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DSP 01 Rofsis

Le document présente le règlement sur l'organisation et le fonctionnement du service d'incendie et de secours (ROFSIS) de la Brigade Nationale de Sapeurs-Pompiers du Burkina Faso. Il détaille la structure organisationnelle, les responsabilités des différents échelons, ainsi que les procédures à suivre lors des interventions. Les missions et le bon déroulement des opérations de secours sont soulignés comme essentiels pour la protection des vies et des biens.

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DSP 01 Rofsis

Le document présente le règlement sur l'organisation et le fonctionnement du service d'incendie et de secours (ROFSIS) de la Brigade Nationale de Sapeurs-Pompiers du Burkina Faso. Il détaille la structure organisationnelle, les responsabilités des différents échelons, ainsi que les procédures à suivre lors des interventions. Les missions et le bon déroulement des opérations de secours sont soulignés comme essentiels pour la protection des vies et des biens.

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BRIGADE NATIONALE

DE SAPEURS - POMPIERS
DSP 01

REGLEMENT SUR L’ORGANISATION ET LE


FONCTIONNEMENT DU SERVICE
D’INCENDIE ET DE SECOURS
(ROFSIS)

EDITION 2025
SOMMAIRE

PREAMBULE

ORGANISATION GENERALE DES SECOURS

1. Généralités
2. Responsabilités, commandement des opérations de secours
3. Différents services
1ère PARTIE
TITRE I

ORGANISATION DE LA GARDE D’INCENDIE

1. Composition de la garde d’incendie


2. Les secours de première intervention
3. Armement des centres de secours
4. Désignation des secours à faire partir
5. Liaisons

1ère PARTIE

TITRE II

ROLE DES DIFFERENTS ECHELONS ET PROCEDURES

1. Les personnels de garde au BOT


2. Processus général de départ des secours
3. Le service de jour
4. Le chef de garde
5. L’officier de permanence (Officier de garde compagnie)
6. L’officier de garde groupement
7. L’officier PC groupement
8. L’officier de garde Etat-major
9. Les officiers de garde technique
10. Le Sapeur-pompier isolé

2ème PARTIE

LES OPERATIONS

TITRE I

DEVOIRS GENERAUX ET ROLES SUR LES LIEUX D’INTERVENTION

1. Responsabilités et anticipation
2. Devoirs des personnels

3. Le poste de commandement (PC)

1
TITRE II – EXTINCTION DES INCENDIES

Chapitre 1 : Principes généraux


I. Principe de la manœuvre
II. Types d’incendies
III. Agents, procédés et moyens d’extinction
IV. Moyens de protection
V. Les accidents thermiques
1. L’explosion de fumée
2. L’embrasement généralisé éclair (EGE)
VI. Précautions à prendre au cours des incendies
1. Eclairage
2. Respiration
3. Cheminement
4. Electricité
5. Gaz
6. Risques technologiques
VII. Marche générale des opérations (M.G.O)
1. La reconnaissance
2. Les sauvetages
3. Les établissements
4. La ventilation
5. L’attaque
6. La protection
7. Le dégarnissage et déblai
8. La surveillance

Chapitre 2 : Feux de contenants ou de bâtiments


Fiche 1: Locaux d’habitation
Fiche 2: Espaces clos (cave, sous-sol, etc...)
Fiche 3: Etablissement recevant du public (ERP)
Fiche 4: les feux verticaux
Fiche 5: Les feux en toiture
Fiche 6: Chaufferie au mazout
Fiche 7: Les feux d’éléments de construction
Fiche 8: Les Grands feux

Chapitre 3 : Feu de contenus ou de produits


Fiche 1: Feux de classe « A » - feux secs
Fiche 2: Feux de classe « B » - feux gras
Fiche 3 : Feux de classe « C » - feux de gaz
Fiche 4 : Feux de classe « D » - feux de métaux
Fiche 5 : Feux de classe « F » - feux de friteuse
Fiche 6 : Feux chimiques
Fiche 7 : Feux de matières plastiques
Fiche 8 : Feux de Pesticides

Chapitre 4 : Les Feux divers


Fiche 1 : les feux de personne – installation provisoires et mobiles – dépôt d’ordures -
décharges publiques et déchets industriels

2
Fiche 2 : Les feux de moyens de transport
Fiche 3 : les feux d’espaces naturels : forets – taillis – brousse – récoltes

TITRE III

OPERATIONS LIEES AUX PERSONNES

Fiche 1 : sauvetages - mises en sécurité - secours à victimes


Fiche 2 : Sauvetage, mise en sécurité dans les incendies
Fiche 3 : Sauvetage, mise en sécurité hors des incendies
Fiche 4 : Personne bloquée en hauteur
Fiche 5 : Accidents liés aux ascenseurs
Fiche 6 : Accidents de véhicule
Fiche 7 : Personnes tombée dans l’eau
Fiche 8 : secours à victimes

TITRE IV

OPERATIONS PARTICULIERES

Principes généraux

Fiche 1 : Risques d’explosion


Fiche 2 : Risques électriques
Fiche 3 : Risques NRBC
Fiche 4 : Risques Manœuvres de force

ANNEXES

ANNEXE I : LES MESSAGES

ANNEXE II : DOCUMENTS DU SERVICE D’INCENDIE

ANNEXE III : CIRCULATION DES VEHICULES D’INCENDIE

ANNEXE IV : OPERATIONS A EFFECTUER AU RETOUR DES INTERVENTIONS

ANNEXE V : PERMANENCE DES SECOURS – RELEVES

ANNEXE VI : REQUISITIONS

ANNEXE VII : CONDUITE A TENIR EN CAS DE DECES D’UNE VICTIME

ANNEXE VIII : GLOSSAIRE

3
AVERTISSEMENT

La 1ère partie du ROFSIS traite :

- de l’organisation de la garde d’incendie et principalement de la désignation des


moyens de secours à faire partir lors des demandes ;

- du rôle et des missions dévolus à chaque niveau de responsabilité pour assurer le


bon fonctionnement du service d’incendie.

Les missions confiées à chaque gradé sont le garant du bon déroulement des
opérations de secours.

Aussi, il est impératif que les rôles définis dans cette première partie soient
parfaitement assimilés et mis en application dans les missions quotidiennes ayant trait
au service d’incendie.

La 2ème partie du ROFSIS définit :

La conduite à adopter en face des situations opérationnelles de tous ordres et qui sont
le lot quotidien des sapeurs-pompiers.

La conduite de ces opérations demande un respect scrupuleux des procédures afin


d’éviter au maximum les risques d’incidents ou d’accidents.

PREAMBULE

4
ORGANISATION GENERALE DES SECOURS

1. GENERALITES

Au Burkina Faso, le service d’incendie et de secours est assuré, en général, par la Brigade
Nationale de Sapeurs-Pompiers.

Grande unité militaire des forces armées nationales appartenant à l’arme du génie, la
Brigade Nationale de Sapeurs-Pompiers est mise à la disposition du ministère de
l’administration territoriale pour emploi dans le cadre de la sauvegarde des vies et de la
protection des biens contre les incendies, sinistres et catastrophes de toute nature sur
l’ensemble du pays. Elle a pour devise « Sauver ou Périr ».

Les localités sont défendues par un ou plusieurs centres de secours (CS). Le personnel et le
matériel qui leurs sont affectés sont déterminés selon l’importance et la nature des risques
présents.

Pour l’exercice du commandement et de l’administration, les centres de secours sont


groupés en compagnies (une par province défendue) ; les compagnies forment les
groupements d’incendie (un par région). Ces groupements forment la Brigade Nationale de
Sapeurs-pompiers dont l’état-major est basé à OUAGADOUGOU.

Au plan opérationnel, nonobstant les limites définies, ces formations (Centres de secours,
compagnies et groupements) s’appuient réciproquement.

Un centre de secours est en principe doté d’un ou de deux engins pompes (EP), d’un ou de
deux véhicules de secours et d’assistance aux victimes (VSAV), d’une échelle (E) et d’un
véhicule d’interventions diverses (VID). Selon les risques, on peut y adjoindre d’autres
engins spéciaux : camion-citerne d’incendie, camion d’accompagnement, camionnette de
désincarcération, etc.

Des moyens d’avertissement divers, publics ou privés, permettent d’alerter les centres de
secours intéressés.

Les manifestations qui présentent des risques particuliers (grandes manifestations, réunions
sportives ) justifient la mise en place de détachements provisoires intégrés ou pas dans des
dispositifs prévisionnels de secours (DPS).

En cas d’événement majeur ou d’intervention de longue durée (inondation, effondrement,


attentat, etc.), les unités d’incendie peuvent être renforcées par les effectifs des écoles et
centres de formation militaires, dans les conditions définies par le commandement.

Les sapeurs-pompiers, appelés à pénétrer dans des lieux privés en l’absence des occupants,
doivent faire appel aux services de Police ou de Gendarmerie. De la même manière, ne
pouvant pas toujours assurer leur propre sécurité au cours des interventions, ils doivent
solliciter ces mêmes services pour assurer leur protection lorsqu’ils sont menacés. Le chef
d’agrès intégrera ces services dans sa demande de moyens.

5
NB : Lorsque l’on redoute un risque d’agression ou d’attaque dans une zone
d’intervention, le commandant de compagnie prendra toutes les dispositions, en
coordination avec les autres Forces de Défenses et de Sécurité (FDS), pour assurer la
protection des intervenants et la sauvegarde des moyens engagés.

2. RESPONSABILITES, COMMANDEMENT DES OPERATIONS DE SECOURS

La responsabilité de l’intervention incombe exclusivement au chef présent sur place


appartenant à la chaîne de commandement opérationnel des sapeurs-pompiers le plus ancien
dans le grade le plus élevé. (Centre de secours du PC de Cie, de l’état-major groupement, de
l’état-major de la brigade).

Lorsqu’un chef tel que défini ci-dessus, fait connaître sa décision de prendre le
commandement de l’intervention, il devient commandant des opérations de secours (COS).

En raison de la grande variété des cas pour lesquels les secours de la brigade peuvent être
sollicités, ainsi que des évolutions scientifiques, techniques et technologiques qui tendent à
multiplier les situations nouvelles et souvent délicates ou sensibles, le commandant des
opérations de secours peut se trouver confronté à des problèmes qui ne sont pas abordés
dans le présent règlement.

Dans cette hypothèse, seul juge des premières mesures à adopter, il fait appel à ses
connaissances théoriques, son bon sens et son expérience. La prudence doit guider ses
initiatives. Il a à sa disposition des liaisons radio ou téléphoniques lui permettant d’entrer en
contact direct avec les différents échelons opérationnels hiérarchiques pour :

- renseigner ;
- exprimer des besoins en informations techniques ;
- demander des moyens spécifiques.

Il ne doit pas hésiter, chaque fois que cela est possible, à prendre l’avis des
techniciens de l’établissement ou des personnes de l’art.

3. DIFFERENTS SERVICES

Les services se rapportant directement au service d’incendie et de secours sont :


- la garde d’incendie et de secours ;
- le service de représentation ;
- le service des rondes ;
- les visites et épreuves.

Le chef de centre règle le service à fournir par le personnel concerné et le soumet à


l’approbation du commandant de compagnie.

6
1ère PARTIE

TITRE I

ORGANISATION DE LA GARDE D’INCENDIE

1. COMPOSITION DE LA GARDE D’INCENDIE

La garde d’incendie et de secours est constituée par l’ensemble du personnel désigné par
périodes de 24 heures accolées ou non, dans la limite de 72 heures consécutives, pour
honorer les demandes de secours.

Au niveau du centre de secours, la garde d’incendie comprend :

- un chef de garde, officier ou sous-officier titulaire au moins du Brevet Technique N°1


(BT1) au PC de Cie et un sous-officier au centre de secours secondaire ;
- le personnel équipant les engins en service ;
- le personnel du bureau des opérations et des transmissions (B.O.T) ;
- le personnel du service de jour.

Au niveau de la compagnie, la permanence est assurée en principe par un officier,


exceptionnellement elle peut être assurée par un sous-officier supérieur sur autorisation du
commandant de compagnie.
La prise de service a lieu à l’heure fixée par le commandement.

A l’état-major du groupement, le commandant du groupement assure le fonctionnement du


service d’incendie dans son secteur de compétence.
La garde comprend :

- Un officier de garde groupement titulaire du brevet COS ou habilité par le commandant


BNSP sur proposition du commandant de groupement ;
- Un officier Poste de Commandement groupement ;
- Le personnel du Bureau de Coordination des Opérations et des Transmissions
(BCOT) ;
- Le personnel du PC (gradé secrétaire, sapeur de liaison, conducteur).

A l’état-major de la brigade, la garde comprend :

- Un officier de garde (Un Directeur sapeur-pompier),


- Un officier poste de commandement
- des officiers techniques (DEP, DEL, DI, DAF),
- Le personnel du Centre de Coordination des Opérations et des Transmissions (CCOT) ;
- le personnel du PC (Sapeur de liaison, gradé secrétaire, conducteur).

7
2. LES SECOURS DE PREMIERE INTERVENTION

Les équipages des engins de première intervention sont constitués comme suit :
- équipage à 2 : E, VID, CSL, BPSM
- équipage à 4 : VSAV
- équipage à 5
Engins Pompes (EP)
- équipage à 8

o un engin pompe équipé de 5 personnels est appelé Premier secours (PS),


o un engin pompe équipé de 8 personnels est appelé Fourgon (F).

3. ARMEMENT DES CENTRES DE SECOURS

Le centre de secours est en principe équipé d’un ou de deux engins pompe (EP), d’un ou de
deux véhicules de secours et d’Assistance aux victimes (VSAV), d’un véhicule
d’interventions diverses (V I D), et d’une échelle (E).

3.1. DETACHEMENTS PRE-CONSTITUES

3.1.1. Départs de première intervention

Ils sont constitués selon le cas, par :


- un départ normal (deux engins pompes plus une échelle si le CS en est doté) ;
- un engin pompe seul ;
- un Véhicule de Secours et d’Assistance aux Victimes (VSAV) ;
- un Véhicule d’Interventions Diverses (VID) ;
- un Binôme de Premiers Secours à Moto (BPSM).

Le départ normal est commandé par un chef de garde (BT1/SP). Dans le cas contraire, ce qui
doit rester exceptionnel, l’officier de permanence part dès le départ des secours.

3.1.2. Départ pour nombreux appels (05 appels et plus) ou pour complément
d’anticipation (moins de 05 appels, mais appréciation de sinistre important).

Le BOT fait partir les engins de renforcement. Après avoir pris contact avec l’officier de
permanence, il prévient la police.

3.1.3. Départ pour établissement répertorié (ETARE)

Il comprend un départ normal, éventuellement renforcé par les engins prévus pour cet
établissement et le Véhicule de Liaison Radio (VLR).

3.2. DETACHEMENTS A LA DEMANDE

Constitués selon les cas de moyens hydrauliques ou spéciaux, de personnels, ils peuvent être
demandés par le COS, le chef de garde, l’officier de permanence sous la forme suivante :
« Je demande rendu pour telle heure, à telle adresse, tel matériel et/ou tel personnel
avec tel encadrement ».

8
Des détachements peuvent être envoyés sur tout le territoire national pour :
- Cataclysme ;
- missions particulières.

3.2.1. Demande d’engin pompe en renfort

Lors d’une demande d’engin pompe en renfort sur un feu, le BOT envoie systématiquement
l’engin pompe le plus puissant (dans l’ordre Fourgon, PS,) du CS le plus proche du lieu de
l’intervention.

3.2.2. Renforcement temporaire d’un centre de secours.

En cas d’intervention importante, d’indisponibilité de longue durée risquant de priver de


secours une zone, un ou plusieurs engins provenant d’un autre CS ou d’une autre
compagnie peuvent être envoyés dans le CS démuni pour y assurer la couverture
opérationnelle.

3.2.3. Détachement sur préavis.

Le préavis a pour but de préparer à l’éventualité de l’engagement d’un certain nombre de


moyens prévus.

Dès la réception du préavis, le sergent de jour et les chefs d’agrès concernés, prévenus par
le stationnaire, se rendent au BOT, prennent connaissance de la mission qui peut leur être
éventuellement donnée et des documents qui peuvent favoriser son exécution.

L’ordre de mise en préavis est suivi :

- soit d’un ordre de départ,


- soit, dès que les circonstances le permettent, d’un ordre de fin de préavis.

Les moyens en préavis sont immobilisés dans leur CS jusqu'à l’ordre de départ ou la fin de
préavis.

En cas de demande de secours à une adresse située à proximité immédiate du CS, le chef de
garde peut faire intervenir les secours. Il en rend compte au BOT de la compagnie qui place
un autre engin en préavis.

3.3. DETACHEMENT PRE-POSITIONNE

Dans le cadre des grandes manifestations, des détachements pré-positionnés sont mis en
place sous l’autorité de l’officier de permanence.

Ces détachements peuvent s’inscrire dans des dispositifs plus importants que sont les
dispositifs prévisionnels de secours (DPS) incluant également les organismes associatifs, les
moyens médicaux éventuels, ainsi que les forces de Police et/ou de Gendarmerie.

9
Lors de ces différentes missions, les chefs d’agrès ou de détachement se conforment aux
règlements en vigueur et appliquent les prescriptions de l’ordre d’opération ou les consignes
particulières établies.

Ces détachements sont composés :

- à la demande ;
- sur ordre du commandement ;
- en fonction de la nature de la prestation.

Dans tous les cas, pour toute opération effectuée par le détachement, un rapport
d’intervention est établi par le chef d’agrès ou de détachement s’il intervient seul.

10
4. DESIGNATION DES SECOURS A FAIRE PARTIR
GRILLE DE DEPART DES SECOURS
LIBELLE MOYENS A FAIRE PARTIR OBSERVATIONS
APPEL : FEU (Code 1 )
Feu de . . . DN
Feu sans indication DN
Fuite de gaz enflammée DN
Explosion suivie de feu DN + VSAV OP + POLICE
Feu dans une entreprise DN + VSAV OP + POLICE
Feu dans un ERP DN + VSAV OP + POLICE
Feu de plusieurs habitations DN + VSAV OP + POLICE
(maisons, appartements, cases,)
Appel douteux EP
Feu d’espace naturel
(broussailles, brousse, taillis, EP
bosquet, forêt, etc.)
Feu de poubelle sur VP EP
Feu sur échangeur routier DN + VSAV + BPSM POLICE OU
GENDARMERIE
POLICE OU
Feu de véhicule EP
GENDARMERIE
POLICE OU
Feu de camion EP
GENDARMERIE
POLICE OU
Feu hors agglomération EP GENDARMERIE

APPEL : ACCIDENT DE CIRCULATION (CODE 2 )

VSAV + BPSM POLICE OU


Piéton renversé
(Si le CS en est doté) GENDARMERIE

VSAV + BPSM POLICE OU


Motard, cycliste renversé
(Si le CS en est doté) GENDARMERIE
Accident grave (plusieurs VSAV + EP + BPSM OP + POLICE OU
victimes) (Si le CS en est doté) GENDARMERIE
Accident de transport en commun VSAV + EP + Lot de OP + POLICE OU

11
désincarcération + BPSM GENDARMERIE
(Si le CS en est doté)
VSAV + EP + lot de OP + POLICE OU
Accident avec victime incarcérée désincarcération + BPSM GENDARMERIE
(Si le CS en est doté)
VSAV + EP + lot de OP + POLICE OU
Accident hors agglomération désincarcération + BPSM GENDARMERIE
(Si le CS en est doté)
APPEL : SECOURS A VICTIME (CODE 3 )
Personne blessée, morsure
VSAV
d’animaux
personne brûlée VSAV
Personne prise de malaise,
VSAV
malade,
POLICE OU
Tentative de suicide VSAV
GENDARMERIE
POLICE OU
Personne intoxiquée VSAV
GENDARMERIE
Femme en couche VSAV
Evacuation sanitaire VSAV
Personne tombée (notion de VSAV + BPSM (Si le CS en est POLICE OU
hauteur) doté) GENDARMERIE
POLICE OU
Personne en danger immédiat VSAV et/ou EP
GENDARMERIE
Personne menaçant de se jeter POLICE OU
DN + VSAV
dans le vide GENDARMERIE
POLICE OU
EP + Valise Electro Secours +
Personne électrocutée GENDARMERIE
VSAV
+ SONABEL
OP + POLICE OU
Personne pendue VSAV + EP
GENDARMERIE
Personne coincée par une cabine VSAV + EP + LOT DE
OP
d’ascenseur DESINCARCERATION

POLICE OU
Personne ensevelie VSAV + EP
GENDARMERIE

Personne noyée en plan ou cours OP + POLICE OU


VSAV + EP + CSL
d’eau GENDARMERIE

12
APPEL : SECOURS A VICTIME (code 3 ) suite

OP + POLICE OU
Cadavre en plan ou cours d’eau EP + CSL
GENDARMERIE
Personne tombée dans un puits, une
EP + VSAV
fosse, une excavation

VSAV + EP + lot de OP + POLICE OU


Personne sous un train
désincarcération GENDARMERIE
Ouverture de porte avec victime à POLICE OU
EP + VSAV
l’intérieur GENDARMERIE
APPEL : ASSISTANCE A PERSONNE (code 4 )
Brancardage VSAV ou EP
Ouverture de porte avec aliments
EP
sur le feu
Personne bloquée dans une
EP
cabine d’ascenseur
Personne enfermée dans un local VID ou EP

Maîtrise d’un forcené, d’un OP


aliéné armé, arrestation d’un EP Sur réquisition
malfaiteur judiciaire
APPEL : FAITS D’ANIMAUX (code 5 )
Essaims d’abeilles, nids de Environnement
VID ou EP
guêpes.
Animal en difficulté VID ou EP (si gros ou dangereux) Environnement
Capture d’animaux VID ou EP (si gros ou dangereux)
INTERVENTIONS CONCERNANT L’EAU, LE GAZ, L’ELECTRICITE (code 6 )
Fuite d’eau VID ou EP ONEA
EP ou MOTOPOMPE +
Inondation importante OP
ASSIMILES
DETECTEUR
Fuite de gaz EP
MULTI-GAZ
Gaz nocif dans un local EP
Fuite d’essence dans un local EP
Court-circuit EP SONABEL
Fils électriques tombés sur la VP EP + VALISE ELECTRO SONABEL

13
SECOURS
APPEL : PROTECTION DES BIENS (code 7 )
Matériaux menaçants de chuter VID ou EP
Hydrocarbures sur la VP EP
Produits dangereux sur la VP EP
Fuite d’essence sur un véhicule EP
Eboulement, effondrement EP + VSAV
Arbre menaçant de tomber, ou
EP ou VID POLICE + VOIRIE
tombé sur la VP
Objet entravant la chaussée EP POLICE + VOIRIE
Chaudière surchauffée EP
Fuite sur camion-citerne ou wagon OP + POLICE ou
DN
citerne GENDARMERIE
Explosion non suivie de feu DN
APPEL : POLLUTION (code 8 )
POLICE ou
Pollution sur plan ou cours d’eau EP + CSL GENDARMERIE +
environnement
Intervention à caractère Radiologique OP + Unité
DN
ou Chimique Spécialisée + ARSN

APPEL : RECONNAISSANCES OU RECHERCHES (code 9 )


Recherche d’objet VID ou EP
Bruit suspect VID ou EP
Personne ne répondant pas aux POLICE OU
EP + VSAV
appels GENDARMERIE
Odeur suspecte EP ou VID
Fumée suspecte EP
Lueur suspecte EP ou VID
Engin explosif, OP + POLICE OU
EP
Objet suspect GENDARMERIE

NB : Ce tableau fait apparaître le volume des secours à faire partir par les stationnaires des
BOT. Des consignes spéciales définissant les moyens et la forme des détachements peuvent

14
être notifiées par le commandant de compagnie suivant les besoins. En cas d’absence du
VID par exemple, ce véhicule devra être remplacé par un engin pompe.

Pour toute intervention chez une autorité politique, administrative, militaire, consulaire, faire
partir l’officier de permanence.

Ne pas hésiter à faire appel aux différents services publics et privés compétents. (ONEA,
SONABEL, ONATEL, GENIE, LNBTP, Pompiers Aéroport, etc ).

Cette liste n’étant pas limitative, le chef de garde ou l’officier de permanence conserve
l’initiative pour toute demande de secours non prévue ci-dessus.

De nuit, le chef d’agrès a toute latitude en fonction du motif de départ, de prendre du matériel
d’éclairage.

Pour toute intervention importante ou ayant un caractère exceptionnel, prévenir le


commandant de compagnie.

Les forces de l’ordre à faire partir en intervention sont :

- La police lorsque l’intervention se situe en ville,


- La gendarmerie lorsque l’intervention se situe hors de la ville ou concerne un militaire,
du matériel militaire, ou un domaine militaire en ville ou en campagne.

5. LIAISONS

Pour les transmissions des ordres de départs, le stationnaire, selon la situation dans laquelle il
se trouve, peut utiliser les moyens suivants :
- Le réseau téléphonique urbain ;
- Le réseau téléphonique mobile ;
- Le réseau radio.

Sur intervention, les messages sont transmis essentiellement par radio ou à défaut par
téléphone.
La situation des engins (sorties, rentrées, indisponibilités, etc.) est transmise par téléphone ou
radio aux CS voisins.

15
1ère PARTIE

TITRE II

ROLE DES DIFFERENTS ECHELONS ET PROCEDURES

Les moyens de secours sont alertés, dans les centres de secours par le Bureau des
Opérations et des Transmissions (BOT).

Le stationnaire du BOT territorialement compétent :

- alerte les moyens prévus, éventuellement complétés par ceux des CS voisins ;
- procède à la mise en préavis des moyens prévus pour ETARE ou renforcement ;
- le stationnaire du PC de compagnie vérifie l’action des stationnaires des autres CS de
sa compagnie.

1. LES PERSONNELS DE GARDE AU BOT

1.1. SERVICE DE GARDE

Le service des BOT est assuré par le personnel suivant :


- de jour : le stationnaire et un sapeur de liaison ;
- de nuit : le stationnaire, un chef d’équipe, et un sapeur de liaison (veillées).

Ces personnels font partie de la garde d’incendie. Les veillées sont réparties en 03 périodes :

- de 21H00 à 00H00 : un chef d’équipe ou un sapeur de la garde ;


- de 00H00 à 03H00 : le sapeur de liaison ;
- de 03H00 au réveil : le stationnaire.

La prise de service ou de veillée est inscrite sur le cahier de messages téléphonés sous la
forme suivante :

<< 7 h 30 - Caporal X stationnaire >> ;


ou << 12 h 00 - Sapeur X de relève >> ;
ou << 21 h 00 - Sapeur X de veillée >>.

1.2. LE STATIONNAIRE

Le stationnaire est responsable du bon fonctionnement du service attaché aux


communications.

16
En prenant sa fonction, le stationnaire :

- inscrit son nom sur tous les cahiers dont il a la charge ;


- prend en compte le matériel et l’ensemble de la documentation réglementaire du
BOT ;
- vérifie l’état des engins en service ou indisponibles sur le tableau ;
- affiche les noms des chefs de garde et de l’officier de permanence ;
- prend connaissance des consignes générales et des consignes particulières laissées
par son prédécesseur ;
- vérifie l’heure de la pendule du BOT, au besoin la rectifie ;
- s’assure de la présence et du bon fonctionnement des postes radio et des chargeurs.

En permanence il :

- assure l’écoute radio sur le canal attribué ;


- reste en relation permanente avec le sergent de jour à qui il remet ou fait remettre tous
les messages qui lui parviennent et rend compte de tous les événements ;
- signale tout dérangement de ligne ou anomalie au sergent de jour et au chef de service
des transmissions ;
- s’assure de l’instruction des auxiliaires et sapeurs de liaisons et la complète si
nécessaire ;
- fait régner en permanence l’ordre et le silence dans le B O T où il ne tolère ni tabac, ni
boisson, ni nourriture, ni aucune présence étrangère ;
- veille à la propreté du BOT ;
- fait preuve de la plus grande correction et veille à ce que les auxiliaires et les sapeurs
de liaison fassent de même ;
- se présente systématiquement lors de chaque communication, selon les formes
suivantes :

 s’il s’agit du réseau téléphonique militaire ou interne :


« Caporal X stationnaire j’écoute »

 s’il s’agit d’une ligne urbaine :


« les pompiers de telle localité, j’écoute »

 s’il s’agit de la ligne 18 : « les pompiers de telle localité, j’écoute »

Lors des demandes de secours et lorsque cela est nécessaire, le stationnaire rassure le
demandeur et éventuellement lui donne des conseils, prend l’adresse du sinistre, le N° de
contre appel et précise avant de raccrocher : « Nous arrivons ».

Dans la transmission, la retransmission ou l’inscription des messages, le stationnaire :

- respecte les règles de procédure « radio et téléphonique » ;


- retransmet ou enregistre les textes intégralement ;
- note les heures avec la plus grande précision.

17
Le stationnaire connaît le secteur d’intervention de son CS : artères, limites, établissements
répertoriés (ETARE), points particuliers. Il doit connaître parfaitement le présent règlement,
qu’il exécute à la lettre en ce qui le concerne.
En quittant son service, il fait signer les documents au chef de garde descendant.

1.3. LE SAPEUR DE LIAISON

Il est l’auxiliaire du stationnaire. S’il reçoit un appel ou un ordre de départ pendant sa relève,
il actionne la sonnerie de feu et il inscrit les renseignements. Le stationnaire rejoint le BOT si
l’engin du sapeur de liaison (SDL) doit intervenir.

Pendant ses veillées, le sapeur de liaison se familiarise à l’emploi de la documentation


réglementaire et s’applique à en connaître le contenu.

2. PROCESSUS GENERAL DE DEPART DES SECOURS.

En règle générale, les départs des secours sont provoqués de manières suivantes :
- le stationnaire reçoit un ORDRE DE DEPART du CCOT ;
- le stationnaire reçoit un ORDRE DE DEPART d’un CS voisin ;
- le stationnaire reçoit directement une DEMANDE DE SECOURS (téléphone urbain,
téléphone mobile, ligne directe, appel verbal, appel radio, etc.).

- s’il s’agit d’un téléphone, il prend le numéro de téléphone du demandeur et


l’adresse précise ;
- s’il s’agit d’un appel verbal, il prend l’identité, le numéro de téléphone et l’adresse
du demandeur.

Dans tous les cas, le stationnaire sonne la sortie de secours après avoir consulté la grille des
départs et la liste des établissements répertoriés.

Si un ou des engins sont absents du CS mais disponibles en écoute radio :


Le stationnaire fait partir en prenant contact avec le ou les chefs d’agrès et donne l’ordre de
départ sous la forme : « rendez-vous pour tel motif telle adresse », puis lorsque le chef
d’agrès a collationné le motif et l’adresse il répond : « correct, vous partez à (Groupe
horaire) ».

Remarque importante :

Lors des nombreuses demandes de secours provoquées par : grand vent, orage, inondation
importante etc., le stationnaire doit prévenir le demandeur que les secours lui seront envoyés
dès que cela sera possible.

2.1. DEPARTS DES SECOURS – CAS PARTICULIERS

2.1.1. INTERVENTIONS RENCONTREES PAR UN ENGIN DISPONIBLE DOTE DE


TELEPHONE OU EQUIPE DE RADIO.

Alerté par un message radio ou téléphonique, le stationnaire prend en compte l’intervention


sur son cahier de départ des secours et applique les procédures.

18
Secours médicaux :
Pour tous les types d’appels entraînant le départ d’un engin pompe et laissant entrevoir la
possibilité d’une intervention à caractère médical, le stationnaire fait partir également un
VSAV ou une ambulance médicalisée.

2.1.2. Pour ETARE

Lorsqu’il s’agit d’un ETARE, le stationnaire :

- fait partir les secours selon le processus général ;


- consulte la fiche ETARE ;
- sort le dossier ETARE ;
- le remet au chef de garde avec la fiche de départ ;
- complète le nombre d’engins en fonction des disponibilités, alerte l’officier de
permanence.

2.1.3. Autres départs

Le stationnaire se réfère, au titre I chap. 4 de la 1 ère partie, pour la détermination


des moyens à faire partir et agit selon le processus général.

Appels au cours d’une manifestation agressive

Si des appels ont lieu par téléphone au cours d’une manifestation agressive, le stationnaire
en rend compte au chef de garde. Il ne fait partir les secours qu’après une coordination avec
les Forces de Défense et de Sécurité (FDS).
2.1.4. Demande de la police/gendarmerie

Le stationnaire :

- retransmet les appels dans le cas où les secours n’ont pas à intervenir ;
- prévient à tout départ des secours pour feu ou explosion ;
- provoque son intervention sur demande du chef de détachement.

2.1.5. Préavis

Recevant un ordre de préavis (commandant d’unité, officier permanence, etc.), le stationnaire


prévient le ou les chefs d’agrès concernés et le sergent du jour, qui se rendent au BOT et
préparent le départ du ou des engins concernés.

3. LE SERVICE DE JOUR

Le service de jour fait partie de la garde d’incendie. A ce titre, il est sous les ordres du chef
de garde. Outre les devoirs généraux définis par le règlement sur le service intérieur, le
service de jour est responsable de l’exécution des détails du service d’incendie et veille au
bon fonctionnement du service des transmissions.

19
3.1. LE SERGENT DE JOUR

Il rend compte :

- pendant les heures ouvrables au chef de centre pour les détails non liés à la garde
d’incendie et au chef de garde pour les détails liés à la garde d’incendie ;
- en dehors des heures ouvrables et des jours fériés au chef de garde pour tout
événement ;
- Il tient soigneusement à jour la liste de service de la garde d’incendie.
- Il effectue les changements après accord du chef de garde et avertit les intéressés ;
- Se rend rapidement au BOT à la sonnerie d’alerte où il reste jusqu’à la rentrée des
secours ;
- S’assure que le stationnaire a alerté l’officier de permanence en cas de départ des
secours (cas particulier, nombreux appels ou départ pour anticipation, demande de
renfort, départ pour établissement répertorié) pour tous les CS de la compagnie ;
- Prévient cet officier pour tous les autres cas où celui-ci doit se rendre sur les
interventions.
- en cas d’intervention importante ou le déclenchement d’un plan spécial, il prévient le
commandant de compagnie et également le chef de centre et les chefs de service des
opérations et de la remise ;
- Il aide le stationnaire lorsque celui-ci reçoit simultanément plusieurs appels et prend les
mesures nécessaires pour satisfaire toutes les demandes ;
- S’il s’agit d’un ETARE, il vérifie que le stationnaire a préparé le dossier ETARE
correspondant qui doit être remis au chef de garde. En cas de 2 ème échelon, il s’assure
que le stationnaire a exécuté la mise en préavis des engins désignés et que les chefs
d’agrès se trouvent au BOT ;
- En cas de grand vent, inondation importante, orage, etc., il organise et dirige le BOT de
façon à :
o classer les appels par ordre chronologique, par nature ou par zone ;
o programmer les secours, donner leur mission et faire apparaître en
permanence la situation et son évolution ;
o Prend en compte le caractère d’urgence de certains appels ;
Lorsque les secours du CS sont sortis et qu’une demande pour ETARE arrive au BOT, le
sergent de jour prévient l’officier de permanence et fait préparer le dossier ETARE.
S’il est engagé sur une autre intervention :

o il fait porter le dossier ETARE sur les lieux,


o il lui rend compte par radio ou par téléphone ;

- Il prépare le travail du chef de garde ou du chef de détachement en renseignant certaines ;


- rubriques du registre de sorties de secours ;
- En cas d’intervention de longue durée, il fait préparer une boisson et un casse-croûte qui
seront acheminés sur place ou consommés au retour de l’intervention.

