Introduction à l'Admission Temporaire
L'admission temporaire est un régime douanier suspensif qui permet d'importer des marchandises sur
un territoire douanier pour une période déterminée, en étant totalement ou partiellement exonérées
des droits et taxes à l'importation, et sans application des prohibitions ou restrictions économiques
d'importation.
Ces marchandises doivent ensuite être réexportées en l'état, c’est-à-dire sans avoir subi de modification
matérielle notable, hormis leur dépréciation normale due à l'usage qui en est fait.
1. Objectifs et Principes Fondamentaux
Facilitation des échanges : Permettre l'utilisation de biens étrangers sur un territoire national sans
supporter le coût fiscal lourd d'une mise à la consommation définitive.
Soutien à l'économie : Répondre aux besoins ponctuels des entreprises (salons, foires, chantiers
temporaires, essais, etc.).
Principe de l'identification : Les marchandises placées sous ce régime doivent pouvoir être formellement
identifiées au moment de leur réexportation (par leurs numéros de série, marques, descriptions
précises).
Intgrité des marchandises : Les biens ne doivent pas être transformés (ce qui relèverait du régime du
perfectionnement actif). Seules des opérations d'entretien ou de réparation courante sont tolérées.
2. Conditions d'Octroi
Pour bénéficier de l'admission temporaire, plusieurs conditions cumulatives doivent être réunies :
Propriété étrangère : Les marchandises doivent appartenir à une personne établie en dehors du
territoire d'importation (sauf cas particuliers prévus par la réglementation).
Non-modification : Les biens ne doivent subir aucune transformation, à l'exception de leur usure
normale.
Réexportation garantie : L'importateur doit s'engager à réexporter les marchandises dans les délais
prescrits.
Garantie financière : Une caution ou une garantie bancaire est généralement exigée par l'administration
des douanes pour couvrir le montant potentiel des droits et taxes suspendus.
3. Principaux Cas d'Application
L'admission temporaire couvre un large éventail de situations pratiques, classées par grandes
catégories :
Matériel professionnel : Outils, équipements de mesure, caméras de reportage, matériel de spectacle ou
d'orchestre importé pour une tournée ou un chantier temporaire.
Marchandises destinées à être présentées ou utilisées à une exposition, une foire ou un congrès :
Échantillons, stands, matériel promotionnel.
Effets personnels des voyageurs et objets importés dans un but sportif : Voiliers, équipements de sport
de haut niveau pour des compétitions.
Matériel pédagogique et scientifique : Équipements de recherche ou de formation universitaire.
Conteneurs, emballages et palettes : Supports de transport réutilisables.
Véhicules de tourisme ou utilitaires : Véhicules immatriculés à l'étranger utilisés temporairement par
des non-résidents.
4. Les Outils Procéduraux : Le Carnet ATA
Le Carnet ATA (Admission Temporaire / Temporary Admission) est un document douanier international
qui simplifie considérablement les formalités d'admission temporaire.
Fonctionnement : Il fait office de déclaration en douane et de garantie financière internationale. Il évite
de souscrire des déclarations nationales distinctes dans chaque pays traversé.
Avantages :
Réduction des coûts administratifs.
Suppression du dépôt de garanties en espèces auprès des douanes locales.
Uniformité des procédures dans les pays signataires de la Convention ATA/Istanbul.
Durée de validité : Généralement limitée à un an à compter de sa date d'émission.
5. Délais et Apurement du Régime
A. Délais de séjour
La durée maximale pendant laquelle les marchandises peuvent séjourner sous le régime de l'admission
temporaire varie selon la législation nationale et la nature des biens (souvent fixée à 24 mois maximum,
sauf prorogation exceptionnelle accordée par les douanes).
B. L'Apurement
Le régime prend fin par l'apurement, qui peut s'effectuer de plusieurs manières :
La réexportation : Sortie effective des marchandises du territoire douanier (le cas le plus courant).
La mise à la consommation : Transformation de l'importation temporaire en importation définitive, avec
paiement des droits et taxes en vigueur à cette date.
L'abandon au profit du Trésor public (lorsque la réglementation le permet).
La destruction sous contrôle douanier (pour les biens endommagés ou obsolètes).
6. Avantages et AvantagesLimites
Trésorerie préservée : Pas de décaissement massif de droits de douane et de TVA à l'entré[Link]
rigoureux : Suivi strict des numéros de série et des délais de séjour sous peine de lourdes pénalités.
Simplicité logistique grâce aux carnets internationaux (ATA).Obligation de réexporter : Impossibilité de
céder ou de vendre le bien sur place sans régularisation préalable auprès des douanes.
Flexibilité pour les entreprises menant des projets internationaux [Link]ût des garanties
bancaires ou des frais d'émission des Au Togo, l'admission temporaire est encadrée par le Code des
douanes national (et les règlements de l'OTR – Office Togolais des Recettes), notamment pour
l'importation de matériels professionnels, de chantiers de travaux publics ou de biens spécifiques. Sa
mise en œuvre pratique s'articule autour de plusieurs étapes clés :
1. Constitution du dossier de demande et d'autorisation préalable
Avant ou dès l'arrivée des marchandises (au Port Autonome de Lomé ou à l'Aéroport International
Gnassingbé Eyadéma), l'importateur – généralement représenté par un Commissionnaire en douane
agréé (transit) – doit introduire une demande auprès de l'administration douanière.
