FICHE TECHNIQUE
I- INTRODUCTION :
BOUSSADA DJAMEL veut déposer un dossier de demande de création
« ELEVAGE DE VACHES LAITIERES ET VEAUX D’ENGRAISSEMENT »,
conformément à la législation sur les Installations Classées pour la Protection de
l’Environnement, notamment le décret exécutif n°07 – 144 du 19 mai 2007 fixant la
nomenclature des Installations Classées pour la Protection de l’Environnement.
II- LOCALISATION :
La zone d’étude se trouve dans le lieu dit SLAMAT, commune AIN LALOUI- ILOT
N° 11 SECTION 13 - WILAYA DE BOUIRA
La commune d’AIN LALOUI est soumise à un climat méditerranéen semi-aride avec un
caractère de continentalité très marqué, et un écart de température de 33°C entre les
températures du mois de janvier et celles d’aout, l’été s’étend sur 5 à 6 mois environ avec des
masses d’air chaud à partir du mois de mai.
III- PRESENTATION DU PROMOTEUR DU PROJET
1- nom de l’investisseur : BOUSSADA DJAMEL …………………………………..……
2- Type des titres justifiant la propriété ou l’usage : ….. …PROPRIETAIRE …………
3- Adresse du projet : ….. SLAMAT, commune AIN LALOUI ILOT N° 11 SECTION 13 -
WILAYA DE BOUIRA ……………………………………………………………………….
4- Surface totale: ………….. 8136.00 m2………………………………………………...
5- Superficie du projet :………….158.00 m2 ………………………………….…………
6- Nature de la demande : ………….DEMANDE DE CREATION ………..……….…
7- Type du projet : … HANGAR POUR VACHES LAITIERS ET HANGAR POUR
VEAUX D’ENGRAISSEMENT .....................................................................................
8- Emprise et gabarit des constructions existantes : … ……///……………………………
9- Autres documents juridiques ou administratifs : ………///……………………………..
10- Délai proposé pour la réalisation des travaux de construction :… ……///……………..
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IV- PRESENTATION DU BUREAU D'ETUDES
GREEN – TARGET – ENVIRONNEMENT est un bureau d’études environnemental,
spécialisé dans le secteur environnemental. Agréé par le ministère de l’environnement et des
énergies renouvelables, Notre bureau est créé et dirigé par Monsieur YOUCEF MATARI,
ingénieur en environnement
N° d’agrément : 142/ 2019
Adresse : 51 RUE SAADANI ABD ESSLAM - AIN BESSEM - BOUIRA.
Mobile : 0665 44 11 43
E-mail : matariyoucef@[Link]
V- PRESENTATION DE L’UNITE
CAPACITE DE PROJET
HANGAR A / Elevage Des Vaches Laitières 40 Vaches
HANGAR B / Elevage Des Veaux A L’engraissement 50 Animaux
Les installations objet de notre étude sont classées en troisième catégorie, rubriques 2112
conformément au décret exécutif n° 07-144 du 19/05/2007 fixant la nomenclature des
installations classées pour la protection de l’environnement.
En se basant sur les capacités d’élevage (50 veaux d’engraissement et 40 vaches laitières),
elles nécessitent une simple déclaration
N0 de la Type R.A
E.I. R.P.
rubrique Désignation de l’activité d’autorisatio (km E.D N.I
E D
n )
Bovins (Elevage, vente, transit, etc..., de)
1. Veaux de boucherie ou bovins à l’engraissement
2112 a) Plus de 200 animaux AW 1 X X
b) De 50 à 200 animaux APAPC 0.5 X X
c) Moins de 50 animaux D
2. Vaches laitières et/ou mixtes
a) Plus de 80 vaches AW 1 X X
b) De 40 à 80 vaches APAPC 0.5 X X
c) Moins de 40 vaches D
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De ce fait, le projet (ELEVAGE DE VACHES LAITIERES ET VEAUX
D’ENGRAISSEMENT) objets de la présente notice est classée par :
Le décret n° 07-144 comme suit :
Numéro de la rubrique 2210
Désignation de l’activité ELEVAGE DE VACHES LAITIERES ET
VEAUX D’ENGRAISSEMENT
Catégorie d’autorisation (APAPC)
Rayon d’affichage //
Fiche technique Oui
VI- MODE D’EXPLOITATION
A/ VACHES LAITIERES
1. Choix des races à élever
Choisir les races adaptées aux conditions de l’élevage
- Choisir la race de vache la plus performante présentant une mamelle volumineuse avec des
trayons réguliers et gros ;
- La qualité dépend aussi de l’ascendance de la vache, de son caractère propre, dont bonne
croissance dans son jeune âge, bonne constitution,
2. L’ALIMENTATION
Objectif :
Assurer d’une façon optimale la croissance du cheptel
Les besoins
L’eau
- Les besoins en eau dépendent de la température ambiante, de l’alimentation qui en ellemême
contient déjà une certaine quantité d’eau.
