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History

Le document traite des crises des années 30 qui ont conduit à la Seconde Guerre mondiale, en identifiant les causes économiques et politiques majeures, notamment la crise de 1929 et les conséquences de la Première Guerre mondiale. Il décrit les différentes catégories de crises et les événements marquants qui ont eu lieu entre 1931 et 1939, ainsi que la participation des pays africains et malgaches dans le conflit. Enfin, il aborde les conséquences humaines, économiques, sociales et politiques de la guerre, ainsi que les conférences interalliées qui ont préparé la réorganisation du monde après le conflit.

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Le document traite des crises des années 30 qui ont conduit à la Seconde Guerre mondiale, en identifiant les causes économiques et politiques majeures, notamment la crise de 1929 et les conséquences de la Première Guerre mondiale. Il décrit les différentes catégories de crises et les événements marquants qui ont eu lieu entre 1931 et 1939, ainsi que la participation des pays africains et malgaches dans le conflit. Enfin, il aborde les conséquences humaines, économiques, sociales et politiques de la guerre, ainsi que les conférences interalliées qui ont préparé la réorganisation du monde après le conflit.

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Titre : Les crises des années « 30 » dans le monde

Introduction À l'image de la première, la seconde guerre mondiale résulta d'un jeu très complexe de rivalités constantes entre les puissances impérialistes d'Europe.
Elle a donc été la suite logique d'une série de crises de différentes natures qui, depuis la fin de la première guerre mondiale ont bouleversé le monde jusqu'au déclenchement du second conflit mondial en
1939.
Définition Les crises des années « 30 » représentent l'ensemble des crises de natures différentes qui, à partir de 1929 ont secoué le monde jusqu'en 1939.
Les causes des crises des années « 30 » Les crises de 1931 à 1939 dans le monde ont été provoquées par deux (2) principaux événements à savoir :
Les conséquences de la première guerre mondiale de 1914-1918 : Ce sont des difficultés qui ont affecté l'économie mondiale au lendemain de cette guerre. Face à cette situation, l'Europe en ruine fut
contrainte de se tourner vers les capitaux des USA nécessaires pour le relèvement de son économie.
La crise économique de 1929 : Elle est survenue le Jeudi 24 Octobre 1929 à la bourse de Wall Street à New York aux USA. Cet événement est l'un des plus célèbres de l'histoire boursière, marquant le
début de la grande dépression, la plus grande crise économique de l'histoire. Par son ampleur, ses effets sociaux, économiques et surtout politiques, plusieurs régimes parlementaires et démocratiques de
l'Europe furent fortement ébranlés. Elle favorise aussi la mise en place des régimes totalitaires dans plusieurs pays européens.
Les différentes catégories de crises des années « 30 » Elles sont de deux (2) catégories à savoir :
Les crises de 1931 à 1936 : Elles sont qualifiées de petites crises ou crises politico-diplomatiques à savoir :
L'invasion Japonaise de la Mandchourie en 1931 ;
La fin des réparations allemandes en 1932 ;
L'échec de la conférence de désarmement de l'Allemagne en 1932 ;
L'échec du projet de fédération de l'Europe en 1932 ;
L'arrivée d'Adolf Hitler au pouvoir en Allemagne en 1933 ;
Le déclin de la SDN (société des Nations) de 1933-1936.
Les crises de 1936 à 1939 : Elles sont qualifiées de grandes crises ou crises essentiellement militaires à savoir :
L'annexion de l'Ethiopie par l'Italie fasciste en 1936 ;
La remilitarisation de la Rhénanie en 1936 ;
La guerre civile espagnole de 1936-1939 ;
L'annexion de l'Autriche par l'Allemagne nazie en 1938 ;
L'occupation allemande de la Tchécoslovaquie en 1939 ;
L'invasion de la Pologne par l'Allemagne nazie le 1 Septembre 1939. Cette offensive lancée par surprise provoque l'entrée en guerre de la France et du Royaume-Uni, puis fait basculer l'Europe dans la
seconde guerre mondiale.
Conclusion Les différentes crises des années « 30 », qu'elles soient petites, grandes, économiques, sociales, politiques, diplomatiques ou militaires ont eu pour effet direct : l'éclatement de la seconde
guerre mondiale le 1er Septembre 1939 et qui bouleversa le monde jusqu'en 1945.
Titre : La seconde guerre mondiale de 1939-1945
Introduction La seconde guerre mondiale de 1939-1945 fut l'aboutissement d'une Série de crises qui ont secoué le monde au cours des années « 30 ». Cette guerre dure du 1er Septembre 1939 Suite à
l'invasion de la Pologne par l'Allemagne au 2 Septembre 1945 par la capitulation sans condition de l'empire du Japon.
Ensuite, elle oppose Schématiquement les alliés et l'Axe. La guerre de 1939-1945 constitue le conflit armé le plus vaste que l'humanité ait connu, mobilisant plus de 100 millions de combattants de 61
nations, déployant les hostilités sur quelque 22 millions de Kilomètres carrés.
Les causes de la Seconde guerre mondiale de 1939-1945 Elles restent nombreuses et complexes, mais les principales ont été très bien analysées par les historiens à savoir :
Les effets de la grande guerre de 1914-1918 ;
Les contradictions entre les puissances impérialistes et Surtout européennes ;
Les différentes crises qui ont mis en grand désordre le monde au cours des années « 30 ».
Les principales étapes de la seconde guerre mondiale de 1939-1945 Trois (3) grandes étapes nous permettent de reconstituer les principaux événements de ce conflit :
L'offensive victorieuse de l'Axe de 1939 à 1941 : pour conquérir l'Europe, les allemands mettent en œuvre leur doctrine de percée et d'avance par l'usage coordonné des forces blindées,
mécanisées et aériennes : la guerre-éclair.
Le 1er Septembre 1939 : les troupes allemandes envahissent la Pologne sur tous les fronts ;
Les 2 et 3 Septembre 1939 : la France et le Royaume-Uni ont déclaré la guerre à l'Allemagne tout en adoptant une stratégie défensive ;
Le 9 Avril 1940 : L'Allemagne envahit le Danemark et la Norvège ;
Le 10 Mai 1940 : C'est l'invasion des Pays-Bas, de la Belgique, du Luxembourg et de la France par les forces allemandes : Cette offensive a mis fin à la « drôle de guerre ».
En Juin 1940 : Paris subit l'occupation allemande et le drapeau à croix gammée flotte sur la tour Eiffel. Cette occupation se caractérise par la pénurie, la dictature de l'occupant et les rafles de Juifs.
Le 22 Juin 1940 : C'est la signature de l'armistice, mettant fin aux hostilités entre la France à moitié envahie et l'Allemagne nazie ;
De Juillet 1940 Jusqu'en Mai 1941 : C'est la Bataille d'Angleterre qui opposa principalement les britanniques aux allemands. Elle a mis un terme à la série de victoires éclairs et éclatantes des allemands ;
Le 22 Juin 1941 : C'est l'invasion allemande de l'union soviétique "opération Barbarossa" : c'est la violation du traité de non-agression germano-soviétique et de partage de l'est de l'Europe qui fut signé
depuis le 23 Août 1939 ;
Le 07 Décembre 1941 : L'aviation Japonaise détruit la flotte américaine qui mouille à Pearl Harbor dans les îles Hawaï.
Le tournant de la guerre de 1941-1942 : C'est la mondialisation du conflit. Cette étape se caractérise par l'entrée officielle en guerre de l'URSS et des USA aux côtés des alliés suite à
la rupture du pacte Germano-Soviétique par l'Allemagne et à l'attaque par le Japon de la base navale des USA.
La victoire finale des alliés de 1942-1945 :
De 1942 à 1944 : Dans le pacifique, l'élan des Japonais est stoppé par les forces américaines à travers les batailles de Midway, de la mer de corail et de Guadal Canal ;
A partir du 8 novembre 1942 : C'est le débarquement des alliés en Afrique du Nord (Maroc et Algérie) : "opération Torch" ;
Du 17 Juillet 1942 au 2 Février 1943 : C'est la bataille de Stalingrad et qui a opposé les forces de l'URSS à celles de l'Allemagne et ses alliés. Elle se termina par la victoire soviétique décisive ;
Les 6 Juin 1944 et 15 Août 1944 : C'est le débarquement en Normandie et celui de Provence ;
Le 25 Août 1944 : Paris est libéré après quatre (4) années d'occupation de la capitale française ;
Le 30 Avril 1945 : le dictateur allemand Adolf Hitler est mort par suicide à Berlin ;
Le 8 Mai 1945 : C'est la capitulation sans condition de l'Allemagne nazie face aux forces alliées et mettant fin à la seconde guerre mondiale en Europe ;
Les 6 et 9 Août 1945 : les Etats-Unis ont largué des bombes atomiques sur les villes japonaises d'Hiroshima et de Nagasaki ;
Le 2 Septembre 1945 : le Japon, contraint de « supporter l'insupportable », capitule sans condition et qui met officiellement fin à la seconde guerre mondiale.
Conclusion La fin de ce conflit est aussi le début de la prise de conscience, par le monde entier, des atrocités commises. Le choc est violent, les pertes en vies humaines et les traumatismes collectifs et
individuels sont vraiment considérables. Les alliés vainqueurs doivent réorganiser un monde complètement détruit et épuisé.
Titre : La participation africaine et malgache à la seconde guerre mondiale de 1939-1945
Introduction La guerre, qui s'achevait par la révélation apocalyptique de l'énergie nucléaire sur Hiroshima et Nagasaki était un tournant décisif de l'histoire universelle et en particulier de celle de l'Afrique.
Des centaines de milliers de noirs y participèrent sur des théâtres d'opérations aussi variés que la Libye, l'Italie, la Normandie, l'Allemagne, le Moyen-Orient, l'Indochine et la Birmanie. L'Afrique et
Madagascar ont Joué un rôle significatif, mais souvent oublié, dans la seconde guerre mondiale. Ils ont contribué de diverses manières, notamment par le biais de la mobilisation des soldats, de ressources
et de la fourniture de bases militaires.
Les formes de participation africaine et malgache à la seconde guerre mondiale de 1939-1945 :
La participation Humaine : il est difficile de savoir effectivement le nombre d'africains et malgaches mobilisés pour cette guerre. Les estimations indiquent qu'en 1939 : 130.000 Soldats furent mobilisés
rien que pour le compte de l'AOF. En 1940 ; il y avait 127.320 tirailleurs d'AOF ; 15.500 d'AEF et 34.000 de Madagascar. À l'armistice, il manquait 24.271 « Sénégalais », 4350 malgaches. Ce fut, pour des
centaines de milliers de noirs, l'occasion d'une découverte brutale de l'homme blanc, dans sa vérité, sans masque impérial ni oripeaux proconsulaires. Les blancs travaillaient de leurs mains ; ils suaient. Ils
faisaient l'amour. Ils avaient faim et soif comme le premier venu.
La participation économique : Elle se traduisait par la fourniture des produits alimentaires (riz, fonio, arachide, huile de palme...) pour assurer la nourriture des soldats africains et malgaches aux fronts de
combat. La fourniture des matières premières était remarquable. Soulignons également l'augmentation des taxes et impôts pour soutenir « l'effort de guerre ».
La participation territoriale : l'Afrique a servi de base arrière aux métropoles pendant la guerre de 1939-1945. Les réserves de la Banque de France avaient d'ailleurs été repliées et entreposées à Kayes
(Mali).
