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Correction Rit

Le document présente un examen de mathématiques et de techniques pour le Brevet de Technicien Supérieur, session août 2021, dans la filière R.I.T. Il inclut des exercices sur les relations entre les signaux d'entrée et de sortie, l'équation différentielle associée, la fonction de transfert du système, ainsi que la réponse impulsionnelle et indicielle du système. Les réponses sont détaillées avec des démonstrations mathématiques et des calculs de transformées de Laplace.

Transféré par

Anlihou Sangaré
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Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
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EXAMEN : BREVET DE TECHNICIEN SUPERIEUR

SESSION : AOUT 2021


FILIERE : R.I.T
EPREUVE : MATHS & T.S
CORRIGE BAREME

EXERCICE 1
𝑅

𝐿 𝐶 𝑠(𝑡)
𝑒(𝑡)

1. a) Montrons que le signal d’entrée 𝒆(𝒕) et le signal de sortie 𝒔(𝒕)


𝒅𝒔 ∫ 𝒔(𝒕)𝒅𝒕
sont liés par l’égalité : 𝑹((𝑪 + ) + 𝒔(𝒕) = 𝒆(𝒕).
𝒅𝒕 𝑳

D’après la loi des mailles, on a :


𝑒(𝑡) − 𝑅𝑖(𝑡) − 𝑠(𝑡) = 0 (1)
La loi des nœuds appliqués au point 𝐴 s’écrit :
𝑖 (𝑡) = 𝑖1(𝑡) + 𝑖2 (𝑡)
1 𝑑𝑠(𝑡)
or 𝑖1 (𝑡) = ∫ 𝑠 (𝑡)𝑑𝑡 𝑒𝑡 𝑖2(𝑡) = 𝐶
𝐿 𝑑𝑡
(1) devient 𝑒(𝑡) − 𝑅(𝑖1 (𝑡) + 𝑖2 (𝑡)) − 𝑠(𝑡) = 0
1 𝑑𝑠(𝑡)
𝑅 ( ∫ 𝑠(𝑡)𝑑𝑡 + 𝐶 ) + 𝑠(𝑡) = 𝑒(𝑡)
𝐿 𝑑𝑡

𝑑𝑠(𝑡) 1
𝑅 (𝐶 + ∫ 𝑠(𝑡)𝑑𝑡) + 𝑠 (𝑡) = 𝑒(𝑡)
𝑑𝑡 𝐿

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b) Montrons que l’équation différentielle (𝑬)liant 𝒆(𝒕) et 𝒔(𝒕) est :
𝒅𝟐 𝒔(𝒕) 𝑳 𝒅𝒔(𝒕) 𝑳 𝒅𝒆(𝒕)
(𝑬): 𝑳𝑪 + + 𝒔 (𝒕) =
𝒅𝒕𝟐 𝑹 𝒅𝒕 𝑹 𝒅𝒕

D’après 1a) on a :
𝑑𝑠(𝑡) 1
𝑅 (𝐶 + ∫ 𝑠(𝑡)𝑑𝑡) + 𝑠(𝑡) = 𝑒(𝑡)
𝑑𝑡 𝐿
Dérivons membre à membre, les membres de l’équation :

𝑑 2 𝑠(𝑡) 𝑅 𝑑𝑠(𝑡) 𝑑𝑒(𝑡)


𝑅𝐶 2
+ 𝑠(𝑡) + =
𝑑𝑡 𝐿 𝑑𝑡 𝑑𝑡
𝐿
Multipliant les deux membres par
𝑅

𝐿 𝑑 2 𝑠(𝑡) 𝑅 𝑑𝑠(𝑡) 𝐿 𝑑𝑒(𝑡)


(𝑅𝐶 + 𝑠 (𝑡 ) + ) =
𝑅 𝑑𝑡 2 𝐿 𝑑𝑡 𝑅 𝑑𝑡

𝑑 2 𝑠(𝑡) 𝐿 𝑑𝑠(𝑡) 𝐿 𝑑𝑒(𝑡)


𝐿𝐶. + . + 𝑠 ( 𝑡 ) = .
𝑑𝑡 2 𝑅 𝑑𝑡 𝑅 𝑑𝑡
c) Donnons la nature du système (𝑺)

Il s’agit d’un filtre passe bande.

