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Le document traite de la production et de la diffusion de l'information par les médias, en mettant l'accent sur les différentes sources d'information, qu'elles soient directes ou indirectes, et le rôle des agences de presse. Il souligne également les contraintes internes auxquelles les journalistes font face, notamment le temps, l'espace et les contraintes budgétaires, qui influencent la qualité et la profondeur de l'information diffusée. Enfin, il aborde la question de la 'signature' des informations, qui reflète l'implication de divers acteurs dans le processus journalistique.

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Le document traite de la production et de la diffusion de l'information par les médias, en mettant l'accent sur les différentes sources d'information, qu'elles soient directes ou indirectes, et le rôle des agences de presse. Il souligne également les contraintes internes auxquelles les journalistes font face, notamment le temps, l'espace et les contraintes budgétaires, qui influencent la qualité et la profondeur de l'information diffusée. Enfin, il aborde la question de la 'signature' des informations, qui reflète l'implication de divers acteurs dans le processus journalistique.

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LES PRODUCTEURS DE L’INFORMATION

Toutes les informations produites et diffusées par les médias résultent d’un processus de
fabrication. Souvent complexes et résultant d’agencements multiples, ces informations
impliquent, dans la plupart des cas, la mise en œuvre de divers acteurs qui, au bout du compte,
ont tous quelque chose à voir avec la « signature » des informations que nous lisons, écoutons
ou regardons.

q LES SOURCES
L’origine des nouvelles est multiple, selon sa nature (catastrophe, réunion, résultats sportifs,
débats parlementaires, etc.), selon l’endroit d’où elle émane (pays à l’autre bout du monde ou
quartier proche, capitale, village, ministère, entreprise industrielle, services policiers, etc.),
selon les informateurs (témoin, correspondant, cabinet de relations publiques et aussi le réseau
d’informateurs particuliers à chaque journaliste).

1. Les sources indirectes d’information (ou secondaires)

On parle de sources indirectes lorsque le journaliste a accès à une information déjà traitée par
un intermédiaire.

Les agences de presse

Les coûts élevés reliés à la production d’émissions d’information et de textes journalistiques


empêchent les médias d’envoyer à la grandeur du pays et aux quatre coins du globe des équipes
de journalistes et de techniciens de l’information afin de recueillir l’information brute. C’est là
le rôle des agences de presse. Elles ont pour vocation de rechercher l’information et de la
distribuer, aussi complètement et impartialement que possible, dans les meilleurs délais et
contre paiement, à leurs clients (presse, radio, télévision, entreprises, administration, banques).

Les informations diffusées par les agences de presse proviennent des multiples correspondants
reliés à un bureau local, lui-même relié au siège de l’agence. Les dépêches sont communiquées
par satellite, par téléscripteur, par des réseaux informatiques, après l’avoir été au début de leur
histoire par le télégraphe. Les informations sont proposées sous la forme de dépêches mais
aussi de reportages, de photographies, d’images animées, etc. Elles sont des présentations et
des descriptions rapides d’événements de l’actualité la plus immédiate, des synthèses, des
analyses et des études, des commentaires, des entrevues qui peuvent ne pas avoir de liens ou
qui n’ont qu’un lien ténu avec l’actualité.

Les agences de presse se répartissent en trois catégories principales :

Les agences mondiales. Leur rôle est central, car ce sont bien souvent les seules sources
d’information internationales sur l’actualité pour la grande majorité des médias. Parmi les plus
importantes, signalons l’Associated Press (AP-NewYork), United Press International (UPI-New
York), l’Agence France Presse (AFP-Paris) et Reuter (Londres). D’autres agences comme
York), l’Agence France Presse (AFP-Paris) et Reuter (Londres). D’autres agences comme
International Press Service (IPS), Prensa Latina (Cuba), Itar-Tass (Moscou), etc. sont aussi
régulièrement consultées par les journalistes.
Agence France-Presse [Link]
Agence Associated Press [Link]
Agence United Press International [Link]
Agence Information Telegraph Agency of Russia (ITAR-TASS) [Link]
Prensa Latina [Link]
International Press Service [Link]

Les agences nationales. Elles travaillent exclusivement au sein d’un cadre national et disposent
de correspondants à travers tout le pays. Elles peuvent passer des accords avec les agences
mondiales pour compléter leurs services ou développer des départements spécifiques pour
répondre à des demandes particulières. Au Canada, la principale agence est la Presse
Canadienne (PC) [Link]

Les agences spécialisées. Ces agences fournissent des informations spécialisées (économie,
finances, santé, sciences, sport, régions, cinéma, reportages, jeux, communiqués de presse,
sujets de la vie quotidienne...) ou disposent de services particuliers (photos, infographies…). On
retrouve dans cette catégorie : Telbec, CNW, Keystone Agence de presse Ltée, l’Agence
Ludipresse, l’Agence science-presse (Hebdo-science), Dow Jones, International News
Agencies.

Telbec [Link]
CNW [Link]
Agence Keystone [Link]
Ludipresse [Link]
Dow Jones [Link]
SIPA [Link]
International News Agencies [Link]
Agence science-presse [Link]

D’autre part, de grands quotidiens comme le New York Times News Services Division
[Link] le Daily Telegraph [Link] ou encore Le Monde
[Link] et Libération [Link] offrent des reportages à tout un
réseau de médias clients.

Pour en savoir plus sur les agences de presse :


[Link]

Les autres médias

Les médias s’alimentent les uns les autres. Les journalistes lisent et dépouillent régulièrement
les journaux, magazines et revues plus ou moins spécialisées, écoutent les bulletins de radio ou
de télévision des autres médias.

2
Les communiqués de presse

Textes préparés et rédigés spécialement dans le but d’être remis aux journalistes de divers
médias pour qu’ils en diffusent l’information. Ils contiennent une information préparée à
l’intention des journalistes par des agents d’information à l’occasion d’une publication (un
rapport annuel par exemple), d’un congrès, d’une annonce publique, d’une conférence de
presse, etc.

Les conférences de presse

Réunions auxquelles sont convoqués les journalistes de plusieurs médias et au cours desquelles
une ou plusieurs personnes s’adresseront à eux pour leur faire part d’un sujet précis dont ils
souhaitent la diffusion.

Les cabinets de relations publiques

Entreprises spécialisées dans la conception et la mise en oeuvre d’actions de relations


publiques. Les professionnels préfèrent souvent le terme de cabinet de relations publiques,
considéré par eux comme plus noble que celui d’agence.

On estime que 25 à 30 pour cent des nouvelles diffusées dans les médias sont issues de
campagnes de relations publiques. Le nombre de convocations à des conférences de presse et à
des événements médiatiques de toutes sortes ne se compte plus. Les sommes dépensées pour
vendre ces différents messages sont énormes.

2. Les sources directes d’information (ou primaires)

On parle des sources directes d’information lorsque le journaliste a accès lui-même aux
personnes qu’il cite, aux événements qu’il décrit, aux rapports qu’il présente.

