Définitions
État :
Régime : Le régime politique désigne la configuration selon laquelle le pouvoir
s’exerce dans l’État : les institutions, les rapports gouvernés/gouvernants, et les
principes qui fondent cette organisation.
Ou
Manière dont le pouvoir est organisé et exercé à l’intérieur d’un État (qui
gouverne, selon quelles lois, pour quel but).
Justification : J’ai choisi cette définition car elle met en évidence la manière dont
le pouvoir est organisé et exercé à l’intérieur d’un État.
République : Une république est un État ou un régime dans lequel l’autorité
politique est exercée par des lois, non par la volonté arbitraire d’un individu, et
dans lequel la « chose publique » (res publica) est au centre.
Ou
Gouvernement fondé sur la loi et l’intérêt commun, où le pouvoir n’est pas privé
mais public.
Justification : J’ai choisi cette définition car elle rappelle que dans une république,
ce sont les lois et non la volonté d’un seul qui gouvernent, au service du bien
commun.
Démocratie : La démocratie est un régime politique dans lequel le peuple est
souverain soit directement, soit par ses représentants et exerce (ou entend)
participer à la décision collective.
Ou
Régime où la souveraineté appartient au peuple, directement ou par représentants.
Justification : J’ai choisi cette définition car elle insiste sur le fait que la
souveraineté appartient au peuple, ce qui fonde la légitimité du pouvoir.
Tyrannie : La tyrannie est une forme de régime dans laquelle un individu exerce
un pouvoir absolu, sans être soumis à des lois ou institutions, souvent par la force
et de façon illégitime.
Ou
Pouvoir d’un seul homme, absolu et illégitime, qui gouverne selon son intérêt et
non celui du peuple.
Justification : J’ai choisi cette définition car elle met en avant le caractère absolu
et illégitime du pouvoir d’un seul homme, contraire à la justice politique.
Dictature : La dictature est un régime politique où un seul individu ou un petit
groupe concentre tous les pouvoirs, sans contre-pouvoirs effectifs, et limite les
libertés publiques.
Ou
Concentration du pouvoir entre les mains d’un seul ou d’un groupe, sans séparation
des pouvoirs ni libertés garanties.
Justification : J’ai choisi cette définition car elle montre que le pouvoir est
concentré entre les mains d’un seul ou d’un groupe, sans contre-pouvoirs ni
libertés.
Totalitarisme : Le totalitarisme est un régime politique extrême où l’État entend
contrôler non seulement la politique mais aussi tous les aspects de la vie sociale,
privée et publique (idéologie unique, parti unique, surveillance massive).
Ou
Système où l’État cherche à contrôler totalement la société, les pensées et la vie
privée.
Justification : J’ai choisi cette définition car elle exprime l’idée d’un contrôle total
de la société et des consciences par l’État.
Anarchie : L’anarchie désigne l’absence d’État ou de pouvoir central légitime,
caractérisée par l’absence de gouvernement organisé imposant une autorité, ce qui
peut conduire à un ordre fondé sur l’auto-organisation ou, alternativement, au
désordre.
Ou
Système où l’État cherche à contrôler totalement la société, les pensées et la vie
privée.
Justification : J’ai choisi cette définition car elle met en évidence l’absence
d’autorité centrale et la recherche d’un ordre fondé sur la liberté.
État : L’État est l’ensemble des institutions organisant de façon durable la vie
collective sur un territoire donné, exerçant une autorité souveraine et assurant la
loi, l’ordre et la protection.
Ou
Institution souveraine qui détient le monopole de la violence légitime pour garantir
l’ordre et la justice sur un territoire.
Justification : J’ai choisi cette définition car elle montre que l’État n’est pas
seulement un gouvernement, mais un ensemble d’institutions stables exerçant
l’autorité sur un territoire donné.
Politique : Le politique désigne l’ensemble des processus, des pratiques et des
institutions par lesquels une société organise la prise de décision collective,
distribue le pouvoir et trace l’orientation de la vie commune.
Ou
Activité qui concerne l’organisation de la cité et la recherche du bien commun.
Justification : J’ai choisi cette définition car elle montre que la politique sert à
organiser la vie commune et à décider collectivement.
Public : Le « public » renvoie à ce qui appartient à la collectivité, à l’ensemble des
citoyens ou à l’État, plutôt qu’aux intérêts privés : par exemple, service public,
bien public.
Ou
Ce qui appartient à la collectivité et relève de l’intérêt commun, par opposition au
domaine privé.
Justification : J’ai choisi cette définition car elle distingue ce qui concerne
l’intérêt collectif de ce qui relève du domaine privé.
Institution : Une institution est un ensemble structuré de règles, d’usages et
d’organisations stables qui régulent une activité sociale ou politique, assurant une
certaine continuité dans le fonctionnement collectif.
Ou
Ensemble stable de règles et d’organes qui organisent la vie sociale et assurent sa
continuité.
Justification : J’ai choisi cette définition car elle souligne que les institutions
structurent et stabilisent la vie sociale et politique.
Gouvernement : Le gouvernement est l’ensemble des personnes et organes qui,
dans un État, prennent les décisions politiques, les appliquent et exercent l’autorité
opérationnelle sur la société à un moment donné.
Ou
Pouvoir exécutif chargé de diriger l’État et d’appliquer les lois.
Justification : J’ai choisi cette définition car elle rappelle que le gouvernement
met en œuvre les décisions politiques de l’État.
