Verrane Rapport de Stage
Verrane Rapport de Stage
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BP 1177 Libreville Tel : (+241) 65 23 14 45
RAPPORT DE STAGE
Présenté par :
Filière : L3SPS
Sous l’encadrement
Pédagogique du : Professionnel :
i
UNIVERSITE LIBREVILLE NORD (ULN)
PRESENTE PAR :
Filière : L3SPS
STRUCTURE D’ACCUEIL :
Société d’Energie et d’Eau du Gabon (S.E.E.G)
Lieu : Ntoum, Gabon
PERIODE D’IMMERSION
Du 04 juin au 04 juillet
ANNÉE UNIVERSITAIRE :
2025-2026
a
DEDICACE
i
REMERCIEMENT
Avant tout développement sur cette expérience professionnelle, il apparait opportun d’adresser
nos remerciements :
• A Docteur Sky MOANDZA, Directeur des études de l’Ecole Polytechnique de
L’Université Libreville Nord, pour son engagement envers la qualité de notre formation
• A Docteur Jean Brice MANDATSY MOUNGOMO, notre encadreur pédagogique, pour
sa disponibilité, ses conseils avisés et son accompagnement ;
• A Monsieur OLLENDE SINGA Galyen, notre encadreur professionnel, pour son
encadrement, sa patience et le partage de son expérience sur le terrain ;
Nous tenons également à remercier l’ensemble du personnel de la SEEG pour leur accueil
chaleureux et leur collaboration durant notre immersion.
Enfin, nous adressons un grand merci à nos familles, amis et connaissances pour leur soutien
indéfectible et leurs encouragements tout au long de ce parcours.
ii
LISTE DES ABRÉVIATIONS ET SIGLES
iii
LISTE DES TABLEAUX ET FIGURES
iv
GLOSSAIRE / LEXIQUE
Étiage : Période de l’année où le niveau ou le débit d’un cours d’eau atteint son point le plus
bas.
Eau brute : Eau prélevée directement dans le milieu naturel (rivière, forage), avant tout
traitement.
Coagulation-floculation : Étapes du traitement de l’eau consistant à agglomérer les particules
en suspension à l’aide de réactifs chimiques, afin de faciliter leur élimination.
Décantation : Procédé physique permettant la séparation, par gravité, des particules
agglomérées de l’eau clarifiée.
Filtration : Étape de traitement au cours de laquelle l’eau décantée traverse un massif filtrant
pour retenir les particules résiduelles.
Désinfection : Traitement final de l’eau (généralement par chloration) visant à éliminer les
micro-organismes pathogènes avant sa mise en distribution.
Turbidité : Mesure du degré de trouble d’une eau, liée à la présence de particules en suspension,
exprimée en NTU.
Chlore résiduel : Quantité de chlore encore présente dans l’eau après désinfection, garantissant
une protection prolongée contre la recontamination.
Pompe doseuse : Pompe permettant d’injecter un réactif chimique à un débit précis et régulier
dans le circuit de traitement.
Groupe électropompe : Ensemble constitué d’un moteur électrique et d’une pompe, assurant
le pompage ou le transport de l’eau.
Maintenance préventive : Ensemble des opérations d’entretien planifiées et réalisées avant
l’apparition d’une panne, afin de limiter les risques de défaillance.
Maintenance corrective : Intervention réalisée après l’apparition d’une panne, afin de rétablir
le fonctionnement normal d’un équipement.
Roulement : Organe mécanique assurant le guidage en rotation d’un arbre tout en réduisant les
frottements.
Centrale fil de l’eau : Centrale hydroélectrique fonctionnant sans grande capacité de stockage,
utilisant directement le débit du cours d’eau.
Réseau de transport : Ensemble des infrastructures (lignes haute tension, postes) permettant
d’acheminer l’électricité des centrales de production vers les zones de consommation.
v
RÉSUMÉ
vi
SOMMAIRE
Introduction
Partie 1 : Découverte de l’environnement professionnel
Chapitre 1 : Présentation de la structure d’accueil
Chapitre 2 : Présentation du secteur d’activité
Partie 2 : Domaines d’activités
Chapitre 3 : Cadre analytique et méthodologique
Chapitre 4 : Les activités
vii
INTRODUCTION
Dans un contexte marqué par les avancées technologiques, l'évolution des procédés industriels
et le renforcement des exigences en matière de qualité, de sécurité et de performance, la
formation des futurs ingénieurs ne peut se limiter à l'acquisition de connaissances théoriques.
