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Chapitre 4 Présentation, Analyse Des Données Et Interprétation Des Résultats

Le chapitre présente une analyse des données sur la littérature orale, en particulier celle du peuple Massa du Cameroun, et son évolution face à la mondialisation et aux influences religieuses. Il aborde également la rencontre culturelle, l'édition bilingue, et les efforts de préservation de la culture Massa à travers des contes transcrits par José Ferrer et Jean Goulard. Enfin, il souligne les thématiques des contes, telles que la culture, la tradition, et l'espoir, tout en examinant la structure et le paratexte de l'œuvre.

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Chapitre 4 Présentation, Analyse Des Données Et Interprétation Des Résultats

Le chapitre présente une analyse des données sur la littérature orale, en particulier celle du peuple Massa du Cameroun, et son évolution face à la mondialisation et aux influences religieuses. Il aborde également la rencontre culturelle, l'édition bilingue, et les efforts de préservation de la culture Massa à travers des contes transcrits par José Ferrer et Jean Goulard. Enfin, il souligne les thématiques des contes, telles que la culture, la tradition, et l'espoir, tout en examinant la structure et le paratexte de l'œuvre.

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CHAPITRE 4

PRÉSENTATION, ANALYSE DES DONNÉES ET

INTERPRÉTATION DES RÉSULTATS

Dans le présent chapitre, il sera question pour nous de présenter et

analyser les données dans un premier temps, puis d’en interpréter les

résultats. Les données ici correspondent aux trois différents niveaux

d’analyse qui sont extratextuel, macro-textuel et micro-textuel.

Analyse extratextuelle
Encore appelée l’analyse pré-textuelle, l’analyse extratextuelle ou

systémique représente le niveau d’analyse permettant de mener une

recherche documentaire sur le sujet traité.

Le dramatique
Encore appelé oralité, orature ou littérature traditionnelle, la

littérature orale est, selon Belinga (1978 : 17) : « l’art de produire

oralement le beau en transmettant de génération en génération la culture

d’un peuple », « l’ensemble des connaissances et les activités qui se

rapportent au langage non écrit » ou « un train d’ondes chargées de sons,

de couleurs, de formes archaïques, d’émotions, d’affections et des

pensées des hommes et des femmes des temps révolus ». Ces différentes

définitions de la littérature orale proposée par Belinga (1978) donnent une

description détaillée de la forme et du fond de chaque œuvre littéraire

orale. Toutefois, il ajoute également une autre définition à ces dernières,

celle qui définit la littérature orale comme « la somme des données qu’une

société juge essentielle, retient et codifie principalement sous forme orale,


afin d’en faciliter la mémorisation, et dont elle assure la diffusion aux

générations présentes, et à venir ».

Par contre, selon Driant (2014), la littérature orale désigne

l’ensemble de récits de fiction semi-fixés, anonymes, transmis oralement,

variables dans leur forme mais pas dans leurs fonds : les contes

populaires, les mythes et légendes, les épopées, les fables. La littérature

orale se trouve au cœur des différentes missions des bibliothèques, dont

au premier chef celle du développement du livre et de la lecture puisque

raconter, c’est créer le désir de lire. A l’inverse de « l’écrit dont l’acte de

lecture est beaucoup plus mental », le son est « reçu immédiatement,

pénètre en deçà et au-delà du sens » : la musicalité engendrée par la

transmission, (De la Salle, 2012).

En effet, la littérature orale a longtemps eu pour support la parole.

Elle se diffusait de bouche à oreille et de génération en génération,

édifiant ainsi le peuple africain. C’est avec son écriture qu’elle prit une

orientation nouvelle. Cette entreprise suscita l’attention de Ndjana (1981)

qui redéfinit la littérature en ces termes : « La littérature est un ensemble

de textes et de documents accumulés, sans forme élaboré dans le

domaine des lettres qui souscrivent par ces formes et leurs style à un idéal

de beauté ». Cette définition qui exprime l’essence de l’activité littéraire,

par le triomphe de l’écriture, semble délibérément ignorer l’existence de la

littérature orale. Pourtant, Bouelet (1983), déclare : «la littérature orale

africaine est une littérature à part entière, personne ne le conteste plus

aujourd’hui de bonne foi ».


Ainsi, la littérature orale camerounaise désigne l’ensemble des

œuvres littéraires produites de manières orales par les auteurs d’origine

camerounaise. Elle s’est développée pendant et après la période impériale

pour dénoncer les mœurs de la société, présenter les cultures

camerounaises et aussi présenter l’oppression coloniale et ses

conséquences dans la société. La liberté constituait une quête qui s’est

faite récurrente dans les textes.

[Link]. La rencontre culturelle

Susana (2018) définit la rencontre culturelle comme étant

l’expérience qui consiste à gérer un environnement culturel inhabituel,

ainsi que le processus engagé pour s’adapter aux exigences qui lui sont

propres. Selon elle, s’adapter à ces exigences, notamment lorsqu’elles

touchent au plus profond de votre propre programmation culturelle,

déclenche une intense expérience interculturelle qui met en jeu des

facettes cachées de la différence culturelle. Encore appelée contact

culturel, la rencontre culturelle renvoie aussi à un ensemble de relation

culturelles qui se tissent entre deux cultures mises en rapport (direct ou

indirect, physique ou non, continue ou épisodique, conscient ou

inconscient). Ce phénomène peut entraîner l’acculturation, la

transculturation, l’enculturation, la contre-culturation et la déculturation.

[Link]. L’édition bilingue

Les éditions bilingues désignent les publications écrites dans deux

langues (les versions sources et cibles). Elles s’ouvrent à un public large.


Les livres issus de ces éditions peuvent être utilisés pour

l’enseignement des langues.

Parler de l’édition bilingue d’un livre renvoie à présenter un type de

livre présentant un même contenu dans deux langues différentes

(généralement la version originale ou le texte source dans la langue de

départ et une traduction). Il est mis en page de manière à ce que les deux

versions soient côte à côte l’une de l’autre, de manière synchronisée, afin

de permettre au lecteur de comparer les deux versions du texte lors de la

lecture. C’est donc dans cette lancée que Bokiba (2009), met l’accent sur

le rôle que jouent les éditions bilingues en ces termes :

L’éditeur bilingue apparaît comme le terrain privilégié du partenariat

entre la langue française et les langues africaines. L’exercice de

traduction est profitable aux deux langues; il fait passer à la visibilité non

seulement une langue mais aussi une culture et les agents de ce passage,

l’écrivain et le traducteur, et même les négociations symboliques de ce

transfert. (p85)

[Link]. Le peuple Massa du Cameroun

Les Massa habitent des terres basses, précisément des plaines

inondables propices aux activités agropastorales et la pêche qui

constituent la base de leur économie. Ils vivent entre le Cameroun et le

Tchad, longeant les deux berges du fleuve Logone. Du point de vue

administratif, ils occupent le Département du Mayo-Nord du Cameroun, et

la Région du Mayo-Kebbi Est, au Tchad. La légende les renvoie en Egypte


d’où plusieurs siècles plus tôt ils seraient parti vers le Sud-ouest,

traversant sur leur passage le Soudan et le Nord du Tchad (Bagoydi et

Djarsoumna, 2023). La conjoncture liée à la globalisation les a également

marqués. De nos jours, ce peuple se trouve disséminé sur plusieurs

espaces géographiques en plus de leur milieu historique.

Cependant, le choc entre les Civilisations étrangères et celles locales

a fait porter un coup sérieux aux traditions des peuples Africains. C’est ce

qui justifie la fragilisation de certaines pratiques culturelles chez beaucoup

de peuples et l’existence des festivals pour assurer la pérennisation des

coutumes et traditions. Ceci a également était souligné dans le rapport de

l’Unesco (1976) en ces termes :

L’identité culturelle d’un peuple se trouve soumise à de multiples

pressions qui, tout au long de son histoire, en altèrent peu à peu les traits.

La culture est un ensemble de comportements et de caractéristiques qui

donne à la société sa configuration spécifique, et toute modification de

l’une de ses composantes de base (telle que l’économie, le système

politique, les rapports entre classes sociales) amène graduellement des

changements profonds dans les autres domaines. (p26)

Il est important ici de souligner l’influence de l’Islam et du

Christianisme sur le mode de vie des Massa de la vallée du Logone.

Les églises chrétiennes ont vu s’accroître le nombre de nouveaux

fidèles du jour au lendemain. Ils ont fini par délaisser leur religion

traditionnelle ancestrale. C’est du moins ce que fait remarquer Canale

(1962) lorsqu’il précise que : « L’œuvre coloniale en matière de culture


proprement dite fut essentiellement négative : négation et, si possible,

destruction des valeurs et des institutions culturelles héritées de l’époque

précoloniale constituent l’essentiel de cette œuvre » (p.40). En outre,

Islam et Christianisme sont venus modifier et bouleverser la culture du

peuple massa. C’est ce qui justifie la négligence et le peu d’intérêt qui

sont accordés aux espaces, lieux, objets et choses sacrés par plusieurs

hommes et femmes Massa convertis à ces deux religions. Elles ont conduit

à la détérioration de la culture chez les Massa de la vallée du Logone.

Ainsi, la pratique du « Labana » et du « Gourouna » d’une part, la

fréquentation des devins, de chefs de terre et de chefs de rivière d’autre

part ont connu une régression menaçant parfois leur existence dans

certaines familles. On a également constaté le manque d’engouement et

le désintérêt pour l’usage des objets culturels fait à base de peau

travaillée ; ceci, au regard du désamour pour la culture traditionnelle au

profit des religions révélées. Nonobstant toutes ces vicissitudes, le peuple

massa de la vallée du Logone a pu conserver les fondamentaux de sa

culture. Ceci se justifie avec la réintroduction du rite initiatique Labana qui

fut suspendu par l’administration publique des deux pays dans les années

1975. Depuis 2008, il a été réintroduit et a connu l’adhésion d’un grand

nombre de jeunes gens.

La vie économique du peuple Massa ne diffère en rien de celles des

autres groupes ethniques de la zone sahélienne. Les activités

économiques sont essentiellement basées sur l’agriculture, l’élevage et le

commerce (Hamadjoda, 2020). L’activité agricole permet le ravitaillement


en vivres. Les revenus agricoles sont commercialisés après avoir pris la

partie qui doit servir de nourriture dans le foyer. L’élevage représente une

autre forme d’activité économique. Les revenus sont aussi commercialisés

sous toutes les formes possibles.

Quant au commerce, il faut reconnaitre le rôle qu’il joue dans le

développement et la visibilité du peuple Massa. À priori, il nait de

l’agriculture et de l’élevage, parce que le commerce était essentiellement

basé sur la vente des produits issus de ces deux activités. Au fil des ans et

avec l’ouverture du monde, le commerce s’est élargi et étendu à d’autres

domaines, en introduisant dans la chaine commerciale les produits qui

proviennent d’ailleurs en dehors du riz et du poisson qui font la renommée

quant au commerce chez les Massa.

[Link]. La biographie des auteurs José Ferrer et Jean Goulard

Prêtres, oblats de Marie Immaculée, bibliste et spécialistes de Saint-

Paul, José Ferrer et Jean Goulard étaient en poste au Tchad durant 30 ans.

