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Chapitre 1 : SYSTEME D’INFORMATION

INTRODUCTION
Les phénomènes économiques contemporains sont caractérisés par une complexité croissante
et des interactions diverses.
L’approche du système permet de définir et de caractériser ces phénomènes quelle que soit leur
nature et leur degré de complexité. Appliquée à l’entreprise, cette approche permet de mettre
en évidence l’importance de la notion de flux interne et externe. Pour cette entreprise,
l’information est simultanément un instrument de connaissance et un moyen permettant de
réduire l’incertitude et la complexité de son environnement.
L’information constitue la matière première de toute décision. La qualité de cette décision, en
particulier celle relative à la politique et à la stratégie générale d’une organisation, dépend
fortement de la performance de son système d’information et de communication aussi bien en
interne qu’en externe avec les acteurs de son environnement.
I-CONCEPT DE SYSTEME
1- Définition
et/ou
Un système est un ensemble d’éléments matériels et immatériels en interaction dynamique
transformant certains au moyen d’un mécanisme ou processus pour obtenir des résultats. Les
éléments à transformer sont les entrées et les résultats sont les sorties.
Autres approches définitionnelles tout ce qui existe est un système

Un système est un phénomène identifiable pratiquant la régulation, composé de sous-systèmes


reliés entre eux permettant l’action, la prise de décision et la mémorisation des informations.
Par système, on entend un ensemble ordonné et structuré, envisagé matériels et comme un tout
logique.
Un système consiste en un dispositif ou ensemble d’éléments ayant une fonction déterminée.
Un système est un ensemble d'éléments interagissant entre eux selon un certain nombre de
principes ou de règles.
Un système peut être constitué d’un ensemble cohérent de notions (de concepts, d’idées).
Un système peut s’apparenter à un ensemble de méthodes ou de procédés pour produire un
résultat.
Un système peut s’établir comme ensemble formé de composants matériels.
Un système peut être considéré comme un assemblage d’éléments régi par des lois. Système
expert (logiciel utilisant une somme de connaissances propres à un domaine pour prendre des
décisions ou résoudre des problèmes en simulant la démarche d’un humain).
Schéma d’un système Environnement externe
Environnement interne

ENTREES SYSTEME SORTIES, RESULTATS


(Intrants) (Extrants, effets, impacts)

Rebuts, rejets ou déchets

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Dr K. Appoh 07930589
Un système est déterminé par le choix des interactions qui le caractérisent et par sa frontière.

Notion de sous-système

Un sous-système ou module est un système participant à un système de rang supérieur.


Un système peut se montrer ouvert ou fermé dans tel ou tel domaine selon qu'il interagit
directement ou non avec son environnement extérieur.
Les déchets du système dans un contexte de développement humain durable, sont suivis et
contrôlés pour être transformés de sorte à éviter qu’ils nuisent à d’autres systèmes.
Certains systèmes ont des frontières mouvantes : système de corruption ou de fraude.
NB :
Il n’existe pas de système véritablement isolé. Les systèmes liés directement ou indirectement.
Ils s’influencent directement ou indirectement, positivement comme négativement.
On n’a pas que des systèmes de création de richesses, de bien-être. Il existe également des
systèmes de destruction et de nuisance (guerre, VIH/Sida, tsunami).
En tant qu’être humain, l’on devrait ne chercher qu’à bâtir des systèmes de préservation de la
vie, de développement et de bien-être des populations aussi durablement que possible.
Ne devra-t-on pas travailler à créer une harmonie d’existence de systèmes de bien être de sorte
à préserver aussi durable que possible la vie humaine (avec des concurrences saines).
Relevons que les entrées telles que spécifiées peuvent provenir de l’extérieur comme de
l’intérieur du système. Les résultats peuvent être distribués (être reçus ou utilisés) à l’extérieur
comme à l’intérieur.
Exemples de système : Être humain, machine, entreprise, famille, Etat, système expert,…

2- Caractéristiques d’un système


D’après LEMOIGNE et BOULDING, on note par approche de complexité croissante (ou
approche progressive de complexité) les caractéristiques d’un système. Autrement dit, ces
caractéristiques décrivent la classification des systèmes selon une approche de complexité
croissante et de perfection.
a) Le système existe et est identifiable :
Il est différenciable de ce qui l’entoure. Il est borné par une frontière qui le sépare de son
environnement extérieur.
Cette borne est franche et étanche pour certains objets. En revanche, pour d’autres objets et
individus d’autres de par les caractéristique et caractère, cette borne relève d’une frontière
quasiment difficile voire impossible à cerner.
Nb : Tous les individus dont on a conscience de l’existence, partage une propriété minimale et
commune notamment le nom, l’appellations ou la désignation.
b) Le système agit en fonction d’un but :
L’environnement fournit au système des entrées qui lui permettent d’opérer. Le système génère
à son tour des résultats i.e. des sorties vers son environnement extérieur et même intérieur. On
dira qu’il est a même d’action et de réaction.
c) Il a un comportement régulé (ou se régule) :
A travers ses activités régulées, il adapte son action en fonction des changements internes ou/et
externes.

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Dr K. Appoh 07930589
d) Le système s’informe sur son propre comportement :
Avec la régulation, il génère des informations rendant compte des changements continus de
son état. Il y a circulation d’information, c’est-à-dire une communication interne et externe.
La vicissitude est variable d’un système à un autre.
e) Le système décide de son comportement :
Les informations que le système génère lui permettent d’élaborer ses propres décisions.
f) Un système mémorise les informations :
Pour élaborer ses décisions, le système considère les informations sur son état actuel et aussi
les informations passées. Ces décisions peuvent être également fonction du futur.
NB : D’autres caractéristiques ou niveaux de caractérisation de système, ou simplement de
niveaux du système existent pour mieux cerner leur description. Dans l’ordre, le système a les
trois autres caractéristiques suivantes :
-Il organise et coordonne (et contrôle, dirige, ordonne, oriente).
-Il imagine et surtout organise ; il a des perspectives. Il innove.
-Il s’auto finalise ; il tend vers une indépendance, une autonomie. C’est l’émergence des
consciences. On note une manifestation du sommet de l’intelligentsia pouvant bâtir des
systèmes experts.

Système expert : logiciel utilisant une somme de connaissances propres à un domaine pour
prendre des décisions ou résoudre des problèmes en simulant la démarche d’un humain.

L’ensemble de ces caractéristiques (pour la plupart) est applicable à l’entreprise. L’entreprise


est donc bien un système.
3°) Composition (minimale) d’un système
Un système peut être décomposé intrinsèquement en trois sous systèmes en vue de sa bonne
gestion à savoir : un système opérant (SO), un système de décision (ou de pilotage) (SD) et
d’un sous-système de mémorisation des informations ou système d’information(SI).
Environnement externe

Environnement
SYSTEME DE DECISION (SD)
interne
Information
Information
décision à
mémorisée
mémoriser
Information-
SYSTEME D’INFORMATION (SI) Représentation
Information-décision
Information Information
Représentation mémorisée
à mémoriser

Entrées SYSTEME OPERANT (SO) Sorties

Composition (minimale) d’un système


Le SO est le cadre de l’activité qui transforme les flux entrants en flux sortants.

