Math
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Bac 2 Informatique
Introduction du cours
Chers étudiants, lorsque vous utilisez internet, envoyez un message sur WhatsApp, sécurisez
un mot de passe ou développez un programme informatique, vous manipulez des informations
qui sont discrètes : des bits (0 et 1), des graphes de réseaux, des ensembles, des relations et
des algorithmes. Les mathématiques discrètes, parfois appelées mathématiques finies, sont
précisément la branche des mathématiques qui étudie ces objets. Elles constituent le langage
fondamental de l’informatique et des réseaux.
Ce cours vous permettra de comprendre les bases théoriques qui se cachent derrière les
algorithmes, les bases de données, la cryptographie, les réseaux informatiques et l’intelligence
artificielle.
Plan du cours
CHAP 1 : Théorie des ensembles
CHAP 2 : Analyse combinatoire
CHAP 3 : Logique
CHAP 4 : Algèbre de Boole
CHAP 5 : Graphes
CHAP 6 : Illustration des exercices corrigés
CHAP I : THEORIE DES ENSEMBLES
a) Définition
On désigne sous le nom d’ensemble toute liste ou toute collection d’objet bien définie.
Ex : Bac 2 Informatique.
On appelle élément ou membre de l’ensemble les objets appartenant à l’ensemble.
Ex : Le promotionnel
On note par les lettres minuscules les éléments par les lettres majuscules les ensembles.
Ex : 𝐴 = {1,2,3,4} où A est l’ensemble et 1,2,3 et 4 sont respectivement élément de
l’ensemble
Le symbole ∈ est le signe d’appartenance d’un élément à un ensemble et ∉ est sa négation.
b) Ecriture d’un ensemble
Un ensemble A est défini en extension si on connait la liste de ses éléments.
Ex : 𝐴 = {1,2,3,4}
Si l’ensemble A ne contient que deux éléments on dit que A est un ensemble « paire », s’il
contient un élément, il est un ensemble « singleton » et s’il n’a aucun élément il est ensemble
« vide » et est noté par ∅ 𝑜𝑢 { }.
Soit A un ensemble et 𝑝(𝑥) une forme propositionnelle définie dans A. il existe un sous ensemble
de A formé des éléments de A vérifiant 𝑝(𝑥).
Soit B ce sous ensemble de 𝑝
Alors 𝐵 = {𝑥 ∈ 𝐴: 𝑝(𝑥)}on dit alors que 𝐵 est défini en compréhension.
Ex : 𝐵 = {𝑥 ∈ ℕ: 2/𝑥} en compréhension
𝐵 = {0,2,4, … }
c) Egalité de deux ensembles
Deux ensembles A et B sont égaux s’ils ont les mêmes éléments et on note « A = B ». A =
B : ∀x ∈ A ⟺ x ∈ B. La négation de l’égalité de A et B se note ℸ(A = B)
d) Sous-ensemble-inclusion
Tout ensemble A composé d’élément ∈ à l’ensemble B constitue un sous-ensemble de B. on dit
que A est inclus dans B et on écrit A⊂ B.
Parmi ls sous-ensemble de B figure B lui-même. Si A est un sous-ensemble de B et différent de
B. on dit que A est strictement inclus dans B. A⊂ B
Ex : ℕ ⊂ ℤ ⊂ ℚ ⊂ ℝ ⊂ ℂ.
e) Complémentaire
Soient A et E deux ensembles tels que A est une partie de E. on appelle complémentaire de A
par rapport à E qu’on note 𝐶𝐸𝐴 l’ensemble des éléments de E ∉ A.
Ex : 𝐴 = {𝑎, 𝑏, 𝑐, 𝑑, 𝑒}, 𝐸 = {𝑎, 𝑏, 𝑐, 𝑑, 𝑒}. 𝑎𝑙𝑜𝑟𝑠 𝐶𝐸𝐴 = ∅
On écrit parfois E moins A (E-A). 𝐶𝐸𝐴 = {𝑥 ∈ E, x ∉ 𝐴 } Avec A⊂ E.
Si B=𝐶𝐸𝐴 ⟺ 𝐴 = 𝐶𝐸𝐵 est quand A =B
𝐶𝐴
𝐶𝐸 𝐸 = 𝐴 𝐶𝐸𝐸 = ∅ 𝐶𝐸∅ = 𝐸
Ex : les complémentaires de {0 } par rapport à ℕ, ℤ, ℚ, ℝ, ℂ sont ℕ∗ , ℤ∗ , ℚ∗ , ℝ∗ , ℂ∗
f) Ensemble des parties de E
Soit E un ensemble fini, les sous-ensembles de E sont les éléments d’un nouvel ensemble
appelé ensemble des parties de E que l’on note 𝓅(𝐸).
Ex : E= {𝑎, 𝑏, 𝑐, }, 𝓅(𝐸)= {∅, {𝑎}, {𝑏}, {𝑐}, {𝑎, 𝑏, }, {𝑎, 𝑐, }, {𝑏, 𝑐, }, {𝑎, 𝑏, 𝑐, }}, E ∈ 𝓅(𝐸) ⇒ 𝐴 ⊑ 𝐸
Si E= ∅, 𝓅(𝐸) ≠ ∅ car 𝓅(𝐸) = {∅}
g) Opérations sur les ensembles
Intersection (∩) de 2 ensembles
Soient A et B deux en ensembles. On appelle intersection de A et B, l’ensemble noté A∩ B
constitué des éléments appartenant à la fois à A et à B.
Ainsi si A ⊂ 𝐸 et B ⊂ 𝐸 alors A∩ B = {x ∈ E: x ∈ A ⋀ 𝑥 ∈ 𝐵}
Propriétés :
𝑉𝐴,𝐵,𝐶 ∈ 𝐸
1. 𝐴 ∩ ∅ = ∅ si 𝑥 ∈ 𝐴 ∩ ∅ ⟹ 𝑥 ∈ 𝐴 ⋀ 𝑥 ∈ ∅, 𝑥 ∈ 𝐴 ⋀ 𝑥 ∉ ∅.
2. 𝐴 ∩ 𝐴 = 𝐴
3. 𝐴 ∩ 𝐵 = 𝐵 ∩ 𝐴
4. 𝐴 ∩ (𝐵 ∩ 𝐶) = (𝐴 ∩ 𝐵) ∩ 𝐶
Réunion (∪) de 2 ensembles
Soient A et B deux ensembles. On appelle réunion de A et B l’ensemble A∪ 𝐵 constitué des
éléments appartenant à l’un au moins des ensembles.
