DSP 01 Rofsis
DSP 01 Rofsis
DE SAPEURS - POMPIERS
DSP 01
EDITION 2025
SOMMAIRE
PREAMBULE
1. Généralités
2. Responsabilités, commandement des opérations de secours
3. Différents services
1ère PARTIE
TITRE I
1ère PARTIE
TITRE II
2ème PARTIE
LES OPERATIONS
TITRE I
1. Responsabilités et anticipation
2. Devoirs des personnels
1
TITRE II EXTINCTION DES INCENDIES
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Fiche 2 : Les feux de moyens de transport
Fiche 3 : les feux despaces naturels : forets taillis brousse récoltes
TITRE III
TITRE IV
OPERATIONS PARTICULIERES
Principes généraux
ANNEXES
ANNEXE VI : REQUISITIONS
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AVERTISSEMENT
Les missions confiées à chaque gradé sont le garant du bon déroulement des
opérations de secours.
Aussi, il est impératif que les rôles définis dans cette première partie soient
parfaitement assimilés et mis en application dans les missions quotidiennes ayant trait
au service dincendie.
La conduite à adopter en face des situations opérationnelles de tous ordres et qui sont
le lot quotidien des sapeurs-pompiers.
PREAMBULE
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ORGANISATION GENERALE DES SECOURS
1. GENERALITES
Au Burkina Faso, le service dincendie et de secours est assuré, en général, par la Brigade
Nationale de Sapeurs-Pompiers.
Grande unité militaire des forces armées nationales appartenant à larme du génie, la
Brigade Nationale de Sapeurs-Pompiers est mise à la disposition du ministère de
ladministration territoriale pour emploi dans le cadre de la sauvegarde des vies et de la
protection des biens contre les incendies, sinistres et catastrophes de toute nature sur
lensemble du pays. Elle a pour devise « Sauver ou Périr ».
Les localités sont défendues par un ou plusieurs centres de secours (CS). Le personnel et le
matériel qui leurs sont affectés sont déterminés selon limportance et la nature des risques
présents.
Au plan opérationnel, nonobstant les limites définies, ces formations (Centres de secours,
compagnies et groupements) sappuient réciproquement.
Un centre de secours est en principe doté dun ou de deux engins pompes (EP), dun ou de
deux véhicules de secours et dassistance aux victimes (VSAV), dune échelle (E) et dun
véhicule dinterventions diverses (VID). Selon les risques, on peut y adjoindre dautres
engins spéciaux : camion-citerne dincendie, camion daccompagnement, camionnette de
désincarcération, etc.
Des moyens davertissement divers, publics ou privés, permettent dalerter les centres de
secours intéressés.
Les manifestations qui présentent des risques particuliers (grandes manifestations, réunions
sportives ) justifient la mise en place de détachements provisoires intégrés ou pas dans des
dispositifs prévisionnels de secours (DPS).
Les sapeurs-pompiers, appelés à pénétrer dans des lieux privés en labsence des occupants,
doivent faire appel aux services de Police ou de Gendarmerie. De la même manière, ne
pouvant pas toujours assurer leur propre sécurité au cours des interventions, ils doivent
solliciter ces mêmes services pour assurer leur protection lorsquils sont menacés. Le chef
dagrès intégrera ces services dans sa demande de moyens.
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NB : Lorsque lon redoute un risque dagression ou dattaque dans une zone
dintervention, le commandant de compagnie prendra toutes les dispositions, en
coordination avec les autres Forces de Défenses et de Sécurité (FDS), pour assurer la
protection des intervenants et la sauvegarde des moyens engagés.
Lorsquun chef tel que défini ci-dessus, fait connaître sa décision de prendre le
commandement de lintervention, il devient commandant des opérations de secours (COS).
En raison de la grande variété des cas pour lesquels les secours de la brigade peuvent être
sollicités, ainsi que des évolutions scientifiques, techniques et technologiques qui tendent à
multiplier les situations nouvelles et souvent délicates ou sensibles, le commandant des
opérations de secours peut se trouver confronté à des problèmes qui ne sont pas abordés
dans le présent règlement.
Dans cette hypothèse, seul juge des premières mesures à adopter, il fait appel à ses
connaissances théoriques, son bon sens et son expérience. La prudence doit guider ses
initiatives. Il a à sa disposition des liaisons radio ou téléphoniques lui permettant dentrer en
contact direct avec les différents échelons opérationnels hiérarchiques pour :
- renseigner ;
- exprimer des besoins en informations techniques ;
- demander des moyens spécifiques.
Il ne doit pas hésiter, chaque fois que cela est possible, à prendre lavis des
techniciens de létablissement ou des personnes de lart.
3. DIFFERENTS SERVICES
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1ère PARTIE
TITRE I
La garde dincendie et de secours est constituée par lensemble du personnel désigné par
périodes de 24 heures accolées ou non, dans la limite de 72 heures consécutives, pour
honorer les demandes de secours.
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2. LES SECOURS DE PREMIERE INTERVENTION
Les équipages des engins de première intervention sont constitués comme suit :
- équipage à 2 : E, VID, CSL, BPSM
- équipage à 4 : VSAV
- équipage à 5
Engins Pompes (EP)
- équipage à 8
Le centre de secours est en principe équipé dun ou de deux engins pompe (EP), dun ou de
deux véhicules de secours et dAssistance aux victimes (VSAV), dun véhicule
dinterventions diverses (V I D), et dune échelle (E).
Le départ normal est commandé par un chef de garde (BT1/SP). Dans le cas contraire, ce qui
doit rester exceptionnel, lofficier de permanence part dès le départ des secours.
3.1.2. Départ pour nombreux appels (05 appels et plus) ou pour complément
danticipation (moins de 05 appels, mais appréciation de sinistre important).
Le BOT fait partir les engins de renforcement. Après avoir pris contact avec lofficier de
permanence, il prévient la police.
Il comprend un départ normal, éventuellement renforcé par les engins prévus pour cet
établissement et le Véhicule de Liaison Radio (VLR).
Constitués selon les cas de moyens hydrauliques ou spéciaux, de personnels, ils peuvent être
demandés par le COS, le chef de garde, lofficier de permanence sous la forme suivante :
« Je demande rendu pour telle heure, à telle adresse, tel matériel et/ou tel personnel
avec tel encadrement ».
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Des détachements peuvent être envoyés sur tout le territoire national pour :
- Cataclysme ;
- missions particulières.
Lors dune demande dengin pompe en renfort sur un feu, le BOT envoie systématiquement
lengin pompe le plus puissant (dans lordre Fourgon, PS,) du CS le plus proche du lieu de
lintervention.
Dès la réception du préavis, le sergent de jour et les chefs dagrès concernés, prévenus par
le stationnaire, se rendent au BOT, prennent connaissance de la mission qui peut leur être
éventuellement donnée et des documents qui peuvent favoriser son exécution.
Les moyens en préavis sont immobilisés dans leur CS jusqu'à lordre de départ ou la fin de
préavis.
En cas de demande de secours à une adresse située à proximité immédiate du CS, le chef de
garde peut faire intervenir les secours. Il en rend compte au BOT de la compagnie qui place
un autre engin en préavis.
Dans le cadre des grandes manifestations, des détachements pré-positionnés sont mis en
place sous lautorité de lofficier de permanence.
Ces détachements peuvent sinscrire dans des dispositifs plus importants que sont les
dispositifs prévisionnels de secours (DPS) incluant également les organismes associatifs, les
moyens médicaux éventuels, ainsi que les forces de Police et/ou de Gendarmerie.
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Lors de ces différentes missions, les chefs dagrès ou de détachement se conforment aux
règlements en vigueur et appliquent les prescriptions de lordre dopération ou les consignes
particulières établies.
- à la demande ;
- sur ordre du commandement ;
- en fonction de la nature de la prestation.
Dans tous les cas, pour toute opération effectuée par le détachement, un rapport
dintervention est établi par le chef dagrès ou de détachement sil intervient seul.
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4. DESIGNATION DES SECOURS A FAIRE PARTIR
GRILLE DE DEPART DES SECOURS
LIBELLE MOYENS A FAIRE PARTIR OBSERVATIONS
APPEL : FEU (Code 1 )
Feu de . . . DN
Feu sans indication DN
Fuite de gaz enflammée DN
Explosion suivie de feu DN + VSAV OP + POLICE
Feu dans une entreprise DN + VSAV OP + POLICE
Feu dans un ERP DN + VSAV OP + POLICE
Feu de plusieurs habitations DN + VSAV OP + POLICE
(maisons, appartements, cases,)
Appel douteux EP
Feu despace naturel
(broussailles, brousse, taillis, EP
bosquet, forêt, etc.)
Feu de poubelle sur VP EP
Feu sur échangeur routier DN + VSAV + BPSM POLICE OU
GENDARMERIE
POLICE OU
Feu de véhicule EP
GENDARMERIE
POLICE OU
Feu de camion EP
GENDARMERIE
POLICE OU
Feu hors agglomération EP GENDARMERIE
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désincarcération + BPSM GENDARMERIE
(Si le CS en est doté)
VSAV + EP + lot de OP + POLICE OU
Accident avec victime incarcérée désincarcération + BPSM GENDARMERIE
(Si le CS en est doté)
VSAV + EP + lot de OP + POLICE OU
Accident hors agglomération désincarcération + BPSM GENDARMERIE
(Si le CS en est doté)
APPEL : SECOURS A VICTIME (CODE 3 )
Personne blessée, morsure
VSAV
danimaux
personne brûlée VSAV
Personne prise de malaise,
VSAV
malade,
POLICE OU
Tentative de suicide VSAV
GENDARMERIE
POLICE OU
Personne intoxiquée VSAV
GENDARMERIE
Femme en couche VSAV
Evacuation sanitaire VSAV
Personne tombée (notion de VSAV + BPSM (Si le CS en est POLICE OU
hauteur) doté) GENDARMERIE
POLICE OU
Personne en danger immédiat VSAV et/ou EP
GENDARMERIE
Personne menaçant de se jeter POLICE OU
DN + VSAV
dans le vide GENDARMERIE
POLICE OU
EP + Valise Electro Secours +
Personne électrocutée GENDARMERIE
VSAV
+ SONABEL
OP + POLICE OU
Personne pendue VSAV + EP
GENDARMERIE
Personne coincée par une cabine VSAV + EP + LOT DE
OP
dascenseur DESINCARCERATION
POLICE OU
Personne ensevelie VSAV + EP
GENDARMERIE
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APPEL : SECOURS A VICTIME (code 3 ) suite
OP + POLICE OU
Cadavre en plan ou cours deau EP + CSL
GENDARMERIE
Personne tombée dans un puits, une
EP + VSAV
fosse, une excavation
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SECOURS
APPEL : PROTECTION DES BIENS (code 7 )
Matériaux menaçants de chuter VID ou EP
Hydrocarbures sur la VP EP
Produits dangereux sur la VP EP
Fuite dessence sur un véhicule EP
Eboulement, effondrement EP + VSAV
Arbre menaçant de tomber, ou
EP ou VID POLICE + VOIRIE
tombé sur la VP
Objet entravant la chaussée EP POLICE + VOIRIE
Chaudière surchauffée EP
Fuite sur camion-citerne ou wagon OP + POLICE ou
DN
citerne GENDARMERIE
Explosion non suivie de feu DN
APPEL : POLLUTION (code 8 )
POLICE ou
Pollution sur plan ou cours deau EP + CSL GENDARMERIE +
environnement
Intervention à caractère Radiologique OP + Unité
DN
ou Chimique Spécialisée + ARSN
NB : Ce tableau fait apparaître le volume des secours à faire partir par les stationnaires des
BOT. Des consignes spéciales définissant les moyens et la forme des détachements peuvent
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être notifiées par le commandant de compagnie suivant les besoins. En cas dabsence du
VID par exemple, ce véhicule devra être remplacé par un engin pompe.
Pour toute intervention chez une autorité politique, administrative, militaire, consulaire, faire
partir lofficier de permanence.
Ne pas hésiter à faire appel aux différents services publics et privés compétents. (ONEA,
SONABEL, ONATEL, GENIE, LNBTP, Pompiers Aéroport, etc ).
Cette liste nétant pas limitative, le chef de garde ou lofficier de permanence conserve
linitiative pour toute demande de secours non prévue ci-dessus.
De nuit, le chef dagrès a toute latitude en fonction du motif de départ, de prendre du matériel
déclairage.
5. LIAISONS
Pour les transmissions des ordres de départs, le stationnaire, selon la situation dans laquelle il
se trouve, peut utiliser les moyens suivants :
- Le réseau téléphonique urbain ;
- Le réseau téléphonique mobile ;
- Le réseau radio.
Sur intervention, les messages sont transmis essentiellement par radio ou à défaut par
téléphone.
La situation des engins (sorties, rentrées, indisponibilités, etc.) est transmise par téléphone ou
radio aux CS voisins.
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1ère PARTIE
TITRE II
Les moyens de secours sont alertés, dans les centres de secours par le Bureau des
Opérations et des Transmissions (BOT).
- alerte les moyens prévus, éventuellement complétés par ceux des CS voisins ;
- procède à la mise en préavis des moyens prévus pour ETARE ou renforcement ;
- le stationnaire du PC de compagnie vérifie laction des stationnaires des autres CS de
sa compagnie.
Ces personnels font partie de la garde dincendie. Les veillées sont réparties en 03 périodes :
La prise de service ou de veillée est inscrite sur le cahier de messages téléphonés sous la
forme suivante :
1.2. LE STATIONNAIRE
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En prenant sa fonction, le stationnaire :
En permanence il :
Lors des demandes de secours et lorsque cela est nécessaire, le stationnaire rassure le
demandeur et éventuellement lui donne des conseils, prend ladresse du sinistre, le N° de
contre appel et précise avant de raccrocher : « Nous arrivons ».
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Le stationnaire connaît le secteur dintervention de son CS : artères, limites, établissements
répertoriés (ETARE), points particuliers. Il doit connaître parfaitement le présent règlement,
quil exécute à la lettre en ce qui le concerne.
En quittant son service, il fait signer les documents au chef de garde descendant.
Il est lauxiliaire du stationnaire. Sil reçoit un appel ou un ordre de départ pendant sa relève,
il actionne la sonnerie de feu et il inscrit les renseignements. Le stationnaire rejoint le BOT si
lengin du sapeur de liaison (SDL) doit intervenir.
En règle générale, les départs des secours sont provoqués de manières suivantes :
- le stationnaire reçoit un ORDRE DE DEPART du CCOT ;
- le stationnaire reçoit un ORDRE DE DEPART dun CS voisin ;
- le stationnaire reçoit directement une DEMANDE DE SECOURS (téléphone urbain,
téléphone mobile, ligne directe, appel verbal, appel radio, etc.).
Dans tous les cas, le stationnaire sonne la sortie de secours après avoir consulté la grille des
départs et la liste des établissements répertoriés.
Remarque importante :
Lors des nombreuses demandes de secours provoquées par : grand vent, orage, inondation
importante etc., le stationnaire doit prévenir le demandeur que les secours lui seront envoyés
dès que cela sera possible.
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Secours médicaux :
Pour tous les types dappels entraînant le départ dun engin pompe et laissant entrevoir la
possibilité dune intervention à caractère médical, le stationnaire fait partir également un
VSAV ou une ambulance médicalisée.
Si des appels ont lieu par téléphone au cours dune manifestation agressive, le stationnaire
en rend compte au chef de garde. Il ne fait partir les secours quaprès une coordination avec
les Forces de Défense et de Sécurité (FDS).
2.1.4. Demande de la police/gendarmerie
Le stationnaire :
- retransmet les appels dans le cas où les secours nont pas à intervenir ;
- prévient à tout départ des secours pour feu ou explosion ;
- provoque son intervention sur demande du chef de détachement.
2.1.5. Préavis
3. LE SERVICE DE JOUR
Le service de jour fait partie de la garde dincendie. A ce titre, il est sous les ordres du chef
de garde. Outre les devoirs généraux définis par le règlement sur le service intérieur, le
service de jour est responsable de lexécution des détails du service dincendie et veille au
bon fonctionnement du service des transmissions.
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3.1. LE SERGENT DE JOUR
Il rend compte :
- pendant les heures ouvrables au chef de centre pour les détails non liés à la garde
dincendie et au chef de garde pour les détails liés à la garde dincendie ;
- en dehors des heures ouvrables et des jours fériés au chef de garde pour tout
événement ;
- Il tient soigneusement à jour la liste de service de la garde dincendie.
- Il effectue les changements après accord du chef de garde et avertit les intéressés ;
- Se rend rapidement au BOT à la sonnerie dalerte où il reste jusquà la rentrée des
secours ;
- Sassure que le stationnaire a alerté lofficier de permanence en cas de départ des
secours (cas particulier, nombreux appels ou départ pour anticipation, demande de
renfort, départ pour établissement répertorié) pour tous les CS de la compagnie ;
- Prévient cet officier pour tous les autres cas où celui-ci doit se rendre sur les
interventions.
- en cas dintervention importante ou le déclenchement dun plan spécial, il prévient le
commandant de compagnie et également le chef de centre et les chefs de service des
opérations et de la remise ;
- Il aide le stationnaire lorsque celui-ci reçoit simultanément plusieurs appels et prend les
mesures nécessaires pour satisfaire toutes les demandes ;
- Sil sagit dun ETARE, il vérifie que le stationnaire a préparé le dossier ETARE
correspondant qui doit être remis au chef de garde. En cas de 2 ème échelon, il sassure
que le stationnaire a exécuté la mise en préavis des engins désignés et que les chefs
dagrès se trouvent au BOT ;
- En cas de grand vent, inondation importante, orage, etc., il organise et dirige le BOT de
façon à :
o classer les appels par ordre chronologique, par nature ou par zone ;
o programmer les secours, donner leur mission et faire apparaître en
permanence la situation et son évolution ;
o Prend en compte le caractère durgence de certains appels ;
Lorsque les secours du CS sont sortis et quune demande pour ETARE arrive au BOT, le
sergent de jour prévient lofficier de permanence et fait préparer le dossier ETARE.
S’il est engagé sur une autre intervention :
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3.2. LE CAPORAL DE JOUR
Il est en permanence à la disposition du sergent de jour pour laider dans lexécution de son
service. Il contrôle la présence du planton à son poste.
4. LE CHEF DE GARDE
Dans chaque CS, il est responsable du service dincendie et de secours pendant 24 heures
dans son secteur dintervention.
- il lui est rendu compte de tout changement intervenant dans la composition de la garde
ou de lindisponibilité des matériels ;
- il sassure, à son initiative, du maintien permanent du potentiel opérationnel de son
CS,
- il rend compte à lofficier de permanence de tout événement ayant ou susceptible
davoir une incidence sur le service dincendie et de secours (indisponibilité ou remise
en service dengin ou de matériel, manifestation sur la voie publique, baisse ou
coupure deau). Dans ce dernier cas, il prévoit, si nécessaire, des moyens
hydrauliques supplémentaires au 1er départ.
Conformément aux règlements en vigueur, le CDG dirige les différents exercices et séances
dinstruction notamment :
Il ne peut sabsenter que pour des raisons exceptionnelles et après avoir été remplacé
dans sa fonction.
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5. LOFFICIER DE PERMANENCE (OFFICIER DE GARDE COMPAGNIE)
La permanence est assurée par le commandant de compagnie. Elle peut être aussi assurée
par tout officier ou sous-officier supérieur désigné à cet effet par le commandant de
compagnie.
Il se rend à son initiative sur les interventions lorsquil juge sa présence nécessaire,
notamment lorsque le chef de détachement exprime des difficultés ou manifeste de
linquiétude et pour toute intervention particulière.
Lofficier de permanence dispose dune voiture ou tout autre moyen désigné par le
commandant de compagnie et dun poste radio. Il se munit des matériels légers ou des
documents quil juge utiles sur lintervention.
Il rend compte au commandant de compagnie.
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7. LOFFICIER PC GROUPEMENT
Il se rend sur toute intervention où il juge sa présence nécessaire, à son initiative ou à celle de
lofficier de garde groupement.
Il lui est rendu compte des interventions ayant entraîné plusieurs victimes décédées ou dans
un état grave, ou si une victime est décédée sur feu.
Les officiers de garde technique sont alertés dans les mêmes conditions que lofficier de
garde état- major. Ils soutiennent lofficier de garde dans la résolution des problèmes de
lintervention liés à leur domaine de compétence.
Compte tenu de ses connaissances techniques, le COS doit le demander dès quil rencontre
une difficulté dans le domaine de la prévention, en particulier dans les IGH, les ERP ou tout
autre établissement particulier (gare, ouvrage souterrain, etc.).
- il étudie, pendant et/ou après le feu, la valeur et les modalités dapplication des
mesures réglementaires de prévention, relève les anomalies et en rend compte;
- il est chef de la cellule renseignements si celle-ci est activée au PC ;
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- il est chef de la cellule dispositifs permanents de sécurité dans les déclenchements de
plans spéciaux et concepts tactiques.