Si les enseignements dispensés à l'université permettent de construire des bases scientifiques
solides, ils doivent être complétés par une confrontation directe aux réalités du monde
professionnel. C'est précisément cette complémentarité entre théorie et pratique que vient
combler l'immersion en entreprise, étape aujourd'hui incontournable dans le parcours de tout
étudiant ingénieur soucieux de valider son projet professionnel avant son entrée dans la vie
active.
Il convient, avant toute chose, de préciser les notions qui structurent cette démarche.
L'immersion professionnelle désigne une période d'intégration temporaire d'un étudiant au sein
d'une organisation, visant à observer, analyser et participer aux activités réelles d'un service ou
d'un site de production. Le stage, forme institutionnalisée de cette immersion, est généralement
formalisé par une convention tripartite liant l'étudiant, son établissement d'enseignement et
l'entreprise d'accueil, et donne lieu à une évaluation. Quant aux compétences professionnelles,
elles correspondent à la capacité mobilisée par un individu à articuler savoirs théoriques, savoir-
faire techniques et savoir-être relationnels pour résoudre des problèmes concrets dans un
contexte donné ; elles se distinguent ainsi des connaissances académiques par leur dimension
opérationnelle et contextualisée.
C'est dans cette perspective que s'inscrit notre immersion professionnelle réalisée au sein de la
Société d'Énergie et d'Eau du Gabon (S.E.E.G), entreprise de référence dans la production et la
distribution de l'eau potable et de l'électricité sur l'ensemble du territoire national, et plus
précisément à l'usine de production d'eau potable de Ntoum. Ce site stratégique, qui alimente
une grande partie du Grand Libreville, repose sur une succession d'opérations techniques allant
du captage de l'eau brute de la rivière Mbè jusqu'à sa mise en distribution, dont la continuité
dépend directement d'une maintenance rigoureuse des groupes électropompes, des moteurs et
des armoires électriques. Le choix de cette structure répond à la fois à une volonté de découvrir
un acteur historique du service public gabonais, actuellement engagé dans un vaste programme
de réforme, et à celle d'appréhender concrètement les enjeux de la gestion d'une ressource vitale.
À l'entrée de cette immersion, nos attentes étaient claires : comprendre le fonctionnement global
d'une usine de traitement d'eau, observer et, autant que possible, participer aux opérations
techniques, et mettre en application, dans un cadre réel, les connaissances acquises en sciences
pour l'ingénieur durant notre formation en Licence 3, parcours Génie Industriel.
Plusieurs objectifs spécifiques ont structuré cette expérience. Il s'agissait tout d'abord de
découvrir le secteur de la production et de la distribution d'eau potable, son organisation et ses
contraintes. Il convenait ensuite d'acquérir des savoir-faire techniques concrets, notamment en
matière de contrôle de la qualité de l'eau et de maintenance des équipements électromécaniques.
Enfin, l'observation attentive des pratiques professionnelles, qu'il s'agisse des protocoles de
sécurité, des méthodes de diagnostic ou des outils de suivi et de documentation, visait à
1
développer une compréhension fine des exigences du terrain. Cette progression s'est opérée en
deux phases complémentaires, une première au sein du pôle Traitement, puis une seconde au
sein du pôle Maintenance, permettant d'appréhender successivement les deux facettes
essentielles de l'exploitation d'un site de production d'eau potable.
L'intérêt de cette expérience est double. Pour l'étudiant, elle représente une opportunité de
valider son projet professionnel, de consolider des compétences techniques transférables telles
que la rigueur analytique, le diagnostic ou la maintenance préventive, et de cultiver des qualités
humaines essentielles comme l'autonomie, le sens des responsabilités et le travail en équipe.
Pour la structure d'accueil, elle offre l'occasion d'accompagner la montée en compétence d'un
futur professionnel du secteur, de bénéficier d'un regard neuf sur certaines pratiques et de
participer à la transmission intergénérationnelle des savoir-faire industriels.