A ⊂ 𝐸 et B ⊂ 𝐸 alors A∪ B = {x ∈ E: x ∈ A V 𝑥 ∈ 𝐵}
Propriétés :
1. 𝑉𝐴,𝐵,𝐶 ∈ 𝐸
2. 𝐴 ∪ ∅ = 𝐴 Si 𝑥 ∈ 𝐴 𝑉 𝑥 ∈ 𝐴 ∅, 𝑥 ∈ 𝐴 𝑉 𝑥 ∉ E.
3. 𝐴 ∪ 𝐵 = 𝐵 ∪ 𝐴
4. 𝐴 ∪ (𝐵 ∪ 𝐶) = (𝐴 ∪ 𝐵) ∪ 𝐶
Relation entre l’intersection et la réunion
𝑉𝐴,𝐵,𝐶 ∈ 𝐸
1. 𝐴 ∩ (𝐵 ∪ 𝐶) = (𝐴 ∩ 𝐵) ∪ (𝐴 ∩ 𝐶)
2. 𝐴 ∪ (𝐵 ∩ 𝐶) =(𝐴 ∪ 𝐵) ∩ (𝐴 ∪ 𝐶)
3. 𝐶𝐸𝐴∩𝐵 = 𝐶𝐸𝐴 ∪ 𝐶𝐸𝐵
4. 𝐶𝐸𝐴∪𝐵 = 𝐶𝐸𝐴 ∩ 𝐶𝐸𝐵
𝐴 ∪ (𝐴 ∩ 𝐵) = 𝐴
5. { Lois d’absorption
𝐴 ∩ (𝐴 ∪ 𝐵) = 𝐴
La différence
La différence de deux ensembles A et B est l’ensemble A moins B noté A∖ 𝐵 et définit comme
suite : A∖ 𝐵 = {𝑥 ∈ 𝐴 𝑒𝑡 𝑥 ∉ 𝐵}
la différence symétrique
la différence symétrique de 2 ensembles A et B est l’ensemble noté A ∆ B et est définit comme
suite 𝐴∆𝐵 = (𝐴\𝐵) ∪ (𝐵\𝐴) = (𝐴 ∪ 𝐵)\(𝐴 ∩ 𝐵).
Les quantificateur
soit p, une propriété définie sur l’ensemble E et A la partie de E dont les éléments ont pour
propriété caractéristique p. examinons les 3 cas suivants :
1er cas : A est non vide (A≠ ∅) il existe au moins un élément de E possédant p. nous écrivons
(∃𝑥 𝜖 𝐸 ) 𝑝(𝑥)
2ème Cas : A est vide (A≠ ∅). Aucun élément de E ne possède la propriété p. on écrira ̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅
(∃𝑥𝜖 𝐸 )𝑝(𝑥)
3ème Cas : est la partie pleine de E (A≡ 𝐸). Tout élément de E possède la propriété p. on écrira
(∀𝑥𝜖 𝐸 )𝜖 𝑝(𝑥).
Les symboles ∃ et ∀ s’appellent des quantificateurs.
Applications
1. Lequel des ensembles ci-dessous est différent de l’ensemble vide ?
𝑥
a) 𝐴 = {𝑥 ≠ 𝑥}
𝑥
b) B = {𝑥 2 −9 , 2𝑥 = 4}
𝑥
c) 𝐶 = {𝑥+8 = 8}
d) D= { }
2. Quels sont les éléments appartenant aux ensembles :
𝑥𝜖𝑅
a) 𝐴 = {𝑥 2 +𝑥−12 = 0}
b) 𝐵 = {(𝑥, 𝑦)𝜖𝑅 2 : 𝑦 = 𝑥, 𝑥 2 = 9}
3. La formule (∀𝑥 )(∀𝑦 ) 𝑅 (𝑥, 𝑦) a pour négation
a) ∀𝑥, ∃𝑦 𝑅̅(𝑥, 𝑦)
b) ∀𝑥, ∃𝑦 𝑅(𝑥, 𝑦)
c) ∃𝑥 ̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅
∃𝑦 𝑅(𝑥, 𝑦)
̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅
d) ∀𝑥 ∃𝑦 𝑅̅(𝑥, 𝑦)
e) ∃𝑥 ∀𝑦, 𝑅(𝑥, 𝑦)
f) Aucune des réponses n’est ci-haut n’est bonne.
4. La formule (∀𝑥 )(∃𝑦 ) 𝑅 (𝑥, 𝑦) a pour négation
𝑎) ∀𝑦, ∃𝑥 𝑅̅ (𝑥, 𝑦)
𝑏) ∃𝑥 ∀𝑦, 𝑅(𝑥, 𝑦)
𝑐) ∃𝑥 ̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅
∃𝑦 𝑅(𝑥, 𝑦)
𝑑) ̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅
∀𝑥 ∃𝑦 𝑅̅(𝑥, 𝑦)
𝑒) ∃𝑥 ∀𝑦, 𝑅(𝑥, 𝑦)
Solution
1. Assertion C
2. 𝐴 = { −4,3} et 𝐵 = { −3,3}
3. Non (∀𝑥 ) 𝑝(𝑥) ⟺ ∃𝑥 𝑝̅ (𝑥)
Non (∀𝑦 ) 𝑝(𝑥) ⟺ ∃𝑥 𝑝̅ (𝑥)
Non [(∀𝑥 )(∀𝑦 )𝑅(𝑥, 𝑦)] ⇔ (∃𝑥 )(∃𝑦 ) 𝑅̅(𝑥, 𝑦)
Aucune réponse n’est bonne.
4. Assertion C
CHAP II : ANALYSE COMBINATOIRE
A. Introduction
L’analyse combinatoire est l’étude des problèmes de dénombrements dans les ensembles finis.
Le dénombrement consiste en une énumération des différentes manières de grouper les
éléments des ensembles finis en divers sous-ensembles, ordonnés ou non, selon diverses lois.
Un groupement est dit simple ou sans répétition s’il ne renferme que des objets distincts. Dans
le cas contraire, il est dit multiple ou avec répétition, c’est-à-dire qu’il renferme au moins deux
éléments égaux.
L’analyse combinatoire s’occupe donc de la détermination du nombre de chacun de ces
groupements.
Parmi ces groupements, on retrouve : les arrangements, les permutations et les combinaisons.
B. Notion de factorielle
Définition : Soit n un entier naturel non nul. On appelle factorielle n, et on note n !, le produit
des n premiers nombres entiers naturels non nuls. n ! = 𝑛. (𝑛 − 1). (𝑛 − 2). (𝑛 − 3) … . . 2. 1
1! 1
NB : 1 ! = 1. (1-1) ! = 1.0! ; d’où et 0 ! = 1 = 1 = 1
C. Arrangement sans répétition
Notion
Considérons le mot NORD formé de 4 lettres différentes.
