Syst Med Inject Ri On
Syst Med Inject Ri On
net/publication/355081770
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1 author:
Bachir Kerboua
Abou Bakr Belkaid University of Tlemcen
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ETUDE ET ANALYSE
DES SYSTEMES D’INJECTION
RESUMÉ
L’objectif de ce mémoire est d’étudier et 'يanalyser les différents systèmes d’injection
du moteur à essence et moteur diesel, connaitre leur types et leurs constituants,
comprendre leur fonctionnement et les principaux éléments qui influent sur l’injection du
carburant.
Ainsi, déterminer les différents défaillances et anomalies que peut rencontrer le système
d’injection d’un moteur diesel à injection directe afin de montrer l’importance du
système d’injection au sein du moteur. La défaillance dans le système cause le
disfonctionnement du moteur est la du déterrage des injecteurs ou le déréglage dela pompe
d’injection, qui influe négativement sur le rendement du moteur et sur la combustion,
et peut engendrer une augmentation des taux des gaz d’échappements
(pollution).
Introduction
transport actuels, les constructeurs automobiles cherchent toujours à améliorer les moteurs de
leurs véhicules. Présentant des nouveaux systèmes d’injection, leur but est diminuer
les émissions polluantes et d’améliorer le rendement.
Le système d’injection est un des paramètres les plus importants dans le fonctionnement
de ces moteurs. Il est d’ailleurs souvent appelé “le cœur du moteur” il contrôle l’apport
de carburant en fonction des besoins du moteur, et assure une haute pression d’injection
requise
1
par l’atomisation dans la chambre de combustion. Il contribue ainsi à la distribution de
un impact direct sur la consommation, les émissions et le bruit des moteurs en général.
Dernièrement les technologies utilisées dans les systèmes d’injection ont évolué,
Il apparaît aussi que les systèmes actuels n'ont pas été complètement exploités. En effet,
du fait des technologies utilisées, certains systèmes s’adaptent dans leur utilisation et évoluent
au cours du temps. C'est notamment le cas du moteur diesel, qui entre le moment de
son invention et aujourd'hui, a subit de nombreuses évolutions qui l'on conduit à demeurer
l'un des plus importants systèmes de propulsion au monde. Ainsi, les moteurs diesel
considérés très polluants depuis longtemps ont dû évoluer afin de se mettre à niveau avec
les exigences des nouvelles normes quel que soit le pays (américaines, européennes ...).
Malgré leur taux de polluants, les moteurs diesel restent très intéressants, car ils ont
une meilleure efficacité thermodynamique que les moteurs essences.
comprendre leur fonctionnement et voir leurs éléments essentiels qui influent sur l’injection
sur les différents systèmes d’injection pour les moteurs à essence et diesel. Il sera suivi
d’un chapitre deux consacré à l’étude del’injection dans le moteur essence et ces
multipoint .Le chapitre trois sera consacré à l’étude de l’injection du moteur diesel à
2
d’injection à rampe commune et ses différents composants. Le dernier chapitre sera
consacré au à l’étude des différents types dedéfaillances et le calcul des paramètres de jet, de
la pompe d’injection d’un moteur, le tarage des injecteurs suivi du réglage de la pompe
CHAPITRE 1.
1-1- Introduction
Afin de réaliser ses fonctions, le système d’injection est constitué schématiquement d’un
réservoir de combustible, d’un élément filtrant, d’une pompe permettant dedélivrer un certain
débit de combustible à une pression suffisante, d’un élément doseur et d’un orifice d’injection
permettant, sous l’effet de l’écoulement sous pression, de pulvériser le combustible [1].
Trois facteurs pilotent le développement des systèmes d’injection:
- la puissance
- la consommation
- la pollution.
La quantité de combustible et donc la puissance fournie par le moteur, sont déterminées par
le débit del’injecteur, le temps del’injection et l’efficacité dela vaporisation, elle-même
liée à
la taille et à la vitesse des gouttes créées par l’injecteur. L’injection du combustible dans
les moteurs a donc pour objectif premier cette double fonction de mise en état du
combustible et de dosage. Pour que le dosage prévu par le concepteur soit celui
effectivement réalisé au moment et à l’endroit de la réaction, l’alimentation en réactifs et
l’évacuation des produits de la réaction doivent être assurés, et le système d’injection peut
y contribuer en générant des mouvements de brassage dont l’échelle caractéristique peut
être très diverse. L’aspect temporel de la formation du mélange est évidemment moins
critique lorsque le combustible est gazeux. Dans ce cas, la seule fonction du système
d’injection est de doser le combustible. En revanche, dans le cas des combustibles
liquides, la première fonction du système
3
d’injection est d’amener le combustible à l’état gazeux. La façon la plus efficace d’évaporer
le combustible est de le Pulvériser (ou atomiser). On crée ainsi une phase intermédiaire
appelée liquide dispersé, constituée d’un grand nombre de gouttes de faible diamètre, pour
laquelle la surface d’échange globale est très importante.
1-2-1- Définition
Les moteurs thermiques ont pour rôle de transformer l’énergie thermique en énergie
mécanique [2]. Ils sont encore appelés les moteurs à combustion interne et sont
généralement distingués en deux types :
- Les moteurs à combustion externe où le système (air) est recyclé, sans renouvellement,
ce qui nécessite alors deux sources de chaleur, par exemple dans cette dernière catégorie
on trouve les machines à vapeur, le moteur Stirling.
La chaleur est produite par une combustion dans une chambre à volume variable et elle est
utilisée pour augmenter la pression au sein d’un gaz qui remplit cette chambre (ce gaz
est
d’ailleurs initialement composé du combustible et du comburant : air). Cette augmentation
de pression se traduit par une force exercée sur un piston, qui transforme le mouvement
de translation du piston en mouvement de rotation du vilebrequin [2]. Les moteurs sont
classés en deux catégories suivant la technique d’inflammation du mélange air- carburant :
- Les moteurs à allumage commandé (moteur à essence)
- Les moteurs à allumage par compression (moteur Diesel)
4
Dans les moteurs à allumage commandé, un mélange convenable essence-air, obtenu à
l’aide d’un carburateur, est admis dans la chambre de combustion du cylindre où
l’inflammation est produite par une étincelle. Dans les moteurs à allumage par compression,
le carburant est du gazole. On l’injecte sous pression dans la chambre de combustion
contenant de l’air, préalablement comprimé et chaud, au contact duquel il s’enflamme
spontanément. Ces moteurs sont appelés moteurs Diesel.
