APPRECIATION DU VECU PSYCHOLOGIQUE DES PERSONNES VIVANT AVEC LE VIH-SIDA
CONSULTANT L’UNITE DE PRISE EN CHARGE DE L’HOPITAL DE LA POLICE DE BAFOUSSAM
DEDICACE
REMERCIEMENTS
REDIGE PAR FOTSO NGUECHOU ANGE NICANOR 0
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L’élaboration de ce travail n’aurait pu être menée à bien sans le soutien moral,
intellectuel et logistique de toutes les personnes qui, par leur générosité, leur
bienveillance et leur engagement, ont contribué de près ou de loin à sa réalisation.
Nous exprimons ici notre profonde gratitude à:
L’encadreur académique…………………………………………………………
Au Professeur DJIENA WEMBOU Michel Cyr, Fondateur de l’Institut Universitaire
Royal de Baboutcha-Nintcheu (IURB), pour sa vision d’un enseignement supérieur
accessible et de qualité dans le département du Haut-Nkam.
Monsieur KADJI Jean Pierre, Chef d’établissement de l’IURB, pour son
accompagnement constant et bienveillant tout au long de notre parcours
académique.
Au Docteur FOSSI Victorin, Directeur des affaires académiques, pour sa
disponibilité, sa rigueur, ses conseils éclairés, et surtout pour avoir su nous
enseigner et nous encadrer avec la patience d’un éducateur et l’attention d’un parent.
Le bon DIEU pour tout ses bienfaits dans ma vie.
À tous ceux et celles qui ont contribué de près où de loin à l'aboutissement de ce
travail.
AUTORISATION DE SOUTENANCE
Je soussigné, NJOYA NGAPOUT SOULEY , certifie que la présente étude intitulée «
Appreciation du Vécu psychologique des personnes vivant avec le VIH-SIDA
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consultant L`Unite de Prise En Charge de l’hôpital de la police de Bafoussam » est le
fruit des travaux de FOTSO NGUECHOU ange nicanor, étudiante en quatrieme année
en SCIENCE INFIRMIERE à l’IURB de Bafang. Ce mémoire est une œuvre originale et
n’a jamais été présenté auparavant en vue de l’obtention d’un diplôme ou d’un grade
universitaire.
En foi de quoi, la présente attestation lui est délivrée pour servir et valoir ce que de
droit.
Fait à bafang, le …………………
LE DIRECTEUR DE MÉMOIRE
SOMMAIRE
AUTORISATION DE SOUTENANCE
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SOMMAIRE i
LISTE DES ABRÉVIATIONS iv
LISTE DES TABLEAUX v
RESUME vi
ABSTRACT vii
CHAPITRE I : PROBLEMATIQUE 11
CHAPITRE ll: CADRE GENERAL DE L'ETUDE 23
CHAPITRE III : MÉTHODOLOGIE 36
CHAPITRE IV: ANALYSE ET INTERPRETATION DES RESULTAS 48
CHAPITRE V : DISCUSSION DES RÉSULTATS 56
CONCLUSION GÉNÉRALE 60
RECOMMANDATIONS 61
RÉFÉRENCES BIBLIOGRAPHIQUE 62
ANNEXES 65
TABLE DES MATIERES 73
LISTE DES ABRÉVIATIONS
PVVIH : Personnes Vivant avec le VIH
VIH : Virus de l'Immunodéficience Humaine
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SIDA : Syndrome d'Immunodéficience Acquise
UPEC : Unité de Prise en Charge
OMS : Organisation Mondiale de la Santé
ONUSIDA : Programme Commun des Nations Unies sur le VIH/SIDA
ECDC : European Centre for Disease Prevention and Control (Centre Européen de
Prévention et de Contrôle des Maladies)
CRERSH : Comité Régional d'Éthique pour la Recherche en Santé Humaine
ARV : Antirétroviraux
HAART : Highly Active Antiretroviral Therapy (Thérapie Antirétrovirale Hautement
Active)
CD4 : Lymphocytes T-CD4 (cellules du système immunitaire ciblées par le VIH)
HAD : Hospital Anxiety and Depression Scale (Échelle d'Anxiété et de Dépression
Hospitalière)
PSS-10 : Perceived Stress Scale (Échelle de Stress Perçu – version 10 items)
ACP : Analyse en Composantes Principales
Khi² : Test du Khi-deux (test statistique)
UNAIDS : Joint United Nations Programme on HIV/AIDS (équivalent anglais
d’ONUSIDA)
MSF : Médecins Sans Frontières
DSM-IV-TR : Diagnostic and Statistical Manual of Mental Disorders, Fourth Edition,
Text Revision (Manuel Diagnostique et Statistique des Troubles Mentaux, 4e édition,
version révisée)
VIS : Virus de l’Immunodéficience Simienne (ancêtre du VIH)
PSS : Perceived Stress Scale (Échelle de Stress Perçu)
COPE : Coping Orientation to Problems Experienced (outil de mesure des stratégies
d’adaptation)
LISTE DES TABLEAUX
Tableau 1 ; : prévalence des troubles psychiques chez les PVVIH 31
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Tableau 2 : Facteurs influençant la résilience des PVVIH 32
Tableau 3 : Chronogramme des activités 42
Tableau 4 : Consideration’s financières 43
Tableau 5 : relatif aux informations des participants 46
Tableau 6 : relatif a la réactions des participants a l’annonce de la séropositivité 46
Tableau 7 : relatif aux premiers sentiments ressentis apres l’annonce du diagnostic 47
Tableau 8 : relatif a l’etat emotionnel actuel des participants 47
Tableau 9 : relatif aux difficultes psychologiques rencontrees depuis le diagnostic 47
Tableau 10 : relatif aux experiences de stigmatisations liees au VIH 48
Tableau 11 : : relatif aux experiences dediscrimination liees au VIH 48
Tableau 12 : relatif a celui a qui le statut serologique a été revele 48
Tableau 13 : relatif au niveau de soutient social 49
Tableau 14 : relatif aux personnes apportant du soutient psychologique 49
Tableau 15 : relatif aux mécanismes d’adaptation psychologique utilises pour faire face au SIDA
49
Tableau 16 : relatif aux activités ou pratiques contribuant au bien-être psychologique 50
Tableau 17 : relatif aux besoins psychologiques et sociaux exprimes par les participants 50
Tableau 18 : relatif aux suggestions des participants por ameliorer la prise en charge
psychologique a L’UPEC 51
RESUME
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Le VIH/SIDA demeure un enjeu majeur de santé publique, particulièrement en
Afrique subsaharienne, où il affecte des millions de personnes malgré les progrès
médicaux. Au-delà de ses implications biologiques, les personnes vivant avec le VIH
(PVVIH) doivent faire face à des défis psychologiques significatifs, notamment
l’anxiété, la dépression, la stigmatisation et l’isolement social. Ces expériences
subjectives influencent profondément leur bien-être et leur qualité de vie, rendant
essentielle une prise en charge qui ne soit pas uniquement biomédicale, mais qui
intègre aussi une dimension psychologique et sociale. Cette étude s’inscrit dans une
approche qualitative et vise à analysee le vécu psychologique des PVVIH consultant
l’Unité de Prise en Charge (UPEC) de l’hôpital de la Police de Bafoussam. À travers
des entretiens individuels, elle cherche à explorer les perceptions, émotions et
stratégies d’adaptation développées par ces patients face aux défis psychologiques
qu’ils rencontrent. L’accent sera mis sur leurs expériences personnelles, les
ressources sur lesquelles ils s’appuient et les besoins psychosociaux qu’ils
expriment. En adoptant une approche phénoménologique, cette recherche permettra
de recueillir des récits de vie riches en significations, mettant en lumière les réalités
vécues par les PVVIH au-delà des chiffres et des statistiques. L’échantillon sera
constitué selon le principe de saturation des données, garantissant ainsi une
diversité d’expériences représentatives du contexte étudié. L’analyse suivra une
démarche thématique, permettant d’identifier les grandes tendances émergentes
des témoignages recueillis. Les résultats attendus offriront une meilleure
compréhension du vécu psychologique des PVVIH et des leviers pouvant favoriser
leur résilience. Cette étude contribuera également à formuler des recommandations
adaptées pour renforcer l’accompagnement psychologique et social de ces patients,
tout en sensibilisant les acteurs de santé et la société à l’importance de lutter contre
la stigmatisation et l’exclusion sociale.
Mots-clés : VIH/SIDA, vécu psychologique, personne. UPEC
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ABSTRACT
HIV/AIDS remains a major public health issue, particularly in sub-Saharan Africa,
where it affects millions of people despite medical advancements. Beyond its
biological impact, people living with HIV (PLHIV) face significant psychological
challenges, including anxiety, depression, stigma, and social isolation. These
subjective experiences deeply influence their well-being and quality of life,
highlighting the need for a care approach that extends beyond biomedical treatment
to include psychological and social support. This study adopts a qualitative
approach and aims to understand the psychological experiences of PLHIV attending
the Care Unit (UPEC) at the Police Hospital in Bafoussam. Through individual
interviews, it seeks to explore their perceptions, emotions, and coping strategies in
response to the psychological challenges they face. The focus will be on their
personal narratives, the resources they rely on, and their expressed psychosocial
needs. Using a phenomenological approach, this research will gather rich,
meaningful life stories, shedding light on the realities experienced by PLHIV beyond
numbers and statistics. The sample will be determined based on data saturation,
ensuring a diverse range of representative experiences. The analysis will follow a
thematic approach, identifying key emerging patterns from the participants’
testimonies. The expected findings will provide a deeper understanding of the
psychological experiences of PLHIV and the factors that shape their resilience. This
study will also contribute to the development of tailored recommendations to
strengthen psychological and social support for these individuals, while raising
awareness among healthcare professionals and society about the importance of
combating stigma and social exclusion.
Keywords : HIV/AIDS, psychological experience, person. UPE
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INTRODUCTION
Le VIH/SIDA est une infection Virale Causé par le Virus d'immunodéficience
humaine représente un probleme majeur de santé publique sur le plan mondiale et
particulièremenent en Afrique Subsaharienne. Malgré les avancées scientifiques
dans la prévention et le traitement, cette infection continue d’affecter des millions de
personnes, entraînant des complications biologiques ainsi que des conséquences
psychologiques et sociales significatives [1].Au Cameroun, le taux de prévalence du
VIH reste préoccupant, et les personnes vivant avec le VIH (PVVIH) doivent faire face
à de multiples défis, notamment la gestion du traitement et la stigmatisation sociale
[2]. Ces facteurs peuvent avoir un impact profond sur leur bien-être psychologique,
influençant leur adhésion au traitement et leur qualité de vie globale. Le diagnostic
de la maladie, les traitements antirétroviraux, la peur du rejet et l’isolement social
sont souvent associès à une augmentation de l’anxiété, de la dépression et à une
diminution de l’estime de soi [3].Dans ce contexte, une prise en charge efficace ne
saurait être uniquement biomédicale. L’Organisation mondiale de la santé [4]
souligne la nécessité d’une approche intégrée qui inclut un soutien psychologique et
social afin de mieux répondre aux besoins des PVVIH.L’Unité de Prise en Charge
(UPEC) de l’hôpital de la Police de Bafoussam est l’un des centres dédiés au suivi et
au traitement des PVVIH dans la région de l’Ouest du Cameroun. Cependant, la
compréhension du vécu psychologique des patients fréquentant cette structure
reste incomplète. Il est donc essentiel d’explorer les défis psychologiques auxquels
ils sont confrontés ainsi que les stratégies qu’ils développent pour y faire face. Ce
mémoire de recherche visait à apprecier le vécu psychologique des PVVIH
consultant l’UPEC de l’hôpital de la Police de Bafoussam. Ainsi notre travail s'articule
autour des points suivants: problématique, cadre de recherche, méthodologie,
présentations et analyse des résultats, discussion, conclusion et recommandations.
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CHAPITRE I : PROBLEMATIQUE
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I-CONTEXTE DE LETUDE
1.1-CONTEXTE MONDIAL DU VÉCU PSYCHOLOGIQUE DES PERSONNES VIVANT
AVEC LE VIH/SIDA
L'infection par le virus de l'immunodéficience humaine (VIH) demeure l'un des
principaux problèmes de santé publique dans le monde. Malgré les progrès réalisés
dans le dépistage, la prévention et la prise en charge thérapeutique, le VIH continue
d'avoir un impact considérable sur la santé physique, psychologique, sociale et
économique des personnes infectées. Grâce à l'amélioration de l'accès aux
traitements antirétroviraux (TAR), le VIH est désormais considéré comme une
maladie chronique, permettant aux personnes vivant avec le VIH (PVVIH) d'avoir une
espérance de vie proche de celle de la population générale lorsqu'elles bénéficient
d'un suivi adéquat [5].