20
3.2. LE CAPORAL DE JOUR

Il est en permanence à la disposition du sergent de jour pour l’aider dans l’exécution de son
service. Il contrôle la présence du planton à son poste.

4. LE CHEF DE GARDE
Dans chaque CS, il est responsable du service d’incendie et de secours pendant 24 heures
dans son secteur d’intervention.

En prenant son service, le chef de garde :

- prend connaissance des opérations de la veille et de celles en cours ;


- inspecte au rassemblement la garde d’incendie et les personnels de service ;
- fait vérifier la présence et l’état du matériel dans les engins et s’assure du bon ordre
de marche de ceux-ci ;
- prend connaissance des hydrants indisponibles, des rues barrées,
- consulte la liste des services à fournir ;
- s’assure de l’essai des lignes directes s’il en existe.

Pendant son service :

- il lui est rendu compte de tout changement intervenant dans la composition de la garde
ou de l’indisponibilité des matériels ;
- il s’assure, à son initiative, du maintien permanent du potentiel opérationnel de son
CS,
- il rend compte à l’officier de permanence de tout événement ayant ou susceptible
d’avoir une incidence sur le service d’incendie et de secours (indisponibilité ou remise
en service d’engin ou de matériel, manifestation sur la voie publique, baisse ou
coupure d’eau). Dans ce dernier cas, il prévoit, si nécessaire, des moyens
hydrauliques supplémentaires au 1er départ.

Dans le service intérieur :

Conformément aux règlements en vigueur, le CDG dirige les différents exercices et séances
d’instruction notamment :

- les manœuvres de la garde ;


- l’instruction théorique ;
- le perfectionnement des conducteurs (connaissance du secteur, conduite,
alimentation des pompes) ;
- la formation des stationnaires, sapeur de liaison par des exercices de transmission de
messages (ETM) ;
- l’étude et ou la visite de certains établissements particuliers ;
- Il contrôle l’exécution des tournées de poteaux et de bouches d’incendie.

En quittant sa fonction, il signe les documents de garde.

Il ne peut s’absenter que pour des raisons exceptionnelles et après avoir été remplacé
dans sa fonction.

21
5. L’OFFICIER DE PERMANENCE (OFFICIER DE GARDE COMPAGNIE)

La permanence est assurée par le commandant de compagnie. Elle peut être aussi assurée
par tout officier ou sous-officier supérieur désigné à cet effet par le commandant de
compagnie.

Il prend la garde au PC de compagnie. Compétent sur l’ensemble du secteur de sa


compagnie, il se rend obligatoirement sur les interventions dans les cas suivants :

- départ normal sans chef de garde ;


- demande de moyens en renforcement ;
- nombreux appels ou complément d’anticipation ;
- 02 petites lances et plus ;
- intervention concernant un, ou des militaires (BNSP ou autres),
- intervention dans un ETARE ;
- engin explosif ou objet suspect ;
- accident de transport en commun, chute d’avion ;
- opération longue, délicate, dangereuse ;
- intervention concernant des autorités civiles, militaires, ou étrangères ;
- intervention pour nombreuses victimes (NOVI).

Il se rend à son initiative sur les interventions lorsqu’il juge sa présence nécessaire,
notamment lorsque le chef de détachement exprime des difficultés ou manifeste de
l’inquiétude et pour toute intervention particulière.

L’officier de permanence dispose d’une voiture ou tout autre moyen désigné par le
commandant de compagnie et d’un poste radio. Il se munit des matériels légers ou des
documents qu’il juge utiles sur l’intervention.
Il rend compte au commandant de compagnie.

6. L’OFFICIER DE GARDE GROUPEMENT

Il est responsable du fonctionnement du service d’incendie et de secours sur l’ensemble du


groupement.
Il est prévenu :

- dès le départ de l’officier PC ;


- lorsque les renseignements font présager une opération longue, délicate ou
dangereuse. Il se rend sur toute intervention où il juge sa présence utile.

Il se rend obligatoirement sur les lieux pour :

- déclenchement d’un plan spécial ou concept tactique (nombreuses victimes « NOVI »,


chute d’avion, intervention réseau ferré « INTERFER ») ;
- intervention pour feu ou explosion dans un ETARE de 3ème catégorie ;

S’il le juge nécessaire, il peut provoquer le départ du véhicule PC.

22
7. L’OFFICIER PC GROUPEMENT

Il se rend obligatoirement sur les lieux dans les cas suivants :

- complément par anticipation ;


- prise de COS sur feu par l’officier de permanence ;
- déclenchement d’un plan spécial ou concept tactique (nombreuses victimes
« NOVI », chute d’avion, intervention réseau ferré « INTERFER ») ;
- intervention pour feu ou explosion dans un ETARE de 3ème catégorie ;
- intervention avec possibilité de répercussions sur l'opinion ou les relations publiques.

Il se rend sur toute intervention où il juge sa présence nécessaire, à son initiative ou à celle de
l’officier de garde groupement.

Il lui est rendu compte des interventions ayant entraîné plusieurs victimes décédées ou dans
un état grave, ou si une victime est décédée sur feu.

8. L’OFFICIER DE GARDE ETAT-MAJOR

L’officier de garde état-major représente le commandant BNSP sur intervention.

Il est responsable de l’activité opérationnelle de la Brigade pendant sa garde. En outre, il est


l’interlocuteur des autorités civiles ou militaires sur les interventions.

Il est alerté par le commandant de groupement ou selon le cas par le commandant de


compagnie.

Il se rend sur intervention avec le véhicule PC qu’il anime.

9. LES OFFICIERS DE GARDE TECHNIQUE

Les officiers de garde technique sont alertés dans les mêmes conditions que l’officier de
garde état- major. Ils soutiennent l’officier de garde dans la résolution des problèmes de
l’intervention liés à leur domaine de compétence.

9.1. L’officier de garde Etudes et Prévention (DEP)

Compte tenu de ses connaissances techniques, le COS doit le demander dès qu’il rencontre
une difficulté dans le domaine de la prévention, en particulier dans les IGH, les ERP ou tout
autre établissement particulier (gare, ouvrage souterrain, etc.).

Sur place, il a trois fonctions :

- il étudie, pendant et/ou après le feu, la valeur et les modalités d’application des
mesures réglementaires de prévention, relève les anomalies et en rend compte;
- il est chef de la cellule renseignements si celle-ci est activée au PC ;

23
- il est chef de la cellule dispositifs permanents de sécurité dans les déclenchements de
plans spéciaux et concepts tactiques.

En quittant sa garde, il prend connaissance des interventions pour lesquelles il n’a pas été
alerté, et décide de celles pour lesquelles une visite de sécurité incendie des lieux est
nécessaire.

9.2. L’officier de garde des Equipements et de la Logistiques (DEL)

Il part sur demande du COS ou sur ordre de l’officier de garde de l’Etat-Major pour toute
opération importante ou jugée délicate.

Il s’intègre dans certains concepts tactiques (ex : hydrocarbures) ou dans le volume de


secours d’établissements à risques.

Il est le conseiller technique pour ce qui concerne l’emploi et la mise en œuvre des matériels
(moteurs, pompes, dispositifs spéciaux) et l’alimentation des engins.
Lorsqu’elle est activée au PC, il est le chef de la cellule logistique.
Plus généralement, il s’assure du soutien de l’homme et des matériels.

9.3. L’officier chargé de la Communication et des Relations Publiques

Cette fonction est assurée par un officier de la Direction de la Communication et des Relations
Publiques (DCRP/BNSP), Porte-parole du commandant BNSP, il est également conseiller
technique en communication auprès du COS et des autorités de tutelle, dans le domaine de
compétence spécifique de la brigade.

Alerté pour tout évènement important ou particulier lié à l’opération et susceptible d’être
médiatisé, il recueille tous les renseignements utiles et répond aux questions téléphoniques
des journalistes qui parviennent à la brigade.

Il se rend sur intervention :

- sur ordre de l’officier de garde Etat-Major ;


- sur demande du COS ;
- sur son initiative, en fonction de l’appréciation qu’il se fait du degré de médiatisation
de l’intervention.

Sur intervention, il canalise la presse, l’informe et prépare les points de presse, en liaison
avec le commandant des opérations de secours.

10. LE SAPEUR-POMPIER ISOLE

Tout sapeur-pompier qui, de sortie, (en service ou non) ou en permission, a connaissance


d’un sinistre ou d’un accident proche, s’y rend immédiatement et donne les premiers
secours tout en faisant le nécessaire pour alerter le CS le plus proche.

A l’arrivée du détachement, il se présente au chef et lui rend compte de la situation et le cas


échéant des dispositions prises.

24
Il en rend compte à son commandant de compagnie dès son retour au CS.

Lorsqu’un sapeur-pompier isolé effectue une intervention et ce, qu’elle qu’en soit la nature,
il rend compte au commandant de compagnie à son retour.

2ème PARTIE

LES OPERATIONS

AVERTISSEMENT

La 2eme partie du ROFSIS traite :

- du rôle des personnels sur les interventions en général (Titre I) ;


- des conduites à tenir ou des règles de base à respecter dans un certain nombre de cas
(Titres II, III et IV).

En raison de la grande variété des cas pour lesquels les secours peuvent être appelés à
intervenir, de la rapidité de l’évolution scientifique, technique et technologique qui tend à
multiplier les situations nouvelles et souvent délicates ou sensibles, celui qui commande une
intervention peut être confronté à des problèmes non traités dans ce document.

Dans ce cas, seul juge des premières mesures à prendre, il fait appel à ses connaissances
théoriques, son bon sens et son expérience. La prudence doit guider ses initiatives. Il a, à sa
disposition des moyens radios ou il recherche tout autre moyen qui lui permettra d’entrer en
contact direct (si possible) avec les échelons opérationnels pour :

- Renseigner ;
- Exprimer des besoins en renseignements techniques ;
- Demander des moyens spécifiques.

Il ne doit pas hésiter, chaque fois que cela est possible, à prendre l’avis des techniciens de
l’établissement ou des personnes de l’art.

25
TITRE I

DEVOIRS GÉNÉRAUX ET RÔLES SUR LES LIEUX D’INTERVENTION

1. RESPONSABILITÉS ET ANTICIPATION

La rapidité de développement et de propagation des incendies, les situations d’urgence de


certaines opérations ou le caractère extrêmement sensible d’interventions particulières,
exigent de prendre sur l’arrivée de l’événement un temps d’avance.

L’anticipation, qui permet la prise de toutes les dispositions tactiques et matérielles,


est indispensable dans tous les domaines.

Elle est le grand principe qui régit l’action des secours :

- en amont, par la prévention et la prévision opérationnelle, lors de l’élaboration des


plans de secours et de la répertoriation des établissements les plus dangereux ;
- au moment de la demande de secours, lorsque le nombre ou la gravité des appels
incitent à compléter préventivement le volume d’engins dépêchés sur les lieux.

Elle prévaut aussi dans l’organisation du commandement sur les interventions.


La responsabilité du chef est constante et totale. Qu’il soit ou non présent sur place, il est
responsable, devant ses supérieurs, de l’action de ses subordonnés. Cette action dépend
des moyens, de l’organisation, de l’état des matériels dont il dispose, mais surtout de la
valeur et du moral qu’il a su faire naître et maintenir chez ses subordonnés.

La prise de commandement des opérations de secours sur une intervention est une décision
prise avec tact et discernement par un chef, lorsque la gravité de la situation, les circonstances
ou la cohérence opérationnelle du dispositif le justifient.

L’autorité qui ne prend pas le commandement des opérations de secours reste néanmoins
responsable de l’intervention. Elle peut, par ailleurs, assumer de nombreuses tâches
(relations avec les autorités, les services publics, ) et permettre ainsi au commandant des
opérations de secours en titre de se consacrer entièrement à la conduite des opérations.

26
2. DEVOIRS DES PERSONNELS

2.1. DISCIPLINE SUR LES INTERVENTIONS

Les règles de discipline définies par les règlements s’appliquent dans la plénitude de leur
force aux opérations de lutte contre l’incendie et de secours.

Les interventions des sapeurs-pompiers exigent, de la part des personnels, à tous les niveaux,
une connaissance parfaite du métier, tant au plan pratique que théorique. Cette connaissance
est le fondement de la discipline. Les situations d’urgence dans lesquelles ont lieux les
départs, les conditions difficiles d’intervention, dans la chaleur, la fumée, le feu et les
atmosphères agressives, la diversité des cas rencontrés, ne permettent pas l’hésitation et
excluent l’improvisation.

La discipline requiert de la part de l’exécutant :

- la stricte observation des ordres reçus ;


- la recherche à son niveau du résultat escompté et l’exécution parfaite de tous les
actes y concourant.
- En particulier, la discipline au feu impose :

o de se protéger physiquement avec les moyens convenables : gants, Appareil


Respiratoire Isolant (ARI), écran oculaire ou facial, arrimage etc. ;
o de conserver son sang-froid et sa sérénité ;
o d’opérer en silence en toute circonstance ;
o de rester constamment en contact avec un voisin ou un chef (cette règle ne souffre
d’aucune exception lorsqu’on opère sous ARI lors de la reconnaissance ou de
l’attaque) ;
o de rendre compte sans délai de tout fait nouveau ou de toute initiative.

De la part du chef, le commandement sur les interventions implique l’acquisition rapide


d’une vision globale de la situation et la définition d’une tactique d’engagement et d’action
des moyens. Aucun renseignement technique ne doit être négligé.

Responsable du succès de l’intervention, le COS dirige ceux-ci en s’attachant à donner des


ordres clairs, nets et précis. Il est intransigeant sur la sécurité et veille à obtenir le meilleur
rendement en créant un climat de confiance.

2.2. SÉCURISATION DE LA ZONE D’INTERVENTION

Pour chaque intervention, il existe une zone concentrique, plus ou moins étendue selon la
nature des risques en présence et le lieu de l’intervention, dont les limites extérieures forment
le périmètre de sécurité.

27
S’il ne sera jamais possible de définir avec exactitude les limites de cette zone ni d’en
garantir la totale efficacité, il appartient néanmoins au COS de la délimiter systématiquement,
en s’efforçant d’adapter ses contours le mieux possible à la zone de danger.

Pour ce faire, le COS délimite dès le début de l’intervention une zone « à priori », qui prend
en compte à minima le danger principal. Puis, en fonction des informations collectées au fur et
à mesure des reconnaissances et de l’arrivée des moyens de renforcement, il la modifie
autant que nécessaire, de telle sorte que les personnes qui se trouvent en dehors ne puissent
subir les effets des dangers principaux ou secondaires liée à l’intervention ayant motivé
l’envoi des secours.

Par la suite, cette zone évolue au cours de l’intervention. Elle est notamment réduite au fur et
à mesure de la disparition des risques.

Afin d’assurer une protection graduelle des personnes présentes et de préserver le bon
déroulement de l’intervention, cette zone se décompose de la manière suivante :

Zone d’exclusion (rouge)


Il s’agit de la zone où les intervenants sont directement exposés aux effets du danger
principal (par exemple, exposition au feu et aux fumées dans le cas d’un incendie). L’accès
y est strictement réglementé et n’est autorisé qu’aux intervenants équipés de tenues de
protection adaptées aux risques.

Zone contrôlée (orange)


Il s’agit d’une zone tampon d’où est coordonné l’engagement des intervenants en zone
d’exclusion. Ne doit s’y trouver que du personnel ayant le même niveau de protection
vestimentaire qu’en zone d’exclusion : équipes de sécurité, Poste de Commandement
Avancé (PCA), réserve d’approche du matériel.

Zone de soutien (verte)


Interdite au public de manière à ne pas entraver l’action des secours, il s’agit d’une zone
qui ne nécessite cependant pas de protection particulière. S’y trouvent toutes les structures
de soutien nécessaires au bon déroulement de l’intervention : Zone de Déploiement Initiale
(ZDI), Poste Médical Avancé (PMA), Poste de Commandement Principal (PCP), zones de
remise en condition, etc.).
Au-delà se trouve la Zone publique.

En fonction de la nature de l’intervention, le passage d’une zone à l’autre se fera soit


librement dès lors que le personnel aura revêtu le niveau de protection nécessaire, soit de
manière strictement encadrée (passage obligatoire par un SAS pour le contrôle de
contamination par exemple).

2.3. LES CHEFS D’AGRÈS OU DE DÉTACHEMENTS

Au départ des secours :

Le chef d’agrès ou le chef de détachement recueille le maximum de renseignements utiles à


l’exécution de sa mission concernant :

- l’appel : nature, moyen(s) utilisé(s), nombre d’appels et l’heure du 1er appel ;

28
- l’adresse ou le lieu de rendez-vous ;
- les risques existants à l’adresse ;
- les moyens de secours à demeure ;
- l’itinéraire à suivre.
Il se rend obligatoirement à l’adresse indiquée sauf ordre contraire modifiant ou interrompant
sa mission.

Au cours du trajet aller :

S’il découvre un autre événement nécessitant l’intervention des secours ou en est prévenu,
il poursuit l’exécution de sa mission initiale, tout en prenant les premières mesures pour faire
face au second événement (demander les secours, laisser du personnel sur place). Dans tous
les cas il en rend compte au PC de compagnie (BOT).

Dans les mêmes circonstances, il se rend sur les lieux où sa présence est nécessaire et en
rend compte.

Le chef d’agrès doit demander la Police ou la Gendarmerie dès qu’il estime que la situation
l’exige, notamment lorsqu’elle est susceptible de se prolonger par une action en justice.
Dans ce cas, il doit en préciser le motif de la demande dans son message.

En outre, il la demande impérativement lorsqu’il s’agit d’un accident corporel susceptible


d’entraîner une incapacité temporaire de travail.

Après 30 minutes d’attente (en agglomération), le chef d’agrès redemande la police dans un
message. Celle-ci est prise en compte par le BOT de sa compagnie, qui effectue à nouveau la
demande.

Après une nouvelle attente de 25 minutes, le chef d’agrès passe le message suivant :
“police demandée à (groupe horaire), non présentée, ”. Mention en est faite dans le
compte rendu du rapport d’intervention.

En arrivant sur une intervention

Après l’installation d’un P.C., il laisse son véhicule à un endroit d’où il peut encore
manœuvrer, se présente au P.C, y remet son jeton de présence, rend compte de sa situation
en personnel et reste à disposition à proximité jusqu’à ce qu’il ait reçu une mission ou
l’ordre de se retirer.

Si les missions ont été définies par radio, les chefs d’agrès ou de détachement alertés, se
rendent directement dans les secteurs qui leur ont été impartis et font porter au P.C., dès que
possible, par leur sapeur de liaison de préférence, leur jeton de présence et les
renseignements suivants :

- nom du chef d’agrès, effectif, mission (point d’eau, point d’attaque) ;


- emplacement, moyens mis en œuvre ;
- orifices de refoulement encore disponibles sur l’engin ;
- risques particuliers à l’attaque ;
- besoins éventuels.

29
Les chefs d’agrès engagés avant l’installation d’un véhicule P.C. procèdent de même dès
que le PC est mis en place. Tout chef d’agrès ou de détachement quittant les lieux d’une
intervention doit repasser au PC pour rendre compte de son action, apporter éventuellement
des précisions ou des renseignements complémentaires, pour faire connaître son départ et
reprendre son jeton.
Au retour de l’intervention :

Le chef d’agrès se conforme aux règles définies à l’annexe IV (opérations à effectuer au


retour des interventions).

2.4. LE CHEF DE GARDE (CDG)

Avant de partir :

Le chef de garde s’assure que les secours ont étés envoyés conformément à la grille des
départs de secours. S’il s’agit d’un ETARE, il se munit du plan correspondant. Dans tous
les cas où il s’agit d’une intervention particulière, il se réfère aux documents s’y rapportant.

Sur les lieux de l’intervention :

Le CDG a l’initiative absolue des mesures à prendre et des moyens à engager. Il a le devoir
de demander immédiatement les moyens supplémentaires qui lui sont nécessaires.

La demande est faite immédiatement, sans attendre d’être en possession des


renseignements et avant même la mise en œuvre des premiers secours. Elle est transmise par
radio, éventuellement par procédure prioritaire. Il se conforme aux règles précisées en annexe
I.

En présence de tout accident corporel et dans l’intérêt même des victimes, il doit faire
prévenir immédiatement la police, ou la gendarmerie le cas échéant.

Il doit renvoyer ou arrêter le plus tôt possible les secours qu’il estime inutiles.

Au cours de l’intervention :

Le CDG a le droit et le devoir de pénétrer dans les locaux où il juge nécessaire d’intervenir
même s’il y a refus de la part des occupants, pour mener à bien les reconnaissances, les
sauvetages, les établissements, l’attaque et les opérations de protection.

Cependant, dans les ambassades, légations, consulats, il ne pénètre qu’avec l’accord du


chef de mission ou du personnel placé sous ses ordres et le représentant. Dans les
établissements ayant un commandement militaire, il doit prendre contact, autant que possible,
avec le commandant militaire.

En cas d’urgence, il peut faire ouvrir les portes des locaux voisins de l’incendie. Dans le cas
où il n’y a pas urgence et s’il rencontre de la résistance, de la part des occupants, il fait
appel au concours de la police ou de la gendarmerie.

30
Le CDG fait évacuer les locaux menacés. Après avoir reçu, s’il y a lieu, les renseignements
recueillis par les chefs d’agrès déjà sur les lieux, il donne ses ordres tout en continuant sa
reconnaissance.

Il fait aérer tous les locaux. Cette précaution est indispensable quand on redoute des gaz
irrespirables ou explosibles. Dans ce cas, il s’assure au préalable que la cause a disparu.
Il examine tous les endroits qui ont été plus ou moins exposés au feu, principalement les
caves, greniers, planchers, plafonds, faux plafonds, gaines et combles. Il fait sonder les parties
en bois.

Le personnel et le matériel sont renvoyés dès qu’une reconnaissance approfondie permet de


juger qu’ils ne sont plus utiles.

L’extinction achevée, le CDG signale à la Police ou à la Gendarmerie les dangers que


peuvent présenter les bâtiments atteints par le feu et la nécessité de procéder à des travaux
dépassant les possibilités de la BNSP.

Il ordonne les déblais strictement nécessaires à l’extinction complète.

Si des amas de décombres peuvent cacher un foyer qui couve, (par exemple dans les feux de
papiers, de coton, etc.). Il demande à la police ou à la gendarmerie leur enlèvement par une
entreprise spécialisée lorsque les travaux dépassent les attributions normales de la BNSP.

En principe, il ne quitte les lieux d’une intervention qu’après avoir mis en place un service de
surveillance ou lorsqu’il a été relevé. Auparavant il procède à une visite minutieuse de tous
les tenants et aboutissants du feu, des communications de toutes espèces, soit à l’intérieur
des locaux incendiés, soit dans les maisons voisines où l’action du feu et de l’eau répandue
nécessiterait de prendre des mesures.

Quand il le juge nécessaire, il laisse un service de surveillance et fait commander des rondes
après le départ des secours.

Lorsqu’un service de surveillance est installé, le CDG s’il est COS en conserve le
commandement. Il le réduit au fur et à mesure des possibilités et ne le supprime qu’après
avoir acquis personnellement la certitude que tout danger a disparu. Il rend compte par
message des rondes au feu et de leurs résultats.
Au retour de l’intervention, il se conforme aux règles définies en annexe IV.

Lorsqu’il a constaté des anomalies ou des particularités de nature à intéresser le bureau


prévention, il les signale dans son message de rentrée et au service prévention.

2.5. LE COMMANDANT DES OPERATIONS DE SECOURS (COS)

Définition

Le COS est l’officier ou le sous-officier qui sur intervention, coordonne l’action des moyens
engagés ; il commande le plus souvent plusieurs détachements. Il appartient à la chaîne de
commandement opérationnel définie au préambule du présent règlement. (Chef de garde,

31
officier de permanence, commandant de compagnie, officier de garde groupement, officier de
garde État-Major).

Il ne prend le commandement des opérations de secours que lorsqu’il est informé de la


situation, en a une vue d’ensemble et a fait connaître sa décision.

L’officier le plus ancien dans le grade le plus élevé présent sur les lieux, s’il ne prend pas le
commandement des opérations de secours, est néanmoins responsable de l’intervention vis
à vis de l’échelon supérieur.

A l’issue des phases actives d’une intervention, la délégation du COS s’arrête au niveau
minimum du chef de garde du secteur, même si un service de déblai ou de surveillance est
mis en place.

Devoirs généraux du COS

Avant la prise de commandement :

Tout officier ou sous-officier qui se rend sur intervention qu’il est susceptible de commander
doit :

Avant de partir

Rapidement recueillir les renseignements connus sur le sinistre :


- l’adresse et le nombre d’appels ;
- le nom du 1er chef de garde et les engins dont il dispose ;
- les renforts éventuellement demandés ;
- les possibilités en eau du secteur concerné ;
- l’établissement concerné et ses risques connus.

Sur l’itinéraire :

- suivre l’opération en écoutant les messages ;


- demander des renseignements complémentaires (éventuellement).

A l’arrivée sur les lieux de l’intervention :

- se présenter par radio en indiquant l’emplacement du P.C ;


- se faire rapidement une opinion aussi exacte que possible sur le sinistre en interrogeant
le 1er chef de garde, éventuellement le propriétaire, les occupants, les employés de
l’établissement concerné ;
en effectuant une première et rapide reconnaissance du feu (tour du feu) en vue de :

- compléter les sauvetages et les mises en sécurité et ordonner des évacuations ;


- se rendre compte des locaux et des matériaux en feu et des points plus
particulièrement menacés (propagation) ou dangereux (explosion, effondrement) ;
- déterminer l’importance et la nature des moyens supplémentaires nécessaires,
- contrôler le dispositif mis en place ;

32
- déterminer les nouveaux points d’attaque éventuellement nécessaires et les
cheminements pour y parvenir.

Dans le cas d’un grand feu, la reconnaissance peut être longue.

Pour obtenir une vue d’ensemble du feu et du développement qu’il est susceptible de
prendre, le COS aura souvent intérêt à rechercher un point élevé d’où il dominera la situation
et pourra obtenir des renseignements concernant la situation (installations menacées, mur
coupe-feu, accès, etc.).

Dans un même but, il pourra désigner des officiers ou sous-officiers chargés de missions
particulières.

Lorsqu’il a une opinion précise sur l’opération en cours, il décide s’il prend ou non le COS.
Dans l’affirmative, il transmet le message suivant : « Je prends le commandement des
opérations de secours. »

Pendant le commandement effectif des opérations de secours.

- Il demande les moyens éventuellement nécessaires ;


- Il définit son idée de manœuvre ; par exemple :

o effort sur les sauvetages ou mises en sécurité ;


o efforts pour enrayer les propagations ;
o effort sur des lignes d’arrêt faisant la part du feu ;
o effort sur le foyer principal ;
o lutte contre les effondrements (refroidissement des structures) ;
o effort sur la ventilation et les exutoires de fumée.

- Il explique son idée de manœuvre au chef du PC et donne ses ordres soit directement,
soit par l’intermédiaire du chef PC.
- Il se conforme pour les messages de renseignements et les demandes de moyens à
l’annexe 1 ;
- Il a le souci d’engager le plus rapidement les moyens de renfort pour compléter le
dispositif en fonction des dangers de propagation tout en conservant ou en
reconstituant une réserve ;
- d’organiser le dispositif en secteurs (en principe un par face) en s’assurant que le
chef de secteur désigné est doté d’un poste radio ;
- de connaître directement l’évolution de la situation en se rendant
personnellement aux points dangereux dès que le PC et le dispositif sont
organisés afin de pouvoir prendre rapidement les mesures qui s’imposeraient et de
veiller particulièrement :

o à l’évacuation des fumées et des gaz chauds (création d’un sens de tirage si
nécessaire) ;
o à la sécurité du personnel, en prenant toutes les mesures nécessaires
pour protéger les éléments porteurs des bâtiments afin d’éviter les
effondrements importants, et en veillant au port de l’ARI, à l’alimentation en
bouteilles de rechange et à l’utilisation des matériels et engins spécialisés ;

33
o à la mise en œuvre rapide des moyens de protection ;
o à l’éclairage de l’opération ;
o à l’engagement éventuel des réserves ;
o à la collaboration avec la police (organisation de la circulation en
particulier) de renseigner le commandement sur l’évolution de la situation.
A cet effet, il exige de la part des chefs de secteur, des comptes rendus
indiquant :

 la situation initiale du dispositif du secteur et les difficultés rencontrées ;


 l’évolution de la situation à intervalles réguliers (toutes les ½ heures).

Dans toutes les phases de l’opération, il s’efforce d’anticiper la situation pour avoir un
temps d’avance, c’est à dire d’être en mesure de préparer les ordres et es moyens pour la
phase Suivante.

Lorsque le feu est circonscrit, il fait le point des engins non employés, les renvoie tout en
conservant un minimum de réserve, et étudie les possibilités de remplacement des grosses
lances par des petites lances lorsque le feu sera maîtrisé.

Lorsqu’il est maître du feu, il fait démonter les établissements inutiles, et libère le plus
rapidement possible les engins pour maintenir la couverture opérationnelle du secteur. Il
prépare le déblai, la surveillance, et éventuellement l’épuisement des zones inondées.
Il prend les mesures, en concert avec la police, pour rétablir la circulation.

Lorsque le feu est éteint, il en fait le tour pour recueillir les éléments du dernier message de
renseignement ou du message de rentrée. Il organise s’il y a lieu le déblai et la surveillance,
remplace les engins pompe par des motopompes.

Si au début de l’intervention, son souci est de ne pas manquer de moyens, il doit avoir en
revanche pour préoccupation d’en renvoyer le maximum le plus tôt possible dès que la
situation évolue favorablement pour permettre de rétablir la couverture opérationnelle brigade
(en priorité les premiers secours et les échelles).

En quittant les lieux de l’intervention


Il laisse le commandement des opérations de secours à un officier ou au chef de garde du
secteur territorialement compétent. Il transmet alors le message suivant : « Je laisse le
commandement des opérations de secours à l’officier (fonction) de la X compagnie ou au
chef de garde de tel CS ».

NB : Seul le COS est habilité à communiquer aux autorités présentes ou à la presse des
renseignements sur l’opération en cours, en énonçant les faits et en s’abstenant de tout
commentaire ou jugement. Il peut déléguer cette prérogative à un gradé de son choix.

2.6. LES OFFICIERS ET SOUS-OFFICIERS CHEFS DE SECTEURS

La fonction de chef de secteur est confiée aux responsables opérationnels (officiers ou sous-
officiers) du niveau chef de garde au minimum.

Il existe deux (02) types de secteurs :

34
- le secteur géographique, qui correspond en principe à chaque face du sinistre et à
chaque point “difficile” ;
- le secteur fonctionnel, qui correspond aux grandes missions pouvant être confiées sur
intervention (reconnaissances, sauvetages, attaques, regroupement des victimes, etc.).

Le chef de secteur peut avoir plusieurs chefs d’agrès sous ses ordres. Il commande
directement au geste et à la voix. Il ne quitte son secteur qu’exceptionnellement.

Pendant l’attaque le chef de secteur dirige et surveille les porte-lances qu’il ne laisse pas
s’exposer inutilement.

Il fait mener les opérations de protection en même temps que l’attaque, chaque fois que cela
est possible, en ayant toujours à l’esprit que la mission principale est la limitation des dégâts.
Il fait déblayer par les hommes disponibles si cela est nécessaire.

Il suit attentivement la marche de l’extinction dans son secteur, observe tout ce qui peut
intéresser la sécurité du personnel sous ses ordres.

Il commande les remplacements d’établissements qu’il juge nécessaires, en prenant contact


avec ses voisins pour éviter que plusieurs établissements ne soient privés d’eau en même
temps. Il fait, au besoin, changer l’emplacement des porte-lances, mais en rend compte
aussitôt au COS.

Il reste en liaison avec le P.C. grâce à sa radio ou, à défaut, par un sapeur qui fait office
d’agent de liaison. Il utilise ces liaisons pour :

- demander des moyens ;


- rendre compte de la situation et de son évolution ;
- rendre compte des mesures prises, au moins toutes les ½ heures ;
- demander la modification du dispositif.

En cas de risque d’explosion ou d’effondrement ou si les reconnaissances sont difficiles et


doivent être opérées sous ARI, le chef de secteur veille à ce que le minimum de personnel soit
engagé en même temps, considérant que les hommes engagés ne doivent l’être que dans le
cadre d’un binôme.

Quand le chef de secteur envoie une ou des équipes d’explorateurs, il organise les relèves,
fait constituer une réserve de bouteilles et conserve à sa disposition une équipe de sécurité
prête à intervenir.

Quand il vient au PC, il se fait remplacer par un gradé qu’il désigne lui-même et lui laisse la
radio. Avant de quitter son secteur, il en rend compte au PC.

En milieu urbain, dès que possible, le chef de secteur fait serrer les tuyaux au plus près des
trottoirs pour permettre la reprise de la circulation.

2.7. LES GRADES ET SAPEURS.

35
Le porte-lance

Le porte-lance utilise principalement trois types de jet :

- le jet diffusé d’attaque : correspondant à une ouverture de jet de 40° environ, il a


pour but :
o de refroidir les gaz chauds combustibles accumulés en couche haute des
fumées sans grande production de vapeur ;
o de minimiser, par absorption calorifique, les risques d’embrasement généralisé
éclair ;
o de participer à l’attaque indirecte sur un foyer en évolution ;
o d’attaquer directement les feux résiduels ou de faible intensité. La lance est
alors manœuvrée en cercles concentriques du haut vers la base des flammes.

- le jet diffusé de protection : correspondant à la plus grande ouverture possible du jet,


en débit maximum, il permet la protection du binôme d’attaque.

- le jet droit ou bâton : il offre un effet mécanique important. Il permet d’abattre les
flammes ou de faire tomber des éléments de construction menaçant ruine. Il est
généralement utilisé sur les feux de grande intensité.

Le point d’attaque : désigné par le chef d’agrès, c’est l’emplacement à partir duquel le
porte-lance manœuvre sa lance. Il est situé de manière à pouvoir attaquer le foyer principal
et/ou à arrêter les propagations.

Avant de pénétrer dans un local, le porte-lance doit :

- se placer dans la position la plus basse possible, à l’écart d’une éventuelle explosion
en dehors de l’axe de l’ouvrant ;
- si l’accès est fermé, ne l’ouvrir que lorsqu’il a de l’eau à sa lance ;
- rechercher les signes d’alarme significatifs des accidents thermiques. S’ils sont
perceptibles, en rendre compte immédiatement à son chef d’agrès, qui fera disposer
au minimum d’une lance pouvant fournir un débit de 500 l/min, réglée en jet diffusé
d’attaque ;
- prévoir un chemin de repli jusqu’à une zone en sécurité ;
- après avoir ouvert l’accès, tester le plafond de fumées par une courte impulsion dans
sa direction :
o Si l’eau est transformée en vapeur, il y a danger. Le porte-lance poursuit le
refroidissement par courtes impulsions « ouvrir/fermer » en dirigeant le jet dans le
plafond de fumée (environ une demi-seconde) ;
o puis par crayonnage, si nécessaire, sur une zone plus large en traçant l’une des
lettres « T, Z, O »,
- il ne pénètre et débute sa progression dans le volume sinistré que lorsque l’eau
retombe en gouttelettes.