2.a) Montrons que la fonction de transfert du système (𝑺) est


𝑳
𝒑
𝑯(𝒑) = 𝑹
𝑳
𝑳𝑪𝒑𝟐 + 𝒑 + 𝟏
𝑹
𝑑2 𝑠(𝑡) 𝐿 𝑑𝑠(𝑡) 𝐿 𝑑𝑒(𝑡)
D’après 1b), on a : 𝐿𝐶. + . + 𝑠(𝑡) = .
𝑑𝑡 2 𝑅 𝑑𝑡 𝑅 𝑑𝑡

Appliquons la transformée de Laplace aux deux membres de l’équation


différentielle précédente.

𝑑 2 𝑠(𝑡)
ℒ[ 2
] = 𝑝2 𝑆(𝑝) − 𝑝𝑠(0+ ) − 𝑠 ′ (0+ ) = 𝑝2𝑆(𝑝)
𝑑𝑡
𝑑𝑠(𝑡)
ℒ[ ] = 𝑝𝑆 (𝑝) − 𝑠(0+ ) = 𝑝𝑆(𝑝)
𝑑𝑡

ℒ[𝑠(𝑡)] = 𝑆 (𝑝 )

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𝑑𝑒(𝑡)
ℒ[ ] = 𝑝𝐸 (𝑝) − 𝑒(0+ ) = 𝑝𝐸(𝑝)
𝑑𝑡

Le système étant au repos, 𝑠(0+ ) = 𝑠 ′ (0+ ) = 𝑒(0+ ) = 0 ,


𝐿 𝐿
d’où 𝐿𝐶𝑝2 𝑆(𝑝) + 𝑝 𝑆(𝑝) + 𝑆(𝑝) = 𝑝 𝐸(𝑝)
𝑅 𝑅
𝐿 𝐿
(𝐿𝐶𝑝 2 + 𝑝 + 1) 𝑆(𝑝) = 𝑝 𝐸 (𝑝)
𝑅 𝑅

𝐿
𝑆(𝑝) 𝑝
( )
𝐻 𝑝 = = 𝑅
𝐸(𝑝) 𝐿𝐶𝑝 2 + 𝐿 𝑝 + 1
𝑅

𝐿
𝑝
𝐻 (𝑝 ) = 𝑅
𝐿
𝐿𝐶𝑝2 + 𝑝 + 1
𝑅
𝑝
b) 𝑅 = 1Ω ; 𝐶 = 1𝐹 et 𝐿 = 1H, on obtient donc 𝐻 (𝑝) =
𝑝2 +𝑝+1

c) Déterminons la réponse impulsionnelle du système (𝑺)

𝑆(𝑝)
𝐻 (𝑝) = ⟹ 𝑆(𝑝) = 𝐻 (𝑝). 𝐸 (𝑝)
𝐸 (𝑝)
or 𝑒(𝑡) = 𝛿(𝑡)
ℒ [𝑒(𝑡)] = ℒ [𝛿(𝑡)] ⟹ 𝐸 (𝑝) = 1
D’où 𝑆(𝑝) = 𝐻 (𝑝)
𝑝
𝑆(𝑝) = 2
𝑝 +𝑝+1

Cherchons la transformée inverse de Laplace de 𝑆(𝑝)


𝑝 𝑝
𝑆(𝑝) = 2 =
𝑝 + 𝑝 + 1 (𝑝 + 1)2 + 3
2 4
1 1
𝑝+2
= − 2
1 2 3 1 2 3
(𝑝 + 2) + 4 (𝑝 + 2) + 4
1 √3
𝑝+2 √3
= 2
2− 2
1 2
√3 3 1 2
√3
(𝑝 + 2) + ( 2 ) (𝑝 + 2) + ( 2 )

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1 √3
𝑝+2 √3 −1 2
−1 [𝑆(𝑝)] −1
ℒ =ℒ 2 − ℒ 2
1 2 √3 3 1 2 √3
(𝑝 + ) + ( ) (𝑝 + ) + ( )
[ 2 2 ] [ 2 2 ]

