UNIVERSITE D’ANTSIRANANA
ECOLE NORMALE SUPERIEURE POUR
L’ENSEIGNEMENT TECHNIQUE
DOMAINE : Sciences de l’Éducation
MENTION : Éducation – Apprentissage - Didactique et Ingénierie en Mécanique (EADIM)
PARCOURS : Professorat d'Enseignement Technique en Génie Mécanique Automobile
(PETGMA)
NIVEAU : MASTER I
EC2 : Transfert de chaleur par convection
ÉTUDE TRANSFERT DE CHALEUR PAR CONVECTION
NATURELLE
Réalisé par :
Nom et Prénom Numéro
VIDAL Ismaël Moïse 31
AONJARA Mominy 03
RAVO Micheline 25
RAJAOMISY Jean Evariste 17
TOBAZAFY Evelyne 29
Année Universitaire : 2025 – 2026
TABLE DES TABLEAUX
Tableau 1: Nombres adimensionnels ......................................................................................... 3
Tableau 2: Corrélations empiriques usuelles ............................................................................. 4
Tableau 3: Ordres de grandeur ................................................................................................... 4
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TABLE DES MATIERES
TABLE DES TABLEAUX......................................................................................................... i
INTRODUCTION ..................................................................................................................... 1
I. I. Choix typologique ........................................................................................................... 1
II. Cadre épistémologique.................................................................................................... 1
II.1. Origine du savoir ......................................................................................................... 1
II.2. Deux sources de connaissance complémentaires ........................................................ 1
II.3. Un savoir de nature mixte et à validité limitée............................................................ 2
II.4. Évolution récente......................................................................................................... 2
III. Apport théorique ............................................................................................................. 2
III.1. Mécanisme physique ............................................................................................... 2
III.2. Loi de Newton ......................................................................................................... 2
III.3. Équations gouvernantes et approximation de Boussinesq ....................................... 2
III.4. Nomenclature des symboles .................................................................................... 3
IV. Étude de cas pratique ...................................................................................................... 5
IV.1. Énoncé ..................................................................................................................... 5
IV.2. Solution :.................................................................................................................. 5
V. Synthèse .......................................................................................................................... 6
Conclusion ................................................................................................................................. 6
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INRODUCTION
Le transfert de chaleur par convection se décline en plusieurs typologies selon la nature du
mouvement du fluide : convection naturelle, forcée ou rotatoire. Le présent travail porte sur la
convection naturelle, choisie pour son intérêt pédagogique et sa présence dans de nombreuses
applications courantes (chauffage domestique, refroidissement passif). Le document présente
successivement le choix typologique, le cadre épistémologique du sujet, l'apport théorique, une
étude de cas chiffrée, un cas spéculatif, puis une synthèse.
I. I. Choix typologique
Parmi les trois grandes catégories de convection, ce travail se concentre sur la convection
naturelle (ou convection libre).
Convection naturelle : le mouvement du fluide est généré uniquement par les différences
de densité liées aux écarts de température (poussée d'Archimède), sans apport mécanique
externe.
Convection forcée : le mouvement est imposé par un moyen mécanique (pompe,
ventilateur).
Convection rotatoire : le mouvement est induit par la rotation d'une paroi ou d'un système
(rotor, disque).
II. Cadre épistémologique
Avant d'aborder l'apport théorique proprement dit, il est utile de situer la nature du savoir
mobilisé sur ce sujet.
[Link] du savoir
La convection naturelle a d'abord été observée dans la vie courante (fumée qui monte, air chaud
au-dessus d'un feu, courants dans un liquide chauffé) avant d'être formalisée scientifiquement.
La connaissance est donc née de l'observation directe, bien avant toute formule mathématique.
II.2. Deux sources de connaissance complémentaires
La voie théorique : on part des lois fondamentales de la physique (équations de Navier-Stokes,
équation de la chaleur) et on cherche à les résoudre mathématiquement. Ces équations étant
très difficiles à résoudre exactement, des hypothèses simplificatrices sont nécessaires, comme
l'approximation de Boussinesq.
La voie expérimentale : les chercheurs ont réalisé des essais en laboratoire (plaques chauffées,
mesures d'échanges thermiques) puis ont ajusté des formules mathématiques pour correspondre
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au mieux aux résultats mesurés. C'est de cette voie que proviennent les corrélations utilisées
en pratique (par exemple Nu = 0,59·Ra^(1/4)).
