#OEUVRE BON#
Chapitre 7 : La renaissance et
les nouveaux défis (2025–2026)
Première partie : Une victoire qui
ouvre une nouvelle route
Le jour où j'obtins mon
baccalauréat, je compris que
certaines victoires ne changent
pas seulement une vie. Elles
changent aussi la manière de
regarder le monde.
Pendant longtemps, j'avais rêvé
de ce moment.
Je pensais qu'une fois ce
diplôme obtenu, toutes les
difficultés disparaîtraient. Mais je
découvris rapidement que le
baccalauréat n'était pas une
ligne d'arrivée.
C'était une nouvelle ligne de
départ.
En rentrant à la maison, je
regardai ma mère.
Son visage exprimait une joie
que je n'avais pas vue depuis
longtemps. Cette victoire était
aussi la sienne. Elle avait porté
mes souffrances autant que moi.
Elle avait travaillé, pleuré, espéré
et prié pour que ce jour arrive.
Je m'approchai d'elle.
Sans dire un mot, nous nous
regardâmes.
Nos yeux parlaient à notre place.
Ils racontaient les années de
faim.
Les champs d'anacardiers.
Les travaux pénibles.
Les voyages.
Les échecs.
Les humiliations.
Les longues nuits passées à
chercher une solution pour
continuer les études.
Toutes ces épreuves venaient de
donner naissance à une victoire
que personne ne pouvait nous
enlever.
Mais cette joie fut rapidement
accompagnée d'une autre
réflexion.
Je me demandai :
« Et maintenant ? »
Le baccalauréat ouvrait une
porte.
Mais derrière cette porte se
trouvaient de nouveaux défis.
Comment poursuivre mes études
alors que les moyens financiers
manquaient toujours ?
Comment prendre soin de ma
famille ?
Comment continuer à soutenir
ma mère qui avait tant sacrifié
pour nous ?
Comment transformer mon
histoire en une force capable
d'aider d'autres jeunes ?
Toutes ces questions occupaient
mon
esprit.
Je compris alors que ma mission
ne consistait pas seulement à
réussir pour moi-même.
Je voulais réussir pour prouver
qu'un enfant né dans les
difficultés peut changer son
destin.
Je voulais que mon histoire
donne de l'espérance à ceux qui
pensent que leur situation
actuelle décide de leur avenir.
À partir de ce jour, je ne
poursuivais plus seulement un
diplôme.
Je poursuivais une mission.
Une mission de service.
Une mission d'éducation.
Une mission de protection de
l'environnement et de
développement de la jeunesse.
Sans le savoir, les premières
pierres d'un grand projet étaient
déjà en train d'être posées dans
mon cœur.
Ce projet allait porter un nom.
La Fondation pour l'Éducation et
la Protection de l'Environnement.
La FEPE.
Je ne savais pas encore jusqu'où
cette vision me conduirait.
Mais je savais une chose :
Toutes les souffrances de mon
passé n'avaient pas été inutiles.
Elles m'avaient préparé à
devenir un homme capable de
servir les autres.
Et c'est à ce moment-là que ma
véritable histoire commença.
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Sans le savoir, les premières
pierres d'un engagement étaient
déjà en train d'être posées dans
mon cœur.
Depuis mon enfance, les
nombreuses épreuves que
j'avais traversées m'avaient
appris une chose essentielle :
lorsqu'une personne reçoit une
chance de se relever, elle a aussi
le devoir d'aider les autres à se
relever.
Je ne savais pas encore sous
quelle forme cet engagement
allait prendre vie.
Quelques années plus tard, une
opportunité se présenta à moi :
rejoindre la Fondation pour
l'Éducation et la Protection de
l'Environnement (FEPE).
J'eus l'honneur de faire partie
des membres fondateurs de
cette organisation. Cette
responsabilité représentait bien
plus qu'un simple titre. Elle me
permettait de participer à un
projet qui partageait les valeurs
auxquelles je croyais
profondément : l'éducation, la
solidarité, la protection de
l'environnement et le
développement de la jeunesse.