Devoir :
Obligation : L’obligation est un lien normatif par lequel on est tenu de faire (ou ne
pas faire) quelque chose, indépendamment de la force directe : elle suppose la
liberté de choisir de s’y conformer ou non.
Ou
Devoir librement reconnu : on obéit parce qu’on estime la règle juste, non par
contrainte extérieure.
Justification : J’ai choisi cette définition car elle montre qu’on obéit à une règle
librement reconnue, et non imposée de force.
Devoir : Le devoir est l’exigence morale ou civique que l’on se sent tenu
d’accomplir : agissant non par nécessité extérieure mais par reconnaissance d’une
règle ou d’une loi morale comme légitime.
Ou
Nécessité morale d’agir par respect pour la loi morale, indépendamment de tout
intérêt.
Justification : J’ai choisi cette définition car elle met l’accent sur l’exigence
morale intérieure, et non sur la peur d’une sanction.
Contrainte : La contrainte est une force extérieure qui impose ou empêche une
action de la volonté libre : elle limite la liberté parce qu’on agit sous pression,
nécessité ou violence.
Ou
Force extérieure qui limite ou empêche la liberté d’agir selon sa volonté.
Justification : J’ai choisi cette définition car elle insiste sur la force extérieure qui
empêche la liberté d’agir.
Soumission : La soumission est l’acte ou l’état de se ranger sous l’autorité d’autrui,
souvent par acceptation ou contrainte, et d’obéir sans remise en cause, en
abandonnant une partie de sa liberté.
Ou
Acceptation passive d’une autorité, souvent au prix de la liberté et de la réflexion
critique.
Justification : J’ai choisi cette définition car elle montre la perte d’autonomie
quand on obéit à une autorité sans réflexion.
Justice :
Légal : « Légal » se rapporte à ce qui est conforme à la loi écrite ou aux règles
juridiques en vigueur dans un État.
Ou
Ce qui est conforme à la loi positive, c’est-à-dire aux règles établies par l’État.
Justification : J’ai choisi cette définition car elle se limite à la conformité à la loi
écrite, sans juger si elle est juste ou non.
Légitime : « Légitime » désigne ce qui est fondé sur le droit, la raison, ou
l’acceptation collective : ce qui mérite d’être obéi parce que reconnu comme juste
ou conforme au fondement moral ou institutionnel.
Ou
Ce qui est juste et fondé moralement, méritant d’être obéi même au-delà de la loi
écrite.
Justification : J’ai choisi cette définition car elle souligne qu’une autorité est
légitime seulement si elle est reconnue comme juste.
Morale : La morale est l’ensemble des principes, valeurs et règles qui orientent la
conduite humaine vers le bien, au-delà ou en deçà des seules prescriptions
juridiques.
Ou
Ensemble de principes universels qui orientent la volonté vers le bien et le devoir.
Justification : J’ai choisi cette définition car elle montre que la morale oriente
l’action selon le bien, au-delà des lois.
Juste : Le juste désigne ce qui correspond à la justice : ce qui respecte l’égalité, la
proportion, la norme morale ou juridique et traite chacun à ce qui lui revient.
Ou
Ce qui est conforme à la justice, à la fois dans le respect de la loi et dans la
reconnaissance du droit de chacun.
Justification : J’ai choisi cette définition car elle relie le juste à la recherche d’un
équilibre entre égalité et mérite.
Équitable : L’équitable renvoie à ce qui répartit de manière raisonnable entre les
parties, tenant compte des situations particulières, du contexte et de la proportion,
dans une perspective de justice distributive ou corrective.
Ou
Ce qui adapte la justice aux cas particuliers, pour respecter la proportion et les
circonstances.
Justification : J’ai choisi cette définition car elle exprime l’idée d’adapter la
justice aux cas particuliers, pour plus de justesse.
Droit : Le droit est l’ensemble des règles juridiques imposées ou reconnues dans
une société, auxquelles les individus doivent se conformer sous peine de sanction.
Ou
Ensemble des règles juridiques qui organisent la vie sociale et garantissent la
justice.
Justification : J’ai choisi cette définition car elle rappelle que le droit fixe les
règles obligatoires dans une société organisée.
Loi : règle qui s’impose nécessairement. Mais selon l’origine (naturelle, civile,
morale) de la règle, la loi prend des sens différents. L’ensemble des lois juridiques
constituent le Droit. Les lois juridiques permettent, prescrivent, interdisent,
sanctionnent les actions des membres d’une société.
Ou
Règle générale, obligatoire, posée par l’autorité légitime pour organiser la société.
Justification : J’ai choisi cette définition car elle montre que la loi vise à encadrer
les comportements pour garantir l’ordre et la justice.
Droit positif : désigne la légalité institutionnelle réelle, c'est-à-dire la législation
telle qu'elle existe dans les sociétés. Il renvoie à toutes les lois établies par les
hommes dans leur histoire.
Ou
Ensemble des lois effectivement en vigueur dans un État à un moment donné.
Justification : J’ai choisi cette définition car elle distingue les lois réellement en
vigueur du droit idéal ou naturel.
Loi éternelle : La loi éternelle (ou « droit éternel ») est l’idée philosophique selon
laquelle certaines normes ou principes sont immuables, universels et transcendent
l’histoire ou les législations positives elle vise à un ordre permanent ou un bien
suprême.
Ou
Ordre universel et immuable qui exprime la sagesse divine ou la raison suprême à
laquelle tout être doit se conformer.
Justification : J’ai choisi cette définition car elle évoque l’existence de principes
universels et immuables, supérieurs aux lois humaines.