Selon l'Organisation mondiale de la Santé (OMS), environ 40,8 millions de
personnes vivaient avec le VIH dans le monde à la fin de l'année 2024. Au cours de la
même année, près de 1,3 million de nouvelles infections et environ 630 000 décès
liés au sida ont été enregistrés, montrant que l'épidémie demeure un défi majeur de
santé publique malgré les progrès accomplis [6].
Au-delà des manifestations cliniques de la maladie, le VIH constitue une source
importante de souffrance psychologique. L'annonce du diagnostic est souvent vécue
comme un événement traumatisant, provoquant des réactions émotionnelles telles
que le choc, la peur, l'anxiété, la tristesse, la colère, le déni et parfois des idées
suicidaires [7]. Les personnes vivant avec le VIH sont également confrontées à des
préoccupations liées à l'évolution de leur état de santé, au risque de transmettre
l'infection à leurs partenaires ainsi qu'aux conséquences sociales de leur statut
sérologique.
Les études montrent que les troubles psychologiques, notamment la dépression
et l'anxiété, sont plus fréquents chez les personnes vivant avec le VIH que dans la
population générale [8]. Ces troubles influencent négativement l'observance
thérapeutique, la qualité de vie, les relations sociales ainsi que les résultats cliniques.
De ce fait, l'intégration de la santé mentale dans les programmes de prise en charge
du VIH est aujourd'hui reconnue comme une priorité internationale.
Par ailleurs, la stigmatisation et la discrimination demeurent parmi les principaux
déterminants du vécu psychologique des personnes vivant avec le VIH. Dans
plusieurs pays, les personnes séropositives continuent d'être victimes de rejet
familial, d'exclusion sociale, de discrimination en milieu professionnel et parfois
même de refus de certains services de santé [8,9]. Cette stigmatisation favorise
l'isolement social, diminue l'estime de soi et augmente le risque de dépression et
d'anxiété.
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Face à ces difficultés, les personnes vivant avec le VIH développent diverses
stratégies d'adaptation psychologique, notamment le recours au soutien familial, aux
groupes de soutien, aux professionnels de santé, à la spiritualité et à une meilleure
observance thérapeutique. Selon le modèle transactionnel du stress et du coping de
Lazarus et Folkman, les ressources personnelles et sociales mobilisées par les
individus influencent fortement leur capacité d'adaptation face au stress généré par
la maladie [10].
Conscientes de ces enjeux, l'OMS et l'ONUSIDA recommandent l'intégration
systématique des services de santé mentale et du soutien psychosocial dans les
programmes de prise en charge des personnes vivant avec le VIH afin d'améliorer
leur qualité de vie, leur adhésion au traitement et leur bien-être psychologique [11].
1.2. Contexte européen du vécu psychologique des personnes vivant avec le
VIH/SIDA
En Europe, les progrès réalisés dans la prévention, le dépistage précoce et l'accès
aux traitements antirétroviraux ont considérablement amélioré le pronostic des
personnes vivant avec le VIH (PVVIH). Selon le rapport conjoint du Centre européen
de prévention et de contrôle des maladies (ECDC) et du Bureau régional de
l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) pour l'Europe, près de 2,6 millions de
personnes vivent avec le VIH dans la Région européenne de l'OMS. En 2023, 112 883
nouveaux diagnostics de VIH ont été enregistrés dans 47 des 53 pays de cette
région, dont 24 731 dans les pays de l'Union européenne et de l'Espace économique
européen (UE/EEE) [11].
Malgré ces avancées thérapeutiques, le vécu psychologique des personnes vivant
avec le VIH demeure une préoccupation majeure. L'annonce du diagnostic est
souvent accompagnée d'un choc émotionnel, d'une anxiété importante, d'un
sentiment d'incertitude face à l'avenir et d'une peur persistante de la stigmatisation.
De nombreuses personnes rapportent également des difficultés liées à l'acceptation
de leur statut sérologique, à la divulgation de celui-ci à leurs proches et à la crainte
d'être rejetées dans leur environnement familial, social ou professionnel [13].
La stigmatisation reste un obstacle important à la qualité de vie des personnes
vivant avec le VIH en Europe. Bien que plusieurs pays européens disposent de
politiques de lutte contre les discriminations, certaines personnes continuent d'être
confrontées à des attitudes négatives, à l'autostigmatisation et à un isolement social.
Ces expériences peuvent favoriser le développement de troubles anxieux, de
dépression et d'une diminution de l'estime de soi, compromettant parfois
l'observance thérapeutique et la continuité des soins [14].
Afin d'améliorer le bien-être des personnes vivant avec le VIH, plusieurs pays
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européens ont intégré le soutien psychologique dans les programmes de prise en
charge. Cette approche multidisciplinaire associe le suivi médical,
l'accompagnement psychologique, les interventions sociales et les groupes de
soutien, avec pour objectif d'améliorer la qualité de vie, l'adhésion au traitement et
l'inclusion sociale des personnes concernées [15].
Ainsi, malgré les progrès remarquables enregistrés dans la prise en charge
médicale du VIH en Europe, les dimensions psychologiques et sociales demeurent
essentielles. Le renforcement des services de santé mentale, la lutte contre la
stigmatisation et l'amélioration du soutien psychosocial restent des priorités pour
assurer une prise en charge globale des personnes vivant avec le VIH.
1.3. Contexte africain du vécu psychologique des personnes vivant avec le VIH/SIDA
L'Afrique demeure le continent le plus touché par l'épidémie du virus de
l'immunodéficience humaine (VIH). Malgré les progrès considérables réalisés dans
la prévention, le dépistage et l'accès aux traitements antirétroviraux, le VIH constitue
toujours un défi majeur de santé publique. Les personnes vivant avec le VIH (PVVIH)
sont confrontées non seulement aux conséquences médicales de la maladie, mais
également à d'importantes répercussions psychologiques, sociales et économiques
[16].
Selon le Programme commun des Nations Unies sur le VIH/sida (ONUSIDA),
l'Afrique concentre la majorité des personnes vivant avec le VIH dans le monde. Les
efforts déployés par les gouvernements, les organisations internationales et les
partenaires techniques ont permis d'améliorer l'accès au dépistage et aux
traitements antirétroviraux, contribuant ainsi à une réduction significative des
nouvelles infections et des décès liés au sida. Toutefois, l'épidémie continue
d'exercer une lourde charge sur les systèmes de santé et sur la qualité de vie des
personnes concernées [17].
Sur le plan psychologique, l'annonce du diagnostic de VIH est souvent vécue
comme un événement traumatisant. De nombreuses personnes développent des
sentiments de peur, d'anxiété, de tristesse, de culpabilité, de colère ou de désespoir.
Ces réactions émotionnelles sont souvent aggravées par la crainte de la mort, les
difficultés économiques, l'incertitude concernant l'avenir ainsi que la peur de
transmettre l'infection à leurs partenaires ou à leurs enfants [18].
La stigmatisation et la discrimination demeurent des réalités importantes dans
plusieurs pays africains. Les personnes vivant avec le VIH peuvent être victimes de
rejet familial, d'exclusion sociale, de discrimination dans les établissements de santé,
sur leur lieu de travail ou au sein de leur communauté. Cette stigmatisation favorise
l'isolement social, la diminution de l'estime de soi, la dépression et parfois le refus
du dépistage ou l'abandon du traitement antirétroviral [19].
Face à ces difficultés, les personnes vivant avec le VIH développent différentes
stratégies d'adaptation psychologique. Le soutien familial, l'accompagnement des
professionnels de santé, les groupes de parole, les associations communautaires, la
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spiritualité et l'observance thérapeutique constituent des ressources essentielles
favorisant l'acceptation de la maladie et l'amélioration de la qualité de vie. Les
recommandations de l'Organisation mondiale de la Santé insistent sur la nécessité
d'intégrer les soins de santé mentale et le soutien psychosocial dans les
programmes de lutte contre le VIH afin d'assurer une prise en charge globale et
centrée sur la personne [20].
Ainsi, bien que les avancées médicales aient considérablement amélioré le
pronostic des personnes vivant avec le VIH en Afrique, le vécu psychologique reste
marqué par des défis importants. La compréhension de ces difficultés est
indispensable pour développer des interventions adaptées visant à renforcer le bien-
être psychologique, l'adhésion au traitement et la qualité de vie des personnes vivant
avec le VIH.
1.4. Contexte du vécu psychologique des personnes vivant avec le VIH/SIDA en
Afrique subsaharienne
L'Afrique subsaharienne demeure la région du monde la plus fortement touchée
par l'épidémie de l'infection à VIH. Malgré les progrès considérables réalisés au
cours des deux dernières décennies en matière de prévention, de dépistage et
d'accès aux traitements antirétroviraux, cette région concentre encore la majorité
des personnes vivant avec le VIH (PVVIH). Selon l'ONUSIDA, environ 53 % des
personnes vivant avec le VIH dans le monde résident en Afrique orientale et australe,
tandis que près de 20 % vivent en Afrique occidentale et centrale, faisant de l'Afrique
subsaharienne l'épicentre mondial de l'épidémie [21].
Les efforts des gouvernements, des organisations internationales et des
partenaires techniques ont permis d'améliorer l'accès aux soins et aux traitements
antirétroviraux. En 2023, une proportion importante des personnes vivant avec le VIH
connaissait son statut sérologique et bénéficiait d'un traitement antirétroviral, ce qui
a contribué à réduire significativement la mortalité liée au sida. Toutefois, les
inégalités d'accès aux soins, la pauvreté, les insuffisances des systèmes de santé et
les difficultés socio-économiques continuent de limiter les progrès dans plusieurs
pays de la région [22].
Au-delà des aspects biomédicaux, le vécu psychologique des personnes vivant
avec le VIH en Afrique subsaharienne demeure particulièrement préoccupant.
L'annonce du diagnostic est souvent vécue comme un événement traumatisant,
entraînant des réactions de peur, de tristesse, de colère, d'anxiété, de culpabilité et
parfois de déni. Ces réactions émotionnelles sont renforcées par la crainte de la
stigmatisation, du rejet familial, de la perte du statut social ou de l'emploi, ainsi que
par les difficultés financières liées à la maladie [23].
La stigmatisation et la discrimination constituent encore des obstacles majeurs à
la prise en charge du VIH en Afrique subsaharienne. Dans plusieurs communautés,
les croyances culturelles, les préjugés et la méconnaissance de la maladie exposent
les personnes vivant avec le VIH à des attitudes discriminatoires pouvant entraîner
leur isolement social. Cette stigmatisation affecte profondément leur santé mentale,
REDIGE PAR FOTSO NGUECHOU ANGE NICANOR 15
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réduit leur estime de soi et peut conduire à une faible adhésion au traitement, au
retard du recours aux soins ou à l'abandon du suivi médical [24].
Face à ces difficultés, les personnes vivant avec le VIH développent diverses
stratégies d'adaptation psychologique. Le soutien familial, l'accompagnement des
professionnels de santé, les groupes de soutien communautaires, les associations
de personnes vivant avec le VIH, la spiritualité, la résilience et l'observance
thérapeutique constituent des ressources importantes favorisant l'acceptation de la
maladie et l'amélioration de la qualité de vie. L'Organisation mondiale de la Santé
recommande ainsi l'intégration systématique des services de santé mentale et du
soutien psychosocial dans les programmes de lutte contre le VIH afin de promouvoir
une prise en charge globale, centrée sur la personne et respectueuse de ses besoins
psychologiques [25].
Ainsi, malgré les progrès remarquables réalisés dans la lutte contre le VIH en
Afrique subsaharienne, les dimensions psychologiques et sociales demeurent des
défis majeurs. Une meilleure compréhension du vécu psychologique des personnes
vivant avec le VIH est indispensable pour développer des interventions adaptées
visant à réduire la stigmatisation, renforcer le soutien psychosocial et améliorer
durablement leur qualité de vie.
1.5. Contexte camerounais du vécu psychologique des personnes vivant avec le
VIH/SIDA
Au Cameroun, l'infection par le virus de l'immunodéficience humaine (VIH) demeure
un problème majeur de santé publique malgré les progrès considérables enregistrés
dans la prévention, le dépistage et la prise en charge des personnes vivant avec le
VIH (PVVIH). Depuis plusieurs années, le gouvernement camerounais, à travers le
Ministère de la Santé Publique (MINSANTÉ), le Comité National de Lutte contre le
Sida (CNLS) et ses partenaires techniques et financiers, met en œuvre des stratégies
visant à réduire les nouvelles infections, améliorer l'accès aux traitements
antirétroviraux et renforcer la qualité des soins [26].