Lorsqu’il pénètre dans un local, le porte-lance doit :


- explorer le local dans la position la plus basse possible, par avancées successives de 1
à 2 mètres, en évitant de rester dans l’axe porte/fenêtre et en testant le plafond à
chaque avancée, selon les modalités décrites précédemment ;

36
- Percevant les signes d’un phénomène thermique imminent, le porte-lance doit, suivant
sa position :
o sortir du local ;
o se protéger derrière tout écran (mur, paroi, meuble ou porte ), tout en refroidissant
le local sinistré par impulsion ou crayonnage ;
o si le phénomène thermique se déclenche tandis que des personnels sont encore
présents dans le local concerné, se mettre en position de survie en se jetant au sol,
tout en actionnant un jet diffusé de protection au-dessus des casques des
intervenants.
Lors de la manœuvre de sa lance, le porte-lance doit :

- se placer au point d’attaque désigné par son chef d’agrès, en se protégeant du


rayonnement et d’éventuels retours de flammes ;
- Utiliser le jet le plus adapté au sinistre, en respectant le débit commandé;
- dès qu’il constate une baisse anormale d’arrivée de l’eau à la lance, se replier,
rendre compte et remédier à l’anomalie ;
- chercher à arrêter la propagation, si possible du côté le plus menacé, puis manœuvrer
sur le foyer principal et les foyers secondaires qui auraient pu prendre naissance à
proximité ;
- s’avancer prudemment, en se tenant le plus près possible du sol, dès lors que le jet de
sa lance n’atteint plus la base des flammes ;
- n’utiliser que l’eau strictement nécessaire à l’extinction ; pour cela, il doit:
o fermer sa lance lors de ses déplacements ;
o attaquer directement le foyer proprement dit, seulement après avoir neutralisé le
risque majeur des effets thermiques,
o prendre soin de ne pas diriger le jet constamment sur le même point, de ne pas
atteindre les vitres et objets que l’eau peut dégrader ;
- en présence d’un risque électrique :
o ne pas diriger le jet de sa lance vers les installations électriques, porter attention
aux eaux de ruissellement et aux fils qui pendent,
o manœuvrer en jet diffusé d’attaque exclusivement,
o se mettre en sécurité à la moindre sensation de picotement.

Enfin, dans tous les cas, le porte-lance doit :

- se maintenir en liaison permanente avec son équipier et son chef d’agrès et, autant
que possible, avec un binôme voisin ;
- rendre immédiatement compte de tout changement de situation.
- se placer sur le plan du feu ou un peu au-dessus de manière à pouvoir atteindre la base
des flammes dans le secteur qui lui est attribué.

Le double porte lance


Le double porte-lance aide le porte lance et le relève quand cela est nécessaire. Il déblaie
pour faciliter l’action de ce dernier. Il écarte tout ce qui peut devenir un aliment pour le feu,
tout ce qui peut faire obstacle à la lance ou au jet (Porte, meuble, etc.).

Il doit être vigilant et veiller à la sécurité du porte lance. Il entraîne dans le foyer les parties qui
menacent de s’écrouler.

37
Il assure la liaison du porte lance avec les porte-lances voisins et avec les chefs de secteurs.

Le sapeur de liaison

En intervention, le sapeur de liaison à un domaine d’action très élargi :

Il est le militaire du rang qui se tient en permanence à la disposition du chef d’agrès ou du


chef de garde pour remplir toutes les missions que celui-ci juge bon de lui confier.

Il participe aux manœuvres, notamment d’alimentation, conformément aux règlements en


vigueur et peut être utilisé pour renforcer l’action ponctuelle de l’équipe.

Il lui incombe en outre de relever les renseignements nécessaires à l’établissement du


rapport de l’intervention, sous couvert de son chef d’agrès ou chef de garde.
Pour toutes ces raisons, le sapeur de liaison doit être désigné avec soin, parmi les sapeurs les
plus compétents.

Les gradés et sapeurs disponibles.

À moins d’ordres contraires, les gradés et sapeurs disponibles se tiennent dans les engins
auxquels ils sont affectés et sont à la disposition du chef de garde et du COS qui les
emploient, généralement, à déblayer, à assurer les liaisons, aux relèves d’attaque, etc.

Lorsqu’ils sont relevés après une phase d’attaque, ils procèdent à l’échange de leurs
bouteilles d’ARI et se regroupent dans une zone de repos désignée par le COS, à l’écart de
l’intervention.

3. LE POSTE DE COMMANDEMENT (P C)

Généralités
Le poste de commandement placé sous les ordres d’un officier, est un organe de
commandement avancé. Il est matérialisé par le véhicule PC par lequel transitent tous les
messages de renseignement.

Le choix de l’emplacement du véhicule PC est important pour la conduite de l’opération.


L’emplacement dépend des circonstances et doit permettre :

- de conserver un certain recul par rapport à l’intervention ;


- de recueillir les renseignements ;
- de maintenir les liaisons (Vue, voix, radio, etc.).

3.1. MISSION GÉNÉRALE

Le PC facilite l’action du commandement en :

38
- Centralisant les renseignements émanent du COS, des premiers chefs de garde
engagés, des chefs de secteur, des officiers et sous-officiers chargés de missions
particulières ;

- Demandant au BOT suivant le cas, les moyens nécessaires et, en renseignant le


commandement de la brigade par des messages envoyés aux différentes phases de
l’opération ou, si nécessaire, à intervalles réguliers (en principe, toutes les ½ heures)
ou par des conversations directes radiotéléphoniques ;

- Enregistrant chronologiquement :

o les renseignements et comptes rendus recueillis ;


o les ordres donnés ou transmis ;
o les messages envoyés et les conversations directes radiotéléphoniques ;
o les heures de présentation des engins de renfort, des services publics et des
autorités ainsi que les évènements marquant l’évolution de la situation
(Propagation, effondrement, explosion etc.).

3.2. L’OFFICIER DE GARDE ÉTAT-MAJOR GROUPEMENT OU BRIGADE


Il a pour rôle :
- prendre contact avec le COS ;
- centraliser les renseignements sur la nature, l’importance et l’évolution possible de
l’opération, sa localisation et son environnement, les moyens engagés, disponibles,
souhaités ;
- faire le plan de la situation et d’engagement des moyens ;
- fixer éventuellement une zone d’attente pour les moyens en réserve et demandés ;
- diriger et animer le réseau radio ;
- centraliser et exploiter les renseignements relatifs à l’intervention ;
- provoquer la mise en place et l’organisation de la chaîne de commandement local
suivant l’évolution de la situation ;
- réunir les différentes autorités en cas d’opération combinée avec d’autres services
publics (Plan rouge, plan ORSEC, etc.) ;
- accueillir et renseigner les autorités civiles, militaires et politiques ;
- recevoir du COS les difficultés liées à l’intervention.

3.3. LE SAPEUR DE LIAISON – LE GRADE SECRÉTAIRE ET LE CONDUCTEUR

Ces personnels sont à la disposition de l’officier de garde état-major groupement ou brigade


pour :

- assurer en permanence l’écoute radio ;


- prendre note des messages, conversations radio, ordres donnés, demandes diverses,
heures de présentation ;
- collecter et réunir les renseignements concernant les moyens engagés avant
l’activation du PC (engins, effectif, chefs d’agrès, missions reçues, moyens mis en
œuvre, autorités ayant ordonné les missions, points d’eau utilisés, stationnement des
engins ainsi que les risques et besoins particuliers).

39
NB : Les personnels du véhicule PC ne doivent pas quitter le véhicule sans ordre.

TITRE II

EXTINCTION DES INCENDIES

Chapitre 1 : PRINCIPES GÉNÉRAUX

GÉNÉRALITÉS

L’existence d’un feu est conditionnée par la présence simultanée d’un combustible, d’un
comburant et d’une énergie d’activation qui est souvent une source de chaleur.

Éteindre un incendie, c’est agir sur un ou plusieurs de ces facteurs. On y parvient


généralement par dispersion, refroidissement et/ou étouffement du foyer.

I. PRINCIPE DE LA MANŒUVRE

L’extinction d’un incendie repose sur un ensemble d’actes et d’actions simultanés ou


successifs qui constituent une manœuvre. Celle-ci vise à :

- protéger les personnes : SAUVETAGES, MISES EN SÉCURITÉ ;


- empêcher le feu de s’étendre : LUTTE CONTRE LES PROPAGATIONS (Préservation
de ce qui n’est pas atteint) ;
- réduire puis éteindre le feu : ATTAQUE et EXTINCTION ;
- empêcher les gaz chauds et les fumées de se transporter par toutes les voies
possibles, à d’autres locaux : VENTILATION ;
- protéger les biens situés dans le voisinage : PROTECTION.

Le feu s’attaque au plus près à partir des points d’attaque l’encadrant. Les circulations
d’air frais (tirage) sont mises à profit pour faciliter la pénétration des personnels d’attaque.

Dans la succession des actions, hormis les sauvetages qui prévalent sur toutes les autres,
celles qui tendent à s’opposer à la propagation du feu sont généralement les premières
à accomplir. L’extinction proprement dite, si elle est menée parallèlement, contribue à la
lutte contre les propagations.

40
II. TYPES D’INCENDIES

On distingue globalement :
- les feux de CONTENANTS : feux de bâtiments (Habitation, ERP, IGH, etc.), ou feux
d’éléments constitutifs de bâtiments (Sous-sol, escaliers, murs, etc.),
- les feux de CONTENUS : feux de matières ou de produits en général,
- les feux DIVERS : brousse, véhicules, etc.

Généralement, les feux de contenants et de contenus sont rencontrés simultanément et les


règles d’extinction propres à chaque type se combinent. Dans ces conditions, seul le
contenant est précisé dans les messages de renseignements pour décrire l’incendie

Exemple : Un feu dans un sous-sol renfermant des hydrocarbures impose de combattre


simultanément (et avec des moyens parfois différents) le feu de contenu (hydrocarbure) et le
feu de contenant (sous-sol). L’incendie sera alors caractérisé comme un feu de sous-sol
et non comme un feu d’hydrocarbures.

III. AGENTS, PROCÈDES ET MOYENS D’EXTINCTION

- l’eau (En jet plein ou diffusé) ;


- la terre, le sable et le ciment, pour les métaux ; les linges humides pour les feux de
matières huileuses et spiritueuses d’hydrocarbures et de liquides inflammables ;
- la mousse produite par les générateurs ou les lances pour les feux d’hydrocarbures et
de produits chimiques ;
- les extincteurs à mousse, à poudre, à CO2, etc., pour tout commencement d’incendie
non justiciable de l’eau ;
- les battes à feu ou les branchages pour les feux d’herbes, de récoltes ou de brousse ;
- les couvertures, à défaut l’eau diffusée sans additif, pour les feux de personnes, etc. ;
- Les produits « mouillant » ou retardant.

IV. MOYENS DE PROTECTION

Les locaux atteints par le feu, ceux voisins (latéralement, au-dessus et en dessous) ainsi que
les objets qu’ils contiennent, doivent être protégés contre l’action de l’eau, aussi bien que
contre celle des flammes.

A cet effet, on emploie :

- des bâches pour recouvrir les mobiliers, marchandises, objets divers, etc., menacés par
l’eau ;
- des écopes, seaux, raclettes, balais, etc., pour évacuer l’eau répandue sur les sols ;
- des serpillières, éponges, chiffons, sciure, pour assécher les planchers ;
- de l’huile pour lubrifier les machines ou objets métalliques atteints par l’eau ;
- des paniers pour déménager ou déplacer les objets ;
- des échelles, étais, outils divers.

V. LES ACCIDENTS THERMIQUES

41
La plupart des feux auxquels sont confrontés les sapeurs-pompiers se produit dans des
bâtiments ou, de façon plus générale, dans des volumes clos ou semi-ouverts.

L’utilisation de nouveaux matériaux de synthèse dans les constructions, ainsi que


l’amélioration de l’isolation des locaux, influent très sensiblement sur la manière dont les
feux se comportent. C’est ainsi qu’ils peuvent se développer très rapidement, produisant
une grande quantité de fumées et provoquant, sous l’effet de la chaleur, la distillation de gaz
combustibles par décomposition chimique des matériaux contenus dans le volume (pyrolyse).

Cette situation peut alors conduire :

- soit à l’explosion lors de l’introduction d’air, des fumées et des gaz combustibles
accumulés dans le volume si celui-ci est clos ;
- soit à l’embrasement généralisé et instantané des matériaux combustibles présents
dans le volume si celui-ci est partiellement ouvert.

Ces phénomènes, qui sont décrits plus en détail ci-après, démontrent que les fumées et les
gaz issus d’un incendie ne sont pas que de simples résidus ou sous-produits de la
combustion, mais constituent bien un véritable mélange combustible.

Par ailleurs, les situations susceptibles de provoquer de tels phénomènes sont d’autant plus
délicates à identifier qu’elles peuvent se présenter à tout moment. C’est pourquoi les feux
de contenants doivent être appréhendés avec la plus grande prudence, notamment par les
porte-lances qui doivent progresser en prêtant constamment attention au moindre signe
susceptible de les alerter sur la survenue probable et imminente d’un accident thermique.

1. L’EXPLOSION DE FUMÉES

Connue sous le terme anglo-saxon de « backdraft », il s’agit d’une explosion de fumées


surchauffées et accumulées dans un volume clos, provoquée par un apport important d’air
frais.

Cet apport étant très faible durant le développement du sinistre, le feu génère une combustion
lente et très incomplète, dont les fumées sont riches en gaz imbrûlés, en suies et en gaz de
pyrolyse. Le mélange s’évacue difficilement, s’accumule à l’intérieur du volume et
provoque une hausse de température et de pression.
Dès lors, la moindre rupture de confinement (bris d’une vitre sous l’effet de la chaleur ou par
un pompier, ouverture d’une porte), suffit à apporter l’oxygène nécessaire pour que le
mélange, au moindre contact avec un point d’ignition (braise), s’enflamme violemment.

Il se forme alors une boule de feu qui s’accompagne, comme dans toute explosion, d’un
effet de souffle dû à la surpression, ce qui aggrave d’autant les conséquences thermiques.

Les signes, visibles de l’extérieur, qui permettent de craindre la survenue imminente d’un tel
phénomène sont les suivants :

42
- aucune flamme ou lumière n’est visible à travers les fenêtres, hormis quelques
rougeoiements de braises ou quelques petites flammes bleutées de combustion du
monoxyde de carbone (CO) ;
- les vitres, couvertes de suies, sont noires et opaques, et peuvent vibrer très légèrement
sous l’effet de la chaleur et de la pression interne ;
- les fumées, grasses et foncées, sortent par bouffées des interstices, y compris des bas
de portes, par où entre habituellement l’air frais, donnant l’impression que le feu «
respire » ;
- les sons sont amortis et aucun crépitement n’est perçu ;
- les portes et fenêtres sont chaudes au toucher.

De plus, en cas d’ouverture du local, l’air frais est aspiré en produisant un bruit
caractéristique rappelant un sifflement.
C’est pourquoi, il est impératif de créer une ouverture située dans le volume initial en feu ou
proche de celui-ci, permettant l’évacuation des fumées et des gaz chauds « sortant », avant
même de pénétrer à l’intérieur des locaux sinistrés. Cette opération doit être réalisée à
l’opposé du point de pénétration, en prenant toutes les précautions pour se protéger des
effets éventuels d’un accident thermique.

2. L’EMBRASEMENT GÉNÉRALISÉ ÉCLAIR (EGE)

C’est l’étape de la combustion où le feu passe instantanément d’une situation localisée à


un embrasement généralisé des matériaux combustibles présents dans le volume (mobiliers,
aménagements intérieurs, décoration, etc.).

Ce phénomène, appelé aussi « flash over », s’observe dans les locaux ventilés, alors que
seulement la moitié environ du combustible est enflammée. La combustion, rendue vive par
l’apport d’air frais, engendre une élévation rapide de la température et un dégagement
important de gaz de pyrolyse. En se mêlant aux fumées chargées de suies qui s’accumulent
en strates au niveau du plafond, cela forme un nouveau combustible dont la température
augmente progressivement, jusqu’à atteindre son point d’auto-inflammation (entre 500 et
650°C en fonction du type d’incendie, des matériaux combustibles, etc.). A ce stade,
l’ambiance gazeuse est hautement inflammable et la chaleur maximale.

Des petites flammes apparaissent alors dans la couche de fumées, à l’interface avec l’air,
qui s’intensifient en véritables rouleaux au niveau du plafond (phénomène de « roll-over »).
Puis, la couche de fumées s’épaissit et s’abaisse assez brutalement, emplissant la presque
totalité du volume. C’est le signe de l’imminence (quelques secondes au plus) de
l’embrasement généralisé éclair.
Avec l’augmentation de température, les couches de fumées les plus basses atteignent à
leur tour leur point d’auto-inflammation. Par rayonnement, les matériaux combustibles, situés
en partie basse du volume, s’échauffent fortement et l’émission de gaz de pyrolyse
augmente. La totalité du volume s’embrase brutalement, provoquant une hausse de
température qui peut atteindre alors les 1 000°C.

VI. PRÉCAUTIONS A PRENDRE AU COURS DES INCENDIES

1. Éclairage

43
Suivant le cas, on utilise des lampes électriques, des projecteurs portatifs, des baladeuses,
des phares et/ou des projecteurs puissants.

Il est absolument interdit de se servir d’autre lumière que celle du projecteur portatif ou de
la lampe antidéflagrante, dans les feux de sous-sols et dans les milieux où des explosions sont
à redouter.

Les projecteurs portatifs n’étant pas antidéflagrants, ces appareils ne devront être allumés
ou éteints qu’en dehors des locaux où l’on craint le risque d’explosion.

Les phares ou baladeuses sont employés dans les grands sinistres, dans les déblais ou
travaux de longue durée.

2. Respiration

L’appareil respiratoire isolant (ARI) est employé SYSTÉMATIQUEMENT par les personnels
de première intervention, pour la reconnaissance et l’attaque des feux en milieu
particulièrement dangereux.

Le personnel protégé par ARI n’opère jamais isolément mais par équipe de deux. Si, pour
une raison quelconque, l’un des deux hommes (explorateur ou porte - lance) n’est plus en
mesure d’accomplir sa mission (déclenchement du sifflet avertisseur de l’ARI, difficulté
matérielle, etc.) l’équipe doit immédiatement se replier.

NB : En présence de sauvetage, le chef de détachement prend les mesures les mieux


adaptées au succès de la mission.

Lorsque des personnels ne portent pas d’ARI, un mouchoir mouillé, de préférence appliqué
sur la bouche et le nez, filtre l’air en retenant la fumée et permet un séjour de courte durée.

Il est bon de se tenir le plus près possible du sol et de ramper au besoin ; la fumée et les gaz
chauds étant entraînés vers la partie supérieure des locaux, l’air frais reste près du sol.

Dès que possible, on fait ventiler les locaux. Quand des gaz, des vapeurs ou des poussières
répandus dans l’atmosphère peuvent occasionner une explosion au contact d’une flamme
ou d’une étincelle, la ventilation est conduite conformément aux principes définis au titre IV
paragraphe 2 de la deuxième partie “Risques d’explosion”.

Pour la reconnaissance et l’attaque d’un feu dans les locaux contenant des produits
radioactifs, on se sert également d’un appareil respiratoire isolant pour éviter l’inhalation ou
l’ingestion de particules dangereuses. Un périmètre de sécurité balisé de façon très visible
sera créé.

3. Cheminement

Par une observation attentive de la disposition des lieux et de la structure de la construction, le


personnel engagé évite d’être atteint par la chute des matériaux.

Sur un plancher menaçant ruine, il se tient le long des murs.

44
Sur un toit, il n’avance qu’après avoir éprouvé avec le pied, la solidité de la couverture, afin
d’éviter les chutes.

Dans le cas où le cheminement présente des dangers (fragilité ou instabilité des matériaux
supportant le personnel, fortes pentes...), les déplacements seront limités et le personnel
amarré (Lot de Sauvetage et de Protection Contre les Chutes).

Un périmètre de sécurité sera créé s’il existe un risque d’explosion (cf. titre I, 2.2).

L’utilisation des moyens de télécommunication, les postes radio et les téléphones ne sont
pas en sécurité intrinsèque. Ils doivent être maintenus éteints en atmosphère explosible ou
dès qu’il existe un risque de formation d’une telle atmosphère.

4. Électricité

Il est interdit aux personnels de toucher aux appareils électriques, aux transformateurs et aux
conducteurs : ceux-ci peuvent être dangereux, notamment lorsqu’ils sont placés sur les toits
ou sur la voie publique.

En particulier, avant d’approcher des câbles « haute tension », il faut s’assurer qu’ils ne
sont plus en charge. Il convient de se méfier également des courants induits.

La conduite à tenir en cas de feu dans les établissements pourvus d’installations électriques
est indiquée au titre IV, “RISQUES ÉLECTRIQUES”.

5. Gaz

En RÈGLE ABSOLUE le gaz doit être neutralisé dès l’arrivée des premiers éléments
d’intervention, en coupant l’alimentation :
- en fermant la bouteille,
- en barrant l’installation fixe.

6. Risques technologiques

Certains locaux (industriels, laboratoires, hôpitaux...) et moyens de transport peuvent


présenter par leur activité ou les appareils qu’ils contiennent des risques particuliers,
radiologiques, chimiques, ou biologiques.
Dans ce cas le chef de détachement doit avoir le souci immédiat de :

- protéger ses personnels ;


- établir un large périmètre de sécurité ;
- n'engager que le strict minimum d’équipes nécessaires ;
- se renseigner au plus vite sur la nature et l’emplacement du risque, (techniciens ou
responsables de l’établissement) ;
- Demander les moyens adaptés.

VII. MARCHE GÉNÉRALE DES OPERATIONS (MGO)

45
Elle comprend :

- les reconnaissances ;
- les sauvetages ;
- les établissements ;
- la ventilation ;
- l’attaque ;
- la protection ;
- le déblai et le dégarnissage ;
- la surveillance ;
- les rondes.

En arrivant sur le lieu de l’incendie, celui qui commande :

- examine rapidement la situation ;


- demande les moyens qui lui semblent nécessaires ;
- ordonne tout de suite et simultanément les premiers sauvetages et les premières
attaques ;
- Il reconnaît les tenants et les aboutissants, recueille les renseignements et les avis, au
fur et à mesure de sa reconnaissance et arrête ses dispositions. Couper l’électricité et
le gaz est une de ses premières dispositions.

L’extinction régulière d’un incendie est caractérisée par trois opérations : circonscrire le feu,
s’en rendre maître, achever l’extinction.

Le feu est circonscrit lorsque les lances sont établies aux points d’attaque choisis et en
nombre suffisant pour empêcher le feu de se propager.
On est maître du feu lorsque le foyer diminue d’intensité et que l’on est certain qu’il ne
peut plus prendre d’extension dans les limites où il a été circonscrit.

Le feu est considéré comme éteint lorsque les foyers principaux sont éteints et que seuls
quelques débris brûlent ou charbonnent. L’extinction est achevée en dégarnissant et/ou en
déblayant jusqu’à ce qu’il n’y ait plus de matières en combustion.

Éventuellement, une surveillance et des rondes sont exercées jusqu’à ce qu’on ait acquis la
certitude qu’aucune reprise de feu n’est possible.

Au cours des différentes phases, des opérations de ventilation et de protection doivent être
prescrites pour limiter les dégâts. Dans certains cas, elles sont menées d’emblée, avec les
opérations d’attaque.

1. La reconnaissance

1.1. Objet

La reconnaissance consiste à explorer les endroits exposés à l’incendie et aux fumées, de


manière à :

- procéder sans délai aux sauvetages ;

46
- rechercher le renseignement auprès des requérants ou personnes présentes sur les
lieux ;
- rechercher d’éventuelles victimes ;
- cerner les limites du sinistre ;
- déterminer la nature des matières en combustion ;
- déterminer le mode d’extinction approprié ;
- définir les points d’attaque et les cheminements pour y parvenir.

1.2. Tour du feu : reconnaissance du COS

En arrivant sur le lieu de l’incendie, le COS fait le tour du feu (6 faces du sinistre) afin :

- de se faire une idée générale de la situation ;


- de demander les moyens qui lui semblent nécessaires ;
- d’ordonner immédiatement les premiers sauvetages.
Il reconnaît les tenants et les aboutissants, recueille les renseignements et les avis et, au fur et
à mesure de sa reconnaissance, arrête ses dispositions. Vérifier que le gaz a été barré est une
de ses premières dispositions (action du 1er EP sans attendre le COS).

La préservation des communications existantes, et en particulier des cages d’escalier, doit


être recherchée dans toute la mesure du possible, étant donné la facilité qui en résulte pour la
suite de l’opération. Il en est de même avec les pièces de la construction qui en soutiennent
d’autres, afin d’éviter des effondrements. Cette précaution est notamment nécessaire dans
les combles.

1.3. Principes fondamentaux de la reconnaissance

Les reconnaissances sont menées tout au long des opérations jusqu’au message «
reconnaissances terminées » :
- le COS doit avoir une connaissance précise des locaux qui ont été visités (marquage et
compte rendu) ;
- les reconnaissances peuvent être confiées par le COS à des chefs de détachement ou
de secteur, qui affectent des binômes à cette mission afin de mener de front plusieurs
reconnaissances partielles ;
- seule la notion de victime ou de sauvetage à réaliser justifie l’engagement immédiat
d’un binôme de reconnaissance sur ordre, sans la mise en place préalable d’un «
binôme de sécurité », du Tableau de Gestion des Reconnaissances (TGR) et de
l'établissement d'un moyen hydraulique ;
- aucune face du sinistre ne doit être négligée (reconnaissances cubiques, puis
concentriques) et tous les locaux menacés doivent être évacués ;
- les reconnaissances sous ARI doivent toujours s’effectuer dans le sens du tirage,
hormis dans le cas express d’un sauvetage ;
- un binôme engagé en reconnaissance est indissociable et l’utilisation d’un Tableau
de Gestion des Reconnaissances est obligatoire, ainsi que la présence d’une équipe
de sécurité (les reconnaissances à vue ne nécessitent pas d'équipe de sécurité) ;
- en présence d'ascenseur et/ou de monte-charge, ceux-ci doivent être ramenés au
niveau d’accès des secours et bloqués en position ouverte.

1.4. Les types de reconnaissance

47
- Reconnaissances d’attaque :
Lorsqu’un binôme, sous ARI, remplit une mission de reconnaissance où les conditions
d’engagement sont pénibles, laborieuses ou menaçantes, de par la proximité
immédiate du sinistre, de ses effets directs ou de conditions de progression
particulièrement éprouvantes.

- Reconnaissances périphériques :
Lorsqu’un binôme, sous ARI, remplit une mission de reconnaissance où les conditions
d’engagement supportables n’entament que modérément ses capacités de
résistance et d’endurance physique.

- Reconnaissances à vue :
Lorsqu’un binôme, porteur de l’ARI, remplit une mission de reconnaissance dans un
périmètre éloigné du sinistre afin de concourir au tour du feu effectué par le chef de garde,
dans des conditions d’engagement n’entamant pas ses capacités de résistance et
d’endurance physique.

Menées tout au long des opérations jusqu’au message « reconnaissances terminées », les
reconnaissances peuvent être confiées par le COS à des chefs de détachement, qui affectent
des binômes à cette mission afin de mener de front plusieurs reconnaissances partielles.
Aucune face du sinistre ne doit être négligée (reconnaissance cubique).

1.5. Conduite d’une reconnaissance

Une reconnaissance doit être effectuée le plus près possible du foyer pour juger de son
emplacement, de son étendue, de sa nature et des risques d’extension dans les plans
verticaux et horizontaux.

Celui qui fait une reconnaissance doit s’engager, à moins d’impossibilité, par les
communications existantes et notamment par les escaliers ; il force les portes à l’aide de la
pince, de la hache, de la masse... Il les enfonce si c’est nécessaire.

Quand les escaliers sont impraticables ou quand ils menacent ruine, il atteint les fenêtres à
l’aide d’échelles. Il cherche, en faisant le tour du feu, à se donner une idée de la disposition
des abords, des communications, des murs et des toits.

En présence d'ascenseur et/ou de monte-charge, ceux-ci doivent être ramenés au niveau


d’accès des secours et bloqués en position ouverte.

Il inscrit, en principe sur les portes des locaux qu’il a visités, la mention « VU », son nom, sa
fonction, l’engin d’appartenance (avec de la craie ou tout autre moyen) dès lors qu’il est
certain que le local est inoccupé. Cette première reconnaissance n’exclut pas des visites
complémentaires.

Les locaux qui n’ont pu être entièrement visités ne doivent comporter aucune mention, mais
doivent faire l’objet d’un compte rendu immédiat.

Les locaux qui ont été reconnus par l’extérieur doivent également faire l’objet d’un compte
rendu immédiat, afin de pallier l’absence de mention écrite.

48
Il fait évacuer les locaux menacés.
Il porte son attention sur les maisons qui sont au pourtour du foyer et, s’il le juge utile, y
pénètre pour reconnaître ce qu’elles renferment.

Quand la reconnaissance est terminée, les portes et les fenêtres des locaux sont, en principe,
maintenues fermées.

Détermination des points d’attaque

On appelle point d’attaque, l’emplacement d’un porte-lance.

Pour déterminer les points d’attaque, on recherche les endroits vers lesquels la propagation
du feu peut se faire le plus facilement ou à partir desquels l’action des lances sur le foyer
principal sera la plus efficace.

La conservation des communications ordinaires et en particuliers des escaliers, doit être


assurée dans toute la mesure du possible, étant donné la facilité qui en résulte pour toutes les
opérations.

Les pièces de la construction qui en soutiennent d’autres ont besoins d’être préservées, afin
d’éviter des écroulements. Pour protéger les locaux voisins du feu, des sapeurs disposant de
moyens appropriés (lances, etc.) sont dans certains cas placés en surveillance.

Au cours de l’extinction, des reconnaissances aussi fréquentes que possible sont effectuées,
notamment pour surveiller les dégâts que peuvent occasionner les écoulements d’eau.

2. Les sauvetages

2.1. Dispositions générales


Les sauvetages ont pour but de soustraire au danger toute personne directement menacée ou
se croyant comme telle par le sinistre. Dès son arrivée sur les lieux du sinistre, le chef de
détachement s’enquiert des personnes en danger. Il explore ou fait explorer les endroits qui
lui ont été indiqués, puis les autres locaux qui ont pu être envahis par les flammes, les gaz
chauds ou par les fumées, surtout aux étages supérieurs.

2.2. Conduite des sauvetages

Celui qui commande les secours, emploie aux sauvetages le personnel qu’il juge nécessaire
et compétent et s’efforce en même temps d’attaquer le feu.

L’arrivée de l’eau et la ventilation facilitent les sauvetages dans bien des cas : les flammes
sont abattues, la chaleur diminue, le risque d’asphyxie est moins grand et les personnes
exposées reprennent confiance ; les escaliers peuvent devenir praticables et constituent la
voie la plus sûre pour sauver ou mettre en sécurité les personnes.

Les sauvetages et les mises en sécurité sont exécutés conformément aux principes définis au
Titre III de la présente partie.

3. Les établissements

49
Les établissements sont réalisés conformément aux règles fixées par les textes en vigueur.

Les hydrants (poteaux d’incendie et bouches d’incendie) sont utilisés en tenant compte de
leur débit, de leur pression, du diamètre de la conduite qui les alimente et de leur
emplacement par rapport au feu.

Autour d’un foyer étendu, la zone d’action est divisée en secteurs d’attaque. Un officier ou
un sous-officier (BT1/SP) peut être désigné pour coordonner les opérations de plusieurs
secteurs.

Chaque chef de secteur étudie, d’une manière complète, le secteur qui lui est confié ; il dirige
ses personnels et leur indique la nature des établissements et les emplacements des porte-
lances. Ces emplacements sont choisis, surtout dès le début, de façon à pouvoir abattre les
flammes le plus vite possible et permettre aux jets des lances d’arriver compacts sur le feu.

4. La ventilation

Elle ne peut être dissociée de l’attaque. Qu’elle soit naturelle, mécanique ou opérationnel
(emploi de ventilateurs portables), elle doit être mise en œuvre rapidement afin de :
- sécuriser la progression des intervenants en prévenant la survenue d’accidents
thermiques et en abaissant la température ambiante ;
- faciliter la progression des intervenants en préservant certains locaux, soit en
évacuant les fumées, soit en les mettant à l’abri des fumées ;
- favoriser l’extinction du sinistre en contrôlant les propagations du feu.

Le COS définit l’effet majeur qu’il veut obtenir, afin d’en déduire le mode de ventilation le
plus adapté, qu’il soit naturel ou opérationnel. Mais, dans tous les cas, il devra conserver à
l’esprit que même si celui qui contrôle l’air contrôle le feu, mieux vaut ne pas ventiler plutôt
que de procéder à une ventilation hasardeuse.

Certains établissements sont dotés d’un dispositif de ventilation mécanique, éventuellement


asservi à la détection.

La ventilation naturelle

À privilégier par défaut surtout lorsque les reconnaissances ou le contexte de l’intervention ne


préconisent pas avec évidence la mise en œuvre d’une ventilation opérationnelle, elle peut
s’avérer suffisante dans bien des cas. Son efficacité dépendant essentiellement de la
différence de hauteur entre l’entrant et le sortant, c’est dans les cages d’escalier qu’elle
trouve sa plus grande efficacité, sous réserve de ne pas contrarier le flux des fumées par des
ouvertures inappropriées entre l’entrant et l’exutoire situé en partie haute.

5. L’attaque

5.1. Dispositions générales


L’attaque est la phase de la manœuvre destinée à abattre les flammes pour enrayer la
propagation du feu et aboutir à l’extinction du foyer.

Tous les efforts doivent tendre à le circonscrire, avec un nombre suffisant de lances, pour
qu’il ne puisse pas se propager.

50
Les points d’attaque sont désignés au plus près possible du foyer, de telle sorte que l’eau
soit projetée de plein fouet ou diffusée avec efficacité sur les matières qui brûlent.

5.2. Modes d’attaque

Si le foyer n’a pas une grande étendue et si le feu ne peut pas prendre une rapide extension,
on l’attaque à l’aide d’une ou plusieurs lances, on le maîtrise sans avoir besoin de le
circonscrire.

Si, au contraire, l’incendie a pris tout de suite une violence telle que tous les foyers ne
puissent être attaqués simultanément, il faut porter ses efforts sur les points les plus menacés.
Au besoin, des ouvertures sont pratiquées dans les cloisons pour faciliter l’attaque.

Les grosses lances (LDMR Q3, Q4) ont une grande portée de jet, mais peuvent occasionner
des dégâts. Elles sont difficiles à manœuvrer et à déplacer : il y a donc intérêt, dans de
nombreux cas, à réduire le débit des lances dès que possible pour les rendre plus maniables
(LDMR Q1, Q2).

L’utilisation du jet diffusé offre souvent des avantages. Toutefois, il y a lieu de rappeler que le
débit des lances doit être en rapport avec l’intensité du foyer. En effet, si le débit du diffuseur
est insuffisant par rapport à la violence du feu, il se produit une vaporisation instantanée et des
retours de flammes et de vapeurs brûlantes, souvent dangereux pour les porte-lances.

6. La protection

6.1. Dispositions générales

La protection est destinée à limiter le plus possible les dégâts occasionnés par l’eau, le feu,
la chaleur ou la fumée.

Pour être efficace, elle doit être réalisée le plus rapidement possible sans attendre l’arrivée
des engins spécialisés ; ses diverses phases et celles de l’extinction se déroulent
simultanément.

