Controle Commande
Controle Commande
Dr PENE
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CHAPITRE 1 : INTRODUCTION ET PRINCIPES GENERAUX
I. INTRODUCTION
1. NOTION CONTRÔLE-COMMANDE
Le contrôle-commande est l’ensemble des systèmes qui, permettent:
de relever automatiquement des mesures sur une installation industrielle;
d’assurer les fonctions de régulation ou de protection;
d'assurer une surveillance accrue des installations; de favoriser le retour d’expérience
issu de l’exploitation.
Le contrôle-commande est vu comme un système informatique ayant des relations avec
l’environnement physique réel externe par l’intermédiaire:
de capteurs et/ou d’actionneurs, contrairement aux systèmes d’informatiques
scientifiques (la gestion de base de données, la conception assistée par ordinateur
(CAO), bureautique…) qui ont des entrées constituées de données fournies par des
fichiers ou éventuellement un opérateur.
Les grandeurs physiques acquises permettent au système de contrôle-commande de
piloter un procédé physique quelconque.
2. DEFINITION:
a. Système de contrôle-commande
Un système de contrôle-commande est un système qui reçoit des informations sur l’état du
procédé externe, traite ces données et, en fonction du résultat, évalue une décision qui agit
sur cet environnement extérieur afin d’assurer un état stable. Figure (1.1)
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observations par l’intermédiaire de capteurs (sensors) qui permettent d’obtenir des
informations sous la forme des interruptions (information tout ou rien) ou des Mesures
(information continue) en provenance du procédé physique;
actions réalisées par l’intermédiaire d’actionneurs ( actuators ) qui permettent d’agir
sur le procédé physique sous la forme de commandes (modification d’état physique du
système) ou simplement sous la forme d’un affichage (diodes, lampes, afficheurs,
écrans, etc
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b. Le système temps réel
Le système temps réel (real-time system) est un système de contrôle-commande dans lequel
l’exactitude des applications ne dépend pas seulement du résultat de l’action interactive mais
aussi du temps auquel cette action est produite. Si les contraintes temporelles de l’application
ne sont pas respectées, on parle de défaillance du système. Ces contraintes temporelles
peuvent être de deux types :
les contraintes temporelles relatives ou lâches (temps réel mou : soft real-time ) : les
fautes temporelles sont tolérables (ex. : jeux vidéo, applications multimédia,
téléphonie mobile…) ;
les contraintes temporelles strictes ou dures (temps réel dur : hard real-time ) : les
fautes temporelles ne sont pas tolérables (ex. : avionique, véhicules spatiaux,
automobile, transport ferroviaire…).
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Figure 1.3: Comparaison de la dynamique de différentes applications de contrôle-commande.
Dans ces systèmes, il est nécessaire de préciser et de formaliser cette caractéristique
temporelle qui peut prendre de nombreuses formulations :
Durée d’exécution d’une activité : l’activité d’une application, qui peut être
l’enchaînement de plusieurs activités élémentaires (acquisition, traitement, commande,
affichage…), possède une durée d’exécution qui peut être mesurée de diverses manières.
Cette durée n’est pas constante à chaque occurrence de cette activité puisque les programmes
et les enchaînements de programmes ne sont pas toujours identiques (branchement
conditionnel, itération, synchronisation…).
Cadence de répétition ou périodicité d’une activité : l’acquisition d’une donnée ou la
commande d’un actionneur peuvent nécessiter une régularité liée par exemple à la fréquence
d’échantillonnage.
Date au plus tôt ou date de réveil : dans certains cas, un traitement doit être déclenché à
une date précise relative par rapport au début de l’exécution de l’application ou absolue (plus
rarement). Cette date de réveil n’implique pas obligatoirement l’exécution ; il peut y avoir un
délai de latence dû à l’indisponibilité du processeur.
Date d’activation : cet instant correspond à l’exécution effective de l’activité.
Date au plus tard ou échéance : le traitement ou la commande d’un actionneur doivent
être terminés à un instant fixé par rapport au début de l’exécution de l’application. Dans le cas
d’applications à contraintes temporelles strictes, cette échéance doit être respectée de façon
impérative, sinon il y a faute temporelle et l’application est déclarée non valide.
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Temps de réponse : cette caractéristique peut s’appliquer à une activité de régulation ou à
un ensemble d’activités de régulation ; elle est directement liée à la dynamique du système.
Ce paramètre correspond à la différence entre la date de réveil et la date de fin de l’activité.