En quittant sa garde, il prend connaissance des interventions pour lesquelles il na pas été
alerté, et décide de celles pour lesquelles une visite de sécurité incendie des lieux est
nécessaire.
Il part sur demande du COS ou sur ordre de lofficier de garde de lEtat-Major pour toute
opération importante ou jugée délicate.
Il est le conseiller technique pour ce qui concerne lemploi et la mise en uvre des matériels
(moteurs, pompes, dispositifs spéciaux) et lalimentation des engins.
Lorsquelle est activée au PC, il est le chef de la cellule logistique.
Plus généralement, il sassure du soutien de lhomme et des matériels.
Cette fonction est assurée par un officier de la Direction de la Communication et des Relations
Publiques (DCRP/BNSP), Porte-parole du commandant BNSP, il est également conseiller
technique en communication auprès du COS et des autorités de tutelle, dans le domaine de
compétence spécifique de la brigade.
Alerté pour tout évènement important ou particulier lié à lopération et susceptible dêtre
médiatisé, il recueille tous les renseignements utiles et répond aux questions téléphoniques
des journalistes qui parviennent à la brigade.
Sur intervention, il canalise la presse, linforme et prépare les points de presse, en liaison
avec le commandant des opérations de secours.
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Il en rend compte à son commandant de compagnie dès son retour au CS.
Lorsquun sapeur-pompier isolé effectue une intervention et ce, quelle quen soit la nature,
il rend compte au commandant de compagnie à son retour.
2ème PARTIE
LES OPERATIONS
AVERTISSEMENT
En raison de la grande variété des cas pour lesquels les secours peuvent être appelés à
intervenir, de la rapidité de lévolution scientifique, technique et technologique qui tend à
multiplier les situations nouvelles et souvent délicates ou sensibles, celui qui commande une
intervention peut être confronté à des problèmes non traités dans ce document.
Dans ce cas, seul juge des premières mesures à prendre, il fait appel à ses connaissances
théoriques, son bon sens et son expérience. La prudence doit guider ses initiatives. Il a, à sa
disposition des moyens radios ou il recherche tout autre moyen qui lui permettra dentrer en
contact direct (si possible) avec les échelons opérationnels pour :
- Renseigner ;
- Exprimer des besoins en renseignements techniques ;
- Demander des moyens spécifiques.
Il ne doit pas hésiter, chaque fois que cela est possible, à prendre lavis des techniciens de
létablissement ou des personnes de lart.
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TITRE I
1. RESPONSABILITÉS ET ANTICIPATION
La prise de commandement des opérations de secours sur une intervention est une décision
prise avec tact et discernement par un chef, lorsque la gravité de la situation, les circonstances
ou la cohérence opérationnelle du dispositif le justifient.
Lautorité qui ne prend pas le commandement des opérations de secours reste néanmoins
responsable de lintervention. Elle peut, par ailleurs, assumer de nombreuses tâches
(relations avec les autorités, les services publics, ) et permettre ainsi au commandant des
opérations de secours en titre de se consacrer entièrement à la conduite des opérations.
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2. DEVOIRS DES PERSONNELS
Les règles de discipline définies par les règlements sappliquent dans la plénitude de leur
force aux opérations de lutte contre lincendie et de secours.
Les interventions des sapeurs-pompiers exigent, de la part des personnels, à tous les niveaux,
une connaissance parfaite du métier, tant au plan pratique que théorique. Cette connaissance
est le fondement de la discipline. Les situations durgence dans lesquelles ont lieux les
départs, les conditions difficiles dintervention, dans la chaleur, la fumée, le feu et les
atmosphères agressives, la diversité des cas rencontrés, ne permettent pas lhésitation et
excluent limprovisation.
Pour chaque intervention, il existe une zone concentrique, plus ou moins étendue selon la
nature des risques en présence et le lieu de lintervention, dont les limites extérieures forment
le périmètre de sécurité.
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Sil ne sera jamais possible de définir avec exactitude les limites de cette zone ni den
garantir la totale efficacité, il appartient néanmoins au COS de la délimiter systématiquement,
en sefforçant dadapter ses contours le mieux possible à la zone de danger.
Pour ce faire, le COS délimite dès le début de lintervention une zone « à priori », qui prend
en compte à minima le danger principal. Puis, en fonction des informations collectées au fur et
à mesure des reconnaissances et de larrivée des moyens de renforcement, il la modifie
autant que nécessaire, de telle sorte que les personnes qui se trouvent en dehors ne puissent
subir les effets des dangers principaux ou secondaires liée à lintervention ayant motivé
lenvoi des secours.
Par la suite, cette zone évolue au cours de lintervention. Elle est notamment réduite au fur et
à mesure de la disparition des risques.
Afin dassurer une protection graduelle des personnes présentes et de préserver le bon
déroulement de lintervention, cette zone se décompose de la manière suivante :
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- ladresse ou le lieu de rendez-vous ;
- les risques existants à ladresse ;
- les moyens de secours à demeure ;
- litinéraire à suivre.
Il se rend obligatoirement à ladresse indiquée sauf ordre contraire modifiant ou interrompant
sa mission.
Sil découvre un autre événement nécessitant lintervention des secours ou en est prévenu,
il poursuit lexécution de sa mission initiale, tout en prenant les premières mesures pour faire
face au second événement (demander les secours, laisser du personnel sur place). Dans tous
les cas il en rend compte au PC de compagnie (BOT).
Dans les mêmes circonstances, il se rend sur les lieux où sa présence est nécessaire et en
rend compte.
Le chef dagrès doit demander la Police ou la Gendarmerie dès quil estime que la situation
lexige, notamment lorsquelle est susceptible de se prolonger par une action en justice.
Dans ce cas, il doit en préciser le motif de la demande dans son message.
Après 30 minutes dattente (en agglomération), le chef dagrès redemande la police dans un
message. Celle-ci est prise en compte par le BOT de sa compagnie, qui effectue à nouveau la
demande.
Après une nouvelle attente de 25 minutes, le chef dagrès passe le message suivant :
police demandée à (groupe horaire), non présentée, . Mention en est faite dans le
compte rendu du rapport dintervention.
Après linstallation dun P.C., il laisse son véhicule à un endroit doù il peut encore
manuvrer, se présente au P.C, y remet son jeton de présence, rend compte de sa situation
en personnel et reste à disposition à proximité jusquà ce quil ait reçu une mission ou
lordre de se retirer.
Si les missions ont été définies par radio, les chefs dagrès ou de détachement alertés, se
rendent directement dans les secteurs qui leur ont été impartis et font porter au P.C., dès que
possible, par leur sapeur de liaison de préférence, leur jeton de présence et les
renseignements suivants :
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Les chefs dagrès engagés avant linstallation dun véhicule P.C. procèdent de même dès
que le PC est mis en place. Tout chef dagrès ou de détachement quittant les lieux dune
intervention doit repasser au PC pour rendre compte de son action, apporter éventuellement
des précisions ou des renseignements complémentaires, pour faire connaître son départ et
reprendre son jeton.
Au retour de lintervention :
Avant de partir :
Le chef de garde sassure que les secours ont étés envoyés conformément à la grille des
départs de secours. Sil sagit dun ETARE, il se munit du plan correspondant. Dans tous
les cas où il sagit dune intervention particulière, il se réfère aux documents sy rapportant.
Le CDG a linitiative absolue des mesures à prendre et des moyens à engager. Il a le devoir
de demander immédiatement les moyens supplémentaires qui lui sont nécessaires.
En présence de tout accident corporel et dans lintérêt même des victimes, il doit faire
prévenir immédiatement la police, ou la gendarmerie le cas échéant.
Il doit renvoyer ou arrêter le plus tôt possible les secours quil estime inutiles.
Au cours de lintervention :
Le CDG a le droit et le devoir de pénétrer dans les locaux où il juge nécessaire dintervenir
même sil y a refus de la part des occupants, pour mener à bien les reconnaissances, les
sauvetages, les établissements, lattaque et les opérations de protection.
En cas durgence, il peut faire ouvrir les portes des locaux voisins de lincendie. Dans le cas
où il ny a pas urgence et sil rencontre de la résistance, de la part des occupants, il fait
appel au concours de la police ou de la gendarmerie.
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Le CDG fait évacuer les locaux menacés. Après avoir reçu, sil y a lieu, les renseignements
recueillis par les chefs dagrès déjà sur les lieux, il donne ses ordres tout en continuant sa
reconnaissance.
Il fait aérer tous les locaux. Cette précaution est indispensable quand on redoute des gaz
irrespirables ou explosibles. Dans ce cas, il sassure au préalable que la cause a disparu.
Il examine tous les endroits qui ont été plus ou moins exposés au feu, principalement les
caves, greniers, planchers, plafonds, faux plafonds, gaines et combles. Il fait sonder les parties
en bois.
Si des amas de décombres peuvent cacher un foyer qui couve, (par exemple dans les feux de
papiers, de coton, etc.). Il demande à la police ou à la gendarmerie leur enlèvement par une
entreprise spécialisée lorsque les travaux dépassent les attributions normales de la BNSP.
En principe, il ne quitte les lieux dune intervention quaprès avoir mis en place un service de
surveillance ou lorsquil a été relevé. Auparavant il procède à une visite minutieuse de tous
les tenants et aboutissants du feu, des communications de toutes espèces, soit à lintérieur
des locaux incendiés, soit dans les maisons voisines où laction du feu et de leau répandue
nécessiterait de prendre des mesures.
Quand il le juge nécessaire, il laisse un service de surveillance et fait commander des rondes
après le départ des secours.
Lorsquun service de surveillance est installé, le CDG sil est COS en conserve le
commandement. Il le réduit au fur et à mesure des possibilités et ne le supprime quaprès
avoir acquis personnellement la certitude que tout danger a disparu. Il rend compte par
message des rondes au feu et de leurs résultats.
Au retour de lintervention, il se conforme aux règles définies en annexe IV.
Définition
Le COS est lofficier ou le sous-officier qui sur intervention, coordonne laction des moyens
engagés ; il commande le plus souvent plusieurs détachements. Il appartient à la chaîne de
commandement opérationnel définie au préambule du présent règlement. (Chef de garde,
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officier de permanence, commandant de compagnie, officier de garde groupement, officier de
garde État-Major).
Lofficier le plus ancien dans le grade le plus élevé présent sur les lieux, sil ne prend pas le
commandement des opérations de secours, est néanmoins responsable de lintervention vis
à vis de léchelon supérieur.
A lissue des phases actives dune intervention, la délégation du COS sarrête au niveau
minimum du chef de garde du secteur, même si un service de déblai ou de surveillance est
mis en place.
Tout officier ou sous-officier qui se rend sur intervention quil est susceptible de commander
doit :
Avant de partir
Sur litinéraire :
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- déterminer les nouveaux points dattaque éventuellement nécessaires et les
cheminements pour y parvenir.
Pour obtenir une vue densemble du feu et du développement quil est susceptible de
prendre, le COS aura souvent intérêt à rechercher un point élevé doù il dominera la situation
et pourra obtenir des renseignements concernant la situation (installations menacées, mur
coupe-feu, accès, etc.).
Dans un même but, il pourra désigner des officiers ou sous-officiers chargés de missions
particulières.
Lorsquil a une opinion précise sur lopération en cours, il décide sil prend ou non le COS.
Dans laffirmative, il transmet le message suivant : « Je prends le commandement des
opérations de secours. »
- Il explique son idée de manuvre au chef du PC et donne ses ordres soit directement,
soit par lintermédiaire du chef PC.
- Il se conforme pour les messages de renseignements et les demandes de moyens à
lannexe 1 ;
- Il a le souci dengager le plus rapidement les moyens de renfort pour compléter le
dispositif en fonction des dangers de propagation tout en conservant ou en
reconstituant une réserve ;
- dorganiser le dispositif en secteurs (en principe un par face) en sassurant que le
chef de secteur désigné est doté dun poste radio ;
- de connaître directement lévolution de la situation en se rendant
personnellement aux points dangereux dès que le PC et le dispositif sont
organisés afin de pouvoir prendre rapidement les mesures qui simposeraient et de
veiller particulièrement :
o à lévacuation des fumées et des gaz chauds (création dun sens de tirage si
nécessaire) ;
o à la sécurité du personnel, en prenant toutes les mesures nécessaires
pour protéger les éléments porteurs des bâtiments afin déviter les
effondrements importants, et en veillant au port de lARI, à lalimentation en
bouteilles de rechange et à lutilisation des matériels et engins spécialisés ;
33
o à la mise en uvre rapide des moyens de protection ;
o à léclairage de lopération ;
o à lengagement éventuel des réserves ;
o à la collaboration avec la police (organisation de la circulation en
particulier) de renseigner le commandement sur lévolution de la situation.
A cet effet, il exige de la part des chefs de secteur, des comptes rendus
indiquant :
Dans toutes les phases de lopération, il sefforce danticiper la situation pour avoir un
temps davance, cest à dire dêtre en mesure de préparer les ordres et es moyens pour la
phase Suivante.
Lorsque le feu est circonscrit, il fait le point des engins non employés, les renvoie tout en
conservant un minimum de réserve, et étudie les possibilités de remplacement des grosses
lances par des petites lances lorsque le feu sera maîtrisé.
Lorsquil est maître du feu, il fait démonter les établissements inutiles, et libère le plus
rapidement possible les engins pour maintenir la couverture opérationnelle du secteur. Il
prépare le déblai, la surveillance, et éventuellement lépuisement des zones inondées.
Il prend les mesures, en concert avec la police, pour rétablir la circulation.
Lorsque le feu est éteint, il en fait le tour pour recueillir les éléments du dernier message de
renseignement ou du message de rentrée. Il organise sil y a lieu le déblai et la surveillance,
remplace les engins pompe par des motopompes.
Si au début de lintervention, son souci est de ne pas manquer de moyens, il doit avoir en
revanche pour préoccupation den renvoyer le maximum le plus tôt possible dès que la
situation évolue favorablement pour permettre de rétablir la couverture opérationnelle brigade
(en priorité les premiers secours et les échelles).
NB : Seul le COS est habilité à communiquer aux autorités présentes ou à la presse des
renseignements sur lopération en cours, en énonçant les faits et en sabstenant de tout
commentaire ou jugement. Il peut déléguer cette prérogative à un gradé de son choix.
La fonction de chef de secteur est confiée aux responsables opérationnels (officiers ou sous-
officiers) du niveau chef de garde au minimum.
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- le secteur géographique, qui correspond en principe à chaque face du sinistre et à
chaque point difficile ;
- le secteur fonctionnel, qui correspond aux grandes missions pouvant être confiées sur
intervention (reconnaissances, sauvetages, attaques, regroupement des victimes, etc.).
Le chef de secteur peut avoir plusieurs chefs dagrès sous ses ordres. Il commande
directement au geste et à la voix. Il ne quitte son secteur quexceptionnellement.
Pendant lattaque le chef de secteur dirige et surveille les porte-lances quil ne laisse pas
sexposer inutilement.
Il fait mener les opérations de protection en même temps que lattaque, chaque fois que cela
est possible, en ayant toujours à lesprit que la mission principale est la limitation des dégâts.
Il fait déblayer par les hommes disponibles si cela est nécessaire.
Il suit attentivement la marche de lextinction dans son secteur, observe tout ce qui peut
intéresser la sécurité du personnel sous ses ordres.
Il reste en liaison avec le P.C. grâce à sa radio ou, à défaut, par un sapeur qui fait office
dagent de liaison. Il utilise ces liaisons pour :
Quand le chef de secteur envoie une ou des équipes dexplorateurs, il organise les relèves,
fait constituer une réserve de bouteilles et conserve à sa disposition une équipe de sécurité
prête à intervenir.
Quand il vient au PC, il se fait remplacer par un gradé quil désigne lui-même et lui laisse la
radio. Avant de quitter son secteur, il en rend compte au PC.
En milieu urbain, dès que possible, le chef de secteur fait serrer les tuyaux au plus près des
trottoirs pour permettre la reprise de la circulation.
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Le porte-lance
- le jet droit ou bâton : il offre un effet mécanique important. Il permet dabattre les
flammes ou de faire tomber des éléments de construction menaçant ruine. Il est
généralement utilisé sur les feux de grande intensité.
Le point dattaque : désigné par le chef dagrès, cest lemplacement à partir duquel le
porte-lance manuvre sa lance. Il est situé de manière à pouvoir attaquer le foyer principal
et/ou à arrêter les propagations.
- se placer dans la position la plus basse possible, à lécart dune éventuelle explosion
en dehors de laxe de louvrant ;
- si laccès est fermé, ne louvrir que lorsquil a de leau à sa lance ;
- rechercher les signes dalarme significatifs des accidents thermiques. Sils sont
perceptibles, en rendre compte immédiatement à son chef dagrès, qui fera disposer
au minimum dune lance pouvant fournir un débit de 500 l/min, réglée en jet diffusé
dattaque ;
- prévoir un chemin de repli jusquà une zone en sécurité ;
- après avoir ouvert laccès, tester le plafond de fumées par une courte impulsion dans
sa direction :
o Si leau est transformée en vapeur, il y a danger. Le porte-lance poursuit le
refroidissement par courtes impulsions « ouvrir/fermer » en dirigeant le jet dans le
plafond de fumée (environ une demi-seconde) ;
o puis par crayonnage, si nécessaire, sur une zone plus large en traçant lune des
lettres « T, Z, O »,
- il ne pénètre et débute sa progression dans le volume sinistré que lorsque leau
retombe en gouttelettes.
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- Percevant les signes dun phénomène thermique imminent, le porte-lance doit, suivant
sa position :
o sortir du local ;
o se protéger derrière tout écran (mur, paroi, meuble ou porte ), tout en refroidissant
le local sinistré par impulsion ou crayonnage ;
o si le phénomène thermique se déclenche tandis que des personnels sont encore
présents dans le local concerné, se mettre en position de survie en se jetant au sol,
tout en actionnant un jet diffusé de protection au-dessus des casques des
intervenants.
Lors de la manuvre de sa lance, le porte-lance doit :
- se maintenir en liaison permanente avec son équipier et son chef dagrès et, autant
que possible, avec un binôme voisin ;
- rendre immédiatement compte de tout changement de situation.
- se placer sur le plan du feu ou un peu au-dessus de manière à pouvoir atteindre la base
des flammes dans le secteur qui lui est attribué.
Il doit être vigilant et veiller à la sécurité du porte lance. Il entraîne dans le foyer les parties qui
menacent de sécrouler.
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Il assure la liaison du porte lance avec les porte-lances voisins et avec les chefs de secteurs.
Le sapeur de liaison
À moins dordres contraires, les gradés et sapeurs disponibles se tiennent dans les engins
auxquels ils sont affectés et sont à la disposition du chef de garde et du COS qui les
emploient, généralement, à déblayer, à assurer les liaisons, aux relèves dattaque, etc.
Lorsquils sont relevés après une phase dattaque, ils procèdent à léchange de leurs
bouteilles dARI et se regroupent dans une zone de repos désignée par le COS, à lécart de
lintervention.
3. LE POSTE DE COMMANDEMENT (P C)
Généralités
Le poste de commandement placé sous les ordres dun officier, est un organe de
commandement avancé. Il est matérialisé par le véhicule PC par lequel transitent tous les
messages de renseignement.
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- Centralisant les renseignements émanent du COS, des premiers chefs de garde
engagés, des chefs de secteur, des officiers et sous-officiers chargés de missions
particulières ;
- Enregistrant chronologiquement :
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NB : Les personnels du véhicule PC ne doivent pas quitter le véhicule sans ordre.
TITRE II
GÉNÉRALITÉS
Lexistence dun feu est conditionnée par la présence simultanée dun combustible, dun
comburant et dune énergie dactivation qui est souvent une source de chaleur.
I. PRINCIPE DE LA MANUVRE
Le feu sattaque au plus près à partir des points dattaque lencadrant. Les circulations
dair frais (tirage) sont mises à profit pour faciliter la pénétration des personnels dattaque.
Dans la succession des actions, hormis les sauvetages qui prévalent sur toutes les autres,
celles qui tendent à sopposer à la propagation du feu sont généralement les premières
à accomplir. Lextinction proprement dite, si elle est menée parallèlement, contribue à la
lutte contre les propagations.
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II. TYPES DINCENDIES
On distingue globalement :
- les feux de CONTENANTS : feux de bâtiments (Habitation, ERP, IGH, etc.), ou feux
déléments constitutifs de bâtiments (Sous-sol, escaliers, murs, etc.),
- les feux de CONTENUS : feux de matières ou de produits en général,
- les feux DIVERS : brousse, véhicules, etc.
Les locaux atteints par le feu, ceux voisins (latéralement, au-dessus et en dessous) ainsi que
les objets quils contiennent, doivent être protégés contre laction de leau, aussi bien que
contre celle des flammes.
