Guide
Guide
2. L’application à l’entrepôt 26
3. Les coûts 37
3.5. Bilan 42
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Introduction
Le présent guide a pour objectif de présenter une vue synthétique du cadre et des dispositions
réglementaires applicables aux entrepôts de stockage de matières combustibles soumis à la réglementation
Installations Classées pour la Protection de l’Environnement (ICPE), à l’exception du stockage des matières
dangereuses répondant à une réglementation spécifique.
Il fournit des explications sur le cadre réglementaire et délivre des outils qui permettront d’évaluer et suivre la
conformité de vos installations. En outre, vous trouverez dans ce guide des éléments sur les coûts et
investissements à prendre en compte pour respecter la réglementation.
Avertissement
Ce document ne prétend pas constituer pas un recueil exhaustif des exigences et dispositions
réglementaires applicables.
Pour tout besoin plus spécifique, le lecteur devra se référer à des ouvrages plus spécialisés ou se reporter
directement aux textes réglementaires applicables, notamment :
- le Code de l’Environnement,
- le décret du 20 mai 1953 modifié relatif à la nomenclature des ICPE,
- le décret n° 77-1133 du 21 septembre 1977 modifié pris pour application de la loi du 19 juillet 1976
relative aux ICPE (articles L511.1. et suivants - Livre V – Titre 1er du code de l’environnement).
Le présent document ne traite pas de réglementations spécifiques telles que celles concernant les déchets.
Toute information complémentaire pourra être obtenue auprès d’organismes spécialisés et notamment les
Chambres de Commerce et d’Industrie.
Contexte général
Les entrepôts, comme toute activité industrielle, sont soumis à des dispositions réglementaires spécifiques
qui visent à définir les exigences minimales à respecter pour garantir la protection de l’environnement et plus
largement un niveau de sécurité satisfaisant tant pour le personnel que pour l’environnement.
En matière de sécurité du personnel, les entrepôts sont, sauf exception, soumis aux dispositions du Code du
travail qui fixent les prescriptions en matière d’hygiène, de santé et de sécurité au travail.
En matière de protection de l’environnement, les entrepôts sont, dans la mesure où ils satisfont certains
critères, visés par une réglementation spécifique : la réglementation Installations Classées pour la Protection
de l’Environnement (ICPE).
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1. Cadre réglementaire Installations Classées pour la Protection de
l’Environnement
Les Installations Classées pour la Protection de l’Environnement (ICPE) sont des installations qui du fait des
dangers ou des inconvénients pour l’environnement qu’elles représentent, sont soumises à des procédures
spécifiques par les services de l’Etat (Préfecture, DRIRE, …).
Installations
Environnement
- Commodité du voisinage
un atelier, Dangers - Santé, sécurité
une usine,
- Solubilité publique
un chantier,
Inconvénients - Agriculture
un magasin,
- Protection de la nature
un stockage.
- Conservation des sites et
des monuments
Notion de fixité : une ICPE est une installation fixe, ce qui exclut les véhicules, bateaux, navires, aéronefs,
missiles, engins spatiaux.
Pour être une ICPE, il est nécessaire que soit exploitée ou effectuée une des activités figurant sur la
nomenclature des installations classées (décret modifié du 20 mai 1953).
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Attention :
Cette nomenclature fait l’objet de modifications régulières afin de prendre en compte l’évolution des
connaissances ou du retour d’expérience.
OUI
AS A D
Autorisation Autorisation Déclaration
avec servitude
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1.1.3. Quels sont les différents régimes de classement ?
La nomenclature ICPE prévoit deux régimes de classement en fonction des dangers et des nuisances
induits par l’installation sur l’environnement :
La déclaration : pour les installations réputées présenter le moins de dangers et d’inconvénients pour
l’environnement parmi les installations classées.
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1.1.4. Quelles sont les conséquences de l’atteinte ou d’un dépassement des
seuils de déclaration ou d’autorisation ?
En cas de dépassement des seuils de classement, le synoptique ci-après présente la démarche à suivre par
l’exploitant :
Projet de nouvelle
installation ou régularisation
administrative pour une
installation existante
Dossier et Dossier et
procédure de procédure
Déclaration d’Autorisation
Le détail du contenu des dossiers de déclaration et de demande d’autorisation d’exploiter ainsi que des
procédures administratives associées est présenté en outil 1.
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1.1.5. Qui est chargé de la mise en œuvre de la police des installations
classées ?
Le préfet est chargé de la mise en œuvre de la police des installations classées. Pour ce faire, il s’appuie sur
l’Inspection des Installations Classées.
Les inspecteurs des installations classées sont des cadres techniques désignés par le préfet sur proposition
du directeur régional de l'industrie, de la recherche et de l'environnement et relevant pour ce qui concerne les
entrepôts de la Direction Régionale de l'Industrie, de la Recherche, et de l'Environnement (DRIRE).