Justificatifs requis : Lettre de demande officielle, facture pro forma ou commerciale, description
technique précise des biens (avec numéros de série pour l'identification), et le cas échéant, le contrat
justifiant la présence temporaire du matériel (ex: contrat de marché public, de location ou de prestation
de services).
2. La déclaration en douane via le système SYDONIA
La procédure informatique s'effectue dans le système douanier national (SYDONIA) :
Saisie d'une déclaration spécifique sous le régime suspensif de l'admission temporaire (permettant la
suspension totale ou partielle des droits et taxes d'entrée, à l'exception généralement des redevances
pour services rendus, comme le prélèvement de prestations de services).
Attribution d'un canal de contrôle (vert, jaune ou rouge) entraînant, si nécessaire, une vérification
documentaire ou un inspection physique par les agents des douanes pour s'assurer de l'identifiabilité
des biens.
3. La mise en place de la garantie (Caution)
Puisqu'il s'agit d'un régime suspensif, la douane togolaise exige la constitution d'une garantie financière
pour couvrir le montant des droits et taxes qui auraient été exigibles en cas de mise à la consommation :
Cette garantie prend souvent la forme d'une soumission cautionnée ou d'un engagement avalisé par une
banque agréée ou un organisme de cautionnement reconnu par l'OTR.
4. Le délai de séjour et le suivi
Durée : Au Togo, le séjour des marchandises sous admission temporaire (notamment pour les matériels
d'entreprises et de travaux publics) est généralement accordé pour une période initiale maximale de
douze (12) mois.
Prorogation : En cas de besoin avéré (chantier prolongé par exemple), une demande de prorogation de
délai peut être adressée aux services compétents de l'OTR (Commissariat des douanes et droits
indirects) avant l'échéance, moyennant le renouvellement des engagements et des cautions.
5. L'apurement du régime
À la fin de l'opération, le compte d'admission temporaire doit impérativement être apuré selon l'une des
voies réglementaires :
La réexportation effective hors du territoire togolais (constatée par les douanes à la sortie).
La mise à la consommation (exceptionnellement autorisée, entraînant alors le paiement des droits et
taxes en vigueur calculés sur la base résiduelle de la valeur du bien).
L'entreposage ou la réexpédition vers un autre régime douanier autorisé.La question semble incomplète
(il manque probablement le mot "procédure", "déclaration" ou "mainlevée"), mais en se référant au
contexte de l'admission temporaire, voici comment cette procédure se déroule concrètement en
pratique auprès de l'Administration des Douanes Togolaises (OTR - Office Togolais des Recettes).
1. Les Voies de Procédure au Togo
Au Togo, l'admission temporaire des marchandises peut s'effectuer selon deux principales voies, selon la
nature des biens et leur provenance :
A. La voie classique (Déclaration en douane nationale)
Utilisée généralement pour les matériels industriels lourds, les équipements de chantier ou les
marchandises ne bénéficiant pas d'un document international simplifié.
Recours à un commissionnaire en douane agréé (transit aire) : Sauf cas particuliers, le passage par un
transitaire est requis pour saisir la déclaration en détail dans le système informatisé de la douane
togolaise (le système SYDONIA).
Dépôt du dossier : Le dossier doit comporter la facture commerciale (ou pro forma), le connaissariat ou
document de transport, la liste de colisage avec les numéros de série (essentiels pour l'identification), et
une demande motivée adressée à la douane.
B. La voie simplifiée : Le Carnet ATA
Le Togo applique les conventions facilitant les échanges temporaires.
Si le matériel entre dans le cadre du Carnet ATA (matériel professionnel, échantillons, équipements de
foire ou de sport), le carnet fait office de document douanier unique.
Le déclarant ou le porteur présente simplement le carnet ATA visé par la chambre de commerce
émettrice étrangère aux agents des douanes au cordon douanier togolais (Port de Lomé, Aéroport
International Gnassingbé Eyadéma, ou postes frontaliers terrestres).
2. Les Étapes Pratiques de la Procédure à l'OTR
Visite et Constatation (Vérification physique) :
Les services des douanes procèdent à une confrontation entre les marchandises physiques et les
documents présentés (ou le carnet ATA).
Les numéros de série, les marques et les spécificités techniques sont relevés pour s'assurer de
l'identification future des biens lors de leur réexportation.
Constitution de la Garantie Financière :
Puisque le régime est suspensif, la douane togolaise exige une soumission cautionnée ou une garantie
bancaire couvrant le montant total des droits et taxes (droits de douane, TVA, prélèvements
communautaires UEMOA/CEDEAO) qui auraient été dus en cas d'importation définitive.
Pour les carnets ATA, la chaîne de garantie internationale (fiabilisée par les chambres de commerce)
dispense généralement d'une caution en espèces au comptoir.
Liquidation et Enregistrement :
La déclaration d'admission temporaire est enregistrée dans le système informatique de l'OTR.
Un délai de séjour (généralement fixé conformément à la réglementation en vigueur ou à la durée
justifiée par le projet, souvent plafonné initialement à 6 ou 12 mois, renouvelable sous conditions) est
accordé.
Mainlevée des Marchandises :
Une fois les formalités de contrôle et de garantie validées, la douane délivre le bon de mainlevée,
permettant à l'importateur de récupérer ses marchandises et de les acheminer sur le site d'utilisation au
Togo.
