtenus, nous constatons que :
 75 % des questionnés sont des laborantins.

 25 % des questionnés sont des Biologiste.

Question N° 02 : Si vous avez fait déjà l’hémogramme, par quelle technique avez-vous
procédez ?
Réponses Effectif Pourcentage
Manuel 0 0%
Par l’automate 20 100 %

56
Chapitre 02 Présentation et analyse des résultats

Représentation graphique :

Constat et commentaire :
D’après les résultats obtenus tous les professionnels de santé au niveau de la wilaya de Djelfa
favorisent l’automate.
Question N° 03 : Est-ce-que vous avez le principe de fonctionnement de notre automate
d’hématologie
Réponses Effectif Pourcentage

Oui 13 65 %
Non 07 35 %

Représentation graphique :

57
Chapitre 02 Présentation et analyse des résultats

Constat et commentaire :
Suit aux résultats recueilles, nous constatons que 65% des réponses confirment que les L/B ont une
idée sur le mécanisme de fonctionnement des automates d’hématologie, contre 35% qui ont une
réponse négatif.
Question N° 04 : Comment réparer vous, l’automate d’hématologie pour commencer le travail
en début de journée ?
Réponses Effectif Pourcentage

Rinçage 16 80 %
Javellisation 0 0%
Rinçage + Passer l’eau 2 10 %
distillée
Rinçage + javelisation + 1 05 %
Passer l’eau distillée
Passer l’eau distillée 1 05 %
Rien 0 0%
Autres 0 0%
Représentation graphique :

Constat et commentaire :
Suit aux réponses obtenues, nous pouvant dire que tous les personnel ciblé sont conscient de
l’importance de l’entretient journalier de l’automate pour le bon fonctionnement, et la fiabilité des
résultats délivrés par ce dernier

58
Chapitre 02 Présentation et analyse des résultats

Question N° 05 : Est-ce-que vous avez l’habitude de vérifier la présence de caillots de dang


dans le tube avant l’analyses ?
Réponses Effectif Pourcentage
Oui 20 100 %
Non 0 0%
Représentation graphique :

Constat et commentaire :
Nous constatons que la totalité des réponses sont positif, ce que reflète la vigilance de notre
population.
Question N° 06 : Est-ce-que vous connaissez la signification de tous les paramètres de FNS ?
Réponses Effectif Pourcentage
Oui 13 65 %
Non 07 35 %
Représentation graphique :

59
Chapitre 02 Présentation et analyse des résultats

Constat et commentaire :
Suit aux résultats obtenus, nous constatons que 65 % des réponses qu’ils connaissant la signification
de la plupart des paramètres de FNS contre 35 % qui ne savent que quelques paramètres les plus
importants sur le plan clinique
Question N° 07 : Est-ce-que vous demandez des renseignements cliniques en cas de résultat
erronés ?
Réponses Effectif Pourcentage
Oui 20 100 %
Non 0 0%

Représentation graphique :

Constat et commentaire :
D’après les résultats obtenus, nous constatons que totalité de nous questionnés confirme la nécessité
de demander des renseignements cliniques en cas de erronés.
Question N° 08 : Est-ce-que vous prenez en considération le phénomène d’agrégation cellulaire
qui se passe sur EDTA dans certain cas ?
Réponses Effectif Pourcentage
Oui 16 80 %
Non 04 20 %

60
Chapitre 02 Présentation et analyse des résultats

Représentation graphique :

Constat et commentaire :
Suit aux résultats obtenus des réponses de nos questionnés, nous constatons que la majorité de notre
population en savoir le phénomène d’agrégation cellulaire qui se passe avec l’anticoagulant EDTA
dans certains cas.
Question N° 09 : A votre avis, quels sont les paramètres la plus important dans
l’hémogrammes ?