Les opérations de protection comprennent : la reconnaissance et la manœuvre proprement


dite ; celle-ci varie avec l’importance des locaux ou objets menacés et nécessite
généralement :
- le bâchage ;
- l’évacuation de l’eau ;
- l’assèchement ;
- le déménagement ;
- l’aération ;
- l’étaiement léger.

Une réquisition du personnel ou du matériel spécialisé peut être effectuée sur place en ce qui
concerne le bâchage, l’étaiement léger. Dans ce cas, elle est effectuée par l’intermédiaire
de la police ou de la gendarmerie sous couvert des autorités compétentes.

Une attention particulière doit être portée aux pollutions indirectes causées par :

51
- Une mauvaise évacuation des gaz toxiques ;
- Le rejet en égout, en cours d’eau ou dans le sol, des eaux chargées de polluants,
produits toxiques, ou résidus de l’intervention ;
- La reconnaissance.

Le chef d’agrès de la protection est placé sous les ordres du COS, mais quand il est engagé,
il doit de sa propre initiative, prendre les mesures dont l’urgence s’impose.

Dès le début des opérations, le chef de garde, porte son attention sur les locaux sinistrés, sur
ceux situés directement en-dessous du feu et ceux voisins du feu, ainsi que sur la nature et la
disposition des objets menacés.

6.2. La manœuvre

Le déménagement est exceptionnel et ne peut être exécuté que sur ordre du COS ; la plupart
du temps, on a intérêt à protéger les objets ou marchandises sur place.

On ne devra donc procéder à un déménagement que dans des cas tout à fait particuliers et ce,
sans provoquer de gêne à la conduite des sauvetages et à la réalisation des établissements.

Si le déménagement ne peut être évité, le COS désignera un emplacement pour y déposer les
objets. Ce dépôt sera gardé par des agents de police ou de gendarmerie.

7. Le dégarnissage et déblai

7.1. Le dégarnissage

Le dégarnissage consiste à supprimer tout élément du contenant susceptible de permettre la


propagation de l’incendie (les planchers en bois, les murs en pan de bois, les faux plafonds,
etc.).

7.2. Le déblai

Le déblai a pour but de faciliter l’extinction une fois le feu éteint, il a pour objet de déplacer
les décombres qui pourraient encore cacher des foyers et d’écarter ainsi tout risque de
reprise de feu.

Le personnel employé au déblai dégage les parties embrasées pour qu’on puisse les
éteindre, écarte tout ce qui pourrait devenir un aliment pour le feu, entraîne dans le foyer les
parties qui menacent de s’écrouler. Il emploie, à cet effet, pelles, pioches, fourches, gaffes,
etc.

Au cours du déblai, il y a lieu de porter une attention particulière au dégagement du pied des
murs, sur les trous dans les planchers, sur les points de contact avec les boiseries et sur ceux
que le poids des débris pourrait faire écrouler.

Une attention particulière doit être portée aux bijoux et objets de valeur, dont la présence doit
être immédiatement signalée au chef de détachement. Leur enlèvement doit se faire dans

52
toute la mesure du possible en présence de la police et être mentionné dans le compte rendu
du rapport de sortie de secours.

8. La Surveillance

Le service de surveillance est un détachement en personnel et en matériels mis en place par


le COS à l’issue de la phase d’extinction, lorsqu’il estime qu’il subsiste des risques de
reprise de feu. Il a pour objet d’empêcher une reprise du feu après le départ des secours.

L’effectif de ce service varie selon l’importance du sinistre, l’étendue des locaux à surveiller
et le nombre des lances encore utiles. Il est aussi réduit que possible.
Après un sinistre important où les risques de reprise de feu sont sérieux, une réserve de
matériels prêts à être utilisés, doit être laissée à la disposition du chef responsable.

Les relèves du service de surveillance sont effectuées conformément à l’annexe V du présent


règlement. Si le service ne peut être assuré par le centre de secours, le chef de garde en
réfère au commandant de compagnie.

Pendant la durée de la surveillance, une ou plusieurs rondes sont effectuées par un officier ou
un sous-officier à intervalles réguliers. Chaque ronde fait l’objet d’un compte rendu par
message.

Le service de surveillance est supprimé à l’issue d’une ronde ayant conclu à l’extinction
totale du sinistre.

La rentrée au CS du dernier détachement (dernier engin, dernière équipe de déblai ou de


surveillance) marque alors l’heure de fin d’intervention.

Cependant, chaque fois que le chef de garde (ou le COS) le juge nécessaire, notamment à
l’issue des grands feux, d’opérations délicates ou en présence de lieux complexes et
imbriqués, il programmera un service de rondes destiné à prolonger de façon intermittente
le service de surveillance précédemment retiré.

La rentrée au CS de la dernière ronde constitue l’heure de fin d’opération. Cette heure


sera toujours postérieure à celle de fin d’intervention.

Remarques : La distinction faite entre l’heure de fin d’intervention et l’heure de fin


d’opération a pour origine la nécessité :
de clore l’intervention avec la fin du déblai ou de la surveillance afin de ne pas gonfler la
durée de l’opération proprement dite qui inclut les rondes ;
sur le plan juridique, de préciser que si l’intervention est bien finie (Rapport de sortie de
secours), l’opération n'est pas arrivée à son terme pour autant.

L’expression OPÉRATION TERMINÉE ne peut être utilisée que pour indiquer que chacune
des phases constitutives de la marche générale des opérations est définitivement conduite à
son terme.

Par ailleurs, la fin d’une phase de la marche générale des opérations ou présentant un
caractère technique particulier, peut être souligné en cours d’intervention par un message de
renseignement se présentant exclusivement sous la forme :

53
- opération de relevage terminée ;
- opération de désincarcération terminée ;
- reconnaissances terminées, etc.

NB : Les opérations de déblai, de dégarnissage et de surveillances constituent des tâches


ingrates qui, néanmoins doivent être effectuées avec le plus grand soin.

Chapitre 2 : FEUX DE CONTENANTS OU DE BÂTIMENTS

LES FEUX DE FICHE 1


1/2
CONTENANTS LOCAUX D’HABITATION

Caractères :

- présence de gaz (bouteille en général) et d’électricité ;


- feu souvent limité au volume initial.
- Propagation horizontale vers :
o les autres cellules de l’appartement restées en contact ;
o les autres appartements voisins, les couloirs et les escaliers lorsque la porte de
l’appartement en cause est restée ouverte ou n’a pas résisté ;
- Propagation verticale vers les étages par les escaliers, les couloirs, gaines, façades,
cours intérieures.

Dans les immeubles, les appartements ouvrent directement sur l’escalier ou un couloir. Ceux-
ci servent alors de voie de passage aux gaz chauds et aux fumées qui s’élèvent vers les
étages supérieurs et s’accumulent aux derniers étages.

Pour les personnes :

risque de ne pas pouvoir évacuer l’appartement (Personnes âgées, malades, jeunes


enfants) ;
risque de se réfugier sur les toits, balcons et corniches.

D’où : Recherche de l’information dès l’arrivée des secours tout en gardant à l’esprit le
risque permanent de l’accident thermique lors des reconnaissances.

Extinction

Elle est conduite avec le souci de maintenir le feu dans son volume initial :
en évitant de le pousser par une action non coordonnée des lances ;
en coupant les propagations.

Si le feu se limite à une seule pièce :


extinction menée par l’intérieur avec des petites lances, en utilisant le volume d’eau
strictement nécessaire et après avoir neutralisé le risque d’accident thermique ;

54
contrôle des propagations par la façade au moyen d’une échelle ;
investissement des locaux ou volumes adjacents ;
reconnaissance dans la totalité de l’immeuble.

Si le feu s’est propagé à plusieurs pièces et menace de s’étendre à un ensemble plus vaste
ou aux étages, l’attaque est menée de préférence par l’intérieur et dans le sens du tirage en
trois temps :
- isoler le foyer principal et le feu dans son volume initial ;
- chasser les propagations dans toutes les directions autour du volume sinistré ;
- compléter le dispositif à l’intérieur afin de faciliter la progression et achever
l’extinction.

Simultanément, ouvrir un exutoire de fumée ou créer un sortant, en partie haute des escaliers,
tout en s’assurant de l’existence d’un entrant en partie basse de l’immeuble pour obtenir
une ventilation efficace.

55
LES FEUX DE FICHE 1
2/2
CONTENANTS BÂTIMENTS D’HABITATION

En cas d’incendie concernant les bâtiments d’habitation, des reconnaissances doivent être
entreprises sans délai pour :

- secourir au plus tôt les personnes les plus menacées par les manifestations du
sinistre (Gaz chauds et fumées) ;
- découvrir rapidement les éventuelles victimes ;
- Il y a lieu dans ce cas, de visiter en priorité les appartements du dernier étage et de
redescendre étage par étage jusqu’au niveau le plus bas ;
- Ces missions de reconnaissance sont confiées en principe à des équipages
organiques d'engins pompes, sur la base d'un premier secours par niveau, ou d'un
fourgon pour deux niveaux.

Le feu menace de se propager verticalement en façade

Lorsque le feu est violent et qu’il menace de se propager aux étages supérieurs par
l’extérieur avant que les moyens hydrauliques établis par les communications existantes
soient efficaces, le chef de garde peut, exceptionnellement, faire établir une lance sur échelle.
Cette manœuvre vise à enrayer la propagation par l’extérieur et à refroidir les gaz chauds qui
menacent les étages supérieurs. Elle doit être de courte durée et cesser dès que le feu baisse
d’intensité.
En aucun cas le porte-lance ne doit diriger son jet directement dans les locaux. Ceci risque
d’inverser le tirage et d’occasionner de graves brûlures au personnel d’attaque qui
manœuvre à partir des communications existantes.

Incendies dans les constructions dotées de colonnes sèches

Dans les bâtiments dotés de colonnes sèches l’utilisation de ce moyen de secours est
déterminée par l’importance et la situation du sinistre. Son emploi défini par le
commandement initial du chef d’agrès entraîne immédiatement, conformément aux règles de
manœuvre, l’alimentation de l’engin et de la colonne. De plus toutes les constructions
équipées de colonnes sèches ne sont pas équipées d’ascenseurs prioritaires.

En cas de mise en œuvre de moyens autre que la colonne sèche, sa possibilité d’emploi
ultérieur ne doit pas être perdue de vue. En conséquence, l’engin est immédiatement

56
alimenté, l’établissement de l’alimentation de la colonne est réalisé. La mise en eau est
réalisée sur ordre.

Précautions

L’eau peut créer des dégâts importants. L’attaque doit donc être conduite avec le minimum
d’eau, en employant le jet diffusé.

Dans la mesure du possible l’emploi de grosses lances est à proscrire. Les mesures de
protection sont prises au plus tôt.

Déblai
Il n'est entrepris qu’en cas de nécessité absolue et pour éviter la reprise de feu. Pour cette
raison, les rondes peuvent être plus fréquentes.

Il est conduit avec précaution pour éviter la détérioration des objets dont certains sont précieux
ou ont une valeur affective pour leur propriétaire.

57
LES FEUX DE FICHE 2
1/2
CONTENANTS ESPACES CLOS

Caractères

Définition

Volume fermé, aux accès rares ou complexes, naturellement obscur en partie ou en totalité.

Se trouvent généralement en partie basse des immeubles et parfois, dans les immeubles
modernes, en étages. Ils concernent généralement les caves, sous-sols, locaux techniques,
fournils, parc de stationnement couvert, etc.

Suivant les cas, cet espace peut :


être indépendant ou non des structures de l’immeuble ;
déboucher sur des communications empruntées par le public ;
comporter des cages d’escalier, des gaines pouvant propager le feu et les fumées ;
receler des charges calorifiques importantes, des produits toxiques, explosifs, fumigènes ;
permettre le passage de conduits ou canalisations de fluides : gaz, hydrocarbures, électricité.

La gravité de ces feux est variable, mais ils restent difficiles et souvent dangereux. Ils sont
conditionnés par la destination des locaux et leur importance. Si le feu intéresse un dépôt
d’ordures dans un immeuble, le chef de garde doit commander immédiatement les
reconnaissances dans les locaux voisins et supérieurs, afin de rechercher d’éventuelles
victimes. Le cas échéant, des moyens de ventilation sont mis en œuvre.

L’engagement à l’intérieur des locaux et la localisation des foyers sont difficiles en raison de
la chaleur, de la fumée, de la visibilité réduite et de la complexité des cheminements.

Le danger d’embrasement ou d’explosion dû à la distillation, aux fuites de gaz ou


d’hydrocarbures, subsiste en permanence.

Extinction
L’intervention dans un espace clos impose l’emploi simultané et coordonné des moyens
d’exploration, d’extinction, de ventilation et d’éclairage.

Engagement des personnels

Le port de l’ARI est de règle. L’exploration est effectuée par une équipe (binôme) jamais
par un homme seul. La liaison par l’extérieur est assurée par une commande ou par une
ligne de vie, une équipe de sécurité se tient toujours prête à intervenir.

Lutte contre les propagations :

rechercher tous les accès et conduits qui pourraient faciliter un transport de feu,
faire fermer portes et ouvertures ;
barrer tous les fluides (Electricité, hydrocarbures, etc.) ;
ouvrir les fenêtres et explorer tous les locaux supérieurs ;

58
repérer à la craie sur la porte les locaux visités ;
mettre en place un dispositif de surveillance pour s’assurer par la suite que toute modification
du tirage des locaux sinistrés n’a pas eu de conséquence sur la propagation.

Extinction par pénétration :


attaquer généralement dans le sens du tirage ;
mettre en place des moyens d’éclairage, qui seront progressivement déplacés au fur et à
mesure de la pénétration ;
mener l’extinction avec les procédés habituels quand le feu est découvert (Eau, mousse,
etc.).

59
LES FEUX DE FICHE 2
2/2
CONTENANTS ESPACES CLOS

Extinction par l’extérieur :


Lorsque la température à l’intérieur des locaux est devenue telle que toute pénétration est
impossible, le foyer doit être attaqué de l’extérieur en remplissant totalement les locaux de
mousse à moyen ou haut foisonnement.

Chaque fois que cela est possible, employer de l’émulseur synthétique, afin d’introduire le
minimum d’eau, choisir un foisonnement élevé, introduire la mousse par un accès en partie
haute.

Si une trouée doit être faite, s’assurer dans la mesure du possible de l’absence de
conducteurs électriques ou de canalisations diverses à l’endroit choisi ;

surveiller les autres accès, car la pénétration de mousse provoque l’expulsion des gaz
chauds,
dès que la température est devenue acceptable, pénétrer dans la mousse sous l’ARI et
terminer éventuellement l’extinction avec des moyens classiques.

Dans tous les cas, dès que le feu est éteint, les locaux sont ventilés largement. Un contrôle de
l’atmosphère est effectué au moyen du détecteur de CO et de l’explosimètre.

60
LES FEUX DE FICHE 3
1/2
CONTENANTS ÉTABLISSEMENTS RECEVANT DU PUBLIC (ERP)

Caractères
Le caractère essentiel d’un ERP est la présence du PUBLIC qui n’est jamais homogène et
qui comprend, dans des proportions variables, selon les établissements :

des éléments féminins : magasins, marchés, exposition ;


des enfants : établissements d’enseignement ;
des handicapés, infirmes, personnes âgées, malades : établissements sanitaires ;
des personnes de toutes catégories en état de vulnérabilité : hôtels.

Certains établissements ne reçoivent le public que pendant les heures d’ouverture :


spectacles, restaurants, musées, expositions, écoles, etc.

Pour d’autres, la présence du public est permanente, (ex. hôpitaux) et le risque essentiel
rencontré en cas de feu est la PANIQUE. Par conséquent, le premier souci du chef de
détachement est d’empêcher le déclenchement de celle-ci.

Ses premiers efforts visent à la protection du public contre les atteintes du feu, des fumées et
des gaz chauds.

L’évacuation, si elle est possible et facile dans de nombreux cas, est une opération complexe
et difficile dans les établissements sanitaires et ne doit être entreprise qu’après estimation de
la situation. Elle nécessite généralement un effectif nombreux.

Intervention

Tenir compte des règles techniques de prévention qui facilitent les opérations :
implantation pour l’accès des secours ;
dégagements pour les évacuations ;
cloisonnement intérieur et extérieur ;
désenfumage des salles et des circulations, etc.

Les règles de base à respecter sont les suivantes :


éviter d’utiliser la corne de feu à proximité de l’ERP ;
à l’arrivée des secours se renseigner sur :
o l’effectif (Public + personnel) ;
o la disposition des salles et des circulations ;
o le nombre et la position des façades accessibles ;
o les issues ;
o l’emplacement des moyens et des commandes de désenfumage ;
o les risques particuliers.

- si le public peut être évacué, s’assurer de sa totale évacuation par des


reconnaissances poussées ;
- s’il ne peut être évacué, rechercher de quelle manière le protéger contre le feu et les
fumées (dispositifs coupe-feu, ventilation, cloisonnement).

61
- si aucun indice ne révèle un feu, Il faut impérativement éviter le déclenchement de la
panique. Les déplacements dans l’établissement se feront alors le casque à la main ;
demander un service d’ordre important et si nécessaire, déclencher le plan rouge ;
en l’absence de public ou après son évacuation complète ou sa mise en sécurité, l’extinction
est conduite selon les règles habituelles. Elle est souvent accompagnée d’une opération de
protection.

62
LES FEUX DE FICHE 3
2/2
CONTENANTS MAGASINS - BOUTIQUES

Caractères
Les magasins et les boutiques sont généralement installés au rez-de-chaussée, leur devanture
donnant sur la rue. Ils possèdent souvent une annexe ou une arrière-boutique contigüe. On y
trouve fréquemment des réserves et des salles de vente.

L’incendie revêt les caractères suivants :


- souvent limité au volume initial (Boutique dans un bâtiment) ;
- presque toujours envahissement des locaux attenants par la fumée et les gaz chauds ;
- propagation possible vers l’arrière-boutique, les réserves ;
- propagation verticale possible vers :
o les étages supérieurs du magasin ;
o les voisins par les façades, gaines, escaliers ;
- risque important pour les personnes.

Extinction

Le chef de détachement doit rechercher systématiquement les victimes possibles ou les


personnes isolées par le feu, en particulier :

- dans les locaux attenants ;


- dans le voisinage immédiat.

L’attaque est conduite avec le souci de ne pas pousser le feu vers les locaux contigus, les
cages d’escaliers et d’ascenseurs, les couloirs, les façades. Elle se fait, simultanément :
- de façon directe sur les développements du feu ;
- de façon indirecte sur les parties arrières et cachées des locaux pour couper les
propagations, rechercher les zones envahies par la fumée et les gaz chauds (cages
d’escaliers, ascenseurs, gaines).

Les reconnaissances doivent se prolonger dans toutes les parties du bâtiment ou des
personnes peuvent se trouver, en particulier, dans les parties supérieures.

Cependant, les marchés abritant plusieurs boutiques peuvent recevoir un public nombreux. Le
pouvoir calorifique et fumigène y est souvent élevé. Les risques de développement du feu sont
importants compte tenu de l’absence de recoupement et de la disposition anarchique des
boutiques.

63
LES FEUX DE FICHE 4
1/1
CONTENANTS LES FEUX VERTICAUX

Cages d’escalier, gaines de monte-charges et d’ascenseurs, gaines de vide-ordures, gaines


“techniques” (passage de canalisations électrique, gaz, etc.) et gaines de ventilation ou de
climatisation constituent des cheminées ou des voies qui permettent le passage des fumées et
gaz chauds vers les étages supérieurs et les combles. Elles peuvent cependant faciliter le
transport du feu :
- vers le bas, par la chute de matières enflammées ;
- horizontalement par les circulations d’air des systèmes de ventilation ou les ouvertures
diverses.

1. LES FEUX DE CAGES D’ESCALIER

Caractères

Dans les immeubles anciens ou traditionnels, les escaliers sont souvent en bois et les cages
d’escalier sont utilisées pour le passage des canalisations (gaz, eau, électricité, etc.).
Généralement, les appartements ouvrent directement sur la cage d’escalier ou sur une
circulation non protégée, ce qui les rend vulnérables au feu.

Ces feux, qui se propagent très rapidement, sont d’autant plus dangereux que les occupants
des locaux menacés, bloqués chez eux, s’affolent et adoptent des comportements
imprévisibles.

En cas de sinistre important, il y a lieu de demander les moyens nécessaires pour engager
rapidement des missions d'extinction, de prise en charge de victimes et de reconnaissance, en
s’appuyant, si besoin, sur le concept du renfort habitation.

Extinction
- rassurer à la voix et mettre en sécurité les occupants paniqués ;
- barrer immédiatement la conduite de gaz montante de l’immeuble ;
- ramener dès que possible les cabines d’ascenseurs au niveau d’accès des secours
et les bloquer en position ouverte ;
- si la cage d’escaliers dispose d’un jour, précéder si nécessaire l’attaque d’un jet
bref de lance Q3, verticalement dans la cage, pour abattre les flammes, refroidir et
préparer la progression des porte-lance ;
- progresser du niveau inférieur du feu vers le haut, avec deux lances : l’une en avant,
abattant les flammes (en principe la lance du dévidoir tournant (Q1), plus maniable pour
“suivre le feu”) et l’autre (Q2) immédiatement derrière, en protection, pour combattre
les réinflammations et terminer l’extinction.

64
2. ESCALIERS D’IMMEUBLES TRADITIONNELS

Dans les immeubles traditionnels, les escaliers sont utilisés pour le passage des canalisations
d’eau et les conducteurs électriques. Les appartements ouvrent en général directement sur
l’escalier ou sur un couloir non fermé, ce qui les rend sensibles à tout feu.

Caractères

Les feux de cage d’escalier et de gaine ont souvent pour origine :


- le mauvais état de l’installation électrique ;
- l’incendie d’amas de papiers, de chiffons, d’ordures en parties basses.

Ils se propagent très rapidement. Les gaz de distillation des peintures et vernis qui gagnent les
parties hautes, s’enflamment sous l’effet de la chaleur de façon quasi explosive. Ces feux
sont d’autant plus dangereux que les occupants des locaux menacés, bloqués chez eux,
s’affolent et adoptent des comportements imprévisibles.

En cas de sinistre important, il y a lieu de demander des moyens nécessaires pour engager
rapidement des missions d’extinction, de prise en charge des victimes et de
reconnaissances.

Extinction

L’extinction nécessite de :
- rassurer rapidement ou mettre en sécurité les occupants paniqués ;
- barrer les fluides ;
- ramener les cabines ou plates-formes de monte-charge au niveau d’accès ;
- attaquer énergiquement le feu.

L’attaque peut être menée au besoin avec une grosse lance mais très brièvement pour
préparer l’action des petites lances.

Cependant, les meilleurs résultats sont obtenus en progressant du niveau inférieur du feu vers
le haut, avec deux petites lances : une petite lance en avant (en principe la LDT, plus maniable
pour suivre le feu) et une petite lance immédiatement derrière en protection pour combattre les
ré-inflammations et terminer l’extinction.

Dans les cas difficiles, le feu est attaqué par les étages et par les fenêtres de la cage
d’escalier en utilisant des échelles.

Lorsque les lances sont en action, la création d’exutoires en partie haute empêchera dans
bien des cas, la propagation horizontale du feu ainsi que dans les combles.

Parallèlement, une reconnaissance attentive est effectuée à tous les étages et dans les parties
arrière des bâtiments. Tous les locaux sont systématiquement visités et signalés de façon
visible.

65
Gaines techniques

On doit rechercher et visiter toutes les gaines ouvrant sur les locaux touchés par le feu et les
fumées. Il faut également visiter tous les locaux où débouchent des gaines que ce soit en
partie haute ou en partie basse.

66
LES FEUX DE FICHE 5
1/1
CONTENANTS LES FEUX EN TOITURE

COMBLES, GRENIERS ET TERRASSES

1. COMBLES ET GRENIERS

Caractères

Les combles, lorsqu’ils ne sont pas réaménagés en locaux d’habitation, sont des endroits
peu fréquentés, qui servent généralement à entreposer les objets délaissés et dont l’entretien
est souvent négligé. C’est pourquoi, les feux qui y prennent naissance et qui ont le plus
souvent pour origine une défectuosité de l’installation électrique, ne sont découverts que
tardivement.

Ils prennent rapidement de l’ampleur et sont d’autant plus dangereux qu’ils menacent les
pièces maîtresses de la charpente. Ils peuvent également se propager aux étages inférieurs
par les gaines qui débouchent directement dans les combles, ainsi qu’aux constructions
mitoyennes.

Extinction :

- l’attaque est conduite selon les règles habituelles, si possible par l’intérieur, en
portant une attention toute particulière à ne pas déclencher un phénomène thermique
par la brusque modification de l’air ambiant, notamment en cas de nécessité de
création de sortant ;
- éviter les excès d’eau (dégâts, alourdissement des planchers, infiltrations) ;
- utiliser éventuellement la mousse à haut ou moyen foisonnement ;
- élargir les reconnaissances vers les étages inférieurs et les parties basses du bâtiment
en raison des risques de propagation par chute de matériaux dans les gaines ou la
chute de plafonds ;
- effectuer un dégarnissage très large autour de la partie carbonisée.

Précautions pour éviter les accidents :


- la progression des porte-lances doit se faire le long des murs, ou tout du moins près
des points d’appui des charpentes, en repérant les châssis vitrés qui seront au besoin
recouverts de planches ou d’échelles, afin d’éviter les chutes ;
- ne pas surcharger les toits, ni les planchers des combles.

2. TERRASSES

Caractères

L’étanchéité est assurée le plus souvent par des revêtements à base de goudrons ou de brai.
C’est au cours de la pose ou de la réfection, à chaud, de cette étanchéité que se déclarent
des feux d’hydrocarbures solides très spectaculaires.

67
La présence de bouteilles de gaz abandonnées dans le foyer en constitue le principal danger.
En raison des risques permanents d’explosion, n’engager que le minimum de personnel et
prendre toutes les mesures de protection nécessaires (murs protecteurs, etc.).

Extinction

L’attaque de ces feux est effectuée en jet diffusé d’attaque, très efficace sur les
hydrocarbures lourds ou éventuellement à la mousse en fonction des accès. Elle est conduite
par les communications intérieures.

Le refroidissement des bouteilles de gaz fait partie intégrante de l’attaque. Entrepris dès leur
découverte, il est poursuivi jusqu'à complet refroidissement.

L'emploi des échelles aériennes ne doit être qu'exceptionnel et lié aux difficultés d'accès. Les
reconnaissances à effectuer en cas d’explosion doivent se porter au-delà du premier rang
d’immeubles mitoyens et voisins.

Précautions pour éviter les accidents :


- en cas de déploiement des échelles aériennes, le dernier plan ne doit en aucun cas
dépasser le bord supérieur de la terrasse ;
- afin de prévenir toute atteinte en cas de projection de bouteilles, le cheminement au
pied des immeubles se fait en longeant les façades, là où le risque est le plus faible ;
- dans tous les cas, un large périmètre de sécurité au sol est mis en place dès
l'engagement des secours.

LES FEUX DE FICHE 6


1/1
CONTENANTS CHAUFFERIE AU MAZOUT

Caractères

Ces feux ont pour origine le mauvais fonctionnement des brûleurs et du dispositif d’arrêt
automatique de l’alimentation en mazout. Une quantité plus ou moins importante de liquide
se répand alors dans la chaudière ou dans la chaufferie.

Dès son arrivée, le chef de détachement fait fermer l’arrivée du mazout à la chaudière au
moyen de la vanne spéciale (dite vanne police), dont la commande se trouve, en principe, à
l’extérieur. Il fait également couper l’alimentation électrique.

La conduite à tenir est celle préconisée dans les feux d’espaces clos.

Extinction

L’extinction est effectuée au moyen de jet diffusé d’attaque ou de mousse.


Certaines chaufferies ont leurs gaines de ventilation équipée d’un raccord ZAG accessible de
l’extérieur.

68
FICHE 7
LES FEUX DE
LES FEUX D’ÉLÉMENTS DE 1/1
CONTENANTS
CONSTRUCTION

1. PLANCHERS, CLOISONS ET MURS

Caractères

Les éléments de construction sont très variés tant au niveau des matériaux employés qu’au
mode de construction. Dans les constructions modernes, on rencontre de plus en plus
souvent :
- des matériaux synthétiques pour l’isolation acoustique et thermique ;
- des cloisons en préfabriqué, à pose rapide et en matériaux légers (alu-vitré ) ;
- des faux plafonds qui cachent le passage des canalisations et des fils électriques et
masquent des jours mettant en communication les locaux et les étages.

L’origine des feux est souvent l’utilisation de flammes nues (chalumeaux) ou la découpe de
pièces métalliques lors de travaux de bricolage et, plus rarement, le fait d’une défectuosité de
l’installation électrique.

Le feu se manifeste par :


- un dégagement de fumée à travers les jointures ;
- une chaleur anormale ;
- un embrasement rapide après avoir couvé longtemps.

Généralement, dans les constructions modernes, le feu en couvant dégage de manière


insidieuse des gaz toxiques très dangereux pour les occupants.
Le feu peut se déplacer et se propager en laissant des intervalles intacts.

Extinction :

- employer pour l’attaque, en principe, des moyens légers : seau-pompe, LDT ;


- dégarnir très largement et au-delà des parties atteintes ;
- porter une attention particulière aux :
o gaines qui traversent ;
o jonctions avec les autres éléments de la construction (Points d’appui, charpente,
etc.) ;
o vides constitués par les faux-plafonds et qui peuvent former de véritables gaines.
- élargir les reconnaissances aux locaux contigus horizontalement et verticalement.

2. JOINTS DE DILATATION

Caractères

Les constructions en béton armé sont découpées en blocs séparés par des joints de dilatation.
Ces joints, qui ont souvent la surface d’une section entière d’un immeuble, ne sont
accessibles que par la très petite surface de leur tranche. Ils sont, dans la majorité des cas,

69
constitués par des plaques en matériaux agglomérés (bois, fibres diverses, plastique expansé,
etc.).
La cause la plus fréquente des feux de joints de dilatation est l’utilisation de chalumeaux, à
l’occasion de travaux de soudure ou de découpage, sur des éléments métalliques portés ou
traversant les murs contigus au joint. Ils se manifestent par un dégagement de fumée sur le
pourtour du joint et par une élévation anormale de la température des murs.

Des gaz de distillation résultant du feu peuvent filtrer par les trous, interrupteurs, prises
diverses installés dans les murs.

Extinction

La maîtrise de ces feux peut être très longue. La perception de chaleur sur les murs, qui
permettrait de détecter la présence du feu et son extinction, est généralement en retard par
rapport à la position réelle du foyer qui se déplace.

L’extinction peut être obtenue par projection d’eau, au moyen de seau-pompe ou de lance, à
la partie supérieure du joint.

Dans les cas difficiles on effectue des séries horizontales de trouées largement autour de la
zone chaude pour devancer le feu en injectant de l’eau éventuellement additionnée de
produit mouillant (extincteur à eau + additif).

Avant de procéder aux trouées, s’assurer, dans la mesure du possible, de l’absence de


conducteurs électriques ou de canalisations diverses à l’endroit choisi.

Ventiler largement et contrôler fréquemment la teneur de l’air en oxyde de carbone (CO et


CO2) dans les locaux adjacents

Étendre les reconnaissances à tous les locaux des bâtiments.

70
LES FEUX DE FICHE 8
Page 1/1
CONTENANTS LES GRANDS FEUX

Caractères

Les grands feux sont des sinistres qui nécessitent des moyens importants et une organisation
du commandement et des liaisons sur les lieux.

Ces feux intéressent tous les types de construction ou d’activités : immeubles, usines,
magasins, entrepôts, etc. Ils ont pour origine :

- des incidents techniques, (Court-circuit, explosions d’appareils, etc.) ;


- des imprudences ;
- des malveillances (Parfois).

Règles de base

Le chef de détachement arrivé le premier sur les lieux, ne dispose généralement pas d’un
personnel et d’un matériel suffisant pour se rendre maître de la situation. Il faut donc, tout en
assurant les sauvetages éventuels, DEMANDER LES MOYENS qu’il estime nécessaires. En
même temps il met en œuvre les secours dont il dispose pour commencer l’attaque.

Premier élément d’un dispositif qui va rapidement se mettre en place, il doit :

- se faire une idée aussi précise que possible de la situation, afin de renseigner les
différents échelons de commandement qui vont se présenter ;
- ne pas se laisser attirer par les flammes et diriger ses efforts sur les points les plus
dangereux, notamment sur les parties menacées par les propagations, quitte à négliger
pour un temps le foyer principal.

Les chefs de détachements de renfort se présentent dès leur arrivée au P.C. ou à l’officier de
permanence du secteur. Si des circonstances particulières les conduisent,
exceptionnellement, à s’engager directement sans contact avec le COS, ils cherchent au plus
tôt à établir la liaison avec leurs voisins du dispositif et prennent rapidement contact avec le
P.C.

Les renforts sont utilisés en affectant, autant que possible, un secteur à chaque détachement,
afin de faciliter l’unité de commandement et les liaisons.

Dans l’attaque du feu les chefs de détachement veillent tout particulièrement à ne pas
pousser le feu, notamment vers d’autres éléments en action, et s’attachent à rechercher sur
les côtés et les arrières du foyer les positions qui leur permettent de mieux contrôler les
propagations.

Le COS tient compte dans son idée de manœuvre de la direction et de la force du vent de
façon à :
- Contrôler la propagation et l’évolution du sinistre ;
- Ne pas exposer les éléments engagés ou à engager.

71
Dès qu’on est maître du feu, l’extinction des foyers partiels est poursuivie dans chaque
secteur d’après les règles ordinaires.
Chapitre 3 : FEUX DE CONTENUS OU DE PRODUITS

LES FEUX DE FICHE 1


1/1
CONTENUS LES FEUX DE CLASSE A - FEUX SECS

Caractères

Les feux de « classe A » sont dits « feux secs ». Ils intéressent des matériaux à base de
cellulose, bois, papier, carton, tissu, fourrage, coton, etc. Ils présentent deux modes de
combustion :

- Combustion vive, avec flammes ;


- Combustion lente, sans flamme visible, mais avec formation de braises incandescentes.

Lors du développement du foyer, la combustion lente peut être plus ou moins importante avant
l’apparition des premières flammes. Il s’agit dans ce cas des feux dits « couvant ».

Extinction

L’extinction comprend en général deux phases :

- la cessation de la combustion vive (abattage des flammes) ;


- la cessation de la combustion lente (noyage des braises).

Lorsque les matériaux sont en vrac ou à l’air libre, la combustion est généralement très vive,
avec un fort rayonnement thermique (stockages de bois, de papiers) qui propage rapidement
le feu. Ces incendies, d’une grande intensité, nécessitent un dispositif hydraulique important
pour attaquer violemment le foyer principal et faire baisser la température le plus rapidement
possible, afin de limiter l’extension du sinistre, en portant les efforts sur la zone sous le vent.

Lorsque les matériaux sont condensés, compactés (rouleaux de tissus, livres, piles de papiers,
balles de coton, tas de charbon, etc.), ou confinés dans un local, ils brûlent lentement en
produisant une fumée épaisse et particulièrement âcre, avec un fort dégagement de
monoxyde de carbone. A l’intérieur des locaux, ces feux peuvent franchir des zones peu
atteintes et se communiquer à des parties éloignées du foyer initial, par propagation des gaz
chauds. Le risque d’écroulement par surcharge est permanent. L’extinction complète est
généralement longue et délicate, car elle nécessite un important travail de déblai pour
s’assurer qu’il n’existe plus de matières incandescentes.