3. Le Suivi et l'Apurement au Togo
Contrôle d'utilisation : Les services de la direction des contrôles douaniers de l'OTR peuvent effectuer
des vérifications inopinées sur le terrain pour s'assurer que le matériel se trouve bien à l'endroit déclaré
et qu'il n'a pas été cédé ou vendu illégalement sur le marché local.
Clôture du dossier (Apurement) :
Avant l'expiration du délai accordé, l'opérateur doit présenter les marchandises au bureau des douanes
de sortie (Aéroport ou Port de Lomé) pour faire constater leur réexportation.
En cas de changement de situation (vente sur place ou impossibilité de réexporter), une régularisation
préalable (liquidation des droits et taxes majorés des pénalités de retard éventuelles) doit
impérativement être effectuée auprès de l'OTR.
Souhaitez-vous des précisions sur un cas particulier d'admission temporaire au Togo (véhicules, matériel
professionnel ou conteneurs) L'admission temporaire des véhicules (voitures, motos ou véhicules
utilitaires immatriculés à l'étranger) obéit à des règles spécifiques et strictes auprès de l'Office Togolais
des Recettes (OTR), que ce soit pour les touristes, les non-résidents ou les résidents.
1. Les Documents Requis
Pour introduire un véhicule sous le régime de l'admission temporaire au Togo, les documents suivants
sont exigés lors du passage à la frontière (Port de Lomé ou postes frontaliers terrestres) :
Le Document de Voyage / Douanier international : Le Carnet de Passages en Douane (CPD) émis par un
Automobile Club reconnu, ou à défaut, un laissez-passer douanier (souvent appelé certificat
d'importation temporaire de véhicule).
La carte grise (certificat d'immatriculation) du pays d'origine du véhicule.
Le permis de conduire valide du conducteur.
L'attestation d'assurance internationale (carte brune CEDEAO ou assurance valable sur le territoire
togolais).
2. Le Document Clé : Le Triptyque ou Carnet de Passages en Douane (CPD)
Pour les voyageurs effectuant un séjour touristique ou un rallye, le Carnet de Passages en Douane
(délivré par les clubs automobiles) est l'outil idéal. Il évite de consigner de fortes sommes d'argent en
espèces à la frontière, car la fédération automobile internationale se porte garante du paiement des
droits si le véhicule n'est pas réexporté.
3. Conditions et Délais de Séjour
Durée de séjour : Le délai accordé pour la présence temporaire d'un véhicule étranger sur le territoire
togolais est généralement limité (souvent fixé à 3 mois renouvelables, ou aligné sur la durée du
visa/séjour légal du propriétaire non-résident, selon les dispositions en vigueur de l'OTR).
Interdiction de cession : Le véhicule importé sous admission temporaire ne peut en aucun cas être
vendu, cédé, prêté ou donné à un résident togolais sans l'autorisation préalable de la douane et le
paiement des droits et taxes de dédouanement définitif.
Conduite exclusive : En principe, le véhicule ne doit être conduit que par son propriétaire ou une
personne ayant reçu une autorisation formelle et remplissant les conditions de non-résidence.
4. L'Apurement du Régime
Le dossier du véhicule est clôturé lors de l'une de ces opérations :
La réexportation effective : Sortie du véhicule du territoire togolais constatée par les services des
douanes à la frontière de sortie.
La mise à la consommation (dédouanement définitif) : Si le propriétaire souhaite finalement
immatriculer le véhicule au Togo, il doit s'acquitter de l'intégralité des droits de douane, de la TVA et des
taxes y afférentes (en tenant compte de la décote liée à l'âge du véhicule, sous réserve des limites d'âge
à l'importation en vigueur).Non, les véhicules immatriculés PAT (qui correspondent généralement aux
séries "Provisoire Automobile" ou aux plaques minéralogiques provisoires locales de type ATI/PT selon
les usages administratifs d'immatriculation interne) ne relèvent pas du régime de l'admission temporaire
pour les véhicules étrangers.
Voici ce qu'il en est :
Véhicules en Admission Temporaire (AT) : Ce sont des véhicules qui conservent leur immatriculation
étrangère d'origine (ou qui voyagent sous couvert d'un Carnet de Passages en Douane international) et
qui entrent pour un séjour limité au Togo sans avoir été dédouanés localement.
Véhicules immatriculés localement (provisoire ou définitif) : Une immatriculation sous le système
togolais (comme les plaques provisoires ou gabarits mis en place pour des opérations de circulation
interne en attente de la carte grise définitive) indique que le véhicule est déjà pris en compte dans le
circuit national, ou qu'il fait l'objet d'une procédure interne (comme un transit ou une mise en
circulation sous couvert d'un dossier géré par la DTRF et l'OTR), mais il ne s'agit plus d'une admission
temporaire au sens d'un véhicule étranger en transit touristique ou professionnel Rôle et Utilisation du
T1 et du TRIE dans le Transit Douanier au Togo
Dans le cadre des opérations douanières et logistiques impliquant le territoire togolais (notamment via
le Port Autonome de Lomé à destination de l'interland ou des pays voisins), les notions de T1 et de TRIE
sont indissociables et régissent le transport des marchandises sous régime de transit.