√3 √3 √3 1
−2 𝑡
𝑠(𝑡) = (cos 𝑡− 𝑠𝑖𝑛 𝑡) 𝑒 𝒰 (𝑡 )
2 3 2

d) Déterminons la réponse indicielle du système (S)

𝑆(𝑝)
𝐻 (𝑝) = ⟹ 𝑆(𝑝) = 𝐻 (𝑝). 𝐸 (𝑝)
𝐸 (𝑝)
Or 𝑒(𝑡) = 𝒰(𝑡)
1
ℒ [𝑒(𝑡)] = ℒ [𝒰(𝑡)] ⟹ 𝐸 (𝑝) =
𝑝
𝐻(𝑝)
d’où 𝑆(𝑝) =
𝑝
1 𝑝 1
𝑆(𝑝) = × 2 ⟹ 𝑆(𝑝) = 2
𝑝 𝑝 +𝑝+1 𝑝 +𝑝+1

√3 2
1 ×
2 √3
Ainsi 𝑆(𝑝) = 1 2 3
= 2
(𝑝+2) +4 1 2 √3
(𝑝+2) +( 2 )

√3
2√3 −1 2
ℒ −1[𝑆(𝑝)] = ℒ 2
3 1 2 √3
(𝑝 + ) + ( )
[ 2 2 ]
2√3 −1𝑡 √3
s(t ) = 𝑒 2 . sin ( 𝑡) 𝒰(𝑡)
3 2

3. On représente 𝒆(𝒕) comme l’indique le graphique ci – dessous :

𝑒(𝑡)

0 1 2 𝑡

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a. Ecrivons 𝒆(𝒕)en fonction de 𝓤(𝒕 − 𝟏) et 𝓤(𝒕 − 𝟐).

Explicitons 𝑒(𝑡)
0 𝑠𝑖 𝑡 < 1
𝑒(𝑡) = { 1 𝑠𝑖 1 ≤ 𝑡 < 2
0 𝑠𝑖 𝑡≥2

𝑒(𝑡) = (1 − 0)𝒰(𝑡 − 1) + (0 − 1)𝒰(𝑡 − 2)

𝑒(𝑡) = 𝒰(𝑡 − 1) − 𝒰(𝑡 − 2)


𝒆−𝟐𝒑 −𝒆−𝒑
b. Déduisons de la question précédente que : 𝑬(𝒑) = 𝓛[𝒆(𝒕)] = −
𝒑
D’après la question 3.a) 𝑒(𝑡) = 𝒰(𝑡 − 1) − 𝒰(𝑡 − 2)

ℒ[𝑒(𝑡)] = ℒ[𝒰(𝑡 − 1)] − ℒ[𝒰(𝑡 − 2)]


1 1
𝐸 (𝑝) = 𝑒 −𝑝 − 𝑒 −2𝑝
𝑝 𝑝

𝑒 −2𝑝 − 𝑒 −𝑝
𝐸 (𝑝 ) = −
𝑝

c. Déterminons la réponse du filtre (S) si à l’entrée de ce filtre on applique


le signal 𝒆(𝒕) représenté graphiquement comme ci-dessous.

𝑆(𝑝)
𝐻 (𝑝) = ⟹ 𝑆(𝑝) = 𝐻 (𝑝). 𝐸 (𝑝)
𝐸 (𝑝)
𝑝 𝑒 −𝑝 − 𝑒 −2𝑝
𝑆(𝑝) = 2 ×
𝑝 +𝑝+1 𝑝

1
𝑆 (𝑝 ) = 2
(𝑒 −𝑝 − 𝑒 −2𝑝 )
𝑝 +𝑝+1

Cherchons la transformée inverse de Laplace de 𝑆(𝑝)


1
𝑆(𝑝) = 2 × (𝑒 −𝑝 − 𝑒 −2𝑝 )
1 3
(𝑝 + ) +
2 4
√3
2√3 2
𝑆(𝑝) = × 2 (𝑒 −𝑝 − 𝑒 −2𝑝 )
3 1 2 √3
(𝑝 + ) + ( )
2 2