Lorsque le déblai est très important et qu’il s’effectue à l’air libre, il peut être fait appel à
des moyens mécanisés de sociétés privées.

Au cours du déblai, il y a toujours intérêt à ouvrir les emballages des matériaux conditionnés
pour en vérifier le contenu, même s’ils paraissent intacts. Si des braises sont décelées, il est
recommandé de noyer l’ensemble pour éviter un embrasement au contact de l’air et une
reprise de feu par la suite.

72
Tous ces feux, dès qu’ils sont circonscrits, sont éteints à l’eau à l’issue d’un déblai
important qui concerne en général la totalité des matériaux incendiés. Ils donnent lieu assez
fréquemment à des effondrements, en particulier dans les feux de papiers qui absorbent une
quantité d’eau considérable.

La mousse permet, dans des cas d’accès difficile, d’éteindre les foyers de façon indirecte.

1. FEUX DE CHIFFONS

Les chiffons secs ou gras sont très inflammables. Aussi, les incendies dans les entrepôts de
chiffons, établis généralement dans des constructions légères, prennent-ils rapidement une
grande extension.

Une des particularités de ces incendies est que le feu peut franchir des matières peu atteintes
et se communiquer à des parties éloignées du foyer initial. La fumée très âcre qu’ils
produisent rend le travail difficile et pénible. Ils exigent généralement un temps très long pour
l’extinction et surtout pour le déblai.

2. FEUX DE PAPIERS

Ils se déclarent fréquemment dans les rognures (déchets).

Quand le papier est en vrac, à l’air libre, il donne rapidement de la flamme. Dans les sous-
sols, il produit en brûlant une fumée asphyxiante qui exige l’emploi de l’appareil respiratoire
isolant.

Le papier en pile brûle lentement, mais les piles peuvent s’écrouler, même après l’extinction.
Dans les fabriques de papier peint, si le feu éclate dans les séchoirs, il devient en peu de
temps très violent.

3. FEUX DE CHANTIERS DE BOIS

La scierie mécanique est le point le plus dangereux d’un chantier de bois, parce qu’elle
constitue généralement le foyer initial et que la sciure est un élément de propagation très
rapide.

Toute tentative de protection de celles-ci au moyen d’un rideau d’eau deviendrait vite
illusoire. C’est pourquoi il faut attaquer d’abord très énergiquement les foyers eux-mêmes
pour diminuer suffisamment l’intensité du rayonnement calorifique.

Si le feu a pris au début une grande violence, seuls des moyens puissants mis rapidement en
œuvre sont susceptibles de circonscrire l’incendie dans de bonnes conditions. En général, la
chaleur rayonnée rend difficile la progression des porte-lances et enflamme les piles voisines.

La protection des zones sous le vent doit être opérée en priorité.

4. FEUX DE CHARBON

73
Si le charbon est en soute, isoler celle où se trouve le feu et opérer l’extinction en noyant ou
en déblayant.

Lorsque le charbon est en vrac, à l’air libre, attaquer le tas s’il est de faible volume. Dans le
cas où la masse est considérable, isoler la partie en ignition par des tranchées, déblayer en
étalant le charbon en couches peu épaisses et éteindre au fur et à mesure.

Dans tous les cas, prendre des précautions contre les dangers d’asphyxie.

5. FEUX DE COTON

Le coton est très combustible et brûle avec rapidité, en balles humides ou contenant des
graines ou des substances résineuses. Il peut s’enflammer spontanément. Ses poussières
sont explosibles.

Ces feux prennent rapidement une grande extension. Ils exigent généralement un temps très
long pour l’extinction et surtout pour le déblai. Aussi, faut-il mettre en œuvre des moyens
puissants dès le début pour maîtriser l’incendie avant que le feu n’agisse en profondeur.

L’attaque doit se faire en tenant compte de la direction et de la force du vent.

Les risques de propagation sont tels qu’un rideau d’eau en protection des parties intactes,
convenablement bâchées, doit être mis en place au plus tôt.

Au cours du déblai, il faut éteindre au fur et à mesure de l’étalement du coton. Il y a toujours


intérêt à ouvrir les balles, même celles qui paraissent intactes, qu’elles aient été mouillées
ou non.

En raison du risque important de reprise de feu, un service de surveillance est mis en place.

6. FEU DE GRAINES DE COTON

Une fois le coton égrainé, les graines qui servent à la fabrication d’huile sont stockées de la
même façon que le charbon en vrac. Ces stocks prennent des dimensions considérables et
sont généralement à l’air libre ou parfois dans des silos. L’humidité facilite la fermentation et
il est fréquent qu’une combustion spontanée se déclenche.
Il faut isoler la partie en ignition par des tranchées, déblayer en étalant les graines en couches
peu épaisses. Cette opération longue et délicate nécessite les prescriptions suivantes :

faire des tranchées suffisamment larges en veillant à ce que les parois ne risquent pas de
s’écrouler ;
Interdire au personnel de monter sur les monticules. (La masse en ignition provoque de
grandes cavités à l’intérieur du stock et ne sont pas détectables). Ces derniers risquent
d’être engloutis par effondrement du stock.

74
LES FEUX DE FICHE 2
1/2
CONTENUS LES FEUX DE CLASSE B - FEUX GRAS

Caractères

Les feux de « classe B » sont dits « feux gras ». Ils concernent les liquides et les solides
liquéfiables.

Ce sont les feux d’hydrocarbures (Essence, pétrole, gazole, fioul, mazout), de goudron, brai,
graisse, huiles, peintures, vernis, alcools, cétones et solvants divers. Ces feux, sauf pour les
plus lourds produits (plastique par exemple), n’ont pas de combustion lente et l’abattage des
flammes cause l’extinction complète.

Leur capacité à s’enflammer dépend du « point-éclair », propre à chaque produit


(température minimale à laquelle il émet suffisamment de vapeurs pour former, avec l’air
ambiant, une atmosphère inflammable).

En revanche, il peut y avoir rallumage brutal tant que la température avoisine celle de «
l’auto-inflammation » (température à laquelle un mélange gazeux combustible peut
s’enflammer spontanément sans la présence de flamme ou d’étincelle). C’est pourquoi
l’extinction complète ne peut être obtenue qu’après une phase de refroidissement.

Leur combustion provoque un dégagement de gaz toxiques et/ou corrosifs (chlore, cyanure,
monoxyde de carbone, etc.) particulièrement dangereux pour l’environnement.

Le risque de formation de mélanges explosibles subsiste pendant toute l’opération. Des


mesures fréquentes à l’explosimètre doivent être opérées, en particulier dans les zones où la
création de poches est possible. En cours d’extinction, il peut y avoir une reprise de feu
brutale de nappes précédemment éteintes.

De plus, des réactions chimiques imprévisibles peuvent se produire au contact de l’eau, de la


fumée, des gaz chauds ou d’autres produits. C’est pourquoi, en présence de produits
dangereux ou supposés comme tels, il est impératif de recueillir préalablement tous les
renseignements concernant la conduite à tenir (fiches de sécurité).

Dans tous les cas, le COS doit :


- établir un large périmètre de sécurité ;
- prendre les mesures de protection de l’environnement qui s’imposent ;
- se conformer aux prescriptions liées au risque chimique (cf. titre IV. 7).

75
Extinction

LES LIQUIDES INFLAMMABLES NON MISCIBLES A L’EAU (essences, huiles, éthers,


pétrole)

Il est généralement impossible de les éteindre à l’eau normale, surtout en jet plein.

Ces substances peuvent, en surnageant, continuer de brûler et porter le feu dans le voisinage
ou dans les caniveaux. Dans ces cas, il y a lieu d’établir des barrages ou de creuser des
tranchées pour empêcher ou canaliser leur écoulement.

L’eau diffusée permet de limiter la hauteur des flammes et la quantité de chaleur rayonnée.
Sur des feux de faible surface, elle permet d’obtenir souvent d’excellents résultats.

Quand le feu n’a atteint que de petites quantités d’essence, d’éther, de pétrole ou d’huile,
il est quelquefois possible de l’éteindre en le noyant rapidement.

Deux agents extincteurs sont efficaces :

- la poudre : utilisée surtout sur des petites surfaces ou sur des feux de faible importance
(Véhicule, friteuse, par exemple) ;
- la mousse : elle permet d’éteindre des feux de grande surface ou de grande
importance.

Si aucun de ces procédés ne peut être employé, il faut mettre en place autour du foyer des
lignes d’arrêt afin d’empêcher la propagation du feu.

Dans les incendies où se trouvent des dépôts de bidons d’essence ou d’éther, une
ventilation naturelle (aération) est nécessaire pour empêcher que se forment avec l’air des
mélanges détonants.

76
LES FEUX DE FICHE 2
2/2
CONTENUS LES FEUX DE CLASSE B - FEUX GRAS

LES LIQUIDES INFLAMMABLES MISCIBLES A L’EAU (alcools, acides, )

Un feu de faible étendue peut être éteint en jet diffusé. Pour les feux plus importants, le CO2
et la poudre sont les meilleurs agents d’extinction.
En cas de recours à la mousse, il convient de s’assurer au préalable de la compatibilité de
l’émulseur avec ce type de feux et de son mode d’application.

LES SOLIDES LIQUÉFIABLES (plastiques, caoutchouc, goudrons, )

Ces feux, qui dégagent une grande quantité de chaleur et de fumées, sont généralement
éteints au moyen de l’eau. C’est le cas notamment des feux de plastiques, dont l’usage
pour la confection des éléments du cadre de vie moderne est devenu particulièrement courant.

Cependant, dans certains cas, l’action de l’eau pourra se révéler insuffisante. L’extinction
sera alors menée à l’aide de mousse.

Dans tous les cas, le COS se conforme également aux prescriptions liées aux risques
chimiques (Cf titre IV .7).

77
LES FEUX DE FICHE 3
1/1
CONTENUS LES FEUX DE CLASSE C - FEUX DE GAZ

Caractères

Ce sont les feux de gaz tels que :


- gaz naturels ;
- gaz de pétrole liquéfié (Butane, propane) ;
- autres produits à l’état gazeux (Produits chimiques, gaz rares, etc.).

Leur mise à feu s’accompagne généralement d’une explosion, d’autant plus violente que
le mélange air/gaz s’effectue dans des proportions optimales entre les limites inférieures et
supérieures d’explosibilité. Hors de ces limites, le danger est moindre (Cf./titre 4, paragraphe
2 de la 2eme partie).

Ces feux se présentent toujours sous forme de fuites enflammées plus ou moins importantes
en fonction de la pression de stockage ou de transport. Ils se caractérisent par :

- un très fort dégagement calorifique, susceptible de propager l’incendie par simple


rayonnement ;
- un danger potentiel d’explosion consécutif à la présence de poches gazeuses créées
avant l’inflammation ou de gaz stockés à proximité du sinistre et chauffés ;
- un dégagement de vapeurs toxiques, dans le cas de produits chimiques gazeux.

Extinction

Il ne faut pas chercher à éteindre une fuite de gaz enflammée car l’accumulation de ce fluide
continuant à s’échapper peut provoquer une explosion. L’effort doit être porté sur le barrage
de la conduite ou le colmatage de la fuite et, en attendant, sur le contrôle et la surveillance de
la flamme.

Son extinction ne sera décidée que si elle est strictement nécessaire. L’agent extincteur est
le suivant : poudre polyvalente A, B et C.

78
LES FEUX DE FICHE 4
1/1
CONTENUS LES FEUX DE CLASSE D - FEUX DE MÉTAUX

Caractères

Les feux de produits classe D concernent « les métaux » : sodium, magnésium, aluminium,
uranium et copeaux d’uranium, potassium, phosphore, titane, cadmium, etc.

Les caractères communs à ces corps sont les suivants :

- le feu sur ces produits est généralement très violent et luminescent d’où la nécessité
de se protéger si possible au moyen de l’écran facial ;
- la plupart réagissent violemment à l’eau en causant un dégagement d’hydrogène qui
crée un risque d’explosion ;
- quelques-uns, lorsqu’ils sont en poudre ou copeaux (Aluminium ; magnésium), ou
même sans être divisés (Phosphore blanc, potassium ; sodium), peuvent s’enflammer
spontanément à l’air ou exploser ;
- la plupart sont toxiques par inhalation, ingestion ou simple contact.

Extinction

n’employer ni eau ni mousse ;


utiliser le sable sec, la terre meuble, le ciment ;
ventiler très largement les locaux ;
port de l’appareil respiratoire isolant ;
écran facial si possible.

79
LES FEUX DE FICHE 5
1/1
CONTENUS LES FEUX DE CLASSE F - FEUX DE FRITEUSE

Caractères :

Les feux de classe F concernent les feux provoqués par les graisses et huiles animales ou
végétales servant en cuisine ou résultant de la cuisson. Ils sont désignés sous le nom de
« auxiliaires de cuisson »
Ces feux se produisent le plus souvent dans les cuisines et surviennent lorsque l’huile ou la
graisse de cuisson atteint une température excessive. Ces produits commencent par bouillir,
ensuite à fumer puis prennent feu.

Action des secours :

- ne jamais jeter l’eau dans une huile ou graisse de cuisson en feu car cela peut
propager les flammes et occasionner des brulures ;
- ne pas déplacer le récipient en flammes ;
- refermer hermétiquement le récipient avec le couvercle, une couverture anti-feu ou une
serpillère humide (pas trempée car l’huile réagit violemment au contact de l’eau) ;
- fermer dès que possible la vanne du robinet ;
- arrêter le ventilateur de la cuisinière pour ne pas propager les flammes ;
- utiliser un extincteur à poudre ABC ;
- après extinction et en présence d’une accumulation de fumée, ventiler le volume
(aération).

80
LES FEUX DE FICHE 6
1/1
CONTENUS FEUX DE PRODUITS CHIMIQUES

Par le terme de produit chimique, il faut entendre :


- les liquides :
o les acides (chlorhydrique, sulfurique, nitrique, etc.) ;
o les bases (soude, potasse, etc.) ;
o les liquides inflammables (hydrocarbures, alcools, etc.) ;
les gaz (acétylène, ammoniac, oxygène, etc.) ;
les solides (soufre, calcium, cyanure, etc.).

Caractères

De nombreux produits chimiques sont à la source d’incendies ou d’explosions de par leur


caractère inflammable, comburant ou explosif. Si certains ne participent pas directement à la
combustion, leur présence à proximité d’un foyer présente un risque non négligeable. En
effet :
la hausse de la température favorise leur évaporation et leur décomposition en gaz
susceptibles d’être toxiques ou corrosifs ;
la présence des fumées ou de gaz chauds peut engendrer des réactions secondaires
imprévisibles ;
la présence de l’eau peut être un réactif pour des réactions secondaires ; un solvant pour des
gaz toxiques ou acide ; mais aussi un agent de propagation de pollution.

Ces feux sont en général dangereux en raison :

- des propriétés agressives d’un grand nombre de ces produits (Corrosivité, toxicité, etc.)
qui, sous forme de gaz ou de liquide peuvent, par contact ou inhalation, causer des
blessures, brûlures ou désordres graves dans l’organisme ;
- du caractère explosif de nombreux gaz dégagés et dont les plages d’explosibilité du
mélange sont très variables ;

Le danger est accru par la méconnaissance, au début de l’intervention, des produits en


cause ou impliqués.

Conduite à tenir

La conduite à tenir et les procédés d’attaque dépendent de la nature du produit et sont donc
différents, mais les principes suivants sont à appliquer dans tous les cas.

81
Par le COS :

- tenir compte de la zone sous le vent ;


- rechercher et obtenir le plus rapidement possible les renseignements sur les produits
(direction de l’établissement, fiches de produits dangereux,) et sur leur mode
d’extinction ;
- imposer le port de l’ARI ;
- créer un périmètre de sécurité ;
- utiliser systématiquement l’explosimètre et faire de fréquents relevés ;
- assurer la ventilation (aération) ;
- porter attention sur la chambre infernale (local isolé, construit en matériaux
incombustibles et contenant les produits les plus dangereux) ;
- demander des secours médicaux ;
- n’ordonner le déblai qu’en plein air et après complet refroidissement.

Par les personnels d’attaque

n’engager que le personnel strictement nécessaire ;


respecter les règles de sécurité (ARI, gants, etc.) ;
rester en liaison avec un équipier ;
ne pas s’engager seul dans une reconnaissance.

Lorsque l’eau est utilisée et qu’il y a nécessité de l’évacuer, s’assurer avant de la diriger à
l’extérieur, ou dans les caniveaux, qu’elle n’est pas susceptible d’émettre des vapeurs ou
des gaz inflammables, asphyxiants, toxiques. Le plus souvent, il faut diluer dans une grande
quantité d’eau les produits évacués.

Toutes les précautions sont prises pour mettre le personnel et le matériel à l’abri des
projections d’acides et de matières caustiques : les tuyaux, cordages, commandes, peuvent
être brûlés à leur contact.

Il peut être dangereux de déplacer certains produits qu’il est préférable de noyer sur place.

82
AGENTS EXTINCTEURS POUR QUELQUES PRODUITS CHIMIQUES COURANTS :

PRODUITS CHIMIQUES FORME AGENTS EXTINCTEURS


Acétone liquide CO2, poudre, mousse anti-alcool, eau pulvérisée
Acétylène gaz CO2, poudre
Acides (En général) liquide eau, CO2, poudre
Acide chlorhydrique liquide agent extincteur spécial (Base)
Acide sulfurique liquide sable, ciment sec
Alcools en général liquide eau, CO2, mousse anti-alcool
Ammoniac gaz eau, poudre, CO2
Benzène liquide mousse, poudre, CO2
Butane gaz CO2, poudre
Camphre solide eau, CO2,
Chloroforme liquide CO2, poudre
Ethers (En général) liquide eau pulvérisée, poudre, mousse, CO2
Ethylène gaz CO2, poudre, mousse
Formol (Méthanol) gaz CO2, poudre
Hydrogène gaz (liquéfié) eau pulvérisée, CO2
Métaux légers solides sable, ciment sec, agents extincteurs spéciaux
Méthane gaz poudre, CO2
Nitrates solide eau, mousse
Oxyde de carbone gaz eau pulvérisée, poudre, CO2
Paraffine solide eau, poudre, CO2
Plastiques (en général) solide eau, mousse
Potasse solide sable sec, ciment, terre
Propane gaz CO2, poudre
Soude solide sable sec, ciment, terre sèche
Soufre solide eau, mousse, sable
Sulfure de carbone liquide eau, mousse, poudre, CO2
Sulfure d’hydrogène gaz liquéfié eau pulvérisée, poudre, CO2
Toluène liquide mousse, poudre, CO2

83
LES FEUX DE FICHE 7
1/1
CONTENUS FEUX DE MATIÈRES PLASTIQUES

Caractères

Les matières plastiques sont, de façon générale, combustibles (Bien que certaines soient
difficiles à enflammer). Leur combustibilité est au moins aussi bonne que celle du bois.

Leur combustion dégage une grande quantité de chaleur et beaucoup de fumée, en général
épaisse, formée de goudrons et de divers produits de pyrolyse. Elle dégage également et dans
de nombreux cas des gaz très toxiques (Souvent corrosifs).

Les produits gazeux issus de la combustion ou de l’échauffement des plastiques sont


généralement l’acide chlorhydrique, le gaz carbonique (CO2), et l’oxyde de carbone (CO),
selon le degré atteint par la décomposition. D’autres gaz particulièrement nocifs sont encore
susceptibles d’être rencontrés dans ces feux : ammoniac, acide fluorhydrique, bromhydrique,
cyanhydrique, oxyde d’azote, voire du phosgène. Dans certaines circonstances, du chlore et
du brome libre peuvent se dégager.

A noter que les matières plastiques, sous forme de mousse, sont utilisées dans la construction
pour l’isolation phonique et thermique, et que leur présence n’est pas immédiatement
décelée lors d’un feu.

Extinction

Dans presque tous les cas, l’eau employée en jet plein est le meilleur agent extincteur.

Dans certains cas, elle est d’abord vaporisée par l’intense dégagement de chaleur et
favorise une plus grande formation de fumée. L’emploi des jets diffusés facilite ensuite
l’action des secours car de nombreux gaz nocif sont solubles dans l’eau (Ammoniac, chlore,
oxyde d’azote, etc.).
Lorsque l’eau est inefficace, la mousse peut être utilisée.

Les règles suivantes servent de base à l’attaque :


se renseigner sur la nature des matières et leurs dangers ;
port systématique de l’ARI ;
ventilation énergique des volumes sinistrés ;
demander les secours médicaux.

84
LES FEUX DE FICHE 8
1/1
CONTENUS FEUX DE PESTICIDES

Caractères

Le terme « pesticide » comprend toute une gamme de produits utilisés pour neutraliser un
organisme (Animal, végétal, bactériologique, etc.) considéré comme nuisible. Il s’agit
d’insecticides, d’herbicides destructeurs, de défoliants, de régulateurs de croissance, etc.

Ces produits sont d’une grande toxicité et particulièrement dangereux car ils ne sont pas
sans effets sur l’homme. Quelques gouttes sur la peau peuvent entraîner la mort.

Etiquetage

Il existe trois catégories de pesticides. Ils sont signalés sur les étiquettes des emballages par
les mentions suivantes :

ATTENTION : il s’agit de substances faiblement toxiques ;


DANGER : substances modérément toxiques ;
POISON : substances très toxiques.

Sur l’étiquette figurent des renseignements sur les antidotes et les premiers soins à donner.

Extinction :

- Prendre les mesures prévues pour les feux de locaux contenant des produits
radioactifs,
- respecter les mesures de protections individuelles et collectives ;
- porter l’ARI (Protection des voies respiratoires) ;
- porter des gants (Protection de la peau) ;
- évacuer la zone sous le vent la plus proche ;
- engager le minimum de personnel ;
- demander les médecins et les spécialistes (Membres du personnel).

Après l’extinction :

- interdire l’accès aux lieux sinistrés ;


- appliquer les mesures de décontamination pour le personnel et le matériel.

Attention
Certains produits à base d’hypochlorite de sodium, par exemple, sont facilement
inflammables ou explosibles. D’autre part, les poussières fines de certains pesticides
(Sulfures) peuvent s’enflammer très facilement et propager le feu à la manière d’une
explosion.
Chapitre 4 : LES FEUX DIVERS

85
FICHE 1
LES FEUX LES FEUX DE PERSONNE - INSTALLATIONS PROVISOIRES ET
1/1
DIVERS MOBILES - DÉPÔT D’ORDURES - DÉCHARGES PUBLIQUES
ET DÉCHETS INDUSTRIELS

1. FEU DE PERSONNE

Circonstances

Les circonstances à l’origine de ces feux peuvent être classées en trois catégories :
Les accidents du travail : manipulation de produits inflammables, projection de matières
incandescentes ;
Les accidents domestiques : imprudence pendant l’utilisation de produits inflammables
(essence, éther, alcool, solvant) ;
Les accidents du trafic : occupants d’un véhicule ayant pris feu au moment du choc.

Action des secours

Les secours doivent agir au plus vite pour être efficaces. Chaque fois que cela est possible, il
faut arroser la personne avec de l’eau ou un extincteur à eau ne comportant pas d’additif.
Quand cela ne peut se faire immédiatement, coucher la personne sur le sol en l’enveloppant
d’une couverture, d’un tapis, puis la rouler à terre. Ensuite, l’arroser dès que possible en se
conformant aux règles de secourisme.

Ne jamais utiliser sur une personne :

- un extincteur à mousse, poudre ou CO2 ;


- un tissu synthétique pour l’envelopper.

2. LES FEUX D’INSTALLATIONS PROVISOIRES OU MOBILES

Entrent dans cette rubrique :


- les stands d’expositions, baraques et attractions foraines ;
- les tentes et caravanes.

Ces installations sont assujetties à des règles de prévention, ce qui n’est pas le cas des
campements sauvages.

La nature des matériaux composant ces installations, les espaces généralement restreints de
l’une à l’autre, la présence de nombreux appareils d’éclairage, de cuisson et de chauffage,
ainsi que la densité du public ou des occupants sont autant de facteurs constituant des
conditions propices à l’éclosion et l’extension rapide d’un incendie ayant toutes chances de
créer un phénomène de panique aux conséquences imprévisibles.

Les secours rencontreront souvent des difficultés pour accéder aux biens sinistrés et réaliser
les établissements.

86
L’intervention doit être conduite avec rapidité et précision. Après avoir demandé les moyens
de renforts nécessaires, le chef de garde fait porter ses efforts de manière à :
- réaliser les sauvetages ;
- empêcher la propagation aux installations voisines ;
- faire évacuer les zones menacées.

Un service d’ordre important est toujours demandé.

3. LES FEUX DE DÉPÔTS D’ORDURES, DÉCHARGES PUBLIQUES, DÉCHETS


INDUSTRIELS

Ces feux qui se déroulent le plus souvent en plein air, ne présentent généralement pas de
grands risques. Toutefois, ils peuvent dissimuler des objets dangereux susceptibles
d’exploser sous l’effet de la chaleur.

De plus, les matières en combustion dégagent une fumée épaisse, âcre, nauséabonde dont la
toxicité n’est pas négligeable et qui incommode fortement le voisinage.

Quand le volume de produits stockés est important, le chef de garde ne doit pas hésiter à faire
établir un nombre suffisant de grosses lances pour noyer rapidement la masse en ignition.

Pour éviter tout risque de blessure pouvant entraîner des complications infectieuses, les porte-
lances, dans toute la mesure du possible, ne doivent pas progresser sur les matériaux
entreposés.

L’extinction complète est souvent très longue et les reprises de feu fréquentes. Afin de
préserver le potentiel opérationnel, il peut être intéressant de libérer les engins-pompe en
mettant en place un dispositif hydraulique alimenté par motopompes.

Des engins lourds (bulldozers, tractopelles) peuvent renforcer le dispositif et faciliter


l’extinction en remuant et en déblayant les matériaux en ignition.

La plupart du temps, un service de rondes relaiera le dispositif de surveillance mis en place.

87
FICHE 2
LES FEUX DIVERS 1/1
LES FEUX DE MOYENS DE TRANSPORT

1. VÉHICULES AUTOMOBILES

Un véhicule automobile est caractérisé par :


- la présence d’un réservoir d’hydrocarbure (Essence, gas-oil, éventuellement gaz),
qui crée un risque d’explosion ou d’une violente aggravation du feu ;
- d’un plancher de batteries susceptibles de provoquer un choc électrique ;
- la présence d’huile et de pneumatiques ;
- l’existence de matières plastiques en quantité plus ou moins importante, qui, en
brûlant dégagent des fumées et des gaz toxiques ;
- de dispositifs pyrotechniques (airbag, prétensionneurs de ceinture, arceaux
automatiques de sécurité) susceptibles de se déclencher spontanément sous l’effet
de l’élévation de température ;
- de matières transportées, plus ou moins dangereuses et plus ou moins bien
signalées.

Lors de la prise d’appel, le stationnaire doit s’efforcer de se renseigner sur la nature du


carburant alimentant le véhicule pour en informer sans délai le chef d’agrès sur la prise en
compte du risque lié au gaz de pétrole liquéfié (GPL).

Un véhicule déclaré alimenté au supercarburant, ne doit pas pour autant faire écarter le risque
GPL, car le véhicule peut avoir subi des transformations.
Dans ce dernier cas, seule l’information recueillie sur place, directement auprès du
conducteur, permet d’établir avec certitude la nature du carburant et donc d’agir en
conséquence.

S’agissant d’un feu développé ou lorsque l’alimentation au GPL n’est pas écartée avec
certitude, Il existe un risque d’explosion du réservoir avec projection d’éclats ou d’effet de
torchère.

Dans ce cas, le chef d’agrès, doit :


- faire délimiter par les services de police un périmètre de sécurité pour interdire les
zones à l’air libre directement menacées (prioritairement les zones situées dans
l’axe du véhicule) ;
- faire coiffer systématiquement l’ARI par le personnel d’attaque ;
- débuter en principe l’attaque lorsque son engin est alimenté (sauf si la réserve de
la citerne d’eau atteint 3 000 litres) ;
- faire réaliser l’approche par l’avant du véhicule, en dehors de son axe (3/4 face) ;
- faire procéder à l’attaque au moyen de deux (02) Lances (Lances à Diffuseur Mixte
Réglable) :

- en rabattant les flammes de loin, en jet droit (500l/min), pour figer le risque, puis;
- en éteignant le feu en jet diffusé, au fur et à mesure de la progression (500l/min
rétrogradée en 300l/min), jusqu’à ce que la deuxième lance (150 à 250 l/min)) prenne
le relais au contact du véhicule pour achever

88
- l’extinction, tandis que la première procède au refroidissement du réservoir ;
- S’assurer de la protection du personnel derrière des abris de fortune (mur, véhicule,
mobilier urbain ).
2. PETITS MOYENS DE TRANSPORT

Les plus petits d’entre eux (Cyclomoteur, motocyclette, voiture de tourisme) s’éteignent au
moyen d’extincteurs, de seaux d’eau, de toiles mouillées, etc., en évitant que le feu
n’atteigne le réservoir.

Dans tous les cas débrancher la batterie du véhicule.

Parfois, il peut y avoir intérêt à isoler le véhicule en feu, éventuellement en déplaçant les
véhicules voisins ou d’autres matériaux combustibles.

3. VÉHICULES PLUS IMPORTANTS

Les feux sur des véhicules plus importants (Camion de transport, autobus, autocar, ensemble
articulé) sont attaqués, selon l’importance du sinistre, avec des moyens portatifs, des petites
lances, voire des grosses lances. Cette dernière mesure peut s’avérer nécessaire quand il y
a risque de propagation à des constructions voisines, ou pour lutter efficacement contre
l’important rayonnement calorifique.

L’emploi de la poudre ou de la mousse est parfois nécessaire pour éteindre le feu


d’hydrocarbure ou de matières plastiques.

Quand le véhicule incendié est arrêté dans une côte, il faut le caler et empêcher, si possible, le
stationnement d’autres véhicules dans la pente descendante (Risque d’écoulement
d’hydrocarbure enflammé ou non).

4. CAMIONS CITERNES, WAGONS CITERNES

La gravité du feu est liée à la nature et à l’importance du produit transporté en citerne et


également à l’emplacement du véhicule par rapport à l’environnement.

Pour les transports de produits dangereux, il existe un code de marquage des véhicules. En
règle générale, il faut :

- se renseigner immédiatement sur le produit (auprès du conducteur), ses


caractéristiques et les moyens d’extinction à employer (fiche de sécurité) ;
- caler le véhicule ;
- délimiter un périmètre de sécurité (tenir compte du vent) ;
- établir une ceinture de moyens d’extinction autour du véhicule ;
- protéger la zone voisine si elle est menacée (habitations autres installations, etc.) ;
- créer des barrages au sol (terre, sable...) ou des tranchées pour empêcher le liquide de
se répandre ;
- entreprendre l’extinction avec les moyens adaptés au produit ;
- si la citerne n’est pas atteinte par le feu au moment de l’arrivée des secours, il est
parfois nécessaire, pour la protéger :
o soit de l’arroser en jet diffusé pour la refroidir progressivement,
o soit de la noyer sous une enveloppe de mousse.

89
5. AÉRONEFS

Généralement ces incendies sont consécutifs à une chute ou à un atterrissage brutal de


l’appareil, mais ils peuvent se produire au cours d’une opération technique effectuée au sol
(plein de carburant, révision, etc.).

Dès le début, l’effort doit être porté sur les sauvetages qui doivent être réalisés, en séparant
au moyen de lances à mousse ou à eau, les éléments de l’appareil en feu, des parties
occupées par les passagers et l’équipage.

Les opérations d’extinction qui doivent être conduites simultanément comprennent :


- l’attaque des feux d’hydrocarbures (essence, kérosène) justiciables de la mousse ou
de la poudre ;
- l’attaque des parties métalliques toutes en alliage léger dont le refroidissement peut
être obtenu avec de l’eau, mais dont l’extinction totale n'est réalisable qu’au moyen
de sable ou de terre. Les éléments en magnésium ne seront éteints qu’avec du ciment
ou des poudres spéciales.
- l’attaque de feux de bâtiments voisins qui doit être conduite par les moyens ordinaires.

Le chef de détachement doit éviter tout déversement de carburant dans les abords.

Les feux sur les avions de combat qui présentent des caractéristiques particulières (soute à
munitions, sièges éjectables, missiles, etc.) requièrent par conséquent des techniques
spéciales d’intervention. (Service de sécurité de l’armée de l’air).

90
FICHE 3
LES FEUX DIVERS LES FEUX D’ESPACES NATURELS : 1/1
FORET - TAILLIS - BROUSSE - RÉCOLTES

1. FORET, TAILLIS ET BROUSSE

« Feux au sol ou courant », qui concernent la couverture végétale (herbes, récoltes


arbrisseaux, etc.) et qui se développent rapidement.

Propagation

La rapidité d’extension des feux de forêts et de brousse est directement liée à :


- la nature des essences implantées ;
- la forme générale du terrain ;
- la force et la direction du vent qui font varier l’intensité du feu ;
- la température et au degré hygrométrique.

Moyens et procédés d’extinction

Selon les circonstances et l’importance du sinistre, trois procédés de lutte, associés ou non
peuvent être utilisés :

- l’écrasement de la ligne de feu au moyen de branchages, pelles ou battes à feu. Ne


pas attaquer de face ou contre le vent, mais sur les côtés en se rapprochant du front de
feu ;
- l’emploi de l’eau au moyen de lances, dans la mesure où les engins ont accès au
plus près de la ligne de feu et qu’ils puissent s’écarter rapidement en cas de danger ;
- le tracé de pare feu où les abattis qui sont entrepris quand les foyers sont très
importants. Ce procédé, qui exige un personnel nombreux et bien outillé, consiste à
dénuder un large espace devant le feu et perpendiculairement à sa direction de
marche. On le pratique en effectuant d’importants abattis à la main ou en utilisant des
engins mécaniques puissants (Bulldozers, pelles mécaniques).

NB : Lorsque tous les moyens ci-dessus ont été mis en œuvre et que le sinistre ne peut être
maîtrisé, la technique du contre feu peut être utilisée en dernier ressort et sous certaines
conditions favorables. Cependant, cette opération qui est dangereuse doit être décidée,
ordonnée et exécutée dans une discipline absolue. Elle ne peut être entreprise que sous
l’autorité du COS avec l’accord des spécialistes forestiers.

Organisation tactique

Dès le début des opérations, les efforts du chef de détachement doivent tendre à diminuer la
largeur du front du feu, si possible à l’endroit le plus sensible (pointe du feu) en attendant
l’arrivée des renforts qui effectueront l’attaque du pourtour et des ailes.

Le chef de détachement doit également se préoccuper :


- en permanence du ravitaillement en eau des moyens mis en œuvre (recherche de
points d’eau, l’organisation de navettes d’engins pompes) ;

91
- de la protection des habitations menacées ;
- de préparer une ligne d’arrêt sous le vent, si possible appuyée à un pare feu naturel,
et couverte par d’importants moyens d’extinction ;
- des liaisons avec les éléments engagés.

Il lui appartient également d’assurer la sécurité des personnels en :


- leur préservant un chemin de repli ;
- leur ordonnant de conserver une réserve d’eau d’au moins 200 litres dans la tonne de
l’engin ;
- les préservant des risques de coups de chaleur ;
- leur imposant le port permanent des EPI au complet.

Si le sinistre a pris rapidement de l’importance, il y a lieu de prévoir dès le début les renforts
en moyens lourds et les relèves nécessaires.

