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Le cours d'Economie des Finances Publiques présente l'évolution des fonctions de l'État, passant d'un rôle administratif à un rôle d'État-providence, et définit les finances publiques comme l'ensemble des moyens financiers des administrations publiques. Il aborde la structure et les principes du budget de l'État, ainsi que les lois de finances qui régissent les recettes et les dépenses publiques. Enfin, il détaille les différentes catégories de lois de finances et leur importance dans la gestion budgétaire de l'État.

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Le cours d'Economie des Finances Publiques présente l'évolution des fonctions de l'État, passant d'un rôle administratif à un rôle d'État-providence, et définit les finances publiques comme l'ensemble des moyens financiers des administrations publiques. Il aborde la structure et les principes du budget de l'État, ainsi que les lois de finances qui régissent les recettes et les dépenses publiques. Enfin, il détaille les différentes catégories de lois de finances et leur importance dans la gestion budgétaire de l'État.

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Cours Economie des

Finances Publiques
FASEG- Master 1
Pr. Mouhamadou Lamine DIAL
INTRODUCTION

Au XIXe siècle, la fonction principale de l’Etat était de faire


marcher les services publics « administratifs » : la Défense
nationale, la Sécurité publique, la Justice, l’entretien d’un
réseau de communications (routes, voies navigables).

Au XXe siècle, les fonctions de l’Etat se sont diversifiées.


L’Etat s’est fait commerçant, industriel, banquier, assureur,
prestataires de services sociaux.

Il agit soit directement, soit par personnes interposées.

2
On est ainsi passé de la conception de « l’Etat-gendarme » à
celle de « l’Etat-providence ».

Mais, le terme de puissance publique est souvent difficile a


appréhender quantitativement car il recouvre des réalités
juridiques diverses selon les pays.

Ce qui caractérise la puissance publique lato sensu c’est son


pouvoir de contraindre : lever l’impot, prélever des
cotisations sociales, instaurer des règlements, des obligations
et des interdictions…

3
Dans une acceptation large, les finances publiques
regroupent tous les moyens finances dont disposent les
Administrations publiques, c’est-à-dire les personnes
publiques dont les recettes ne sont pas constituées,
principalement, du produit de ventes sur le marché.

Au sens restreint, les finances publiques sont constituées


de l’ensemble des recettes et des dépenses des
administrations publiques (APU).

4
Les administrations publiques
comprennent :

et les administrations
les administrations publiques les administrations publiques
de sécurité sociale
centrales (APUC), locales (APUL)
(ASSO).

5
Les APUC sont l’État central et les
organismes divers d’administration centrale
(ODAC), qui regroupent des établissements
dont l’action est financée majoritairement
par l’État (via des taxes affectées ou des
subventions).

Ces ODAC remplissent des fonctions


diverses, notamment les services
publics généraux, (par exemple,
ISRA), l’éducation (universités), les
affaires économiques (Pôle emploi),
l’environnement (parcs nationaux), la
culture (Maison de la culture Douta
SECK), la santé, la protection sociale.

6
Les ASSO comprennent les
régimes d’assurance sociale, Les APUL regroupent les
les organismes qui collectivités locales et les
participent au financement organismes divers
de la sécurité sociale (par d’administration locale
exemple, la Caisse de (ODAL).
sécurité sociale)

Les collectivités locales sont


Quant aux ODAL, ce sont
constituées des collectivités
des institutions publiques
territoriales (régions,
dont l’action est locale
départements, communes,
(lycées, collèges, chambres
communautés rurales), et de
de commerce et d’industrie,
services rattachés aux
centres communaux d’action
collectivités locales (les
sociale...)
syndicats de communes).

7
L’économie des Finances Publiques est une analyse de
l’intervention de l’Etat dans l’économie à travers son budget
est un acte par lequel est prévu et autorisé toutes les recettes
et les dépenses de l’État au cours d’une année donnée

Pour comprendre pourquoi l’Etat intervient, il est nécessaire


de procéder d’abord à la présentation du budget et à l’analyse
économique des recettes et des dépenses.

8
Le cours d’EFP est
articulé autour des
chapitres suivants :

Chapitre II : Chapitre III :


Chapitre I : Le Analyse Analyse
budget de l’Etat économique des économique des
dépenses de l’Etat recettes de l’Etat

9
CHAPITRE I LE BUDGET DE L’ETAT

10
Le budget de l’État est organisé selon des règles et
principes inscrits dans la Constitution Sénégalaise et
dans la loi organique relative aux lois de finances

Le Budget est la partie comptable des lois de


finances alors que la loi de finances en elle-même
est le support du budget.

Le Budget, document comptable, prévoit pour


l’année à venir l’ensemble des opérations de
recettes et de dépenses de l’Etat

11
D’après l’article 7 de la loi organique no 2020-07 du 26 février
2020 « Le budget décrit les recettes et les dépenses budgétaires
autorisées par la loi de finances »

et l’article 31 de la même loi précise ceci « Sous réserve des


dispositions concernant les budgets annexes et les comptes
spéciaux du Trésor, toutes les recettes et toutes les dépenses
budgétaires de l'Etat sont retracées dans le budget général. »

Le budget décrit, pour une année, l’ensemble des recettes et des


dépenses budgétaires de l’État. »

12
Le budget est inscrit dans une loi de finances,
qui autorise les recettes et les dépenses de
l’État.

Cependant cette dernière est caractérisée par


un trop grand juridisme rendant difficile son
interprétation économique.

La nécessité de cette interprétation


économique a conduit sous l’égide du FMI à
l’élaboration d’un « Tableau des Opérations
Financières de l’ Etat » (TOFE).

13
Le budget écrivait G. Jèze en 1922 est essentiellement un acte
politique. Il est, en effet le reflet financier de la politique
gouvernementale, départementale, régionale ou encore
communale, puisque quel que soit le programme politique, il
aura nécessairement des conséquences sur les recettes et sur les
dépenses.

Mais on peut aussi dire que le budget est également un acte


juridique puisqu'il prend la forme d'un acte administratif en ce
qui concerne les collectivités locales et les établissements
publics et d'une loi en ce qui concerne l'Etat : la loi de
finances.

14
La loi des finances est l’acte juridique adopté
par le Parlement autorisant le Gouvernement,
autrement dit le Pouvoir Exécutif, à prélever
les recettes au moyen de l’impôt ainsi que
l’exécution des dépenses publiques.

Cette LF doit être votée impérativement


chaque année. Si elle ne l’était pas, le
prélèvement de l’impôt, dans l’absolu, serait
impossible

15
A – Les lois des
finances

B – La structure du
budget

C- Les grands
principes
budgétaires

D – la procédure
budgétaire

E – Le Tableau des
opérations financières
de l’Etat
16
L’article 67 de la Constitution sénégalaise
précise : « Les lois de finances déterminent les
ressources et les charges de l’Etat dans les
conditions et sous les réserves prévues par une loi
organique. ».
L’article 68 du texte constitutionnel indique
également : « Le Parlement vote les projets de lois
A) Les lois de finances dans les conditions prévues par une loi
organique.
des Le projet de loi de finances de l'année, qui
comprend notamment le budget, est déposé sur le
finances bureau de l'Assemblée nationale, au plus tard le
jour de l'ouverture de la session ordinaire unique.

Le Parlement dispose de soixante jours au plus


pour voter les projets de lois de finances. ».

17
L’article 1er de la Loi n° 2020-07 du 26 février 2020 portant loi
organique relative aux lois de finances (LOLF) précise ainsi : «La
présente loi organique fixe les règles relatives au contenu, à la
présentation, à l’élaboration, à l’adoption, à l’exécution et au
contrôle des lois de finances.

Elle détermine les conditions dans lesquelles est arrêtée la


politique budgétaire à moyen terme pour les finances publiques de
l’Etat et des autres organismes publics.

Elle énonce les principes relatifs à l’exécution des budgets publics


et à la comptabilité publique et aux responsabilités des agents
publics intervenant dans la gestion des finances publiques.»

18
1) Les trois catégories
des lois de finances

Cette section sera 2) Le projet de loi de


articulée autour des finances de l’année
points suivants :

3) Les affectations de la
loi de finances

19
1) Les trois catégories de lois de
finances

L’objet des lois de finances est de déterminer la


nature, le montant et l’affectation des ressources et
des charges de l’Etat, compte tenu d’un équilibre
économique et financier qu’elles déterminent

L’article 5 de la Loi n° 2020-07 du 26 février 2020


relative aux lois de finances, confère le caractère de
lois de finances : à la loi de finances de l’année ; aux
lois de finances rectificatives ; à la loi de règlement

20
La loi de finances initiale (LFI) ou loi de
finances de l’Année (LFA) couramment
appelée « Budget de l’année », est le budget
de l’État proprement dit.