- Apports complémentaires d’eau de bonne qualité:
* Vache en gestation : 30 à 40 litres d’eau
* Vache allaitante : 70 à 80 l
L’énergie
·Rôles
- Nécessaire pour procurer de la chaleur au corps de l’animal
- Nécessaire pour ses mouvements
- Nécessaire pour la production de lait
Les protéines
· Rôles
- Nécessaire pour la croissance des muscles , donc de la production de la viande
- Favorise la production de lait
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· Les produits sources de protides
- Les tourteaux de : soja, arachide, coton
- Le poisson sec
- Les farines de viande et de sang
- Les fourrages (légumineuses)
L’alimentation de base
Les fourrages constituent la base de l’alimentation de la vache laitière. En complément des
herbes existantes sur les pâturages, il est nécessaire de cultiver des plantes fourragères, et
surtout en prévision de la saison sèche.
La traite
But : extraire un lait de qualité sans nuire la santé de la vache.
La traite se fait, en général, 2 fois dans la journée : le matin et le soir espacé de 12 heures
*La mise en condition de la vache
Mettre la vache en présence du veau pour se laisser traire.
- Pour inciter la descente du lait, laver les mamelons à l’eau tiède
*Les préparatifs avant la traite
- Hygiène pour celui sui fait la traite : avoir les mains propres, lavées au préalable au savon,
les ongles doivent être courtes pour éviter de blesser les mamelles te les rayons et salir le lait.
- Local ou aire de traite : endroit propre, bien éclairé, avec assez d’espace, non poussiéreux
- Matériels : un tabouret sur lequel s’assoit le traiteur, un seau métallique pour mettre le lait
(éviter le seau plastique qui risque de retenir la graisse provoquant une mauvaise odeur
*Les techniques de traite
- Après avoir laissé le veau tête pendant 1 à 2 minutes, s’asseoir sur le tabouret, poser le seau
à terre, serré entre les jambes,
- Masser vigoureusement les mamelles et les rayons en lavant la mamelle avec un linge
imprégné de désinfectant ;
- Laisser égoutter et sécher puis on élimine les premiers jets de lait, riches en microbes. Ces
opérations doivent être rapides ;
- La traite dure 7 à 10 minutes ;
- A la fin, tremper les rayons dans une solution désinfectant car le conduit reste ouvert
quelques minutes. En cas d’allaitement restreint, laisser le veau à la mère à la fin de la traite.
*Traitement du lait après la traite
- Transvaser le lait dans un récipient propre ;
- Filtrer pour enlever les impuretés.
- Mettre le récipient rempli de lait dans un endroit frais avant sa distribution.
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B/ VEAUX D’ENGRAISSEMENT
1. L’arrivée des broutards
L’arrivée des broutards est une opération délicate. Celle-ci suit un protocole rigoureux :
De l’eau est mise à disposition à volonté et permettent aux animaux de se réhydrater.
En cas de fortes chaleurs, un insecticide (pyréthrinoïde) de contact à pouvoir rémanent
de plusieurs semaines est pulvérisé sur les animaux.
Afin de prévenir contre les effets du stress liés au transport 10 g d’acide acétyle
salicylique (aspirine) sont ajoutés à l’alimentation solide.
Une solution de propylène glycol (150 g) est ajoutée à l’eau de boisson afin de
solutionner pour combattre l’état dépressif des animaux.
Les animaux boiteux, blessés, malades (toux, jetage) sont détectés.
Les bovins sont vermifugés contre les strongles et vaccinés, notamment contre le virus
syncytial.
Le brassage et le stress des animaux peuvent entraîner un développement des
coccidies. Du décoquinate est mélangé à la ration à raison de 1 mg pour 10 kg de
poids vif et ce pendant 28 jours afin de casser le cycle de la coccidie.
Surveiller les animaux est une priorité pour solutionner l’apparition des problèmes sanitaires
et alimentaires. Une détection et intervention précoces sur les animaux malades diminuent
fortement les risques de mortalité et les risques de contagion aux autres animaux. Avec une
expérience de plus de 5 ans dans l’élevage bovin, l’investisseur disposent de la capacité
pour conduire un élevage. Un plan sanitaire propre à l’élevage sera appliqué. De plus,
celui-ci sera suivi par des vétérinaires compétant.
