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Ce document présente une étude complète des appareils d'imagerie médicale, incluant les principes de fonctionnement, les composants, l'environnement requis, les logiciels associés et les caractéristiques techniques de chaque appareil, tels que le radiographe, l'échographe, le mammographe, le scanner et l'IRM. Il aborde également les types de rayonnement utilisés et répond à des questions spécifiques concernant leur fonctionnement. Enfin, il inclut un cas pratique comparatif entre les différentes technologies d'imagerie.

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Ce document présente une étude complète des appareils d'imagerie médicale, incluant les principes de fonctionnement, les composants, l'environnement requis, les logiciels associés et les caractéristiques techniques de chaque appareil, tels que le radiographe, l'échographe, le mammographe, le scanner et l'IRM. Il aborde également les types de rayonnement utilisés et répond à des questions spécifiques concernant leur fonctionnement. Enfin, il inclut un cas pratique comparatif entre les différentes technologies d'imagerie.

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ETUDE COMPLETE DES APPAREILS D'IMAGERIE

MEDICALE

(RADIOGRAPHE, ECHOGRAPHE, MAMMOGRAPHE, SCANNER, IRM)

SOMMAIRE

1. PRINCIPE DE FONCTIONNEMENT DE CHAQUE APPAREIL


2. COMPOSANTS ET LEURS RÔLES
3. ENVIRONNEMENT, SALLE ET MURS
4. LOGICIELS ASSOCIÉS
5. CARACTÉRISTIQUES TECHNIQUES DE CHAQUE APPAREIL
6. TYPE DE RAYONNEMENT UTILISÉ
7. QUESTIONS SPÉCIFIQUES (RADIO, SCANNER, IRM)
a. Comment les rayons X sont fabriqués
b. Pourquoi le plomb est utilisé
c. Durée de la dose dans le corps humain
d. Tube radiogène : huile et température
e. Pourquoi les os sont blancs et les organes noirs en radio
f. Différence entre radio standard et radio spécifique
g. Définition : Cœlioscopie et réticulocyte
h. Processus d'obtention des images
8. CAS PRATIQUE COMPARATIF : RADIO vs SCANNER vs IRM
(Exemple concret pour comprendre les différences)
1. PRINCIPE DE FONCTIONNEMENT DE CHAQUE APPAREIL

A. RADIOGRAPHE (RX) :
Principe : C'est une projection en 2D. L'appareil émet un faisceau de rayons X
qui traverse le corps. Les structures denses (os, calcifications) absorbent
beaucoup de rayons, les structures moins denses (muscles, graisse, poumons) en
absorbent moins. Un détecteur placé derrière le patient capte les rayons
restants. L'image est une "ombre" radiologique : zones claires = denses,
zones sombres = peu denses.

B. ECHOGRAPHE (ÉCHODOPPLER) :
Principe : Utilisation d'ultrasons (ondes sonores inaudibles, > 20 000 Hz).
Une sonde émet des ondes qui pénètrent dans le corps. Chaque fois qu'une onde
rencontre une interface entre deux tissus de densités différentes (ex : muscle/
vaisseau), une partie de l'onde est réfléchie (écho). L'appareil mesure le
temps de retour de ces échos pour calculer la profondeur et reconstruire une
image en temps réel. L'effet Doppler permet de mesurer la vitesse du sang.

C. MAMMOGRAPHE :
Principe : C'est un radiographe spécialisé dans le sein. Il utilise des rayons X
de faible énergie (20-30 kV) pour mieux visualiser les tissus mous et les
microcalcifications. Une compression forte et uniforme du sein est appliquée
pour :
- Diminuer l'épaisseur traversée (donc réduire la dose)
- Écarter les tissus pour éviter les superpositions
- Améliorer la netteté de l'image.
L'image est une projection 2D (ou 3D en tomosynthèse).