Ces derniers devinrent spécialistes de la langue Massa. C’est donc une

nouvelle aventure qui se dresse devant eux. Ils commencent à apprendre

la langue Massa et à se confondre à ce peuple. Ils vont ainsi mener des

recherches et chercher à faire connaitre la culture Massa au monde par le

biais des contes. Il est évident que ces contes étaient oraux mais Jean

Goulard et José Ferrer ont bien jugés de transcrire et traduire ces contes.

Ces deux biblistes sont également auteurs du recueil de contes

nommé Contes Massa d’Ecureuil et de Sauterelle (Tchad), paru en 2009

aux éditions Paris, Karthala.


[Link]. Contexte de rédaction de l’œuvre

L’œuvre qui fait l’objet de la présente étude parut en un siècle où la

mondialisation domine tout élan d’épanouissement et d’émancipation.

Cette mondialisation qui entraine une rupture plus ou moins radicale avec

les us et coutumes, raison d’être d’un peuple, impose un nouveau mode

de vie. Ainsi, il est à retenir que la culture est ce qui nous reste quand on a

tout oublié. C’est donc dans cette logique que ces contes ont été produits,

pour un but de pérennisation de la culture Massa.

[Link]. Résumé de l’œuvre

Contes de Hiya et Zlo est le titre d’un recueil de contes enregistrés,

transcrits et traduits par [Link] et [Link] de 1971 à 1972. Cette édition

bilingue Massa-français a connu un écho favorable dès sa parution au sein

de la communauté Massa, parce qu’elle représente la toute première

publication de ce type dans son espace territorial. Elle est au préalable de

source orale, mais vu le niveau d’expansion attendue par les auteurs, ils

ont jugés nécessaires de le transcrire et de le traduire en français.

Dans cette œuvre, les auteurs mettent en lumière la culture Massa.

L’œuvre vient chanter, vanter une culture riche à plus d’un titre en la

décrivant sous toutes ses formes et couches culturelles et sociales. La

traduction témoigne de la volonté des auteurs à étendre sa voix au-delà

des frontières linguistiques et culturelles Massa. Cette œuvre constitue un

instrument de combat de prédilection contre l’envahissement de la culture

Massa par les civilisations européennes. Les auteurs lancent un vibrant


appel quant à une reprise de conscience des biens fondés et la beauté de

l’oralité ainsi que sa transmission au sein de la communauté Massa.

[Link]. Thématiques de l’œuvre

Le recueil traite de plusieurs thématiques. Chacune d’elles

renferment des sous-thèmes soigneusement décrits par les mots

adéquats. Ces grands thèmes sont entre autres : la culture, la tradition,

l’amour, la souffrance, l’espoir et l’ambition.

4.2. Analyse macro-textuelle

Cette partie se centre sur l’analyse intégrale du recueil de contes

intitulé Contes de Hiya et Zlo. Il est question de partir d’une interprétation

des données relatives aux éléments paratextuels, structurels et

stylistiques de l’œuvre.

4.2.1. Étude paratextuelle

Le paratexte désigne les éléments périphériques au texte. Il

comprend le titre de l’œuvre, le genre, la maison d’édition, les pages de

couverture, la dédicace et la préface.

[Link]. Titre de l’œuvre

Le recueil de contes faisant l’objet de cette étude s’intitule Contes

de Hiya et Zlo. Le choix de titre ne s’est pas fait de manière anodine. Hiya

et Zlo sont deux personnages principaux des différents contes recueillis

dans cette œuvre. Cette œuvre est recueil de treize contes Massa traduis

vers le français raison pour laquelle il fut titré ainsi.


[Link]. La maison d’édition

Le présent recueil de contes soumis à l’analyse n’a pas été édités vu

sa source orale et la précipitation des auteurs dans leurs recherches sur la

langue Massa. Il est évident qu’avant toute publication, les manuscrits

doivent faire l’objet d’un examen de la part d’un comité scientifique qui

juge de leur originalité et de leur qualité avant de les transmettre à

l’éditeur, mais puisque le corpus faisant objet de notre analyse a été

produit oralement et transcrit

4.2.2. La structure de l’œuvre

Le recueil de contes soumis à cette analyse est composé de treize

contes. Les titres de ces contes sont : « Zlo et le mil de la veuve », « Zlo et

la marmite », « Zlo, Gedeng-gedeng, Dokolonco », « Zlo, Hiya, Bitikim »,

« Zlo, Pulkum, Matna », « Zlo, Escargot et Hyène », « Zlo, Hiya et la

bufflonne », « Zlo, Hiya, Mununda », « Zlo, Hiya et les oreilles de

l’éléphant », « Zlo, Hiya et Bokokosam », « Zlo et Buwsu », « Zlo et

Hérisson », « Zlo et Torzo ».

4.3. Analyse microtextuelle

Ce niveau d’analyse se centre uniquement sur les éléments

identifiés dans le texte. Dans le cadre de ce travail, il s’agit de présenter

les éléments discursifs du merveilleux contenu dans notre corpus. Ces

éléments sont répertoriés et classifiés dans des tableaux en fonction du

type ou de la catégorie à laquelle ils appartiennent. Cette grille d’analyse

est inspirée de celle de Wanchia Titus (2016).


4.3.1 Modalité de l’irréel

Le conte est un genre de prose constitué d’expressions et de

modalisateurs qui décrivent et représentent le surnaturel, le fantastique

ou tout enchaînements d’actions irréelles. Dans le présent recueil de

contes, cette modalité est représentée par l’usage du vocabulaire

fantastique et par le vocabulaire précieux.

a. Vocabulaire précieux

Il permet de créer une atmosphère luxuriante, d’élégance, de

raffinement et également enchantée aux contes merveilleux. Ce

vocabulaire est représenté par des adjectifs qualificatifs qui peuvent être à

connotation négative ou positive.

Extrait 1

Texte source

« Zlo mulu nagat kuɗuma ɳolo » p35


B

Possible contrainte de traduction

Aucune

Texte cible

« le territoire sur lequel il commandait était grand.» p35

Contexte de production

Zlo, Hiya et Bokokasam la reine des hyènes à la rivière (territoire des

hyènes) se battent pour l’obtention de l’accès à la rivière qui leur est

commune

Intention de l’auteur

Présenter le rôle de chaque chef dans son clan


F

Stratégie de traduction

Domestication

Technique de traduction

Reformulation

Observation

Rendement total

Proposition de traduction

Aucune

Théorie de traduction

Sociolinguistique
Le vocable « ɳolo » est un adjectif qui signifie tout simplement

« grand ». Aussi repris dans la version traduite par « grand », le traducteur

informe et décrit le territoire dont Zlo dirigeait. Il a utilisé l’équivalence,

vu la simplicité du segment source. Tout l’esprit du segment source a été

transmis dans le segment cible tel que le veut la théorie sociolinguistique.

Extrait 2 :

Texte source

« vata wa dur ma lo ɗi vayt suwa wana kayn vayt suw ɳurneyna wa

vayt ney kotiya rowt kowna (ɳurney baya) ɳurneyn ma vatiya »p38

Possible contrainte de traduction

Aucune

Texte cible
« Au contraire, si nous sommes les plus forts, alors nous vaincrons …

Mais maintenant, si demain encore nous nous battons, les hyènes nous

exterminerons. »p38

Contexte de production

Zlo met en place des stratégies de combat pour pouvoir battre le

clan des hyènes mais la condition requise est que son clan a lui soit plus

fort que celui de son adversaire

Intention de l’auteur

Décrire les stratégies de combat préparées par Hiya et Zlo contre

Bokokasam, la cheffe des hyènes.

Stratégie de traduction

Domestication

Technique de traduction
Reformulation

Observation

Rendement partielle

Proposition de traduction

Aucune

Théorie

Sociolinguistique

L’adjectif de supériorité « les plus forts » dans cet extrait a été une

reformulation du vocable « suwa wana ». Cet adjectif marque un degré

très important de force détenu par les villageois. Ces derniers luttent

contre les hyènes afin de détenir l’accès à la rivière. Le traducteur a

procédé par une reformulation du segment source dans la version

française. Toutefois, cette reformulation a permis de transmettre le

message contenu dans le texte source.


Extrait 3 :

Texte source

« nalam a la suma nisin lakɳa dono haysian nam sli bunukɳa valam

ma co slokɳ ɗow na cisi giy fii' dono masa’a » p45

Possible contrainte de traduction

polysémie du vocable dono

Texte cible

« Alors Buwsu voyant que ces hommes étaient puissant, voulut

prendre son fusil – celui avec lequel il tirait les éléphants – car, pensa-t-il,

mieux vaut peut-être user de nos moyens humains … » p45

Contexte de production

Buwsu, le mangeur d’éléphant, a été attaqué par Zlo et un bon

nombre de personnes. Pour se défendre, il a donc prit son fusil de chasse.


E

Intention de l’auteur

Présenter la faiblesse de Buwsu face au nombre

Stratégie de traduction

Domestication

Technique de traduction

Expansion

Observation

Rendement partiel

Proposition de traduction
Voyant la force de ceux-ci, il prit son fusil de chasse à l’éléphant et

prétendit qu’il fallait également peut-être utiliser des outils et la force de

l’homme Massa

Théorie de traduction

Sociolinguistique

Dans les contes merveilleux, la force a tendance à avoir le même

sens que la puissance. Cette maligne de parler de « puissance » rend

encore plus le conte attrayant et attire l’attention du lecteur à savoir de

quoi il est réellement question dans ce texte et aussi ce qui pourrait

arriver dans la suite du conte. La traduction du vocable « dono » qui

signifie «fort ou force» par « puissant » amplifie l’idée de la « force » qui

se trouve dans le texte source. Le traducteur a reformulé le texte afin de le

rendre plus simple et plus attrayant comme le préconise tout conte

merveilleux.

Extrait 4 :

Texte source

« fatta zumala wa na' co wa voora va Zlo nama Zlo kulo jikiy vuna

feera valam dam ya' a la (S– wa ka valam may su ?) » p49


B

Possible contrainte de traduction

polysémie du vocable zumala

Texte cible

« Le soleil était au plus chaud quand elle arriva auprès de chez Zlo ;

celui-ci était monté sur son grenier : Il appela : (S – il avait donc encore du

mil ?)» p49

Contexte de production

Torzo était à la recherche du mil pour sa famille et elle arriva chez

Zlo qui proposa de l’aider vu qu’il avait encore assez de mil dans son

grenier.

Intention de l’auteur

Présenter les conditions de vie de la veuve et de ses enfants


F

Stratégie de traduction

Domestication

Technique de traduction

Reformulation

Observation

Rendement partiel

Proposition de traduction

Elle arriva chez Zlo à midi alors qu’il faisait très chaud et celui-ci

était sur son grenier (S-avait-il donc encore du mil ?).

J
Théorie de traduction

Sociolinguistique

Le vocable « zumala » signifie « bouillir ». Le traducteur a restitué

cet élément linguistique par « plus chaud ». En langue massa, lorsqu’on

voudrait parler de la chaleur, on utilise le terme « zumal ». Toutefois,

lorsqu’on utilise les termes « fatta zumala », cela renvoi à « un midi très

ensoleillé ». Le traducteur a opté passé par une transposition afin de

mieux décrire la situation dans laquelle se trouve Zlo et Torche.

