C Formulation
C Formulation
IST
L3 Nutrition et Agro-alimentaire
Formulation et technologie
des solutions nutritionnelle
2025-2026
Plan du cours
nutriments spécifiques
I. CONTEXTE ET GÉNÉRALITÉS
L’alimentation joue un rôle très important sur la santé. Jusqu’à une période récente,
les relations entre l’alimentation et la santé ont été perçues au travers des grandes maladies
de carence nutritionnelle. L’évidence de cette relation reposait sur les grands tableaux
cliniques qui accompagnaient les famines et les déficits alimentaires majeurs, ou les carences
spécifiques qui ont émaillé l’histoire de l’humanité. Il est important d'insister sur la qualité
de l'alimentation qui doit être variée et équilibrée, c'est à dire inclure différents types
d'aliments complémentaires dans leur apport énergétique, protidique, glucidique, lipidique,
hydrominéral et vitaminique. La classification des aliments en 6 groupes est utile pour
équilibrer les repas. Il est important de veiller à manger mieux et à bouger tous les jours. Une
alimentation adaptée à vos besoins nutritionnels et une activité physique quotidienne
aideront à vous protéger contre certaines maladies (diabète, maladies cardiovasculaires,
cancers, etc.), à limiter les problèmes de fatigue, d’ostéoporose et ainsi à réduire les
risques de chutes et de fractures, à vous défendre contre les infections. Aujourd’hui, il est
possible de mesurer précisément le poids relatif des facteurs alimentaires dans le
déterminisme des maladies non transmissibles dues à l’alimentation. L’évolution de
l’alimentation accompagne les transformations de notre société. Elle ne peut se comprendre
qu’à la lumière des facteurs technologiques, sociologiques, économiques, culturels et même
politiques qui ont émaillé l’évolution de notre société au cours des dernières décennies :
modifications des modes de vie, évolutions sociologiques, développement
socioéconomique, progrès technologiques, changement des goûts des
consommateurs et des modes de consommation.
La nutrition est la science qui étudie l'ensemble des processus d'absorption et d'utilisation
des aliments, indispensables à l'organisme pour assurer son entretien et son besoin en
énergie. La nutrition est l'une des principales fonctions de l'être humain, destinée à satisfaire
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ses besoins vitaux. Elle est capable d'améliorer les performances physiques, intellectuelles
et de rendre performante les défenses de l'organisme.
Le bien portant :(Selon le Dictionnaire) Personne qui se porte bien, qui est en bonne santé.
Dans notre situation il correspond à un individu d’un âge et de sexe donnés qui se développe
normalement sans présenter une pathologie quelconque.
La santé : C’est l’état complet bien-être physique, mental et social, et ne consiste pas
seulement en l’absence de maladie ou d’infirmité (d’après l’OMS).
Apport habituel : Apport moyen chez un individu sur une période relativement longue.
Apport maximal tolérable (AMT) : Le plus grand apport journalier moyen d’un élément
nutritif qui ne comporte vraisemblablement pas un risque d’effets indésirables sur la santé
chez la quasi-totalité (97,5 %) des individus apparemment en bonne santé d’un groupe d’âge
et de sexe spécifique. Le risque d'effets indésirables augmente à mesure que l'apport s'élève
au-dessus de l'AMT.
Fibres totales : La somme des fibres alimentaires (cellulose et fructosanes) et des fibres
fonctionnelles (amidons, chitine, polyols...).
Besoins énergétiques
• Le métabolisme de base est de 40kcal/m2/h soit environ 1300 à 1600 kcal chez adulte.
Il représente environ 60% de la dépense énergétique journalière (DEJ) dont 45% pour
le sujet très actif à 70% chez le sujet sédentaire. Il est corrélé à la masse maigre (MM) : masse
biologiquement active (il diminue donc lors de la dénutrition, avec l’âge, et est plus faible
chez la femme que chez l'homme). Il augmente lors d'une hyperthermie (10% de plus par
degré supplémentaire) et quand agression, activité physique, tabac, grossesse,
hyperthyroïdie.
Alimentation végétarienne :
Elle exclut la chair animale et le poisson mais elle autorise le lait, le beurre, les fromages et
les œufs. Si elle peut être bien équilibrée, elle fait parfois l’objet d’une application restrictive
et peut être génératrice de carences en certains acides aminés essentiels et en fer.
Alimentation végétalienne :
Elle exclut tout aliment d’origine animale y compris le lait, le beurre et l’œuf. La valeur
biologique des protéines végétales étant faible, les carences en acide aminé essentiels sont
très fréquentes. De même, les carences en vitamine B12 (de source exclusivement animale)
et en fer, sont habituelles et souvent sévères. Ce type d’alimentation est fortement
déconseillé.
NB : Il faut noter que ces profils alimentaires relèvent d’un ordre « culturel » et est à risques
de carences chez certains groupes.
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Introduction
Les besoins nutritionnels en un nutriment donné (macro ou micronutriments) ou en
énergie sont la quantité de ce nutriment ou d’énergie suffisante pour assurer l’entretien, le
fonctionnement métabolique et physiologique d’un individu (Potier de Courcy et al., 2003).
D’un groupe d’individus à un autre, les besoins en énergie et en nutriments peuvent
varier. Les ingérés énergétiques et nutritionnels nécessaires pour couvrir les besoins de
l’Homme dépendent de son état physiologique, de son sexe, de son âge, de son état
physique et de son environnement. Ils sont plus élevés chez les enfants à cause de leur
croissance.
Parmi les groupes vulnérables, nous retrouvons : les femmes enceintes, les femmes
allaitantes, le nourrisson, l’enfant, l’adolescent et les personnes âgées.
I- L’alimentation des groupes cibles
1. L’alimentation des femmes enceintes
A- Les besoins énergétiques
L’augmentation des besoins énergétiques est liée à la croissance fœtale et utérine. Les
besoins varient en fonction des caractéristiques métaboliques individuelles en particulier de
l’absorption digestive, des déperditions cutanées qui s’augmentent avec la grossesse. Cette
augmentation est quantitativement équilibrée par la diminution habituelle d’activités et une
meilleure assimilation.
Ex : Pour une femme de 1,55m-58kg : 2500 et 3000kcal/j.
La grossesse augmente le besoin énergétique de 3 manières :
- En raison du développement du fœtus, du placenta et des annexes.