3. Les sources documentaires

Ce sont les rapports et les documents à diffusion publique ou restreinte, les dossiers de presse et
autres répertoires d’événements, les entrevues avec des spécialistes du domaine dont devra
traiter le journaliste, les documents spécialisés : livres, revues scientifiques, banques de
données, encyclopédies, Internet, etc. Ces sources documentaires ne jouent pas un rôle
important au moment de la cueillette initiale de l’information par le journaliste, mais elles
deviendront utiles au retour de la couverture d’un événement, lorsque ce dernier cherchera à le
replacer dans un contexte plus large.

3
q LA SIGNATURE DES INFORMATIONS
La signature d’une information désigne le nom de la source (auteur) de l’information qui nous
est donnée à lire, à écouter ou à regarder, les membres de l’équipe des personnes, parfois
nombreuses, qui ont participé à sa diffusion et l’entreprise médiatique qui la diffuse.

- Dans la presse écrite et sur les sites Web, la signature est habituellement associée au nom du
journaliste qui a rédigé l’article ou à l’agence de presse dont on reproduit, intégralement ou
en partie, le texte qu’elle a acheminé au média. La signature du journaliste apparaît au début
de l’article. Lorsqu’il s’agit d’une agence de presse, celle-ci figure la plupart du temps entre
parenthèses en début de l’article ou encore à sa fin par les lettres d’appel de l’agence comme
par exemple (AFP) pour Agence France presse, (PC) pour Presse canadienne, (Reuter) pour
Reuter, etc. Il arrive aussi que des articles ne soient pas signés.

- À la télévision et à la radio, la signature est généralement associée globalement à la salle des


nouvelles de la station ou de son réseau et à l’équipe de production de l’émission. On
mentionnera généralement le nom du journaliste qui est l’auteur de la nouvelle lorsque ce
dernier en fait lui-même le compte rendu en onde ou à l’écran. On indiquera à l’occasion
qu’une nouvelle provient d’une agence de presse en la nommant.

La fabrication et la diffusion des informations font appel à l’intervention de plusieurs acteurs en


plus des journalistes. Ces autres acteurs, souvent invisibles, sont les recherchistes, les
réalisateurs, les monteurs d’images, ceux qui font la mise en pages, etc. Ce sont aussi les
dirigeants de l’entreprise médiatique, ses directeurs d’information, ses chefs de rédaction et,
dans plusieurs cas, les services de marketing et de vente d’espaces ou de temps publicitaires.
Chacun d’entre eux intervient à différents moments de la fabrication des informations que nous
recevons, de telle sorte que le produit final que nous lisons, écoutons ou regardons porte aussi
d’une certaine façon leur marque, leur « signature ».

Notons enfin que toute information est « colorée » par la source dont elle provient. De là
l’importance de pratiquer le « doute » et de diversifier ses propres sources d’information en
recherchant la pluralité.

q LES CONTRAINTES INTERNES LIÉES AUX CONDITIONS


D’EXERCICE DU JOURNALISME
NOTE : Extrait de l’ouvrage de Pierre Sormany, Le métier de journaliste, Boréal (2000), Montréal, p. 36-40.

1. Tout faire trop vite

La première difficulté que rencontre le journaliste dans l’exercice de sa mission, c’est la


contrainte de temps. Elle est liée aux exigences techniques des médias : le reporter qui, à peine
arrivé sur le lieu d’un événement, doit livrer un « direct » à la télévision; le bulletin
radiophonique qu’il faut réviser à toutes les heures; le journal dont les pages « ferment » à 22
heures pour que les presses puissent finir l’impression assez tôt pour les rondes de distribution
de nuit… Cette contrainte se trouve amplifiée par la concurrence entre les médias et le

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de nuit… Cette contrainte se trouve amplifiée par la concurrence entre les médias et le
« syndrome du scoop » : il faut diffuser tout ce que les autres diffuseront, mais de préférence
avant eux !

Comment alors peut-on couvrir une conférence de presse à 14 heures, rentrer au bureau à
15 h 30, fouiller la documentation complémentaire et livrer le texte qui aille droit à l’essentiel…
pour un bulletin de nouvelles de 16 heures ? Ou même rédiger un texte éclairant, dans une
langue vivante, pour le journal du lendemain quand un éditeur soucieux de contrôler le temps
payé en supplément décourage le travail après 18 heures ? Et que penser du journaliste de sport
qui couvre un match prenant fin vers 22 h 15 et doit se précipiter dans le vestiaire pour recueillir
les commentaires à chaud, courir dans la salle de presse, rédiger à la hâte quelques paragraphes
et livrer son texte par téléphone au journal avant la tombée de 22 h 30 ou 23 heures ! Cela tient
du miracle quotidien. Résultat : dans bien des cas, les journalistes n’ont pas le temps de traiter
la nouvelle. Ils se contentent de rapporter les propos et les faits en vrac, quitte à les vérifier et à
les remettre en contexte le jour suivant. Mais le lendemain, il y aura d’autres nouvelles, d’autres
urgences, d’autres courses…

L’ironie, c’est que plus les médias perfectionnent leurs outils techniques, plus grande est cette
contrainte du temps. Avant l’arrivée des réseaux mondiaux de télécommunications, on acceptait
que les nouvelles d’outre-mer nous arrivent avec un ou quelques jours de retard. Puis, nous
avons été habitués à recevoir de partout les informations de dernière heure transmises par la
radio et les agences de presse.

(…) Alors si un agent d’information ou un relationniste habile au service d’une institution


(gouvernement, entreprise, association syndicale ou professionnelle, etc.) a pu consacrer
quelques semaines à colliger la documentation et à rédiger un article de base attrayant et
efficace, il y aura de bonnes chances que le journaliste coincé par le temps s’en inspire. Qui
contrôle alors vraiment l’information diffusée ?

2. Une minute ou une page pour tout dire !

Le second problème, tout aussi évident, c’est la contrainte d’espace. On peut rarement dégager
tous les éléments intéressants d’une nouvelle et expliquer son contexte de signification à
l’intérieur d’un seul feuillet (une page tapée à double interligne). Quoique les contraintes de
format varient d’un média à l’autre, la norme est de plus en plus un texte bref de 30 à 90
secondes pour la radio ou la télé, et de un à quatre feuillets pour la presse écrite quotidienne. Et
même dans les magazines ou les émissions d’affaires publiques, la tendance récente est aux
reportages courts de six à huit feuillets, ou d’une durée de six à douze minutes. Pour analyser
une problématique de fond, c’est insuffisant.

3. Une presse au service du profit

Les contraintes budgétaires

Viennent ensuite toute une série de contraintes liées à l’encadrement de l’exercice


professionnel. (…) Avec elles viennent les contraintes budgétaires. Parce que son équipe
compte moins d’une trentaine de journalistes, un journal comme Le Devoir, par exemple, ne
peut libérer en même temps plusieurs journalistes pour qu’ils puissent approfondir leurs propres

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peut libérer en même temps plusieurs journalistes pour qu’ils puissent approfondir leurs propres
recherches, sans risquer de laisser filer des pans essentiels de l’actualité quotidienne. Et même
les médias en apparence plus riches disposent d’une marge de manœuvre très limitée.