Pour remplir leurs fonctions, les inspecteurs ont droit d'entrée dans les établissements soumis à leur
surveillance à tout moment et, ceci, même la nuit.
Le chef d'entreprise ou le préposé qui mettrait un obstacle à l'exercice des fonctions de l'inspecteur en lui
refusant l'entrée ou en usant de dissimulations ou de tromperies, encourrait une peine correctionnelle.
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Suite à la mise en demeure, en l’absence de mise en conformité, les sanctions suivantes peuvent être
appliquées :
- La consignation de somme : la somme correspond au montant des travaux ou des études à réaliser,
- L’exécution de travaux d’office aux frais de l’exploitant,
- La suspension de l’exploitation jusqu’à respect des prescriptions ou exécution des travaux imposés.
Les personnes pénalement responsables peuvent être la personne physique (l’exploitant) et/ou la personne
morale.
En matière pénale, les infractions peuvent relever des deux catégories suivantes :
- Les contraventions :
Elles sont prévues par décret. Ce sont toutes les infractions punies de peines d'amende n'excédant pas
3000 euros. Elles sont sanctionnées par le tribunal de police.
- Les délits :
Les délits sont prévus par une loi, ils sont sanctionnés par le tribunal correctionnel.
Les autorités investies du pouvoir de police judiciaire peuvent constater les infractions en matière pénale.
En matière d’environnement, en vertu de l’article L.514-13 du Code de l’Environnement, les Officiers de
Police Judiciaires (OPJ) sont habilités à rechercher et constater les infractions.
Les textes particuliers du droit de l’environnement donnent la liste des personnes habilitées à rechercher et
constater les infractions. Pour les ICPE, le code de l’environnement (art. L.514-13) habilite les Inspecteurs
des Installations Classées.
Les peines sont prévues, soit au Code Pénal, soit dans des lois ou codes particuliers. En matière
d’installations classées, les principales sanctions pénales pouvant être prononcées à l’encontre des
exploitants sont des peines d’amendes et des peines d’emprisonnement.
En matière de délit, lors du cumul d’infractions, seule la peine la plus lourde s’applique.
En matière de contraventions, même identiques, il est prononcé autant de fois l'amende encourue qu'il a été
commis d'infractions (sauf cas exceptionnel). Cette règle peut conduire, notamment en matière d'installations
classées, à des amendes lourdes, par exemple en cas d'infractions multiples aux prescriptions techniques.
Le tableau de la page suivante dresse l’inventaire de quelques exemples d’infractions à la réglementation
ICPE et des sanctions applicables en cas de première infraction et de récidive.
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1.2. Le cas des entrepôts : exigences /textes décodés
L’objectif de ce chapitre est de présenter les rubriques classiquement rencontrées sur les entrepôts à
l’exception du stockage des matières dangereuses, activité qui relève quant à elle de rubriques spécifiques.
Rubrique 1510 :
Classement (rayon
Rubrique Libellé
d'affichage)
Le stockage en masse (balles, sacs, palettes) relevant de la rubrique 1510 doit respecter les valeurs
suivantes :
- surface maximale d’un îlot au sol : 500 m²
- hauteur maximale du stockage : 8 m
- distance entre deux îlots (allées) : 2 m
- distance minimale entre le sommet d’un îlot et le bas de la structure ou le plafond : 1 m
3
Remarque : 1000 m représentent 2 palettiers de 70 m de long par 8 m de haut
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Commentaires :
Les deux conditions devant être réunies simultanément pour relever de cette rubrique sont :
Stocker plus de 500 t de matières combustibles.
On tient compte pour établir cette masse : des produits stockés, des emballages (cartons, caisses en bois,
palettes, films plastiques, ...),
3
Stocker dans un volume utile dépassant les 5000 m .
On considère ici le volume utile maximum disponible de tous les bâtiments d’entreposage.
Rubrique 2662 :
Classement (rayon
Rubrique Libellé
d'affichage)
Commentaires :
Cette rubrique s’applique au stockage de matières premières.
Pour cette rubrique, ce n’est pas le volume des bâtiments de stockage qui est à prendre en compte, mais le
volume des produits stockés. Le volume à considérer est le volume maximal susceptible d’être occupé par
les produits stockés.
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Rubrique 2663 :
Classement
Rubrique Libellé (rayon
d'affichage)
Commentaires :
Au même titre que la rubrique 2662, le volume à prendre en compte pour la définition du régime de
classement est le volume des produits stockés.
Cette rubrique s’applique aux produits finis ou semi-finis à base de matières plastiques, caoutchoucs,
élastomères, résines et adhésifs synthétiques. Tout produit issu d’une première transformation est
considéré comme un produit fini ou semi-fini.