1. Définitions Clés
Le document T1 (Transit Douanier) :
C'est le document de transit douanier (généré informatiquement, notamment via des plateformes
interconnectées comme le SIGMAT – Système Interconnecté de Gestion des Marchandises en Transit)
qui accompagne les marchandises non nationales ou non-communautaires. Il permet de transporter des
marchandises en suspension des droits, taxes et prohibitions d'un bureau de douane d'entrée (le port ou
une frontière) vers un bureau de douane de destination ou de sortie, sans s'acquitter immédiatement
des taxes d'importation.
Le TRIE (Transit Routier Inter-États) :
C'est un cadre conventionnel et réglementaire (très utilisé dans l'espace régional, notamment au sein de
la CEDEAO et de l'UEMOA) qui facilite le transport routier de marchandises d'un pays à un autre sous le
couvert d'un document unique et d'un système de garantie mutuelle. Il évite aux transporteurs d'avoir à
souscrire de nouvelles cautions ou à subir des contrôles lourds et répétitifs à chaque frontière traversée
le long du corridor (par exemple, de Lomé vers le Burkina Faso, le Mali ou le Niger).
2. Fonctionnement Pratique avec l'OTR (Office Togolais des Recettes)
Émission du T1 au Bureau de Départ :
À l'arrivée de la marchandise au Port Autonome de Lomé (bureau de départ), une déclaration de transit
(T1) est souscrite par un commissionnaire en douane agréé (transitaire) dans le système informatique de
la douane.
Utilisation du cadre TRIE / SIGMAT :
Le T1 sert de document de suivi électronique sécurisé.
Grâce à l'interconnexion des systèmes douaniers de la sous-région (SIGMAT), le départ du camion du
port de Lomé est enregistré et notifié en temps réel aux bureaux de passage frontaliers et au bureau de
destination finale.
La garantie globale de transit (souvent souscrite par les banques ou des compagnies d'assurance agréées
dans le cadre du dispositif TRIE) couvre les risques de fraude ou de non-arrivée des marchandises.
Avantages logistiques :
Suppression des ruptures de charge inutiles : Les marchandises ne sont pas dédouanées à la frontière
togolaise si elles sont en transit vers l'extérieur.
Traçabilité en temps réel : Les services de la direction des douanes de l'OTR suivent les camions sous
scellés électroniques le long des corridors désignés.
Apurement automatique : Le régime de transit (T1) est clôturé et apuré dès l'arrivée de la cargaison au
bureau de douane de destination finale (ou à la frontière de sortie du territoire togolais), attestant que
les marchandises ont quitté le pays ou ont été prises en charge par un nouveau régime
douanier.L'application du régime de transit via le T1 et le TRIE (Transit Routier Inter-États) au sein de
l'Office Togolais des Recettes (OTR) repose sur un arsenal juridique précis issu du Code des douanes
national, des règlements communautaires (UEMOA/CEDEAO) et des conventions de transport
international.
Voici les dispositions réglementaires et les droits afférents qui encadrent ces procédures.
I. Les Dispositions Réglementaires et Juridiques
1. Le Régime Suspensif et le Statut des Marchandises (T1)
Suspension des droits et taxes : Conformément aux dispositions sur les régimes douaniers économiques,
le T1 (déclaration de transit externe) permet le transport de marchandises étrangères non dédouanées
en suspension totale des droits et taxes d'entrée, ainsi que des prohibitions ou restrictions
économiques.
Obligation d'itinéraire et de délai : Le transporteur a l'obligation stricte de suivre l'itinéraire légalement
désigné par l'administration des douanes et d'acheminer les marchandises au bureau de destination
dans le délai prescrit par la déclaration (mentionné sur le document T1). Tout écart d'itinéraire non
justifié constitue une infraction douanière.
Intégrité des scellés : Les moyens de transport (camions, conteneurs) doivent être plombés ou scellés
par la douane. Le bris, l'altération ou le remplacement des scellés sans autorisation des agents de l'OTR
est sévèrement réprimé par le Code des douanes.
2. Le Cadre Conventionnel du TRIE et du SIGMAT
Le TRIE (Transit Routier Inter-États) : Régit par les conventions sous-régionales (CEDEAO/UEMOA), il
unifie les procédures de transit pour le corridor togolais (notamment à partir du Port Autonome de
Lomé vers les pays de l'hinterland : Burkina Faso, Mali, Niger). Il évite aux transporteurs d'accomplir des
formalités complexes à chaque frontière.
L'interconnexion informatique (SIGMAT) : Les dispositions exigent la dématérialisation et le suivi en
temps réel des cargaisons. Le T1 est adossé à un système de traçabilité électronique (GPS et balises)
géré conjointement par les douanes des pays traversés.
II. Les Droits et Obligations des Parties
1. Les Droits de l'Administration des Douanes (OTR)
Droit de contrôle et de surveillance : L'OTR dispose d'un droit permanent de contrôle sur tout le trajet
de la marchandise (notamment via la Direction des enquêtes et de la lutte contre la fraude, ainsi que les
brigades mobiles).
Droit de rétention de la garantie : En cas de non-présentation de la marchandise au bureau de
destination ou de constatation d'un manquant, l'administration a le droit d'exiger l'exécution immédiate
de la caution financière souscrite.
Droit de poursuite et de répression : L'OTR peut infliger des amendes, saisir le moyen de transport
(camion) et engager des poursuites judiciaires pour soustraction de marchandises au transit ou
manquant non justifié.