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√3 √3
2√3 2 2√3 2
𝑆(𝑝) = × 2 𝑒 −𝑝 − × 2 𝑒 −2𝑝
3 1 √32 3 1 √3 2
(𝑝 + ) + ( ) (𝑝 + ) + ( )
2 2 2 2

√3 √3
−1 [
2√3 −1 2 −𝑝
2√3 −1 2
ℒ 𝑆(𝑝)] = ℒ 2 𝑒 − ℒ 2 𝑒 −2𝑝
3 1 2
√3 3 12
√3
(𝑝 + 2) + ( 2 ) (𝑝 + 2) + ( 2 )
[ ] [ ]

2√3 −1(𝑡−1) √3 1 √3
𝑠 (𝑡 ) = [𝑒 2 𝑠𝑖𝑛 ( (𝑡 − 1)) 𝒰(𝑡 − 1) − 𝑒 −2(𝑡−2) 𝑠𝑖𝑛 ( (𝑡 − 2)) 𝒰(𝑡 − 2)]
3 2 2

EXERCICE 2

Dans ℝ𝟑 muni de sa base canonique 𝓑 = (𝒆𝟏 ; 𝒆𝟐 ; 𝒆𝟑 ), on considère


𝒇(𝒆𝟏 ) = 𝟑𝒆𝟏 − 𝒆𝟐 + 𝟑𝒆𝟑
l’endomorphisme 𝒇 défini par : {𝒇(𝒆𝟏 + 𝟐𝒆𝟐 + 𝒆𝟑 ) = 𝟑𝒆𝟐 − 𝒆𝟑
𝒇(𝒆𝟏 + 𝒆𝟑 ) = 𝟐𝒆𝟏 − 𝒆𝟐 + 𝟑𝒆𝟑

1. Montrons que 𝒕𝑨 , la transposée de la matrice 𝑨 associé à 𝒇 est :


𝟑 −𝟏 𝟑
𝒕𝑨 = (− 𝟏 𝟐 −𝟐)
−𝟏 𝟎 𝟎

𝑓(𝑒1) = 3𝑒1 − 𝑒2 + 3𝑒3 𝑓 (𝑒1 ) = 3𝑒1 − 𝑒2 + 3𝑒3


De {𝑓 (𝑒1 + 2𝑒2 + 𝑒3 ) = 3𝑒2 − 𝑒3 , on a {𝑓 (𝑒1)+2𝑓(𝑒2 ) + 𝑓(𝑒3 ) = 3𝑒2 − 𝑒3
𝑓 (𝑒1 + 𝑒3 ) = 2𝑒1 − 𝑒2 + 3𝑒3 𝑓(𝑒1) + 𝑓(𝑒3 ) = 2𝑒1 − 𝑒2 + 3𝑒3

𝑓 (𝑒1 ) = 3𝑒1 − 𝑒2 + 3𝑒3 𝑓(𝑒1 ) = 3𝑒1 − 𝑒2 + 3𝑒3


{ 𝑓(𝑒3 ) = 2𝑒1 − 𝑒2 + 3𝑒3 − 𝑓(𝑒1 ) ⟹ {𝑓(𝑒3 ) = 2𝑒1 − 𝑒2 + 3𝑒3 − (3𝑒1 − 𝑒2 + 3𝑒3 )
2𝑓(𝑒3 ) = 3𝑒2 − 𝑒3 − 𝑓(𝑒1 ) − 𝑓(𝑒3 ) 2𝑓(𝑒3 ) = 3𝑒2 − 𝑒3 − 𝑓(𝑒1 ) − 𝑓(𝑒3 )

𝑓 (𝑒1 ) = 3𝑒1 − 𝑒2 + 3𝑒3 𝑓(𝑒1 ) = 3𝑒1 − 𝑒2 + 3𝑒3


{ 𝑓 (𝑒3 ) = −𝑒1 ⟹{ 𝑓 (𝑒3 ) = −𝑒1
2𝑓(𝑒3 ) = 3𝑒2 − 𝑒3 − (3𝑒1 − 𝑒2 + 3𝑒3 ) + 𝑒1 2𝑓(𝑒3 ) = −2𝑒1 + 4𝑒2 − 4𝑒1

