Guide French
Guide French
Mars
2015
Le
Conseil
canadien
du
bois
(CCB)
représente
l’industrie
canadienne
des
produits
du
bois
par
l’entremise
d’une
fédération
nationale
d’associations.
La
mission
du
Conseil
est
de
favoriser
l’accès
aux
marchés
et
d’accroître
la
demande
pour
les
produits
du
bois
canadiens
par
sa
contribution
aux
codes,
aux
normes,
à
la
réglementation
et
à
l’éducation.
Remerciements
Le
Conseil
canadien
du
bois
souhaite
remercier
tous
les
intervenants
d’urgence
qui
servent
les
Canadiens
partout
au
pays,
et
il
dédie
le
présent
guide
à
tous
ceux
qui
travaillent
inlassablement
dans
le
but
de
réduire
le
nombre
et
l’impact
des
incendies.
Le
CCB
remercie
également
Ressources
naturelles
Canada
pour
sa
contribution
financière
essentielle
à
la
préparation
de
ce
document.
Préparation
Le
présent
manuel
a
été
préparé
pour
le
CCB
par
l’Université
Fraser
Valley
de
Colombie-‐Britannique.
La
recherche
et
la
rédaction
ont
été
effectuées
par
:
• Len
Garis,
chef
des
pompiers
de
la
municipalité
de
Surrey
et
professeur
auxiliaire
à
l’école
de
criminologie
et
de
justice
pénale
de
l’Université
Fraser
Valley
• Paul
Maxim,
professeur
à
l’Université
Wilfrid-‐Laurier
• Karin
Mark,
rédactrice
et
graphiste
Cet
ouvrage
a
été
produit
en
collaboration
avec
l’American
Wood
Council
(AWC).
On
peut
consulter
les
documents
relatifs
à
la
sécurité
incendie
sur
les
chantiers
de
construction
produits
par
l’AWC,
par
son
groupe
d’intervenants
en
matière
de
sécurité
incendie
et
par
Fireforce
One,
que
l’AWC
a
gracieusement
permis
au
CCB
d’utiliser
dans
la
préparation
du
présent
guide,
au
[Link].
Avis
important
L’information
contenue
ici
est
fournie
à
titre
indicatif
et
comme
référence
générale
seulement,
et
le
lecteur
ne
doit
pas
présumer
que
le
présent
document
comprend
tous
les
renseignements
disponibles
sur
les
sujets
qui
y
sont
abordés
et
uniquement
de
tels
renseignements.
Bien
que
toutes
les
précautions
aient
été
prises
pour
garantir
l’exactitude
de
l’information
comprise
dans
cette
publication,
le
CCB,
les
personnes
qui
lui
sont
associées
et
les
collaborateurs
à
la
rédaction
n’assument
aucune
responsabilité
quant
à
l’exhaustivité
de
l’information
présentée.
Le
contenu
de
ce
document
peut
ne
pas
s’appliquer
à
tous
les
chantiers
de
construction.
Les
pratiques
adoptées
devraient
être
établies
en
fonction
d’une
analyse
du
risque
d’incendie
pour
le
chantier
visé
et
de
la
réglementation
en
vigueur.
Le
contenu
de
cette
publication
peut
être
reproduit,
en
tout
ou
en
partie,
à
des
fins
non
commerciales
et
sous
réserve
de
mention
de
sa
source
(Le
Conseil
canadien
du
bois)
et
de
l’avertissement
ci-‐dessus.
Sa
reproduction
et
l’utilisation
de
copies
à
d’autres
fins
sont
expressément
interdites
sans
l’autorisation
écrite
préalable
du
CCB.
2
3
8.12
Autres
matières
combustibles
et
inflammables
...........................................
42
8.13
Équipement
de
chauffage
............................................................................
43
8.14
Chantiers
à
haut
risque
.................................................................................
44
8.15
Entretien
du
site
...........................................................................................
45
8.16
Opérations
de
travail
à
chaud
......................................................................
45
8.17
Robinets
d’incendie
armés
et
dévidoirs
de
tuyaux
.......................................
48
8.18
Équipement
de
protection
individuelle
pour
opérations
de
travail
à
chaud
48
8.19
Protection
des
bâtiments
adjacents
.............................................................
50
8.20
Consommation
de
tabac
...............................................................................
50
8.21
Colonnes
incendie
........................................................................................
51
8.22
Locaux
temporaires
......................................................................................
51
8.23
Déchets
.........................................................................................................
52
La
collaboration
avec
les
pompiers
..........................................................
53
9.1
Plans
de
sécurité
incendie
ou
de
préparation
aux
incidents
..........................
53
9.2
Procédure
d’avertissement
............................................................................
54
9.3
Système
de
gestion
des
incidents
...................................................................
54
9.4
Approvisionnement
en
eau
............................................................................
55
9.5
Accès
des
pompiers
........................................................................................
55
Les
zones
de
construction
à
l’intérieur
de
bâtiments
occupés
..................
56
Bibliographie
..........................................................................................
58
11.1
Références
bibliographiques
numérotées
....................................................
58
11.2
Autres
sources
d’information
.......................................................................
58
Annexe
A
.................................................................................................
59
Liste
des
connaissances,
des
compétences
et
des
aptitudes
nécessaires
en
cas
d’incendie
sur
un
chantier
de
construction
..........................................................
59
Annexe
B
.................................................................................................
60
Liste
des
connaissances,
des
compétences
et
des
aptitudes
nécessaires
pour
les
opérations
de
travail
à
chaud
...............................................................................
60
4
1
Introduction
1.1
L’importance
de
la
sécurité
incendie
sur
les
chantiers
C’est
à
l’étape
de
la
construction
que
les
bâtiments
sont
le
plus
vulnérables
aux
incendies.
De
nombreux
incendies
à
grande
échelle
se
sont
déclarés
sur
des
chantiers
de
construction
au
Canada
ces
dernières
années.
Soulignons
par
exemple
ceux
qui
sont
survenus
à
Calgary
(Alberta)
en
mars
2015,
à
Kingston
(Ontario)
en
décembre
2013
et
à
Richmond
(Colombie-‐Britannique)
en
2011.
On
estime
que
la
construction
à
ossature
bois
est
employée
dans
plus
de
100
000
projets
de
construction
chaque
année
au
Canada
(charpente
en
bois,
poteaux
et
poutres,
bois
usiné
ou
panneaux
lamellés-‐croisés,
etc.).
5
Cette
utilisation
de
plus
en
plus
répandue
du
bois
–
due
en
partie
aux
modifications
au
code
du
bâtiment
qui
permettent
l’érection
d’immeubles
en
bois
plus
élevés
–
oblige
les
services
d’incendie
à
accorder
plus
d’attention
à
la
sécurité
incendie
sur
les
chantiers
de
construction.
Bien
qu’une
étude1
ait
démontré
que
les
structures
en
bois
sont
aussi
sûres
que
celles
en
acier
ou
en
béton
une
fois
que
des
systèmes
de
sécurité
incendie
y
ont
été
installés,
comme
tous
les
bâtiments,
ils
sont
plus
vulnérables
aux
incendies
en
l’absence
de
tels
systèmes,
comme
c’est
le
cas
pendant
leur
construction.
Pertes
financières
Mettre
l’accent
sur
la
sécurité
incendie
sur
les
chantiers
constitue
aussi
une
bonne
stratégie
sur
le
plan
financier.
Les
pertes
d’argent
sont
souvent
importantes
lorsqu’il
y
a
un
incendie
sur
un
chantier
de
construction,
car
les
pompiers
y
adoptent
généralement
une
approche
défensive
de
lutte
contre
le
feu.2
Comme
il
n’y
a
habituellement
pas
d’occupants
à
secourir
dans
un
bâtiment
en
construction,
la
sécurité
des
pompiers
et
la
prévention
de
la
propagation
de
l’incendie
sont
habituellement
les
principales
priorités.
1.2
Portée
Le
but
du
présent
manuel
est
d’aider
à
réduire
les
risques
d’incendie
sur
les
chantiers
de
construction
et
les
pertes
qui
en
découlent.
Il
fournit
aux
constructeurs
canadiens
des
outils
et
des
renseignements
utiles
fondés
sur
l’étude
des
pratiques
exemplaires,
de
la
législation,
de
la
réglementation
et
des
normes
en
vigueur
au
Canada,
aux
États-‐Unis
et
en
Europe.
(Pour
une
analyse
plus
approfondie
de
cette
question,
consultez
le
document
La
lutte
contre
les
incendies
sur
les
chantiers
de
construction
:
Prévention
et
suppression
des
incendies
pendant
la
construction
de
grands
bâtiments
au
[Link].)
Les
règlements
visant
les
bâtiments
en
construction
varient
d’une
région
à
l’autre
du
pays,
et
l’information
contenue
dans
le
présent
rapport
peut
ne
pas
refléter
la
réglementation
locale,
provinciale
ou
fédérale
d’un
endroit
donné.
Il
est
important
d’étudier,
de
comprendre
et
de
respecter
l’ensemble
de
la
réglementation
sur
la
sécurité
incendie
dès
le
début
du
projet
et
jusqu’à
la
fin
de
la
construction.
(Voir
la
section
Lois,
règlement
et
autres
directives
pour
plus
d’information.)
Bien
que
ce
guide
soit
axé
sur,
la
conception,
la
planification
et
la
construction
de
nouveaux
bâtiments,
l’information
qu’il
contient
peut
aussi
s’appliquer
aux
chantiers
où
l’on
procède
à
des
travaux
de
démolition,
de
modification,
de
rénovation,
de
réparation
ou
d’entretien
de
bâtiments
existants.
1.3
Responsabilités
La
sécurité
incendie
est
la
responsabilité
de
chaque
personne
impliquée
dans
un
projet
de
construction,
que
ce
soit
l’industrie
de
la
construction,
les
employeurs,
les
travailleurs,
les
visiteurs
sur
le
chantier
ou
les
autorités
locales
et
provinciales.
Chacun
d’eux
a
un
rôle
précis
à
jouer
qui,
conjointement
aux
efforts
des
autres,
peut
contribuer
à
réduire
le
risque
d’incendie
sur
le
chantier.