Quand le feu est circonscrit et que sa progression est enrayée, il faut s’assurer de
l’extinction totale d’une zone aussi large que possible sur l’ensemble du périmètre
incendié, afin d’éviter toute reprise de feu.
Un service de surveillance sera toujours laissé sur place au départ des secours.

2. RÉCOLTES

Ces feux ne présentent de dangers que lorsque les flammes sont poussées par le vent sur des
taillis ou des constructions.

En fonction de leur intensité, leur étendue et leur accessibilité, on les éteint avec des lances,
des seaux pompes, des pulvérisateurs dorsaux, des pelles, des battes à feu ou simplement
avec des branchages.

Ne pas attaquer de face ou contre le vent, mais sur les côtés en se rapprochant du front de
feu.
Si l’incendie prend de l’importance, limiter son extension en créant des zones coupe-feu.

NB : Au Burkina Faso, nombreux sont les feux de brousse occasionnés par les agriculteurs. A
l’arrivée des secours une période relativement longue s’est écoulée. Le chef de garde a tout
intérêt à porter ses efforts sur la pointe du feu et de prendre suffisamment de recul afin que
son dispositif soit mis en place avant que le feu ne dépasse la ligne d’extinction établie.

Par ailleurs, lorsqu’il s’agit de récoltes, ces dernières sont réparties en parcelles séparées
entre elles par des espaces relativement importants formant coupe-feu naturel.

Le chef de garde devra mettre à profit ces coupe-feux et ne pas hésiter à sacrifier plusieurs
parcelles de semence pour sauvegarder en partie l’ensemble de la récolte.

92
TITRE III

OPERATIONS LIÉES AUX PERSONNES

FICHE 1
OPERATIONS LIÉES
SAUVETAGES - MISES EN SÉCURITÉ - 1/2
AUX PERSONNES
SECOURS A VICTIMES

1. GÉNÉRALITÉS

1.1. DÉFINITIONS

Sauvetage : action visant à soustraire d’un péril immédiat une


personne qui, sans aide extérieure, serait vouée à une
mort certaine.

Mise en sécurité : action visant à extraire, en l’accompagnant, une personne


menacée par un danger auquel elle ne peut se soustraire
d’elle-même.

Évacuation : opération visant à ordonner préventivement à des


personnes de se déplacer hors des limites d’un périmètre
de sécurité, au besoin en les accompagnants, afin
qu’elles ne se trouvent pas exposées aux effets d’un
danger évolutif.

Confinement : opération visant à ordonner à des personnes de se


maintenir à l’abri d’un danger ambiant, en se calfeutrant
à l’intérieur des locaux dans lesquels elles se trouvent.

Secours à victimes : action des sapeurs-pompiers envers une victime qui


comporte l’administration d’un acte paramédical au
moins par les personnels d’un engin.

1.2. CIRCONSTANCES

Les circonstances dans lesquelles sont effectuées les sauvetages et les mises en sécurité
sont extrêmement variées. Cependant, on peut distinguer globalement :

- les sauvetages et mises en sécurité opérés dans les incendies ;


- les sauvetages et mises en sécurité opérés dans les circonstances détachées des
incendies (effondrement ou éboulements, chutes dans les excavations ou les cavités,
incidents ou accidents sur les ascenseurs) ;
- les sauvetages ou mises en sécurité divers.

Quelles que soient ces circonstances, on trouve toujours la même série d’efforts :

93
- atteindre le point où doit se faire l’opération ;
- rechercher et atteindre la personne ;
- assurer le sauvetage ou la mise en sécurité proprement dite.

1.3. DÉCISIONS

Dans une opération de sauvetage, le facteur TEMPS est capital car les délais sont
généralement très courts. Les actions à mener sont décidées et effectuées rapidement après
analyse brève et précise de la situation, des moyens nécessaires et des risques encourus.

1.4. SÉCURITÉ ET PRÉCAUTIONS

Pour effectuer une opération de sauvetage, le personnel est parfois contraint de prendre des
risques. Il ne faut jamais oublier que ces actions n’excluent pas le respect des règles
minimum de sécurité, ni la prise de précautions élémentaires, en particulier si la personne :
- est brûlée ou blessée ;
- est physiquement incapable de se déplacer ;
- vit avec un handicap.

Le risque délibérément pris ne doit pas se prolonger en intensité et en durée.


L’opération de sauvetage s’accompagne souvent d’une action d’aide psychologique
visant à rassurer au geste et à la voix la personne en danger et lui permettre d’attendre que
les secours parviennent jusqu'à elle.
Le sauvetage s’effectue par tous les moyens, la mise en sécurité s’effectue en principe par
les communications existantes.

94
FICHE 2
OPERATIONS LIÉES
SAUVETAGES - MISES EN 2/2
AUX PERSONNES
SÉCURITÉ DANS LES INCENDIES

Dans un incendie, deux cas sont à considérer :


- personnes directement menacées par le feu et/ou les fumées et gaz chauds et ne
pouvant se dégager d’elles-mêmes (Sauvetage) ;
- personnes indirectement menacées, mais pouvant subir les atteintes du feu et/ou des
fumées et gaz chauds si elles restent dans le bâtiment.

Il arrive très souvent que les deux cas sont à opérer simultanément au cours d’une même
intervention.

1. PERSONNES DIRECTEMENT MENACÉES ET NE POUVANT SE DÉGAGER

Règles générales

Le sauvetage doit être opéré en utilisant de préférence les communications existantes.

Celles-ci sont, en effet, les voies les plus rapides, les plus commodes et les plus sûres. A
défaut, ou lorsqu’elles sont inutilisables, le sauvetage se fait par l’extérieur (échelles,
balcons, toits, terrasses, ...). Lorsqu’il y a plusieurs personnes à sauver, l’usage simultané
des voies intérieures et extérieures permet une plus grande rapidité.

Si des personnes sont prises de panique, les personnels de secours essaient de les calmer et
de les rassurer, en particulier celles qui menacent de se jeter dans le vide. A l’intérieur des
bâtiments, les recherches sont facilitées par la création d’exutoires de fumée.

Dans le cas ou plusieurs sauvetages sont à opérer, les personnes sont confiées, sitôt hors de
danger, à des sauveteurs qui achèvent de les mettre en sécurité.

Action extérieure

Lorsque l’opération de sauvetage ne peut être effectuée que de l’extérieur, les règles
suivantes concourent à une ligne de conduite générale :

- pour accéder au point de sauvetage, l’échelle aérienne est le moyen qui offre la plus
grande sécurité ;
- exceptionnellement, l’approche peut être faite au moyen d’échelles à crochets ;
- pour descendre les personnes, l’échelle aérienne est également le moyen le plus sûr ;
- la descente au moyen du lot de sauvetage doit rester exceptionnelle. Il ne convient de
ne recourir à ce procédé que si aucun autre moyen n’est possible.

2. PERSONNES INDIRECTEMENT MENACÉES

L’évacuation de personnes occupant les lieux voisins du sinistre est une mesure préventive
visant à les préserver contre les atteintes possibles par la chaleur, les fumées et les gaz
toxiques.

95
Cette opération, consécutive à une reconnaissance poussée, consiste à guider les personnes
par les circulations existantes jusqu’à un point de regroupement extérieur.
L’attitude rassurante des personnels de secours évite la panique.
Si l’évacuation de personnes valides ne pose pas de difficulté, le déplacement des personnes
malades, âgées ou vivant avec un handicap est toujours délicat et ne doit être décidé que par
le chef de garde et après une estimation sérieuse des risques encourus.
Ce déplacement peut être limité. Le simple changement de local ou d’étage peut suffire dans
de nombreux cas. En tout état de cause, une personne dans une telle situation ne doit Jamais
être laissée seule.

96
FICHE 3
OPERATIONS LIÉES
SAUVETAGES - MISES EN 1/2
AUX PERSONNES
SÉCURITÉ HORS DES INCENDIES

EFFONDREMENT - ÉBOULEMENT

Circonstances :
- effondrement de maison ou d’immeuble (défaut de construction, vétusté, séisme, ...) ;
- éboulement de chantier, tranchées, mines ;
- affaissement profond de la chaussée.

Nature du risque
Souvent :
- nombre élevé de personnes ensevelies ;
- impossibilité de manifester sa présence.

Pour les personnes ensevelies :

- asphyxie dans des volumes clos, sans possibilité d’apport d’air nouveau ;
- décès par manque de soins pour blessures ;
- décès par privation de boissons et/ou d’aliments.

Pour les sauveteurs :

- ensevelissement au cours des opérations de recherche ou de sauvetage, dû à


l’insuffisance ou à l’absence d’étaiement des ruines dans la zone d’action et au
non-respect des mesures de sécurité au cours de l’opération de sauvetage
proprement dite,
- chutes de matériaux causant des blessures.

Règles de base

Dans les sauvetages, après effondrement, la rapidité d’intervention est un facteur capital. Il
faut :

- localiser les victimes ;


- n’engager dans les éboulis que le minimum de personnel après s’être assuré de la
coupure des fluides ;
- dans les zones de recherche ou dans les zones de sauvetage, étayer et consolider les
parties qui menacent ruine. De même, étayer ou boiser les tranchées dans lesquelles
sont recherchées des victimes ;
- amarrer les personnels effectuant des missions d’exploration, de recherche ou de
dégagement sous les décombres, en étant particulièrement vigilant en présence de sol
meuble ;
- si des trouées sont faites pour accéder à des victimes, prendre garde aux chocs
répétés qui peuvent causer de nouveaux éboulements.
Dans tous les cas :

éloigner les curieux ;

97
rechercher des renseignements ou des informations auprès des témoins, voisins, etc. ;
exiger le silence ;
demander des moyens des services spécialisés (la voirie, armée, privé, etc.) ;
demander au besoin le renfort de la police ou de la gendarmerie ;
sur le site n'employer que le strict minimum de personnel nécessaire.

ATTENTION : il peut y avoir présence d’atmosphère explosible ou irrespirable.

98
FICHE 3
OPERATIONS LIÉES
PERSONNES DANS LES 2/2
AUX PERSONNES
EXCAVATIONS OU CAVITÉS

Circonstances

La circonstance principale est la chute. Elle peut se produire dans les puits divers, les cuves
ou réservoirs et fosses.

L’excavation ou la cavité peut contenir un liquide (eau, produits divers) ou un gaz irrespirable
ou explosif.

Nature du risque

Pour les personnes tombées :

- décès consécutif à la chute ou aux blessures ;


- asphyxie par manque d’air ou par gaz (hydrogène sulfuré, CO, ...) ;
- impossibilité de manifester sa présence.

Pour les sauveteurs :

- chute due à un arrimage défectueux ou au non-respect des mesures de sécurité ;


- asphyxie due à la méconnaissance du milieu où se pratique le sauvetage.

Souvent, risque d’explosion due aux gaz stagnants dans la fosse.

Règles de base

Avant l’opération :

- chercher à entrer en contact avec la personne ;


- essayer de la localiser si elle n’est pas visible ou ne répond pas (emploi de
grappins, gaffes, etc.) ;
- rechercher des renseignements :
o auprès des témoins sur les circonstances de l’accident ;
o sur la profondeur, l’état de la fosse, l’atmosphère, etc. ;
- contrôler le niveau d’explosibilité de l’atmosphère jusqu’au fond de la fosse.

Pendant l’opération :

- n’engager que le personnel strictement nécessaire ;


- amarrer les sauveteurs ;
- utiliser l’ARI tant que le caractère respirable du lieu n’est pas formellement établi ;
- pendant toute la durée de l’opération, garder la liaison entre les sauveteurs et les
personnels en surface ;
- si l’explosibilité de l’atmosphère est relevée, le chef de détachement juge, selon
les circonstances, de la nécessite de ventiler l’excavation et prend toutes les
mesures pour éviter l’apparition de facteur de déclenchement d’une explosion.

99
OPERATIONS LIÉES FICHE 4
1/1
AUX PERSONNES PERSONNE BLOQUÉE EN HAUTEUR

Il peut s’agir par exemple d’une personne qui :

- s’est réfugiée sur un toit pour échapper à un incendie ;


- se retrouve bloquée sur une nacelle évoluant en façade d’immeuble ;
- évolue dans un état psychologique propice à un acte suicidaire.

Le risque principal, pour cette personne comme pour le sauveteur, est la chute dans le vide,
d’où l’importance du respect des RÈGLES DE SÉCURITÉ pendant toute la durée de
l’opération, notamment lors de la progression.

Dans tous les cas, l’action psychologique est déterminante. A cet effet, il faut :
- rassurer la personne, au besoin à l’aide du porte-voix, si elle est simplement réfugiée ;
- la calmer si elle n’est pas dans son état normal, au besoin demander un médecin.

Pour l’approche et la mise en sécurité proprement dites, le commandant des opérations de


secours décide selon les circonstances de la voie la plus facile et la moins risquée pour :
- atteindre la personne ;
- assurer son sauvetage.

Ces voies ne sont pas forcément identiques. Il est parfois nécessaire de combiner l’utilisation
des communications normales et celle de tout autre moyen : échelle aérienne ou à coulisses,
communication par les toits voisins et établir un périmètre de sécurité à l’aplomb.

Dans tous les cas, les plus grandes précautions sont à prendre lors de la progression
notamment pour ce qui concerne l’utilisation du lot de sauvetage et de protection contre les
chutes (LSPCC). Lorsque la personne est rejointe par les secours, il est impératif de
l’amarrer également, afin de lui éviter toute chute.

100
OPERATIONS LIÉES FICHE 5
1/1
AUX PERSONNES ACCIDENTS LIES AUX ASCENSEURS

Circonstances

- cabine transportant des personnes, arrêtées entre deux étages (personnes enfermées
dans la cabine) ;
- personne coincée entre la cabine et la gaine, ou sous la cabine ;
- personne bloquée par un objet à l’intérieur de la cabine ;
- personne tombée dans la gaine ;
- chute de la cabine ;
- personne tombée sur le toit de la cabine.

Nature du risque

Pour les personnes comme pour les sauveteurs, les risques les plus importants sont :
- la chute dans le vide de la gaine ;
- les blessures par écrasement, coupures, etc.
d’où l’importance du respect des mesures de sécurité.

Règles de base

Opérations préliminaires :

- reconnaître les lieux (Modèle d’appareil, genre d’intervention, etc.) ;


- localiser la machinerie, y placer, le cas échéant, pour toute la durée de l’intervention
un sapeur-pompier pour manœuvrer manuellement la cabine à la demande ;
- couper le courant et retirer les fusibles ;
- laisser un gradé ou un sapeur près de l’interrupteur pendant toute la durée de
l’intervention ;
- s’assurer de l’état de la ou des victimes et les rassurer de vive voix ;
- s’assurer de la fermeture et du verrouillage effectif des portes palières ;
- demander les moyens (Moyens de désincarcération, médecin, police, etc.) ;
- faire prévenir la société assurant l’entretien.

Opérations finales :

- s’assurer de la fermeture et du verrouillage effectif de toutes les portes palières avant


le départ des secours ;
- ne pas rétablir l’alimentation électrique de l’installation ;
- préciser à la personne qualifiée la nécessité de l’intervention d’un spécialiste et la
mise hors service de l’appareil.

101
OPERATIONS LIÉES FICHE 6
1/1
AUX PERSONNES ACCIDENTS DE VÉHICULE

Circonstances :

- Collision de véhicules automobiles ;


- personne tombée sous une voiture ;
- perte de contrôle de son véhicule par un conducteur ;
- perte de chargement d’un véhicule ;
- personne sous un wagon, etc.

Nature du risque

Pour les personnes :

- décès consécutif aux blessures ;


- aggravation ou création de blessures lors du sauvetage ;
- brûlures.

Pour les sauveteurs :

- coupures sur les tôles acérées ;


- écrasement lors des manœuvres de force ;
- blessures par rupture de câbles (tirfor, camion - grue) ;
- perturbation de la circulation qui peut être cause d’autres accidents.

Ces risques sont souvent aggravés par l’existence :

de produits ou de matières inflammables, explosibles ou toxiques (transports par camions) ;


d’un incendie ou la permanence de ce risque pendant l’opération.

Règles de base

L’intervention comprend souvent deux aspects différents, généralement menés


simultanément qui sont :

- l’action sur les victimes ;


- l’action sur le véhicule.

Facteurs essentiels :

- rapidité d’intervention (urgence) ;


- emploi des moyens et procédés convenables ;
- prise de mesures de sécurité ;
- balisage en amont et en aval.

Dans tous les cas, les consignes suivantes sont à respecter impérativement:

102
- aucun véhicule de secours ne doit s’arrêter dans le sens opposé à l’accident,
mais poursuivre son itinéraire jusqu’à une possibilité de retournement autorisée
(échangeur, voie de service, péage) ;
- la signalisation des engins (gyrophares, feux de détresse, cônes de Lübeck, etc.) et
le port du gilet haute visibilité (GHV) pour l’ensemble du personnel sont
permanents ;
- aucun personnel ne doit traverser les voies de circulation opposées ou demeurer
dans le véhicule, quelles que soient les conditions d’engagement des secours ;
- les victimes ne doivent être conduites et traitées à l’intérieur des engins qu’après
avoir effectué un balisage efficace et sécuritaire ;
- L’opération de sauvetage nécessite souvent des manœuvres de force et des
précautions contre la pollution.

Sauvetage sous les véhicules automobiles :

rechercher avec précision l’emplacement et l’état des victimes ;


caler les véhicules, débrancher les batteries, arrêter les fuites de carburant ;
arrimer les chargements du véhicule ou entreprendre son déchargement ;
si un feu ou une explosion est à craindre, faire mettre en attente des moyens d’extinction
(eau, mousse, poudre) ;
faire baliser la chaussée et assurer la protection du lieu de l’opération en réglementant la
circulation jusqu’à l’arrivée de la police ;
en cas d’accident grave ou mortel, soustraire immédiatement les victimes à la vue du public
en les recouvrant de couvertures, de vêtements, bâches ou autres moyens ;
si du carburant est répandu, assécher la nappe au moyen de terre ou de sable ou le disperser
avec une petite lance. Eviter l’écoulement dans les caniveaux ;
si des produits toxiques sont répandus, employer les appareils respiratoires isolants et éviter la
contamination des personnels.
Dans tous les cas, éloigner et tenir à l’écart les curieux.

Sauvetage sous les wagons :

rechercher avec précision l’emplacement et l’état des victimes ;


utiliser des moyens de relevage (crics, vérins, camion grue, etc.) ;
s’assurer que le train est couvert par des signaux et qu’aucun risque de collision n’existe ;
placer un guetteur en aval et en amont de l’accident.

103
OPERATIONS LIÉES FICHE 7
1/1
AUX PERSONNES PERSONNE TOMBÉE DANS L’EAU

Circonstances :

- chute accidentelle ;
- tentative de suicide ou de meurtre ;
- chute d’un véhicule ;
- accident sportif ou de loisir.

Nature du risque

Pour la personne comme pour les sauveteurs le risque est le décès par noyade ou par
hydrocution.

Règles de base :

- personne décédée, pas d’urgence.


- Personne vivante / facteur essentiel = RAPIDITÉ DE L’INTERVENTION.

Dans ce cas :

- si la personne est près de la rive, lui tendre une perche, lui jeter une commande, une
bouée, ou tout autre objet flottant ;
- si elle est éloignée de la rive, le chef de détachement décide selon les circonstances :
o d’opérer à la nage, le sauveteur étant amarré ;
o d’utiliser une embarcation ;
- si la personne a coulé, les recherches peuvent être entreprises au moyen du grappin,
de la gaffe, etc. ;
- de nuit, si nécessaire, utiliser les moyens d’éclairage disponibles ;
- rechercher en aval du point de chute les personnes qui auraient pu être entraînées par
le courant.

Dans le cas d’un véhicule tombé à l’eau :

faire préciser par des témoins éventuels le nombre de personnes à bord ;


plonger pour dégager les victimes bloquées dans le véhicule ;
rechercher en aval du point de chute les victimes qui auraient pu être entraînées par le
courant.

104
OPERATIONS LIÉES FICHE 8
1/5
AUX PERSONNES SECOURS A VICTIMES

GÉNÉRALITÉS

La prise en charge d’une victime revêt plusieurs aspects :

répondre à une situation de détresse succédant à un accident, une maladie, une intoxication
qui se manifeste par une atteinte des fonctions vitales ou une atteinte plus limitée ;
procéder au relevage de la victime (mise à l’abri, dégagement, brancardage) ;
effectuer son évacuation.

Règles de base :

- facteur essentiel : RAPIDITÉ DE L’INTERVENTION ;


- respect scrupuleux des techniques de secourisme ;
- emploi des matériels spécifiques (collier cervical, insufflateur, etc.) ;
- respect du secret médical ;
- rédaction d’une fiche bilan.

105
OPERATIONS LIÉES FICHE 8
2/5
AUX PERSONNES ACCIDENTS

Circonstances

Extrêmement variées : tous lieux et particulièrement la voie publique, sur les lieux de travail.

Nature du risque :

- Pour la victime : aggravation de l’état initial.


- Pour les sauveteurs : risque de «sur-accident ».

Règles de base :

- prévenir le « sur-accident» ;
- pratiquer immédiatement les gestes de survie ;
- établir les circonstances de l’accident, pratiquer un bilan complet de la ou des
victimes ;
- mettre en œuvre les moyens secouristes nécessaires en fonction des bilans ;
- surveiller en permanence la ou les victimes ;
- les services de police sont systématiquement demandés en cas d’accident lié à la
circulation ou de secours à une personne mineure en l’absence d’un représentant
légal (sauf cas particulier des établissements scolaires). En outre, ils sont également
demandés en cas d’accident au travail ou assimilé (trajet) ;
- si l’évacuation de la victime ne peut être différée jusqu’à la présentation de la police,
le chef d’agrès doit la faire aviser sans délai par l’intermédiaire du stationnaire. Dans
tous les cas, il en fait mention dans le compte rendu de son rapport d’intervention.

106
OPERATIONS LIÉES FICHE 8
3/5
AUX PERSONNES INTOXICATIONS

Circonstances :

Les circonstances peuvent être :

- accidentelles ;
- volontaires, par inhalation ou ingestion de gaz toxiques ;
- criminelles, par ingestion de substances toxiques.

De nombreux cas sont possibles en fonction, du produit toxique et du bilan de la ou des


victimes.

Nature du risque :

- Pour la victime : aggravation éventuelle.


- Pour les sauveteurs : ne se rencontrent que dans les cas d’inhalation de gaz toxiques,
d’explosion, d’intoxication des sauveteurs.

Règles de base = RAPIDITÉ D’INTERVENTION:

- Pratiquer immédiatement les gestes de survie puis affiner le bilan ;


- employer convenablement les matériels disponibles ;
- connaître parfaitement les gestes de secourisme ;
- protéger la victime : soustraction au milieu ambiant, position d’attente, etc. ;
- procéder à une enquête sur les circonstances :
o nature du toxique ;
o quantité ingérée ;
o heure présumée du début de l’intoxication ;
o association éventuelle de différents produits ;
- analyser éventuellement au moyen du détecteur CO ;
- surveiller la victime.

Cas particulier de l’intoxication par monoxyde de carbone (CO) :

- l’intoxication par monoxyde de carbone (gaz inodore et incolore), souvent collective, dont
les émanations sournoises sont le plus souvent accidentelles, est la plus meurtrière ;
- en raison du grand pouvoir de diffusion du CO, étendre les reconnaissances à tous les
locaux adjacents (dessus, dessous et à côté) et assurer une large ventilation ;
- en fonction des circonstances, le port de l’ARI peut s’avérer indispensable.

107
OPERATIONS LIÉES FICHE 8
4/5
AUX PERSONNES MALADIES

Elles sont extrêmement variées et se rencontrent le plus souvent à domicile, mais aussi sur la
voie publique et dans les lieux publics.

Nature du risque
Pour la personne : aggravation de l’état constaté initialement.

Règles de base
pratiquer immédiatement les gestes de survie immédiats en cas de besoin ;
procéder à un bilan complet de la victime ;
se renseigner sur ses antécédents médicaux ;
rechercher un traitement éventuel en cours (ordonnances, médicaments, etc.) ;
appliquer rigoureusement les gestes de secourisme ;
surveiller en permanence la victime.

108
OPERATIONS LIÉES FICHE 8
5/5
AUX PERSONNES FEMME EN COUCHES

Circonstances :
Un accouchement inopiné peut survenir :
- à domicile ;
- sur la voie publique ;
- dans un lieu public ;
- dans un moyen de transport, etc.

Nature du risque
Pour la mère et/ou les enfants.

Règles de base
Si l’accouchement a eu lieu :

- pratiquer les gestes éventuels de survie ;


- placer la mère et l’enfant en position adéquate ;
- ne pas lier ou couper le cordon ombilical ;
- surveiller la mère et l’enfant en luttant contre l’hypothermie du nouveau-né.

En cas d’accouchement en présence des sauveteurs :

- calmer la mère ;
- pratiquer le moins de geste possible ;
- faire préparer des linges chauds ;
- respecter une hygiène rigoureuse ;
- contacter un médecin.

En cas d’accouchement inopiné :

- obtenir le plus grand nombre de renseignements auprès de la mère (nombre


d’enfants, problèmes particuliers, antécédents médicaux, etc.) ;
- ne pratiquer aucun examen hors cadre strict du secourisme ;
- contacter un médecin.

109
TITRE IV

OPERATIONS PARTICULIÈRES

PRINCIPES GÉNÉRAUX

Les opérations particulières ne sont pas obligatoirement placées hors des contextes « feu » et
« sauvetages/mises en sécurité ». La présence de feu ou la sauvegarde des personnes
compliquent généralement les interventions.

Chaque opération particulière est, en elle-même, un cas spécial pour la résolution duquel le
chef de détachement doit au préalable :

- analyser les éléments constitutifs ;


- définir une idée de manœuvre.

Il a pour soucis majeurs :

- la recherche de renseignements auprès des personnels qualifiés de l’établissement en


cause ;
- l’étude des moyens d’intervention appropriés ;
- le choix des personnels qui vont intervenir ;
- la sécurité du personnel engagé et celle du public ;
- le maintien de la chaîne de commandement ;
- la conservation des moyens de réserve sur place (anticipation).

110
OPERATIONS FICHE 1
1/3
PARTICULIÈRES LE RISQUE D’EXPLOSION

Le risque d'explosion est généré par la présence :


- d'un gaz combustible ou de vapeurs de liquides inflammables dont la concentration se
situe dans leur plage d’explosibilité ;
- de poussières en suspension dans l'air ;
- de produits explosifs par nature ;
- d’un récipient ou d’une conduite sous pression.

L’explosion peut être déclenchée par :


- une source externe (étincelle, flamme) ;
- un échauffement trop important (surpression) ;
- un refroidissement trop rapide (choc thermique) ;
- un choc mécanique ;
- un apport brusque de comburant.

Dans tous les cas, l'intervention, qui est avant tout une mission de sauvegarde, consiste à :

- RECONNAÎTRE le risque ;
- PROTEGER l’environnement ;
- SUPPRIMER le risque.
La première phase est sans conteste déterminante car elle conditionne la sécurité des
intervenants et la juste évaluation des mesures de protection à prendre.

1. LA RECONNAISSANCE DU RISQUE

Elle consiste à :
- identifier la nature du produit générateur du risque (gaz, poussières, explosifs) ;
- déterminer la source du risque (origine de la fuite de gaz, du liquide répandu, etc.) ;
- délimiter la zone dans laquelle le risque s’étend, à l’intérieur et à l’extérieur de tous
les locaux et bâtiments concernés. Cette recherche se fait de manière concentrique, en
partant de la source du risque ;
- rechercher les causes externes de déclenchement possible de l’explosion (appareils
électriques à déclenchement automatique, contacteurs, sources de courant, de chaleur,
de friction, etc.)

S’il s’agit d’un gaz, des relevés explosimétriques au moyen du détecteur multigaz
permettront de préciser l’importance du risque, notamment lorsqu’il se produit des
accumulations (poches de gaz) avec des concentrations différentes. Lorsque ces relevés ont
lieu en espaces clos, il est impératif de les effectuer sous ARI.

Notions de limite d’explosibilité

En fonction de ses caractéristiques physico-chimiques chaque gaz possède une plage


d’explosibilité qui correspond à un mélange précis gaz air.

111
TABLEAU REPRESENTANT LA PLAGE D’EXPLOSIBILITE

Intervalle dans lequel la concentration du mélange gazeux dans l’air ambiant est explosible.

100 % air 0 % air


PLAGE D’EXPLOSIBILITÉ
0 % gaz 100 % gaz

Engins- L.I.E. L.S.E. Engins-


pompe pompe

L.I.E. : Limite Inférieure d’Explosibilité L.S.E. : Limite Supérieure d’Explosibilité

En dessous de la L.I.E., le mélange est trop pauvre pour pouvoir exploser. Au-dessus de la
L.S.E., le mélange est trop riche.

Attention : le détecteur n’indiquant que le % de la L.I.E., les secours sont en zone


dangereuse dès que le seuil d’alerte est atteint, sans savoir si la concentration en
gaz pur est dans la plage ou au-dessus.

112
OPERATIONS FICHE 1
2/3
PARTICULIÈRES LE RISQUE D’EXPLOSION

2. LA PROTECTION DE L’ENVIRONNEMENT

Elle consiste à :

- évaluer l’étendue des dommages et dégâts possibles en cas de survenance de


l’explosion (dommages humains et matériels) ;
- établir un large périmètre de sécurité dont les limites sont surveillées par des détecteurs
multigaz en fonction « balise » ;
- mettre en place des moyens d’intervention proportionnés aux dommages évalués ;
- localiser les différents barrages possibles lorsqu’il s’agit de fuites de gaz ou de liquide
;
- s’il est décidé de procéder à une coupure de courant, elle doit se faire le plus loin
possible de la zone dans laquelle a été délimité le risque. Une telle décision est
précédée impérativement par l’évacuation TOTALE de la zone. D’une façon
générale, si l’atmosphère explosible est considérée comme devant se maintenir
longtemps, il peut être préférable de prendre le risque de couper le courant. Si au
contraire, il est possible de supprimer rapidement la cause, mieux vaut maintenir
l’alimentation et ne pas prendre le risque de perturber l’équilibre existant ;
- éviter de faire subir à la situation des modifications brusques par des courants d’air
involontaires, par la manœuvre d’appareils électriques, par la création d’étincelles lors
de chocs ou de frictions en déplaçant des objets, etc. Si des outils sont utilisés, il
convient de faire particulièrement attention aux étincelles. Les outils de sécurité « peu
étincelants » peuvent être utilisés, sous réserve d’en respecter les conditions
d’emploi.

3. LA SUPPRESSION DU RISQUE

Elle consiste à :
- demander l’intervention des services publics (SONABEL, SONABHY, ONEA, LNBTP,
voirie, ...) et des responsables de l’établissement ;
- arrêter la fuite. Pour les gaz et les liquides, il suffit généralement de manœuvrer le
robinet de barrage. Sinon, il convient de colmater ou d’obturer la fuite, voire d’aplatir
la conduite. Procéder à l’absorption du produit lorsqu’il s’est répandu en faible
quantité et en dégageant des vapeurs explosibles. Sinon, recouvrir la nappe d’un tapis
de mousse pour éviter les évaporations ;
- ventiler jusqu’à disparition complète du danger dans tous les locaux et immeubles
concernés.

Dans tous les cas, il convient de se maintenir informé en permanence de l’évolution de la


situation.

113
OPERATIONS FICHE 1
3/3
PARTICULIERES LE RISQUE D’EXPLOSION

4. CAS PARTICULIER DES OBJETS SUSPECTS

Ce type d'intervention est du ressort de la police scientifique (gendarmerie, police, génie


militaire et laboratoire national). En présence d’engins suspects et plus strictement sur les
engins et colis clos déposés, les mesures suivantes sont à prendre :

- demander l’intervention de la police ;


- ne pas toucher, ne pas déplacer, ni provoquer de vibrations dans les environs
immédiats de l’objet, même s'il a été initialement déplacé ;
- prêter son concours à la police pour la réalisation d’un périmètre de sécurité initial de
100 m au minimum en zones dégagées ; en l’absence de la police, prendre les
premières mesures nécessaires à la mise en place de ce périmètre ;
- demander les moyens supplémentaires jugés nécessaires pour lutter contre les
dommages que provoquerait l’explosion.

5. LE RISQUE D’EXPLOSION EN PRESENCE DE FEU

La situation est d’autant plus sensible qu’il y a présence simultanée de l’élément constitutif
du risque (gaz, poussière, explosif) et des causes possibles d’explosion (flamme,
température, pression, etc.). La mission des secours est alors double : SAUVEGARDE et
EXTINCTION.

 CAS DES BOUTEILLES DE GAZ

Des bouteilles qui ont été soumises au rayonnement d’un incendie sont susceptibles
d’exploser au-delà d’une certaine température. Dans ce cas, il faut :
- éviter toute action mécanique ou thermique brutale ;
- ne pas négliger le risque de « BLEVE » pour les bouteilles de GPL ;
- ne pas négliger le risque de combustion interne qui existe avec l’acétylène.

Le chef de détachement doit alors, avant tout déplacement de la bouteille :


- en mesurer la température externe au moyen d’un thermomètre infrarouge ;
- la refroidir en jet diffusé d’attaque, en maintenant le porte-lance hors d’atteinte,
jusqu’à ce que la température redescende en-dessous du seuil de rupture (acétylène :
65°C - CO2 et GPL : 100°C - oxygène : 350°C) ;
- dans le cas d’une bouteille d’acétylène, demander l’intervention du BUMIGEB si la
température externe a dépassé celle du seuil de rupture.

S’il s’agit d’une fuite enflammée au niveau du robinet et que la bouteille n’a pas été
soumise à d’autres rayonnements, la fuite pourra être arrêtée par fermeture du robinet.
En cas d’impossibilité, il sera procédé au refroidissement de la bouteille jusqu’à ce
qu’elle soit entièrement vide, tout en assurant la protection de l’environnement,
comme précédemment.

114
OPERATIONS FICHE 2
1/4
PARTICULIERES RISQUES ELECTRIQUES

GENERALITES
Le courant électrique est employé sous plusieurs tensions :

Tensions en volts Courant alternatif Courant continu

Très basse tension (TBT) T ≤ 50 T ≤ 120


Basse tension (BT) 50 < T ≤ 1 000 120 < T ≤ 1500
Haute tension (HT) T > 1 000 T > 1 500

1. FEU EN PRESENCE D’UNE INSTALLATION ELECTRIQUE

Les feux d’origine électrique sont générateurs de fumées âcres et toxiques. Dans les
immeubles, ces fumées peuvent se propager très facilement par les escaliers et les gaines
techniques et envahir les locaux occupés.

Aussi, dès le début des opérations, le chef de détachement devra porter une attention
particulière à la conduite des reconnaissances en vue de mettre en sécurité les occupants et
rechercher d’éventuelles victimes.

1.1. COUPURE DE COURANT

Chaque fois que cela est possible, l’extinction doit être entreprise seulement après la coupure
du courant. Dès que cette opération est réalisée, le feu est éteint avec les moyens ordinaires,
en particulier en utilisant l’eau pulvérisée.

De nuit, il faut tenir compte que la coupure du courant peut plonger un bâtiment dans
l’obscurité et que de ce fait les opérations sont ralenties, et particulièrement les sauvetages.

115
S’il est décidé de couper le courant dans tout l’immeuble, le chef de garde doit s’assurer au
préalable qu’il n’y a personne dans les cabines d’ascenseur, en les ramenant au rez-de-
chaussée et en bloquant les portes palières en position ouverte.

