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Toutes les informations produites et diffusées par les médias résultent d’un processus de
fabrication. Souvent complexes et résultant d’agencements multiples, ces informations
impliquent, dans la plupart des cas, la mise en œuvre de divers acteurs qui, au bout du compte,
ont tous quelque chose à voir avec la « signature » des informations que nous lisons, écoutons
ou regardons.
q LES SOURCES
L’origine des nouvelles est multiple, selon sa nature (catastrophe, réunion, résultats sportifs,
débats parlementaires, etc.), selon l’endroit d’où elle émane (pays à l’autre bout du monde ou
quartier proche, capitale, village, ministère, entreprise industrielle, services policiers, etc.),
selon les informateurs (témoin, correspondant, cabinet de relations publiques et aussi le réseau
d’informateurs particuliers à chaque journaliste).
On parle de sources indirectes lorsque le journaliste a accès à une information déjà traitée par
un intermédiaire.
Les informations diffusées par les agences de presse proviennent des multiples correspondants
reliés à un bureau local, lui-même relié au siège de l’agence. Les dépêches sont communiquées
par satellite, par téléscripteur, par des réseaux informatiques, après l’avoir été au début de leur
histoire par le télégraphe. Les informations sont proposées sous la forme de dépêches mais
aussi de reportages, de photographies, d’images animées, etc. Elles sont des présentations et
des descriptions rapides d’événements de l’actualité la plus immédiate, des synthèses, des
analyses et des études, des commentaires, des entrevues qui peuvent ne pas avoir de liens ou
qui n’ont qu’un lien ténu avec l’actualité.
Les agences mondiales. Leur rôle est central, car ce sont bien souvent les seules sources
d’information internationales sur l’actualité pour la grande majorité des médias. Parmi les plus
importantes, signalons l’Associated Press (AP-NewYork), United Press International (UPI-New
York), l’Agence France Presse (AFP-Paris) et Reuter (Londres). D’autres agences comme
York), l’Agence France Presse (AFP-Paris) et Reuter (Londres). D’autres agences comme
International Press Service (IPS), Prensa Latina (Cuba), Itar-Tass (Moscou), etc. sont aussi
régulièrement consultées par les journalistes.
Agence France-Presse [Link]
Agence Associated Press [Link]
Agence United Press International [Link]
Agence Information Telegraph Agency of Russia (ITAR-TASS) [Link]
Prensa Latina [Link]
International Press Service [Link]
Les agences nationales. Elles travaillent exclusivement au sein d’un cadre national et disposent
de correspondants à travers tout le pays. Elles peuvent passer des accords avec les agences
mondiales pour compléter leurs services ou développer des départements spécifiques pour
répondre à des demandes particulières. Au Canada, la principale agence est la Presse
Canadienne (PC) [Link]
Les agences spécialisées. Ces agences fournissent des informations spécialisées (économie,
finances, santé, sciences, sport, régions, cinéma, reportages, jeux, communiqués de presse,
sujets de la vie quotidienne...) ou disposent de services particuliers (photos, infographies…). On
retrouve dans cette catégorie : Telbec, CNW, Keystone Agence de presse Ltée, l’Agence
Ludipresse, l’Agence science-presse (Hebdo-science), Dow Jones, International News
Agencies.
Telbec [Link]
CNW [Link]
Agence Keystone [Link]
Ludipresse [Link]
Dow Jones [Link]
SIPA [Link]
International News Agencies [Link]
Agence science-presse [Link]
D’autre part, de grands quotidiens comme le New York Times News Services Division
[Link] le Daily Telegraph [Link] ou encore Le Monde
[Link] et Libération [Link] offrent des reportages à tout un
réseau de médias clients.
Les médias s’alimentent les uns les autres. Les journalistes lisent et dépouillent régulièrement
les journaux, magazines et revues plus ou moins spécialisées, écoutent les bulletins de radio ou
de télévision des autres médias.
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Les communiqués de presse
Textes préparés et rédigés spécialement dans le but d’être remis aux journalistes de divers
médias pour qu’ils en diffusent l’information. Ils contiennent une information préparée à
l’intention des journalistes par des agents d’information à l’occasion d’une publication (un
rapport annuel par exemple), d’un congrès, d’une annonce publique, d’une conférence de
presse, etc.
Réunions auxquelles sont convoqués les journalistes de plusieurs médias et au cours desquelles
une ou plusieurs personnes s’adresseront à eux pour leur faire part d’un sujet précis dont ils
souhaitent la diffusion.
On estime que 25 à 30 pour cent des nouvelles diffusées dans les médias sont issues de
campagnes de relations publiques. Le nombre de convocations à des conférences de presse et à
des événements médiatiques de toutes sortes ne se compte plus. Les sommes dépensées pour
vendre ces différents messages sont énormes.
On parle des sources directes d’information lorsque le journaliste a accès lui-même aux
personnes qu’il cite, aux événements qu’il décrit, aux rapports qu’il présente.
Ce sont les rapports et les documents à diffusion publique ou restreinte, les dossiers de presse et
autres répertoires d’événements, les entrevues avec des spécialistes du domaine dont devra
traiter le journaliste, les documents spécialisés : livres, revues scientifiques, banques de
données, encyclopédies, Internet, etc. Ces sources documentaires ne jouent pas un rôle
important au moment de la cueillette initiale de l’information par le journaliste, mais elles
deviendront utiles au retour de la couverture d’un événement, lorsque ce dernier cherchera à le
replacer dans un contexte plus large.