6
Industrie
de
la
construction
Au
fil
des
ans,
l’industrie
de
la
construction
a
considérablement
accru
ses
efforts
en
vue
d’améliorer
la
sécurité
sur
les
chantiers.
La
sécurité
incendie
y
étant
jugée
de
plus
en
plus
importante,
les
associations
industrielles
comme
le
Conseil
canadien
du
bois
ont
pris
l’initiative
de
fournir
des
ressources
et
de
l’information
à
leurs
membres,
aux
concepteurs,
aux
constructeurs
et
aux
autorités
de
réglementation.
Employeurs
La
réglementation
provinciale
sur
la
santé
et
la
sécurité
au
travail
exige
des
employeurs
qu’ils
procurent
à
leurs
employés
un
environnement
de
travail
sûr.
Afin
d’assurer
adéquatement
la
sécurité
sur
leurs
chantiers
et
de
pouvoir
l’évaluer
correctement,
les
employeurs
doivent
adopter
une
politique
exhaustive
qui
englobe
tous
les
secteurs
de
leur
entreprise,
de
l’administration
aux
ouvriers.
Les
entreprises
de
construction
devraient
insister
sur
la
nécessité
des
mesures
de
sécurité
incendie
et
encourager
leurs
employés
à
envisager
la
sécurité
incendie
comme
une
priorité
absolue.
Travailleurs
Il
est
essentiel
que
les
travailleurs
respectent
les
méthodes
sécuritaires
de
travail
prescrites
et
qu’ils
se
préoccupent
de
la
santé
et
de
la
sécurité
de
leurs
collègues
et
de
toute
autre
personne
qui
pourrait
être
affectée
par
leurs
actions,
ainsi
que
de
la
leur.
Les
travailleurs
devraient
observer
les
consignes
suivantes
:
Les visiteurs devraient aussi porter l’EPI approprié, qui comprend au minimum :
Pendant la visite, ils devraient aussi observer les consignes suivantes :
7
Autorités
compétentes
Protection
contre
les
incendies
et
construction
L’application
de
la
réglementation
visant
les
incendies
et
la
construction
incombe
habituellement
au
gouvernement
de
la
municipalité.
8
1.4
Événements
catastrophiques
Le
présent
document
a
été
conçu
dans
le
but
de
prévenir
d’autres
événements
catastrophiques
(p.
ex.,
des
incendies
et
l’effondrement
d’immeubles)
comme
ceux
qu’a
vécu
l’industrie
de
la
construction
au
cours
de
la
dernière
dizaine
d’années.
Tel
que
l’illustre
le
diagramme
ci-‐dessus,
la
probabilité
que
survienne
un
événement
catastrophique
est
généralement
faible,
mais
lorsqu’il
s’en
produit
un,
ses
conséquences
sont
sérieuses.
En
dépit
des
conséquences
potentiellement
très
graves
des
événements
catastrophiques,
la
nature
humaine
est
telle
qu’on
les
envisage
rarement
et
qu’on
a
de
la
difficulté
à
s’y
résigner,
alors
qu’on
accepte
facilement
les
incidents
communs.
Il
est
important
que
les
dirigeants
des
entreprises
de
construction
fassent
preuve
d’initiative
en
matière
de
gestion
des
risques
associés
aux
événements
catastrophiques.
Comme
l’avait
fait
remarquer
l’illustre
homme
d’affaires
et
humoriste
américain
Arnold
Glasow,
«
L’un
des
éléments
permettant
de
tester
le
leadership
est
l’aptitude
à
reconnaître
un
problème
avant
qu’il
ne
devienne
une
urgence
».
9
2
Ces
codes
modèles
comprennent
le
Code
national
du
bâtiment,
le
Code
national
de
prévention
des
incendies,
le
Code
national
de
la
plomberie
–
Canada
et
le
Code
national
de
l’énergie
pour
les
bâtiments.
Les
provinces
et
les
territoires
peuvent
adopter
ces
codes
intégralement
ou
les
modifier.
10
Le
Code
du
bâtiment
de
l’Ontario
de
2012
ne
renferme
aucune
exigence
concernant
la
sécurité
incendie
ou
la
sécurité
des
personnes
sur
les
chantiers
de
construction.
La
Saskatchewan
Terre-‐Neuve-‐et-‐Labrador
Le
Manitoba
Les
Territoires
du
Nord-‐Ouest
Le
Québec
La
Nouvelle-‐Écosse
Le
Nouveau-‐Brunswick
Le
Yukon
Le
code
provincial
de
prévention
des
incendies
de
la
Colombie-‐Britannique
et
celui
de
l’Alberta
comprennent
des
sections
propres
à
chacune
de
ces
provinces
sur
la
sécurité
durant
la
construction
et
la
démolition
de
bâtiments.
Les
règlements
suivants
régissent
la
santé
et
la
sécurité
au
travail
sur
les
chantiers
de
construction
dans
les
différentes
provinces
canadiennes
:
11
• Terre-‐Neuve-‐et-‐Labrador
—
Occupational
Health
and
Safety
Regulations
Nouvelle-‐Écosse
—
Occupational
Safety
General
Regulations
• Nouveau-‐Brunswick
—
Règlement
général
—
Loi
sur
les
accidents
du
travail
• Île-‐du-‐Prince-‐Édouard
—
Occupational
Health
and
Safety
Act,
General
Regulations
• Yukon
—
Règlement
sur
la
santé
et
la
sécurité
au
travail
• Territoires
du
Nord-‐Ouest
—
Règlement
sur
la
santé
et
la
sécurité
au
travail
Même
là
où
il
n’y
a
pas
de
système
de
délivrance
de
permis
de
travail
à
chaud,
il
est
bon
de
se
familiariser
avec
les
exigences
de
tels
systèmes
pour
connaître
les
activités
qui
contribuent
à
la
sécurité
des
employés
et
à
la
sûreté
du
chantier,
ainsi
qu’à
la
conformité
aux
procédures
de
travail
sécuritaires
en
vigueur
dans
la
région.
12
2.4
Politique
de
sécurité
de
l’entreprise
On
ne
peut
pas
obliger
un
employé
à
travailler
sur
un
chantier
qu’il
estime
dangereux.
Toute
entreprise
de
construction
devrait
faire
de
la
santé
et
de
la
sécurité
de
ses
employés
sa
principale
priorité.
Pour
éliminer
les
conditions
et
les
pratiques
de
travail
dangereuses
dans
une
entreprise,
celle-‐ci
doit
d’abord
adopter
une
politique
générale
qui
dicte
les
règles,
les
politiques
et
les
procédures
de
sécurité
dont
le
non-‐respect
peut
entraîner
le
renvoi.
Plusieurs
gouvernements,
dont
ceux
de
la
Colombie-‐Britannique,
du
Manitoba,
du
Nouveau-‐Brunswick,
de
Terre-‐Neuve
et
de
la
Nouvelle-‐Écosse,
s’inspirent
de
la
norme
W117.2
de
la
CSA,
intitulée
Safety
in
Welding,
Cutting,
and
Allied
Processes,
pour
assurer
la
sûreté
des
opérations
de
travail
à
chaud.
On
peut
consulter
cette
norme
gratuitement
à
l’adresse
[Link].
13
2.6
Point
de
vue
du
secteur
des
assurances
Au
Canada,
le
secteur
de
l’assurance
risques
divers
et
de
l’assurance
sur
les
biens
reçoit
chaque
année
environ
45
milliards
de
dollars
en
primes,
dont
il
verse
environ
60
p.
cent
à
ses
assurés
pour
des
réclamations.
L’industrie
se
préoccupe
depuis
longtemps
des
incendies
à
grande
échelle
qui
dévastent
les
condominiums
et
les
immeubles
à
appartements,
et
elle
joue
la
prudence
quand
vient
le
temps
de
s’impliquer
dans
cette
branche
d’activité,
en
particulier
s’il
s’agit
de
bâtiments
en
construction.
Les
entreprises
de
construction
devraient
prendre
en
considération
les
principales
inquiétudes
de
ce
groupe,
résumées
ici
:
14
! L’installation
de
cloisons
de
recoupement
ou
de
murs
de
séparation
sur
chaque
étage
devrait
être
priorisée,
avec
installation
des
portes
coupe-‐feu
dès
que
leur
charpente
est
en
place.
Il
faut
de
plus
adopter
un
protocole
qui
prévoit
la
fermeture
des
portes
coupe-‐feu
après
les
heures
normales
de
travail.
! On
devrait
installer,
avec
un
décalage
de
deux
étages,
des
murs
coupe-‐feu
avec
parapets
(ou
autre
structure
équivalente)
comme
partie
intégrante
des
plans
approuvés
du
bâtiment.
! Dans
le
but
de
réduire
le
nombre
d’éléments
susceptibles
aux
pertes
dans
le
projet,
la
construction
de
bâtiments
multiples
sur
un
même
chantier
devrait
être
dispersée
de
façon
à
créer
une
zone
de
protection
de
30
mètres
autour
de
chaque
structure
jusqu’à
ce
que
les
dispositifs
actifs
de
protection
contre
les
incendies
et
les
matériaux
extérieurs
incombustibles
y
aient
été
installés,
pour
ensuite
construire
les
bâtiments
manquants
dans
les
espaces
encore
vides.
! Les
assureurs
privilégient
la
mise
sur
pied
d’un
programme
de
certification
des
entrepreneurs,
au
moins
jusqu’à
ce
que
la
construction
de
structures
de
hauteur
moyenne
à
ossature
bois
devienne
plus
habituelle
et,
idéalement,
aussi
par
la
suite.
Ce
processus
de
certification
viserait
tous
les
gens
de
métier
travaillant
sur
les
chantiers.
Les
assureurs
ont
également
proposé
l’instauration
d’un
système
de
vérification
de
la
certification.
! Des
rapports
d’avancement
des
travaux
de
construction
et
des
efforts
de
prévention
des
pertes
devraient
être
affichés
à
intervalles
réguliers
sur
le
site
Web
des
entreprises.