Extrait 5 :

Texte source

« Torzo ! nak lum vor klan mi ge ? ” na' a lo “ Zlo ! nan mayn canu

guron kanu jufan may ɗi nan kayn mayn dey vatanu cum mi kurfiiya ” nam

a la “ va ma tiginin klana ! suguloɳ giy fiɗa wan dam kow naæ waliya

valam ɗi koɳ kurfinis giy ko » p49

Possible contrainte de traduction


Aucune

Texte cible

« Torche ! Que fais-tu par ici ? » Elle lui répondit : « C’et la famine,

Zlo ! J’ai des enfants et pas de mari, cette famine va m’achever … je

ramasse des graines comestibles. » Il lui dit : « Tu es stupide ! Ton parent a

du mil et tu ne viens même pas chez lui ! Renverse ses graines » p49

Contexte de production

Torzo vit une situation très compliquée car étant veuve, elle doit

chercher du mil pour se nourrir elle et ses enfants malgré cette période de

famine

Intention de l’auteur

Présenter les conditions de vie des veufs et orphelins démunis en

période de famine
F

Stratégie de traduction

Domestication

Technique de traduction

Transposition

Observation

Rendement total

Proposition de traduction

Aucune

Théorie de traduction

Polysystème
Dans cet extrait, l’accent est mis les propos échangés entre Zlo et

Torche par rapport à la situation actuelle de Torche. Zlo traite Torche de

« stupide » et cet adjectif est une restitution du terme « tiginin » dans le

texte source. Toutefois, ce terme signifie « stupidité » mais le traducteur

l’a transposé, c’est-à-dire que nous sommes quittés d’un nom à un adjectif

qualifiant la personne de Torche. Le traducteur a impliqué la théorie du

polysystème dans le présent extrait car elle permet de mieux comprendre

cette pression qu’exerce la culture source sur le public cible.

b. Vocabulaire fantastique

Le vocabulaire fantastique, contrairement au vocabulaire précieux,

renvoie à l’usage d’expressions qui marquent le fantastique. Il s’agit ici

des adverbes et des noms de lieux ainsi que d’éléments magiques.

Extrait 6 :

Texte source

« na' a la “ kayn nan Geɗeɳ- geɗeɳ ” » p5

Possible contrainte de traduction

Culturelle
C

Texte cible

«Je suis : ‘Celle qui secoue’. » p5

Contexte de production

Le village était secoué par une grande famine et les villageois

espéraient tout et même de l’aide surnaturelle.

Intention de l’auteur

Amener le lecteur à s’imaginer et se dessiner cet élément magique

dans son esprit

Stratégie de traduction

Etrangéisation

G
Technique de traduction

Traduction littérale

Observation

Rendement partiel

Proposition de traduction

« je suis Geɗeɳ- geɗeɳ »

Théorie de traduction

Sociolinguistique

La traduction de ce nom donne une information limpide et claire sur

celui-ci afin de présenter son rôle dans le présent conte. Le traducteur met

en évidence l’utilité de traduire ce nom mais cette traduction ne garde pas

tout son sens dans le texte cible et n’a plus le même effet. En revanche,

les noms ne se traduisent pas. Traduire ce nom « Geɗeɳ- geɗeɳ » était

peut-être pour le traducteur un moyen de mieux faire comprendre de quoi


il s’agit dans ce conte et d’amener le lecteur à se dessiner cet élément

magique.

Extrait 7 :

Texte source

« ga hay nagata ya' a la Gorslomo » p30

Possible contrainte de traduction

Culturelle

Texte cible

« il habitait en un lieu appelé “ronflement”. »

Contexte de production
Le « ronflement » est le domicile de du crapeau et le lieu devant

lequel se déroule la fête organisée à l’occasion de la lutte traditionnelle

annuelle dans le village

Intention de l’auteur

Amener le lecteur à s’imaginer et se dessiner cet élément magique

dans son esprit

Stratégie de traduction

Domestication

Technique de traduction

Equivalence

Observation

Rendement partiel
I

Proposition de traduction

Il habitait un lieu appelé « Gorslomo »

Théorie de traduction

Sociolinguistique

Le « Gorslomo » ou « ronflement » est, selon le présent conte,

l’habitat du crapaud. Le nom de cet habitat a peut-être été choisi dû à la

magie du son qu’émet le crapaud. Toutefois, traduire ce nom de lieu remet

en cause le processus de traduction. La théorie sociolinguistique souffre de

considération culturelle du texte source. Cela justifie le fait que cette

traduction montre d’insuffisance par rapport à l’élément culturel désigné

dans le conte source. Le traducteur voulait certainement laisser le lecteur

à émettre des questions susceptibles de le pousser à chercher et à creuser

davantage sur la culture cible.

Extrait 8 :

Texte source
« nan Dokolonco » p7

Possible contrainte de traduction

Culturelle

Texte cible

« Je suis : ‘le grand gauleur’. » p7

Contexte de production

Pulkum a ramassé un objet dont elle ne connaissait pas. Cet objet

parlait et exauçait des vœux.

Intention de l’auteur

Amener le lecteur à s’imprégner dans le fantastique contenu dans le

conte.
F

Stratégie de traduction

Domestication

Technique de traduction

Transposition

Observation

Rendement partiel

Proposition de traduction

Je suis « Dokolonco »

Théorie de traduction

Polysystème
La charge culturelle que porte le terme ‘Dokolonco’ n’est pas à

négliger. ‘Dòk’ signifie ‘gauler’ ou donner des coups, ainsi l’attribution du

nom « gauleur » à un personnage du conte pousserait à penser qu’il s’agit

tout simplement d’un personnage qui passe son temps à gauler. Mais dans

ce conte merveilleux, il s’agit d’un objet qui joue le rôle d’un personnage

magique. Ce dernier exauce des souhaits tel une « fée » dans les contes

de Cendrillon. Le traducteur a respecté le principe de la théorie du

polysystème dans la mesure où il a choisi un terme français pour être

aussi naturel que possible mais, traduire ce nom de personnage magique

ne garde pas le sens total contenu dans le texte source. L’effet contenu

dans le texte source n’a pas été totalement restitué.

Extrait 9 :

Texte source

« Mununn goloɳ kayn yow greya » p27

Possible contrainte de traduction

Culturelle

C
Texte cible

« Mununta, au fleuve, est devineresse. » p27

Contexte de production

Hiya perdait ses enfants après chaque accouchement et il a donc

jugé bon de faire recourt à la divination dont Mununn incarnait

Intention de l’auteur

Amener le lecteur à connaitre l’existence des pouvoirs surnaturels

Stratégie de traduction

Domestication

Technique de traduction

Emprunt
H

Observation

Rendement partiel

Proposition de traduction

« Mununn, la devineresse, vit près du fleuve. »

Théorie de traduction

Polysystème

Comme tout conte merveilleux qui inclut des personnages magiques

ou ceux au pouvoir surnaturel, le présent corpus en renferme aussi.

« Mununta » ou « Mununn » est un personnage qui vit dans les eaux. Le

traducteur a jugé bon de faire usage d’un emprunt pour traduire ce

nom. « Mununn » signifie esprit ou génie de l’eau. Le médiateur culturel a

emprunté ce nom et a modifié sa base conceptuelle de « Mununn » en

Masa par « Mununta » en Français. Cette modification a erroné le nom

source dans la mesure où nous avons un nom dans le texte source et un

autre dans le texte cible.


Extrait 10 :

Texte source

« ka tiy ɳaa kayn mi tiɗiɳɳa vi luru » p30

Possible contrainte de traduction

Aucune

Texte cible

« Le meilleur tam-tam, à la ronde, était celui du Crapaud » p30

Contexte de production

A chaque fin des récoltes, une fête est organisée pour des

célébrations et les activités constituant celles-ci sont la dance et la lutte

traditionnelle
E

Intention de l’auteur

Représenter l’importance du tam-tam dans la culture Massa

Stratégie de traduction

Etrangéisation

Technique de traduction

Traduction littérale

Observation

Rendement total

Proposition de traduction

Aucune
J

Théorie de traduction

Théorie sociolinguistique

Le conte merveilleux a pour rôle de pousser à l’étonnement et aux

réflexions sur l’existence du surnaturel. On se poserait la question de

savoir comment un animal peut-il être un personnage ? Et pour quelle

raison ? Mais il s’agit tout simplement là du propre au merveilleux. Le

crapaud est un animal enchanteur dans les contes. Il est parfois connu

pour être un prince transformé et joue un rôle important dans le conte

merveilleux. Dans le présent corpus, ce dernier est un personnage qui

détient le meilleur tam-tam de tout le village et il est réputé pour sa

musique nommée dans le texte « ronflement ».

4.3.2 Modalité de la surprise

La modalité de la surprise renvoie à toute expression ou signes

décrivant la surprise ou un évènement inhabituel et imprévu. À cet effet,

les interjections et les phrases d’exclamations.

a. Interjections

Les interjections sont des mots invariables qui servent à peindre les

affections subites de l’âme. Elles peuvent être des tons ou des cris dont la

valeur dépend de l’accent utilisé. Les extraits suivants en disent

davantage sur la modalité de la surprise représentée par des interjections.


Extrait 11 :

Texte source

« Nam a la Hi ! Zlo nan faɳ waɳ ga mitiya… naɳ a la nin zliyan kulo

zliyan kayna a ni ge ?» p11

Possible contrainte de traduction

Syntaxique

Texte cible

« Hi ! Zlo ! Je t’ai trouvé mort et tu prétends que je t’ai réveillé,

pourquoi ? » p11

Contexte de production
Hiya a ressuscité Zlo mais ce dernier se réveilla très frustré car

s’était son échappatoire face à la vache qui veut le tuer

Intention de l’auteur

Démontrer qu’on ne peut fuir face à son destin quel que soit l’issu

qu’on emprunte

Stratégie de traduction

Domestication

Technique de traduction

Omission

Observation

Rendement partiel
I

Proposition de traduction

Il dit : hi Zlo ! je t’ai trouvé mort et tu me demandes la raison pour

laquelle je t’ai ressuscité ?

Théorie de traduction

Sociolinguistique

Dans le recueil de contes circonscrit, la surprise est représentée par

des interjections. Dans le présent extrait, Hiya est surpris par la réaction

de Zlo. Ce dernier a été ressuscité mais n'est pas content, c'est donc cette

réaction qui surprend Hiya. Cette interjection amplifie le merveilleux

présent dans cet extrait. Le traducteur a partiellement rendu le segment

en omettant certains éléments linguistique du texte source. Par contre,

cette traduction respecte le principe sociolinguistique dans la mesure où

elle prête une attention particulière à l’énoncé source en s’assurant que la

réalité soit transmise.

Extrait 12 :

Texte source

« a-ya ! Zlo ! naɳa ɗiɗaɳ guro maɳɳ kow ca maɳk kow doliyt ka’a »
B

Possible contrainte de traduction

Aucune

Texte cible

« A-ya ! Zlo ! Toi, ta femme et tes enfants êtes encore vivants ! »

Contexte de production

Matna se rend compte que Zlo, sa femme et ses enfants ne se sont

pas fait cuire mais ont usé d’une ruse pour le tromper

Intention de l’auteur

Démontrer à quel point la ruse est souvent nécessaire, surtout

quand il s’agit de sauver sa vie

F
Stratégie de traduction

Domestication

Technique de traduction

emprunt

Observation

Rendement total

Proposition de traduction

Aucune

Théorie de traduction

Polysystème
Il existe plusieurs types d'interjections qui décrivent une surprise.