Au sein de la fondation, j'occupai
le poste de responsable de la
documentation. Cette fonction
me permit de contribuer à la
conservation des informations, à
l'organisation des documents et
à la mémoire des actions de la
FEPE.
En regardant mon parcours, je
compris
que rien n'était arrivé par hasard.
Toutes les difficultés que j'avais
connues avaient forgé en moi le
désir de servir les autres.
Je ne savais pas encore jusqu'où
cet engagement me conduirait.
Mais une chose était certaine :
Mon histoire personnelle ne se
limiterait plus à mes propres
combats.
Elle deviendrait aussi une
histoire de service,
d'engagement et d'espérance
pour ma communauté.
Deuxième partie :
Trouver sa place au
service des autres
Après l'obtention de mon
baccalauréat, je compris que la
réussite n'avait de valeur que si
elle pouvait servir à quelque
chose de plus grand que soi.
Pendant des années, j'avais
traversé les
épreuves avec une seule idée :
changer ma vie et offrir un avenir
meilleur à ma famille. Mais, au
fond de moi, une autre conviction
grandissait.
Je ne voulais pas garder mon
expérience pour moi seul.
Je voulais qu'elle devienne une
source d'inspiration pour d'autres
jeunes qui, comme moi, avaient
connu les difficultés, les échecs
ou le découragement.
C'est dans cet état d'esprit que je
découvris la Fondation pour
l'Éducation et la Protection de
l'Environnement (FEPE).
En rencontrant les autres
membres, je compris
immédiatement que nous
partagions les mêmes valeurs.
Nous croyions que l'éducation
pouvait transformer une vie.
Nous étions convaincus que la
protection de l'environnement
était une responsabilité de
chacun. Nous voulions bâtir une
jeunesse consciente,
responsable et engagée.
J'eus l'honneur de faire partie
des membres fondateurs de
cette fondation.
Ce fut une grande responsabilité.
Je savais que nous ne
construisions pas seulement une
organisation.
Nous construisions une vision.
Au sein de la FEPE, je reçus la
responsabilité de la
documentation.
Pour beaucoup, ce poste pouvait
sembler discret.
Pour moi, il était essentiel.
Chaque compte rendu, chaque
document, chaque activité
réalisée représentait une partie
de l'histoire de la fondation.
Préserver cette mémoire, c'était
aussi préserver les efforts de
toutes les personnes qui
s'engageaient pour un avenir
meilleur.
Je pris cette mission avec
sérieux.
Je voulais que chaque action
accomplie aujourd'hui puisse
inspirer les générations de
demain.
En regardant mon propre
parcours, je compris que la vie
m'avait préparé à cette
responsabilité.
Les souffrances de mon enfance
m'avaient appris à écouter.
Les difficultés de ma jeunesse
m'avaient appris à observer.
Les épreuves de ma famille
m'avaient appris à ne jamais
oublier d'où je venais.
C'est pourquoi je voulais
contribuer à écrire non
seulement mon histoire, mais
aussi celle d'une organisation qui
rêvait de changer des vies.
À cet instant, je compris que ma
véritable richesse ne serait
jamais l'argent.
Ma véritable richesse serait
l'impact positif que je laisserais
dans la vie des autres.
Et c'est cette conviction qui guide
encore aujourd'hui chacun de
mes engagements.
Troisième partie :
Donner un sens à
mes souffrances
Pendant longtemps, je me suis
demandé pourquoi Dieu m'avait
fait traverser autant d'épreuves.
Pourquoi grandir sans mon
père ?
Pourquoi voir ma mère perdre
tout ce qu'elle avait construit ?
Pourquoi connaître la faim, les
humiliations, les échecs et les
déceptions ?
Pendant des années, je n'avais
pas de réponse.
Je pensais simplement que la vie
était injuste.
Mais, en avançant, je compris
que chaque souffrance avait
façonné l'homme que je
devenais.
Celui qui n'a jamais eu faim ne
comprend
pas toujours celui qui souffre.
Celui qui n'a jamais connu
l'échec ne mesure pas toujours
la valeur de la persévérance.
