Cours Technique
Cours Technique
INTRODUCTION
Dans le cas du RTC, le réseau d’accès ira de l’abonné jusqu’au centre local. Les
différents niveaux hiérarchiques seront reliés entre eux par les supports de transmission. La
commutation quant à elle s’effectuera dans les différents commutateurs.
On appelle commutation, connexion d’une ligne appelante à un moyen banalisé de
transmission d’une part et la réception et l’émission de signalisation et exécution de la
logique de service de traitement des appels. De façon plus simple, La commutation est
l'action d'associer temporairement des organes, des voies de transmission ou des circuits
de télécommunication pendant la durée nécessaire à un transfert.
I-2 Historique
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De multiples expériences montrent que l’onde sonore se propage dans l’espace.
Cette propriété du son a été exploitée même par les peuples primitifs pour des
communications à distance. Les tam-tams, les cris. Dans ce genre de communication, le
message émis est codé, il devient nécessaire de le décoder à la réception. Cette technique
connaît beaucoup de limitation au sein des milieux traditionnels. Non seulement elle est
réservée aux initiés, mais aussi les messages à transmettre sont très restreints (l’on peut
reconnaître un événement heureux, ou un malheur, pas plus de détail). De plus ces
messages ne peuvent pas aller au-delà de quelques kilomètres. Plusieurs avantages se
dégagent : La possibilité de transmettre à distance, de coder et de décoder les messages
émis.
La découverte de l’électricité a permis de transmettre les notes de musique et
d’autres sons à travers le fil. C’est à Boston qu’Alexander Graham Bell en 1876 émit la
première phrase audible par téléphone, son téléphone utilisait le même équipement comme
émetteur (microphone) et récepteur. Cependant l’équipement était beaucoup plus
performant comme émetteur. En 1877 l’Américain Thomas Alva Edison inventa un
émetteur plus adéquat. Ainsi le récepteur de Bell combiné à l’émetteur d’Edison forment
un combiné téléphonique performant.
L’objet de la téléphonie est de permettre le transport de la parole à distance. Pour
que les deux postes soient à mesure de communiquer, ils doivent être connectés entre eux
par une liaison électrique. Le but du courant électrique étant d’assurer le transport de la
parole (courant de conversation). Ainsi nous avons au niveau du microphone :
Energie acoustique Vibrations mécaniques Energie électrique
Au niveau du récepteur, le phénomène inverse va se produire, avec restitution du
message initial.
Energie électrique Vibrations mécaniques Energie acoustique.
Même s’il est possible de faire communiquer deux correspondants à travers une
simple ligne physique parcourue par un courant électrique, plusieurs problèmes peuvent
être relevés :
-Besoin des organes de signalisation.
-Schéma impossible pour un nombre élevés de correspondant.
La réalisation de la configuration (a) ci-dessous est irréaliste, d’où la configuration (b) qui
ressort la nécessité d’un central téléphonique.
a-connexion des téléphones entre eux b-les abonnés sont reliés à un organe central
Le central permettra donc de résoudre les problèmes évoqués plus haut. A savoir :
- Connecter un nombre très élevé de correspondants.
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- Fournir les signaux de signalisation et même assurer la taxation.
a-Commutation manuelle :
Lorsque le service des Télécommunications est devenu public, il a fallu prévoir la
connexion ou la commutation entre tous les utilisateurs qui disposaient en permanence
d’une station téléphonique. Ces derniers devaient être «abonnés» au service de la
compagnie correspondante.
Au fur et à mesure que le nombre d’utilisateurs augmentait, il devint nécessaire de
les regrouper géographiquement au sein de plusieurs centraux appelés tables et de créer
des liens entre ceux-ci pour connecter les abonnés. Ces tables étaient tenues par des
opératrices, figures féminines centrales dans l’histoire de la téléphonie manuelle.