Mais l’argument budgétaire est souvent invoqué pour masquer des choix d’une autre nature.
Ainsi, de nombreuses stations de radio, au demeurant très rentables, ne maintiennent que deux
ou trois journalistes dans leur salle de nouvelles : les priorités d’investissement sont ailleurs. De
même, on a souvent attribué à des questions budgétaires la piètre qualité de l’information
internationale dans les médias au Québec. Il est vrai que le maintien d’un réseau actif de
correspondants à l’étranger est fort coûteux pour des médias desservant une population plutôt
restreinte; mais ces mêmes entreprises trouvent le moyen d’envoyer des chroniqueurs sportifs
suivre les tournées des équipes professionnelles de hockey et de baseball partout aux États-Unis
ou d’envoyer une équipe de correspondants aux Jeux olympiques. En fait, les contraintes
budgétaires masquent souvent une réalité plus dramatique : bien des entreprises de presse n’ont
pas fait de l’information leur priorité. Voilà pourquoi elle ont peu de journalistes, pas de centre
de documentation et peu de fonds pour les déplacements.

Les politiques rédactionnelles

Ces questions de « gros sous » nous ramènent dès lors aux contraintes liées aux politiques
rédactionnelles des médias. Si certains aspects de ces politiques sont explicites, la plus grande
partie demeure informelle. On invoque le désintérêt du public pour telle ou telle question, le
manque d’objectivité de tel ou tel point de vue, le nécessaire équilibre entre opinions
divergentes, mais ces arguments cachent toujours des choix implicites de l’entreprise de presse
ou de ses représentants : rédacteurs en chef, directeurs de l’information, etc. Même dans la
presse de masse, celle qui se proclame neutre, certains sujets d’importance majeure sont tabous
parce qu’on ne veut offenser personne. D’autres sujets sont toujours présentés en retrait parce
que les rédacteurs en chef refusent de reconnaître qu’ils sont significatifs, alors que de
l’information sans grande portée est parfois montée en épingle, du fait qu’elle correspond à la
vision du personnel de direction de la salle des nouvelles.

Sur le plan individuel, les journalistes finissent par accepter plus ou moins consciemment les
priorités du média pour lequel ils travaillent. Dans les grandes salles de rédaction, où les
journalistes pourraient jouir d’un certain pouvoir, rares sont ceux et celles qui vont se battre
bien longtemps pour couvrir un événement que la direction juge marginal. Quant aux médias
spécialisés, le pouvoir réel des journalistes – qui sont bien souvent des pigistes ou des
contractuels – y est encore plus restreint. Les contraintes imposées par le rédacteur en chef sont
souvent perçues comme étant liées à la mission du magazine (ou de l’émission). Par exemple,
une journaliste qui travaille pour le journal Les Affaires ou la Revue Commerce sait bien que les
lecteurs auxquels elle s’adresse proviennent du milieu des affaires et sont plus enclins à
s’intéresser aux stratégies d’un entrepreneur qu’aux problèmes de mobilisation des syndicats.

4. La concurrence

(…) Viennent enfin les contraintes liées à la concurrence entre les nouvelles, ou même, dans les
médias électroniques, entre les émissions d’information et les autres émissions diffusées à la
même heure. Cette concurrence force les journalistes à « vendre » leur nouvelle. À leur éditeur
d’abord; à leur public ensuite. D’où cette nécessité absolue d’étonner, de séduire, de capter

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d’abord; à leur public ensuite. D’où cette nécessité absolue d’étonner, de séduire, de capter
l’attention, de convaincre, de « donner tout le jus » dans les premiers paragraphes… ou de
n’être pas diffusé, de n’être pas lu ou écouté. L’information souffre souvent de cette contrainte
de marketing. C’est le syndrome du sensationnalisme, omniprésent dans la presse dite «jaune »,
mais à peine plus feutré dans la presse « sérieuse ».

Dans la presse écrite, il existe des refuges qui échappent encore aux abus du marketing. Des
magazines spécialisés risquent encore des analyses fouillées. Des quotidiens ouvrent parfois
leurs pages à des dossiers de fond. Mais dans la presse électronique, en télévision surtout, le
public risque de changer de canal à la moindre chute de l’intérêt. Résultat : on privilégie les
« capsules », vite consommées, vite absorbées, vites oubliées, plutôt que les documents
approfondis qui nécessitent trop d’attention de la part du public. « Sinon, le public ne suivra
pas », disent les producteurs de télévision ! On simplifie donc les messages, comme dans la
publicité.

Puis, il y a la contrainte des images : il faudra mettre en évidence d’abord ce qui frappe, ce qui
étonne, ce qui va chercher les émotions. Poussée à la limite, cette tendance fait passer le
spectacle avant le contenu.

q LES ENTREPRISES MÉDIATIQUES

1. Les entreprises médiatiques au Québec : le portrait

Les mouvements de propriété dans l’industrie des médias se succèdent à un rythme très rapide
et atteignent une ampleur de plus en plus grande. Le phénomène de « convergence » fait en
sorte que naissent de véritables empires médiatiques, présents dans tous les types de médias. Le
Centre d’études sur les médias de l’Université Laval suit de près ces mouvements. On trouvera
sur le site Web de ce centre [Link] un ensemble de
travaux donnant le portrait actuel de la propriété des médias québécois et canadiens.

- Une première série de documents concernent la propriété de chaque secteur des médias
québécois (février 2001) en quatre ou cinq pages incluant des tableaux. Ces textes
présentent un sommaire de la propriété dans chaque secteur : télévision, radio, quotidiens,
hebdomadaires.

- Une seconde série de textes présentent les treize plus importants groupes médiatiques
canadiens. Qui en sont les propriétaires ? Quels sont les actifs de chacun ? Quelle place
occupent -ils dans leur marché respectif ?

2. La concentration des médias


NOTE : Extrait du dossier intitulé La concentration de la presse à l’ère de la « convergence » remis, en février
2001, à la Commission de la culture de l’Assemblée nationale du Québec par le Centre d’études des médias (CEM)
de l’Université Laval dans le cadre d’un mandat portant sur « Les impacts des mouvements de propriété dans
l’industrie des médias », p. 8-10. Le texte intégral de ce document est accessible sur le site Web du CEM à
l’adresse suivante : [Link]

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« La concentration, écrit Marc Raboy, est le processus économique et financier qui caractérise
un marché marqué à la fois par la réduction du nombre des acteurs et par l’augmentation de leur
envergure. » Dans le secteur des médias, le concept de concentration renvoie à deux
dimensions : la concentration de la propriété des entreprises et la concentration du contenu
rédactionnel, la seconde pouvant découler de la première. Il existe divers types de
concentration :

La concentration horizontale

On utilise le terme concentration ou intégration horizontale pour définir une situation dans
laquelle une entreprise contrôle, sur un territoire donné, plusieurs unités de production de même
nature qui fabriquent des produits identiques ou similaires. Dans le cas des médias, cela signifie
qu’une entreprise de presse contrôle soit plusieurs titres de journaux, soit plusieurs stations de
télévision, ou encore plusieurs agences de publicité.

L’une des meilleures illustrations de la concentration horizontale est sans doute la croissance du
groupe Hollinger dans la presse quotidienne au cours des années 1990 à l’échelle canadienne.
Au début de la décennie 1990, le groupe de Conrad Black détenait 3 quotidiens au Québec et 21
à l’échelle du pays. Peu à peu, il a investi massivement le secteur de la presse écrite en rachetant
de nombreux journaux dont se défaisait notamment le groupe Thompson et, surtout, en prenant
le contrôle du plus important acteur de cette industrie, la chaîne Southam. En 1999, après ces
multiples transactions, Hollinger détenait, directement ou par l’entremise de ses filiales
Southam, Sterling ou Unimédia, 58 des 105 quotidiens au Canada, soit plus de 42 % du tirage
global.