Afin de rendre compte de manière structurée de cette immersion, le présent rapport s'articule
en quatre chapitres. Le premier chapitre présente la S.E.E.G., son organisation ainsi que l'usine
de production d'eau potable de Ntoum. Le deuxième chapitre décrit le processus de production
de l'eau potable et les différentes étapes de traitement mises en œuvre au sein de l'usine. Le
troisième chapitre expose le cadre méthodologique et la mise en situation au sein des pôles
Traitement et Maintenance. Le quatrième et dernier chapitre détaille, activité par activité, les
tâches effectuées, les procédures suivies et les compétences développées au cours de cette
immersion.
2
PARTIE 1
DÉCOUVERTE DE L’ENVIRONNEMENT
PROFESSIONNEL
Cette première partie a pour vocation de présenter le cadre dans lequel s'est déroulée
l'immersion professionnelle. Elle vise, d'une part, à décrire la structure d'accueil, la Société
d'Énergie et d'Eau du Gabon (S.E.E.G), à travers son histoire, son organisation et ses domaines
d'activités, et d'autre part, à situer les métiers observés sur le site de Ntoum dans leur
environnement sectoriel. Le chapitre 1 dresse le portrait de l'entreprise et du service
d'affectation, tandis que le chapitre 2 propose un cadre de référence professionnel en détaillant
les métiers rencontrés durant l'immersion.
3
Chapitre 1
1.1. Introduction
Ce chapitre présente la S.E.E.G, entreprise en charge de la production et de la distribution de
l'eau et de l'électricité sur l'ensemble du territoire gabonais. Il en retrace l'historique, depuis les
prémices de l'électrification du pays jusqu'à la réforme structurelle en cours, avant de détailler
son organisation, ses domaines d'activités et le site de Ntoum, cadre spécifique de l'immersion.
La société d’Energie et d’Eau du Gabon (S.E.E.G) est une société anonyme créée en 1950 qui
dispose d’un conseil d’administration et d’un capital social de 15 milliards de francs CFA. Son
siège social est situé à Libreville, sur l’Avenue Félix et sa base technique se trouve à quelques
encablures du Siège Social.
Cependant, les installations de la SEEG sont réparties sur l'ensemble du territoire national.
Partant du siège, les subdivisions se répartissent en régions. Les régions sont reparties tel que
suit :
• Région Estuaire ;
• Région du Littoral ;
• Région du Centre-Sud ;
• Région Nord ;
• Région Est.
4
1.3. L’historique et les missions générales
Avant la création (1935-1963) : L'histoire de la S.E.E.G commence avec la Compagnie
Centrale de Distribution d'Énergie (CCDE), créée à Libreville en 1935, qui ne disposait à
l'époque que d'une centrale thermique et d'un petit ruisseau pour fournir l'eau et l'électricité. À
Port-Gentil, la situation était plus précaire encore : jusqu'en 1951, les usines, maisons de
commerce et administrations possédaient leurs propres groupes électrogènes, tandis que les
particuliers devaient se contenter de lampes Pétro max pour s'éclairer. Un semblant de réseau
d'éclairage public, à caractère décoratif, existait grâce à quelques réverbères en fonte disséminés
le long des routes. En 1949, un rapport de la 4e Commission du Conseil représentatif du Gabon
rappelait l'urgence de la question de l'électrification de Port-Gentil et de l'extension du réseau
de Libreville. Le 5 mars 1949, Madame Piraube, première mairesse de Port-Gentil, interpella à
nouveau le Président du Conseil sur l'absence d'avancées, tandis que le représentant de la
Compagnie Centrale de Distribution d'Énergie Électrique affirmait disposer de tous les
matériaux nécessaires (fer, béton, cuivre) pour démarrer les travaux ; le contrat de fourniture et
de distribution d'électricité fut finalement signé après de vives discussions. C'est dans ce
contexte qu'est constituée en 1951 la Société d'Énergie de Port-Gentil (SEPG), chargée de la
production et de la distribution de l'eau et de l'électricité, et qui alimente notamment les
premières sociétés forestières et pétrolières de la région.
La création de la S.E.E.G (1963) : Le 13 août 1963, sur sollicitation du gouvernement
gabonais, une Assemblée Générale de la SEPG modifie la dénomination et l'objet social de
l'entreprise, qui devient la Société d'Énergie et d'Eau du Gabon (S.E.E.G). L'ancien statut
juridique est conservé, les actions de la nouvelle entité sont détenues par l'État gabonais, et la
société regroupe désormais les exploitations de Libreville et de Port-Gentil. Le siège social
demeure à Port-Gentil, et l'entreprise adopte comme logo (figure 2) le portrait d'une femme
sculptée dans la pierre de Mbigou (figure 3), patrimoine artisanal gabonais, un emblème resté
inchangé depuis, et qui vaut à la société le surnom familier de « dame S.E.E.G ».