2. Les Obligations et Responsabilités du Principal Obligé (Transitaire / Transporteur)
La constitution d'une garantie financière (Caution) : Le T1 et le TRIE ne peuvent être validés sans la
couverture d'une garantie globale ou particulière (émise par une banque ou une compagnie d'assurance
agréée par l'OTR). Cette caution garantit le paiement des droits et taxes en cas de perte de la cargaison.
L'obligation de présentation : Le transporteur est tenu de présenter la marchandise et le document T1
en l'état au bureau de douane de destination ou de sortie, dans les délais impartis.
L'apurement du régime : Le principal obligé a le droit et l'obligation de veiller à ce que le certificat de
discharge (preuve de l'arrivée et de la prise en charge des marchandises à destination) soit validé
informatiquement pour libérer définitivement sa caution.
III. Les Droits et Taxes Afférents en Cas d'Infraction
Bien que le régime soit suspensif, la violation des dispositions du T1 et du TRIE déclenche l'exigibilité des
droits et taxes :
Recouvrement des droits éludés : En cas de détournement ou de non-arrivée des marchandises, le
montant total des droits et taxes d'importation (droits de douane, TEC, TVA, prélèvements
communautaires UEMOA/CEDEAO) devient immédiatement exigible auprès du déclarant et de la
caution.
Pénalités et amendes douanières : S'y ajoutent les pénalités pour infractions douanières (généralement
calculées sous forme d'amendes proportionnelles à la valeur de la marchandise ou aux droits
compromis, conformément au barème du Code des douanes national de l'OTR)Dans le domaine
douanier et le contexte des régimes de transit (en lien avec le T1 et le TRIE/SIGMAT), l'appellation TF1
ne correspond pas à un document ou un régime douanier standard (contrairement au T1 qui est le
document de transit externe, ou au T2 pour le transit interne).
Voici la distinction à retenir :
Le T1 (Transit Externe) : C'est le document ou régime douanier utilisé pour acheminer des marchandises
non nationales ou non-communautaires en suspension des droits et taxes d'un point à un autre (par
exemple, du Port de Lomé vers un pays de l'hinterland).
Le "TF1" : Ne désigne aucun acte, formulaire ou régime douanier officiel dans les réglementations
nationales ou sous-régionales (UEMOA/CEDEAO). Il s'agit soit d'une confusion de saisie (avec le T1 ou le
T2), soit d'une référence étrangère au contexte douanier (comme la chaîne de télévision française ou un
autre acronyme sans rapport avec la douane)Dans le système SYDONIA World de l'Office Togolais des
Recettes (OTR), l'application du T1 (document de transit externe) suit un processus entièrement
dématérialisé, intégré à la gestion des régimes suspensifs et connecté aux plateformes de suivi
logistique.
1. La Saisie de la Déclaration de Transit dans le Système
Création par le Déclarant (CAD) : Le Commissionnaire en douane agréé accède au module de déclaration
de SYDONIA World pour renseigner le régime de transit (généralement sous les types de régimes
adaptés, ex. IM8 ou équivalent pour les opérations en transit).
Rseignement des données logistiques : Le système intègre des onglets spécifiques permettant de lier la
déclaration au titre de transport (connaissement, manifeste) et de renseigner précisément les
caractéristiques du convoi :
Immatriculation du camion / tracteur et de la remorque.
Numéros des conteneurs (le cas échéant).
Nombre de colis, poids brut et description sommaire des marchandises non dédouanées.
2. La Génération Automatique du T1
Une fois les données validées et contrôlées par le système informatisé, SYDONIA World génère
électroniquement le document T1.
Ce document sert de passeport numérique sécurisé garantissant que les marchandises voyagent en
suspension totale des droits et taxes d'entrée depuis le bureau de départ (ex. le Port Autonome de
Lomé) jusqu'au bureau de destination ou de sortie du territoire.
3. La Sécurisation et la Demande de Balise
Traçabilité physique et électronique : L'émission du T1 dans SYDONIA World déclenche immédiatement
les procédures de suivi.
Demande de balise : Le déclarant introduit une demande de balise en ligne auprès du chef de brigade de
la division de départ. Une balise de suivi électronique (GPS) est physiquement posée sur le moyen de
transport pour surveiller l'itinéraire en temps réel et prévenir tout détournement de cargaison.
4. La Validation et le Constat de Départ
Visa de la douane : Le T1 généré est validé par les services compétents de l'OTR dans le système.
Appairage avec le SIGMAT (si applicable) : Si la marchandise est destinée à l'hinterland (Burkina Faso,
Mali, Niger), SYDONIA World communique via le système interconnecté SIGMAT, transmettant
instantanément les données du T1 aux douanes des frontières et des pays de transit partenaires.
5. L'Apurement Électronique (Discharge)
Dès l'arrivée du camion au bureau de douane de destination finale (ou au poste frontalier de sortie du
Togo), les services douaniers procèdent à la vérification des scellés et des balises.
La validation de l'arrivée dans le système informatique déclenche l'apurement automatique du T1, ce
qui libère la caution bancaire ou la garantie globale du principal obligé rattachée à l'opéDans le système
SYDONIA World, la déclaration en détail est standardisée autour d'un formulaire unique de 54 cases (le
document unique de déclaration ou DDU). Pour une opération de transit sous régime T1 (comme c'est le
cas au Togo pour acheminer des marchandises du Port de Lomé vers l'hinterland), ces cases se
répartissent entre données générales, logistiques et financières.
