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Intégration Données Raster

Le document traite de l'intégration de données raster dans les systèmes d'information géographique (SIG), en se concentrant sur la digitalisation de documents papier, le scannage, la compression des images et la saisie manuelle. Il aborde les aspects techniques tels que la résolution, le codage radiométrique et les méthodes de compression, ainsi que les étapes de géoréférencement et de structuration des bases de données. Enfin, il mentionne les outils automatiques pour la vectorisation et le géocodage des données géographiques.

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Intégration Données Raster

Le document traite de l'intégration de données raster dans les systèmes d'information géographique (SIG), en se concentrant sur la digitalisation de documents papier, le scannage, la compression des images et la saisie manuelle. Il aborde les aspects techniques tels que la résolution, le codage radiométrique et les méthodes de compression, ainsi que les étapes de géoréférencement et de structuration des bases de données. Enfin, il mentionne les outils automatiques pour la vectorisation et le géocodage des données géographiques.

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SYSTEME D’INFORMATION GÉOGRAPHIQUE

SIG – Bases de données géographiques et solutions SIG

I N T É G R AT I O N D E D O N N É E S R AS T E R

1 – DIGITALISATION DE DOCUMENTS PAPIER

1. Digitalisation Le passage d’un document papier au numérique (scannage, digitalisation…) s’accompagne d’une
2. [Link] Raster au
Vecteur dégradation de la précision.
3. Du littéral au spatial
4. Intégration
d’images Si c’est possible, on peut avoir intérêt à partir d’un document plus précis que le résultat attendu
géoréférencées (ex : processus de réalisation de la BD CARTO® à partir du fond cartographique au 1 : 50 000)

1.1 Le scannage

Les caractéristiques du scannage sont à définir avec précision : pas, résolution, codage, taille,
compression, géoréférencement

Cette opération permet de passer d’une image physique (« imprimée ») à une image numérique.

Préparation des documents:

– propres, non surchargés, non interrompus.


– reprise éventuel du dessin.
– définition des points de calage (ex : croisillons, points de coordonnées connues) afin de
permettre une mise en géométrie (géoréférencement de l’image connu).

● Le pas de scannage
Exprimé en micromètre (µm) en ppm (point /mm) ou en dpi (dot per inch), fournit la
résolution (ou taille) du pixel (abbréviation de « picture element »).
Le pas est identique dans les deux dimensions.
- Le contenu de l’image est d’autant plus dégradé que le pas est grand.

Exemples de pas de scannage différents sur une même zone :


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● Résolution
Equivalent terrain de la taille du pixel (le scannage introduit une altération)

● Codage radiométrique
Nombre de bits nécessaires à coder l’information radiométrique du pixel
exemple : noir & blanc sur 1 bit, niveaux de gris sur 1 octet, couleurs sur 1 ou plusieurs
octets

Le type de codage radiométrique est défini par le nombre de valeurs maximum autorisées :

Noir ou blanc 1 bit (binary digit) 2 valeurs


Niveaux de gris (« noir et blanc ») 1 octet (8 bits) 256 valeurs
Couleurs indexées 1 octet (8 bits) 256 couleurs
Couleurs 3 octets (24 bits) 16 millions de valeurs

Exemples de codages différents

pixels codés sur 1 octet pixels codés sur 1 bit

● Taille de l’image
La quantité totale de pixels couvrant l’image
Nb_pixels = nb_lignes x nb_colonnes

Une image numérique peut être définie comme :

- une représentation bidimensionnelle d'un objet quelconque


- un tableau de NL lignes et NC colonnes dans lequel chaque case est un pixel, auquel est
associé une valeur de radiométrie

● Volume du fichier
Le poids numérique de l’image sans compression
taille du fichier image = nb_pixels x nb_octets par pixel

Le volume d’une image numérique peut fortement varier.