Pour les activités de seconde transformation à partir de produits semi-finis (découpage de mousse,
assemblage de pièces plastiques, thermoformage, …), le stock de produits semi-finis entrants (rouleaux de
PVC, blocs de mousse, …) tout comme le stock de produits finis après transformation, sont visés par cette
rubrique.
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Rubrique 1530 :
Classement
Rubrique Libellé (rayon
d'affichage)
Commentaires :
Cette rubrique peut notamment s’appliquer au stockage de palettes bois vides que l’on retrouve
classiquement dans les entrepôts.
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Quelles sont les autres rubriques ICPE susceptibles de viser certaines
activités/installations au sein d’un entrepôt ?
Sont détaillées ici les principales activités ou installations connexes traditionnellement rencontrées dans les
entrepôts et qui sont susceptibles d’être visées par la réglementation ICPE.
Rubrique 2910 :
Classement
Rubrique Libellé (rayon
d'affichage)
Commentaires :
Les installations susceptibles d’être visées par cette rubrique dans le cas des entrepôts sont notamment les
chaufferies.
Toutefois, sauf cas exceptionnel, ces installations sont de taille limitée et relèvent donc au maximum du
régime de la déclaration, voire ne sont pas classées.
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Rubrique 2920 :
Classement (rayon
Rubrique Libellé
d'affichage)
Commentaires :
Les installations susceptibles d’être visées par cette rubrique sont essentiellement les compresseurs et les
installations de réfrigération et/ou de climatisation dans certains cas en fonction du cumul des puissances
absorbées.
Rubrique 2925 :
Classement (rayon
Rubrique Libellé
d'affichage)
Commentaires :
Il s’agit d’une rubrique très classique au sein des entrepôts logistiques. Elle vise les ateliers de charge des
batteries des engins de manutention électriques (chariots automoteurs, transpalettes, …).
Pour la définition du classement sous cette rubrique, il faut noter que la notion d’atelier vise un poste ou un
groupe de postes de chargeurs de batteries implanté dans la même pièce et dans ce cas il convient de
sommer les puissances des différents postes pour définir le classement.
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Zoom sur le bilan des ICPE
Tout exploitant d’entrepôt a la responsabilité de réaliser un bilan du classement de son activité en référence
à la nomenclature des ICPE.
Ce bilan doit être réalisé :
avant la construction, l’extension d’un entrepôt afin d’identifier les procédures ICPE à expliquer,
avant toute évolution des activités du site (nouveau produit stocké, réaffectation de cellule, remplacement
d’installation technique…) afin de déterminer si ces évolutions ont une incidence sur le classement ICPE
de l’entrepôt,
périodiquement (par exemple une fois par an) afin de déterminer si, du fait d’évolution du site non prise en
compte, le classement ICPE du site n’a pas été modifié.
Afin de vous assister dans cette tâche, un « outil d’identification du classement ICPE d’un entrepôt » est
annexé au présent document.
Nous attirons votre attention sur les limites de cet outil : il présente les principales rubriques des ICPE
classiquement rencontrées par l’activité « entrepôt ». Si l’entrepôt pour lequel vous réalisez ce bilan fait
l’objet de stockage de matières à risques ou comporte une activité non prise en compte dans la sélection
réalisée, il convient de faire une analyse complémentaire à l’aide de la nomenclature des ICPE.
Vous n’êtes pas à ce jour concerné par la réglementation installation classée car inférieur au seuil de
déclaration ?
Surveillez toute modification apportée à la nomenclature afin d’identifier de nouvelles rubriques susceptibles
de vous concerner ou des modifications de seuils pour les rubriques existantes.
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1.2.2 Principales exigences techniques à respecter
Préambule
En fonction du classement ICPE de l’entrepôt et de sa date de construction, différents textes applicables
doivent être respectés.
Le schéma ci-dessous en présente une synthèse :
Déclaration Autorisation
IT du 4/02/87(1) A du 5/08/02(2)
+
certains articles de l’A du 5/08/02
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Pour les entrepôts existants soumis à autorisation et régulièrement mis en service avant le 1/07/03, le texte
de référence est l’instruction technique du 4 février 1987 (pris en référence par d’administration pour
l’élaboration des arrêtés préfectoraux d’autorisation d’exploiter).
Toutefois, pour ces entrepôts les articles suivants de l’arrêté du 5 août 2002 sont applicables :
Articles 3, 10, 22, 23, 24 et 25 (depuis le 1er juillet 2003),
Les dispositions de l’arrêté ne sont pas applicables aux entrepôts frigorifiques, mais ils n’échappent
pas au classement sous la rubrique 1510,
Un guide professionnel de bonnes pratiques est par ailleurs en cours d’élaboration.