- Du fait que l’alourdissement de la femme rend son mouvement plus couteux, le
métabolisme de base augmente d’environ 20% durant le dernier trimestre de la
grossesse.
- L’augmentation totale des besoins due à la grossesse s’établit à environ 80000kcal
dont 36000 kcal pour la constitution des réserves.
L’augmentation du tissu adipeux commence tôt au cours de la grossesse c’est un processus
de constitution de réserves d’énergie pour faire face à une insuffisance alimentaire
éventuelle à un stade ultérieur, lorsque les besoins du fœtus augmentent rapidement. Les
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réserves seront aussi utilisées pour la lactation. La quantité d’énergie de 80000 kcal pour la
grossesse correspond à un supplément quotidien moyen de 285 kcal pendant les 9 mois soit
150 kcal pour le trimestre et 350 kcal pendant les derniers trimestres.
L’augmentation du poids d’une femme en grossesse est de 12,5 kg durant la
grossesse, répartie comme suit :
- Fœtus, placenta, liquide amniotique ………………….4750g,
- Utérus…………………………………………………..1300g
- Sang……………………………………………………1250g
- Eau extracellulaire…………………………………….1200g
- Lipides……………………………..............................4000g
B- Les besoins en glucides
Ces besoins sont évalués à 5-6 [Link]-1 au max /j. Le besoin en glucide correspond à la
moitié du besoin en calories totales et représente une source d’énergie mobilisable. Les
hydrates de carbone sont les principales sources d’énergie du fœtus. L’excédent est stocké
sous forme de glycogène hépatique.
C- Les besoins en lipides
Le besoin est de 70-80 g/j et généralement ces besoins doivent être d’origine animale ou
végétale. Seuls les acides gras essentiels poly-insaturés passent par le placenta. Le
cholestérol, les triacides et le glycérol sont synthétisés par le fœtus surtout en fin de
grossesse. L’accumulation de graisse varie de 500g atteint 14 g/jr dans le dernier trimestre.
Il représente 16% du poids des naissances à terme et constitue la source d’énergie post-
natale. Une des raisons d’apport des lipides est également la présence des vitamines
liposolubles en particulier la vitamine A et D.
D- Les besoins en protéiques
L’état de nutrition de la femme a une grande influence sur le court de la grossesse et la
santé de l’enfant. Pendant la grossesse de la femme a besoin d’un supplément de 6g de
protide par jour pour faire face à ses besoins accrus. La ration doit apporter les acides
aminés indispensables. L’apport en protéines d’origine animale doit représenter les 2/3 de
la ration protéique. Il faut insister sur la consommation en viande, œuf, poisson et
fromage.
Les protides parviennent au fœtus par des mécanismes de transfert actif, mais surtout par
des biosynthèses placentaires. La concentration en acides aminés chez le fœtus est double
de celle de la mère, cela est dû à l’importance des protéines pour la croissance cérébrale.
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1. Biodisponibilité du Fe alimentaire
La nature du Fe constitue le facteur déterminant pour la couverture des besoins en
nutriment plus que la quantité du Fe dans l’alimentation.
Le Fe heminique est nettement mieux absorbé que le Fe non heminique. Son coefficient
d’absorption est de l’ordre de 25 %. Il est présent uniquement dans certains aliments
d’origine animale, la viande, le poisson. Il représente environ la moitié du fer total.
L’absorption du Fe non heminique ne dépasse pas 5%.
Certaines substances dans les aliments agissent et favorisent l’absorption du Fe et d’autres,
par contre sont comme des inhibiteurs dans cette même absorption.
2. Activateur de l’absorption du Fe
La vitamine C est le facilitateur de l’absorption du fer. L’absorption du fer d’un
repas peut être multipliée par 3 lorsqu’il est consommé simultanément avec 100 ml de jus
d’orange frais, et multipliée par 7 lorsqu’il s’agit du jus de papaye. L’effet d’activateur est
plus important que l’apport en vitamine C est important. D’autres acides (acide malique,
citrique…) ont un effet sur l’absorption du Fe. Il a été mis en évidence au niveau de la viande
et du poisson l’effet facilitateur. L’absorption du Fe est multipliée par 2 ou par 3 lorsqu’on
apporte un peu de poisson ou de viande.
3. Les inhibiteurs de l’absorption du Fe non heminique
L’effet inhibiteur a été étudié au niveau du thé. Une tasse de thé prise peut faire
chuter l’absorption du Fe de 2,5 à 11 %. L’effet inhibiteur des tanins résulte de la formation
de précipité insoluble de tanate de fer. Les phytates ont un effet inhibiteur sur l’absorption
du Fe.
G- Les besoins phospho-calciques
L’alimentation doit apporter lors de la grossesse normale 1000-2200 mg de Ca/jr. Une
alimentation normale apportée par les légumes et les laitages constitue une principale
source de Ca alimentaire et de phosphore. Le phosphore est apporté dans de bonnes
proportions par les sources alimentaires de Ca.
supplément est pour faire face chaque jour au besoin de la lactation. Les modifications
métaboliques et les réserves accumulées durant la grossesse diminuent le coût énergétique
de la lactation. La FAO et l’OMS ont proposé en 1981, une supplémentation alimentaire de
500 kcal/jr mais ces données sont théoriques car le besoin dépend de l’état nutritionnel de
la mère et de ses réserves. Il apparait que les besoins varient d’une femme à l’autre en
fonction de l’ingestion d’aliment pour chaque femme. Le besoin supplémentaire énergétique
de la femme qui allaite son enfant peut se calculer à partir de la quantité et de la composition
du lait secrétée
2.2. Besoins protidiques
Le besoin protidique supplémentaire est estimé à 20 g de protéines usuelles. Durant
les 6 premiers mois de l’allaitement, le volume journalier de lait est de 850 ml et qui contient
environ 12 g de protéines/ litre de lait. La sécrétion journalière moyenne est estimée à 10g
de protéines. Pour assurer cette production, la mère aura besoin d’un supplément de 17 g
de protéine de bonne qualité comme celle du lait ou de l’œuf. En ce qui concerne les facteurs
pouvant interférer l’allaitement maternelle, il faut mettre en garde les femmes contre les
excitants en dose élevée (alcool, automédication, tabac).