5
construction du barrage de Poubara. En 1977, les effectifs de la société passent de 450 à 1 300
agents, traduisant une forte croissance. En 1978, une nouvelle centrale thermique au gaz, d'une
puissance de 42 MW, est inaugurée à Port-Gentil et financée par la S.E.E.G. En mai 1979, le
Centre Des Métiers (CDM) Jean Violas est créé pour renforcer la technicité du personnel. En
1980, un second aménagement hydroélectrique, le réservoir de tête de Tchimbélé, d'une
capacité de 68 MW, est construit en amont de Kinguélé. En parallèle des grands chantiers
hydroélectriques, la S.E.E.G se dote, entre 1970 et 1985, d’installations industrielles destinées
à répondre à la demande générée par l’intensification de l’activité économique : centrales
hydroélectriques, centrales thermiques et stations de pompage d’eau, à Libreville comme dans
l’intérieur du pays parmi lesquelles l’usine de production d’eau potable de Ntoum, aujourd’hui
le site stratégique alimentant le Grand Libreville.
Réformes institutionnelles et privatisation (1991-1997) : Le 9 janvier 1991, la S.E.E.G signe
avec l'État gabonais un contrat-programme fixant, pour la période 1991-1993, des objectifs à
atteindre ainsi que les mesures d'accompagnement de l'État. En juin 1993, le conseil
d'administration confie un mandat de gestion à la Société Africaine de Gestion et
d'Investissement, chargée d'aider à redresser l'entreprise. En août 1993, par décret présidentiel
(n° PR/001143), l'État accorde à la S.E.E.G une concession exclusive sur l'ensemble du
territoire national. En juin 1997, l'État se désengage du secteur productif et cède la S.E.E.G : la
société est privatisée, avec pour actionnaire de référence la Compagnie Générale des Eaux,
devenue par la suite Veolia, qui obtient la concession du service public d'eau et d'électricité au
Gabon dans le cadre d'un contrat de vingt ans, et devient actionnaire majoritaire.
Réquisition et retour à l'État (2018-2019) : En février 2018, la République Gabonaise résilie,
pour motif d'intérêt général, la convention de concession liant la S.E.E.G au groupe Veolia, et
réquisitionne l'entreprise en vue de la replacer sur le marché des capitaux. En février 2019, l'État
remporte le procès l'opposant à Veolia et rachète les 51 % de parts détenues par le groupe
français, par l'intermédiaire du Fonds Gabonais d'Investissements Stratégiques (FGIS), qui
devient ainsi l'actionnaire de référence.
Réforme structurelle en cours (2025-2026) : Depuis juin 2025, une nouvelle équipe
dirigeante a été installée avec pour mandat de redresser l'entreprise sur plusieurs axes : mise en
conformité de la gouvernance avec les standards OHADA, assainissement des comptes,
renégociation des contrats de prestation et élaboration d'un plan d'investissement aligné sur le
Plan National de Développement pour la Transition. Cette réforme s'accompagne d'un projet de
scission de la S.E.E.G en deux entités distinctes : l'une dédiée à l'eau, l'autre à l'électricité. Ainsi
que d'une rationalisation organisationnelle (réduction du nombre de directions de 53 à 16) et
d'un programme d'investissement d'environ 500 milliards de FCFA entre 2024 et 2025, destiné
notamment à accroître les capacités de production électrique.1
La S.E.E.G assure une mission de service public consistant à apporter l'eau potable et
l'électricité à l'ensemble de la population gabonaise, sur toute l'étendue du territoire national.
Le tableau 1 suivant énumère les différentes missions de la SEEG.
6
Tableau 1 : Missions de la SEEG
Mission Description
Direction
Qualité
Direction de Hygiène
l'Audit & Direction du Direction Juridique,
Sécurité & Système
Contrôle Interne Environne Communication & RSE
d'Information
ment
7
❖ Filière électricité
La photographie ci-dessous présente la centrale thermique d’Owendo, illustrant les
installations de la centrale thermique.