La concentration verticale

On utilise le terme concentration verticale pour définir une situation dans laquelle une
entreprise contrôle les différentes phases d’un processus de production. Par exemple, Quebecor,
qui publie des quotidiens, des hebdomadaires, des magazines est également présente dans le
secteur de l’imprimerie et dans celui de la distribution (Messageries Dynamiques). La récente
acquisition du réseau de télévision CTV par le géant des télécommunications BCE (Bell Canada
Entreprises) offre un autre exemple de concentration verticale. Voilà en effet un groupe actif
dans la distribution de signaux télévisuels (avec le service de télévision par satellite Bell
ExpressVu) qui devient propriétaire du plus important réseau privé de télévision au Canada.

La propriété croisée ou propriété mixte

Cette forme de concentration désigne une situation où une société possède des actifs dans deux
ou plusieurs types de médias (par exemple, journaux-télévision, Internet-journaux, radio-
télévision). L’actualité récente fournit les meilleurs exemples de ce type de concentration.

(…) Au Québec, en se portant acquéreur du groupe Vidéotron, Quebecor est devenue


propriétaire de TVA, le numéro un de la télévision. L’acquisition de TVA par le propriétaire
des quotidiens québécois ayant le plus fort tirage, soit le Journal de Montréal et le Journal de
Québec, le place dans une situation de propriété croisée journaux-télévision de grande ampleur,

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Québec, le place dans une situation de propriété croisée journaux-télévision de grande ampleur,
tout particulièrement dans le secteur de l’information.

L’intégration multisectorielle ou conglomérat

Une intégration est dite multisectorielle lorsqu’une entreprise contrôle un ou plusieurs types de
médias différents et, dans le même temps, se trouve impliquée dans d’autres activités connexes.

Les AOL Time Warner, Vivendi Universal, Bertelsmann et autres énormes conglomérats qui
dominent, à l’échelle internationale, les divers secteurs de l’information et du divertissement,
constituent la meilleure illustration de ce type d’intégration. Ces conglomérats sont présents
tout autant dans la production que dans la distribution de produits culturels, dans les domaines
du disque, du cinéma, du livre ou du journalisme.

Plus rarement, des entreprises du secteur de l’information et du divertissement sont aussi


intégrées dans des conglomérats plus vastes oeuvrant dans d’autres secteurs de la vie
industrielle ou commerciale. C’est notamment le cas de General Electric qui possède, aux États-
Unis, le réseau de télévision NBC ou de l’entreprise de travaux publics Bouygues en France,
propriétaire de la principale chaîne de télévision privée, TF1.

Au Québec, Power Corporation est un exemple de ce type d’intégration. Par sa filiale GESCA
(presse écrite), le groupe est un acteur important des médias qui contrôle aujourd’hui les
quotidiens La Presse, Le Soleil, La Tribune, La Voix de l’Est, Le Nouvelliste, Le Droit , Le
Quotidien. Par ailleurs, il possède des intérêts dans le secteur des services financiers (assurance-
vie et fonds de placement). À l’échelle internationale, sa participation dans Pargesa Holding lui
accorde une présence importante dans quelques grandes entreprises européennes du domaine
des communications, mais également de la production industrielle, de l’énergie et des services
financiers. Avec le développement de la technologie numérique et du phénomène de
« convergence », les contenus voyagent maintenant de plus en plus facilement d’un média à
l’autre, ce qui favorise d’autant plus les stratégies multimédias des grands groupes.

Références
Marc Raboy, Les médias québécois : presse, radio, télévision, inforoute, Montréal, Gaëtan Morin, 2000 (2e éd.), p.
386.
Conseil de l’Europe, Synthesis Report on Media Concentration in Europe, 1992, p. 39-63.

Les facteurs technologiques de la convergence industrielle

NOTE : Extrait du rapport intitulé La propriété croisée des médias au Canada, présenté par le Centre d’études des
médias de l’Université Laval au Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC) et à
Patrimoine Canada (février 2001), p. 20-21. Voir : [Link]

L’augmentation rapide du commerce mondial, la révolution des technologies de l’information et


de la communication, telle que l’accélération de la disponibilité de la large bande sur les grands
réseaux par la commutation optique et dans la boucle locale par le câble, l’ADSL (Asymmetric
Digital Subscriber Line) et le sans-fil de troisième génération, sont des facteurs importants de
croissance dans la nouvelle économie. Avec un taux de croissance record, Internet représente

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croissance dans la nouvelle économie. Avec un taux de croissance record, Internet représente
une plate-forme essentielle pour les entreprises, autant pour le trafic des données que pour les
nouveaux services.

La numérisation du son et des images permet aux médias traditionnels de converger vers les
nouveaux moyens de transmission et notamment Internet. (…) L’accélération de cette
convergence industrielle entre les divers canaux de transport et de diffusion mène à l’émergence
de marchés potentiels importants exigeant des offres de services basés sur le contenu et plus
spécialement sur le couplage de ces contenus sur des plates-formes technologiques particulières.

q L’ÉCONOMIE DES MÉDIAS


Les médias, quelle que soit la nature de leur propriété, sont aussi des entreprises économiques.
Ils doivent faire face à des dépenses et à des revenus.

Les journaux et les magazines

- Les dépenses

Le coût des ressources humaines . On distingue ici deux grandes catégories : les coûts liés à
la fabrication « intellectuelle » du journal, qui comprennent la rédaction, la documentation
et l’administration, et les coûts liés à sa fabrication « matérielle et technique », qui
comprennent les travaux d’impression, de gravure, de composition, de tirage, etc.

Les coûts de production « matériels ». Il faut compter ici tous les coûts associés à la location
ou à l’achat d’un local, à l’acquisition du matériel pour la rédaction et l’administration, ceux
liés à l’impression (dans plusieurs cas, achat de machinerie), au papier (dont le coût varie
selon les types de publication, le tirage et la pagination), etc.

Les coûts de distribution. Variables d’une publication à l’autre, ils dépendent du poids du
journal, de son aire de diffusion, des procédés de ventes adoptés (abonnement, livraison à
domicile, vente en kiosque...) et des charges inhérentes à ces procédés (frais postaux, frais
de transport, commissions à verser aux vendeurs…). S’ajoutent à cela des coûts
commerciaux (services de prospection, gestion des abonnements) et aussi des frais pour la
récupération des copies invendues.

Note : Certains de ces coûts peuvent être inexistants dans le cas des médias alternatifs ou
communautaires qui font appel à des contributions bénévoles.

- Les revenus

Toutes ces dépenses impliquent que les médias écrits doivent générer des recettes
suffisantes pour rentabiliser leurs investissements, leurs opérations et assurer leur
développement. Ces recettes proviennent des ventes, des subventions diverses octroyées par
les gouvernements et de la publicité.