Une opératrice devant un tableau répondait aux appels, puis établissait les
communications sollicitées à l’aide de cordon ; elle libèrait la connexion quand la
communication est terminée. Chaque abonné dispose d’un JacK et d’une lampe. Technique
très lente et coûteuse.
b-Commutation automatique :
Almon Brown Strowger : (1839- 1902). Il déposa un brevet exploitable
industriellement en 1891. Entrepreneur américain de pompes funèbres à Kansas City, il est
persuadé que l'épouse de son concurrent, employée comme opératrice du téléphone au
central téléphonique manuel de la société de téléphone locale, participe à un détournement
de trafic des clients en deuil, au profit de son mari. Il entreprend alors des études afin
d'éliminer les opérations manuelles lors de l'établissement d'une communication. Il conçut
un sélecteur qui, en imitant en quelque sorte le mouvement de sélection des opératrices, est
l'objet de son brevet.
Ce commutateur lui permet, le 3 novembre 1892, de mettre en service le premier
central téléphonique automatique de près de 75 abonnés extensible à 99 dans la ville de La
Porte dans l'Indiana.
La sélection de l'abonné à appeler se faisait, dans cette première version, en
appuyant le nombre de fois nécessaire sur des touches représentant les centaines, dizaines
et unités du numéro à atteindre.
Pour améliorer l'utilisation de son invention, Strowger, avec ses associés, met ensuite au
point, en 1896, le cadran de numérotation à dix chiffres du poste téléphonique. La
numérotation à impulsion voyait ainsi le jour (a), plu tard, on parlera de la numérotation
DTMF (b).
Les centraux téléphoniques à sélecteur «strowger » couvriront la planète et seront
réputés pour leur robustesse.
c-Fonctionnement :
Chaque abonné, lorsqu’il décroche le combiné, est relié à un équipement sélecteur
Strowger. Puis, quand l’abonné compose le premier chiffre du numéro qu’il veut obtenir à
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l’aide de son cadran, chaque impulsion émise par le cadran provoque l’ascension d’un
niveau du sélecteur.
Pendant que le cadran revient au repos, le sélecteur tourne autour de son axe vertical
et s’arrête sur la première sortie du niveau. L’abonné compose alors son deuxième chiffre
qui provoque de même le déplacement du sélecteur relié à la sortie correspondant au
chiffre formé.
Le sélecteur est muni de balais qui établissent les contacts nécessaires sur des bancs
reliés aux fils du correspondant demandé, permettant ainsi l’établissement de la
communication.
Ces sélecteurs ont assuré des fonctions de commutation dans les autocommutateurs
complexes. Associés en étage, ils peuvent permettre d’assurer une commutation au niveau
de 10 000 correspondants.
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Principe de fonctionnement du commutateur pas à pas de STROWGER
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Central téléphonique
II-1 : Présentation
Un central téléphonique classique comprend :
- Un ensemble de circuits auxquels sont raccordées les lignes (Joncteurs de lignes)
- Un étage de concentrateurs qui réalisent la connexion aux jonctions d’accès
susceptibles d’être affectés à un nouvel appel. Il y a concentration du fait que le nombre de
jonctions d’accès est très inférieur aux nombre d’abonnés. Ceci entraine que tous les
abonnés ne peuvent pas appeler en même temps. Le nombre d’appels minimum simultané
possible est égal au nombre de jonction d’accès. Ce nombre est calculé par les méthodes
dites de « calcul de trafic ».
- Un réseau de connexion, qui assure la commutation proprement dite.
- Un ensemble de circuits auxquels sont raccordées les jonctions vers les centraux
distants. (jonctions départ, arrivée, et jonctions pour les appels locaux).
- Un ensemble de circuits qui réalise les fonctions de signalisation.
- L’unité de contrôle, qui assure l’intelligence du système.
- L’exploitation et la maintenance.
Dans la commutation pas à pas c’est l’usager lui-même qui, par les impulsions de
son cadran commande le mouvement des sélecteurs dans le réseau. L’acheminement d’un
point à un autre du réseau est déterminé par l’adresse de la destination. Dans la
commutation à contrôle commun, une unité de contrôle, enregistre le numéro composé par
le demandeur, puis commande les sélections dans le réseau après traduction du numéro
composé.
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II-2 Traitement des appels
Le traitement d’un appel comprend :
-Le repos (pas d’appel).
-L’enregistrement : le numéro de la destination est formé et
-La supervision ou établissement de l’appel.
Lors du traitement d’un appel, on distingue :
-La présélection opération qui dispose le central à recevoir le numéro du demandé.
-La traduction : qui permet au central d’acheminer l’appel.