Gigue temporelle : ce paramètre caractérise la répétabilité d’une activité au fur et mesure
de ses occurrences. En effet, entre deux exécutions successives d’une même activité, ses
caractéristiques temporelles peuvent changer : date d’activation, durée d’exécution, temps de
réponse ; Etc …
Le rôle essentiel du système informatique est donc de gérer l’enchaînement et la concurrence
des tâches en optimisant l’occupation du processeur, cette fonction est appelée
l’ordonnancement.
Ce principe d’ordonnancement est un point crucial des systèmes de contrôle-commande ; en
effet l’ordonnancement va déterminer les caractéristiques temporelles et être le garant du
respect des contraintes de temps imposées à l’exécution de l’application.
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IV. LES SYSTÈMES
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❑ M.E.S - Manufacturing Execution System ou la gestion des processus industriels, est un
système informatique qui a pour objectifs principaux, la collecte en temps réel des données de
production de l’ensemble ou d’une partie d'une chaine de production (usine, atelier, etc…)
❑ Les solutions M.E.S peuvent se définir par les 3 applications suivantes :
❖ collecte de données,
❖ ordonnancement et qualité,
❖ gestion et de transfert/communication de données.
EXEMPLE DE LOGICIEL M.E.S : M.E.S CYCLADES
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❑ Les éléments hardware assurent la collecte des informations qui sont à disposition du
calculateur sur lequel est implanté le logiciel de supervision.
❑ Le calculateur traite ces données et en donne une représentation graphique réactualisée
périodiquement.
❑ Le système SCADA enregistre les évènements dans des fichiers ou les envoie sur une
imprimante, par mail... Le système surveille les conditions de fonctionnement anormale et
génère des alarmes.)
Un système SCADA comprend 3 sous-ensembles fonctionnels:
❖ La commande ;
❖ La surveillance;
❖ La supervision.
4. SYSTÈME NUMÉRIQUE DE CONTRÔLE-COMMANDE
❑ Système Numérique de Contrôle-Commande (SNCC) ou Distributed Control System
(DCS) est un système de contrôle de procédés industriels doté d'une IHM pour la supervision
et d’un réseau de communication numérique, etc…
❑ Interface avec les hommes:
❖ Terminaux de gestion et de pilotage
❖ Superviseurs
❖ Terminaux d’atelier
❖ Indicateurs locaux, etc…
❑ Interfaces avec les équipements:
❖ Analyseurs et capteurs: Capteurs de mesure de pression, débit, poids, température, vitesse,
position…
❖ Comptage –instrument d’automatisation
❖ Capteurs tout-ou-rien de position, fin de course, détections de seuils...
QUELQUES CONSTRUCTEURS
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Figure 1.6 : Schéma bloc d’une structure générale d’un DCS
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EXEMPLE DE SALLE DE CONTRÔLE AVEC UN DCS SYSTEM
Les informations sur les unités de production et des systèmes de contrôle apparaissent sur les
écrans graphiques.
Les opérateurs surveillent et contrôlent certains processus à partir de leurs écrans.
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I. GENERALITES
1. NOTION DE SYSTÈME AUTOMATISÉ
Un système est dit automatisé lorsqu’il peut gérer de manière autonome un cycle de travail
préétabli qui se décompose en séquences et/ou en étapes.
Un système automatisé exécute des « tâches » afin d’obtenir un résultat prévu à l’avance.
Les tâches sont les actions réalisées par un système automatisé.
2. DÉFINITION ET OBJECTIFS DE L’AUTOMATISATION
❑ DÉFINITION:
Un système automatisé est un système réalisant des opérations et pour lequel l'homme
n'intervient que dans la programmation du système et dans son réglage.
❑ OBJECTIFS:
❖ Accroître la productivité : compétitivité; rentabilité…
❖ Réaliser des tâches complexes ou dangereuses pour l'homme: milieu toxique; dangereux;
nucléaire...
❖ Effectuer des tâches pénibles ou répétitives ou encore gagner en efficacité et en précision.
❖ Améliorer la qualité du produit: Suivi de production, traçabilité…
❖ Augmenter la sécurité, etc...
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Figure 2.1 : Architecture d’un système automatisé
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3. La partie relation
La partie relation ou pupitre regroupe les différentes commandes nécessaires au bon
fonctionnement du procédé:
❖ marche/arrêt,
❖ arrêt d’urgence,
❖ marche automatique, etc.
❖ La partie relation permet à l’opérateur de dialoguer et de commander la partie opérative.
L’outil de description s’appelle le Guide d’Etudes des Modes de Marches et d’Arrêts
(GEMMA).