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Les dernières données de Statistique Canada concernant les journaux et magazines portent
sur l’année 1996. Certes, depuis ce temps les revenus (surtout ceux tirés de la publicité) ont
évolués. La firme de placement publicitaire Carat Expert estime qu’ils ont atteint les 1 951
millions de dollars en 2000 pour les quotidiens, et les 805 millions pour les magazines. Les
données correspondantes pour les annonces classées et les recettes des ventes sont du
domaine privé. On estime habituellement que, pour les journaux, les revenus tirés de la
vente des exemplaires sont égaux aux coûts d’impression.

La télévision et la radio

- La télévision généraliste privée


Revenus totaux : 1 887 millions de dollars (2000). La publicité a représenté 93 % des
revenus de la télévision généraliste privée en 2000.

- Les canaux spécialisés


Revenus totaux : 962 millions de dollars (2000). 36 % des revenus des canaux spécialisés
sont venus des messages publicitaires. Le solde est en majeure partie constituée des frais
d’abonnement.

- Les canaux de télévision payante


Revenus totaux : 214 millions de dollars (2000). Aucune publicité. Abonnements annuels et
revenus à l’unité visionnée.

- La radio privée
Revenus totaux : 1 028 millions de dollars (2000). La publicité représente 98 % des revenus.

- Radio-Canada
Données pour la radio et la télévision publique, à l’exclusion des canaux spécialisés
comptabilisés avec les autres canaux spécialisés. Revenus totaux : 1 443 millions de dollars
(2000). Les crédits parlementaires représentent 65 % (939 millions). Le solde est constitué
des ventes de publicités, des ventes d’émissions et de revenus divers (aucune ventilation
publiée). Il y a très peu de revenus publicitaires pour la radio publique.

NOTE : Sources pour la télévision et la radio : Compilation du Centre d’études sur les médias à partir des
publications suivantes : Statistique Canada, Télédiffuseurs privés 2000, juin 2001 et Radiodiffuseurs privés 2000,
juillet 2001, 56-001-XIF au catalogue; Statistique Canada, Radiodiffusion et télévision 1999, mai 2001, 56-204-
XIB au catalogue; CRTC, Télévision payante et d’émissions spécialisées 1996-2000; Rapport annuel de Radio-
Canada 2000-2001.

Les subventions publiques aux médias

Outre les sommes versées aux télévisions publiques et non commerciales, les gouvernements
ont mis en place des mesures d’aide à la production télévisuelle. Ces sommes ne sont pas
versées aux diffuseurs mais aux producteurs indépendants.

- Fonds canadien de télévision (Patrimoine Canada, Téléfilm Canada et les distributeurs) :


230 millions. Deniers publics en majeure partie. L’autre venant des entreprises de
distribution. Une partie des frais d’abonnement sert à alimenter ce fonds.
11
distribution. Une partie des frais d’abonnement sert à alimenter ce fonds.
Voir : [Link]

- Crédits d’impôt du gouvernement provincial et du gouvernement fédéral pour la production


cinématographique et télévisuelle. La valeur de ces subventions est difficile à préciser. Les
dernières données publiées concernent l’année 1996-1997 : 65 millions au Québec et 41,4
millions au fédéral. (Source : Florian Sauvageau (direction), Variations sur l’influence
culturelle américaine, Les Presse de l’Université Laval, 1999.) Ces sommes ont
vraisemblablement augmenté. D’une part, elles ne sont pas plafonnées comme les dépenses
gouvernementales régulières le sont et, d’autre part, les productions canadiennes
augmentent ne serait-ce que pour répondre à la demande (ainsi qu’aux engagements et
obligations) des nouveaux canaux spécialisés.

- Il existe aussi un programme de soutien aux magazines administré par Patrimoine Canada.
La SODEC a également des budgets d’aide à la production télévisuelle.

- Autres formes d’aide, comme les tarifs postaux réduits, dont la valeur n’est pas connue.

q LES MÉDIAS « COMMUNAUTAIRES »


Insatisfaits de la capacité des grands médias à répondre à certains besoins de communication
autonome de la population, et tout particulièrement à ceux des groupes minoritaires et des
communautés locales et régionales, plusieurs groupes de citoyens ont décidé de mettre sur pied
des médias à vocation communautaire et locale. Ces projets ont vu le jour au Québec dans les
années soixante pour la télévision communautaire et au début des années soixante-dix pour la
radio communautaire.

En 1986, le Rapport du Groupe de travail sur la politique de la radiodiffusion, dirigé par


Gérald Lewis Caplan et Florian Sauvageau, reconnaissait l’importance de ce secteur
communautaire de la radiodiffusion en affirmant qu’il « doit jouer un rôle croissant en tant que
tribune des communautés et être accessible aux différents groupes ethniques, culturels et
marginaux… Ainsi, le public bénéficiera d’une plus grande diversité d’informations, de
divertissements et d’opinions. Le monde de la radiodiffusion n’en sera que plus riche. » (p. 544-
545)

Ces médias sont reconnus dans la Loi canadienne de la radiodiffusion qui stipule, à l’article
3 (1)b, que le système canadien de radiodiffusion est composé d’éléments publics, privés et
communautaires.

Radio communautaire

La radio communautaire est un organisme de communication indépendant, à but non lucratif, à


propriété collective, géré et soutenu par des gens d’une communauté donnée. Elle est un outil
de communication et d’animation qui a pour but d’offrir des émissions de qualité répondant aux
besoins d’information, de culture, d’éducation, de développement et de divertissement de la
communauté dont elle est issue. Voir le site de l’Association des radiodiffuseurs

12
communauté dont elle est issue. Voir le site de l’Association des radiodiffuseurs
communautaires du Québec : [Link]

En plus d’exister au Québec, les radios communautaires se retrouvent dans la majorité des
autres pays. Certaines stations appartiennent à des groupes sans but lucratif ou à une
coopérative dont les membres sont les auditeurs. D’autres appartiennent aux étudiants, à des
universités, à des municipalités, à une église ou à des syndicats. Il existe des stations financées
par des dons provenant de l’auditoire, par des agences de développement international, par la
publicité et les gouvernements. Voir le site de l’Association mondiale des radiodiffuseurs
communautaires : [Link]

Télévision communautaire

L’arrivée de la télévision communautaire a coïncidé avec le développement de la


câblodistribution au Canada. Vers la fin des années 1960, des groupes de citoyens ont
commencé à créer des télévisions communautaires autonomes dans certaines régions. Au début
des années 1970, le Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes
(CRTC) en a fait une obligation sociale et réglementaire en exigeant qu’un espace
communautaire soit disponible sur le service de base du câble. De son côté, le gouvernement du
Québec a favorisé l’émergence de ces corporations autonomes de télévision communautaire en
soutenant financièrement leur fonctionnement de base. Depuis quelques années cependant,
l’avenir de ces télévisions se voit menacé par une modification des règlements du CRTC qui
donne aux câblodistributeurs le choix de les supporter. Voir le site de la Fédération des
télévisions communautaires autonomes du Québec : [Link]

q LES MÉDIAS « ALTERNATIFS » DU QUÉBEC


Altermédia

Les médias sont le centre nerveux de la démocratie. Il existe au Québec, et partout ailleurs dans
le monde, une multitude de publications qui oeuvrent en marge des grands médias. Parmi ces
derniers, on retrouve des médias « alternatifs », qui cherchent à traiter l’actualité selon une
perspective qui recherche le changement social et offre l’occasion de débats et d’analyses qui
permettent de voir autrement les choses. Altermédia est un répertoire de plus de 200 médias
indépendants et alternatifs du Québec qui a pour objectifs de les faire connaître et d’en
promouvoir la fréquentation. Voir : [Link]

Le Centre des médias alternatifs du Québec (CMAQ)

Le Centre des médias alternatifs du Québec a été mis sur pied dans la foulée des événements du
Sommet des Amériques pour permettre à ceux qui le désirent de publier des articles, des photos,
des productions radio et vidéo. Le CMAQ embrasse tous les sujets reliés à la mondialisation, à
l’échelle globale comme à l’échelle locale. Il est un forum, un lieu de nouvelles et d’analyses sur
le Web. Voir : [Link].
q PRODUIRE ET COMMUNIQUER SES PROPRES INFORMATIONS

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Apprendre la parole et… la prendre !