Déterminons les mots différents de 2 lettres que nous pouvons former avec les lettres N, O,
R et D du mot NORD, sachant qu’une lettre ne peut être prise qu’une fois. Nous ne nous
demandons pas si oui ou non ces mots existent. Deux mots sont différents ou bien s’ils
contiennent les mêmes lettres dans des ordres différents.
Nous avons : NO, NR, ND, ON, OR, OD, RN, RO, RD, DN, DO, DR.
Nous obtenons 1é mots différents de 2 lettres.
Déterminons à présent les mots différents de 3 lettres. Nous avons : NOR, NOD, NRO,
NRD, NDO, NDR, ONR, OND, ORN, ORD, ODN, ODR, RNO, RND, RON, ROD, RDN, RDO,
DNO, DNR, DON, DOR, DRN, DRO. Nous obtenons 24 mots différents de 3 lettres.
Conclusion
Dans le premier cas, chaque mot formé constitue un arrangement de 4 éléments pris 2 à 2.
Dans le second, il constitue un arrangement de 4 éléments pris 3 à 3. C’est-à-dire une
disposition ordonnée de 2 ou 3 éléments parmi les 4 éléments présents.
NB :
Un élément ne peut pas figurer plusieurs fois dans un même groupe
Deux arrangements sont distincts
On appelle arrangement sans répétition de n éléments pris p à p (avec p ≤ 𝒏), tout groupe
de p éléments distincts choisis parmi les n éléments et placés dans un ordre déterminé.
𝐩 𝐧!
𝐀𝐧 = (𝒏−𝒑)!
Exemple : Combien existe-t-il de mots de trois lettres différentes formées à partir de 5 lettres
différentes ?
5!
A35 = (5−3)! = 60 𝑚𝑜𝑡𝑠
Conclusion
Dans le premier cas, chaque façon de placer constitue une permutation de 2 éléments, dans le
second une permutation de 3 éléments ;
NB :
Deux permutations sont distinctes si elles contiennent des éléments dans des ordres
différents.
Une permutation est un arrangement de n éléments pris n à n.
On appelle permutation sans répétition de n éléments tout groupe de ces n éléments
placés dans un ordre déterminé.
𝑷𝒏 = 𝒏!
𝑛⁄𝑝 0 1 2 3 4 5 6
0 1
1 1 1
2 1 2 1
3 1 3 3 1
4 1 4 6 4 1
5 1 5 10 10 5 1
6 1 6 15 20 15 6 1
c) Binôme de newton
1. Généralités
Dans tout anneau commutatif (A, +, .) sont définis les expressions suivantes
∀a, b ∈ A (a + b) (a +b) = (a + b)² = a² + 2ab + b²
(a +b) (a + b) (a + b) = (a + b)3 = a3 + 3a²b + 3ab² + b3
On remarque les coefficients 1, 2, 1 (1er développement) et 1, 3, 3 1 (2ème développement)
interviennent respectivement dans le développement de (a + b)² et (a + b)3 sont les termes de
la 2ème et 3ème ligne du ∆ de pascal. Nous nous proposons de développer (a + b)n ∀a, b ∈ A avec
n∈ℕ
(a + b)n = ∑𝑛𝑝=0 CnP an−p b p 𝑒𝑡 (a − b)n = ∑𝑛𝑝=0 CnP (−1)𝑝 an−p b p formules du binôme de Newton
CnP Sont les coefficients du Binôme. Il faut savoir que les coefficients du binôme de
développement (a + b)n sont les termes de la nième ligne du triangle de pascal.
2. Propriétés
P1 : Le nombre des termes du développement (a + b)n est n + 1
P2 : La somme des exposants des termes a et b est n
P3 : Les coefficients des termes équidistances des extrêmes dans (a +b)n sont égaux.
F. Arrangement avec répétition
On appelle arrangement avec répétition de n éléments pris p à p, tout groupe de p éléments
choisis parmi les n éléments et placés dans un ordre déterminé, chaque élément pouvant figurer
plusieurs fois dans un même groupe. ̅̅̅̅
𝒑
𝑨𝒏 = 𝒏𝒑
Exemple : combien des mots de 2 lettres peut-on former avec 3 lettres ? ̅̅̅𝐴23 = 32 = 9
Combien des mots de 2 lettres peut-on former avec 2 lettres ? ̅̅̅
𝐴22 = 22 = 4
G. Permutation avec répétition
On appelle permutation avec répétition de n éléments tout groupe de ces n éléments placés
dans un ordre déterminé. 𝑷̅ 𝒌𝒏 = 𝒏! et 𝑷
̅ 𝒌𝒏𝟏 𝒌𝟐 𝒌𝟑 …𝒌𝒎 = 𝒏!
𝒌! 𝟏 𝒌 ! 𝒌 !𝒌 !…𝒌 !
𝟐 𝟑 𝒎
Exemple :
1) Déterminer le nombre des permutations des lettres ABABBCCDBC.
Nous au total 10 lettres dont 2A, 4B, 3C et 1D. ainsi n=10 ; 𝒌𝟏 = 𝟐; 𝒌𝟐 = 𝟒; 𝒌𝟑 = 𝟒
10!
̅ 2431
P10 = 2!4!3!1! = 12600
2) Calculer le nombre d’anagrammes des mots MISSISSIPPI
11!
̅11
P 4421
= 4!4!2!1! = 34650
H. Combinaison avec répétition
On appelle combinaison avec répétition de n éléments pris p à p, tout groupe de p éléments
choisis parmi les n éléments, sans tenir compte de l’ordre, chaque élément pouvant figurer
plusieurs fois dans un même groupe. 𝑪 ̅ 𝒑𝒏 = 𝑪
̅𝒑
𝒏+𝒑−𝟏
Tableau résumé : groupements multiples
Applications
1. On considère les chiffres 1,2,3,4,5,6,7,8,9.
a) Combien de nombres de 3 chiffres peut-on former avec ces chiffres ? aucun chiffre ne peut
être repris deux fois.
b) Combien de ces nombres sont impairs ?
c) Combien de ces nombres sont pairs ?
d) Combien sont supérieur à 500 ?
e) Combien sont supérieurs à 300 si seulement les chiffres 1,2,3,4,5 et 6 sont utilisés ?
2. Combien existe-t-il des nombres compris entre 3000 et 4000 et ne renferment que les
chiffres 2, 3, 4 et 5 ? déterminez-le.