Selon les estimations de l'ONUSIDA, environ 510 000 personnes vivaient avec le VIH
au Cameroun en 2023. Au cours de la même période, environ 14 000 nouvelles
infections et 12 000 décès liés au sida ont été enregistrés. Les progrès réalisés dans
l'atteinte des objectifs 95-95-95 ont permis d'améliorer le dépistage, l'accès aux
traitements antirétroviraux et la suppression de la charge virale chez un nombre
croissant de patients. Toutefois, des défis importants persistent, notamment en
matière de prévention, de maintien dans les soins et d'accompagnement
psychosocial [27].
Au-delà des conséquences médicales de l'infection, les personnes vivant avec le VIH
au Cameroun sont confrontées à de nombreuses difficultés psychologiques.
L'annonce du diagnostic constitue souvent un événement bouleversant, marqué par
des réactions de peur, d'anxiété, de tristesse, de colère, de culpabilité ou de
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désespoir. Ces réactions émotionnelles peuvent être aggravées par la peur de la
mort, l'incertitude face à l'avenir, les difficultés économiques ainsi que les
préoccupations liées à la famille et à la vie conjugale [3].
La stigmatisation et la discrimination demeurent des réalités importantes dans
plusieurs communautés camerounaises. Les personnes vivant avec le VIH
rapportent encore des situations de rejet familial, de discrimination dans les
établissements de santé, sur le lieu de travail ou au sein de leur entourage. La peur
de révéler leur statut sérologique conduit souvent certaines personnes à vivre dans
le secret, à s'isoler socialement ou à retarder leur recours aux soins. Ces expériences
affectent leur estime de soi, favorisent la détresse psychologique et peuvent
compromettre l'observance thérapeutique [28].
Afin de répondre à ces défis, le Cameroun a progressivement intégré le soutien
psychosocial dans les services de prise en charge du VIH à travers les Unités de
Prise en Charge (UPEC), les Centres de Traitement Agréés (CTA) et les organisations
communautaires. Ces structures assurent non seulement le suivi médical et la
dispensation des traitements antirétroviraux, mais également l'accompagnement
psychologique, les séances de conseil, l'éducation thérapeutique et l'orientation vers
les groupes de soutien. Toutefois, malgré ces dispositifs, les besoins en santé
mentale des personnes vivant avec le VIH demeurent importants et nécessitent un
renforcement des interventions psychosociales [29].
Dans ce contexte, l'étude du vécu psychologique des personnes vivant avec le VIH
apparaît essentielle pour mieux comprendre les difficultés émotionnelles, les
expériences de stigmatisation, le niveau de soutien social et les mécanismes
d'adaptation développés par les patients. Une telle compréhension permettra
d'améliorer la qualité de la prise en charge et de renforcer les interventions en faveur
du bien-être psychologique des personnes vivant avec le VIH au Cameroun.
1.6. Contexte du vécu psychologique des personnes vivant avec le VIH/SIDA dans la
région de l'Ouest Cameroun
La région de l'Ouest Cameroun est l'une des dix régions administratives du pays
disposant d'un réseau de structures de prise en charge du VIH/SIDA, notamment des
Centres de Traitement Agréés (CTA) et des Unités de Prise en Charge (UPEC). Ces
structures assurent le dépistage, la prise en charge médicale, la dispensation des
traitements antirétroviraux (TAR), le suivi biologique ainsi que l'accompagnement
psychosocial des personnes vivant avec le VIH (PVVIH). Elles contribuent à la mise
en œuvre du Plan stratégique national de lutte contre le VIH/SIDA et à l'atteinte des
objectifs 95-95-95 de l'ONUSIDA [29].
Au cours des dernières années, les interventions du Ministère de la Santé Publique,
des organisations communautaires et des partenaires techniques et financiers ont
permis de renforcer l'offre de services liés au VIH dans la région de l'Ouest. Plusieurs
districts de santé, notamment ceux de Bafoussam, Dschang, Mbouda, Bafang,
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Bandjoun, Foumbot et Foumban, bénéficient de programmes de dépistage, de
prévention, de suivi thérapeutique et de soutien communautaire. Des initiatives
appuyées par des partenaires internationaux ont également permis d'améliorer le
dépistage, la prévention de la transmission mère-enfant et le suivi des personnes
sous traitement antirétroviral dans la région.
Malgré ces avancées, les personnes vivant avec le VIH dans la région de l'Ouest
continuent de faire face à d'importantes difficultés psychologiques. L'annonce du
diagnostic est souvent accompagnée de réactions émotionnelles telles que la peur,
la tristesse, l'anxiété, le stress ou le découragement. À ces difficultés s'ajoutent la
crainte de la divulgation du statut sérologique, la peur du rejet par les proches et les
expériences de stigmatisation ou de discrimination, qui peuvent conduire à
l'isolement social et compromettre l'observance thérapeutique [30].
Par ailleurs, des données nationales récentes montrent que des disparités persistent
entre les régions du Cameroun concernant certains indicateurs de la prise en charge
du VIH. Par exemple, la région de l'Ouest figure parmi celles où la suppression de la
charge virale chez certaines populations suivies reste en deçà des objectifs
nationaux, soulignant la nécessité de renforcer non seulement les interventions
biomédicales, mais aussi l'accompagnement psychosocial des patients.
Face à ces difficultés, les professionnels de santé des UPEC de la région
développent des interventions combinant suivi médical, conseils, éducation
thérapeutique, accompagnement psychologique et orientation vers les groupes de
soutien. Le soutien familial, les associations de personnes vivant avec le VIH, la
spiritualité, l'observance thérapeutique et les activités communautaires constituent
également des ressources importantes favorisant l'adaptation psychologique des
patients. Toutefois, les besoins en santé mentale demeurent importants et
nécessitent des interventions davantage centrées sur le vécu psychologique des
personnes vivant avec le VIH.
Dans ce contexte, il apparaît indispensable d'étudier le vécu psychologique des
personnes vivant avec le VIH dans la région de l'Ouest, notamment au sein de l'Unité
de Prise en Charge (UPEC) de l'Hôpital de la Police de Bafoussam. Une telle étude
permettra de mieux comprendre les difficultés émotionnelles, les expériences de
stigmatisation, le soutien social perçu ainsi que les mécanismes d'adaptation
psychologique développés par les patients, afin d'améliorer la qualité de leur prise en
charge.
1.7. Contexte du vécu psychologique des personnes vivant avec le VIH/SIDA à
Bafoussam
Bafoussam, chef-lieu de la région de l'Ouest Cameroun, constitue un important
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pôle administratif, économique et sanitaire. La ville dispose de plusieurs formations
sanitaires impliquées dans la lutte contre le VIH/SIDA, notamment le Centre
Hospitalier Régional de Bafoussam, les hôpitaux de district ainsi que plusieurs
Unités de Prise en Charge (UPEC), dont celle de l'Hôpital de la Police de Bafoussam.
Ces structures assurent le dépistage, la prise en charge médicale, la dispensation
des traitements antirétroviraux, le suivi biologique et l'accompagnement
psychosocial des personnes vivant avec le VIH (PVVIH) [31].
Des études réalisées au Centre de Traitement Agréé de Bafoussam montrent que
l'amélioration de l'accès aux traitements antirétroviraux a permis d'augmenter la
survie des patients et d'améliorer leur état de santé. Toutefois, ces travaux
soulignent également que le succès de la prise en charge dépend de l'observance
thérapeutique, du suivi psychologique et du soutien social dont bénéficient les
patients [31].
Malgré ces avancées, les personnes vivant avec le VIH à Bafoussam continuent
de faire face à des difficultés psychologiques importantes. L'annonce du diagnostic
est souvent accompagnée de réactions émotionnelles telles que le choc, la peur,
l'anxiété, la tristesse et le découragement. La crainte de révéler son statut
sérologique, la peur du rejet familial et social ainsi que les expériences de
stigmatisation et de discrimination affectent leur qualité de vie et peuvent
compromettre leur adhésion au traitement [32].
Par ailleurs, une étude de séroprévalence réalisée dans la ville de Bafoussam
confirme que le VIH demeure un problème de santé publique nécessitant le
renforcement des activités de prévention, de dépistage, d'accompagnement
psychosocial et de suivi thérapeutique [32].
L'UPEC de l'Hôpital de la Police de Bafoussam participe activement à cette prise
en charge en offrant des soins médicaux, des conseils, un accompagnement
psychologique et un suivi régulier des patients. Cependant, peu d'études se sont
intéressées spécifiquement au vécu psychologique des personnes suivies dans
cette structure. Il apparaît donc nécessaire d'explorer leurs expériences
émotionnelles, le niveau de stigmatisation ressenti, le soutien social dont elles
bénéficient ainsi que les mécanismes d'adaptation qu'elles développent afin de
contribuer à l'amélioration de leur prise en charge [33].
2. JUSTIFICATION DE LETUDE
Le VIH demeure un problème majeur de santé publique malgré les progrès des traitements
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antirétroviraux [1,2]. Les personnes vivant avec le VIH (PVVIH) sont confrontées à des difficultés
émotionnelles, sociales et psychologiques qui influencent leur qualité de vie et leur adhésion
thérapeutique [1,5].
Sur le plan scientifique, peu d'études ont décrit le vécu psychologique des PVVIH dans le
contexte de l'UPEC de l'Hôpital de la Police de Bafoussam. Cette lacune justifie la réalisation de
cette étude afin de produire des données locales utiles [34].
Sur le plan professionnel, les résultats permettront aux infirmiers et aux autres professionnels de
santé d'adapter l'accompagnement psychosocial aux besoins des patients [35].
Sur le plan social et sanitaire, cette étude contribuera à améliorer les stratégies de lutte contre la
stigmatisation, à renforcer le soutien social et à promouvoir une prise en charge globale centrée
sur la personne [36].
Enfin, cette recherche présente un intérêt personnel et institutionnel en contribuant à
l'amélioration des pratiques de soins au sein de l'UPEC.
3- FORMULATION DU PROBLÈME
Le VIH/SIDA constitue un enjeu majeur de santé publique, particulièrement en
Afrique subsaharienne, où il affecte un grand nombre de personnes malgré les
progrès médicaux et l’amélioration de l’accès aux traitements antirétroviraux [37]. Si
ces avancées ont permis une meilleure prise en charge clinique des personnes
vivant avec le VIH (PVVIH), leur vécu psychologique demeure un aspect souvent
sous-estimé. Pourtant, la découverte du statut sérologique, la stigmatisation sociale,
la discrimination et les défis liés à l’adhésion au traitement sont autant de facteurs
susceptibles d’engendrer une souffrance psychologique importante chez ces
patients [37].
Dès l’annonce du diagnostic, les PVVIH font face à une détresse émotionnelle qui
peut évoluer vers des troubles anxieux et dépressifs.[38], l’impact de la
stigmatisation sur la santé mentale des PVVIH est considérable, pouvant entraîner
un isolement social, une baisse de l’estime de soi et, dans certains cas, une non-
observance thérapeutique. En effet, la peur du rejet et du jugement peut limiter leur
engagement dans les soins, compromettant ainsi leur bien-être physique et mental.
À cela s’ajoutent les effets secondaires des traitements, qui peuvent aggraver leur
état psychologique et réduire leur qualité de vie. L’Unité de Prise en Charge (UPEC)
de l’hôpital de la police de Bafoussam est un centre spécialisé dans le suivi des
PVVIH dans la région de l’Ouest Cameroun. Cependant, malgré les efforts déployés
pour assurer un accompagnement médical efficace, la dimension psychologique de
la prise en charge reste peu explorée. Il existe peu d’études locales portant sur le
vécu psychologique des PVVIH fréquentant cette unité, ce qui limite la mise en place
de stratégies adaptées pour améliorer leur bien-être émotionnel. L’absence d’un
soutien psychologique structuré peut aggraver la détresse des patients et
compromettre leur adhésion au traitement. Ainsi, il est crucial d’examiner de maniére
approfondie le vécu psychologique des PVVIH suivis à l’UPEC de l’hôpital de la police
de Bafoussam afin d’identifier les principales difficultés émotionnelles qu’ils
rencontrent, les facteurs aggravants ainsi que les stratégies d’adaptation qu’ils
développent. Cette étude vise à comprendre les répercussions psychologiques du
VIH/SIDA, à mettre en évidence les manifestations émotionnelles les plus courantes
et à proposer des recommandations adaptées pour améliorer leur prise en charge
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globale. En intégrant une approche holistique combinant aspects médicaux et
psychosociaux, il serait possible d’optimiser la qualité de vie d4.