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Le SD est le siège de l’activité décisionnelle de l’organisme ou de l’organisation.
(Gérer comprend planifier, organiser, diriger et contrôler.)

II/ INFORMATION DANS L’ENTREPRISE


L’information constitue le fondement de tout système de gestion ou de tout processus de
décision. De ce fait elle devient une donnée stratégique que l’entreprise doit organiser et gérer.
La pertinence des informations surtout des décisions y comprise la qualité vont alors dépendre
de la capacité de l’entreprise à se construire des systèmes d’information et de communication
appropriés (performance, efficacité et efficience). Ceci est corroboré par cette ère de
l’information du fait des avancées spectaculaires et/ou des progrès remarquables des TIC
amplifiées par Internet.
1) Entreprise
L’entreprise, bien que respectant la définition d’un système, a une définition propre
(spécifique) qui la distingue des autres systèmes.
L’entreprise peut être définie aujourd’hui comme une organisation socio-économique intégrée
dans un environnement, comprenant des moyens humains, financiers, physiques et
informationnels en vue de produire des biens et/ou des services et de repartir des richesses.
Elle est organisée par un centre de décision des dirigeants disposant d’une certaine autonomie
et orientant les activités de manière à dégager un excédant. Ce centre définit les projets, les
programmes et les politiques de l’organisation. Par l’approche systémique de l’entreprise, nous
rappelons sa composition en trois sous-systèmes :
-Le système de décision ou de pilotage ;
-Le système d’information ;
-Le système opérant.
[Un processus décisionnel comprend les étapes : définir le problème, rassembler les faits et
données, les évaluer et les interpréter, établir plusieurs solutions, décider (choisir une
solution).

Autre processus décisionnel : A tous les niveaux, l’entreprise doit opérer des choix. Ces
derniers peuvent être ramenés à des processus de résolution de problèmes comprenant
plusieurs étapes : définition du problème, évocation et évaluation solutions possibles au
problème, choix d’une solution, planification des actions nécessaires à la mise en œuvre]

2) Rôles des sous systèmes


a) Système de décision

Ce système finalise l’entreprise en lui assignant des objectifs liés à la définition d’une politique
ou d’une philosophie. Les acteurs de ce système sont les dépositaires de la philosophie, de la
vision, de la stratégie, de la politique Il analyse l’environnement et définit le fonctionnement
interne de l’entreprise, il contrôle l’exécution des tâches du système opératoire et assure la
régulation du système de l’entreprise en concevant des scénarios de solutions.
En somme, il organise, dirige, conseille, oriente, planifie, anticipe, coordonne, encadre, cadre,
définit la vision, pose les jalons, définit l’avenir et le devenir (perspectives et prospectives).
Objectif : principe directeur qui incite ou invite un individu ou un groupe d’individu à
s’engager dans une voie déterminée.

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Dr K. Appoh 07930589
Perspective : manière de représenter les objets sur un plan, de telle sorte qu’ils paraissent
garder leurs distances respectives ; aspect des objets vus de loin ou considérés comme formant
un tout. Autrement c’est une attente d’évènements possibles ou probables dans l’avenir.
Prospective : étude des possibilités d’évolution de la société actuelle.
b) Système opérant
Il assure le fonctionnement de l’entreprise en réalisant la production physique des biens et des
services internes et externes.
c) Système d’information
Il alimente l’entreprise en informations d’origine interne ou environnementale, les mémorise,
les traite et les communique aux deux autres sous- systèmes.
3) Information
a) Définition du concept d’information
L’information est tout ce qui forme de manière significative une représentation imagée de la
réalité. L’information est un support de connaissance, c’est même la connaissance.
L’information est tout le signifiant qu’on attache et que l’on peut déduire d’un ensemble de
données.
La donnée est la représentation sou une forme conventionnelle de l’information convenant à
son traitement par l’homme ou par des machines.
La donnée est l’enregistrement dans un code convenu d’une observation, d’un objet, d’un
phénomène, d’une image, d’un son, d’un texte.

Information : renseignement (indication, communiqué, avis, annonce) ; enquête (étude,


recherche); actualités (nouvelle, journal télévisé, journal parlé, flash, internet, phone, mobile
fax …)
Information : action d’informer, de s’informer, donner des informations
quelques synonymes directs ou indirects d’informer/s’informer : avertir, annoncer, apprécier,
gouter, apprendre, appréhender, palper, considérer, consulter, contempler, connaître,
comprendre, compulser, examiner, estimer, entendre, embrasser, envisager, étudier, s’étudier,
faire savoir, feuilleter, faire part de, instruire, inspecter, juger, voir, mettre au courant,
prévenir, questionner, regarder, se regarder, sentir, rechercher, chercher, se comprendre, se
renseigner, renseigner, se toucher, frapper, toucher, s’entendre, découvrir s’apprécier …)

Pour l’homme de la rue, l’information est tout le bruit du monde » Barjavel.

L’information est tout ce qui nous permet de prendre conscience de l’existence d’une chose
(système, évènement, phénomène, objet, fait).

[ Information : renseignement (indication, communiqué, avis, annonce) ; enquête (étude,


recherche); actualités (nouvelle, journal télévisé, journal parlé, flash, presse, internet, phone,
mobile fax) ; congrès (conférence, atelier, séminaire, communication) ; signal (échange,
émission-réception, flux, stimuli).
Information : action d’informer, action de s’informer.

Connaissance :savoir, expérience, acquis, science, culture, notion, bagage, compétence;


discernement, entendement, intelligence, intuition, perception, lucidité.