- des bâches pour recouvrir les mobiliers, marchandises, objets divers, etc., menacés par
leau ;
- des écopes, seaux, raclettes, balais, etc., pour évacuer leau répandue sur les sols ;
- des serpillières, éponges, chiffons, sciure, pour assécher les planchers ;
- de lhuile pour lubrifier les machines ou objets métalliques atteints par leau ;
- des paniers pour déménager ou déplacer les objets ;
- des échelles, étais, outils divers.
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La plupart des feux auxquels sont confrontés les sapeurs-pompiers se produit dans des
bâtiments ou, de façon plus générale, dans des volumes clos ou semi-ouverts.
- soit à lexplosion lors de lintroduction dair, des fumées et des gaz combustibles
accumulés dans le volume si celui-ci est clos ;
- soit à lembrasement généralisé et instantané des matériaux combustibles présents
dans le volume si celui-ci est partiellement ouvert.
Ces phénomènes, qui sont décrits plus en détail ci-après, démontrent que les fumées et les
gaz issus dun incendie ne sont pas que de simples résidus ou sous-produits de la
combustion, mais constituent bien un véritable mélange combustible.
Par ailleurs, les situations susceptibles de provoquer de tels phénomènes sont dautant plus
délicates à identifier quelles peuvent se présenter à tout moment. Cest pourquoi les feux
de contenants doivent être appréhendés avec la plus grande prudence, notamment par les
porte-lances qui doivent progresser en prêtant constamment attention au moindre signe
susceptible de les alerter sur la survenue probable et imminente dun accident thermique.
1. LEXPLOSION DE FUMÉES
Cet apport étant très faible durant le développement du sinistre, le feu génère une combustion
lente et très incomplète, dont les fumées sont riches en gaz imbrûlés, en suies et en gaz de
pyrolyse. Le mélange sévacue difficilement, saccumule à lintérieur du volume et
provoque une hausse de température et de pression.
Dès lors, la moindre rupture de confinement (bris dune vitre sous leffet de la chaleur ou par
un pompier, ouverture dune porte), suffit à apporter loxygène nécessaire pour que le
mélange, au moindre contact avec un point dignition (braise), senflamme violemment.
Il se forme alors une boule de feu qui saccompagne, comme dans toute explosion, dun
effet de souffle dû à la surpression, ce qui aggrave dautant les conséquences thermiques.
Les signes, visibles de lextérieur, qui permettent de craindre la survenue imminente dun tel
phénomène sont les suivants :
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- aucune flamme ou lumière nest visible à travers les fenêtres, hormis quelques
rougeoiements de braises ou quelques petites flammes bleutées de combustion du
monoxyde de carbone (CO) ;
- les vitres, couvertes de suies, sont noires et opaques, et peuvent vibrer très légèrement
sous leffet de la chaleur et de la pression interne ;
- les fumées, grasses et foncées, sortent par bouffées des interstices, y compris des bas
de portes, par où entre habituellement lair frais, donnant limpression que le feu «
respire » ;
- les sons sont amortis et aucun crépitement nest perçu ;
- les portes et fenêtres sont chaudes au toucher.
De plus, en cas douverture du local, lair frais est aspiré en produisant un bruit
caractéristique rappelant un sifflement.
Cest pourquoi, il est impératif de créer une ouverture située dans le volume initial en feu ou
proche de celui-ci, permettant lévacuation des fumées et des gaz chauds « sortant », avant
même de pénétrer à lintérieur des locaux sinistrés. Cette opération doit être réalisée à
lopposé du point de pénétration, en prenant toutes les précautions pour se protéger des
effets éventuels dun accident thermique.
Ce phénomène, appelé aussi « flash over », sobserve dans les locaux ventilés, alors que
seulement la moitié environ du combustible est enflammée. La combustion, rendue vive par
lapport dair frais, engendre une élévation rapide de la température et un dégagement
important de gaz de pyrolyse. En se mêlant aux fumées chargées de suies qui saccumulent
en strates au niveau du plafond, cela forme un nouveau combustible dont la température
augmente progressivement, jusquà atteindre son point dauto-inflammation (entre 500 et
650°C en fonction du type dincendie, des matériaux combustibles, etc.). A ce stade,
lambiance gazeuse est hautement inflammable et la chaleur maximale.
Des petites flammes apparaissent alors dans la couche de fumées, à linterface avec lair,
qui sintensifient en véritables rouleaux au niveau du plafond (phénomène de « roll-over »).
Puis, la couche de fumées sépaissit et sabaisse assez brutalement, emplissant la presque
totalité du volume. Cest le signe de limminence (quelques secondes au plus) de
lembrasement généralisé éclair.
Avec laugmentation de température, les couches de fumées les plus basses atteignent à
leur tour leur point dauto-inflammation. Par rayonnement, les matériaux combustibles, situés
en partie basse du volume, séchauffent fortement et lémission de gaz de pyrolyse
augmente. La totalité du volume sembrase brutalement, provoquant une hausse de
température qui peut atteindre alors les 1 000°C.
1. Éclairage
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Suivant le cas, on utilise des lampes électriques, des projecteurs portatifs, des baladeuses,
des phares et/ou des projecteurs puissants.
Il est absolument interdit de se servir dautre lumière que celle du projecteur portatif ou de
la lampe antidéflagrante, dans les feux de sous-sols et dans les milieux où des explosions sont
à redouter.
Les projecteurs portatifs nétant pas antidéflagrants, ces appareils ne devront être allumés
ou éteints quen dehors des locaux où lon craint le risque dexplosion.
Les phares ou baladeuses sont employés dans les grands sinistres, dans les déblais ou
travaux de longue durée.
2. Respiration
Lappareil respiratoire isolant (ARI) est employé SYSTÉMATIQUEMENT par les personnels
de première intervention, pour la reconnaissance et lattaque des feux en milieu
particulièrement dangereux.
Le personnel protégé par ARI nopère jamais isolément mais par équipe de deux. Si, pour
une raison quelconque, lun des deux hommes (explorateur ou porte - lance) nest plus en
mesure daccomplir sa mission (déclenchement du sifflet avertisseur de lARI, difficulté
matérielle, etc.) léquipe doit immédiatement se replier.
Lorsque des personnels ne portent pas dARI, un mouchoir mouillé, de préférence appliqué
sur la bouche et le nez, filtre lair en retenant la fumée et permet un séjour de courte durée.
Il est bon de se tenir le plus près possible du sol et de ramper au besoin ; la fumée et les gaz
chauds étant entraînés vers la partie supérieure des locaux, lair frais reste près du sol.
Dès que possible, on fait ventiler les locaux. Quand des gaz, des vapeurs ou des poussières
répandus dans latmosphère peuvent occasionner une explosion au contact dune flamme
ou dune étincelle, la ventilation est conduite conformément aux principes définis au titre IV
paragraphe 2 de la deuxième partie Risques dexplosion.
Pour la reconnaissance et lattaque dun feu dans les locaux contenant des produits
radioactifs, on se sert également dun appareil respiratoire isolant pour éviter linhalation ou
lingestion de particules dangereuses. Un périmètre de sécurité balisé de façon très visible
sera créé.
3. Cheminement
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Sur un toit, il navance quaprès avoir éprouvé avec le pied, la solidité de la couverture, afin
déviter les chutes.
Dans le cas où le cheminement présente des dangers (fragilité ou instabilité des matériaux
supportant le personnel, fortes pentes...), les déplacements seront limités et le personnel
amarré (Lot de Sauvetage et de Protection Contre les Chutes).
Un périmètre de sécurité sera créé sil existe un risque dexplosion (cf. titre I, 2.2).
Lutilisation des moyens de télécommunication, les postes radio et les téléphones ne sont
pas en sécurité intrinsèque. Ils doivent être maintenus éteints en atmosphère explosible ou
dès quil existe un risque de formation dune telle atmosphère.
4. Électricité
Il est interdit aux personnels de toucher aux appareils électriques, aux transformateurs et aux
conducteurs : ceux-ci peuvent être dangereux, notamment lorsquils sont placés sur les toits
ou sur la voie publique.
En particulier, avant dapprocher des câbles « haute tension », il faut sassurer quils ne
sont plus en charge. Il convient de se méfier également des courants induits.
La conduite à tenir en cas de feu dans les établissements pourvus dinstallations électriques
est indiquée au titre IV, RISQUES ÉLECTRIQUES.
5. Gaz
En RÈGLE ABSOLUE le gaz doit être neutralisé dès larrivée des premiers éléments
dintervention, en coupant lalimentation :
- en fermant la bouteille,
- en barrant linstallation fixe.
6. Risques technologiques
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Elle comprend :
- les reconnaissances ;
- les sauvetages ;
- les établissements ;
- la ventilation ;
- lattaque ;
- la protection ;
- le déblai et le dégarnissage ;
- la surveillance ;
- les rondes.
Lextinction régulière dun incendie est caractérisée par trois opérations : circonscrire le feu,
sen rendre maître, achever lextinction.
Le feu est circonscrit lorsque les lances sont établies aux points dattaque choisis et en
nombre suffisant pour empêcher le feu de se propager.
On est maître du feu lorsque le foyer diminue dintensité et que lon est certain quil ne
peut plus prendre dextension dans les limites où il a été circonscrit.
Le feu est considéré comme éteint lorsque les foyers principaux sont éteints et que seuls
quelques débris brûlent ou charbonnent. Lextinction est achevée en dégarnissant et/ou en
déblayant jusquà ce quil ny ait plus de matières en combustion.
Éventuellement, une surveillance et des rondes sont exercées jusquà ce quon ait acquis la
certitude quaucune reprise de feu nest possible.
Au cours des différentes phases, des opérations de ventilation et de protection doivent être
prescrites pour limiter les dégâts. Dans certains cas, elles sont menées demblée, avec les
opérations dattaque.
1. La reconnaissance
1.1. Objet
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- rechercher le renseignement auprès des requérants ou personnes présentes sur les
lieux ;
- rechercher déventuelles victimes ;
- cerner les limites du sinistre ;
- déterminer la nature des matières en combustion ;
- déterminer le mode dextinction approprié ;
- définir les points dattaque et les cheminements pour y parvenir.
En arrivant sur le lieu de lincendie, le COS fait le tour du feu (6 faces du sinistre) afin :
Les reconnaissances sont menées tout au long des opérations jusquau message «
reconnaissances terminées » :
- le COS doit avoir une connaissance précise des locaux qui ont été visités (marquage et
compte rendu) ;
- les reconnaissances peuvent être confiées par le COS à des chefs de détachement ou
de secteur, qui affectent des binômes à cette mission afin de mener de front plusieurs
reconnaissances partielles ;
- seule la notion de victime ou de sauvetage à réaliser justifie lengagement immédiat
dun binôme de reconnaissance sur ordre, sans la mise en place préalable dun «
binôme de sécurité », du Tableau de Gestion des Reconnaissances (TGR) et de
l'établissement d'un moyen hydraulique ;
- aucune face du sinistre ne doit être négligée (reconnaissances cubiques, puis
concentriques) et tous les locaux menacés doivent être évacués ;
- les reconnaissances sous ARI doivent toujours seffectuer dans le sens du tirage,
hormis dans le cas express dun sauvetage ;
- un binôme engagé en reconnaissance est indissociable et lutilisation dun Tableau
de Gestion des Reconnaissances est obligatoire, ainsi que la présence dune équipe
de sécurité (les reconnaissances à vue ne nécessitent pas d'équipe de sécurité) ;
- en présence d'ascenseur et/ou de monte-charge, ceux-ci doivent être ramenés au
niveau daccès des secours et bloqués en position ouverte.
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- Reconnaissances dattaque :
Lorsquun binôme, sous ARI, remplit une mission de reconnaissance où les conditions
dengagement sont pénibles, laborieuses ou menaçantes, de par la proximité
immédiate du sinistre, de ses effets directs ou de conditions de progression
particulièrement éprouvantes.
- Reconnaissances périphériques :
Lorsquun binôme, sous ARI, remplit une mission de reconnaissance où les conditions
dengagement supportables nentament que modérément ses capacités de
résistance et dendurance physique.
- Reconnaissances à vue :
Lorsquun binôme, porteur de lARI, remplit une mission de reconnaissance dans un
périmètre éloigné du sinistre afin de concourir au tour du feu effectué par le chef de garde,
dans des conditions dengagement nentamant pas ses capacités de résistance et
dendurance physique.
Menées tout au long des opérations jusquau message « reconnaissances terminées », les
reconnaissances peuvent être confiées par le COS à des chefs de détachement, qui affectent
des binômes à cette mission afin de mener de front plusieurs reconnaissances partielles.
Aucune face du sinistre ne doit être négligée (reconnaissance cubique).
Une reconnaissance doit être effectuée le plus près possible du foyer pour juger de son
emplacement, de son étendue, de sa nature et des risques dextension dans les plans
verticaux et horizontaux.
Celui qui fait une reconnaissance doit sengager, à moins dimpossibilité, par les
communications existantes et notamment par les escaliers ; il force les portes à laide de la
pince, de la hache, de la masse... Il les enfonce si cest nécessaire.
Quand les escaliers sont impraticables ou quand ils menacent ruine, il atteint les fenêtres à
laide déchelles. Il cherche, en faisant le tour du feu, à se donner une idée de la disposition
des abords, des communications, des murs et des toits.
Il inscrit, en principe sur les portes des locaux quil a visités, la mention « VU », son nom, sa
fonction, lengin dappartenance (avec de la craie ou tout autre moyen) dès lors quil est
certain que le local est inoccupé. Cette première reconnaissance nexclut pas des visites
complémentaires.
Les locaux qui nont pu être entièrement visités ne doivent comporter aucune mention, mais
doivent faire lobjet dun compte rendu immédiat.
Les locaux qui ont été reconnus par lextérieur doivent également faire lobjet dun compte
rendu immédiat, afin de pallier labsence de mention écrite.
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Il fait évacuer les locaux menacés.
Il porte son attention sur les maisons qui sont au pourtour du foyer et, sil le juge utile, y
pénètre pour reconnaître ce quelles renferment.
Quand la reconnaissance est terminée, les portes et les fenêtres des locaux sont, en principe,
maintenues fermées.
Pour déterminer les points dattaque, on recherche les endroits vers lesquels la propagation
du feu peut se faire le plus facilement ou à partir desquels laction des lances sur le foyer
principal sera la plus efficace.
Les pièces de la construction qui en soutiennent dautres ont besoins dêtre préservées, afin
déviter des écroulements. Pour protéger les locaux voisins du feu, des sapeurs disposant de
moyens appropriés (lances, etc.) sont dans certains cas placés en surveillance.
Au cours de lextinction, des reconnaissances aussi fréquentes que possible sont effectuées,
notamment pour surveiller les dégâts que peuvent occasionner les écoulements deau.
2. Les sauvetages
Celui qui commande les secours, emploie aux sauvetages le personnel quil juge nécessaire
et compétent et sefforce en même temps dattaquer le feu.
Larrivée de leau et la ventilation facilitent les sauvetages dans bien des cas : les flammes
sont abattues, la chaleur diminue, le risque dasphyxie est moins grand et les personnes
exposées reprennent confiance ; les escaliers peuvent devenir praticables et constituent la
voie la plus sûre pour sauver ou mettre en sécurité les personnes.
Les sauvetages et les mises en sécurité sont exécutés conformément aux principes définis au
Titre III de la présente partie.
3. Les établissements
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Les établissements sont réalisés conformément aux règles fixées par les textes en vigueur.
Les hydrants (poteaux dincendie et bouches dincendie) sont utilisés en tenant compte de
leur débit, de leur pression, du diamètre de la conduite qui les alimente et de leur
emplacement par rapport au feu.
Autour dun foyer étendu, la zone daction est divisée en secteurs dattaque. Un officier ou
un sous-officier (BT1/SP) peut être désigné pour coordonner les opérations de plusieurs
secteurs.
Chaque chef de secteur étudie, dune manière complète, le secteur qui lui est confié ; il dirige
ses personnels et leur indique la nature des établissements et les emplacements des porte-
lances. Ces emplacements sont choisis, surtout dès le début, de façon à pouvoir abattre les
flammes le plus vite possible et permettre aux jets des lances darriver compacts sur le feu.
4. La ventilation
Elle ne peut être dissociée de lattaque. Quelle soit naturelle, mécanique ou opérationnel
(emploi de ventilateurs portables), elle doit être mise en uvre rapidement afin de :
- sécuriser la progression des intervenants en prévenant la survenue daccidents
thermiques et en abaissant la température ambiante ;
- faciliter la progression des intervenants en préservant certains locaux, soit en
évacuant les fumées, soit en les mettant à labri des fumées ;
- favoriser lextinction du sinistre en contrôlant les propagations du feu.
Le COS définit leffet majeur quil veut obtenir, afin den déduire le mode de ventilation le
plus adapté, quil soit naturel ou opérationnel. Mais, dans tous les cas, il devra conserver à
lesprit que même si celui qui contrôle lair contrôle le feu, mieux vaut ne pas ventiler plutôt
que de procéder à une ventilation hasardeuse.
La ventilation naturelle
5. Lattaque
Tous les efforts doivent tendre à le circonscrire, avec un nombre suffisant de lances, pour
quil ne puisse pas se propager.
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Les points dattaque sont désignés au plus près possible du foyer, de telle sorte que leau
soit projetée de plein fouet ou diffusée avec efficacité sur les matières qui brûlent.
Si le foyer na pas une grande étendue et si le feu ne peut pas prendre une rapide extension,
on lattaque à laide dune ou plusieurs lances, on le maîtrise sans avoir besoin de le
circonscrire.
Si, au contraire, lincendie a pris tout de suite une violence telle que tous les foyers ne
puissent être attaqués simultanément, il faut porter ses efforts sur les points les plus menacés.
Au besoin, des ouvertures sont pratiquées dans les cloisons pour faciliter lattaque.
Les grosses lances (LDMR Q3, Q4) ont une grande portée de jet, mais peuvent occasionner
des dégâts. Elles sont difficiles à manuvrer et à déplacer : il y a donc intérêt, dans de
nombreux cas, à réduire le débit des lances dès que possible pour les rendre plus maniables
(LDMR Q1, Q2).
Lutilisation du jet diffusé offre souvent des avantages. Toutefois, il y a lieu de rappeler que le
débit des lances doit être en rapport avec lintensité du foyer. En effet, si le débit du diffuseur
est insuffisant par rapport à la violence du feu, il se produit une vaporisation instantanée et des
retours de flammes et de vapeurs brûlantes, souvent dangereux pour les porte-lances.
6. La protection
La protection est destinée à limiter le plus possible les dégâts occasionnés par leau, le feu,
la chaleur ou la fumée.
Pour être efficace, elle doit être réalisée le plus rapidement possible sans attendre larrivée
des engins spécialisés ; ses diverses phases et celles de lextinction se déroulent
simultanément.
Une réquisition du personnel ou du matériel spécialisé peut être effectuée sur place en ce qui
concerne le bâchage, létaiement léger. Dans ce cas, elle est effectuée par lintermédiaire
de la police ou de la gendarmerie sous couvert des autorités compétentes.
Une attention particulière doit être portée aux pollutions indirectes causées par :
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- Une mauvaise évacuation des gaz toxiques ;
- Le rejet en égout, en cours deau ou dans le sol, des eaux chargées de polluants,
produits toxiques, ou résidus de lintervention ;
- La reconnaissance.
Le chef dagrès de la protection est placé sous les ordres du COS, mais quand il est engagé,
il doit de sa propre initiative, prendre les mesures dont lurgence simpose.
Dès le début des opérations, le chef de garde, porte son attention sur les locaux sinistrés, sur
ceux situés directement en-dessous du feu et ceux voisins du feu, ainsi que sur la nature et la
disposition des objets menacés.
6.2. La manuvre
Le déménagement est exceptionnel et ne peut être exécuté que sur ordre du COS ; la plupart
du temps, on a intérêt à protéger les objets ou marchandises sur place.
On ne devra donc procéder à un déménagement que dans des cas tout à fait particuliers et ce,
sans provoquer de gêne à la conduite des sauvetages et à la réalisation des établissements.
Si le déménagement ne peut être évité, le COS désignera un emplacement pour y déposer les
objets. Ce dépôt sera gardé par des agents de police ou de gendarmerie.
7. Le dégarnissage et déblai
7.1. Le dégarnissage
7.2. Le déblai
Le déblai a pour but de faciliter lextinction une fois le feu éteint, il a pour objet de déplacer
les décombres qui pourraient encore cacher des foyers et décarter ainsi tout risque de
reprise de feu.
Le personnel employé au déblai dégage les parties embrasées pour quon puisse les
éteindre, écarte tout ce qui pourrait devenir un aliment pour le feu, entraîne dans le foyer les
parties qui menacent de sécrouler. Il emploie, à cet effet, pelles, pioches, fourches, gaffes,
etc.
Au cours du déblai, il y a lieu de porter une attention particulière au dégagement du pied des
murs, sur les trous dans les planchers, sur les points de contact avec les boiseries et sur ceux
que le poids des débris pourrait faire écrouler.