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𝑓(𝑒1 ) = 3𝑒1 − 𝑒2 + 3𝑒3
Finalement, on obtient {𝑓(𝑒2 ) = −𝑒1 + 2𝑒2 − 2𝑒1
𝑓(𝑒3 ) = −𝑒1 + 0𝑒2 + 0𝑒1

𝑓(𝑒1 ) 𝑓(𝑒2 ) 𝑓(𝑒3 )


La matrice 𝐴 sécrit 𝐴= 3 −1 −1 𝑒1
(−1 2 0 ) 𝑒2
3 −2 0 𝑒3

D’où
3 −1 3
𝑡𝐴 = (− 1 2 −2)
−1 0 0

2. On note 𝒈 l’endomorphisme de ℝ𝟑 dont la matrice dans la base


canonique 𝓑 est 𝑮 = 𝑨 − 𝟐𝑰𝟑
a. Déterminons 𝑮, puis vérifions que 𝒈 n’est pas un automorphisme
de ℝ𝟑 .
❖ Déterminons 𝐺 = 𝐴 − 2𝐼3

3 −1 −1 1 0 0 1 −1 −1
𝐺 = (−1 2 0 ) − 2 (0 1 0) ⟹ 𝐺 = (−1 0 0)
3 −2 0 0 0 1 3 −2 −2

❖ Vérifions que g n’est pas un automorphisme de ℝ𝟑

1 −1 −1
𝑑é𝑡 (𝐺 ) = 𝑑é𝑡 (𝐴 − 2𝐼3) = |−1 0 0|
3 −2 −2

−1 −1
𝑑é𝑡 (𝐺 ) = −1 | |= 2−2 = 0
−2 −2
𝑑é𝑡 (𝐺 ) = 0, donc g n’est pas un endomorphisme de ℝ3 .

b. Déterminons le noyau 𝒌𝒆𝒓𝒈 et l’image 𝑰𝒎𝒈 de g.


❖ Déterminons le noyau Kerg

𝑥 𝑥 0
3
𝑘𝑒𝑟𝑔 = {(𝑦) 𝜖𝐼𝑅 ; 𝐺 (𝑦) = (0)}.
𝑧 𝑧 0

1 −1 −1 𝑥 0 𝑥−𝑦−𝑧 = 0 𝑥=0
(−1 0 0 ) (𝑦) = (0) ⇒ { −𝑥 = 0 ⇒ {𝑦 = −𝑧
3 −2 −2 𝑧 0 3𝑥 − 2𝑦 − 2𝑧 = 0 𝑧∈ ℝ

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𝑥 0 0 0
(𝑦) = (−𝑧) = 𝑧 (−1). Donc 𝑘𝑒𝑟𝑔 = 〈(−1)〉 et 𝑑𝑖𝑚𝑘𝑒𝑟𝑔.
𝑧 𝑧 1 1

❖ Déterminons l’image Img

On sait que 𝑑𝑖𝑚𝑘𝑒𝑟𝑔 + 𝑑𝑖𝑚𝐼𝑚𝑔 = 𝑑𝑖𝑚 ℝ𝟑 = 3


Alors 𝑑𝑖𝑚𝐼𝑚𝑔 = 3 − 𝑑𝑖𝑚𝑘𝑒𝑟𝑔 = 3 − 1 = 2
𝑑𝑖𝑚 𝐼𝑚𝑔 = 2.
𝐼𝑚𝑓 est le plan vectoriel engendré par deux vecteurs colonnes libres.
1 −1
Soit les vecteurs 𝑐1 = (−1) et 𝑐2 = ( 0 ) deux vecteurs colonnes.
3 −2

Montrons que ces vecteurs sont linéairement indépendants.


𝑐1 et 𝑐2 sont linéairement indépendants si et seulement si 𝛼𝑐1 + 𝛽𝑐2 = 0
⇒ 𝛼 = 𝛽 = 0.