D. SCANNER (TODENSITOMÈTRE) :
Principe : C'est une radiographie en 3D. Le tube à rayons X et les détecteurs
tournent autour du patient en réalisant des milliers de mesures angulaires.
On obtient des projections sous tous les angles. Un ordinateur puissant
reconstruit ces données en coupes fines (1 mm ou moins) selon trois plans
(axial, sagittal, coronal). Le résultat est une image en coupe où chaque pixel
représente une densité tissulaire (unités Hounsfield).

E. IRM (IMAGERIE PAR RÉSONANCE MAGNÉTIQUE) :


Principe : Aucun rayon X. On utilise un champ magnétique très puissant (1,5 à
3 Tesla) et des ondes radio. Les protons d'hydrogène (noyaux des atomes d'eau
présents dans tous les tissus) s'alignent comme des aiguilles de boussole dans
le champ. Une impulsion radiofréquence les désaligne, puis ils reviennent à
leur état initial en émettant un signal. Ce signal est capté et analysé pour
créer des images en 3D avec un contraste exceptionnel entre les tissus mous.

2. COMPOSANTS DE CHAQUE APPAREIL ET LEUR RÔLE

A. RADIOGRAPHE (et MAMMOGRAPHE) :


- Tube radiogène (ampoule) : Génère les rayons X par freinage des électrons.
- Générateur haute tension : Fournit l'énergie (kV) et l'intensité (mA).
- Collimateur : Système de lames en plomb qui ajuste la taille du faisceau
pour irradier uniquement la zone d'intérêt.
- Table d'examen : Supporte le patient, souvent motorisée.
- Détecteur (numérique ou film) : Capte les rayons transmis.
- Détecteur numérique : Capteur à scintillateur + photodiodes (ou capteur
à couche de sélénium) qui convertit les photons X en signal électrique.
- Poste de travail : Interface de visualisation et de réglage des paramètres.

B. ECHOGRAPHE :
- Sonde (transducteur) : Contient des cristaux piézoélectriques (ex : quartz,
céramique PZT). Ils vibrent sous l'effet d'un courant électrique pour émettre
des ultrasons, et inversement, ils génèrent un courant électrique quand ils
reçoivent des échos.
- Émetteur/récepteur : Gère l'alternance émission/réception.
- Amplificateur : Amplifie les signaux de retour très faibles.
- Processeur central (calculateur) : Traite les signaux, calcule les distances
(vitesse du son = 1540 m/s dans les tissus), applique des filtres (Doppler).
- Écran haute définition : Affichage temps réel.
- Console de commande : Trackball, clavier, boutons pour mesures.

C. MAMMOGRAPHE :
Mêmes composants que le radiographe, mais avec des spécificités :
- Tube spécifique : Anode en molybdène ou rhodium (au lieu de tungstène) pour
produire des rayons X de basse énergie.
- Cadre de compression : Palpeur transparent en plastique qui comprime le sein.
- Grille anti-diffusion : Plaque avec lamelles de plomb pour absorber les
rayonnements diffusés et améliorer le contraste.
- Détecteur à haute résolution : Spécialement conçu pour les microcalcifications.

D. SCANNER :
- Portique (anneau) : Structure fixe ou rotative qui entoure le patient.
- Tube à rayons X : Très puissant, avec anode tournante pour dissiper la chaleur.
- Détecteurs (multibarrettes) : Plusieurs rangées (ex : 64, 128, 256) pour
acquérir plusieurs coupes simultanément. Ils sont constitués de scintillateurs
(gadolinium) et de photodiodes.
- Table motorisée : Avance le patient de manière très précise (pas de 0,5 mm).
- Générateur haute fréquence : Alimentation stable du tube.
- Système de refroidissement : Refroidit le tube (huile + air) pour éviter la
surchauffe.
- Ordinateur de reconstruction : Multi-cœurs, avec algorithmes de reconstruction
(rétroprojection filtrée, itérative).
E. IRM :
- Aimant supraconducteur : Bobines de niobium-titane refroidies à -269°C par
de l'hélium liquide pour créer un champ magnétique intense (ex: 1,5 T ou 3 T).
- Bobines de gradient : 3 jeux de bobines (X, Y, Z) qui créent des variations
spatiales du champ pour localiser le signal.
- Antenne RF (bobine émettrice/réceptrice) : Émet les impulsions radio et capte
le signal de relaxation des protons. Il existe des antennes dédiées (tête,
épaule, genou, etc.) pour améliorer la qualité.
- Console de commande : Programme les séquences (T1, T2, FLAIR, etc.).
- Système de cryogénie : Compresseurs pour maintenir l'hélium liquide.
- Ordinateur de traitement : Transformée de Fourier pour passer du signal brut
à l'image.
- Table mobile : Amène le patient dans l'aimant.