Une attention particulière doit être portée aux bijoux et objets de valeur, dont la présence doit
être immédiatement signalée au chef de détachement. Leur enlèvement doit se faire dans
52
toute la mesure du possible en présence de la police et être mentionné dans le compte rendu
du rapport de sortie de secours.
8. La Surveillance
Leffectif de ce service varie selon limportance du sinistre, létendue des locaux à surveiller
et le nombre des lances encore utiles. Il est aussi réduit que possible.
Après un sinistre important où les risques de reprise de feu sont sérieux, une réserve de
matériels prêts à être utilisés, doit être laissée à la disposition du chef responsable.
Pendant la durée de la surveillance, une ou plusieurs rondes sont effectuées par un officier ou
un sous-officier à intervalles réguliers. Chaque ronde fait lobjet dun compte rendu par
message.
Le service de surveillance est supprimé à lissue dune ronde ayant conclu à lextinction
totale du sinistre.
Cependant, chaque fois que le chef de garde (ou le COS) le juge nécessaire, notamment à
lissue des grands feux, dopérations délicates ou en présence de lieux complexes et
imbriqués, il programmera un service de rondes destiné à prolonger de façon intermittente
le service de surveillance précédemment retiré.
Lexpression OPÉRATION TERMINÉE ne peut être utilisée que pour indiquer que chacune
des phases constitutives de la marche générale des opérations est définitivement conduite à
son terme.
Par ailleurs, la fin dune phase de la marche générale des opérations ou présentant un
caractère technique particulier, peut être souligné en cours dintervention par un message de
renseignement se présentant exclusivement sous la forme :
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- opération de relevage terminée ;
- opération de désincarcération terminée ;
- reconnaissances terminées, etc.
Caractères :
Dans les immeubles, les appartements ouvrent directement sur lescalier ou un couloir. Ceux-
ci servent alors de voie de passage aux gaz chauds et aux fumées qui sélèvent vers les
étages supérieurs et saccumulent aux derniers étages.
Doù : Recherche de linformation dès larrivée des secours tout en gardant à lesprit le
risque permanent de laccident thermique lors des reconnaissances.
Extinction
Elle est conduite avec le souci de maintenir le feu dans son volume initial :
en évitant de le pousser par une action non coordonnée des lances ;
en coupant les propagations.
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contrôle des propagations par la façade au moyen dune échelle ;
investissement des locaux ou volumes adjacents ;
reconnaissance dans la totalité de limmeuble.
Si le feu sest propagé à plusieurs pièces et menace de sétendre à un ensemble plus vaste
ou aux étages, lattaque est menée de préférence par lintérieur et dans le sens du tirage en
trois temps :
- isoler le foyer principal et le feu dans son volume initial ;
- chasser les propagations dans toutes les directions autour du volume sinistré ;
- compléter le dispositif à lintérieur afin de faciliter la progression et achever
lextinction.
Simultanément, ouvrir un exutoire de fumée ou créer un sortant, en partie haute des escaliers,
tout en sassurant de lexistence dun entrant en partie basse de limmeuble pour obtenir
une ventilation efficace.
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LES FEUX DE FICHE 1
2/2
CONTENANTS BÂTIMENTS DHABITATION
En cas dincendie concernant les bâtiments dhabitation, des reconnaissances doivent être
entreprises sans délai pour :
- secourir au plus tôt les personnes les plus menacées par les manifestations du
sinistre (Gaz chauds et fumées) ;
- découvrir rapidement les éventuelles victimes ;
- Il y a lieu dans ce cas, de visiter en priorité les appartements du dernier étage et de
redescendre étage par étage jusquau niveau le plus bas ;
- Ces missions de reconnaissance sont confiées en principe à des équipages
organiques d'engins pompes, sur la base d'un premier secours par niveau, ou d'un
fourgon pour deux niveaux.
Lorsque le feu est violent et quil menace de se propager aux étages supérieurs par
lextérieur avant que les moyens hydrauliques établis par les communications existantes
soient efficaces, le chef de garde peut, exceptionnellement, faire établir une lance sur échelle.
Cette manuvre vise à enrayer la propagation par lextérieur et à refroidir les gaz chauds qui
menacent les étages supérieurs. Elle doit être de courte durée et cesser dès que le feu baisse
dintensité.
En aucun cas le porte-lance ne doit diriger son jet directement dans les locaux. Ceci risque
dinverser le tirage et doccasionner de graves brûlures au personnel dattaque qui
manuvre à partir des communications existantes.
Dans les bâtiments dotés de colonnes sèches lutilisation de ce moyen de secours est
déterminée par limportance et la situation du sinistre. Son emploi défini par le
commandement initial du chef dagrès entraîne immédiatement, conformément aux règles de
manuvre, lalimentation de lengin et de la colonne. De plus toutes les constructions
équipées de colonnes sèches ne sont pas équipées dascenseurs prioritaires.
En cas de mise en uvre de moyens autre que la colonne sèche, sa possibilité demploi
ultérieur ne doit pas être perdue de vue. En conséquence, lengin est immédiatement
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alimenté, létablissement de lalimentation de la colonne est réalisé. La mise en eau est
réalisée sur ordre.
Précautions
Leau peut créer des dégâts importants. Lattaque doit donc être conduite avec le minimum
deau, en employant le jet diffusé.
Dans la mesure du possible lemploi de grosses lances est à proscrire. Les mesures de
protection sont prises au plus tôt.
Déblai
Il n'est entrepris quen cas de nécessité absolue et pour éviter la reprise de feu. Pour cette
raison, les rondes peuvent être plus fréquentes.
Il est conduit avec précaution pour éviter la détérioration des objets dont certains sont précieux
ou ont une valeur affective pour leur propriétaire.
57
LES FEUX DE FICHE 2
1/2
CONTENANTS ESPACES CLOS
Caractères
Définition
Volume fermé, aux accès rares ou complexes, naturellement obscur en partie ou en totalité.
Se trouvent généralement en partie basse des immeubles et parfois, dans les immeubles
modernes, en étages. Ils concernent généralement les caves, sous-sols, locaux techniques,
fournils, parc de stationnement couvert, etc.
La gravité de ces feux est variable, mais ils restent difficiles et souvent dangereux. Ils sont
conditionnés par la destination des locaux et leur importance. Si le feu intéresse un dépôt
dordures dans un immeuble, le chef de garde doit commander immédiatement les
reconnaissances dans les locaux voisins et supérieurs, afin de rechercher déventuelles
victimes. Le cas échéant, des moyens de ventilation sont mis en uvre.
Lengagement à lintérieur des locaux et la localisation des foyers sont difficiles en raison de
la chaleur, de la fumée, de la visibilité réduite et de la complexité des cheminements.
Extinction
Lintervention dans un espace clos impose lemploi simultané et coordonné des moyens
dexploration, dextinction, de ventilation et déclairage.
Le port de lARI est de règle. Lexploration est effectuée par une équipe (binôme) jamais
par un homme seul. La liaison par lextérieur est assurée par une commande ou par une
ligne de vie, une équipe de sécurité se tient toujours prête à intervenir.
rechercher tous les accès et conduits qui pourraient faciliter un transport de feu,
faire fermer portes et ouvertures ;
barrer tous les fluides (Electricité, hydrocarbures, etc.) ;
ouvrir les fenêtres et explorer tous les locaux supérieurs ;
58
repérer à la craie sur la porte les locaux visités ;
mettre en place un dispositif de surveillance pour sassurer par la suite que toute modification
du tirage des locaux sinistrés na pas eu de conséquence sur la propagation.
59
LES FEUX DE FICHE 2
2/2
CONTENANTS ESPACES CLOS
Chaque fois que cela est possible, employer de lémulseur synthétique, afin dintroduire le
minimum deau, choisir un foisonnement élevé, introduire la mousse par un accès en partie
haute.
Si une trouée doit être faite, sassurer dans la mesure du possible de labsence de
conducteurs électriques ou de canalisations diverses à lendroit choisi ;
surveiller les autres accès, car la pénétration de mousse provoque lexpulsion des gaz
chauds,
dès que la température est devenue acceptable, pénétrer dans la mousse sous lARI et
terminer éventuellement lextinction avec des moyens classiques.
Dans tous les cas, dès que le feu est éteint, les locaux sont ventilés largement. Un contrôle de
latmosphère est effectué au moyen du détecteur de CO et de lexplosimètre.
60
LES FEUX DE FICHE 3
1/2
CONTENANTS ÉTABLISSEMENTS RECEVANT DU PUBLIC (ERP)
Caractères
Le caractère essentiel dun ERP est la présence du PUBLIC qui nest jamais homogène et
qui comprend, dans des proportions variables, selon les établissements :
Pour dautres, la présence du public est permanente, (ex. hôpitaux) et le risque essentiel
rencontré en cas de feu est la PANIQUE. Par conséquent, le premier souci du chef de
détachement est dempêcher le déclenchement de celle-ci.
Ses premiers efforts visent à la protection du public contre les atteintes du feu, des fumées et
des gaz chauds.
Lévacuation, si elle est possible et facile dans de nombreux cas, est une opération complexe
et difficile dans les établissements sanitaires et ne doit être entreprise quaprès estimation de
la situation. Elle nécessite généralement un effectif nombreux.
Intervention
Tenir compte des règles techniques de prévention qui facilitent les opérations :
implantation pour laccès des secours ;
dégagements pour les évacuations ;
cloisonnement intérieur et extérieur ;
désenfumage des salles et des circulations, etc.
61
- si aucun indice ne révèle un feu, Il faut impérativement éviter le déclenchement de la
panique. Les déplacements dans létablissement se feront alors le casque à la main ;
demander un service dordre important et si nécessaire, déclencher le plan rouge ;
en labsence de public ou après son évacuation complète ou sa mise en sécurité, lextinction
est conduite selon les règles habituelles. Elle est souvent accompagnée dune opération de
protection.
62
LES FEUX DE FICHE 3
2/2
CONTENANTS MAGASINS - BOUTIQUES
Caractères
Les magasins et les boutiques sont généralement installés au rez-de-chaussée, leur devanture
donnant sur la rue. Ils possèdent souvent une annexe ou une arrière-boutique contigüe. On y
trouve fréquemment des réserves et des salles de vente.
Extinction
Lattaque est conduite avec le souci de ne pas pousser le feu vers les locaux contigus, les
cages descaliers et dascenseurs, les couloirs, les façades. Elle se fait, simultanément :
- de façon directe sur les développements du feu ;
- de façon indirecte sur les parties arrières et cachées des locaux pour couper les
propagations, rechercher les zones envahies par la fumée et les gaz chauds (cages
descaliers, ascenseurs, gaines).
Les reconnaissances doivent se prolonger dans toutes les parties du bâtiment ou des
personnes peuvent se trouver, en particulier, dans les parties supérieures.
Cependant, les marchés abritant plusieurs boutiques peuvent recevoir un public nombreux. Le
pouvoir calorifique et fumigène y est souvent élevé. Les risques de développement du feu sont
importants compte tenu de labsence de recoupement et de la disposition anarchique des
boutiques.
63
LES FEUX DE FICHE 4
1/1
CONTENANTS LES FEUX VERTICAUX
Caractères
Dans les immeubles anciens ou traditionnels, les escaliers sont souvent en bois et les cages
descalier sont utilisées pour le passage des canalisations (gaz, eau, électricité, etc.).
Généralement, les appartements ouvrent directement sur la cage descalier ou sur une
circulation non protégée, ce qui les rend vulnérables au feu.
Ces feux, qui se propagent très rapidement, sont dautant plus dangereux que les occupants
des locaux menacés, bloqués chez eux, saffolent et adoptent des comportements
imprévisibles.
En cas de sinistre important, il y a lieu de demander les moyens nécessaires pour engager
rapidement des missions d'extinction, de prise en charge de victimes et de reconnaissance, en
sappuyant, si besoin, sur le concept du renfort habitation.
Extinction
- rassurer à la voix et mettre en sécurité les occupants paniqués ;
- barrer immédiatement la conduite de gaz montante de limmeuble ;
- ramener dès que possible les cabines dascenseurs au niveau daccès des secours
et les bloquer en position ouverte ;
- si la cage descaliers dispose dun jour, précéder si nécessaire lattaque dun jet
bref de lance Q3, verticalement dans la cage, pour abattre les flammes, refroidir et
préparer la progression des porte-lance ;
- progresser du niveau inférieur du feu vers le haut, avec deux lances : lune en avant,
abattant les flammes (en principe la lance du dévidoir tournant (Q1), plus maniable pour
suivre le feu) et lautre (Q2) immédiatement derrière, en protection, pour combattre
les réinflammations et terminer lextinction.
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2. ESCALIERS DIMMEUBLES TRADITIONNELS
Dans les immeubles traditionnels, les escaliers sont utilisés pour le passage des canalisations
deau et les conducteurs électriques. Les appartements ouvrent en général directement sur
lescalier ou sur un couloir non fermé, ce qui les rend sensibles à tout feu.
Caractères
Ils se propagent très rapidement. Les gaz de distillation des peintures et vernis qui gagnent les
parties hautes, senflamment sous leffet de la chaleur de façon quasi explosive. Ces feux
sont dautant plus dangereux que les occupants des locaux menacés, bloqués chez eux,
saffolent et adoptent des comportements imprévisibles.
En cas de sinistre important, il y a lieu de demander des moyens nécessaires pour engager
rapidement des missions dextinction, de prise en charge des victimes et de
reconnaissances.
Extinction
Lextinction nécessite de :
- rassurer rapidement ou mettre en sécurité les occupants paniqués ;
- barrer les fluides ;
- ramener les cabines ou plates-formes de monte-charge au niveau daccès ;
- attaquer énergiquement le feu.
Lattaque peut être menée au besoin avec une grosse lance mais très brièvement pour
préparer laction des petites lances.
Cependant, les meilleurs résultats sont obtenus en progressant du niveau inférieur du feu vers
le haut, avec deux petites lances : une petite lance en avant (en principe la LDT, plus maniable
pour suivre le feu) et une petite lance immédiatement derrière en protection pour combattre les
ré-inflammations et terminer lextinction.
Dans les cas difficiles, le feu est attaqué par les étages et par les fenêtres de la cage
descalier en utilisant des échelles.
Lorsque les lances sont en action, la création dexutoires en partie haute empêchera dans
bien des cas, la propagation horizontale du feu ainsi que dans les combles.
Parallèlement, une reconnaissance attentive est effectuée à tous les étages et dans les parties
arrière des bâtiments. Tous les locaux sont systématiquement visités et signalés de façon
visible.
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Gaines techniques
On doit rechercher et visiter toutes les gaines ouvrant sur les locaux touchés par le feu et les
fumées. Il faut également visiter tous les locaux où débouchent des gaines que ce soit en
partie haute ou en partie basse.
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LES FEUX DE FICHE 5
1/1
CONTENANTS LES FEUX EN TOITURE
1. COMBLES ET GRENIERS
Caractères
Les combles, lorsquils ne sont pas réaménagés en locaux dhabitation, sont des endroits
peu fréquentés, qui servent généralement à entreposer les objets délaissés et dont lentretien
est souvent négligé. Cest pourquoi, les feux qui y prennent naissance et qui ont le plus
souvent pour origine une défectuosité de linstallation électrique, ne sont découverts que
tardivement.
Ils prennent rapidement de lampleur et sont dautant plus dangereux quils menacent les
pièces maîtresses de la charpente. Ils peuvent également se propager aux étages inférieurs
par les gaines qui débouchent directement dans les combles, ainsi quaux constructions
mitoyennes.
Extinction :
- lattaque est conduite selon les règles habituelles, si possible par lintérieur, en
portant une attention toute particulière à ne pas déclencher un phénomène thermique
par la brusque modification de lair ambiant, notamment en cas de nécessité de
création de sortant ;
- éviter les excès deau (dégâts, alourdissement des planchers, infiltrations) ;
- utiliser éventuellement la mousse à haut ou moyen foisonnement ;
- élargir les reconnaissances vers les étages inférieurs et les parties basses du bâtiment
en raison des risques de propagation par chute de matériaux dans les gaines ou la
chute de plafonds ;
- effectuer un dégarnissage très large autour de la partie carbonisée.
2. TERRASSES
Caractères
Létanchéité est assurée le plus souvent par des revêtements à base de goudrons ou de brai.
Cest au cours de la pose ou de la réfection, à chaud, de cette étanchéité que se déclarent
des feux dhydrocarbures solides très spectaculaires.
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La présence de bouteilles de gaz abandonnées dans le foyer en constitue le principal danger.
En raison des risques permanents dexplosion, nengager que le minimum de personnel et
prendre toutes les mesures de protection nécessaires (murs protecteurs, etc.).
Extinction
Lattaque de ces feux est effectuée en jet diffusé dattaque, très efficace sur les
hydrocarbures lourds ou éventuellement à la mousse en fonction des accès. Elle est conduite
par les communications intérieures.
Le refroidissement des bouteilles de gaz fait partie intégrante de lattaque. Entrepris dès leur
découverte, il est poursuivi jusqu'à complet refroidissement.
L'emploi des échelles aériennes ne doit être qu'exceptionnel et lié aux difficultés d'accès. Les
reconnaissances à effectuer en cas dexplosion doivent se porter au-delà du premier rang
dimmeubles mitoyens et voisins.
Caractères
Ces feux ont pour origine le mauvais fonctionnement des brûleurs et du dispositif darrêt
automatique de lalimentation en mazout. Une quantité plus ou moins importante de liquide
se répand alors dans la chaudière ou dans la chaufferie.
Dès son arrivée, le chef de détachement fait fermer larrivée du mazout à la chaudière au
moyen de la vanne spéciale (dite vanne police), dont la commande se trouve, en principe, à
lextérieur. Il fait également couper lalimentation électrique.
La conduite à tenir est celle préconisée dans les feux despaces clos.
Extinction
68
FICHE 7
LES FEUX DE
LES FEUX DÉLÉMENTS DE 1/1
CONTENANTS
CONSTRUCTION
Caractères
Les éléments de construction sont très variés tant au niveau des matériaux employés quau
mode de construction. Dans les constructions modernes, on rencontre de plus en plus
souvent :
- des matériaux synthétiques pour lisolation acoustique et thermique ;
- des cloisons en préfabriqué, à pose rapide et en matériaux légers (alu-vitré ) ;
- des faux plafonds qui cachent le passage des canalisations et des fils électriques et
masquent des jours mettant en communication les locaux et les étages.
Lorigine des feux est souvent lutilisation de flammes nues (chalumeaux) ou la découpe de
pièces métalliques lors de travaux de bricolage et, plus rarement, le fait dune défectuosité de
linstallation électrique.
Extinction :
2. JOINTS DE DILATATION
Caractères
Les constructions en béton armé sont découpées en blocs séparés par des joints de dilatation.
Ces joints, qui ont souvent la surface dune section entière dun immeuble, ne sont
accessibles que par la très petite surface de leur tranche. Ils sont, dans la majorité des cas,
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constitués par des plaques en matériaux agglomérés (bois, fibres diverses, plastique expansé,
etc.).
La cause la plus fréquente des feux de joints de dilatation est lutilisation de chalumeaux, à
loccasion de travaux de soudure ou de découpage, sur des éléments métalliques portés ou
traversant les murs contigus au joint. Ils se manifestent par un dégagement de fumée sur le
pourtour du joint et par une élévation anormale de la température des murs.
Des gaz de distillation résultant du feu peuvent filtrer par les trous, interrupteurs, prises
diverses installés dans les murs.
Extinction
La maîtrise de ces feux peut être très longue. La perception de chaleur sur les murs, qui
permettrait de détecter la présence du feu et son extinction, est généralement en retard par
rapport à la position réelle du foyer qui se déplace.
Lextinction peut être obtenue par projection deau, au moyen de seau-pompe ou de lance, à
la partie supérieure du joint.
Dans les cas difficiles on effectue des séries horizontales de trouées largement autour de la
zone chaude pour devancer le feu en injectant de leau éventuellement additionnée de
produit mouillant (extincteur à eau + additif).
70
LES FEUX DE FICHE 8
Page 1/1
CONTENANTS LES GRANDS FEUX
Caractères
Les grands feux sont des sinistres qui nécessitent des moyens importants et une organisation
du commandement et des liaisons sur les lieux.
Ces feux intéressent tous les types de construction ou dactivités : immeubles, usines,
magasins, entrepôts, etc. Ils ont pour origine :
Règles de base
Le chef de détachement arrivé le premier sur les lieux, ne dispose généralement pas dun
personnel et dun matériel suffisant pour se rendre maître de la situation. Il faut donc, tout en
assurant les sauvetages éventuels, DEMANDER LES MOYENS quil estime nécessaires. En
même temps il met en uvre les secours dont il dispose pour commencer lattaque.