5
Les moteurs Diesel, dont la combustion est déclenchée par l'injection de gazole sous
pression dans de l'air fortement comprimé; il se produit alors une auto-inflammation, ce
qui signifie que le mélange s'enflamme spontanément [3].
a- Admission : Le cycle commence à un point mort haut, quand le piston est à son point
le plus élevé . Pendant le premier temps le piston descend (admission), un mélange d'air et
de carburant est aspiré dans le cylindre via la soupape d'admission.
b- Compression : La soupape d'admission se ferme, le piston remonte en comprimant
le mélange admis.
c- Combustion-Détente : Le mélange air-carburant est alors enflammé, habituellement
par une bougie d'allumage pour un moteur à essence, aux environs du deuxième point mort
haut. La pression des gaz portés à haute température lors de la combustion force le
piston à descendre pour effectuer le troisième temps (combustion-détente). Ce mouvement
est le seul temps moteur (produisant de l'énergie directement utilisable).
d- Échappement : Lors du quatrième et dernier temps les gaz brûlés sont évacués
du cylindre via la soupape d'échappement, poussés par la remontée du piston [4].
6
Figure 1.3. Moteurs à quatre temps
Le cycle à deux temps ayant seulement deux mouvements linéaires du piston au lieu
de quatre, bien que les mêmes opérations (admission, compression, combustion/détente
et échappement) soient toujours effectuées et le cycle moteur se réalise en un tour au lieu
de deux tours du vilebrequin.
En voici les différentes étapes du cycle deux temps (figure 1.4) :
a- Dans un premier temps (image « Détente »), le piston (5) est au point mort haut.
La bougie initie la combustion et le piston descend en comprimant en même temps le
mélange présent dans le carter, sous le piston. C'est la partie motrice du cycle, le reste du
parcours sera dû à l'inertie créée par cette détente.
Cette étape est la détente. Lors de cette descente du piston, l'entrée (6) du mélange dans
le carter se ferme.
b- Arrivé à proximité point mort bas (image « Admission et échappement »), le
piston débouche les lumières d'échappement (2) et d'arrivée de mélange dans le cylindre
(3) : le mélange en pénétrant dans le cylindre chasse les gaz de la combustion (zone 1 sur
l'image). Il s'agit de l'étape d'admission - échappement.
c- En remontant (image « Compression »), le piston compresse le mélange dans le
cylindre. Au passage, il rebouche l'échappement (2) et l'entrée de mélange dans le
cylindre (3), tout en créant une dépression dans le carter (4) qui va permettre l'arrivée du
mélange air- essence par la soupape d'arrivée (6), dont l'entrée a été libérée par la position du
piston proche du point mort haut. Cette étape est celle de compression.
d- Une fois arrivé à nouveau au point mort haut, le cycle peut recommencer à partir du
premier point.
7
Figure 1.4. Moteur à deux temps
8
1-3-2- Inconvénients des moteurs alimentés par un carburateur
1-4-1- Historique
9
En 1961, Ferrari se lance à son tour dans la voie montante de l'injection, à titre
expérimental, en élaborant un système direct en coopération avec Bosch sur le V6 de la 246
Sport. En 1963, Ferrari étend l'application de l'injection à ses moteurs de "Formule 1".La
première voiture de série équipée d'une injection d'essence directe fut la Mercedes 300 SL
dont le dispositif était entièrement mécanique très proche du système adopté par
Regembeau. En raison d'un développement trop rapide et la difficulté de mise au point de
cette nouvelle technologie, le mécanisme était peu fiable à cause des problèmes de
lubrification de la pompe à injection. Mercedes développa par la suite de nouveaux
modèles, comme la 220 SE, équipé du système Bosch, mais de type indirect. L'injection
indirecte mécanique la plus perfectionnée reste cependant l'injection kugelfisher qui fut
e
utilisée depuis le début des années 1960 jusqu'à la fin du XX siècle sur les voitures de
course grâce à son adaptabilité, la programmation de l'injection était réalisée par une
came de forme complexe surnommée « patate ».
Les utilisations en grande série et les plus connues furent sur Peugeot 404 et 504 coupé
et cabriolet et sur BMW 2002 TII jusqu'à la BMW M1 des années 1980.
D'abord utilisé sur les diesels, c'est la firme japonaise Mitsubishi qui fut la première à
adapter la technologie à la motrice essence. Son idée était que l'injection directe permettait
une plus grande précision dans la vitesse, l'orientation, la force et la pression avec laquelle
le mélange air-essence entre dans la chambre de combustion, il devenait possible de faire
fonctionner le moteur en mélange pauvre. Apparue en 1997 sur la Mitsubishi
Carisma GDI, cette technologie autorise en effet un dosage plus précis du carburant, une
augmentation du taux de compression ainsi qu'une meilleure résistance au phénomène de
cliquetis. C'est pour améliorer le rendement de ses mécaniques que Volkswagen et
Audi ont beaucoup investi dans l'injection directe sur le moteur essence, en le nommant
FSI, espérant avec cela refaire le coup
10
marketing du TDI. L'injection directe est désormais associée à une électronique de
contrôle octroyant une plus grande sobriété et de meilleures performances.
11
Figure 1.6. Circuit d’alimentation essence
Elle existait encore en pompe rotative à doseur distributeur chez Lucas pour les
voitures Triumph, Dolomit et Jaguar (voir figure1.7).
Les deux systèmes présentaient des difficultés de fonctionnement, la filtration par exemple:
la présence del’eau dans le circuit causait d’innombrables problèmes : l’oxydation des
circuits, le gommage des injecteurs, et le colmatage des filtres. Les contrôles usuels de
l’époque étaient :
- Contrôle des injecteurs sur une pompe à tarer les injecteurs diesel ils étaient non réglables
il faut vérifier la qualité du jet et l’étanchéité .
- Contrôle del’entraînement dela pompe (courroie non cassée).
- Contrôle de la pompe d’alimentation électrique débit et pression de fonctionnement à
l’aide d’un manomètre adapté et une éprouvette.
Mais il fallait appliquer la règle : Avant d’intervenir sur une injection donnée, il faut
vérifier l’état de santé du moteur : compression, jeu aux soupapes, calage de la
distribution et l’allumage. Ce qui nous entraîne aux années 70 ou Bosch pouvait gérer
l’injection d’essence et le fonctionnement moteur par l’électromagnétisme et
l’électronique. C’est Bosch qui le
12
Figure 1.7. Système d’injection à commande mécanique
La gestion de l'injection se fait à l'aide d'un E.C.U. (Electronic Control Unit) qui reçoit
les informations des capteurs (sondes) tels que enfoncement de la pédale
d'accélérateur, température du moteur, de l'air, le taux d'oxygène, etc. A partir de ces
informations, il agit sur des actionneurs (injecteurs, volets d'admission d'air...).