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Exemple d'une carte d'un format 0,80 X 0,70 m (taille approximative des données en format
bitmap)

Pas de scannage Codage sur 1 bit Codage sur 1 octet Codage sur 3 octets
100 dpi 1 Mo 9 Mo 26 Mo
250 dpi 7 Mo 54 Mo 162 Mo
400 dpi 17 Mo 140 Mo 420 Mo

Le choix du pas de scannage est donc un compromis entre la lisibilité du produit, le volume de
données et le coût de production.

exemples IGN:
- pour l’orthophoto : 21µ ou 28 µ
- pour les SCAN : 100 µ

- Qualité du scannage
La qualité globale d’un document scanné dépend de plusieurs facteurs :

. La qualité des documents à scanner, propres, non surchargés, non interrompus, avec
reprise éventuel du dessin
. La qualité du calage
. La cohérence des critères de scannage
. Le pas de scannage doit être un compromis entre la lisibilité du produit, le volume de
données (dépend du codage radiométrique) et le coût de production.

1.2 La compression

L’objectif de la compression est diminuer le poids du fichier image.

Compression sans perte : LZW, CCIT, RLE, JPEG2000


taux de compression au mieux de 50%

LZW
LZW (pour Lempel-Ziv-Welch) est un algorithme de compression de données sans perte. Il
s'agit d'une amélioration de l'algorithme LZ78 inventé par Abraham Lempel et Jacob Ziv en
1978. LZW fut créé en 1984 par Terry Welch, d'où son nom.

L'algorithme LZW avait été breveté par la société Unisys[1]. Il a été utilisé dans les modems
(norme V42 bis) et est encore utilisé dans les formats d'image numérique GIF ou TIFF et
les fichiers audio MOD.

L’algorithme a été conçu de manière à être rapide à implémenter, mais n’est la plupart du
temps pas optimal car il effectue une analyse limitée des données à compresser.
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Compression avec perte : JPEG, Packbit
meilleur taux de compression

JPEG
norme JPEG pour les images statiques / MPEG pour les films

JPEG (Joint Photographic Experts Groups)

Le principe : l'image est divisée en blocs de 8x8 pixels, on calcule alors la transformée
discrète en cosinus (DCT) de chacun des blocs puis on effectue une quantification. Les
coefficients résultants sont alors appliqués à un code à longueur variable (code de
Huffmann).

Inconvénients :
N’est pas lu par tous les SIG (GéoConcept)
Dégrade la qualité des images
N’améliore pas vraiment les performance des SIG (temps d’affichage)

Packbit

PackBits est un moyen rapide, simple de compression sans perte basée sur la technique
RLE (run-length encoding).
Apple a introduit le format PackBits avec la sortie de MacPaint sur le Macintosh ordinateur.
Ce schéma de compression est l'un des types de compression qui peut être utilisé avec les
fichiers TIFF.
Un flux de données PackBits se compose de paquets avec un en-tête d'un octet suivi par
les données.

Compression par ondelettes : ECW, MrSID

Compression ECW

- Les étapes pour compresser une image sont :


- Transformation par ondelettes.
- Quantification : les valeurs des images de détails inférieures à un certain niveau sont
éliminées, en fonction de l'efficacité recherchée. Cette étape introduit des pertes.
Codage des valeurs restantes.

Avantages :
Si k < 10, dégradation de l’image est quasiment imperceptible à l’œil (k = facteur de
compression)
Existence d’outils (plug-in) pour importer ce genre de formats dans la plupart des SIG
Structure pyramidale des images les temps d’affichage sont les mêmes, quelle que soit
l’échelle
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Le résultat est une image d'approximation qui a une résolution divisée par 2 et trois images
de détails qui donnent les erreurs entre l'image originale et l'image d'approximation. Cette
transformation est répétée autant de fois que nécessaire pour obtenir le nombre voulu de
sous-bandes.
Deux technologies largement répandues dans le monde des SIG.
ECW (Enhanced Compressed Wavelet) ER MAPPER
MrSID (Multirésolution Seamless Image Database) LIZARDTECH

En plug-in ou natif pour Arcview, Autocadmap, Géoconcept, Geomedia, Mapinfo, SIS,


FME…

exemples IGN pour une orthophotographie départementale


- Env. 100 CD en TIFF
- 2 DVD en ECW
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1.3 La saisie manuelle

La saisie manuelle ou digitalisation de cartes ou de plans peut se faire soit sur table à numériser
(procédé « head down »), soit à l’écran (procédé « head up »). Un calage des documents est
nécessaire dans les deux cas. Le scannage d’un document papier introduit des déformations
géométriques délicates à corriger.