Elle prévoit et autorise, pour chaque exercice


budgétaire correspondant à l’année civile,
l’ensemble des ressources et des charges de
l’État.

Elle est votée au cours de la deuxième session


du Parlement parfois appelée « session
budgétaire ».

21
Les lois de finances rectificatives (LFR) , appelées
également « collectifs budgétaires », sont établies en
cours d’année pour modifier les dispositions de la LFI.

Elles viennent, autant que de besoin, rectifier en cours


d’année les dispositions de la loi de finances de l’année.

Elles doivent être, elles aussi, adoptées par le Parlement.

Elles ont lieu lorsqu’il y a un changement de


gouvernement en cours d’année ou lorsque le
gouvernement veut modifier son budget pour l’adapter aux
changements de la conjoncture

22
Elles interviennent pour : (i) constater des excédents sur les prévisions de
recettes, des économies réalisées par réductions ou suppressions de crédits ou
des recettes nouvelles, (ii) ratifier l'ouverture de crédits par décret d'avances.

Il existe deux types de LFR :

Les LFR générales : elles concernent l’ensemble des ministères et mettent


en mouvement des sommes considérables ;

Les LFR spéciales : elles sont consacrées à un sujet particulier dont le


gouvernement entend soumettre la solution à l’approbation du parlement.

23
La loi de règlement (ou « exécution ») arrête le
montant définitif des recettes et des dépenses du
budget ainsi que le solde budgétaire qui en découle
(excédent ou déficit).
Elle constate le budget tel qu’il a été exécuté ainsi
que les différences entre les résultats enregistrés et
les prévisions de la loi de finances initiale,
complétée, le cas échéant, par ses lois rectificatives.

Comme pour la loi de finances, le gouvernement


élabore un projet de loi de règlement, qui, après, le
vote du Parlement, devient loi de règlement

24
2) Le projet de loi des finances de
l’année
Le budget de l’État donne lieu, chaque année, à
l’élaboration du projet de loi de finances (PLF).

Le gouvernement prépare le PLF et doit le déposer


devant le Parlement, qui peut l’amender et qui doit le
voter avant le début de l’année à laquelle il se rapporte.

Adopté, le PLF devient loi de finances.

Il autorise la perception de recettes et les évalue pour


assurer l’équilibre du budget, compte tenu des dépenses
fixées.
25
Il comprend deux parties, la première concerne les recettes,
la seconde détaille les dépenses

Le projet de loi de finances contient également des annexes,


qui détaillent les recettes et la répartition des crédits.

Il est accompagné aussi de documents annexes sur


l’évaluation des recettes et des dépenses (« Voies et moyens
») et de rapports sur la situation économique, sur l’évolution
des prélèvements obligatoires et sur l’évolution des
dépenses publiques, qui sont destinés à compléter
l’information du Parlement.

26
3) Les affectations de la loi des
finances
La loi de finances est un ensemble de comptes
ventilés entre le budget général (BG), les
budgets annexes (BA) et les comptes spéciaux
du Trésor (CST). Ce sont les trois affectations
comptables de la loi de finances.

Le budget général décrit les recettes et les


dépenses budgétaires autorisées par la loi des
finances (l’article 7 de la loi organique de
2020)

27
La notion de budget annexe est définie par
l’article 34 de la loi n°2020-07 du 26 février
2020 : « Les opérations financières des
services de l'Etat que la loi n'a pas dotés de la
personnalité morale et dont l'activité tend
essentiellement à produire des biens ou à rendre
des services donnant lieu au paiement de prix
peuvent faire l'objet de budgets annexes».

Le budget annexe a pour objet de permettre, au


sein de la loi de finances, d’individualiser une
activité réalisée par des services de l’Etat qui
n’ont pas la personnalité morale.

28
Cette individualisation a pour but de rapprocher la gestion de
l’activité d’un service non personnalisé, de celle des
entreprises privées.

Les budgets annexes donc retracent les recettes et les


dépenses d’exploitation; les recettes et les dépenses
d’investissement (l’article 34 de la loi précitée)

29
u Les comptes spéciaux du Trésor : ce sont des
comptes distincts, au sein du budget général,
retraçant des recettes et des dépenses de l’État
entre lesquelles il est possible d’établir un lien :
u soit que l’on veuille affecter certaines
recettes à la couverture de certaines dépenses
(compte d’affectation spéciale),
u soit que l’on veuille faire apparaître une sorte
de bilan entre des opérations qui sont en
étroite corrélation (compte de prêt, par
exemple).

30
u La notion de compte spécial du Trésor peut ainsi répondre à trois (3) types
de préoccupations :
u certaines opérations font l’objet d’un CST parce qu’elles n’ont pas un
caractère définitif. C’est notamment le cas de prêts accordés par l’État
et qui feront l’objet de remboursement ;
u d’autres opérations sont inscrites dans les C.S.T. car, bien que réalisées
par des services publics, il demeure que ces opérations concernent une
activité commerciale ; c’est le cas des comptes de Commerce.
u enfin, il peut être opportun d’isoler du budget général, une activité sous
forme de CST qui, bien que n’étant pas industrielle ou commerciale,
fait l’objet d’un financement par des ressources qui lui sont
spécialement affectées. C’est le cas, par exemple, du Fonds national de
retraite (FNR).

31
u Les comptes spéciaux du trésor comprennent
u Les comptes d’affectation spéciale : ils retracent des opérations qui, par
suite d'une disposition de loi de finances prise sur l'initiative du
Gouvernement, sont financées au moyen de ressources particulières.
u Les comptes de commerce retracent des opérations à caractère industriel ou
commercial effectuées à titre accessoire par des services publics de l'Etat.
u Les comptes d'avances décrivent les avances que le Ministre chargé des
Finances est autorisé à consentir dans la limite des crédits ouverts à cet effet.
Les avances du Trésor sont productives d’intérêt dont le taux est au moins
égal au taux moyen des bons du Trésor
u Les comptes de prêts retracent les prêts d'une durée supérieure à deux ans
consentis par l'Etat dans la limite des crédits ouverts à cet effet, soit à titre
d'opérations nouvelles, soit à titre de consolidation.
u Les comptes de garanties et d'avals retracent les engagements de l'Etat
résultant des garanties financières accordées par lui à une personne physique
ou morale. Ils sont provisionnés par une dotation budgétaire égale à 10% des
échéances annuelles dues par les bénéficiaires des garanties de l’Etat

32
Le budget général décrit les
ressources et les dépenses de
l’État. Il comporte :

B) La structure du 1) Les recettes du budget


général
budget général

2) Les dépenses du budget


général

33
1) Les recettes du budget général

La structure des recettes (ou ressources) est présentée dans le


tableau des « voies et moyens » du budget général (hors budgets
annexes et comptes spéciaux).

Composantes des ressources :

Recettes ou ressources Recettes ou ressources


internes externes
34
a) Les recettes internes
Les recettes internes sont
composées des recettes fiscales
et des recettes non fiscales
- Impôts sur le revenu,
bénéfices et gains en capital
Les recettes fiscales sont
composées des impôts directs et
des impôts indirects.
- Impôts sur salaires versés et
autres rémunérations

Les impôts directs comprennent :

- Impôts sur le patrimoine

- Autres impôts directs

35
Les Impôts sur le revenu, bénéfices et gains en
capital comprennent
• Impôts sur les bénéfices des sociétés et autres personnes
morales
• Impôts sur le revenu des personnes physiques ;
• Acomptes sur les importations

Les Impôts sur salaires versés et autres


rémunérations comprennent :
• Impôts traitements, salaires, pensions, rentes viagères
• Contribution forfaitaire à la charge de l’employeur ;
• Retenue sur redevance ;
• Retenue sur les sommes versées à des tiers
36
Impôts sur le patrimoine comprennent

• Droits de mutation
• Droits d’hypothèque et de conservation foncière
• Droits de bail

Autres impôts directs

• Contribution globale unique


• Contribution globale foncière (CGF)

37
Les « impôts indirects » sont composés des
• Impôts et taxes intérieurs sur biens et services,
• droits d'enregistrement et taxes assimilées,
• droits et taxes à l'importation,
• droits et taxes à l'exportation et des autres recettes fiscales.