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Sagesse : Connaissance du vrai et du bien, fondée sur la raison et sur l'expérience. ;
discernement parfait ; uste connaissance des choses
L’information est tout le signifiant que l’on attache et que l’on peut déduire d’un ensemble de
données. ]

Donnée, une instruction représentée sous une forme conventionnelle, convenant à une
communication, une interprétation ou un traitement de l’information soit par l’homme soit par
des moyens informatiques.
Exemple : le ciel est bleu, il pleut ; il a un chiffre d’affaire de 20 000 dollars ; il s’annonce.

b) Formes d’information
Les formes d’informations manipulées par le système d’information sont aussi variées que
diverses, l’information peut être structurée/organisée ou non, ayant pour origine des moyens
d’expressions humains ou non. Généralement, on distingue les formes d’informations
suivantes :
-L’information écrite (la lettre manuscrite, une facture client, une publication…)
-L’information picturale (schéma d’un bâtiment, photographie, dessin d’un prototype
d’une nouvelle voiture…).
-L’information orale ou sonore (la musique, discours, le bruit du tam-tam, un écho…)
Il existe d’autres formes d’informations telles que : l’information tactile (le braille),
l’information olfactive (l’odeur dans un atelier de production, odeur d’un parfun),…
Toutes ces informations peuvent être obtenues en utilisant les moyens d’expression naturels de
l’être humain ou un résultat d’extraction ou de manipulation plus ou moins automatique (ou
technique) à partir d’une information naturelle. On dit que l’information est structurée ou
formalisée.
NB : L’information structurée est indispensable à l’entreprise car elle est plus concise, plus
rapidement communicable, souvent même plus fiable et peut être traité algorithmiquement afin
de générer d’autres informations. (Décider avec plus d’objectivité).
L’information structurée est soumise (ou régie par) à des règles plus rigoureuses ou
scrupuleuses.
c) Caractéristiques de l’information
L’information a des caractéristiques relatives à son contenu sémantique, à son coût et à sa
qualité.
c-1) Caractéristiques relatives au contenu sémantique de l’information
Pour MAC KAY, une information est plus ou moins sélective, synthétique et précise. De plus
elle est positionnée dans le temps.
a) Degré de sélectivité
C’est la quantité de connaissances nouvelles qu’elle apporte.
Exemple : Le fait de connaître l’âge d’un salarie en plus de sa date de naissance est peu
sélective, le fait de connaître le montant des ventes d’un concurrent en plus des quantités qu’il
a vendu est sélective.
b) Degré de synthèse
Le degré de synthèse d’une information est son caractère plus ou moins agrégé.

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Exemple : Le chiffre d’affaire produit par mois est moins synthétique que le chiffre d’affaire
commercial annuel.
c) Degré de précision
Le degré de précision d’une information est son degré d’exhaustivité.
Exemple : Un produit coûtant environ mille francs est moins précis que mille deux cents
cinquante.
d) Horizon temporel
C’est la référence d’une information au passé, au présent, au futur.
Exemple : On a vendu en mille neuf cents quatre-vingt quatorze, mille deux cents produits
PO32 avec les calculs d’estimations on vendra quinze milles produits en deux milles quinze.
c-2) Caractéristiques relatives à la qualité et coût de l’information
c-2-1) Coût de l’information
Le coût d’une information correspond à l’ensemble des sommes engagées par l’entreprise pour
sa recherche, son traitement, son stockage et même sa destruction.
Exemple :
- La mise en place d’une politique de veille technologique pour s’informer sur les produits que
peut lancer un concurrent.
- La mise en place d’une politique de recensement de la population, ou de modernisation de
l’état civil.
NB : Ces coûts semblent être injustifiés s’ils sont supérieurs à la valeur de l’information (intérêt
tiré).
c-2-2) Qualité de l’information
Une information a de la valeur si elle permet de réduire l’incertitude, de créer l’assurance,
d’améliorer la décision et d’éviter de commettre des erreurs.
Une décision est le résultat d’un processus qui comprend un choix conscient entre plusieurs
solutions. Cette valeur est appréciée sur la base de trois critères de qualité : la pertinence, la
fiabilité, la disponibilité.
c-2-2-1) pertinence
Une information est pertinente si elle fournit des éléments de réponse aux questions que se
pose l’entreprise, elle réduit l’incertitude. (Portée, utilité, intérêt).
Exemple : Nos produits se sont mal vendus parce que les grandes surfaces leur accordaient une
faible place. Dire à une entreprise que vous disposez de la matière première qu’elle recherche.
c-2-2-2) fiabilité
Une information est fiable si elle est exacte, précise, complète et à jour. C’est aussi son dégré
de vérité et de justesse. Elle réduit aussi l’incertitude et permet d’éviter les erreurs.
Exemple : Un sondage auprès des clients a montré que la maniabilité du conditionnement de
nos produits est appréciée alors que nous voulions la revoir.
c-2-2-2) disponibilité
Une information est disponible si elle parvient au bon moment, au bon endroit, aux personnes
indiquées et sous une forme directement exploitable. Elle réduit l’incertitude, permet d’éviter
les erreurs et permet de prendre les décisions appropriées.

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Exemple : Pour un recrutement de 10, 1000 personnes dans une entreprise, on a besoin des
statistiques (de données statistiques).

d) Rôle de l’information dans l’entreprise


Une entreprise bien qu’étant un système peut se distinguer des autres systèmes à travers une
définition plus spécifique. On entend par entreprise, une entité socio économique et juridique
regrouppant des moyens humains, financiers et matériel en vue de la création de biens et de
services.
La structure d’une entreprise est la résultante d’un grand nombre de facteurs dont la nature et
le volume des activités, la personnalité des membres, la stratégie retenue, les usages, ainsi que
l’environnement juridique et institutionnel.
Trois rôles principaux sont assignés à l’information véhiculée et utilisée au sein d’une
entreprise : Outil de communication interne, outil de communication externe, facteur de
cohésion.
d-1) Information outil de communication externe
L’entreprise utilise l’information pour communiquer avec son environnement. L’information
devient donc un outil de communication externe répondant aux obligations légales et aux
nécessités de gestion.
d-1-1) Répondre aux obligations légales
Les législations fiscale, commerciale, sociale, etc. imposent à l’entreprise la production et la
diffusion d’information à destination de certaines composantes environnementales (Etat). Ces
informations sont véhiculées par des documents établis périodiquement.
Exemple : Déclaration des salaires, des TVA, des comptes de résultat.
Vis-à-vis de des partenaires de travail ou face à la concurrence, des principes règlementaires
sont observables par l’entreprise. (Convention ou protocole de travail ou règlement pour une
concurrence saine et loyale).
d-1-2) Répondre aux nécessités de gestion
Pour atteindre ses objectifs (sur le court, moyen et long terme), l’entreprise doit rester en
permanence à l’écoute des sollicitations de son environnement et doit apprécier l’importance
des risques et opportunités qu’il génère. Pour se faire, l’entreprise recueille et diffuse de
l’information.
Ces informations peuvent prendre être collectées ou diffusées ou même traitées selon les
moyens ou techniques suivants :

- projets d’entreprise - cours mondiaux


- convention - initiatives
- campagne - atelier
- rapport d’activité - séminaire
- maquettes - symposium
- plaquettes - étude de marché
- rapports d’activités - sondage
- publicités - internet
- promotions - appel d’offre
- catalogue de services, produits et - (formulaire)
tarifs - rencontre
- coûts mondiaux - téléthon

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Dr K. Appoh 07930589
- exposition
- gala
- salon
- colloque
- sommet
- boîte à suggestion
- conférence
- tableau d’affichage
- accord
- assise
- journées
- panel
- kermesse
- causerie/débat