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q LA SIGNATURE DES INFORMATIONS
La signature d’une information désigne le nom de la source (auteur) de l’information qui nous
est donnée à lire, à écouter ou à regarder, les membres de l’équipe des personnes, parfois
nombreuses, qui ont participé à sa diffusion et l’entreprise médiatique qui la diffuse.
- Dans la presse écrite et sur les sites Web, la signature est habituellement associée au nom du
journaliste qui a rédigé l’article ou à l’agence de presse dont on reproduit, intégralement ou
en partie, le texte qu’elle a acheminé au média. La signature du journaliste apparaît au début
de l’article. Lorsqu’il s’agit d’une agence de presse, celle-ci figure la plupart du temps entre
parenthèses en début de l’article ou encore à sa fin par les lettres d’appel de l’agence comme
par exemple (AFP) pour Agence France presse, (PC) pour Presse canadienne, (Reuter) pour
Reuter, etc. Il arrive aussi que des articles ne soient pas signés.
Notons enfin que toute information est « colorée » par la source dont elle provient. De là
l’importance de pratiquer le « doute » et de diversifier ses propres sources d’information en
recherchant la pluralité.
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de nuit… Cette contrainte se trouve amplifiée par la concurrence entre les médias et le
« syndrome du scoop » : il faut diffuser tout ce que les autres diffuseront, mais de préférence
avant eux !
Comment alors peut-on couvrir une conférence de presse à 14 heures, rentrer au bureau à
15 h 30, fouiller la documentation complémentaire et livrer le texte qui aille droit à l’essentiel…
pour un bulletin de nouvelles de 16 heures ? Ou même rédiger un texte éclairant, dans une
langue vivante, pour le journal du lendemain quand un éditeur soucieux de contrôler le temps
payé en supplément décourage le travail après 18 heures ? Et que penser du journaliste de sport
qui couvre un match prenant fin vers 22 h 15 et doit se précipiter dans le vestiaire pour recueillir
les commentaires à chaud, courir dans la salle de presse, rédiger à la hâte quelques paragraphes
et livrer son texte par téléphone au journal avant la tombée de 22 h 30 ou 23 heures ! Cela tient
du miracle quotidien. Résultat : dans bien des cas, les journalistes n’ont pas le temps de traiter
la nouvelle. Ils se contentent de rapporter les propos et les faits en vrac, quitte à les vérifier et à
les remettre en contexte le jour suivant. Mais le lendemain, il y aura d’autres nouvelles, d’autres
urgences, d’autres courses…
L’ironie, c’est que plus les médias perfectionnent leurs outils techniques, plus grande est cette
contrainte du temps. Avant l’arrivée des réseaux mondiaux de télécommunications, on acceptait
que les nouvelles d’outre-mer nous arrivent avec un ou quelques jours de retard. Puis, nous
avons été habitués à recevoir de partout les informations de dernière heure transmises par la
radio et les agences de presse.
Le second problème, tout aussi évident, c’est la contrainte d’espace. On peut rarement dégager
tous les éléments intéressants d’une nouvelle et expliquer son contexte de signification à
l’intérieur d’un seul feuillet (une page tapée à double interligne). Quoique les contraintes de
format varient d’un média à l’autre, la norme est de plus en plus un texte bref de 30 à 90
secondes pour la radio ou la télé, et de un à quatre feuillets pour la presse écrite quotidienne. Et
même dans les magazines ou les émissions d’affaires publiques, la tendance récente est aux
reportages courts de six à huit feuillets, ou d’une durée de six à douze minutes. Pour analyser
une problématique de fond, c’est insuffisant.
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peut libérer en même temps plusieurs journalistes pour qu’ils puissent approfondir leurs propres
recherches, sans risquer de laisser filer des pans essentiels de l’actualité quotidienne. Et même
les médias en apparence plus riches disposent d’une marge de manœuvre très limitée.
Mais l’argument budgétaire est souvent invoqué pour masquer des choix d’une autre nature.
Ainsi, de nombreuses stations de radio, au demeurant très rentables, ne maintiennent que deux
ou trois journalistes dans leur salle de nouvelles : les priorités d’investissement sont ailleurs. De
même, on a souvent attribué à des questions budgétaires la piètre qualité de l’information
internationale dans les médias au Québec. Il est vrai que le maintien d’un réseau actif de
correspondants à l’étranger est fort coûteux pour des médias desservant une population plutôt
restreinte; mais ces mêmes entreprises trouvent le moyen d’envoyer des chroniqueurs sportifs
suivre les tournées des équipes professionnelles de hockey et de baseball partout aux États-Unis
ou d’envoyer une équipe de correspondants aux Jeux olympiques. En fait, les contraintes
budgétaires masquent souvent une réalité plus dramatique : bien des entreprises de presse n’ont
pas fait de l’information leur priorité. Voilà pourquoi elle ont peu de journalistes, pas de centre
de documentation et peu de fonds pour les déplacements.
Ces questions de « gros sous » nous ramènent dès lors aux contraintes liées aux politiques
rédactionnelles des médias. Si certains aspects de ces politiques sont explicites, la plus grande
partie demeure informelle. On invoque le désintérêt du public pour telle ou telle question, le
manque d’objectivité de tel ou tel point de vue, le nécessaire équilibre entre opinions
divergentes, mais ces arguments cachent toujours des choix implicites de l’entreprise de presse
ou de ses représentants : rédacteurs en chef, directeurs de l’information, etc. Même dans la
presse de masse, celle qui se proclame neutre, certains sujets d’importance majeure sont tabous
parce qu’on ne veut offenser personne. D’autres sujets sont toujours présentés en retrait parce
que les rédacteurs en chef refusent de reconnaître qu’ils sont significatifs, alors que de
l’information sans grande portée est parfois montée en épingle, du fait qu’elle correspond à la
vision du personnel de direction de la salle des nouvelles.