En cas de coupure, les intervenants doivent prendre garde aux installations secourues qui
peuvent se retrouver automatiquement réalimentées.

1.2. SUR LES INSTALLATIONS BASSE TENSION

Lorsque le courant ne peut pas être coupé dès l’arrivée des secours, l’extinction de ce type
de feux doit se faire au moyen d’extincteurs appropriés (poudre, CO 2). Le respect des
prescriptions d’emploi qui figurent sur le corps de chaque appareil est impératif.

S’il n’existe pas d’autre possibilité que la mise en œuvre d’une LDMR, seul le jet diffusé
d’attaque est autorisé, en respectant une distance minimale de 2 mètres entre la lance et
l’installation.

La manœuvre est effectuée par un porte-lance aguerri, qui doit :


- manœuvrer dans un premier temps la lance dans une direction non dangereuse, puis
diriger le jet avec précaution sur les pièces sous tension ;
- procéder par gestes lents et précis ;
- reculer à la moindre sensation de picotement ;
- faire attention au risque d'électrisation : éviter de marcher dans les eaux de
ruissellement qui peuvent conduire le courant ;
- rester vigilant vis-à-vis des pièces métalliques avoisinantes (rambardes, canalisations,
fils volants, etc.).

1.3. SUR LES INSTALLATIONS A HAUTE TENSION

Il s’agit le plus souvent de câbles à haute tension, alimentant les transformateurs


d’immeubles situés au voisinage de façade (Rez-de-chaussée ou sous-sol). Ces appareils et
les câbles venant de l’extérieur sont très dangereux.

Le chef de détachement doit prévenir immédiatement les services publics en précisant qu’il
s’agit de courant HAUTE TENSION.

Quand le transformateur ou la cabine haute tension est en feu, toutes les canalisations de
l’immeuble peuvent recevoir le courant d’arrivée à haute tension.

Ne toucher aucun appareil ou conducteur électrique avant la coupure du courant.

En attendant, l’action des secours se résume à la conduite de reconnaissances de tous les


lieux qui pourraient être concernés par l’évènement, ainsi qu’à la protection des personnes
et de l’environnement, au cas où l’incendie viendrait à se propager.

Si le feu tend à se propager par l’isolant des câbles avant l’interruption du courant, le
combattre avec du sable ou de la terre jetée à la volée. Utiliser les appareils extincteurs
spéciaux pour feux d’origine électrique (CO2) en respectant une distance d’approche de 2 m
pour les installations alimentées par des courants  à 20 000 volts.

116
Au-delà de cette tension, il faut s’abstenir de toute tentative d’extinction avant la coupure du
courant.

Cas exceptionnels

Si l’urgence et la nécessité l’imposent (Sauvetage à réaliser, impossibilité d’obtenir la


coupure de courant haute tension), des moyens hydrauliques peuvent être mis en œuvre pour
lutter contre des propagations, cependant le commandant des opérations de secours doit
s’assurer que les eaux d’extinction ne risquent pas d’entrer en contact avec des
installations sous tension, ou former des arcs.
A cet effet, il convient de respecter dans tous les cas une distance minimale de sécurité de 3
mètres entre l’eau projetée et l’installation alimentée HT. L’eau diffusée peut être utilisée
sur des installations haute tension (Jusqu’à 25 000 volts).

La lance sera alors manœuvrée par du personnel particulièrement qualifié (sous-officier de


préférence), sous la direction du chef de garde qui fera appliquer strictement les prescriptions
suivantes :
proscrire l’utilisation du jet plein ;
ouvrir la lance en jet diffusé avant que l’eau ne soit projetée sur les pièces sous tension ;
ne pas s’approcher avec la lance à moins de 2 m des pièces sous tension ;
le porte lance ne doit exécuter que des mouvements lents et précis. Il doit reculer à la moindre
sensation de picotements ;
se méfier du retour de courant par l’établissement (de la lance vers l’engin) ;
faire attention aux risques d’électrisation par l’eau de ruissellement ;
rester vigilant vis-à-vis des pièces métalliques (rambardes, canalisation, etc.).

117
OPERATIONS FICHE 2
2/4
PARTICULIERES RISQUES ELECTRIQUES

1.4. DANS UNE USINE ELECTRIQUE

Si un incendie se déclare dans des locaux contenant des appareils électriques,


n’entreprendre aucune opération avant l’arrêt des machines. Attendre qu’une
personne de l’établissement dûment autorisée, ait déclaré que tout courant a été coupé.

Pendant l’attaque, préserver du jet des lances les machines, tableaux électriques,
appareils de distribution, batteries d’accumulateurs, etc.

Ne pas stationner sous les câbles aériens dont les supports peuvent céder.

2. Sur des installations électroniques (centraux téléphoniques, salles


d’ordinateurs, salles de contrôle)

Les installations électroniques sont généralement constituées par des armoires métalliques
regroupées dans des salles climatisées. Les câbles de jonction circulent sous des faux
planchers, dans des caniveaux, dans des gaines ou sur des chemins de câbles. Elles sont
particulièrement sensibles à la chaleur et à l’eau. D’un prix très élevé, leur destruction peut
avoir des conséquences économiques importantes.

Les feux dans les locaux contenant des installations électroniques ont presque toujours une
origine électrique. Ils sont générateurs d’une fumée épaisse et toxique due à la combustion
de vernis et des gaines plastiques des câbles. Le foyer bien souvent caché dans une armoire
ou sous un faux plancher est difficile à découvrir.

Les personnels à l’attaque auront en permanence présent à l’esprit que l’action de l’eau
est aussi néfaste que le feu sur les installations électroniques.

Les couvertures de laine, placées à l’entrée de certains locaux (centraux téléphoniques.) les
extincteurs et les seaux de sables (surtout pour les gaines et les caniveaux) sont à utiliser en
priorité.

Si l’emploi de l’eau se révèle nécessaire, elle est projetée du plus près possible et en petite
quantité, en évitant de mouiller d’autres organes que ceux déjà atteints par le feu. Les
mesures de protection sont entreprises parallèlement. Dès que possible, les locaux sont
ventilés.

118
OPERATIONS FICHE 2
3/4
PARTICULIERES RISQUES ELECTRIQUES

3. PERSONNE ELECTRISEE OU ELECTROCUTEE

Circonstances :
ouvrier travaillant directement sur une installation électrique ;
ouvrier indirectement touché par contact avec une ligne électrifiée ;
personne accidentée à domicile (bricolage, imprudence).

Nature du risque

Pour le sauveteur, le risque est d’être à son tour électrisé et donc de subir des brûlures dont la
gravité dépend des caractéristiques du courant et de son chemin parcouru dans le corps
humain, voire d’être électrocuté. Aussi, la règle de base est la PRUDENCE.

Dans tous les cas, il faut procéder au plus vite à la mise hors tension de l’installation électrique
en cause, si possible avant toute action sur la victime lorsque cette mise hors tension peut se
faire sans délai. Sinon, le dégagement doit s’opérer à l’aide du matériel isolant des valises
électro-secours en dotation dans chaque CS, en respectant scrupuleusement les conditions
d’emploi qui dépendent de la tension électrique présente dans l’installation.

Dès lors, il convient d’examiner au préalable l’environnement du lieu pour y repérer la


position des conducteurs électriques et rechercher si ceux-ci ne touchent pas accidentellement
des pièces métalliques.

119
OPERATIONS FICHE 2
4/4
PARTICULIERES RISQUES ELECTRIQUES

INTERVENTIONS EN PRÉSENCE D’INSTALLATIONS PHOTOVOLTAÏQUES

Généralités

Le système « solaire photovoltaïque » consiste à produire de l’électricité directement à partir


du rayonnement solaire grâce à des capteurs situés dans des panneaux dits « photovoltaïques
». Cette énergie, qui peut être raccordée aux réseaux publics d’électricité, se développe de
plus en plus, que ce soit sous la forme de panneaux intégrés à des bâtiments, à des véhicules
ou de centrales photovoltaïques.
À noter que le panneau « solaire photovoltaïque » est différent du panneau dit « solaire
thermique », qui récupère simplement la chaleur du rayonnement solaire pour produire de
l’eau chaude.
Le panneau photovoltaïque est constitué de capteurs reliés les uns aux autres en série et/ ou
en parallèle. Ils produisent un courant continu. Ce panneau est relié à d’autres panneaux, qui
sont ensuite reliés à un boîtier de jonction et à un onduleur via un câble courant continu (DC).
Ces panneaux peuvent être placés sur le bâtiment (supports bois, PVC ) ou être intégrés à
des éléments de construction (façades, toitures, garde-corps, stores, charpentes ).

De jour, en présence ou non de soleil, les panneaux photovoltaïques produisent un courant


continu. Les câbles situés entre les panneaux photovoltaïques et l’onduleur restent sous
tension en permanence. La mise hors tension de ces câbles semble difficile, voire impossible.
Les câbles (DC) sont donc toujours sous tension, même si le disjoncteur de production et le
disjoncteur de consommation de l’établissement sont ouverts (mis hors tension).

RISQUES POUR LES INTERVENANTS

- Électrisation et/ou électrocution (panneaux, boîtiers de jonction, câbles, onduleurs) ;


- chute liée à la hauteur d’intervention après un choc électrique sur les intervenants ;
- chute des panneaux par fonte des dispositifs de fixation en toiture ;
- intoxication potentielle liée aux émissions de gaz toxiques provoqués par la
combustion des panneaux ;
- passage au travers des panneaux.
EXTINCTION

- Revêtir la tenue d’intervention complète ;


- informer l’ensemble des intervenants et limiter le nombre de personnels engagés ;
- couper le disjoncteur de consommation et le disjoncteur de production ;
- localiser les panneaux photovoltaïques, les onduleurs et, si possible, les câbles (DC)
;
- établir un périmètre de sécurité ;
- éviter les propagations au pourtour de l’installation de panneaux ;
- conduire l’extinction en limitant les moyens hydrauliques :
o LDMR en jet diffusé à plus de trois mètres ;

120
o extincteur à eau pulvérisée, à poudre ou à CO2 ;
- proscrire tout contact avec les panneaux, structures métalliques ou câbles
détériorés ;
- ne pas progresser ou appuyer d’échelle sur les panneaux ;
- ne pas démonter, débrancher ou découper un panneau photovoltaïque ;
- ne pas chercher à couvrir les panneaux photovoltaïques situés sur le bâtiment
sinistré (la mousse ne tient pas sur les panneaux, les bâches ne sont pas
parfaitement opaques et peuvent propager l’incendie) ;
- à proximité des panneaux photovoltaïques, limiter au strict nécessaire les phases de
déblai et de dégarnissage ;
- ne pas hésiter à demander le concours de la SONABEL ou de l’installateur ;
- de nuit, ne pas éclairer les panneaux avec des projecteurs.

121
FICHE 3
OPERATIONS
RISQUES NRBC - LE RISQUE 1/4
PARTICULIÈRES
NUCLÉAIRE ET RADIOLOGIQUE

Généralités :

Le risque NRBC répond aux matières dont la dangerosité relève du risque nucléaire et/ou
radiologique, biologique et chimique.
Les types d’accidents susceptibles d’être rencontrés par les services de secours sont de
quatre ordres :
- l’incident ou l’accident dans une installation industrielle ou commerciale ;
- l’incident ou l’accident dans le cadre du transport des matières dangereuses ;
- l’acte de malveillance ou l’attentat ;
- la négligence.

LE RISQUE NUCLÉAIRE ET RADIOLOGIQUE

L’emploi des radioéléments artificiels ou naturels dans de nombreux domaines crée un risque
radiologique auquel peuvent être exposés les secours.

Les secteurs concernés sont généralement :


- les industries de pointe : réacteurs, télécommunications, métallurgie, chimie, pharmacie
;
- les services publics : hôpitaux, établissements militaires, universités, établissements de
recherche, cabinets médicaux ;
- sites miniers (artisanaux, industriels) ;
- les transports de matières dangereuses par voie aérienne, routière, ferrée, créant un
risque mobile qui peut se révéler sur un accident ou un incendie.

L’intervention dans une ambiance contenant des matières radioactives impose des
précautions à observer pendant et après l’opération.

PENDANT L’INTERVENTION

- prendre contact avec les responsables de l’établissement, des spécialistes ou le


transporteur ;
- se faire préciser les points où se trouvent les matières ;
- établir un périmètre de sécurité doté d’un sas d’entrée et sortie ;
- faire porter le DOSICARD ;
- mener les reconnaissances et l’attaque le plus loin possible avec le minimum de
personnel, muni de l’appareil respiratoire isolant ;
- limiter l’emploi de l’eau au strict minimum pour éviter les écoulements (ne jamais
attaquer un feu en présence de radioéléments avec un jet droit au risque d'engendrer
un accident de criticité) ;
- ne pas stationner au voisinage des matières ;
- demander les moyens NRBC;
- demander le laboratoire national ;
- demander les secours médicaux.

122
APRES L’INTERVENTION

Isoler le personnel ayant participé à l’intervention et le soumettre à un contrôle de


contamination approfondi par les équipes spécialisées :
- le personnel ayant opéré avec l’appareil respiratoire isolant ne le quitte que sur ordre ;
- tout DOSICARD est contrôlé au sas en sortie de zone ;
- tout personnel sur lequel des traces, même légères, de contamination sont décelées,
est isolé et doit être décontaminé par des spécialistes.

Les intervenants susceptibles d'être contaminés ne doivent en aucun cas boire, manger ou
fumer avant une décontamination complète sous peine de contamination interne.

Tous les effets d’habillement et les matériels divers sont décontaminés ou mis en sac
étanche en vue de leur récupération par les équipes spécialisées.

Ces opérations sont effectuées par le personnel spécialisé.

Après vérification que toute trace de contamination a disparu, ce personnel est conduit au
centre médical principal et examiné par un médecin.

123
FICHE 3
OPERATIONS
RISQUES NRBC - LE RISQUE 2/4
PARTICULIERES
CHIMIQUE

LE RISQUE CHIMIQUE

Les produits chimiques sont des substances et préparations dangereuses qui, par leur nature
même, par leurs réactions à la chaleur ou par leur combinaison plus ou moins rapide entre
eux, peuvent :

- accélérer et propager un incendie ;


- faire naître un danger d’explosion ;
- provoquer de graves brûlures ;
- produire des émanations de gaz toxiques ou asphyxiants.

On les trouve sous trois états, qui peuvent se combiner entre eux :

- les solides : soufre, sels alcalins, les goudrons


- les liquides : solvants organiques (benzène, toluène, tétrachlorure de méthane),
hydrocarbures (octane, fioul, kérosène, etc.) ;
- les gaz : méthane, chlorure d'hydrogène, dioxyde de soufre, etc.

Ils sont classés en fonction des catégories de danger qu’ils représentent :

- explosible : trinitrotoluène (TNT), etc. ;


- comburant : les peroxydes, etc. ;
- inflammable : éther, acétylène, pétrole, etc. ;
- toxique : sarin, chlore, ammoniac ;
- corrosif : solutions très acides (pH<2) ou très basiques (pH>11,5) provoquant
des brûlures chimiques graves ;
- cancérigène, mutagène, toxique pour la reproduction : bromure d’hétydium.

Le terme « pesticide » désigne toute une liste de produits utilisés pour neutraliser ou détruire
un organisme vivant (animal, végétal, bactériologique, etc.) considéré comme nuisible. Il s'agit
d'insecticides, herbicides, etc.

Ces produits sont d'une grande toxicité et particulièrement dangereux pour l'homme. Certains
ont une toxicité si élevée qu'ils sont utilisés comme tel, ou comme produit de base, pour la
synthèse des toxiques de guerre. C’est ainsi que la recherche sur les pesticides a donné,
entre autres choses, naissance à des gaz de combat neurotoxiques tels les
organophosphorés, Sarin, Tabun, Soman.

124
Il existe trois catégories de pesticides. Ils sont signalés sur les emballages par des étiquettes
portant une des mentions suivantes :

- NOCIF : substances faiblement toxiques ;


- TOXIQUE : substances modérément toxiques ;
- TRÈS TOXIQUE : substances très toxiques.

Sur l’étiquette figurent des renseignements sur les antidotes et les premiers soins à donner
en cas d’intoxication.

Dans tous les cas, le COS doit :


- rechercher et obtenir le plus rapidement possible les renseignements sur les produits
(direction de l’établissement, fiches de sécurité des produits dangereux,) et sur la
conduite à tenir en fonction du type d’accident ;
- imposer le port de l’appareil respiratoire isolant tant que la dangerosité des produits
n’a pas été levée ;
- établir un périmètre de sécurité ;
- mettre en place un dispositif de ventilation en espace clos ;
- porter une attention particulière sur la « chambre infernale » si elle existe (local isolé
construit en matériaux incombustibles et contenant les produits les plus dangereux) ;
- demander les moyens spécialisés;
- isoler le personnel susceptible d'avoir été contaminé ;
- prendre des mesures visant à protéger l'environnement (pollution terrestre,
atmosphérique).

Quant aux intervenants, ils doivent :


- respecter les règles de sécurité concernant le port des EPI (appareil respiratoire isolant,
gants) ;
- éviter d’entrer en contact direct avec les produits ;
- ne pas s’engager seul dans une reconnaissance ;
- garder les liaisons avec un équipier, un voisin ou un gradé.

Lorsque l’eau est utilisée et qu’il y a nécessité de l’évacuer, s’assurer avant de la diriger
dans un caniveau, qu’elle n’est pas susceptible d’émettre des vapeurs ou des gaz
inflammables ou toxiques. Le plus souvent il faut diluer dans une grande quantité d’eau les
effluents évacués, et en contrôler l’écoulement.

125
FICHE 3
OPERATIONS
RISQUES NRBC - LE RISQUE 3/4
PARTICULIERES
BIOLOGIQUE

LE RISQUE BIOLOGIQUE

Le risque biologique concerne l’exposition d’une population à des agents pathogènes


(bactéries, agents des fièvres hémorragiques virales, virus de la variole, toxine du bacille
botulique ) pouvant entraîner des syndromes infectieux, des épidémies ou des pandémies.
Certains agents pathogènes peuvent se trouver facilement dans la nature (cadavres
d’animaux ou spores présentes dans le sol), dans des régions où se produisent des
épidémies.

Les agents biologiques empruntent trois formes :

- Agents bactériens :
Les bactéries sont des micro-organismes unicellulaires capables de se reproduire et survivre
dans l'environnement (eau, air, sol) et de coloniser les êtres vivants. Certains micro-
organismes ont la capacité de se transformer en spores (prendre la forme d'une graine) et de
survivre ainsi pendant de longues périodes (ex : anthrax).

- Agents viraux :
Les virus sont plus petits que les bactéries et ne peuvent se reproduire qu'à l'intérieur d'une
cellule qu'ils parasitent. L'infection virale produit une destruction des cellules hôtes parasitées.

- Toxines biologiques :
Les toxines sont des substances toxiques provenant d'animaux, de plantes ou de bactéries et
sont plus toxiques que la plupart des produits chimiques provenant de l'industrie. Elles
peuvent contaminer des produits alimentaires, des sources d'approvisionnement en eau et des
personnes.
Les agents biologiques constituent une menace très sérieuse du fait qu'ils sont relativement
accessibles et peuvent se diffuser rapidement sans détection initiale.
Ces agents sont disséminés de la façon suivante : par voie aérogène (aérosol, pulvérisateur),
par voie orale (contamination des réserves alimentaires et de l'eau), par contact dermique
(contact direct avec la peau) ou par injection.

METHODOLOGIE D’INTERVENTION DANS LE CAS DES ENVELOPPES OU COLIS


CONTENANT UN PRODUIT SUSPECT

Dans ce type d’intervention, la marche générale des opérations NRBC se doit d’être
appliquée, notamment pour ce qui concerne la recherche du renseignement.
La tenue de protection revêtue par les intervenants est fonction des renseignements obtenus à
l’appel, confirmés par ceux récupérés sur les lieux de l’intervention.

Dans tous les cas, lors d’une opération de secours mettant en cause des agents biologiques,
le COS doit :

- se conformer aux consignes des équipes spécialisées,

126
- mettre la radio dans un sac étanche
- faire arrêter tous les systèmes de ventilation ;
- ne pas toucher l’objet suspect ;
- isoler et condamner l’accès au local où se trouve l’objet suspect ;
- placer les éventuelles personnes ayant été en contact direct avec l’objet suspect dans
un local immédiatement attenant ;
- sur-habiller les victimes ayant été en contact direct avec le produit avant leur évacuation
par
- mettre en place un périmètre de sécurité (avec sas entrée et sortie) ;
- relever l’identité des victimes ayant été en contact physique avec l’objet suspect,
susceptible d’avoir inhalé de la poudre ou qui a été en contact physique immédiat avec
elle (cercle n° 1) ;
- désinfecter les tenues des intervenants, puis suivre le protocole de déshabillage ;
- mettre les tenues dans des sacs étanches de la manière suivante :
o 1er sac : Tenue Légère de Décontamination (TLD) ;
o 2e sac : Appareil Normal de Protection à Visière Panoramique (ANPVP) +
cartouches ;
o 3e sac : tenues TYVEK + gants + masques chirurgicaux à usage unique ;
- désinfecter sur place au niveau du sas, conformément au protocole, les bottes et les
gants butyl, ainsi que les lunettes de protection.
- faire mettre par l’équipe spécialisée de prélèvement l’enveloppe suspecte dans un
sac étanche et le fermer hermétiquement ;
- transmettre les messages par téléphone urbain.

127
FICHE 3
OPERATIONS
RISQUES NRBC : LE TRANSPORT 4/4
PARTICULIERES
DE MATIÈRES DANGEREUSES (TMD)

LE TRANSPORT DE MATIÈRES DANGEREUSES (TMD)

Le risque NRBC n’est pas présent qu’au sein des installations fixes. Il est également
mouvant dans la mesure où ces matières ont besoin d’être transportées. C’est pourquoi il
existe une réglementation spécifique qui prévoit :
- une répartition des matières par classes ;
- une signalisation des véhicules concernés.

N° de classe Libellé de classe


1 Matières et objets explosibles
2 Gaz comprimés, liquéfiés ou dissous sous pression
3 Matières liquides inflammables
4.1 Matières solides inflammables
4.2 Matières sujettes à l’inflammation spontanée
4.3 Matières qui, au contact de l’eau, dégagent des gaz
inflammables
5.1 Matières comburantes
5.2 Peroxydes organiques
6.1 Matières toxiques
6.2 Matières infectieuses
7 Matières radioactives
8 Matières corrosives
9 Matières et objets dangereux divers

La signalisation des véhicules concernés comprend deux éléments distincts :


- des plaques en forme de losange représentant symboliquement les dangers ;
- des plaques rectangulaires de couleur orange, sur lesquelles figurent le code de danger
ainsi que le code de la matière transportée (dit code ONU).

Exemple :
Code danger 33 Liquide très inflammable
1203
Code matière Super carburant

Les codes de dangers sont des combinaisons de numéros à 2 ou 3 chiffres, dont le premier
est le danger principal et les autres, le ou les dangers secondaires.

128
Les codes de danger sont les suivants :

N° de danger Code du danger


2 Emanation de gaz résultant de pression ou d’une réaction
chimique
3 Inflammabilité de liquides (vapeurs) et gaz
4 Inflammabilité de solides
5 Comburant (qui favorise l’incendie)
6 Toxicité ou danger d’infection
7 Radioactivité
8 Corrosivité
9 Danger de réaction violente spontanée

Lorsque les deux premiers chiffres sont identiques, cela indique une intensification du danger
principal (exemple : 3. liquide inflammable – 33. Liquide très inflammable).

Lorsque le danger d’une matière peut être indiqué suffisamment par un seul chiffre, ce chiffre
est complété par un zéro en deuxième position.

Lorsque le code de danger est précédé d’un « X », c’est que le produit réagit
dangereusement au contact de l’eau.

Il est à noter que la signalisation du véhicule n’est pas obligatoire lorsqu’il s’agit d’un
transport par colisage de produits ou de matières dangereuses. Sur chacun des colis doit alors
figurer:

- les étiquettes de dangers ;


- le code ONU de la matière ;
- les étiquettes de manutention (éventuellement).

129
OPERATIONS FICHE 4
Page 1/1
PARTICULIERES LES MANŒUVRES DE FORCE

GENERALITES

Les manœuvres de force ont pour but de :


- modifier la position d’un fardeau ;
- éventuellement, d’en assurer le déplacement.

Elles doivent être exécutées suivant un plan établi par le chef de garde ou le COS, en fonction
des moyens dont il dispose et de l’expérience des exécutants.

La mise en œuvre de ce plan nécessite l’application de principes directeurs qui doivent être
constamment présents à l’esprit du chef de garde ou du COS.

Pour l’établissement du plan de manœuvre, il faut se souvenir que le procédé le plus simple
permettant de réaliser l’opération avec la moindre dépense de temps et de peine est en
général le meilleur.

Pour préparer et diriger la manœuvre, il faut :


- étudier sur place la manière de procéder ;
- déterminer les besoins en personnels et en matériels ;
- articuler l’emploi du personnel et du matériel au cours des différentes phases de la
manœuvre, de manière à éviter les encombrements et le désordre ;
- assurer la sécurité des personnels et le bon emploi des matériels.

PRINCIPES DIRECTEURS DES MANŒUVRES DE FORCE

AVANT LA MANŒUVRE :

- estimer le poids de la masse à déplacer ainsi que la position de son centre de gravité ;
- s’assurer que les moyens utilisés sont adaptés au travail à fournir (connaissance des
caractéristiques) ;
- vérifier que le matériel est en bon état (câbles, chaînes, cordages, etc.) ;
- installer les engins sur une base solide ;
- choisir, sur la charge à déplacer, un point d’application suffisamment robuste ;
- assurer la sécurité du personnel de manœuvre par des dispositions appropriées :
o imposer le port du casque et des gants ;
o pour les travaux en cours ou plan d’eau, faire revêtir le gilet de sauvetage et prévoir
un élément de sûreté (équipe de sauvetage aquatique) ;
- faire établir un périmètre de sécurité par les forces de l’ordre.

PENDANT LA MANŒUVRE :

- ne jamais se placer sous une charge suspendue ou en équilibre, sauf cas de nécessité
absolue avérée ;
- ne pas s’approcher plus que nécessaire d’un câble en tension (coup de fouet en cas
de rupture) ;

130
- placer les mains de façon qu’elles ne puissent pas être prises sous la charge, en
particulier dans les opérations de chargement et déchargement ;
- dans tous les cas, agir avec calme et sans précipitation ;
- faire suivre le calage au fur et à mesure de la manœuvre de levage ;
- n’utiliser les appareils, engins et agrès que dans les conditions prévues pour leur
emploi ;
- ne pas employer à la manœuvre plus de personnel qu’il n’est nécessaire, le
surnombre augmente les risques d'accidents.

Si nécessaire s’assurer du concours de la police en matière de circulation routière.

131
ANNEXES

ANNEXE I

LES MESSAGES

1. GENERALITES

Le réseau radio des compagnies est un réseau dirigé, basé essentiellement sur des relations
de « chef à chef ».

Le chef d’agrès, porteur de son poste radio, transmet lui-même ses messages sur le mode
conversationnel, sans aucune contrainte rédactionnelle préalable ou par l’homme de liaison
s’il s’agit d’un poste mobile après l’avoir écrit sur le carnet de messages.

Le suivi chronologique et l’archivage des messages d’une opération sont assurés par les
postes de commandement, fixes ou mobiles (véhicules PC). Ces derniers doivent toujours être
en mesure de faire le point de la situation à toute autorité susceptible de prendre le
commandement des opérations de secours.

Il existe huit (08) sortes de messages :

- message de départ ;
- message de présentation ;
- message de demande de moyens ;
- message d'ambiance ;
- message de renseignements ;
- message de déplacement ;
- message de disponibilité ;
- message de rentrée.

La transmission d’un message par radio, pour qu’elle ne soit pas tronquée, doit débuter
après le déclenchement du relais, soit environ trois secondes après l’appui sur la pédale
d’émission. C’est pourquoi il est impératif que chaque message débute par l’annonce de
l’indicatif du destinataire, ce qui laisse au relais le temps de se déclencher.

Destinataires

La station directrice assure l’exploitation des transmissions conformément au tableau


récapitulatif des personnels et moyens mis en œuvre par le BOT. De ce fait, il n’est pas
mentionné de destinataire.

Le sergent de jour du P.C. de compagnie gère :


les interventions courantes ;
les demandes de services publics ou privés ;
les demandes d’engins ou de moyens spéciaux.

132
Il rend compte au commandant de compagnie de tous les messages concernant :

- les demandes de renforts ;


- les messages indiquant la mise en œuvre d’au moins une grosse lance ou 02 petites
lances ;
- les opérations exceptionnelles par leur nature, leur importance ou leurs éventuelles
répercussions.

2. TYPES DE MESSAGES

2.1. MESSAGE DE DEPART

Tout engin équipé d’un poste de radio à l’exception des engins de commandement,
annonce son départ dès qu’il part effectivement, selon la procédure « message en l’air »
précédé de l’indicatif de la station directrice sous la forme :

« Poste fixe X..., tel engin parti pour tel motif , telle adresse .. ».

2.2. MESSAGE DE PRESENTATION

Le message de présentation est obligatoire pour tout engin équipé de radio. Il est transmis
“en l'air”, dès l'arrivée sur les lieux de l’intervention. (à l’adresse, au point d’eau, à la ZDI,
etc.), sous la forme :

« Poste fixe X..., tel engin se présente » - BOT répond « Reçu ».

Il est impératif de donner le nom complet de l’engin pour permettre aux stationnaires de noter
avec précision les horaires de présentation (ex : « Premier Secours de BOLOMAKOTE » et
non pas « PS BOLOMAKOTE »).

Chaque présentation d’engin doit être collationnée par le stationnaire du secteur, afin que le
chef d’agrès ait la certitude que son message a bien été reçu. Au besoin, il réitère sa
transmission jusqu’à ce qu’il entende l’accusé de réception.

Lorsqu’un engin de première intervention, intervenant sur son secteur, ne s’est pas présenté
dans les 15 minutes suivant la prise d’appel, il doit obligatoirement être contacté par son
stationnaire afin de vérifier s’il s’agit d’un problème de réception de message ou d’un
allongement du délai de présentation.

Un engin, lorsqu’il se présente dans une structure sanitaire (hôpital, centre médical) où il
transporte sa victime, transmet également un message de présentation « en l’air », qui est
exploité mais non collationné par le stationnaire, en précisant la structure sanitaire :
« Poste Fixe X , tel engin se présente à telle structure sanitaire ».

133
2.3. MESSAGE DE DEMANDE DE MOYENS

La transmission de ce message est prioritaire.

Dès qu’il arrive sur les lieux, le chef de détachement qui estime que les moyens prévus
risquent d’être insuffisants, transmet le message suivant :

DE L’ADJUDANT X : « JE DEMANDE X . ENGIN POMPE, X VEHICULE DE SECOURS


ET D’ASSISTANCE AUX VICTIMES, TELLE ADRESSE ».

La première demande peut intervenir dès la présentation sur les lieux de l’intervention.

Par la suite, d’autres messages de demande de moyens peuvent être intégrées directement
dans les messages de renseignements, notamment pour ce qui concerne les engins spéciaux
qui n’auraient pas été demandés d’emblée.

Hormis les moyens brigades, toute demande de service public doit être accompagnée du motif
exprimé clairement, afin de lui permettre d’adapter la réponse à apporter à notre demande.

Ex : « je demande POLICE, SONABEL pour feu d’appartement, telle adresse »

Les services publics qui ont été demandés doivent obligatoirement être présentés.

Ex : « Police, SONABEL, etc. se présentent » ou « Police, SONABEL, etc. sur les lieux »

2.4. MESSAGE D’AMBIANCE

L’officier de permanence de la compagnie ou les officiers peuvent, s’ils l’estiment


nécessaire, renseigner, sans délai le commandement au moyen d’un message émis sans
procédure ni formulation particulière. Il n’y a en principe, qu’un seul message d’ambiance
dans une intervention. Il ne doit pas être systématique et, est destiné à faire rapidement le
point sur la situation, lorsque les événements et l’urgence du renseignement ne permettent
pas de passer immédiatement un message classique, ou découlant d’une évolution
importante et subite au cours de l’opération (explosion, effondrement...).

Ce message permet au commandement de se faire une idée assez précise de la situation et


de son évolution possible sans mentionner le nombre de lances en manœuvre ou en cours
d’établissement. Il renseigne dans toute la mesure du possible sur l’emplacement du sinistre
et le nombre d’étages de l’immeuble. Il permet de réduire les délais ou de prendre des
décisions immédiates.

Le message d’ambiance ne présente d’intérêt que dans la mesure où il éclaire une situation.
Il ne doit pas être systématisé. Il est confirmé dès que possible par un message de
renseignements auquel il ne doit pas se substituer.

134
2.5. MESSAGE DE RENSEIGNEMENTS

Le 1er message (maximum 15 mn après la présentation)

Transmis dès que possible, le premier message de renseignements doit indiquer :

- la nature, l’importance, l’adresse exacte et le niveau du sinistre ;


- la destination et si possible le nombre approximatif d’étages du bâtiment ;
- les premières mesures prises ou en cours (sauvetages, ou mises en sécurité, lances en
manœuvre ou en cours d’établissement) ;
- s’il y a présence du public pour les E R P et panique ;
- la présence de victimes nombreuses  indiquer le bilan provisoire (nombre, état) ;
- si possible, une appréciation nette du chef de garde sur l’évolution prévisible de la
situation :

o si le chef de garde estime pouvoir maîtriser la situation avec les moyens dont il
dispose ou ceux prévus ou demandés, il transmet : « SECOURS SUFFISANTS » ;

o s’il n’a pas encore une idée parfaitement précise d’une situation mais que celle-
ci ne présente pas de risque grave, il transmet : « RECONNAISSANCE EN
COURS » ;

o enfin, s’il estime qu’il y a risque d’extension du sinistre ou danger pour les
personnes, il transmet : « POURSUIVONS RECONNAISSANCES » ;

o entre ces trois expressions, le chef de garde a toute latitude pour décrire la
situation et son activité.

NB : Lorsque, le COS transmet un « bilan provisoire » des victimes effectivement recensées,


un « bilan définitif » doit être transmis en fin d’intervention.

2ème message

Complète le premier en indiquant :

- la description sommaire des locaux sinistrés (destination ou usage, dimensions, nombre


d’étages, volume, etc.) ;
- le nombre de lances en manœuvre ;
- les bilans successifs ;
- les actions nouvelles entreprises ;
- Les dangers spéciaux.

Messages de renseignement suivant

Ils doivent se succéder environ toutes les ½ heures. Ils décrivent l’évolution de la situation,
indiquent les moyens mis en œuvre, rendent compte des difficultés rencontrées et des
modifications éventuelles apportées au dispositif.

135
Les différentes phases de l’extinction d’un feu doivent apparaître chronologiquement :

- feu circonscrit ;
- maître du feu ;
- feu éteint ;
- déblai et dégarnissage ;
- surveillances et/ou rondes.

Tous les messages sont courts, précis et sans verbiage.

Une action débute lorsqu’elle est passée « en cours » dans un message et se déroule
jusqu’à ce qu’un message précise qu’elle est « terminée ». Par conséquent, toute
indication intermédiaire est inutile et superflue.

Exceptionnellement, les messages de renseignement sont transmis par téléphone, notamment


lorsqu’il ne peut être établi de liaison radio.

