Le comportement fautif du secouriste et sa conséquence
légale
La responsabilité du secouriste sera engagée si l’on peut prouver qu’un dommage subi par la
personne est lié directement au comportement fautif du secouriste. Pour démontrer un com-
portement fautif du secouriste, on doit établir un manquement lors de son intervention.
Le comportement attendu du secouriste en milieu de travail
La formation donnée au secouriste repose sur des techniques approuvées par les autorités
médicales et consignées dans des protocoles d’intervention à l’usage des secouristes. Si un
secouriste déroge de l’application de ces protocoles, sans motif valable apparent, il peut
alors être possible de prétendre que son comportement n’est pas celui auquel on s’attend de
la part d’un secouriste.
Il suffit de comparer son action avec celle d’un secouriste possédant la même formation, la
même expérience et, en pareilles circonstances, pour déterminer si le comportement d’un
secouriste, dans une situation donnée, a été fautif.
À titre d’exemple, en l’absence d’urgence ou de danger imminent, un
secouriste décide de déplacer sans raison valable une personne pour qui l’on
craint une blessure à la colonne vertébrale. Les protocoles d’intervention en
secourisme indiquent pourtant de ne pas déplacer la personne sans
l’immobiliser au préalable. Dans cet exemple, le fait de déplacer la personne
sans justification va à l’encontre de l’enseignement reçu et des protocoles et
ne correspond pas au comportement attendu du secouriste en milieu de
travail. Il s'agit plutôt d'une faute pouvant engager sa responsabilité advenant
qu’il cause un dommage à la personne.