Ces expressions varient en fonction des langues. L'interjection mit en

exergue dans cet extrait est « a-ya ! ». Elle a été empruntée dans la

langue source afin de garder l'esprit de la langue source. Toutefois, le

segment source a subi un ajustement car il y a un point d’exclamation qui

a été rajouté afin de mieux structuré la phrase et d’amplifier l’effet de

surprise.

Extrait 13 :

Texte source

« hi ! naɳ mara jaɳ kow na ! naɳ a la ney ney kulo ziy tanena kayn

daf tuwaɳis de ɗi, li ti ge »

Possible contrainte de traduction

Syntaxique

C
Texte cible

« Hi ! Tu cours encore ! Tu as voulu venir habiter ici, eh bien !

maintenant fais-toi cuire ! Non ! »

Contexte de production

Pulkum est surprise que Zlo ne veuille pas se faire cuire alors que

c’est lui qui a amené sa femme et ses enfants à cet endroit et il a poussé

ces derniers à se faire cuire pour gagner la confiance de Matna

Intention de l’auteur

Pousser le lecteur à s’imprégner dans ce recueil de contes pleins de

péripéties

Stratégie de traduction

Domestication

G
Technique de traduction

Reformulation

Observation

Rendement partiel

Proposition de traduction

Hi ! où vas’tu en courant ainsi ? tu as dit que nous habiterions ici,

mais pourquoi ne veux-tu pas te faire cuire maintenant ?

Théorie de traduction

Polysystème

En langue Massa, l'interjection « hi » est très utilisée pour démontrer

une suprise. Cette interjection peut être traduite par « oh » en langue

française, marquant ainsi une surprise ou un étonnement face à une

situation. Dans cet Extrait, Pulkum, la femme de zlo, est surprise de savoir

que son mari, aimable et aussi vicieux, ne veuille pas se faire cuire pour
son parent. Le traducteur a reformulé le segment source pour éviter des

différents contours, mais cette voie fauche la restitution de ce segment de

segment.

Extrait 14 :

Texte source

« hi ! Bunu! li kayn naɳ kiwe’e nan ɳata put kayn nire’e ley bo... nan

cukaɳ vuna sliwn ca giyn ley cukaɳ vuna fun ca giyn ley ti ge ? »

Possible contrainte de traduction

Aucune

Texte cible

« Hi ! Mon père est-ce toi qui reviens de chez les morts ? N’ai-je pas

tué ta vache selon les règles ? … Voici les prémices de cette viande ! Voici

les prémices de cette boule ! »

Contexte de production
Zlo est surpris de vivre une terrible scène pendant son repas

habituel et il croit que son défunt père est mécontent de lui

Intention de l’auteur

Montrer au lecteur qu’il existe des pouvoirs surnaturels capables de

véhiculer des messages des défunts aux vivants

Stratégie de traduction

Domestication

Technique de traduction

Equivalence

Observation

Rendement total
I

Proposition de traduction

Aucune

Théorie de traduction

Sociolinguistique

Le présent extrait présente l'étonnement de Zlo face à la situation

qui se déroule pendant son repos. Il est étonné de voir que c'est lorsqu'il

mange que le vent souffle fort, il suit des aboiements de chient et des voix

étranges. Cet extrait Contenant interjection démontre l'existence des

pouvoirs surnaturels dans les Contes merveilleux. Le traducteur a

totalement restitué le segment source. La théorie sociolinguistique de Nida

justifie l'interaction entre ces deux cultures.

Extrait 15 :

Texte source

« kay mi ge slena vaɳ kayn kay vann nala ba ! van ma Diniyat

yowom kan henjet nala ba!... may nan na vo van ɗi »


B

Possible contrainte de traduction

Syntaxe

Texte cible

« diable ! Comme tes affaires ressemblent aux miennes ! ... à celles

que Duniyata m’a prises, cette nuit ! ... Je ne veux plus rentrer chez moi »

Contexte de production

Zlo se rend compte que les affaires de Hiya ressemblent

énormément aux siennes, affaires qu’il a lui-même sorti de sa case à la

veille

Intention de l’auteur

Présenter des péripéties par lesquelles passent les personnages du

conte merveilleux
F

Stratégie de traduction

Domestication

Technique de traduction

Reformulation

Observation

Rendement partiel

Proposition de traduction

« mais ! tes affaires ressemblent tant aux miennes ! celles que

Dinyan m’a prises cette nuit-là étaient pareilles !

Théorie de traduction

Polysystème
Dans cet extrait, la surprise est représenté par l'interjection

« diables », Contenue dans l’interjection n'est pas présente dans le texte

cible mais elle est une reformulation et une courte reprise des termes

« kay mi ge » qui signifie « qu'est-ce que ». Le traducteur a utilisé la

reformulation afin de restituer et d'amplifier l'effet du texte source.

Toutefois, cette restitution est partielle car il y a manque de certains

éléments linguistiques du texte source. La théorie du polysystème sied à

cette restitution car on observe une oppression de la langue cible sur la

langue source.

b. Phrases d’exclamations

Les phrases d’exclamations sont utilisées dans les textes littéraires

pour exprimer des émotions fortes telles que la surprise, l’étonnement, la

joie ou la consternation. Elles sont un moyen d’expression de la surprise

car elles ajoutent de l’émotion et de l’impact aux messages contenus dans

les textes littéraires.

Extrait 16 :

Texte source
« Ya-yo ! Jeesunu mi nanu ganis giyo ganis giyo mi nanu ! yow

sliwna vunna lo ɗi » p26

Possible contrainte de traduction

Sémantique

Texte cible

« Ya-yo ! Jeesunu, c’est moi ! Relâche-moi ; relâche-moi, c’est moi !

Je te promets de ne plus prendre la viande de la bufflonne. » p26

Contexte de production

Hiya et Zlo se mettent les bâtons dans les rues quant à la

consommation de la bufflonne tuée

Intention de l’auteur
Présenter les ruses des « Jeesunu » dans la resolution de leurs

conflits sur la bufflonne

Stratégie de traduction

Domestication

Technique de traduction

Expansion

Observation

Rendement partiel

Proposition de traduction

« ya-yo !Jeesunu, c’est moi, relâche-moi ;relâche-moi, c’est moi !je

ne prendrais plus ta bufflonne.


J

Théorie de traduction

Sociolinguistique

Dans le segment source, certaines informations n'ont pas été donné

mais elles se retrouvent dans le segment cible. Zlo est surpris et apeuré

en même temps par cette situation. Après s'être transformé en boule de

tabac, Zlo est surpris que malgré cette nouvelle apparence, Hiya ne veuille

pas le manger mais cherche plutôt á l'enfumer dans son grenier. Dans

cette traduction, la théorie sociolinguistique n'est pas prise en compte car

l'idée du segment source a été heurté par un ajout d'éléments

supplémentaire dans le texte cible.

Extrait 17 :

Texte source

« Pulkum ! nana Mununn lasan ta ta ta ta min vulan va ɗi goloɳ

kuɗum giri ri ri » p29

Possible contrainte de traduction

Sémantique
C

Texte cible

« Pulkum ! Mununta ne m’a pas épargné ! Elle n’a voulu rien me

donner ! Pourtant je l’ai poursuivie jusqu’au fleuve ! ... » p29

Contexte de production

Zlo, par un sujet de divination, a voulu faire une ruse pour piller

Mununn de certaines richesses mais ce dernier s’est retrouvé sans rien

Intention de l’auteur

Présenter les avantages et les inconvénients des pouvoirs

surnaturels

Stratégie de traduction

Domestication
G

Technique de traduction

Reformulation

Observation

Rendement partiel

Proposition de traduction

Pulkum ! Mununn m’a tellement maltraité. Elle n’a rien voulu me

donner, pourtant je l’ai poursuivi jusqu’au bord du fleuve.

Théorie de traduction

Polysystème

Chez les Massa, il existe le pouvoir de divination. Les exclamations

présentes dans cet extrait marquent la surprise de Zlo face à la réaction

de Mununn. Cette dernière est très connue pour sa gentillesse mais elle a
quand même pu refuser des biens à Zlo sachant qu'il avait une ruse en

tête. Ce manque déroute l'effet merveilleux et fantastique contenu dans le

segment source. Le traducteur convoque ici la théorie du polysystème qui

se concentre plus sur la langue cible par l'usage d'un langage simple et

naturel.

Extrait 18 :

Texte source

« hi ! na Baracumke ! naɳ ma slok jaɳa’a mu' giy ɓuɳugoro jew

zown... » p34

Possible contrainte de traduction

Culturelle

Texte cible

« He ! Baracumke ! Toi qui étais si fort comment se fait-il que tu sois

si diminué ... » p34

D
Contexte de production

Barakumke, la fille d’honneur de la femme de Hiya, empestait une

odeur de puanteur qui repoussait tout la monde

Intention de l’auteur

Présenter les méfaits de la ruse

Stratégie de traduction

Domestication

Technique de traduction

Reformulation

Observation

Rendement partiel
I

Proposition de traduction

« hi ! Barakumke ! toi qui était si forte auparavant, comment a-tu

vieilli ainsi ?

Théorie de traduction

Sociolinguistique

Le traducteur a restitué l’interjection « hi » par « he » en Français, ce

qui met en conflit les deux langues circonscrit. Cette traduction a fait

perdre l'effet du texte source car cette exclamation n'a pas le même effet

et n'ai reçu de la même manière dans ces deux langues. La théorie

sociolinguistique de Nida n'a pas été très bien appliquée car la culture

source a subi une oppression de la culture cible.

Extrait 19 :

Texte source
« vaɳ ga kay niyna jewt nan ley bo. Can waɳ maya ba ! » p23

Possible contrainte de traduction

Culturelle

Texte cible

« Jusqu’à ce jour, est-ce moi qui te décharge de ton eau ? Je crève de

faim ba ! » p23

Contexte de production

Zlo ne veut pas décharger sa femme de son eau parce qu’il ne le fait

d’habitude sans savoir que cette dernière lui réserve une surprise

Intention de l’auteur

Présenter les préjugés quant à la place de l’homme dans le foyer


F

Stratégie de traduction

Domestication

Technique de traduction

Reformulation

Observation

Rendement partiel

Proposition de traduction

Est-ce moi qui te décharge de ton eau d’habitude ? la faim veut me

tuer dis donc !

Théorie de traduction

Sociolinguistique
Le terme « ba » signifie « dis donc » et est souvent employé dans

une phrase pour énoncer un empressement dans les actions ou pour

interpeller l'interlocuteur à mieux faire attention à ce dont le locuteur dit.

Dans le présent cas, Zlo interpelle Pulkum afin que celle-ci n'oublie pas

qu'il a faim et voudrait manger. La traduction de cette exclamation a été

erronée dans la mesure où le traducteur a partiellement restitué le

message donc l'effet de surprise contenu dans le texte source n'est plus le

même dans le texte cible.

Extrait 20 :

Texte source

« haye ! law delek kulo ɳol ɗi ! »

Possible contrainte de traduction

Aucune

Texte cible
« Haye ! Ne parle pas si fort ! »

Contexte de production

Pulkum dit à voix haute ce qu’elle pense de la viande d’hyènes alors

qu’il se trouve une dans sa case

Intention de l’auteur

Présenter le ton sur laquel Pulkum parle à son mari à propos de la

consommation de la viande d’hyène

Stratégie de traduction

Domestication

Technique de traduction

Equivalence
H

Observation

Rendement total

Proposition de traduction

Aucune

Théorie de traduction

Sociolinguistique

Comme dans toutes cultures africaines, lorsqu'on voudrait parler

d'une personne étrangère chez nous, on ne hausse pas la voie de peur que

cette personne n'écoute nos propos sur elle. C'est donc ce qui s'applique

dans ce segment, Zlo demande à sa femme de ne pas parler fort de leur

prochain repas car le repas en question c'est la vieille hyène qui se trouve

dans leur case au moment de leur conversation. Le présent extrait

présente les faits susmentionnés. Le traducteur a considéré la culture

source. Cette considération de l'aspect culturel et linguistique du texte de

départ se raccorde à la théorie sociolinguistique de Nida.