Comme
conséquence
inattendue
de
l’adoption
de
telles
mesures,
il
serait
possible
de
réaliser
des
économies
en
obtenant
les
meilleurs
tarifs
des
compagnies
d’assurance.
Les
entreprises
de
construction
devraient
peut-‐être
aussi
envisager
à
l’occasion
des
approches
différentes
qui
pourraient
être
mieux
adaptées
aux
nouveaux
concepts
de
construction
que
leur
présentent
les
architectes
et
les
ingénieurs.
Toute
nouvelle
approche
devrait
être
soumise
au
préalable
à
l’approbation
des
autorités
locales
en
matière
de
construction
et
devrait
au
moins
respecter
les
exigences
du
code
du
bâtiment
en
vigueur
sur
les
plans
de
la
qualité,
de
la
solidité,
de
l’efficacité,
de
la
résistance
au
feu,
de
la
durabilité
et
de
la
sûreté.
15
3
Définitions
Équipement
de
protection
individuelle
(EPI)
:
Équipement
de
protection
des
personnes
à
porter,
comme
les
casques
de
construction,
les
gilets
de
sécurité,
les
lunettes
de
protection
et
des
chaussures
adéquates.
Équipement
de
travail
à
chaud
:
Équipement
de
soudage
(électrique
ou
au
gaz),
de
brasage
tendre
ou
de
découpage
employé
pour
le
travail
à
chaud.
Matière
combustible
exposée
:
Matière
combustible
qui
n’est
pas
protégée
par
un
recouvrement
ignifugé
(voir
ci-‐dessous).
Permis
de
travail
à
chaud
:
Permis
délivré
par
un
employé
de
l’entreprise
pour
les
opérations
de
travail
à
chaud
comme
le
soudage
et
qui
définit
les
exigences
à
satisfaire
avant
de
pouvoir
effectuer
de
tels
travaux.
Piquet
d’incendie
:
Individu
ou
groupe
formé,
équipé
d’extincteurs,
et
dont
la
seule
tâche
est
d’empêcher
qu’un
feu
se
déclenche
à
la
suite
d’opérations
de
travail
à
chaud
pendant
la
période
de
surveillance
prédéterminée.
16
Plan
de
préparation
aux
incidents
:
Document
de
stratégie,
comprenant
une
carte
du
chantier,
qui
indique
toutes
les
sources
de
danger,
ainsi
que
l’emplacement
des
ressources
pertinentes,
sur
ou
à
proximité
du
terrain,
ceci
dans
le
but
d’accroître
l’efficacité
des
interventions
en
cas
d’incendie.
Plan
de
sécurité
incendie
(PSI)
:
Document
de
stratégie
préparé
et
appliqué
par
le
propriétaire
d’un
chantier
de
construction
et
qui
vise
la
prévention
des
incendies,
la
sécurité
des
occupants
et
la
maîtrise
et
l’extinction
des
incendies.
Zone
de
travail
à
chaud
:
Zone
exposée
aux
étincelles,
aux
scories
chaudes,
à
la
chaleur
rayonnante
ou
à
la
chaleur
convective
produite
par
des
opérations
de
travail
à
chaud.
17
4
Rudiments
4.1
Aspects
théoriques
Pour
qu’un
feu
s’allume,
il
faut
une
proportion
précise
de
combustible,
de
chaleur
et
d’oxygène,
ce
qu’on
décrit
souvent
comme
le
«
triangle
du
feu
».
18
4.2
Transfert
calorifique
La
chaleur
d’un
feu
peut
se
transférer
par
trois
processus
différents
:
la
radiation,
la
conduction
et
la
convection.
Dans
un
incendie
d’immeuble
typique,
les
matières
solides
et
liquides
se
convertissent
en
gaz
sous
l’effet
de
la
chaleur,
et
il
se
dégage
encore
plus
de
chaleur
(ou
«
énergie
thermique
»)
alors
que
les
gaz
volatils
se
consument
en
brûlant.
La
radiation
Lorsque
l’énergie
thermique
prend
la
forme
d’ondes
électromagnétiques,
on
l’appelle
«
radiation
».
Les
matières
solides,
liquides
et
gazeuses
irradient
de
la
chaleur,
qui
est
ensuite
absorbée
par
d’autres
matières.
La
radiation
est
probablement
le
processus
le
plus
courant
de
transfert
de
chaleur
d’un
bâtiment
à
l’autre.
Ce
rayonnement
calorifique
peut
entraîner
la
combustion
de
matériaux
de
surface
à
bonne
distance
de
l’incendie
d’origine,
déclenchant
ainsi
ce
qu’on
appelle
un
incendie
communiqué.
La
radiation
peut
aussi
être
le
principal
facteur
d’embrasement
éclair
dans
une
pièce
ou
un
compartiment,
c’est-‐à-‐dire
lorsqu’un
feu
de
portée
limitée
(d’un
seul
objet,
par
exemple)
se
transforme
en
incendie
consumant
toutes
les
surfaces
combustibles
de
la
pièce
ou
du
compartiment.
Cela
se
produit
le
plus
souvent
lorsque
la
chaleur
de
la
couche
de
fumée
et
de
gaz
près
du
plafond
rayonne
jusqu’aux
autres
surfaces
de
la
pièce.
Quand
la
quantité
de
radiation
atteint
un
point
critique,
toutes
les
surfaces
combustibles
exposées
s’enflamment.
La
conduction
La
conduction
consiste
en
la
transmission
de
la
chaleur
d’une
molécule
à
l’autre
sur
toute
la
longueur
d’un
matériau
conducteur
solide,
comme
le
métal.
Le
feu
peut
ainsi
suivre
la
chaleur
et
affecter
d’autres
surfaces,
si
ce
n’est
pas
la
chaleur
elle-‐
même
qui
finit
par
allumer
d’autres
objets.
La
conduction
n’entraîne
généralement
pas
la
propagation
d’un
incendie
de
bâtiment
en
bâtiment,
mais
elle
peut
contribuer
à
sa
diffusion
à
l’intérieur
d’un
immeuble.
La
convection
La
convection
est
le
type
de
transfert
calorifique
le
plus
fréquemment
responsable
de
la
propagation
des
incendies
à
l’intérieur
des
bâtiments.
Il
s’agit
d’un
processus
de
transmission
de
la
chaleur
d’un
endroit
à
l’autre
par
le
mouvement
de
fluides
ou
de
gaz.
Dans
le
cas
d’un
incendie
d’immeuble,
la
chaleur
est
transférée
par
le
mouvement
de
l’air,
notamment
la
fumée
et
les
autres
gaz
qui
se
dégagent
à
cause
du
feu.
19
4.3
Types
d’incendies
Les
incendies
sont
classés
en
fonction
de
la
nature
des
matières
qui
se
consument
(le
combustible)
et
de
la
présence
d’équipement
électrique
sous
tension.
L’objectif
principal
d’une
telle
classification
est
de
déterminer
la
méthode
à
employer
pour
éteindre
le
feu.
Les
types
d’incendies
sont
regroupés
ici
selon
les
sortes
de
combustibles
impliquées
:
• Classe
A
:
Combustibles
ordinaires
comme
le
papier,
le
bois,
les
tissus,
etc.
• Classe
B
:
Gaz
et
liquides
inflammables
et
combustibles
• Classe
C
:
Incendies
électriques
• Classe
D
:
Métaux
combustibles
• Classe
K
:
Huiles
de
cuisson
inflammables.
Les
extincteurs
peuvent
soit
étouffer
soit
refroidir
le
feu,
selon
le
type
d’incendie.
On
peut
aussi
étouffer
un
petit
feu
avec
des
couvertures
anti-‐feu
ou
encore
avec
du
sable
ou
de
la
terre,
qu’on
trouve
souvent
en
quantité
abondante
sur
les
chantiers
de
construction.
20
Classe/type
Méthode
Agent
extincteur
d’extinction
Remarques
*d’extincteur
Température
Eau
Refroidissement
abaissée
A
Mousse
Étouffement
Couverture
Poudre
sèche
ABC
Étouffement
pour
bloquer
l’air
Couverture
Poudre
sèche
ABC
Étouffement
pour
bloquer
l’air
B
Mousse,
CO2,
Reprise
du
feu
Étouffement
CFC-‐12B1**
possible
Couverture
Poudre
sèche
ABC
Étouffement
pour
bloquer
l’air
C
Reprise
du
feu
CO2,
CFC-‐12B1**
Étouffement
possible
Eau
pulvérisée
Refroidissement
Équipement
spécial
Sable
ou
poudres
L’eau
produirait
du
D
Étouffement
sèches
spéciales
H2
et
une
explosion
Produit
chimique
Risques
particuliers
K
Étouffement
mouillant
pour
les
huiles
*
Voir
la
section
4.3
ci-‐dessus
pour
les
classes
ou
types
d’incendies
correspondants.
**
CFC-‐12B1
—
Bromochlorodifluorométhane
21
• Vérifiez
que
vous
avez
le
bon
type
d’extincteur
pour
le
genre
de
feu
(voir
le
tableau
ci-‐dessus).
Vous
ne
devez
par
exemple
jamais
utiliser
un
extincteur
à
eau
pour
un
incendie
électrique.
• Assurez-‐vous
que
vous
savez
employer
correctement
l’appareil.
• Vérifiez
que
l’extincteur
est
plein.
3. Préparez
l’extincteur.
Presque
tous
les
extincteurs
sont
munis
d’une
goupille
de
sûreté
dans
la
poignée.
Il
s’agit
généralement
d’un
anneau
de
plastique
ou
de
métal,
parfois
de
couleur
rouge,
tenu
en
place
par
un
sceau
en
plastique.
Vous
devez
rompre
ce
sceau
et
tirer
la
goupille.
4. Dirigez
le
jet
vers
la
base
du
feu.
Il
ne
sert
à
rien
de
viser
les
flammes,
car
vous
n’en
atteindrez
pas
la
source
ainsi.
Ça
constitue
tout
simplement
une
perte
d’agent
extincteur.