Conclusion À cause du devoir colonial, la recherche d'une meilleure reconnaissance et surtout l'espoir d'une émancipation dans l'après-guerre, les africains et malgaches ont activement participé à la
seconde guerre mondiale. Cette contribution a provoqué de lourdes pertes humaines et économiques.
Cependant, ce conflit a permis aux africains de découvrir les réalités du maître blanc d'où l'effondrement du mythe européen. Ils profitent également pour s'émanciper politiquement dès après la guerre.
Titre : les conséquences de la guerre de 1939-1945
Introduction La seconde guerre mondiale donne en effet lieu à de multiples crimes de guerre, crimes favorisés et banalisés par une violence militaire et policière d'une intensité et d'une profondeur
inégalées, cette violence notamment contre les civils étant parfois un élément de la stratégie militaire. On assiste ainsi à l'émergence, à une échelle inconnue jusqu'alors, de crimes de masse
particulièrement atroces, des massacres génocidaires, de l'assassinat systématique de résistants et d'opposants politiques, mais aussi des viols généralisés des femmes. Ce conflit presents un bilan
extrêmement lourd :
Les conséquences humaines : La seconde guerre mondiale fut le conflit militaire le plus meurtrier de l'histoire. Le bilan humain est catastrophique et discuté. On évalue la saignée de cette guerre à un
chiffre variant entre 50 à 60 millions de morts. Il faut également mettre en plus des blessés, des traumatisés, des déplacés, des portés disparus et des mutilés.
Les conséquences économiques : La guerre a provoqué un véritable déséquilibre économique dans le monde en général et en Europe en particulier. Tous les secteurs de l'économie (primaire,
secondaire et tertiaire) ont connu considérablement un recul.c- Les conséquences matérielles : les bombardements nazis et alliés ont provoqué d'importants dégâts matériels dans les villes. Plusieurs
quartiers de Londres et de Rotterdam sont à reconstruire. Des millions de civils n'ont plus de logement et les sans-abris se comptent par millions. Autres villes martyres : Hiroshima, Nagasaki, Tokyo,
Manille, Hambourg, Stalingrad, Leningrad, Sébastopol, Kiev, Kharkov, Budapest, Berlin, Varsovie, Rouen, le Havre. Les infrastructures de transport et de production sont également endommagées : la
mise hors d'usage de milliers de routes, de ponts, de voies ferrées et de ports provoque l'isolement de nombreux villages. NB : l'URSS reste la plus touchée par les dégâts matériels.
Les conséquences sociales : La seconde guerre mondiale a eu des conséquences sociales profondes et durables. Elle a causé des déplacements massifs de populations, brisant les liens
communautaires et familiaux. Des millions de personnes ont été forcées de quitter leurs foyers, perdant leurs racines et leur identité. Avec la guerre, il y a eu aussi l'augmentation de la criminalité et de la
violence grâce à la déstabilisation sociale et au désespoir.
Les conséquences culturelles : La guerre a entraîné des destructions massives du patrimoine culturel, notamment à travers les bombardements, les pillages et les spoliations. Des musées, des
bibliothèques, des monuments et des œuvres d'art ont été endommagés ou détruits, entraînant des pertes irréparables.
Les conséquences morales et psychologiques : Les familles des victimes sont toujours sous le choc de cette guerre très meurtrière. De plus, les personnes qui ont survécu aux camps de concentration
ont énormément de difficultés à vivre comme avant. Les souvenirs qui les hantent Jours et nuits sont traumatisants. Enfin, l'arme atomique, qui a montré ses capacités destructrices en 1945 a marqué
aussi les esprits du monde entier.
Les conséquences politiques et diplomatiques : La seconde guerre mondiale propulse les États-Unis et l'URSS, principaux vainqueurs, au rang de superpuissances concurrentes appelées à
dominer le monde et à se confronter dans une vive rivalité idéologique et politique, pendant près d'un demi-siècle, et à s'affronter militairement par Etats interposés. Elle scelle le déclin des vieilles
puissances impériales d'Europe et ouvre le processus de décolonisation qui s'accélère dans l'après-guerre en Asie, dans le monde arabe et en Afrique. Pour la sauvegarde de la paix et de la sécurité dans
le monde, l'ONU fut créée.
Conclusion La seconde guerre mondiale a eu des conséquences inoubliables. Les pertes humaines, les destructions matérielles, les bouleversements politiques, économiques et socio-culturels, ainsi que
l'émergence de nouvelles puissances ont marqué l'histoire du XXe siècle. Situation qui a nécessité la tenue des concertations périodiques afin de faciliter la réorganisation du monde.
Titre : les conférences préparatoires de la réorganisation du monde
Introduction Les conférences inter alliées lors de la seconde guerre mondiale réunissaient parfois les « trois grands » Qu'étaient FRANKLIN ROOSEVELT, WINSTON CHURCHILL ET JOSEPH
STALINE, afin de s'accorder sur la conduite des opérations pour mettre fin à la suprématie des puissances de l'Axe. Ces conférences ont permis aux alliés de discuter des enjeux majeurs liés à la paix, à la
sécurité et à la reconstruction du monde, ainsi que de définir les contours de nouvelles institutions internationales.
Les Principales conférences préparatoires : * a- La conférence de l'Atlantique (Août 1941) : Elle a regroupé le premier ministre britannique Winston Churchill et le président américain Franklin
Roosevelt. Elle visait surtout la reconnaissance du droit à l'autodétermination des peuples soumis.
b- La conférence de Washington (1er janvier 1942) : Elle avait pour but la déclaration des Nations unies qui est un document signé par 26 Nations qui s'engagèrent ensemble à poursuivre la guerre
contre les puissances de l'Axe.
La conférence de Moscou du 19 au 30 octobre 1943 : Les principaux participants sont les ministres des affaires étrangères du Royaume-Uni, des Etats-Unis, de l'union soviétique et plus l'ambassadeur
de la République de Chine à Moscou. Cette conférence débouche sur quatre (4) déclarations publiques :
La création d'une organisation générale fondée sur le principe d'une égale souveraineté de tous les Etats pacifiques ;
Les poursuites judiciaires contre les dirigeants allemands ;
La proclamation comme nulle et non avenue l'annexion de l'Autriche par l'Allemagne ;
Eradication du fascisme et son influence.
La conférence de Téhéran du 28 novembre au 1er décembre 1943 : ce fut la première rencontre réunissant les trois (3) principaux dirigeants des alliés à savoir Churchill, Roosevelt et Staline. Plusieurs
décisions importantes y furent prises comme :
Le principe d'un démembrement de l'Allemagne, d'un partage de l'Europe en zones d'influence et du déplacement de la Pologne vers l'ouest ;
Les trois grands s'engagent aussi à respecter les principes de la future organisation (ONU) ;
L'organisation d'un débarquement en Normandie en juin 1944.
La conférence de Dumbarton OAKS (1944) : y participent les Etats-Unis, le Royaume-Uni, l'union soviétique et la République de Chine. Elle a jeté les bases de l'organisation des nations unies (ONU). Il
s'agit donc de promouvoir l'ONU en s'inspirant de la société des nations, mais cette fois avec une implication particulière des Etats-Unis.
La conférence de Yalta du 4 au 11 Février 1945 : C'est une réunion des principaux responsables de l'union soviétique, du Royaume-Uni et des Etats-Unis. Les buts de cette conférence sont les
suivants :
Adopter une stratégie commune afin de hâter la fin de la seconde guerre mondiale ;
Régler le sort de l'Europe après la défaite de l'Allemagne ;
Garantir la stabilité du nouvel ordre mondial après la victoire.
La première conférence de San Francisco du 25 Avril au 26 juin 1945 : Elle permet notamment la création de l'organisation des nations unies(ONU), avec la signature de la charte des nations unies.
(Note manuscrite : constitution)
La conférence de Potsdam du 17 juillet au 2 août 1945 : Elle fut organisée par trois (3) des puissances alliées victorieuses de la seconde guerre mondiale pour fixer le sort des nations ennemies. Les
Etats-Unis sont représentés par le président Harry Truman, l'URSS par le dirigeant joseph Staline et le Royaume-Uni par Winston Churchill et clément Attlee.
Avec l'Allemagne : nous avons la démilitarisation, la dénazification, la décartellisation des grands cartels, la démocratisation, la décentralisation pour affaiblir le pouvoir allemand, très centralisé pendant le
nazisme. IL était aussi question que l'Allemagne soit divisée en quatre (4) zones d'occupation. Dans le cadre de la dénazification, les occupants décident du jugement des criminels de guerre ; ce seront les
procès de Nuremberg.
Avec l'Italie : Elle perd ses colonies africaines ;
Avec le japon : un ultimatum est signifié à l'empire du japon en ces termes :<<nous appelons le gouvernement du japon à prononcer aujourd'hui le 26 juillet 1945 la capitulation sans conditions de toutes
les forces armées japonaises...sinon, le japon subira une destruction rapide et totale>>.
La deuxième conférence de San Francisco le 24 octobre 1945 : c'est une date importante car c'est le jour où la charte des nations unies est entrée en vigueur, marquant la naissance officielle de
l'organisation des nations unies (ONU). Elle remplace alors la société des nations.
Conclusion Ces différentes concertations périodiques ont plus ou moins résolu quelques difficultés nées avant et pendant la deuxième guerre mondiale, favorisant ainsi la création de l'ONU et permettant
d'éviter à ce monde réorganisé une nouvelle catastrophe.
Titre : La création de l'ONU en 1945
Introduction La société des Nations (SDN) était une organisation internationale établie par le traité de Versailles en 1919 : son but est de conserver la paix et d'assurer une sécurité collective face aux
horreurs de la première guerre mondiale. Mais sa crédibilité est éprouvée par la seconde guerre mondiale. Pour pallier cet échec, et afin d'institutionnaliser un nouvel espace de dialogue international, une
nouvelle organisation a vu le jour : c'est l'organisation des nations Unies (ONU).
Le processus de passage de la SDN à l'ONU : Sur le long terme, la SDN fut un échec. Le déclenchement de la seconde guerre mondiale fut la cause immédiate de sa disparition, mais beaucoup d'autres
raisons, plus fondamentales, préexistaient. Globalement, la SDN est considérée comme un échec, car elle ne parvient à enrayer ni la guerre civile espagnole, ni l'agression italienne contre l'Ethiopie, ni
l'impérialisme Japonais, ni l'annexion de l'Autriche par Hitler, ni la crise des sudètes, ni enfin les menaces allemandes contre la Pologne. La SDN n'avait plus ses raisons d'exister à cause de son
impopularité et son inefficacité. Pour cette juste raison, des conférences périodiques furent organisées en pleine guerre par les alliés en vue de créer une nouvelle organisation internationale beaucoup plus
efficace et populaire pour le maintien de la paix et de la sécurité dans le monde : il s'agit de l'ONU dont le siège est situé à New York aux USA.
Présentation de l'ONU :
Les objectifs de l'ONU : * Préserver les générations futures du fléau de la guerre ;
Maintenir la paix et la sécurité dans le monde ;
Développer les relations amicales entre les nations ;
Réaliser la coopération internationale sur tous les sujets où elle peut être utile et en encourageant le respect des droits de l'Homme ;
Être un centre où s'harmonisent les efforts des nations dans des objectifs communs.