- se faire une idée aussi précise que possible de la situation, afin de renseigner les
différents échelons de commandement qui vont se présenter ;
- ne pas se laisser attirer par les flammes et diriger ses efforts sur les points les plus
dangereux, notamment sur les parties menacées par les propagations, quitte à négliger
pour un temps le foyer principal.
Les chefs de détachements de renfort se présentent dès leur arrivée au P.C. ou à lofficier de
permanence du secteur. Si des circonstances particulières les conduisent,
exceptionnellement, à sengager directement sans contact avec le COS, ils cherchent au plus
tôt à établir la liaison avec leurs voisins du dispositif et prennent rapidement contact avec le
P.C.
Les renforts sont utilisés en affectant, autant que possible, un secteur à chaque détachement,
afin de faciliter lunité de commandement et les liaisons.
Dans lattaque du feu les chefs de détachement veillent tout particulièrement à ne pas
pousser le feu, notamment vers dautres éléments en action, et sattachent à rechercher sur
les côtés et les arrières du foyer les positions qui leur permettent de mieux contrôler les
propagations.
Le COS tient compte dans son idée de manuvre de la direction et de la force du vent de
façon à :
- Contrôler la propagation et lévolution du sinistre ;
- Ne pas exposer les éléments engagés ou à engager.
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Dès quon est maître du feu, lextinction des foyers partiels est poursuivie dans chaque
secteur daprès les règles ordinaires.
Chapitre 3 : FEUX DE CONTENUS OU DE PRODUITS
Caractères
Les feux de « classe A » sont dits « feux secs ». Ils intéressent des matériaux à base de
cellulose, bois, papier, carton, tissu, fourrage, coton, etc. Ils présentent deux modes de
combustion :
Lors du développement du foyer, la combustion lente peut être plus ou moins importante avant
lapparition des premières flammes. Il sagit dans ce cas des feux dits « couvant ».
Extinction
Lorsque les matériaux sont en vrac ou à lair libre, la combustion est généralement très vive,
avec un fort rayonnement thermique (stockages de bois, de papiers) qui propage rapidement
le feu. Ces incendies, dune grande intensité, nécessitent un dispositif hydraulique important
pour attaquer violemment le foyer principal et faire baisser la température le plus rapidement
possible, afin de limiter lextension du sinistre, en portant les efforts sur la zone sous le vent.
Lorsque les matériaux sont condensés, compactés (rouleaux de tissus, livres, piles de papiers,
balles de coton, tas de charbon, etc.), ou confinés dans un local, ils brûlent lentement en
produisant une fumée épaisse et particulièrement âcre, avec un fort dégagement de
monoxyde de carbone. A lintérieur des locaux, ces feux peuvent franchir des zones peu
atteintes et se communiquer à des parties éloignées du foyer initial, par propagation des gaz
chauds. Le risque décroulement par surcharge est permanent. Lextinction complète est
généralement longue et délicate, car elle nécessite un important travail de déblai pour
sassurer quil nexiste plus de matières incandescentes.
Lorsque le déblai est très important et quil seffectue à lair libre, il peut être fait appel à
des moyens mécanisés de sociétés privées.
Au cours du déblai, il y a toujours intérêt à ouvrir les emballages des matériaux conditionnés
pour en vérifier le contenu, même sils paraissent intacts. Si des braises sont décelées, il est
recommandé de noyer lensemble pour éviter un embrasement au contact de lair et une
reprise de feu par la suite.
72
Tous ces feux, dès quils sont circonscrits, sont éteints à leau à lissue dun déblai
important qui concerne en général la totalité des matériaux incendiés. Ils donnent lieu assez
fréquemment à des effondrements, en particulier dans les feux de papiers qui absorbent une
quantité deau considérable.
La mousse permet, dans des cas daccès difficile, déteindre les foyers de façon indirecte.
1. FEUX DE CHIFFONS
Les chiffons secs ou gras sont très inflammables. Aussi, les incendies dans les entrepôts de
chiffons, établis généralement dans des constructions légères, prennent-ils rapidement une
grande extension.
Une des particularités de ces incendies est que le feu peut franchir des matières peu atteintes
et se communiquer à des parties éloignées du foyer initial. La fumée très âcre quils
produisent rend le travail difficile et pénible. Ils exigent généralement un temps très long pour
lextinction et surtout pour le déblai.
2. FEUX DE PAPIERS
Quand le papier est en vrac, à lair libre, il donne rapidement de la flamme. Dans les sous-
sols, il produit en brûlant une fumée asphyxiante qui exige lemploi de lappareil respiratoire
isolant.
Le papier en pile brûle lentement, mais les piles peuvent sécrouler, même après lextinction.
Dans les fabriques de papier peint, si le feu éclate dans les séchoirs, il devient en peu de
temps très violent.
La scierie mécanique est le point le plus dangereux dun chantier de bois, parce quelle
constitue généralement le foyer initial et que la sciure est un élément de propagation très
rapide.
Toute tentative de protection de celles-ci au moyen dun rideau deau deviendrait vite
illusoire. Cest pourquoi il faut attaquer dabord très énergiquement les foyers eux-mêmes
pour diminuer suffisamment lintensité du rayonnement calorifique.
Si le feu a pris au début une grande violence, seuls des moyens puissants mis rapidement en
uvre sont susceptibles de circonscrire lincendie dans de bonnes conditions. En général, la
chaleur rayonnée rend difficile la progression des porte-lances et enflamme les piles voisines.
4. FEUX DE CHARBON
73
Si le charbon est en soute, isoler celle où se trouve le feu et opérer lextinction en noyant ou
en déblayant.
Lorsque le charbon est en vrac, à lair libre, attaquer le tas sil est de faible volume. Dans le
cas où la masse est considérable, isoler la partie en ignition par des tranchées, déblayer en
étalant le charbon en couches peu épaisses et éteindre au fur et à mesure.
Dans tous les cas, prendre des précautions contre les dangers dasphyxie.
5. FEUX DE COTON
Le coton est très combustible et brûle avec rapidité, en balles humides ou contenant des
graines ou des substances résineuses. Il peut senflammer spontanément. Ses poussières
sont explosibles.
Ces feux prennent rapidement une grande extension. Ils exigent généralement un temps très
long pour lextinction et surtout pour le déblai. Aussi, faut-il mettre en uvre des moyens
puissants dès le début pour maîtriser lincendie avant que le feu nagisse en profondeur.
Les risques de propagation sont tels quun rideau deau en protection des parties intactes,
convenablement bâchées, doit être mis en place au plus tôt.
En raison du risque important de reprise de feu, un service de surveillance est mis en place.
Une fois le coton égrainé, les graines qui servent à la fabrication dhuile sont stockées de la
même façon que le charbon en vrac. Ces stocks prennent des dimensions considérables et
sont généralement à lair libre ou parfois dans des silos. Lhumidité facilite la fermentation et
il est fréquent quune combustion spontanée se déclenche.
Il faut isoler la partie en ignition par des tranchées, déblayer en étalant les graines en couches
peu épaisses. Cette opération longue et délicate nécessite les prescriptions suivantes :
faire des tranchées suffisamment larges en veillant à ce que les parois ne risquent pas de
sécrouler ;
Interdire au personnel de monter sur les monticules. (La masse en ignition provoque de
grandes cavités à lintérieur du stock et ne sont pas détectables). Ces derniers risquent
dêtre engloutis par effondrement du stock.
74
LES FEUX DE FICHE 2
1/2
CONTENUS LES FEUX DE CLASSE B - FEUX GRAS
Caractères
Les feux de « classe B » sont dits « feux gras ». Ils concernent les liquides et les solides
liquéfiables.
Ce sont les feux dhydrocarbures (Essence, pétrole, gazole, fioul, mazout), de goudron, brai,
graisse, huiles, peintures, vernis, alcools, cétones et solvants divers. Ces feux, sauf pour les
plus lourds produits (plastique par exemple), nont pas de combustion lente et labattage des
flammes cause lextinction complète.
En revanche, il peut y avoir rallumage brutal tant que la température avoisine celle de «
lauto-inflammation » (température à laquelle un mélange gazeux combustible peut
senflammer spontanément sans la présence de flamme ou détincelle). Cest pourquoi
lextinction complète ne peut être obtenue quaprès une phase de refroidissement.
Leur combustion provoque un dégagement de gaz toxiques et/ou corrosifs (chlore, cyanure,
monoxyde de carbone, etc.) particulièrement dangereux pour lenvironnement.
75
Extinction
Il est généralement impossible de les éteindre à leau normale, surtout en jet plein.
Ces substances peuvent, en surnageant, continuer de brûler et porter le feu dans le voisinage
ou dans les caniveaux. Dans ces cas, il y a lieu détablir des barrages ou de creuser des
tranchées pour empêcher ou canaliser leur écoulement.
Leau diffusée permet de limiter la hauteur des flammes et la quantité de chaleur rayonnée.
Sur des feux de faible surface, elle permet dobtenir souvent dexcellents résultats.
Quand le feu na atteint que de petites quantités dessence, déther, de pétrole ou dhuile,
il est quelquefois possible de léteindre en le noyant rapidement.
- la poudre : utilisée surtout sur des petites surfaces ou sur des feux de faible importance
(Véhicule, friteuse, par exemple) ;
- la mousse : elle permet déteindre des feux de grande surface ou de grande
importance.
Si aucun de ces procédés ne peut être employé, il faut mettre en place autour du foyer des
lignes darrêt afin dempêcher la propagation du feu.
Dans les incendies où se trouvent des dépôts de bidons dessence ou déther, une
ventilation naturelle (aération) est nécessaire pour empêcher que se forment avec lair des
mélanges détonants.
76
LES FEUX DE FICHE 2
2/2
CONTENUS LES FEUX DE CLASSE B - FEUX GRAS
Un feu de faible étendue peut être éteint en jet diffusé. Pour les feux plus importants, le CO2
et la poudre sont les meilleurs agents dextinction.
En cas de recours à la mousse, il convient de sassurer au préalable de la compatibilité de
lémulseur avec ce type de feux et de son mode dapplication.
Ces feux, qui dégagent une grande quantité de chaleur et de fumées, sont généralement
éteints au moyen de leau. Cest le cas notamment des feux de plastiques, dont lusage
pour la confection des éléments du cadre de vie moderne est devenu particulièrement courant.
Cependant, dans certains cas, laction de leau pourra se révéler insuffisante. Lextinction
sera alors menée à laide de mousse.
Dans tous les cas, le COS se conforme également aux prescriptions liées aux risques
chimiques (Cf titre IV .7).
77
LES FEUX DE FICHE 3
1/1
CONTENUS LES FEUX DE CLASSE C - FEUX DE GAZ
Caractères
Leur mise à feu saccompagne généralement dune explosion, dautant plus violente que
le mélange air/gaz seffectue dans des proportions optimales entre les limites inférieures et
supérieures dexplosibilité. Hors de ces limites, le danger est moindre (Cf./titre 4, paragraphe
2 de la 2eme partie).
Ces feux se présentent toujours sous forme de fuites enflammées plus ou moins importantes
en fonction de la pression de stockage ou de transport. Ils se caractérisent par :
Extinction
Il ne faut pas chercher à éteindre une fuite de gaz enflammée car laccumulation de ce fluide
continuant à séchapper peut provoquer une explosion. Leffort doit être porté sur le barrage
de la conduite ou le colmatage de la fuite et, en attendant, sur le contrôle et la surveillance de
la flamme.
Son extinction ne sera décidée que si elle est strictement nécessaire. Lagent extincteur est
le suivant : poudre polyvalente A, B et C.
78
LES FEUX DE FICHE 4
1/1
CONTENUS LES FEUX DE CLASSE D - FEUX DE MÉTAUX
Caractères
Les feux de produits classe D concernent « les métaux » : sodium, magnésium, aluminium,
uranium et copeaux duranium, potassium, phosphore, titane, cadmium, etc.
- le feu sur ces produits est généralement très violent et luminescent doù la nécessité
de se protéger si possible au moyen de lécran facial ;
- la plupart réagissent violemment à leau en causant un dégagement dhydrogène qui
crée un risque dexplosion ;
- quelques-uns, lorsquils sont en poudre ou copeaux (Aluminium ; magnésium), ou
même sans être divisés (Phosphore blanc, potassium ; sodium), peuvent senflammer
spontanément à lair ou exploser ;
- la plupart sont toxiques par inhalation, ingestion ou simple contact.
Extinction
79
LES FEUX DE FICHE 5
1/1
CONTENUS LES FEUX DE CLASSE F - FEUX DE FRITEUSE
Caractères :
Les feux de classe F concernent les feux provoqués par les graisses et huiles animales ou
végétales servant en cuisine ou résultant de la cuisson. Ils sont désignés sous le nom de
« auxiliaires de cuisson »
Ces feux se produisent le plus souvent dans les cuisines et surviennent lorsque lhuile ou la
graisse de cuisson atteint une température excessive. Ces produits commencent par bouillir,
ensuite à fumer puis prennent feu.
- ne jamais jeter leau dans une huile ou graisse de cuisson en feu car cela peut
propager les flammes et occasionner des brulures ;
- ne pas déplacer le récipient en flammes ;
- refermer hermétiquement le récipient avec le couvercle, une couverture anti-feu ou une
serpillère humide (pas trempée car lhuile réagit violemment au contact de leau) ;
- fermer dès que possible la vanne du robinet ;
- arrêter le ventilateur de la cuisinière pour ne pas propager les flammes ;
- utiliser un extincteur à poudre ABC ;
- après extinction et en présence dune accumulation de fumée, ventiler le volume
(aération).
80
LES FEUX DE FICHE 6
1/1
CONTENUS FEUX DE PRODUITS CHIMIQUES
Caractères
- des propriétés agressives dun grand nombre de ces produits (Corrosivité, toxicité, etc.)
qui, sous forme de gaz ou de liquide peuvent, par contact ou inhalation, causer des
blessures, brûlures ou désordres graves dans lorganisme ;
- du caractère explosif de nombreux gaz dégagés et dont les plages dexplosibilité du
mélange sont très variables ;
Conduite à tenir
La conduite à tenir et les procédés dattaque dépendent de la nature du produit et sont donc
différents, mais les principes suivants sont à appliquer dans tous les cas.
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Par le COS :
Lorsque leau est utilisée et quil y a nécessité de lévacuer, sassurer avant de la diriger à
lextérieur, ou dans les caniveaux, quelle nest pas susceptible démettre des vapeurs ou
des gaz inflammables, asphyxiants, toxiques. Le plus souvent, il faut diluer dans une grande
quantité deau les produits évacués.
Toutes les précautions sont prises pour mettre le personnel et le matériel à labri des
projections dacides et de matières caustiques : les tuyaux, cordages, commandes, peuvent
être brûlés à leur contact.
Il peut être dangereux de déplacer certains produits quil est préférable de noyer sur place.
82
AGENTS EXTINCTEURS POUR QUELQUES PRODUITS CHIMIQUES COURANTS :
83
LES FEUX DE FICHE 7
1/1
CONTENUS FEUX DE MATIÈRES PLASTIQUES
Caractères
Les matières plastiques sont, de façon générale, combustibles (Bien que certaines soient
difficiles à enflammer). Leur combustibilité est au moins aussi bonne que celle du bois.
Leur combustion dégage une grande quantité de chaleur et beaucoup de fumée, en général
épaisse, formée de goudrons et de divers produits de pyrolyse. Elle dégage également et dans
de nombreux cas des gaz très toxiques (Souvent corrosifs).
A noter que les matières plastiques, sous forme de mousse, sont utilisées dans la construction
pour lisolation phonique et thermique, et que leur présence nest pas immédiatement
décelée lors dun feu.
Extinction
Dans presque tous les cas, leau employée en jet plein est le meilleur agent extincteur.
Dans certains cas, elle est dabord vaporisée par lintense dégagement de chaleur et
favorise une plus grande formation de fumée. Lemploi des jets diffusés facilite ensuite
laction des secours car de nombreux gaz nocif sont solubles dans leau (Ammoniac, chlore,
oxyde dazote, etc.).
Lorsque leau est inefficace, la mousse peut être utilisée.
84
LES FEUX DE FICHE 8
1/1
CONTENUS FEUX DE PESTICIDES
Caractères
Le terme « pesticide » comprend toute une gamme de produits utilisés pour neutraliser un
organisme (Animal, végétal, bactériologique, etc.) considéré comme nuisible. Il sagit
dinsecticides, dherbicides destructeurs, de défoliants, de régulateurs de croissance, etc.
Ces produits sont dune grande toxicité et particulièrement dangereux car ils ne sont pas
sans effets sur lhomme. Quelques gouttes sur la peau peuvent entraîner la mort.
Etiquetage
Il existe trois catégories de pesticides. Ils sont signalés sur les étiquettes des emballages par
les mentions suivantes :
Sur létiquette figurent des renseignements sur les antidotes et les premiers soins à donner.
Extinction :
- Prendre les mesures prévues pour les feux de locaux contenant des produits
radioactifs,
- respecter les mesures de protections individuelles et collectives ;
- porter lARI (Protection des voies respiratoires) ;
- porter des gants (Protection de la peau) ;
- évacuer la zone sous le vent la plus proche ;
- engager le minimum de personnel ;
- demander les médecins et les spécialistes (Membres du personnel).
Après lextinction :
Attention
Certains produits à base dhypochlorite de sodium, par exemple, sont facilement
inflammables ou explosibles. Dautre part, les poussières fines de certains pesticides
(Sulfures) peuvent senflammer très facilement et propager le feu à la manière dune
explosion.
Chapitre 4 : LES FEUX DIVERS
85
FICHE 1
LES FEUX LES FEUX DE PERSONNE - INSTALLATIONS PROVISOIRES ET
1/1
DIVERS MOBILES - DÉPÔT DORDURES - DÉCHARGES PUBLIQUES
ET DÉCHETS INDUSTRIELS
1. FEU DE PERSONNE
Circonstances
Les circonstances à lorigine de ces feux peuvent être classées en trois catégories :
Les accidents du travail : manipulation de produits inflammables, projection de matières
incandescentes ;
Les accidents domestiques : imprudence pendant lutilisation de produits inflammables
(essence, éther, alcool, solvant) ;
Les accidents du trafic : occupants dun véhicule ayant pris feu au moment du choc.
Les secours doivent agir au plus vite pour être efficaces. Chaque fois que cela est possible, il
faut arroser la personne avec de leau ou un extincteur à eau ne comportant pas dadditif.
Quand cela ne peut se faire immédiatement, coucher la personne sur le sol en lenveloppant
dune couverture, dun tapis, puis la rouler à terre. Ensuite, larroser dès que possible en se
conformant aux règles de secourisme.
Ces installations sont assujetties à des règles de prévention, ce qui nest pas le cas des
campements sauvages.
La nature des matériaux composant ces installations, les espaces généralement restreints de
lune à lautre, la présence de nombreux appareils déclairage, de cuisson et de chauffage,
ainsi que la densité du public ou des occupants sont autant de facteurs constituant des
conditions propices à léclosion et lextension rapide dun incendie ayant toutes chances de
créer un phénomène de panique aux conséquences imprévisibles.
Les secours rencontreront souvent des difficultés pour accéder aux biens sinistrés et réaliser
les établissements.
86
Lintervention doit être conduite avec rapidité et précision. Après avoir demandé les moyens
de renforts nécessaires, le chef de garde fait porter ses efforts de manière à :
- réaliser les sauvetages ;
- empêcher la propagation aux installations voisines ;
- faire évacuer les zones menacées.
Ces feux qui se déroulent le plus souvent en plein air, ne présentent généralement pas de
grands risques. Toutefois, ils peuvent dissimuler des objets dangereux susceptibles
dexploser sous leffet de la chaleur.
De plus, les matières en combustion dégagent une fumée épaisse, âcre, nauséabonde dont la
toxicité nest pas négligeable et qui incommode fortement le voisinage.
Quand le volume de produits stockés est important, le chef de garde ne doit pas hésiter à faire
établir un nombre suffisant de grosses lances pour noyer rapidement la masse en ignition.
Pour éviter tout risque de blessure pouvant entraîner des complications infectieuses, les porte-
lances, dans toute la mesure du possible, ne doivent pas progresser sur les matériaux
entreposés.
Lextinction complète est souvent très longue et les reprises de feu fréquentes. Afin de
préserver le potentiel opérationnel, il peut être intéressant de libérer les engins-pompe en
mettant en place un dispositif hydraulique alimenté par motopompes.
87
FICHE 2
LES FEUX DIVERS 1/1
LES FEUX DE MOYENS DE TRANSPORT
1. VÉHICULES AUTOMOBILES
Un véhicule déclaré alimenté au supercarburant, ne doit pas pour autant faire écarter le risque
GPL, car le véhicule peut avoir subi des transformations.
Dans ce dernier cas, seule linformation recueillie sur place, directement auprès du
conducteur, permet détablir avec certitude la nature du carburant et donc dagir en
conséquence.
Sagissant dun feu développé ou lorsque lalimentation au GPL nest pas écartée avec
certitude, Il existe un risque dexplosion du réservoir avec projection déclats ou deffet de
torchère.