À plus d’un égard, produire et communiquer ses propres informations à un ou à des publics
constitue l’une des activités intéressantes à réaliser pour mieux comprendre le rôle des médias et
les divers processus qui interviennent dans la production et la diffusion de l’information. C’est
prendre la parole et en réaliser l’importance pour soi et pour la vie collective de son milieu
immédiat ou élargi. C’est l’occasion d’apprendre à maîtriser diverses technologies d’expression
et de communication auxquelles recourent les médias. C’est apprendre à discerner ce qu’est une
information, à s’interroger sur les intentions de notre communication, sur les faits auxquels il
semble important de donner priorité à la lumière de l’évaluation, du regard que nous leur
apportons et du public auquel nous voulons nous adresser…

C’est aussi bien sûr – peut-être en tout premier lieu – se donner des moyens d’apprendre à
développer ses propres observations sur la réalité qui nous entoure, de s’exprimer sur celle-ci
dans une communication aux autres qui fasse appel à la diversité des genres d’expression. C’est
découvrir qu’il est possible de créer ses propres médias pour dire, autrement et à sa façon, des
choses différentes en les soumettant au jugement de ceux avec qui nous choisissons de
communiquer. C’est enfin, aussi, dès l’école, apprendre à développer sa propre parole de citoyen
en solo ou dans le concert des grands médias.

Que ce soit comme journalistes-reporters, réalisateurs de documentaires, photographes et


vidéastes, dessinateurs de caricatures ou de bandes dessinées, créateurs de musiques, de
chansons, de poèmes, de scénarios dramatiques ou de jeux, il existe une multiplicité de moyens
d’expression médiatiques à la portée des élèves et adaptables à leur âge dans le cadre des activités
scolaires ou parascolaires. Voici quelques véhicules médiatiques utilisables :

Les médias imprimés


- créer un journal de classe, de cycle ou d’école
- alimenter une rubrique dans la presse locale (hebdo, etc.)

Les médias électroniques


- créer une radio dans la ou les classes d’un cycle ou dans l’école
(documentation : [Link]
- réaliser une(des) émissions ou chroniques pour la radio communautaire de sa localité
- créer une télévision dans la ou les classes d’un cycle ou dans l’école
- réaliser une(des) émissions ou chroniques pour la télévision communautaire de sa localité
- créer un journal, un magazine sur le Web

Autres « médias » de communication


- aménager dans la classe ou dans l’école un espace pour l’écriture par les élèves d’un journal
mural (dazibao)
- aménager dans la classe ou dans l’école un espace pour l’accrochage d’affiches.

Documentation intéressante à consulter : Le cédérom 20 ans d’histoire sociale du Québec en images (1200
affiches avec commentaires) produit par le Centre de recherche en imagerie populaire de l’UQAM dirigé par
M. Jean-Pierre Boyer (crip@[Link]).

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GLOSSAIRE

Affectateur
Journaliste chargé de choisir les sujets qui seront abordés et les journalistes qui couvriront lesdits
sujets. Il travaille en étroite collaboration avec le chef de pupitre.

Aiguilleur
Personne qui, dans la production d’une émission de télévision, sélectionne au fur et à mesure
parmi des images filmées par différentes caméras celles qui seront transmises en ondes. Elle fait
fonctionner généralement le matériel d’aiguillage selon des indications qui lui sont données
verbalement par le réalisateur ou un autre responsable de l’équipe de production. Elle doit faire
preuve de concentration tout au long de l’émission afin de réagir promptement aux indications
données.

Animateur
Personne qui assure la coordination d’une émission dans laquelle s’insèrent divers éléments
provenant généralement de sources multiples et qui effectue les transitions entre ces divers
éléments. Lorsque cette personne intervient activement dans une émission réunissant des invités,
il s’agit alors d’un présentateur-modérateur.

Annonceur
Ce sont ceux qui achètent des espaces ou du temps pour publiciser leurs produits ou leurs services
dans les médias. L’annonceur s’intéressera d’autant plus à un média que celui-ci lui offrira un
contact spécifique avec le public qu’il veut rejoindre. Il est donc amené à choisir certains médias
plutôt que d’autres. Les critères de sélection des annonceurs peuvent se faire sur le nombre de
lecteurs, d’auditeurs ou de téléspectateurs, leur âge, leur catégorie socioprofessionnelle, leur
répartition géographique, leur proximité par rapport au service ou au produit qu’il vend.

Selon la nature des biens qu’il souhaite vendre, l’annonceur recherche un public plus large ou
plus spécialisé, ou encore disposant d’un pouvoir d’achat lui permettant d’accéder au type de
produits proposés. Il a donc intérêt à acheter les emplacements qui lui offre le meilleur rapport
possible avec des acheteurs potentiels. Pour connaître quel média écrit correspond à ces critères,
les annonceurs s’appuient entre autres sur les mesures industrielles des lectorats et des auditoires.

Attaché de presse
Spécialiste salarié par une entreprise, une administration, une association pour promouvoir sa
communication auprès de la presse.

Caricaturiste
Personne qui réalise des dessins humoristiques au regard d’événements ou de personnages de
l’actualité dans un magazine ou un journal, dans le but de faire réfléchir et d’amuser les lecteurs.

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Elle réalise ses dessins à la main ou à l’aide d’un logiciel de dessin et peut ajouter une légende ou
quelques mots pour aider à saisir le contexte ou ajouter à la blague.

Chroniqueur
Personne chargée d’une chronique (économique, juridique, politique, sportive) à la radio, à la
télévision, dans la presse écrite ou sur Internet.

Commanditaire
Annonceur qui patronne une émission ou qui achète de la publicité dans une émission spécifique.

Correcteur d’épreuves
Personne qui lit les textes retranscrits aux fins de publication afin de relever les fautes
d’orthographe ou de frappe et d’indiquer les corrections à faire. Elle veille à ce que les épreuves
correspondent à la copie fournie; elle indique clairement ses corrections afin que la copie destinée
au montage puis à l’impression soit la plus parfaite possible.

Correspondant
Journaliste envoyé en mission (en province ou à l’étranger) par le journal, l’agence de presse, la
station de radio ou la chaîne de télévision dont il dépend. Il est chargé de lui faire parvenir
régulièrement des informations. L’expression est aussi utilisée pour décrire le journaliste qui
couvre les travaux d’un parlement (correspondant parlementaire).