Les principes de l'ONU : * l'égalité souveraine de tous les États membres ;
le règlement des conflits par des moyens pacifiques ;
le respect de l'intégrité territoriale ou l'indépendance politique des États membres ;
La non-ingérence dans les affaires intérieures des États membres.
Organisation de l'ONU : l'organisation des nations Unies comprises six (6) organes principaux :
L'Assemblée générale : Elle a un rôle consultatif pour les questions touchant au maintien de la paix et à la sécurité internationale. Elle a aussi un pouvoir de décision sur le budget de l'ONU et dispose de
compétences très larges mais n'émet pas de décisions contraignantes pour les États.
Le conseil de sécurité : c'est l'organe exécutif de l'ONU. Il est plus spécialement chargé de traiter les menaces contre la paix, les ruptures de la paix ou les agressions. La pratique lui permet de décider
du lancement d'opérations de maintien de la paix avec le concours des États membres puisque l'ONU est dépourvue de moyens militaires propres. Il peut également décider de sanctions contre un État. Le
conseil de sécurité est composé de vingt-quinze (15) membres : cinq (5) permanents pourvus du droit de veto (Chine, Etats-Unis, France, Royaume-Uni, Russie) et dix (10) élus pour une durée de
deux ans.
Le conseil économique et social : Il a un rôle consultatif concernant les questions de coopération économique et sociale internationale. Il examine des questions dans les domaines économique, social,
culturel, éducatif, de santé publique, de développement durable, et tout autre domaine apparenté à ces derniers.
Le conseil de tutelle : Il est chargé de l'administration des territoires placés sous la tutelle des Nations Unies. Ses activités sont aujourd'hui suspendues et il ne se réunira plus tard qu'en cas de besoin.
La cour internationale de Justice : c'est l'organe judiciaire principal des Nations Unies. Elle siège à la Haye (Pays-Bas). Elle tranche les différends entre les Etats qui acceptent de recourir à sa Juridiction
; elle peut également fournir des avis juridiques aux autres organes lorsqu'elle est saisie, ce qui arrive de plus en plus rarement.
Le secrétariat : Il a un rôle purement administratif et s'assure du bon fonctionnement de l'ONU et de ses agences. Il se charge également de réaliser des études qui seront transmises aux organes
adéquats de l'ONU, de manière à porter à leur connaissance des sujets que le secrétariat juge importants. À sa tête, se trouve le secrétaire général des Nations Unies.
4- Liste des secrétaires généraux de l'ONU depuis sa création à nos jours : | N° | Prénoms et Nom | Pays d'origine | Mandat |
| 1 | Trygve Lie | Norvège | 1946-1952 |
| 2 | Dag Hammarskjöld | Suède | 1953-1961 |
| 3 | U Thant | Birmanie | 1961-1971 |
| 4 | Kurt Waldheim | Autriche | 1972-1981 |
| 5 | Javier Pérez de Cuellar | Pérou | 1982-1991 |
| 6 | Boutros Boutros-Ghali | Egypte | 1992-1996 |
| 7 | Kofi Annan | Ghana | 1997-2006 |
| 8 | Ban ki-moon | Corée du sud | 2007-2016 |
| 9 | Antonio Guterres | Portugal | Depuis 2017 à nos jours|
Quelques agences spécialisées de l'ONU : * Organisation des Nations Unies pour l'éducation, la Science et la culture (UNESCO) ;
Organisation mondiale de la santé (OMS) ;
Banque mondiale (BM) ;
Fonds monétaire international (FMI) ;
Organisation internationale du travail (OIT) ;
Organisation mondiale de la propriété intellectuelle (OMPI) ;
Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (ONUAA).
Les mérites de l'ONU : Nous avons
L'adoption de la déclaration universelle des droits de l'Homme le 10 décembre 1948 ;
Le maintien de la paix dans de nombreuses régions du monde ;
L'assistance humanitaire aux personnes touchées par des catastrophes naturelles, des conflits armés et d'autres crises ;
L'aide au développement et qui vise à améliorer les conditions de vie dans les pays en développement ;
Elle facilite la coopération entre les États membres dans plusieurs domaines ;
Depuis sa création à nos jours, l'ONU a préservé le monde d'une troisième guerre mondiale.
Les faiblesses de l'ONU : on peut citer
L'inégalité entre ses États membres ;
Son incapacité à empêcher la guerre froide de 1947-1991 ;
La torture des migrants africains en Libye, au Maroc, en Tunisie et en Algérie ;
La montée en puissance des mouvements terroristes à travers le monde ;
L'insuffisance de l'aide aux pays sous-développés ;
les conflits armés persistants dans le monde : Israélo-arabe ; Russo-Ukrainien ;
l'échec de la prévention et de la protection en 1994 lors du génocide des Tutsis au Rwanda qui s'est soldé par 800.000 morts ;
son incapacité dans la gestion du séisme qui provoqua un désastre humanitaire à Haïti en 2010.
Conclusion Malgré ses imperfections, l'ONU demeure une organisation incontournable pour la paix, la sécurité, le développement et la coopération internationale. Elle continue d'évoluer et de s'adapter,
mais sa mission fondamentale de promouvoir un monde plus juste et plus pacifique reste plus que jamais pertinente.
Titre : les tensions idéologiques entre l'Est et l'Ouest de 1947-1991
Introduction La grande alliance entre les Etats-Unis capitalistes et l'URSS communiste ne survit pas à la fin de la seconde guerre mondiale. Les américains cherchent à imposer leur modèle économique
et politique par le biais du plan Marshall. Celui-ci est accueilli avec beaucoup de méfiance par les soviétiques qui y voient une volonté de limiter leur propre expansion idéologique et territoriale. De cette
méfiance réciproque naît la guerre froide.
Définition de la guerre froide On appelle « guerre froide », une situation de tension entre deux (2) grandes puissances qui n'utilisent jamais les armes directement l'une contre l'autre mais se combattent
par petits pays interposés.
Autrement dit, la guerre froide désigne la période de tension et d'hostilité qui opposa les Etats-Unis et l'union soviétique, ainsi que leurs alliés respectifs au cours de la seconde moitié du XXe siècle.
Les origines des tensions idéologiques entre l'Est et l'Ouest :
Dès le XIXe siècle, Alexis de Tocqueville prédit que les Etats-Unis et l'empire russe ont tous d'eux vocation à devenir des empires à l'échelle mondiale, et à s'affronter dès qu'ils entreront en contact. Les
racines de la guerre froide remontent à la révolution d'octobre 1917 d'où naît l'union soviétique. Les relations difficiles entre les Etats-Unis et l'Union soviétique tiennent à la nature même de leurs régimes
politiques et des idéologies qui les sous-tendent.
Les causes des rapports conflictuels entre les USA et l'URSS :
Après la seconde guerre mondiale, les relations entre les américains et les soviétiques se dégradent pour des principales raisons suivantes :
La doctrine Truman du 12 mars 1947 : cette doctrine dite Truman se veut ainsi une politique d'endiguement. C'est une doctrine géopolitique selon laquelle les Etats-Unis se doivent de soutenir les
régimes démocratiques face aux régimes autoritaires après la seconde guerre mondiale.
Le plan Marshall du 5 juin 1947 : C'est l'une des conséquences pratiques de la doctrine Truman. C'est un plan américain pour aider la reconstruction de l'Europe après la seconde guerre mondiale.
La doctrine Jdanov du 22 septembre 1947 : Cette doctrine est une réponse à la doctrine Truman.
La création du Kominform du 5 octobre 1947 : son but est de contrôler étroitement l'évolution idéologique et politique des Etats ou partis communistes.
Les caractéristiques de la guerre froide : Elle est caractérisée par le soupçon, l'espionnage, la brutalité dans les discours politiques, la course aux armements nucléaires, la propagande, la conquête de
l'espace, la bipolarisation du monde et la méfiance.
Les grandes crises de la guerre froide : parmi ces crises majeures, on peut citer :
Le blocus de Berlin de 1948-1949 : c'est l'un des épisodes majeurs de la guerre froide en Europe durant lequel les soviétiques bloquent les accès terrestres vers Berlin des trois puissances occidentales
qui en retour organisent un grand pont aérien pour ravitailler leurs garnisons et les populations civiles berlinoises ;
La guerre de Corée de 1950-1953 : c'est un conflit impliquant la Corée du sud, soutenue par les Nations Unies et les Etats-Unis et la Corée du Nord, soutenue par l'URSS et la république populaire de
chine. Elle résulte de la partition de la Corée ;
La guerre de Suez en 1956 : un conflit impliquant l'Egypte, la France, le Royaume-Uni et Israël. L'Egypte a nationalisé le canal de suez, ce qui a conduit à une intervention militaire des puissances
européennes ;
La construction du mur de Berlin en 1961 : ce mur est érigé pour endiguer la fuite des millions d'allemands de l'Est vers l'Ouest.
La crise des missiles de cuba en 1962 : c'est un affrontement diplomatique et militaire qui oppose les Etats-Unis et l'union soviétique. Cette crise conduit les deux superpuissances au bord d'un
affrontement militaire direct.
La détente et la coexistence pacifique entre les USA et l'URSS : plusieurs événements ont favorisé la détente et la coexistence pacifique entre les deux superpuissances à savoir :
La mort de Joseph Staline en 1953 ;
La fin de la présidence d'Harry S. Truman en 1953 ;
L'installation du téléphone rouge entre la Maison Blanche et Kremlin en 1963 ;
Le traité d'interdiction partielle des essais nucléaires, signé à Moscou en 1963 ;
Le traité sur la non-prolifération des armes nucléaires en 1968 ;
La normalisation des relations diplomatiques entre les Etats-Unis et la république populaire de chine à partir de 1972.
La fin de la guerre froide : L'URSS est quant à elle confrontée au vieillissement de son équipe dirigeante. L'arrivée au pouvoir de Mikhaïl Gorbatchev en 1985 marque un changement de génération. Le
nouveau dirigeant lance peu après les politiques de glasnost (transparence) et de perestroïka (restructuration). Dès son accession au pouvoir, Gorbatchev veut sortir son pays d'une guerre froide
ruineuse pour l'union soviétique. Il multiplie les contacts et sommets avec les principaux dirigeants de l'ouest, espérant d'une nouvelle détente qu'elle lui permette de réduire les dépenses militaires et
d'obtenir des aides financières pour aider le redressement économique de l'union soviétique. Le 9 Novembre 1989 : c'est la chute du mur de Berlin. Cet événement amorce le processus politique qui
aboutit à la réunification de l'Allemagne en 1990. En 1991, c'est l'éclatement de l'URSS mettant fin à la guerre froide entre les USA et l'URSS.
CONCLUSION :
Malgré les périodes de risque, de menace, de paix incertaine, de rapprochement politique douteux, les USA et l'URSS ont toujours entretenu des relations à la fois chaudes et froides jusqu'à l'effondrement
du camp socialiste en 1991.
Titre : la décolonisation de l'Asie, de l'Afrique et l'affirmation du tiers-monde
Titre : la décolonisation
Introduction Le XIXème Siècle a été fortement marqué en Asie et en Afrique par le triomphe de l'impérialisme européen.
Mais après la seconde guerre mondiale, déferle la grande vague de décolonisation. Ce phénomène, qui s'est principalement déroulé au XXème Siècle, a marqué la fin de l'ère de l'impérialisme européen et
a conduit à la création de nombreux nouveaux Etats indépendants, notamment en Asie et en Afrique.