13
Figure 1.8. Système d’injection multipoint (L-JETRONIC)
AIR
ESSENCE
Figure 1.9. Système d’injection monopoint (Mono JETRONIC)
15
Figure 1.10. Circuit d’alimentation d’un moteur diesel
16
préchambre, et des pertes pneumatiques provoquées par le transfert en aller et retour par
le canal de communication.
La chambre principale se présente sous la forme d’un disque (espace situé entre le piston et
la culasse), auquel s’ajoutent les détails deforme dudessus du piston, qui présente souvent
des singularités en vis-à-vis du canal qui relie la chambre principale à la préchambre.
La présence systématique d’une bougie de préchauffage dans la préchambre, maintenue
très chaude par la combustion réalisée en zone riche, permet d’assister l’inflammation et
limite le bruit de combustion.
Le gasoil doit évidement être bien pulvérisé (injecteur trous) et pénétrer avec forte
pression dans la masse d’air comprimé (plus de 150 bars).
Ce type d’injection équipe pratiquement tous les moteurs de poids lourds.
17
Figure 1.12. Injection directe
19
1-6- Conclusion
CHAPITRE 2.
20
réaction n’a lieu qu’en phase gazeuse et dans certaines limites de concentration des
réactifs. Le respect de ces conditions, phase vapeur et concentration [1], a pour
premier effet d’optimiser le dégagement de chaleur dans la chambre de combustion et
de limiter la formation de produits polluants.
Selon le type de moteur, de combustible et les conditions de fonctionnement,
l’importance relative et l’aspect critique de ces fonctions peuvent varier. Ainsi, par exemple,
pour le moteur à essence classique, où le mélange réactif se présente sous forme
stœchiométrique et homogène, la fonction dosage n’est devenue critique qu’à partir de
l’intégration des pots catalytiques à l’échappement. Sans ce dispositif dedépollution, les
concentrations en air et en
combustible peuvent varier dans une gamme plus étendue sans que le fonctionnement
du
moteur en pâtisse. Dans le moteur à essence en particulier, le mélange précède la combustion
dans le cycle defonctionnement. Il peut être réalisé pendant la phase d’admission ou pendant
la phase de compression, l’essentiel étant que le mélange soit formé au moment où l’allumage
est déclenché par l’étincelle de la bougie. Aussi, le combustible peut être introduit à
l’extérieur dela chambre de combustion (injection indirecte) ou directement dans la
chambre de combustion (injection directe).
- Les injecteurs (7) mécaniques, ouverts, ils jouent le rôle de simple clapet taré de 2 à 3
bars suivant le model de voiture.
- Une pompe électrique (3) alimente sous pression le doseur distributeur, cette pression
est réglée par un clapet régulateur intégré à la tête, d’une pression de 3.8 à 5 bars elle
alimente et remplit la tête debas en haut.
21
- Un piston doseur contrôle le débit en démasquant des lumières verticales
correspondantes aux sorties des injecteurs «gicleurs principaux». Ce piston se déplace
de bas en haut commandé par le plateau sonde dudébitmètre «registre d’air» [5].
débit avec la montée en température «moteur chaud aucune indice sur le moteur».
L’injection mécanique est organisée sous trois fonctions :
22
- Mesure dudébit d’air.
-Alimentation en carburant.
- Carburation.
Note : le régulateur de réchauffage et la commande d’air sont réchauffés par une
résistance électrique.
Dans un carburateur la quantité d’air admise dans les cylindres est sujet de la section
de passage (corps du carburateur), del’angle d’ouverture du papillon et de la dépression
régnant dans les cylindres.
Dans une injection mécanique la quantité d’air aspirée par le moteur est commandée par
le papillon d’accélération, filtrée et mesurée par un débitmètre d’air à plateau sonde.
23
Ce déplacement est transmis par un système de leviers à un piston de commande
qui détermine la quantité du carburant à doser. L’air passe par le papillon et ensuite
par la soupape d’admission et enfin dans les cylindres. Dans certains cas l’apparition
possible de retour d’allumage dans le collecteur d’admission provoque de forts contrecoups
de pression dans le système d’aspiration, ce dernier est conçu defaçon à ce que le plateau
sonde ne puisse basculer dans l’autre sens pour éviter les accidents. Une section de décharge
est prévue et un ressort à lame et un tampon en caoutchouc pour limiter la course du
plateau sonde dans le sens opposé à l’aspiration. A l’arrêt, le point d’appui du système de
levier est maintenu en équilibre par un contre poids.
Un rotor excentré monté sur l’arbre du moteur comporte sur sa périphérie plusieurs
contenant chacune un rouleau métallique monté libre dans son logement. Grâce à la
force centrifuge les rouleaux sont maintenus plaqués contre le carter de la pompe ce qui
assure une bonne étanchéité pour l’aspiration
24
Le carter est muni de deux orifices : aspiration et refoulement. L’augmentation et la
diminution du volume sont réalisées par le mouvement des rouleaux. Le moteur électrique est
immergé dans le carburant, il n’y a toutefois aucun risque d’explosion car le carter de
la pompe ne renferme jamais de mélange inflammable.
Le débit de la pompe dépasse de loin les besoins du circuit, pour maintenir une
alimentation en pression pour tous les régimes du moteur.
La pompe est amorcée par le contact dedémarrage et restera alimentée tant qu’il est actionné
. Un circuit électrique de sécurité empêche la pompe de débiter quand le contact est
actionné moteur à l’arrêt pour éviter les accidents.
2-2-3-2- Accumulateur de carburant
Implanté dans le circuit pour maintenir la pression après l’arrêt du moteur et pendant
un certain temps, pour faciliter le redémarrage surtout quand le moteur est chaud. Par
sa conception et sa forme bien é tudié e l’ accumulateur amortit aussile bruit
defonctionnement de la pompe à carburant.
25
Une membrane divise l’accumulateur en deux parties : la chambre d’accumulation et la
chambre de ressort. Pendant le fonctionnement la chambre d’accumulation se remplit de
carburant, la membrane s’incurve jusqu’à la butée sur le corps de l’accumulateur
en s’opposant à la force du ressort aussi longtemps que le moteur tourne. La membrane
maintient cette position qui correspond au volume de carburant emmagasiné .
Constitué d’un élément filtrant en papier et d’un tamis fin, le filtre empêche les
impuretés contenues dans le carburant de passer dans le circuit et entraver le bon
fonctionnement du dispositif d’injection. Il est conseillé d’utiliser un filtre fin spécial
respectant les exigences du fabricant.