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L’environnement évoluant en permanence, l’entreprise doit apprécier l’importance des
opportunités qu’elle peut procurer et les menaces qu’il peut faire peser sur son activité.
Pour cela l’entreprise surveille son environnement (collaborateurs, concurrents, clients, Etat,
etc.) et recueille de l’information grâce à divers moyens (enquêtes, étude de marché, journaux
officiels, manifestation, gala, séminaires, atelier, colloque, sondage, Internet …).

d-2) Information outil de communication interne


L’information permet la communication entre les composantes internes de l’entreprise. En tant
qu’outil de communication interne, elle revêt un carectère répondant aux obligations légales et
aux nécessités de gestion.
d-2-1) Répondre aux obligations légales
Le droit de travail à travers la convention collective, impose à l’employeur d’informer le salarié
surtout en cas de licenciement. Les institutions représentant les salariés (syndicats, délégué du
personnel, collectif, mutuelle, prud’homme ou comité des sages, ……) recueillent et
répercutent l’information fournie par le chef d’entreprise.
Exemple : Règlement intérieur, procédure de licenciement, critère de promotion, règles
relatives aux droits et devoirs, régissant les individus d’une entreprise etc.
d-2-2) Répondre aux besoins de nécessités de gestion
L’information étant la base de toute décision, permet d’évaluer l’importance du problème
à résoudre, de réduire le risque d’erreur et de choisir entre différentes solutions possibles. Une
fois les décisions prises, le système de décision transmet les informations sous forme de
directives, d’instructions, d’ordres, de consignes etc.… au système opérant ou aux différents
acteurs. L’information va aussi permettre de faire la revue du système (force et faiblesses à
mettre en évidence).
Pour l’exécution de ses activités productives, le système d’opération utilise des informations
directement opérationnelles. L’information permet donc d’assurer la coordination fonctionnelle
des différentes composantes internes de l’entreprise. Elle contribue aussi à la cohésion sociale.
En somme l’information permet de définir les objectifs et les activités pour les atteindre.
Exemple : la décision prise, d’installer de nouvelles machines, se traduit par une série de
directives qualitatives et quantitatives à destination des différentes usines et ateliers de
production.
d-3) Information facteur de cohésion sociale
L’entreprise est une organisation humaine construite dans un but précis. Pour que cette réunion
d’individus soit performante et durable l’entreprise doit pouvoir satisfaire aux besoins de ses
membres (contribution/rétributions …) et moteur pour l’intégration de tous les membres.
D’autres besoins surtout psychosociologiques doivent être pris en compte à savoir se sentir
estimé, utile selon son travail, appartenir à un groupe, se sentir concerner à tout point de vue
par l’objectif visé de l’entreprise (synergie). Il s’agit de se sentir intégré.
La satisfaction de ces besoins passe par la diffusion d’informations sur le rôle de chacun, sa
contribution à la réalisation de l’objectif commun, les valeurs fondamentales (éthique
déontologie, moral, morale ou casuistique) de l’entreprise. Tout ceci est consigné dans un
document appelé projet d’entreprise. L’information correctement gérée et véhiculée permet à
tous d’être au même niveau d’information.

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Dr K. Appoh 07930589
Cette circulation de l’information contribue indéniablement à l’intégration des individus, à leur
motivation et donc au renforcement de la cohésion sociale. Il s’agit également de
l’épanouissement et de l’accomplissement de l’homme en termes d’intégration sociale (ou
socialisation).
La participation active de chacun au projet commun doit être de mise. (Harmonie de
coexistence, vivre ensemble).

Facteur de cohésion sociale, savoir faire le management de l’information, afin de permettre à


tout le monde d’être intéressé et participer à l’atteinte de l’objectif commun. Approche
participative. (Il n’est pas question de tout cacher ni de tout dire les choses avec mesure, avec
retenue). (Tirer vers le haut et non vers le bas avec des critiques constructives du fait de la
participation active motivée, soutenue et à volonté). Prise en compte des préoccupations des
participants/individus et tenir compte de l’environnement social et psychologique de ces
derniers.
Il faut savoir dire les choses. Ce n’est pas tout qu’on dit ou qu’on cache.
Selon Peter Drucker : L’organisation est une entreprise humaine. Elle a pour vocation
d’accroître les forces et de gommer les faiblesses.
Conduire votre entreprise vers un avenir incertain mais florissant.
( Moral : état d’esprit ou psychologique ; La casuistique partie de la théologie (étude de Dieu, de la
réligion) qui s’occupe des cas de conscience.)
III-SYSTEME D’INFORMATION DANS L’ENTREPRISE
Un système d’infomation existe en tout système. Il est diversement appréciable selon la
complexité de ce système. Il est sans cesse transformé au sein des entreprises systèmes.
Valoriser les infomations constitue la pierre angulaire du système d’information en vue d’un
gain de performance des entreprises. Pour ces dernières, cette valorisation passe nécessairement
par leur modernisation intégratrice de technologies nouvelles relatives à leurs activitées.
1) Définition
Le système d’information (SI) est l’ensemble de toutes les informations circulant dans
l’entreprise et les moyens mis en œuvre pour les gérer.
2) Composantes du système d’information
Ces composantes sont basiquement de deux ordres à savoir informations et moyens.
2-1) information
Toutes les informations quelque soit leur forme font partie du SI (pour vue qu’elles soient
présentes ou perceptibles dans l’entreprise). Cependant dans le domaine de la gestion surtout
moderne, seules les informations formalisées (d’origine naturelle ou technique) sont
véritablement opérationnelles et méritent donc d’être privilégiées.
2-2) Moyens
On distingue les moyens humains, les moyens matériels et les méthodes.
a) moyens humains
Ils sont constitués de l’ensemble des personnes qui reçoivent manipulent et émettent de
l’information.
Exemple : Toute personne d’une entreprise (décideurs, opérateurs, employé)
b) moyens matériels