I. Les Cases Clés du Segment Général (Cases 1 à 30)
Ces cases définissent le cadre réglementaire, les intervenants et l'itinéraire de la cargaison en transit :
Case 1 : Type de déclaration
Application T1 : On y renseigne le code du régime de transit (souvent IM8 ou le code spécifique de
transit externe selon le paramétrage national de l'OTR).
Case 2 : Bureau de douane
Application T1 : Le code du bureau de départ (ex. Bureau de Lomé-Port ou zone portuaire).
Case 3 : Forme / Type de formulaires
Application T1 : Indique le type de document (généralement code pour une déclaration électronique de
transit).
Case 5 : Nombre total d'articles
Application T1 : Le nombre total de lignes d'articles déclarées dans le manifeste.
Case 6 : Nombre total de colis
Application T1 : Le cumul des unités physiques de marchandises transportées sous le couvert du T1.
Case 7 : Références / Numéro de référence
Application T1 : Numéro d'enregistrement ou référence interne du transitaire / numéro du manifeste
associé.
Case 8 : Destinataire
Application T1 : Nom et code du destinataire final ou du représentant habilité dans le pays de
destination.
Case 9 : Fournisseur / Expéditeur
Application T1 : Identité de l'expéditeur initial des marchandises.
Case 11 : Pays d'exportation / Provenance
Application T1 : Code du pays d'origine ou de provenance de la cargaison.
Case 15 : Pays de destination
Application T1 : Code ISO du pays final de la marchandise (ex. Burkina Faso, Mali, Niger).
Case 17 : Pays de destination finale
Application T1 : Idem, précise la destination finale du transit.
Case 18 : Identité et nationalité du moyen de transport au départ
Application T1 : Immatriculation du camion tracteur (et de la remorque) qui prend en charge le
conteneur ou la marchandise au port.
Case 19 : Conteneur (Indicatif)
Application T1 : Code O/N (1 pour oui, 0 pour non) indiquant si les marchandises voyagent en conteneur.
Case 20 : Conditions de livraison (Incoterms)
Application T1 : Précise l'Incoterm de la transaction commerciale (ex. FOB, CIF).
Case 21 : Identité et nationalité du moyen de transport actif
Application T1 : Rappel ou mise à jour du moyen de transport effectif assurant le transport routier.
Case 22 : Monnaie et montant total de la facture
Application T1 : Valeur globale de la marchandise telle qu'indiquée sur la facture commerciale.
Case 25 : Mode de transport à la frontière
Application T1 : Code du transport routier (généralement mode 3 pour la route).
Case 26 : Mode de transport intérieur
Application T1 : Mode de transport emprunté à l'intérieur du territoire (routier).
Case 27 : Lieu de chargement
Application T1 : Code du port ou de l'entrepôt de départ (ex. Port Autonome de Lomé).
Case 29 : Bureau de sortie / de destination
Application T1 : Code du bureau de douane frontalier de sortie du Togo (ou bureau frontière de passage
vers l'hinterland).
Case 30 : Localisation des marchandises
Application T1 : Emplacement exact du parc ou du terminal d'où part le camion.
II. Les Cases de l'Article (Cases 31 à 46)
Ces cases se répètent pour chaque ligne d'article contenue dans le T1 :
Case 31 : Colis et désignation des marchandises
Application T1 : Description précise, marques, numéros des colis et nature exacte des marchandises non
dédouanées.
Case 32 : Numéro d'article
Application T1 : Numérotation séquentielle des lignes (Article 1, 2, etc.).
Case 33 : Code SH (Système Harmonisé)
Application T1 : Nomenclature tarifaire de la marchandise (servant à l'identification statistique et au
calcul potentiel des taxes en cas de non-apurement).
Case 34 : Code pays d'origine
Application T1 : Origine de l'article.
Case 35 : Masse brute (kg)
Application T1 : Poids total de l'article, emballage compris.
Case 37 : Régime douanier
Application T1 : Indication du code de régime (le code T1 ou le code de transit externe correspondant).
Case 38 : Masse nette (kg)
Application T1 : Poids propre de la marchandise hors emballage.
Case 40 : Déclarations précédentes / Documents de référence
Application T1 : Numéro du manifeste d'origine ou du titre de transport (Connaissement / Bill of Lading)
lié à la cargaison.
Case 41 : Charges additionnelles (Fret, assurance)
Application T1 : Ventilation des frais accessoires rattachés à l'article.
Case 42 : Prix de l'article
Application T1 : Valeur unitaire ou globale de l'article.
Case 44 : Mentions spéciales / Documents joints
Application T1 : Références des documents attachés (facture, liste de colisage) et codes de dispense ou
d'exonération applicables au transit.
Case 46 : Valeur en douane
Application T1 : Valeur taxable de référence de l'article.
III. Les Cases Finales de Apurement et de Garantie (Cases 47 à 54)
Ces cases valident le régime suspensif et engagent la responsabilité du transitaire :
Case 47 / 48 : Liquidation / Différé de paiement
Application T1 : Pour un T1 pur en suspension, les cases de liquidation affichent des montants de droits
théoriques suspendus ou néant selon le paramétrage, mais la structure garde la trace de la créance
douanière potentielle.
Case 49 : Identification des conteneurs
Application T1 : Numéros et types stricts des conteneurs plombés (essentiel pour le rapprochement avec
les scellés électroniques et les balises GPS).