L’instruction technique du 4 février 1987 est reprise in extenso en outil 6.
Les entrepôts soumis à déclaration sont soumis aux exigences de l’arrêté type n° 183 ter. L’arrêté type n°
183 ter est repris in extenso en outil 7.
Les exigences techniques et organisationnelles à respecter par les entrepôts visés par la rubrique n° 1510
varient en fonction des textes qui leur sont applicables (cf. paragraphe ci-avant).
Néanmoins, certaines thématiques restent nécessairement communes à chacun des trois référentiels
identifiés ci-dessus (arrêté-type 183 ter, Instruction technique du 4 février 1987, arrêté du 5 août 2002).
L’objectif du présent paragraphe est de dresser l’inventaire de ces thématiques communes, car celles-ci
constituent des éléments incontournables à contrôler pour un entrepôt soumis à déclaration ou à autorisation
sous la rubrique n° 1510.
En préambule, il faut noter que le champ couvert par les exigences de l’arrêté-type 183 ter et de l’instruction
technique du 4 février 1987 est plus large que celui couvert par les exigences de l’arrêté du 5 août 2002.
En effet, ce dernier a pour objectif la prévention des sinistres dans les entrepôts soumis à autorisation sous
la rubrique n° 1510. L’arrêté-type 183 ter ainsi que l’instruction technique du 4 février 1987 fixent des
exigences par rapport à cet objectif, mais imposent également des contraintes vis-à-vis de la gestion des
déchets ou de la limitation des nuisances sonores qui ne sont, quant à elles, pas reprises dans l’arrêté du 5
août 2002.
A ce titre, il faut néanmoins souligner que dans le cas d’un entrepôt soumis à l’arrêté du 5 août 2002 et donc
soumis à autorisation d’exploiter, ces thématiques feront nécessairement l’objet par ailleurs d’exigences dans
l’arrêté d’autorisation d’exploiter de l’installation.
Cette précision faite, les thématiques communes visées par les exigences des trois textes applicables aux
entrepôts visés par la rubrique n° 1510 sous le régime de la déclaration ou de l’autorisation sont listées ci-
dessous :
Important :
Ce paragraphe ne constitue qu’une synthèse des exigences réglementaires applicables aux
entrepôts.
L’analyse et l’exploitation précise des textes cités sont nécessaires à la définition des exigences
techniques et organisationnelles à respecter pour un entrepôt.
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Implantation
Chacun des textes fixe les distances d’isolement minimales à respecter par un entrepôt vis-à-vis des
installations / constructions situées dans son environnement et ce, en distinguant la destination de ces
constructions (habitations, Etablissements Recevant du Public, Immeubles de Grande Hauteur, voies de
circulation,…).
Il faut noter que seul l’arrêté du 5 août 2002 fixe des distances d’isolement minimales par rapport à l’enceinte
de l’établissement.
Accessibilité
Les textes fixent les exigences à respecter pour garantir l’accessibilité du site et permettre l’intervention des
sapeurs-pompiers en cas de sinistre.
Pour ce faire, il est imposé l’existence d’une voie sur tout ou partie de l’entrepôt (en fonction du texte)
permettant l’accès des engins de secours.
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Comportement au feu
Les dispositions relatives au comportement au feu des entrepôts sont également spécifiées. Elles précisent
des exigences en termes de stabilité au feu des structures, de nature des matériaux constitutifs de la toiture,
d’isolement des ateliers d’entretien ou des chaufferies, ainsi que d’isolement des escaliers considérés
comme issues de secours.
L’arrêté du 5 août 2002 est le seul à spécifier des exigences en terme d’isolement des bureaux et des locaux
sociaux.
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Compartimentage
Le compartimentage de l’entrepôt en cellules est abordé dans chacun des textes en fixant des exigences
relatives à :
La surface maximale admissible pour une cellule et les conditions permettant dans certains cas
d’accepter des surfaces supérieures,
Les caractéristiques des murs séparatifs entre cellules (degré coupe-feu, dépassement en toiture et en
façade, caractéristiques des portes communicantes entre cellules.
Organisation du stockage
Les textes fixent des exigences vis-à-vis de l’organisation du stockage notamment en terme de :
Surface maximale des îlots et distance d’isolement entre îlots,
Hauteur maximale de stockage,
Distance d’isolement vis-à-vis des éléments de structure (paroi, charpente, toiture ou
plafond).
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Maîtrise des déversements accidentels et rétention des eaux d’extinction incendie
Vis-à-vis de cette thématique, les exigences communes aux trois textes sont la mise sur rétention des
produits susceptibles d’engendrer une pollution des eaux et la mise en place de dispositions permettant
d’assurer le confinement des eaux d’extinction incendie en cas de sinistre.