Définition : La décolonisation est un processus d'émancipation des territoires coloniaux vis-à-vis des métropoles colonisatrices. Elle conduit le plus souvent à l'indépendance des pays colonisés.
Autrement dit, la décolonisation est le processus par lequel un territoire ou un peuple auparavant sous domination coloniale accède à l'indépendance et à l'autodétermination.
Les facteurs de la décolonisation : de nombreux facteurs ont contribué au déclenchement de ce très vaste mouvement, amplifié en Asie et en Afrique au lendemain de la seconde guerre
mondiale. Deux (2) principaux facteurs expliquent l'éclatement de la décolonisation à savoir :
Les facteurs internes : Il s'agit des évènements qui relèvent de la vie intérieure des peuples colonisés :
Les abus du système colonial : Ces abus se manifestent à travers la violence, la dépossession des terres, les inégalités économiques et sans oublier le racisme systémique.
L'exploitation économique des colonies a grandement contribué à l'éveil du nationalisme. L'exploitation des ressources humaines des peuples colonisés à travers l'injustice, les travaux
forcés et autres pratiques inhumaines conduira à un mécontentement populaire que les nationalistes transforment en révolte contre les métropoles.
L'action des élites locales : Les élites intellectuelles asiatiques et africaines ont joué un rôle important dans l'éveil des peuples colonisés. En développant la pensée occidentale dans les
colonies, l'Europe a formé une élite intellectuelle consciente des conditions d'existence des peuples dominés. Au lendemain de la seconde guerre mondiale, beaucoup de ces cadres locaux
se transformèrent en véritables agents de décolonisation.
Les facteurs externes : Il s'agit des faits extérieurs ayant participé à l'ébranlement des empires coloniaux :
Le choc de la seconde guerre mondiale et conséquences : La seconde guerre mondiale entraîna une énorme perte de prestige pour les puissances coloniales : l'image de leur
invincibilité est très atteinte. Ruinées et fortement affaiblies par la guerre, les métropoles ne sont plus en mesure de maintenir leurs influences et leurs conquêtes sur les colonies. La
participation de millions de combattants venus des colonies à la libération de la métropole et les sacrifices qui en ont résulté ont conduit à une prise de conscience qui s'est manifestée par
la naissance des mouvements de libération nationale.
Le rôle des Etats-Unis : qui bien qu'ancienne colonie, souhaitent faire progresser leur influence politique et économique en lieu et place des anciennes puissances coloniales.
Le rôle de l'union soviétique : la lutte anti coloniale est directement assimilée à la lutte contre le camp impérialiste. L'anticolonialisme de l'URSS est plutôt idéologique.
L'action de l'ONU : En proclamant l'égalité des peuples ; puis leur droit à l'autodétermination et à disposer d'eux-mêmes, l'ONU appui les colonies dans leur lutte.
Le rôle de l'Eglise : les Eglises qui avaient joué un rôle important dans l'œuvre de colonisation, tant par l'envoi de ses missionnaires, que par le déclenchement d'expéditions militaires pour
les protéger lorsqu'ils étaient persécutés, ont commencé à renoncer à leurs positions colonialistes, pour prendre la défense des indigènes.
Conclusion Grâce à une prise de conscience, les peuples dominés de l'Asie et de l'Afrique ont déclenché des mouvements de décolonisation au lendemain de la seconde guerre mondiale aboutissant à
leur indépendance nationale. Les conséquences de ce processus se font encore sentir aujourd'hui, notamment dans les relations entre les anciennes puissances coloniales et les pays décolonisés.
Titre : les luttes de libération nationale en Asie et en Afrique
Introduction La décolonisation a été considérée comme un processus irréversible et une nécessité historique. Cependant, les modalités pratiques de sa réalisation n'ont pas été partout les mêmes. Les
enjeux multiformes et la complexité du problème ont engendré deux (2) formes de décolonisations : la forme pacifique et la forme violente.
Les différentes formes de lutte de libération nationale en Asie et en Afrique : * a- La lutte pacifique de libération nationale : c'est une forme de décolonisation où l'indépendance s'obtient à la suite
de négociations entre la métropole et la colonie. Dans ce cas, elle s'opère sans l'utilisation d'armes, c'est-à-dire à l'issue d'une lutte politique, syndicale ou culturelle.
Examples : l'Inde, la Guinée.
b- La lutte armée de libération nationale : Elle est dite armée, c'est lorsque l'indépendance s'obtient à la suite d'une guerre de libération nationale entre la colonie et la métropole. L'option violente est liée
généralement à la frustration de certains peuples qui étaient sous la domination au moment où leurs voisins directs étaient indépendants. Examples : l'Indochine, l'Algérie.
Conclusion La décolonisation ne s'est pas déroulée de la même manière partout. Les réalités politiques, économiques et sociales de la colonie ont été très déterminantes dans le choix de la forme de
décolonisation. C'est un système complexe, avec des chemins différents vers l'indépendance, mais avec un objectif commun : la fin du colonialisme et l'établissement de nouveaux États indépendants.
Titre : la décolonisation de l'Inde
L'Inde est un pays d'Asie du Sud et ensuite le plus peuplé au monde. L'Inde est un foyer de civilisations parmi les plus anciennes du monde, la civilisation de la vallée de l'Indus s'y est développée dès
3.000 av.J.C. La période coloniale représente pour l'Inde un fort déclin économique : Entre les années 1870 et 1890, près de 15 millions d'indiens meurent de famines successives. Le pays a été
progressivement annexé par la compagnie anglaise des Indes avant de passer sous le contrôle du Royaume-Uni au XIXème siècle.
L'Inde devient indépendante en 1947 après une lutte marquée par la résistance non-violente de Mohandas Karamchand Gandhi et plusieurs autres.
En 1857 : c'est la révolte des cipayes et qui fut un soulèvement populaire en Inde contre la compagnie britannique des Indes orientales.
Après la grande-guerre, l'Inde qui avait apporté une contribution loyale à la Grande-Bretagne s'attendait à d'importantes réformes liées à son autonomie.
En 1919 : un statut lui est accordé : la dyarchie. Elle fut adoptée pour élargir la participation des indiens au gouvernement de l'Inde.
En 1920 : Mahatma Gandhi a lancé une campagne de désobéissance civile et un mouvement de non-coopération dans le but d'assurer l'autonomie et d'obtenir l'indépendance totale de l'Inde. Sous son
influence, le parti du congrès se rallia à son programme. Gandhi pensait que la violence était inefficace et ne pouvait qu'initier une chaîne continue de vengeance. Il affirmait aussi en ces termes : « il y a
beaucoup de causes pour lesquelles je suis prêt à mourir mais aucune cause pour laquelle je suis prêt à tuer. » Selon Gandhi « en respectant la non- violence, un homme sauve sa religion, son âme et son
honneur. Et même seul, il peut arriver à ébranler la puissance d'un empire fondé sur l'injustice. »
En 1922 : c'est l'incident de Chauri Chaura en Inde britannique. Environ 2000 à 2500 manifestants se sont rassemblés et ont commencé à marcher vers le marché de chauri chaura. Ils s'étaient rassemblés
pour piqueter un magasin d'alcool tout en attaquant et incendiant un poste de police, tuant tous ses occupants. Gandhi suspend alors le mouvement, mais il a été arrêté et condamné à six ans
d'emprisonnement, mais a ensuite été libéré en 1924, en raison de sa mauvaise santé.
En 1927 : c'est la mise en place de la commission Simon afin de déterminer le statut de l'Inde britannique.
En 1928 : la commission négocie avec les meneurs de l'indépendance indienne (congrès national indien) et du mouvement pour le Pakistan (ligue musulmane) afin d'implanter des réformes
constitutionnelles.
En 1930 : c'est la marche du sel qui était une manifestation entamée par Gandhi, contestant la taxe sur le sel du régime colonial en vue d'arracher l'indépendance de l'Inde aux britanniques.
En 1931 : Gandhi participe aux négociations avec le gouvernement britannique à Londres pour régler les problèmes indiens mais hélas !
En 1935 : le parlement du Royaume-Uni a adopté une loi à propos de l'administration de l'empire des Indes. L'acte vise à mettre un terme au système de diarchie et à introduire une fédération pour l'Inde.
Quand la seconde guerre mondiale éclate en 1939, Gandhi et ses partisans disent clairement qu'ils ne participeront pas à l'effort de guerre à moins que l'Inde ne devienne immédiatement indépendante.
Partant de là, deux (2) tendances politiques vont s'affronter en Inde : le parti du congrès de Mahatma Gandhi et de Jawaharlal Nehru et ensuite la ligue musulmane avec Muhammad Ali Jinnah.
En 1942 : le mouvement "Quit India" « quittez l'Inde » a été émis par Gandhi et qui était un appel pour une indépendance immédiate de l'Inde.
Le 03 Juin 1947 : en plein accord avec les deux (2) principaux partis nationalistes : le parti du congrès et la ligue musulmane, louis Mountbatten propose le plan de partition de l'Inde : Muhammad Ali
Jinnah devient premier gouverneur général du Pakistan (partie musulmane de l'Inde) et Mahatma Gandhi est le père de la Nation en Inde (partie hindouiste de l'Inde).
Le 15 Août 1947 : l'indépendance de l'Inde est proclamée mais elle perdait son unité puisqu'elle donnait naissance à deux (2) États : l'Inde et le Pakistan.
Le 30 janvier 1948 : en chemin vers une réunion de prière, Gandhi est abattu par balles à New Delhi.
NB : En 1971 : c'est la guerre indo-Pakistanaise qui eut lieu dans le cadre de la guerre de libération du Bangladesh, qui aboutit à l'indépendance du Pakistan oriental sous le nom de Bangladesh.
Conclusion Le mouvement pour l'indépendance de l'Inde a servi de catalyseur important à des mouvements semblables dans d'autres régions du monde.
Titre : la décolonisation en Gold Coast (Ghana)
Introduction La Côte-de-l'Or était une colonie britannique, dans ce qui est devenu aujourd'hui le Ghana. Cette colonie est créée en 1821, lorsque le gouvernement confisqua les terrains bordant les côtes.
La Côte-de-l'Or avait été nommée ainsi depuis longtemps par les européens, en raison des quantités importantes d'or trouvées dans cette région.
Evolution de la décolonisation en Gold Coast : * En 1901 : l'ensemble de la Côte-de-l'Or est une colonie britannique, avec des royaumes et des tribus formant une seule unité. Diverses ressources
naturelles comme l'or, des minerais métalliques, des diamants, de l'Ivoire, du poivre, du bois, du maïs et du Cacao sont expédiées de la Côte-de-l'Or par les britanniques.
Les colons britanniques construisent des chemins de fer et un complexe d'infrastructures de transport qui a servi de base aux infrastructures de transport de l'actuel Ghana. Des hôpitaux et des écoles sont
également construits. Il s'agit d'une tentative par les britanniques à l'époque, d'exportation les commodités de l'empire.
Cependant, en 1945 : les exigences d'autonomie de la population de la Côte-de-l'Or débutent. C'est le début du processus de décolonisation à travers le monde.
En 1947 : c'est la fondation de la United Gold Coast convention (UGCC) par Danquah et Kwame Nkrumah devient le secrétaire général du parti indépendantiste. Le parti est cependant essentiellement
constitué de notables indigènes, relativement désintéressés par les problèmes des plus pauvres et aux objectifs arrangeants avec les colonialistes. Nkrumah décide de transformer l'UGCC en parti de
masse : trois (3) Journaux de propagande sont créés et rencontrent un succès croissant, le parti se dote d'une branche jeunesse et Nkrumah multiplie les conférences. L'administration coloniale réagit par
la répression : six (6) dirigeants du parti sont incarcérés, ses publications sont censurées.