Apports quotidiens recommandées durant la lactation
-Energie……………………………………………………………..….2550-2950 kcal
-Protéine………………………………………………………………………... 60g/jr
-Vitamine A…………………………………………………………………...1250 UI
-Vitamine D……………………………………………………………………...10 UI
-Vitamine C…………………………………………………………………….50 mg/jr
-Thiamine………………………………………………………………………….1 mg
-Riboflavine…………………………………………………………………….1.4 mg
- Folate………………………………………………………………………….300 mg
-Vitamine B12………………………………………………………………...25 mg/jr
-Fer…………………………………………………………………………..1900 mg/jr
- Ca………………………………………………………………………….1200 mg/jr
3. Alimentation du nourrisson : Besoins nutritionnels
L’alimentation de l’enfant normal née à terme, est le lait maternel de bonne qualité et
en quantité suffisante. Durant les premiers mois la croissance est très rapide, le nourrisson
normal double son poids à 6 mois et le triple en 12 mois. En un an le poids corporel
augmente de trois fois et la taille.
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Les besoins nutritionnels du nourrisson diffèrent de ceux de l’enfant plus âgé, que de l’adulte
à savoir, les besoins énergétiques et protéiques au cours du premier mois sont environ trois
fois de ceux de l’adulte. Dès l’âge de 6 mois, les nutriments et l’énergie fournis par le lait
maternel ne sont plus suffisante pour couvrir les besoins de l’enfant.
L’énergie est assurée par les macronutriments tels que les protéines, les lipides, les
glucides contenus dans les aliments de l’homme. Selon Lutter and Dewey, (2003) ils doivent
représenter respectivement 6 à 10 %, 24 à 28 % et 62 à 70 % de l’apport énergétique total.
Les protéines, en plus de l’énergie qu’elles fournissent, elles constituent l’essentiel de la
structure des cellules. Les recommandations en énergie et en macronutriments faites pour
les nourrissons et jeunes enfants sont consignées dans le Tableau I.
Age…………………………………………………………..Besoin g/kg/jr
1-1.5………………………………………………………………….1.23
1.5-2………………………………………………………………….1.23
2-3…………………………………………………………………....1.15
3-4…………………………………………………………………....1.09
4-5…………………………………………………………………....1.03
5-6……………………………………………………………………1.00
6-7…………………………………………………………………….0.95
7-8…………………………………………………………………….0.90
8-9…………………………………………………………………….0.86
9-10…………………………………………………………………...0.83
4.2. Besoins énergétiques
Age…………………………………………………………..Besoin kcal/jr
1-2…………………………………………………………………..1200
2-3…………………………………………………………………..1410
3-4…………………………………………………………………..1560
4-5…………………………………………………………………..1690
5-6…………………………………………………………………..1810
6-7…………………………………………………………………..1900
7-8…………………………………………………………………..1980
8-9…………………………………………………………………..2070
9-10…………………………………………………………………2150
Pour les adolescents les besoins protéiques sont différents pour les deux sexes, compte tenu
de la poussée de croissance qui démarre à une époque différente.
5. Alimentation de l’adolescent : Besoins nutritionnels
5.1. Besoins protéiques
Poids………………Homme (kcal/jr)………….Poids……………Femme
50………………….2350………………………40……………......1900
55………………….2450……………………….45……………….1950
60………………….2500……………………….50……………….2050
65………………….2600……………………….55……………….2100
70………………….2700……………………….60……………….2200
75…………………2800………………………...65………………2250
80…………………2900…………………………70………………2300
…………………………………………………….75………………2400
Les lipides sont indispensables pour l’apport en acides gras essentiels et en vitamines
liposolubles, mais aussi pour leurs propriétés gustatives. Chez le sujet âgé en bonne santé,
la digestion des graisses n’est pas aisée. Certaines enzymes cependant sont moins actives.
C’est le cas des désaturases nécessaires à l’obtention de l’acide arachidonique et de l’acide
eicosapentaénoïque, dérivés des acides gras essentiels, l’acide linoléique et l’acide α-
linolénique. Ces dérivés étant les précurseurs des prostaglandines deviennent alors eux-
mêmes « essentiels » et doivent être fournis par l’alimentation.
❖ Vitamines du groupe B
Les carences sévères en vitamines B9 (folates) et B12 induisent une anémie macrocytaire.
Un déficit en vitamines B6, B9 et B12 peut être à l’origine d’une élévation du taux sanguin en
homocystéine, particulièrement toxique pour la paroi vasculaire.
L’hyperhomocystéinémie est un des facteurs de risque de maladie cardiovasculaire et serait
également impliquée dans la survenue de troubles cognitifs. Les recommandations d’apports
pour le sujet âgé pourraient être revues à la hausse.
Vitamines du groupe B
Vitamine B6, Vitamine B9 (folates), Vitamine B12
Apports nutritionnels conseillés (ANC, 2001)
Respectivement pour les trois vitamines ce sont : 2,2 mg/jr ; 330-400 μg/jr ; 2,3 μg/jr.
Sources alimentaires
Vitamine B6 : Viande, abats, lait, légumes verts, fruits
Vitamine B9 (folates) : Légumes verts, foie, fromages fermentés
Vitamine B12 : Viande, poisson, œufs, produits laitiers
❖ Vitamines C, D et E
Les déficits en vitamines C, D et E sont les plus fréquemment observés chez le sujet âgé avec
ceux des vitamines du groupe B, notamment lorsque les personnes sont malades (besoins
augmentés, apports diminués, expositions au soleil rares).
Les apports nutritionnels conseillés sont:
- Vitamine C: 100 à 120 mg/j
- Vitamine D : 10 à 15 μg/j
- Vitamine E : 20 à 50 mg/j
7.2.5. Autres minéraux et oligoéléments
[Link]. Fer
Le vieillissement n’est pas un facteur de risque de carence en fer. Les besoins (10
mg/jour), inférieurs à ceux de l’adulte, sont en général couverts par l’alimentation. Un excès
de fer pourrait avoir des effets délétères du fait de son rôle pro-oxydant.
En pratique : on veillera au maintien de la consommation de viande, source de fer héminique
mieux absorbé que le fer non héminique d’origine végétale.
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[Link]. Magnésium
L’apport en magnésium est directement lié à l’apport calorique, souvent insuffisant chez le
sujet âgé. Outre son rôle dans l’excitabilité neuromusculaire, le magnésium intervient dans
de nombreuses réactions immunitaires et dans la régulation de la perméabilité cellulaire.