Vis-à-vis de la rétention des eaux d’extinction incendie, les exigences sont exprimées en terme d’objectif de
résultat dans l’arrêté-type 183 ter et l’instruction technique du 4 février 1987. Par contre, dans l’arrêté du 5
août 2002, les exigences sont exprimées à la fois en terme d’objectifs de résultat et de moyens.
L’ensemble de ces matériels doit faire l’objet d’un entretien et de vérifications périodiques.
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Dégagements et issues de secours
Les exigences sur cette thématique concernent essentiellement le nombre minimum d’issues de secours
dans les cellules de stockage ainsi que les distances maximales à parcourir pour gagner une issue.
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Gestion des produits chimiques
Les textes fixent certaines règles relatives à la gestion des produits chimiques :
L’interdiction de produits incompatibles dans la même cellule (sauf conditions
spécifiques),
L’obligation d’étiquetage et d’emballage conformes des substances et
préparations dangereuses,
La présence des Fiches de Données de Sécurité (pour l’arrêté du 5 août
2002).
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Nuisances sonores
Comme pour la gestion des déchets, l’arrêté du 5 août 2002 n’a pas d’imposition en matière de bruit. Les
exigences fixées par l’instruction technique et l’arrêté type sont :
Une conception et une exploitation de l’entrepôt ne conduisent pas à des niveaux sonores
importants,
Le respect des seuils d’émission sonore,
L’interdiction d’utilisation de sirènes, haut-parleurs gênant pour l’extérieur (hors fonction de
sécurité).
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2. L’application à l’entrepôt
Le respect des exigences techniques imposées par la réglementation ICPE fait partie intégrante des
conditions d’exploitation de l’entrepôt.
Ces exigences techniques peuvent avoir pour origine :
l’arrêté type 183 ter si l’installation est soumise à déclaration,
l’arrêté préfectoral si l’installation est soumise à autorisation d’exploiter (en prenant référence soit sur
l’instruction technique du 4 février 1987 soit sur l’arrêté du 5 août 2002).
Ces textes imposent des exigences techniques et organisationnelles dont le non-respect peut exposer
l’exploitant de l’entrepôt à des sanctions et amendes.
Il convient donc périodiquement (par exemple annuellement) de réaliser une évaluation de conformité
réglementaire en référence aux exigences applicables à l’entrepôt.
Afin de vous aider dans cette démarche, un « outil d’évaluation de la conformité réglementaire ICPE d’un
entrepôt soumis à autorisation » est joint (outil 2).
Cet outil s’appuie sur les exigences contenues dans l’arrêté type 183 ter, l’instruction technique du 4 février
1987 et l’arrêté du 5 août 2002. Avant son utilisation, il convient :
d’identifier les exigences spécifiques applicables à l’entrepôt concerné (par exemple l’arrêté
préfectoral d’autorisation) et de les intégrer à l’outil,
de supprimer certaines exigences qui ne seraient pas applicables à l’entrepôt.
Important :
L’outil proposé reprend en grande partie les exigences de l’arrêté du 5 août 2002. La non-conformité
identifiée n’a pas lieu d’être si l’arrêté du 5 août 2002 n’est pas applicable à l’entrepôt.
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2.2. Réglementation ICPE et exploitation des entrepôts
La réglementation ICPE prévoit des obligations spécifiques pour certains événements susceptibles d’affecter
l’installation ou de survenir dans le cadre de son exploitation :
Extension ou modification de l’installation,
Changement d’exploitant,
Incident ou accident sur l’installation,
Cessation d’activité.
Enfin, un paragraphe spécifique est consacré aux dispositions spécifiques de contrôle et de surveillance des
installations prévues par la réglementation ICPE.
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Quelques questions à se poser lors d’une extension ou d’une modification
En premier lieu, l’omission de notifier à l’administration une modification notable sur une installation classée
est passible d’une amende de 1500 € au titre du décret du 21 septembre 1977.
Par ailleurs, notamment dans le cas d’une installation soumise à autorisation, cette omission est passible
d’autres sanctions (voir outil 2).
Au titre de l’article 34 du décret du 21 septembre 1977, « lorsqu’une installation classée change d’exploitant,
le nouvel exploitant en fait la déclaration au préfet dans le mois qui suit la prise en charge de l’exploitation
(…) ».
L’objectif de cette exigence est que l’administration soit tenue informée en permanence de l’identité de
l’exploitant d’une installation classée.
Cette exigence s’applique à toute installation classée, soit donc à toute installation soumise à déclaration ou
à autorisation.
Sauf cas spécifique, les entrepôts de matières combustibles soumis à déclaration ou à simple autorisation
sont soumis à la seule déclaration du changement d’exploitant au préfet et ce dans le délai précisé ci-dessus.