3. ENVIRONNEMENT, SALLE ET MURS

A. RADIOGRAPHE, MAMMOGRAPHE et SCANNER (Rayons X) :


- Les murs, sol et plafond doivent être blindés au plomb ou au baryte (béton
baryté) pour protéger l'extérieur.
- Épaisseur équivalente de plomb : Varie selon la puissance de l'appareil et
l'utilisation. Exemples :
- Radiographie standard : 1 à 1,5 mm Pb.
- Scanner : 2 à 3 mm Pb.
- Mammographe : 0,5 à 1 mm Pb (car basse énergie).
- Portes : Portes plombées avec fenêtre en verre plombé pour l'observation.
- Signalisation lumineuse : "Rayons X en cours" à l'extérieur.
- Zone contrôlée : Accès limité au personnel autorisé.
- Télécommande : Passage des paramètres depuis une salle de commande protégée.
B. ECHOGRAPHE (Ultrasons) :
- Aucune protection spécifique (pas de rayonnement ionisant).
- Salle standard, avec lumière tamisée pour mieux voir l'écran.
- Prise électrique standard.
- Possibilité de brancher un système d'archivage (PACS).

C. IRM (Champ magnétique intense) :


- La salle est une "zone de sécurité stricte" (Zone IV selon les normes).
- Aucun objet ferromagnétique (métal attiré par l'aimant) n'est autorisé
(clés, montres, téléphones, cartes bancaires, béquilles, etc.).
- Murs : Blindage en cuivre ou en aluminium (Faraday cage) pour empêcher les
ondes radio externes de perturber le signal et inversement.
- Signalisation stricte : Zone délimitée au sol (ligne rouge).
- Plancher renforcé : L'aimant pèse entre 3 et 10 tonnes.
- Système de ventilation et d'évacuation des gaz (hélium en cas de quench).

4. LOGICIELS ASSOCIÉS

A. RADIOGRAPHE et MAMMOGRAPHE :
- Logiciel d'acquisition (ex : Generay, Fuji, Carestream) : Gère les paramètres
(kV, mAs), ajuste la luminosité/contraste, applique des filtres.
- Logiciel de traitement d'image (post-traitement) : Amélioration du contraste,
zoom, inversion de couleurs, mesures.
- Logiciel PACS (Picture Archiving and Communication System) : Stockage des
images DICOM, visualisation, partage entre services.
- Logiciel de dosimétrie : Suivi des doses délivrées aux patients.

B. ECHOGRAPHE :
- Logiciel d'acquisition temps réel (ex : GE Logiq, Philips Affiniti).
- Logiciel de mesure : Calcule les distances, surfaces, volumes.
- Logiciel Doppler : Analyse des flux sanguins (vitesse, direction, indice de
résistance).
- Logiciel d'archivage : Enregistrement des boucles (ciné-loop).
- Logiciel 3D/4D : Reconstruction volumique pour visualisation obstétricale.