Impôts et taxes intérieurs sur biens et services


sont composés
• Taxes spécifiques sur la consommation intérieure
• Taxe sur la valeur ajoutée (TVA)
• Taxes spéciales sur les télécommunications
• Taxe sur les activités financières (TAF)
38
Droits d'enregistrement et taxes
assimilées
• Droits de timbre
• Droits d'enregistrement
• Taxe sur les conventions d’assurances
• Taxe sur les véhicules et engins
• Taxe sur la plus-value de cession

Droits et taxes à l'importation

• Droit de douane
• Redevance statistique
• Autres droits et taxes à l'importation

39
Droits et taxes à
l'exportation sont constitués
Les recettes non fiscales
essentiellement du Droit de Autres recettes fiscales
sortie sur les exportations comprennent
d’arachide

Revenus de l'entreprise et
Fonds sécurisation du domaine (c’est-à-dire la
contrepartie financière de
importation produit
pétrolier - FSIPP l’occupation, l’utilisation
ou l’aliénation du domaine
de l’Etat)

Autres recettes non fiscales


Prélèvement de Soutien au comprennent les autres
Secteur de l’Energie (PSE recettes fiscales non
ventilées.

40
Produits financiers Les recettes externes

Dividendes Dons projets (Dons en


Revenus des titres de capital)
placement Dons Programmes et legs
Commissions à caractère (Dons budgétaires)
financier
Autres produits financiers

41
2) Les dépenses du budget
général
u Plusieurs classifications sont effectuées à ce niveau,
on peut en retenir 3 :
u La classification par ministère (administrative) :
à ce niveau, les dépenses budgétaires sont
regroupées d’après les autorités administratives
des crédits pour leurs dépenses
u La classification fonctionnelle : à ce niveau les
dépenses budgétaires sont classées d’après les
fonctions assumées par l’État dans les domaines
où celui-ci exerce ses missions.
u Au Sénégal, on constate 4 fonctions « Pouvoirs
publics, Action administrative générale, Action
économique et Action culturelle et sociale ».

42
u La classification économique : elle répartit les
dépenses budgétaires en 2 rubriques : les
dépenses ordinaires ou courantes et les
dépenses en capital ou d’investissement
u Dépenses ordinaires ou dépenses
courantes
u Charges financières de la dette
u Dépenses du personnel
u Acquisitions de biens et services
u Transferts courants
u Dépenses en capital ou d’investissement
u Investissements exécutés par l’Etat
u Transferts en capital

43
3) Les soldes budgétaires

Le solde budgétaire de l’État est défini par le solde


général de la loi de finances.

Pour l’ensemble des administrations publiques, l’approche


de la comptabilité nationale définit un solde financier.

Les lois de finances annuelles définissent un équilibre


économique et financier, qui constitue le solde général de
la loi de finances de l’année

44
Le solde du budget général de la loi de finances initiale
est un solde prévu ou annoncé.

Il diffère généralement du solde effectif du budget tel


qu’il apparaît dans la loi de règlement. Ce dernier
correspond au solde d’exécution pour l’exercice de
l’année considérée : c’est un solde exécuté ou réalisé.

La différence entre le solde effectif et le solde initial


donne une indication sur l’ampleur des écarts par rapport
aux prévisions initiales, qui peuvent se produire en cours
d’exercice

45
Dans la comptabilité nationale, l’équilibre des finances
publiques est décrit par le solde financier (ou solde public) des
administrations publiques, qui est un solde global consolidé
résultant de la somme des soldes des comptes de toutes les
administrations publiques (recettes – dépenses).

Les administrations publiques ont une capacité de financement


si les recettes sont supérieures aux dépenses (excédent public ou
solde financier positif) et un besoin de financement si les
recettes sont inférieures aux dépenses (déficit public ou solde
financier négatif).

46
u Le solde primaire correspond au solde financier (solde public ou
solde de l’État selon le niveau d’administration publique considéré) à
l’exclusion des charges d’intérêts :

𝒕 − 𝒈 = 𝒕 − 𝒈𝒑 − 𝒊𝒃 𝟏 (1)

où les variables sont exprimées en pourcentage du PIB,


𝑡 : les recettes publiques,
𝑔 : les dépenses publiques,
𝑔 : les dépenses publiques primaires (dépenses hors intérêts),
et 𝑖𝑏 les intérêts sur la dette avec 𝑖 le taux d’intérêt et 𝑏 le stock
de dette publique (généralement à la date du 31 décembre de l’année
précédente).

47
u Le solde public est 𝑡 − 𝑔 et le solde primaire est 𝑡 − 𝑔 .
u Si les recettes et les dépenses primaires s’équilibrent (𝑡 =
𝑔 ), alors il faut emprunter (déficit) pour payer les intérêts
de la dette, qui sont une dépense.
u Le déficit public est alors équivalent au montant des
intérêts : 𝑡 − 𝑔 − 𝑖𝑏 < 0

48
u Le solde courant est la différence entre les recettes et les
dépenses courantes (y compris les charges d’intérêts).
u La règle d’or des finances publiques pose la condition
que le solde courant soit équilibré de manière à ce que
l’emprunt (déficit) ne soit possible que pour financer
l’investissement public
𝑡 − 𝑔 = 𝑡 − 𝑔 − 𝑖𝑏 −𝑔 (2)
où 𝑔 sont les dépenses publiques courantes de
consommation (hors intérêts), 𝑔 les dépenses publiques
d’investissement et les autres variables sont les mêmes que
dans l’équation 1.
C’est une règle de bonne gestion, selon laquelle on
emprunte seulement pour financer des dépenses, qui
donneront lieu à des revenus futurs et qui permettront ainsi
de rembourser l’emprunt.
49
Depuis 2015, de nouveaux critères de convergence
budgétaires ont été fixés :

Critères de premier rang :


• Solde budgétaire global dons compris sur PIB inférieur ou égal à 3%
• Encours de la dette extérieure et intérieure publique inférieur ou égal à
70%

Critères de second rang :


• Masse salariale/Recettes fiscales inférieure ou égale à 35%. Les Etats
ont dû mal à respecter ce critère
• Taux de pression fiscale : minimum 20%

50
Sur le plan de la théorie économique, il y a deux
conceptions opposées du solde budgétaire :

• la conception keynésienne du rôle contra-


cyclique du budget dans la stabilisation des
fluctuations économiques conjoncturelles.
• Et la conception classique de l’équilibre
budgétaire annuel
La politique budgétaire a un rôle contra-cyclique si
elle contribue à réduire les fluctuations de la
croissance du PIB effectif (y) autour de sa tendance
de long terme ou de la croissance du PIB potentiel
de l’économie (y*)
51
Dans ce cas, le solde public se détériore (hausse
des dépenses publiques ou baisse des recettes
publiques) lorsque l’activité économique
ralentit. On dit que la politique budgétaire est
expansionniste contra-cyclique

Cette détérioration du solde budgétaire peut


aider à amortir la baisse de la croissance du PIB
et à la maintenir proche de la croissance
potentielle.

52
Symétriquement, la politique budgétaire est
restrictive contra-cyclique, si le solde
budgétaire s’améliore (baisse des dépenses
publiques ou hausse des recettes publiques)
lorsque l’activité économique est en surchauffe
(y > y*).

Cette amélioration du solde budgétaire peut


contribuer à réduire la croissance du PIB pour la
ramener vers la croissance potentielle.

53
u Un budget contra-cyclique peut résulter :
u de politiques discrétionnaires, qui
correspondent à des mesures gouvernementales
délibérées modifiant les dépenses ou les recettes
publiques ;
u des stabilisateurs automatiques, qui résultent de
la réaction automatique du budget aux
variations de l’activité économique, et de la
réaction en retour de l’activité économique aux
variations du budget

54
u la conception classique de l’équilibre budgétaire
annuel signifie que le budget doit être en
équilibre
u Si le budget doit être en équilibre cela
signifie qu’il ne doit pas y avoir plus de
dépenses que de recettes : c’est l’interdiction
du déficit.
u Mais cela signifie aussi qu’il ne doit pas y
avoir plus de recettes que de dépenses : c’est
l’interdiction de l’excédent.

55
C) Les grands principes budgétaires

Les grands principes du budget de l’État sont des règles


relatives à la présentation et à l’exécution du budget.