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Ils sont composés de l’ensemble des machines de degré de technicité plus ou moins poussé
permettant de recevoir, de manipuler ou d’émettre des informations.
Exemple : machine à écrire, à calculer, photocopieuse, ordinateur, moyens de
télécommunications, moyens de transports véhicules, bâtiments …
Les moyens matériels s’entendent avec leur support. (Ils s’accompagnent de leurs supports).
Exemple : support papier, microfiche, support magnétique, support optique
c) méthodes
Les méthodes sont l’ensemble des outils de travail et des règles permettant de résoudre les
problèmes de gestion. On peut citer notamment :
- les modèles (abstraction d’un élément du monde réel). Ils peuvent être
mathématiques (les éléments parfaits de modélisation), recherches opérationnelles,
comptables, économiques, politique, sociologique…
− les algorithmes, les programmes informatiques, les logiciels informatiques
− les heuristiques (ou euristique : méthodes appliquées dans les jeux de hasard ou art
de faire des recherches, technique de la découverte notamment dans le domaine
des connaissances)
− les plans, les normes, standards, protocoles.
− les fiches d’instructions, les modes opératoires
− les procédures administratives, les règlements intérieurs,
− style ou feeling etc.
3) FINALITES DU SI
Peaucelle donne trois finalités principales au SI que sont : aide à la prise de décision, contrôle
de l’évolution des entreprises, coordination des activités des composantes de l’entreprise.
3-1) Aider à la prise de décision
Il met à la disposition des décideurs ou dirigeants les informations nécessaires à la prise de
décision, permet d’étudier les conséquences prévisibles de ces décisions et d’automatiser
certaines d’entre elles. Pour atteindre cet objectif, le SI apporte des informations portant sur le
futur.
Exemple :
Les prévisions de ventes et de chiffres d’affaires pour les quatre mois à venir, permettent
d’apprécier les résultats attendus des décisions commerciales prises.
3-2) Contrôler l’évolution de l’entreprise
Il permet de détecter les disfonctionnements internes et les situations anormales.
Pour atteindre cet objectif, le SI joue le rôle de mémoire collective en gardant une trace des
informations qui portent surtout sur le passé.

Exemple :
Les documents produits par la comptabilité générale (le bilan, le compte de résultats) décrivent
la situation de l’entreprise par rapport à son activité passée.
3-3) Coordonner les activités des composantes de l’entreprise (et singulièrement celle
du système opérant pour la cohérence et une synergie d’actions).
Il s’agit de faire la revue des activités en les orientant de sorte à contribuer à l’attente des
objectifs.

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Pour atteindre cet objectif le SI fournit des informations portant sur le présent, des informations
moins synthétiques, plus précises.
4) FONCTIONS DU SI
On s’accorde pour attribuer quatre fonctions au SI qui sont recueillir, mémoriser, traiter et
exploiter et diffuser l’information.
4-1) Recueillir l’information (collecter, ratisser)
Le SI dispose de deux grandes sources d’alimentations en informations : les sources internes et
les sources externes. Face à ces sources d’information, le SI remplit des tâches d’écoute,
d’entretien, d’interview, d’observation, d’analyse, d’enquêtes, d’études et de saisie, revue
documentaire. Il peut aussi utiliser l’Internet, la presse écrite réputée (de grande notoriété). Il
existe bien d’autres formes de procédés de recherche de l’information.
4-2) Mémoriser l’information
Une fois saisie, l’information doit être stockée de manière durable, stable et uniforme.
4-3) Traiter et exploiter l’information
Une fois mémorisée, on peut appliquer à l’information une série d’opérations. Ces opérations
de traitements consistent à :
-Consulter les informations : les rechercher et les sélectionner…
-Organiser les informations : les traiter, les fusionner, les partitionner…
-Produire de nouvelles informations : informations calculées (calculs logiques,
arithmétique, statistiques), analyse croisée, courbes et graphiques…
4-4) Diffuser l’information
Cette diffusion consiste à mettre à la disposition de ceux qui en ont besoin et au moment où
ils en ont besoin et sous une forme directement exploitable, l’ensemble des informations qui
leur permettent d’assurer leurs activités.
Les supports de diffusions de l’information sont nombreux. Entre autres on a :
- le support oral (surtout en communication interne)
- le support papier (externe ou interne)
- le support magnétique ou électronique (informatique, télédétection et SIG)
- support réseau : télécommunication, informatique, audiovisuel)
Remarque : Cet ordre d’énumération des fonctions est non rigide car tout dépend de ce dont
on hérite.
IV) TYPOLOGIE DES SI (archétype, taxinomie ou taxonomie : science de la classification
des formes vivantes surtout)
La diversité des structures internes et des moyens d’entreprises fait la celle des systèmes
d’information.
1) Typologie basée sur le critère de degré de formalisation des moyens
Deux classes apparaissent : SI formel, SI informel.
a) SI formel
C’est l’ensemble des procédures codifiées, formalisées, des documents, des messages
rigoureusement spécifiés véhiculant de l’information (structurée) sous forme écrite pour
l’essentiel. Le SI formel est sous tendu par l’application de principes règlementaires. Il est le
support de l’organisation. (en phase avec la loi fondamentale, constitution).

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La présence de moyens structurés est avérée.
Exemple : SI comptable (plan comptable SYSCOA, écriture comptable, journaux, grands
livres).
b) SI informel
C’est l’ensemble des expressions improvisées sans règles précises, sans traces systématiques,
véhiculant des informations souvent sous forme orale.
Exemple : Rumeurs, conversations téléphoniques.
Remarque : Toutes les entreprises fonctionnent avec ces deux types de SI mais beaucoup
travailler avec un SI informel s’avère une tâche peu opérationnelle pour les entreprises. Cela
constitue un facteur peu incitatif à l’atteinte d’objectifs précis. (Frein au développement durable
humain).
Aussi note t-on qu’il n’est certes pas possible de tout organiser là où se trouvent des hommes,
mais il importe de founir un effort sans cesse d’organisation de sorte à pouvoir apporter valeurs
ajoutées.
2) Typologie basée sur le critère du nombre d’utilisateurs
a) SI individuel
C’est l’ensemble des moyens, procédures et informations permettant à une personne
d’accomplir son travail. On l’appelle encore SI utilisateur ou SI personnel.
Exemple : Un poste de travail avec du matériel de bureau utilisé par une seule personne.
Remarque : L’individu qui se sert du SI individuel est généralement appelé utilisateur. Pour
cette raison, on parle de SI utilisateur ou SI personnel.
b) SI collectif.
C’est l’ensemble des moyens, procédures et informations permettant à des personnes de
travailler à des tâches communes.
Exemple : L’ensemble des postes de travail gérant la comptabilité de l’entreprise.
Le système est coordonné et permet la communication entre plusieurs personnes utilisant,
traitant, diffusant des informations comptables (ventes, achats, factures, règlements etc.) par
des moyens divers (courrier, ordinateurs, réseau local) et selon des procédures préétablies
(contrôles, lettrage, journal etc.).
Remarque : Dans une entreprise, plusieurs SI collectifs peuvent cohabiter ou être reliés entre
eux (ou en réseau).
c) SI interentreprises.
C’est l’ensemble des moyens, procédures et informations partagés par des individus
appartenant à des entreprises différentes.
Exemple : Internet, radio télédiffusion (audiovisuel), téléphone
3) Typologie basée sur le critère de niveau de décision.
Selon le niveau de décision, les caractéristiques des informations utilisées sont très différentes
et variées (éclectiques).
a) SI de planification stratégique.