4.3.3 Modalité de l’hypothétique

La modalité de l’hypothétique renvoie à l’usage des expressions ou

verbes qui permettent d’exprimer des situations, des évènements ou des

états de choses qui se sont envisagés comme possibles. Dans le présent

travail de recherche, nous nous attèlerons à présenter ici les verbes

conjugués aux temps d’expression hypothétique à savoir le conditionnel

(avec si) et l’imparfait.

L’imparfait

L’imparfait permet de créer un effet de doute, d’incertitude ou de

possibilités. Ce temps verbal permet non seulement de décrire des actions

du passé mais il permet également d’exprimer des hypothèses, des

suppositions ou des possibilités.

Extrait 21 :

Texte source
« nan na kuɗum dam a la ni no durumun can giy ɗi ley bo.» p44

Possible contrainte de traduction

Aucune

Texte cible

« Et je prétendrais l’affronter ? Il me tuerait à coup sûr. »

Contexte de production

Zlo se demande bien s’il pourrait affronter Buwsu le mangeur

d’éléphant. Il est apeuré et ne sait comment faire pour l’avouer à ses

frères

Intention de l’auteur

Démontrer que les contes merveilleux ne renferme pas seulement

des personnages courageux et


F

Stratégie de traduction

Domestication

Technique de traduction

Equivalence

Observation

Rendement total

Proposition de traduction

Aucune

Théorie de traduction

Sociolinguistique
Le présent extrait traduise une hypothèse émise par Zlo dans son

combat contre Buwsu. Buwsu n'est pas sûr de pouvoir affronter Zlo et

suite à cela il émet des hypothèses dans lesquelles il n'oserait affronter

Buwsu parce qu'il le tuerait á coup sûr. Le traducteur a totalement restitué

le segment source et la théorie sociolinguistique a été respectée.

Extrait 22 :

Texte source

«haye ! sa wura’a fat kep ta slok sidiya» p44

Possible contrainte de traduction

Syntaxique et sémantique

C
Texte cible

« Est-ce possible ? Un être humain qui mange sept éléphants par

jours ! » p44

Contexte de production

Zlo est perplexe et ne s’imagine pas qu’une personne puisse mange

sept éléphants en un jour

Intention de l’auteur

Présenter le côté apeuré de Zlo

Stratégie de traduction

Domestication

Technique de traduction

Omission
H

Observation

Rendement partiel

Proposition de traduction

Haye ! une personne pouvant manger sept éléphants par jour existe-

t-il vraiment ?

Théorie de traduction

Polysystème

Le présent extrait met en évidence l'hypothèse émise par Zlo. Il est

surpris et se demande s'il est possible pour une personne de manger sept

éléphants par jour. Dans la restitution de ce segment, le traducteur a omis

d'interjection « hi » introduisant l'hypothèse de Zlo. Il a jugé de le

remplacer par ce propos est-ce possible toutefois ce remplacement ne

traduit pas la réalité dans le segment source. La théorie du polysystème

s'applique ici dans la mesure où elle permet d'expliquer les interactions


entre les cultures car dans ce cas de figure la culture cible exercent une

influence sur la culture source.

Extrait 23 :

Texte source

« fatt kiɗama' kiɗey ɗina kuluf ziy kuma' ɗi may haya' mi kuluf ɗi ! »

p36

Possible contrainte de traduction

Aucune

Texte cible

« Sinon le soleil qui nous a obligés à nous arrêter, nous n’aurions pas

pu ramener tout le poisson que nous aurions pris ! » p36

Contexte de production
Zlo attend impatiemment son bétail car il se fait déjà tard mais Hiya

n’est toujours pas revenu avec les troupeaux

Intention de l’auteur

Présenter les prémices de la patience

Stratégie de traduction

Domestication

Technique de traduction

Equivalence

Observation

Rendement total

I
Proposition de traduction

Aucune

Théorie de traduction

Sociolinguistique

La traduction de ce segment est une version complète du segment

source. L'effet hypothétique a été transféré sur le plan linguistique et

culturel comme le préconise la théorie sociolinguistique de Nida.

Extrait 24 :

Texte source
«luweyn kayn fareyn ka niɳam ɳolo luweyna kulumeyna ka niɳam

dak dak luweyna valam kayna cukisa wilin tane as na ki ga Kamkama. »

p35

Possible contrainte de traduction

Sémantique

Texte cible

« Ses troupeaux étaient énormes : des vaches, des chevaux …

impossible à dénombrer ; supposons que ses vaches sortent d’ici, les

premières sont déjà au campement là-bas alors que les dernières sortent

encore » p35

Contexte de production

Hiya évalue la grandeur des troupeaux de vaches et de chevaux de

Zlo

E
Intention de l’auteur

Insinuer la possibilité pour le bétail de Zlo d’être impossible à

dénombrer

Stratégie de traduction

Domestication

Technique de traduction

Expansion

Observation

Rendement partiel

Proposition de traduction
Ses troupeaux étaient énormes. Il y avait des vaches et des chevaux

innombrables. Supposons que ces vaches sortent, d’aucuns seront ici et

d’autres sont déjà au campement.

Théorie de traduction

Sociolinguistique

Le texte source a été restitué par expansion dans la mesure où le

traducteur a ajouté des éléments qui ne sont présent dans le segment

source. Cette initiative entraîne une modification du message. Par contre,

l'effet hypothétique figure dans le texte cible et est introduit également

par le verbe « supposer ». Le traducteur n'a pas respecté la théorie

sociolinguistique car cette expansion a trahi l'esprit du segment source et

a donné des détails méconnus dans le texte source.

Extrait 25 :

Texte source

«sum sa ɳomom dook fiidi» p35


B

Possible contrainte de traduction

Sémantique

Texte cible

« il fallait pas moins de trente vachers pour les garder. » p35

Contexte de production

Zlo avait beaucoup de biens, surtout le bétail. Il a plusieurs

troupeaux de vaches et de chevaux dont Hiya gardait

Intention de l’auteur

Présenter la richesse de Zlo

Stratégie de traduction

Domestication
G

Technique de traduction

Modulation

Observation

Rendement partiel

Proposition de traduction

Il fallait pas moins de quarante bergers pour les garder.

Théorie de traduction

Sociolinguistique

La traduction comparée au texte source a perdu un élément

linguistique très important. Dans le texte source, nous avons les vocables

« dook fiidi » qui signifie « quarante » mais celui-ci a été restitué par
« trente ». Le traducteur a changé de point de vue par rapport á

l'estimation de ce nombre dans le texte cible, ce qui modifie donc le

message du segment source et l'effet hypothétique. La théorie

sociolinguistique n'a donc pas été respectée par le traducteur.

b. Le conditionnel

Le conditionnel est un mode verbal utile à l’expression des

hypothèses ou des possibilités afin de créer un effet d’incertitude.

Extrait 26 :

Texte source

« kayna mi dakalawna nalam mut sliwa vunt ta ta na mut dakalawn

kuɗum mut may kayn wulam dapiynta » p25

Possible contrainte de traduction

Syntaxique

Texte cible

« Vous lui direz que ceci est du sésame et que s’il en mange avec la

viande de la bufflonne il deviendra robuste »


D

Contexte de production

Hiya et Zlo se battent pour la viande de la bufflonne dont ils ont trait

le lait car l’un d’entre eux a usé de ruse pour tromper l’autre

Intention de l’auteur

Présenter un des conflits entre Hiya et Zlo

Stratégie de traduction

Domestication

Technique de traduction

Reformulation

Observation
Rendement partiel

Proposition de traduction

Ceci est du sésame, vous le lui donneriez s’il en mange après la

viande de la bufflonne et cela le rendra fort

Théorie de traduction

Sociolinguistique

Dans les contes merveilleux, le terme « sésame » est utilisé pour

représenter un trésor ou une recommandation de grande envergure. Dans

le présent extrait, il s'agit d'un met. Zlo se transforma lui-même en ce met

pour pouvoir facilement voler la viande de bufflonne détenu par Hiya.

Ainsi, le traducteur a partiellement restitué le segment source dans la

mesure où certains éléments linguistiques de ce segment y manquent. Le

Vocable « Kayna » signifie « voici » et il est essentiel de restitué ce

vocable car il porte également un sens important dans le texte source.

Toutefois, il n’est pas présent dans le segment cible d'où la partialité du

rendement. La théorie sociolinguistique n'est pas pleinement respectée

dans cette traduction, car celle-ci fait fi de l’aspect culturel.


Extrait 27 :

Texte source

« wilin kayna Zlo ! ca maɳka klan ney va' kay ɳata' wanno teyt ti

naɳa co giy osl kla nan cuk greyna van giyo » p21

Possible contrainte de traduction

Culturelle

Texte cible

« Zlo, maintenant prenons ta femme, tuons-la, mangeons-la et si

après cela tu tousses encore, je jette mes tessons de divination aux orties.

» p21

Contexte de production
Zlo consulte l’hyène pour des divinations et elle lui donne des

conditions à suivre pour que sa maladie soit éradiquée

Intention de l’auteur

Présenter les conditions auxquelles on peut faire face quand il s’agit

de faire recours à la divination

Stratégie de traduction

Domestication

Technique de traduction

Modulation

Observation

Rendement partiel
I

Proposition de traduction

Maintenant, Zlo ! prenons ta femme, tuons-la, mangeons-la, si tu

tousses encore, je jetterais mes cauris au sol.

Théorie de traduction

Sociolinguistique

La divination est un procédé par lequel les hommes chercher á

connaître leur situation dans le présent ou le future. Ce procédé est très

utilisé dans les contrés africaines. Dans le présent extrait, Zlo fait recours

à la divination dont l’Hyène détient le pouvoir afin de trouver une solution

à sa maladie. Celle-ci(Hyène) lui donne plusieurs conditions à respecter

(tuer ses enfants et les manger pour exemple) et lui demande même de

tuer sa femme. Ce segment nous relève qu’il devrait manger sa femme

car selon Hyène, c'est la dernière condition à respecter. Le traducteur n'a

pas totalement restitué ce segment car Certains éléments culturels ont été

restitués avec des effets qui ne siéent pas à la culture source. Le vocable

« greyna » renvoie aux «cauris », mais il a été traduit par « tessons » dans

le texte source. Le terme « cauris » sied d'avantage quand il s'agit de la

divination dans le contexte culturel Massa. La théorie sociolinguistique n'a

pas été respectée car cette dernière met en aval la culture source dans le
processus de traduction, ce qui n'est pas le cas dans la traduction de ce

segment.