Table à numériser

Les différentes étapes sont :

1 – Géoréferencement
Méthode qui consiste à établir une correspondance entre des points image bien disposés et
leurs coordonnées terrain (via une transformation affine)

Une image cartographique numérique est géoréférencée lorsque l’on peut associer à tout
point de l’image, des coordonnées.

Le système de référence et la projection des images cartographiques numériques


doivent être spécifiés sans équivoque.

Le calage permet de passer des Coordonnées «table» (i,j) aux Coordonnées (X,Y) dans le
système choisi (référentiel et projection).
Il s’agit de pointer avec le curseur chaque croisillon (ou point de coordonnées connues)
puis d’indiquer les coordonnées terrain correspondantes. Le SIG détermine lui-même la
meilleure transformation (il faut 3 points au minimum).
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Ex. de fichier de géoréférencement : .TAB (MapInfo)

table
!version 300
!charset WindowsLatin1

Definition Table
File "e088_059.tif"
Type "RASTER"
(870000,1942500) (0,0) Label "Pt 1",
(879997.5,1942500) (3999,0) Label "Pt 2",
(879997.5,1935002.5) (3999,2999) Label "Pt 3",
(870000,1935002.5) (0,2999) Label "Pt 4"
CoordSys Earth Projection 3, 1002, "m", 0, 46.8, 45.898918964419, 47.696014502038,
600000, 2200000
Units "m"

Ex. de fichier de géoréférencement : .TFW (TIFF)

5.00 taille du pixel en X (a)


0.00 terme de rotation (d)
0.00 terme de rotation (b)
-5.00 taille du pixel en Y (e)
300002.50 X du coin Nord Ouest
6844997.50 Y du coin Nord Ouest

Les coordonnées découlent des formules suivantes :


x1 = Ax + By + C
y1 = Dx + Ey + F
avec x = n° de colonne, y = n° de ligne

2 - La structuration de la base de données


permet de définir les classes d’objets que l’on va saisir ainsi que les attributs qui y seront
associées.

Objet Arc
- N°
- Nom rue
- Nature
Bourg

3 - La saisie des arcs


peut alors s’opérer soit en mode «point par point», soit en mode «continu»

4 - La saisie des surfaces


s’obtient par la saisie de ses frontières ou par la saisie préalable des arcs, puis constitution
de la surface.
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5 – Les aides à la saisie


permettent la partage de géométrie identique, l’accrochage sur un nœud, ou un arc, la
détection / correction d’anomalies.

Les aides à la saisie peuvent également autoriser :

- l’accrochage à des données raster en noir et blanc (GéoMédia).. Cela représente


unintérêt pour la numérisation de plans.
- Accrochage à un MNT (GéoConcept)
- Tracé de cercles, de parallèles, de perpendiculaires (Autocad) : permet d’exploiter des
mesures topographiquesDéfinitions de topologie : soit topologie de réseau pour laquelle
la saisie d’objets linéaires en graphe planaire assure la continuité des réseaux qu’ils
composent (par exemple réseau routier, hydrographique…), soit topologie de voisinage
pour laquelle la saisie de l’espace sous forme de partition empêche tout recouvrement
des surfaces (Ex : occupation du sol, communes).
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1. Digitalisation 2 – DU RASTER AU VECTEUR
2. Du Raster au
Vecteur
3. Du littéral au spatial
4. Intégration La saisie manuelle sur image numérique consiste à saisir des objets cartographiques sur
d’images
géoréférencées un fond constitué d’une image numérique.
Avantages :
- pas besoin de table à numériser
- une fois le plan numérisé, plus de papier à manipuler, possibilités de zoom, …
- on peut parfois ne pas tout numériser (ex : orthophoto, spatiocarte)
Inconvénients :
- Si le document de base est sous forme papier, il faut d’abord le scanner.

2.1 Les outils automatiques

A partir de cartes ou de plans scannés, certains outils peuvent prendre en charge, de manière
plus ou moins automatique, le passage en mode vecteur.