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Ce type de SI est destiné au personnel de direction de l’entreprise. Les informations très
synthétiques, ont un faible niveau d’exhaustivité et un horizon temporel allant du court (un an)
au long terme (cinq ans). (Définition de plans stratégiques).
Exemple : Les E.I.S. (Exécutive Information System) ou (Système d’information pour les
cadres ou dirigeants) permettent d’interroger des banques de données, d’analyser des modèles
etc. et servent donc aux dirigeants pour la fixation des objectifs à atteindre et des ressources
nécessaires pour les atteindre.
Gérer (diriger, organiser et coordonner, planifier, contrôler, orienter ou encadrer, conseiller).
b) SI de planification tactique.
Il est destiné au personnel d’encadrement et de renforcement de capacités de l’entreprise. Ces
informations sont moyennement synthétiques, précises et ont un horizon temporel couvrant le
court et moyen terme (un à douze mois). (Définition de plan tactique plus de visibilité que le
plan stratégique). Le plan tactique dérive du plan stratégique.
Exemple : Les DSS (Décision Support System) ou (Système d’information pour le contrôle
tactique) sont des systèmes d’aide à la décision, utilisés par les cadres dans leur tache de
contrôle de la disponibilité et de l’utilisation des ressources par rapport aux objectifs fixés.
b) SI de contrôle opérationnel
Il est destiné au personnel exécutant de l’entreprise. Les informations sont très peu agrégées
avec un degré de précision élevé, un horizon temporel couvrant le court terme (un jour à un
mois).
Exemple : Les MIS (Management of Information System) aident le gestionnaire dans ses
activités de contrôle du respect des contraintes en ressources dans l’accomplissement des
tâches.
4) Typologie basée sur le critère de degré d’automatisation des taches.
Ce critère met en relief trois types de SI : manuel, mécanisé et informatisé (automatisé).
a) SI manuel
Toutes les opérations sont assurées par l’être humain sans avoir recours à des moyens
techniques (machines mécaniques, électroniques, électromécaniques).
Exemple : Le travail d’un artisan, établissement d’un devis, factures, écriture comptable sur
support papier sans assistance d’aucun moyen technique
b) SI semi automatisé ou mécanisé
Certaines opérations et non les moindres sur les informations sont réalisées par des machines
électromécaniques spécialisées, mécaniques. (Moyens techniques)
Exemple : Machine à écrire, machine à calculer, utilisation de véhicules, machines mécanisées.
c) SI automatisé.
Les opérations les plus significatives sur les informations sont assurées par des machines
électroniques programmables (automates ou ordinateurs) effectuant des traitements
automatiques. L’intervention humaine peut se limiter à une phase de préparation des machines
et/ou à leur lancement (mise sous tension).
Exemple : utilisation d’un logiciel de gestion de personnel (ressources humaines) :

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Dans une entreprise où la gestion comptable et la gestion de production sont réalisées grâce à
des logiciels spécifiques ou des programmes informatiques exploitant une ou plusieurs bases
de données présentes sur plusieurs ordinateurs.
Remarque :
Quand on parle de SI automatisé, il faut noter l’importance du rôle de la machine et la faible
place apparente laissée à l’être humain. Dans ce type de SI se côtoient généralement des
processus automatiques (calculs répétitifs, complexes, mémorisation de données, etc.) et semi
automatiques (saisie, consultation et mises à jour de données, etc.) et même manuels. On note
une imbrication des états (aspects) manuel, mécanisé et automatisé.
Nuances entre Système d’information et Système d’information informatisé.

Système d’information
Système d’information informatisé
Système informatique (de base)

V- TENDANCES D’EVOLUTION DU SYSTEME INFORMATIQUE DU POINT DE


VUE ARCHITECTURE
Sans pour autant ignorer l’importance du SI informel, les entreprises orientent plus
particulièrement leurs efforts vers l’amélioration de leur SI formel. Passant d’un système
manuel à un système mécanisé puis à un système quasi informatisé (automatisé), le SI fournit
aux utilisateurs isolés, regroupés par fonction ou polyvalent des informations (base de tout
processus de décision) et des moyens pour le contrôle opérationnel, le contrôle tactique, la
planification stratégique interne et la communication interentreprises.
L’ampleur de cette évolution est bien sûr à nuancer selon la taille de l’entreprise, son secteur
d’activité ou son ancienneté. Par ailleurs à l’intérieur de l’entreprise, peuvent cohabiter (ou être
imbriqués), selon les fonctions et par rapport aux priorités que se donne celle-ci, des systèmes
manuels, mécanisés et automatisés.
Malgré tout, les SI tendent à s’automatiser par le recours à des moyens informatiques,
bureautiques et téléinformatique. La diffusion de ces moyens est d’importance variable depuis
une diffusion restreinte (centralisée) jusqu’à une diffusion beaucoup plus large (répartie).
Ainsi les architectures informatiques des SI informatisés ont progressivement évolué au fil des
ans. On est à même de constater de nos jours, la fusion nette des trois réseaux classiques que
sont les télécommunications, l’audiovisuel (Cablô opérateur) et le réseau informatique en un :
le réseau multimédia. Internet en constitue le point de convergence de ces réseaux. Aussi joue
t-il une partition essentielle (rôle primordial) rendant tangible cette nouvelle réalité des TIC et
également amplifiant leurs progrès continus. Les satellites sont- t-ils épargnés par cette fusion?
Trois grandes époques marquent cette marche technologique relative à l’information et à la
communication : informatique à architecture centralisée/distribuée/répartie.
1) Informatique centralisée (Gros système)
La période 1940-1960 est approximativement l’espace de temps de cette architecture.
Elle se caractérise par un regroupement de moyens informatiques sur un site central ; les
données et informations y sont acheminées, stockées et traitées. L’outil informatique est aux
seules mains des informaticiens. Un halo de mystères entourait l’ordinateur et les
informaticiens. Les problèmes résolus étaient plus mathématiques.