- en rabattant les flammes de loin, en jet droit (500l/min), pour figer le risque, puis;
- en éteignant le feu en jet diffusé, au fur et à mesure de la progression (500l/min
rétrogradée en 300l/min), jusquà ce que la deuxième lance (150 à 250 l/min)) prenne
le relais au contact du véhicule pour achever
88
- lextinction, tandis que la première procède au refroidissement du réservoir ;
- Sassurer de la protection du personnel derrière des abris de fortune (mur, véhicule,
mobilier urbain ).
2. PETITS MOYENS DE TRANSPORT
Les plus petits dentre eux (Cyclomoteur, motocyclette, voiture de tourisme) séteignent au
moyen dextincteurs, de seaux deau, de toiles mouillées, etc., en évitant que le feu
natteigne le réservoir.
Parfois, il peut y avoir intérêt à isoler le véhicule en feu, éventuellement en déplaçant les
véhicules voisins ou dautres matériaux combustibles.
Les feux sur des véhicules plus importants (Camion de transport, autobus, autocar, ensemble
articulé) sont attaqués, selon limportance du sinistre, avec des moyens portatifs, des petites
lances, voire des grosses lances. Cette dernière mesure peut savérer nécessaire quand il y
a risque de propagation à des constructions voisines, ou pour lutter efficacement contre
limportant rayonnement calorifique.
Quand le véhicule incendié est arrêté dans une côte, il faut le caler et empêcher, si possible, le
stationnement dautres véhicules dans la pente descendante (Risque découlement
dhydrocarbure enflammé ou non).
Pour les transports de produits dangereux, il existe un code de marquage des véhicules. En
règle générale, il faut :
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5. AÉRONEFS
Dès le début, leffort doit être porté sur les sauvetages qui doivent être réalisés, en séparant
au moyen de lances à mousse ou à eau, les éléments de lappareil en feu, des parties
occupées par les passagers et léquipage.
Le chef de détachement doit éviter tout déversement de carburant dans les abords.
Les feux sur les avions de combat qui présentent des caractéristiques particulières (soute à
munitions, sièges éjectables, missiles, etc.) requièrent par conséquent des techniques
spéciales dintervention. (Service de sécurité de larmée de lair).
90
FICHE 3
LES FEUX DIVERS LES FEUX DESPACES NATURELS : 1/1
FORET - TAILLIS - BROUSSE - RÉCOLTES
Propagation
Selon les circonstances et limportance du sinistre, trois procédés de lutte, associés ou non
peuvent être utilisés :
NB : Lorsque tous les moyens ci-dessus ont été mis en uvre et que le sinistre ne peut être
maîtrisé, la technique du contre feu peut être utilisée en dernier ressort et sous certaines
conditions favorables. Cependant, cette opération qui est dangereuse doit être décidée,
ordonnée et exécutée dans une discipline absolue. Elle ne peut être entreprise que sous
lautorité du COS avec laccord des spécialistes forestiers.
Organisation tactique
Dès le début des opérations, les efforts du chef de détachement doivent tendre à diminuer la
largeur du front du feu, si possible à lendroit le plus sensible (pointe du feu) en attendant
larrivée des renforts qui effectueront lattaque du pourtour et des ailes.
91
- de la protection des habitations menacées ;
- de préparer une ligne darrêt sous le vent, si possible appuyée à un pare feu naturel,
et couverte par dimportants moyens dextinction ;
- des liaisons avec les éléments engagés.
Si le sinistre a pris rapidement de limportance, il y a lieu de prévoir dès le début les renforts
en moyens lourds et les relèves nécessaires.
Quand le feu est circonscrit et que sa progression est enrayée, il faut sassurer de
lextinction totale dune zone aussi large que possible sur lensemble du périmètre
incendié, afin déviter toute reprise de feu.
Un service de surveillance sera toujours laissé sur place au départ des secours.
2. RÉCOLTES
Ces feux ne présentent de dangers que lorsque les flammes sont poussées par le vent sur des
taillis ou des constructions.
En fonction de leur intensité, leur étendue et leur accessibilité, on les éteint avec des lances,
des seaux pompes, des pulvérisateurs dorsaux, des pelles, des battes à feu ou simplement
avec des branchages.
Ne pas attaquer de face ou contre le vent, mais sur les côtés en se rapprochant du front de
feu.
Si lincendie prend de limportance, limiter son extension en créant des zones coupe-feu.
NB : Au Burkina Faso, nombreux sont les feux de brousse occasionnés par les agriculteurs. A
larrivée des secours une période relativement longue sest écoulée. Le chef de garde a tout
intérêt à porter ses efforts sur la pointe du feu et de prendre suffisamment de recul afin que
son dispositif soit mis en place avant que le feu ne dépasse la ligne dextinction établie.
Par ailleurs, lorsquil sagit de récoltes, ces dernières sont réparties en parcelles séparées
entre elles par des espaces relativement importants formant coupe-feu naturel.
Le chef de garde devra mettre à profit ces coupe-feux et ne pas hésiter à sacrifier plusieurs
parcelles de semence pour sauvegarder en partie lensemble de la récolte.
92
TITRE III
FICHE 1
OPERATIONS LIÉES
SAUVETAGES - MISES EN SÉCURITÉ - 1/2
AUX PERSONNES
SECOURS A VICTIMES
1. GÉNÉRALITÉS
1.1. DÉFINITIONS
1.2. CIRCONSTANCES
Les circonstances dans lesquelles sont effectuées les sauvetages et les mises en sécurité
sont extrêmement variées. Cependant, on peut distinguer globalement :
Quelles que soient ces circonstances, on trouve toujours la même série defforts :
93
- atteindre le point où doit se faire lopération ;
- rechercher et atteindre la personne ;
- assurer le sauvetage ou la mise en sécurité proprement dite.
1.3. DÉCISIONS
Dans une opération de sauvetage, le facteur TEMPS est capital car les délais sont
généralement très courts. Les actions à mener sont décidées et effectuées rapidement après
analyse brève et précise de la situation, des moyens nécessaires et des risques encourus.
Pour effectuer une opération de sauvetage, le personnel est parfois contraint de prendre des
risques. Il ne faut jamais oublier que ces actions nexcluent pas le respect des règles
minimum de sécurité, ni la prise de précautions élémentaires, en particulier si la personne :
- est brûlée ou blessée ;
- est physiquement incapable de se déplacer ;
- vit avec un handicap.
94
FICHE 2
OPERATIONS LIÉES
SAUVETAGES - MISES EN 2/2
AUX PERSONNES
SÉCURITÉ DANS LES INCENDIES
Il arrive très souvent que les deux cas sont à opérer simultanément au cours dune même
intervention.
Règles générales
Celles-ci sont, en effet, les voies les plus rapides, les plus commodes et les plus sûres. A
défaut, ou lorsquelles sont inutilisables, le sauvetage se fait par lextérieur (échelles,
balcons, toits, terrasses, ...). Lorsquil y a plusieurs personnes à sauver, lusage simultané
des voies intérieures et extérieures permet une plus grande rapidité.
Si des personnes sont prises de panique, les personnels de secours essaient de les calmer et
de les rassurer, en particulier celles qui menacent de se jeter dans le vide. A lintérieur des
bâtiments, les recherches sont facilitées par la création dexutoires de fumée.
Dans le cas ou plusieurs sauvetages sont à opérer, les personnes sont confiées, sitôt hors de
danger, à des sauveteurs qui achèvent de les mettre en sécurité.
Action extérieure
Lorsque lopération de sauvetage ne peut être effectuée que de lextérieur, les règles
suivantes concourent à une ligne de conduite générale :
- pour accéder au point de sauvetage, léchelle aérienne est le moyen qui offre la plus
grande sécurité ;
- exceptionnellement, lapproche peut être faite au moyen déchelles à crochets ;
- pour descendre les personnes, léchelle aérienne est également le moyen le plus sûr ;
- la descente au moyen du lot de sauvetage doit rester exceptionnelle. Il ne convient de
ne recourir à ce procédé que si aucun autre moyen nest possible.
Lévacuation de personnes occupant les lieux voisins du sinistre est une mesure préventive
visant à les préserver contre les atteintes possibles par la chaleur, les fumées et les gaz
toxiques.
95
Cette opération, consécutive à une reconnaissance poussée, consiste à guider les personnes
par les circulations existantes jusquà un point de regroupement extérieur.
Lattitude rassurante des personnels de secours évite la panique.
Si lévacuation de personnes valides ne pose pas de difficulté, le déplacement des personnes
malades, âgées ou vivant avec un handicap est toujours délicat et ne doit être décidé que par
le chef de garde et après une estimation sérieuse des risques encourus.
Ce déplacement peut être limité. Le simple changement de local ou détage peut suffire dans
de nombreux cas. En tout état de cause, une personne dans une telle situation ne doit Jamais
être laissée seule.
96
FICHE 3
OPERATIONS LIÉES
SAUVETAGES - MISES EN 1/2
AUX PERSONNES
SÉCURITÉ HORS DES INCENDIES
EFFONDREMENT - ÉBOULEMENT
Circonstances :
- effondrement de maison ou dimmeuble (défaut de construction, vétusté, séisme, ...) ;
- éboulement de chantier, tranchées, mines ;
- affaissement profond de la chaussée.
Nature du risque
Souvent :
- nombre élevé de personnes ensevelies ;
- impossibilité de manifester sa présence.
- asphyxie dans des volumes clos, sans possibilité dapport dair nouveau ;
- décès par manque de soins pour blessures ;
- décès par privation de boissons et/ou daliments.
Règles de base
Dans les sauvetages, après effondrement, la rapidité dintervention est un facteur capital. Il
faut :
97
rechercher des renseignements ou des informations auprès des témoins, voisins, etc. ;
exiger le silence ;
demander des moyens des services spécialisés (la voirie, armée, privé, etc.) ;
demander au besoin le renfort de la police ou de la gendarmerie ;
sur le site n'employer que le strict minimum de personnel nécessaire.
98
FICHE 3
OPERATIONS LIÉES
PERSONNES DANS LES 2/2
AUX PERSONNES
EXCAVATIONS OU CAVITÉS
Circonstances
La circonstance principale est la chute. Elle peut se produire dans les puits divers, les cuves
ou réservoirs et fosses.
Lexcavation ou la cavité peut contenir un liquide (eau, produits divers) ou un gaz irrespirable
ou explosif.
Nature du risque
Règles de base
Avant lopération :
Pendant lopération :
99
OPERATIONS LIÉES FICHE 4
1/1
AUX PERSONNES PERSONNE BLOQUÉE EN HAUTEUR
Le risque principal, pour cette personne comme pour le sauveteur, est la chute dans le vide,
doù limportance du respect des RÈGLES DE SÉCURITÉ pendant toute la durée de
lopération, notamment lors de la progression.
Dans tous les cas, laction psychologique est déterminante. A cet effet, il faut :
- rassurer la personne, au besoin à laide du porte-voix, si elle est simplement réfugiée ;
- la calmer si elle nest pas dans son état normal, au besoin demander un médecin.
Ces voies ne sont pas forcément identiques. Il est parfois nécessaire de combiner lutilisation
des communications normales et celle de tout autre moyen : échelle aérienne ou à coulisses,
communication par les toits voisins et établir un périmètre de sécurité à laplomb.
Dans tous les cas, les plus grandes précautions sont à prendre lors de la progression
notamment pour ce qui concerne lutilisation du lot de sauvetage et de protection contre les
chutes (LSPCC). Lorsque la personne est rejointe par les secours, il est impératif de
lamarrer également, afin de lui éviter toute chute.
100
OPERATIONS LIÉES FICHE 5
1/1
AUX PERSONNES ACCIDENTS LIES AUX ASCENSEURS
Circonstances
- cabine transportant des personnes, arrêtées entre deux étages (personnes enfermées
dans la cabine) ;
- personne coincée entre la cabine et la gaine, ou sous la cabine ;
- personne bloquée par un objet à lintérieur de la cabine ;
- personne tombée dans la gaine ;
- chute de la cabine ;
- personne tombée sur le toit de la cabine.
Nature du risque
Pour les personnes comme pour les sauveteurs, les risques les plus importants sont :
- la chute dans le vide de la gaine ;
- les blessures par écrasement, coupures, etc.
doù limportance du respect des mesures de sécurité.
Règles de base
Opérations préliminaires :
Opérations finales :
101
OPERATIONS LIÉES FICHE 6
1/1
AUX PERSONNES ACCIDENTS DE VÉHICULE
Circonstances :
Nature du risque
Règles de base
Facteurs essentiels :
Dans tous les cas, les consignes suivantes sont à respecter impérativement:
102
- aucun véhicule de secours ne doit sarrêter dans le sens opposé à laccident,
mais poursuivre son itinéraire jusquà une possibilité de retournement autorisée
(échangeur, voie de service, péage) ;
- la signalisation des engins (gyrophares, feux de détresse, cônes de Lübeck, etc.) et
le port du gilet haute visibilité (GHV) pour lensemble du personnel sont
permanents ;
- aucun personnel ne doit traverser les voies de circulation opposées ou demeurer
dans le véhicule, quelles que soient les conditions dengagement des secours ;
- les victimes ne doivent être conduites et traitées à lintérieur des engins quaprès
avoir effectué un balisage efficace et sécuritaire ;
- Lopération de sauvetage nécessite souvent des manuvres de force et des
précautions contre la pollution.
103
OPERATIONS LIÉES FICHE 7
1/1
AUX PERSONNES PERSONNE TOMBÉE DANS LEAU
Circonstances :
- chute accidentelle ;
- tentative de suicide ou de meurtre ;
- chute dun véhicule ;
- accident sportif ou de loisir.
Nature du risque
Pour la personne comme pour les sauveteurs le risque est le décès par noyade ou par
hydrocution.
Règles de base :
Dans ce cas :
- si la personne est près de la rive, lui tendre une perche, lui jeter une commande, une
bouée, ou tout autre objet flottant ;
- si elle est éloignée de la rive, le chef de détachement décide selon les circonstances :
o dopérer à la nage, le sauveteur étant amarré ;
o dutiliser une embarcation ;
- si la personne a coulé, les recherches peuvent être entreprises au moyen du grappin,
de la gaffe, etc. ;
- de nuit, si nécessaire, utiliser les moyens déclairage disponibles ;
- rechercher en aval du point de chute les personnes qui auraient pu être entraînées par
le courant.
104
OPERATIONS LIÉES FICHE 8
1/5
AUX PERSONNES SECOURS A VICTIMES
GÉNÉRALITÉS
répondre à une situation de détresse succédant à un accident, une maladie, une intoxication
qui se manifeste par une atteinte des fonctions vitales ou une atteinte plus limitée ;
procéder au relevage de la victime (mise à labri, dégagement, brancardage) ;
effectuer son évacuation.
Règles de base :
105
OPERATIONS LIÉES FICHE 8
2/5
AUX PERSONNES ACCIDENTS
Circonstances
Extrêmement variées : tous lieux et particulièrement la voie publique, sur les lieux de travail.
Nature du risque :
Règles de base :
- prévenir le « sur-accident» ;
- pratiquer immédiatement les gestes de survie ;
- établir les circonstances de laccident, pratiquer un bilan complet de la ou des
victimes ;
- mettre en uvre les moyens secouristes nécessaires en fonction des bilans ;
- surveiller en permanence la ou les victimes ;
- les services de police sont systématiquement demandés en cas daccident lié à la
circulation ou de secours à une personne mineure en labsence dun représentant
légal (sauf cas particulier des établissements scolaires). En outre, ils sont également
demandés en cas daccident au travail ou assimilé (trajet) ;
- si lévacuation de la victime ne peut être différée jusquà la présentation de la police,
le chef dagrès doit la faire aviser sans délai par lintermédiaire du stationnaire. Dans
tous les cas, il en fait mention dans le compte rendu de son rapport dintervention.
106
OPERATIONS LIÉES FICHE 8
3/5
AUX PERSONNES INTOXICATIONS
Circonstances :
- accidentelles ;
- volontaires, par inhalation ou ingestion de gaz toxiques ;
- criminelles, par ingestion de substances toxiques.
Nature du risque :
- lintoxication par monoxyde de carbone (gaz inodore et incolore), souvent collective, dont
les émanations sournoises sont le plus souvent accidentelles, est la plus meurtrière ;
- en raison du grand pouvoir de diffusion du CO, étendre les reconnaissances à tous les
locaux adjacents (dessus, dessous et à côté) et assurer une large ventilation ;
- en fonction des circonstances, le port de lARI peut savérer indispensable.
107
OPERATIONS LIÉES FICHE 8
4/5
AUX PERSONNES MALADIES
Elles sont extrêmement variées et se rencontrent le plus souvent à domicile, mais aussi sur la
voie publique et dans les lieux publics.
Nature du risque
Pour la personne : aggravation de létat constaté initialement.
Règles de base
pratiquer immédiatement les gestes de survie immédiats en cas de besoin ;
procéder à un bilan complet de la victime ;
se renseigner sur ses antécédents médicaux ;
rechercher un traitement éventuel en cours (ordonnances, médicaments, etc.) ;
appliquer rigoureusement les gestes de secourisme ;
surveiller en permanence la victime.
108
OPERATIONS LIÉES FICHE 8
5/5
AUX PERSONNES FEMME EN COUCHES
Circonstances :
Un accouchement inopiné peut survenir :
- à domicile ;
- sur la voie publique ;
- dans un lieu public ;
- dans un moyen de transport, etc.
Nature du risque
Pour la mère et/ou les enfants.
Règles de base
Si laccouchement a eu lieu :
- calmer la mère ;
- pratiquer le moins de geste possible ;
- faire préparer des linges chauds ;
- respecter une hygiène rigoureuse ;
- contacter un médecin.
109
TITRE IV
OPERATIONS PARTICULIÈRES
PRINCIPES GÉNÉRAUX
Les opérations particulières ne sont pas obligatoirement placées hors des contextes « feu » et
« sauvetages/mises en sécurité ». La présence de feu ou la sauvegarde des personnes
compliquent généralement les interventions.
Chaque opération particulière est, en elle-même, un cas spécial pour la résolution duquel le
chef de détachement doit au préalable :
110
OPERATIONS FICHE 1
1/3
PARTICULIÈRES LE RISQUE DEXPLOSION
Dans tous les cas, l'intervention, qui est avant tout une mission de sauvegarde, consiste à :
- RECONNAÎTRE le risque ;
- PROTEGER lenvironnement ;
- SUPPRIMER le risque.
La première phase est sans conteste déterminante car elle conditionne la sécurité des
intervenants et la juste évaluation des mesures de protection à prendre.
1. LA RECONNAISSANCE DU RISQUE
Elle consiste à :
- identifier la nature du produit générateur du risque (gaz, poussières, explosifs) ;
- déterminer la source du risque (origine de la fuite de gaz, du liquide répandu, etc.) ;
- délimiter la zone dans laquelle le risque sétend, à lintérieur et à lextérieur de tous
les locaux et bâtiments concernés. Cette recherche se fait de manière concentrique, en
partant de la source du risque ;
- rechercher les causes externes de déclenchement possible de lexplosion (appareils
électriques à déclenchement automatique, contacteurs, sources de courant, de chaleur,
de friction, etc.)
Sil sagit dun gaz, des relevés explosimétriques au moyen du détecteur multigaz
permettront de préciser limportance du risque, notamment lorsquil se produit des
accumulations (poches de gaz) avec des concentrations différentes. Lorsque ces relevés ont
lieu en espaces clos, il est impératif de les effectuer sous ARI.
111
TABLEAU REPRESENTANT LA PLAGE DEXPLOSIBILITE
Intervalle dans lequel la concentration du mélange gazeux dans lair ambiant est explosible.
En dessous de la L.I.E., le mélange est trop pauvre pour pouvoir exploser. Au-dessus de la
L.S.E., le mélange est trop riche.
112
OPERATIONS FICHE 1
2/3
PARTICULIÈRES LE RISQUE DEXPLOSION
2. LA PROTECTION DE LENVIRONNEMENT
Elle consiste à :
3. LA SUPPRESSION DU RISQUE
Elle consiste à :
- demander lintervention des services publics (SONABEL, SONABHY, ONEA, LNBTP,
voirie, ...) et des responsables de létablissement ;
- arrêter la fuite. Pour les gaz et les liquides, il suffit généralement de manuvrer le
robinet de barrage. Sinon, il convient de colmater ou dobturer la fuite, voire daplatir
la conduite. Procéder à labsorption du produit lorsquil sest répandu en faible
quantité et en dégageant des vapeurs explosibles. Sinon, recouvrir la nappe dun tapis
de mousse pour éviter les évaporations ;
- ventiler jusquà disparition complète du danger dans tous les locaux et immeubles
concernés.
113
OPERATIONS FICHE 1
3/3
PARTICULIERES LE RISQUE DEXPLOSION
La situation est dautant plus sensible quil y a présence simultanée de lélément constitutif
du risque (gaz, poussière, explosif) et des causes possibles dexplosion (flamme,
température, pression, etc.). La mission des secours est alors double : SAUVEGARDE et
EXTINCTION.