Celui qui n'a jamais été
abandonné ne connaît pas
toujours l'importance d'une main
tendue.
Moi, j'avais vécu tout cela.
C'est pourquoi je ne voulais plus
vivre seulement pour moi-même.
Je voulais être utile.
Au sein de la FEPE, chaque
activité me rappelait une partie
de mon enfance.
Lorsque nous parlions
d'éducation, je revoyais ce petit
garçon qui attendait un registre
de naissance pour avoir le droit
d'aller à l'école.
Lorsque nous sensibilisions les
populations à la protection de
l'environnement, je pensais aux
villages où j'avais grandi et aux
générations futures qui
méritaient un
cadre de vie plus sain.
Lorsque nous organisions des
actions en faveur de la jeunesse,
je revoyais le jeune Sékou qui
cherchait simplement une
personne pour lui dire :
« Continue... n'abandonne pas.
»
Je compris alors que ma mission
n'était pas seulement de raconter
mon histoire.
Ma mission était aussi d'aider
d'autres jeunes à écrire une
histoire plus belle que la mienne.
Je voulais qu'un enfant pauvre
comprenne que la pauvreté n'est
pas une condamnation.
Je voulais qu'un élève en échec
comprenne qu'un mauvais
résultat n'est pas la fin de son
avenir.
Je voulais qu'un jeune
abandonné par sa famille sache
qu'il peut malgré tout réussir.
Chaque activité de la FEPE
renforçait cette conviction.
Nous ne travaillions pas
seulement pour aujourd'hui.
Nous travaillions pour les
générations futures.
Et, au fond de mon cœur, une
promesse grandissait.
Tant que Dieu me donnera la
force de marcher, je mettrai mes
connaissances, mon expérience
et mon temps au service de
l'éducation, de la protection de
l'environnement et de la
jeunesse.
Car je suis convaincu que la plus
belle réussite d'un homme n'est
pas ce qu'il possède.
La plus belle réussite est le
nombre de vies qu'il aide à
relever.
Quatrième partie :
Mon histoire ne
m'appartient plus
En repensant à mon parcours, je
compris que mon histoire n'était
plus seulement la
mienne.
Elle appartenait aussi à tous ces
jeunes qui grandissent dans la
pauvreté.
À ceux qui sont abandonnés par
un parent.
À ceux qui travaillent pendant
que d'autres profitent de leur
jeunesse.
À ceux qui pleurent en silence
parce qu'ils n'ont personne à qui
raconter leurs souffrances.
Je me reconnaissais en chacun
d'eux.
Lorsque je regardais un enfant
marcher pieds nus vers l'école,
je revoyais le petit garçon que
j'avais été.
Lorsque je croisais un jeune
découragé après un échec
scolaire, je revoyais le candidat
qui avait connu plusieurs
déceptions avant d'obtenir enfin
son baccalauréat.
Lorsque je rencontrais une mère
qui se battait seule pour nourrir
ses enfants, je revoyais ma
propre mère.
Une femme qui avait porté une
famille entière sur ses épaules
sans jamais abandonner.
Je compris alors que raconter
mon histoire n'avait qu'un seul
but.
Donner de l'espérance.
Je ne voulais pas que le lecteur
s'arrête sur mes souffrances.
Je voulais qu'il retienne les
leçons qu'elles m'ont
enseignées.
J'ai appris que la pauvreté
n'empêche pas de rêver.
J'ai appris que les échecs ne
sont pas des condamnations,
mais des occasions de devenir
plus fort.
J'ai appris qu'un véritable ami
peut parfois devenir un frère
lorsque les difficultés arrivent.
J'ai appris que les sacrifices
d'une mère valent tous les
trésors du monde.
J'ai appris que la foi, le travail et
la
persévérance peuvent ouvrir des
portes que personne ne croyait
possibles.
Aujourd'hui, je ne cherche pas à
être admiré.
Je souhaite simplement que mon
parcours puisse éclairer celui
d'une autre personne.
Si un jeune referme ce livre avec
la décision de reprendre ses
études...