Sur le plan individuel, les journalistes finissent par accepter plus ou moins consciemment les
priorités du média pour lequel ils travaillent. Dans les grandes salles de rédaction, où les
journalistes pourraient jouir d’un certain pouvoir, rares sont ceux et celles qui vont se battre
bien longtemps pour couvrir un événement que la direction juge marginal. Quant aux médias
spécialisés, le pouvoir réel des journalistes – qui sont bien souvent des pigistes ou des
contractuels – y est encore plus restreint. Les contraintes imposées par le rédacteur en chef sont
souvent perçues comme étant liées à la mission du magazine (ou de l’émission). Par exemple,
une journaliste qui travaille pour le journal Les Affaires ou la Revue Commerce sait bien que les
lecteurs auxquels elle s’adresse proviennent du milieu des affaires et sont plus enclins à
s’intéresser aux stratégies d’un entrepreneur qu’aux problèmes de mobilisation des syndicats.
4. La concurrence
(…) Viennent enfin les contraintes liées à la concurrence entre les nouvelles, ou même, dans les
médias électroniques, entre les émissions d’information et les autres émissions diffusées à la
même heure. Cette concurrence force les journalistes à « vendre » leur nouvelle. À leur éditeur
d’abord; à leur public ensuite. D’où cette nécessité absolue d’étonner, de séduire, de capter
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d’abord; à leur public ensuite. D’où cette nécessité absolue d’étonner, de séduire, de capter
l’attention, de convaincre, de « donner tout le jus » dans les premiers paragraphes… ou de
n’être pas diffusé, de n’être pas lu ou écouté. L’information souffre souvent de cette contrainte
de marketing. C’est le syndrome du sensationnalisme, omniprésent dans la presse dite «jaune »,
mais à peine plus feutré dans la presse « sérieuse ».
Dans la presse écrite, il existe des refuges qui échappent encore aux abus du marketing. Des
magazines spécialisés risquent encore des analyses fouillées. Des quotidiens ouvrent parfois
leurs pages à des dossiers de fond. Mais dans la presse électronique, en télévision surtout, le
public risque de changer de canal à la moindre chute de l’intérêt. Résultat : on privilégie les
« capsules », vite consommées, vite absorbées, vites oubliées, plutôt que les documents
approfondis qui nécessitent trop d’attention de la part du public. « Sinon, le public ne suivra
pas », disent les producteurs de télévision ! On simplifie donc les messages, comme dans la
publicité.
Puis, il y a la contrainte des images : il faudra mettre en évidence d’abord ce qui frappe, ce qui
étonne, ce qui va chercher les émotions. Poussée à la limite, cette tendance fait passer le
spectacle avant le contenu.
Les mouvements de propriété dans l’industrie des médias se succèdent à un rythme très rapide
et atteignent une ampleur de plus en plus grande. Le phénomène de « convergence » fait en
sorte que naissent de véritables empires médiatiques, présents dans tous les types de médias. Le
Centre d’études sur les médias de l’Université Laval suit de près ces mouvements. On trouvera
sur le site Web de ce centre [Link] un ensemble de
travaux donnant le portrait actuel de la propriété des médias québécois et canadiens.
- Une première série de documents concernent la propriété de chaque secteur des médias
québécois (février 2001) en quatre ou cinq pages incluant des tableaux. Ces textes
présentent un sommaire de la propriété dans chaque secteur : télévision, radio, quotidiens,
hebdomadaires.
- Une seconde série de textes présentent les treize plus importants groupes médiatiques
canadiens. Qui en sont les propriétaires ? Quels sont les actifs de chacun ? Quelle place
occupent -ils dans leur marché respectif ?
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« La concentration, écrit Marc Raboy, est le processus économique et financier qui caractérise
un marché marqué à la fois par la réduction du nombre des acteurs et par l’augmentation de leur
envergure. » Dans le secteur des médias, le concept de concentration renvoie à deux
dimensions : la concentration de la propriété des entreprises et la concentration du contenu
rédactionnel, la seconde pouvant découler de la première. Il existe divers types de
concentration :
La concentration horizontale
On utilise le terme concentration ou intégration horizontale pour définir une situation dans
laquelle une entreprise contrôle, sur un territoire donné, plusieurs unités de production de même
nature qui fabriquent des produits identiques ou similaires. Dans le cas des médias, cela signifie
qu’une entreprise de presse contrôle soit plusieurs titres de journaux, soit plusieurs stations de
télévision, ou encore plusieurs agences de publicité.
L’une des meilleures illustrations de la concentration horizontale est sans doute la croissance du
groupe Hollinger dans la presse quotidienne au cours des années 1990 à l’échelle canadienne.
Au début de la décennie 1990, le groupe de Conrad Black détenait 3 quotidiens au Québec et 21
à l’échelle du pays. Peu à peu, il a investi massivement le secteur de la presse écrite en rachetant
de nombreux journaux dont se défaisait notamment le groupe Thompson et, surtout, en prenant
le contrôle du plus important acteur de cette industrie, la chaîne Southam. En 1999, après ces
multiples transactions, Hollinger détenait, directement ou par l’entremise de ses filiales
Southam, Sterling ou Unimédia, 58 des 105 quotidiens au Canada, soit plus de 42 % du tirage
global.