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Quelles informations doivent contenir la déclaration de changement d’exploitant au
préfet ?
Un défaut de déclaration au préfet de changement d’exploitant sur une installation classée (hors installation
visée à l’article 23-2) est passible d’une amende de 1500 € au titre du décret du
21 septembre 1977.
Le contrôle et la surveillance en cours d’exploitation font l’objet de prescriptions spécifiques au sein des
différents textes applicables aux installations classées au titre de la réglementation ICPE.
En effet, outre les inspections programmées ou non des installations réalisées par l’Inspection des
Installations Classées, la réglementation ICPE peut imposer à l’exploitant de réaliser périodiquement en
cours d’exploitation des contrôles, des mesures, des analyses sur ses équipements, installations, ou rejets,
….
Les résultats de ces contrôles et mesures sont tenus à la disposition de l’Inspection des Installations
Classées ou dans certains cas doivent lui être transmis.
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A titre d’exemple et sans souci d’exhaustivité, les dispositions de contrôle et de surveillance peuvent être,
notamment dans le cas des entrepôts :
Tenu à jour d’un état des matières stockées précisant leur localisation, la nature des dangers et leur
quantité (Art. 3 de l’arrêté du 5 août 2002),
Vérification périodique des installations électriques,
Ce contrôle est exigé par ailleurs par le Code du travail, mais est rappelé par l’art.17 de l’arrêté du 5 août
2002,
Vérification périodique des matériels de sécurité et de lutte contre l’incendie (Art. 24 de l’arrêté du 5 août
2002),
Vérification périodique des dispositifs de protection contre la foudre (Arrêté du 28 janvier 1993 concernant
la protection contre la foudre de certaines installations classées)
Mesures des émissions sonores induites par l’exploitation du site (Arrêté du 23 janvier 1997 relatif à la
limitation des bruits émis dans l’environnement par les ICPE),
Surveillance des rejets dans l’eau, dans l’air, dans les sols (Arrêté du 2 février 1998 relatif aux
prélèvements et à la consommation d’eau ainsi qu’aux émissions de toute nature des ICPE soumises à
autorisation),
….
Queless sont les mesures susceptibles d’être imposées par l’administration à l’issue
d’un incident ou d’un accident ?
Le Code de l’Environnement précise que le préfet peut prescrire « la réalisation des évaluations et la mise en
œuvre des remèdes que rendent nécessaires les conséquences d’un accident ou incident survenu dans
l’installation ».
Le préfet pourra prendre également un arrêté complémentaire afin d’imposer des prescriptions
supplémentaires à l’installation.
Décembre 2005 30
Enfin, suite à un accident, le préfet peut décider que la remise en service de l’installation sera subordonnée à
une nouvelle autorisation ou une nouvelle déclaration. Pour ce faire, il faut :
d’une part, que l’incendie, l’explosion ou l’accident en cause résulte de l’exploitation de l’installation ce qui
exclut en principe toutes les causes étrangères au fonctionnement de l’installation,
d’autre part, que l’installation ait été mise momentanément hors d’usage par l’accident en cause, c’est à
dire qu’il y ait eu effectivement interruption de l’exploitation.
Quelles sont les sanctions encourues dans le cadre d’une procédure de cessation
d’activité ?
Dans le cadre d’une mise à l’arrêt définitif d’une installation :
le non-respect des prescriptions d’un éventuel arrêté préfectoral relatives à la remise en état du site est
passible d’une amende de 1500 € au titre du décret du 21 septembre 1977.
Si un arrêté de mise en demeure spécifie la réalisation de mesures de surveillance ou de remise en état
du site, le non respect de ces mesures au terme du délai fixé par l’arrêté de mise en demeure est passible
d’une amende de 75 000 € et d’une peine de prison de 6 mois au plus.
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2.2.6. La surveillance de l’exploitation de l’entrepôt
L’exploitation au quotidien de l’entrepôt doit se faire dans le respect des exigences réglementaires ICPE
applicables.
Il est bien entendu difficile de garantir une conformité réglementaire de tous les instants.
Par contre, le non respect d’une exigence réglementaire résulte souvent d’une dérive non identifiée et non
signalée dans le temps, des pratiques et des comportements. A titre d’exemple, on peut citer les dérives
suivantes couramment rencontrées :
Non respect des règles de stockage des produits en masse, notamment les distances d’éloignement entre
stockage,
Non respect de la mise en rétention des produits « à risques »,
Obstacle à la bonne évacuation des personnes (cheminement encombré, issue de secours difficilement
accessible…).
L’identification de ces dérives passe obligatoirement par un examen régulier des conditions d’exploitation de
l’entrepôt au regard des exigences techniques et organisationnelles applicables.