1 −1 0 𝛼−𝛽=0
𝛼 (−1) + 𝛽 ( 0 ) = (0) ⇒ { −𝛼 = 0 ⇒ 𝛼 = 𝛽 = 0.
3 −2 0 3𝛼 − 2𝛽 = 0

−1 −1
Ainsi les vecteurs 𝑐1 = (−1) 𝑒𝑡 𝑐2 = ( 0 ) sont linéairement indépendants
3 −2
1 −1
donc libres. 𝐼𝑚𝑓 = ⋖ (−1) ; ( 0 ) ⋗.
3 −2

3. a) Montrons 𝓑′ = (𝒗𝟏 ; 𝒗𝟐 ; 𝒗𝟑 )𝒆𝒔𝒕 𝒖𝒏𝒆 𝒃𝒂𝒔𝒆 𝒅𝒆 ℝ𝟑

1 0 1 1 0
( )
𝑑é𝑡 𝑣1 ; 𝑣2 ; 𝑣3 = |1 1 1| 1 1 = −1
1 −1 0 1 −1

𝑑é𝑡 (𝑣1 ; 𝑣2 ; 𝑣3 ) = −1 ≠ 0, donc ℬ′ est un base de ℝ𝟑 .

3. b) Exprimons 𝒇(𝒗𝟏 ), 𝒇(𝒗𝟐 )𝒆𝒏 𝒇𝒐𝒏𝒄𝒕𝒊𝒐𝒏 𝒅𝒆 𝒗𝟏 ; 𝒗𝟐 𝒆𝒕 𝒗𝟑

1 3 −1 −1 1 1
• 𝑓 (𝑣1) = 𝐴. 𝑣1 = 𝐴 (1). ⟹ (−1 2 0 ) (1) = (1).
1 3 −2 0 1 1

𝑓(𝑣1 ) = 𝑣1

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0 3 −1 −1 1 0
• 𝑓 (𝑣2 ) = 𝐴. 𝑣2 = 𝐴 ( 1 ) ⟹ (−1 2 0 ) (1) = ( 2 )
−1 3 −2 0 1 −2
0
= 2 ( 1 ).
−1
𝑓(𝑣2) = 2𝑣2

c) Déduisons les valeurs propres de 𝒇.

𝑓(𝑣1) = 𝑣1 , donc 1 est une valeur propre de 𝑓


On a {
𝑓 (𝑣2 ) = 2𝑣2 , donc 2 est une valeur propre de 𝑓

❖ Déterminons la dernière valeur propre

tr(A) = 3 + 2 + 0 (1)
3
{
tr(A) = 1 + 2 + 3 = ∑ i (2)
i=3

(1) = (2) ⟹ 3 + 3 = 5
3 = 2.
 = 1, une valeur propre simple
Ainsi on a { 1
2 = 2, une valeur propre double

❖ Donnons la matrice de 𝑻 de 𝒇dans base 𝓑′

𝑇 = 𝑀ℬ′ (𝑓 ) = [𝑓 (𝑣1 ); 𝑓 (𝑣2 ); 𝑓 (𝑣3 )]

𝑓(𝑣1 ) 𝑓(𝑣2 ) 𝑓(𝑣3 )


1 0 0
𝑇= 1 0 0 𝑣1 ⟹ 𝑇 = (0 2 −1)
(0 2 −1) 𝑣2
0 0 2
0 0 2 𝑣3

4 a)  est la valeur propre de 𝒇 associée au vecteur 𝒖, montrons par


récurrence que 𝒌 est valeur propre de 𝒇𝒌 = 𝒇𝒇𝒇 ⋯ 𝒇 associé à u.

(𝑘 𝑓𝑜𝑖𝑠)

Soit (𝒫𝑘 ) la proposition k est valeur propre de 𝑓 𝑘 .