Les signes d’hypo-magnésémie ne sont pas spécifiques. On peut citer : vertiges, troubles
psychiques.
En pratique : Les besoins en magnésium sont 400 mg/jour et les principales sources sont le
chocolat, les légumes et les fruits secs, les produits céréaliers, mais aussi la viande, les fruits
de mer, le lait et les produits laitiers.
[Link]. Zinc
Cofacteur de nombreuses réactions enzymatiques, le zinc est indispensable. Il
intervient dans l’acuité gustative, l’appétit et la cicatrisation des plaies et pourrait être
impliqué dans la prévention du vieillissement du fait de ses propriétés immuno-
régulatrices et anti-radicalaires.
Les besoins en zinc sont de 15 μg/jour et les principales sources sont la viande, les œufs,
les produits laitiers et les légumes secs.
[Link]. Sélénium
Le sélénium interviendrait dans la protection contre les pathologies oxydatives associées au
vieillissement (cancer, maladies cardiovasculaires…). Chez le sujet âgé en bonne santé, les
apports alimentaires sont souvent insuffisants et l’hospitalisation aggrave cette situation.
Les besoins en sélénium sont de 80 μg/jour. Les principales sources le poisson et les
crustacés, la viande et les abats, les produits laitiers et les œufs.
7- Les boissons
Les boissons doivent être relativement abondantes d’une part pour faciliter le travail rénal
et d’autre part pour palier un état de déshydratation fréquente chez les personnes âgées.
8. L'alimentation du sportif
En pratique, il faut recommander les éléments suivants :
- équilibre alimentaire (3 repas ± goûter) au quotidien : féculents à chaque repas
(glycogène musculaire = substrat énergétique du muscle)
* au moins 3 produits laitiers / jour (apport calcium et protéines)
* au moins 5 fruits ou légumes / jour (assure la couverture en vitamines)
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➢ Classification de la malnutrition
L’équilibre alimentaire : C’est l’ensemble des mesures diététiques visant à couvrir les
besoins nutritionnels d’une personne en fonction de son âge et de son activité physique. Il se
construit sur 1 semaine. Il se base sur 3 principes qui sont :
- équilibre entre apport énergétique et dépenses énergétiques,
- équilibre entre apport énergétique et apport en micronutriments,
- équilibre entre macronutriments.
Une alimentation équilibrée doit contenir obligatoirement les trois groupes d’aliments
cités ci-dessus (Glucides, lipides, protéines).
La pyramide alimentaire
Le métabolisme est variable d’un individu à l’autre et dépend de l’âge, du sexe, du poids,
de la taille, de l’état physiologique, de l’activité physique et du régime alimentaire.
Introduction
Les trois macronutriments glucides, protides et lipides produisent de l'énergie.
L'énergie utilisée par l'organisme provient de l'alimentation et, en cas de jeûne cette énergie
n'est produite que par la consommation de ses propres tissus. L'unité de mesure est la
kilocalorie (kcal).
A. Besoins nutritionnels et Recommandations
1. Besoins nutritionnels
Apports hydriques habituels : eau endogène : 300 ml (réactions d’oxydation) ; aliments :
1000 ml ; boissons : 1200 ml en quand d’anorexie, il souhaitable de compenser sur les
boissons (nutritives).
Besoins en protéines
Besoins en lipides
ANC : 30 à 35% de la ration calorique (1/4 Acide Gras Saturé, 1/2 Acide Gras Mono Insaturé,
1/4 Acide Gras Poly Insaturé). Le ratio n-6/n-3 doit être proche de 5 (5 à 10 chez le nouveau-
né)
Besoins en glucides
ANC pour les Fibres : total de fibres 25 à 30g/j (dont 10-15g de fibres solubles).
Ce sont des valeurs repères pour des groupes de sujets et pas pour des individus. Il existe
des tables pour déterminer les ANC à partir du métabolisme de base, correspondant à la
dépense énergétique de repos (DER) obtenue à l’aide d'une équation basée sur le poids, la
taille, l’âge et le sexe, et en multipliant celle-ci par le Niveau d'Activité Physique (NAP = 1.4,
1.6, 1.8, ou 2.0 quand l’activité physique est respectivement faible, moyenne, forte, intense).
Ainsi la dépense énergétique totale sur 24h (DET) = DER * NAP.
Besoins hydriques
Les besoins de base : 25 à 35 ml/kg/j chez adulte ; soit 1 litre / 1000 kcal ingérées
2. Recommandations
En nutrition, on utilise le kilojoule: 1 kcal correspond à 4,184 kJ.
➢ Les recommandations pour la compensation de la dépense énergétique totale (DET) font
état de 50 à 55 % de l'énergie sous forme de glucides ou carbohydrates soit environ
250 à 300g par jour pour un adulte, dont 1/5 sous forme de sucres rapides et le reste
sous forme de sucres complexes.
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➢ 30 à 35 % sous forme de lipides soit environ 70 à 100g par jour pour un adulte, avec
une répartition entre les acides gras saturés (25%), mono-insaturés (50%) et
polyinsaturés (25%).
➢ Et 10 à 15 % sous forme de protéines, soit environ 60 à 80g par jour pour un adulte.
Le corps a besoin d'énergie pour assurer toutes ses fonctions, notamment le travail, le
maintien de la température corporelle et le fonctionnement continu du cœur et des
poumons.
La composition du corps joue un rôle, notamment la proportion de muscles et de
graisse, donc de protéines et de lipides. Une personne de forte corpulence, musclée et
ayant des organes plus gros aura un MB plus élevé qu'une personne menue. Ex :Iron BB
NB: Le MB diminue avec l'âge et est plus faible chez les femmes, rapporté au poids.
La Formule de Harris et Benedict par exemple recalculée par Roza et Shizgal (1984) :
De façon sommaire:
Introduction
Au Burkina Faso, les pratiques alimentaires ont subi très peu de modification, l’état
nutritionnel de la population (surtout des enfants de -5 ans) s’est détérioré au cours de ces
dix dernières années, et cela malgré les stratégies mises en œuvre pour améliorer la situation
nutritionnelle.
On entend par pratiques alimentaires, non seulement la qualité et la quantité des
aliments proposés, mais aussi les étapes de leur introduction.
La formulation d’un aliment doit prendre en compte les contraintes environnant du
produit pour le doter d’un certain nombre de caractéristiques qu’il devra conserver
pendant sa durée de vie.