5. Appliquez
la
méthode
«
tirer,
diriger,
presser,
balayer
»
:
• TIRER
la
goupille
de
sûreté
• DIRIGER
le
jet
vers
la
base
du
feu
• PRESSER
la
gâchette
• BALAYER
la
base
du
feu
N’oubliez
pas
:
• Il
ne
faut
jamais
laisser
le
boîtier
d’un
extincteur
entrer
en
contact
avec
de
l’équipement
électrique
sous
tension.
• S’il
y
a
des
particules
en
suspens
dans
le
feu
ou
des
matériaux
ou
liquides
légers
à
proximité,
prenez
bien
soin
de
ne
pas
propager
l’incendie
avec
un
trop
fort
jet
d’agent
extincteur.
• Un
extincteur
moyen
contient
assez
d’agent
extincteur
pour
dix
secondes
de
jet.
6. Si
vous
réussissez
à
éteindre
l’incendie,
restez
dans
la
pièce
pour
surveiller,
au
cas
où
le
feu
se
rallumerait
spontanément.
7. Remplacez
l’extincteur
que
vous
avez
employé.
Il
est
maintenant
vide
et
ne
peut
plus
servir
à
rien.
Le
laisser
à
sa
place
ne
peut
que
donner
une
impression
injustifiée
de
sécurité.
22
5
• Les
déchets
• Les
gaz,
les
solvants
et
plusieurs
types
de
peinture
et
d’adhésifs
• Les
bouteilles
à
gaz
• L’équipement
électrique
• La
consommation
de
tabac
• Les
issues
de
secours
• Les
bâtiments
temporaires
Avec
une
évaluation
attentive
des
risques,
une
conception
soignée
et
une
bonne
planification,
il
est
possible
de
résoudre
la
majorité
de
ces
questions
avant
même
que
soit
donné
le
premier
coup
de
pelle.
23
o Où
est-‐il
plus
probable
que
les
incendies
surviennent
?
o Les
employés
sont-‐ils
formés
adéquatement
pour
identifier
et
corriger
les
situations
qui
peuvent
entraîner
un
incendie
et
pour
bien
réagir
en
cas
de
feu
?
o Les
voies
de
sortie
sont-‐elles
toujours
dégagées
?
! Identifier
et
appliquer
des
mesures
de
réduction
du
risque,
en
commençant
par
la
formation
des
employés.
! Informer
chaque
personne
qui
peut
venir
sur
le
chantier
du
contenu
du
plan
(y
compris
les
dirigeants
de
l’entreprise,
les
maîtres
d’œuvre
et
les
employés)
au
moyen
de
politiques
et
de
procédures
écrites,
de
panneaux
indicateurs
et
de
séances
de
formation
ou
d’information.
! Évaluer
et
réviser
sans
cesse
le
plan
pour
qu’il
reflète
les
changements
constants
qui
se
produisent
sur
le
chantier,
comme
:
o L’arrivée
de
nouveaux
maîtres
d’œuvre
et
employés;
o Les
changements
au
type
et
à
la
quantité
des
matériaux;
o Les
changements
aux
sources
d’approvisionnement
en
eau;
o Les
livraisons
et
l’achèvement
de
certains
travaux
qui
entraînent
la
modification
ou
l’obstruction
des
voies
d’évacuation.
! Tenir
des
dossiers
complets
et
les
garder
à
portée
de
main
en
cas
d’inspection
par
les
services
de
protection
contre
l’incendie.
! Assurer
une
formation
continue
et
réaliser
des
exercices
d’entraînement
fréquents
pour
que
les
personnes
sur
le
chantier
aient
toujours
la
question
de
la
sécurité
incendie
en
tête
et
qu’elles
puissent
formuler
des
commentaires.
Les
stratégies
à
adopter
peuvent
comprendre
les
révisions
structurées
et
les
«
causeries
autour
de
la
boîte
à
outils
».
24
o Une
couverture
de
toiture
à
cinq
couches
au
lieu
d’un
revêtement
membranaire
à
une
seule
couche,
pour
éviter
les
opérations
de
travail
à
chaud
sur
le
toit;
o Des
panneaux
muraux
et
des
éléments
de
plancher
construits
à
l’extérieur
du
chantier,
plutôt
que
des
assemblages
montés
sur
place,
afin
de
diminuer
la
quantité
de
matériel
combustible
sur
le
chantier
et
de
réduire
le
temps
de
construction.
25
6
Les
fonctions
de
cet
agent
varient
en
fonction
de
la
grosseur
du
chantier
et
de
sa
complexité,
mais
elles
comprennent
généralement
les
suivantes
:
26
! S’assurer,
au
moyen
de
panneaux
indicateurs,
de
séances
de
formation,
d’exercices
d’entraînement,
de
stipulations
dans
les
contrats
des
sous-‐
traitants
ou
de
toute
autre
méthode,
que
tout
le
monde
sur
le
chantier
connaît
et
comprend
ses
responsabilités
en
vertu
du
PSI.
! Vérifier
la
conformité
au
PSI
et
prendre
des
mesures
pertinentes
en
cas
d’infraction.
! Effectuer
l’inspection
quotidienne
des
éléments
suivants
:
o Les
voies
d’évacuation,
les
panneaux
indicateurs
de
sécurité
incendie
et
l’éclairage
de
secours
temporaire
(le
cas
échéant);
o Les
appareils
de
détection
et
d’alerte
incendie
déjà
installés;
o L’équipement
et
les
installations
de
lutte
contre
le
feu
et
les
voies
d’accès
pour
les
pompiers;
o L’acheminement
des
câbles
électriques
temporaires
et
le
rangement
des
déchets
ordinaires
et
combustibles.
! Prendre
rapidement
les
mesures
appropriées
et
efficaces
en
cas
d’incendie,
notamment
:
o Sonner
l’alarme
pour
alerter
tous
ceux
qui
se
trouvent
sur
le
chantier;
o S’attaquer
aux
feux
de
peu
d’ampleur
avant
qu’ils
ne
se
propagent
(si
l’agent
a
reçu
une
formation
adéquate);
o S’assurer
que
tous
les
employés,
les
visiteurs
et
les
maîtres
d’œuvre
sont
évacués
vers
un
lieu
sûr;
o Si
le
temps
le
permet,
fermer
les
portes
et
les
fenêtres
quand
les
gens
sortent
pour
ralentir
la
propagation
de
l’incendie.
! Tenir
des
dossiers
complets
au
sujet
des
inspections
du
chantier,
des
infractions
et
de
toute
autre
information
relative
au
PSI
pour
l’administration
et
pour
les
services
de
protection
contre
l’incendie.
! Réviser
le
plan
pour
qu’il
reflète
les
changements
qui
se
produisent
sur
le
chantier,
notamment
en
ce
qui
a
trait
aux
voies
d’évacuation.
27
! Des
documents
et
diagrammes
indiquant
le
type,
l’emplacement
et
le
mode
de
fonctionnement
des
systèmes
de
lutte
contre
l’incendie
du
bâtiment;
! La
liste
des
numéros
de
tous
les
services
d’urgence
et
du
nom,
de
l’adresse
et
du
numéro
de
téléphone
de
toutes
les
personnes
à
joindre
en
cas
d’urgence
sur
le
chantier.
Mesures
pertinentes
Les
mesures
suivantes
peuvent
jouer
un
rôle
crucial
pour
l’efficacité
d’un
PSI
:
28
L’installation
de
postes
de
lutte
contre
l’incendie
sur
place
avec
o
extincteurs
portatifs,
si
possible.
o L’installation
de
pompes
à
incendie
partout
où
l’approvisionnement
en
eau
pour
les
incendies
l’exige,
et
ce,
le
plus
tôt
possible.
o La
coordination
du
raccord
au
réseau
d’approvisionnement
en
eau
de
la
municipalité
pour
s’assurer
que
l’eau
est
disponible
quand
la
construction
des
étages
commence.
o L’installation
d’un
système
d’alerte
incendie.
o L’utilisation
d’équipement
de
chauffage
temporaire
conforme
au
code
de
sécurité
incendie.
! Mesures
recommandées
de
sécurité
et
de
surveillance
:
o L’emploi
de
personnel
alerte
pour
faire
des
rondes
pendant
les
heures
où
il
n’y
a
pas
de
travaux.
o L’affectation
de
personnel
au
piquet
d’incendie
pour
toute
la
durée
des
opérations
de
travail
à
chaud
et
pendant
les
60
minutes
qui
suivent,
au
moins,
puis
l’inspection
de
la
zone
quatre
heures
après
la
fin
du
travail.
o La
surveillance
incendie
pendant
les
travaux
de
démolition
ou
de
construction
qui
touchent
des
bâtiments
partiellement
occupés.
Votre
service
d’incendie
peut
déjà
avoir
préparé
une
liste
des
éléments
nécessaires
à
l’élaboration
d’un
PSI.
29
7
! L’érection
de
clôtures,
de
planches
ou
de
palissades
solides
d’au
moins
1,8
mètre
de
haut
tout
autour
du
périmètre,
avec
des
barrières
d’accès
verrouillables.
! L’installation
de
postes
de
sécurité
aux
entrées
du
chantier,
y
compris
à
celles
menant
à
la
zone
de
construction
dans
les
bâtiments
occupés.
! Le
strict
respect
de
la
procédure
d’inscription
à
l’entrée
et
à
la
sortie
pour
toute
personne
qui
a
accès
au
chantier,
y
compris
les
visiteurs,
les
maîtres
d’œuvre
et
les
employés
réguliers
(les
feuilles
d’inscription
sont
aussi
très
utiles
pour
identifier
les
personnes
présentes
en
cas
d’évacuation).
! Sur
les
chantiers
plus
importants
ou
plus
dangereux,
l’emploi
d’alarmes
anti-‐intrusion
et
de
gardiens
de
sécurité
qui
tiennent
un
registre
de
leurs
rondes
24
heures
sur
24.
! L’entreposage
des
matières
combustibles
et
des
sources
d’inflammation
potentielles
dans
des
espaces
sécurisés,
à
bonne
distance
des
limites
du
chantier
et
à
au
moins
dix
mètres
du
bâtiment.