1.6. Conclusion
La présentation de la S.E.E.G met en évidence une entreprise dont l'histoire est étroitement liée
au développement des infrastructures énergétiques et hydrauliques du Gabon, et qui traverse
aujourd'hui une phase de réforme structurelle importante. L'usine de Ntoum, site stratégique
alimentant le Grand Libreville, constitue à ce titre un cadre d'observation particulièrement
représentatif des enjeux de production et de distribution d'eau potable auxquels est confrontée
l'entreprise.
8
Chapitre 2
2.1. Introduction
Ce chapitre présente le secteur d'activité au sein duquel s'est déroulée l'immersion
professionnelle, à savoir la filière eau, et plus précisément le site de production d'eau potable
de Ntoum. Il précise le département d'affectation, les missions des différentes divisions et
directions concernées, ainsi que le rôle observé et tenu par l'étudiant au cours des deux phases
de l'immersion, au sein des services Traitement puis Maintenance.
1
Période où le niveau ou le débit d’un cours d’eau est le plus bas
9
voisines (Méba, Mbé, Saza, Assango) ainsi que par des eaux souterraines issues de plusieurs
forages. Le complexe s'est développé par extensions successives depuis la fin des années 1960
(stations Ntoum 3-4, 5-6) portant la capacité totale de production à plusieurs centaines de
milliers de m³ par jour.
2.4. Conclusion
L'immersion au sein de l'usine de Ntoum a permis de découvrir, de manière progressive et
complémentaire, les deux grandes composantes de l'exploitation d'un site de production d'eau
potable : le traitement de l'eau, garant de sa conformité aux normes de potabilité, et la
maintenance des équipements, garante de la continuité et de la fiabilité de la production.
10
PARTIE 2
DOMAINES D’ACTIVITÉS
Cette seconde partie constitue le cœur analytique et méthodologique du mémoire. Elle détaille,
de manière chronologique et procédurale, l'ensemble des activités menées durant l'immersion
professionnelle au sein des pôles Traitement de l'eau et Maintenance de l'usine de Ntoum et du
site de la Mbè. Chaque activité y est présentée selon une structure identique : mise en situation,
procédure détaillée, et compétences distinctives développées. Cette partie permet ainsi de
mettre en évidence le lien étroit entre les gestes techniques observés ou réalisés sur le terrain et
les compétences d'ingénieur qui en découlent.
11
Chapitre 3
3.1. Introduction
La mise en situation des pôles Traitement et Maintenance souligne leur complémentarité : le
premier garantit la conformité de l'eau produite aux normes de potabilité, tandis que le second
assure la disponibilité et la fiabilité des équipements permettant cette production. Cette
articulation méthodologique sert de fil conducteur au chapitre suivant, qui détaille chacune des
activités concrètement menées dans ces deux domaines.
12
effet affecté la chemise du groupe, dont les cotes dépassaient légèrement, de quelques
millimètres, les tolérances prévues par le constructeur. Ce défaut dimensionnel a provoqué un
jeu anormal de la chemise en fonctionnement, communément appelé « flottement », à l'origine
de vibrations excessives ayant endommagé les roulements du groupe. Cette dégradation
mécanique s'est accompagnée d'une augmentation anormale de la température de
fonctionnement, ce qui a conduit à la mise à l'arrêt du groupe G6 OT 5/6 en vue de sa révision
complète. Parallèlement, j'ai été sensibilisée au traitement d'une avarie survenue sur la ligne
d'arbre du groupe G1 de la station de la Mbè, intervention de plus grande envergure ayant
nécessité une préparation rigoureuse, notamment le démontage, l'inventaire et le classement des
éléments de fixation, détaillés au chapitre suivant. Ces deux interventions illustrent la diversité
des situations rencontrées au sein du pôle maintenance, entre entretien préventif planifié sur
l'ensemble du parc de groupes électropompes et interventions correctives ponctuelles
consécutives à des avaries mécaniques significatives.
3.3. Conclusion
La mise en situation des pôles Traitement et Maintenance souligne leur complémentarité : le
premier garantit la conformité de l'eau produite aux normes de potabilité, tandis que le second
assure la disponibilité et la fiabilité des équipements permettant cette production. Cette
articulation méthodologique sert de fil conducteur au chapitre suivant, qui détaille chacune des
activités concrètement menées dans ces deux domaines.