Néanmoins, il est bien entendu que la formulation ne sera pas sans équivoque et que les
caractéristiques du produit fini seront toujours influencées par son environnement,
quelle que soit sa formulation.
Ainsi, pour répondre à ces préoccupations, les voies alimentaires qui conduisent à
améliorer l’introduction, la fabrication et la consommation d’aliments répondant aux
critères nutritionnels et sanitaires adéquats ; sont à élucider.
Conditionnement
Réglementation
Procédé de Conditions de
fabrication conservation
Coût
Caractéristiques F ORMULATION
nutritionnelles
Caractéristiques de
Caractéristiques praticité
organoleptiques
Schéma conceptuel de la démarche de mise au pointCaractéristiques
d’une formulation de produit
alimentaire microbiologiques
Il est indispensable de fixer des priorités dans les critères et de définir des tolérances
par rapport à ceux-ci.
En effet, il est bien évident que si l’on souhaite reproduire à l’échelle industrielle une
spécialité artisanale ou encore obtenir les mêmes caractéristiques organoleptiques pour
deux produits conservés dans des conditions différentes, il sera impossible de répondre à
l’ensemble du cahier des charges.
1. La réglementation
La réglementation constitue un cadre qui, même s’il peut être utile, délimite clairement les
possibilités en matière de formulation. En fait, il faut distinguer deux niveaux de
réglementation : celle qui s’intéresse aux conditions de fabrication et notamment aux
ingrédients autorisés, et celle qui concerne le produit fini.
2. Additifs
-Les ingrédients ne donnent pas lieu à une réglementation particulière et peuvent être
utilisés dans la formulation d’un produit alimentaire quelconque sans autre obligation
que d’indiquer leur présence sur l’étiquette, c’est le cas par exemples des fécules ou des
amidons natifs.
- Alors que seuls les additifs répertoriés dans l’arrêté du 2 octobre 1997 peuvent être
utilisés et uniquement dans les conditions spécifiées par cet arrêté.
Il s’agit d’un aspect très important de la réglementation puisque le consommateur est de plus
en plus sensible à la présence de l’additif (E) sur l’étiquette du produit. Les additifs
alimentaires sont des produits ajoutés aux produits alimentaires dans le but d’en
améliorer la conservation, l’aspect, le goût, couleur, etc. Les colorants alimentaires, les
conservateurs, les émulsifiants, épaississants, stabilisants, gélifiants, les exhausteurs
de goût et les édulcorants sont des additifs alimentaires.
- Celles liées au mode de conservation du produit : une pâtisserie destinée à être vendue
surgelée à des points chauds ne subira pas les mêmes contraintes que la même recette
vendue fraîche.
➢ Le procédé de fabrication :
Le procédé de fabrication va avoir une grande influence sur la qualité alimentaire que ce soit
au niveau organoleptique, nutritionnel ou microbiologique.
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En effet, la pratique montre souvent qu’une formulation qui répond au cahier des charges
lorsque le produit est fabriqué au laboratoire nécessite des modifications lorsqu’elle est
appliquée au niveau industriel, c’est ce que on appelle les problèmes de « transfert
d’échelle ».
Exemple de l’influence du procédé de fabrication sur la viscosité d’une sauce,
montre le comportement rhéologique de deux sauces issues d’une même formulation mais
fabriquées dans des conditions différentes.
Il apparaît nettement que le passage sur cuiseur industriel se traduit par une perte de
viscosité importante ce qui s’explique par le cisaillement nettement plus intense qu’au stade
cuisine. Ainsi si la texture souhaitée pour la sauce est celle de la sauce fabriquée en casserole
(stade cuisine) il est indispensable de modifier la formulation et notamment de changer la
nature de l’épaississant ou d’augmenter son dosage.
Ainsi, il serait nécessaire de prendre en compte les contraintes thermiques sur la texture
du produit fini.
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Choix du complément
énergétique (sucre,
huile, matières grasses)
Toutes les cellules végétales et animales sont composées de protéines. On trouve donc les
protéines dans tous les aliments mais leur quantité et leur équilibre en acides aminés sont
variables. La digestibilité des protéines d’origine animale est très bonne. Le coefficient
d’utilisation digestive (CUD) est de 90%. Dans les légumineuses, la présence de cellulose
diminue le CUD qui est de 60-70%.
NB : L’arachide décortiquée fait exception, sa digestibilité est excellente (CUD 95%).
➢ Togo
- Foutou : Pâte de manioc pilé accompagnée de sauce tomate.
- Acacca : TÔ de maïs de fermenté ou de manioc pilé accompagnée de sauce tomate.
➢ Bénin :
- Amiwo : Pâte à la farine de maïs grillé, poulet cuite à l’eau additionnée d’huile de palme et
divers condiments dont la tomate ; le bouillon obtenu sert à la préparation de la pâte avec
la farine de maïs grillé.
- Prion : Gari au porc ; bouillon de côte de porc, bouillon servant à la préparation de la pâte
de gari.
- Blolo-Bah : Silure en purée accompagnée de la pâte de gari.
- Fon Man à l’aboméenne : Feuilles vertes au poisson fumé.
➢ Sénégal
- Tiep dien : Riz au poisson et aux légumes.
- Soupikandia : Riz à la sauce gombo, filet de poisson sec à la sauce au gombo sec ou frais,
accompagné d’un plat de riz.
-Mafé : poulet ou mouton en sauce à la pâte d’arachide, accompagné d’un plat de riz.
➢ Caméroun
- Khukue ou Coky Bamiléké (Ouest Cameroun) ou Moinmoin (Afrique de l’Ouest) : Pâte
de haricots (doliques) assaisonnée (tomate, oignons, piments), mélangée à l’huile de palme,
mise en boule dans des feuilles et cuite à la vapeur.
- Ndolé (Douala) : feuilles de vernonia cuites avec de la pâte d’arachides crues, enrichie de
viande ou poisson fumé, assaisonnée (oignon, tomate, huile de palme) et accompagnée de
miondo (bâton de manioc).
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A- GROUPES ALIMENTAIRES
Apprendre à connaître les aliments est une nécessité pour quiconque s’intéresse à la
nutrition ou aux sciences alimentaires. Ainsi de façon classique il est possible de regrouper
dans une même « catégorie » les aliments qui présentent une parenté biochimique, une
composition en nutriments voisine ou des modalités de production semblables.