En 1948 : la police ouvre le feu sur des manifestants, provoquant une vingtaine de morts et des centaines de blessés.
En 1949 : Nkrumah annonce devant 60.000 personnes la fondation d'un nouveau parti : convention people's party (CPP). Souhaitant l'indépendance, Nkrumah appelle au boycott et à la désobéissance
civile, ce qui lui vaut d'être arrêté par les autorités britanniques en 1950 et condamné. Son parti se révélera un véritable parti de masse. Très rapidement, il devient influent dans tout le pays grâce au
travail, l'organisation et la propagande de ses responsables.
En 1951 : à l'occasion des élections générales, le CPP l'emporte nettement. Nkrumah est alors libéré pour former le premier gouvernement africain de l'empire britannique.
En 1956 : de nouvelles élections sont organisées, accompagnées de la promesse britannique que, si le peuple le demande, une date sera donnée pour l'indépendance. Le CPP remporte 71 des 104
sièges.
Le 6 mars 1957 : la colonie accède à l'indépendance sous le nom de Ghana.
Conclusion L'indépendance du Ghana a été un événement majeur qui a non seulement marqué la fin de la domination coloniale britannique, mais également inspiré et ouvert la voie à la décolonisation de
nombreux autres pays africains.
Titre : la décolonisation de la Guinée française
Introduction Après la seconde guerre mondiale de 1939-1945, les peuples d’Afrique Sous domination étrangère se dressent contre le Système colonial. Lors du référendum de septembre 1958, la Guinée
est le seul pays d’Afrique francophone à rejeter la proposition du général de Gaulle concernant l’intégration des colonies de l’AOF au sein d’une communauté française, ce qui entraîne une rupture
immédiate des relations politiques et économiques avec la France.
L’éveil à la vie politique : En Guinée, une conscience politique anticoloniale se développe peu à peu pour s’affirmer après la seconde guerre mondiale. Les premières manifestations du nationalisme
guinéen se caractérisent par la mise en place des associations politiques à caractère ethnique et régional comme :
L’Amicale Gilbert Vieillard (1944) ;
L’union de la Basse-Guinée (1946) ;
L’union mandingue (1946) ;
L’union forestière (1946) ;
L’union des métis (1946) ;
L’union des insulaires (1946) ;
Toutes ces associations, avant leur fusion dans les mouvements politiques agissaient sans programme cohérent. C’est le Rassemblement démocratique africain (RDA) fondé à l’issue du congrès de
Bamako en 1946 qui invitait chaque territoire membre à créer une section de RDA dans sa sphère géographique.
Parallèlement à ces groupes fondés sur des considérations ethniques et régionales, quelques partis politiques naîtront à savoir :
Le parti progressiste africain de Guinée (PPAG) de Fodé Mamadou Touré ;
Le bloc africain de Guinée (BAG) de Barry Diawadou ;
La démocratie socialiste de Guinée (DSG) de Ibrahima Barry, communément appelé Barry 3 ;
L’union Franco-Guinéenne (UFG) de Yacine Diallo ;
Le parti démocratique de Guinée (PDG) d’Ahmed Sékou Touré. Antenne locale de la fédération panafricaine du Rassemblement démocratique africain (RDA).
Tous ces mouvements politiques luttaient pour conduire le pays à l’indépendance, mais le PDG-RDA fut le plus radical.
Le syndicalisme : Avant l’indépendance, Sékou Touré travaille pour les services postaux (PTT) mais il est bloqué dans son ascension professionnelle et ne peut accéder aux postes de responsabilité
auxquels il aspire. En 1945 : il devient le secrétaire général du syndicat des postiers, le premier syndicat fondé en Guinée.
Il a également contribué à organiser l’union des syndicats confédérés de Guinée (USCG). Les mouvements politiques appuyés par les mouvements ouvriers furent renforcés par le succès sur toute la ligne
de la grande grève de 72 jours en AOF en 1953 pour l’application des dispositions du code du travail.
La popularité de Sékou Touré s’en trouve renforcée en Guinée et son nom commence à rayonner dans l’ensemble de l’AOF. En 1957 : il organise l’union générale des travailleurs d’Afrique noire (UGTAN).
Le conseil territorial : la loi-cadre « Gaston Defferre » de 1956 autorise le gouvernement français à mettre en œuvre les réformes et à prendre les mesures propres à assurer l’évolution des territoires
relevant du ministère de la France d’outre-mer. En 1957 : les élections territoriales en Guinée française afin de pourvoir les 60 membres de l’Assemblée territoriale de la Guinée française voient la victoire
du parti démocratique de Guinée Rassemblement démocratique africain (PDG-RDA), qui remporte 56 sièges sur 60.
Ce résultat permet à Ahmed Sékou Touré de devenir président du conseil et de mener le pays à l’indépendance.
L’unité autour du référendum du 28 Septembre 1958 : Après la seconde guerre mondiale, la France est en pleine discussion sur la décolonisation de ses colonies d’Afrique. Lors de la visite du 25 Août
1958 effectuée à Conakry par le général de Gaulle pour défendre son projet de communauté française, Sékou Touré défend une « entité multi nationale composée d’Etats libres et égaux ».
Ahmed Sékou Touré affirmait la position du pays en ces termes : « ...Le pauvre ne peut prétendre qu’à s’enrichir et rien n’est plus naturel que de vouloir effacer toutes les inégalités et toutes les injustices...
. ... Nous préférons la pauvreté dans la liberté à la richesse dans l’esclavage... . »
Ce ton offensif, ce discours ciselé et ces propos audacieux vont déplaire au général de Gaulle. De Gaulle reçoit cela comme une insulte et réagit immédiatement, en improvisant un discours tout aussi
offensif : « ... cette communauté, la France la propose ; Personne n’est tenu d’y adhérer. On a parlé d’indépendance, je dis ici plus haut encore qu’ailleurs que l’indépendance est à la disposition de la
Guinée. Elle peut la prendre, elle peut la prendre le 28 Septembre en disant "Non" à la proposition qui lui est faite et dans ce cas, je garantis que la métropole n’y fera pas obstacle... ».
Le 28 Septembre 1958 : plus d’un million de guinéens votent « Non » au référendum proposé par de Gaulle.
Le 2 octobre 1958 : la Guinée accède à l’indépendance et Sékou Touré devient le président de la République.
Conclusion La Guinée est la seule des colonies africaines de la France à voter pour l’indépendance immédiate, tandis que le reste de l’Afrique francophone choisit l’indépendance deux (2) ans plus tard,
en 1960.
Titre : la décolonisation en Indochine
L’Indochine est une péninsule du continent asiatique située au sud de la Chine et à l’est de l’Inde. Sa partie continentale comprend les pays et territoires suivants : le Vietnam, le Cambodge, le Laos, le
Myanmar, la Thaïlande, la Malaisie péninsulaire et autres.
Cette partie de l’Asie a marqué l’histoire du monde à travers la guerre de libération menée par le Vietnam pour la reconquête de son indépendance.
En 1940 : c’est l’invasion de l’Indochine française par le Japon et qui aboutira à l’occupation de l’Indochine française par l’empire du Japon pendant la seconde guerre mondiale.
Le 2 septembre 1945 : le révolutionnaire vietnamien Hô Chi Minh a proclamé l’indépendance de la république démocratique du Vietnam. Cette indépendance n’a pas été reconnue par la puissance
tutélaire française qui créa l’Etat du Vietnam en 1949.
1946 : c’est la conférence de fontainebleau entre le gouvernement français et le Vietminh en vue de trouver une solution au conflit et à l’indépendance du Viêt-Nam mais hélas ! L’échec de cette
conférence marque la fin des négociations entre ces deux (2) parties et le début d’un engrenage amenant à la reprise des hostilités. Deux (2) incidents majeurs déclenchèrent la guerre dite d’Indochine :
Le 23 Novembre 1946 : la marine française bombarde le quartier indigène de Haiphong : le bilan humain est extrêmement lourd ;
Le 19 décembre 1946 : le Vietminh attaque le quartier français de Hanoï, puis se replie sur la frontière chinoise entre Caobang et Thaï Nguyen.
La guerre d'Indochine ou la guerre de résistance anti française est un conflit armé qui se déroule de 1946 à 1954 en Indochine française. Elle opposa l'union française au Viêt Minh, organisation
politique, indépendantiste et paramilitaire vietnamienne, créée en 1941. Le conflit a connu deux (2) phases historiques :
Entre 1946 et 1950 : c'est une lutte de décolonisation sous forme de guérilla ;
De 1950 à 1954 : c'est une guerre de plus en plus directe et frontale.
1949 : la république populaire de chine aide officieusement le Viêt Minh et la France, à son tour demanda l'aide matérielle et logistique des américains contre cette poussée communiste.
À partir de 1950 : le conflit devient international et les troupes de Hô Chi Minh commencèrent à remporter de véritables succès sur le terrain.
Du 13 mars au 7 mai 1954 : c'est la bataille de Diên Biên Phu qui constitue un affrontement de la guerre d'Indochine qui oppose les troupes de l'union française aux forces du Viêt Minh. Ce fut la bataille
la plus longue, la plus furieuse, la plus meurtrière de l'après- seconde guerre mondiale, et l'un des points culminants des guerres de décolonisation. On peut estimer à près de 8.000 le nombre de soldats
Vietminh tués pendant la bataille et à 2293 celui des tués dans les rangs de l'armée française. La défaite lors de la bataille de Diên biên Phu met la France en situation de faiblesse psychologique et la
quatrième République, doit gérer une guerre de plus en plus coûteuse et impopulaire puis se résoudre à des pourparlers de paix à Genève en 1954. Les accords de Genève mettent fin à l'Indochine
française et laissent le Vietnam divisé en deux (2) Etats : la limite étant le 17ème parallèle : d'une part la république démocratique du Vietnam au Nord, communiste, d'autre le centre et le sud sous
administration française, avec des élections prévues en 1956 pour réunifier toute l'ancienne colonie, alors séparée en deux ;
Le 2 juillet 1976 : c'est la réunification officielle entre Sud-Vietnam et Nord-Vietnam.
En résumé, la décolonisation de l'Indochine a laissé un héritage complexe de conflits, de divisions et de reconstructions, notamment au Vietnam.
Titre : la décolonisation de l'Algérie
Introduction L'Algérie est un État souverain d'Afrique du Nord faisant partie du Maghreb. Avec une superficie de 2.381.741 Km², c'est le dixième plus grand pays au monde et le plus grand pays d'Afrique,
du monde arabe et du bassin méditerranéen. Dans l'empire colonial français, depuis 1830, l'Algérie occupe une place particulière. Elle devient indépendante à l'issue d'une guerre de huit (8) ans contre la
présence coloniale française, une présence qui dura 132 ans, et qui prit fin officiellement en 1962.
Les causes de la guerre d'Algérie : * La colonisation française et ses conséquences ;
Le blocage de toutes les réformes en faveur des musulmans ;
Le taux de chômage élevé parmi les populations musulmanes ;
Le niveau de vie des français d'Algérie est supérieur à celui des musulmans ;
L'inégalité entre indigènes et pieds-noirs.
