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Cours Theories de La Decision: Master 1 de Recherche - Management, Décision Et Stratégie - Iscae - Esct - Univ - Uma

Le document traite des théories de la décision, en se concentrant sur la théorie classique de l'organisation, les limites des modèles de rationalité, et la prise de décision collective, notamment à travers le paradoxe d'Arrow. Il aborde également la théorie des jeux et le modèle politique de Lindblom, soulignant que les décisions sont souvent le résultat d'un processus itératif et d'ajustements en réponse à des contraintes complexes. Enfin, il met en avant l'importance des interactions humaines et des biais cognitifs dans la prise de décision stratégique.

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Le document traite des théories de la décision, en se concentrant sur la théorie classique de l'organisation, les limites des modèles de rationalité, et la prise de décision collective, notamment à travers le paradoxe d'Arrow. Il aborde également la théorie des jeux et le modèle politique de Lindblom, soulignant que les décisions sont souvent le résultat d'un processus itératif et d'ajustements en réponse à des contraintes complexes. Enfin, il met en avant l'importance des interactions humaines et des biais cognitifs dans la prise de décision stratégique.

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COURS THEORIES DE LA

DECISION V1.0
MASTER 1 DE RECHERCHE_MANAGEMENT, DÉCISION ET STRATÉGIE_
ISCAE_ESCT_UNIV.UMA
LA THÉORIE CLASSIQUE DE L’ORGANISATION
• Les travaux de Taylor et s'est particulièrement intéressée aux activités physiques de base, au temps
et aux méthodes utilisées et impliquées dans la production.
• Les travaux de Gulick et Urwick, Weber ou Fayol dans le développement de la science
administrative et l'étude de la bureaucratie.
• F.W. Taylor: The principles of scientific management, 1911 (1 ère publication), N.Y. Harper & Row Publ.; 1947, tradu. franç Principes d'organisation scientifique
des usines, Paris, Dunod, 1965
• L.H Gulick. & L. Urwick (eds), Papers on the Science of Adminstration, New York, 1937.
• H Fayol., Administration industrielle et générale, Paris, Dunod, 1976

• Les travaux des travaux sur la prise de décision stratégique selon lui la prise de décision
stratégique est un processus complexe qui n'est pas seulement influencé par des analyses
rigoureuses et des données quantitatives, mais aussi par des facteurs tels que les relations
interpersonnelles, les habitudes et les convictions personnelles. Il a identifié cinq styles de prise de
décision différents : la décision analytique, la décision politique, la décision informative, la décision
expressive et la décision procédurale
2
• H. Mintzberg, (1989). The structuring of organizations . Macmillan Education UK..
H. MINTZBERG ET PRISE DE DÉCISION

• [Link]/watch?v=DyvXu3lSSG0&t=68s

3
LES LIMITES DES MODÈLES DE LA RATIONALITÉ
ABSOLUE
• Les situations d’incertitude et d’ignorance au niveau de l’obtention de
l’information,
• L’existence d’interactions complexes,
• Les comportements de motivation émotionnels,
• L’existence de biais cognitifs.

4
DÉCISIONS RATIONNELLES, POLITIQUES, …

• [Link]

5
LA DÉCISION COLLECTIVE

6
CONTEXTE DE DÉCISIONS COLLECTIVES

• Observation empirique de la vie politique et des assemblées politiques


avec une approche plus réaliste des phénomènes sociaux lors d’un
processus décisionnel.
• La question : comment se fait l’agrégation de préférences pour aboutir
au choix?

7
-1- LE PARADOXE DE KENNETH ARROW-
PRIX NOBEL 1972

• Le paradoxe d’Arrow est un exemple de la complexité des décisions collectives et des systèmes de vote, et souligne l’imporance de choisir
une méthode de vote en fonction des fonction des critères et des objectifs spécifiques.

• La réflexion de K. ARROW part de l’observation des impasses et des imperfections des décisions collectives, en se basant sur le paradoxe
de Condorcet (1785).

• Le marquis de condorcet a monté dès que le vote porte sur deux options, le vote à la majorité peut aboutir à une impasse, par l’effet de
l’agrégation des préférences individuelles.

• [Link] ( visionner de la 3:06 à 7:16).

• Selon K. ARROW, il est impossible de sortir de cette impasse sans sacrifier un des fondements démocratiques. Ainsi, il faut ajouter un
électeur pour trancher pour l’une des alternatives mais au prix d’une dictature: Théorème de l’impossibilité.

• K. J. Arrow: "Social choice and individual values" New York: John Wiley, 1961, 2d edition, first published in 1951, Traduit en français par "Choix collectifs et préférences individuelles", Calmann-Lévy, 1973
8
HTTPS://[Link]/WATCH?V=VNCJ7-
XUHOC

9
L’EXPLICATION DU PARADOXE DE KENNETH ARROW- LE
THÉORÈME DE L’IMPOSSIBILITÉ

• Le résultat porte sur la rationalité des procédures de choix collectifs. Ce dernier commence par présenter les modes de choix collectifs dans les démocraties libérales, les
démocraties sociales et les régimes dictatoriaux.