4-QUESTIONS DE RECHERCHE
4.1. Question principale
Quel est le vécu psychologique des personnes vivant avec le VIH/SIDA consultant
l’Unité de Prise en Charge (UPEC) de l’hôpital de la Police de Bafoussam ?
4.2. Questions secondaires
Quels est l’état émotionnel des personnes vivant avec le VIH-SIDA ?
Quels est le niveau de stigmatisation et de discrimination ressenti par les personnes
vivant avec le VIH-SIDA ?
Quels est le niveau de soutien social et familial perçu par les personnes vivant avec
le VIH-SIDA ?
Quels sont les mécanismes d’adaptation psychologique développée par les
personnes vivant avec le VIH-SIDA consultant l'unité de Prise en charge de l'hôpital
de la police de BAFOUSSAM ?
6․ OBJECTIFS DE L’ETUDE
6.1․ Objectif principal
Apprécier le vécu psychologique des personnes vivant avec le VIH-SIDA
consultant l'unité de Prise en charge de l'hôpital de la police de BAFOUSSAM
6.2․ Objectifs spécifiques
Évaluer l’état émotionnel PVVIH-SIDA consultant l'UPEC de l’hôpital de la
police de BAFOUSSAM.
Déterminer le niveau de stigmatisation et de discrimination ressenti par les PVVIH
consultant l’UPEC de l’hôpital de la police de BAFOUSSAM.
Évalué le niveau de soutien social et familial perçu par les PVVIH consultant l’UPEC
de l’hôpital de la police de BAFOUSSAM.
Identifier les mécanismes d’adaptation psychologique développée par les PVVIH
consultant l’UPEC de l’hôpital de la police de BAFOUSSAM.
7- HYPOTHÈSE DE RECHERCHE
7.1- Hypothèse principal
Les PVVIH consultant l’UPEC de l’hôpital de la police de Bafoussam présenteraient
un vécu psychologique difficile, marqué par une détresse émotionnelle significative,
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stigmatisation ressenti et un soutien social et familial insuffisant .
7.2- Hypothèse secondaires
● Les personnes vivant avec le VIH/SIDA consultant l'UPEC de l'hôpital de la
Police de Bafoussam présenteraient un état émotionnel marqué par des
émotions négatives telles que l'anxiété, la peur, la tristesse et le stress.
● Les personnes vivant avec le VIH/SIDA consultant l'UPEC de l'hôpital de la
Police de Bafoussam ressentiraient un niveau élevé de stigmatisation et de
discrimination lié à leur statut sérologique.
● Les personnes vivant avec le VIH/SIDA consultant l'UPEC de l'hôpital de la
Police de Bafoussam percevraient un soutien social et familial insuffisant ou
variable, influençant leur vécu psychologique.
● Les personnes vivant avec le VIH/SIDA consultant l'UPEC de l'hôpital de la
Police de Bafoussam développeraient différents mécanismes d'adaptation
psychologique, notamment l'acceptation de la maladie, le recours au soutien
social, la spiritualité, l'observance thérapeutique et les stratégies d'évitement.
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CHAPITRE ll: CADRE GENERAL DE L'ETUDE
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I- REVU DE LITERATURE
A․ CLARIFICATION DES CONCEPTS
● l'anxiété
Selon le dictionnaire Le Robert , l'anxiété se définit comme étant un état de
trouble psychique causé par la crainte d'un danger.
L’anxiété est avant tout une fonction adaptative comme le souligne [39], elle est
présente chez tous les hommes et reflète plus une peur vague avec un stimulus qui
vient de l’intérieur et non plus à un danger situé à l’extérieur. Le Larousse médical
(2003, p. 85) définit l’anxiété comme une émotion « se traduisant par un sentiment
indéfinissable d’insécurité ». Cette approche notionnelle nous semble insuffisante en
ce sens qu’il existe une réelle difficulté de définir l’anxiété comme un sentiment
oupsychologique une émotion, cette difficulté réside dans son étiologie réelle qui
reste floue pour celui qui laressent.
Cet embarras à définir l’anxiété comme émotion au sens du terme a été évacué par
Le Naour (2007, p. 776), dans cette vision le concept n’est vraiment pas une émotion
et reste un affect à cause de son caractère diffus, «ces affects sont pénibles,
désagréables, douloureux ». L’anxiété reste alors la manifestation subjective d’un
danger permanent et imminent, empreinte d’insécurité et d’inconfort
psychosomatique en trame de fond. On le rencontre à des degrés variables dans les
états pathologiques que ce soit en psychopathologie ou dans la pratique médicale.
● la dépression
Le mot dépression est un concept pluridisciplinaire et a été longtemps utilisé en
géographie, pour exprimer la dépression d’une surface (Petto, n.d.). Selon l’auteur,
quelque soit la discipline, il exprime un effet de « diminution », d’enfoncement, un
abaissement. Ramenée à la psychiatrie, elle désigne la dépression nerveuse.
Larousse. (1999). Grand Dictionnaire de la psychologie et Hardy-Baylé (2000) l’ont
définie comme une maladie mentale caractérisée par une modification thymique
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dans le sens de la tristesse, du ralentissement psychomoteur, de la douleur morale
et de la perte de l’élan vitale. Ce sens donné à la dépression n’est fondamentalement
pas différent de son acception d’origine, il s’agit ici de ses caractéristiques
appliquées au vécu de l’humain. Hardy-Baylé (2000) insiste particulièrement sur
Quatre indicateurs du comportement à savoir:- La tristesse est moins présente au
detriment de l’anesthésie affective;- Le rythme de l’action de la pensée qui est
caractérisé par un ralentissement psychomotor;- Le contenu de la pensée qui est
empreint d’un fort potentiel pessimisme sur soi sur toutes les dimensions de la vie;-
Les troubles somatiques faits des troubles de sommeil et de comportement
alimentaire. Nous ne saurons terminer sans présenter l’abord de la dépression
par le DSM IV-TR comme syndrome psychiatrique. En ce sens, il ne le traite pas dans
une singularité dépressive, mais comme épisode dépressif et trouble dépressif
(encore appelé dépression unipolaire) parmi les troubles de l’humeur. Dans cette
perspective, les troubles dépressifs se distinguent de l’épisode dépressif par un ou
plusieurs épisodes dépressifs majeurs sans antécédent d'épisode maniaque, mixte
ou hypomaniaque.
● VIH-SIDA
Il est courant de trouver le couple VIH/Sida dans des documents spécialisés et
cela a tout son sens pour les spécialistes du domaine ou des domaines apparentés,
cependant dans une approche notionnelle comme celle-ci nous ne pouvons pas les
définir sans qu’ils ne soient disloqués. VIH comme sigle a été clarifié au début de
cette rédaction (définition des sigles), c’est un virus de la famille des rétrovirus selon
[40]. Les rétrovirus ont une propriété qui leur permet de transcrire leur ARN et ADN,
cette propriété particulière rend complexe la lutte contre le virus en ce sens qu’il est
capable derétrotranscrire leur A.R.N. en A.D.N. Cet A.D.N., appelé proviral, s'intègre
ensuite à l'A.D.N. de la cellule infectée pour y demeurer en attente ou pour se faire
copier (reproduire) par l'A.D.N. de la cellule créant ainsi une grande confusion au
système immunitaire qui éprouvera de la difficulté à faire la différence entre l’A.D.N.
de la cellule infectée et l’A.D.N. virale. Aubry (2017) mentionne qu’il existe deux
types de VIH, le VIH 1 qui est le plus répand et dont la parenté de la transmission
zoonotique est attribuée au chimpanzé. L’auteur décrit trois sous type de VIH 1 : M
pour Major, N pour Nouveau ou Non O Non M, et O pour Outlier. Les souches du
groupe M représentent presque toutes les souches circulantes. Selon la même
source, le sous-groupe O reste très rare et a été détecté jusqu’à nos jours
uniquement en Afrique centrale et principalement au Cameroun. Il s’agit des
approches purement biologiques. En effet, « VIH » comme nous l’avons souligné
reste le nom donné à un virus, la pertinence de le connaitre dans le cadre de ce
travail réside au niveau des conséquences engendrés au niveau de la santé par ce
dernier. Ces conséquences donnent lieu à un stade de dégradation de l’organisme
aboutissant à un syndrome connu sous l’acronyme SIDA. L’acronyme SIDA
fait référence à un ensemble de signes et symptômes qui justifient objectivement
(dans le sens clinique du terme) de la présence du VIH dans l’organisme. Il est le
stade le plus avancé de l’infection au VIH comme le souligne Aubry (2017), le SIDA
s’installe dans ce sens progressivement avec la destruction des fonctions des
cellules immunitaires des sujets infectés. Après le premier contact avec le VIH, le
SIDA peut s’installer entre 2 à 15 ans en fonction des organismes. Médecins Sans
Frontières (2016) proposent une double définition du SIDA, la première est clinique
et présente le SIDA comme la survenue des infections opportunistes dans l’infection
au VIH. La seconde est biologique et souligne que le SIDA renvoie à un taux de CD4
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du patient < 200 /mm3. Les infections opportunistes dans le cadre du VIH font
référence aux pathologies qui s’installent quand le système immunitaire est affaibli
par le virus.
● Antiretroviraux
Le grand Larousse Médical (2003) traite les antirétroviraux comme sous
classe des antiviraux, les antiviraux sont des médicaments utilisés dans le cadre des
infections [Link] définit les antirétroviraux comme les antiviraux dirigés
principalement contre le VIH, ces médicaments n’éradiquent pas le virus, mais
permettent de contrôler la maladie. Dans le cadre de l’infection au VIH, les patients
sont appelés à prendre les ARV toute leur vie, les personnes séronégatives qui ont
été en contact avec le virus peuvent prendre le traitement pendant une période
définie à titre prophylactique. Tout au long de la vie, les PVVIH ont besoin d’un
accompagnement psychologique.
● Résilience
Grande a été notre surprise de ne pas trouver le concept de résilience dans les
dictionnaires spécialisés utilisés dans le cadre de ce travail. Néanmoins, le mot
résilience a une place dans le dictionnaire français Petit Larousse édité depuis 1963.
Il définit résilience comme résistance d’un métal après avoir subi un choc. Dans
cette perspective, elle est utiliséedans le domaine de la mécanique, ceci témoigne de
l’utilisation de ce terme en psychologie depuis peu. Une des définitions simples de
la résilience dans un document spécialisé est celle de [41]qui stipule qu’elle est « la
possibilité de se remettre à vivre après une agonie psychique traumatique ou dans
des conditions d’adversités ». Coutanceau dans cette définition pose une double
condition à l’organisme pour que l’on pense à la résilience : il doit être exposé au
traumatisme ou dans des conditions adversités puis se remettre et vivre. Une
analyse linéaire de la pensée de l’auteur fait penser que l’organe doit être « mort »
après l’exposition à l’évènement traumatogène, ce qui soulève ici le sens d’être
confronté au « réel de la mort » comme fait référence la définition du traumatisme
psychique. On dira que l’individu percevra la situation comme objet
d’anéantissement de la vie en soi.
Au-delà de son sens littéraire, la résilience dans la vision de l’accompagnement
est un comportement. Avant Coutanceau et ses collaborateurs, Schoendorff, Grand,
et Bolduc (2011) avaient développé le concept de résilience dans un document. Dans
cette optique, accepterune douleur chronique, faire face à une expérience
douloureuse et avoir une meilleure vie même en présence de cette expérience serait
un important indicateur de la résilience. Sans rendre compte directement ce qu’est
une résilience, les auteurs présentent dans quelle mesure elle peut être cultivée. Il en
ressort de ces différentes approches que la résilience peut être perçue comme la
capacité de résister et d’avoir une vie « normale » après une expérience
traumatisante, c’est-à-dire qui met l’individu face au « réel de la mort » ou plutôt qui
présente à l’individu sa propre mort à travers la mort de l’autre (cas des maladies
chroniques).
● Stress
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Si le concept de l’anxiété/angoisse rend compte des effets désagréables difficiles à
spécifier, ceux du stress et de la détresse bien que désagréables rendent compte
des situations internes ou externes au sujet et discernables. Ils sont ressentis quand
l’individu perçoit la situation comme menaçante pour son intégrité physique et
psychique.