-La sélection où les deux correspondants sont raccordés et en fin la libération.
Toutes les ressources engagées pour l’établissement de la communication sont libérées.
Il faudra donc utiliser la théorie de la complexité qui stipule : une croissance non
linéaire est qualifiée d’excessive, cas des réseaux de connexion des centraux
téléphoniques. Il existe un moyen pour lutter contre la croissance excessive. Une matrice
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unique nous conduit à trop de points de connexion. Il faudra réaliser un réseau de
connexion à plusieurs étages, et on applique la règle suivante.
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. La sortie de rang n de la matrice r de l’étage k, est reliée à l’entrée r de la matrice
de rang n de l’étage k+1. Dans un réseau de connexion 16x16 à deux étages avec matrices
élémentaires 4x4, le réseau est dit sans concentration car il y a 16 entrée et 16 mailles vers
l’étage secondaire. Et pour l’étage secondaire, il y a 16 entrées pour les mailles et 16
sorties du réseau. Le trafic par maille est égal est égal au trafic par entrée du réseau et le
trafic par sortie du réseau est également égal au trafic des mailles, lui-même égal au trafic
des entrées du réseau.
Par contre un exemple de réseau avec concentration est donné par un réseau
constitué de 5 matrices 4x3 à l’étage primaire et de 3 matrices 5x2 à l’étage secondaire.
Ainsi nous avons 20 entrées pour 15 mailles. Si Ae est le trafic de chaque entrée et Am le
trafic de chaque maille, nous constatons que le trafic des mailles est plus grand que le
trafic des entrées du réseau dans la proportion : Am=Ae(e/m). De même l’étage secondaire
comporte 3 mailles 5x2. Il y a 15 entrées pour les 15 mailles et 6 sorties du réseau. Le
trafic de sortie du réseau est encore plus grand que le trafic des mailles dans la proportion :
As=Am(m/s) soit As=Ae(e/s).
connexion par matrice élémentaire et pour les deux étages nous aurons C2= 2Nl points de
connexion.
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c-Multiplicité de chemin dans un réseau maillé :
En dépit du fait qu’il existe plusieurs chemins, aucun de ces chemins pourraient ne
pas être disponible. On parle de blocage interne. C’est la probabilité de ne pas trouver de
chemin libre dans le réseau de connexion pour atteindre une sortie libre. Voilà une énorme
faiblesse des réseaux maillés ; Lorsqu’une liaison est établie entre deux matrice, on ne peut
plus établir une seconde liaison entre ces matrices. C’est également le blocage interne
Il existe aussi des géométries des réseaux maillés qui assurent qu’il y ait toujours au
moins un chemin disponible quelque soit le couple e/s que nous cherchons à connecter et
quelque soit l’historique des appels précédents. Dans ce cas le réseau est di sans blocage.
Cas d’un réseau à deux étages tel que l’on ait 3 matrices 2x4 à l’étage primaire et deux
matrices 6x3 à l’étage secondaire.
On trouve 60 points de connexion pour ce réseau contre 36 points de connexion
pour une matrice unique. Nous avons un nombre de points de connexion plus élevé, s’il
faut réaliser la condition de non blocage.
d-Réseau maillé sans blocage à trois étages : Condition de Clos (1956 chercheur
des laboratoires Bel)
Une condition nécessaire et suffisante pour qu’un réseau maillé à trois étages soit sans
blocage est r2≥e1+s3-1
Nécessité de la condition de Clos :
Trouvons le nombre de matrices secondaires minimal pour qu’il n’y ait pas blocage.
Nous prenons une entrée quelconque de la matrice primaire pour atteindre une sortie
quelconque de la matrice de l’étage tertiaire. Il faut qu’il y ait un chemin disponible.
Examinons le cas où les e1-1 autres entrées de la matrice 00 choisie sont également
impliquées dans les appels, les e1-1 sorties de la matrice primaire 00 sont déjà occupées.