C. SCANNER :
- Logiciel de pilotage du scanner (ex : Syngo, Brilliance, Aquilion) : Définit
les paramètres (kV, mAs, épaisseur de coupe, pitch).
- Logiciel de reconstruction (rétroprojection filtrée, reconstruction itérative).
- Logiciel de post-traitement (ex : 3D, MIP, VR, segmentation) : Reconstruction
en 3D, rendu de volume, angioscanner, colonoscopie virtuelle.
- Logiciel de dosimétrie : Calcul de la dose efficace.

D. IRM :
- Logiciel de séquences (ex : Brain, Spine, Abdomen) : Paramètres TR, TE, FOV,
matrice, nombre d'excitations.
- Logiciel de reconstruction : Transformée de Fourier rapide.
- Logiciel de post-traitement fonctionnel (fMRI, perfusion, diffusion).
- Logiciel d'angiographie (ARM) : Soustractions et MIP.

5. CARACTÉRISTIQUES TECHNIQUES DE CHAQUE APPAREIL

A. RADIOGRAPHE :
- Tension : 40 à 150 kV.
- Intensité : 1 à 1000 mA.
- Durée d'exposition : 1 ms à quelques secondes.
- Résolution spatiale : Très bonne (> 10 lp/mm).
- Contraste : Moyen à bon (dépend du contraste des tissus).
- Temps d'acquisition : Instantané (< 1 s).
- Prix : 50 000 à 200 000 €.
- Dimension : Encombrement moyen (2 x 3 m).

B. ECHOGRAPHE :
- Fréquence des sondes : 2 à 18 MHz (plus la fréquence est élevée, meilleure est
la résolution, mais la pénétration est moindre).
- Résolution spatiale : Bonne (dépend de la fréquence).
- Résolution temporelle : Excellente (temps réel, 20-60 images/s).
- Mobilité : Appareil mobile (sur roulettes).
- Prix : 20 000 à 150 000 €.
- Dimension : Compacte, peut être portable.

C. MAMMOGRAPHE :
- Tension : 20 à 35 kV (basse énergie).
- Anode : Molybdène (Mo) ou Rhodium (Rh).
- Résolution spatiale : Très élevée (> 15 lp/mm) pour voir les microcalcifications.
- Compression : Force de 100 à 200 N.
- Temps d'acquisition : < 1 s.
- Prix : 100 000 à 250 000 €.

D. SCANNER :
- Tension : 80 à 140 kV.
- Intensité : 100 à 800 mA.
- Nombre de barrettes : 16 à 640 (ex : 64, 128, 256).
- Épaisseur de coupe : 0,5 à 5 mm.
- Temps de rotation : 0,25 à 1 s.
- Résolution spatiale : Très bonne (< 0,5 mm).
- Contraste : Bon (amélioré par produit de contraste iodé).
- Prix : 400 000 à 2 000 000 €.
- Dimension : Très encombrant (pièce dédiée).
E. IRM :
- Champ magnétique : 0,5 à 7 Tesla (clinique : 1,5 T ou 3 T).
- Résolution spatiale : Très bonne (< 1 mm).
- Contraste des tissus mous : Exceptionnel (meilleur de tous).
- Temps d'acquisition : Long (5 à 45 minutes selon la séquence).
- Prix : 1 000 000 à 3 000 000 €.
- Dimension : Très encombrant, nécessite une salle blindée.
- Niveau sonore : Important (claquements jusqu'à 110 dB).

6. TYPE DE RAYONNEMENT UTILISÉ

| Appareil | Type de rayonnement | Ionisant ? |


| RADIOGRAPHE | Rayons X (photons à haute énergie) | OUI |
| MAMMOGRAPHE | Rayons X (basse énergie) | OUI |
| SCANNER | Rayons X (faisceau rotatif) | OUI |
| ECHOGRAPHE | Ultrasons (ondes mécaniques, >20 kHz) | NON |
| IRM | Ondes radio et champ magnétique statique | NON |

7. QUESTIONS SPÉCIFIQUES (RADIOGRAPHE, SCANNER, IRM)

7a. COMMENT LES RAYONS X SONT-ILS FABRIQUÉS ?