1. Filtre en papier
2. Tamis
3. Plaque support
Comme son nom l’indique, il règle la pression à environ 5 bars. La pompe refoule plus
que le moteur en consomme, le piston du régulateur de pression libère un orifice par lequel
tout le carburant en excès retourne au réservoir c’est la décharge.
26
1. Joint ;
2. Retour au réservoir ;
3. Piston ;
4. Ressort de tarage.
La pression d’alimentation est la force du ressort sont en équilibre. Sila pression chute dans le
circuit, le ressort pousse le piston qui diminue la section de passage du carburant et le
manque en pression est aussitôt rétabli. Quand la pompe est en arrêt la pression
d’alimentation est inférieure à l’ouverture des injecteurs le piston ferme dans ce cas
l’orifice dedécharge pour empêcher la chute de pression.
1. Corps ;
2. Filtre ;
3. Clapet à aiguille ;
4. Siège de clapet
Ils introduisent le carburant dosé par le doseur distributeur dans les pipes d’admission
en amont des soupapes d’admission des cylindres. Un support spécial isole parfaitement
les injecteurs contre la chaleur rayonnée par le moteur, cette isolation thermique
évite la formation des bulles de vapeur de carburant dans la tuyauterie d’injection pendant
l’arrêt du moteur. Ces mêmes bulles peuvent entraîner un mauvais comportement du moteur
durant les démarrages à chaud.
27
Les injecteurs n’ont aucune fonction de dosage, ils s’ouvrent et débitent dès que la
pression du carburant dépasse la pression du tarage 3.3 bars. L’aiguille del’injecteur
oscille à haute fréquence et émet un bruit audible (le ronflement) pendant la phase injection.
La pulvérisation du carburant est optimale quel que soit le débit d’injection. Après
l’arrêt du moteur, la pression d’alimentation chute et les injecteurs se ferment et restent
étanches.
2-2-4- Carburation
Rappelons que la position du plateau sondedéfinit la quantité d’air aspiré, mais aussi
par un système de levier agit sur le piston de commande et dose la quantité du
carburant à injecter.
Le piston est donc responsable dudébit du carburant qui va s’écouler vers les régulateurs de
pression différentiels, et puis vers les injecteurs. Ceci par son déplacement dans le cylindre
à fentes (0.2mm) d’étranglement pour masquer et démasquer les sections de passage, et par
le mouvement que lui inflige le plateau sonde. Le piston est soumis à une autre force
opposée à celle du plateau : c’est celle dela commande hydraulique.
Cette pression permet de synchroniser le mouvement du piston pour qu’il ne reste pas
en position de fin de course supérieure lors de la descente du plateau sonde.
28
1. Pression de commande 4. Rampe de distribution
2. Piston de commande 5. Arrivée du carburant
3. Fente d’étranglement 6. Cylindre à fentes
Ils sont conçus sous forme de soupapes à sièges plats, logés dans le doseur distributeur
et communiquent avec les fentes d’étranglement. Une membrane sépare les chambres
inférieures et les chambres supérieures de la soupape. Ils sont en nombre égal à celui des
cylindres.
30
Figure 2.13. Doseur et régulateurs de pression différentielle
31
Les régulateurs de pression différentiels maintiennent la chute de pression à une valeur
constante (0.1 bar) quel que soit le débit du carburant, ce seuil permet une grande
précision dans la régulation. Quand le piston découvre les fentes d’étranglement le débit
augmente dans la chambre supérieure, la membrane s’incurve vers le bas, la soupape
s’ouvre et le carburant se dirige vers les injecteurs jusqu’à ce que la pression différentielle se
rétablisse.
Donc égalité des pressions dans les chambres supérieure et inférieure (lorsque le piston
de commande masque les fentes d’étranglement).
Dans une injection mécanique les injecteurs débitent en même temps et en continu.
La quantité de carburant distribuée par les injecteurs reste stockée en amont de chaque
soupape d’admission, quand le volume d’air aspiré par le moteur arrive pendant le temps
d’admission rencontre le nuage de carburant engendré par turbulence, ils forment le
mélange gazeux
inflammable.
33
Figure 2.18. Thermo contact temporisé
Le thermo contact est logé dans un corps fileté, creux et fixé sur un point caractéristique de
la température du moteur. Il détermine la durée d’ouverture de l’injecteur dedépart. Cette
durée dépend du réchauffage du thermo contact par la chaleur du moteur, la température
ambiante et par le réchauffage électrique dont il dispose. Ce réchauffage est nécessaire
pour éviter le «noyage», donc il détermine la durée de mise en circuit (à –20°C, il y a
interruption après 8 secondes environ).
Quand le moteur atteint sa température de fonctionnement, le contact reste ouvert.
Il a pour rôle d’abaisser la pression de commande (0.5 bar environ) sur la tête du
piston lorsque le moteur est froid pour permettre l’enrichissement [5].
Il augmente cette pression (3.7 environ) quand le moteur peut se prendre en charge ou
quand il a atteint sa température de fonctionnement normale.
Il est monté sur le bloc moteur pour baigner dans sa température et dispose d’un
réchauffage électrique.
Le correcteur de réchauffage est constitué d’un clapet à membrane taré par un ressort et
d’un bilame au milieu d’une spirale de réchauffage.
Quand le moteur est froid le bilame comprime le ressort du clapet, et la membrane s’écarte de
façon à libérer le passage du carburant, ainsi la pression de commande diminue
pour l’enrichissement.
34
Figure 2.19. Le correcteur de réchauffage
Dés le début du démarrage le bilame est chauffé par le courant électrique et le moteur,
le bilame libère le ressort du clapet et la section de passage est rétrécie et la pression
de commande augmente le mélange est de nouveau équilibré .
2-2-4-10- Commande d’air additionnel
35
2-3- Injection électronique multi point (L-JETRONIC)
36
Le rôle du système d’admission est d’alimenter en quantité nécessaire et suffisante d’air
chaque cylindre du moteur.
2-3-3- Débitmètre d’air
La quantité d’air aspirée par le système d’admission dans le moteur est enregistrée par
le débitmètre (10) placé entre le filtre à air et le papillon à l’entrée du collecteur d’admission.
Le principe de mesure repose sur la détermination dela force exercée par le flux d’air sur
le volet sonde dont une position angulaire bien déterminée correspond à un volume d’air
bien défini, un potentiomètre, lié au volet sonde envoie à ‘l’UC un signal sous forme de
tension correspondant à l’angle d’ouverture du volet sonde, donc avec la quantité d’air
réellement aspirée.