Nous envisagerons donc 7 catégories d’aliments ou de regroupement possible, à savoir : 7
catégories d’aliments :
Technique:
triage
Décorticage
Torréfaction
Mouture
Séchage
Introduction
Groupe Nutriment
Toutes les protéines animales sont des protéines complètes, capables de satisfaire les
besoins protéiques de l’individu dès qu’elles sont consommées en quantité suffisante. Les
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protéines végétales contiennent aussi tous les acides aminés essentiels, mais, pour l’un ou
plusieurs d’entre eux, en quantité insuffisante pour satisfaire les besoins de la croissance.
Les protéines des fèves de légumineuses sont généralement riches en lysine, un acide
aminé dont les protéines de céréales sont souvent pauvres, de sorte que les protéines des
légumineuses constituent des suppléments intéressants pour les régimes alimentaires
basés sur les céréales.
Tableau III: Quelques ressources nutritionnelles des aliments
Feuiiles
Amaranthus
spp.
Feuilles
42 84 4,6 0,2 8,3 1,8 2,9 410 103 8,9 64
crues
Feuilles
43 84,5 4 0,9 7,1 1,3 3,5 506 62 1,7 52
cuites
Baobab
Adansonia
digitata
Feuilles
69 77 3,8 0,3 16,1 2,8 2,8 402 65 - 52
crues
Feuilles
282 11,8 12,3 3,1 63,2 9,7 9,6 2 241 275 24 traces
séchées
Somet
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Bidens
pilosa
Feuilles
43 85,1 3,8 0,5 8,4 3,9 2,2 340 67 - -
crues
Feuilles
33 88,6 2,8 0,6 6 1,3 2 111 39 2,3 -
séchées
Vernonia
amygdalina
Feuilles
52 82,6 5,3 0,4 10 1,5 1,7 145 67 5 51
crues
Feuilles
194 27,4 32,5 1,5 28,6 - 10 105 536 5,5 20
séchées
Manioc
Manihot
esculenta
Feuilles
91 71,7 7 1 18,3 4 2 303 119 7,6 11 775
crues
Feuilles
194 27,4 32,5 1,5 49,2 - 5,2 313 431 8 -
séchées
Cleome
gynandra
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Feuilles,
34 86,6 4,8 0,4 5,2 1,2 3 288 111 6 -
crues
Feuilles et
41 86,6 4,2 1 6,3 1,3 1,9 135 94 3,4 -
tiges cuites
Patate
douce
Ipomoea
batatas
Feuilles
49 83 4,6 0,2 0,2 2,4 2 158 84 6,2 5 870
crues
Feuilles
cuites plus 66 82,5 2,6 3 9,1 0,9 1,8 93 68 3,3 -
arachides
Source: FAO.
En général, les feuilles de ces plantes sont de bonnes sources de protéines, de phosphore et de fer, ainsi que de vitamines A et C et
même, quelquefois, de vitamines du groupe B. La valeur alimentaire de ces légumes est souvent supérieure à celle d’espèces introduites
récemment, comme les choux et les tomates. La diversité d’approvisionnements que procurent les systèmes de cultures associées est
très favorable à l’aspect proprement nutritionnel de la sécurité alimentaire, notamment du fait que les jeunes feuilles de nombreuses
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légumineuses sont consommées aussi comme légume vert, apportant ainsi des sels minéraux essentiels, par exemple le calcium et le
fer, outre des quantités significatives de vitamines A et C.
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Tableau V: Teneur en acides aminés essentiels du blé et des pois chiches (mg/ g d’azote de
l’aliment)
+ cystine + tyrosine
Blé 67 %
+
a Indice chimique = contenu en acides aminés du mélange blé/pois chiche divisé par le
contenu en acides aminés de la protéine idéale (oeuf) [Link]: Siegel et Fawcett, 1976
(cité dans FAO, 1990e).
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Liposolubles
Vitamine A Foie, huiles de foie de poisson, jaune d’oeuf, lait et produits laitiers,
feuilles vert ticulier chou frisé, feuilles d’amarante, de patate
douce, de dolique et de manioc), fruits et légumes de couleur jaune
et orangée (carotte, citrouille, mangue, papaye, orange), patate
douce orangée, huile de palme
Vitamine E Huiles végétales (de maïs, soja, tournesol), noix, soja, céréales,
jaune d’œuf
Hydrosolubles
Thiamine (vitamine Mils, sorgho, blé, maïs, haricots secs, riz, foie, rognons, boeuf, noix
B1)
Riboflavine Légumes à feuilles vertes, foie, rognons, lait, fromage, oeufs, grains
(vitamine B2) entiers
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Niacine (acide Viande maigre, poulet, poisson, arachides, haricots secs, blé,
nicotinique et amide igname, pomme de terre
nicotinique)
Acide pantothénique Rognons, poisson, jaune d’oeuf, la plupart des légumes et des
céréales
Pyridoxine (vitamine Viande, volaille, poisson, jaune d’oeuf, grains entiers, banane,
B6) pomme de terre, haricots secs, lentilles, pois chiches
Acide folique Légumes à feuilles vertes (les pertes à la cuisson peuvent être
élevées), fruits frais (surtout jus d’orange), haricots secs, pois, noix,
jaune d’oeuf, champignons, banane, foie
Vitamine B12 Foie, rognons, poulet, boeuf, poisson, oeufs, lait, fromage
(cyanocobalamine)
Les vitamines présentes dans les aliments ne sont pas toutes disponibles sous une forme
absorbable. Par exemple, la plus grande partie de la niacine des céréales est liée de manière
telle qu’elle n’est pas absorbée par l’intestin. De même, les vitamines liposolubles ne sont
pas absorbées si la digestion des lipides ne se fait pas bien.
Par exemple, les enfants souffrant de diarrhée ou d’autres affections intestinales
absorbent moins de vitamine A que normalement.
Les minéraux forment un autre groupe de composés chimiques d’origine alimentaire que
l’organisme utilise. Les minéraux se rencontrent en quantités variables dans le système
alimentaire.
Certains d’entre eux, comme le calcium et le fer, se trouvent souvent, à l’instar des
vitamines, sous forme liée et ne sont donc pas facilement absorbés à travers la paroi
intestinale. La plupart des minéraux sont nécessaires en quantités modestes et jouent des
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rôles très spécifiques dans l’organisme humain. Les minéraux dont la carence entraîne une
maladie.