3. On considère les chiffres 1,2,3,4,5,6,7,8,9.
a) Combien de nombres de 5 chiffres différents peut-on former avec ces 9 chiffres ?
Parmi ces nombres
b) Combien se terminent par le chiffre 4 ?
c) Combien commencent par 23 ?
d) Combien renferment le chiffre 8 ?
e) Combien renferment les chiffres 5 et 7 ?
f) Combien ne connaissent ni 2 ni 9 ?
g) Combien renferment 1 et pas 6 ?
Solutions
1. .
a) 𝐀𝟑𝟗 =504
b) Ces nombres se terminent par 1,3,5,7 ou 9.
On doit commencer par la dernière place : il y a 𝐀𝟏𝟓 = 𝟓
La troisième place étant occupée, il reste 8 chiffres à placer à la 1 er place : il y a 𝐀𝟏𝟖 = 𝟖
Deux places étant occupées, il reste 1 chiffre à choisir parmi les 7 restants : 𝐀𝟏𝟕 = 𝟕
Donc, il y a 𝐀𝟏𝟓 𝒙𝐀𝟏𝟖 𝒙𝐀𝟏𝟕 = 𝟐𝟖𝟎
c) Ces nombres se terminent par 2, 4, 6 ou 8
Il y a 𝐀𝟏𝟒 = 𝟒 façons d’occuper la troisième place.
La troisième place étant occupée, il reste 2 chiffres à choisir parmi les 8 autres. Il y a 𝐀𝟐𝟖 =56
D’où 4x56= 224
d) Ces nombres commencent par 5, 6, 7, 8 ou 9
Il y’a 𝐀𝟏𝟓
La première place étant occupée, il reste 2 chiffres à choisir parmi les 8 autres. Il y a 𝐀𝟐𝟖 =56
D’où 𝐀𝟏𝟓 𝒙𝐀𝟐𝟖 = 𝟐𝟖𝟎
e) Ces nombres commencent par 3, 4, 5 ou 6
Il y a 𝐀𝟏𝟒 = 𝟒 façons d’occuper la première place.
La première place étant occupée, il reste 2 chiffres à choisir parmi les 5 autres. Il y a 𝐀𝟐𝟓 =20
D’où 𝐀𝟏𝟒 𝒙𝐀𝟐𝟓 = 𝟒𝒙𝟐𝟎 = 𝟖𝟎 nombres
2. Ces sont des nombres de 4 chiffres commençant par 3. Il reste 3 chiffres pour occuper les
3 dernières places. On a P3 =6 nombres ;
CHAP III : LOGIQUE
1. Définition et notation
Une proposition logique est un énoncé pour lequel on peut affirmer sans ambiguïté qu’il est vrai
ou qu’il est faux. Elle est notée par des lettres :P, Q, p, q, r, s, …
Exemple et contre-exemple :
R:3>6
s : 6 divise 3
S : demain, il pleuvra
q : le carré est un rectangle
P : le Congo est un Etat sud-Américain
Q : existe-t ’il un entier x tel que x-5 = 6
p : les étudiants de Bac 2 Info sont méchants
Les énoncés R, s, q, P, Q sont des propositions logiques tandis que S et p ne le sont pas.
Valeur de vérité
La valeur de vérité d’une proposition est :
1 ou V si la proposition est vraie
0 ou F si la proposition est fausse
Exemples :
R : 5 + 6 =11 P : Kinshasa est la capitale de la RDC
Q : la poule est une herbivore S : la France est un Etat de l’Union Africaine
P et R ont pour valeur de vérité 1 ou V
Q et S ont pour valeur de vérité 0 ou F
Table de vérité
Cas d’une proposition p : il y a deux possibilités 21=2
P
1
0
a) Notation PVQ
P Q PVQ
1 1 1
1 0 1
0 1 1
0 0 0
Ex : 15 est divisible par 3 ou 5 : V
- 6 est divisible par 3 ou 5 : V
- 17 est divisible par 3 ou 5 : F
b) Proprétés
C1 : la disjonction est commutative
C2 : la disjonction est associative
C3 : la disjonction est Idempotente
C4 : pour tout P proposition on a P V (𝑃̅) = Vrai
C. DISJONCTION EXCLUSIVE le connecteur « … ou bien … » : 𝑽
Définition : La disjonction exclusive est un connecteur logique qui a un couple de proposition
(P, Q) associe la proposition pour exclure Q vraie si P et Q ont des valeurs de vérité et fausse
dans tous les autres cas.
P Q P𝑽Q
1 1 0
1 0 1
0 1 1
0 0 0
Notation :
P𝑽Q et on lit : soit P soit Q.
Exemple :
P : Le professeur de Math promet dix points ou un livre de Math à l’étudiant qui répond
correctement à la question posée.
Q : une exclusion temporaire sera infligée à l’étudiant qui arrive en retard à la FAC ou qui
bavarde en salle de cours.
Dans la proposition P, le Professeur promet un de deux objets tout en excluant l’octroi de deux
à la fois.
D. IMPLICATION le connecteur « si … alors… » : ⟹
Définition
L’implication est un connecteur logique qui à un couple de proposition (P, Q) associe la
proposition « P implication Q » fausse si P est vraie et Q est fausse. Elle est vraie dans tous les
autres cas.
Notation
P ⟹ Q qui se lit P implique ou entraine Q
P ⟹ Q la proposition P ⟹ Q peut se lire aussi « (non P) ou Q.
P Q P⟹Q
1 1 1
1 0 0
0 1 1
0 0 1
Exemple :
P : DIMERCIA paie les frais académiques
Q : DIMERCIA suit les cours
E. BI-IMPLICATION (équivalence) le connecteur « si et seulement si alors » : ⟺
Définition :
La Bi-implication est un connecteur logique qui a un couple de proposition (P, Q) associe la
proposition « P Bi-implication Q » vraie P et Q ont les mêmes valeurs de vérité, fausse dans les
autres cas.