Les outils graphiques, que sont le GRAFCET et le GEMMA, sont utilisés par les
automaticiens et les techniciens de maintenance. La figure2.2 représente un schéma descriptif
d’un procédé automatisé.
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1. Le système automatisé combinatoire
Ces systèmes n’utilisent aucun mécanisme de mémorisation : à une combinaison des entrées
ne correspond qu’une seule combinaison des sorties. La logique associée est la logique
combinatoire (Fig. 2.3). Les outils utilisés pour les concevoir sont l’algèbre de Boole, les
tables de vérité, les tableaux de Karnaugh. Les systèmes automatisés utilisant la technique
”combinatoire” sont aujourd’hui très peu utilisés. Ils peuvent encore se concevoir sur des
mécanismes simples ou le nombre d’actions à effectuer est limité (ex : pilotage de 2 vérins).
Ils présentent en outre l’avantage de n’utiliser que très peu de composants.
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a. La logique programmée : commande électrique
L’élément principal s’appelle l’Automate Programmable Industriel ou l’API. La détection est
électrique. Le pilotage des actionneurs se fait par l’intermédiaire de relais ou de distributeurs.
Il existe sur le marché de nombreuses marques d’automates : Télémécanique, Siemens, etc.
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Figure 2.5 : Schéma d’une boucle d’asservissement
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Le nombre d’E/S varie suivant le type d’automate. Les cartes d’E/S ont une modularité de 8,
16 ou 32 voies. Elles admettent ou délivrent des tensions continues 0 - 24 Vcc.
La mémoire : Elle est conçue pour recevoir, gérer, stocker des informations issues des
différents secteurs du système que sont le terminal de programmation (PC ou console) et le
processeur, qui lui gère et exécute le programme. Elle reçoit également des informations en
provenance des capteurs.
Il existe dans les automates plusieurs types de mémoires qui remplissent des fonctions
différentes :
Les mémoires vives ou mémoires à accès aléatoire «Random Access Memory
(RAM)».
❑ Le contenu de ces mémoires peut être lu et modifié à volonté, mais il est perdu en cas de
manque de tension (mémoire volatiles).
❑ Elles nécessitent par conséquent une sauvegarde par batterie.
Les mémoires vives sont utilisées pour l’écriture et la mise au point du programme, et pour le
stockage des données.
❑ Exemples:
❖ ROM « Read Only Memory - Elle est programmée par le constructeur et son programme
ne peut être modifié;
❖ PROM « Programmable ROM » - Elle est livrée non enregistrée par le fabricant. Lorsque
celle-ci est programmée, on ne peut pas l’effacer ;
❖ EPROM « Erasable PROM » : C’est une mémoire PROM effaçable par un rayonnement
ultraviolet intense.
❖ EEPROM « Electrically EPROM » : C’est une mémoire PROM programmable plusieurs
fois et effaçable électriquement;
❖ Mémoire Flash : C’est une mémoire EEPROM rapide en programmation.
L’utilisateur peut effacer un bloc de cases ou toute la mémoire.
La mémoire morte est destinée à la mémorisation du programme après la phase de
mise au point. La mémoire programme est contenue dans une ou plusieurs cartouches
qui viennent s’insérer sur le module processeur ou sur un module d’extension
mémoire.
L’alimentation : Tous les automates actuels utilisent un bloc d’alimentation alimenté en 240
Vac et délivrant une tension de 24 V cc.
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3. Architecture matérielle des API
Cartes d’entrées TOR :
Chaque carte comporte généralement 8, 16, 32 entrées logiques. L’API reçoit les informations
du processus à partir des capteurs liés à ses entrées.
On distingue : les contacts à ouverture qui sont fermés au repos et les contacts à fermeture qui
sont ouverts au repos.
Les capteurs TOR sont connectés ensemble par le pole plus
24 v fournie par l’automate et les sorties sont connectés aux entrées I0.0, I0.1, I0. 2, ….
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Chaque carte comporte généralement 8, 16, 32 sorties logiques.
L’API commande le processus en connectant des actionneurs via les points de connexion de
l’API : sorties à une tension de commande de 24 V. Ceci permet de démarrer ou d’arrêter un
moteur, de faire monter ou descendre des vannes ou d’allumer et éteindre des lampes.
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❖ Un API de caractéristique compatible au système à commander: nombres d’entrée sorties ;
type d’entrées…
❖ Un logiciel de programmation adapté à l’API.