Soit  une valeur propre de 𝑓 associée au vecteur propre 𝑢.
On a alors 𝑓 (𝑢) = . 𝑢.
On vient de montrer que (𝒫1) est vraie.
Supposons que la proposition (𝒫𝑘 ) est vraie, c’est-à-dire 𝑘 est une valeur
propre de 𝑓 𝑘 .
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Démontrons que la proposition (𝒫𝑘+1) est vraie.
D’après (𝒫𝑘 ), si k est une valeur propre de 𝑓 𝑘 alors 𝑓 𝑘 (𝑢) = 𝑘 . 𝑢
𝑓 𝑘 (𝑢) = 𝑘 . 𝑢
𝑓𝑓 𝑘 (𝑢) = 𝑓(𝑘 . 𝑢)
𝑓 𝑘+1(𝑢) = 𝑘 . 𝑓(𝑢) or 𝑓 = . 𝑢
𝑓 𝑘+1(𝑢) = 𝑘+1. 𝑢
𝑓𝑓𝑓 ⋯ 𝑓 (𝑢) = 𝑘+1. 𝑢

(𝑘 + 1)𝑓𝑜𝑖𝑠

On vient de montrer que si la proposition (𝒫𝑘 ) est vraie alors la proposition


(𝒫𝑘+1) l‘est aussi.
On peut alors affirmer que la proposition (𝒫𝑘 ) est vraie, par récurrence sur 𝑘 ;
c’est-à-dire si  est une valeur propre de 𝑓associée au vecteur 𝑢, alors 𝑘 est
une valeur propre de 𝑓 𝑘 = 𝑓𝑓𝑓 ⋯ 𝑓(𝑢), associé à 𝑢.

4.b) On note 𝑷 la matrice de passage de la base 𝓑 à 𝓑′.

La matrice 𝑃 est formée des vecteurs propres 𝑣1; 𝑣2 𝑒𝑡 𝑣3 que l’on dispose en
colonne.
1 0 1
𝑃 = (1 1 1)
1 −1 0

−1 1 1
Calculons 𝑃. 𝑄 sachant que 𝑄 = (−1 1 0)
2 −1 −1
1 0 1 −1 1 1
𝑃. 𝑄 = (1 1 1) . ( −1 1 0)
1 −1 0 2 −1 −1
1 0 0
𝑃. 𝑄 = (0 1 0) ⟹ 𝑃. 𝑄 = 𝐼3
0 0 1

c) Déduisons que la matrice 𝑷 est inversible puis déterminons 𝑷−𝟏 .

On a 𝑃. 𝑄 = 𝐼3 et 𝑑é𝑡 (𝑃) = −1 ≠ 0, alors 𝑃 𝑒𝑡 𝑄 sont inverses l’un de l’autre.


Par conséquent 𝑃 −1 = 𝑄.
−1 1 1
−1
𝑃 = 𝑄 = (−1 1 0)
2 −1 −1

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5. a) Déterminons la matrice 𝑨𝒏 pour tout 𝒏 ∈ ℕ∗ .
On a 𝐴 = 𝑃𝑇𝑃 −1
𝐴 × 𝐴 = (𝑃𝑇𝑃−1) × (𝑃𝑇𝑃 −1)
𝐴2 = 𝑃𝑇(𝑃 −1𝑃)𝑇𝑃 −1)
𝐴2 = 𝑃𝑇 2𝑃 −1)
Supposons que pour tout 𝒏 ∈ ℕ∗, on a 𝐴𝑛 = 𝑃𝑇 𝑛 𝑃−1
Démontrons que 𝐴𝑛+1 = 𝑃𝑇 𝑛+1𝑃 −1
On a 𝐴𝑛 = 𝑃𝑇 𝑛 𝑃−1
𝐴. 𝐴𝑛 = 𝑃𝑇(𝑃−1𝑃)𝑇 𝑛 𝑃−1 )
= 𝑃𝑇. 𝑇 𝑛 𝑃 −1)

𝐴𝑛+1 = 𝑃𝑇 𝑛+1𝑃 −1
On vient de démontrer par récurrence que  𝑛 ∈ ℕ∗ , 𝐴𝑛 = 𝑃𝑇 𝑛 𝑃−1