D- Combinaison alimentaire
Pour avoir un régime alimentaire équilibré, la combinaison doit apporter un aliment
énergétique un aliment constructeur et aliment protecteur. Dans la ration Africaine,
l’aliment énergétique constitue de l’aliment de base.
Tenant compte des habitudes alimentaires existantes, on peut réaliser des combinaisons
d’aliment de base et d’aliment riches en nutriments pour obtenir un régime équilibré. Les
céréales de base, comme le maïs, le sorgho, les mils et le riz, fournissent de 40 à 60 pour cent
de l’apport énergétique total de la plupart des régimes alimentaires africains.
E- Quelques combinaisons alimentaires
1-Combinaison d’aliment de base et nutriments protéiniques
Les protéines utilisées sont : les légumineuses et les produits animaux (lait, viande, poisson,
œufs, insectes).
Exemple :
-Aliment de base Légumineuses
Riz, sorgho, maïs, manioc, patate douce + Haricots, arachides
-Aliment de base Protéines animales
Riz, mil, maïs, igname, banane plantain + Poisson, viande, lait
-Aliment de base + Protéines animales+ légumineuses
Riz + Poulet àl’arachide
Lorsque l’aliment de base est une céréale, son association avec les légumineuses riches en
lysine vaut les meilleures protéines animales.
2-Combinaison d’aliment de base et aliments riches en vitamine (A, C) et sels
minéraux
Les aliments riches en vitamine (A, C) et sels minéraux sont :
-Les légumes feuilles : feuilles vert foncé (feuille de manioc, les amarantes) ;
-Les légumes à pigmentation orangée : citrouilles, carottes, tomates ;
-Les feuilles de manioc.
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Exemple :
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Introduction
De nombreuses recherches ont été faites pour déterminer les besoins en nutriments
de l'être humain. Les besoins en nutriments varient, bien sûr, selon les groupes: ils
augmentent chez les enfants du fait de la croissance et chez les femmes enceintes et
allaitantes.
De nombreux ouvrages traitent en détail des recherches menées pour aboutir aux meilleures
estimations concernant les besoins des différents individus pour chacun des nutriments.
Dans de nombreux pays, on donne les quantités recommandées qui devraient être
consommées par la population pour chaque nutriment important. En général, ces
recommandations prévoient des marges de sécurité et prennent en compte les variations
selon les besoins. Par conséquent, les chiffres sont souvent un peu plus élevés que les besoins
minimums pour la santé.
Les apports journaliers recommandés pour un pays ne sont généralement que des directives
pour l'évaluation et la mise au point d'une bonne alimentation pour la population. Il faut bien
comprendre que les valeurs présentées ne sont pas des normes absolues : on sait que
nombre d'individus consomment des quantités inférieures à celles qui sont recommandés et
ils sont pourtant en bonne santé. Par ailleurs, on ne connaît pas avec précision les besoins
réels pour chaque nutriment. Les apports journaliers recommandés ne doivent donc pas
être considérés comme des besoins absolus, mais plutôt comme des niveaux d'absorption
qui devraient convenir parfaitement à presque tous les membres de la population.
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Minéraux
Sodium > 74 mg Fer > 4 mg
Potassium > 129 mg Iode > 5 ug
Chlore > 81 mg Cuivre > 40 ug
Calcium > 125 mg Zinc > 0.8 mg
Phosphore > 114 mg Manganèse > 4 ug
Magnésium > 19 mg Sélénium >1.1ug
Vitamines
Vitamine A > 35 ug ER Acide folique > 3 ug
Vitamine D > 2.5 ug Acide pantothénique > 200 ug
Vitamine C > 2.3 mg Vitamine B12 > 0.03 ug
Thiamine > 50 ug Vitamine K1 > 3.3 ug
Riboflavine > 70 ug Nicotinamide > 1.1 mg
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Besoins quotidiens
Acides aminés essentiels
(en mg)
Isoleucine 700
Leucine 1100
Lysine 800
Méthionine
- en l'absence de cystéine 1100
- en présence de cystéine 200
Phénylalanine
- en l'absence de tyrosine 1100
- en présence de tyrosine 200
Thréonine 500
Tryptophane 250
Valine 800
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B-2. Lipides
Outre leur rôle dans la couverture énergétique de l'organisme, les lipides interviennent
dans la constitution des membranes cellulaires, la transmission nerveuse, la
production d'hormones et ils constituent une source essentielle de vitamines
liposolubles (vitamines A, D, E et K).
Le tableau ci-dessous précise les apports en acides gras essentiels des principales
huiles végétales et des graisses animales.
Huiles végétales
- arachide 20 à 29 traces
- colza - 90
- maïs 55 -
- noix 69 à 78 3 à 13
- olive 7 traces
- pépin de raisin 70 traces
- soja 50 à 60 6 à 10
- tournesol 55 à 65 traces
Graisses animales
- bœuf 2 0,5
- oie 6,5
- poisson contient des dérivés
- saindoux 8 traces
- beurre 3à5
- lait 4à8
- jaune d'œuf
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Le tableau ci-dessous précise, pour les principaux ions minéraux, leur besoins
quotidiens, leur rôle et les troubles et carences dont ils sont responsables.