Si une mère retrouve le courage
de continuer à se battre pour ses
enfants...
Si un père comprend
l'importance de sa présence
auprès de sa famille...
Alors toutes les souffrances que
j'ai traversées n'auront pas été
vaines.
Je suis convaincu que Dieu ne
permet jamais une épreuve sans
lui donner un sens.
Le mien est désormais clair.
Vivre pour servir.
Apprendre pour transmettre.
Tomber pour apprendre à se
relever.
Et tendre la main à ceux qui
marchent aujourd'hui sur le
chemin que j'ai parcouru hier.
C'est cette mission qui guide
désormais ma vie.
Et c'est avec cette conviction que
commence le dernier voyage de
cette œuvre : transmettre à la
jeunesse les leçons que la vie
m'a enseignées.
Chapitre 8 : Une
vision pour servir les
autres
Première partie :
Quand la souffrance
devient une mission
Il existe des événements qui
changent une vie.
Et il existe des souffrances qui
changent une personne.
En regardant mon passé, je
compris que
rien de ce que j'avais vécu n'était
arrivé par hasard.
Chaque épreuve avait laissé une
cicatrice.
Mais chacune de ces cicatrices
était devenue une leçon.
Lorsque j'étais enfant, je rêvais
simplement d'aller à l'école.
Plus tard, je rêvais d'obtenir mon
BEPC.
Ensuite, je rêvais d'obtenir mon
baccalauréat.
Pendant longtemps, tous mes
rêves concernaient uniquement
mon avenir.
Mais, après avoir traversé toutes
ces difficultés, quelque chose
changea en moi.
Je commençai à me poser une
autre question.
« Comment puis-je aider les
autres à ne pas vivre les
mêmes souffrances ? »
Cette question ne me quittait
plus.
Je pensais aux enfants qui
abandonnaient l'école faute de
moyens.
Je pensais aux jeunes qui
perdaient confiance après un
échec.
Je pensais aux familles qui
vivaient dans la pauvreté.
Je pensais aussi à notre
environnement.
En grandissant, j'avais vu des
forêts disparaître, des cours
d'eau pollués et des déchets
abandonnés dans les villages et
les villes.
Je compris que le
développement d'un pays ne
dépend pas seulement de son
économie.
Il dépend aussi de son
éducation.
De ses valeurs.
Du respect de son
environnement.
Et de sa jeunesse.
C'est cette conviction qui me
rapprocha de la Fondation pour
l'Éducation et la Protection de
l'Environnement.
À travers cette fondation, je
découvris que servir les autres
est une forme de reconnaissance
envers Dieu.
Nous ne pouvons pas changer le
monde en une seule journée.
Mais nous pouvons changer la
vie d'une personne.
Puis d'une autre.
Et ainsi construire un avenir
meilleur.
Je compris alors que mon
histoire ne devait pas s'arrêter à
mes propres victoires.
Elle devait devenir une source
d'espérance pour ceux qui
continuent encore de se battre.
Depuis ce jour, je ne poursuis
plus seulement mes rêves.
Je poursuis aussi une mission :
Participer à la construction d'une
jeunesse responsable, instruite,
solidaire et consciente de son
rôle dans la protection de notre
planète.
Car je suis convaincu qu'un pays
devient grand lorsque sa
jeunesse décide de devenir utile
aux autres.
Deuxième partie :
Mon premier
engagement au sein
de la FEPE
Lorsque je suis devenu membre
fondateur de la Fondation pour
l'Éducation et la Protection de
l'Environnement (FEPE), je
n'imaginais pas que cette
aventure allait transformer ma
manière de voir le monde.
Pour beaucoup, une association
est simplement un groupe de
personnes réunies autour d'un
même objectif.
Pour moi, la FEPE est devenue
une école de la vie.
J'y ai appris que le changement
ne commence pas dans les
grandes conférences ou les
grands discours.
Il commence lorsqu'une
personne décide de faire sa part,
aussi petite soit-elle.
Au sein de la fondation, j'ai reçu
la responsabilité de la
documentation.
Certains pouvaient penser que
ce travail
consistait seulement à classer
des documents ou à conserver
des archives.