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Concepts apparus : gros système, mainframe ; ENIAC (Electrical Numerator Integrator
(Analyser) and Computer) pesant 30 tonnes avec 18000 tubes à vides (remplacés aujourd’hui
par les transistors). Charles Babagge est une des figures emblématiques dans ce changement,
monument de l’informatique.
2) Informatique distribuée (Mini système)
La période 1960 vers1985 couvre l’espace de temps de cette architecture.
Postérieure dans son principe à l’informatique centralisée, l’informatique distribuée se
caractérise par une décentralisation des moyens informatiques avec l’usage des terminaux
passifs classiques pour la saisie et la consultation des informations. Les traitements
d’exploitations de données restent centralisés au site central auquel sont connectés les
terminaux (écran + clavier) des utilisateurs.
La résolution des problèmes s’étend à ceux de la gestion.
Concepts apparus : mini informatique ; mini système (Vax ; DP7)

3) Informatique repartie (Micro système)


1985 à aujourd’hui est l’espace de temps de cette architecture.
Elle étend le principe de décentralisation des ressources informatiques à l’ensemble des moyens
de traitement et de stockage de l’information. Grâce à la technologie VLSI (Very Large Scale
Integrator voire ULSI (ou Ultra LSI)), la micro-informatique permet aux utilisateurs de
disposer de moyens techniques autonomes.
La VLSI consiste à intégrer le maximum de composants pour en fabriquer un autre en le
miniaturisant.
Les progrès de l’informatique permettent aujourd’hui, de relier via un réseau les ordinateurs
individuels ou microordinateurs PC, à un ordinateur central dont le travail se limite à des
opérations complexes d’ordres généraux et spécifiques. Les domaines de résolution des
problèmes par ordinateur se diversifient.
L’heure est à la répartition des tâches entre plusieurs machines. C'est-à-dire l’accomplissement
des travaux par ordinateur est de plus en plus fragmenté sur moult machines pour un gain
croissant en rendement.
Concepts apparus : Micro-informatique, Personal Computer (PC), microordinateur ; Et par la
suite (en 1990) client / serveur, n -tiers ….
Le client est un ordinateur de capacités moindre qui peut bénéficier des services dont dispose
le serveur. Le serveur est ‘gonflé’ en vitesse de traitement et en capacité de stockage.
Aujourd’hui on parle n-tiers où il est possible de répartir une base de données sur plusieurs
serveurs pour plus de rendement. On a même une diversité d’applications pour répondre aux
préoccupations des entreprises.
La grande révolution, c’est qu’il est maintenant possible de faire transporter (circuler) par le
même canal la voix ou la parole, la vidéo et les données informatiques. D’où l’existence du
réseau multimédia, fusion des réseaux classiques (audio visuel ou câblot opérateur,
télécommunication et informatique).
Remarque : L’union de la répartition et de l’orienté objet (POO) en programmation constitue
le socle (rempart ou la cheville ouvrière) de la mise à disposition des systèmes informatisés
répartis. (Répartition d’un ensemble de logiciels sur un ensemble de matériels informatique
dans un contexte de totale hétérogénéité en vue d’un rendement constamment meilleur).

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Chapitre 2 : SYSTEME INFORMATIQUE

Nous décrivons le système informatique à travers sa définition et ses composantes et


fonctionnalités.

I-DEFINITION DE CONCEPTS : INFORMATIQUE, SYSTEME INFORMATIQUE


1-Informatique
C’est la science du traitement automatique et rationnel de l’information au moyen de
l’ordinateur.
Les sciences ayant contribué à son essor, son éclosion, son émergence ou son
développement sont : les sciences exactes (mathématique, physique, chimie tout récemment
avec la mise au point d’écran plasma, à cristaux liquide), l’électronique, la linguistique).
2-Système informatique et composantes principales
On entend par système informatique l’ensemble des ressources informatiques : logicielles et
matérielles.
Qu’il s’agisse de l’informatique ou du système informatique deux composantes essentielles se
dégagent : la partie matérielle et la partie logicielle.
II-PARTIE MATERIELLE, DESCRIPTION ET FONCTION, SCHEMA
1-Définition du matériel

Le matériel informatique (ordinateur), est un ensemble de dispositifs physiques utilisés pour


traiter automatiquement des informations.
Le Matériel est formé de l’ordinateur central et de ses périphériques
2-Description du matériel
Deux composantes principales sont l’unité centrale et les périphériques ou accessoires.
-Les organes vitaux de l’unité centrale sont le microprocesseur (chef d’orchestre du matériel),
la mémoire principale (centrale), les bus, l’unité des interfaces d’entrées sorties.
Autres éléments de l’unité centrale : Carte mère, carte son, carte vidéo, carte TV, carte réseau,
boîte d’alimentation, horloge.
-Trois types de périphériques(ou accessoires) : entrées, sorties, entrée/sorties
Le moniteur qui est une sortie, est en train de devenir inéluctablement un accessoire d’entrée
sortie.
3- Schéma simplifié de l’ordinateur

Lacentrale
Unité partie matérielle est représentée comme suit
Microprocesseur Mémoire centrale
Unité de commande BUS RAM mémoire de travail
(contrôle, UC)
ROM mémoire de on volatile
UAL

Interface E/S

Sorties : écran, imprimante Entrées : souris, clavier, scanner E/S : disque dur, disquette, Pen
etc. etc. drive, modem etc.
Système informatique : ordinateur 18
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4-Unité centrale
Elle comprend une multitude de composantes dont le Processeur qui est un circuit intégré
(CI), aussi appelé puce électronique. On l’apelle aussi CPU (central processor unit) dont le
volume est très réduit aujourd’hui. On l’appelle pour cela microprocesseur.
Le nombre de composants (transistors) élevé lui confère une multitude de fonctions
complexes pouvant l’améner à simuler l’homme. (Système neuronnal).
Il existe une très grande variété de puces en deux grandes catégories : puce analogique et puce
numérique.

C’est le cerceau de l’ordinateur. Il extrait des instructions de la mémoire et les exécute


Il a deux entités (unités) en son sein : une entité de calcul (UAL : Unité Arithmétique et
Logique) et l’autre Unité de gestion des commandes et du contrôle (UC) (voir schéma ci-
dessus).
5- Mémoire centrale ou Mémoire principale
Elle constituée de deux grandes parties : RAM et ROM.
La RAM est la mémoire de travail. Elle n’enregistre pas « durablement » mais permet
d’enregistrer. Elle est volatile ; c’est à dire sans enregistrement sur mémoire secondaire, les
informations risquent de disparaître après une mise hors tension inattendue de l’ordinateur.
3-4 autres composants
Bus (adresse, commande, données) ; les cartes (son, graphique, réseau…).
6- Périphériques
Ces périphériques constituent des interfaces entre l’homme et l’ordinateur.

On a trois types de périphériques(ou accessoires) : entrées, sorties, entrée/sorties :


-La souris et le clavier sont des périphériques d’entrées.
-L’imprimante est un périphérique de sortie.
-Le moniteur qui est une sortie, est de plus en plus un accessoire d’entrée/sortie.

Les mémoires secondaires, périphériques d’entrée sorties, enregistrent pour un stockage


durable.

-Quelques types de disques durs :


IDE : Integrated Device Electronics,
SCSI : Small Computer System Interface (Système d'interface pour micro-ordinateur).
S-ATA Serial Advanced Technology Attachment S-DATA
….