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Imaginons que ce sont les e1-1 premières sorties. Ce qui coupe l’accès aux e 1-1 premières
matrices de l’étage secondaire. Regardons maintenant la matrice tertiaire sollicitée. Nous
considérons également que les S3-1 autres sorties sont impliquées dans les appels qui
proviennent des S3-1 matrices de l’étage secondaire. Il se pourrait que certaines de ces
matrices secondaires liées aux S3-1 voisines de notre entrée. Nous imaginons au contraire
que les matrices secondaires d’où viennent les appels des voisins de notre de notre
destination sont toutes différentes de celles impliquées par les voisins de notre entrée.
Nous avons déjà : (e1-1)+(S3-1)=e1+S3-2 qui donne e1+S3-1 (Théorème de Clos)
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Dans un réseau de connexion à répartition temporelle il n’y a pas de liaison continue
entre les deux extrémités. Les jonctions entrantes et sortantes constituées de des voies
numériques sont multiplexées dans le temps. Les informations binaires d’un IT donné d’un
multiplex entrant sont transférés dans un IT d’un multiplex sortant. Le multiplex de base
MIC30 voies à 2 Mbit/s Chaque voie numérique est représentée par un IT de 3.9
microsecondes. La commutation doit être effectuée en deux opérations :
- La correction du déphasage temporel des IT qui est obtenue grâce à la mémoire
tampon qui assure un stockage provisoire
- Le transfert des informations entre les IT des multiplex rendus synchrones. Ce
transfert se fait de deux façons
Réseau de connexion de type (Fonction logique de lecture/écriture dans la
mémoire).
Réseau de connexion utilisant des portes logiques rapides avec commutation
spatiale.
Les réseaux de connexion comportant plusieurs étages peuvent combiner les
matrices spatiales et temporelles. L’on peut obtenir ainsi des structures de type TT,
TS, TST, TSST…Dans les réseaux de connexion de type T, le taux de blocage est
nul, mais dès qu’on introduit un étage S, il ne l’est plus.
III-Techniques de commutation
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Dans un commutateur spatial, l’adresse de commande désigne une ligne multiplex
sortante. Une porte ET déterminée de la colonne de la matrice (ligne multiplex sortante) est
rendue passante de manière à ce que pendant la durée de l’intervalle de temps
correspondant la ligne multiplex entrante ainsi adressée soit reliée avec la ligne multiplex
sortante de la mémoire de contrôle.
Pour simplifier la compréhension, seules quatre lignes multiplex sont représentées à
l’entrée et à la sortie et seuls sept signaux de caractères sont pris en considération par
période de 125 microsecondes. L’ordre exact dans lequel une porte ET doit être passante ou
non est déterminé pour chaque colonne de la matrice par une mémoire de contrôle. Les
adresses de commande enregistrées dans la mémoire de contrôle déterminent pour chaque
intervalle de temps la porte ET qui doit chaque fois être passante.
Le principe de la commutation spatiale est représenté ci-dessous :
t1 1-2 0 2
2-3 1 3
3-1 2 1
0-1 3 0
t2 1-1 0 1
2-3 1 3
3-2 2 2
0-1 3 0
t3 1-3 0 3
2-1 1 1
3-2 2 2
0-1 3 0
t4 1-2 0 2
2-3 1 3
3-1 2 1
0-1 3 0
t5 1-2 0 0
2-3 1 1
3-1 2 2
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0-1 3 3
t6 1-2 0 0
2-3 1 1
3-1 2 2
0-1 3 3
t7 1-2 0 0
2-3 1 1
3-1 2 2
0-1 3 3
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temporels à lecture cyclique, l’adresse de commande indique la place de mémoire de la
mémoire de données dans laquelle le signal de caractère entrant devra être enregistré.
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données les unes après les autres et synchroniquement avec les intervalles de temps à
l’entrées. L’ordre dans lequel ils sortiront lus de la mémoire de données est chaque fois
défini conformément aux désirs de commutation. Les adresses de commande pour le
« commutateur rotatif » placé à la sortie de la mémoire de données sont indiquées par la
mémoire de contrôle de manière synchrone avec les intervalles de temps de sortie.