P Q P⟹Q
1 1 1
1 0 0
0 1 0
0 0 1
Notation :
P ⇔ Q qui se lit P est équivalent à Q
F. AUTRES CONNECTEURS UTILISES
LA TAUTOLOGIE
Définition
La tautologie est un connecteur logique dont l’évaluation est 1111
Notation
Elle se note P ݼQ qui se lit tau Q. Cette proposition est toujours vraie
P Q PݼQ
1 1 1
1 0 1
0 1 1
0 0 1
L’ANTILOGIE
Définition
L’antilogie est un connecteur logique dont l’évaluation est 0000
P&Q=F
Table de vérité
P Q P&Q
1 1 0
1 0 0
0 1 0
0 0 0
PRINCIPES ET LES LOIS DE LA LOGIQUE
a) PRINCIPE DE LA NON-CONTRADICTION
Pour tout P proposition on a P Ʌ 𝑃̅est une antilogie
P et 𝑃̅ est toujours fausse
P 𝑃̅ PɅ𝑃̅
1 0 0
0 1 0
Ex1 : Deux est pair et 2 est impair P est pair et 𝑃̅ est non pair
b) PRINCIPE DU TIERS-EXCLUS
Définition
Pour tout P proposition on a PV 𝑃̅ est tautologie
P 𝑃̅ P V 𝑃̅
1 0 1
0 1 1
Ex : P :3 est premier ou
𝑃̅ : 3 n’est pas premier
c) LOI DE CONTRAPOSITION
Pour tout P et Q deux propositions on a : (𝑃 ⇒ 𝑄) ⟺ (𝑄̅ ⟹ 𝑃̅ )
P Q 𝑃⇒𝑄 𝑃̅ 𝑄̅ (𝑄̅ ⟹ 𝑃̅)
1 1 1 0 0 1
1 0 0 0 1 0
0 1 1 1 0 1
0 0 1 1 1 1
d) LOIS DE DEMORGAN
Ces lois concernent la négation de la conjonction et de la disposition. Pour tout P,Q deux
proposition on a les équivalences logiques suivantes.
̅̅̅̅̅̅̅
C1 : (𝑃 ∧ 𝑄) ≡ 𝑃̅V 𝑄̅
P Q 𝑃∧Q ̅̅̅̅̅̅̅
(𝑃 ∧ 𝑄) 𝑃̅ 𝑄̅ 𝑃̅V 𝑄̅
1 1 1 0 0 0 0
1 0 0 1 0 1 1
0 1 0 1 1 0 1
0 0 0 1 1 1 1
̅̅̅̅̅̅̅
C2 :𝑃 ∨ 𝑄 ≡ 𝑃̅ ∧ 𝑄̅
P Q 𝑃∨Q ̅̅̅̅̅̅̅
(𝑃 ∨ 𝑄) 𝑃̅ 𝑄̅ 𝑃̅ ∧ 𝑄̅
1 1 1 0 0 0 0
1 0 1 0 0 1 0
0 1 1 0 1 0 0F
0 0 0 1 1 1 1
G. RAISONNEMENTS MATHEMATIQUES
Raisonnement par implication
Raisonner par implication c’est remplacé l’implication proposée par un certain nombre
d’implications successives dont la vérité est facile à établir ou elle est déjà établie.
Raisonnement par contraposition
Pour démontrer que la proposition si 𝑃 ⟹ 𝑄 est vraie dans un référentiel E, il suffit de démontrer
dans le référentiel E, il suffit de démontrer dans le même référentiel que la proposition (𝑄̅ ⇒ 𝑃̅)
Exemple : Soit n un naturel, si 𝑛2 est pair alors n est pair
Hypothèses : 𝑛2 pair n ∈ ℕ
Thèse : 𝑛 est pair
Démonstration : par contraposition on démontre que n impair implique que 𝑛2 est impair.
(n impair) ⇒ (∃𝑘𝜖𝑁: 𝑛 = 2𝑘 + 1
⇒ (𝑛2 = 4𝑘 2 + 4𝑘 + 1)
⇒ (𝑛2 = 2(2𝑘 2 + 2𝑘) + 1
⇒ (𝑛2 = 2𝑘 ′ + 1) si 𝑘 ′ = (2𝑘 2 + 2𝑘)
⇒ (𝑛2 𝑒𝑠𝑡 𝑖𝑚𝑝𝑎𝑖𝑟)
Raisonnement par absurde
Dans une théorie ح, si une proposition P est contradictoire alors tout énoncé Q est contradictoire
dans cette même théorie.
Principe : Si dans une théorie حon veut demander que P est vrai, on forme la théorie حobtenue
en adjoignant et résulte du principe de non contradiction que non P ( 𝑃̅ ) ne peut être vraie.
Raisonnement par contre-exemple
On considère un énoncé P donnant une propriété universelle de certains éléments d’une théorie
حet on se propose de demander que P soit faux. Pour cela il suffit d’exhiber un élément de la
théorie حvérifiant 1P.
∀𝑥 𝑃(𝑥)
̅
𝑃 ∃𝑥
Ex : Tout naturel qui est à la fois divisible par 4 et par 6 est aussi divisible par 24
4 6 24
∀𝑛𝜀 ℕ∗ ∶ 𝑛 𝑒𝑡 𝑛 ⟹ 𝑛
∃36
Raisonnement par récurrence
Le principe consiste à établir une forme propositionnelle où intervient une variable n avec n
entier naturel est vrai pour tout n.
Principe : P (n) n𝜖ℕ
Démontrer que n=0, n=1, n=2 les propositions obtenues démontrer que la proposition est vraie
jusqu’à l’ordre R + 1
Ex : la somme de n premiers nombres naturels
𝑛 (𝑛+1)(𝑛+2)
1.2+2.3+3.4 + …. +n(𝑛 + 1) = Démontrer par récurrence que cette proposition est
3
vraie.
1 (1+1)(1+2)
a) Vérifions que p(1) est vraie : 1.2 = 3
b) Soit k est un entier naturel et supposons que p(k) est vraie : 1.2+2.3+3.4 + …. +k(𝑘 + 1) =
𝑘 (𝑘+1)(𝑘+2)
3
(𝑘+1) (𝑘+2)(𝑘+3)
c) Montrons que p(k+1) est vraie : 1.2+2.3+3.4 + …. +(k+1)[(𝑘 + 1) + 1] = 3
𝑘 (𝑘+1)(𝑘+2)
1.2+2.3+3.4 + …. +k(k+1)+(𝑘 + 1)[(𝑘 + 1) + 1] = + (𝑘 + 1)[(𝑘 + 1) + 1]
3
𝑘(𝑘+1) (𝑘+2)+3(𝑘+1)[(𝑘+1)+1]
= 3
(𝑘+1) (𝑘+2)(𝑘+3)
= 3
APPLICATION
1) Si tous les chiens affectueux sont fidèles et si les chiens fidèles sont dociles, quelle
affirmation est certainement fausse ?