Ces règles visent à mieux informer le parlement et à


rendre lisible le budget présenté par le gouvernement et
ce afin que les parlementaires se prononcent sur le
choix de l’exécutif en connaissance de cause.

Ils doivent garantir une gestion claire, rigoureuse et


transparente des finances de l’État

56
Ces principes sont réaffirmés dans la
nouvelle LOLF de 2020.

Ils sont au nombre de sept :

• Le principe de l’unité
• Le principe de l’annualité,
• Le prince de l’universalité
• Le principe de spécialité.
• Le principe d’équilibre
• Le principe de l’antériorité
• le principe de la sincérité

57
1) Le principe de l’unité
budgétaire
u Le principe de l’unité du budget signifie que le budget doit
retracer dans un compte unique toutes les recettes et toutes les
dépenses de l’État.
u Le principe de l’unité recouvre deux règles :
u La règle de l’unité, qui exige que le budget de l’Etat soit retracé
dans un document unique (la loi des finances). Il s’agit, ainsi,
d’assurer aux parlementaires une bonne lisibilité du budget, et
donc, un contrôle effectif sur les finances de l’Etat.
u La règle de l’exhaustivité, selon laquelle la loi des finances doit
prévoir et autoriser l’ensemble des recettes et des charges de
l’Etat

58
u Ce principe est assorti d’exceptions, puisque des opérations de
certains services de l’État ne sont pas retracées dans le budget général
mais dans des budgets annexes ou des comptes spéciaux.
u En effet des aménagements existent entre l’Etat et les collectivités
locales, soit pour répondre à l’évolution des besoins de
financement en cours d’année, soit pour isoler des comptabilités
distinctes
u Ainsi, différents documents budgétaires sont votés en cours
d’année: ils sont appelés, selon le cas, des décisions
modificatives, des budgets supplémentaires ou des lois de
finances rectificatives.
u Les décisions modificatives doivent être adoptées au même titre
que les décisions initiales.

59
2) Le principe de l’annualité
budgétaire
Article 5 de la loi n°2020-07 du 26 février 2020 : « La loi
de finances de l'année prévoit et autorise, pour chaque
année civile, l'ensemble des ressources et des charges de
l'Etat».
Article 7 de la même loi : « La loi de finances de l’année
contient le budget de l’Etat pour l’année civile. Le budget
décrit les recettes et les dépenses budgétaires autorisées
par la loi de finances ».

L’année financière commence le 1er janvier et s’achève le


31 décembre de l’année et ceci depuis 1991

60
Le principe de l’annualité du budget donc impose que le budget
est voté pour un an

Les autorisations de recettes et de dépenses votées par le


Parlement, dans le cadre de la loi de finances de l’année, ne
sont valables que pour une année (la durée de l’exercice).

L’exécution du budget (perception des recettes et paiement des


dépenses) doit se dérouler au cours de l’année pour laquelle le
budget a été voté

Ce principe vise à assurer un contrôle régulier des finances de


l’État par le Parlement

61
u Le principe de l’annualité est soumis à des aménagements(exceptions)
destinés à concilier la continuité budgétaire et la souplesse de
fonctionnement des services de l'Etat.
u L’exception des lois de Finances rectificatives : il est possible de
voter, en cours d'année, des lois de finances rectificatives, appelées
également collectifs budgétaires, qui modifient la loi des finances
initiales
u L’exception de la période complémentaire : une période
complémentaire à l'exercice budgétaire permet de rattacher au début
de l'exercice suivant, certaines opérations de fin d'année, effectuées
dans le cadre de l'exercice qui vient de s'achever.

62
L’exception du report des crédits : le principe de continuité
des exercices budgétaires permet aussi, dans une certaine
mesure, le report des crédits non consommés à l'exercice
suivant.

L’exception au recouvrement annuel des recettes :


« L'autorisation de percevoir les impôts est annuelle. Le
rendement des impôts dont le produit est affecté à I'Etat est
évalué par les lois de finances.» (Article 9 de la loi n°2020)

L’exception du report des autorisations de programme :


un engagement pluriannuel des dépenses d'investissement
par le biais des autorisations de programme, est également
possible

63
3) Le principe de l’universalité

Le principe de l’universalité impose que les montants


des recettes et des dépenses doivent apparaître dans le
détail et que les recettes ne sont pas affectées à des
dépenses précises.

Ce principe comporte deux règles d’application : la règle


de non-contraction des recettes et des dépenses (dite
aussi règle du produit brut) et la règle de non-affectation
des recettes

64
La règle de non-compensation des recettes et des
dépenses qui signifie que toutes les recettes et toutes
les dépenses de l’Etat doivent être inscrites dans le
budget, sans présenter uniquement leur solde

Cette règle a pour but de donner une information claire


et complète des opérations budgétaires et d’éviter que
certaines dépenses ne soient dissimulées.

En pratique, cette règle n’est pas parfaitement


respectée, puis qu’elle ne s’applique pas à certains
comptes spéciaux.

65
La règle de non-affectation des recettes impose que
c’est l’ensemble des recettes qui doit assurer le
financement de l’ensemble des dépenses.

Certaines recettes ne doivent donc pas être affectées au


financement de certaines dépenses.

Elle implique de verser toutes les recettes dans une


caisse unique où l’origine des faits est indéterminée.

Elle permet à l’autorité budgétaire de conserver son


pouvoir de décision et de gérer les fonds publics en
respectant les notions de solidarité et d’unité
nationales.

66
u Le principe de l’universalité comporte des exceptions
u Les exceptions portant sur les budgets annexes et sur les comptes
spéciaux du Trésor : qui retracent des dépenses bénéficient d’une
affectation particulière des recettes,
u Les exceptions liées à la concession de service public ou au fermage :
lorsqu’un service public est géré par un concessionnaire ou un fermier,
les comptes sont gérés dans la comptabilité de ces délégations de
service, mais ces derniers doivent produire chaque année un rapport
soumis à l’Assemblée délibérante.
u Les exceptions portant sur des décomptes de factures: les instructions
comptables tolèrent qu’un avoir puisse être décompté du montant d’une
facture, et ce en vertu des relations qui existent déjà entre les
cocontractants. (exemple: avoir sur les factures d’électricité)

67
4) Le principe de spécialité budgétaire

Le principe de la spécialité signifie que les dépenses sont


destinées à une fin spécifique et ne peuvent être utilisées à
d’autres fins.

Tout crédit ouvert dans la loi de finances doit être explicitement


dédié à une dépense précise, à savoir un programme (ou une
dotation)

Les opérations sont regroupées sous une nomenclature comptable


: rubriques numérotées par nature (fournitures, rémunérations du
personnel, etc.).

Elles sont également regroupées par fonction (enseignement,


culture, et vie sociale, santé)

68
Le principe de spécialité impose d’indiquer plus précisément le montant
et la nature des opérations prévues par la loi des finances ; ce qui
implique une nomenclature budgétaire appropriée.

Les crédits ouverts au budget sont classés en unités de dépenses appelées


chapitres.

Ceux-ci peuvent, à leur tour, être éclatés en sous-unités telles que les
articles qui, eux-mêmes, sont subdivisés en paragraphe (ou alinéas) selon
les choix de la nomenclature budgétaire.

Plus cette unité est petite, plus l’objet de la dépenses est précis.
69
Le principe de spécialité vise à donner une information précise et suffisante
au Parlement pour qu’il puisse contrôler de manière efficace le budget.

Les exceptions au principe de spécialité

• Les transferts de crédit : ce sont des opérations réalisées dans le cadre


du budget général et destinées à faire passer les crédits d’un ministère à
un autre sans intervention du parlement
• Les virements de crédit : c’est la procédure qui autorise des
mouvements de crédits d’un chapitre ou article jugé surévalué vers un
chapitre ou article insuffisamment doté. Cependant, cette procédure ne
saurait, en aucun cas, être utilisée pour transférer des crédits dépenses
d’investissement à des dépenses de fonctionnement.

70
u Les crédits globaux : ce sont des crédits sans affectation. Ils peuvent
être classés en trois grandes catégories :
u Les crédits réservoirs des dépenses communes gérés directement
par le ministère chargé des finances
u Les crédits destinés à faire face à des dépenses imprévues,
exemples : dépenses communes diverses, dépenses accidentelles et
urgentes ou dépenses éventuelles
u Les crédits qui se rapportent aux fonds secrets connu
officiellement sous le nom de fonds spéciaux. Ces fonds sont mis à
la disposition du Président de la République, exemples : dépenses
de propagande, de contre-espionnage; de police politique, de
solidarité africaine, etc.