2-3-4- Capteurs
Les conditions de marche du moteur sont surveillées par un certain nombre de sondes
qui détectent les paramètres variables du moteur.
La position depédale d’accélération est détectée par le contacteur papillon (9) qui envoie
un signal au calculateur (appareil de commande électronique «UC») pour indiquer le
ralenti, la charge partielle ou la charge maxi.
37
6. Contact de ralenti
7. Contact pleine charge
Certains véhicules sont dotés d’une autre sonde capable de surveiller le taux d’oxygène
dans les gaz d’échappement cette information une fois acquise par la centrale électronique
cette dernière réagira par un réajustement du dosage au niveau des injecteurs par
modification du temps d’injection. Cette sonde est appelée lambda (ou sonde à oxygène).
38
Figure 2.25. Sonde à oxygène.
Le type de sonde à oxygène le plus répandu est actuellement la sonde lambda dite
à électrolyte solide(ZrO2), à base dedioxyde de zirconium c’est à dire qui génère-elle
même une tension qui varie avec la quantité d’oxygène dans l’échappement.
Un autre type de sonde, dite résistive (TiO2), permet également d’évaluer l’oxygène
dans l’échappement. Le conducteur d'ions est un électrolyte solide dans la sonde. Sa
conductibilité augmente lorsque la température croît. Au passage d'un mélange pauvre à un
mélange riche, la zone limite s’appauvrit tellement en oxygène que beaucoup d'ions
d'oxygène vont vers l'électrode négative pour s'y décharger.
39
Figure 2. 26. Rampe à carburant
En s’opposant à la force constante d’un ressort de rappel, le flux d’air aspiré fait adopter
au volet sonde une position angulaire bien définie transformée par un potentiomètre en
un rapport de tensions électriques. Un temporisateur traite ce rapport de tensions dans la
centrale de commande. La sonde de température del’air aspirée détectant la variation de
densité de l’air consécutive à un changement de température, est incorporée au
débitmètre d’air. Les informations «régime» et «point injection» sont données par le
dispositif d’allumage [5].
2-3-7- Traitements des paramètres
40
Figure 2.27. Synoptique du système multi point
Des systèmes spécifiques, destinés à certains marchés (LE JETRONIC pour l’Europe
et LU JETRONIC pour les USA) ont été dérivés du L JETRONIC. Seuls des
détails différencient ces modèles du L JETRONIC.
Dans le cadre du perfectionnement du système, des centrales de commande L JETRONIC
ont également été équipées de micro-ordinateurs. Ceux-ci permettent de satisfaire
aujourd’hui comme demain aux valeurs limites d’émissions plus sévères
2-3-9- Catalyseur ou pot catalytique
41
- La catalyse étant un phénomène qui, par l'intermédiaire le catalyseur, favorise des
réactions chimiques sans participation ou combustion de ce dernier (oxydoréduction).
- Pour assurer une réaction efficace, la température du catalyseur doit être comprise entre
600 et 800 °C ; supérieure à 1000 °C, elle peut entraîner sa destruction.
Note : Il est nécessaire d'utiliser du carburant sans plomb pour éviter la dégradation
du catalyseur et de la sonde à oxygène.
Figure 2.30. Emission des polluants en fonction de la richesse du mélange après catalyse sans
catalyseur.
42
2-4- Injection mono point (MONO JETRONIC)
1. Unité d’injection
2. Sonde de température d’air
3. Potentiomètre papillon
4. mise à l’air libre
5. Actuateur ralenti
43
2-4-2- Alimentation en carburant
45
L’ampleur de l’enrichissement à pleine charge est programmée dans la centrale de
commande au niveau de la durée del’injection spécifique de chaque moteur. La centrale
de commande reçoit l’information "position du papillon" par l’intermédiaire du potentiomètre
de papillon [5].
2-4-4-6- Accélération
2-5- Conclusion
46
les stratégies de formation de mélange qui rendront opérationnelles les possibilités
ouvertes par les nouvelles technologies.
La convergence attendue des systèmes d’allumage essence nécessite de parfaire la
compréhension des mécanismes intervenant dans la formation du mélange et le
développement des organes offrant de nouvelles possibilités.
Dans l’optique d’une réduction dela taille des moteurs des contraintes dimensionnelles et
de temps de réponse importante vont se présenter aux constructeurs d’injecteurs.
Enfin, la réduction des émissions de CO2 passant par une amélioration du rendement
du moteur imposera des conditions de température et de pression encore plus contraignantes.
CHAPITRE 4.
4-1- Introduction
47
4-2- Défaillances et anomalies rencontrées sur le système d’injection
Autre problème qui peut être décelé à l’aided’un diagramme, c’est le retard. L’allumage
crée une faible crête de pression et ce, bien après le point mort haut. La puissance du
moteur diminue car le combustible n’est pas complètement brulé et il ne peut pas
transmettre la puissance. La partie la plus efficace de la course. La combustion peut se
poursuivre pendant la course de détente (postcombustion) et peut être incomplète, ce
qui amène une perte de puissance, une température élevée. L’échappement et la formation
de fumée [20].
48
Figure 4.2. Diagramme P-V et diagramme de temps d’un retard à l’injection
Le retard à l’allumage peut être causé par un injecteur défectueux, une tension excessive
du ressort de l’injecteur, une mauvaise atomisation, une viscosité trop élevée, une
mauvaise qualité de combustible, des fuites ou un mauvais calage dela pompe d’injection,
une faible ou basse pression de compression ou une alimentation insuffisante en air
comburant.
Le diagramme indicateur tracé pour un cylindre dont l’injecteur fuit peut montrer des
fluctuations de pression pendant la détente, causées par la combustion secondaire du
combustible qui fuit del’injecteur, et habituellement une ligne dedétente plus haute lors de
l’ouverture à l’échappement, ce qui nous mène à une postcombustion. Dans un tel cas,
on observera une perte de puissance, une production de fumée et une température
élevée à l’échappement.
49
Figure 4.3. Diagramme montrant le manque d’étanchéité d’un injecteur [20]
Les fluctuations de pression sont causées par l’onde de pression du combustible provenant
de la pompe d’injection, qui doit recharger l’espace laissé vacant par le combustible qui fuit
de
l’injecteur. Cela peut produire un cognement significatif. Les gaz chauds dans le
cylindre peuvent retourner vers la buse del’injecteur et former un dépôt de calamine soit
l’intérieur, soit l’extérieur de la buse, cause de la combustion des gouttelettes de combustible.
L’injecteur doit alors être remplacé et vérifié .