Les rayons X sont produits dans le tube radiogène par un phénomène appelé
"freinage" (Bremsstrahlung) et "rayonnement caractéristique".
- Des électrons sont émis par un filament (cathode) chauffé à très haute
température (effet thermoïonique).
- Ces électrons sont accélérés par une très haute tension (40 à 150 kV) entre
la cathode et l'anode.
- Ils frappent l'anode (plaque de tungstène) à très grande vitesse.
- Lorsqu'ils sont brutalement ralentis (freinés) par le noyau des atomes de
tungstène, ils libèrent leur énergie sous forme de photons X (rayonnement
de freinage) et parfois sous forme de chaleur (99 % de l'énergie est
transformée en chaleur, 1 % en rayons X).
- Le rayonnement caractéristique se produit quand un électron incident éjecte
un électron des couches internes de l'anode, et qu'un électron d'une couche
supérieure comble le vide en émettant un photon X spécifique à l'élément
(tungstène).

7b. POURQUOI UTILISE-T-ON LE PLOMB ?


Le plomb est utilisé pour se protéger des rayonnements ionisants (rayons X et
gamma) pour trois raisons :
- Masse atomique élevée (Z = 82) : Il est très dense, donc très efficace pour
arrêter les photons X par absorption (effet photoélectrique) ou diffusion.
- Coefficient d'atténuation linéaire élevé : Une fine couche de plomb arrête
la majorité des rayons X (contrairement au béton qui nécessiterait 1 mètre
d'épaisseur).
- Malléabilité : Il peut être mis en feuilles, en briques, ou en verre plombé.
Il est utilisé pour les tabliers de protection, les gants, les murs, les portes
et les collimateurs. L'équivalent plomb se mesure en millimètres (mm Pb).

7c. PENDANT COMBIEN DE TEMPS LA DOSE DE RAYONS RESTE-T-ELLE


DANS LE CORPS ?
La dose de rayons X n'est pas une substance qui "reste" dans le corps. Les
rayons X sont des photons qui traversent le corps instantanément. Ils ne
rendent pas le patient radioactif (sauf en radiothérapie à très haute dose,
mais pas en imagerie).
- Il n'y a donc pas de "durée de présence" des rayons.
- En revanche, les effets des rayonnements sur l'ADN peuvent provoquer des
lésions cellulaires qui se manifestent plus tard (risque stochastique).
- Le corps répare la plupart des lésions, mais le risque de cancer à long terme
existe (effet cumulatif des doses).
- Les doses sont faibles (ex : radio thorax ~0,1 mSv, scanner thorax ~7 mSv).
La dose annuelle naturelle est d'environ 3 mSv.
- Il n'y a pas de généralité sur la durée des effets, car cela dépend de la
dose, de la sensibilité des tissus, et de la capacité de réparation de
chaque individu.

7d. TUBES RADIOGÈNES : POURQUOI DE L'HUILE ET À QUELLE


TEMPÉRATURE ?
- L'huile est un isolant électrique et un fluide caloporteur. Elle est utilisée
autour du tube pour :
* Isoler les hautes tensions (jusqu'à 150 kV) pour éviter les arcs électriques.
* Refroidir l'anode qui chauffe énormément (jusqu'à 2000°C à la focalie,
mais globalement le tube chauffe beaucoup).
- L'huile est en circulation dans un circuit de refroidissement avec un
échangeur de chaleur (souvent à air).
- Température de l'huile : Environ 40°C à 60°C en fonctionnement normal.
En cas de surchauffe, une sécurité thermique arrête l'émission.
- La température de l'anode peut atteindre 2000°C, mais l'huile ne dépasse pas
80°C à 90°C grâce au refroidissement actif.