Critique
Journaliste chargé d’établir le compte rendu d’une manifestation à caractère culturel ou sportif
accompagné d’un jugement personnel.

Directeur du marketing
Il a pour tâche de concevoir des stratégies et des actions de promotion pour aller chercher des
publics nouveaux tout en gardant les anciens. Son rôle est de « vendre » le média pour lequel il
travaille à des publics. Le service de marketing est de plus en plus associé étroitement au service
de la publicité et aux services liées à la rédaction, dans la presse écrite, et à la programmation,
dans les médias électroniques.

Directeur ou rédacteur en chef de l’information


Personne qui supervise les activités de la salle de rédaction d’un journal ou d’un média
électronique, tant du côté éditorial que de l’information, et veille à l’application des politiques du
média. Elle assure la direction d’une équipe de journalistes et assume la responsabilité de
l’ensemble des textes produits. Elle peut s’occuper de la planification des activités du personnel;
superviser la sélection des illustrations, des titres et des informations; procéder à la vérification
des textes en vue d’en assurer la qualité (orthographe, style, teneur, cohérence, etc.) et de voir au
respect des orientations du journal. Elle veille à être à l’affût des nouvelles inédites afin d’en
assurer la primeur et d’assurer la production d’articles de qualité qui sauront susciter l’intérêt du
public.

Droits de diffusion

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Somme d’argent devant être payée en échange du droit de diffuser une œuvre musicale. Au
Canada, la Société canadienne des auteurs, compositeurs et éditeurs de musique se charge de
percevoir ces sommes auprès des diffuseurs et de les distribuer aux artistes.
Voir : [Link]

Éclairagiste
Personne qui s’occupe de produire l’éclairage et les jeux de lumière pour le tournage de films ou
d’émissions de télévision, ou pour des spectacles sur scène. À cette fin, elle établit les besoins
d’éclairage et d’atmosphère visuelle avec l’équipe de production, conçoit et réalise les plans
d’éclairage en fonction des lieux et détermine le matériel nécessaire. Elle installe et règle
l’équipement d’éclairage en cours de production, le démonte après utilisation et veille à son
entretien. Elle se préoccupe de répondre adéquatement aux besoins d’éclairage (intensité,
emplacement, couleur, atmosphère, effets visuels, etc.) et d’assurer le bon fonctionnement de
l’équipement tout au long de la production.

Éditeur
Il s’agit de la personne responsable de la publication d’un journal. Cette personne peut être elle-
même propriétaire du média ou avoir été désignée par ce dernier.

Envoyé spécial
Journaliste dépêché ponctuellement par un média d’information sur les lieux d’un événement au
moment où il se déroule.

Graphiste
Personne qui conçoit, réalise et met en page du matériel graphique et visuel (images fixes,
montages de textes et d’images, graphiques, etc.) généralement destiné à des publications
imprimées (livres, revues, journaux, affiches publicitaires, etc.). À cette fin, elle analyse les
besoins du client, prépare des esquisses, les présente pour approbation, apporte des corrections,
s’il y a lieu, et réalise ou fait réaliser le matériel dans sa forme finale à l’aide de logiciels de
conception et de traitement graphique. Lorsque l’essentiel de son travail s’effectue au moyen de
nouvelles technologies de l’information, on la désigne plutôt sous le nom d’infographiste. Elle
peut, dans ce cas, appliquer ses compétences dans d’autres domaines que l’imprimé, notamment
en production audiovisuelle ou multimédia (design de pages-écrans destinées à des publications
électroniques, des cédéroms, des sites Web, etc.). Elle doit faire preuve de créativité et de sens
artistique afin de créer des concepts visuels originaux, bien adaptés aux besoins de
communication du client et aux caractéristiques du public cible.

Illustrateur
Personne qui conçoit et réalise, à la main ou à l’aide d’un logiciel de dessin, des illustrations
destinées à représenter en images divers contenus d’information à caractère réaliste ou fantaisiste,
pour les besoins d’un imprimé (livre, revue, affiche publicitaire, emballage ou couverture d’un
produit, etc.) ou d’une production électronique (publicité ou émission télévisée, vidéo, film,
produit multimédia). Elle peut travailler à son compte ou dans une entreprise du domaine des
communications (agence de publicité, maison d’édition, studio de graphisme, etc.) et se
spécialiser dans un type particulier d’illustration (enfantine, publicitaire, éditoriale, humoristique,
scientifique, etc.). Elle peut également faire du dessin d’animation ou de l’illustration par
ordinateur. Elle se préoccupe de bien saisir le sens du texte, l’idée, l’émotion ou le concept à

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illustrer et de produire des illustrations originales afin de répondre aux besoins de communication
des clients.

Indicatif d’appel (ou lettres d’appel)


Groupe de quatre lettres servant à identifier une station de radio. Au Canada, l’attribution de ces
lettres relève du gouvernement fédéral et tous les indicatifs d’appel commencent par la lettre
« C ».

Infographiste
Personne qui, à l’aide de logiciels de conception graphique et de traitement visuel de
l’information, conçoit et réalise le design visuel de pages destinées à l’impression ou de pages-
écrans destinées à une production audiovisuelle ou multimédia. À cette fin, elle prend
connaissance du concept du produit ou des spécifications fournies et, selon le type de produit
auquel elle travaille (livre, revue, affiche, film d’animation, publicité télévisée, cédérom, site
Web, etc.), conçoit ou agence des composantes visuelles et graphiques variées (dessins
d’illustration, images de synthèse, titres et autres éléments calligraphiques, montage d’images et
de textes, graphiques et tableaux de données, etc.), fixes ou animées, en deux ou trois dimensions.
Elle s’efforce de traiter efficacement tous les aspects artistiques et techniques afin de mettre au
point le véhicule le plus efficace et esthétique possible pour transmettre l’information donnée.

Ingénieur du son
Personne qui planifie le matériel et les méthodes d’enregistrement du son en vue d’assurer la
qualité sonore d’un film, d’une émission télévisuelle ou d’un disque. À cette fin, elle établit les
besoins en matériel en fonction des lieux et du déroulement prévu de la production, détermine la
position et la distance des micros fixes, prévoit les déplacements des micros mobiles, règle, à
l’aide de techniques acoustiques, les problèmes d’intensité sonore, de bruits indésirables ou
d’écho, et supervise l’installation du matériel de son ainsi que le travail des techniciens au cours
des enregistrements et des séances de mixage des bandes sonores. Elle veille à avoir une
connaissance approfondie des appareils et des techniques de son afin de tirer le meilleur
rendement possible des équipements et de prévoir un plan fonctionnel d’enregistrement qui
permettra d’obtenir une qualité sonore aussi parfaite que possible.