De la guerre d'Algérie de (1954-1962) à l'indépendance : La guerre d'Algérie prend place dans le mouvement de décolonisation qui affecte les empires coloniaux occidentaux après la seconde guerre
mondiale. Elle s'inscrit dans le cadre du combat anti-impérialiste. Elle oppose principalement le Front de libération nationale (FLN) et sa branche armée l'Armée de libération nationale (ALN) à l'armée
française :
Le 1er Novembre 1954 : on assista au premier appel adressé par le Front de libération nationale (FLN) au peuple algérien, en liaison avec la journée d'action de la « Toussaint rouge », marquant le
début de la guerre d'indépendance de l'Algérie ;
Le 1er Avril 1955 : l'Etat d'urgence est instauré dans une partie de l'Algérie ;
Le 20 Août 1955 : c'est l'insurrection dans le Nord-constantinois ;
Le 20 Août 1956 : c'est le congrès de la Soummam qui s'est tenu dans la clandestinité où le FLN définit sa stratégie ;
Du 07 Janvier au 09 Octobre 1957 : c'est la bataille d'Alger. Elle oppose la 10ème division parachutiste de l'armée française aux indépendantistes algériens du Front de libération nationale (FLN). Elle
est remportée par l'armée française ;
Le 13 Mai 1958 : c'est la formation à Alger d'un « comité de salut public » pour maintenir l'Algérie française ;
Le 4 Juin 1958 : « je vous ai compris » a été la phrase clé du discours de Charles de Gaulle à Alger.
Le 19 Septembre 1958 : le gouvernement provisoire de la République algérienne (GPRA) dirigé par Ferhat Abbas est formé au Caire.
Le 16 Septembre 1959 : de Gaulle reconnaît le droit à l'autodétermination du peuple algérien.
Le 18 mars 1962 : c'est la signature des accords d'Evian et qui se traduisent par un cessez-le-feu.
Le 03 Juillet 1962 : c'est la reconnaissance par la France de l'indépendance de l'Algérie.
Le 05 Juillet 1962 : c'est la déclaration officielle de l'indépendance de l'Algérie et Ahmed Ben Bella fut le premier président de la République.
NB : la guerre d'Algérie présente un bilan lourd, et les méthodes employées durant la guerre par les deux (2) camps sont dénoncées. Les violences faites aux femmes, les agressions
sexuelles, les mutilations génitales et les viols étaient des monnaies courantes au sein de l'armée coloniale française.
Conclusion La décolonisation de l'Algérie a été un processus complexe, douloureux et violent, aboutissant à la fin de la colonisation française et à la naissance d'une nouvelle nation. Elle a marqué un
tournant important dans l'histoire de l'Algérie et dans les relations entre la France et l'Algérie.
Titre : l'union africaine
Introduction L'Afrique indépendante a mis en place une organisation inter-étatique, ayant précédé l'union africaine : il s'agit de l'organisation de l'unité africaine (OUA) et qui a été créée le 25 Mai 1963
à Addis-Abeba en Ethiopie.
Près de quatre (4) décennies, un autre instrument africain a été créé et considéré comme « lueur d'espoir des africains » : c'est l'union africaine (UA), créée le 9 Juillet 2002 à Durban en Afrique du Sud.
Les objectifs de l'OUA : * Renforcer l'unité et la solidarité des États africains ;
Défendre leur souveraineté, leur intégrité territoriale et leur indépendance ;
Eliminer le colonialisme de l'Afrique sous toutes ses formes ;
Favoriser la coopération internationale, en tenant compte de la charte des Nations unies et de la déclaration universelle des Droits de l'Homme.
Les principes de l'OUA : * L'égalité souveraine de tous les Etats membres ;
La non-ingérence dans les affaires intérieures des Etats ;
Le respect de la souveraineté et de l'intégrité territoriale de chaque Etat membre ;
Le règlement pacifique des différends, par voie de négociations, de médiation, de conciliation ou d'arbitrage ;
La condamnation sans réserve de l'assassinat politique ;
Le dévouement sans réserve, à la cause de l'émancipation totale des territoires africains non encore indépendants ;
L'affirmation d'une politique de non-alignement à l'égard de tous les blocs.
Les institutions de l'OUA : L'organisation fonctionne par l'intermédiaire des institutions ci-après :
La conférence des chefs d'Etat et de gouvernement : c'est l'organe suprême de l'organisation.
Le conseil des Ministres : il est composé des Ministres des Affaires Etrangères, ou de tous autres Ministres désignés par les gouvernements des Etats membres. Il connaît de toute question que la
conférence lui renvoie, il exécute ses décisions.
Le secrétariat général : il dirige les services du secrétariat.
La commission de médiation, de conciliation et d'arbitrage : À ce niveau, les Etats membres s'engagent à régler leurs différends par des voies pacifiques.
d- La liste des secrétaires généraux de l'OUA : | N° | Prénoms et Nom | pays | Mandat |
|----|-----------------------------|---------------|--------------|
| 1 | Telli Diallo | Guinée | 1964 - 1972 |
| 2 | Nzo Ekangaki | Cameroun | 1972 - 1974 |
| 3 | William Eteki | Cameroun | 1974 -1978 |
| 4 | Edem kodjo | Togo | 1978 - 1983 |
| 5 | Peter Onu | Nigeria | 1983 - 1985 |
| 6 | Idé Oumarou | Niger | 1985 - 1989 |
| 7 | Salim Ahmed Salim | Tanzanie | 1989 - 2001 |
| 8 | Amara Essy | Côte d'ivoire | 2001 - 2002 |
Les mérites de l'OUA : Nous avons l'aide envers les peuples encore colonisés ; la lutte contre l'Apartheid en Afrique du sud. Elle a servi également de forum de coopération entre les Etats membres.
L'OUA a joué un rôle crucial dans la résolution de certains conflits inter-États comme : le conflit militaire entre l'Algérie et le Maroc "guerre des sables."
Les faiblesses de l'OUA : les échecs de l'OUA sont très nombreux : nous avons l'influence des grandes puissances sur son évolution politique ; sa perte de crédibilité par la violation de certains de ces
principes, des droits de l'Homme et du citoyen. L'OUA sera peu efficace dans la lutte contre le régime de l'Apartheid en Afrique du sud, bien qu'elle le dénonce avec vigueur.
Le passage de l'OUA à l'UA : impopulaire et souvent impuissante, l'OUA était loin d'atteindre les nobles objectifs de ses fondateurs d'où la nécessité de la dissoudre en mettant en place une nouvelle
organisation. Le 3 juin 1991 est conclu le traité d'Abuja. L'impulsion visant à relancer le processus d'intégration politique, qui apparaît indispensable aux yeux des dirigeants africains pour la croissance
économique du continent, est donnée en 1998 par Le « guide de la révolution » libyenne Mouammar Kadhafi. Le 9 septembre 1999 est signée la déclaration de syrte qui fixe l'objectif de la création d'une
union africaine. Le traité créant l'union africaine, appelé Acte constitutif de l'union africaine, est signé le 11 juillet 2000 à Lomé, au Togo. Ce n'est que le 9 juillet 2002 que l'union africaine se substitue
à l'OUA à Durban en Afrique du sud.
Les objectifs de l'UA : * Œuvrer à la promotion de la démocratie, des droits humains et du développement à travers l'Afrique ;
La création d'une banque centrale de développement ;
Réaliser une plus grande unité et solidarité entre les pays africains et entre les peuples d'Afrique ;
Défendre la souveraineté, l'intégrité territoriale et l'indépendance de ses Etats membres ;
Favoriser la coopération internationale, en tenant compte de la charte des Nations unies et de la déclaration universelle des droits de l'Homme ;
Promouvoir la paix, la sécurité et la stabilité sur le continent.
Les principes de l'UA : * L'égalité souveraine et inter dépendance de tous les Etats membres ;
Le règlement pacifique des conflits entre les Etats membres ;
La non-ingérence d'un Etat membre dans les affaires intérieures d'un autre Etat membre ;
La coexistence pacifique entre les Etats membres et leur droit de vivre dans la paix et la sécurité.
La promotion de l'égalité entre les hommes et les femmes ;
Le respect des principes démocratiques, des droits de l'homme, de l'Etat de droit et de la bonne gouvernance.
Les organes de l'UA : les principaux organes de L'UA qui permettent son fonctionnement sont les suivants :
La conférence de l'union : Elle peut décider de créer d'autres organes. C'est l'organe suprême de l'union. La conférence est composée des chefs d'Etat et de gouvernement ou de leurs représentants
dûment accrédités. Elle assure le contrôle de la mise en œuvre des politiques et décisions de l'union, et veiller à leur application par tous les Etats membres.
Le conseil exécutif : il est composé des Ministres des affaires étrangères ou de tous autres ministres ou autorités désignés par les gouvernements des Etats membres. Il est responsable devant la
conférence. Il assure la coordination et décide des politiques dans les domaines d'intérêts communs pour les Etats membres.
Le parlement panafricain : il est créé pour assurer la pleine participation des peuples africains au développement et à l'intégration économique du continent.
La cour de Justice : les statuts, la composition et les pouvoirs de la cour de justice sont définis dans un protocole y afférent.
La commission : c'est le secrétariat de l'union. La structure, les attributions et les règlements de la commission sont déterminés par la conférence.
Le comité des représentants permanents : il est chargé de la gestion des activités quotidiennes de l'union africaine au nom de la conférence et du conseil exécutif.
Les comités techniques spécialisés : chacun des comités, dans le cadre de sa compétence, a pour mandat d'assurer la coordination et l'harmonisation des projets et programmes de l'union.
Le conseil économique, social et culturel : c'est un organe consultatif, composé des représentants des différentes couches socio-professionnelles des Etats membres de l'union.
Les institutions financières : l'union africaine est dotée des institutions financières suivantes : la Banque centrale africaine, le Fonds monétaire africain et la Banque africaine d'investissement.
K- Quelques mérites de l'UA : * Son implication dans la gestion de certains conflits ;
La création des institutions financières.
L- Les faiblesses de l'UA : * Les conflits armés ;
La montée du terrorisme ;
La menace de famine ;
Le manque de projets porteurs d'avenir et d'espoir ;
La violation des principes démocratiques.
M- la liste des présidents de la commission de l'UA : | N° | Prénoms et Nom | Nationalité | Mandat |
|----|----------------------------------|------------------|----------------------------|
| 1 | Amara Essy | Côte d'Ivoire | 2002-2003 |
| 2 | Alpha Oumar Konaré | Mali | 2003-2008 |
| 3 | Jean Ping | Gabon | 2008-2012 |
| 4 | NKosazana Dlamini-Zuma | Afrique du Sud | 2012-2017 |
| 5 | Moussa Faki | Tchad | 2017-2025 |
| 6 | Mahamoud Ali Youssouf | Djibouti | Depuis 15 Février 2025 |
Conclusion De sa création à nos jours, l'atteinte des nobles objectifs de l'union africaine est loin d'être une reality. Par conséquent, une prise de conscience de tous les africains reste nécessaire pour une
Afrique plus forte.
Titre : la notion de civilisation (civilisation au singulier et civilisation au pluriel)
Introduction Pièce essentielle de toute réflexion sur le développement historique des sociétés humaines, la notion de civilisation n'est pas simple, son sens et son contenu ont varié dans le temps et dans
l'espace. Depuis l'antiquité à nos jours, le concept de civilisation a fait couler beaucoup d'encres.