❖ Un câble de liaison entre PC/API
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CHAPITRE2 : OUTILS DE DESCRIPTION D’UN SYSTEME
AUTOMATISE : GAFRCET
Dans cette partie, on étudiera un outil de modélisation graphique : le GRAFCET (GRAphe
Fonctionnel de Commande Etape/Transition). C’est un outil graphique de description des
comportements d’un système logique. Il est fréquemment utilisé pour la mise en œuvre des
automates programmables industriels (API).
I- CONVENTIONS ET REGLES :
Le GRAFCET est un outil de représentation graphique permettant de représenter le cahier
des charges d'un automatisme. Cette représentation est normalisée : Norme Française NF C
03-190.
Le fonctionnement d'un système automatisé peut être représenté graphiquement par un
ensemble :
D'étapes auxquelles sont associées des actions.
De transitions auxquelles sont associées des réceptivités.
Des liaisons orientées entre les étapes et les transitions
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SPECIFICATIONS FONCTIONNELLES SPECIFICATIONS TECHNOLOGIQUES
Le GRAFCET de 1er niveau permet une description qui présume ni des choix technologiques
de la partie opérative (capteur, pré-actionneurs, actionneurs), ni de la partie commande. C’est
un outil de dialogue entre l’utilisateur et le concepteur.
I-3 transition :
Une transition indique la possibilité d'évolution d'une étape à l'étape suivante.
A chaque transition, on associe une ou plusieurs conditions logiques qui traduisent la notion
de réceptivité.
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I.4 Liaisons orientées
Les liaisons indiquent les voies d'évolution du GRAFCET. Dans le cas général, les liaisons
qui se font du haut vers le bas ne comportent pas de flèches. Dans les autres cas, il faut utiliser
des flèches.
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La désactivation de toutes les étapes immédiatement précédentes reliées à cette
transition.
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II-1-3 actions mémorisées
Lorsqu’une action doit être maintenue pendant plusieurs étapes, il suffit d’utiliser les
symboles S (Set) et R (Reset) ou de la répéter dans toutes les étapes concernées.
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Exemple :
On se propose de d écrire un GRAFCET d’une machine de poinçonnage des tôles à
commande automatisé par un API Comme le montre la figure suivante :
Cette machine permet uniquement de poinçonner des tôles de forme circulaire le chargement
et le déchargement s’effectue manuellement. Le démarrage de la machine se fait par un
bouton poussoir DCY.
Le vérin rotation plateau VR est de type simple effet permet de tourner le plateau d’un quart
de rotation par la sortie de son tige. Le recul de la tige n’à aucun effet de rotation. Le vérin
poinçon VP permet de poinçonner la pièce se trouvant à l’emplacement ‘ P ‘ par la sortie de
son tige.
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Une fois le poinçon revenu en position haute, attente d’un nouveau « départ cycle ».
Les GRAFCET respectivement de niveau 1 et niveau 2 conformément au cahier de charge
sont représentés à la figure suivante
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II-2-2 Fin de sélection (convergence en OU):
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II-3 séquences simultanées :
Les séquences simultanées permettent à partir d’une ou plusieurs étapes d’évoluer vers
plusieurs séquences simultanément.
II-3-1 divergence en ET :
II-3-2 convergence en ET :
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L’expansion de la macro-étape commence par une seule étape d’entrée et finit par une seule
étape de sortie. Le franchissement de la transition amont (1) de la macro-étape active l’étape
d’entrée (1.1). L’étape de sortie (1.4) valide la transition aval de la macro-étape (2) et
désactivée lorsque cette transition est franchie.
Exemple :
On considère une machine de production des pièces pliées et poinçonnées décrite ci-dessous
avec chargement et déchargement automatique :
Le système est commandé par deux boutons poussoirs respectivement le départ cycle (DCY)
et arrêt (RAZ) composé par deux postes:
Poste de pliage par descente et monté de la tige vérin 1
Poste de poinçonnage par descente et monté de la tige vérin 2
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Poste d’évacuation puis remplissage de pièces assurées par deux vérins (vérin 3 et
vérin 4).
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GRAFCET relatif à la macro étape Poste 1 :
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CHAPITRE 3 : OUTILS DE DESCRIPTION D’UN
SYSTEME AUTOMATISE : LA PROGRAMMATION
DES API
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Les équations des mémoires étape déterminée précédemment nous donnent le schéma de
câblage électrique suivant :
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Pour établir la commande de chaque sortie, il suffit de considérer la ou les étapes durant
lesquelles la sortie doit être enclenchée. Ainsi :
La sortie RO a lieu durant l’ETAPE 2 d’où RO = X2
La sortie DE a lieu durant l’ETAPE 3 d’où DE = X3
La sortie MO a lieu durant l’ETAPE 4 d’où MO = X4
Soit en testant l’état repos de toutes les mémoires d’étape suivantes, pour venir alors
systématiquement enclencher la mémoire X1 , comme le montre le schéma suivant :
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II- LANGAGES DE PROGRAMMATION DES API:
Les langages de programmation des API sont de natures diverses étant donné la diversité, des
utilisateurs pouvant les utiliser.