-Il est à noter que le fonctionnement incorrect d'un ou plusieurs injecteurs se traduit
immédiatement par des signes visibles (fumées); audibles (claquements, cognements); ou
mesurables (consommation en hausse, niveau d'huile moteur en hausse).
- La pression de tarage et la pulvérisation sont vérifiées périodiquement tous les 80 000
km environ ou après 2 000 h de fonctionnement.
51
4-3-2- Identification de l’injecteur défectueux
4-3-3- Contrôle
-Déposer les tubes hauts pression en mettant une protection sur les raccords pour éviter
la pénétration d'impuretés dans le système d'injection.
- Déposer les portes injecteurs avec les rondelles d'étanchéité et pare flammes.
Remarque
Avant de procéder au contrôle de l'injecteur sur la pompe à tarer, nettoyer
soigneusement la partie extérieure de celui-ci et plus particulièrement la buse avec
l'aiguille. Si après plusieurs contrôles il s’avère nécessaire de démonter l'injecteur, relever
tout d'abord la valeur dela pression d’ouverture (tarage).
Dans le cas où après un démontage, nettoyage et réglage, l'injecteur ne répond pas aux
spécifications du constructeur ou fabricant, remplacer celui-ci.
4-3-4- Démontage
Pour permettre le démontage aisé et rapide des porte-injecteurs à bride ou vissés dans
la culasse, utiliser un support spécifique. Exemple (A) "support pour injecteurs vissés".
-Serrer le support dans un étau et desserrer l'écrou de maintien de l'injecteur à l'aide
d'une douille spécifique correspondante (B).
-Déposer dans l'ordre suivant : l'injecteur, l'entretoise, la tige poussoir, le ressort de tarage
et la (ou les) cale (s) de réglage.
-Mettre toutes les pièces dans un bac rempli d'huile d'essai propre au fur et à mesure
du démontage.
52
Figure 4.5. Démontage de l’injecteur
Les injecteurs du type "à orifices multiples" sont montés sur les moteurs à injection
directe. Le nettoyage correct consiste à effectuer les opérations suivantes :
• Nettoyer les trous d'injection à l'aided'une aiguille de nettoyage (A).
• Examiner toutes les pièces l'une après l'autre afin dedéceler soit des signes d'usure soit
des signes de corrosion ou soit d'autres dommages.
L'aiguille doit glisser lentement vers le bas par son propre poids.
• Répéter plusieurs fois l'opération pour s'assurer dubon fonctionnement de l'injecteur.
• Dans le cas d'un léger grippage del'aiguille dans le corps remplacer l'injecteur complet.
53
Figure 4.6. Nettoyage de l’injecteur avec aiguille
54
4-3-7- Tarage et réglage des injecteurs
Cette pompe est indispensable pour le tarage des injecteurs, cette pompe est actionnée
par un levier alimenté en combustible par un petit réservoir en charge ; la pompe
comporte un manomètre gradué en bars ou en kg/cm2.
Après montage du porte injecteur sur le tube de refoulement du banc d’essai contrôler
la pression de tarage en ouvrant le robinet d’isolement du manomètre.
Lors de la remise en état d'injecteurs rodés, il faut régler la pression d'injection à la valeur
pour injecteurs neufs.
Dans la plupart des cas l'ajustage de la pression d'ouverture s'effectue par l'interposition
de cales de réglage d'une épaisseur différente. Pour information, une augmentation de
la précharge de 0,05 mm augmente la pression d'injection de 5 bars et 0.1 mm varier la
pression d'ouverture d'environ 10 bars.
- Relever la pression indiquée et comparer avec la valeur du constructeur.
55
4-3-7-2- Contrôle du jet et de la pulvérisation
Durant ces essais, le manomètre de pression doit être isolé à l'aide du robinet
d'arrêt. Ne juger la qualité de la pulvérisation que lorsque l'injecteur « répète ».
Un injecteur qui présente un jet non homogène ou mal réparti autour du téton n'est pas
à
considérer comme défectueux. (A) et (B) = cadence de pompage plus faible ou influence
du kilométrage sur l'injecteur. (C) = injecteur neuf.
- Après une pulvérisation (A) sur pompe à tarer ou sur banc d'essai, aucune gouttelette ne
doit apparaître au nez de l'injecteur, (B = Injecteur douteux, C = Injecteur en parfait état).
56
4-3-8- Diagnostic de l’injecteur
57
4-4- Réglage de la pompe d’injection en ligne sur banc d’essai
Le réglage des divers éléments de refoulement les un par rapport aux autre en ce
qui concerne la précourse identique et le même débit est effectué sur un banc d’essai pour
pompe d’injection .le contrôle et le réglage du régulateur de vitesse et du variateur d’avance
est aussi effectué sur le banc .ce dernier est équipé des dispositifs de mesure nécessaire et
leur vitesse de rotation peut être réglée a volonté .pour toutes les pompes d’injection il ya des
instructions de remise en état et d’essai de même que des valeurs d’essai qui sont
adaptée aux banc d’essai, de plus ces instructions contiennent toutes les indications
nécessaires à l’entretien et la remise en état [23].
58
4-4-2- Plage de puissance des pompes d’injection en ligne
La fonction debase de tout régulateur est la limitation de la vitesse maximale à vide, ce qui
signifie qu'il doit empêcher le moteur diesel de dépasser la vitesse maximale admissible, fixée
par le constructeur. Suivant le type, le régulateur remplit d'autres fonctions, par exemple
le maintien à une valeur constante de vitesses déterminées, telles que vitesse de ralenti, ou
de vitesses comprises dans une plage bien définie ou dans la gamme complète des vitesses
de rotation entre le ralenti et la vitesse maximale. Les diverses fonctions de régulation
imposent divers types de régulateurs:
- les régulateurs "mini-maxi" : limitent la vitesse maximale du moteur et maintiennent
la vitesse de ralenti à un niveau stable.
- les régulateurs "toutes vitesses" : ils règlent non seulement la vitesse maximale et la
vitesse de ralenti, mais également la plage de vitesses intermédiaires [24].
1. Tige de réglage
2. Fourchette d’articulation
3. Ressort de rattrapage du jeu
4. Ecrou de réglage
5. Ressort de régulation
6. Masselotte
7. Levier coudé
8. Axe mobile
9. Tête coulissante
10. Tige de guidage
11. Levier de commande
12. Levier de réglage
13. Coulisseau
14. Levier articulé
59
4-4-3-1- Démarrage du moteur
Les instructions de service du moteur indiquent quelle doit être la position de l'accélérateur
lorsque le moteur est démarré . Le sur débit nécessaire au démarrage du moteur froid et à
basse température extérieure s'obtient en appuyant à fond sur l'accélérateur. En revanche,
lorsque le moteur est chaud, le débit d'injection déterminé par la position de ralenti du
levier de commande est suffisant. Dans ce cas, l'accélérateur enfoncé à fond provoquerait
une émission de fumée inutile [24].