La concentration verticale
On utilise le terme concentration verticale pour définir une situation dans laquelle une
entreprise contrôle les différentes phases d’un processus de production. Par exemple, Quebecor,
qui publie des quotidiens, des hebdomadaires, des magazines est également présente dans le
secteur de l’imprimerie et dans celui de la distribution (Messageries Dynamiques). La récente
acquisition du réseau de télévision CTV par le géant des télécommunications BCE (Bell Canada
Entreprises) offre un autre exemple de concentration verticale. Voilà en effet un groupe actif
dans la distribution de signaux télévisuels (avec le service de télévision par satellite Bell
ExpressVu) qui devient propriétaire du plus important réseau privé de télévision au Canada.
Cette forme de concentration désigne une situation où une société possède des actifs dans deux
ou plusieurs types de médias (par exemple, journaux-télévision, Internet-journaux, radio-
télévision). L’actualité récente fournit les meilleurs exemples de ce type de concentration.
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Québec, le place dans une situation de propriété croisée journaux-télévision de grande ampleur,
tout particulièrement dans le secteur de l’information.
Une intégration est dite multisectorielle lorsqu’une entreprise contrôle un ou plusieurs types de
médias différents et, dans le même temps, se trouve impliquée dans d’autres activités connexes.
Les AOL Time Warner, Vivendi Universal, Bertelsmann et autres énormes conglomérats qui
dominent, à l’échelle internationale, les divers secteurs de l’information et du divertissement,
constituent la meilleure illustration de ce type d’intégration. Ces conglomérats sont présents
tout autant dans la production que dans la distribution de produits culturels, dans les domaines
du disque, du cinéma, du livre ou du journalisme.
Au Québec, Power Corporation est un exemple de ce type d’intégration. Par sa filiale GESCA
(presse écrite), le groupe est un acteur important des médias qui contrôle aujourd’hui les
quotidiens La Presse, Le Soleil, La Tribune, La Voix de l’Est, Le Nouvelliste, Le Droit , Le
Quotidien. Par ailleurs, il possède des intérêts dans le secteur des services financiers (assurance-
vie et fonds de placement). À l’échelle internationale, sa participation dans Pargesa Holding lui
accorde une présence importante dans quelques grandes entreprises européennes du domaine
des communications, mais également de la production industrielle, de l’énergie et des services
financiers. Avec le développement de la technologie numérique et du phénomène de
« convergence », les contenus voyagent maintenant de plus en plus facilement d’un média à
l’autre, ce qui favorise d’autant plus les stratégies multimédias des grands groupes.
Références
Marc Raboy, Les médias québécois : presse, radio, télévision, inforoute, Montréal, Gaëtan Morin, 2000 (2e éd.), p.
386.
Conseil de l’Europe, Synthesis Report on Media Concentration in Europe, 1992, p. 39-63.
NOTE : Extrait du rapport intitulé La propriété croisée des médias au Canada, présenté par le Centre d’études des
médias de l’Université Laval au Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC) et à
Patrimoine Canada (février 2001), p. 20-21. Voir : [Link]
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croissance dans la nouvelle économie. Avec un taux de croissance record, Internet représente
une plate-forme essentielle pour les entreprises, autant pour le trafic des données que pour les
nouveaux services.
La numérisation du son et des images permet aux médias traditionnels de converger vers les
nouveaux moyens de transmission et notamment Internet. (…) L’accélération de cette
convergence industrielle entre les divers canaux de transport et de diffusion mène à l’émergence
de marchés potentiels importants exigeant des offres de services basés sur le contenu et plus
spécialement sur le couplage de ces contenus sur des plates-formes technologiques particulières.
- Les dépenses
Le coût des ressources humaines . On distingue ici deux grandes catégories : les coûts liés à
la fabrication « intellectuelle » du journal, qui comprennent la rédaction, la documentation
et l’administration, et les coûts liés à sa fabrication « matérielle et technique », qui
comprennent les travaux d’impression, de gravure, de composition, de tirage, etc.
Les coûts de production « matériels ». Il faut compter ici tous les coûts associés à la location
ou à l’achat d’un local, à l’acquisition du matériel pour la rédaction et l’administration, ceux
liés à l’impression (dans plusieurs cas, achat de machinerie), au papier (dont le coût varie
selon les types de publication, le tirage et la pagination), etc.
Les coûts de distribution. Variables d’une publication à l’autre, ils dépendent du poids du
journal, de son aire de diffusion, des procédés de ventes adoptés (abonnement, livraison à
domicile, vente en kiosque...) et des charges inhérentes à ces procédés (frais postaux, frais
de transport, commissions à verser aux vendeurs…). S’ajoutent à cela des coûts
commerciaux (services de prospection, gestion des abonnements) et aussi des frais pour la
récupération des copies invendues.
Note : Certains de ces coûts peuvent être inexistants dans le cas des médias alternatifs ou
communautaires qui font appel à des contributions bénévoles.
- Les revenus
Toutes ces dépenses impliquent que les médias écrits doivent générer des recettes
suffisantes pour rentabiliser leurs investissements, leurs opérations et assurer leur
développement. Ces recettes proviennent des ventes, des subventions diverses octroyées par
les gouvernements et de la publicité.