a) Tous les chiens affectueux sont dociles
b) Certains chiens affectueux sont dociles
c) Aucun chien affectueux n’est docile
2) Dans les phrases suivantes, indiquez si le « ou » est employé dans un sens inclusif ou
exclusif :
a) Ce sport est déconseillé aux personnes cardiaques ou asthmatiques ; R/ ou est inclusif
b) Au deuxième tour, le candidat sera élu ou battu ; R/ ou est exclusif
c) Demain à seize heures, je ferai du sport ou j’irai au cinéma ; R/ ou est exclusif
d) La clôture devra être réparée ou remplacée ; R/ ou est exclusif
e) Le moineau se nourrit des graines ou d’insectes ; R/ ou est inclusif
f) Je vivrai sans reproche ou périrai sans honte ; R/ ou est inclusif
g) Engageons un vendeur parlant KISANGA ou KIYEKE. R/ ou est inclusif
3) Préciser à l’aide d’un quantificateur le sens de « un » dans les phrases suivantes :
a) Un sot trouve toujours un plus sot qui l’admire ;
b) Un congolais doit être fier de son pays ;
c) Un congolais a été champion du monde en boxe ;
d) Dans un triangle isocèle, une médiane est également hauteur ;
e) Un homme a besoin d’avoir un idéal ;
f) Un enseignant a toujours un nouveau sujet à étudier.
4) Trois personne de trois nationalités différentes habitent les trois premières maisons
d’une rue. Chaque maison a une couleur différente et chaque personne a un métier différent.
On sait que :
a) L’angolais habite la maison rouge ;
b) Le congolais est musicien ;
c) Le gabonais habite la maison du milieu ;
d) La maison rouge est à côté de la verte ;
e) L’écrivain habite la première maison à gauche.
Quelle est la nationalité de l’écrivain ? Qui habite la maison jaune ?
5) Montrer que la conjonction et la disjonction sont distributives l’une par rapport à l’autre
a) P Ʌ (𝑄 𝑉 𝑅) ⇔ ( 𝑃 Ʌ 𝑄) 𝑉 (𝑃 Ʌ 𝑅)
b) P V (Q Ʌ 𝑅) ⇔ (𝑃 𝑉 𝑄) Ʌ ( 𝑃 𝑉 𝑅)
6) Construire la table de vérité de
(P ⇒ 𝑅) Ʌ (𝑄 ⇒ 𝑅)] ⟹ [(𝑃 Ʌ 𝑄) ⟹ 𝑅]
7) Trouver la valeur de vérité de la proposition suivante :
(P V R) ⇔ 𝑄] ⟹ [ 𝑃 Ʌ 𝑄]
Si P ≡ 0, 𝑄 ≡ 1 𝑒𝑡 𝑅 ≡ 1
8) Déterminer la valeur de vérité de la proposition suivante
a) ∀𝑥 ∈ 𝐴 ∶ 2 ≤ 𝑥 < 8 𝐴 = {2, 4, 6, 8}
b) ∃𝑥 ∈ 𝐸 ∶ 3 < 𝑥 < 7 ⟹ 𝑥 𝑑𝑖𝑣𝑖𝑠𝑒 5 𝐸 = {0,3,5,7}
9) Peut-on dire dans ℝ que 𝑥 >3 ⇒ 𝑥 >1?
𝑥 ≤3 ⟹𝑥 >1?
Donner la classe de ces 2 implications
Solution
1)
2)
3)
4) .
L'algèbre de Boole est une structure algébrique qui ne contient que deux éléments, que l'on
appelle couramment variables logiques. Ces variables ne peuvent avoir que deux états :
- 0 : Faux (False)
- 1 : Vrai (True) ou : ouvert ou fermé, arrêt ou marche, inactif ou actif, relâché ou enfoncé.
Comme n'importe quelle autre algèbre, il existe dans l'Algèbre de BOOLE, des opérations, des
variables, et des fonctions. Celles-ci prennent le nom de :
- Opérations logiques
- Variables logiques
- Fonctions logiques
Alors on peut dire que l'algèbre de Boole est une algèbre qui opère sur des variables logiques
à l'aide des opérateurs logiques pour réaliser une fonction logique.
1. Les opérateurs logiques
On définit six opérations logiques :
- Trois opérations principales.
- Trois opérations secondaires.
-
- NON (NOT)
b) ET (AND):
C'est le produit logique de deux ou plusieurs variables logiques, le résultat de l'opération est 1,
lorsque toutes les variables sont à 1. Si A et B représentent deux variables logiques, le résultat
de l'opération ET entre ces deux variables est noté :
ET (AND)
c) OU (OR):
C'est la somme logique de deux ou plusieurs variables logiques, le résultat de
l'opération est 1, lorsque au moins une des variables est égale à 1. Si A et B
représentent deux variables logiques, le résultat de l'opération OU entre ces deux
variables A et B est noté :
OU (OR)
1.2 Les opérateurs secondaires
a) NON ET (NAND) :
C'est le complément de produit logique de deux variables logiques A et B noté :
Le symbole graphique d'une porte logique NAND est représenté comme suit :
Une opération logique NAND fonctionne selon la table de vérité suivante :
NON ET (NAND)
b) NON OU (NOR) :
C'est l'équivalent d'une opération OU suivie d'une opération NON de la somme logique de deux
variables logiques A et B notée :
NON OU (NOR)
c) OU exclusif (XOR):
Cette opération donne comme résultat 1, si et seulement si une des deux variables est
égale à 1, elle est définie par :
OU Exclusif (XOR)
XOR est égal à 1 si et seulement si A = 1 ou B = 1 mais pas simultanément
Une opération XOR fournit un comparateur d'inégalité : XOR ne vaut 1 que si A et B sont
différents. Le complément du XOR correspond à un détecteur d'égalité.
2. Théorème de De-Morgan
Deux des plus importants théorèmes de l'algèbre booléenne nous ont été légués par le
mathématicien De Morgan. Les théorèmes de De Morgan se révèlent d'une grande utilité pour
simplifier des expressions comprenant des sommes ou des produits de variables
complémentés. Voici ces deux théorèmes :
Théorème :
- Le complément d'un produit logique égal à la somme des compléments
- Le complément d'une somme logique égal au produit des compléments
̅̅̅̅̅
𝑨. 𝑩 = ̅+𝑩
𝑨 ̅ ̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅
∏𝒏𝒊=𝟏 𝑨𝒊 = ∑𝒏𝒊=𝟏 ̅̅̅
𝑨𝒊
{ ou { 𝒏
̅̅̅̅̅̅̅̅
𝑨+𝑩=𝑨 . 𝑩 ̅ ̅ ̅̅̅̅̅̅̅
∑𝒊 𝑨𝒊 = ∏𝒊=𝟏 ̅̅̅
𝒏
𝑨𝒊
Les théorèmes de De Morgan permettent de transformer les ET en OU et vice-versa. Le couple
(ET, NON) ou le couple (OU, NON) suffisent donc à exprimer n'importe quelle formule algébrique
combinatoire.