Parlant du stress, il est une «transaction particulière entre un individu et une situation
dans laquelle celle-ci est évaluée comme débordant ses ressources et pouvant
mettre en danger son bien-être» (Lazarus et Folkman, cité par Bruchon-Schweitzer,
2001, p. 68). Cette définition fait ressortir deux entités importantes: une situation et
des ressources. Les ressources, bien sûr pour faire face à la situation menaçante,
elles sont regroupées dans le concept de « coping » ou stratégie d’adaptation. Selon
l’auteur, le « coping » peut prendre plusieurs formes allant de l’expression ou au
contraire de la répression de la peur, la colère à la détresse en fonction de
l’idiosyncrasie des individus.
II․ HISTORIQUE
1․ Brève histoire du VIH
1981: Aux Etats-Unis, des patients jeunes sont atteints par des maladies touchant
habituellement des personnes âgées (sarcome de Kaposi, pneumopathies rares) et
incapables de se défendre contre des infections opportunistes ordinairement
bénignes. On appelle cet afaiblissement radical du système immunitaire le
Syndrome de l’Immunodéicience Acquise (SIDA). Les scientiiques suspectent un
virus transmis par le sang et le sperme.
1983 : Le Virus de l’Immuno-déicience Humaine (VIH), est identiié et isolé par Luc
Montagnier et Françoise Barré-Sinoussi, alors chercheurs en oncologie virale à
l’Institut Pasteur de [Link]çoise Barré-Sinoussi (© Deborah Jones/AFP ) et Luc
Montagnier (© UNESCO)
1984: Découverte de la transmission du VIH par voie sexuelle.1985: Premier test
diagnostic du VIH
1987: Mise au point du premier médicament contre le VIH, l’AZT, inhibiteur de
l’enzyme clé du VIH, la transcriptase inverse.
1995: Mise au point de nouveaux médicaments (trithérapies) plus spéciiques que
l’AZT, mais le SIDA demeure alors la première cause de mortalité chez les adultes de
25 à 44 ans aux Etats-Unis.
1999: Le SIDA Est la quatrième cause de mortalité dans le monde.
2017: Un traitement anti-VIH coûte une centaine d’euros par personne et par mois,
mais seules 2 personnes nouvellement infectées sur 5 débutent un traitement. Les
ressources requises pour une trithérapie couvrant 80% des patients reviennent à 35
milliards de dollars par an. Même si la mise au point d’un vaccin contre le VIH
demeure un objectif prioritaire, les eforts menés jusqu’à présent semblent décevants.
Les diicultés tiennent à la nature même du virus et à son mode de réplication, ainsi
qu’à ses cellules cibles qui sont un élément important du système immunitaire.
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2-Origine du VIH
65 millions de personnes infectées depuis 1981.
25 millions de morts en 36 ans.
20,8 à 24,1 millions de personnes séropositives au VIH en Afrique subsaharienne.
3,4 à 4,3 millions en Asie du Sud et du Sud-Est.
1,8 à 2,2 millions en Amérique du Sud.
5600 nouvelles infections par jour dans le monde.
En 2015, en France, environ 6000 personnes ont découvert leur séropositivité au VIH,
dont 30% de femmes et 12 % de jeunes de moins de 25 ans.
54 % d’entre eux ont été contaminés lors de rapports hétérosexuels, 43 % par
rapports sexuels entre hommes et 2 % par usage de drogues injectables.
Le nombre de découvertes de séropositivité diminue chez les hétérosexuels, mais
pas chez les homosexuels hommes. Il se stabilise chez les usagers de drogues
injectables.
En 2015, environ 1 200 nouveaux diagnostics de SIDA en France. Après avoir
diminué, ce chifre tend à se stabiliser sur 2015-2017.
La pneumocystose reste, à l'échelle nationale, la première maladie opportuniste du
SIDA (30% en 2015), suivie par la toxoplasmose cérébrale (13%), la tuberculose
(13%), la candidose œsophagienne (10%) et le sarcome de Kaposi (9%).
Nombre de personnes vivant avec le VIH en 2015 (© [Link])
Nombre de nouvelles infections par le VIH en 2016 (© [Link])
4- Transmission du virus
● La voie sanguine : par blessures, injections ou transfusions. Un dépistage
systématique des dons du sang a permis de réduire ce dernier mode de
transmission (risque résiduel estimé à 1/500 000).
● La voie mère-enfant : Le virus peut traverser la barrière hémato-placentaire et
contaminer le fœtus. Le moment le plus risqué semble être lors de
l’accouchement. Le virus se trouve aussi dans le lait maternel, d’où une
contamination possible lors de l’allaitement. Sans traitement, le VIH se
transmet dans 15 à 20 % des cas de la mère à l'enfant (30 % en cas
d'allaitement). Avec un traitement préventif, le taux de transmission du VIH
baisse sous les 8 % (< 2 % en Europe).
● La voie sexuelle : représente la voie majoritaire, par contact au niveau des
muqueuses. Le virus étant présent dans les sécrétions génitales, il peut être
transmis lors d’un rapport sexuel. Certaines maladies sexuellement
transmissibles et la multiplication des partenaires et des rapports non
protégés favorisent cette transmission. La charge virale du partenaire infecté
par le VIH, est le facteur déterminant de la transmission, d’où un risque
majeur en phase d’infection aigüe. Les autres facteurs qui augmentent le
REDIGE PAR FOTSO NGUECHOU ANGE NICANOR 28
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risque de transmission sont les infections sexuellement transmissibles,
souvent asymptomatiques, la menstruation ou des saignements au cours des
rapports sexuels. Un traitement antirétroviral diminue le risque de
transmission, mais on ne peut déterminer de valeur seuil de la charge virale
en dessous de laquelle le risque n’existe plus. Enin, la circoncision diminue de
deux tiers le risque d’infection chez l’homme. Dès les premières minutes de
l’infection, la réponse immunitaire se met en place, sans pouvoir contrôler
l’infection, amenant toujours plus de cellules cibles du virus. La réplication
virale au cours des premières semaines est donc très intense.
5- Le cycle de vie du VIH
Tandis que le VIH peut être endigué dans l’organisme grâce à un traitement, le SIDA
ne peut se soigner. On dit d’une personne qu’elle est séropositive (VIH+) lorsqu’elle a
contracté le virus. On peut ainsi vivre avec le VIH en ayant une vie presque normale,
mais une personne non prise en charge ou traitée trop tard, arrive à un stade plus
avancé de l’infection. Sans traitement, l’issue demeure fatale.
Figure 1 : cycle de la réplication du VIH
6- Structure du VIH
Le VIH appartient à la famille des rétrovirus. Son matériel génétique est formé de
deux molécules d’ARN identiques. La transcriptase inverse assure la synthèse d’un
ADN complémentaire qui permet au virus de s’intégrer dans l’ADN de la cellule
humaine infectée : c’est la rétrotranscription. Le VIH forme une sphère de 150 nm de
diamètre. Son enveloppe est constituée d’une membrane lipidique provenant de la
cellule inféctée, où sont ancrées deux glycoprotéines : la gp120 et la gp41. La
protéine de matrice (p16) est ancrée sur la face interne de l’enveloppe. Les protéines
de capsides forment une structure conique (p24), coeur de la particule virale qui
renferme des protéines à activité enzymatique : la protéase, l’intégrase et la
transcriptase inverse, ainsi que les molécules d’ARN viral.
7- Cibles du virus
Le VIH a pour cibles principales les globules blancs du système immunitaire
(leucocytes) :
Les lymphocytes T-CD4 sont les «généraux» de l’armée mobilisée par le système
immunitaire. Dès que les CD4 détectent la présence d’un ennemi, ils alertent les
troupes immunitaires et les rangent en ordre de bataille. Les CD4 enregistrent les
caractéristiques de l’intrus pour nous aider à l’identifier s’il se représente. Ils sont
donc notre mémoire immunitaire. La tactique du VIH est d’attaquer directement les
généraux de l’armée immunitaire, en injectant son matériel génétique au coeur des
CD4, qui se trouvent alors à la merci de l’ennemi. La cellule infectée n’est plus
capable d’identifier le virus et le général CD4 infecté se retrouve transformé en agent
double !
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Les monocytes et les macrophages. Les monocytes patrouillent dans le sang et
migrent dans les tissus en cas d’infection par un pathogène envahisseur. Ils vivent
quelques jours dans le sang, mais jusqu’à plusieurs mois en cas de rencontre avec
un ennemi. Les monocytes expriment le récepteur et le corécepteur du VIH mais
reproduisent peu de virus lorsqu’ils sont infectés. Les monocytes peuvent se
transformer en macrophages qui ont la capacité de produire beaucoup de virus. Ces
macrophages protègent les muqueuses et sont facilement en contact avec le VIH et
infectés par celui-ci. Ils ont une longue durée de vie.
Les cellules dendritiques (DC) capturent les pathogènes et activent les lymphocytes
T. Situées dans les muqueuses, elles captent les virus et migrent vers les ganglions
lymphatiques et la rate où se trouvent la plupart des cellules T-CD4. Les cellules
dentritiques sont donc les premières cellules immunitaires rencontrées par le VIH.
Cycle viral : Le VIH n’infecte que quelques cellules cibles de la muqueuse touchée. Il
s’y multiplie dans les sept premiers jours suivant l’exposition au virus, pour ensuite
infecter l’organisme. Le virus pénètre dans la cellule à l’aide des protéines gp120 et
gp41. Il y injecte son contenu, puis transforme son ARN en ADN viral à l’aide sa
transcriptase inverse. L’ADN viral va alors être transporté dans le noyau de la cellule
hôte pour intégrer son génome grâce à sa seconde enzyme, l’intégrase. Le virus va
ainsi se comporter comme un gène de cette cellule. L’expression des gènes du virus
permet alors la fabrication d’une grande protéine précurseur, transformée en
protéines virales matures grâce à sa troisième enzyme : la protéase. Une fois
assemblées, ces protéines forment de nouveaux virions qui bourgeonnent de la
cellule, en s’entourant au passage de la membrane héritée de la cellule infectée. Ceci
permet la libération de nouveaux virus prêts à infecter d’autres cellules.
● Symptômes de l’infection par le VIH
L’histoire naturelle de l’infection au VIH peut être décomposée en trois phases
principales :
La primo-infection : Juste après la contamination, on observe une production
continue de virus dans les cellules T-CD4+. Cette phase dure quelques semaines et
provoque une chute brutale du nombre de lymphocytes T-CD4+. Pendant cette
période le patient est encore séronégatif, mais des symptômes se manifestent 5 à
30 jours après l'exposition : ièvre, fatigue, malaise, arthralgies, céphalées, nausées,
vomissements, diarrhées, lymphadénopathie, pharyngite, éruption cutanée, perte de
poids, ulcérations cutanéo-muqueuses, méningite aseptique, leucopénie,
thrombopénie, élévation des enzymes hépatiques.
La phase asymptomatique : Cette réplication va inir par se stabiliser. On détecte
des anticorps anti-VIH, signant la réponse immunitaire humorale. L’individu atteint ne
présente aucun symptôme de la maladie et le nombre de virus n’augmente que très
légèrement. Malgré le contrôle de la maladie par le système immunitaire, les
lymphocytes T sont progressivement détruits par le virus. Pour quantiier l’évolution
de la maladie, on détermine plusieurs paramètres chez le patient :
- L’évolution de la charge virale plasmatique de l’ARN du VIH dans le sang.
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- Le nombre de lymphocytes CD4+ et de CD8+ circulants.
Le stade SIDA :
On parlera de stade SIDA lorsque le nombre de CD4+ est inférieur à 200
cellules/µL de sang et que la charge virale plasmatique dépasse 10000 particules
d’ARN viraux/mL de sang. On observe aussi une activation immunitaire induisant
une meilleure replication du VIH dans les cellules T. On ne meurt pas directement du
SIDA mais des maladies associées :
Protozoaires : Pneumocystis, Toxoplasma, Isospora,
Cryptosporidium, microsporidia
Bactériennes : Mycobacterium, Treponema
Fongiques : Candida, Cryptococcus, Histoplasma
Virales : CMV, HSV
Tumorales : VEB, lymphome, sarcome de Kaposi,carcinome anogénital.
Symptômes neurologiques : méningite aseptique,myélopathies, neuropathies,
complexe de démence du SIDA.
Il existe diférents types de patients. Certains présentent une diminution progressive
du nombre de T-CD4+ (patients progresseurs). En l’absence de traitement ils
progressent vers le stade SIDA en 8 à 10 ans. Moins de 10% des patients appelés
asymptomatiques à long terme (LTNP) ne développent pas la maladie 10 ans après
leur infection. Parmi eux, certains sont infectés depuis plus de 20 ans et ne
présentent toujours aucun symptôme lié au SIDA. Contrairement aux patients
progresseurs, les LTNP ne présentent pas de déplétion massive des LT4. Les
mécanismes moléculaires qui sous-tendent ces variations sont peu connus. Parmi
ces patients, il existe une catégorie particulière : les élites contrôleurs
(correspondant à moins de 1/300 cas de séropositifs). Ceux-ci contrôlent
spontanément la réplication du VIH et le virus est indétectable dans leur sang (< 50
copies/mL), même en l'absence de traitement. Les élites contrôleurs ont peu de
risques de progresser vers le SIDA.