Commutation spatiale/temporelle :
E G C L
D C B A
te1 A 1 ta1
H G F E te2 B 2 ta2
te3 C 3 ta3
J D A P
L K J I te4 D 4 ta4
te5 E 5 ta5 N I F M
te6 F 6 ta6
P O N M te7 G 7 ta7
te8 H 8 ta8 P K O H
te9 I 9 ta9
te10 J 10 ta10
te11 K 11 ta11
te12 L 12 ta12
te13 M 13 ta13
te14 N 14 ta14
te15 O 15 ta15
te16 P 16 ta16
P L H D O K G C N J F B M I E A
P N J E K I D G O F A C H M P L
ta13
16
5
ta14 10
ta15 14
ta16 2
ta9 7 ta5 3 ta1 12
ta10 4 ta6 1 ta2 16
ta11 9 ta7 6 ta3 13
ta12 11 ta8 15 ta4 8
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MODES DE COMMUTATION
Mode non connecté. Elle est apparue au début des années 70 pour résoudre les
problèmes d'erreur de la commutation de messages. Un message émis est découpé en
paquets et par la suite chaque paquet est commuté à travers le réseau comme dans le cas
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des messages. Les paquets sont envoyés indépendamment les uns à la suite des autres et
sur une même liaison on pourra trouver les uns derrière les autres des paquets appartenant
à différents messages. Chaque nœud redirige chaque paquet vers la bonne liaison grâce à
une table de routage. La reprise sur erreur est donc ici plus simple que dans la
commutation de messages, par contre le récepteur final doit être capable de reconstituer le
message émis en réassemblant les paquets. Ceci nécessitera un protocole particulier car les
paquets peuvent ne pas arriver dans l'ordre initial, soit parce qu'ils ont emprunté des routes
différentes, soit parce que l'un d'eux a dû être réémis suite à une erreur de transmission. Le
temps de transfert est variable.
La commutation de cellules : Une cellule est un paquet particulier dont la taille est
toujours fixée à 53 octets (5 octets d'en-tête et 48 octets de données). C'est la technique de
base des réseaux hauts débits ATM (Asynchronous Transfert Mode) qui opèrent en mode
connecté où avant toute émission de cellules, un chemin virtuel est établi par lequel
passeront toutes les cellules. Cette technique mixe donc la commutation de circuits et la
commutation de paquets de taille fixe permettant ainsi de simplifier le travail des
commutateurs pour atteindre des débits plus élevés. Un circuit virtuel est l’itinéraire
déterminé par les références dans un réseau à commutation. Les paquets transitent toujours
par le même chemin les uns derrière les autres, comme sur un circuit. Le circuit est dit
virtuel car les liaisons ne sont pas dédiées à la communication mais sont empruntées aussi
par d’autres communications.
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VPI/VCI : champ d'adresse (identificateur de conduit virtuel/circuit virtuel)
GFC : Generic Flow (contrôle local de flux)
PT : Payload Type (type d'information transporté dans la cellule)
CLP : Cell Loss Priority (priorité à la perte utilisé en contrôle de flux)
HEC : Header Error Control (protection de l'en-tête)
- le VPI (Virtual Path Identifier), numéro de conduit virtuel. Le support physique est
composé d'un ensemble de conduit virtuels qui eux-mêmes sont composés d'un ensemble
de conduits virtuels.
- le VCI (Virtual Circuit Identifier) qui un numéro de canal virtuel. Ce canal virtuel
permettra d'acheminer individuellement les cellules. Lors de l'établissement, un canal
virtuel ("contenu" dans un conduit virtuel) est réservé.
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L'adressage d'un circuit virtuel ATM (CV) est donc un couple VPI/VCI. Ce système
permet d'effectuer un routage très facilement : un circuit virtuel n'est en fait qu'une suite de
couples VPI/VCI qui permettent d'aller de routeurs en routeurs, jusqu'au destinataire.
En fait, lors de l'établissement de la connexion, chaque routeur du réseau ATM qui
compose le circuit virtuel crée une table de routage qui permet de faire transiter les cellules
arrivant vers le conduit virtuel adéquate.
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Le Flag : de type 01111110
Le champ adresse : constitué des 6 bits de poids fort du premier octet
et des 4 bits de poids fort du second octet. Concaténés, ces 10 bits forment l’adresse qui
représente l’adresse d’un utilisateur du réseau Frame Relay, et on l’appelle plus
couramment Digital Link Connexion Identifier.