Mais je voyais les choses
autrement.
Chaque procès-verbal, chaque
rapport d'activité, chaque
photographie, chaque projet
racontait une partie de notre
histoire.
Je comprenais que si nous ne
conservions pas la mémoire de
nos actions, les générations
futures ignoreraient les efforts
accomplis par ceux qui avaient
choisi de servir leur
communauté.
Je pris donc cette mission avec
beaucoup de sérieux.
Chaque document représentait
une responsabilité.
Chaque réunion était une
occasion d'apprendre.
Chaque activité était une
expérience qui me faisait grandir.
Au fil des rencontres, je
découvris des
hommes et des femmes qui
donnaient leur temps sans
attendre de récompense.
Ils travaillaient simplement parce
qu'ils croyaient qu'un avenir
meilleur était possible.
Leur engagement renforça ma
propre détermination.
Je compris que personne ne
peut changer un pays tout seul.
Mais des hommes et des
femmes unis autour d'une même
vision peuvent transformer une
communauté.
Cette conviction devint une
source de motivation.
À chaque activité organisée par
la FEPE, je pensais à mon
enfance.
Je revoyais le petit garçon qui
rêvait simplement d'aller à
l'école.
Je revoyais les longues journées
dans les champs.
Je revoyais les nuits où ma mère
cherchait
une solution pour nourrir sa
famille.
Je me disais alors :
« Si Dieu m'a permis de
traverser toutes ces épreuves,
c'est peut-être pour que je
puisse aujourd'hui aider
d'autres personnes à retrouver
l'espoir. »
Depuis ce jour, je considère
chaque action menée au sein de
la FEPE comme une manière de
remercier la vie.
Servir les autres est devenu une
responsabilité.
Une responsabilité que je
porterai avec fierté aussi
longtemps que Dieu me prêtera
vie.
Troisième partie : La
jeunesse, la plus
grande richesse
d'une nation
En observant le monde qui
m'entourait, je compris une vérité
qui ne m'a jamais quitté.
La véritable richesse d'un pays
ne se trouve ni dans son or, ni
dans son pétrole, ni dans ses
ressources naturelles.
La plus grande richesse d'une
nation, c'est sa jeunesse.
Chaque fois que je rencontrais
un jeune découragé, je me
revoyais quelques années plus
tôt.
Je revoyais ce garçon qui
marchait le ventre vide pour aller
à l'école.
Je revoyais cet adolescent qui
travaillait comme aide-maçon,
qui fabriquait des briques et qui
chargeait du sable pour gagner
quelques pièces.
Je revoyais ce candidat qui avait
connu plusieurs échecs avant de
réussir son baccalauréat.
Si quelqu'un m'avait dit à cette
époque que toutes ces
souffrances deviendraient un jour
une source d'inspiration, je ne
l'aurais probablement pas cru.
Pourtant, c'était la vérité.
Chaque difficulté m'avait rendu
plus fort.
Chaque échec m'avait appris
une nouvelle leçon.
Chaque chute m'avait obligé à
me relever avec davantage de
courage.
C'est pourquoi je refuse de
regarder la jeunesse avec
pessimisme.
Je préfère voir son potentiel.
Je suis convaincu que, lorsqu'un
jeune reçoit une éducation de
qualité, de bonnes valeurs et une
véritable opportunité, il peut
transformer sa famille, son
village, sa ville et même son
pays.
Mais cette transformation ne
dépend pas uniquement des
gouvernements.
Elle dépend aussi de nous.
Des parents.
Des enseignants.
Des associations.
Des leaders communautaires.
Et des jeunes eux-mêmes.
À la FEPE, j'ai compris que
chacun possède une
responsabilité.
Même une simple action peut
produire un grand changement.
Planter un arbre.
Encourager un élève.
Ramasser un déchet.
Aider une personne âgée.
Partager ses connaissances.
Écouter un jeune en difficulté.
Toutes ces actions paraissent
modestes.
Mais elles construisent une
société meilleure.