Extrait 28 :

Texte source

« Naɳ la vayt co co ti ge kow nan ma waɳu » p3

Possible contrainte de traduction

Aucune

Texte cible

« Si tu reviens aujourd’hui encore, je te verrai bien ! » p3

Contexte de production
Le repas de Zlo ne faisait que faire chaque fois qu’il voulait prendre

le contenu dans l’assiette

Intention de l’auteur

Présenter la magie et le surnaturel contenu dans ce conte

Stratégie de traduction

Domestication

Technique de traduction

Equivalence

Observation

Rendement total

I
Proposition de traduction

Aucune

Théorie de traduction

Sociolinguistique

Cet extrait met en exergue la possibilité pour Zlo d'attraper sa boule

de couscous et la sauce. Vu que son repas ne fait que prendre la fuite, Zlo

émet des possibilités ou hypothèses de pouvoir attraper son repas à la

seule condition que son repas revienne près de lui. Les hypothèses sont

des éléments essentiels dans tout conte merveilleux car ils émettent des

suspens dans le fil du Conte. En passant par l'équivalence, il s'est prêté à

la théorie sociolinguistique qui respecte l’esprit du texte source.

Extrait 29:

Texte source

« cat zown la li ɗira' ɓiriy wili ɗin sli ti van nan ta Duniyan va' kan ta

gaziya la' zown ɗira' ɓiriyna » p32


B

Possible contrainte de traduction

Sémantique

Texte cible

« Cette femme si elle n’avait pas ces scarifications toutes fraiches,

ressemblerait à la mienne que Duniyta m’a prise. Mais avec ces

scarifications, il y a pas de doute possible ! » p32

Contexte de production

Hiya se lamente chez Zlo car il a perdu ses biens et sa femme mais il

ne sait pas que Zlo est le coupable de ce qui lui arrive

Intention de l’auteur

Présenter la situation désolante de Hiya qui a tout perdu à cause

d’une ruse de Zlo pour prendre sa femme


F

Stratégie de traduction

Domestication

Technique de traduction

Expansion

Observation

Rendement partiel

Proposition de traduction

Cette femme ressemblerait à la mienne, celle dont Duniyan m’a

prise, si seulement elle ne portait pas ses scarifications.

Théorie de traduction
Polysystème

Les scarifications sont des signes que l'on dessine sur le visage.

Cette méthode est utilisé chez les massa par certaines femmes qui

aimeraient avoir des marques particulières devenir plus belle (selon elle

bien évidemment). Le Conte merveilleux ne présente pas uniquement le

fantastique mais également des hypothèses dont émettent certains

personnages par à des situations auxquelles ils font face. Dans le cas

présent, Hiya se dit qu’il serait possible que la femme de Zlo soit la sienne

mais vu ses scarifications, celui-ci remet en question cette possibilité.

Extrait 30 :

Texte source

« hi ! kan nana Zlo wilin wulana dapiy dam naa sa ma ma ka niɳan

kayn a la ‘tuf naa dam gi ge’ may kan… mi naɳa Kiriɳ damnin » p20

Possible contrainte de traduction

Aucune
C

Texte cible

« Hi ! Si encore c’était à moi Zlo qui suis robuste qu’on venait

demander : ‘qui crache ainsi ?’, mais à toi Escargot ?!! » p20

Contexte de production

Zlo met en exergue une possibilité dans laquelle se serait à lui qu’on

poserait de telles questions

Intention de l’auteur

Présenter les méfaits de la convoitise

Stratégie de traduction

Domestication

Technique de traduction
Equivalence

Observation

Rendement total

Proposition de traduction

Aucune

Théorie de traduction

Sociolinguistique

Dans cet extrait, il s’agit d’une hypothèse selon laquelle si c’était Zlo

qui crachait comme cet escargot, on ne lui poserait pas de question

puisqu’il est robuste mais comme il s’agit de l’escargot on se doit de poser

des questions. Ce segment a été totalement restitué. La théorie

sociolinguistique a été préconisé car le message du texte source n’a pas

été erroné et l’esprit du texte de départ est resté le même dans le texte

cible.
4.3.4 Figure de style

Une figure de style est un procédé linguistique qui modifie le sens ou

la forme d’une expression pour renforcer son impact. Elle englobe

plusieurs outils tels que la personnification, la comparaison, la métaphore,

l’anaphore, etc. ces différents outils une richesse stylistique dans le texte.

Extrait 31 : hyperbole

Texte Source

« naɳ dum a la mayn canu » p3

Possible contrainte de traduction

Aucune

Texte cible

« tu lui diras que je meurs de faim »


D

Contexte de production

Zlo dit à sa femme qu’il a faim pourtant elle vient tout juste de

rentrer du marigot

Intention de l’auteur

Présenter l’importance de l’humilité

Stratégie de traduction employée

Etrangéisation

Technique de traduction employée

Traduction littérale

Observation

Rendement total
I

Possible traduction

Aucune

Théorie de traduction

Théorie sociolinguistique

Très utilisée dans les textes épiques, cette figure de style est une

exagération de la réalité. Il s’agit ici d’accentuer les propos de

l’énonciateur. Le merveilleux, de par sa définition, permet de penser à

tous ce qui est « exagération » et surtout ce qui est au-delà de

l’entendement de l’homme. La théorie sociolinguistique fait son passage

dans cette traduction en amenant le traducteur à opter pour une figure de

style usuelle et déjà connu tous.

Extrait 32 : personnification

Texte Source

« tin la wa ney yowom giy kayn funa hiɗa dafn ga jaɳ girgijik ! » p3
B

Possible contrainte de traduction

Aucune

Texte cible

« Lorsque ce fut le moment de retirer la nourriture du feu, la boule et

la sauce prirent la fuite. » p3

Elément d’intérêt

la boule et la sauce prirent la fuite.

Contexte de production

Zlo a très faim mais son repas ne cesse de prendre la fuite

Intention de l’auteur
Submerger le lecteur dans le fil du conte merveilleux

Stratégie de traduction employée

Domestication

Technique de traduction employée

Equivalence

Observation

Rendement total

Possible traduction

Aucune

Théorie de traduction
Théorie sociolinguistique

Dans les contes merveilleux, les objets ou les repas ont souvent

tendances à prendre vie. Cet extrait présente clairement une hyperbole

mêlée à une personnification. Une « boule » et une « sauce » qui prennent

la fuite ? On se demande si cela est possible. Le merveilleux a pour

objectif de pousser le lecteur à l’imagination et dans un état autre que

celui dans lequel il se trouvait avant la lecture de ce conte. Le traducteur a

transmis tout l’esprit du texte source tel que le préconise la théorie

sociolinguistique de Nida.

Extrait 33 : personnification

Texte Source

« na' jik ki ka' a hurti da a la “ jik kan ɗi ” » p5

Possible contrainte de traduction

Aucune
C

Texte cible

« Elle monta dessus (mais) la gourde lui dit : « Ne monte pas sur

moi. » p5

Elément d’intérêt

« Ne monte pas sur moi. »

Contexte de production

Le village de Zlo vivait une période de famine et espérait un

quelconque miracle

Intention de l’auteur

les objets surnaturels dans les contes sont personnifiés

Stratégie de traduction employée


Domestication

Technique de traduction employée

Equivalence

Observation

Rendement total

Possible traduction

Aucune

Théorie de traduction

Théorie sociolinguistique
Il s’agit, dans ce segment, d’une figure de personnification. L’auteur

nous présente une gourde qui parle. Celle-ci interdit à la femme de Zlo de

« monter sur son dos ». On comprend tout simplement qu’il s’agit de le

« piétiner ». Mais cette phrase prononcée par la gourde mettra Pulkum

dans l’étonnement au point où elle eut peur et se retourna pour partir,

bien qu’elle sera interpellée par la suite par la gourde afin de la prendre.

Le traducteur a utilisé l’équivalence pour rendre cette figure de style dans

la langue cible et le message n’a pas été trahi.

Extrait 34 : anaphore

Texte Source

«haye ! Zlo siwela wa kayn tin ka’a tin ka’a.. » p7

Possible contraine de traduction

Aucune

C
Texte cible

« Haye ! Zlo a crié ; il y a à manger, il y a à manger» p7

Contexte de production

Le village retrouve une situation alimentaire normale

Intention de l’auteur

Présenter les effets du surnaturel dans un conte merveilleux

Stratégie de traduction employée

Domestication

Technique de traduction employée

Equivalence

H
Observation

Rendement total

Possible traduction

Aucune

Théorie de traduction

sociolinguistique

Le traducteur de ce conte merveilleux a jugé bon d’emprunter

l’expression « Haye » (interjection en Massa) dans le texte cible afin de

restituer le même effet de celle-ci dans ce texte. Dans ce segment, on

retrouve une anaphore : il y a à manger, il y a à manger. Cette figure de

style martèle ainsi l’idée selon laquelle il y a de la nourriture quelque part.

La population vivant dans ce village mentionné dans les contes de Hiya et

Zlo était en famine depuis beaucoup de temps et Zlo est content de

pouvoir raison pour laquelle il insiste ainsi. Ainsi, le traducteur a fait appel

à la théorie sociolinguistique puisqu’elle préconise l’esprit du style du

texte original.
Extrait 35 : anaphore

Texte Source

«nan na ti’e ti’e ti’e ti’e ” » p7

Possible contrainte de traduction

Aucune

Texte cible

« j’y vais, j’y vais, j’y vais… » p7

Contexte de production

Le retour à une situation alimentaire normale

Intention de l’auteur

Rythmer les contes

Stratégie de traduction employée

Domestication
Technique de traduction employée

Reformulation

Observation

Rendement partiel

Possible traduction

Aucune

Théorie de traduction

Théorie sociolinguistique

Le conte merveilleux a tendance à attirer beaucoup l’attention du

lecteur sur certaines parties du texte par l’usage des figures d’insistances.

Celle énoncée par le présent segment est une anaphore. Cette dernière

permet de rappeler ici, au lecteur, de quoi il s’agissait plus haut et aussi

l’empressement de Zlo à aller où se trouve à manger. Cette figure de style

rythme également le conte.


Extrait 36 : répétition

Texte Source

« Banje dan yale Banje dan yale » p9

Possible contrainte de traduction

Sémantique

Texte cible

« Banje, donne-moi un conseil. Banje, donne-moi un conseil. » p9

Elément d’intérêt

donne-moi un conseil

Contexte de production

Zlo a commis un vol et demande à Hiya de le conseiller


Intention de l’auteur

Présenter les conséquences du vol

Stratégie de traduction employée

Domestication

Technique de traduction employée

Equivalence

Observation

Rendement partiel

Possible traduction

Banje, prodigue-moi des conseils; Banje, prodigue moi des conseils

Théorie de traduction

Théorie sociolinguistique
Cette anaphore insuffle du rythme au conte merveilleux car un conte

peut-être repris sous forme de musique.

Extrait 37 : assonance

Texte Source

« nam tu' ka ful de de de sar de de de... fa ze Bitikim-Bitikim goota vi

Makla lak nam yowomiy yow » p9

Possible contrainte de traduction

Syntaxique
C

Texte cible

« Il partit en brousse, marcha, marcha, marcha, chercha, chercha,

chercha… (enfin) il trouva des œufs de Bitikim-Bitikim, fille de Makla ; il les

ramassa. » p9

Contexte de production

Zlo va à la chasse mais se retrouve en train de ramasser les aux

œufs de Bitikim-Bitikim

Intention de l’auteur

Présenter les conséquences du vol

Stratégie de traduction employée

Domestication

G
Technique de traduction employée

Explicitation

Observation

Rendement partiel

Possible traduction

Il alla en brousse, marcha, marcha, marcha, chercha, chercha,

chercha et il trouva les œufs de Bitikim-Bitikim, l’enfant de Makla, puis il

les ramassa.