Définition : la civilisation peut être définie comme l'ensemble des rapports conscients qui existent entre l'homme et la nature d'une part et entre l'homme et la société d'autre part.
Autrement dit, la civilisation est l'ensemble des caractères propres à la vie intellectuelle, artistique, morale, sociale et matérielle d'une société.
Le caractère évolutif du concept de civilisation : Dans l'analyse de la notion de civilisation, deux (2) grandes conceptions s'affrontent : civilisation au singulier et civilisation au pluriel.
Civilisation au singulier ou conception européocentriste : Traditionnellement, la notion de civilisation était fondée sur un jugement de valeur. Pour la Grèce antique, était réputé (e ) "civilisé", celui ou
celle qui satisfaisait certaines conditions : niveau d'instruction élevé, habitant la ville, mœurs policées, savoir observer des règles juridiques et avoir produit des œuvres d'art qui honorent l'humanité. Les
peuples qui ne répondaient pas à ces critères étaient considérés comme "barbares" ou "Sauvages". Cette vision s'étendra à l'Europe entière qui, compte tenu de sa prééminence, considère les autres
peuples comme non civilisés. Il n'existerait selon cette conception qu'une unique civilisation, celle européenne, et le mot s'écrit toujours au singulier. Cette conception raciste et bourgeoise fit de l'Europe le
centre du monde. C'est la première tendance appelée européocentriste.
Civilisations au pluriel ou conception universelle : Une vue toute différente est à l'ordre du jour avec le progrès des sciences comme l'archéologie, l'Ethnologie, l'Anthropologie, la sociologie qui ont mis
à jour des civilisations anciennes (Egypte pharaonique, l'Inde ancienne, Arabo-musulmane, Négro-africaine, Amérindiennes...). Cette conception prétend qu'il n'y a pas une civilisation, mais des
civilisations. La notion n'est plus fondée sur un jugement de valeur, mais sur un jugement d'existence et de réalité. On aboutit à l'évidente conclusion qu'il n'y a pas de peuple sans civilisation : il n'y a pas
de civilisations supérieures ni de civilisations inférieures, il n'y a que des civilisations dissemblables. Désormais, du singulier on passe au pluriel, changement hautement symbolique. D'absolue, la
notion devient relative, d'unique, elle devient plurielle.
Conclusion Au-delà du caractère pluriel, aujourd'hui, l'humanité assiste à l'imbrication des économies, le rapprochement des peuples et le métissage culturel. La notion de civilisation est donc complexe.
Les civilisations se combinent, évoluent et ont une histoire propre à chaque peuple.
Titre : Le cadre géo-temporel d'une civilisation
Introduction Toute civilisation naît, se développe et meurt dans un espace adéquat et dans un temps donné. Toutes les civilisations humaines évoluent suivant les époques et des localités. Les causes
possibles d'un déclin d'une civilisation comprennent les catastrophes naturelles, la guerre, les épidémies, la famine et la dépopulation.
Le cadre spatial d'une civilisation : Une civilisation évolue aussi bien dans un espace bien défini. Le milieu géographique joue un rôle capital dans la mise en place et l'évolution d'une
civilisation.
Certains éléments géographiques tels que : les fleuves, les climats, les montagnes ont permis la constitution et le développement de plusieurs civilisations à travers le monde.
Exemples : l'Égypte pharaonique, la Grèce antique...
Le cadre temporel d'une civilisation : C'est dans le temps que se déroule toute la vie de l'Homme. C'est également à travers le temps que l'homme fait l'histoire.
La civilisation ne peut pas être édifiée en un seul jour, elle est le résultat d'une longue histoire. Les différentes civilisations ont été élaborées par les hommes au cours de toutes les périodes du temps à
savoir : la préhistoire, l'Antiquité, le moyen âge, les temps modernes et l'époque contemporaine. À chaque période donc correspondent des civilisations.
Les particularités des civilisations contemporaines : À ce début du XXIème siècle, la civilisation a cessé d'être au compte d'un seul groupe humain pour devenir un acquis universel
appartenant à l'humanité toute entière grâce au développement des moyens de communication et des institutions reliant les communautés : C'est ce qui fait de notre monde un village
global.
Conclusion :
Les civilisations seraient donc comme des organismes vivants : elles naissent, grandissent, atteignent leur apogée et puis finissent par s'effondrer d'où son caractère dynamique.
Titre : La Diaspora noire
Introduction La diaspora est la dispersion d'une communauté ethnique ou d'un peuple à travers le monde.
À l'origine, ce terme ne recouvrait que le phénomène de dispersion proprement dit.
Aujourd'hui, par extension, il désigne aussi l'ensemble des membres d'une communauté à travers several pays.
Définition de la diaspora : La diaspora constitue l'ensemble d'une communauté humaine vivant de gré ou de force hors de sa patrie d'origine.
Quant à la diaspora noire, elle désigne l'ensemble des noirs vivant hors du continent africain de gré ou de force.
Les différents types de Diaspora : Depuis les temps les plus reculés, les hommes sont en perpétuel déplacement pour des raisons diverses. Ce mouvement de population peut être temporel ou définitif.
De nos jours, il est extrêmement difficile d'identifier les différents types de diaspora, car il y en a pour chaque peuple. Citons donc les plus importantes à savoir :
La diaspora juive ;
La diaspora libanaise ;
La diaspora syrienne ;
La diaspora noire.
Les causes de la diaspora : Elles sont multiples et complexes, nous avons :
Les causes historiques : la traite négrière, la traite arabe, la colonisation et les deux (2) guerres mondiales ont déporté des noirs vers les autres continents.
Les causes économiques : il faut citer la famine, la misère, l'extrême pauvreté et la mauvaise répartition des revenus nationaux qui poussent aussi certains peuples à se déplacer à la recherche d'une vie
meilleure, du confort matériel et de meilleures opportunités économiques.
Les causes politiques : nous avons l'instabilité politique souvent marquée par des coups d'Etat, les guerres civiles, les rébellions, la dictature politique exagérée, la mauvaise gouvernance et la
persécution des opposants les conduisant à l'exil.
Les causes naturelles : Elles sont caractérisées par les catastrophes naturelles à savoir l'inondation, la sècheresse, le séisme qui peuvent contraindre un peuple à aller vivre ailleurs.
Les causes socio-culturelles : Elles s'expliquent par la ségrégation raciale et ethnique des minorités, la stigmatisation des enfants naturels et des hommes de caste, les guerres religieuses, la recherche
du savoir et l'insuffisance des infrastructures récréatives dans les pays d'origine.
Les conséquences de la diaspora noire sur l'Afrique contemporaine : Elles se situent à deux (2) niveaux :
Conséquences négatives : Nous avons le dépeuplement de l'Afrique, la fuite des cerveaux, le manque de cadres et d'ouvriers qualifiés, la sortie massive des capitaux : situation qui empêche la
croissance économique de l'Afrique.
Conséquences positives : Elle établit les relations économiques, politiques et culturelles entre l'Afrique et le reste du monde. Elle participe aussi à la réduction de la pauvreté en Afrique, elle favorise
également le transfert de la science des pays d'accueil vers le continent africain.
Conclusion À la lumière des quelques éléments d'analyse ci-dessus invoqués, on peut retenir que si l'Afrique exploitait les moyens financiers et humains de sa diaspora, elle pourrait trouver ses propres
solutions à ses problèmes de développement.
Titre : le sionisme au Proche-Orient
Introduction Le monde contemporain est marqué par des défis majeurs tels que le changement climatique, les pandémies, les guerres, le sous-développement, la famine et sans oublier aussi le sionisme.
Presentation du Proche-Orient : Grand carrefour de communication entre l'Europe, l'Asie et l'Afrique. La région du Proche-Orient n'a pas de délimitation officielle. Elle correspond plus ou moins aux
frontières de l'ex-empire ottoman. On y inclut généralement les pays suivants : Egypte, Israël, Palestine, Liban, Syrie, Jordanie, Irak, Turquie. On y adjoint souvent par extension : Arabie Saoudite, Bahreïn,
chypre, les Emirats arabes unis, Iran, Koweït, Oman, Qatar, Yémen. Le Proche-Orient est le berceau des trois (3) religions monothéistes : le Judaïsme, le christianisme et l'Islam sous leurs différentes
formes. Le Proche-Orient est sans doute une zone stratégique pour des échanges maritimes et terrestres.
Historique de la ville sainte de Jérusalem : Jérusalem est une ville du Proche-Orient, qui tient une place centrale dans les religions Juive, chrétienne et musulmane. Fondée vers la fin du IIème millénaire
avant notre ère, devient la capitale du Royaume hébreu. Conquise au VIème siècle avant Jésus Christ.
Ses habitants sont en partie exilés. La Palestine passe successivement sous la domination perse, Hellénistique, Romaine, Byzantine. Puis à partir du VIème siècle de notre ère sous la domination arabe,
ottomane et occidentale. Cette ville de Jérusalem fut occupée suite aux vagues successives de migrants hébreux depuis Abraham, Isaac, Jacob et ses 12 fils puis Moïse.
Installés en Palestine, ils fondèrent des royaumes tels que Juda et Israël et se donnèrent pour Rois Saul, David et Solomon.
Cette ville fut le berceau des trois (3) religions monothéistes (Judaïsme, christianisme et l'Islam). Elle est aussi un foyer de vives tensions et d'affrontements à cause de la divergence de vue religieuse et de
sa position géostratégique.
Définition du Sionisme : Le terme « Sionisme » fait référence à l'idée traditionnelle du « retour à Sion », Sion est une des collines de Jérusalem.
On entend par Sionisme, un mouvement politico-religieux, expansionniste et raciste visant à l'établissement puis à la consolidation d'un Etat juif en Palestine.
Les caractéristiques du Sionisme : Il est caractérisé par le racisme, l'expansionnisme, l'inégalité et la violence.
Le processus de formation de la diaspora juive : la guerre menée en Judée par Titus en 70 joue un rôle important lors de la dispersion du peuple juif à travers le monde. Mais l'événement capital pour le
Judaïsme est la destruction du temple qui transfère de facto l'autorité religieuse des grands-prêtres du Temple aux rabbins. Certains juifs sont vendus comme esclaves et déplacés, d'autres rejoignirent les
diasporas existantes, pendant que d'autres commencèrent à travailler sur le Talmud.
La naissance et l'évolution du Sionisme : le terme « Sionisme » apparaît pour la première fois en 1890 sous la plume de l'écrivain Juif Nathan Birnbaum. Le mouvement prend de l'ampleur sous
l'impulsion du journaliste austro-hongrois Théodor Herzl à Bâle au XIXème Siècle.
Ce mouvement a évolué également avec ces grands événements suivants :
L'Affaire Dreyfus de 1894 à 1899 ;
La publication de l'Etat juif en 1896 par Théodor Herzl ;
Le congrès de Bâle de 1897 ;
La création de l'organisation Sioniste mondiale ;
La déclaration Balfour de 1917 ;
La conférence de San Remo en 1920 ;
La seconde guerre mondiale de 1939-1945 ;
La partition de la Palestine par l'ONU en 1947 ;
La déclaration d'indépendance de l'Etat d'Israël en 1948.
la création de l'Etat d'Israël : la déclaration d'établissement de l'Etat d'Israël a lieu le 14 Mai 1948, dernier jour du mandat britannique sur la Palestine dans le hall du Musée d'art de Tel Aviv.