! L’évacuation
régulière
des
ordures
contenues
dans
les
bennes,
qui
doivent
être
installées
à
bonne
distance
des
bâtiments
et
assez
loin
des
limites
du
chantier
pour
empêcher
que
quelqu’un
ne
les
allume
délibérément
depuis
l’extérieur
du
périmètre.
! Le
rangement
des
véhicules
et
de
l’équipement
coûteux
dans
un
espace
sécurisé
lorsqu’on
ne
s’en
sert
pas.
! L’installation
d’éclairage
de
sécurité,
de
caméras
en
circuit
fermé
et
d’alarmes
anti-‐intrusion.
! L’instauration
d’une
procédure
de
verrouillage
rigoureuse
qui
prévoit
la
vérification
du
verrouillage
des
barrières,
des
portes
et
de
l’équipement
et
l’inspection
des
zones
de
travail
à
chaud
pour
y
détecter
tout
signe
d’incendie.
30
La
vigilance
sur
le
chantier
est
la
responsabilité
de
tous.
On
devrait
demander
aux
employés
:
! De
rapporter
tout
dommage
et
tout
signe
que
quelqu’un
a
tenté
de
briser
les
clôtures
ou
les
palissades,
les
appareils
d’éclairage
ou
les
caméras
de
sécurité.
! De
rapporter
la
présence
sur
le
chantier
de
quiconque
ne
semble
pas
avoir
de
raison
de
s’y
trouver.
Le
personnel
de
sécurité
devrait
interroger
toute
personne
inconnue
ou
suspecte.
! La
procédure
de
notification,
qui
prévoit
qu’on
appelle
le
service
d’incendie
et
l’administration
en
cas
d’incident;
! L’adresse
municipale
du
bâtiment;
! L’emplacement
et
le
mode
d’utilisation
des
extincteurs
et
de
l’équipement
de
maîtrise
des
incendies;
! Les
sources
possibles
d’incendie;
! Le
mode
de
fonctionnement
des
monte-‐charges,
s’il
y
en
a
sur
le
chantier.
31
8
Cliquez sur le numéro de page pour accéder à la section correspondante.
32
33
Préparation
Généralités
! On
doit
installer,
bien
en
évidence,
des
panneaux
indicateurs
clairs
qui
montrent
l’emplacement
des
voies
d’accès
des
pompiers,
des
issues
de
secours,
des
canalisations
d’incendie
et
des
extincteurs
fournis
à
l’intention
du
personnel
formé.
Les
panneaux
indicateurs
doivent
être
révisés
régulièrement
et
replacés
ou
remplacés
au
besoin.
! Les
zones
de
rassemblement
doivent
être
déterminées
à
l’avance
et
clairement
identifiées.
! Les
employeurs
devraient
offrir
une
formation
à
tous
les
travailleurs
sur
le
chantier
concernant
les
procédures
d’urgence,
y
compris
la
façon
de
sonner
l’alarme.
Des
exercices
d’entraînement
peuvent
servir
à
vérifier
si
les
procédures
sont
efficaces
et
si
les
travailleurs
et
les
superviseurs
connaissent
leurs
rôles
et
leurs
responsabilités.
! Le
personnel
de
sécurité
devrait
savoir
qu’il
lui
faut
ouvrir
les
barrières
et
assurer
l’accès
facile
des
pompiers
au
chantier
en
cas
d’urgence
ou
d’inspection.
Procédures
écrites
Il
est
important
d’afficher
les
procédures
d’urgence
écrites
dans
un
endroit
bien
en
vue
et
de
les
distribuer
à
tous
les
employés
et
visiteurs
sur
le
chantier.
! Les
coordonnées
d’urgence
des
principaux
membres
du
personnel
qui
ont
un
rôle
ou
des
responsabilités
spécifiques
en
cas
de
feu
ou
en
matière
de
sécurité;
! Les
coordonnées
des
services
locaux
d’urgence
comme
la
police,
les
pompiers
et
le
centre
antipoison;
! Une
description
des
mécanismes
et
des
procédures
pour
alerter
les
gens
sur
le
chantier
en
cas
d’urgence
ou
de
possibilité
d’urgence,
comme
les
sirènes
ou
les
cloches;
! La
procédure
d’évacuation,
y
compris
les
mesures
d’aide
aux
personnes
qui
souffrent
d’une
déficience
auditive
ou
visuelle
ou
dont
la
mobilité
est
réduite;
! Une
carte
du
chantier
illustrant
l’emplacement
de
l’équipement
de
protection
contre
les
incendies,
les
sorties
de
secours
et
les
zones
de
rassemblement;
! Les
critères
et
les
processus
pour
aviser
les
entreprises
et
les
résidants
des
alentours
qu’il
y
a
urgence;
! La
procédure
de
suivi
après
l’incident,
notamment
pour
ce
qui
est
d’informer
les
organismes
de
réglementation
et
d’organiser
le
soutien
psychologique
et
les
soins
médicaux;
! La
procédure
pour
les
exercices
d’application
du
plan
d’urgence,
y
compris
la
fréquence
des
exercices.
34
Pendant
une
urgence
! Les
employés
qui
découvrent
un
feu
devraient
sonner
l’alerte
incendie
et
en
aviser
tous
ceux
qui
se
trouvent
à
proximité
immédiate
et
dans
les
zones
environnantes
potentiellement
menacées
par
le
feu.
! Les
employés
doivent
ensuite
aviser
le
plus
vite
possible
le
service
d’incendie.
! Le
superviseur
ou
la
personne
désignée
devrait
aussi
en
être
avisée
immédiatement.
! Les
employés
qui
découvrent
un
feu
devraient,
si
cela
est
possible,
évacuer
rapidement
et
avec
prudence
toute
personne
blessée
ou
en
danger
immédiat.
! Si
la
zone
affectée
est
petite
ou
qu’il
y
a
peu
de
matériaux
touchés,
les
employés
qui
ont
reçu
la
formation
pertinente
peuvent
tenter
de
l’éteindre
en
utilisant
de
l’équipement
approuvé
de
suppression
des
incendies.
! Si
le
feu
prend
trop
d’ampleur
ou
est
d’origine
électrique,
ou
s’il
y
a
des
substances
toxiques
à
proximité,
les
employés
doivent
quitter
la
zone
immédiatement
et
aviser
leur
superviseur.
35
8.4
Sortie
et
évacuation
Préparation
! Le
chantier
doit
être
muni
en
tout
temps
de
voies
de
déplacement
adéquates
vers
les
sorties
et
les
voies
d’évacuation,
compte
tenu
du
nombre
de
personnes,
des
activités
en
cours
et
des
capacités
des
occupants.
Ces
voies
devraient
traverser
des
espaces
ouverts.
! Autant
que
possible,
ont
doit
prévoir
deux
voies
de
sorties
du
chantier,
en
particulier
lorsqu’on
travaille
en
hauteur
ou
sous
le
niveau
du
sol.
! Dès
qu’elles
atteignent
les
dix
mètres,
les
structures
à
plusieurs
étages
devraient
être
munies
d’un
escalier
temporaire
ou
permanent
accessible
depuis
chaque
étage
et
qui
mène
directement
au
sol.
! On
doit
installer
bien
en
vue
des
panneaux
qui
indiquent
la
voie
d’évacuation
la
plus
rapide
et
les
replacer
au
besoin
à
mesure
qu’avance
la
construction
et
que
les
conditions
changent.
! Il
faut
inspecter
régulièrement
les
sorties
et
les
voies
d’évacuation
pour
s’assurer
qu’elles
ne
sont
pas
obstruées
et
qu’elles
sont
clairement
indiquées
au
moyen
de
panneaux.
Ces
inspections
doivent
avoir
lieu
une
fois
par
jour
ou
par
semaine,
selon
les
risques
associés
au
chantier.
! Les
liquides
et
matières
combustibles
ne
doivent
jamais
être
placés
sur
une
voie
d’évacuation.
! Il
ne
faut
jamais
bloquer
ni
verrouiller
les
sorties
d’un
bâtiment
tant
qu’il
y
a
des
gens
à
l’intérieur.
! On
doit
informer
les
employés
que
les
issues
de
secours
et
les
voies
d’évacuation
peuvent
changer
sans
avis
préalable
et
qu’il
leur
incombe
de
se
tenir
au
courant
de
ces
changements.
36
Sorties
temporaires
! Les
nouvelles
constructions
ne
doivent
pas
empêcher
l’évacuation
ni
lui
nuire
d’aucune
façon.
S’il
est
nécessaire
de
créer
une
sortie
temporaire,
il
faut
quand
même
réduire
au
minimum
l’obstruction
des
sorties
existantes.
! Il
faut
installer
des
panneaux
temporaires
dans
toute
cage
d’escalier
qui
relie
trois
étages
ou
plus,
panneaux
indiquant
le
numéro
de
l’étage,
l’accès
au
toit
et
la
direction
vers
les
sorties.
! Si
le
bâtiment
a
plus
d’un
étage,
on
doit
s’assurer
qu’il
y
a
en
tout
temps
au
moins
un
escalier
utilisable.
! Dès
que
commence
la
construction
d’un
nouvel
étage,
la
cage
d’escalier
d’évacuation
doit
être
allongée
vers
le
haut.
On
peut
utiliser
des
dispositifs
manuels
comme
les
alarmes
à
manivelle
et
les
avertisseurs
sonores
à
air,
pourvu
que
les
consignes
suivantes
soient
respectées
:
! Que
les
dispositifs
aient
un
son
distinctif
et
soient
clairement
audibles
dans
toutes
les
sections
du
chantier
malgré
le
bruit
ambiant;
! Que
les
employés
et
les
visiteurs
admis
sur
le
chantier
aient
été
formés
ou
informés
de
façon
à
pouvoir
reconnaître
le
son
de
l’alarme
et
à
savoir
comment
réagir;
! Que
les
dispositifs
soient
installés
un
peu
partout
sur
le
chantier,
qu’on
forme
les
employés
à
s’en
servir
et
qu’on
leur
indique
l’emplacement
de
chaque
dispositif.