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Les dernières données de Statistique Canada concernant les journaux et magazines portent
sur l’année 1996. Certes, depuis ce temps les revenus (surtout ceux tirés de la publicité) ont
évolués. La firme de placement publicitaire Carat Expert estime qu’ils ont atteint les 1 951
millions de dollars en 2000 pour les quotidiens, et les 805 millions pour les magazines. Les
données correspondantes pour les annonces classées et les recettes des ventes sont du
domaine privé. On estime habituellement que, pour les journaux, les revenus tirés de la
vente des exemplaires sont égaux aux coûts d’impression.
La télévision et la radio
- La radio privée
Revenus totaux : 1 028 millions de dollars (2000). La publicité représente 98 % des revenus.
- Radio-Canada
Données pour la radio et la télévision publique, à l’exclusion des canaux spécialisés
comptabilisés avec les autres canaux spécialisés. Revenus totaux : 1 443 millions de dollars
(2000). Les crédits parlementaires représentent 65 % (939 millions). Le solde est constitué
des ventes de publicités, des ventes d’émissions et de revenus divers (aucune ventilation
publiée). Il y a très peu de revenus publicitaires pour la radio publique.
NOTE : Sources pour la télévision et la radio : Compilation du Centre d’études sur les médias à partir des
publications suivantes : Statistique Canada, Télédiffuseurs privés 2000, juin 2001 et Radiodiffuseurs privés 2000,
juillet 2001, 56-001-XIF au catalogue; Statistique Canada, Radiodiffusion et télévision 1999, mai 2001, 56-204-
XIB au catalogue; CRTC, Télévision payante et d’émissions spécialisées 1996-2000; Rapport annuel de Radio-
Canada 2000-2001.
Outre les sommes versées aux télévisions publiques et non commerciales, les gouvernements
ont mis en place des mesures d’aide à la production télévisuelle. Ces sommes ne sont pas
versées aux diffuseurs mais aux producteurs indépendants.
- Il existe aussi un programme de soutien aux magazines administré par Patrimoine Canada.
La SODEC a également des budgets d’aide à la production télévisuelle.
- Autres formes d’aide, comme les tarifs postaux réduits, dont la valeur n’est pas connue.
Ces médias sont reconnus dans la Loi canadienne de la radiodiffusion qui stipule, à l’article
3 (1)b, que le système canadien de radiodiffusion est composé d’éléments publics, privés et
communautaires.
Radio communautaire
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communauté dont elle est issue. Voir le site de l’Association des radiodiffuseurs
communautaires du Québec : [Link]
En plus d’exister au Québec, les radios communautaires se retrouvent dans la majorité des
autres pays. Certaines stations appartiennent à des groupes sans but lucratif ou à une
coopérative dont les membres sont les auditeurs. D’autres appartiennent aux étudiants, à des
universités, à des municipalités, à une église ou à des syndicats. Il existe des stations financées
par des dons provenant de l’auditoire, par des agences de développement international, par la
publicité et les gouvernements. Voir le site de l’Association mondiale des radiodiffuseurs
communautaires : [Link]
Télévision communautaire
Les médias sont le centre nerveux de la démocratie. Il existe au Québec, et partout ailleurs dans
le monde, une multitude de publications qui oeuvrent en marge des grands médias. Parmi ces
derniers, on retrouve des médias « alternatifs », qui cherchent à traiter l’actualité selon une
perspective qui recherche le changement social et offre l’occasion de débats et d’analyses qui
permettent de voir autrement les choses. Altermédia est un répertoire de plus de 200 médias
indépendants et alternatifs du Québec qui a pour objectifs de les faire connaître et d’en
promouvoir la fréquentation. Voir : [Link]
Le Centre des médias alternatifs du Québec a été mis sur pied dans la foulée des événements du
Sommet des Amériques pour permettre à ceux qui le désirent de publier des articles, des photos,
des productions radio et vidéo. Le CMAQ embrasse tous les sujets reliés à la mondialisation, à
l’échelle globale comme à l’échelle locale. Il est un forum, un lieu de nouvelles et d’analyses sur
le Web. Voir : [Link].
q PRODUIRE ET COMMUNIQUER SES PROPRES INFORMATIONS
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Apprendre la parole et… la prendre !
À plus d’un égard, produire et communiquer ses propres informations à un ou à des publics
constitue l’une des activités intéressantes à réaliser pour mieux comprendre le rôle des médias et
les divers processus qui interviennent dans la production et la diffusion de l’information. C’est
prendre la parole et en réaliser l’importance pour soi et pour la vie collective de son milieu
immédiat ou élargi. C’est l’occasion d’apprendre à maîtriser diverses technologies d’expression
et de communication auxquelles recourent les médias. C’est apprendre à discerner ce qu’est une
information, à s’interroger sur les intentions de notre communication, sur les faits auxquels il
semble important de donner priorité à la lumière de l’évaluation, du regard que nous leur
apportons et du public auquel nous voulons nous adresser…
C’est aussi bien sûr – peut-être en tout premier lieu – se donner des moyens d’apprendre à
développer ses propres observations sur la réalité qui nous entoure, de s’exprimer sur celle-ci
dans une communication aux autres qui fasse appel à la diversité des genres d’expression. C’est
découvrir qu’il est possible de créer ses propres médias pour dire, autrement et à sa façon, des
choses différentes en les soumettant au jugement de ceux avec qui nous choisissons de
communiquer. C’est enfin, aussi, dès l’école, apprendre à développer sa propre parole de citoyen
en solo ou dans le concert des grands médias.