- CR (Commande / Response indication bit) : inutilisé ce bit est passé de façon
transparente sur le réseau
- EA (extended adress bit) : ce bit permet d’étendre l’adressage : si le bit EA est à 0 cela
veut dire que l’adresse se poursuit dans Frame Relay. - Les bits FECN/BECN –
- (Forward/Backward Explicit Congestion Notification bit) : ces 2 bits permettent
d’indiquer à l’utilisateur qu’une congestion a eu lieu dans un sens ou dans l’autre. FECN
est mis à 1 si une congestion a eu lieu dans le sens de traversée de la trame. BECN indique
une congestion dans le sens opposé de transport de la trame.
- Le bit DE (Discard Eligibility) : ce bit sert lui aussi dans les situations de congestion : sa
mise à un permet de notifier au réseau que cette trame peut être détruite en cas de
congestion car elle dépasse le CIR. Il peut être mis à un par l’utilisateur ou le réseau. Il faut
aussi noter que des trames n’ayant pas le bit DE à un peuvent aussi être détruite en cas de
congestion si nécessaire….
Le FCS ou Frame Check Sequence : C’est un champ qui sert à s’assurer que la trame n’a
pas été transmise avec des erreurs.
Réseaux X.25
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ont été définis avant l’apparition du fameux modèle, ils sont dénommés
respectivement niveaux physique, trame et paquet ou couche physique : X21,
couche liaison : variante LAPB (Link Access Protocol - Balanced) de HDLC,
couche réseau : [Link].
Niveau physique Les réseaux à commutation de paquets peuvent offrir une ou plusieurs
des interfaces physiques suivantes. Ils peuvent bien sûr en offrir d’autres. X.21, X.21bis, X.
Niveau trame Le niveau trame correspond à la couche liaison de données du modèle de
référence OSI.
La couche réseau ; Dans le protocole X.25, il peut s’agir : d’accès par réseau commutation
de circuit, accès par liaison spécialisée, accès par réseau RNIS. L’objectif du niveau trame
est de se prémunir contre les erreurs de transmission pouvant survenir entre l’usager et
le réseau. Le niveau trame permet également un contrôle de flux global au niveau de
l’interface usager-réseau.
L’objectif du niveau paquet est de permettre l’interconnexion entre
deux usagers du réseau par l’intermédiaire de ce l’on appelle un circuit virtuel. Un usager
peut ouvrir (créer) plusieurs circuits virtuels ce qui lui permet de pouvoir gérer plusieurs
communications simultanément (multiplexage).
Gestion de circuit virtuel : On distingue deux types de circuits virtuels : les circuits virtuels
permanents (CVP) qui sont des circuits établis et maintenus de façon permanente par le
réseau (plutôt rares) ; les circuits virtuels commutés (CVC) qui sont des circuits établis et
libérés à chaque communication sur demande d’un usager. Le niveau paquet gère les
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circuits virtuels établis par l’usager avec ses correspondants en assurant -1.
l’établissement et la libération des circuits virtuels commutés,
-2. le transfert des données sous forme de paquets,
-3. le contrôle du transfert des données,
-4. la gestion des erreurs.
. Les données d’un ETTD sont intégralement transmises à l’autre ETTD. Un ETTD peut,
dans les limites de la capacité de sa liaison physique, établir et utiliser plusieurs circuits
virtuels simultanément.
Etude comparative :
Commutation de
Commutation de circuit paquets
Connexion Orientée connexion Sans connexion
Initialement conçu pour
Initialement conçu pour la la transmission de
Objectif communication vocale. données.
Inflexible, car une fois qu’un Flexible, car une route
chemin est défini, toutes les est créée pour que
La parties d’une transmission chaque paquet se rende
flexibilité suivent le même chemin. à la destination.
Les paquets d’un
message sont reçus en
Le message est reçu dans l’ordre, désordre et assemblés
Ordre envoyé depuis la source. à la destination.
Couches La commutation de circuits est La commutation de
implémentée dans la couche paquets est
physique. implémentée au niveau
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Commutation de
Commutation de circuit paquets
de la couche réseau.
La commutation de circuit peut La commutation de
être réalisée en utilisant deux paquets a deux
technologies, soit la commutation approches Approche de
Technolog par division spatiale ou la datagramme et
ie / commutation par répartition dans approche de circuit
approche le temps. virtuel.
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