Journaliste
Le journaliste est celui dont le métier est de rapporter l’événement au bénéfice de ceux qui n’ont
pu y assister, ou de permettre à ceux qui en ont été témoins de pondérer leur jugement en le
confrontant avec un commentaire externe, avec des données additionnelles. En ce sens, il n’est
pas là pour indiquer ce qu’il faut penser, ni pour louanger ou réprimander qui que ce soit. Il est là
pour témoigner. Il est l’œil délégué par le lecteur, l’oreille qui doit écouter ce qui se dit, la bouche
qui, par procuration, doit poser les questions les plus pertinentes, au nom de tous ceux qui n’ont
pas accès à cette information de première main. (source : Sormany, p. 25)

Le journaliste est une personne qui exécute, en vue de la diffusion d’informations dans le public,
une ou plusieurs des tâches suivantes : recherche de l’information, reportage, interview; rédaction
ou préparation de comptes rendus, d’analyses, de commentaires ou de chroniques spécialisées;
traduction et adaptation de textes; photographies de presse; reportage filmé ou électronique;
secrétariat de rédaction (assignation du personnel, vérification de textes, titrage et mise en page,
et l’équivalent dans la presse parlée); dessin de caricatures sur l’actualité; dessin et graphisme

18
d’information; animation, réalisation ou supervision d’émissions ou de films sur l’actualité;
direction des services d’information, d’affaires publiques ou de services assimilables;
enseignement du journalisme. (source : Fédération professionnelle des journalistes du Québec)

Mécanicien de machines d’imprimerie


Personne qui installe, entretient et répare des machines d’imprimerie telles que des presses offset,
des presses rotatives, de l’équipement de photogravure, de l’équipement de finition. Elle s’efforce
de déceler rapidement les causes de toute défectuosité et de rétablir le bon fonctionnement des
machines dans les meilleurs délais possibles afin d’éviter des retards dans l’échéancier de
production de l’entreprise.

Monteur
Personne qui assemble dans l’ordre du scénario les différentes séquences filmées séparément en
vue de composer la bande-image finale d’un film ou d’une émission télévisée. À cette fin, elle
analyse le matériel filmé en collaboration avec le réalisateur, détermine les séquences nécessaires
à la continuité logique de l’action, choisit les meilleures images pour chaque séquence, élimine
les images superflues et procède au raccord des segments de pellicule correspondants. Elle se
préoccupe de produire une bande-image qui reflétera les attentes du réalisateur quant au contenu,
à l’ambiance visuelle recherchée et à l’esthétique des images afin de mettre au point un produit de
qualité.

Narrateur
La personne à la narration effectue la lecture orale de textes, descriptifs ou narratifs, ou interprète
des dialogues de personnages aux fins d’enregistrement d’une émission radiophonique, d’un
message de boîte vocale ou d’une bande sonore destinée à accompagner la bande-image d’une
production audiovisuelle (film, émission de télévision, vidéo, produit multimédia) ou à traduire la
bande sonore originale. Elle veille à soigner sa diction et à faire preuve d’adaptation afin de
pouvoir lire un texte avec l’intonation appropriée au sens, à l’émotion et au personnage interprété.
S’il y a lieu, elle doit aussi veiller à synchroniser sa lecture ou son interprétation avec l’image,
selon les instructions qui lui sont données.

Perchiste
Personne qui, sur un plateau de télévision ou de cinéma, en studio d’enregistrement ou sur scène,
s’occupe de déplacer, à l’aide d’une perche réglable, un microphone mobile en vue de le
maintenir à la distance requise de personnes ou de situations en mouvement. Elle veille à
manipuler l’équipement avec dextérité et précision afin que la prise de son soit constante et à
s’assurer que les instruments et leurs ombres demeurent invisibles dans l’image ou le décor de la
scène.

Photographe de presse
Personne qui prend des photographies des personnages et des événements d’actualité destinées à
être publiées dans un magazine, un journal ou tout autre type de publication en vue d’illustrer les
nouvelles ou les reportages. À cette fin, elle se rend sur les lieux de l’événement avec son
matériel, prend plusieurs photographies, identifie les clichés en fonction de l’événement et envoie
développer ou développe elle-même les [Link]
Personne collaborant à la rédaction dans une entreprise de presse qui est rémunérée à la tâche. Le
terme peut désigner des journalistes professionnels ne disposant pas d’un salaire régulier. Il peut

19
aussi désigner des collaborateurs de la presse ayant une profession principale (écrivain,
universitaire).

Programmateur (radio, télévision)


Personne qui planifie et coordonne la programmation d’une station de radio ou de télévision pour
un type d’émission (affaires publiques, variétés, cinéma, sports, etc.) et qui en administre le
budget. Elle choisit les émissions qui seront diffusées, s’assure que leur contenu et leur style sont
conformes aux normes de qualité et en établit l’horaire en fonction du budget, de la vocation du
réseau, des projets en cours et des études de marché (préférences du public, cotes d’écoute,
heures d’affluence, etc.). Elle peut aussi négocier l’achat de films ou d’émissions avec des
producteurs indépendants ainsi que les contrats avec les commanditaires. Elle se préoccupe de
planifier une programmation diversifiée dans la catégorie dont elle a la responsabilité.

Le programmateur est la personne qui fait le lien entre les publics et la direction d’une station de
radio ou de télévision. Elle a pour mandat de développer une programmation qui plaira au plus
grand public possible et satisfera les exigences financières et éditoriales des propriétaires et des
gérants de la chaîne. Ses prises de décision doivent tenir compte de trois groupes dont les intérêts
ne sont pas nécessairement complémentaires. Le programmateur doit se soumettre aux
contraintes financières des actionnaires, obéir aux réglementations de l’État et satisfaire les
attentes des publics.

Radiodiffuseur
Personne ou compagnie exploitant une station de radio.

Réalisateur
Personne qui est responsable du processus de création artistique et technique entourant la
réalisation d’une émission de télévision ou d’un film et qui dirige l’ensemble du travail selon sa
vision du contenu et la manière dont elle choisit de le traiter. À cette fin, elle dirige le
déroulement de la diffusion, elle oriente al conception et la réalisation de la scénographie (décors,
costumes, musique, éclairage, prises de vue, effets spéciaux, etc.) et elle participe à toutes les
décisions importantes d’ordre artistique, matériel ou technique. Elle veille à ce que le produit soit
réalisé dans les délais et le budget prévus afin de satisfaire les attentes du producteur.

Recherchiste
Personne qui s’occupe de trouver, d’acquérir, de sélectionner et de préparer, pour les fins d’une
production artistique, médiatique ou électronique (émission de radio ou de télévision, film, etc.),
les données et les documents nécessaires à l’élaboration du contenu. À cette fin, elle consulte des
spécialistes sur les sujets en cause, de la documentation imprimée ou audiovisuelle, des bases de
données, des banques d’images ou de sons en vue de recueillir de l’information et elle effectue
parfois des démarches pour acquérir certains documents écrits, visuels ou sonores ou pour vérifier
les droits existants sur les oeuvres afin que des ententes d’utilisation soient prises. Elle peut
également rassembler des documents en vue de leur utilisation par l’équipe de production,
préparer des résumés de recherche ou s’occuper de rechercher et de contacter les personnes en
vue de leur participation à une émission de télévision ou de radio.

Reporter

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Journaliste qui se déplace sur les lieux d’un événement pour pouvoir relater les choses qu’il a
observées en qualité de témoin oculaire. Le reporter réalise aussi des enquêtes. Voir : reportage.

Réseau
Organisation regroupant plusieurs médias diffusant une ou plusieurs émissions identiques et
parfois simultanément. Voir aussi : concentration, convergence technologique.

Télédiffuseur
Personne ou compagnie exploitant une chaîne de télévision.

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