Théorie de traduction

Théorie sociolinguistique

Dans cet extrait, on retrouve l’assonance. Elle permet de donner un

rythme au conte par des sons vocaliques et de montrer une insistance sur
deux éléments (la marche et la recherche). Le traducteur n’a pas transmis

tout l’esprit de ce segment tel que l’exige la théorie sociolinguistique de

Nida. Il a apporté plus d’explication non précisé dans le texte source, ce

qui éloigne la restitution du texte source puisqu’il y a une sur-traduction.

Extrait 38 : hyperbole

Texte Source

« Zlo jaɳ gijik ! kalam jaɳ de de de de de de » p11

Possible contrainte de traduction

Sémantique

Texte cible

« Zlo prit ses jambes à son cou, il courait, courait, courait…. » p11

D
Contexte de production

Zlo est allé en chasse mais il se retrouve chassé par une vache

Intention de l’auteur

Rythmer le conte et décrire des péripéties du conte

Stratégie de traduction employée

Domestication

Technique de traduction employée

Reformulation

Observation

Rendement partiel

I
Possible traduction

Zlo courait à toute allure ! il courait, courait, courait, courait et

courait encore

Théorie de traduction

Théorie sociolinguistique

Cette figure de style permet tout simplement de mettre en relief

une idée au moyen d’une expression exagérée. Elle est donc une

exagération d’une idée exprimée par l’accumulation et l’emploi des

intensifs. Cette expression « prendre ses jambes à son cou » est exagérée

car ce n’est qu’un contorsionniste ou un gymnaste qui peut le faire. Le

vocable « Jaɳ » signifie « courir ». En langue Massa, ce verbe est souvent

suivie d’idéophones et ce sont ces derniers qui permettent de rythmer le

texte et d’apporter plus de précisions sur la façon et le nombre de fois que

se réalise cette action. Par contre, dans ce segment, les vocables « Jaɳ

girgijik » signifie « courir à toute allure » et le traducteur a reformulé cette

expression dans le texte cible.

Extrait 39: personnification

A
Texte Source

«nan huroka caw wana » p13

Possible contrainte de traduction

Aucune

Texte cible

«Je vais sarcler les pieds de mil ! » p13

Contexte de production

Hiya va au champ retirer les herbes qui envahissent son champ de

mil

Intention de l’auteur

Présenter les activités du peuple Massa


F

Stratégie de traduction employée

Domestication

Technique de traduction employée

Adaptation

Observation

Rendement total

Possible traduction

Aucune

Théorie de traduction

Théorie sociolinguistique
Dans cet extrait, le traducteur a restitué le segment source tout en

personnifiant le mil lorsqu’il parle de ses « pieds » car il s’agit plutôt de

ses racines. Mais dans le but de mieux intensifier le merveilleux dans ce

conte, cette figure de style utilisée par le traducteur attire encore

d’avantage l’attention du lecteur. En langue Massa, lorsqu’on utilise

l’expression « caw », il s’agit des profondeurs, du fond et du

commencement de quelque chose. L’usage de la sociolinguistique est bien

adapté dans ce cas de traduction, vu les différences de cultures entre le

texte source et le texte cible.

Extrait 40: anaphore

Texte Source

«nan Dokolonco , nan Geɗeɳ- Geɗeɳ, nan Dokolonco, nan Geɗeɳ-

Geɗeɳ, nan Dokolonco » p8

Possible contrainte de traduction

Aucune
C

Texte cible

« Je suis le grand gauleur’. »

« Je suis : ‘Celle qui secoue’. »

« Je suis ‘Le grand gauleur’. »

« Je suis : ‘Celle qui secoue'. »

« Je suis ‘Le grand gauleur’. » p8

Contexte de production

Le village de Zlo espérait un miracle car il vivait une période de

famine très alarmante

Intention de l’auteur

Rythmer le conte et insister sur ces deux éléments magiques du

conte : « le grand gauleur » et « celui qui secoue »

Stratégie de traduction employée


Domestication

Technique de traduction employée

Equivalence

Observation

Rendement total

Possible traduction

Aucune

Théorie de traduction

Sociolinguistique
Cette figure de style (à la fois anaphore et assonance) marque une

insistance sur le fait que les deux objets magiques retrouvés par Pulkum et

Zlo veuillent se présenter et se faire entendre de tous le village. Aussi,

l’assonance contenue dans ce segment permet de rythmer la fin de ce

conte d’effet merveilleux car dit-on, la musique adoucit les mœurs.

Extrait 41 : épiphore

Texte Source

«nalam dokom tina tina tina tina tina tina» p7

Possible contrainte de traduction

Aucune

Texte cible

« Il lui gaula de la nourriture, de la nourriture et encore de la

nourriture. » p7
D

Contexte de production

Le village souffrait de famine et des objets magiques apparurent

pour les aider

Intention de l’auteur

Insister sur des éléments majeurs dont parle le conte en question

Stratégie de traduction employée

Domestication

Technique de traduction employée

Réduction

Observation
Rendement total

Possible traduction

Aucune

Théorie de traduction

Polysystème

Le traducteur a fait le choix de restituer ce segment par réduction

afin d’éviter la répétition. Toutefois, ce choix n’a pas permis de restituer ce

segment de manière intacte et avec l’effet contenu dans le texte source.

La répétition du vocable « tina » (6 fois) dans le texte source signifie

« nourriture », et son utilisation dans le texte source permet de rythmer le

conte. La stratégie de restitution utilisée par le traducteur pour restituer le

texte source garde le même effet contenu dans le texte source. La

théorie du polysystème a été très adaptée à cette traduction vu

l’interaction entre ces deux cultures.

Extrait 42 :
A

Texte Source

« nama Zlo kay yalam mok tuwamawa paa’a » p25

Possible contrainte de traduction

Aucune

Texte cible

« Alors lui aussi il se changea en boule de tabac. » p25

Contexte de production

Zlo se changea en tabac pour tromper Hiya

Intention de l’auteur

Présenter certains pouvoirs surnaturels dans les contes merveilleux


F

Stratégie de traduction employée

Domestication

Technique de traduction employée

Equivalence

Observation

Rendement total

Possible traduction

Aucune

Théorie de traduction

Polysystème
Zlo est tenté par une arnaque au point où il est poussé à se

transformer en boule de tabac pour tromper Hiya et pouvoir se

retransformer ensuite et voler la viande pour laquelle Hiya a fourni tant

d’efforts. Vu que le « tabac » est un aliment très prisé comme cadeau dans

la culture Massa. Cet extrait est une hyperbole marquant ainsi une

exagération et une idée hors du commun, qui n’est compréhensible que

par un lectorat habitué aux contes merveilleux. La théorie

sociolinguistique de Nida sied bien au contexte culturel.

4.3.3 Vocabulaire péjoratif et mélioratif

Lorsqu’on parle du péjoratif et du mélioratif, on attend par là des

mots ou termes utilisés pour des appréciations négatives ou positives. Le

vocabulaire péjoratif désigne des mots utilisés pour donner des

appréciations négatives ou émettre des jugements dévalorisant. Par

contre, le vocabulaire mélioratif désigne des mots utilisés pour donner des

appréciations positives ou jugements valorisant.

Extrait 43:

Texte Source
« nam ka da a la ni no dirak buwi ! » p9

Possible contrainte de traduction

Aucune

Texte cible

« Il lui répondit que son arrière-train sent mauvais ! » p9

Contexte de production

Zlo insulte sa femme Pulkum par ce qu’elle a ramené des œufs

pourri à la maison

Intention de l’auteur

Présenter les méfaits de la gourmandise

F
Stratégie de traduction employée

Domestication

Technique de traduction employée

Reformulation

Observation

Rendement total

Possible traduction

Aucune

Théorie de traduction

Polysystème
Ce segment a un effet péjoratif dans ce texte dans la mesure où dire

« ton arrière-plan sent mauvais » pourrait être pris comme une injure à

l’égard de Pulkum. Dans les contes merveilleux, le vocabulaire est très

important et impacte positivement ou négativement les séquences du

conte. Cette reformulation du texte source a permis d’atténuer l’idée

contenue dans le texte source car la sensibilité du lecteur est prise en

compte. Le conte merveilleux ne procure uniquement du bien mais il

présente également certains instants dégoûtants de la vie des

personnages. La théorie du polysystème est ici convoquée dans la mesure

où le lecteur cible recevra le message sans toutefois se sentir dégoûté de

lire la suite du conte.

Extrait 44:

Texte Source

«San-Sata wal dikak ɗi ! » p9

Possible contrainte de traduction

Aucune

C
Texte cible

« Tu es trop méchante pour que j’ose te faire quoi que ce soit. » p9

Contexte de production

Bitikim-Bitikim a perdu ses œufs et les reclame chez Zlo mais ce

dernier la traite de méchante

Intention de l’auteur

Décrire à quel point la canne (ou bien même une mère) peut être

méchante lorsqu’il s’agit de protéger ses œufs/sa progéniture

Stratégie de traduction employée

Domestication

Technique de traduction employée

Etoffement
H

Observation

Rendement total

Possible traduction

Aucune

Théorie de traduction

Théorie sociolinguistique

Les mots péjoratifs sont utilisés pour donner des appréciations

négatives ou émettre des jugements dévalorisants un objet ou une

personne. Parfois, ces mots sont accompagnés d’autres mots

amplificateurs : très, trop, assez, plus. Dans le présent extrait, Bitikim-

Bitikim est traité de « san-sata » ce qui signifie « personne satanique » ou

« méchante ». La théorie sociolinguistique a été respectée dans ce cas de

traduction.
Extrait 45:

Texte Source

« nam a Fetiyt ɗi ! » p11

Possible contrainte de traduction

Sémantique

Texte cible

« Avorton ! » p11

Contexte de production
Bitikim-Bitikim se retrouve en train de se disputer avec Zlo puisque

ce dernier prétend ne pas lui avoir pris ses œufs

Intention de l’auteur

Décrire le caractère de certains personnages du conte

Stratégie de traduction employée

Domestication

Technique de traduction employée

Transposition

Observation

Rendement partiel

I
Possible traduction

Elle le traita d’inutile.

Théorie de traduction

Théorie sociolinguistique

Dans la langue Massa, « fet» se traduit par diminuer et rapetisser

par contre, « fetiyt ɗi » signifie « chose de rien » pour parler de quelque

chose sans importance. Il est également utilisé comme injure et c’est pour

cette raison que ce terme est ainsi placé dans le cadre du vocabulaire

péjoratif. Le traducteur a résumé en mot le segment source certainement

dans le but de raccourcir la traduction et d’amener le lecteur à vite

comprendre de quoi il s’agit mais, ce raccourci emprunter par le

traducteur minimise la charge culture portée par cette phrase. Le

traducteur, a donc procédé par une transposition du vocable Massa dans

la version française. Il a transmis tout l’esprit du texte source tel que le

préconise la théorie sociolinguistique de Nida mais a délaissé la charge

culturelle de tout ce segment.

Extrait 46:
A

Texte Source

« Zlo kayn gaɳaraɳe dono ɳolo » p30

Possible contrainte de traduction

Aucune

Texte cible

« Zlo était grand et très fort » p30

Contexte de production

Zlo détient le titre du meilleur lutteur du village et il a la renommée

d’être très fort

Intention de l’auteur
Décrire le déroulement de la lutte traditionnelle dans la communauté

Massa ainsi que la fête qui se déroule après cette activité.