Documentation intéressante à consulter : Le cédérom 20 ans d’histoire sociale du Québec en images (1200
affiches avec commentaires) produit par le Centre de recherche en imagerie populaire de l’UQAM dirigé par
M. Jean-Pierre Boyer (crip@[Link]).
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GLOSSAIRE
Affectateur
Journaliste chargé de choisir les sujets qui seront abordés et les journalistes qui couvriront lesdits
sujets. Il travaille en étroite collaboration avec le chef de pupitre.
Aiguilleur
Personne qui, dans la production d’une émission de télévision, sélectionne au fur et à mesure
parmi des images filmées par différentes caméras celles qui seront transmises en ondes. Elle fait
fonctionner généralement le matériel d’aiguillage selon des indications qui lui sont données
verbalement par le réalisateur ou un autre responsable de l’équipe de production. Elle doit faire
preuve de concentration tout au long de l’émission afin de réagir promptement aux indications
données.
Animateur
Personne qui assure la coordination d’une émission dans laquelle s’insèrent divers éléments
provenant généralement de sources multiples et qui effectue les transitions entre ces divers
éléments. Lorsque cette personne intervient activement dans une émission réunissant des invités,
il s’agit alors d’un présentateur-modérateur.
Annonceur
Ce sont ceux qui achètent des espaces ou du temps pour publiciser leurs produits ou leurs services
dans les médias. L’annonceur s’intéressera d’autant plus à un média que celui-ci lui offrira un
contact spécifique avec le public qu’il veut rejoindre. Il est donc amené à choisir certains médias
plutôt que d’autres. Les critères de sélection des annonceurs peuvent se faire sur le nombre de
lecteurs, d’auditeurs ou de téléspectateurs, leur âge, leur catégorie socioprofessionnelle, leur
répartition géographique, leur proximité par rapport au service ou au produit qu’il vend.
Selon la nature des biens qu’il souhaite vendre, l’annonceur recherche un public plus large ou
plus spécialisé, ou encore disposant d’un pouvoir d’achat lui permettant d’accéder au type de
produits proposés. Il a donc intérêt à acheter les emplacements qui lui offre le meilleur rapport
possible avec des acheteurs potentiels. Pour connaître quel média écrit correspond à ces critères,
les annonceurs s’appuient entre autres sur les mesures industrielles des lectorats et des auditoires.
Attaché de presse
Spécialiste salarié par une entreprise, une administration, une association pour promouvoir sa
communication auprès de la presse.
Caricaturiste
Personne qui réalise des dessins humoristiques au regard d’événements ou de personnages de
l’actualité dans un magazine ou un journal, dans le but de faire réfléchir et d’amuser les lecteurs.
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Elle réalise ses dessins à la main ou à l’aide d’un logiciel de dessin et peut ajouter une légende ou
quelques mots pour aider à saisir le contexte ou ajouter à la blague.
Chroniqueur
Personne chargée d’une chronique (économique, juridique, politique, sportive) à la radio, à la
télévision, dans la presse écrite ou sur Internet.
Commanditaire
Annonceur qui patronne une émission ou qui achète de la publicité dans une émission spécifique.
Correcteur d’épreuves
Personne qui lit les textes retranscrits aux fins de publication afin de relever les fautes
d’orthographe ou de frappe et d’indiquer les corrections à faire. Elle veille à ce que les épreuves
correspondent à la copie fournie; elle indique clairement ses corrections afin que la copie destinée
au montage puis à l’impression soit la plus parfaite possible.
Correspondant
Journaliste envoyé en mission (en province ou à l’étranger) par le journal, l’agence de presse, la
station de radio ou la chaîne de télévision dont il dépend. Il est chargé de lui faire parvenir
régulièrement des informations. L’expression est aussi utilisée pour décrire le journaliste qui
couvre les travaux d’un parlement (correspondant parlementaire).
Critique
Journaliste chargé d’établir le compte rendu d’une manifestation à caractère culturel ou sportif
accompagné d’un jugement personnel.
Directeur du marketing
Il a pour tâche de concevoir des stratégies et des actions de promotion pour aller chercher des
publics nouveaux tout en gardant les anciens. Son rôle est de « vendre » le média pour lequel il
travaille à des publics. Le service de marketing est de plus en plus associé étroitement au service
de la publicité et aux services liées à la rédaction, dans la presse écrite, et à la programmation,
dans les médias électroniques.
Droits de diffusion
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Somme d’argent devant être payée en échange du droit de diffuser une œuvre musicale. Au
Canada, la Société canadienne des auteurs, compositeurs et éditeurs de musique se charge de
percevoir ces sommes auprès des diffuseurs et de les distribuer aux artistes.
Voir : [Link]
Éclairagiste
Personne qui s’occupe de produire l’éclairage et les jeux de lumière pour le tournage de films ou
d’émissions de télévision, ou pour des spectacles sur scène. À cette fin, elle établit les besoins
d’éclairage et d’atmosphère visuelle avec l’équipe de production, conçoit et réalise les plans
d’éclairage en fonction des lieux et détermine le matériel nécessaire. Elle installe et règle
l’équipement d’éclairage en cours de production, le démonte après utilisation et veille à son
entretien. Elle se préoccupe de répondre adéquatement aux besoins d’éclairage (intensité,
emplacement, couleur, atmosphère, effets visuels, etc.) et d’assurer le bon fonctionnement de
l’équipement tout au long de la production.