-Clé USB (Uinversal Serial Bus)


-Zip, cassette…

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III-PARTIE LOGICIELLE
Après avoir défini logiciel, une classification de l’ensemble des logiciels en deux grandes
categories s’impose.
1-Définition
Un logiciel est un programme informatique permettant d’accomplir une tâche spécifique.
Autrement dit :

Logiciel : ensemble de programmes informatiques remplissant une fonction déterminée,


permettant l’accomplissement d’une tâche donnée par machine (ordinateur).
Le logiciel est un ensemble structuré d’instructions décrivant un traitement d’informations à
faire réaliser par un matériel informatique.
Deux grandes composantes constituent cette partie logicielle : les logiciels système de base
(BIOS, systèmes d’exploitation) et les autres.
2) Logiciels systèmes de base
Ils sont de types : BIOS ( Basic Input Output System ou système d’entrées sorties de base) et
Systèmes d’exploitation (SE) (operating system (OS)).
Ce sont les logiciels fondamentaux constitués d’un ensemble de programmes qui gère les
différents aspects du traitement des informations et du fonctionnement d’un ordinateur.
Critères d’un bon système d’exploitation (ou qualités d’un SE).
Quelques critères d’un bon système d’exploitation sont mesurables et se situent en rapport au
degré d’état relatif à la fiabilité/stabilité, robustesse, la sécurité, l’homogénéité et la portabilité.
2) -Autres logiciels
Plusieurs classes de logiciels existent dont quelques unes sont :
-Langages de programmation (pascal, c, java, c++, c#, lisp, prolog, fortran, ada, cobol, vb,
…) ;
-Sysstème de gestion de base de données, SGBD (Oracle, Ms Access, DB2, Progress, MySql,
MS SqlServer….) ;
-Logiciels standards ;
-Progiciels (Sage Sarri, tableurs, texteurs ou traitement de texte, présentation,…) ;
-Applications,
-Jeux.

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IV)-Cohabitation des composantes matérielle et logicielle.

Jeux applications
Progiciels
Progiciels standard
SGBD
Langages de
Logiciel programmation
(software)

Système
d’exploitation ou
OS (operating system)
BIOS

Matériel Unité centrale et


(hardware) périphériques

Système informatique

4-Historique et figures emblématiques de l’informatique


Quelques points ayant marqué l’histoire et l’évolution des ordinateurs sont mis en exergue à
travers le tableau qui suit avec si possible les acteurs correspondants, figures emblématiques ou
monuments de l’informatique.
Tableau sur l’évolution des ordinateurs
Acteurs Description des actions
John Atanasoff Dès 1939, un prototype de machine électronique est fabriqué aux États-Unis par John Atanasoff
Clifford Berry et Clifford Berry à l'Iowa State College. Ce prototype, discrètement développé, est éclipsé par
Eckert et la présentation en 1945 de l'ENIAC (Electronic Numerical Integrator And Computer), machine
Mauchly programmable, numérique, basée sur le système décimal, et entièrement électronique, conçu par
Eckert et Mauchly. L'ENIAC contient 18 000 tubes à vide, pèse environ 30 t, et peut effectuer
plusieurs centaines de calculs par minute.
Hermann Dans les années 1880, le statisticien Hermann Hollerith conçut plusieurs machines à cartes
Hollerith, perforées, ce qui l'amena à fonder en 1896 la Tabulating Machine Corporation, devenue IBM.
Philippe Dreyfus 1962, proposition et acceptation du mot informatique dans l’académie française
John Kemeny et Dans les années 60, de nombreux langages de programmation font leur apparition, comme le
Thomas Kurz. BASIC, développé vers 1964 par John Kemeny et Thomas Kurz.
Noam Chomsky Noam Chomsky et Michael Rabin mettent au point la théorie des automates et des langages
et Michael Rabin formels.
Donald Knuth les mathématiques deviennent un outil central dans l’analyse rigoureuse des algorithmes,
notamment sous l’impulsion de Donald Knuth, et de son fameux traité The Art of Computer
Programming.
Ted Hoff et le premier microprocesseur en 1969 (inventé par Ted Hoff et Federico Faggin, ingénieurs chez
Federico Faggin Intel).
Bill Gates Cofondateur de Microsoft Corporation et directeur de la firme jusqu'en janvier 2000
Stephen Les années quatre-vingt sont marquées par le micro-ordinateur personnel, inventé par Stephen
Wozniak et Wozniak et Steven Jobs, fondateurs de la société Apple Computer. En 1987, l’US National
Steven Jobs Science Foundation démarre NSFnet, l’ancêtre d’Internet.
iMac (Apple Computer) L'arrivée sur le marché en 1998 des iMac de la firme Apple Computer
apparaît comme une révolution en matière de design des ordinateurs personnels.

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Suite du Tableau sur l’évolution des ordinateurs

Acteurs Description des actions


Charles Babbage 1833 Babbage conçoit la machine analytique (1792-1871), mathématicien et théoricien de
l’organisation industrielle britannique, dont les travaux sur la mécanisation du calcul sont à
l’origine de l’ordinateur.
Au XIXe siècle, le mathématicien et inventeur britannique Charles Babbage découvre les
principes de l'ordinateur numérique moderne, en faisant le rapprochement entre les machines à
calculer et les systèmes de commande automatique de Jacquard.
Supercalculateur Cray-1 Le superordinateur Cray-1 fut le premier ordinateur capable d'effectuer
100 millions d'opérations par seconde en virgule flottante. (100mghz).
Ce type de calculateur est utilisé en météorologie et pour des calculs à grande échelle.
Un ordinateur analogique est un dispositif électronique ou hydraulique conçu pour gérer des
données qui s'expriment au moyen de grandeurs physiques (par exemple, des intensités, des
tensions ou des pressions hydrauliques).calibrage
Un ordinateur numérique traite l'information sous forme codée : il convertit les données
décimales en données binaires grâce à une série de commutateurs appelés aussi bascules, qui
peuvent prendre seulement deux positions correspondant au 0 et au 1. Les opérations
arithmétiques élémentaires s'effectuent au moyen de circuits logiques. La vitesse d'un ordinateur
numérique se mesure en mégahertz (MHz), c'est-à-dire en millions de cycles par seconde. Un
ordinateur dont la vitesse est de 10 MHz est donc capable d'exécuter au moins 10 millions
d'opérations par seconde.
Wilhelm Les tous premiers calculateurs, ancêtres de l'ordinateur numérique, sont imaginés et réalisés au
Schickard, XVIIe siècle, en particulier par Wilhelm Schickard, Blaise Pascal et Leibniz.
Blaise Pascal

Loi de Moore :
Chaque 18 mois (voire 2 ans) pour les mêmes coûts, les performances des ordinateurs doublent.
Cela signifie qu’étant donné X francs pour le coût d’un ordinateur, 18 mois après, avec le même coût, il
est fort probable d’acheter une autre machine de performance double (vitesse et fréquence processeur).
Une des raisons est l’amortissement de l’effort de conception. On note aussi que le rajout d’un bit double
le nombre d’informations stockables.

Cette loi est mise à rude épreuve avec l’avènement prochain de l’informatique quantique.

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