• Il se pose ensuite le problème de l'agrégation des préférences individuelles et conclut après une formalisation mathématique rigoureuse de 3 anomalies inhérentes au
système
• non-respect de l'unanimité ( s’oppose au critère d’unanimité)
• dépendance d'un candidat tiers (s’oppose au critère de l’indépendance des alternatives non pertinentes)
• Intransitivité : les préférences du groupe seront déterrmiées par les préférences d’un seul acteur.

• A l'inexistence d'une méthode d'agrégation des préférences autre que dictatoriale totalement exempte de ces anomalies et qui respecte les ordres de préférences
individuels : le groupe n’a pas de préférences ce sont les individus du groupe qui ont des préférences.

• En somme, le groupe n’a pas de préférences ce sont les individus du groupe qui ont des préférences
• Des travaux ultérieurs ont mis l'accent sur la tendance naturelle des agents à déformer leurs préférences quand ils sont invités à les exprimer au cours d'un vote et à
rechercher des informations sur les préférences des autres

10
-2- LA THÉORIE DES JEUX

• [Link]/watch?v=fr59jSpODRI

• C’est un outil mathématique qui permet de modéliser et d’analyser les


comportements des joueurs dans des situations de conflit d’intérêt ou de
coopération.
• Dans le domaine de la prise de décision cette théorie est mobilisée pour étudier les
stratégies des acteurs impliqués, les incitations et les conséquences des décisions.
11
• un jeu étant défini par l'ensemble des joueurs, les choix possibles et les conséquences
(gains ou pertes) et paiement (positifs ou négatifs) de ces choix.
• Après le montage d'une matrice des gains (ou des regrets) en fonction des différents
"états de la nature", le décideur utilise des critères de décisions qui reflètent son
attitude par rapport au risque.
• le maximin correspond au comportement prudent et consiste à choisir la solution qui procure le
profit minimum maximum;
• le minimax correspond à un comportement plus "rationnel" et consiste à choisir la solution qui
donne le plus faible écart maximum par rapport à la "meilleure solution

12
L’APPORT DE LUCE ET RAIFFA (1957)
• Ils ont introduit la structure d'information de chaque joueur et les notions de
procédure et d'échelle de préférences. Un jeu serait donc formé par 7 éléments:
• 1/ un nombre de joueurs,
• 2/ un ordre de jeu (notion de procédure),
• 3/ les résultats possibles en fonction des coups,
• 4/ les préférences des joueurs (additives ou non)
• 5/ l'information dont ils disposent (concernant les coups joués par les adversaires et leurs
résultats possibles),
• 6/ les coordinations possibles de leurs actions,
• 7/ le nombre de coups à jouer
D. Luce & H. Raiffa: Games and Decisions. New York: John Wiley, 1957.
13
LES CRITIQUES DE LA THÉORIE DES JEUX

• Elle permet des analyses élaborées mais se contente de décrire les issues
possibles du jeu et d'identifier les issues probables.

• Elle a un apport concret limité car elle ne s'intéresse pas à "la façon dont le
jeu évolue en fonction de l'intelligence des joueurs, leur degré d'information et
leur capacité d'anticipation"( Luce & Raiffa, 1957).

14
-3- LE MODÈLE POLITIQUE_LINDBLOM
Charles Lindblom part des postulats suivants:

- Les contraintes sont incomplétes : les décideurs se trouvent face à des situations complexes,
- Les choix sont fragmentés: étant partiels, les choix vont se faire d’une manière incrémentale avec un ajustements au fur et
à mesure de l’avancement dans la prise de décision,

- Les choix sont établis selon un processus itératif : ils se déroulent en plusieurs étapes en intégrant à chaque fois des
ajustements

- Les choix sont le résultat de négociations et de compromis qui tiennent compte des acteurs politiques et de leurs intérêts
- L’influence politique politiques et les relations de pouvoir influencent les choix politiques!,

En résumé : les décisions politiques sont le résultat d’un processus itératif et incrémental.

15
Lindblom, C. (1959). E. 1959.“The Science of Muddling Through.”. Public administration review, 19(2), 79-88.
LA PRISE DE DÉCISION SELON C. LINDBLOM (1959)

• La débrouillardise dans la prise de décision politique est itérative et


incrémentale. Elle ressemble à la débrouillardise ( improvisation) car les
contraintes sont incomplètes, les ressources sont limitées et plusieurs intérêts
politiques sont en jeu.
• Pour arriver à prendre une décision dans ce contexte, il faut souvent la
négociation et le compromis entre les différents acteurs.
16

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