Case 50 : Principal obligé / Déclarant
Application T1 : Code et nom de l'agence en douane ou du transporteur agréé responsable de
l'opération.
Case 52 : Garantie (Caution)
Application T1 : Case cruciale : Indication du type de garantie (ex. garantie globale TRIE, caution
bancaire) et du numéro de référence de la soumission cautionnée qui couvre les risques du T1.
Case 53 : Bureau et date
Application T1 : Localisation du bureau d'enregistrement et date de validation de la déclaration de
transit.
Case 54 : Lieu, nom, signature et observations
Application T1 : Informations complémentaires, mentions obligatoires de la douane, consignes
d'itinéraire ou réserves particulières éDans le cadre du régime de transit T1 et du système TRIE à l'Office
Togolais des Recettes (OTR), la caution (ou garantie financière) est obligatoire pour couvrir le montant
des droits et taxes en suspension. Elle sert de couverture financière à l'État en cas de non-présentation
de la marchandise au bureau de destination (vol, détournement, perte de cargaison).
La mise en œuvre et le fonctionnement de cette caution s'articulent autour de plusieurs modalités
pratiques :
1. Les Formes de Caution Acceptées par l'OTR
L’administration douanière togolaise encadre strictement la nature des garanties financières. On
distingue généralement :
La Garantie Globale (ou Caution Permanente) :
C'est le modèle le plus utilisé par les grands commissionnaires en douane agréés (transitaries) et les
sociétés de transport régulières. Elle prend la forme d'un engagement annuel renouvelable souscrit
auprès d'une banque agréée ou d'une compagnie d'assurance caution acceptée par l'OTR. Elle permet
de couvrir un volume important d'opérations de transit simultanées jusqu'à concurrence d'un plafond
fixé en accord avec la douane.
La Caution Ponctuelle (ou Particulière) :
Utilisée pour des opérations occasionnelles ou pour un volume de marchandises dont la valeur dépasse
le plafond de la garantie globale. L'opérateur fournit alors une soumission cautionnée spécifique pour
un trajet T1 précis, émise par une institution financière pour cette seule cargaison.
2. Le Circuit Pratique de la Caution dans SYDONIA World
Vérification de la validité de la garantie (Amont) :
Avant même de valider la déclaration T1 dans SYDONIA World, le système vérifie si le transitaire ou le
transporteur dispose d'une couverture active. La caution est enregistrée dans un module dédié de
SYDONIA (le répertoire des garanties de l'OTR).
Imputation du montant dans la Case 52 :
Lors de la saisie de la déclaration de transit (le fameux formulaire des 54 cases), le déclarant renseigne
impérativement la Case 52 avec :
Le code de la garantie / de la banque cautionnaire.
Le numéro de référence de la soumission cautionnée.
Le blocage (ou imputation) du montant :
Dès la validation et l'enregistrement du T1 par la douane, SYDONIA World impute automatiquement le
montant théorique des droits et taxes suspendus sur la ligne de crédit de la caution concernée. Le
montant correspondant est "bloqué" et ne peut plus être utilisé pour d'autres opérations tant que le T1
en cours n'est pas apuré.
3. La Libération (l'Apurement) de la Caution
La caution n'est pas figée indéfiniment ; elle est libérée pour permettre de nouvelles opérations :
Constat d'arrivée et de déchargement : Dès que le camion arrive au bureau de destination finale (ou à la
frontière de sortie du Togo) et que les services douaniers valident l'arrivée dans le système (ou via
l'interconnexion SIGMAT), le T1 est apuré.
Déblocage de la ligne de garantie : L'apurement informatique entraîne instantanément la levée de
l'imputation dans SYDONIA World. Le montant de la caution est restitué à la ligne de crédit du principal
obligé, qui peut ainsi l'utiliser pour un nouveau transit.
4. Que se passe-t-il en cas de non-apurement (Sinistre) ?
Si la marchandise n'arrive pas à destination, qu'elle est déclarée manquante ou qu'un détournement est
constaté :
L'OTR déclenche la procédure de recouvrement forcé.
L'administration se tourne directement vers la banque ou la compagnie d'assurance garante pour exiger
le paiement en espèces du montant des droits et taxes suspendus, majoré des pénalités douanières. La
caution endosse ainsi la responsabilité financière de la défaillance du transporteur. lors de
l'établissement du [Link].
Dans la pratique douanière à l'Office Togolais des Recettes (OTR) via SYDONIA World, c'est bien la
soumission cautionnée permanente (ou garantie globale) souscrite par le CDA (Commissionnaire en
Douane Agréé / le transitaire) ou par un transporteur agréé qui sert de couverture pour valider le
document T1.
Le lien direct : Le CDA possède une convention de cautionnement auprès d'une banque ou d'une
compagnie d'assurance agréée, enregistrée au préalable dans les bases de données de l'OTR.
L'utilisation : Lorsqu'il émet un T1, le système vient puiser (imputer) virtuellement dans cette ligne de
garantie globale du CDA pour couvrir les risques liés au transport des marchandises non dédouanées
jusqu'à la destination Pour se prémunir du risque financier que représente l'utilisation de sa caution
globale (puisque le CDA est juridiquement et financièrement responsable devant l'OTR en cas de perte,
de vol ou de non-apurement du T1), le CDA exige des garanties de la part de son client (l'importateur ou
le propriétaire des marchandises).