2. La mise en lot
La constitution des lots pour la phase d’engraissement se fera en une seule fois, le même jour
(au pire en quelques heures). La composition des lots sera homogène en ce qui concerne le
poids. Afin d’éviter les risques de condensation sur le dos des animaux ceux-ci pourront être
tondus. Après le démarrage aucun autre animal ne sera introduit dans un lot et ce jusqu’au
départ des animaux pour l’abattage.
3. Le logement des taurillons et le bien-être animal
Les cases des animaux seront paillées avec de la paille provenant d’agriculteurs voisins. Elle
sera décompactée à la pailleuse. Les taurillons disposeront de paille à volonté. Les animaux
disposeront également de nourriture en permanence et l’auge aura une longueur suffisante
afin de limiter les compétitions entre les animaux.
4. alimentation et abreuvement des taurillons
4.1. Les aliments utilisés
L’alimentation est à la base des performances de l’élevage. Pour les taurillons, elle détermine
le Gain Moyen Quotidien (G.M.Q.), le pourcentage de pertes, l’indice de consommation et la
qualité de la viande. Deux éléments sont essentiels dans l’alimentation : l’énergie et les
protéines. L’énergie est apportée par les pulpes surpressées de betteraves tandis que les
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protéines sont apportées par les tourteaux de maïs, de colza et l’urée alimentaire. L’aliment
sera distribué une fois par jour, à 9h le matin. L’alimentation sera de type triphase. Elle est
donc adaptée à chaque stade physiologique des animaux. Ceci permet de réduire les rejets
azotés et phosphatés.
4.2. Stockage des aliments
Les stockages des matières premières sont les suivants :
- Pulpe de betteraves surpressées : 2 locaux de 10 m2 ,
- Tourteaux et compléments alimentaires : local de 12 m² (4 mois de stockage),
4.3. Stockage de paille
Au maximum, 100 tonnes de paille seront stockées sur le site ce qui correspond à environ 675
m3. La paille nécessaire (qui appartient aux agriculteurs voisins) est stockée en bout de
champs. Elle sera régulièrement amenée sur le site d’élevage. La surface cultivée en céréales
étant conséquente, la disponibilité de la paille sur le secteur est grande.
4.4. Consommation en eau de l’élevage
a. Quantité prélevée
Le besoin moyen d’un taurillon en engraissement est de 20 litres d’eau par jour.
Comparativement, une vache laitière consomme 130 litres par jour. La consommation du
futur élevage pour l’abreuvement des animaux peut être estimée à environ 39,5 m 3 d’eau
par jour soit 14 425 m3 d’eau par an. Il faut noter que c’est dans l’intérêt de l’éleveur d’avoir
une eau de qualité pour l’alimentation de l’élevage. En effet, une eau non potable peut avoir
des conséquences graves sur les animaux. Parmi différents critères, trois sont particulièrement
importants pour caractériser la qualité de l’eau :
La bactériologie : l’eau peut contenir des germes (virus, bactéries) qui peuvent induire
diarrhées, métrites...
Le pH et le TH (Titre Hydrométrique) : l’eau est également caractérisée par son
acidité (pH) et sa dureté (teneur en calcaire), qui ont une influence importante sur le
fonctionnement du système urinaire. Une eau avec un pH < 5.5 prédispose aux
diarrhées et aux néphrites. Un TH supérieur à 20° caractérise une eau dure, entartrant
le matériel et diminuant l’activité des désinfectants.
Les constituants chimiques : parmi les plus recherchés, les nitrates, les nitrites et le fer.
Ces produits, suivant leur teneur, peuvent avoir des conséquences sur la santé des
animaux.
b. Les moyens de prélèvement
L’eau nécessaire à l’abreuvement des animaux proviendra d’un puis situé à proximité du site.
Le réseau est muni d’un dispositif anti-retour et d’un compteur volumétrique.
5. Assainissement
Un système de drainage intérieur doit être réalisé en trois (03) systèmes d'évacuation séparés,
un
(01) pour les eaux pluviales, un (01) pour les eaux vannes et usées, un (01) autre réseau pour
l'ensemble des rejets d'Eaux usées
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La canalisation principale des eaux doit évacuer vers une fosse septique, le PH devrait être
contrôlé et neutralisé. Cette fosse doit être vidangée périodiquement par les services
compétents
6. Alimentation de l'unité en énergie électrique
L'hangar sera alimenté par le réseau de distribution public (basse tension), elle sera équipée de
prises, d'interrupteurs et de disjoncteurs.