On
peut
alerter
le
service
d’incendie
par
téléphone,
à
condition
que
les
procédures
d’urgence
précisent
à
qui
incombe
cette
responsabilité
et
que
les
numéros
d’urgence
soient
affichés
de
façon
bien
visible
avec
l’adresse
du
chantier.
8.6
Extincteurs
Voir
la
section
Rudiments
pour
plus
de
renseignements
sur
les
types
d’extincteurs
et
leur
mode
d’emploi.
37
! Conformément
à
la
norme
NFPA
10
—
Standard
for
Fire
Extinguishers,
les
extincteurs
devraient
être
installés
dans
des
endroits
dégagés
et
facilement
accessibles.
Il
doit
y
en
avoir
sur
chaque
étage,
à
côté
de
chaque
sortie
permanente,
sortie
temporaire
et
escalier,
et
à
proximité
des
aires
d’entreposage
de
combustibles
et
de
travail
à
chaud.
! Au
moins
un
extincteur
de
classe
A,
B
ou
C
de
taille
appropriée
doit
être
disponible
en
tout
temps.
! Tout
équipement
à
propulsion
mécanique
qui
requiert
un
conducteur
devrait
être
muni
d’un
extincteur
adéquat
quand
c’est
possible.
! Les
employés
doivent
être
mis
au
courant
de
l’emplacement
de
tous
les
extincteurs
sur
le
chantier.
! On
doit
fournir
un
extincteur
au
personnel
de
surveillance
des
incendies
pendant
les
opérations
de
travail
à
chaud
et
à
toute
autre
occasion
jugée
pertinente
en
fonction
des
évaluations
des
risques,
ainsi
que
là
où
l’exigent
les
méthodes
sécuritaires
standard
de
travail.
! L’inspection
et
l’entretien
des
extincteurs
doivent
se
faire
de
façon
régulière,
et
une
formation
à
l’utilisation
de
l’équipement
de
lutte
manuelle
contre
le
feu
devrait
être
accordée
à
tout
le
personnel.
! À
mesure
qu’avancent
les
travaux
de
construction,
il
faut
revérifier,
dans
le
cadre
de
l’évaluation
périodique
des
risques
d’incendie
sur
le
chantier,
si
l’équipement
portatif
de
lutte
contre
le
feu
continue
d’être
adéquat.
38
! L’installation
progressive
de
ces
systèmes
peut
ne
pas
s’avérer
pratique
en
hiver
dans
les
régions
plus
froides,
vu
le
manque
d’isolant
ou
de
chauffage
dans
les
bâtiments
non
complétés.
! Les
gicleurs
déjà
installés
peuvent
subir
des
dommages
lorsqu’on
effectue
des
travaux
de
construction
à
proximité.
Il
est
donc
important
de
faire
preuve
de
prudence
durant
ces
travaux;
sinon,
il
faudra
remplacer
les
pièces
endommagées.
39
8.9
Préparation
d’aliments
! La
préparation
d’aliments
avec
cuisson
sur
flammes
nues
devrait
être
interdite.
! On
doit
désigner
des
zones
où
il
est
permis
de
réchauffer
les
aliments
au
four
à
micro-‐ondes
ou
avec
d’autres
formes
de
production
de
chaleur
sans
flammes.
! Les
appareils
de
cuisson
doivent
être
installés
correctement,
avec
une
ventilation
adéquate.
40
Voici
certaines
des
principales
méthodes
de
prévention
des
incendies
en
rapport
avec
les
gaz
et
liquides
inflammables
:
41
! Il
est
préférable
de
réduire
au
minimum
l’utilisation
d’acétylène
et
éviter
d’en
conserver
des
bouteilles
sur
le
chantier
si
on
ne
s’en
sert
pas.
Les
bouteilles
d’acétylène
doivent
être
rapportées
à
l’aire
d’entreposage
dès
qu’on
cesse
de
les
utiliser.
! On
doit
nettoyer
les
fuites
et
les
déversements
rapidement
et
en
respectant
les
procédures
de
sécurité.
! Il
ne
faut
jamais
faire
usage
de
liquides
inflammables
à
proximité
de
flammes
nues
ou
de
sources
d’inflammation.
Par
exemple,
on
ne
doit
pas
remplir
le
réservoir
à
carburant
d’un
appareil
de
chauffage
pendant
qu’il
fonctionne
ou
s’il
est
assez
chaud
pour
que
le
liquide
s’enflamme.
! Les
bouteilles
de
propane
ne
devraient
jamais
être
placées
à
moins
de
trois
mètres
d’une
source
d’inflammation,
à
moins
qu’elles
constituent
un
élément
d’un
outil
à
main,
d’un
creuset
de
plombier
employé
dans
des
travaux
de
tuyauterie
ou
d’électricité
ou
d’un
véhicule
chauffé
ou
alimenté
au
propane,
ou
qu’elles
soient
protégées
par
une
barrière,
un
mur
ou
toute
autre
forme
de
séparation.
! On
doit
prévenir
l’accumulation
de
la
charge
électrostatique
pendant
le
transfert
de
substances
explosives
ou
inflammables
d’un
contenant
à
un
autre
en
réalisant
au
préalable
la
liaison
électrique
des
contenants.
! L’utilisation
de
ces
liquides
doit
se
limiter
à
leurs
fonctions
prévues.
Il
ne
faut
jamais
utiliser
d’essence
pour
allumer
un
feu
ou
comme
produit
de
nettoyage,
par
exemple.
! L’évaluation
des
risques
des
opérations
de
travail
à
chaud
doit
tenir
compte
de
la
proximité
de
gaz
et
de
liquides
inflammables.
42
Les
mesures
d’atténuation
à
envisager
comprennent
les
suivantes
:
43
! Les
radiateurs
utilisés
dans
les
installations
temporaires
devraient
être
recouverts
d’un
boîtier,
fixés
en
place
(de
préférence
au-‐dessus
du
niveau
du
sol),
contrôlés
par
thermostat
et
maintenus
en
bonne
condition.
Bâtiments
élevés
! Une
colonne
humide
alimentée
par
deux
pompes
doit
être
prévue.
! Il
faut
installer
des
portes
coupe-‐feu
à
fermeture
automatique
pour
protéger
l’accès
aux
escaliers
d’évacuation
et,
là
où
c’est
possible,
à
toute
colonne
où
se
trouve
une
grue.
! Le
bâtiment
devrait
être
compartimenté
sur
le
plan
horizontal
avec
des
matériaux
coupe-‐feu
temporaires
au
degré
de
résistance
d’au
moins
une
heure
et
à
des
intervalles
n’excédant
pas
dix
étages
pour
empêcher
la
propagation
de
la
fumée
et
des
flammes,
et
ce,
le
plus
tôt
possible
après
la
construction
de
chaque
étage
visé
et
jusqu’à
ce
que
les
éléments
coupe-‐feu
permanents
puissent
être
installés.
44
! Quand
on
construit
plusieurs
structures
de
grande
taille
à
proximité
les
unes
des
autres
en
utilisant
principalement
des
matières
combustibles,
l’évaluation
des
risques
d’incendie
devrait
tenir
compte
du
risque
de
propagation
d’un
incendie
entre
les
bâtiments
et
prévoir
des
mesures
d’atténuation
pertinentes.
L’entretien
du
site
constitue
une
importante
pratique
de
prévention
des
incendies,
mais
l’inertie
des
superviseurs
peut
vite
l’affecter.
Il
est
donc
impératif
que
ces
derniers
assurent
la
constance
des
activités
d’entretien
et
l’application
de
mesures
en
cas
de
violation
des
règles.
! S’assurer
que
les
lieux
sont
libres
d’ordures
et
de
déchets
de
construction;
! Ramasser
et
évacuer
des
lieux
au
moins
une
fois
par
jour
les
déchets
et
les
débris
et
rebuts
excédentaires;
! S’assurer
qu’il
n’y
a
pas
d’accumulation
de
matériel
d’emballage
(comme
des
caisses
de
bois
vides,
de
la
paille,
des
produits
plastiques
ou
du
papier)
sur
le
chantier
et
aux
alentours;
! S’assurer
de
la
présence
de
bacs
en
métal
pour
les
déchets
combustibles,
comme
les
linges
imbibés
d’huile
(ou
des
bennes
à
ordures
avec
couvercle
pour
certains
objets);
! Préserver
l’accessibilité
des
aires
d’entreposage
pour
les
pompiers;
! Dégager
les
zones
autour
des
piles
de
matériaux
entreposés
et
s’assurer
qu’il
y
a
suffisamment
d’espace
entre
elles
pour
circuler;
! S’il
y
a
un
système
de
gicleurs,
installer
les
piles
de
matériaux
pour
éviter
qu’elles
nuisent
à
l’efficacité
des
gicleurs;
! Poser
les
bennes
à
ordures
à
au
moins
15
mètres
du
bâtiment
(le
plus
loin
possible).
Si
une
benne
à
ordures
est
située
à
l’intérieur
de
l’empreinte
de
l’immeuble,
il
faut
affecter
l’un
des
gardiens
du
chantier
à
sa
surveillance
(ou
en
engager
un,
si
nécessaire).
Dans
l’idéal,
on
devrait
réduire
les
opérations
de
travail
à
chaud
au
minimum
ou
les
réaliser
à
l’extérieur
du
chantier
dans
un
atelier
spécialisé.
45
S’il
est
nécessaire
d’effectuer
du
travail
à
chaud
sur
le
chantier,
les
responsables
de
chantier
doivent
s’assurer
de
l’application
des
procédures
et
des
mesures
de
surveillance
adéquates
avant
le
début
des
opérations.
Une
évaluation
des
risques
pourrait
être
réalisée
afin
de
déterminer
s’il
y
a
des
solutions
de
remplacement
pour
ces
opérations,
quel
est
le
risque
qu’un
incendie
de
déclenche,
qui
serait
alors
en
danger,
et
quelles
sont
les
possibilités
de
propagation
de
l’incendie.
Formation
! Toute
personne
qui
participe
à
des
opérations
de
travail
à
chaud
doit
être
formée
à
l’utilisation
de
l’équipement,
à
la
manipulation
et
au
rangement
du
matériel
de
soudage
et
à
la
sécurité
en
matière
de
gaz
comprimé,
et
bien
connaître
les
dangers
chimiques
et
les
procédures
de
travail.