Reconnaissance des formes (vectorisation)

– reconnaissance d’objets ponctuels (vectorisation de maquettes)


– reconnaissance de routes, de bâtis, de végétation
– reconnaissance automatique de caractères (cartes)
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Il existe également des outils pour la reconnaissance automatique des caractères
(technologie ACR, pour Automatic Character Recognition).Exemple : création des
localisants parcellaires par reconnaissance automatique des caractères puis création d’un
ponctuel :

2.2 Le traitement d’images

Classification supervisée en ACP

- Diviser l’image en zones homogènes suivant des critères de radiométrie, de texture, …


- attribuer à chaque zone une nature (bois, bâti, …) par différentes méthodes directes ou
indirectes
- Identification

⇒ Ce type de traitement est utilisé en général pour l’occupation du sol.


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1. Digitalisation 3 – DU LITTÉRAL AU SPATIAL
2. Du Raster au
Vecteur
3. Du littéral au spatial 3.1 Le géocodage
4. Intégration
d’images
géoréférencées Le géocodage sert à positionner des éléments possédant un ou plusieurs attributs indirectement
rattachés à une géométrie.
- Importation d’informations connues en x,y puis création de l’objet géolocalisé par
utilisation des valeurs x et y (attention au géoréférencement),
- Importation d’informations dont l’adresse est connue (technique utilisée en géomarketing,
par exemple pour localiser des clients) selon différentes méthodes :
à la plaque adresse
à la parcelle ( !Nécessité d’une base parcellaire)
par interpolation (Méthode)
à la voie ( !Structure de l’information, stabilité de l’orthographe, de la
désignation)
au lieu dit ( !Qualité de la base de référence)
à la commune : position par numéro d’Insee ou par code postal
( !Pluridistribution)

Il existe différentes méthodes pour calculer des coordonnées géographiques à partir des
informations ADRESSE (Commune, nom de la rue, n° de police) : lien avec le centroïde de
la commune, positionnement sur un tronçon de voie portant le même nom, interpolation de
la position sur le tronçon si les bornes du tronçon sont connus, positionnement en fonction
de la parcelle qui porte la même adresse…

1 Clie nts 114883 7 62 A venue des C H AM P S ELY SEES 75008 01/01 /1995 1 000 0 1 1
2 Clie nts 118352 7 26 Rue M UR ILLO 75008 01/01 /1995 1 019 2159 1 1
3 Clie nts 118425 7 24 A venue H O CH E 75008 01/01 /1995 1 040 2400 1 1
4 Clie nts 117836 7 60 Rue de LO N DR ES 75008 01/04 /1995 1 055 1900 1 1
5 Clie nts 115670 7 79 Rue de M IRO M ES NIL 75008 01/01 /1995 1 056 2000 1 1
6 Clie nts 117743 7 72 Rue du F AU BO U RG ST H O N OR E 75008 29/06 /1994 1 060 2500 1 1
7 Clie nts 113060 7 44 Rue du LA BO ETIE 75008 13/02 /1992 1 077 2900 1 1
8 Clie nts 117302 7 4 A venue B ERTIE A LBREC HT 75008 11/07 /1994 1 082 0 1 1
9 Clie nts 117604 7 34 A venue M ATIG N O N 75008 31/05 /1994 1 083 0 1 1
10 Clie nts 113189 7 24 Rue du R O CH ER 75008 01/02 /1995 1 100 0 1 1
11 Clie nts 115803 7 8 Rue de R OME 75008 14/05 /1995 1 100 0 1 1
12 Clie nts 115074 7 50 Rue de M ON CEA U 75008 11/07 /1994 1 115 2200 1 1
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3.2 Changement d’échelle

On peut passer d’un produit à grande échelle à un produit à plus petite échelle par une
généralisation :

– Sélection des objets


– Simplification de géométrie
– Regroupement
– Changement de catégorie (généralisation conceptuelle)
– Déplacement (prudence…)

Sélection Schématisation

Déplacement Harmonisation

Cette méthode peut s’appliquer :

– En filière traditionnelle : de la carte de base vers les cartes dérivées

– En filière numérique par dérivation de bases de données à plus petite échelle, ou en


passant de la base de données à la carte.
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1. Digitalisation 4 - INTÉGRATION D ’IMAGES GÉOREFERENCÉES