Éditeur
Il s’agit de la personne responsable de la publication d’un journal. Cette personne peut être elle-
même propriétaire du média ou avoir été désignée par ce dernier.
Envoyé spécial
Journaliste dépêché ponctuellement par un média d’information sur les lieux d’un événement au
moment où il se déroule.
Graphiste
Personne qui conçoit, réalise et met en page du matériel graphique et visuel (images fixes,
montages de textes et d’images, graphiques, etc.) généralement destiné à des publications
imprimées (livres, revues, journaux, affiches publicitaires, etc.). À cette fin, elle analyse les
besoins du client, prépare des esquisses, les présente pour approbation, apporte des corrections,
s’il y a lieu, et réalise ou fait réaliser le matériel dans sa forme finale à l’aide de logiciels de
conception et de traitement graphique. Lorsque l’essentiel de son travail s’effectue au moyen de
nouvelles technologies de l’information, on la désigne plutôt sous le nom d’infographiste. Elle
peut, dans ce cas, appliquer ses compétences dans d’autres domaines que l’imprimé, notamment
en production audiovisuelle ou multimédia (design de pages-écrans destinées à des publications
électroniques, des cédéroms, des sites Web, etc.). Elle doit faire preuve de créativité et de sens
artistique afin de créer des concepts visuels originaux, bien adaptés aux besoins de
communication du client et aux caractéristiques du public cible.
Illustrateur
Personne qui conçoit et réalise, à la main ou à l’aide d’un logiciel de dessin, des illustrations
destinées à représenter en images divers contenus d’information à caractère réaliste ou fantaisiste,
pour les besoins d’un imprimé (livre, revue, affiche publicitaire, emballage ou couverture d’un
produit, etc.) ou d’une production électronique (publicité ou émission télévisée, vidéo, film,
produit multimédia). Elle peut travailler à son compte ou dans une entreprise du domaine des
communications (agence de publicité, maison d’édition, studio de graphisme, etc.) et se
spécialiser dans un type particulier d’illustration (enfantine, publicitaire, éditoriale, humoristique,
scientifique, etc.). Elle peut également faire du dessin d’animation ou de l’illustration par
ordinateur. Elle se préoccupe de bien saisir le sens du texte, l’idée, l’émotion ou le concept à
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illustrer et de produire des illustrations originales afin de répondre aux besoins de communication
des clients.
Infographiste
Personne qui, à l’aide de logiciels de conception graphique et de traitement visuel de
l’information, conçoit et réalise le design visuel de pages destinées à l’impression ou de pages-
écrans destinées à une production audiovisuelle ou multimédia. À cette fin, elle prend
connaissance du concept du produit ou des spécifications fournies et, selon le type de produit
auquel elle travaille (livre, revue, affiche, film d’animation, publicité télévisée, cédérom, site
Web, etc.), conçoit ou agence des composantes visuelles et graphiques variées (dessins
d’illustration, images de synthèse, titres et autres éléments calligraphiques, montage d’images et
de textes, graphiques et tableaux de données, etc.), fixes ou animées, en deux ou trois dimensions.
Elle s’efforce de traiter efficacement tous les aspects artistiques et techniques afin de mettre au
point le véhicule le plus efficace et esthétique possible pour transmettre l’information donnée.
Ingénieur du son
Personne qui planifie le matériel et les méthodes d’enregistrement du son en vue d’assurer la
qualité sonore d’un film, d’une émission télévisuelle ou d’un disque. À cette fin, elle établit les
besoins en matériel en fonction des lieux et du déroulement prévu de la production, détermine la
position et la distance des micros fixes, prévoit les déplacements des micros mobiles, règle, à
l’aide de techniques acoustiques, les problèmes d’intensité sonore, de bruits indésirables ou
d’écho, et supervise l’installation du matériel de son ainsi que le travail des techniciens au cours
des enregistrements et des séances de mixage des bandes sonores. Elle veille à avoir une
connaissance approfondie des appareils et des techniques de son afin de tirer le meilleur
rendement possible des équipements et de prévoir un plan fonctionnel d’enregistrement qui
permettra d’obtenir une qualité sonore aussi parfaite que possible.
Journaliste
Le journaliste est celui dont le métier est de rapporter l’événement au bénéfice de ceux qui n’ont
pu y assister, ou de permettre à ceux qui en ont été témoins de pondérer leur jugement en le
confrontant avec un commentaire externe, avec des données additionnelles. En ce sens, il n’est
pas là pour indiquer ce qu’il faut penser, ni pour louanger ou réprimander qui que ce soit. Il est là
pour témoigner. Il est l’œil délégué par le lecteur, l’oreille qui doit écouter ce qui se dit, la bouche
qui, par procuration, doit poser les questions les plus pertinentes, au nom de tous ceux qui n’ont
pas accès à cette information de première main. (source : Sormany, p. 25)
Le journaliste est une personne qui exécute, en vue de la diffusion d’informations dans le public,
une ou plusieurs des tâches suivantes : recherche de l’information, reportage, interview; rédaction
ou préparation de comptes rendus, d’analyses, de commentaires ou de chroniques spécialisées;
traduction et adaptation de textes; photographies de presse; reportage filmé ou électronique;
secrétariat de rédaction (assignation du personnel, vérification de textes, titrage et mise en page,
et l’équivalent dans la presse parlée); dessin de caricatures sur l’actualité; dessin et graphisme
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d’information; animation, réalisation ou supervision d’émissions ou de films sur l’actualité;
direction des services d’information, d’affaires publiques ou de services assimilables;
enseignement du journalisme. (source : Fédération professionnelle des journalistes du Québec)
Monteur
Personne qui assemble dans l’ordre du scénario les différentes séquences filmées séparément en
vue de composer la bande-image finale d’un film ou d’une émission télévisée. À cette fin, elle
analyse le matériel filmé en collaboration avec le réalisateur, détermine les séquences nécessaires
à la continuité logique de l’action, choisit les meilleures images pour chaque séquence, élimine
les images superflues et procède au raccord des segments de pellicule correspondants. Elle se
préoccupe de produire une bande-image qui reflétera les attentes du réalisateur quant au contenu,
à l’ambiance visuelle recherchée et à l’esthétique des images afin de mettre au point un produit de
qualité.