Les opérateurs vus ci-dessus respectent les lois suivantes, qu'il est facile de vérifier par
induction parfaite, c'est à dire en vérifiant tous les cas possibles à partir des tables de vérité.
b) Commutativité
c) Distributivité
d) L'élément neutre
e) Complémentarité
f) Involution de la négation
g) L'invariance
h) L'idempotence
a) Associativité
b) Commutativité
c) Distributivité
NAND :
NOR :
CHAP VI : GRAPHES
1. Définition : Un graphe est un ensemble de liens qui relient des éléments entre eux.
Les liens sont représentés par des lignes appelées arêtes ou par des arcs.
Les éléments sont représentés par des points qu'on appelle sommets. Les éléments peuvent
être des lieux, des personnes, des tâches, etc.
Dans la représentation graphique d'un graphe:
Les sommets sont généralement identifiés par une lettre minuscule, une lettre majuscule,
un nombre ou un mot.
Les arêtes sont généralement nommées à l'aide des lettres désignant ses extrémités dans
n'importe quel ordre.
Voici un exemple de graphe qui traduit une situation bien précise. Les sommets représentent
des îles et les arêtes représentent des ponts.
Situation réelle
Un graphe complet est un graphe dont chaque sommet est relié directement à tous les autres
sommets.
Graphe complet graphe non complet
Un graphe est connexe quand tout sommet peut être relié à tout autre sommet par une arête
ou une suite d’arêtes. Le graphe connexe est un graphe en un seul morceau.
3. Ordre d’un graphe
L'ordre d'un graphe correspond au nombre de sommets contenus dans un graphe.
Le degré du sommet C = 4
Le degré du sommet B = 2
Le degré du sommet A = 2
Le degré du sommet E = 2
Le degré du sommet D = 2
La somme des degrés de tous les sommets d'un graphe est toujours le double du nombre
d'arêtes du graphe. Dans l'exemple précédent, il y a 6 arêtes et la somme des degrés de tous
ses sommets est 12.
5. Optimisation à l’aide de graphes
Les graphes sont une façon utile de représenter certaines situations. À l'aide de ces graphes, il
est possible d'optimiser ou de résoudre des situations qui, à première vue, peuvent nous
apparaitre très complexes. Voici quelques méthodes d'optimisation à l'aide des graphes.
6. Chemin critique
Dans certains types de situation, il est possible de représenter les différentes étapes à l'aide
d'un graphe value et orienté. Ainsi, il sera visuellement possible de voir différents chemins
partant tous du même point d'origine et se rendant au même point final. Certains de ces chemins
peuvent être parallèles, ce qui signifie que les étapes qui les composent peuvent se dérouler en
même temps. Parmi tous ces chemins, celui ayant le plus grand poids est le chemin critique. Le
poids ici représente le temps minimal qu'il faut considérer pour réaliser le projet au complet.
Etapes de résolution d’un problème avec l’utilisation du chemin critique
1. Représenter la situation à l'aide d'un graphe valué et orienté en tenant compte des étapes
préalables.
2. Déterminer le poids de chacun des chemins qui relient le sommet du début et le sommet de
la fin.
3. Le chemin critique du graphe correspond au chemin qui a le plus grand poids. Il suffit
d'interpréter la réponse selon la situation.
Étape 2
Début - A - B - C - F - G -H –J - Fin = 20
Début - A - B - C - F - G - I - J - Fin = 19
Début - A - B - D - F - G - H - J - Fin = 19
Début - A - B - D - F - G - I - J - Fin = 18
Début - A - B - E - F - F - H - J - Fin = 18
Début - A - B - E - F - G - I - J - Fin = 17
Étape 3
Dans cet exemple, le chemin critique est Début - A - B - C - F - G - H - J - Fin puisque son
poids est le plus élevé, soit 20 jours. On peut donc affirmer que la production de l'album
prendra au minimum 20 jours.
7. Arbre de valeur minimale ou maximale
Dans le type de problème présentant, par exemple, des situations impliquant des réseaux, il est
souvent demandé de minimiser ou de maximiser les couts ou les distances. Il faut donc trouver
l'arbre de la valeur minimale ou maximale qui relie entre eux tous les sommets d'un graphe.
Étapes de résolution d'un problème avec l'utilisation de l'arbre de valeur minimale:
Exemple
Construction de trottoirs
Solution
Comme on veut minimiser les couts, il faut donc déterminer l'arbre de valeur minimale.
Étape 1
Réécrire les sommets du graphe à côté du graphe de départ.
Étape 1 Étape 2
Réécrire les sommets du graphe à côté du Tracer l'arête ayant le plus petit poids.
graphe de départ.
Étape 3
Parmi les arêtes restantes, répéter la deuxième étape jusqu'à ce que tous les sommets du
graphe soient reliés sans cycle simple.
Puisque deux arêtes ont la même valeur, on les sélectionne tous les deux successivement s'ils
ne créent pas de cycle simple. Puis, on continue avec la valeur suivante.
Étape 4
Calculer le poids de l'arbre obtenu.
Il suffit d'additionner la valeur de toutes les arêtes sélectionnées pour connaitre le cout total des
travaux.
Dans certaines situations, il sera question de trouver la chaine de poids minimal reliant deux
points en particulier dans un graphe valué. Cette chaine de poids minimal porte aussi le nom de
chaine optimale.
Étapes pour la recherche de la chaine optimale entre deux sommets dans un graphe valué
:
1. Assigner à chaque sommet adjacent à celui de départ une lettre et un nombre représentant
respectivement le sommet de provenance et le poids de la plus petite chaine qui les relie.
2. Répéter la première étape jusqu'au sommet d'arrivée.
3. Procéder à rebours pour reconstituer la chaine optimale en partant du dernier sommet
jusqu'au sommet de départ.
Le chemin le plus court
Voici le plan d'un quartier regroupant 7 immeubles. Laurie réside dans l'immeuble A et elle
veut se rendre chez son amie Jessica, qui habite dans l'immeuble G, en empruntant le chemin
le plus court. Par où doit-elle passer et combien de temps est-ce que ça devrait lui prendre si
les valeurs indiquées sur le graphe suivant sont les durées de déplacement (en minutes)?
Solution
Pour le sommet B, la chaine ayant la plus petite valeur, 7, est celle provenant directement de A.