Des bouteilles qui ont été soumises au rayonnement dun incendie sont susceptibles
dexploser au-delà dune certaine température. Dans ce cas, il faut :
- éviter toute action mécanique ou thermique brutale ;
- ne pas négliger le risque de « BLEVE » pour les bouteilles de GPL ;
- ne pas négliger le risque de combustion interne qui existe avec lacétylène.
Sil sagit dune fuite enflammée au niveau du robinet et que la bouteille na pas été
soumise à dautres rayonnements, la fuite pourra être arrêtée par fermeture du robinet.
En cas dimpossibilité, il sera procédé au refroidissement de la bouteille jusquà ce
quelle soit entièrement vide, tout en assurant la protection de lenvironnement,
comme précédemment.
114
OPERATIONS FICHE 2
1/4
PARTICULIERES RISQUES ELECTRIQUES
GENERALITES
Le courant électrique est employé sous plusieurs tensions :
Les feux d’origine électrique sont générateurs de fumées âcres et toxiques. Dans les
immeubles, ces fumées peuvent se propager très facilement par les escaliers et les gaines
techniques et envahir les locaux occupés.
Aussi, dès le début des opérations, le chef de détachement devra porter une attention
particulière à la conduite des reconnaissances en vue de mettre en sécurité les occupants et
rechercher déventuelles victimes.
Chaque fois que cela est possible, lextinction doit être entreprise seulement après la coupure
du courant. Dès que cette opération est réalisée, le feu est éteint avec les moyens ordinaires,
en particulier en utilisant leau pulvérisée.
De nuit, il faut tenir compte que la coupure du courant peut plonger un bâtiment dans
lobscurité et que de ce fait les opérations sont ralenties, et particulièrement les sauvetages.
115
Sil est décidé de couper le courant dans tout limmeuble, le chef de garde doit sassurer au
préalable quil ny a personne dans les cabines dascenseur, en les ramenant au rez-de-
chaussée et en bloquant les portes palières en position ouverte.
En cas de coupure, les intervenants doivent prendre garde aux installations secourues qui
peuvent se retrouver automatiquement réalimentées.
Lorsque le courant ne peut pas être coupé dès larrivée des secours, lextinction de ce type
de feux doit se faire au moyen dextincteurs appropriés (poudre, CO 2). Le respect des
prescriptions demploi qui figurent sur le corps de chaque appareil est impératif.
Sil nexiste pas dautre possibilité que la mise en uvre dune LDMR, seul le jet diffusé
dattaque est autorisé, en respectant une distance minimale de 2 mètres entre la lance et
linstallation.
Le chef de détachement doit prévenir immédiatement les services publics en précisant quil
sagit de courant HAUTE TENSION.
Quand le transformateur ou la cabine haute tension est en feu, toutes les canalisations de
limmeuble peuvent recevoir le courant darrivée à haute tension.
Si le feu tend à se propager par lisolant des câbles avant linterruption du courant, le
combattre avec du sable ou de la terre jetée à la volée. Utiliser les appareils extincteurs
spéciaux pour feux dorigine électrique (CO2) en respectant une distance dapproche de 2 m
pour les installations alimentées par des courants à 20 000 volts.
116
Au-delà de cette tension, il faut sabstenir de toute tentative dextinction avant la coupure du
courant.
Cas exceptionnels
117
OPERATIONS FICHE 2
2/4
PARTICULIERES RISQUES ELECTRIQUES
Pendant lattaque, préserver du jet des lances les machines, tableaux électriques,
appareils de distribution, batteries daccumulateurs, etc.
Ne pas stationner sous les câbles aériens dont les supports peuvent céder.
Les installations électroniques sont généralement constituées par des armoires métalliques
regroupées dans des salles climatisées. Les câbles de jonction circulent sous des faux
planchers, dans des caniveaux, dans des gaines ou sur des chemins de câbles. Elles sont
particulièrement sensibles à la chaleur et à leau. Dun prix très élevé, leur destruction peut
avoir des conséquences économiques importantes.
Les feux dans les locaux contenant des installations électroniques ont presque toujours une
origine électrique. Ils sont générateurs dune fumée épaisse et toxique due à la combustion
de vernis et des gaines plastiques des câbles. Le foyer bien souvent caché dans une armoire
ou sous un faux plancher est difficile à découvrir.
Les personnels à lattaque auront en permanence présent à lesprit que laction de leau
est aussi néfaste que le feu sur les installations électroniques.
Les couvertures de laine, placées à lentrée de certains locaux (centraux téléphoniques.) les
extincteurs et les seaux de sables (surtout pour les gaines et les caniveaux) sont à utiliser en
priorité.
Si lemploi de leau se révèle nécessaire, elle est projetée du plus près possible et en petite
quantité, en évitant de mouiller dautres organes que ceux déjà atteints par le feu. Les
mesures de protection sont entreprises parallèlement. Dès que possible, les locaux sont
ventilés.
118
OPERATIONS FICHE 2
3/4
PARTICULIERES RISQUES ELECTRIQUES
Circonstances :
ouvrier travaillant directement sur une installation électrique ;
ouvrier indirectement touché par contact avec une ligne électrifiée ;
personne accidentée à domicile (bricolage, imprudence).
Nature du risque
Pour le sauveteur, le risque est dêtre à son tour électrisé et donc de subir des brûlures dont la
gravité dépend des caractéristiques du courant et de son chemin parcouru dans le corps
humain, voire dêtre électrocuté. Aussi, la règle de base est la PRUDENCE.
Dans tous les cas, il faut procéder au plus vite à la mise hors tension de linstallation électrique
en cause, si possible avant toute action sur la victime lorsque cette mise hors tension peut se
faire sans délai. Sinon, le dégagement doit sopérer à laide du matériel isolant des valises
électro-secours en dotation dans chaque CS, en respectant scrupuleusement les conditions
demploi qui dépendent de la tension électrique présente dans linstallation.
119
OPERATIONS FICHE 2
4/4
PARTICULIERES RISQUES ELECTRIQUES
Généralités
120
o extincteur à eau pulvérisée, à poudre ou à CO2 ;
- proscrire tout contact avec les panneaux, structures métalliques ou câbles
détériorés ;
- ne pas progresser ou appuyer déchelle sur les panneaux ;
- ne pas démonter, débrancher ou découper un panneau photovoltaïque ;
- ne pas chercher à couvrir les panneaux photovoltaïques situés sur le bâtiment
sinistré (la mousse ne tient pas sur les panneaux, les bâches ne sont pas
parfaitement opaques et peuvent propager lincendie) ;
- à proximité des panneaux photovoltaïques, limiter au strict nécessaire les phases de
déblai et de dégarnissage ;
- ne pas hésiter à demander le concours de la SONABEL ou de linstallateur ;
- de nuit, ne pas éclairer les panneaux avec des projecteurs.
121
FICHE 3
OPERATIONS
RISQUES NRBC - LE RISQUE 1/4
PARTICULIÈRES
NUCLÉAIRE ET RADIOLOGIQUE
Généralités :
Le risque NRBC répond aux matières dont la dangerosité relève du risque nucléaire et/ou
radiologique, biologique et chimique.
Les types daccidents susceptibles dêtre rencontrés par les services de secours sont de
quatre ordres :
- lincident ou laccident dans une installation industrielle ou commerciale ;
- lincident ou laccident dans le cadre du transport des matières dangereuses ;
- lacte de malveillance ou lattentat ;
- la négligence.
Lemploi des radioéléments artificiels ou naturels dans de nombreux domaines crée un risque
radiologique auquel peuvent être exposés les secours.
Lintervention dans une ambiance contenant des matières radioactives impose des
précautions à observer pendant et après lopération.
PENDANT LINTERVENTION
122
APRES LINTERVENTION
Les intervenants susceptibles d'être contaminés ne doivent en aucun cas boire, manger ou
fumer avant une décontamination complète sous peine de contamination interne.
Tous les effets dhabillement et les matériels divers sont décontaminés ou mis en sac
étanche en vue de leur récupération par les équipes spécialisées.
Après vérification que toute trace de contamination a disparu, ce personnel est conduit au
centre médical principal et examiné par un médecin.
123
FICHE 3
OPERATIONS
RISQUES NRBC - LE RISQUE 2/4
PARTICULIERES
CHIMIQUE
LE RISQUE CHIMIQUE
Les produits chimiques sont des substances et préparations dangereuses qui, par leur nature
même, par leurs réactions à la chaleur ou par leur combinaison plus ou moins rapide entre
eux, peuvent :
On les trouve sous trois états, qui peuvent se combiner entre eux :
Le terme « pesticide » désigne toute une liste de produits utilisés pour neutraliser ou détruire
un organisme vivant (animal, végétal, bactériologique, etc.) considéré comme nuisible. Il s'agit
d'insecticides, herbicides, etc.
Ces produits sont d'une grande toxicité et particulièrement dangereux pour l'homme. Certains
ont une toxicité si élevée qu'ils sont utilisés comme tel, ou comme produit de base, pour la
synthèse des toxiques de guerre. Cest ainsi que la recherche sur les pesticides a donné,
entre autres choses, naissance à des gaz de combat neurotoxiques tels les
organophosphorés, Sarin, Tabun, Soman.
124
Il existe trois catégories de pesticides. Ils sont signalés sur les emballages par des étiquettes
portant une des mentions suivantes :
Sur létiquette figurent des renseignements sur les antidotes et les premiers soins à donner
en cas dintoxication.
Lorsque leau est utilisée et quil y a nécessité de lévacuer, sassurer avant de la diriger
dans un caniveau, quelle nest pas susceptible démettre des vapeurs ou des gaz
inflammables ou toxiques. Le plus souvent il faut diluer dans une grande quantité deau les
effluents évacués, et en contrôler lécoulement.
125
FICHE 3
OPERATIONS
RISQUES NRBC - LE RISQUE 3/4
PARTICULIERES
BIOLOGIQUE
LE RISQUE BIOLOGIQUE
- Agents bactériens :
Les bactéries sont des micro-organismes unicellulaires capables de se reproduire et survivre
dans l'environnement (eau, air, sol) et de coloniser les êtres vivants. Certains micro-
organismes ont la capacité de se transformer en spores (prendre la forme d'une graine) et de
survivre ainsi pendant de longues périodes (ex : anthrax).
- Agents viraux :
Les virus sont plus petits que les bactéries et ne peuvent se reproduire qu'à l'intérieur d'une
cellule qu'ils parasitent. L'infection virale produit une destruction des cellules hôtes parasitées.
- Toxines biologiques :
Les toxines sont des substances toxiques provenant d'animaux, de plantes ou de bactéries et
sont plus toxiques que la plupart des produits chimiques provenant de l'industrie. Elles
peuvent contaminer des produits alimentaires, des sources d'approvisionnement en eau et des
personnes.
Les agents biologiques constituent une menace très sérieuse du fait qu'ils sont relativement
accessibles et peuvent se diffuser rapidement sans détection initiale.
Ces agents sont disséminés de la façon suivante : par voie aérogène (aérosol, pulvérisateur),
par voie orale (contamination des réserves alimentaires et de l'eau), par contact dermique
(contact direct avec la peau) ou par injection.
Dans ce type dintervention, la marche générale des opérations NRBC se doit dêtre
appliquée, notamment pour ce qui concerne la recherche du renseignement.
La tenue de protection revêtue par les intervenants est fonction des renseignements obtenus à
lappel, confirmés par ceux récupérés sur les lieux de lintervention.
Dans tous les cas, lors dune opération de secours mettant en cause des agents biologiques,
le COS doit :
126
- mettre la radio dans un sac étanche
- faire arrêter tous les systèmes de ventilation ;
- ne pas toucher lobjet suspect ;
- isoler et condamner laccès au local où se trouve lobjet suspect ;
- placer les éventuelles personnes ayant été en contact direct avec lobjet suspect dans
un local immédiatement attenant ;
- sur-habiller les victimes ayant été en contact direct avec le produit avant leur évacuation
par
- mettre en place un périmètre de sécurité (avec sas entrée et sortie) ;
- relever lidentité des victimes ayant été en contact physique avec lobjet suspect,
susceptible davoir inhalé de la poudre ou qui a été en contact physique immédiat avec
elle (cercle n° 1) ;
- désinfecter les tenues des intervenants, puis suivre le protocole de déshabillage ;
- mettre les tenues dans des sacs étanches de la manière suivante :
o 1er sac : Tenue Légère de Décontamination (TLD) ;
o 2e sac : Appareil Normal de Protection à Visière Panoramique (ANPVP) +
cartouches ;
o 3e sac : tenues TYVEK + gants + masques chirurgicaux à usage unique ;
- désinfecter sur place au niveau du sas, conformément au protocole, les bottes et les
gants butyl, ainsi que les lunettes de protection.
- faire mettre par léquipe spécialisée de prélèvement lenveloppe suspecte dans un
sac étanche et le fermer hermétiquement ;
- transmettre les messages par téléphone urbain.
127
FICHE 3
OPERATIONS
RISQUES NRBC : LE TRANSPORT 4/4
PARTICULIERES
DE MATIÈRES DANGEREUSES (TMD)
Le risque NRBC nest pas présent quau sein des installations fixes. Il est également
mouvant dans la mesure où ces matières ont besoin dêtre transportées. Cest pourquoi il
existe une réglementation spécifique qui prévoit :
- une répartition des matières par classes ;
- une signalisation des véhicules concernés.
Exemple :
Code danger 33 Liquide très inflammable
1203
Code matière Super carburant
Les codes de dangers sont des combinaisons de numéros à 2 ou 3 chiffres, dont le premier
est le danger principal et les autres, le ou les dangers secondaires.
128
Les codes de danger sont les suivants :
Lorsque les deux premiers chiffres sont identiques, cela indique une intensification du danger
principal (exemple : 3. liquide inflammable 33. Liquide très inflammable).
Lorsque le danger dune matière peut être indiqué suffisamment par un seul chiffre, ce chiffre
est complété par un zéro en deuxième position.
Lorsque le code de danger est précédé dun « X », cest que le produit réagit
dangereusement au contact de leau.
Il est à noter que la signalisation du véhicule nest pas obligatoire lorsquil sagit dun
transport par colisage de produits ou de matières dangereuses. Sur chacun des colis doit alors
figurer:
129
OPERATIONS FICHE 4
Page 1/1
PARTICULIERES LES MANUVRES DE FORCE
GENERALITES
Elles doivent être exécutées suivant un plan établi par le chef de garde ou le COS, en fonction
des moyens dont il dispose et de lexpérience des exécutants.
La mise en uvre de ce plan nécessite lapplication de principes directeurs qui doivent être
constamment présents à lesprit du chef de garde ou du COS.
Pour létablissement du plan de manuvre, il faut se souvenir que le procédé le plus simple
permettant de réaliser lopération avec la moindre dépense de temps et de peine est en
général le meilleur.
AVANT LA MANUVRE :
- estimer le poids de la masse à déplacer ainsi que la position de son centre de gravité ;
- sassurer que les moyens utilisés sont adaptés au travail à fournir (connaissance des
caractéristiques) ;
- vérifier que le matériel est en bon état (câbles, chaînes, cordages, etc.) ;
- installer les engins sur une base solide ;
- choisir, sur la charge à déplacer, un point dapplication suffisamment robuste ;
- assurer la sécurité du personnel de manuvre par des dispositions appropriées :
o imposer le port du casque et des gants ;
o pour les travaux en cours ou plan deau, faire revêtir le gilet de sauvetage et prévoir
un élément de sûreté (équipe de sauvetage aquatique) ;
- faire établir un périmètre de sécurité par les forces de lordre.
PENDANT LA MANUVRE :
- ne jamais se placer sous une charge suspendue ou en équilibre, sauf cas de nécessité
absolue avérée ;
- ne pas sapprocher plus que nécessaire dun câble en tension (coup de fouet en cas
de rupture) ;
130
- placer les mains de façon quelles ne puissent pas être prises sous la charge, en
particulier dans les opérations de chargement et déchargement ;
- dans tous les cas, agir avec calme et sans précipitation ;
- faire suivre le calage au fur et à mesure de la manuvre de levage ;
- nutiliser les appareils, engins et agrès que dans les conditions prévues pour leur
emploi ;
- ne pas employer à la manuvre plus de personnel quil nest nécessaire, le
surnombre augmente les risques d'accidents.
131
ANNEXES
ANNEXE I
LES MESSAGES
1. GENERALITES
Le réseau radio des compagnies est un réseau dirigé, basé essentiellement sur des relations
de « chef à chef ».
Le chef dagrès, porteur de son poste radio, transmet lui-même ses messages sur le mode
conversationnel, sans aucune contrainte rédactionnelle préalable ou par lhomme de liaison
sil sagit dun poste mobile après lavoir écrit sur le carnet de messages.
Le suivi chronologique et larchivage des messages dune opération sont assurés par les
postes de commandement, fixes ou mobiles (véhicules PC). Ces derniers doivent toujours être
en mesure de faire le point de la situation à toute autorité susceptible de prendre le
commandement des opérations de secours.
- message de départ ;
- message de présentation ;
- message de demande de moyens ;
- message d'ambiance ;
- message de renseignements ;
- message de déplacement ;
- message de disponibilité ;
- message de rentrée.
La transmission dun message par radio, pour quelle ne soit pas tronquée, doit débuter
après le déclenchement du relais, soit environ trois secondes après lappui sur la pédale
démission. Cest pourquoi il est impératif que chaque message débute par lannonce de
lindicatif du destinataire, ce qui laisse au relais le temps de se déclencher.
Destinataires
132
Il rend compte au commandant de compagnie de tous les messages concernant :
2. TYPES DE MESSAGES
Tout engin équipé dun poste de radio à lexception des engins de commandement,
annonce son départ dès quil part effectivement, selon la procédure « message en lair »
précédé de lindicatif de la station directrice sous la forme :
« Poste fixe X..., tel engin parti pour tel motif , telle adresse .. ».
Le message de présentation est obligatoire pour tout engin équipé de radio. Il est transmis
en l'air, dès l'arrivée sur les lieux de lintervention. (à ladresse, au point deau, à la ZDI,
etc.), sous la forme :
Il est impératif de donner le nom complet de lengin pour permettre aux stationnaires de noter
avec précision les horaires de présentation (ex : « Premier Secours de BOLOMAKOTE » et
non pas « PS BOLOMAKOTE »).
Chaque présentation dengin doit être collationnée par le stationnaire du secteur, afin que le
chef dagrès ait la certitude que son message a bien été reçu. Au besoin, il réitère sa
transmission jusquà ce quil entende laccusé de réception.
Lorsquun engin de première intervention, intervenant sur son secteur, ne sest pas présenté
dans les 15 minutes suivant la prise dappel, il doit obligatoirement être contacté par son
stationnaire afin de vérifier sil sagit dun problème de réception de message ou dun
allongement du délai de présentation.
Un engin, lorsquil se présente dans une structure sanitaire (hôpital, centre médical) où il
transporte sa victime, transmet également un message de présentation « en lair », qui est
exploité mais non collationné par le stationnaire, en précisant la structure sanitaire :
« Poste Fixe X , tel engin se présente à telle structure sanitaire ».
133
2.3. MESSAGE DE DEMANDE DE MOYENS
Dès quil arrive sur les lieux, le chef de détachement qui estime que les moyens prévus
risquent dêtre insuffisants, transmet le message suivant :
La première demande peut intervenir dès la présentation sur les lieux de lintervention.
Par la suite, dautres messages de demande de moyens peuvent être intégrées directement
dans les messages de renseignements, notamment pour ce qui concerne les engins spéciaux
qui nauraient pas été demandés demblée.
Hormis les moyens brigades, toute demande de service public doit être accompagnée du motif
exprimé clairement, afin de lui permettre dadapter la réponse à apporter à notre demande.
Les services publics qui ont été demandés doivent obligatoirement être présentés.
Ex : « Police, SONABEL, etc. se présentent » ou « Police, SONABEL, etc. sur les lieux »
Le message dambiance ne présente dintérêt que dans la mesure où il éclaire une situation.
Il ne doit pas être systématisé. Il est confirmé dès que possible par un message de
renseignements auquel il ne doit pas se substituer.
134
2.5. MESSAGE DE RENSEIGNEMENTS
o si le chef de garde estime pouvoir maîtriser la situation avec les moyens dont il
dispose ou ceux prévus ou demandés, il transmet : « SECOURS SUFFISANTS » ;
o sil na pas encore une idée parfaitement précise dune situation mais que celle-
ci ne présente pas de risque grave, il transmet : « RECONNAISSANCE EN
COURS » ;
o enfin, sil estime quil y a risque dextension du sinistre ou danger pour les
personnes, il transmet : « POURSUIVONS RECONNAISSANCES » ;
o entre ces trois expressions, le chef de garde a toute latitude pour décrire la
situation et son activité.