L'unité comportera également les ouvrages électriques suivants
Installation de l'éclairage intérieur et extérieur;
Installation de prises de courant;
Un groupe électrogène de secours.
Les installations électriques dans l’établissement seront équipées de matériels et accessoires
de qualité conforme aux règles et normes en matière de sécurité
NOTE : nous recommandons une batterie de compression pour éviter la pollution du réseau
électrique
VII- PRINCIPAUX IMPACTS DU PROJET
Les principaux impacts sur l’environnement de ce projet sont résumés dans ce qui suit :
1. Vibration mécanique
Le fonctionnement de l’hangar n’apparaît pas être source de vibrations mécaniques
susceptibles d’occasionner des gênes ou de compromettre la santé ou la sécurité du voisinage.
2. Déchets solide :
Après un rappel réglementaire concernant la classification et la gestion des déchets, l’étude
recense les déchets produits et les classe en trois catégories :
Déchets non dangereux : déchets ménagers, cartons, papiers, palettes ;
Déchets dangereux : huiles usagés, bidons vides des produits de nettoyage ;
Déchets et co-produits organiques : fientes. engrais.
3. Déchets liquide :
L’établissement rejette de l’eau qui sont constitués des eaux usées de sanitaires et de
nettoyage des carcasses
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4. Bruit :
Le bruit émis par l’hangar d’élevage sera produit par des camions ainsi que les
véhicules de transport, le mouvement des véhicules eux-mêmes et le fonctionnement du
matériel mécanique, tels les condensateurs évaporatifs.
Pendant l’exploitation, les bruits imputables aux camions ne sont pas susceptibles d’être
perçues au-delà du bruit de fond du système routier environnant.
Les impacts sonores seront donc faibles et locales.
5. Radiation, chaleur, fumées :
Les hangars d’élevage n’engendre aucun impact
6. Emissions atmosphériques :
Gaz de combustion de groupe électrogène
Gaz de combustion des véhicules routiers : Les trafics routiers induits par
l’activité sont générateurs de gaz de combustion potentiellement polluants.
7. Odeurs
Les déchets solides sus cités, les fientes en particulier, génèrent des mauvaises odeurs.
Des odeurs fugitives peuvent s’échapper au moment de l’ouverture occasionnelle des
portes. Enfin, comme dans tout milieu qui abrite des animaux, les odeurs dégagées
seront minimales.
Aucune autre source d’odeurs importante n’est donc prévue.
8) Impacts économiques :
Renforcement du marché en viandes rouges et lait, engrais organique
Création des postes de travail,
Développement du secteur avicole.
On peut conclure que l’exploitation de cet établissement a un effet positif sur l’économie de la
région.
APPRECIATION RECAPITULATIVE DE L’IMPACT SUR L’ENVIRONNEMENT
Afin d’évaluer l’ensemble des impacts du projet sur l’environnement, nous avons établi une
matrice des impacts. Les chiffres 0, 1, 2, 3 et 4 donneront l’intensité de l’impact comme suit :
Au cours de la phase d’exploitation
Sources
Air Eau Sol Faune Flore Homme Paysage
des impacts
Transport 2 0 2 2 2 3 1
Rejets liquides 0 3 0 0 0 3 0
Déchets solides 3 3 0 0 0 3 4
Bruits 0 0 0 0 0 3 0
Atmosphérique 3 1 0 1 1 3 0
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CONCLUSION
Les impacts négatifs sur l’environnement engendrés par cette activité sont
faibles, et seront presque nuls si les méthodes et les techniques d’atténuation
seront respectées durant la période de l’exploitation.
Aussi qu’on pourra avoir des moyens de prévention pour éviter les risques liés
aux différents polluants.
Cette prévention est subordonnée par :
L’observation stricte des normes de prophylaxie sanitaire et médicale.
Le contrôle de la qualité d’eau (pour éviter les maladies à transmission
hydrique).
Les fientes sèches devront faire l’objet d’un traitement pour leur
utilisation dans l’agriculture comme fertilisants.
Le contrôle du microclimat pour les bâtiments afin d’éliminer les odeurs
(gaz carbonique + ammoniac).
Respecter toutes instructions ou consignes émanant de tous les comités de suivi
de l’environnement et autres en relation avec l’activité du projet (DSA ; APC ;
Hydraulique ; ADE ; Santé,….etc.)
Le BET GREEN TARGET
Fait le 21/01/2024 a AIN BESSEM
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