Elle fut prononcée par David Ben Gourion. La déclaration fait suite au plan de partage de la Palestine voté à l'ONU le 29 Novembre 1947. La déclaration d'indépendance de l'Etat d'Israël est
l'aboutissement du projet Sioniste 50 ans après sa lancée.
L'évolution du conflit Israélo-arabe : l'antagonisme Israélo-arabe a débuté depuis la création d'Israël le 14 Mai 1948 et se poursuit jusqu'à nos jours. Parmi ces conflits, les plus marquants sont :
La guerre de 1948-1949 : c'est un conflit militaire qui débute au terme du mandat britannique sur la Palestine. Elle oppose Israël à une coalition arabe de plusieurs pays de la région. Elle se termine par la
victoire Israélienne.
La guerre de Suez en 1956 : c'est une guerre qui éclata en 1956 en territoire égyptien. Le conflit opposa l'Egypte à une alliance secrète, formée par la France, le Royaume uni et l'Etat d'Israël à la suite de
la nationalisation du canal de Suez par l'Egypte le 26 juillet 1956.
La guerre des Six jours en 1967 : Elle a opposé principalement Israël à l'Egypte, la Syrie, l'Irak et la Jordanie. Elle se termina par la victoire israélienne et l'occupation par Israël du Sinaï, du plateau du
Golan, de la Cisjordanie et de la Bande de Gaza.
La guerre d'usure en 1967 : là, les deux (2) camps revendiquent la victoire et sans oublier la poursuite de l'occupation israélienne du Sinaï.
La guerre du Kippour en 1973 : Elle opposa Israël à une coalition militaire arabe menée par l'Egypte et la Syrie. Les égyptiens et les syriens attaquent par surprise simultanément dans la péninsule du
Sinaï et sur le plateau du Golan, territoires respectivement égyptien et syrien occupés par Israël depuis la guerre des Six jours.
La première guerre du Liban en 1982 : c'est une invasion au cours de laquelle l'armée israélienne a envahi le sud du Liban. L'objectif déclaré d'Israël était de détruire en 72 heures les infrastructures de
l'organisation de libération de la Palestine (OLP) sur une zone de 40km au nord de la frontière israélo-libanaise.
La seconde guerre du Liban en 2006 : c'est un conflit armé principalement entre Israël et le Hezbollah.
La guerre Israël-Hamas depuis 2023 : c'est un conflit opposant l'armée israélienne au Hamas, organisation politico-militaire islamiste Palestinienne, à d'autres groupes armés Palestiniens et à la
population civile. Elle se poursuit avec des bombardements de la Bande de Gaza entrepris par Israël, puis avec l'invasion de ce territoire Palestinien.
Conclusion Depuis la création de l'Etat d'Israël en 1948, le Sionisme fait partie de la politique en Israël et le mouvement a continué de soutenir l'Etat juif. La création de cet Etat est à l'origine des tensions
et d'instabilité au Proche-Orient.
La paix au Proche-Orient est-elle possible ?
Titre : l'Apartheid en Azanie (actuelle Afrique du Sud)
Introduction L'Apartheid est le produit de l'histoire, des mythes et des singularités de l'Afrique du Sud. Ce concept s'articule néanmoins autour de la division politique, sociale, économique et géographique
du territoire Sud-africain et de sa population repartie en quatre (4) groupes raciaux hiérarchiquement distincts : les noirs, les blancs, les indiens et les métis :
Présentation géo-historique de l'Azanie : L'Azanie (actuelle Afrique du Sud) est un territoire caractérisé par une grande diversité ethnique et culturelle, héritée d'un passé complexe. Avant l'arrivée des
européens, les premiers africains qui vivent en Afrique Australe principalement sont : les Bantous, les Bochimans et les Hottentots.
Progressivement s'installèrent dans cette zone les portugais au XVème siècle, les Hollandais en 1652, les français en 1688, les anglais en 1814 et les indiens en 1860.
Définition : l'Apartheid est le nom donné à la politique de ségrégation raciale conduite en Afrique du Sud par la minorité blanche à l'encontre de la majorité noire.
L'origine et l'évolution de l'Apartheid : C'est à la fin du XVIIIème siècle que les britanniques commencent à coloniser l'Afrique du Sud : entre 1815 et 1914, près de 900.000 britanniques s'installent en
Afrique du Sud. En 1814, la colonie du Cap passe définitivement sous le contrôle du Royaume uni et l'anglais devient une langue officielle en 1822.
L'union Sud-africaine est née en 1910, à la suite de l'entrée en vigueur d'une loi qui a uni les colonies britanniques du Cap, du Natal, du Transvaal et de la rivière orange.
Les méthodes politico-administratives du système d'Apartheid : les lois de l'Apartheid furent conçues et introduites en Afrique du Sud à partir de 1948. Avec l'Apartheid, le rattachement territorial et le
statut social dépendaient du statut racial de l'individu. Ce système politique fonctionnait selon les principales lois suivantes :
La loi d'habitation séparée ;
La loi de classification de la population (noirs, blancs, indiens et métis) ;
Le confinement des noirs ;
La loi sur les laissez-passer ;
La loi sur l'interdiction des mariages mixtes ;
La loi d'immoralité qui pénalise les relations sexuelles entre Blancs et non Blancs.
La ségrégation se faisait sentir à tous les niveaux presque : dans l'administration, dans les lieux publics, dans l'enseignement et autres.
YTLa lutte nationaliste menée par le peuple azanien : L'opposition interne à l'Apartheid a été notamment marquée en Afrique du Sud par la campagne de défiance au début des années 1950, la
rédaction de la charte de la liberté en 1956, le massacre de Sharpeville en 1960, le procès de la trahison, le procès de Rivonia, les émeutes de Soweto et tout un ensemble de manifestations au cours des
années 1980. Donc, les azaniens utilisèrent deux (2) méthodes de luttes contre l'Apartheid à savoir :
La lutte pacifique : Elle comprenait
la lutte politique : Elle fut l'oeuvre des partis politiques comme le congrès national africain (ANC) ; le congrès panafricain d'Azanie (PAC).
la lutte syndicale : Elle fut menée par le syndicat noir des travailleurs du commerce et de l'industrie, mais aussi celui des mineurs.
La lutte populaire : Elle s'explique par des révoltes.
La lutte armée : Nous avons
Le poqo : que l'on peut traduire par « pur » était la branche armée du congrès panafricain (PAC) en Afrique du Sud.
L'umkhonto we Sizwe : qui signifie « fer de lance de la Nation » et qui était la branche militaire du congrès national africain en Afrique du Sud.
À cet effet, les opposants les plus notables de cette opposition furent arrêtés, persécutés, humiliés, emprisonnés et parfois contraints à l'exil forcé : c'est le cas de steve Biko, Nelson Mandela, Joe Slovo,
Elizabeth Mafekeng, Desmond Tutu, Walter Sisulu, Govan MBeki, Ahmed Kathrada, Olivier Tambo...
La fin de l'Apartheid : * Le 16 Juin 1976 ; ce sont les émeutes de Soweto, menées par des élèves noirs de l'enseignement public secondaire en Afrique du Sud avec l'appui du mouvement de la
conscience noire. Ces manifestations ont consisté en une protestation dans les rues de Soweto contre l'introduction de l'afrikaans comme langue officielle d'enseignement à égalité avec l'anglais dans les
écoles locales.
En 1977 ; l'ONU impose un embargo sur les ventes d'armes à destination de l'Afrique du Sud.
Le 11 Février 1990 ; c'est la libération de Nelson Mandela après vingt-sept ans d'emprisonnement.
Le 30 Juin 1991 : la politique d'Apartheid est finalement abolie.
En 1994, Mandela devient le premier président noir d'Afrique du Sud, à la suite des premières élections nationales non ségrégationnistes de l'histoire du pays.
Conclusion Effectivement, de par l'histoire, le régime de l'Apartheid est le fruit d'une volonté réfléchie, programmée et coordonnée de la part des blancs soucieux de préserver leurs intérêts égoïstes.
Titre : le nouvel ordre mondial de la culture, de l'information et de la communication
Introduction Dans un sens général, le développement harmonieux et véritable d'un peuple ne s'intéresse pas seulement aux aspects économique, technique, scientifique, matériel, politique et social, mais
embrasse aussi les domaines de la culture, de l'information et de la communication.
L'origine et l'objectif de l'avènement d'un nouvel ordre mondial de la culture, de l'information et de la communication : avant et après la seconde guerre mondiale, une disparité considérable existe
entre les Etats du Nord et ceux du Sud dans les domaines de la culture, de l'information et de la communication dont les principales raisons sont :
La culture des pays du Sud est influencée par celle du Nord : c'est l'aliénation culturelle des pays du tiers-monde ;
Les pays du Sud sont sous-équipés et moins informés alors que ceux du Nord sont sur équipés et suffisamment informés ;
Les médias du nord accordent peu de place à ceux du Sud et présentent une vision négative du tiers-monde. Vu cette inégalité remarquable, il était donc question d'établir cette notion dans le but de
favoriser un certain équilibre mondial.
Le nouvel ordre mondial de la culture : Dans le processus de la décolonisation culturelle, il faut éviter l'autarcie et la xénophobie entre les pays du Nord et ceux du Sud. Il est impératif que les pays du
Sud acceptent les emprunts de ceux du nord. Cependant, il faut maintenir que l'originalité d'un peuple se reconnaît par sa culture au risque d'être non inspiré. De ce fait, un cadre consensuel doit être
entretenu entre les pays du Nord et ceux du Sud dans le domaine de la culture selon l'UNESCO.
Le nouvel ordre mondial de l'information : le développement médiatique du tiers-monde est l'un des préalables de son indépendance véritable.
De nos jours, les grands moyens d'information sont monopolisés par les pays développés. Près de 80% des nouvelles distribuées dans le monde proviennent du Nord et 10 à 20% seulement concernent
les pays du Sud. Les pays du Nord ne s'intéressent véritablement au tiers-monde que lorsqu'il y a des drames tels que les coups d'Etat, des guerres civiles, des grèves, des catastrophes comme le séisme,
la sècheresse, les épidémies, la famine.
Pour que le développement harmonieux des médias se réalise dans les pays du tiers monde à l'image de ceux développés, il est nécessaire de surmonter les entraves juridiques et infrastructurelles,
d'établir un partenariat franc entre le Nord et le Sud dans le cadre de l'utilisation des moyens de traitement et de diffusion de l'information.
L'OUA avait créé l'agence panafricaine de presse en vue de décoloniser l'information, particulièrement en Afrique.
Le nouvel ordre mondial de la communication : la communication tout comme l'information, est un outil indispensable pour l'éducation d'un peuple à travers les nouvelles technologies de l'information
(radio, télévision téléphone, internet...). Le Nord reste sur équipé, tandis que le sud est sous équipé.
Pour un véritable nouvel ordre mondial de la communication, il s'avère absolu de lutter contre l'insuffisance des moyens de communication, l'analphabétisme, la marginalisation des masses paysannes, le
manque des voies de communication viables, le manque d'électricité. Il est également nécessaire d'encourager la presse privée, le développement des radios et des télévisions privées, le partenariat
judicieux entre les médias du nord et ceux du Sud. Citons aussi la bonne gouvernance.
Conclusion Un réel nouvel ordre mondial de la culture, de l'information et de la communication passe absolument par la sauvegarde et le respect de l'identité culturelle de chaque peuple, mais aussi par la
création et le contrôle des moyens d'information et de communication multiples, divers et décentralisés.

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