Stratégie de traduction employée

Domestication

Technique de traduction employée

Equivalence

Observation

Rendement partiel

Possible traduction

Aucune

J
Théorie de traduction

Théorie du polysystème

Le vocable « gaɳaraɳe » désigne la force ou la robustesse et « dono

ɳolo » signfie « être très fort ». Par ailleurs, cet adjectif (fort) pouvant être

exprimé de différentes manières marque la capacité d’une personne à

pouvoir agir vigoureusement, son aptitude à réfléchir, son talent et son

habileté à résoudre des problèmes. Ces différents adjectifs mélioratifs

permettent de démontrer le côté merveilleux du conte car il contient des

personnages non seulement « petits et faibles » mais aussi des

personnages « grands et forts ». Le traducteur a restitué ce segment sans

toutefois modifier le sens. Il s’est arrimé à la théorie sociolinguistique de

Nida tout en respectant l’esprit du texte source.

Extrait 47 :

Texte Source

« tu' bol ka ful kayn ka tiy ɗaa kayn mi tiɗiɳɳa vi luru » p30

Possible contrainte de traduction

Aucune
C

Texte cible

« le meilleur tam-tam, à la ronde, était celui du Crapaud » p30

Contexte de production

Les villageois préparent la fête traditionnelle célébrée après chaque

récolte

Intention de l’auteur

Décrire des péripéties du conte

Stratégie de traduction employée

Domestication

Technique de traduction employée

Reformulation
H

Observation

Rendement total

Possible traduction

Aucune

Théorie de traduction

Théorie du polysystème

Dans la communauté Massa, le terme « tiɗiɳɳa » désigne un

tambour à trois pieds, haut d’un mètre et fabriqué à partir d’un tronc

d’arbre. Cet instrument de musique est joué lors des cérémonies telles

que le « tiyna »(deuil), « ceyna »(fin de récolte) et aussi lors des luttes

traditionnelles. Ainsi, l’expression « meilleur » est utilisée dans ce

segment afin de valoriser l’instrument de musique qui sera joué lors de la

fête à l’occasion de la lutte traditionnelle annuelle du village.


L’utilisation du terme générique « tam-tam » dans cette traduction

permet de décrire la culture africaine dans les contes. Toutefois, ce terme

générique ne représente pas exactement la réalité culturelle Massa car au

lieu du tam-tam, la communauté Massa parlerait plutôt du « tambour ».

Dans ce cas de figure, la théorie du polysystème est préconisée

puisqu’elle présente l’interaction entre les cultures et les littératures. Le

lecteur est appelé à se questionner sur l’usage de cet instrument dans la

langue source et la langue cible.

Extrait 48 :

Texte Source

« Tuɗa wan “ Pulkum ! Zlariyta ! cat ɳolta vanu ! » p32

Possible contrainte de traduction

Aucune

Texte cible

« En arrivant il dit : « Pulkum ! Zlariyta ! Ma grande femme ! » p32


D

Contexte de production

Zlo se rend chez la veuve en son absence et veut manger son mil

étaler dans la cour mais ce dernier sera interrompue par le pigeon qui

surveille le mil. Lorsqu’il rentra chez lui, il échangera avec sa femme sur

ce qui lui est arrivé chez la veuve

Intention de l’auteur

Présenter l’importance de la femme dans le foyer

Stratégie de traduction employée

Domestication

Technique de traduction employée

Equivalence

H
Observation

Rendement partiel

Possible traduction

Aucune

Théorie de traduction

Théorie sociolinguistique

Le groupe nominal « ma grande femme » tel que choisi par le

traducteur pour traduire «cat ɳolta vanu ! » signifie clairement ce que le

texte source relève. La théorie sociolinguistique se convoque ici. Le fait

que le traducteur a opté pour ce groupe nominal « ma grande femme »

pour restituer « cat ɳolta vanu ! » transmet clairement le message du

texte source. Cet extrait contient un vocabulaire mélioratif, celui de la

représentation de la femme.

Extrait 49 :
A

Texte Source

« yowon hotey hotey hotey... jikaɳ vuna fer hotey hotey hotey

siweleɳu ! » p7

Possible contrainte de traduction

Syntaxique

Texte cible

« Prends-moi vite, vite, vite ! Monte vite sur le grenier, vite, et crie !

» p7

Contexte de production

Au vu de la période de famine que vivait le village, repartir dans les

champs et trier des graines était la seule option pour trouver de quoi

manger
E

Intention de l’auteur

Présenter une gradation ascendante du mouvement à éffectuer par

Pulkum

Stratégie de traduction employée

Domestication

Technique de traduction employée

Réduction

Observation

Rendement partiel

Possible traduction
Prends-moi vite, vite, vite…Monte vite, vite, vite sur le grenier et crie

Théorie de traduction

Théorie sociolinguistique

Le vocable « hotey » signifie vite ou avec rapidité. Le traducteur a

usé de l’équivalence pour restituer son sens dans le texte cible. Toutefois,

sa traduction a été réduite pour éviter que le segment source ne soit

chargé. Cette réduction rend la liste simple et sa répétition bien que le

texte cible a perdu le rythme ou sonorité contenue dans le texte source.

La théorie sociolinguistique a été très adaptée à cette traduction.

Extrait 50 :

Texte Source
« ga' kalaf zu kayna Zlo le ma la sa ɳaa ɗi mayn... par zewn kirdit

juna' ga fii' nam taɳ sla dutiy ɗow ɳira vun giɳa naana as ɗi... sla dutiy

ɗow ɳiram naana as ɗi ». p11

Possible contrainte de traduction

Aucune

Texte cible

« Quand elle fut entrée, Zlo qui n’est pas un homme de bien, tressa

une corde, attacha la vache avec, prit une calebasse, la mesura avec les

mamelles de la vache : elle était trop petite ; il en prit une autre : elle

aussi était trop petite. » p11

Elément d’intérêt

Zlo qui n’est pas un homme de bien

elle était trop petite

Contexte de production

La chasse aux œufs de Bitikim

Intention de l’auteur
Présenter le caractère de Zlo

Stratégie de traduction employée

Domestication

Technique de traduction employée

Equivalence

Observation

Rendement total

Possible traduction

Aucune

Théorie de traduction

Théorie du polysystème

Dans cet extrait, on retrouve des termes se rapportant au

vocabulaire péjoratif. Ces différents termes décrivent des personnes ou

des objets. Le segment « Zlo qui n’est pas un homme de bien…» présente
de manière négative le caractère de Zlo. Par contre, le segment « elle était

trop petite » décrit la calebasse qu’utilise Zlo pour mesurer les mamelles

de la vache dont il va traire le lait. Le traducteur a respecté le principe de

la théorie du polysystème dans la mesure où il a choisi des termes pour

être aussi naturel que possible dans sa traduction. Il a opéré ce choix pour

rendre le lecteur à l’aise dans la lecture. Ce n’est que de cette façon que le

lecteur de la langue cible peut être motivé, car s’il faut qu’il aille chercher

à comprendre chaque terme, il perdrait l’engouement d’aller plus loin dans

la lecture de ce conte.

4.4. Présentation et interprétation des résultats

La présente étude portait sur la traduction et l’expression de

l’univers du merveilleux. L’interprétation des résultats suit naturellement

l’analyse. Pour y parvenir, il convient de procéder en fonction des objectifs

de recherche émise au départ.

4.4.1. Présentation des caractéristiques discursives du merveilleux

L’analyse des éléments discursifs par lesquels le merveilleux

s’identifie dans le texte s’est faite à trois niveaux. Au niveau de l’analyse

extratextuelle, les données issues de la recherche documentaire (la

rencontre culturelle, l’aperçu de la littérature camerounaise, le peuple

Massa…) et celles relatives à la structure du recueil de contes … ont

permis de comprendre que le merveilleux telle que abordée dans ce

travail, est caractérisé par plusieurs éléments linguistiques. Au niveau de

l’analyse macrotextuelle, les éléments paratextuels ont démontré que le

ce recueil de contes est composé de plusieurs contes merveilleux


évoquant des éléments surnaturels. Au niveau de l’analyse microtextuelle,

le merveilleux est caractérisé par plusieurs éléments à savoir : la modalité

hypothétique, la modalité de la surprise, la modalité de l’irréel, les figures

de style, le vocabulaire péjoratif et mélioratif.

4.4.2. Description des différentes stratégies et techniques de

traduction

L’analyse des données a rendu possible la description des

différentes stratégies et techniques de traduction mobilisées par le

traducteur dans la restitution du sens des éléments discursifs et

linguistiques du merveilleux dans notre corpus. Il découle de cette analyse

que la domestication est la stratégie principale utilisée par le traducteur

pour la restitution de ces éléments discursif du merveilleux. Pour ce qui

est des techniques de traductions, elles sont nombreuses et réparties

ainsi :

Tableau 1 : récapitulatif des stratégies de traduction

Stratégie

Fréquence

Pourcentage

Domestication

46

92%
Etrangéisation

8%

Total

50

100%

Ce tableau démontre clairement que la domestication est la

stratégie de traduction la plus utilisée dans ce recueil de contes

merveilleux.

Tableau 2 : récapitulatif des techniques de traduction

Technique de Traduction

Fréquence

Pourcentage

Adaptation

2%
Emprunt

4%

Equivalence

18

36%

Etoffement

2%

Expansion

6%

Explicitation

2%
Modulation

4%

Omission

4%

Réduction

4%

Reformulation

12

24%

Traduction littérale

6%
Transposition

6%

Total

50

100%

Le présent tableau présente les techniques de traductions utilisées

dans la restitution du conte merveilleux qui constitue notre corpus. Les

techniques les plus utilisées sont l’équivalence et reformulation.

Tableau 3 : récapitulatif des théories de traduction

Théorie de traduction

Fréquence

pourcentage

Théorie sociolinguistique

35

70%
Théorie du polysystème

15

30%

Total

50

100%

La théorie sociolinguistique est la théorie de traduction la plus

utilisée dans la restitution de ce recueil de contes.

Tableau 4 : récapitulatif des rendements

Rendement

Fréquence

pourcentage

Rendement total

19

38%
Rendement partiel

31

62%

Total

50

100%

Ce tableau démontre que sur 50 segments extraits de ce corpus, 19

ont été totalement rendu.

4.4.3 Justification de l’usage des stratégies et techniques

Les stratégies et techniques de traduction utilisées par le traducteur

restituent le sens des éléments discursifs du merveilleux dans la mesure

où elles recréent l’arrière-plan socioculturel du peuple massa tout

représentant les contes merveilleux de cette communauté.

En conclusion, il était question de procéder à la présentation et à

l'analyse des données recueillies dans notre corpus intitulé « Les contes de

Hiya et Zlo ». Il est ressorti de cette analyse que les éléments linguistiques

aui caractérisent le merveilleux sont nombreux et variés et aussi que le

traducteur a utilisé plusieurs stratégies et techniques de traduction pour

les restituer. Il est évident que la restitution de l’univers du merveilleux


d’une langue locale (Massa) à une autre langue n’est pas aussi simple

qu’elle laisse à croire car il faudrait prendre en compte les réalités de la

culture source et la restitué sans trop de changement afin de pousser le

lecteur à chercher davantage sur la langue source. Dans le prochain

chapitre, intitulé "conclusion générale", il sera question de résumer ce

travail.

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