! Une
formation
additionnelle
peut
aussi
être
exigée
en
ce
qui
concerne
le
choix
et
l’utilisation
d’équipement
spécialisé
de
protection
individuelle.
! La
formation
à
l’accès
à
des
espaces
clos
est
nécessaire
pour
quiconque
doit
effectuer
du
travail
à
chaud
dans
de
tels
espaces.
! Toute
personne
qui
effectue
du
travail
à
chaud
doit
connaître
les
mesures
d’urgence,
comme
sonner
l’alarme,
appeler
le
service
d’incendie
et
évacuer
la
zone
en
toute
sécurité
en
cas
de
feu.
! Ils
définissent
les
activités
qui
favorisent
la
sécurité
des
employés
et
celle
des
chantiers;
! Ils
assurent
la
conformité
aux
procédures
de
travail
sécuritaires;
! Ils
garantissent
la
considération
en
tout
temps
des
mesures
de
prévention
des
incendies.
Les
permis
délivrés
doivent
viser
une
activité,
une
période
et
un
endroit
précis,
et
non
accorder
une
autorisation
générale
d’effectuer
de
telles
opérations.
46
! Les
revêtements
de
plancher
combustibles
(p.
ex.,
le
bois
et
la
moquette)
doivent
être
arrosés
et
recouverts
de
sable
humide
ou
de
couvertures
anti-‐
feu.
! Le
brûlage,
le
soudage
et
le
découpage
ne
doivent
pas
avoir
lieu
là
où
la
chaleur
extrême
pourrait
entrer
en
contact
avec
une
surface
en
béton,
à
moins
que
cette
surface
ne
soit
protégée
de
la
source
de
chaleur.
! Toutes
les
ouvertures
des
planchers
et
des
murs
situés
à
moins
de
dix
mètres
de
la
zone
de
travail
à
chaud
doivent
être
recouvertes
afin
d’empêcher
des
étincelles
d’y
pénétrer
et
de
tomber
jusqu’à
un
étage
plus
bas.
! S’il
y
a
danger
de
transfert
calorifique
vers
d’autres
sections
du
bâtiment
(par
des
poutres,
des
boulons
ou
des
tuyaux
en
métal,
par
exemple),
ces
sections
doivent
elles
aussi
être
libres
de
matières
combustibles.
! Quand
on
travaille
sur
un
mur
ou
un
plafond,
les
matières
combustibles
qui
se
trouvent
de
l’autre
côté
devraient
en
être
éloignées.
! Les
fondoirs
de
bitume
ne
devraient
pas
être
placés
sur
un
toit.
Il
faut
par
ailleurs
les
couvrir
avec
un
couvercle
ajusté
et
les
surveiller
constamment
lorsqu’on
s’en
sert.
! On
ne
doit
pas
placer
les
chaudières
à
goudron
à
moins
de
trois
mètres
de
l’entrée
ou
de
la
sortie
d’un
bâtiment
ou
de
toute
autre
structure
pendant
qu’on
s’en
sert.
! Il
ne
faut
pas
déposer
les
chalumeaux
de
soudage
ou
de
découpage
avant
d’en
avoir
complètement
fermé
l’alimentation
en
gaz.
! On
ne
doit
jamais
effectuer
d’opérations
de
travail
à
chaud
s’il
y
a
des
gaz,
des
vapeurs,
des
substances,
des
poussières
ou
des
liquides
inflammables
ou
explosifs
aux
alentours.
! Pour
les
opérations
de
soudage
et
de
découpage
de
pièces
de
métal
qui
ont
été
nettoyées
avec
un
liquide
inflammable
ou
combustible,
il
faut
absolument
attendre
que
le
métal
ait
séché.
! On
ne
doit
pas
effectuer
d’opérations
de
travail
à
chaud
sur
des
contenants
ou
des
tuyaux
qui
ont
contenu
une
substance
inflammable
avant
que
celle-‐
ci
en
ait
été
purgée
en
appliquant
une
méthode
efficace.
! Des
extincteurs
adéquats,
pleins
et
utilisables
doivent
toujours
se
trouver
à
portée
de
main.
! Les
voies
d’évacuation
doivent
rester
dégagées.
! La
zone
de
travail
à
chaud
devrait
être
munie
d’un
moyen
de
transmettre
l’alerte
si
le
besoin
se
présente.
! Un
employé
adéquatement
formé
et
équipé
doit
faire
le
piquet
d’incendie
pendant
le
travail
à
chaud
et
rester
sur
place
jusqu’à
ce
que
la
personne
responsable
de
ces
opérations
lui
donne
l’autorisation
de
partir.
La
zone
de
travail
à
chaud
doit
être
surveillée
pendant
au
moins
une
heure
après
la
fin
des
opérations
et
inspectée
de
nouveau
quatre
heures
plus
tard.
! S’il
y
a
des
détecteurs
de
chaleur
ou
de
fumée
dans
cette
section
du
bâtiment,
il
faut
désactiver
seulement
les
appareils
qui
se
trouvent
à
proximité
immédiate
de
la
zone
de
travail
à
chaud
et
les
remettre
en
marche
dès
que
ces
opérations
sont
terminées.
47
! Une
fois
les
opérations
de
travail
à
chaud
achevées,
on
doit
enlever
et
éliminer
en
toute
sécurité
les
déchets
chauds,
et
apporter
tout
l’équipement
vers
un
espace
sécurisé,
y
compris
les
bouteilles
de
gaz.
(Si
on
a
utilisé
des
fondoirs
de
bitume
ou
de
goudron,
il
faut
seulement
enlever
les
bouteilles
à
gaz
de
la
zone.)
! La
zone
où
le
travail
à
chaud
a
eu
lieu
devrait
être
inspectée
à
la
fin
de
la
journée
par
la
personne
qui
a
autorisé
les
opérations
et
par
le
personnel
de
sécurité
(s’ils
se
trouvent
sur
le
chantier
et
qu’il
est
raisonnablement
faisable
pour
eux
d’accéder
à
la
zone).
Les
renseignements
contenus
dans
la
présente
section
concernent
uniquement
les
opérations
de
travail
à
chaud.
Pour
des
renseignements
concernant
l’EPI
employé
dans
tout
autre
type
de
tâche
dans
le
domaine
de
la
construction,
veuillez
consulter
et
respecter
les
pratiques
et
directives
en
vigueur
dans
votre
région
pour
cette
activité.
48
! Quand
on
travaille
dans
un
espace
clos
ou
vers
le
haut,
on
devrait
porter
des
bouchons
d’oreilles
ou
se
les
couvrir
avec
un
protecteur
d’oreilles
en
treillis.
! S’il
y
a
risque
de
chute
d’objets
ou
de
débris,
le
port
d’un
casque
de
construction
ou
de
tout
autre
type
de
protecteur
de
tête
est
fortement
recommandé.
! On
ne
devrait
pas
porter
de
souliers
bas
à
moins
que
les
chevilles
ne
soient
recouvertes
de
jambières
protectrices.
! Les
employés
qui
doivent
porter
un
appareil
respiratoire
sont
tenus
de
le
nettoyer
et
de
le
stériliser
après
chaque
utilisation.
Lorsque
l’équipement
ne
sert
pas,
il
faut
le
ranger
dans
un
contenant
fermé.
! Le
conduit
d’air
qui
alimente
un
appareil
de
protection
respiratoire
à
adduction
d’air
devrait
être
muni
d’un
filtre
pour
empêcher
le
passage
des
particules
solides,
de
l’eau,
de
l’huile,
de
la
buée
et
des
vapeurs
nocives.
L’appareil
devrait
également
être
équipé
d’un
réducteur
de
pression
pour
empêcher
la
pression
d’air
de
dépasser
25
lb/po².
! Un
tapis
isolant
de
dimension
suffisante
devrait
être
employé
si
le
travailleur
a
à
s’asseoir
sur
la
pièce
de
métal
qu’il
est
en
train
de
souder.
! Le
port
de
gants
de
caoutchouc
sous
les
gants
de
soudage
est
recommandé
quand
le
travail
se
fait
dans
un
endroit
humide.
! Une
fois
le
soudage
terminé,
les
pièces
soudées
devraient
être
identifiées
comme
telles
en
y
écrivant
«
CHAUD
»
à
la
craie
ou
en
affichant
un
panneau
d’avertissement
pour
mettre
les
autres
employés
en
garde.
49
La
section
Opérations
de
travail
à
chaud
ci-‐dessus
contient
d’autres
renseignements
connexes.
50
8.21
Colonnes
incendie
! Les
colonnes
incendie
avec
raccords
pour
équipement
de
pompier
devraient
être
installées
progressivement
à
mesure
qu’avance
la
construction.
On
doit
aussi
en
assurer
le
libre
accès
en
tout
temps.
! S’il
est
prévu
d’installer
le
réseau
de
canalisations
d’incendie
progressivement
dans
les
sections
non
occupées
d’un
bâtiment
en
construction,
on
peut
décider
de
commencer
par
un
réseau
temporaire.
Ce
réseau
de
canalisations
doit
comprendre
:
o Des
raccords
clairement
identifiés
et
facilement
accessibles
par
le
service
d’incendie
à
l’extérieur
du
bâtiment,
au
niveau
de
la
rue;
o Au
moins
une
prise
par
étage;
o Des
tuyaux,
des
robinets
d’incendie
et
des
sources
d’approvisionnement
en
eau
conformes
aux
codes
et
règlements
municipaux;
o Des
dispositifs
solides
d’appui
et
de
retenue
au
moins
tous
les
deux
étages;
o Au
moins
un
robinet
d’incendie
pour
les
tuyaux
de
pompiers
à
chaque
palier
intermédiaire
ou
à
chaque
étage
dans
l’escalier
d’évacuation;
o Des
robinets
fermés
en
tout
temps
et
protégés
des
dommages
mécaniques.