Je rêve d'une Afrique où chaque
enfant pourra aller à l'école sans
craindre de manquer de
fournitures.
Je rêve d'une Afrique où les
jeunes créeront des entreprises
au lieu d'attendre uniquement un
emploi.
Je rêve d'une Afrique où les
citoyens
protégeront les forêts, les rivières
et les terres que Dieu leur a
confiées.
Je rêve d'une Afrique où les
différences de religion, d'origine
ou de langue ne seront plus des
causes de division, mais une
richesse.
Ces rêves peuvent sembler
immenses.
Pourtant, je suis convaincu qu'ils
commencent toujours par une
seule décision.
La décision de devenir utile.
Voilà pourquoi je continue de
servir.
Voilà pourquoi je continue de
croire en la jeunesse.
Et voilà pourquoi je
n'abandonnerai jamais cette
mission.
Car je sais qu'un seul jeune
transformé peut, à son tour,
transformer des centaines
d'autres vies.
Quatrième partie :
Des rêves
qui dépassent ma
propre vie
En rejoignant la Fondation pour
l'Éducation et la Protection de
l'Environnement (FEPE), je ne
voyais plus seulement une
association.
Je voyais un avenir.
Je voyais des milliers de jeunes
qui pouvaient retrouver confiance
en eux.
Je voyais des écoles où les
meilleurs élèves seraient
récompensés pour leurs efforts.
Je voyais des villages plus
propres, des villes plus vertes et
des citoyens plus responsables.
Je voyais une jeunesse qui
comprendrait que protéger la
nature, c'est protéger son propre
avenir.
Ces rêves ne sont pas nés en un
jour.
Ils sont nés de mon histoire.
Lorsque j'avais faim, je rêvais
qu'aucun enfant ne soit obligé
d'abandonner ses
études à cause de la pauvreté.
Lorsque je travaillais sous le
soleil pour gagner quelques
pièces, je rêvais d'un monde où
les jeunes auraient davantage
d'opportunités.
Lorsque je me battais pour
obtenir mon baccalauréat, je
rêvais qu'un jour d'autres jeunes
puissent atteindre leurs objectifs
avec plus de soutien.
Aujourd'hui, ces rêves sont
devenus des objectifs.
Je souhaite voir la FEPE
organiser des campagnes de
sensibilisation dans les écoles,
afin d'enseigner aux enfants
l'importance de l'éducation, du
civisme et de la protection de
l'environnement.
Je souhaite que la fondation
récompense les élèves les plus
méritants, non seulement pour
célébrer leur réussite, mais aussi
pour encourager tous ceux qui
continuent de se battre malgré
les
difficultés.
Je souhaite voir des milliers
d'arbres plantés dans nos villes
et nos villages.
Je souhaite que les jeunes
deviennent des acteurs du
changement plutôt que de
simples spectateurs.
Je rêve aussi de conférences où
des hommes et des femmes
partageront leurs expériences
pour encourager la nouvelle
génération à croire en elle-
même.
Je voudrais que chaque jeune
comprenne que son origine
sociale ne détermine pas sa
destination.
Enfin, je rêve de voir la FEPE
collaborer avec des
organisations d'autres pays afin
d'échanger des expériences, de
développer des projets communs
et de montrer que la solidarité
n'a pas de frontières.
Je sais que tous ces projets
demanderont du temps, des
moyens et beaucoup de travail.
Je sais aussi que nous
rencontrerons des obstacles.
Mais mon histoire m'a appris une
chose.
Les grandes œuvres
commencent toujours par une
petite décision.
Un seul pas.
Une seule idée.
Une seule personne qui refuse
d'abandonner.
Si ma vie peut servir à
convaincre un seul jeune de
croire en ses capacités, alors
toutes les souffrances que j'ai
traversées auront trouvé leur
véritable raison d'être.
Je suis convaincu que Dieu ne
nous demande pas de changer
le monde en une journée.
Il nous demande simplement
d'être fidèles à la mission qu'Il
place entre nos mains.
Voilà la mission que je veux
accomplir.
Servir.
Éduquer.
Protéger.
Et transmettre l'espérance.