II.3. Un savoir de nature mixte et à validité limitée
Le savoir sur la convection naturelle n'est donc ni purement théorique, ni purement issu de la
mesure, mais mixte : la forme des lois vient du raisonnement théorique (analyse
dimensionnelle), tandis que les valeurs numériques précises proviennent des mesures en
laboratoire. Ces formules ne sont valables que dans des limites précises (plage de nombre de
Rayleigh, géométrie donnée), contrairement à une loi physique universelle.
II.4. Évolution récente
Une troisième source de connaissance s'ajoute aujourd'hui : la simulation numérique (CFD),
qui permet de résoudre les équations avec moins de simplifications, mais dont les résultats
doivent eux aussi être validés par comparaison avec des mesures réelles.
III. Apport théorique
III.1. Mécanisme physique
Au contact d'une paroi chaude, une fine couche de fluide se réchauffe, se dilate et devient moins
dense que le fluide environnant ; elle s'élève sous l'effet de la poussée d'Archimède. Ce
mouvement ascendant entraîne un renouvellement continu du fluide au contact de la paroi,
permettant l'évacuation de la chaleur.
III.2. Loi de Newton
Quel que soit le type de convection (libre ou forcée) et quel que soit le régime d’écoulement
du fluide (laminaire ou turbulent), le flux de chaleur transmis est donné par la relation dite loi
de Newton
φ = h · S · (Tparoi − Tfluide)
où φ est le flux de chaleur échangé (W), h le coefficient d'échange convectif (W/m²·K), S la
surface d'échange (m²).
III.3. Équations gouvernantes et approximation de Boussinesq
Le phénomène couple les équations de conservation de la masse, de la quantité de mouvement
(Navier-Stokes avec terme de flottabilité) et de l'énergie. Pour rendre le problème résoluble,
l'approximation de Boussinesq considère que la masse volumique du fluide reste constante
partout, sauf dans le terme de poussée d'Archimède, où elle varie linéairement avec la
température. Cette hypothèse n'est valable que pour des écarts de température modérés.
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Tableau 1: Nombres adimensionnels
Nombre Formule Rôle
Grashof (Gr) Gr = g·β·ΔT·L³ / ν² Force de flottabilité vs forces
visqueuses
Prandtl (Pr) Pr =Cp. μ / λ Diffusivité de quantité de mouvement
vs diffusivité thermique
Rayleigh (Ra) Ra = Gr·Pr Détermine le régime
laminaire/turbulent
Nusselt (Nu) Nu = h·L / λ Convection vs conduction pure
III.4. Nomenclature des symboles
Pour clarifier les formules ci-dessus, le détail de chaque symbole est donné dans le tableau
suivant.
Symbole Nom complet Unité
h Coefficient d'échange par convection W/(m²·K)
λ Conductivité thermique du fluide W/(m·K)
ν = μ/ρ Viscosité cinématique du fluide m²/s
Cp Chaleur spécifique (capacité thermique massique
J/(kg·K)
isobare)
L Dimension caractéristique (longueur, diamètre) m
g Accélération de la pesanteur m/s²
β Coefficient de dilatation volumique du fluide K⁻¹
ΔT Écart de température entre la paroi et le fluide K
v = μ/ρ Viscosité cinématique du fluide m²/s
NB: Le nombre de Reynolds caractérise le régime d'écoulement (laminaire ou turbulent) et
n'intervient qu'en convection forcée, où une vitesse d'écoulement est imposée de l'extérieur
Re = v.d / v
Le nombre de Grashof joue un rôle équivalent en convection naturelle, où c'est l'écart de
température lui-même, via la poussée d'Archimède, qui génère le mouvement ; le nombre de
Prandtl est une propriété intrinsèque du fluide, indépendante du type d'écoulement ; le nombre
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de Nusselt, enfin, mesure l'efficacité de la convection par rapport à la simple conduction et
permet de retrouver le coefficient d'échange h une fois calculé.
Tableau 2: Corrélations empiriques usuelles
Configuration Régime Corrélation Validité
Plaque verticale Laminaire Nu = 0,59·Ra^(1/4) 10⁴ < Ra < 10⁹
Plaque verticale Turbulent Nu = 0,10·Ra^(1/3) Ra > 10⁹
Cylindre horizontal Nu = 1,02·(Ra)^0,148 10⁻² < Gr·Pr < 10²
Cylindre horizontal Nu = 0,85·(Ra)^0,188 10² < Gr·Pr < 10⁴
Plaque horiz. (face chaude
Laminaire Nu = 0,54·Ra^(1/4) 10⁴ < Ra < 10⁷
vers le haut)
Tableau 3: Ordres de grandeur
Configurations h typique (W/m²·K)
Air 2 à 25
Eau 100 à 1000
Plaque verticale de hauteur 0,3 m dans l’air 4,5
Cylindre horizontal de diamètre 5 cm dans l’eau 890
Cylindre horizontal de diamètre 5 cm dans l’air 6,5
Ebullition de l’eau
Dans un récipient 2500 - 35000
En écoulement dans un tube 5000 - 100000
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IV. Étude de cas pratique
IV.1. Énoncé
Un panneau de radiateur mural vertical, de hauteur L = 0,6 m et de largeur 1 m, a une
température de surface de 60 °C. Il est placé dans une pièce dont l'air ambiant est à 20 °C. On
cherche à estimer le flux de chaleur évacué par convection naturelle seule.