! L’installation
progressive
du
réseau
de
canalisations
d’incendie
devrait
suivre
en
tout
temps
d’au
plus
un
étage
la
mise
en
place
des
coffrages,
des
échafaudages
et
des
autres
matériaux
de
construction
combustibles
similaires.
! Les
réseaux
temporaires
de
canalisations
d’incendie
doivent
rester
en
fonction
jusqu’à
ce
que
l’installation
du
réseau
permanent
soit
terminée.
! Lorsqu’on
procède
à
la
déconstruction
ou
à
la
démolition
étage
par
étage
d’un
bâtiment
équipé
d’un
réseau
de
canalisations,
ce
réseau,
ses
raccords
et
ses
robinets
doivent
être
maintenus
en
bon
état
de
fonctionnement
en
tout
temps
et
sur
tous
les
étages
jusqu’à
celui
directement
au-‐dessous
de
l’étage
où
les
travaux
ont
lieu.
51
! Les
structures
temporaires
situées
à
l’intérieur
d’un
bâtiment
devraient
être
fabriquées
de
matériaux
incombustibles
ou
protégées
par
des
gicleurs
automatiques.
! Les
structures
temporaires
à
l’extérieur
devraient
être
séparées
par
une
distance
d’au
moins
dix
mètres
et
non
rassemblées
en
grappe.
! Si
le
plancher
des
locaux
temporaires
est
surélevé
par
rapport
au
niveau
du
sol,
l’espace
au-‐dessous
doit
être
fermé
de
façon
à
y
empêcher
l’accumulation
de
déchets,
tout
en
en
permettant
la
ventilation.
Aucune
matière
combustible
ne
doit
être
laissée
sous
le
bâtiment.
! Les
locaux
temporaires
où
l’on
prépare
des
aliments
(même
si
l’on
ne
s’y
sert
que
de
grille-‐pains)
devraient
être
munis
d’équipement
de
détection
automatique
d’incendie.
! Il
faut
éviter
d’installer
de
locaux
temporaires
dans
les
structures
en
construction
composées
principalement
de
matières
combustibles.
8.23
Déchets
! Les
déchets
constituent
un
risque
de
feu
et
de
trébuchement;
on
devrait
donc
s’en
débarrasser
le
plus
vite
possible.
Une
politique
dite
«
de
sol
dégagé
»
garantit
la
sûreté
et
la
propreté
des
lieux.
! Il
faut
enlever
la
poussière
et
les
débris
du
bâtiment
et
de
la
proximité
immédiate
à
la
fin
de
chaque
tour
de
travail
ou
le
plus
souvent
possible.
! Les
retailles
de
bois
et
autres
déchets
combustibles
devraient
être
rangés
aussi
loin
que
possible
des
bâtiments.
! Les
bennes
à
ordures
devraient
être
situées
à
bonne
distance
des
bâtiments
(p.
ex.,
15
mètres)
et
assez
loin
des
limites
du
chantier
pour
empêcher
que
quelqu’un
ne
les
allume
délibérément
depuis
l’extérieur
du
périmètre.
Si
une
benne
à
ordures
est
située
à
l’intérieur
de
l’empreinte
de
l’immeuble,
il
faut
affecter
l’un
des
gardiens
du
chantier
à
sa
surveillance
(ou
en
engager
un,
si
nécessaire).
! Les
déchets
susceptibles
de
s’enflammer
spontanément,
comme
les
linges
imbibés
d’huile
et
autres
matériaux
contaminés
par
des
liquides
inflammables,
devraient
être
déposés
dans
des
contenants
non
combustibles
clairement
identifiés,
puis
retirés
du
chantier
à
la
fin
de
chaque
tour
de
travail.
! On
ne
doit
jamais
laisser
de
déchets
ou
d’autres
matériaux
tomber
librement
d’un
étage
à
l’autre.
! Il
faut
mettre
les
déchets
dans
un
contenant
conçu
pour
empêcher
qu’ils
s’en
déversent,
fixé
en
place
et
non
accessible
au
public.
! À
moins
qu’on
désire
garder
certaines
plantes,
on
devrait
toutes
les
éliminer
des
plus
gros
chantiers
sur
une
distance
de
18
mètres
à
partir
des
bâtiments
et
des
structures
en
construction.
! S’il
y
a
des
colonnes
vide-‐ordures,
elles
devraient
le
plus
possible
être
faites
de
matières
non
combustibles
et
placées
à
l’extérieur
de
l’enveloppe
du
bâtiment.
! Dans
la
mesure
du
possible,
il
faut
réduire
au
minimum
l’accumulation
de
matières
combustibles
près
des
colonnes
vide-‐ordures.
On
doit
changer
fréquemment
les
bennes
à
ordures
au
bas
des
colonnes
pour
éviter
que
les
débris
finissent
par
les
obstruer.
52
9
La
norme
NFPA
1620
—
Standard
for
Pre-‐Incident
Planning
est
celle
qu’on
emploie
habituellement
comme
base
à
ces
plans.
Vous
devriez
toutefois
vérifier
les
exigences
particulières
à
votre
région
auprès
de
votre
service
local
de
pompiers.
! Les
points
d’accès
au
chantier
pour
le
service
des
pompiers;
! L’emplacement
des
extincteurs
et
de
l’équipement
d’attaque
initiale;
! Toute
disposition
spéciale
concernant
les
manœuvres
de
lutte
contre
le
feu;
! L’emplacement
de
tous
les
systèmes
intégrés
de
protection
contre
les
incendies;
! Les
voies
et
les
escaliers
d’évacuation
d’urgence;
! Les
sources
d’eau
disponibles
et
la
position
des
bornes
d’incendie
et
des
dévidoirs
de
tuyaux
qui
fonctionnent;
! Tout
autre
système
de
sécurité
incendie
prévu
qui
fonctionne;
! L’emplacement
des
zones
de
rassemblement
et
du
registre
des
personnes
qui
se
trouvent
sur
le
chantier;
! Les
détails
concernant
les
locaux
temporaires
et
les
aires
d’entreposage,
y
compris
l’emplacement
des
lieux
de
rangement
des
matières
dangereuses,
dont
les
liquides
inflammables
et
les
bouteilles
de
gaz.
53
On
devrait
également
aviser
le
service
d’incendie
de
toute
solution
de
rechange
qui
pourrait
avoir
une
incidence
sur
les
manœuvres
de
lutte
contre
le
feu,
et
de
tout
changement
qui
est
apporté
au
plan
de
préparation
aux
incidents
à
mesure
qu’avance
la
construction.
On
doit
en
outre
conserver
soit
un
rapport
de
chaque
incident,
soit
les
détails
de
l’enquête
du
superviseur
concernant
chaque
incident.
Bien
que
certains
de
ces
éléments
puissent
varier
selon
le
service
d’incendie,
le
SGI
applique
une
structure
du
«
premier
sur
les
lieux
»
qui
dicte
que
le
premier
intervenant
à
arriver
sur
place
devient
le
commandant
du
lieu
de
l’incident
jusqu’à
ce
que
se
produise
l’une
des
trois
choses
suivantes
:
a)
la
situation
est
réglée,
b)
un
intervenant
plus
qualifié
arrive
et
prend
le
commandement
ou
c)
le
commandant
du
lieu
de
l’incident
nomme
quelqu’un
pour
le
replacer.
54
La
personne
qui
découvre
une
urgence
sur
le
chantier
de
construction
peut
être
au
courant
de
certains
détails
utiles
au
commandant
du
lieu
de
l’incident.
Dès
la
mise
au
point
du
plan
de
sécurité
incendie
du
chantier,
on
doit
prévoir
la
procédure
d’interaction
avec
le
commandant
du
lieu
de
l’incident
pour
s’assurer
que
ces
renseignements
lui
sont
transmis.
55
10
56
Il
faut
former
un
comité
mixte
de
sécurité
incendie
qui
préparera,
validera
et
fera
appliquer
tout
au
long
du
projet
le
plan
et
la
procédure
d’urgence
pour
l’immeuble
et
pour
les
zones
de
construction.
Les
responsabilités
des
différents
membres
du
comité
doivent
être
clairement
définies.
57
Bibliographie
11
Une
bonne
partie
des
renseignements
contenus
dans
le
présent
manuel
ont
été
adaptés
des
manuels
de
conception
technique
de
l’American
Wood
Council
intitulés
Basic
Fire
Precautions
During
Construction
of
Large
Buildings
et
Hot
Work
During
Construction
of
Large
Buildings.
Fire
Safety
on
Construction
Sites
(DVD,
2011),
Fire
Protection
Association
of
the
United
Kingdom.
Construction Fire Safety Plan Bulletin (2013), Ville de Surrey, Colombie-‐Britannique.
Fire
Protection
:
Implement
a
Hot
Work
Permit
Program
(11
septembre
2013),
OHS
Insider
([Link]).
e
Drysdale,
D.,
An
Introduction
to
Fire
Dynamics
(2000),
2
édition,
John
Wiley
&
Sons,
Toronto.
Get
to
Know
Your
Personal
Safety
Equipment
(janvier-‐février
2001),
magazine
Worksafe,
WorkSafe
BC.
58
Annexe
A
Liste
des
connaissances,
des
compétences
et
des
aptitudes
nécessaires
en
cas
d’incendie
sur
un
chantier
de
construction
Pour
agir
avec
assurance
si
un
incendie
se
déclare
sur
un
chantier
de
construction,
tous
doivent
avoir
ou
acquérir
les
connaissances
et
les
compétences
nécessaires
pour
accomplir
les
fonctions
décrites
ci-‐dessous.
59
Annexe
B
Liste
des
connaissances,
des
compétences
et
des
aptitudes
nécessaires
pour
les
opérations
de
travail
à
chaud
Pour
effectuer
des
opérations
de
travail
à
chaud
avec
assurance
sur
un
chantier
de
construction,
tous
doivent
avoir
ou
acquérir
les
connaissances
et
les
compétences
nécessaires
pour
accomplir
les
fonctions
décrites
ci-‐dessous.
60
99,
rue
Bank,
bureau
400
Ottawa
(Ontario)
K1P
6B9
Canada
Téléphone
:
613-‐747-‐5544
Télécopieur
:
613-‐747-‐6264
[Link]