7e. RADIOGRAPHIE : POURQUOI LES OS SONT EN BLANC ET LES ORGANES


EN NOIR ?
C'est une question de densité et d'absorption des rayons X.
- Les os sont très denses (calcium, phosphate) et contiennent des atomes à
numéro atomique élevé. Ils absorbent beaucoup de rayons X.
- Très peu de rayons traversent l'os : le détecteur reçoit peu de photons,
donc la zone apparaît blanche (ou claire) sur l'image (on parle d'opacité).
- Les poumons, remplis d'air (peu dense), absorbent très peu les rayons X.
Beaucoup de rayons traversent : le détecteur reçoit beaucoup de photons,
donc la zone apparaît noire (ou sombre) (on parle de transparence).
- Les tissus mous (muscles, cœur, foie) ont une densité intermédiaire : ils
apparaissent en niveaux de gris.
C'est le principe de la radiographie : image en négatif de l'absorption.

7f. DIFFÉRENCE ENTRE RADIO STANDARD ET RADIO SPÉCIFIQUE ?


- Radio standard (ou conventionnelle) : C'est une projection unique sans
préparation particulière. Exemples : thorax face, abdomen sans préparation,
bassin, membres.
- Radio spécifique (ou examen radiologique spécialisé) : Elle nécessite une
préparation (patient à jeun, lavement, injection de produit de contraste)
et/ou des incidences particulières. Exemples :
* Urographie intraveineuse (IVU) : avec injection de produit de contraste
pour visualiser les reins et les voies urinaires.
* Transit œso-gastro-duodénal (TOGD) : avec ingestion de baryte pour
visualiser le tube digestif.
* Lavement baryté : Baryte par voie rectale pour visualiser le côlon.
* Radiographies dynamiques (ex : déglutition, mouvements articulaires).
- La radio standard est rapide, sans préparation, tandis que la radio
spécifique est plus longue, nécessite des produits de contraste et un
suivi dans le temps.

7g. DÉFINITIONS : CŒLIOSCOPIE ET RÉTICULOCYTE


- CŒLIOSCOPIE (ou laparoscopie) : C'est une technique chirurgicale mini-
invasive qui consiste à introduire une caméra et des instruments dans
l'abdomen par de petites incisions (5-10 mm) après avoir insufflé du CO2
pour créer un espace de travail. Ce n'est pas une technique d'imagerie
à proprement parler (c'est de la chirurgie) mais elle utilise une caméra.
Elle permet de visualiser les organes abdominaux (foie, rate, vésicule,
utérus, etc.) et d'effectuer des gestes thérapeutiques.
- RÉTICULOCYTE : C'est un stade immature du globule rouge (hématie). C'est
une cellule sanguine qui vient d'être libérée par la moelle osseuse et qui
contient encore des restes d'ARN ribosomal (visible par coloration vitale
au bleu de crésyl). Son dosage est un examen biologique, pas d'imagerie.
Un taux élevé de réticulocytes indique une régénération médullaire (ex :
après une hémorragie ou un traitement d'une anémie).

7h. PROCESSUS D'OBTENTION DES IMAGES


Le processus général suit plusieurs étapes :

1. Préparation du patient : Positionnement, retrait des objets métalliques,


protection (tablier de plomb si nécessaire), injection de produit de
contraste éventuelle.

2. Acquisition des données :


- RADIO : Émission d'un flash de rayons X. Les détecteurs numériques
convertissent les photons X en signal électrique.
- SCANNER : Rotation du tube et des détecteurs, acquisition de plusieurs
milliers de projections (sinogrammes).
- IRM : Envoi de séquences d'impulsions RF, acquisition des signaux de
relaxation dans le temps (espace k).
- ECHO : Émission d'ultrasons, réception des échos en continu.

3. Conversion analogique-numérique : Le signal (tension électrique) est


converti en valeurs numériques (pixels) par un convertisseur A/N.

4. Reconstruction d'image (calcul) :


- RADIO : Reconstruction directe (l'image est la projection).
- SCANNER : Rétroprojection filtrée ou algorithmes itératifs pour
reconstruire les coupes.
- IRM : Transformation de Fourier pour reconstruire l'image à partir de
l'espace k.
- ECHO : Traitement du signal (logarithme, filtre, conversion en niveaux
de gris) pour former l'image en temps réel.