● Vers un traitement
L’avènement, en 1995, de la multithérapie anti-VIH a entrainé une chute
signiicative de la mortalité et de la morbidité des patients infectés. Ces traitements
réduisent la virémie plasmatique en dessous du seuil de détection, apportant un
premier espoir de guérison totale. On a alors cru que ces médicaments
permettraient l’éradication totale du virus en moins de trois ans chez les patients
infectés. Mais bien que le virus semble absent dans le sang, l’arrêt de la
multithérapie se traduit toujours par un rebond viral. On a donc émis l’hypothèse
d’une résistance aux médicaments ou d’une persistance du virus dans un autre
compartiment de l’organisme. En 1997 on a suspecté l’existence de cellules
dormantes de longue durée de vie intégrant le VIH dans leur ADN.
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En 1999, Robert Silicano estima nécessaire une prise de médicaments pendant
environ 60 ans pour éliminer le virus de l’organisme. Par ailleurs, bien que le virus
soit mieux contrôlé, l’espérance de vie d’un patient VIH+ sous traitement est réduite
de 10 ans car un traitement sur le long terme afaiblit l’organisme, induisant une
augmentation des risques cardiovasculaires, un grand nombre de désordres
métaboliques, des anomalies neurocognitives, des maladies du foie et des reins, des
troubles osseux ou encore des cancers. De plus, un patient séropositif est en
constante inlammation causant de nombreux désordres immunitaires.
Après la découverte de nouvelles molécules antiVIH (32 molécules ciblant le virus et
au moins une douzaine de plus en voie de création), et une amélioration de la
tolérance de ces molécules, on recherche aujourd'hui une cure totale par éradication
des réservoirs viraux.
Les traitements anti-rétroviraux hautement actifs (HAART) visent la réplication du
virus et diminuent la charge virale, mais un virus déjà intégré dans l’ADN ne peut pas
être atteint par les antirétroviraux : il y a trouvé refuge et semble intouchable.
A- Impact psychologique du VIH/SIDA
L’infection par le VIH engendre de nombreux défis psychologiques. Plusieurs études
ont montré que les PVVIH sont particulièrement vulnérables aux troubles de
l’humeur et de l’anxiété. Selon Kalichman et al. (2020), près de 40 % des patients
séropositifs souffrent de dépression modérée à sévère. Cette souffrance est
exacerbée par la stigmatisation sociale et l’isolement. En Afrique subsaharienne, la
situation est encore plus préoccupante en raison du manque de soutien
psychologique accessible aux patients.
L’infection par le VIH engendre de nombreux défis psychologiques. Plusieurs études
ont montré que les PVVIH sont particulièrement vulnérables aux troubles de
l’humeur et de l’anxiété. Selon Kalichman et al. (2020), près de 40 % des patients
séropositifs souffrent de dépression modérée à sévère. Cette souffrance est
exacerbée par la stigmatisation sociale et l’isolement. En Afrique subsaharienne, la
situation est encore plus préoccupante en raison du manque de soutien
psychologique accessible aux patients.
L’infection par le VIH engendre de nombreux défis psychologiques. Plusieurs études
ont montré que les PVVIH sont particulièrement vulnérables aux troubles de
l’humeur et de l’anxiété. Selon Kalichman et al. (2020), près de 40 % des patients
séropositifs souffrent de dépression modérée à sévère. Cette souffrance est
exacerbée par la stigmatisation sociale et l’isolement. En Afrique subsaharienne, la
situation est encore plus préoccupante en raison du manque de soutien
psychologique accessible aux patients.
L’infection par le VIH engendre de nombreux défis psychologiques. Plusieurs études
ont montré que les PVVIH sont particulièrement vulnérables aux troubles de
l’humeur et de l’anxiété. Selon Kalichman et al. (2020), près de 40 % des patients
séropositifs souffrent de dépression modérée à sévère. Cette souffrance est
exacerbée par la stigmatisation sociale et l’isolement. En Afrique subsaharienne, la
situation est encore plus préoccupante en raison du manque de soutien
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psychologique accessible aux patients.
L’infection par le VIH engendre de nombreux défis psychologiques. Plusieurs études
ont montré que les PVVIH sont particulièrement vulnérables aux troubles de
l’humeur et de l’anxiété. Selon Kalichman et al. (2020), près de 40 % des patients
séropositifs souffrent de dépression modérée à sévère. Cette souffrance est
exacerbée par la stigmatisation sociale et l’isolement. En Afrique subsaharienne, la
situation est encore plus préoccupante en raison du manque de soutien
psychologique accessible aux patients.
L’infection par le VIH engendre de nombreux défis psychologiques. Plusieurs études
ont montré que les PVVIH sont particulièrement vulnérables aux troubles de
l’humeur et de l’anxiété. Selon Kalichman et al. (2020), près de 40 % des patients
séropositifs souffrent de dépression modérée à sévère. Cette souffrance est
exacerbée par la stigmatisation sociale et l’isolement. En Afrique subsaharienne, la
situation est encore plus préoccupante en raison du manque de soutien
psychologique accessible aux patients.
L’infection par le VIH engendre de nombreux défis psychologiques. Plusieurs études
ont montré que les PVVIH sont particulièrement vulnérables aux troubles de
l’humeur et de l’anxiété. Selon Kalichman et al. (2020), près de 40 % des patients
séropositifs souffrent de dépression modérée à sévère. Cette souffrance est
exacerbée par la stigmatisation sociale et l’isolement. En Afrique subsaharienne, la
situation est encore plus préoccupante en raison du manque de soutien
psychologique accessible aux patients.
L’infection par le VIH engendre de nombreux défis psychologiques. Plusieurs études
ont montré que les PVVIH sont particulièrement vulnérables aux troubles de
l’humeur et de l’anxiété. Selon Kalichman et al. (2020), près de 40 % des patients
séropositifs souffrent de dépression modérée à sévère. Cette souffrance est
exacerbée par la stigmatisation sociale et l’isolement. En Afrique subsaharienne, la
situation est encore plus préoccupante en raison du manque de soutien
psychologique accessible aux patients.
L’infection par le VIH engendre de nombreux défis psychologiques. Plusieurs études
ont montré que les PVVIH sont particulièrement vulnérables aux troubles de
l’humeur et de l’anxiété. Selon Kalichman et al. (2020), près de 40 % des patients
séropositifs souffrent de dépression modérée à sévère. Cette souffrance est
exacerbée par la stigmatisation sociale et l’isolement. En Afrique subsaharienne, la
situation est encore plus préoccupante en raison du manque de soutien
psychologique accessible aux patients.
L’infection par le VIH engendre de nombreux défis psychologiques. Plusieurs études
ont montré que les PVVIH sont particulièrement vulnérables aux troubles de
l’humeur et de l’anxiété. Selon Kalichman et al. (2020), près de 40 % des patients
séropositifs souffrent de dépression modérée à sévère. Cette souffrance est
exacerbée par la stigmatisation sociale et l’isolement. En Afrique subsaharienne, la
situation est encore plus préoccupante en raison du manque de soutien
psychologique accessible aux patients.
B- Stratégies d’adaptation et résilience des PVVIH
Les stratégies d’adaptation des PVVIH varient selon le contexte social et
économique. Le soutien social est un facteur clé dans l’amélioration de la qualité de
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vie des patients. Les groupes de parole, le suivi psychologique et l’implication des
proches permettent de réduire le stress et l’isolement. Une étude menée par UNAIDS
(2021) montre que les PVVIH bénéficiant d’un accompagnement social présentent
un meilleur état mental et adhèrent mieux aux traitements.
Les stratégies d’adaptation des PVVIH varient selon le contexte social et
économique. Le soutien social est un facteur clé dans l’amélioration de la qualité de
vie des patients. Les groupes de parole, le suivi psychologique et l’implication des
proches permettent de réduire le stress et l’isolement. Une étude menée par UNAIDS
(2021) montre que les PVVIH bénéficiant d’un accompagnement social présentent
un meilleur état mental et adhèrent mieux aux traitements.
Les stratégies d’adaptation des PVVIH varient selon le contexte social et
économique. Le soutien social est un facteur clé dans l’amélioration de la qualité de
vie des patients. Les groupes de parole, le suivi psychologique et l’implication des
proches permettent de réduire le stress et l’isolement. Une étude menée par UNAIDS
(2021) montre que les PVVIH bénéficiant d’un accompagnement social présentent
un meilleur état mental et adhèrent mieux aux traitements.
Les stratégies d’adaptation des PVVIH varient selon le contexte social et
économique. Le soutien social est un facteur clé dans l’amélioration de la qualité de
vie des patients. Les groupes de parole, le suivi psychologique et l’implication des
proches permettent de réduire le stress et l’isolement. Une étude menée par UNAIDS
(2021) montre que les PVVIH bénéficiant d’un accompagnement social présentent
un meilleur état mental et adhèrent mieux aux traitements.
Les stratégies d’adaptation des PVVIH varient selon le contexte social et
économique. Le soutien social est un facteur clé dans l’amélioration de la qualité de
vie des patients. Les groupes de parole, le suivi psychologique et l’implication des
proches permettent de réduire le stress et l’isolement. Une étude menée par UNAIDS
(2021) montre que les PVVIH bénéficiant d’un accompagnement social présentent
un meilleur état mental et adhèrent mieux aux traitements.
Les stratégies d’adaptation des PVVIH varient selon le contexte social et
économique. Le soutien social est un facteur clé dans l’amélioration de la qualité de
vie des patients. Les groupes de parole, le suivi psychologique et l’implication des
proches permettent de réduire le stress et l’isolement. Une étude menée par UNAIDS
(2021) montre que les PVVIH bénéficiant d’un accompagnement social présentent
un meilleur état mental et adhèrent mieux aux traitements.
Les stratégies d’adaptation des PVVIH varient selon le contexte social et
économique. Le soutien social est un facteur clé dans l’amélioration de la qualité de
vie des patients. Les groupes de parole, le suivi psychologique et l’implication des
proches permettent de réduire le stress et l’isolement. Une étude menée par UNAIDS
(2021) montre que les PVVIH bénéficiant d’un accompagnement social présentent
un meilleur état mental et adhèrent mieux aux traitements.
Les stratégies d’adaptation des PVVIH varient selon le contexte social et
économique. Le soutien social est un facteur clé dans l’amélioration de la qualité de
vie des patients. Les groupes de parole, le suivi psychologique et l’implication des
proches permettent de réduire le stress et l’isolement. Une étude menée par UNAIDS
(2021) montre que les PVVIH bénéficiant d’un accompagnement social présentent
un meilleur état mental et adhèrent mieux aux traitements.
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Les stratégies d’adaptation des PVVIH varient selon le contexte social et
économique. Le soutien social est un facteur clé dans l’amélioration de la qualité de
vie des patients. Les groupes de parole, le suivi psychologique et l’implication des
proches permettent de réduire le stress et l’isolement. Une étude menée par UNAIDS
(2021) montre que les PVVIH bénéficiant d’un accompagnement social présentent
un meilleur état mental et adhèrent mieux aux traitements.
Les stratégies d’adaptation des PVVIH varient selon le contexte social et
économique. Le soutien social est un facteur clé dans l’amélioration de la qualité de
vie des patients. Les groupes de parole, le suivi psychologique et l’implication des
proches permettent de réduire le stress et l’isolement. Une étude menée par UNAIDS
(2021) montre que les PVVIH bénéficiant d’un accompagnement social présentent
un meilleur état mental et adhèrent mieux aux traitements.
C- TABLEAUX RECAPITULATIFS
1․ prévalence des troubles psychiques chez les PVVIH
Tableau 1 ; : prévalence des troubles psychiques chez les PVVIH
Facteur Effet sur la résilience
Soutien familial Renforce la confiance et réduit le sentiment d’isolement
Accès au suivi psychologique Aide à gérer l’anxiété et améliore l’acceptation du
diagnostic
Participation au groupe de Favorise l’échange et réduit le stress émotionnel
soutien
Bonne observance thérapeutique Bonne observance thérapeutique
2. Facteurs influençant la résilience des PVVIH
Tableau 2 : Facteurs influençant la résilience des PVVIH
Trouble psychologique Prévalence (%) Source
Détresse 30-50% WHO (2021)
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Anxiété 20-40% UNAIDS (2020)
Trouble de stress post-traumatique 10-25% Parker et Aggleton (2003)
Isolement social 35-60% Hatzenbuehler et al.(2013)
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CHAPITRE III : MÉTHODOLOGIE
Ce chapitre décrit la méthodologie adoptée pour mener cette étude sur le vécu
psychologique des personnes vivant avec le VIH/SIDA (PVVIH) consultant l’Unité de
Prise en Charge (UPEC) de l’hôpital de la police de Bafoussam.