L’outil de surveillance de l’exploitation – points sécurité / environnement » comporte les principaux points
devant passer en revue sur un entrepôt. Cet outil se présente sous la forme d’une check-list.
L’outil doit être complété par des exigences spécifiques :
Imposées au site, notamment par un arrêté préfectoral d’exploitation,
Propre à l’entrepôt considéré (règle édictée en interne, par exemple sur les zones fumeurs, sur le port des
protections individuelles…)
Décembre 2005 32
Synthèse : Réglementation ICPE et exploitation des entrepôts
Changement
Déclaration à faire en Préfecture
d'exploitant
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2.3. Entrepôt et assurance
Chaque entreprise exploitant une ICPE doit s'assurer contre les risques générés par son activité. Ainsi, outre
des polices d'assurances "classiques" couvrant l'immeuble (l'entrepôt), les marchandises stockées, la perte
d'exploitation, ou la responsabilité civile, la nature particulière des activités des ICPE devrait nécessiter la
couverture du risque environnemental.
Une présentation préalable du régime de responsabilité permettra de comprendre l’intérêt de souscrire une
assurance couvrant le risque d'atteinte(s) à l'environnement.
D’une manière générale, la responsabilité de l’exploitant peut être engagée sur la base de l'article 1382 du
Code civil selon lequel une personne causant un dommage à autrui doit le réparer. Cette disposition
s’applique aux exploitants des ICPE malgré les autorisations administratives accordées car la délivrance par
l'administration d'une autorisation d'exploiter n’exonère pas l’exploitant de sa responsabilité civile en cas de
pollution (article 514 – 19 du code de l'environnement).
En outre, selon l'article 1384 alinéa 2, en cas d'incendie, "celui qui détient, à un titre quelconque, tout ou
partie de l'immeuble ou des biens mobiliers dans lequel un incendie a pris naissance, ne sera responsable,
vis-à-vis des tiers…" que s'il démontré une faute de sa part ou des personnes dont il est responsable.
Cependant, dans certaines hypothèses, la responsabilité civile de l’exploitant peut être engagée alors même
que sa faute n'est pas rapportée : dans ces cas, il suffit de caractériser uniquement le lien de causalité entre
l'évènement et le préjudice causé à l'environnement.
Il en est ainsi lorsque l’exploitant est qualifié de gardien et que sa responsabilité est engagée à ce titre selon
les dispositions de l'article 1384 alinéa 1 qui pose le principe de la responsabilité pour les "choses que l'on a
sous sa garde".
De même, la faute de l’exploitant n’a pas à être rapportée pour engager sa responsabilité dès lors qu’un
trouble anormal de voisinage est caractérisé.
Par ailleurs, dans le cas des entrepôts, les dispositions du Code civil relative au dépôt peuvent également
s'appliquer (article 1917 et suivants) : Le dépositaire de marchandises (exploitant de l'entrepôt) doit restituer
les marchandises stockées en l'état, sauf cas de force majeure ou fait d'un tiers; celui-ci doit donc s'assurer
pour couvrir ce risque.
D’un point de vue réglementaire, une assurance spécifique couvrant globalement les atteintes à
l'environnement n'est pas obligatoire.
Mais, il convient de noter que la garantie de responsabilité civile « classique » ne joue qu'en cas de
dommage aux tiers et en cas d'accident. Sur ce principe, les pollutions graduelles (ex : infiltrations régulières
de polluants dans le sol nécessitant une décontamination) ne sont pas couvertes par la police couvrant la
responsabilité civile de l'exploitation car il ne s’agit pas d’un accident. Il est donc recommandé aux exploitants
de souscrire une assurance spécifique couvrant leur responsabilité civile pour tous les dommages causés à
l’environnement.
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C’est pour répondre à cette demande qu’un groupement d’assureurs et de réassureurs proposent aux
exploitants d’ICPE par le biais de contrats spécifiques tels que « ASSURPOL » une garantie couvrant les
risques particuliers générés par ce type d’activités. Il est ainsi proposé aux assurés deux contrats :
Dommages couverts :
Cette police couvre les risques accidentels, mais également les risques non assimilables à un accident, et
ce au bénéfice des exploitants de sites soumis à autorisation ou à déclaration.
Si le contrat n'a pas pour but de garantir les pollutions résiduelles résultant d'une activité antérieure sur le
site, celui-ci couvre les conséquences d'évènements dommageables prenant naissance dans l'entreprise.
Dommages couverts :
Cette police couvre les frais de dépollution du sol, du sous sol et des eaux de surface ou souterraines, situé
dans l'emprise du terrain de l'entrepôt. (cela va donc au delà du dommage aux tiers prévu dans le contrat
ASSURPOL).