Réponses Effectif Pourcentage


GB- GR- HB- HT-PLT 10 50 %
GB- GR- HB- HT-PLT 03 15 %
VGM- CCMH- TCMH
GB- GR- HB- HT- VGM - 02 10 %
PLT
GB- GR 01 05 %
GB- GR- HB- HT- VGM- 02 10 %
CCMH- PLT
Tout les parameters 02 10 %

61
Chapitre 02 Présentation et analyse des résultats

Représentation graphique :

Constat et commentaire :
Selon ce graphique, 50 % des réponses disent que les paramétres la plus importants dans
l’hémogramme sont : GB- GR- HB- HT- PLT, et le reste résorbent / additionnent quelques
paramètres.
Question N° 10 : Est-ce-que vous avez une idée sur les anomalies possibles qui résulte d’un
mauvais fonctionnement d’un automate d’hématologie ? (Si oui, donner nous un exemple).
Réponses Effectif Pourcentage
Oui Passage d’un 07
caillot 95 %
Autre 12

Non 01 05 %

Représentation graphique :

62
Chapitre 02 Présentation et analyse des résultats

Constat et commentaire :
Suit aux réponses obtenus, 95 % des L/B prouvent que l’automate peut donner des faux résultats, et
cela on donnant les exemples qui ne représentent que des situations pré-analytique, sans citer aucun
autre exemple d’interaction.
05 % des réponses y a un avis négatif.
Question N° 11 : A votre avis, on peut une fausse augmentation de l’HB dans :
Réponses Effectif Pourcentage
Hémolyse 12 60 %
Hyperlipidémie 01 05 %
Hyperleucocytose 02 10 %
Bilirubine élevé 05 25 %
Représentation graphique :

Constat et commentaire :
D’après les résultats afficher ci-dessus, 60 % des populations ciblé pensent que la faussé
augmentation de l’HB causé par l’hémolyse, cependant le reste des facteurs perturbants la mesure
de l’hémoglobine ne prement que 25 % pour la Bilirubine élevé ; 10 % pour hyperleucocytose ; 05
% hyperlipidémie.

63
Chapitre 02 Présentation et analyse des résultats

Question N° 12 : A votre avis, on peut avoir une fausse diminution de l’HB dans ; Si :
Réponses Effectif Pourcentage
1/- Sang coagulé 01 05 %
2/- Mauvaise Remplissage 03 15 %
du tube
3/- Prélèvement à partir une 09 45 %
perfusion
1+2+3 03 15 %
2+3 02 10 %
1+2 02 10 %
Représentation graphique :

Constat et commentaire :
D’après les résultats afficher ci-dessus, 45 % des populations ciblé pensent que la faussé diminution
de l’HB causé par le prélèvement à partir une perfusion, le reste des causes prennent des faibles
pourcentages (varie notre 5 et 15 % )
Question N° 13 : Selon vous, on peut avoir une fausse diminution de GR ; Si :
Réponses Effectif Pourcentage
1/- Microcytose franche 01 05 %
2/- Hémolyse in vivo 06 30 %
3/- Aspiration incomplète 07 35 %

64
Chapitre 02 Présentation et analyse des résultats
1+2 1 05 %
2+3 05 25 %

Représentation graphique :

Constat et commentaire :
D’après les résultats obtenus, 35 % nos population ciblé estiment que l’aspiration incomplète est le
réponse de notre question, et 30 % répond l’hémolyse in vivo.
Question N° 14 : A votre avis, quelles sont les situations inhabituelles perturbants la
numération leucocytaire ?
Réponses Effectif Pourcentage
1/- Agrégation des 01 05 %
plaquettes ou leucocytes sur
tub EDTA
2/- Taux des lipides élevés 00 0%
3/- Certain leucémies 09 45 %
4/- Conservation de 01 05 %
l’échantillon avant l’analyse
plus de 2 Jours
1+3+4 01 05 %

3+4 03 15 %

65
Chapitre 02 Présentation et analyse des résultats
1+4 03 15 %
1+3 02 10 %

Représentation graphique :

Constat et commentaire :
Suit aux résultats obtenus des réponses de nos questionnés, nous constatons que 45 % d’entre eux
estime qu’il n’y a que certains leucémie qui perturbent la numération leucocytaires
Question N° 15 : Selon vous, on est devant une fausse thrombopénie :
Réponses Effectif Pourcentage
1/- Agrégation des EDTA 09 45 %
2/- Plaquette géant 02 10 %
3/- Hémolyse in vivo 01 05 %
1+2 02 10 %
1+3 05 25 %
1+2+3 01 05 %

66
Chapitre 02 Présentation et analyse des résultats

Représentation graphique :

Constat et commentaire :
Selon ce graphique, 45 % de la population ciblée choisis l’agrégation sur EDTA, 35 % ont choisis
les trois causes

Question N° 16 : C’est quoi votre conduite à tenir devant une thrombopénie :