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Besoins
Oligo-éléments quotidiens et Troubles / Carences
rôle
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Zinc 12 à 15 mg - Nanisme
(Zn) Intervient - Hypo développement des organes
dans : génitaux mâles
- l'activation de
nombreuses
enzymes
- la synthèse
par le foie d'une
protéine
sérique
assurant le
transport du
rétinol
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Besoins quotidiens
Vitamines Troubles
(pour l'adulte)
hydrosolubles Maladies par carence (avitaminoses)
Rôle
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- la conversion de la
tyrosine en noradrénaline
Facilite l'absorption
intestinale du fer
- défense immunitaire
Vit.A - Héméralopie
Rétinol (troubles de la vision
nocturne)
- Xérophtalmie
0,7 mg
(dessèchement de la
Participe au cycle des pigments visuels
conjonctive et de la
Intervient dans :
cornée entraînant la
- la croissance et le développement des tissus
cécité)
épithéliaux cutané, pulmonaire et intestinal
- Kératomalacie
- la défense immunitaire
(ramollissement de la
cornée entraînant la
cécité par éjection du
cristallin)
D2 10 µg Troubles de la
Ergocalciférol Interviennent dans le métabolisme du calcium calcification :
D3 en favorisant son absorption intestinale et sa - rachitisme chez
Cholécalciférol fixation osseuse l'enfant
Synthétisées par les cellules de l'épiderme - ostéomalacie chez
sous l'action des rayons solaires UV l'adulte
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E 12 mg - Troubles génitaux
Tocophérol Intervient comme antioxydant, en présence de - Infertilité
vitamine A
Assure la protection des phospholipides
membranaires
K1 Syndrome
40 µg
Phylloquinone hémorragique
Précurseurs des facteurs de coagulation II, VII,
K2
IX et X
Ménaquinone
Interviennent dans le métabolisme
K3
intermédiaire carboné
Ménadione
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Définition
Suppléments : aliments donnés à la place du lait maternel. Cela peut inclure du lait
maternel exprimé ou du lait humain provenant d’un lactarium. Les aliments donnés avant 6
mois, qui est la durée d’allaitement exclusif recommandée, sont donc définis comme
suppléments.
Le don de suppléments peut empêcher la mise en route normale de la lactation, avoir des
effets néfastes sur l’allaitement (par ex. montée de lait retardée, engorgement), altérer de la
flore digestive de l’enfant, le sensibiliser à des allergènes (cela dépend du type de repas
donné et de la méthode utilisée); cela pourra aussi interférer avec la mise en place d’un lien
mère enfant. Avant tout don de suppléments, il est donc important d’évaluer soigneusement
la situation de chaque couple mère enfant; cela inclut l’observation d’une tétée. Les
recommandations suivantes s’appliquent aux enfants allaités nés à terme (37 à 42 semaines)
et en bonne santé.
A-Situations nécessitant une supplémentation
1. Hypoglycémie ne cédant pas à des tétées fréquentes et efficaces
2. Séparation :
a. maladie maternelle ayant pour résultat la séparation de la mère et de l’enfant (par ex.
psychose, éclampsie, choc…)
b. mère pas dans le même hôpital (par ex. décès de la mère)
3. Enfant né avec une pathologie métabolique (galactosémie par exemple).
4. Enfant qui est incapable de se nourrir au sein (malformation congénitale, maladie)
5. Traitement maternel avec un produit contre indiquant l’allaitement.
B- Supplémentation en nutriments
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ou quelque autre denrée féculente, il faudra avoir une quantité de protéines supplémentaires
encore plus grande que dans les régimes à base de céréales.
Si, au cours d'un même repas, l’enfant consomme des aliments végétaux variés, par exemple
deux céréales et une légumineuse (maïs, mil et niébés) ou une plante-racine, une céréale et
une légumineuse (manioc, sorgho, arachides), les protéines seront de meilleure qualité que
si l'enfant mange un seul aliment végétal en plus grande quantité. Ceci parce que le mélange
contiendra généralement tous les acides aminés essentiels alors que dans une seule céréale,
tubercule ou légumineuse, un ou plusieurs de ces acides aminés essentiels font souvent
défaut.
Si le régime familial comporte en plus de la denrée de base - céréale, banane ou tubercule de
bonnes quantités de légumineuses et à l'occasion des aliments d'origine animale riches en
protéines, les besoins de celui-ci en énergie, fer, protéines et vitamines B seront satisfaits.
C-Supplément alimentaire des nourrissons et enfants
Les différents éléments nutritifs jouent un important rôle dans l'alimentation des
jeunes enfants. Il est important que des aliments nouveaux viennent s'ajouter ou substituer
au lait maternel ou à d'autres laits à partir du cinquième ou sixième mois.
Pour un enfant dont le développement est satisfaisant, l'alimentation supplémentaire
devrait commencer entre le quatrième et le sixième mois. Il est parfois souhaitable
d'entreprendre l'alimentation mixte avant le cinquième mois. Une bouillie composée de
l'aliment de base local et de lait offre un excellent point de départ. Si on ne peut se procurer
du lait, on lui substituera n'importe quelle légumineuse. On commencera par une bouillie par
jour, que l'on donnera à l'enfant à la cuiller. Après une semaine ou deux, lorsque l'enfant s'est
habitué à un aliment semi-solide, on pourra introduire d'autres mets. Cela peut être le
moment de donner des fruits (papaye par exemple) ou des légumes écrasés, ou encore du
jus de tomate ou d'orange. Une semaine ou deux plus tard, on essaiera d'introduire quelques
autres aliments, tout en continuant d'utiliser les précédents.
Le choix pourra porter sur le potage d'arachides, la purée de haricots ou un aliment à base
de poisson. A ce stade, les aliments semi-solides peuvent être inclus dans deux des repas
quotidiens.
On trouve quelques exemples de mets convenant spécialement aux nourrissons et aux
jeunes enfants. Il existe, bien sûr, d'innombrables autres préparations et, dans chaque
famille, les denrées utilisées dépendent des disponibilités et des coutumes locales.
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Ingrédients:
1 papaye + Lait frais ou lait écrémé en poudre (facultatif).
Préparation: Prendre une tranche de papaye mûre. Enlever les pépins et la peau. Ecraser la
pulpe dans un bol ou sur une assiette. Si possible, ajouter en mélangeant 4 cuillerées à soupe
de lait ou 1 cuillerée à soupe de lait écrémé en poudre. Servir à l'enfant.
5. PURÉE DE LÉGUMES
Ingrédients:
1 poignée de feuilles comestibles.
1 carotte (facultatif).
1 tomate (facultatif).
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Préparation: Prélever quelques feuilles vertes et une carotte cuite du plat familial. Ecraser
dans une passoire. Ecraser de même une tomate mûre. Mélanger et donner à l'enfant, tel quel
ou incorporé dans une purée de pommes de terre.
RECOMMANDATIONS
Les nouveau-nés à terme, s’ils ne tètent pas correctement pendant les premières 24 à
48 heures, n’ont pas besoin de suppléments, mais les bébés qui sont trop malades pour téter
ou dont la mère est trop malade pour allaiter, pourront avoir besoin de suppléments.
Lorsque le don d’un supplément est nécessaire, le principal objectif est de nourrir le bébé et
d’augmenter la production lactée maternelle, pendant que l’on travaille à déterminer la
cause de ces tétées inefficaces ou du transfert de lait inadéquat.
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