Narrateur
La personne à la narration effectue la lecture orale de textes, descriptifs ou narratifs, ou interprète
des dialogues de personnages aux fins d’enregistrement d’une émission radiophonique, d’un
message de boîte vocale ou d’une bande sonore destinée à accompagner la bande-image d’une
production audiovisuelle (film, émission de télévision, vidéo, produit multimédia) ou à traduire la
bande sonore originale. Elle veille à soigner sa diction et à faire preuve d’adaptation afin de
pouvoir lire un texte avec l’intonation appropriée au sens, à l’émotion et au personnage interprété.
S’il y a lieu, elle doit aussi veiller à synchroniser sa lecture ou son interprétation avec l’image,
selon les instructions qui lui sont données.
Perchiste
Personne qui, sur un plateau de télévision ou de cinéma, en studio d’enregistrement ou sur scène,
s’occupe de déplacer, à l’aide d’une perche réglable, un microphone mobile en vue de le
maintenir à la distance requise de personnes ou de situations en mouvement. Elle veille à
manipuler l’équipement avec dextérité et précision afin que la prise de son soit constante et à
s’assurer que les instruments et leurs ombres demeurent invisibles dans l’image ou le décor de la
scène.
Photographe de presse
Personne qui prend des photographies des personnages et des événements d’actualité destinées à
être publiées dans un magazine, un journal ou tout autre type de publication en vue d’illustrer les
nouvelles ou les reportages. À cette fin, elle se rend sur les lieux de l’événement avec son
matériel, prend plusieurs photographies, identifie les clichés en fonction de l’événement et envoie
développer ou développe elle-même les [Link]
Personne collaborant à la rédaction dans une entreprise de presse qui est rémunérée à la tâche. Le
terme peut désigner des journalistes professionnels ne disposant pas d’un salaire régulier. Il peut
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aussi désigner des collaborateurs de la presse ayant une profession principale (écrivain,
universitaire).
Le programmateur est la personne qui fait le lien entre les publics et la direction d’une station de
radio ou de télévision. Elle a pour mandat de développer une programmation qui plaira au plus
grand public possible et satisfera les exigences financières et éditoriales des propriétaires et des
gérants de la chaîne. Ses prises de décision doivent tenir compte de trois groupes dont les intérêts
ne sont pas nécessairement complémentaires. Le programmateur doit se soumettre aux
contraintes financières des actionnaires, obéir aux réglementations de l’État et satisfaire les
attentes des publics.
Radiodiffuseur
Personne ou compagnie exploitant une station de radio.
Réalisateur
Personne qui est responsable du processus de création artistique et technique entourant la
réalisation d’une émission de télévision ou d’un film et qui dirige l’ensemble du travail selon sa
vision du contenu et la manière dont elle choisit de le traiter. À cette fin, elle dirige le
déroulement de la diffusion, elle oriente al conception et la réalisation de la scénographie (décors,
costumes, musique, éclairage, prises de vue, effets spéciaux, etc.) et elle participe à toutes les
décisions importantes d’ordre artistique, matériel ou technique. Elle veille à ce que le produit soit
réalisé dans les délais et le budget prévus afin de satisfaire les attentes du producteur.
Recherchiste
Personne qui s’occupe de trouver, d’acquérir, de sélectionner et de préparer, pour les fins d’une
production artistique, médiatique ou électronique (émission de radio ou de télévision, film, etc.),
les données et les documents nécessaires à l’élaboration du contenu. À cette fin, elle consulte des
spécialistes sur les sujets en cause, de la documentation imprimée ou audiovisuelle, des bases de
données, des banques d’images ou de sons en vue de recueillir de l’information et elle effectue
parfois des démarches pour acquérir certains documents écrits, visuels ou sonores ou pour vérifier
les droits existants sur les oeuvres afin que des ententes d’utilisation soient prises. Elle peut
également rassembler des documents en vue de leur utilisation par l’équipe de production,
préparer des résumés de recherche ou s’occuper de rechercher et de contacter les personnes en
vue de leur participation à une émission de télévision ou de radio.
Reporter
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Journaliste qui se déplace sur les lieux d’un événement pour pouvoir relater les choses qu’il a
observées en qualité de témoin oculaire. Le reporter réalise aussi des enquêtes. Voir : reportage.
Réseau
Organisation regroupant plusieurs médias diffusant une ou plusieurs émissions identiques et
parfois simultanément. Voir aussi : concentration, convergence technologique.
Télédiffuseur
Personne ou compagnie exploitant une chaîne de télévision.
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