13
Chapitre 4
Les activités
4.1. Introduction
Ce chapitre détaille, activité par activité, l'ensemble des tâches réalisées au cours de l'immersion
professionnelle, qu'il s'agisse du contrôle de la qualité de l'eau, de la détermination du taux de
traitement, des rondes journalières de relevé, de l'entretien physique des groupes
électropompes, de l'inventaire des éléments de fixation et des roulements, de la création de
fiches de maintenance, ou encore du relevé des vibrations des pompes. Pour chaque activité
sont précisées la mise en situation, la procédure suivie et les compétences distinctives
développées.
4.2.2. Procédure
14
Figure 6 : Echantillons d'analyse de l'eau
15
Figure 10 : Norme PH seeg
16
Figure 12 : Remplissage du bécher
chronométré
17
4.3.2. Procédure
18
Figure 14 : Fiche de relève des usines
Tache 2 : Graissage
Repérage des points de graissage (graisseurs) situés au niveau des paliers et des roulements du
groupe. À l'aide d'une pompe à graisse manuelle, injecter la quantité de graisse prescrite dans
chaque graisseur. Prendre les températures de la pompe avant et après le graissage ainsi que 1h
après.
19
Figure 16 : plaque signalétique informant sur la quantité de graisse
Tache 3 : Nettoyage
Démontage de l'accès aux crépines et aux filtres d'aspiration, puis manuellement retirer les
dépôts, débris et particules accumulés avant de rincer si nécessaire. Nettoie de corps du moteur
ainsi que des orifices de ventilation à l'aide d'un chiffon et, si besoin, d'air comprimé, afin
d'éliminer la poussière et les résidus qui pourraient gêner le refroidissement du moteur.
Tache 4 : Mesure vibratoire
La mesure des vibrations est réalisée à l'aide d'un capteur (accéléromètre) placé successivement
sur les points caractéristiques du groupe électropompe : les paliers du moteur et les paliers de
la pompe, dans le sens perpendiculaire à l'arbre, ces zones étant les plus sensibles aux défauts
de roulement, de désalignement ou de balourd. Le signal recueilli est traité par l'analyseur, qui
fournit une valeur globale de vitesse vibratoire (en mm/s), comparée aux seuils de référence de
la norme ISO 10816 afin de situer le groupe dans une zone de fonctionnement (bon état,
surveillance, action corrective à prévoir, ou arrêt nécessaire).Les valeurs relevées sont
consignées et comparées aux mesures précédentes du même point, afin de détecter toute
évolution significative du niveau vibratoire dans le temps, révélatrice d'une dégradation
progressive de l'organe concerné
20
4.3.3. Compétence distinctive
Cette activité m'a permis de développer une compétence de maintenance préventive mécanique
appliquée aux groupes électropompes : capacité à exécuter des opérations de graissage et de
lubrification selon une périodicité planifiée, à identifier les points d'entretien critiques (crépines,
filtres, orifices de ventilation) pour préserver la performance hydraulique et le refroidissement
des équipements, et à intervenir sur des organes en mouvement dans le respect des consignes
de sécurité. Cette compétence s'inscrit directement dans une logique de fiabilisation des
équipements industriels et de réduction des pannes liées à l'usure mécanique.
4.4.2. Procédure
21
En suivant la procédure de démontage fournie par le constructeur, les différentes opérations ont
été réalisées dans l’ordre suivant : dépose de la cellule hydraulique après desserrage des écrous
de fixation ;démontage des bagues en deux pièces et des éléments de fixation ; retrait successif
de la roue (turbine), de la clavette et des bagues de guidage ; extraction progressive du rotor et
de la ligne d’arbre à l’aide du dispositif de levage ; démontage des différents composants de la
partie hydraulique afin de permettre leur inspection.
22
4.5.2. Procédure
Tache 1 : Répertorier les roulements en magasin
23
compétence s'inscrit directement dans une logique d'identification rapide et fiable des pièces de
rechange lors des interventions de maintenance industrielle.
4.6.2. Procédure
24
Figure 21 : Dépose du moteur OT NT5-6
Tâche 2 : Participation à la repose du groupe G6 OT 5/6
1. Monter la nouvelle chemise sur l’arbre.
2. Replacer l’arbre dans la pompe.
3. Reposer les différents composants dans l’ordre de montage.
4. Reposer les boulons et serrer les éléments de fixation.
5. Effectuer les contrôles avant remise en service.
6. Remettre le groupe en fonctionnement et vérifier son bon fonctionnement.
25
4.6.3. Compétence développée
Cette activité m’a permis de développer des compétences en maintenance corrective des
groupes électropompes. Cette expérience m’a permis de mieux appréhender les méthodes de
diagnostic, de réparation et de remise en service des équipements industriels.