71
5) Le principe de sincérité budgétaire

L’article 2020 innove en son article 30 en précisant que


« Les prévisions de ressources et de charge de l’Etat
doivent être sincères »

Leur sincérité s’apprécie compte tenu des informations


disponibles et des prévisions qui peuvent
raisonnablement en découler. »

La sincérité du budget dépend de la sincérité des


prévisions sur l’évolution de la situation économique.

72
Par exemple, si le gouvernement fonde son
projet de budget sur une prévision trop
optimiste du taux de croissance du PIB, il se
peut que les recettes fiscales, dont le
rendement dépend de la conjoncture
économique, soient plus faibles que prévu
dans la loi de finances parce que le taux de
croissance du PIB effectif pendant l’année
d’exécution du budget est plus faible que
celui prévu.

Dans ce cas, le gouvernement aura


surestimé le montant de ses ressources
dans la présentation de son budget

73
6) Le principe de l’équilibre
budgétaire

Le principe d’équilibre concerne le budget (c’est-à-dire un ensemble de


comptes de recettes et de dépenses) ou toute autre partie de la loi des
finances qui lui est similaire (comme les comptes spéciaux du trésor)

L’équilibre budgétaire présente les caractéristiques suivantes :

C’est un équilibre réel qui est visé : les prévisions de recettes et les
autorisations de dépenses doivent être sincères (c’est-à-dire aussi proches
que possible de la réalité), ce qui pose le problème des principes et
méthodes d’évaluation 74
u C’est un équilibre à la fois global et
sectoriel qui est recherché :
u l’équilibre est global dans la mesure
où l’ensemble des recettes doit être
égal à l’ensemble des dépenses ;
u l’équilibre est sectoriel du fait qu’au
sein de chaque section (ordinaire et
extraordinaire), cette même égalité
doit être respectée

75
7) Le principe de l’antériorité
budgétaire
Le principe de l’antériorité veut que le budget soit
voté avant exécution, car c’est un acte qui autorise
l’Exécutif à le mettre en œuvre.

Par conséquent, le vote du budget par le Parlement


est préalable à son exécution par les ministères, les
institutions et autres structures concernées.

Le principe de l’antériorité, qui porte sur l’adoption


de la loi et sa promulgation, n’a rien à voir avec la
publication des lois des finances
76
La procédure budgétaire est soumise à
certaines règles et suit un calendrier
précis.
Elle concerne la préparation, le vote,
l’exécution et le contrôle du budget.
D) La Le budget est préparé et exécuté par le
procédure Gouvernement.

budgétaire Il est approuvé par le Parlement.

Il est contrôlé par le Parlement et


d’autres institutions

77
1) La préparation du budget

Le projet de loi de finances est préparé dès le début de


l’année précédant son exécution, et ce en plusieurs étapes, de
janvier à septembre, avant son dépôt au Parlement en
octobre.

Au début de l’année t le gouvernement doit préparer le PLF


de l’année t + 1 en faisant une évaluation des recettes et des
dépenses de l’année t + 1 avant même que ne soit
complètement connue l’exécution du budget de l’année t – 1
(la loi de règlement du budget t – 1 est votée au cours de
l’année t) ni a fortiori celle du budget de l’année en cours.

78
u L’évaluation des recettes et des dépenses repose sur deux
éléments :
u les grandes orientations politiques du gouvernement :
elles donnent lieu à des arbitrages interministériels et
u ses prévisions du contexte économique (les principales
variables économiques – production, inflation, chômage,
revenus, consommation, investissement – influencent le
rendement des impôts et les possibilités de dépenses)

79
L’évaluation des dépenses consiste à chiffrer les besoins des différents
services de l’Etat en matériel et en personnel

Pour y arriver chaque service est invité à évaluer exactement ses


besoins budgétaires (services votés et mesures nouvelles), avec une
limitation automatique pour éviter les demandes excessives.

Il faut retenir ici qu’on est dans une logique de moyens, contrairement
à la logique du programme constituant le soubassement de la Nouvelle
Gestion budgétaire.

L’évaluation des recettes est plus délicate que celle portant sur les
dépenses en raison du manque de moyens techniques de prévisions,
de l’incertitude y relative et des risques de dérapage (déficit) qui
peuvent en découler.
80
Le projet de loi de finances du gouvernement doit être
déposé au Parlement avant le 15 octobre. Il peut être
amendé par l’Assemblée nationale

La première partie (recettes) de la loi de finances


doit être approuvée avant la seconde partie
(dépenses).

L’autorisation parlementaire résulte du principe


d’approbation des impôts : l’exécutif ne peut lever
2) Le vote l’impôt sans le consentement à payer des citoyens

Elle s’applique aussi aux dépenses de l’État sachant


du budget que si l’impôt est prélevé, c’est pour financer ces
dernières

La discussion parlementaire est soumise à des délais


stricts.

Le vote doit intervenir au plus tard à la fin


décembre pour que la loi de finances puisse entrer
en vigueur le 1er janvier de l’année à laquelle elle
s’applique.
81
3) L’exécution du budget

L’exécution du budget consiste à réaliser les opérations de


recettes et de dépenses, à les percevoir ou à les payer.

Les opérations d’exécution sont effectuées selon le principe de


la séparation des ordonnateurs et des comptables

Les premiers (ministres, responsables de programmes)


prescrivent l’exécution des recettes et des dépenses ; les
seconds ont la responsabilité des opérations d’encaissement et
de paiement.

82
u L’exécution des dépenses s’effectue en quatre temps, dont
les trois premiers incombent à l’ordonnateur :
u l’engagement est le fait générateur de la dépense (par
exemple un achat de matériel ou la nomination d’un
fonctionnaire) ;
u la liquidation consiste à déterminer le montant précis
de la dépense ;
u l’ordonnancement est l’ordre de payer, adressé par
l’ordonnateur au comptable ;
u le paiement est effectué par le comptable, qui peut s’y
opposer s’il estime que les dépenses sont entachées
d’irrégularités

83
La perception des recettes repose sur le même principe de
division des responsabilités entre ordonnateurs et
comptables.

Par ailleurs, il existe des différences entre le budget voté et


le budget exécuté.

Cela tient notamment au fait que le rendement des recettes


autorisées est très sensible à l’évolution de l’activité
économique, qui n’est pas parfaitement prévisible, ou au
fait que le gouvernement décide de mesures
discrétionnaires pendant l’exercice du budget.
84
4) Le contrôle budgétaire

Les opérations budgétaires doivent être soumises à un contrôle


pour favoriser une saine gestion des finances de l’État et un bon
fonctionnement de l’administration.

Trois grandes institutions participent aux opérations de contrôle


:
l’Administration elle-
même (contrôle la Cour des comptes et le Parlement (contrôle
administratif), (contrôle juridictionnel) parlementaire).

85
Le contrôle administratif : depuis l’entrée en vigueur de la
LOLF, il est exercé dans chaque ministère par un contrôleur
budgétaire et comptable ministériel (CBCM)
• dont le rôle est principalement d’exercer un contrôle
financier, en particulier de s’assurer du respect des
autorisations de crédits et de la régularité des opérations de
recettes et de dépenses.

L’Inspection générale des finances contrôle les comptables et


les responsables de programmes.

86
Le contrôle juridictionnel : la Cour des comptes
examine les comptabilités des comptables et rend des
arrêts sur les comptes qu’elle a vérifiés.

Dans son rapport public annuel au Président de la


République, elle formule des observations sur
l’exécution des lois de finances en signalant les
irrégularités.

87
Elle a pour mission de « certification de la
régularité, de la sincérité et de la fidélité des
comptes de l’État. » Cette certification est
annexée au projet de loi de règlement.

Le contrôle parlementaire : il s’exerce à


l’occasion de l’adoption du budget (vote de la loi
de finances), pendant son exécution (vote des lois
de finances rectificatives) et après (vote de la loi
de règlement)

88
E) Le tableau des opérations
financières de l’Etat
Il a été introduit dans la pratique budgétaire de nos pays
par le Fonds Monétaire International pour corriger les
imperfections de la Loi de Finances.

A la différence de la Loi de Finances, le TOFE permet


une perception directe de l’ensemble des ressources et
des dépenses de l’Etat .