Réponses Effectif Pourcentage
1/- vous demandez un autre 08 40 %
prélèvement sur un tube
citrate
2/- Vous faites un frottis 03 15 %
pour confirmer
3/- Vous faites sortir le 01 05 %
résultat tel quel
1+2 08 40 %

67
Chapitre 02 Présentation et analyse des résultats

Représentation graphique :

Constat et commentaire :
Les techniciens ne négligent jamais la fausse thrombopénie, cela est traduit par leur réponses en
demandant un autre prélèvement sur un tube citrate, ou bien en faisant un frottis sanguin pour
confirmer.
Question N° 17 : En cas des doutes sur le résultat de l’hémogramme ; quel est votre conduite à
tenir ?
Réponses Effectif Pourcentage
1/- Répéter l’analyse plus qu’une 01 05 %
fois et comparer
2/- tester un patient connu 00 00 %
3/- Répéter l’analyse des mêmes 08 40 %
patients sur un autre automate
4/- Avoir le recoure a une 00 00 %
technique manuelle, si c’est
possibles
5/- Demander l’avis d’un 00 00 %
spécialiste
1+2+3+4+5 05 25 %

68
Chapitre 02 Présentation et analyse des résultats
1+2+3+4 01 05 %
1+3+4+5 01 05 %
1+3+4 04 20 %

Représentation graphique :

Constat et commentaire :
Selon ce graphique, 40 % on dit que en cas des doutes sur le résultat de FNS vous répéter l’analyse
des mêmes patients sur autre automate, 25 % choisis les cinq propositions, et 20 % choisis les
propositions :
- Répéter l’analyse plus qu’une fois et comparer

- Répéter l’analyse des mêmes patients sur un autre automate.


- Avoir le recoure a une technique manuelle

Question N° 18 : Quelle sont les paramètres, que vous pouvez les avoir manuellement ?
Réponses Effectif Pourcentage
1/- GR 00 00 %
2/- GB 00 00 %
3/- HB 00 00 %
4/- HT 03 15 %
1+2+3+4 10 50 %
1+2 04 20 %
1+2+3 01 05 %

69
Chapitre 02 Présentation et analyse des résultats
1+2+4 01 05 %
1+3+4 01 05 %

Représentation graphique :

Constat et commentaire :
D’après les résultats obtenus, nous constatons que 50 % de nos questionnés on répondu qu’ils
peuvent avoir les quatre paramètres
Question N° 19 : Est-ce-que la charge du travail à une influence sur le résultat rendu

Réponses Effectif Pourcentage


Oui 08 40 %
Non 12 60 %

Représentation graphique :

70
Chapitre 02 Présentation et analyse des résultats

Constat et commentaire :
Selon ce graphique, 60 % dit que la charge du travail n’influe pas sur les résultats rendus contre 40
% qui ont un avis positif.
Question N° 20 : Est-ce-que vous connaissez les normes de FNS selon les tranches d’âge ?
Réponses Effectif Pourcentage
Oui 16 80 %
Non 04 20 %
Représentation graphique :

Constat et commentaire :
80 % des réponses confirment que les L/B ont des connaissances sur le sujet contre 20% qui ont un
avis négatif.

71
Chapitre 02 Présentation et analyse des résultats
Question N° 21 : Est-ce-que vous faites un contrôle périodique par le sang de contrôle votre
automate ?
Réponses Effectif Pourcentage
Oui 18 90 %
Non 02 10 %

Représentation graphique :

Constat et commentaire :
Selon les résultats ci-dessus, la majorité de notre personnel ciblé fait un contrôle périodique par le
sang de contrôle l’automate contre 10% répondu qu’ils ne font pas le contrôle périodique.