2. [Link] Raster au
Vecteur
3. Du littéral au spatial 4.1 Les images aériennes ou spatiales
4. Intégration
d’images
géoréférencées Les images aériennes peuvent être analogiques ou numériques.
Les images spatiales sont majoritairement numériques (transfert par ondes). Les scènes sont
reconstituées à partir de l’enregistrement par balayage (scanner) du rayonnement
électromagnétique réfléchi par la terre dans différentes longueurs d’ondes.
Les déformations liées à la surface terrestre ou à l’optique ne permettent pas un usage métrique :
d’où la nécessité de redresser l’image.

4.2 Les orthophotographies

Définition :

Une orthophoto est une image numérique obtenue à partir d’une photo aérienne ou d’une
image spatiale avec les caractéristiques suivantes :
• Elle est corrigée des déformations du relief et de l ’angle de prise de vue
• Elle est géoréférencée
– les coordonnées X,Y liées à un référentiel et un système de projection précis sont
connues en tout point de l’image
– on peut y mesurer des distances (à l’altération linéaire près)
– elle peut servir de base à une saisie 2D
• Sa résolution est variable (20 cm, 50 cm, 1 m..)

L’assemblage, ou mosaïquage, des orthophotographies permet de constituer une couverture


continue du territoire.

4.3 Quelques capteurs spatiaux

Leurs intérêts

- Les images satellite ont une fauchée de plusieurs dizaines de km bien adaptée pour des
applications à moyenne échelle (ex : spatiocartes).
- Les satellites prennent des images de la Terre en continu avec possibilité de gérer les
archives (catastrophes naturelles, études d’évolution)
- Les satellites se trouvent à bonne distance de la Terre ce qui permet des prise de vues
sur des zones interdites (intérêt militaire), ou de survol difficile (zone arctiques,
désertiques…)
- La plupart des satellites ont des capteurs spéciaux (infra-rouge) très utiles pour des
études thématiques (végétation, température des mers, géologie, …)

SPOT (CNES) lancé en 2002


- capteur à barettes (CDD)
- des canaux pour le proche et le moyen infra-rouge
- fauchée de 60 km
- résolution : Panchromatique : 2,5 m, Couleur : 10 m
- possibilité de stéréoscopie
- destiné à être remplacé par le programme Pléiades
- la société SPOT IMAGE diffuse les produits SPOT
- possibilité de programmation (stéréoscopie)
- différents niveaux de correction géométrique :
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1A, 1B : utilisation des données du satellite (trajectoire), précision d’environ 500 m
2A : utilisation d’un MNT mondial pour déterminer l’altitude moyenne de la scène
2B : utilisation de points d’appui, précision de 30 m si terrain plat
3 : orthoimage (précision de 10 à 30 m)

Stéreoscopie : MNT obtenu par corrélation automatique des images d'un couple stéréo
SPOT

LANDSAT (NASA) lancé en 1999


- scanner multispectral mécanique
- jusqu’à 7 canaux
- résolution : 15 m en panchromatique, 30 m pour les autres canaux
- fauchée de 185 km
pas de stéréoscopie possible

IKONOS (Space Imaging USA) lancé en 1999


- satellite THR (Très Haute Résolution)
- fauchée de 11 km
- résolution : 1 m panchromatique, 5 m couleur
- existence de plusieurs produits de précision variable de 25 m à 1m

Quickbird
⊕ Résolution 61 cm en N&B, 2,44 m en couleur
⊕ Fauchée de 16,5 km

4.4 L ’imagerie radar


Dans les images radar, la source de
lumière est artificielle, avec une
longueur d’onde de l’ordre de 5 cm.

ERS ou RADARSAT
- Pour des zones nuageuses
ou enneigées
- Qualité géométrique
Radarsat 10 m ERS 30m
- Stéreoscopie
- Quelques réserves : prix des
images, logiciels particuliers
(acquisition), identification
complexe, technologie
complexe...
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4.5 Traitements automatiques sur les images

• Reconnaissance du relief :
création automatique de MNT par corrélation automatique entre les photos d’un couple
stéréoscopique.

• Reconnaissance du bati

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