LES NOMBRES COMPLEXES : UTILISATION
c−a
1 ) INTERPRÉTATION GÉOMÉTRIQUE DE
b−a
On se place dans le plan rapporté à un repère orthonormal direct ( O ; ⃗u , ⃗v ) .
Propriétés :
Soit A, B et C trois points distincts d’affixes respectives a , b et c . On a :
●
| c−a
b−a | AB
=
AC
● arg ( c−a
b−a )
=( ⃗
AB , ⃗
AC ) [ 2 π ]
Preuve :
● On a bien a ≠b car les points sont distincts . On a alors :
| |
c−a |c−a| AC
=
b−a |b−a| AB
=
Soit u,
v et w trois vecteurs non nuls du plan orienté . On a :
● La preuve de la deuxième propriété nécessite de connaître quelques
● Relation de Chasles : v v ,
u, w = w [2π ]
u ,
propriétés des angles orientés de vecteurs qui sont faciles à mettre en
●
u, v = −
v, u [ 2 π ]
place en faisant un schéma.
arg ( c−a
b−a )
u ,⃗
=arg ( c−a )−arg ( b−a ) =( ⃗ u ,⃗
AC )-( ⃗ AB ) [2π ]
u ,⃗
=-( ⃗ AB )+( ⃗u ,⃗ AC ) [ 2 π ]
⃗ u )+( ⃗
=( AB , ⃗ ⃗
u , AC ) [ 2 π ]
=( ⃗
AB , ⃗
AC ) [ 2 π ] (D’après la relation de Chasles)
Remarques :
Soit A, B , C et D quatre points distincts d’affixes respectives a , b , c et d . On a :
● A appartient à la médiatrice de [BC] si et seulement si
c−a
b−a | |
=1
● Les points A, B et C sont alignés si et seulement si arg
c−a
b−a ( )
=0 [ π ] , ce qui revient à dire que
c−a
b−a
est un réel.
● Les droites (AB) et CD) sont perpendiculaires si et seulement si arg
c−a
b−a (2 )
= π [ π ] , ce qui revient à dire que
c−a
b−a
est un imaginaire pur.
2 ) RACINES n-ièmes DE l’UNITÉ
On se place dans le plan rapporté à un repère orthonormal direct O ; v .
u,
Définition :
Soit n un entier naturel non nul.
1 est bien sûr toujours une racine n-ième de l’unité
On appelle racine n-ième de l’unité, tout nombre complexe z vérifiant z n =1 .
Remarque :
Les racines n-ième de l’unité sont les racines du polynôme P ( z )= zn−1
Propriété et définition :
Soit n un entier naturel non nul.
L’équation z n =1 admet exactement n racines n-ièmes de l’unité distinctes.
2k π
Il s’agit des nombres complexes ei n où k ∈{0 , 1 ,2 ,… , n−1 }
{ }
2k π
On note U n l’ensemble des racines n-ièmes de l’unité U n= e
i
n
,k ∈{0 ,1 ,2,… n−1 }
Les nombres complexes : utilisation - cours prof - auteur : Pierre Lux - page 1/2
Preuve :
*
Soit n un entier naturel non nul et un complexe z=r ei θ où r ∈ℝ+ et θ ∈ℝ . On a :
{
r=1
{
n
n r =1 2k π
z n =1 ⇔ ( r ei θ ) =1 ⇔ r n ei n θ =1 ei 0 ⇔ ⇔
θ= , k ∈ℤ
n θ =0+2 k π ,k ∈ℤ
n
2k π
Ainsi tous les nombres complexes ei n où k ∈ℤ sont solutions de l’équation z n =1 .
2k π
En particulier les nombres complexes ei n où k ∈{0 , 1 ,2 ,… , n−1 } sont bien sûr solutions.
Soit K un entier quelconque.
En effectuant la division euclidienne de K par n , on obtient.
K=qn+r où r ∈{0 ,1 , 2 ,… ,n−1 } et q ∈ℤ
2K π 2(qn+r) π i2rπ i 2r π
Ainsi ei n
=e
i
n
=ei 2 q π e n
=e n
2k π
On retrouve donc une solution de la forme ei n où k ∈{0 , 1 ,2 ,… , n−1 } et on en déduit le résultat attendu.
Propriété :
Soit n un entier naturel non nul.
Ce qui est trivial, car ils ont
Les points images des éléments de U n appartiennent au cercle trigonométrique.
pour module 1.
Pour n⩾3 , les points images des éléments de U n sont les sommets d’un polygone régulier à n sommets.
Quelques cas particuliers :
● Les racines 2-ièmes (ou racines carrées) de l’unité sont les nombres complexes tels que z 2 =1 .
Dans ce cas on trouve facilement -1 et 1 . On a U 2 ={−1 ; 1 }
● Les racines 3-ièmes de l’unité sont les nombres complexes tels que z 3=1 .
Les solutions sont les nombres complexes :
2× 0×π 2× 1× π 2π 2× 2×π 4π
i i i
e 3 =e0 =1 , e 3
=e 3 et ei 3
=e
i
3
On note :
2π 4π
j=e
i
3 . On a alors j=ei 3 . Ainsi U 3 ={1, j , j }
Les points images des éléments de U 3 sont les sommets du triangle équilatéral ABC.
● Les racines 4-ièmes de l’unité sont les nombres complexes tels que z 4 =1 .
Dans ce cas on peut factoriser facilement pour déterminer les racines de l’unité :
z 4 =1 ⇔ z 4−1=0 ⇔ ( z 2 −1 )( z 2 +1 )=0 ⇔ ( z−1 ) ( z +1 ) ( z−i )( z+i ) =0
Ainsi U 4 ={1 ; i ;−1 ;−i }
Les points images des éléments de U 4 sont les sommets du carré ABCD.
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