72
Chapitre 03 :

Analyse globale
ANALYSE GLOBALE
A l’issu de ce travail, nous avons pu étudier les difficultés qui peuvent confronter le L/B pour faire sortir
un formule et numération sanguine, et présenter les solutions possible.
Les automates actuels d’hématologie cellulaire analysent les échantillons sanguins avec une cadence
élevée et fournissent des résultats précis et reproductibles cependant, diverses conditions pré analytiques
ou inhérentes au principe d’analyse des paramètres de l’hémogramme sont susceptibles d’induire des
résultats erronés.
Le personnel de laboratoire doit connaitre ces situation autant que le principe de fonctionnement de son
automate afin d’éviter de rendre des résultats erronés qui peuvent avoir un impact non négligeable pour le
patient et sa prise en charge.
Dans ce cadre les résultats obtenus ont clairement montré que le B/L est au courant de toute les situations
pré-analytiques les plus fréquentes qui lui confronte lors de l’exécution de la FNS automatisé, ou on trouve
100% des L/B vérifient la présence d’un caillot sanguin due à un mauvais prélèvement (tableau 05), ce qui
reflète la conscience des B/L à propos de l’impact sur tous les paramètres de la FNS ainsi que le risque de
bouchage des compartiments de l’automate ce qui va perturber l’analyse qui suit l’accident.
Tous les B/L sont intéressés par les signes cliniques devant tout résultat anormal obtenu (tableau 07).
Pour 90% des L/B, l’entretient journalier est une priorité.
Aussi la majorité des B/L qui ont été le sujet de notre étude, savent le phénomène d’agréation plaquettaire
qui se passe sur tube EDTA, qui donne la fausse thrombopénie (tableau 08).
La deuxième partie du questionnaire présente les erreurs de détermination de l’hémogramme avec les
automates d’hématologie cellulaire.

A… La ligne des globules rouges ( l’Hb, GR) :


A.1. une fausse augmentation de l’hémoglobine (tableau 11)
1/- Hyperlipidémies (chilomicrons, triglycerides) :
Seulement 05% des L/B sont au courant de l’interférence des lipides avec HB :
 Prélèvement après un repas riche en lipides

 Perfusion d’émulsion lipidique

 Hypertriglyceridémies +++ (⩾20 g/l ) congénitales ou acquises.

 Tous les automates actuels sont sensibles à mais des degrés divers.

Indice : La CCMH ( HB/Hte) est > 36 g/dl et les particules lipidiques peuvent apparaitre sur le
histogrammes leucocytaires ….

74
2/- hyperleucocytose : seulement 10% des L/B sont au courant de l’interférence de l’augmentation de
nombre leucocytaire avec l’HB : importante peut causser une turbidité anormale, surtout si > 50 ou > 100×
109/L sensibles
Indice : la CCMH ( HB/Hte) est > 36 g/dl en présence d’une leucocytose très élevée
3/- Immoglobulines et cryoglobulines : les para-protéines importantes (IgG, A ou M) ainsi que les
très fortes cryoglobulines peuvent causser une turbidité anormale.
Indice : CCMH > 36 g/dl chez un patient avec myélome, macroglobulinémie ou cryoglobulinémie .
4/- Hémoglobine plasmatique : la majorité (60%) des L/B sont au courant de l’interférence de
l’hémolyse avec l’augmentation de l’HB : Normalement négligeable, mais peut exceptionnellement
interférer en cas d’hémolyse in vitro ou d’hémolyse intra-vasculaire massive in vivo (ex: réaction
transfusionnelle)
Indice : ccMH (Hb/Hte) > 36 g/dl et plasma de couleur rosée sur tube centrifugé .
5/- Hyper bilirubinémie : seulement 25% des L/B sont au courant de l’interférence de l’augmentation
de bilirubine avec l’HB : pas d’interférence dans la majorité des cas …, mais peut fausser la mesure d’HB
si > 400 mol/l (très augmenté)
Indice : CCMH > 36 g/dl et plasma frottement ictérique sur tube centrifugé.

A.2. Une fausse diminution de l’hémoglobine : (tableau 12)


C’est la situations la plus fréquente et dans ce cas que notre étude prouve que la plupart des B/L la maitrise
- La cause est toujours pré-analytiques :
- Caillot dans le tube

- Ponction dans un soluté

- Ponction dans un cathéter

A.3. Une fausse augmentation des GR :


1/- Hyperleucocytose : importante si > 100 × 109 /l, peut fausse la numération G.R, surtout en présence
d’une anémie sévère
Indice : VGM augmenté et double pic de distribution des volumes de Gr.
2/- Agglutinines froides : provoquent l’agrégation et le décompte de doublets et triplets comme GR
uniques.
Indice : GR diminués+ VGM augmenté + CCMH augmenté = assez caractéristique

75
3/- Autres causes :
- Hémolyse in vitro
- Conditions pré-analytiques

- Caillot dans le tube

B. La ligne des globules blancs :


B.1. fausse diminution des globule blancs :
- Agglutination leucocytaire :
1- Neutrophiles, en présence EDTA in vitro rare : < 0.1 % des hémogrammes peut aussi survenir avec citrate
ou héparine parfois lie à la présence d’un Ac plasmatique de type IgM peut disparaitre après incubation à
37°C
Indice : « Granulocytes immatures »
B.2. Fausse augmentation des GB :
- Agrégats plaquettaires
- Plaquettes géant
- Erythroblastes
- Hématies non-lysés : nouveau-nés, Hb type c ou Hb types S