Pour le type "A", le banc d’essai est réglé a 100tr/min et lancer le remplissage des
venturis jusqu'à (12 à 14 cm3) pour 100 tour/min du compte cout de la pompe et si le
remplissage et inferieure à 12 cm3 en constate un épuisement des pistons de la pompe.
60
Régler le banc, s’assurer qu’à 325 tours/min du compte cout le volume du gasoil injecter
dans le venturi est de 2cm3.
En effet, les ressorts ne cèdent à la poussée de la force centrifuge que lorsque le moteur tend
à dépasser le régime limite qui lui a été imposé .
Le régulateur n'intervient donc pas entre le ralenti et la vitesse maximale. Dans cette plage,
la position de la tige de réglage (le couple moteur) n'est influencée que par le conducteur.
A la vitesse de la pompe de 500tr/min du compte cout la pompe doit s’arrête d’injecter
le gasoil partiellement pour maintenir le moteur en marche (intervenir sur la vis de réglage
du balancier d’arrêt)
61
Figure 4.15. Position de charge partielle
Cette régulation intervient dès que le moteur tend à dépasser son rythme maximum à pleine
charge .Elle peut donc survenir à pleine charge ou à charge partielle, selon la position
du levier de commande. Dès que la régulation de vitesse maximale commence à agir, la
position de la tige de réglage ne dépend plus exclusivement du conducteur, mais
également du régulateur. La course des masselottes est étudiée pour obtenir une coupure
de débit de la course de régulation de pleine charge maximale [24].
A la vitesse de 800 tours/min le volume du gasoil injecter dans les venturis est de 6
cm3 (intervenir sur lavis de pleine charge sur le régulateur).
62
4-4-3-5- Régulateur toutes vitesses
a- Charge du moteur
Si, pour une vitesse de rotation quelconque réglée par le levier de commande
(pédale d'accélérateur), on fait varier la charge qui est imposée au moteur, le régulateur
maintient le régime réglé par augmentation ou diminution du débit d'injection dans les
limites du statisme correspondant, afin d’adoucir le régime du moteur pour qu’il n’y ait
pas des changements brusque (cognement du moteur).
La coupure de vitesse maximale commence lorsque le moteur dépasse son régime maximal
de pleine charge. Les masselottes s'écartent alors, la tige de réglage se déplace dans
la direction "Stop". La vitesse maximale à vide est atteinte lorsque le moteur n'est plus
soumis à aucune charge.
Assurer la l’arrêt del’injection du carburant à 1150 tours/min du compte cout et
accélérateur dela pompe d’injection à fond, si la valeur del’arrêt est différente de celle
voulu, on règle la vis qui serve de frein a l’accélérateur de la pompe (butée de plein charge).
63
Figure 4.18. Coupure de vitesse maximale
64
4-5-2- Débit volumique instantanée injectée
En début d'injection, la pression du gasoil agit sur toute la section de l'aiguille qui se lève
donc très rapidement; ceci favorise la pulvérisation.
Le débit volumique instantané injecté Qi s'écrit selon la loi de Bernoulli:
(4.1)
=
.
où A =
√
K: coefficient spécifique de l'injecteur pour injecteurs tét
et A = 23,9 pour les injecteurs à trous.
Pi : pression du gasoil dans l'injecteur
Pc : pression dans le cylindre
ρc : masse volumique du gasoil ρc = 840 kg/
St : section de passage
(4.
∆P : chute de pression dans le cylindre pendant le temps d’admission
Δ = . .μ
2
(4.3)
3
ρair: masse volumique del’air ρair = 1.29 kg/m
μ0 : facteur de résistance des collecteurs (Formule empirique)
μ =6 + 4 . ( ) (4.4)
=6 +4 . ( )= 6
Cg : vitesse moyenne d’admission del’air
(4.5)
C = ( ) .
V
(4.6)
D : diamètre du piston
ds : diamètre dela soupape d’admission
Vp : vitesse du piston
C : course du piston
65
n : vitesse de rotation du vilebrequin
. .
= = 11.04 m/s
ΔP = . 55.33 . 6 . 10 =
.
= .
(4.7)
= 0.882 . 19.5 .
= 56.43
Durant la phase d’injection, la pression dans l’injecteur prend une valeur quidépend dela
loi de mouvement du piston de la pompe. Pour que l’injection se produise, il faut que
la pression d’injection soit supérieure à la pression de compression dans le cylindre du
moteur. Pour trouver cette différence de pression Pi -Pc on applique la relation de
Bernoulli entre les points 1et 2 :
+ — = 0 (4.8)
Comme Ui = 0, et pour tenir compte de la perte de charge entre 1et 2 (μ = 0.8) on écrit
[25]:
U = 2
La vitesse U doit etre del’ordre de 145 m/s, pour une bonne pulvérisation [25].
— = . .
— = 840 . . 10
.
— = 138 bars
= 194.43 bars
Compte tenu dela pression exigée dans le débit de l’injecteur, les orifices dument
calibrés ne sont pas vérifiés en diamètre mais en débit d’air ou d’huile a une pression de
référence.
La prédétermination des injecteurs peut se faire par des formules empiriques et les essais
sont seules juges du choix final
. +
=
. 10
(4.
(4.10)
K1 et k2 sont des constantes dont les valeurs sont données dans le tableau suivant [25] :
= 113
.
=
= ( . . )
. = 0.087 mm2
= 0.0435
.
trou = =
D’où le diamètre d’un trou
67
.
= 0.23 mm
2
=2 =
= 0.858 /s
. = 2 ( — )
(4.11)
dt le diamètre des orifices des
injecteurs, N le nombre d’orifices de
l’injecteur,
ρ c la masse volumique du combustible,
P i la pression d’injection,
Pc la pression del’enceinte (le collecteur d’admission pour l’admission indirecte, le
cylindre pour l’injection directe).
. = 0.01 kg/s
Des corrélations développées pour les moteurs diesel basées sur des mesures et la
pénétration des jets gazeux turbulents donnent la pénétration "L" d’un jet d’injecteur dans
un gaz sans écoulement en fonction du temps:
= 3.07 ( ) /
√ ( ) /
(4.13)
= . (4.1
68
70
60
=
50
300 .
40
19 .