5. Post-traitement (optionnel) : Amélioration du contraste, mesures, MIP,


rendu 3D, segmentation.

6. Archivage : Sauvegarde au format DICOM (Digital Imaging and Communications


in Medicine) sur le PACS.

7. Visualisation et interprétation : Affichage sur un écran de diagnostic,


lecture par le radiologue, compte-rendu.

8. CAS PRATIQUE COMPARATIF : RADIO vs SCANNER vs IRM


(Exemple concret pour comprendre les différences)

Prenons un patient qui a une douleur à l'épaule après une chute.

1. RADIOGRAPHIE STANDARD :
- Elle est réalisée en premier (examen de base).
- Ce qu'elle voit : Elle va visualiser parfaitement les os (humérus,
clavicule, acromion, glène). Elle mettra en évidence une fracture,
une luxation, ou une calcification.
- Ce qu'elle NE voit PAS : Les muscles, les tendons, le cartilage,
la coiffe des rotateurs, l'inflammation des tissus mous.
- Résultat : Si la radio montre une fracture, le diagnostic est posé.
Si elle est normale mais la douleur persiste, on passe à l'étape
suivante.

2. SCANNER (TDM) :
- Indiqué si la radio est normale mais qu'on suspecte une fracture fine
ou une lésion osseuse complexe (ex : fracture de la glène, corps
étranger). Ou en urgence pour un traumatisme grave (polytraumatisé).
- Ce qu'il voit : Il fait des coupes fines en 3D de l'os, il peut
détecter des fractures invisibles sur la radio. Il peut aussi voir
des hématomes, des épanchements articulaires, des calcifications.
- Ce qu'il NE voit PAS bien : Les tendons, les muscles, le cartilage
(sauf avec injection de produit de contraste, mais moins bon que l'IRM).
- Résultat : Il confirme ou infirme une fracture complexe. S'il est normal
mais qu'on suspecte une lésion des parties molles, on fait une IRM.

3. IRM :
- Indiquée quand on soupçonne une lésion des tissus mous (tendon,
muscle, cartilage, nerf). Ex : déchirure de la coiffe des rotateurs,
tendinite, bursite, lésion du labrum.
- Ce qu'elle voit : Excellente visualisation des muscles, tendons,
ligaments, cartilage, moelle osseuse (œdème), vaisseaux.
- Ce qu'elle NE voit PAS bien : Les os fins (les corticales osseuses
sont noires en IRM), mais elle voit très bien l'œdème osseux
(fracture de fatigue).
- Résultat : Elle montre une déchirure partielle ou complète du tendon
supra-épineux, avec un œdème et un épanchement.

CONCLUSION DE LA COMPARAISON :
- RADIO = Examen de 1ère intention. "C'est l'arbre" (l'os). Rapide, peu coûteux,
irradiant, mais limité aux structures denses.
- SCANNER = Examen en 2ème intention pour les os complexes ou les urgences.
"C'est l'arbre en 3D avec toutes ses branches". Plus précis que la radio,
mais plus irradiant. Bon pour l'os, les vaisseaux (avec injection) et les
poumons.
- IRM = Examen de référence pour les parties molles. "C'est l'écorce, les
feuilles, et la sève de l'arbre". Très bon contraste, pas d'irradiation,
mais cher, long, et contre-indiqué en cas de métal.

AUTRE EXEMPLE POUR LE CERVEAU :


- Radio : Ne voit rien (sauf fracture du crâne).
- Scanner : Voir une hémorragie (sang = blanc), une tumeur, un œdème, une
fracture. Utilisé en urgence.
- IRM : Voir avec une précision exceptionnelle la substance grise, la
substance blanche, les petites lésions (sclérose en plaques), les infarctus
précoces, les tumeurs, les nerfs crâniens. Meilleur pour le diagnostic
neurologique.

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