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Sont exclus des garanties :
- l'inobservation des textes légaux et des mesures édictées par les autorités,
- le mauvais état des installations / le défaut d'entretien,
- les dommages résultant de la pression d'un fluide introduit volontairement dans une installation à
l'occasion d'essais,
- les frais de dépollution du sol en dehors de l'emprise du site assuré,
- les dommages de pollution provenant de décharges internes situés sur le site de l'entrepôt assuré,
- les dommages corporels,
- les pertes d'exploitation,
- les pollutions constatées après la vente ou la cessation d'activité.
A noter que la souscription du contrat "dommages aux biens" nécessitent un audit préalable de sol à la
charge de l'exploitant de l'entrepôt sauf :
- dans le cas d’une première utilisation du site,
- s'il s'agit de la même activité depuis l'origine,
- si l'activité se réalise dans des installations de moins de 10 ans,
- si aucun incident de pollution n'a été constaté.
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3. Les coûts
La réalisation d'un dossier en application de la réglementation ICPE peut être faite en interne à l'entreprise
ou sous-traitée à des cabinets spécialisés.
La DRIRE et les CCI tiennent à jour, en général, des listes d'organismes pouvant réaliser ce type de
prestation.
L'objet de cette partie est, à titre informatif, d'évaluer le temps nécessaire à la réalisation des dossiers. Pour
le chiffrage du montant des prestations, si celles-ci sont externalisées, un prix moyen de sous-traitance à
1 000 € HT/jour a été retenu.
Les éléments présentés dans ce chapitre ne le sont qu'à titre informatif, chaque cas d'entreprise pouvant
être considéré comme spécifique.
Coût si la prestation
Durée nécessaire
est externalisée
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3.2. Dossier de demande d’autorisation « entrepôt »
La réalisation d'un dossier de demande d'autorisation peut être décomposée en huit étapes décrites ci-
dessous.
Des cabinets proposent des missions de coaching interne permettant l'élaboration d'un dossier ICPE
(déclaration ou autorisation). Ce type de mission permet de réaliser en interne les dossiers (économie de
coût) tout en bénéficiant d'un support méthodologique éprouvé.
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Durée et montant exhaustif : 4 à 6 jours (4 à 6 k€), hors analyse de type "bruit", étude foudre, simulation
d'accident majorant
A réception du projet d'arrêté préfectoral d'exploiter, l'industriel a deux semaines pour analyser le texte et
proposer des évolutions à l'administration. Cette analyse est capitale afin de mesurer toutes les incidences
des impositions, tant en terme d'investissement que de répercussion sur l'exploitation de l'entrepôt.
Différentes missions peuvent être demandées par l'exploitant de l'entrepôt à des cabinets extérieurs. Les
missions présentées sont des exemples de mission pouvant être demandées en phase de construction d'un
nouvel entrepôt ou lors de son exploitation. Ces missions sont présentées succinctement.
A réception de l'arrêté préfectoral d'autorisation, la réalisation d'un audit de conformité réglementaire permet
de faire le point sur les actions à entreprendre et, si cela est demandé par l'administration, de proposer un
calendrier de mise en conformité de l'entrepôt et de son organisation aux exigences de l'arrêté préfectoral.
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3.4. Autres missions d’assistance possibles
Identification des "cibles" : ERP, voies routières à grande circulation, voies SNCF, zones d'habitation,
entreprises environnantes.
Durée : 1 jour environ pour l'assistance au positionnement d'un entrepôt sur un terrain défini
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3.4.4. Etude spécifique d'ingénierie incendie
Article 9 de l'arrêté du 5 août 2002 :
- Surface maximum des cellules : 3 000 m² en l'absence de sprinkler, 6 000 m² avec sprinkler
- Possibilité de dérogation si étude spécifique d'ingénierie incendie pour les cellules > 6 000
m²
Durée : variable
Obligation réglementaire :
- arrêté du 24 décembre 2002
- local de charge…
Définition du matériel électrique
Durée : 5 jours environ
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3.4.10. Cahier des charges pour la maintenance des moyens de prévention et
de protection
Sprinkler
Extincteurs
RIA
Détection automatique d'incendie
etc.
Durée : variable
3.5. Bilan
La décision de réalisation en interne ou en externe des dossiers réglementaires sera fonction du degré de
connaissance par l'entreprise de la réglementation et des outils à mettre en œuvre (étude d'impact, étude
des dangers, etc.). Cette décision est à prendre au cas par cas.
Par contre, il est important de souligner que la pertinence des études réalisées influe fortement sur les
contraintes réglementaires imposées par l'administration à l'entreprise. La réalisation de ces études doit être
considérée comme un investissement par l'entreprise.
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Contacts utiles
CCI
DRIRE
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