On inscrit donc 7(A) juste à côté du sommet B. Pour C, la chaine ayant la plus petite valeur, 6,
provient directement de A. On inscrit donc 6(A) juste à côté du sommet C. Pour D, la chaine
provenant directement du sommet A a une valeur de 9, mais celle passant par le sommet C a
une valeur plus petite, soit 6+1=7. On choisit donc cette dernière en inscrivant 7(C). Pour E, la
chaine ayant la plus petite valeur est celle passant par C puis par D, avec une valeur
de 6+1+3=10. On y inscrit 10(D).
2. Répéter la première étape jusqu'au sommet d'arrivée.
Comme nous avons évalué les sommets B, C, D, E, nous devons maintenant appliquer la
même procédure aux sommets adjacents, soit F et G.
Pour F, la chaine provenant de D a une valeur de 7+8=15 et celle provenant de E a une valeur
de 10+4=[Link] choisit donc la chaine issue du sommet E en inscrivant 14(E) à côté de
F. Pour G, en procédant de la même façon, on trouve que la chaine de poids minimal est celle
provenant du sommet F, avec une valeur de 14+5=19. On y inscrit donc 19(F).
En partant du dernier sommet G, on suit les indications que nous avons inscrites à côté de
chaque sommet pour reconstituer la chaine de poids minimal jusqu'au sommet de départ.
La chaine optimale recherchée est donc la chaine A-C-D-E-F-G. C'est alors le trajet que Laurie
devra emprunter pour se rendre le plus rapidement possible chez Jessica. Elle devrait y être
en 19 minutes.
En regardant l'exemple précédent, on remarque que ce n'est pas nécessairement la ligne droite
qui est la plus courte. En effet, le trajet A-C-E-G a une valeur totale de 20 minutes
comparativement au trajet de 19 minutes que nous avions trouvé. Ce n'est pas non plus le trajet
qui compte le moins d'étapes qui est le plus court, car A-E-G n'a que 2 étapes et est d'une durée
de 24 minutes.
Les situations suivantes sont des exemples de cas où il peut être utile de trouver le nombre
chromatique : la planification d'horaire, le regroupement d'espèces d'animaux ou de plantes, la
coloration des États sur une carte du monde, etc.
Étapes de résolution d'un problème avec l'utilisation du nombre chromatique :
a) Tracer le graphe représentant la situation où les sommets sont les éléments à considérer
et où les arêtes illustrent les incompatibilités entre les éléments.
b) Dresser la liste des sommets du graphe en ordre décroissant de degré (l'ordre n'a pas
d'importance pour deux sommets ayant le même degré).
c) Colorier le premier sommet de la liste (celui dont le degré est le plus élevé) d'une couleur
de son choix.
d) En suivant la liste, attribuer la même couleur aux autres sommets qui ne sont pas reliés au
premier sommet ni entre eux.
e) Répéter les étapes 3 et 4 avec une nouvelle couleur chaque fois jusqu'à ce que les sommets
soient tous colorés.
f) Calculer le nombre de couleurs utilisées pour donner le nombre chromatique et répondre à
la question.
Le groupe Les Amateurs ne peut pas jouer en même temps que Les Bons à rien parce
que les 2 groupes ont le même batteur.
Le chanteur Calvin Harry ne peut pas faire sa prestation en même temps que Dany
Lavoto puisque les deux utilisent le même équipement de scène.
Calvin Harry et Janis Jackson ne veulent pas se produire sur scène en même temps
puisqu’ils partagent sensiblement le même public.
Les artistes suivants : Calvin Harry, Janis Jackson, Éléonore Rugby et Dany
Lavoto refusent de faire leur spectacle en même temps que Les Valeureux Pingouins parce
qu’ils jugent que ceux-ci sont trop populaires et qu’il n’y aurait donc plus assez de spectateurs
pour leur propre spectacle.
Finalement, Janis Jackson ne veut pas jouer en même temps que Les Bons à rien parce
qu’elle veut absolument assister à leur spectacle.
À la lumière de toutes ces contraintes, quel est le nombre minimal de scènes et de soirs qui
seront nécessaires pour présenter tous ces spectacles lors de ce festival?
Solution
1. Tracer le graphe représentant la situation où les sommets sont les éléments à considérer et
où les arêtes illustrent les incompatibilités entre les éléments
Légende
A : Les Amateurs
B : Les Bons à rien
CH : Calvin Harry
DL : Dany Lavoto
ER : Éléonore Rugby
JJ : Janis Jackson
VP : Les Valeureux Pingouins
Le sommet VP est le sommet ayant le plus grand degré, soit 4. On le colore en bleu.
4. En suivant la liste, attribuer la même couleur aux autres sommets qui ne sont pas
reliés au premier sommet ni entre eux
Les seuls sommets qui ne sont pas reliés à VP et qui sont reliés entre eux sont A et
B. On colore alors B puisqu'il est le prochain sur la liste.
5. Répéter les étapes 3 et 4 avec une nouvelle couleur chaque fois jusqu'à ce que les
sommets soient tous colorés
Les prochains sommets de plus haut degré sont CH et JJ. On choisit CH qu'on colore en vert.
On peut également attribuer la couleur verte aux sommets A et ER, qui ne sont pas reliés
entre eux ni à CH.
Finalement, les 2 derniers sommets qui ne sont pas encore colorés ne sont pas reliés entre
eux. On peut donc leur attribuer la même couleur sans problème. On choisit arbitrairement le
rouge.
Légende
A : Les Amateurs
B : Les Bons à rien
CH : Calvin Harry
DL : Dany Lavoto
ER : Éléonore Rugby
JJ : Janis Jackson
VP : Les Valeureux
Pingouins
6. Calculer le nombre de couleurs utilisées pour donner le nombre chromatique et
répondre à la question
Nous avons utilisé 3 couleurs différentes. Le nombre chromatique de ce graphe est donc 3.
Mais qu'est-ce que cela signifie dans la mise en situation?
Les groupes qui ont été colorés d'une même couleur vont pouvoir présenter leur spectacle lors
du même soir. Comme le nombre chromatique est 3, cela signifie qu'il faudra 3 soirs pour
présenter tous les spectacles. Comme il y a 3 sommets verts (et seulement 2 en bleu et 2 en
rouge), cela signifie qu'il faudra 3 scènes pour présenter simultanément les spectacles
des Amateurs, de Calvin Harry et d'Éléonore Rugby.
Remarque : À l'étape 5, si on avait choisi le sommet JJ au lieu du sommet CH, on aurait obtenu
le même nombre de soirs, mais un nombre différent de scènes.
Bibliographie