C. Anomalie des plaquettes :


C.1. Fausse diminution :
- Agrégation (EDTA)
- Agglutination mixte : (Plaquettes, neutrophiles)
-Satellitisme plaquettaire
- Plaquettes géant
- Aggrégats de 2-5 plaquettes jusqu'à certaines plaquettes
-Satellitisme plus rare ( 1/12000 échantillons )
L’appareil ne mesure que les plaquettes non-agrégées, d’où la fausse thrombopénie. La plupart des robots
perçoivent les agrégats et donnent un message d’alerte. Moins évident pour la satellitisme et la phagocytose.
Indice : toute thrombopénie nouvelle, surtout si message d’alerte ou histogramme anormal
C.2. Fausse augmentation :
 Fragments de GR, schistocytes.

 Fragments de cytoplasme de GB.

 Lipides ( Chylomicrons )

 Bactéries, levures

76
VERIFICATION DE L’HYPOTHESE
Donc d’après toutes les données récoltées et les résultats obtenus ; nous constatons que notre hypothése :
« le vigilance permanente du laborantin lors du la pratique de la FNS lui permettre de découvrir des résultats
erronés et par la suit d’éviter de posser un faux diagnostic médical. » émis en début de travail à été confirmé.

77
SUGGESTIONS
Vue les résultats obtenus par nos questionnaire et d’après notre étude nous suggérons les
propositions suivantes :

La ligne du GR et HB :

1- Pour une fausse augmentation de l’hémoglobine : encas :

A-Hyperlipidémies : nous recommandons de réagir devant cette situation par :

 L’obtention d’un nouveau prélèvement permettant, si possible, d’éviter une


hyperlipidémie (ex : à jeun x 12 heures).
 Mesures non-recommandées

Centrifuger et remplacer le plasma lactescent par un diluant approprié...

 Faire Hct centrifugé et calculer Hb en présumant d’une CCMH normale de 333 g/l.
Ex : Hct de 41 (+ 333 x 1000) 123 g/l d’Hb

B-Hyperleucocytose :

 Diluer l’échantillon et reprendre la mesure.


 Si disponible, utiliser la mesure optique (CHCM) pour calculer l’hémoglobine de
l’échantillon (Advia, Sysmex)

C-Immunoglobulines et cryoglobulines :

 Diluer l’échantillon et reprendre la mesure.


 Si disponible, utiliser la mesure optique (CCMH ou TCMH) pour calculer
l’hémoglobine de l’échantillon (Advia, Sysmex)

D-H émoglobine plasmatique :

 Nouveau prélèvement....
 Si disponible, utiliser la mesure optique pour calculer l’hémoglobine réelle de
l’échantillon (Advia, Sysmex)
E-Hyperbilirubinémie :

Si disponible, utiliser la mesureoptique (CHCM) pour calculer l’hémoglobine réelle de

L’échantillon (Advia, Sysmex)

2- Pour une fausse diminution de l’hémoglobine :

Il faut faire un nouveau prélèvement.

3- Pour Une fausse augmentation des GR :

1- Hyperleucocytose : Il faut :
 Diluer l’échantillon et remesurer
 Utiliser la valeur du mode du pic principal comme VGM et recalculer les GR en
utilisant un Hct centrifugé. (GR = Hct/VGM)

2-Agglutinines froides : Il faut :

Incuber l’échantillon à 37°C x 1 heure et remesurer rapidement.

La ligne du GB :

Fausse diminution des globules blancs : Il faut :

Prélèvement sur citrate

Anomalie des plaquettes

Pour la fausse diminution ; il faut faire un frottis sanguine recherche d’agrégats, de

Satellitismen ou phagocytose dans les neutrophiles. Et remesurer sur tube citraté ou sur
prélèvement capillaire, diluant oxalate et décompte manuel.
CONCLUSION