De plus dans la mesure où les budgets sont souvent en


déficit, la manière dont le déficit a été financé.

89
1) Définition TOFE

Le TOFE est un instrument statistique


cohérent qui permet de mesurer, de façon
précise, l’activité économique et financière
des administrations publiques et leur impact
sur les autres secteurs de l’économie.

Il se différencie des autres documents tels


que la loi de finances, la balance comptable
du trésor et le plan de trésorerie qui eux,
définissent le cadre juridique et régissent la
réglementation et la conduite de l'exercice
budgétaire.

90
L'interaction entre les comptes des finances
publiques et les comptes des autres secteurs
tels que la balance des paiements (comptes
extérieurs), la situation monétaire (comptes
monétaires) et les comptes nationaux
(l'épargne et l'investissement) est facilitée.

Dans sa composition, le TOFE permet


également d'établir une relation claire entre
les opérations au-dessus et en dessous de la
ligne (imaginaire) définissant le solde
global.

91
En d'autres termes, il permet de mieux saisir les opérations de
financement et leur impact sur la dette publique (y compris les
arriérés de paiement et le crédit bancaire à l'Etat), notamment la
soutenabilité de la dette publique à la lumière des ressources
intérieures disponibles et de l'évolution des appuis extérieurs.

En effet, le TOFE permet également d’établir une relation claire


entre les opérations définissant la capacité/besoin de financement
(correspondant à l’excédent/déficit), les opérations de financement
et leurs conséquences sur la dynamique de la dette.

Enfin, le TOFE est un outil essentiel pour la formulation et le


suivi des politiques budgétaires.

92
2) Champ du TOFE, sources et mode d’enregistrement des
données

Le TOFE est un instrument d’analyse et de programmation


des données des finances publiques concernant l’ensemble
des administrations publiques.

Comme dans le Manuel des Statistiques des Finances


Publiques (MSFP) du FMI, la délimitation du champ du
TOFE s’opère à partir de la définition fonctionnelle des
administrations publiques.

Le champ peut être sous l’angle des organes prestataires des


services publics et sous l’angle des opérations

93
a) Le champ du point de vue des organes

L’administration publique englobe l’ensemble des unités qui mettent en


application les politiques fiscales et budgétaires des pouvoirs publics
par la production de biens et services non marchands et par des
transferts de revenus et de richesse financés principalement par l’impôt
ou d’autres prélèvements obligatoires sur les autres secteurs.

Ainsi sont exclues du champ des administrations publiques, les


entreprises publiques non financières (sociétés d’Etat) ainsi que les
institutions financières qui relèvent des autorités monétaires, car elles
sont censées se comporter comme des entreprises privées.

94
Le champ des administrations publiques englobe :

• l’administration centrale, constituée de l’administration centrale


(organes législatifs et exécutifs, institutions, ministères et
services) et les autres unités institutionnelles sous leur tutelle
(institutions sans but lucratif non marchandes et autres entités
extrabudgétaires non marchandes – établissements publics) ;
• l’administration locale constituée des unités d’administration à
compétence locale, des ISBL non marchandes et autres entités
extrabudgétaires non marchandes (établissements publics) ;
• la sécurité sociale (organismes de sécurité sociale) regroupe
toutes les unités de sécurité sociale quelque soit le niveau
d’administration publique où elles opèrent.

C’est la sectorisation du champ des


administrations publiques

95
b) Le champ du TOFE vu sous l’angle
des opérations

Les opérations du champ du TOFE sont celles des comptes du Trésor. Il s’agit des :

• recettes et dépenses du budget général, des budgets annexes et des Comptes


spéciaux retracées dans la balance comptable du Trésor ;
• opérations financières des déposants et correspondants du Trésor ;
• opérations des structures publiques consolidées dans le TOFE.

Le critère permettant de distinguer les administrations est donc la nature de leurs


ressources (transferts budgétaires ou prélèvements obligatoires affectés) et celle de
leurs activités principales (prestations de services marchands ou non marchands).

96
3) Sources de données

Le TOFE est établi sur une base mensuelle, trimestrielle et


annuelle.

Il se fonde sur les données de la comptabilité publique, c'est-à-dire


sur la balance du Trésor, et les comptes d'exploitation des unités
autonomes retenues dans le champ, complétées par des
comptabilités auxiliaires.

Le TOFE enregistre les opérations de l’Etat au cours de la période


pendant laquelle elles ont été effectivement réalisées (optique de
gestion) et non au cours de l’exercice budgétaire pour lequel elles
ont été autorisées (optique de l’exercice).
97
4) Modes d’enregistrement des données et consolidation

a) Les recettes

Les recettes sont comptabilisées sur la base de leur


encaissement et en principe en montant brut, sous
réserves des deux dérogations classiques suivantes :

Les remboursements d’impôts


encaissés, qui doivent être déduits des Les recettes des unités de production
marchande des administrations
montants des impôts recouvrés pendant
publiques sont enregistrées nettes des
la période, pour n’enregistrer que les
charges d’exploitation.
montants nets (exemple : TVA)
98
Le recouvrement des recettes par voie de compensation
avec les dettes de l’administration est comptabilisé
comme un double flux en recette (encaissement de
recette) et en dépense (paiement d’une dépense).

En période d’accumulation des arriérés ou de Programme


Economique et Financier, il est recommandé de prévoir, à
titre indicatif, un poste pour mémoire qui retrace les
montants des recettes recouvrées par voie de
compensation avec des arriérés des gestions antérieures
présentant un caractère exceptionnel.

Il s’agit dans ce cas de dettes qui n’auraient pas pu être


payées si un décaissement effectif était nécessaire.

99
b) Les dépenses

A l’exception des dépenses de salaires de la Solde qui


sont mises en règlement immédiat, les autres dépenses
sont enregistrées sur la base des ordonnancements, ce
qui veut dire avant paiement.

Les dépenses sont enregistrées sur une base brute, sans


contraction avec les recettes éventuellement induites.

100
Toutefois, on peut noter les cas particuliers suivants :
- Les dépenses d’exploitation des structures consolidées dans le
TOFE ne sont enregistrées que pour leur partie excédant leurs
recettes d’exploitation ;

- Les dépenses destinées aux remboursements d’impôts encaissés à


tort viennent en atténuation des recettes correspondantes ;

- Les reversements de fonds (recettes) viennent en atténuation des


dépenses concernées.

101
Les dépenses ordonnancées au cours de la période
complémentaire sont imputées à leur exercice d’origine,
dans la limite de la durée de 3 mois pendant laquelle
elles sont encore considérées comme dette flottante ou
fonds de route.

L’idéal serait d’enregistrer les dépenses au moment de la


naissance de l’obligation de l’Etat, si les informations sur
les engagements étaient disponibles.

Mais un tel système aurait pour inconvénient de gonfler


le niveau des dépenses par la comptabilisation de
dépenses pour lesquelles les travaux ne sont pas encore
exécutés

102
u L’engagement est donc théorique et ne correspond pas à une
obligation réelle de l’Etat pour les raisons suivantes :
u les ressources peuvent ne pas être disponibles,
u le fournisseur peut être défaillant,
u tous les engagements peuvent ne pas être forcément visés par
le contrôle financier;
u pour les dépenses d’investissement, il peut exister un délai très
long entre le moment où la dépense est engagée et celui où elle
est ordonnancée et payée du fait des procédures d’appel
d’offre parfois longues.

103
u Cependant la comptabilité des ordonnancements présente
également des faiblesses :
u les délais de liquidation et d’ordonnancement sont parfois allongés
en raison des difficultés de trésorerie (ancien système);
u toutes les obligations nées des engagements peuvent être sous-
estimées par les Dettes Engagées Non Ordonnancées (DENO) qui
sous-estiment la dette intérieure;
u les crédits des DENO étant annulés en fin d’exercice, influencent
négativement l’exercice suivant.
u Ces faiblesses ont été plus ou moins corrigées par la mise en
place du Système Intégré de Gestion des Finances Publiques
(SIGFIP)

104
Le service de la dette publique : il est enregistré sur la base de
l’échéance.

L’arriéré : c’est une dépense dont le paiement n’a pas été réalisé au
moment où elle est exigible (date limite indiquée sur la facture ou
date d’exigibilité pour le service de la dette) : 90 jours pour les
dépenses ordonnancées non encore payées et 45 jours pour la dette.
Avant 90 jours, les dépenses en cours de paiement sont traitées
comme des fonds de route (dette flottante).