2ème message
Ils doivent se succéder environ toutes les ½ heures. Ils décrivent lévolution de la situation,
indiquent les moyens mis en uvre, rendent compte des difficultés rencontrées et des
modifications éventuelles apportées au dispositif.
135
Les différentes phases de lextinction dun feu doivent apparaître chronologiquement :
- feu circonscrit ;
- maître du feu ;
- feu éteint ;
- déblai et dégarnissage ;
- surveillances et/ou rondes.
Une action débute lorsquelle est passée « en cours » dans un message et se déroule
jusquà ce quun message précise quelle est « terminée ». Par conséquent, toute
indication intermédiaire est inutile et superflue.
Transmis aussi rapidement que possible, ce message résume une situation de courte durée,
sans difficulté particulière et sans demande de moyen supplémentaire ou de service public.
Les moyens non médicalisés demandés pour assurer un transport ne sont pas considérés
comme moyens supplémentaires, ce qui n'exclut pas leur présentation par un autre message
de renseignement simplifié.
Cette procédure repose sur des phrases courtes ou ladoption des mots clefs définis plus
loin.
136
« Poste fixe X..., tel engin disponible ».
Le chef de garde, rédacteur du rapport principal, exploite toutes les rubriques du message
pour la totalité des engins ayant participé à lintervention.
Dans tous les cas, le message de rentrée doit comporter : au minimum les rubriques 1, 2,
6, 7.
Dans les autres centres de secours, les rédacteurs des rapports secondaires ne répondent
quaux rubriques 1, 2 et 4 pour les seuls engins et personnels appartenant à leur CS.
137
Liste des mots clefs pouvant être employés pour lensemble des huit principaux codes
dintervention.
138
EXEMPLE DE MESSAGE
1 - Demande De lADJ. ..... Je demande 1 EP, police et SONABEL, pour feu au 159 de
de moyens la rue 9.50 à BOBO.
4 - Message De lADJ...
de
renseignemen
ts
2eme message Feu éteint. Il intéressait une maison dhabitation de 100m2 environ.
Reconnaissances terminées. Opérons déblai et dégarnissage.
1. PS rentrée à . . .
engins, personnels, matériels.
a) PS Bolomakoté LDT + PL, une mise en sécurité.
b) PS LAFIA. . reconnaissances, déblai, ARI, outils
divers.
6 -message de 2. 1 femme, sans gravité.
rentrée 3. 1 extincteur avant notre arrivée.
5. 1 ronde sous-officier à telle heure
6- Court-circuit.
7- Maison partiellement détruite. Mobilier, objets divers
brûlés.
139
Ronde sous- Adj. . . . Ronde rentrée à... . Aucune trace de feu ne subsiste.
officier OPERATION TERMINEE.
6 - Message de
VSAV de Bolomakoté disponible.
disponibilité
VSAV rentrée à …
1. Bilan, transport.
7 - message de
2. 1 homme sans gravité.
rentrée
6. Chute de cyclomoteur.
7. 1 cyclomoteur endommagé.
140
ANNEXE II
1. LISTE DE GARDE
Etablie quotidiennement, selon le niveau, par le chef de centre de secours, elle définit
numériquement, nominativement et par la fonction, la composition de la garde dincendie et
des différents services du jour. Elle est arrêtée au moins 48 heures à lavance et affichée.
Tout changement doit y être porté immédiatement sous le contrôle du sergent de jour.
Tous les messages du cadre opérationnel ainsi que tout ce qui se rapporte à lopérationnel
sont enregistrés sur ce document avec un groupe horaire précis.
Le cahier de départ des secours doit être tenu avec soin. Il est vérifié et visé chaque jour par le
chef de garde, visé par le commandant de compagnie et les officiers adjoints à loccasion des
visites de CS.
Numérotés pour lannée dans une série unique, les cahiers de départ des secours sont visés
par lautorité compétente quand ils sont terminés, et archivés au CS origine.
Le registre de sortie des secours, disposé dans la salle de rédaction des rapports, est sous la
responsabilité du CDG. Il est visé par celui-ci avant quil ne quitte sa garde.
141
4. CAHIERS DE MESSAGES TELEPHONES
Les messages sont écrits par le stationnaire ou le sapeur de liaison ou de veillée. Ceux se
rapportant à la situation des engins y sont portés à lencre rouge.
Mention est faite des lieux dorigine et de destination, des noms des expéditeurs et des
destinataires, de lheure denvoi telle quelle est échangée après chaque message entre
les deux postes intéressés, de lheure du destinataire.
Les messages sont inscrits les uns à la suite des autres dans lordre chronologique, sans
interligne. Toutefois, ils peuvent être séparés par un trait, ce qui permet une plus grande
clarté.
Chaque jour à 00 heure, le gradé ou sapeur de veillée inscrit la date en gros caractères sur
ce cahier sous la forme suivante :
A sa descente de garde, le stationnaire inscrit sur la ligne faisant suite au dernier message
reçu, le nom du chef de garde et du sergent de jour descendants où ces derniers signent. Sur
la troisième ligne suivante, le stationnaire inscrit son nom, son grade et lheure de sa prise de
fonction. Chaque remplacement de stationnaire au cours dune garde exige ces inscriptions.
Le cahier de messages téléphonés doit être tenu avec soin. Il est visé par le commandant de
compagnie et les officiers adjoints à loccasion des visites de Centre de Secours.
NB :
Les cahiers de messages et de messages téléphonés sont conservés 05 ans.
La fiche de départ des secours est un feuillet, détaché dun bloc-notes, sur lequel le
stationnaire inscrit lheure du 1er appel et lindication du motif de lappel de secours ;
ladresse du sinistre et les indications complémentaires reçues pouvant être utiles au chef
dagrès (exemples : nature de ce qui brûle, niveau, victimes éventuelles, etc.). Il coche dune
croix la case correspondante au moyen dappel utilisé.
Le stationnaire remet une fiche au chef de garde et à chaque chef dagrès au départ des
secours. Pour la reproduction, il place au préalable autant de feuillets de papier carbone
intercalaires quil a dengins au départ des secours.
En principe, les messages sont transmis directement par lautorité qui dirige les secours sur
le mode conversationnel. Cependant, dans certains cas, la rédaction préalable des messages
peut savérer nécessaire, en particulier lorsque :
142
- lopération impose lenvoi de plusieurs messages de renseignements successifs ;
- la configuration des lieux impose la retransmission par une tierce personne (sapeur de
liaison) ;
- une transmission de pouvoir entre commandants des opérations de secours est prévisible.
Enfin, ce document permet au sapeur de liaison de recueillir tous les éléments nécessaires à
la rédaction du rapport dintervention.
7. AUTRES DOCUMENTS
Ce rapport est à remplir par le chef dagrès dès son retour dintervention. Les rapports sont
conservés 10 ans.
Leur présence, leur tenue à jour et leur état sont contrôlés chaque jour par le chef de garde.
Ces documents sont renseignés par le sous-officier chargé des ETARE en liaison avec le chef
de remise.
143
ANNEXE III
1. PRIORITE
Dans tous les cas où linsuffisance de la largeur libre de la chaussée, son profil ou son état
ne permettent pas le croisement ou le dépassement avec facilité et en toute sécurité, les
usagers de la voie publique doivent réduire leur vitesse et au besoin sarrêter ou se garer
pour faciliter le passage des véhicules de lutte contre lincendie. Pour bénéficier de cette
disposition, les véhicules dincendie doivent faire usage des avertisseurs sonores
(corne à 02 tons) et lumineux (phares, feux de détresse, gyrophare de couleur bleue) qui
leur sont propres.
Si lusage de lavertisseur sonore donne la priorité aux véhicules de secours, il nen reste
pas moins que le FEU ROUGE ou le signal STOP ne doit être franchi quavec la plus
extrême prudence par le conducteur des véhicules se rendant sur feu.
Le chef dagrès ou le gradé désigné descend de son véhicule pour guider le conducteur dans
les passages difficiles, les manuvres délicates ou pour ranger le véhicule.
1.1. ITINERAIRE
En principe, les sens interdits doivent être respectés. La marche à contre sens peut être
admise quand la circulation est nulle.
En cas daccident, le chef dagrès prend les mesures nécessaires pour quil ny ait pas de
retard dans larrivée des secours. Si lengin peut continuer son chemin, il laisse un gradé ou
un sapeur sur les lieux pour faire établir le constat et prendre les renseignements.
144
En cas dimmobilisation, il rend compte immédiatement au BOT qui fait partir un autre engin
Lorsque le conducteur dun véhicule refuse de céder le passage à un engin se rendant sur
intervention ou si la position du véhicule gêne significativement la progression des secours, le
chef dagrès doit le mentionner dans la 8ème rubrique de son message de rentrée. Après avoir
noté la description du véhicule et sa plaque minéralogique, il prend contact avec le service
contentieux pour la procédure à suivre (signalement, dépôt de plainte etc.).
Tout véhicule faisant partie dun convoi se conforme aux règles militaires de la circulation
routière. Le chef de convoi précise la distance à respecter entre les véhicules. Il doit connaître
parfaitement litinéraire à emprunter et le contrôler.
Le chef dagrès fait respecter la distance prescrite entre son véhicule et celui qui le précède.
Il doit également connaître litinéraire emprunté.
Si les sapeurs-pompiers doivent annoncer leur approche par lemploi davertisseurs spéciaux,
lavertisseur sonore ne doit être utilisé quà bon escient et dans les limites de
lindispensable.
De 22 h 00 à 06 h 00, son emploi est vivement déconseillé. Les appels de phares doublés des
avertisseurs lumineux suffisent pour attirer lattention des autres automobilistes.
Pour les VID, lusage de lavertisseur sonore est formellement interdit, sauf dans des
situations particulières qui seront précisées, le cas échéant, par le commandement.
En raison de la fréquence de passage des véhicules de secours, certaines zones font lobjet
de nuisances sonores importantes. Il sagit :
- de la proximité des remises des centres de secours eux-mêmes, et des carrefours proches
des centres de secours ;
145
- des abords des centres sanitaires et hospitaliers ;
- des abords de certains établissements : palais de la présidence, ambassades, ministères,
studios denregistrement, etc.
En conséquence, dans ces zones, les avertisseurs sonores ne devront être employés
que pour les interventions particulièrement urgentes et en cas dabsolue nécessité.
En outre, à lintérieur des remises, et des cours des centres de secours, lusage de la corne
02 tons est formellement interdit, excepté pour les essais faisant suite aux dépannages.
Ces déplacements sont soumis aux mêmes conditions de sécurité que les autres véhicules
dintervention. La plus grande vulnérabilité de ces véhicules doit entraîner de la part des
chefs dagrès, le rappel des mesures de sécurité extrême au franchissement des carrefours.
Lors dune évacuation de victime, la conduite doit être souple, sans coup de frein ni
changement de vitesse brusque :
- Utiliser les avertisseurs lumineux en permanence pendant toute la durée du transport ;
- Utiliser les avertisseurs sonores si les circonstances lexigent.
Sagissant dune victime dun traumatisme, la vitesse de lengin, hors autoroute et voie
rapide, ne doit en aucun cas excéder la limite maximale autorisée en agglomération (50 km/h).
Le code de la route rend obligatoire le port de la ceinture de sécurité pour les occupants des
places avant et arrière des véhicules ainsi équipés et dun poids autorisé en charge
nexcédant pas 3,5 tonnes.
Par ailleurs, il prévoit que son port n'est pas obligatoire pour les occupants des véhicules de
lutte contre lincendie lorsquils effectuent des missions durgence.
Toutefois, lexpérience montre que le nombre de départs en intervention dans les véhicules
considérés permet le port de la ceinture sans pour autant que le cours de l'opération ne soit
remis en cause. Aussi, le port de la ceinture de sécurité dans les véhicules qui en sont dotés,
est-il fortement préconisé.
En tout état de cause, le port de La ceinture de sécurité est obligatoire hors départ en
intervention.
146
ANNEXE IV
Lintervention est la raison dêtre des secours et, à ce titre, lorsque des engins et des
personnels ont participé à une intervention, un certain nombre dactes doivent être accomplis
à lissue pour :
Ces actes concernent les conducteurs et chefs dagrès ainsi que les chefs de garde.
147
- Fait mettre le personnel dans la position
« A vos rangs » ;
- sassure de létat physique et
- contrôle laspect psychologique du personnel : fatigue,
extérieur de son blessures légères et autres ;
engin ; - fait prendre les premiers soins, provoque
- remet son engin en la consultation médicale. Si nécessaire, fait
état opérationnel ; prendre une douche ;
- vérifie le carburant ; - contrôle, si besoin est, le contenu des
- Recomplète les poches et des coffres de lengin ;
A larrivée au produits utilisés ; - vérifie létat vestimentaire du personnel.
CS - échange des Si un EPI ou un vêtement est détérioré, il
matériels, fait procéder à son échange et fait rédiger
- Nettoye (appareils un compte rendu (CR) par lintéressé ;
respiratoires, - fait connaître sil y a lieu, son appréciation
insufflateurs, tuyaux, sur le comportement du personnel
véhicules) ; (satisfaction, mécontentement...) ;
- signale au chef - donne les ordres pour remettre lengin en
remise et au chef de état opérationnel et sassure de
service des lexécution ;
opérations de toute - se rend au BOT avec les renseignements
anomalie ou absence pris sur intervention et dicte son message
de matériel. de rentrée au stationnaire ;
- sassure de la tenue du tableau de
position des engins (tableau synoptique) ;
- rédige et signe son rapport dintervention.
148
ANNEXE V
En général, si la zone concernée nexcède pas les limites dun groupement, la couverture
est assurée par le BCOT territorialement compétent. Dans le cas contraire, elle est du ressort
du CCOT.
Lorsquun engin doit, après une intervention, être remis en état opérationnel (hygiène des
personnels, pleins, réarmement, etc.), les opérations nécessaires sont accomplies dès le
retour au centre de secours et dans les délais les plus brefs.
Si lengin doit être placé en situation dindisponibilité, il appartient au chef de garde den
prendre la décision et rendre compte à lofficier de permanence. Dans ce cas la remise en
service doit intervenir immédiatement après la fin des diverses opérations. Les centres de
secours voisins sont informés de tout changement de situation.
Tout engin muni dun appareil radio ou tout autre moyen de communication, qui quitte les
lieux dune intervention et qui est en état opérationnel doit, sans délai, être annoncé
« disponible » par le chef dagrès.
Celui-ci envoie un message « en lair » sur son canal dans la forme simple : « poste fixe
de . . ., tel engin disponible ».
Un engin dans cette situation peut recevoir un ordre dintervention en cours de trajet, selon la
position géographique de la nouvelle adresse par rapport à son itinéraire.
Lorsquun engin doit être réarmé à lissue de lintervention, il est placé en situation
d'indisponibilité par le chef dagrès qui prend toutes les dispositions pour en assurer la remise
en service au plus vite. Un compte rendu est adressé au BCOT à chaque changement détat
de lengin.
149
2. RELEVES
Les équipements de protection individuelle toujours plus performants offrent également une
plus grande autonomie pour le personnel dattaque. Mais lintensité de leffort fourni par les
équipiers les plus exposés ne permet plus toujours un réengagement immédiat après avoir
procédé à léchange des bouteilles dair.
Le personnel relevé, sil est conservé sur place en vue dun engagement ultérieur, doit être
regroupé au sein dune zone dédiée, appelée zone de remise en condition du personnel
(ZRCP) et située à labri des regards du public, en vue de sa remise en condition (allègement
de tenue, repos, restauration).
Le COS, doit intégrer cette contrainte dans son évaluation des besoins en personnel de
relève, au même titre que les conditions climatiques et dengagement ou la durée du travail
restant à effectuer.
Dans le cadre des opérations de longue durée, le COS doit également anticiper les relèves du
personnel qui nest pas à lattaque mais qui est présent sur intervention, engins spéciaux et
de commandement inclus.
« Je demande rendue pour telle heure, une relève composée de tels moyens ».
En règle générale, les relèves doivent intervenir toutes les quatre heures lorsquil sagit
dopérations actives.
La relève des chefs de secteurs précède dune heure celle du personnel, de manière à
permettre les reconnaissances et faciliter la prise en compte du matériel, la mise en place des
personnels et le transport de ceux qui sont relevés.
Le personnel spécialisé nécessaire à la mise en uvre dun engin doit être relevé par du
personnel provenant du CS auquel appartient cet engin.
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ANNEXE VI
REQUISITIONS
En général, lorsquils sont requis, les secours de la brigade ninterviennent qu'en vertu d'une
réquisition écrite, rédigée par lautorité habilitée. Toutefois, dans les cas urgents, ils peuvent
se contenter dune simple réquisition verbale, la régularisation écrite devant alors intervenir
dans les plus brefs délais suivant lopération. Labsence de régularisation pourrait conduire
à conclure que les sapeurs-pompiers sont intervenus sans réquisition, cest à dire dans le
cadre normal de leur action.
Dans ce cas, leur responsabilité pourrait ne pas être exonérée.
Dordinaire, la brigade intervient dans le cadre général des missions de protection civile et
na donc pas besoin de réquisition. Toutefois, lautorité de police administrative, dont les
prérogatives sétendent au-delà, peut requérir les secours dans un intérêt dordre public,
pour lexécution de missions qui nécessitent une compétence propre aux sapeurs-pompiers.
Les autorités habilitées à opérer une réquisition administrative sont les maires et les préfets ou
leurs représentants qualifiés.
Les secours peuvent être requis en cas durgence (flagrant délit) ou dans le cadre dune
procédure pour effectuer, en dehors du contexte opérationnel normal, des opérations dont la
mise en uvre technique relève de la compétence des sapeurs-pompiers (ex : recherche de
corps immergés, recherche dobjets dans des endroits difficiles daccès, etc.).
Les autorités habilitées à opérer une réquisition judiciaire sont les magistrats et les officiers de
police judiciaire (OPJ).
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ANNEXE VII
Le décès dune victime peut survenir à domicile, sur la voie publique, dans les lieux publics
ou, de façon exceptionnelle, au cours de son transport par un moyen brigade.
Ces procédures ne concernent donc pas le cas où la victime est découverte dans un état de
décès certain par les premiers secours à leur arrivée et pour laquelle aucune manuvre de
réanimation est entreprise.
1. CERTIFICAT DE DÉCÈS
Le décès dune victime doit faire lobjet de la rédaction dun certificat de décès par un
médecin. En cas dimpossibilité dobtenir la rédaction de ce certificat par un médecin
présent sur les lieux, il doit être fait appel à la police.
Ce type de décès obéit à une procédure judiciaire et doit conduire à réquisitionner un médecin
légiste par lintermédiaire de la police. Le certificat de décès doit être renseigné par un
médecin sur place avec la mention « obstacle médico-légal ».
2. DÉCÈS A DOMICILE
Après rédaction du certificat de décès par un médecin, les procédures à appliquer sont les
suivantes :
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3. DÉCÈS SUR LA VOIE PUBLIQUE OU DANS UN LIEU PUBLIC
Après rédaction du certificat de décès par un médecin, les procédures à appliquer sont
les suivantes :
- arrêt du véhicule ;
- réanimation cardio-pulmonaire ;
- demande de police par le chef dagrès ;
- contact de la police territorialement compétente, afin dobtenir laccord de lOPJ
pour faire transporter le corps par lengin brigade :
o soit vers les urgences hospitalières ;
o soit vers le funérarium ;
o en cas de refus, la police, sur place, devra organiser le transport de la victime
par un autre moyen ;
o attente du moyen de transport du corps ;
o transfert de la victime décédée du véhicule BNSP vers le moyen de transport
du corps ;
o départ du chef dagrès.
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GLOSSAIRE
AC : Accident de Circulation
ANPVP : Appareil Normalisé de Protection à visière Panoramique
AR : Ambulance de Réanimation
ARI : Appareil Respiratoire Isolant
AVP : Accident de la Voie Publique
BT : Basse Tension
BCOT : Bureau de Coordination des Opérations et des Transmissions
BI : Bouches dIncendie
BLEVE : Boiling Liquid Expanding Vapor Exposion
BNSP : Brigade Nationale de Sapeurs-Pompiers
BOT : Bureau des Opérations et des Transmissions
BPSM : Binôme Premier Secours à Moto
BT1 : Brevet Technique N°1
BUMIGEB : Bureau des Mines et de la Géologie du Burkina
EP : Engin Pompe
EPI : Équipement de Protection Individuelle
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ERP : Établissement Recevant du Public
ETARE : Établissement Répertorié
ETM : Exercice de Transmission des Messages
HT : Basse Tension
155
PC : Poste de Commandement
PCA : Poste de Commandement Avancé
PCP : Poste de Commandement Principal
PI : Poteaux dIncendie
PMA : Poste Médical Avancé
PVC : Poly-Chlorure de Vinyle
PVH : Personne Vivant avec un Handicap
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2e diffusion
157
Année 2025
Par Commandant BNSP
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