Notre travail de fin d'études indique la grande vigilance et les efforts fournis par
le afin de garantir la justesse des résultats de la FNS automatisée , mais cela dans
les limites des situations pré-analytique les plus connues, ce qui explique la
distraction des réponses sur certains situations analytiques et interférences avec
certains substrats et composés biologiques
qui restent encore sombre pour ces derniers, ou l'automate devient incapable de
nous donner des résultats fiables et exacts, et l'intervention du laborantin devient
obligatoire.
Ce qui fait l'objet, et donne de l'importance à notre étude qui met un "spot light"
sur les failles et les secrets des automates d'hématologie.
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DMgIIADICCAAyAggAMgIIADICCAAyBAgAEEMyAggAMgIIADICCAA6BQgAELE
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2005 ;(371): 25-32.
Annexes
Annexes

Les annexes :

QUESTIONNAIRE
Questionnaire adressée aux techniciens de laboratoires et biologistes
Dans le cadre de la réalisation de notre mémoire de fin d’étude, corps laborantin de santé
publique ; dont le thème de notre recherche est : « la vigilance de personnel de
laboratoire vis-à-vis Les résultats erronés de paramètres de l'hémogramme »
Nous vous prions de remplir ce questionnaire honnêtement et objectivement, et nous nous
engageons que tous les données recueillies par ce questionnaire seront anonymes et
utilisées uniquement dans des buts purement scientifiques.
Nous vous remercions d’avance pour votre contribution.

Question 01 : avez-vous ?

Laborantin Biologiste

Question 02 : Par quelle méthode vous avez fait l’hémogramme sanguin ?

Manuel Par l’automate

Question 03 : Est-ce que vous connaissez le principe de fonctionnement de votre automate


d’hématologie ?

Oui Non

Question 04 : Quelle est la première étape que vous faites à l’appareil avant de commencer
le travail en début de journée ?

Rinçage Javellisation Passer l’eau distillée

Rien Autre
Annexes
Question05 :Est-ce que vous avez l’habitude d’agiter et vérifier la présence de caillot de
sang dans le tube avant l’analyse ?

Oui Non

Question06 :Est-ce que vous connaissez la signification des paramètres


d’hémogramme?

Oui Non

Question07 : Est que vous demandez des renseignements cliniques pendant toute analyse ?

Oui Non

Question08 :Est-ce que vous prenez en considération la phénomène d’agrégation


cellulaire qui passe sur EDTA dans certain cas ?

Oui Non

Question09 : A votre avis , quels sont les paramètres la plus importants dans l’hémogramme?

………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………
………………………….

Question 10 : Est -ce que vous avez une idée sur les anomalies possibles qui résulte d’un
mauvais fonctionnement de l’automate?
Oui Non

………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………

Question N°11: On peut avoir une fausse augmentation de l'hémoglobine dans:


Hyperlipidémie
Hyperleucocytose
Hémolyse
Bilirubine élevé
Question N°12: On peut avoir une fausse diminution de l'hémoglobine ; si
Sang coagulé
Mauvaise remplissage du tube
Prélèvement à partir une perfusion
Annexes
Question N°13: On peut avoir une fausse diminution de globule rouge ; si
Microcytose franche
Hémolyse in vivo
Aspiration incomplète
Question N°14: Quelles sont les situations inhabituelles perturbants la numération
Leucocytaire?
Agrègation des plaquettes ou leucocytes sur tub EDTA
Taux des lipides élevés
Certain leucémies
Conservation de l'échantillon avant l'analyse plus de 2joures
Question N°15: On est devant une fausse thrombopénie:
Agrégation des EDTA
Plaquette géant|
Hėmolyse in vivo
Question N°16: C'est quoi votre conduite à tenir devant une thrombopénie:
Vous demandez un autre prélèvement sur tube citraté
Vous faites un frottis pour confirmer
Vous faites sortir le résultat tel quel
Question N°17: En cas des doutes sur le résultat de l'hémogramme; quel est votre conduite à
Tenir
Répéter l'analyse plus qu'une fois et comparer
Tester un patient connu
Répéter l'analyse des mêmes patients sur un autre automate
Avoir le recoure a une technique manuelle, si c'est possible
Demander l'avis d'un spécialiste
Question N°18:Quels sont les paramètres, que vous pouvez les avoir manuellement
Globule rouge
Globule blanc
L'hémoglobine
L'hématocrite
Question N°19 : Est-ce que la charge du travail à une influence sur le résultat rendu?
Oui Non
Question N°20 : Est-ce que vous connaissez les normes de FNS selon les tranches d'âge:
Oui Non
Question N°21 : est- ce que vous faites un contrôle périodique par le sang de contrôle de
Votre automate?
Oui Non

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