30
=
20
10
974. 14
0
0 0.5 1 1.5 2 2.5 3
temps d'injection (ms)
Pénétration(mm)
k
Les longueurs de pénétration sont peu sensibles aux diamètres des gouttes injectées,
et avec des diamètres de gouttes d’un spray parfaitement atomis é et une durée d’injection
idéale, semble suffisant pour reproduire les bonnes longueurs depénétration.
Les dimensions principales de la pompe d’injection sont données en fonction dela quantité
du gasoil injecté par cycle
. (4.15)
Cs : consommation spécifique (Cs = 182 g/cvh) .
=
69
=
2 (4.16)
= . (4.17)
: Rendement mécanique
Ni : la puissance indiqué
= 10.2 . . 11.31 . .
= 346.13
bars) = 0.8
D’où
= 346.13 . 0.8 = 276.9 cv Et
. .
=
.
= 0.63 g/cycle
4.
=
. .h .
70
(4.19)
(4.20)
ρ: masse volumique du combustible
d : coefficient d’alimentation dela pompe d’injection 0.5 à 0.9 [25]
= 1.1 cm
Pour déterminer les valeurs moyennes du piston dans la portion de la course utile on prend en
considération la durée réelle d’injection ou (angle de calage de la pompe
d’injection), déterminée par la puissance nominale du moteur ou la durée d’injection
donnée par le vilebrequin du moteur correspond à 45º, comme le rapport de transmission
entre le moteur et la pompe d’injection est de ½ donc cette angle devient égale à 22.5º
Pour la pompe .
La durée réelle d’injection est différente de la durée d’injection donnée par l’angle
de
rotation del’arbre à came de la pompe (4.21)
16.9
4-6-4- Calcul de la vitesse moyenne du piston
=
(4.22)
= 3.76 /
Le respect des consignes lors du fonctionnement du moteur passe avant tout par une
estimation correcte de la masse d’air admise. En général, on mesure le débit volumique et
le couple (température-pression) dans la section de mesure afin d’en déduire le débit
massique. Ainsi, la mesure de la pression et de la température à l’admission, la
connaissance de la cylindrée et de la nature du mélange, puis la lecture dans les tables
contenant les valeurs du taux de remplissage permettent d’estimer la masse réellement
admise. Le débit de combustible traversant l’orifice d’injection, traduit bien le fait que
pour obtenir un débit constant pendant l’injection, la différence de pression (Pi – Pc) doit
rester constante pendant la phase d’injection. Pour les moteurs à injection directe, on peut
avantageusement mettre en avant le fait que pour augmenter la finesse de la
pulvérisation, on augmente fortement la
71
pression d’injection. Dans tous les cas, la stabilité dudébit nécessite la stabilité dela pression
d’injection pendant la phase d’injection. En termes de pulvérisation, les facteurs
qui intéressent le motoriste sont la durée de parcours et la distance parcourue par la goutte
avant son évaporation (pénétration). Cette pénétration est contrôlée au premier ordre par la
vitesse, le diamètre, température et la pression, quidéterminent le débit d’évaporation des
gouttes.
La vitesse initiale des gouttes est déterminée par la différence de pression entre le
circuit d’injection et l’enceinte, ainsi que par la géométrie de l’orifice d’injection en
prenant en considération le coefficient de perte de charge.
La pénétration est la distance parcourue par ces mêmes gouttes dans la chambre
de combustion, elle doit être telle que tout dépôt de combustible non souhaité soit évité .
La pénétration maximale est de quelques centimètres à fin de favoriser l’homogénéité
du mélange (air + carburant) pour obtenir une bonne combustion et garantir une
proportionnalité en fonction du temps d’injection. Le calcul des paramètres et aussi
nécessaire afin de déterminer le type de pompe idéale pour le moteur, ainsi que le
diamètre du piston de la pompe d’injection = 1.1 cm. On peut conclure que le type
de pompe est de taille "A" avec une vitesse moyenne du piston de 3.76 /
4-8- Conclusion
Le calcul des paramètres des jets d’un moteur V8 (BF 8L 413W) sont conditionnes
par plusieurs facteurs importants qui seront établis selon la procédure suivante :
. Etude de façon sélective et détaillé les injecteurs et leur pression d’injection
. Etude du système d’injection dela pompe
. Analyse du process de transfert de pression entre la pompe et les injecteurs
. Influence du système d’injection sur le moteur.
72
. LISTE DES SYMBOLES
. : Débit volumique instantané injecté
. : Coefficient spécifique de l'injecteur
. : Section de passage
. Pi : Pression du gasoil dans l'injecteur
. Pc : Pression dans le cylindre
. ρc : Masse volumique du combustible
. ∆P : Chute de pression dans le cylindre pendant le temps d’admission
ρair : Masse volumique del’air
. : Pression atmosphérique
. : Pression d’admission de l’air
. μ0 : Facteur de résistance des collecteurs
. Cg : Vitesse moyenne d’admission del’air
. D: Diamètre du piston
. ds : Diamètre dela soupape d’admission
. Vp : Vitesse du piston
. C: Course du piston
. n: Vitesse de rotation du vilebrequin
. : Taux de remplissage
. : Exposant poly tropique
. Ug : Vitesse des gouttes
. K1, K2 : Constantes relatives aux injecteurs
. : Diamètres du trou d’injecteur
73
. nd : Nombre d’injection du combustible par minute par cycle
. : Rendement mécanique
. Ni : Puissance indiqué
. Pmi : Pression moyenne indiquée
. i: Nombre de temps
. V: Cylindré
. Pme : Pression moyenne effective
. : Diamètre du piston de la pompe
. hp : Course du piston
. d: Coefficient d’alimentation dela pompe d’injection
. : Angle de calage dela pompe d’injection
. : Vitesse moyenne du piston dela pompe
Conclusion
Ce travail sur les systèmes d’injection m’a permis devoir l’évolution qu’à subit le moteur
à combustion interne et surtout le système d’injection. Ainsi, ça ma permis d’élargir
mes connaissances sur le système d’injection du carburant, de faire la différence ente les
systèmes d’injection utilisés dans le moteur essence et ceux du moteur diesel, de
distinguer les différents types d’injecteurs, de pompe d’injection et la compréhension
de chaque type d’injection et les principaux éléments qui influent positivement et
négativement sur la
La complexité des phénomènes de combustion diesel fait qu’il n’existe pas de chambres
de combustion parfaites. Seul un mariage de la chambre de combustion et du
système
74
d’injection, réussi sur toute la plage de fonctionnement du moteur, permet d’obtenir les
longévités, les performances, les consommations et les émissions de polluants recherchés.
BIBLIOGRAPHIE
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77
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