IV.2. Solution :
Données
Hauteur caractéristique : l = 0,6 m
Largeur : 1 m → surface s = 0,6 m²
Tp = 60 °c ; tf = 20 °c ; δt = 40 °c
Température de film : tfilm = (60 + 20)/2 = 40 °c = 313 k
Propriétés de l'air a 40 °c : ν = 16,96 × 10⁻⁶ m²/s ; λ = 0,0271 w/m·k ; pr = 0,699
Β = 1/tfilm = 1/313 = 3,19 × 10⁻³ k⁻¹ (gaz parfait)
Étape 1 — Nombre de Grashof
Gr = g·β·ΔT·L³ / ν² = 9,81 × 3,19×10⁻³ × 40 × 0,6³ / (16,96×10⁻⁶)²
Gr ≈ 9,41 × 10⁸
Étape 2 — Nombre de Rayleigh
Ra = Gr × Pr = 9,41×10⁸ × 0,699 ≈ 6,58 × 10⁸
Ra < 10⁹ → le régime est laminaire, on utilise donc Nu = 0,59·Ra^(1/4).
Étape 3 — Nombre de Nusselt
Nu = 0,59 × (6,58×10⁸)^(1/4) ≈ 0,59 × 160,2 ≈ 94,5
Étape 4 — Coefficient d'échange h
h = Nu·λ / L = 94,5 × 0,0271 / 0,6 ≈ 4,27 W/m²·K
Étape 5 — Flux de chaleur
φ = h·S·ΔT = 4,27 × 0,6 × 40 ≈ 102,4 W
Le radiateur évacue donc environ 102 W par convection naturelle seule.
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V. Synthèse
● La convection naturelle repose sur un mécanisme physique simple (différence de densité
liée a la chaleur et la température) mais sa quantification exacte reste complexe, d'où le
recours à des corrélations semi-empiriques.
● Le cadre épistémologique montre que se savoir est mixte : structure théorique (Navier-
stokes, bousines) combinée a des coefficients ajustes par la mesure en laboratoire.
● Le coefficient d'échange h reste modeste pour l'air (2 à 25 w/m²·k), ce qui en fait un mode
de transfert lent compare à la convection forcée, mais qui ne nécessite aucune énergie
mécanique.
● L'étude de cas (radiateur vertical) donne un flux de l'ordre de 100 w, cohérent avec les
ordres de grandeur théoriques attendus.
● La convection naturelle reste largement utilisée en pratique en raison de sa simplicité de
mise en œuvre et de son absence de consommation énergétique, malgré des performances
thermiques inferieures à la convection forcée.
CONCLUSION
Ce travail a permis d'étudier la convection naturelle sous ses trois dimensions complémentaires:
épistémologique, théorique et appliquée. Sur le plan épistémologique, il apparaît que la
connaissance de ce phénomène repose sur une articulation entre théorie (équations de Navier-
Stokes, approximation de Boussinesq) et mesure expérimentale, dont sont issues les
corrélations de Nusselt utilisées en pratique. Sur le plan théorique, les nombres adimensionnels
(Grashof, Prandtl, Rayleigh, Nusselt) offrent un cadre unifié permettant de caractériser le
régime d'écoulement et d'estimer le coefficient d'échange h, quelle que soit la géométrie
considérée.
L'étude de cas a montré qu'un radiateur vertical de dimensions modestes évacue, par convection
naturelle seule, un flux de l'ordre de 100 W, confirmant les ordres de grandeur attendus pour
l'air (h compris entre 2 et 25 W/m²·K).
En définitive, la convection naturelle constitue un mode de transfert thermique modeste en
intensité mais économe en énergie, ce qui justifie son usage privilégié dans de nombreuses
applications passives. Une ouverture possible de ce travail consisterait à comparer
quantitativement ce régime à la convection forcée sur une même géométrie, afin d'objectiver
le gain de performance apporté par un apport mécanique externe.