105
L’élaboration du TOFE nécessite la consolidation
des données relatives au champ des
administrations publiques, c’est- à -dire
l’élimination des transactions ou des relations
débiteurs - créanciers entre les unités à
consolider, à l’exception des cotisations sociales
d’employeurs aux organismes de sécurité sociale.
c) Consolidation

La consolidation concerne les statistiques de flux


aussi bien que d’encours.

106
5) Classification des opérations détaillées
dans le TOFE
Le Tableau résumé des opérations financières de l’Etat organise les
opérations des administrations publiques en trois grands types d’agrégats :
recettes et dons, les dépenses et prêts nets et le financement

Ces agrégats constituent le cadre analytique des finances publiques et sont


présentées en deux parties :

La première La deuxième
• Les recettes • Financement intérieur
• Les dépenses • Financement extérieur

107
a) Les recettes

Les recettes sont des transactions qui


augmentent la valeur nette.

Les recettes totales du TOFE comprennent tous


les paiements reçus par l’Administration
Centrale, les collectivités locales, et les
Organismes Autonomes qui sont des paiements
non remboursables avec ou sans contrepartie

108
Elles proviennent de quatre sources principales : la fiscalité
(impôts et taxes), les autres transferts obligatoires, les
revenus de la propriété provenant de la détention d’actifs, la
vente de biens et de services et les transferts volontaires en
provenance d’autres unités.

Elles sont constituées des :

recettes cotisations autres


dons
fiscales sociales recettes.
109
u Les recettes fiscales, sont classées suivant l’assiette de l’impôt
correspondant selon 6 groupes :
u impôt sur le revenu, les bénéfices et gains en capital ;
u impôt sur les salaires et la main d’œuvre ;
u impôt sur le patrimoine ;
u impôt sur les biens et services ;
u impôt sur le commerce extérieur et les transactions
internationales ;
u autres recettes fiscales.

110
Les cotisations sociales sont des paiements effectifs ou imputés,
effectués par les employeurs pour le compte de leurs salariés ou
directement par les salariés, les travailleurs indépendants ou des
personnes sans emploi pour leur propre compte afin de garantir le
droit à des prestations sociales en faveur des cotisants, de leurs
ayants droit ou de leurs survivants.

Elles comprennent :

les cotisations de sécurité sociale les autres cotisations sociales.

111
Les opérations des régimes de retraites des
administrations publiques en tant qu’employeurs
donnent lieu à un traitement spécifique.

En effet, le nouveau système des statistiques de


finances publiques reconnaît la dette que les
administrations publiques contractent vis-à-vis de ses
agents retraités et futurs retraités et ayants droit au titre
des retraites.

112
A cette fin, les versements de cotisations de
retraites par les agents de l’administration
publique aux régimes de retraite d’employeur
sont enregistrés en augmentation
d’engagement des administrations publiques
au titre des réserves techniques d’assurance au
lieu d’être enregistrés en recette avec les
autres cotisations sociales.

Le versement des pensions de retraite donne


lieu à une diminution de cet engagement et
n’est par conséquent pas enregistré en
versement de prestations sociales.

113
Les dons, sont des transferts non obligatoires courants
ou en capital, que les administrations publiques
peuvent recevoir d’une autre administration publique,
étrangère ou nationale, ou d’une organisation
internationale. Ils sont classés selon le type
d’institution donatrice selon qu’ils sont courants ou en
capital.

Les dons reçus d’autres administrations publiques


nationales seront éliminés en consolidation si les
administrations donatrices sont couvertes par le champ
des statistiques.

114
u Les autres recettes comprennent
u les revenus de la propriété,
u les amendes et pénalités à l’exception de celles relatives
aux infractions fiscales, qui sont à classer avec les recettes
fiscales correspondantes, et toutes les recettes courantes et
en capital, comprenant les transferts volontaires en
provenance de secteurs autres que des administrations
publiques nationales, étrangères ou d’organismes
internationaux.

115
b) Les dépenses (ou charges)

Les charges sont des transactions qui diminuent la valeur


nette des administrations publiques.

Les dépenses sont constituées par les décaissements non


remboursables effectués par les administrations publiques
(tels que les achats de biens et services, les transferts et les
achats de biens d’équipement ou aménagements
d’infrastructure).

Deux types de classification des charges sont retenus par le


nouveau système de statistiques de finances publiques, la
classification économique et la classification fonctionnelle.

116
u Au titre de la classification économique les dépenses
(ou charges) sont regroupées en huit catégories :
u la rémunération des salariés ;
u l’utilisation de biens et services ;
u la consommation de capital fixe ;
u les intérêts ;
u les subventions ;
u les dons ;
u les prestations sociales ;
u les autres charges.

117
La rémunération des salariés correspond à la rémunération totale en
espèce ou en nature à verser à un agent des administrations
publiques et toute autre personne employée par celles-ci pour le
travail effectué durant la période comptable considérée, à
l’exception des travaux liés à la formation de capital pour compte
propre, comme par exemple, la construction de bureaux
administratifs ou de grosses réparations effectuées par
l’administration elle -même.

Les ressources consacrées à la recherche-développement, à la


formation de personnel et aux études de marché sont considérées
comme des charges.

118
L’utilisation de biens et services comprend l’utilisation de
biens et services pour la production de biens et services
marchands et non marchands à l’exception de la formation de
capital pour compte propre, plus les biens achetés en vue de
leur revente moins la variation nette des stocks de travaux en
cours de biens finis et de biens pour revente.

Cette catégorie correspond à la consommation intermédiaire du


SCN 1993.

Dans la mesure où aucune comptabilité de stocks n’est tenue,


l’utilisation de biens et services peut être remplacée par
l’acquisition de biens et services.

119
Pendant une période transitoire, la consommation de capital
fixe ne sera calculée que pour les administrations publiques
dont le système comptable prévoit un amortissement des
immobilisations.

Dans de tels cas, le calcul de la consommation de capital fixe


se basera sur l’amortissement comptable qui devra être ajusté
pour tenir compte des normes de traitement en la matière.

Les prestations sociales sont des transferts en espèces ou en


nature destinés à protéger l’ensemble ou des segments
spécifiques de la population contre certains risques.

120
Les autres charges comprennent les charges liées à la
propriété autres que les intérêts et les charges diverses non
classées ailleurs.

Ces dernières comprennent, entre autres, les bourses et


autres prestations d’éducation, les transferts en capital aux
entreprises et institutions sans but lucratif, et les paiements
d’indemnités en compensation de dommages physiques et
corporels causés par des catastrophes naturelles

121
La classification fonctionnelle correspond à la
classification des fonctions des administrations publiques
(CFAP ou COFOG en anglais) développée par l’OCDE et
publiée par les Nations Unies.

La classification fonctionnelle s’applique aux charges et


aux acquisitions nettes d’actifs des administrations
publiques, regroupées en dix grandes fonctions,
présentées selon trois niveaux de détail : divisions,
groupes et classes comme cela est indiqué dans la
Directive portant nomenclature budgétaire de l’Etat.

122
u Les transactions sur actifs non financiers
sont regroupées en quatre catégories :
c) Les transactions
sur actifs non u les actifs fixes ;
financiers, actifs u les stocks ;
financiers et passifs u les objets de valeur ;
u les actifs non produits.

123
Les actifs fixes comprennent les bâtiments et ouvrages de
génie civil, les machines et équipements, et les autres actifs
fixes.

Ces derniers incluent les actifs cultivés, comme les


plantations, et les actifs incorporels produits.

Les actifs non produits sont constitués par des actifs naturels
(actifs corporels tels les réserves d’eau, les forêts à l’état
vierge, les terrains et les gisements) et les concepts tels les
brevets et les baux (actifs incorporels).

124
Les transactions sur actifs non financiers sont enregistrées sur
une base brute (Acquisitions et cessions présentées
séparément).

Le moment d’enregistrement est celui où la propriété est


acquise ou cédée.

Par construction la variation nette des transactions sur actifs


financiers et passifs est égale à la capacité ou au besoin de
financement des administrations publiques (voir ci-dessous
l’exposé sur les identités statistiques et conventions de signe).
125
La classification des actifs financiers et des passifs repose sur
des critères de liquidité et de caractéristiques juridiques des
instruments qui reflètent les relations sous-jacentes entre
créanciers et débiteurs, sauf dans le cas de l’or monétaire et des
DTS.