4.7. Conclusion
L'ensemble de ces activités, menées au sein des pôles Traitement et Maintenance, a permis de
développer un socle de compétences techniques variées : rigueur analytique dans le contrôle de
la qualité de l'eau, maîtrise du calcul du taux de traitement, surveillance préventive des
équipements électromécaniques, savoir-faire pratique en entretien mécanique, rigueur
métrologique et organisationnelle, structuration documentaire, et diagnostic vibratoire des
machines tournantes. Ces compétences, complémentaires les unes des autres, illustrent la
transversalité des savoirs mobilisés dans l'exploitation d'un site de production d'eau potable.
26
CONCLUSION
Au terme de cette immersion professionnelle réalisée au sein de la Société d’Énergie et d’Eau
du Gabon, et plus précisément à l’usine de production d’eau potable de Ntoum, il convient de
revenir sur les apports globaux de cette expérience, tant sur le plan pédagogique que
professionnel.
Les objectifs fixés au début de cette immersion peuvent être considérés comme atteints. La
découverte du secteur de la production et de la distribution d’eau potable s’est concrétisée à
travers l’observation, puis la participation active, aux activités des services Traitement et
Maintenance de l’usine. Le passage au sein du pôle Traitement a permis de comprendre
l’enchaînement des étapes du processus de potabilisation, captage, décantation, filtration,
désinfection, ainsi que les exigences de contrôle qualité qui l’accompagnent. Le passage au sein
du pôle Maintenance, quant à lui, a permis de se familiariser avec l’entretien des groupes
électropompes, qu’il s’agisse de maintenance préventive planifiée (rondes, graissage, contrôle
vibratoire) ou d’interventions correctives consécutives à des avaries mécaniques significatives,
comme celles rencontrées sur les groupes G6 OT Ntoum 5/6 et G1 de la Mbè.
Sur le plan pédagogique, cette immersion a permis de mettre en application des connaissances
théoriques acquises en formation, notamment en mécanique, en métrologie et en analyse
physico-chimique, dans un contexte industriel réel. Sur le plan professionnel, elle a permis de
développer un socle de compétences techniques variées et complémentaires : rigueur analytique
dans le contrôle de la qualité de l’eau, maîtrise du calcul du taux de traitement, surveillance
préventive des équipements électromécaniques, savoir-faire pratique en entretien mécanique,
rigueur métrologique et organisationnelle dans la préparation des interventions, structuration
documentaire, ainsi que diagnostic vibratoire des machines tournantes. Au-delà des
compétences techniques, cette expérience a également renforcé des qualités transversales
essentielles à l’exercice du métier d’ingénieur, telles que l’autonomie, la rigueur et le travail en
équipe.
Cette expérience n’a toutefois pas été exempte de certaines limites. La durée de l’immersion,
répartie entre deux pôles distincts, n’a pas permis d’approfondir chacune des activités observées
avec le même niveau de détail, certaines interventions de maintenance de grande envergure,
comme la révision du groupe G1 de la Mbè, s’étalant sur une durée supérieure à celle du stage.
Des difficultés ponctuelles, telles que la panne du capteur de vibration rencontrée lors des
relevés, ont également pu limiter, à certains moments, la continuité de l’observation de certaines
procédures. Enfin, l’accès à certaines données historiques ou chiffrées de l’entreprise, utiles à
une analyse plus approfondie de la performance des équipements, est resté partiel.
27
outils d’analyse tels que l’AMDEC ou le suivi vibratoire normalisé, permettrait également de
mieux anticiper les défaillances telles que celle rencontrée sur le groupe G6 OT 5/6. Enfin, la
formation continue du personnel technique apparaît comme un levier important pour
accompagner la modernisation des pratiques de maintenance de l’usine. Sur le plan personnel,
cette immersion confirme l’intérêt pour le domaine de la maintenance industrielle et ouvre la
voie à un approfondissement futur, que ce soit dans le cadre d’un stage de fin d’études ou d’une
spécialisation académique ultérieure en génie industriel ou en maintenance des systèmes de
production.