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1. Type et approche de la recherche
Cette étude s’inscrivait dans une approche qualitative phénoménologique. Elle visait
à explorer et comprendre en profondeur les expériences psychologiques des PVVIH
à travers leurs témoignages. L’approche phénoménologique permetait de saisir les
significations subjectives que les participants attribuent à leur vécu avec la maladie.
2. Type et schéma d’étude
L’étude etait qualitative, descriptive et exploratoire. Elle se basait sur des entretiens
individuels semi-directifs, permettant aux participants de s’exprimer librement sur
leurs expériences psychologiques. L’analyse des données a été réalisée à l’aide
d’une analyse thématique.
3. Période et durée de l’étude
L’étude s’est déroulée sur une période de 7 mois, allant de janvier 2026 à juillet 2026.
4. Lieu d’étude
L’étude a été menée au sein de l’Unité de Prise en Charge (UPEC) de l’hôpital de la
police de Bafoussam, qui est un centre spécialisé dans la prise en charge des PVVIH.
5. Population de l’étude
5.1. Population source
Toutes les PVVIH suivies à l’UPEC de l’hôpital de la police de Bafoussam constituent
la population source.
5.2. Population d’étude
Les PVVIH sélectionnées selon les critères d’inclusion et d’exclusion feront partie de
l’échantillon étudié.
a-Critères d’inclusion
Etait inclus dans l’étude les PVVIH :
-Acceptant volontairement de participer et ayant signé le consentement éclairé.
-Capables de s’exprimer clairement lors des entretiens.
b- Critères d’exclusion
Etait exclus de l’étude les patients :
-les patients absent lors de la collecte.
-Refusant de participer à l’étude.
6. Technique d’échantillonnage
L’étude reposait sur un échantillonnage aléatoire simple. Ce choix permetait de
sélectionner des participants ayant une expérience significative du vécu
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psychologique lié au VIH/SIDA.
La taille de l’échantillon à été déterminé par saturation.
7. Collecte des données
7.1. Outils de collecte des données
Type d’outil : Guide d’entretien semi-directif.
Thèmes abordés :
-Réactions émotionnelles au diagnostic du VIH.
-Impact psychologique du VIH sur la vie quotidienne.
-Expériences de stigmatisation et perception sociale.
-Stratégies d’adaptation et besoins psychosociaux.
7.2. Procédure de collecte des données
Mode de collecte : Entretiens individuels semi-directifs.
Lieu : UPEC de l’hôpital de la Police de Bafoussam, dans un espace garantissant la
confidentialité.
Durée des entretiens : Environ 45 à 60 minutes par participant.
Enregistrement et anonymisation : Les entretiens seront enregistrés (avec
consentement) et transcrits anonymement.
8. Plan d’analyse des données
Les données ont été analysées selon une approche thématique en suivant ces
étapes :
a- Transcription intégrale des entretiens.
b- Lecture approfondie pour une immersion dans les récits des participants.
c- Codage des données en identifiant des unités de sens.
d- Regroupement des codes en thèmes majeurs (ex. : stigmatisation, isolement
social, stratégies d’adaptation).
e- Interprétation des résultats en lien avec la littérature scientifique.
9. Considérations éthiques
Avant le début de l’enquête, nous avons soumis:
-Une demande d’autorisation d’enquête auprès du responsable de l’UPEC de l’hôpital
de la Police de Bafoussam.
Pendant l’étude, nous avons respecté
-L’anonymat et la confidentialité des informations recueillies.
-Le libre consentement des participants.
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-Le droit de retrait à tout moment.
10. Bénéfices pour la communauté et les participants
10.1. Bénéfices pour la communauté
-Sensibilisation accrue aux défis psychologiques des PVVIH.
-Amélioration de la prise en charge psychosociale.
10.2. Bénéfices pour les participants
-Prise de conscience sur leur propre vécu psychologique.
-Possibilité d’exprimer leurs émotions dans un cadre bienveillant.
-Orientation vers des services de soutien psychologique si nécessaire.
11. Inventaire des risques et mesures prises pour y remédier
a- Risque de divulgation des informations personnelles
- Toutes les données seront anonymisées et stockées de manière sécurisée.
b- Risque de malaise émotionnel lors des entretiens
- Les participants seront informés qu’ils peuvent ne pas répondre à certaines
questions et seront orientés vers un soutien psychologique si nécessaire.
c-Risque de perte des données collectées
-Les données seront sauvegardées sur un support sécurisé et protégées par mot de
passe.
12. Mesures spécifiques pour assurer la confidentialité des données
-Anonymisation complète des entretiens.
-Stockage sécurisé des données (mot de passe et accès limité).
-Destruction des enregistrements après transcription et analyse.
13. Plan de dissémination des résultats
● Avant la présentation
-Remise du rapport au président du jury, aux membres du jury et au coordinateur du
travail.
● Après la présentation
-Dépôt du rapport à la bibliothèque de l’établissement.
-Communication des résultats aux responsables de l’UPEC si nécessaire.
14. Mesures spécifiques aux participants vulnérables
-Approche bienveillante et patiente.
-Explication claire des objectifs de l’étude.
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-Respect total de la confidentialité et du consentement.
15. Procédure et cadre de sollicitation du consentement éclairé
-Obtention de la clairance éthique auprès du CRESH-OUEST.
-Demande d’autorisation au Délégué Régional de la Santé.
-Signature du consentement éclairé avant tout entretien.
16.1. Bénéfices pour la communauté
Cette étude permettra à la communauté de mieux comprendre les implications
psychologiques du VIH/SIDA. Elle contribuera à :
-Réduire la stigmatisation en sensibilisant sur l’impact psychologique du VIH,
-Promouvoir un meilleur soutien social et médical pour les PVVIH,
-Encourager l’amélioration des politiques de santé en matière de prise en charge
psychologique.
16.2. Bénéfices pour les participants
Les participants bénéficieront de cette étude à travers :
-Une prise de conscience sur leur propre vécu psychologique et les moyens d’y faire
face,
-Une meilleure compréhension des stratégies d’adaptation,
-Une possibilité d’exprimer leurs émotions dans un cadre confidentiel et respectueux,
-Une orientation vers des services de soutien psychologique si nécessaire.
16.3. Inventaire des risques et mesures prises pour y remédier
Dans le cadre de cette étude sur le l’appréciation du vécu psychologique des
personnes vivant avec le VIH/SIDA consultant l’UPEC de l’hôpital de la Police de
Bafoussam, plusieurs risques potentiels ont été identifiés. Des stratégies
spécifiques seront mises en place pour atténuer ces risques et garantir la protection
des participants.
-Un premier risque concerne la divulgation des informations personnelles des
participants. Pour y remédier, toutes les données étaient anonymes et aucun
élément permettant d’identifier les participants n’etait collecté. De plus, les
informations recueillies étaient stockées dans un fichier sécurisé protégé par un mot
de passe, accessible uniquement à l’enquêteur principal.
-Un autre risque réside dans la possibilité que certaines questions du questionnaire
puissent provoquer un malaise émotionnel chez les participants. Afin de minimiser
cet effet, une explication claire des objectifs de l’étude sera fournie avant
l’administration du questionnaire. Les participants seront informés de leur droit de
ne pas répondre aux questions qui pourraient les mettre mal à l’aise. Si un
participant exprime une détresse émotionnelle, il sera orienté vers un service de
soutien psychologique.
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16.4- . Mesures spécifiques pour assurer la confidentialité des données
Dans le cadre de cette étude sur l’appréciation du vécu psychologique des
personnes vivant avec le VIH/SIDA consultant l’UPEC de l’hôpital de la Police de
Bafoussam, des mesures strictes seront mises en place afin de garantir la
confidentialité et l’anonymat des participants.
-Toutes les informations recueillies était anonymes et ne comporteront aucun
élément permettant d’identifier directement les participants.
- Les enregistrements etaient détruites une fois l'étude terminée.
-Aucune donnée nominative n’a été utilisée lors de l’analyse ou de la publication des
résultats.
-Les données etait conservées pour une durée limitée et détruites après l’exploitation
scientifique de l’étude.
Ces mesures garantisait le respect des normes éthiques et de confidentialité,
conformément aux principes de la recherche en santé.
16.5. Outils soutenant la considération éthique
16.5.a. Notice d’information des participants (français)
Titre du projet : Appréciation du vécu psychologique des personnes vivant avec le
VIH/SIDA consultant l’UPEC de l’hôpital de la Police de Bafoussam
Investigateur principal :
FOTSO NGUECHOU ANGE NICANOR
Élève en SI4 à l’IURB de Bafang
Téléphone : +237 691360703
E-mail : fotsoange9@[Link]
Madame, Monsieur,
Nous vous invitons à participer à une étude portant sur l` Appreciation du vécu
psychologique des personnes vivant avec le VIH/SIDA. Cette recherche vise à mieux
comprendre les défis émotionnels et psychologiques rencontrés par les PVVIH et à
identifier les stratégies qu’elles adoptent pour y faire face.
Notre étude se déroulera sur une durée de 8 mois (de février à septembre) auprès
des patients suivis à l’UPEC de l’hôpital de la Police de Bafoussam.
● Procédure de l’étude :
Si vous acceptez de participer, vous serez invité(e) à prendre part à un entretien
individuel basé sur une grille d’entretien semi-directive. Cet échange portera sur votre
expérience psychologique, vos émotions et les stratégies que vous utilisez pour faire
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APPRECIATION DU VECU PSYCHOLOGIQUE DES PERSONNES VIVANT AVEC LE VIH-SIDA
CONSULTANT L’UNITE DE PRISE EN CHARGE DE L’HOPITAL DE LA POLICE DE BAFOUSSAM
face à la maladie. L’entretien se déroulera dans un cadre confidentiel et bienveillant,
et sera enregistré avec votre consentement afin de garantir une retranscription fidèle
de vos propos.
● Risques potentiels :
Votre participation n’entraîne aucun risque physique. Toutefois, certaines questions
pourraient raviver des souvenirs douloureux ou susciter des émotions intenses.
Vous êtes libre de ne pas répondre à certaines questions si vous ne vous sentez pas
à l’aise et de vous retirer de l’étude à tout moment sans aucune conséquence.
Toutes vos réponses seront strictement confidentielles et anonymisées, et les
informations collectées seront utilisées uniquement à des fins académiques et
scientifiques.
16.5.b. Participant Information Notice (English)
Project Title: Psychological Experience of People Living with HIV/AIDS Attending the
Care Unit (UPEC) of the Police Hospital in Bafoussam
Principal Investigator:
FOTSO NGUECHOU ANGE NICANOR
State-Registered Nursing Student at IURB Bafang
Phone: +237 691360703
Email: fotsoange9@[Link]
Dear Participant,
We invite you to participate in a study on the psychological experience of people
living with HIV/AIDS. This research aims to better understand the emotional and
psychological challenges faced by PLHIV and identify the coping strategies they use.
The study will take place over 8 months (from February to September) at the Care
Unit (UPEC) of the Police Hospital in Bafoussam.
*Study Procedure:
If you agree to participate, you will be asked to fill out an anonymous questionnaire
about your psychological experience, emotions, and coping strategies in dealing with
the disease.
● Potential Risks:
Your participation poses no physical risks. However, some questions may evoke
emotional discomfort. You are free to skip any question or withdraw at any time.
All your responses will remain strictly confidential and will be used for academic
purposes only.
16.5.c. Formulaire de consentement éclairé (français)
Bonjour Mme, Mlle, Mr,
REDIGE PAR FOTSO NGUECHOU ANGE NICANOR 43
APPRECIATION DU VECU PSYCHOLOGIQUE DES PERSONNES VIVANT AVEC LE VIH-SIDA
CONSULTANT L’UNITE DE PRISE EN CHARGE DE L’HOPITAL DE LA POLICE DE BAFOUSSAM
Je suis FOTSO NGUECHOU ANGE NICANOR, étudiante en quatrieme année en
science infirmiere à l’Institut Universitaire Royal de Baboutcha-Nintcheu de Bafang.