Dans la pratique, le CDA utilise plusieurs mécanismes de couverture :
1. La Consignation ou Caution en Espèces
Fonctionnement : Le client verse une somme d'argent (souvent équivalente ou proportionnelle au
montant des droits et taxes suspendus, ou calculée sur la valeur de la marchandise) dans un compte
bloqué ou sur le compte bancaire du CDA avant l'engagement de l'opération.
Rôle : Si la marchandise arrive bien à destination et que le T1 est apuré, le CDA restitue cette
consignation au client (ou la déduit de ses honoraires de transit). En cas de litige ou de redressement
douanier, le CDA y puise directement pour régler les créances de l'OTR.
2. La Garantie Bancaire Personnalisée (Contre-garantie)
Pour les opérations de grande envergure (importations industrielles lourdes ou flux réguliers de
marchandises à forte valeur), le CDA peut exiger que le client lui fournisse une lettre de garantie
bancaire (ou contre-garantie émise par la banque du client).
Cette garantie couvre spécifiquement les risques liés aux transits T1 de ce client, évitant ainsi au CDA
d'engager excessivement ses propres lignes de crédit bancaire.
3. Le Contrat de Prestation et la Clause de Responsabilité
Le mandat et les conditions générales : Le contrat de transit (ou ordre de transit) signé entre le CDA et
son client intègre des clauses contractuelles strictes.
La clause de décharge : Le client s'engage formellement à indemniser le CDA à hauteur de tout préjudice
financier subi si le T1 est compromis de son fait (fourniture de fausses factures, fausse déclaration, ou si
le destinataire final à l'étranger ne valide pas l'arrivée de la cargaison).
4. La Relation de Confiance et le Profil du Client
Pour les clients institutionnels de longue date, les entreprises étatiques ou les grands groupes
multinationaux bénéficiant d'une surface financière solide, le CDA peut dispenser de caution en espèces
immédiate, s'appuyant sur la solvabilité avérée du client et un accord commercial [Link] que le
CDA (Commissionnaire en Douane Agréé) n'engage sa caution globale dans SYDONIA World pour valider
le T1 d'un importateur, l'OTR (Office Togolais des Recettes) n'intervient pas directement dans la relation
financière ou contractuelle entre le client et son transitaire.
Cependant, sur le plan réglementaire et procédural, l'OTR impose des préalables stricts que
l'importateur doit satisfaire pour que le CDA puisse légitimement enclencher l'opération :
1. L'Immatriculation Fiscale et Douanière de l'Importateur (NIF)
Avant toute chose, l'OTR exige que l'importateur dispose d'un NIF (Numéro d'Identification Fiscale)
valide et soit enregistré dans le fichier des contribuables de l'Office. Sans ce statut fiscal actif, le CDA ne
peut pas lier la déclaration T1 à l'identifiant de l'importateur dans SYDONIA World.
2. Le Dossier Documentaire Conforme
L'importateur doit fournir au CDA l'ensemble des documents originaux exigés par l'OTR pour justifier de
l'origine et de la nature de la marchandise en transit :
Le connaissement (Bill of Lading) ou titre de transport.
La facture commerciale et la liste de colisage.
Le cas échéant, les autorisations ou licences préalables requises selon la nature des marchandises
(produits pharmaceutiques, matières dangereuses, etc.).
3. La Vérification de la Situation Vis-à-Vis de l'OTR
L'OTR s'assure (et le CDA le vérifie par ricochet pour ne pas engager sa propre responsabilité) que
l'importateur n'est pas sous le coup d'un contentieux douanier non réglé ou d'une interdiction d'exercer
le commerce extérieur. Si l'importateur a des arriérés ou des litiges pendants non apurés avec le fisc ou
la douane, le système ou les services de l'OTR peuvent bloquer la validation de nouveaux Lorsqu'un
importateur est un étranger (non résident ou entreprise étrangère n'ayant pas d'établissement stable
immatriculé au Togo) et réalise des opérations de transit (comme un T1 vers l'hinterland), l'Office
Togolais des Recettes (OTR) utilise des dispositions spécifiques pour son identification dans SYDONIA
World :
1. Le NIF Provisoire ou NIF Non-Résident
Attribution : Pour les opérateurs étrangers qui n'ont pas vocation à s'implanter durablement au Togo
mais qui réalisent des opérations ponctuelles de commerce extérieur, l'OTR (via le centre des impôts
compétent ou les services du port) génère un NIF spécifique pour non-résident (souvent qualifié de NIF
provisoire ou NIF occasionnel).
Utilité : Ce numéro permet d'enregistrer la déclaration en détail et d'associer l'opération de transit (T1)
au profil exact de l'importateur étranger dans le système informatique sans exiger la création lourde
d'une entreprise locale.
2. Le Recours au Code du CDA (ou Code Divers / Passager selon les cas)
Dans le cadre strict des régimes de transit (T1) où la marchandise ne fait que traverser le territoire
togolais ou est acheminée directement vers un pays tiers (hinterland), la gestion du dossier repose en
grande partie sur la responsabilité du CDA (Commissionnaire en Douane Agréé).
Pour certains flux spécifiques de passage, le système peut utiliser des codes d'immatriculation
génériques ou le code d'identification du transitaire en tant que mandataire, mais l'utilisation d'un
identifiant rattaché à l'expéditeur ou au destinataire final étranger reste la norme pour assurer la
traçabilité dans l'interconnexion sous-régionale (SIGMAT)..