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modules d'entrées ou de sorties numériques. Cette unité de huit est appelée octet. Chaque
groupe reçoit un numéro que l'on appelle l'adresse d'octet.
Afin de permettre l'adressage d'une entrée ou sortie à l'intérieur d'un octet, chaque octet est
divisé en huit bits. Ces derniers sont numérotés de 0 à 7. On obtient ainsi l'adresse du bit.
L’API représenté ici a les octets d'entrée 0 et 1 ainsi que les octets de sortie 0 et 1.
Par exemple, pour adresser la 5ème entrée du DCY en partant de la gauche, on définit
l’adresse suivante : I0.4, I indique une adresse de type entrée, 0, l’adresse d’octet et 4,
l’adresse de bit. Les adresses d’octet et de bit sont toujours séparées par un point.
Pour adresser la 3ème sortie, par exemple, on définit l’adresse suivante : Q0.2, Q indique une
adresse de type Sortie, 0, l’adresse d’octet et 2, l’adresse de bit. Les adresses d’octet et de bit
sont toujours séparées par un point.
Exemple:
Dans l’exemple précédant et suivant la table mnémonique d’affectation le programme en
LADER de la première étape est :
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Et ainsi pour l’étape 2 est :
L’étape 3 :
L’étape 4 :
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Pour la programmation des sorties
Le programme peut être simplifier si en utilisant les bobines Set/ Reset ou les bascules SR ou
RS et en tenant compte des cinq règles du GRAFCET.
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II-3 Le langage LOG (Logigramme) :
Les opérations logiques servent à définir des conditions pour l'activation d'une sortie. Elles
peuvent être créées dans le programme de l'API dans les langages de programmation Schéma
des circuits LADER (LD) ou Logigramme (LOG).
Il existe de nombreuses opérations logiques pouvant être mises en œuvre dans des
programmes API.
L'opération ET et l'opération OU, ainsi que la NEGATION d'une entrée sont les opérations les
plus fréquemment utilisées et seront expliquées ici à l'appui d'un exemple.
II-3-1 Opération ET
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Schéma :
Explication :
La lampe s’allume uniquement quand les deux interrupteurs sont fermés. C’est-à-dire, quand
S1 ET S2 sont fermés, alors la lampe P1 est allumée.
Câblage de l’API :
Pour appliquer cette opération au programme de l’API, les deux commutateurs doivent être
connectés aux entrées de l’API. Ici, S1 est relié à l’entrée I 0.0 et S2 à l’entrée I 0.1.
De plus, la lampe P1 doit être connectée à une sortie, par exemple Q 0.0.
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II-3-2 Opération OU
Schéma :
Explication :
La lampe s’allume à partir du moment où un des deux interrupteurs est fermé. C’est-à-dire,
quand S1 OU S2 est fermé, alors la lampe P1 est allumée.
Câblage de l’API :
Pour appliquer cette opération au programme de l’API, les deux commutateurs doivent être
connectés aux entrées de l’API. Ici, S1 est relié à l’entrée E 0.0 et S2 à l’entrée E 0.1.
De plus, la lampe P1 doit être connectée à une sortie, par exemple A 0.0.
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Opérateur OU dans LOG
Dans le logigramme LOG, l’opérateur OU est programmé par le symbole ci-dessous et est
représenté de la manière suivante :
II-3-3 Négation
Il est souvent nécessaire dans les opérations logiques d'interroger l'état d'un contact pour
savoir : dans le cas d'un contact à fermeture si celui-ci n'a pas été activé, ou dans le cas
d'un contact à ouverture s'il a été activé, et donc pour savoir si la tension est appliquée à la
sortie ou non.
Ceci peut être réalisé par la programmation d'une négation à l'entrée de l'opération ET ou
OU.
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Dans le logigramme LOG, la négation de l’entrée (ou inversion) sur un opérateur ET est
programmé de la façon suivante :
Ceci signifie qu’une tension est appliquée à la sortie %Q 0.0 uniquement si %I 0.0 est à 0 et
%I 0.1 est à 1.
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