Les instruments financiers sont en outre classés en fonction de la


résidence de l’autre partie, c'est-à-dire des débiteurs dans le cas
des actifs financiers et des créditeurs dans le cas des passifs.

Une autre classification est établie selon le secteur de


contrepartie à l’instrument financier et à la résidence.

126
Les éléments constitutifs
sont :
• le numéraire et dépôts ;
• les titres autres que les actions ;
Les transactions sur actifs financiers • les crédits ;
et passifs (financement) • les actions et autres
comprennent les acquisitions nettes participations ;
d’actifs financiers et les • les réserves techniques
accumulations nettes de passifs, d’assurance ;
classées selon le critère de résidence • les produits financiers dérivés ;
en actifs financiers et passifs • les autres comptes à recevoir
dans le cas des actifs financiers ;
intérieurs ou extérieurs. • les autres comptes à payer dans
le cas des passifs.

127
Le numéraire est constitué par les billets de banque et les pièces en circulation
utilisés comme moyen de paiement.

Concernant les titres autres que les actions on peut citer les bons du trésor, les
obligations garanties ou non.

Les opérations relatives aux prêts rétrocédés, aux règlements et recouvrements


sur dette avalisée, les prises de participations, les placements et cautionnements
sont classés en opérations sur actifs financiers.

Les prêts moins recouvrement sont classés parmi les crédits à l’actif des
administrations publiques créditrices, soit en crédits ou en actions et autres
participations.

Les cessions de participations, ou privatisations, sont également portées en


transactions d’actifs financiers et passifs en tant que cessions d’actions et autres
participations.

128
d) Conventions de signe et identités
statistiques
Dans le TOFE, les recettes, charges, acquisitions d’actifs, cessions d’actifs,
augmentation de passifs et diminutions de passifs sont toutes représentées par des
valeurs positives.

Par conséquent, seuls les soldes et les variations nettes d’actifs et de passifs
peuvent être négatifs.

• Les acquisitions nettes d’actifs sont définies comme des acquisitions moins les
cessions.
• Les augmentations nettes de passifs sont définies comme des augmentations
moins des cessions.
• La capacité/besoin de financement doit être aussi égale à l’acquisition nette des
actifs financiers moins les augmentations nettes des passifs. Il n’y a pas
inversion de signe comme dans l’ancienne directive où le financement est égal
au négatif de l’excédent/déficit.

129
e) Définition des principaux indicateurs de
finances publiques
Plusieurs indicateurs d’analyse des
finances publiques peuvent être calculés.

Les principaux sont :

• Le solde net/brut de gestion :


• le solde net de gestion est égal aux recettes moins les
charges ;
• le solde brut de gestion est égal aux recettes moins
les charges autres que la consommation de capital
fixe.

130
u La capacité ou le besoin de financement qui correspond au
solde net de gestion moins l’acquisition nette d’actifs non
financiers (ou solde brut de gestion moins acquisitions nettes
d’actifs financiers hors consommation de capital fixe) ;
u la capacité/besoin de financement qui est aussi égal à
l’acquisition nette d’actifs financier moins l’accumulation
nette de passifs ;
u l’excédent/le déficit base caisse qui est constitué des
entrées nettes de trésorerie résultant des activités de
gestion moins les sorties liées aux investissements en
actifs non financiers.

131
u Les autres soldes sont les suivants :
u Le solde global qui est égal à la capacité/besoin de
financement y compris les transactions sur actifs
financiers et passifs liés aux objectifs de la politique
économique.
Les soutiens accordés sous forme de crédits doivent être
assimilés à des charges, mais tous les produits des
privatisations (y compris la vente d’actifs fixes) doivent être
inclus parmi les transactions sur actifs financiers ;

132
Le solde global corrigé qui est égal au solde global (ou capacité/besoin de
financement) à l’exclusion de toute ou partie des recettes sous forme de
dons, des activités de certaines « enclaves » économiques (secteur pétrolier
par exemple) ou des transactions importantes et peu fréquentes qui risquent
de fausser l’analyse ;

Le solde primaire global qui correspond au solde global non compris les
charges nettes d’intérêts ;

Le solde primaire de gestion qui est le solde net de gestion non compris les
charges d’intérêts ;

L’épargne brute qui est le solde brut de gestion moins les transferts en
capitaux nets à recevoir.

133
Structure TOFE du Sénégal
TOFE

(en milliards FCFA)


Compte Administration centrale

Rece ttes totales

pm. Recettes budgétaires hors d ons

Rece ttes fiscales


Imp ots sur le revenu, les ben efices e t les gains en cap ital

Imp ots sur les salaires et main d 'œuvre

Imp ots patrimoine


Imp ots sur les biens et se rvices (y compris FSIP P)

Imp ots sur le commerce exterieur et les transactions in ternation ales

Autres rece ttes fiscales


Rece ttes fiscales issue s de l'exploitat° Pétrole

dont contribution é conomique loc (CEL)

Cotisations sociales

Dons

Bu dge taire
En capital

Autres rece ttes

dont autres recettes non fiscale s

dont Recettes n on fiscales / e xploitat° Pétrole

Pour mémoire : Rece ttes totales de l'Etat issu es d e l'explotation gaz -pétrole

134
Depenses
DEPENSES BUDGETAIRES
Charges
Remu neration des salarie s (Hors prestat° soc.)
Utilisations de biens et services

Consommation de capital fixe


Intere ts
Exte rieur
Interieur
Subve ntions

Dons (couran ts et en capital )


Dons courants
Dons en capital

Prestations d'assistance sociale s


Autres charges

Autres charges cou rantes


Autres charges en cap ital

Sold e bru t de gestion (1-2+23+NO Bz)


Sold e net d e gestion (1-2+NOBz) c/

TRANSACTIO NS SUR ACTIFS NON FINANCIERS:


Acqu isition nette actifs non financiers
Actifs fixes
Inve stisse men t financé/ress. in ternes et exécu té par l'Etat
Inve stisse men t des autre s en tités financé s sur dons de l'Etat
Inve stisse men t financé/ressources exte rne s et exécuté e n projet
Variation de stocks
Ob jets de valeur
Actifs non produits
Cession d'actifs

Cap acite /b esoin fin an cement (e xceden t/deficit)


Sold e budgétaire hors ressources d'hydrocarbures

135
Financement/ Suite Tofe
TRANSACT° SUR ACTIFS FINANCIERS ET PASSIFS ( / FINANCEMENT)
Acquisition nette actifs financiers
Interieur
Numéraire et dépôts
dont surplus de financement de l'année n-1
Fds STAB
Fds Inter. G

Crédits
dont rétrocession nette des remboursements
dont couvertures de chèques de la Poste non remboursées
Actions et parts de fonds d'investissement
Systèmes d'assurances, de pensions et de garanties standard
Produits financiers dérivés et options sur titres des salariés
Autres comptes à recevoir
dont couvertures cheques postes n. remb.
Exterieur
Or monétaire et DTS

136
Accumulation nette de passifs
Interieur
Titres de créances (publics) (net)
Bons du tresor en compte de depot
Bons du tresor en adjudication
Emptrunts obligataire par APE
Emptrunts obligataire en adjudication
Emptrunts Sukkuk
Autres
Crédits
Depot koweitien
FMI et DTS
Autres emprunts Bancaires (dont BIS, BA, etc)
dont
Emprunts Bancaires
Sukkuk
Ressources Afriximbank
Autres comptes à payer
dont fonds en route
dont Reglements sur les dépenses ordnnancées en n-1
dont comptes de dépôt
dont Reglements correspondants du Trésor (yc collectivités)
dont financements autres
dont Fonds national de retraites FNR
dont Autres

137
Exterieurs (suite)
Numéraire et dépôts
Titres de créances
Bons du tresor par adjudication
Obligation du Trésor par adjudication
Obligation du Trésor par APE
Emprunts non concessionnels
Autres Financements extérieurs. /Euro Obligations
Remboursements Eurobond
Sukkuk
Autres
Crédits
dont Tirages sur prêts programme
dont prêt FMI

dont Prets-projets
dont Rétrocessions
dont autres emprunts (BA, )
dont bilatéraux et multilatéraux et commerciaux
dont remboursementEurobond
dont rachats Eurobond
dont crédit-Suisse et Afriximbank
Autres credit (SCBank CITI pour 2020)
dont Autres credits nets
Autres comptes à payer

Erreurs et omissions

138

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