1 0 1 1 0 0
𝑛
𝑃𝑇 = (1 1 1) . (0 2𝑛 𝑛2𝑛−1)
1 −1 0 0 0 2𝑛

1 0 2𝑛
𝑛
𝑃𝑇 = (1 2𝑛 2𝑛 + 𝑛2𝑛−1)
1 −2𝑛 −𝑛2𝑛−1

1 0 2𝑛 −1 1 1
𝑛
𝑃𝑇 = (1 2𝑛 𝑛
2 + 𝑛2𝑛−1 ) (−1 1 0)
1 −2𝑛 −𝑛2𝑛−1 2 −1 −1

−1 + 2𝑛+1 1 − 2𝑛 1 − 2𝑛
𝐴𝑛 = (−1 + (𝑛 − 1). 2𝑛 + 2𝑛+1 1 − 𝑛. 2𝑛−1 1 − 2𝑛 − 𝑛. 2𝑛−1 )
−1 + (1 − 𝑛). 2𝑛 1−2𝑛 + 𝑛. 2𝑛−1 1 + 𝑛. 2𝑛−1

5. b) On considère les suites (𝓤𝒏 ); (𝓥𝒏 )𝒆𝒕 (𝓦𝒏 ) récurrentes linéaires

𝓤𝒏+𝟏 = 𝟑𝓤𝒏 − 𝓥𝒏 − 𝓦𝒏
d’ordre 1 tels que :  𝒏 ∈ ℕ, { 𝓥𝒏 = −𝓤𝒏 + 𝟐𝓥𝒏
𝓦𝒏 = 𝟑𝓤𝒏 − 𝟐𝓥𝒏
𝓤𝒏 𝓤𝟎
Montrons que ( 𝓥𝒏 ) = 𝑨𝒏 ( 𝓥𝟎 ).
𝓦𝒏 𝓦𝟎

𝒰𝑛+1 = 3𝒰𝑛 − 𝒱𝑛 − 𝒲𝑛
On a { 𝒱𝑛 = −𝒰𝑛 + 2𝒱𝑛
𝒲𝑛 = 3𝒰𝑛 − 2𝒱𝑛

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𝒰𝑛+1 3 −1 −1 𝒰𝑛
L’écriture matricielle de ce système est : ( 𝒱𝑛+1 ) = (−1 2 0 ) ( 𝒱𝑛 ).
𝒲𝑛+1 3 −2 0 𝒲𝑛
𝒰𝑛+1 𝒰𝑛
Posons 𝑋𝑛+1 = ( 𝒱𝑛+1 ) et 𝑋𝑛 = ( 𝒱𝑛 ).
𝒲𝑛+1 𝒲𝑛

(𝑋𝑛 ) est une suite géométrique de premier terme 𝑋0 et de raison 𝐴.


On a 𝑋1 = 𝐴𝑋0
𝑋2 = 𝐴𝑋1 = 𝐴2𝑋0
𝑋3 = 𝐴𝑋2 = 𝐴3. 𝑋0
⋮ ⋮
𝑛
𝑋𝑛 = 𝐴 𝑋0

𝒰𝑛 𝒰0
𝑛
Donc ( 𝒱𝑛 ) = 𝐴 ( 𝒱0 )
𝒲𝑛 𝒲0

5. c) Déterminons le terme général des suites (𝓤𝒏 ); (𝓥𝒏 )𝒆𝒕 (𝓦𝒏 )

𝒰𝑛 𝒰0 𝒰0 = 1
𝑛
On a ( 𝒱𝑛 ) = 𝐴 ( 𝒱0 ) 𝑎𝑣𝑒𝑐 { 𝒱0 = 1
𝒲𝑛 𝒲0 𝒲0 = 1

𝒰𝑛 −1 + 2𝑛+1 1 − 2𝑛 1 − 2𝑛 1
( 𝒱𝑛 ) = (−1 + (𝑛 − 1). 2𝑛 + 2𝑛+1 1 − 𝑛. 2𝑛−1 1 − 2𝑛 − 𝑛. 2𝑛−1 ) (1)
𝒲𝑛 −1 + (1 − 𝑛). 2𝑛 1−2𝑛 + 𝑛. 2𝑛−1 1 + 𝑛. 2𝑛−1 1

𝒰𝑛 = 1
{ 𝒱𝑛 = 1
𝒲𝑛 = 1

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