28
BIBLIOGRAPHIE
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u_Gabon
[Link]/article.php3 ?id_article=1176
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[Link]/fr/Gabon
29
ANNEXE
30
Figure 23 : Bon de travail
31
Figure 25 : Schéma technique du groupe Mbè
32
Figure 26 : Extraction de l'arbre
33
TABLE DES MATIERES
DEDICACE .................................................................................................................................. i
REMERCIEMENT ...................................................................................................................... ii
LISTE DES ABRÉVIATIONS ET SIGLES ................................................................................ iii
LISTE DES TABLEAUX ET FIGURES...................................................................................... iv
................................................................................................................................................... iv
RÉSUMÉ ................................................................................................................................... vi
SOMMAIRE ............................................................................................................................. vii
INTRODUCTION....................................................................................................................... 1
PARTIE 1 ................................................................................................................................... 3
DÉCOUVERTE DE L’ENVIRONNEMENT PROFESSIONNEL ................................................. 3
Chapitre 1 ................................................................................................................................... 4
Présentation de la structure d’accueil ......................................................................................... 4
1.1. Introduction .............................................................................................................. 4
1.2. Les éléments d’identification....................................................................................... 4
1.3. L’historique et les missions générales ......................................................................... 5
1.4. Organigramme de l’entreprise ..................................................................................... 7
1.5. Principaux domaines d’activités de la SEEG .............................................................. 7
1.6. Conclusion ................................................................................................................... 8
Chapitre 2 ................................................................................................................................... 9
Présentation du secteur d’activité ............................................................................................... 9
2.1. Introduction ..................................................................................................................... 9
2.2. Département d’affectation ............................................................................................... 9
2.2.1. Présentation du site....................................................................................................... 9
2.2.2 Mission de la Division Production et Transport. ......................................................... 10
2.2.3. Mission de la Direction Exploitation Eau. ................................................................. 10
2.3. Le rôle observé ou tenu par l’étudiant ........................................................................... 10
2.4. Conclusion ..................................................................................................................... 10
PARTIE 2 ................................................................................................................................. 11
DOMAINES D’ACTIVITÉS ................................................................................................... 11
Chapitre 3 ................................................................................................................................. 12
Cadre analytique et méthodologique ........................................................................................ 12
3.1. Introduction ................................................................................................................... 12
34
3.2. Mise en situation .......................................................................................................... 12
3.2.1. Pole traitement de l’eau .............................................................................................. 12
3.2.2. Pole maintenance........................................................................................................ 12
3.3. Conclusion ..................................................................................................................... 13
Chapitre 4 ................................................................................................................................. 14
Les activités .............................................................................................................................. 14
4.1. Introduction ................................................................................................................... 14
4.2. Activité 1 : Contrôle de la qualité de l'eau .................................................................... 14
4.2.1. Mise en situation ........................................................................................................ 14
4.2.2. Procédure .................................................................................................................... 14
4.2.3 Compétences distinctives ............................................................................................ 17
4.3. Activité 2 : Maintenance préventive.............................................................................. 17
4.3.1. Mise en situation ........................................................................................................ 17
4.3.2. Procédure .................................................................................................................... 18
4.3.3. Compétence distinctive .............................................................................................. 21
4.4. Activité 3 : Révision Générale du G1 Mbè ................................................................... 21
4.4.1. Mise en situation ........................................................................................................ 21
4.4.2. Procédure .................................................................................................................... 21
4.4.3. Compétence distinctive .............................................................................................. 22
4.5. Activité 4 : Classement des roulements......................................................................... 22
4.5.1. Mise en situation ........................................................................................................ 22
4.5.2. Procédure .................................................................................................................... 23
4.5.3. Compétence distinctive .............................................................................................. 23
4.6. Activité 7 : Révision partielle du G6 OT (Ntoum 5-6).................................................. 24
4.6.1. Mise en situation ........................................................................................................ 24
4.6.2. Procédure .................................................................................................................... 24
4.6.3. Compétence développée ............................................................................................. 26
4.7. Conclusion ..................................................................................................................... 26
CONCLUSION ........................................................................................................................ 27
BIBLIOGRAPHIE ................................................................................................................... 29
ANNEXE ................................................................................................................................. 30
TABLE DES MATIERES ........................................................................................................ 34
35
36