Message de renseignement simplifié


Ce message est une procédure abrégée du message de renseignement, pour toutes les
opérations à l’exclusion des messages pour feux.

Transmis aussi rapidement que possible, ce message résume une situation de courte durée,
sans difficulté particulière et sans demande de moyen supplémentaire ou de service public.

Les moyens non médicalisés demandés pour assurer un transport ne sont pas considérés
comme moyens supplémentaires, ce qui n'exclut pas leur présentation par un autre message
de renseignement simplifié.

Cette procédure repose sur des phrases courtes ou l’adoption des mots clefs définis plus
loin.

Sa transmission doit parvenir à la station directrice le plus rapidement possible après le


message de présentation. La durée des interventions étant variable, toute opération
supérieure à trente minutes implique l’envoi d’un message de renseignement.

2.6. MESSAGE DE DEPLACEMENT

Lorsqu’un engin effectue un transport sanitaire, le chef d’agrès transmet un message « en


l’air », exploité par le stationnaire d’un point de vue de l’horaire, mais sans en accuser
réception :

« POSTE FIXE X tel engin se dirige vers l’hôpital SANON SOURO » ;


« POSTE FIXE X tel engin quitte hôpital SANON SOURO ».

2.7. MESSAGE DE DISPONIBILITE DES ENGINS

Selon la procédure « message en l’air » précédé de l’indicatif de la station directrice sous la


forme :

136
« Poste fixe X..., tel engin disponible ».

2.8. MESSAGE DE RENTREE

En rentrant au centre de secours, le chef de garde ou d’agrès dicte un message dit « de


rentrée » contenant les renseignements de détails destinés à compléter l’information du
commandement, précédé d’un message « en l’air » :

« Poste fixe X..., tel engin rentré ».

Ce message doit avoir la contexture suivante :

1- Utilisation des engins, et actions menées par les sapeurs-pompiers ;


2- Victimes :
o Pour les civils, indiquer nombre, état et préciser : nom, prénom, âge, sexe,
téléphone, nationalité (pour les étrangers).
o pour les FDS, préciser identité (Grade, nom, prénom), numéro matricule,
téléphone, corps, lésions subies.
3- Moyens de secours privés employés (Préciser avant ou après l’arrivée des
sapeurs-pompiers) ;
4- Moyens laissés sur place ;
5- Relèves et rondes prévues ;
6- Causes supposées ;
7- Evaluation des dégâts (constatés sur feu uniquement et des dégâts provoqués par les
SP) ;
8- Difficultés particulières rencontrées ;
9- Intérêt éventuel d’une visite du bureau Prévention (B. Prévention.) de la Protection
Civile.
Les renseignements transmis ne doivent être précédés que du numéro de la rubrique. Seules
les rubriques comportant un renseignement doivent être transmises.

Le chef de garde, rédacteur du rapport principal, exploite toutes les rubriques du message
pour la totalité des engins ayant participé à l’intervention.

Dans tous les cas, le message de rentrée doit comporter : au minimum les rubriques 1, 2,
6, 7.

Dans les autres centres de secours, les rédacteurs des rapports secondaires ne répondent
qu’aux rubriques 1, 2 et 4 pour les seuls engins et personnels appartenant à leur CS.

137
Liste des mots clefs pouvant être employés pour l’ensemble des huit principaux codes
d’intervention.

Alerte motivée telle adresse


Fausse alerte «»
Appel injustifié «»
Secours routier «»
Secours à victimes «»
Assistances à personne «»
Faits d’animaux «»
Intervention concernant : «»
- l’eau ;
- le gaz ;
- l’électricité ;
- la pollution ;
- Protection des biens ;
- Recherche.

138
EXEMPLE DE MESSAGE

SITUATION EN-TETE EXEMPLES


Message « en
PS de Bolomakoté parti pour feu, au 159 de la rue 9.50 à
1 - Départ l’air au départ
BOBO.
de l’engin »
Message « en
2- l’air dès
PS de Bolomakoté se présente.
Présentation l’arrivée de
l’engin »

1 - Demande De l’ADJ. ..... Je demande 1 EP, police et SONABEL, pour feu au 159 de
de moyens la rue 9.50 à BOBO.

4 - Message De l’ADJ...
de
renseignemen
ts

Feu de maison d’habitation à simple R.d.C, au 159 de la rue 9.50 à BOBO,


er
1 message LDT et 1 PL (ou lance Q2) en manœuvre, 1 mise en sécurité effectuée par les
communications existantes, reconnaissances en cours.

2eme message Feu éteint. Il intéressait une maison d’habitation de 100m2 environ.
Reconnaissances terminées. Opérons déblai et dégarnissage.

3eme message Déblai et intervention terminés.

4 - Message De l’ADJ .. PS de Bolomakoté disponible.


de
disponibilité

1. PS rentrée à . . .
engins, personnels, matériels.
a) PS Bolomakoté LDT + PL, une mise en sécurité.
b) PS LAFIA. . reconnaissances, déblai, ARI, outils
divers.
6 -message de 2. 1 femme, sans gravité.
rentrée 3. 1 extincteur avant notre arrivée.
5. 1 ronde sous-officier à telle heure
6- Court-circuit.
7- Maison partiellement détruite. Mobilier, objets divers
brûlés.

139
Ronde sous- Adj. . . . Ronde rentrée à... . Aucune trace de feu ne subsiste.
officier OPERATION TERMINEE.

EXEMPLE DE MESSAGE SIMPLIFIE

SITUATION EN-TETE EXEMPLES

VSAV de Bolomakoté parti pour accident


1 - Départ Message « en l’air au de circulation face gare STAF, Bd de la
départ de l’engin » Révolution, à BOBO.

2 - Présentation Message « en l’air dès VSAV de Bolomakoté se présente.


l’arrivée de l’engin »

3 - Message de Du Sgt. .... Secours routier, face au 133 Bd de la


renseignement Révolution à BOBO, 2 blessés états graves
simplifié ou légers, assurons transport à l’hôpital
SANON SOURO.

4 - Présentation Message « en l’air VSAV de Bolomakoté se présente à


dès l’arrivée de l’hôpital SANON SOURO.
l’engin »

5 - Départ Message « en l’air au


départ de l’engin de VSAV de Bolomakoté quitte l’hôpital.
l’hôpital »

6 - Message de
VSAV de Bolomakoté disponible.
disponibilité
VSAV rentrée à …
1. Bilan, transport.
7 - message de
2. 1 homme sans gravité.
rentrée
6. Chute de cyclomoteur.
7. 1 cyclomoteur endommagé.

140
ANNEXE II

DOCUMENTS DU SERVICE D’INCENDIE

1. LISTE DE GARDE

Etablie quotidiennement, selon le niveau, par le chef de centre de secours, elle définit
numériquement, nominativement et par la fonction, la composition de la garde d’incendie et
des différents services du jour. Elle est arrêtée au moins 48 heures à l’avance et affichée.

C’est le document essentiel du sergent de jour pour avoir en permanence la situation en


personnel et en engins d’intervention de son CS.

Tout changement doit y être porté immédiatement sous le contrôle du sergent de jour.

2. CAHIER DE DEPART DES SECOURS

Tous les messages du cadre opérationnel ainsi que tout ce qui se rapporte à l’opérationnel
sont enregistrés sur ce document avec un groupe horaire précis.

Le cahier de départ des secours doit être tenu avec soin. Il est vérifié et visé chaque jour par le
chef de garde, visé par le commandant de compagnie et les officiers adjoints à l’occasion des
visites de CS.

Numérotés pour l’année dans une série unique, les cahiers de départ des secours sont visés
par l’autorité compétente quand ils sont terminés, et archivés au CS origine.

3. REGISTRE DE SORTIE DES SECOURS

Complément indispensable du suivi du déroulement opérationnel de la journée, le registre de


sortie de secours est une main courante opérationnelle coté, paraphé et numéroté
annuellement dans une série unique. Il doit faire mention chronologiquement et de manière
exhaustive les interventions qui ponctuent la journée. Doivent y figurer :
- la date complète, inscrite à chaque changement de journée ;
- le numéro du rapport ;
- le code de l’intervention ;
- l’heure d’appel ;
- l’heure de départ ;
- le ou les engin (s) sorti (s) ;
- la nature et l’adresse de l’intervention ;
- le grade, le nom et le ou le (s) prénom (s) du chef d’agrès ;
- la signature du chef d’agrès.

Le registre de sortie des secours, disposé dans la salle de rédaction des rapports, est sous la
responsabilité du CDG. Il est visé par celui-ci avant qu’il ne quitte sa garde.

141
4. CAHIERS DE MESSAGES TELEPHONES

Tous les messages à caractère administratif en provenance ou à destination du CS sont


enregistrés sur ce cahier.

Les messages sont écrits par le stationnaire ou le sapeur de liaison ou de veillée. Ceux se
rapportant à la situation des engins y sont portés à l’encre rouge.

Mention est faite des lieux d’origine et de destination, des noms des expéditeurs et des
destinataires, de l’heure d’envoi telle qu’elle est échangée après chaque message entre
les deux postes intéressés, de l’heure du destinataire.

Les messages sont inscrits les uns à la suite des autres dans l’ordre chronologique, sans
interligne. Toutefois, ils peuvent être séparés par un trait, ce qui permet une plus grande
clarté.

Chaque jour à 00 heure, le gradé ou sapeur de veillée inscrit la date en gros caractères sur
ce cahier sous la forme suivante :

MARDI 28 JUIN 2022.

A sa descente de garde, le stationnaire inscrit sur la ligne faisant suite au dernier message
reçu, le nom du chef de garde et du sergent de jour descendants où ces derniers signent. Sur
la troisième ligne suivante, le stationnaire inscrit son nom, son grade et l’heure de sa prise de
fonction. Chaque remplacement de stationnaire au cours d’une garde exige ces inscriptions.

Le cahier de messages téléphonés doit être tenu avec soin. Il est visé par le commandant de
compagnie et les officiers adjoints à l’occasion des visites de Centre de Secours.

NB :
Les cahiers de messages et de messages téléphonés sont conservés 05 ans.

5. FICHES DE DEPARTS DES SECOURS

La fiche de départ des secours est un feuillet, détaché d’un bloc-notes, sur lequel le
stationnaire inscrit l’heure du 1er appel et l’indication du motif de l’appel de secours ;
l’adresse du sinistre et les indications complémentaires reçues pouvant être utiles au chef
d’agrès (exemples : nature de ce qui brûle, niveau, victimes éventuelles, etc.). Il coche d’une
croix la case correspondante au moyen d’appel utilisé.

Le stationnaire remet une fiche au chef de garde et à chaque chef d’agrès au départ des
secours. Pour la reproduction, il place au préalable autant de feuillets de papier carbone
intercalaires qu’il a d’engins au départ des secours.

6. CARNETS DE MESSAGES ET DE RENSEIGNEMENTS

En principe, les messages sont transmis directement par l’autorité qui dirige les secours sur
le mode conversationnel. Cependant, dans certains cas, la rédaction préalable des messages
peut s’avérer nécessaire, en particulier lorsque :

142
- l’opération impose l’envoi de plusieurs messages de renseignements successifs ;
- la configuration des lieux impose la retransmission par une tierce personne (sapeur de
liaison) ;
- une transmission de pouvoir entre commandants des opérations de secours est prévisible.

Enfin, ce document permet au sapeur de liaison de recueillir tous les éléments nécessaires à
la rédaction du rapport d’intervention.

7. AUTRES DOCUMENTS

7.1. RAPPORTS DE SORTIES DE SECOURS

Ce rapport est à remplir par le chef d’agrès dès son retour d’intervention. Les rapports sont
conservés 10 ans.

7.2. DOCUMENTS DEVANT SE TROUVER DANS LES ENGINS

Plans de secteur et plans parcellaires, comportant la position des bouches et poteaux


d’incendie et des points d’aspiration avec les renseignements, concernant les ETARE.

Leur présence, leur tenue à jour et leur état sont contrôlés chaque jour par le chef de garde.
Ces documents sont renseignés par le sous-officier chargé des ETARE en liaison avec le chef
de remise.

143
ANNEXE III

CIRCULATION DES VEHICULES D’INCENDIE

1. PRIORITE

Dans tous les cas où l’insuffisance de la largeur libre de la chaussée, son profil ou son état
ne permettent pas le croisement ou le dépassement avec facilité et en toute sécurité, les
usagers de la voie publique doivent réduire leur vitesse et au besoin s’arrêter ou se garer
pour faciliter le passage des véhicules de lutte contre l’incendie. Pour bénéficier de cette
disposition, les véhicules d’incendie doivent faire usage des avertisseurs sonores
(corne à 02 tons) et lumineux (phares, feux de détresse, gyrophare de couleur bleue) qui
leur sont propres.

Si l’usage de l’avertisseur sonore donne la priorité aux véhicules de secours, il n’en reste
pas moins que le FEU ROUGE ou le signal STOP ne doit être franchi qu’avec la plus
extrême prudence par le conducteur des véhicules se rendant sur feu.

A CET EFFET, AVANT UN FRANCHISSEMENT DE FEU ROUGE OU DE SIGNAL


STOP, TOUT CONDUCTEUR
D’UN VÉHICULE SE RENDANT SUR FEU :

DOIT RALENTIR SUFFISAMMENT, MARQUER UN TEMPS D’ARRET ET NE


POURSUIVRE SA ROUTE QU’APRES S’ETRE ASSURE DE POUVOIR LE FAIRE
SANS DANGER.

Le chef d’agrès ou le gradé désigné descend de son véhicule pour guider le conducteur dans
les passages difficiles, les manœuvres délicates ou pour ranger le véhicule.

1.1. ITINERAIRE

Le chef d’agrès contrôle l’itinéraire et guide le conducteur si c’est nécessaire. Il veille à ce


que la vitesse ne soit pas exagérée.

En principe, les sens interdits doivent être respectés. La marche à contre sens peut être
admise quand la circulation est nulle.

A l’occasion de fortes affluences localisées, il peut s’avérer plus avantageux en termes de


délais d’emprunter un itinéraire détourné pour se rendre sur intervention.

1.2. ACCIDENT, INCIDENT OU EMBOUTEILLAGE DE LA CIRCULATION

En cas d’accident, le chef d’agrès prend les mesures nécessaires pour qu’il n’y ait pas de
retard dans l’arrivée des secours. Si l’engin peut continuer son chemin, il laisse un gradé ou
un sapeur sur les lieux pour faire établir le constat et prendre les renseignements.

144
En cas d’immobilisation, il rend compte immédiatement au BOT qui fait partir un autre engin

Lorsque le conducteur d’un véhicule refuse de céder le passage à un engin se rendant sur
intervention ou si la position du véhicule gêne significativement la progression des secours, le
chef d’agrès doit le mentionner dans la 8ème rubrique de son message de rentrée. Après avoir
noté la description du véhicule et sa plaque minéralogique, il prend contact avec le service
contentieux pour la procédure à suivre (signalement, dépôt de plainte etc.).

En cas d'encombrement de la circulation, si les secours se trouvent bloqués et que le chef


d'agrès estime qu’il ne pourra se présenter sur l’intervention dans des délais raisonnables, il
en rend compte aussitôt au BCOT, demande l’envoi d’un engin en remplacement ou
supplémentaire s’il poursuit malgré tout sa route, en précisant si possible la zone que l’autre
engin doit éviter. Le BCOT fait partir les secours les mieux situés par rapport à
l’encombrement.

1.3. MARCHE EN CONVOI

Tout véhicule faisant partie d’un convoi se conforme aux règles militaires de la circulation
routière. Le chef de convoi précise la distance à respecter entre les véhicules. Il doit connaître
parfaitement l’itinéraire à emprunter et le contrôler.

Le chef d’agrès fait respecter la distance prescrite entre son véhicule et celui qui le précède.
Il doit également connaître l’itinéraire emprunté.

1.4. UTILISATION DES AVERTISSEURS SONORES ET LUMINEUX

1.4.A. Au retour d’intervention

Au retour d’intervention, les chefs d’agrès se conforment aux règles générales de la


circulation. L’usage des avertisseurs sonores et lumineux est strictement interdit.

1.4.B. Pour les départs en intervention

Si les sapeurs-pompiers doivent annoncer leur approche par l’emploi d’avertisseurs spéciaux,
l’avertisseur sonore ne doit être utilisé qu’à bon escient et dans les limites de
l’indispensable.

De 22 h 00 à 06 h 00, son emploi est vivement déconseillé. Les appels de phares doublés des
avertisseurs lumineux suffisent pour attirer l’attention des autres automobilistes.

Pour les VID, l’usage de l’avertisseur sonore est formellement interdit, sauf dans des
situations particulières qui seront précisées, le cas échéant, par le commandement.

1.4.C. En zones sensibles

En raison de la fréquence de passage des véhicules de secours, certaines zones font l’objet
de nuisances sonores importantes. Il s’agit :
- de la proximité des remises des centres de secours eux-mêmes, et des carrefours proches
des centres de secours ;

145
- des abords des centres sanitaires et hospitaliers ;
- des abords de certains établissements : palais de la présidence, ambassades, ministères,
studios d’enregistrement, etc.

En conséquence, dans ces zones, les avertisseurs sonores ne devront être employés
que pour les interventions particulièrement urgentes et en cas d’absolue nécessité.

En outre, à l’intérieur des remises, et des cours des centres de secours, l’usage de la corne
02 tons est formellement interdit, excepté pour les essais faisant suite aux dépannages.

2. TRANSPORT DE VICTIMES (VSAV)

2.1. DEPART EN INTERVENTION

Ces déplacements sont soumis aux mêmes conditions de sécurité que les autres véhicules
d’intervention. La plus grande vulnérabilité de ces véhicules doit entraîner de la part des
chefs d’agrès, le rappel des mesures de sécurité extrême au franchissement des carrefours.

2.2. DEPLACEMENT VERS l’HOPITAL AVEC VICTIMES A BORD

Lors d’une évacuation de victime, la conduite doit être souple, sans coup de frein ni
changement de vitesse brusque :
- Utiliser les avertisseurs lumineux en permanence pendant toute la durée du transport ;
- Utiliser les avertisseurs sonores si les circonstances l’exigent.

S’agissant d’une victime d’un traumatisme, la vitesse de l’engin, hors autoroute et voie
rapide, ne doit en aucun cas excéder la limite maximale autorisée en agglomération (50 km/h).

3. PORT DE LA CEINTURE DE SECURITE

Le code de la route rend obligatoire le port de la ceinture de sécurité pour les occupants des
places avant et arrière des véhicules ainsi équipés et d’un poids autorisé en charge
n’excédant pas 3,5 tonnes.

Par ailleurs, il prévoit que son port n'est pas obligatoire pour les occupants des véhicules de
lutte contre l’incendie lorsqu’ils effectuent des missions d’urgence.

Toutefois, l’expérience montre que le nombre de départs en intervention dans les véhicules
considérés permet le port de la ceinture sans pour autant que le cours de l'opération ne soit
remis en cause. Aussi, le port de la ceinture de sécurité dans les véhicules qui en sont dotés,
est-il fortement préconisé.

En tout état de cause, le port de La ceinture de sécurité est obligatoire hors départ en
intervention.

146
ANNEXE IV

OPERATIONS A EFFECTUER AU RETOUR DES INTERVENTIONS

L’intervention est la raison d’être des secours et, à ce titre, lorsque des engins et des
personnels ont participé à une intervention, un certain nombre d’actes doivent être accomplis
à l’issue pour :

- informer l’échelon supérieur et le commandement ;


- maintenir le potentiel opérationnel en personnel et en matériel ;
- réduire certains délais.

Ces actes concernent les conducteurs et chefs d’agrès ainsi que les chefs de garde.

Ils font l’objet du tableau ci - après

SITUATION CONDUCTEUR CHEF D’AGRES ET CHEF DE GARDE

- Reçoit le CR du conducteur pour le matériel,


si du matériel est laissé à une personne civile,
Fin de - Vérifie le matériel ; rédige et fait signer le bon état de prise en
l’intervention (présence, absence, charge provisoire ;
(engin sur état), - s’il a été amené à pénétrer dans des
lieux) - Celui laissé sur les ; locaux dont les occupants sont absents,
lieux et il établit la il informe la police de la nécessité de
liste pour le passer en garder le local,
compte à un chef de - s’assure de la présence de tout son
détachement ; personnel,
- remplit la tonne si - lorsque l’engin est complet et en mesure
celle-ci a été utilisée. d’être remis en service avant de regagner son
CS, transmet le message de disponibilité « en
l’air ».

- Reste à l’écoute radio,


- quand l’heure et les circonstances le
Sur permettent :
l’itinéraire de - met à profit le déplacement pour
retour perfectionner un conducteur,
- montre les ETARE devant lesquels
l’engin circule (risques, accès, points
d’eau).

147
- Fait mettre le personnel dans la position
« A vos rangs » ;
- s’assure de l’état physique et
- contrôle l’aspect psychologique du personnel : fatigue,
extérieur de son blessures légères et autres ;
engin ; - fait prendre les premiers soins, provoque
- remet son engin en la consultation médicale. Si nécessaire, fait
état opérationnel ; prendre une douche ;
- vérifie le carburant ; - contrôle, si besoin est, le contenu des
- Recomplète les poches et des coffres de l’engin ;
A l’arrivée au produits utilisés ; - vérifie l’état vestimentaire du personnel.
CS - échange des Si un EPI ou un vêtement est détérioré, il
matériels, fait procéder à son échange et fait rédiger
- Nettoye (appareils un compte rendu (CR) par l’intéressé ;
respiratoires, - fait connaître s’il y a lieu, son appréciation
insufflateurs, tuyaux, sur le comportement du personnel
véhicules) ; (satisfaction, mécontentement...) ;
- signale au chef - donne les ordres pour remettre l’engin en
remise et au chef de état opérationnel et s’assure de
service des l’exécution ;
opérations de toute - se rend au BOT avec les renseignements
anomalie ou absence pris sur intervention et dicte son message
de matériel. de rentrée au stationnaire ;
- s’assure de la tenue du tableau de
position des engins (tableau synoptique) ;
- rédige et signe son rapport d’intervention.

148
ANNEXE V

PERMANENCE DES SECOURS - RELEVES

1. PERMANENCE DES SECOURS

1.1. COUVERTURE D’UN SECTEUR DEMUNI DE SECOURS

Si un ou plusieurs secteurs risquent de rester démunis d’engins de secours pendant un


certain temps, le BCOT ou le CCOT selon le cas, renforce en engins les centres de secours
de la zone intéressée, de façon à préserver la couverture en moyens de première intervention.

En général, si la zone concernée n’excède pas les limites d’un groupement, la couverture
est assurée par le BCOT territorialement compétent. Dans le cas contraire, elle est du ressort
du CCOT.

1.2. DISPONIBILITE DES ENGINS

Lorsqu’un engin doit, après une intervention, être remis en état opérationnel (hygiène des
personnels, pleins, réarmement, etc.), les opérations nécessaires sont accomplies dès le
retour au centre de secours et dans les délais les plus brefs.

Si l’engin doit être placé en situation d’indisponibilité, il appartient au chef de garde d’en
prendre la décision et rendre compte à l’officier de permanence. Dans ce cas la remise en
service doit intervenir immédiatement après la fin des diverses opérations. Les centres de
secours voisins sont informés de tout changement de situation.

Tout engin muni d’un appareil radio ou tout autre moyen de communication, qui quitte les
lieux d’une intervention et qui est en état opérationnel doit, sans délai, être annoncé
« disponible » par le chef d’agrès.

Celui-ci envoie un message « en l’air » sur son canal dans la forme simple : « poste fixe
de . . ., tel engin disponible ».

Ce message implique la confirmation de la réception par le CS d’appartenance.

Un engin dans cette situation peut recevoir un ordre d’intervention en cours de trajet, selon la
position géographique de la nouvelle adresse par rapport à son itinéraire.

Lorsqu’un engin doit être réarmé à l’issue de l’intervention, il est placé en situation
d'indisponibilité par le chef d’agrès qui prend toutes les dispositions pour en assurer la remise
en service au plus vite. Un compte rendu est adressé au BCOT à chaque changement d’état
de l’engin.

NB : L’envoi du message « fausse alerte » ou « alerte motivée » entraîne la mise en


disponibilité immédiate de l’engin.

149
2. RELEVES

Remplacement d’un détachement engagé dans l’accomplissement d’une mission depuis


un certain temps par un autre détachement apte à poursuivre la même mission.

2.1. RELÈVES D’ATTAQUE

Les équipements de protection individuelle toujours plus performants offrent également une
plus grande autonomie pour le personnel d’attaque. Mais l’intensité de l’effort fourni par les
équipiers les plus exposés ne permet plus toujours un réengagement immédiat après avoir
procédé à l’échange des bouteilles d’air.

Le personnel relevé, s’il est conservé sur place en vue d’un engagement ultérieur, doit être
regroupé au sein d’une zone dédiée, appelée zone de remise en condition du personnel
(ZRCP) et située à l’abri des regards du public, en vue de sa remise en condition (allègement
de tenue, repos, restauration).

Le COS, doit intégrer cette contrainte dans son évaluation des besoins en personnel de
relève, au même titre que les conditions climatiques et d’engagement ou la durée du travail
restant à effectuer.

2.2. RELÈVES SUR LES INTERVENTIONS DE LONGUE DURÉE

Dans le cadre des opérations de longue durée, le COS doit également anticiper les relèves du
personnel qui n’est pas à l’attaque mais qui est présent sur intervention, engins spéciaux et
de commandement inclus.

La composition de ces détachements et, éventuellement, les matériels particuliers qu’ils


doivent emporter en plus de leur équipement de base, sont précisés lors de la demande, qui
est réalisée avec un délai d’au moins deux heures pour permettre la mise sur pied de la
relève et son acheminement à l’horaire prévu. A cet effet, le personnel de repos pourrait être
mobilisé au CS.

« Je demande rendue pour telle heure, une relève composée de tels moyens ».

En règle générale, les relèves doivent intervenir toutes les quatre heures lorsqu’il s’agit
d’opérations actives.

La relève des chefs de secteurs précède d’une heure celle du personnel, de manière à
permettre les reconnaissances et faciliter la prise en compte du matériel, la mise en place des
personnels et le transport de ceux qui sont relevés.

Le personnel spécialisé nécessaire à la mise en œuvre d’un engin doit être relevé par du
personnel provenant du CS auquel appartient cet engin.

150
ANNEXE VI

REQUISITIONS

1. LA RÉQUISITION DES SECOURS DE LA BRIGADE

La réquisition est un moyen de contrainte qui permet à l’autorité publique de bénéficier du


concours de la brigade, sans pour autant que cela s’inscrive dans le cadre des interventions
normales. Dès lors qu’ils disposent des moyens nécessaires et que la sécurité du personnel
n’est pas délibérément compromise, les secours ont l’obligation d’agir, sans exercice de
droit de recours possible, sous peine de poursuites. Il existe deux types de réquisition :
administrative et judiciaire.

En général, lorsqu’ils sont requis, les secours de la brigade n’interviennent qu'en vertu d'une
réquisition écrite, rédigée par l’autorité habilitée. Toutefois, dans les cas urgents, ils peuvent
se contenter d’une simple réquisition verbale, la régularisation écrite devant alors intervenir
dans les plus brefs délais suivant l’opération. L’absence de régularisation pourrait conduire
à conclure que les sapeurs-pompiers sont intervenus sans réquisition, c’est à dire dans le
cadre normal de leur action.
Dans ce cas, leur responsabilité pourrait ne pas être exonérée.

1.1. REQUISITION PAR L’AUTORITE ADMINISTRATIVE

D’ordinaire, la brigade intervient dans le cadre général des missions de protection civile et
n’a donc pas besoin de réquisition. Toutefois, l’autorité de police administrative, dont les
prérogatives s’étendent au-delà, peut requérir les secours dans un intérêt d’ordre public,
pour l’exécution de missions qui nécessitent une compétence propre aux sapeurs-pompiers.
Les autorités habilitées à opérer une réquisition administrative sont les maires et les préfets ou
leurs représentants qualifiés.

1.2. REQUISITION PAR L’AUTORITE JUDICIAIRE

Les secours peuvent être requis en cas d’urgence (flagrant délit) ou dans le cadre d’une
procédure pour effectuer, en dehors du contexte opérationnel normal, des opérations dont la
mise en œuvre technique relève de la compétence des sapeurs-pompiers (ex : recherche de
corps immergés, recherche d’objets dans des endroits difficiles d’accès, etc.).

Les autorités habilitées à opérer une réquisition judiciaire sont les magistrats et les officiers de
police judiciaire (OPJ).

S’agissant de l’arrestation d’un malfaiteur ou de la maîtrise d’un forcené, le chef de


détachement ne doit engager son personnel que s’il est certain de ne pas mettre
délibérément en jeu son intégrité physique (individu armé ou susceptible de l’être). Dans le
cas contraire, il ne prend part à l’opération que par la mise à disposition de matériels ou la
dispense de conseils techniques.

151
ANNEXE VII

CONDUITE À TENIR EN CAS DE DÉCÈS D’UNE VICTIME

Le décès d’une victime peut survenir à domicile, sur la voie publique, dans les lieux publics
ou, de façon exceptionnelle, au cours de son transport par un moyen brigade.

Ces procédures ne concernent donc pas le cas où la victime est découverte dans un état de
décès certain par les premiers secours à leur arrivée et pour laquelle aucune manœuvre de
réanimation est entreprise.

1. CERTIFICAT DE DÉCÈS

1.1. MORT NATURELLE

Le décès d’une victime doit faire l’objet de la rédaction d’un certificat de décès par un
médecin. En cas d’impossibilité d’obtenir la rédaction de ce certificat par un médecin
présent sur les lieux, il doit être fait appel à la police.

1.2. MORT SUSPECTE (SUICIDE, HOMICIDE VOLONTAIRE OU INVOLONTAIRE)

Ce type de décès obéit à une procédure judiciaire et doit conduire à réquisitionner un médecin
légiste par l’intermédiaire de la police. Le certificat de décès doit être renseigné par un
médecin sur place avec la mention « obstacle médico-légal ».

2. DÉCÈS A DOMICILE

Après rédaction du certificat de décès par un médecin, les procédures à appliquer sont les
suivantes :

2.1. EN PRESENCE DE LA FAMILLE

- Prise en charge psychologique de la famille ;


- victime décédée laissée à la disposition de la famille ;
- départ de l’engin.

2.2. EN ABSENCE DE LA FAMILLE OU D’UN REPRESENTANT MAJEUR

- Demande de la police par le chef d’agrès ;


- victime décédée laissée à la disposition de la police ;
- départ de l’engin.

En cas de délai de présentation de la police supérieur à 1 heure, contact avec l’Officier de


permanence qui donnera l’autorisation de départ au chef d’agrès, après contact avec la
police.

152
3. DÉCÈS SUR LA VOIE PUBLIQUE OU DANS UN LIEU PUBLIC

Après rédaction du certificat de décès par un médecin, les procédures à appliquer sont
les suivantes :

- demande de la police par le chef d’agrès ;


- victime décédée laissée à la disposition de la police ;
- départ de l’engin.

4. DÉCÈS PENDANT LE TRANSPORT

- arrêt du véhicule ;
- réanimation cardio-pulmonaire ;
- demande de police par le chef d’agrès ;
- contact de la police territorialement compétente, afin d’obtenir l’accord de l’OPJ
pour faire transporter le corps par l’engin brigade :
o soit vers les urgences hospitalières ;
o soit vers le funérarium ;
o en cas de refus, la police, sur place, devra organiser le transport de la victime
par un autre moyen ;
o attente du moyen de transport du corps ;
o transfert de la victime décédée du véhicule BNSP vers le moyen de transport
du corps ;
o départ du chef d’agrès.

NB : La destination du corps est décidée par la police, seule autorité compétente :

- En cas d’obstacle médico-légal : institut médico-légal ou funérarium ;


- En absence d’obstacle médico-légal : funérarium ou domicile si la famille est
présente.

153
GLOSSAIRE

AC : Accident de Circulation
ANPVP : Appareil Normalisé de Protection à visière Panoramique
AR : Ambulance de Réanimation
ARI : Appareil Respiratoire Isolant
AVP : Accident de la Voie Publique

BT : Basse Tension
BCOT : Bureau de Coordination des Opérations et des Transmissions
BI : Bouches d’Incendie
BLEVE : Boiling Liquid Expanding Vapor Exposion
BNSP : Brigade Nationale de Sapeurs-Pompiers
BOT : Bureau des Opérations et des Transmissions
BPSM : Binôme Premier Secours à Moto
BT1 : Brevet Technique N°1
BUMIGEB : Bureau des Mines et de la Géologie du Burkina

CCOT : Centre de Coordination des Opérations et des Transmissions


CDG : Chef De Garde
CIS : Compagnie d’Incendie et de Secours
CO : Monoxyde de Carbone
CO2 : Dioxyde de Carbone
COS : Commandant des Opérations de Secours
CR : Compte Rendu
CS : Centre de Secours
CSL : Canot de Sauvetage Leger

DAF : Direction de l’Administration et des Finances


DC : Courant Continu
DCRP : Direction de la Communication et des Relations Publiques
DEL : Direction des Equipements et de la Logistique
DEP : Direction des Etudes et de la Prévention
DI : Direction de l’Information
DPS : Dispositif Prévisionnel de Secours
DN : Départ Normal

EP : Engin Pompe
EPI : Équipement de Protection Individuelle

154
ERP : Établissement Recevant du Public
ETARE : Établissement Répertorié
ETM : Exercice de Transmission des Messages

FDS : Forces de Défense et de Sécurité

GHV : Gilet Haute Visibilité


GPL : Gaz de Pétrole Liquéfié

HT : Basse Tension

IGH : Immeuble de Grande Hauteur


INTERFER : Intervention Réseau Ferré

LDMR : Lance à Diffuseur Mixte Réglable


LDT : Lance du Dévidoir Tournant
LIE : Limite Inférieure d’Explosibilité
LSE : Limite Supérieure d’Explosibilité
LNBTP : Laboratoire National de Bâtiment et des Travaux Publics
LSPCC : Lot de Sauvetage et de Protection Contre les Chutes

MGO : Marche Générale des Opérations

NOVI : Nombreuse Victimes


NRBCe : Nucléaire-Radiologique-Biologique-Chimique-Explosion

OGC : Officier de Garde Compagnie


OGEM : Officier de Garde Etat-Major
OGG : Officier de Garde Groupement
ONEA : Office National de l’Eau et de l’Assainissement
OP : Officier de Permanence

155
PC : Poste de Commandement
PCA : Poste de Commandement Avancé
PCP : Poste de Commandement Principal
PI : Poteaux d’Incendie
PMA : Poste Médical Avancé
PVC : Poly-Chlorure de Vinyle
PVH : Personne Vivant avec un Handicap

ROFSIS : Règlement sur l’Organisation et le Fonctionnement du Service


d’Incendie et de Secours

SDL : Sapeur de Liaison


SONABEL : Société Nationale Burkinabè d’Electricité
SONABHY : Société Nationale Burkinabè d’Hydrocarbures

TBT : Très Basse Tension


TLD : Tenue Légère de Décontamination
TMD : Transport de Matières Dangereuses
TGR : Tableau de Gestion des Reconnaissances

VID : Véhicule d’Interventions Diverses


VLR : Véhicule de Liaison Radio
VP : Voie Publique
VSAV : Véhicule de Secours et d’Assistance aux Victimes

ZDI : Zone de Déploiement Initial


ZC : Zone Contrôlée
ZE : Zone d’Exclusion
ZS : Zone de Soutien

156
2e diffusion

157
Année 2025
Par Commandant BNSP

158

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