Dans le cadre de mon travail de recherche visant l’obtention du diplôme d’État, je
mène une étude sur l’appreciation du vécu psychologique des personnes vivant avec
le VIH/SIDA fréquentant l’UPEC de l’hôpital de la Police de Bafoussam.
Cette étude a pour objectif de comprendre vos expériences psychologiques, les défis
que vous rencontrez et les stratégies que vous adoptez pour y faire face.
Votre participation est volontaire et vos réponses seront anonymes et confidentielles.
16.5.d. Informed Consent of Respondents (English)
Good morning, Mrs., Miss, Mr,
My name is Nanmegne Mauricelle Danielle, a third-year student in the State-
Registered Nursing program at the Royal University Institute of Baboutcha-Nintcheu
in Bafang.
As part of my research work for my State Registered Nurse Diploma, I am
conducting a study on the psychological experience of people living with HIV/AIDS
attending the Care Unit (UPEC) of the Police Hospital in Bafoussam.
This study aims to understand your psychological experiences, the challenges you
face, and the coping strategies you use.
Your participation is voluntary, and your responses will remain anonymous and
confidential.
16.5.e. Formulaire de consentement éclairé à l’endroit des parents
ÉCOLE PRIVÉE DE FORMATION DU PERSONNEL DE SANTÉ DE BABOUTCHA
NINTCHEU
B.P. 285 Bafang – Situé à Ndokovi
Tél : 690 789 834 / 655 17 99 33
Email : iurb2016@[Link]
Engagement du chercheur
Je soussigné(e) Fotso nguechou ange nicanor.m’engage à mener cette étude dans
le strict respect des normes éthiques applicables aux recherches impliquant des
participants mineurs.
Consentement du parent
Je, ___________ [Nom du parent] ___________,
Déclare avoir lu et compris la notice d’information concernant l’étude sur<< le vécu
psychologique des personnes vivant avec le VIH/SIDA fréquentant l’UPEC de l’hôpital
de la Police de Bafoussam>>. J'ai été informé(e) des conditions, risques et bénéfices
potentiels de la participation de mon enfant. J'ai eu suffisamment de temps pour
réfléchir à ma décision. Je comprends que la participation est volontaire et que je
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APPRECIATION DU VECU PSYCHOLOGIQUE DES PERSONNES VIVANT AVEC LE VIH-SIDA
CONSULTANT L’UNITE DE PRISE EN CHARGE DE L’HOPITAL DE LA POLICE DE BAFOUSSAM
peux retirer mon enfant de l’étude à tout moment sans conséquence. J'autorise
librement la participation de mon enfant à cette recherche.
📅 Date : //20____
✍ Signature du parent : __________________________
✍ Signature du chercheur : __________________________
16.6. Plan de dissémination des résultats
À l’issue de la collecte et de l’analyse des données recueillies par questionnaire, les
résultats de l’étude seront présentés et soutenus publiquement devant un jury
académique. La diffusion des résultats suivra les étapes suivantes :
*Avant la présentation
Des exemplaires du rapport final seront remis à :
-Au président du jury,
-À chaque membre du jury,
-Au coordinateur du projet de recherche.
*Après la présentation
Suite aux recommandations du jury et aux éventuelles corrections, la version finale
du travail sera déposée :
-À la bibliothèque de l’établissement pour consultation par les futurs étudiants et
chercheurs.
-Auprès des autorités académiques concernées pour archivage.
16.7. Mesures spécifiques aux participants vulnérables
Étant donné que l’étude porte sur le vécu psychologique des PVVIH, il est essentiel
d’adopter une approche bienveillante et respectueuse envers les participants,
particulièrement ceux en situation de vulnérabilité.
Ainsi, les mesures suivantes etaient mises en place :
-Faire preuve de patience, de calme et de compréhension lors des échanges avec les
participants.
-Adapter le mode de communication en expliquant clairement les objectifs de l’étude
et en répondant aux préoccupations des participants.
-Rassurer sur la confidentialité des réponses et rappeler aux participants qu’ils sont
libres de ne pas répondre à certaines questions s’ils le souhaitent.
Ces précautions garantiront le respect de l’éthique et permettront de recueillir des
réponses sincères et pertinentes.
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APPRECIATION DU VECU PSYCHOLOGIQUE DES PERSONNES VIVANT AVEC LE VIH-SIDA
CONSULTANT L’UNITE DE PRISE EN CHARGE DE L’HOPITAL DE LA POLICE DE BAFOUSSAM
16.8. Procédure et cadre de sollicitation du consentement éclairé
Pour assurer le respect des normes éthiques et réglementaires, les étapes suivantes
seront suivies avant le début de la collecte de données :
- Rédaction et distribution d’une lettre de consentement éclairé aux participants,
expliquant les objectifs de l’étude, la confidentialité des données et leur droit de
retrait à tout moment.
Ces démarches garantiront que l’étude respecte les principes éthiques et assure la
protection des droits et du bien-être des participants
17- Chronogramme des activités
Tableau 3 : Chronogramme des activités
Durée de l’étude : 9 Mois
Année
2026
ACTIVITES Janvier Février Mars Avril Mai Juin Juillet
Choix du thème
Recherche et documentation
Rédaction du protocole
Collecte de données et
dépouillement
Rédaction du mémoire
Préparations et soutenance
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18- Consideration’s financières
Tableau 4 : Consideration’s financières
Désignation Justification Quantité Prix Prix total
unitaire
Stylo a bille Pour écrire 02 150 300
Crayon ordinaire Pour désigner 01 50 50
Gomme Pour effacer 01 100 100
Rames de papier Pour rédiger et imprimer 02 5000 10000
Clé USB Pour stocker les données 01 5000 5000
Clé internet Pour avoir accès a internet 01 10000 10000
Connection internet Pour faire les recherches Forfait Forfait 3000
Crédit de Pour se renseigner Forfait Forfait 5000
communication
Photocopie + Pour mon travail de recherche Forfait Forfait 30000
Impression
Reliure Pour emballer mon travail 15 300 4500
Magnétophone Pour enregistrer l'entretien 01 10000 10000
Clairance éthique Pour avoir l’autorisation 01 10000 10000
Logistique Pour le déplacement et Forfait Forfait 100000
l’habillement
Total partiel Pour les imprévus // // 2000
Divers Pour se détendre // // 15000
TOTAL // // // 186950
FCFA
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19- Sources de financement et adresse du financeur
Notre étude sera financées de par:
- Mne SIMEU Valérie . Tel: 695603932
- Mne YANKEP Hélène. Tel: 699508044
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CHAPITRE IV: ANALYSE ET INTERPRETATION DES RESULTAS
Tableau 5 : relatif aux informations des participants
variables P1 P2 P3 P4 P5
Age 28 35 42 60 31
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sexe FEMININ MASCULIN FEMININ MASCULIN FEMININ
Situation CELIBATAIRE MARIE VEUVE MARIE CELIBATAI
matrimoni RE
al
Niveau SECONDAIRE SUPERIEUR PRIMAIRE SECONDAI SUPERIEU
d’instrctio RE RE
n
Professio COMMERCAN ENSEIGNA AGRICULTRI CHAUFEUR INFIRMIER
n TE NT CE E
Duree de 3 8 12 6 4
serologie
Duree du 3 5 4 2 4
suivie a
l’UPEC
Tableau 6 : relatif a la réactions des participants a l’annonce de la séropositivité
Participants Réponse
P1 Grand choc, et pleure
P2 Vie terminé
P3 Deni
P4 Peur de mourir
P5 Acceptation difficile
Analyse : Les cinq participants décrivent un choc émotionnel important au moment
du diagnostic.
Tableau 7 : relatif aux premiers sentiments ressentis apres l’annonce du diagnostic
Participants Réponse
P1 Tristesse
P2 Peur
P3 Colère
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P4 Anxiété
P5 Désespoir
Analyse : Les émotions négatives dominent chez tous les participants.
Tableau 8 : relatif a l’etat emotionnel actuel des participants
Participants Réponse
Plus serein
Toujours anxieux
Mieux qu'avant
peur du regard des autres
confiance grâce à ma famille
Analyse : L'état émotionnel s'améliore avec le suivi, mais certaines inquiétudes
persistent.
Tableau 9 : relatif aux difficultes psychologiques rencontrees depuis le diagnostic
Participants Réponse
P1 Stress
P2 Anxiété
P3 Tristesse
P4 Peur du rejet
P5 Manque de confiance
Analyse : Le stress, l'anxiété et la peur du rejet sont les difficultés les plus fréquentes.
Tableau 10 : relatif aux experiences de stigmatisations liees au VIH
Participants Réponse
P1 voisins
P2 travail
P3 Non
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P4 famille
P5 voisinage
Analyse : Quatre participants sur cinq rapportent avoir subi une forme de
stigmatisation.
Tableau 11 : : relatif aux experiences dediscrimination liees au VIH
Participants Réponse
P1 Exclusion sociale
P2 Évitement
P3 Aucun
P4 Rejet familial
P5 Moqueries
Analyse : Les formes de discrimination sont variées et affectent le bien-être
psychologique.
Tableau 12 : relatif a celui a qui le statut serologique a été revele
Participants Réponse
P1 Mon conjoint
P2 Ma mère
P3 Ma sœur
P4 Personne
P5 conjoint et mes enfants
Analyse : Les participants divulguent leur statut uniquement à des personnes de
confiance.
Tableau 13 : relatif au niveau de soutient social
Participants Réponse
P1 Très bon
P2 Moyen
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P3 Bon
P4 Faible
P5 Excellent
Analyse : Le soutien familial est variable mais reste une ressource essentielle.
Tableau 14 : relatif aux personnes apportant du soutient psychologique
Participants Réponse
P1 Personne soignant
P2 Association des PVVIH
P3 Eglise
P4 Aucun
P5 Amis proches
Analyse : Les sources de soutien diffèrent selon les participants.
Tableau 15 : relatif aux mécanismes d’adaptation psychologique utilises pour faire face
au SIDA
Participants Réponse
P1 Prière
P2 Respect du traitement
P3 Discussion avec la famille
P4 Isolement
P5 Participation aux groupes de soutien
Analyse : Les stratégies d'adaptation reposent principalement sur la spiritualité, le
traitement et le soutien social.
Tableau 16 : relatif aux activités ou pratiques contribuant au bien-être psychologique
Participants Réponse
P1 Lecture de la Bible
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APPRECIATION DU VECU PSYCHOLOGIQUE DES PERSONNES VIVANT AVEC LE VIH-SIDA
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P2 Jardinage
P3 Travail
P4 Music
P5 Sport
Analyse : Les activités personnelles contribuent à réduire le stress et à améliorer le
bien-être.
Tableau 17 : relatif aux besoins psychologiques et sociaux exprimes par les participants
Participants Reponses
P1 Plus de soutiens psychologies
P2 Aide financière
P3 Sensibilisation contre la stigmatization
P4 Écoute des professionnels
P5 Groupe de parole
Analyse : Les besoins concernent principalement le soutien psychologique et la
réduction de la stigmatisation.
relatif aux suggestions des participants por ameliorer la prise en charge
Tableau 18 :
psychologique a L’UPEC
Participants Réponse
P1 Renforcer le suivi psychologique
P2 Multiplier les campagnes de
sensibilisation
P3 Formée d'avantage les soignants
P4 Lutter contre la discrimination
P5 Déployer les groupes de soutien
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APPRECIATION DU VECU PSYCHOLOGIQUE DES PERSONNES VIVANT AVEC LE VIH-SIDA
CONSULTANT L’UNITE DE PRISE EN CHARGE DE L’HOPITAL DE LA POLICE DE BAFOUSSAM
Analyse : Tous les participants recommandent un renforcement de
l'accompagnement psychosocial et de la lutte contre la stigmatisation.
I- Analyse des caractéristiques des participants et leur influence sur le vécu
psychologique
Le tableau 1 présente les caractéristiques sociodémographiques et cliniques des
cinq participants interrogés. L'analyse de ces caractéristiques permet de mieux
comprendre certaines différences observées dans leur vécu psychologique.
Concernant l'âge, les participants étaient âgés de 28 à 50 ans. Les participants les
plus jeunes (P1 et P5) ont exprimé davantage de peur de l'avenir, d'inquiétudes
concernant leur vie affective et leur projet de famille. À l'inverse, les participants plus
âgés (P3 et P4) semblaient avoir développé une meilleure acceptation de leur
maladie, probablement en raison d'une plus longue expérience de vie avec le VIH.
Cette observation rejoint plusieurs études montrant que l'adaptation psychologique
s'améliore progressivement avec le temps grâce à l'expérience de la maladie et au
suivi médical [1,2].
En ce qui concerne le sexe, les femmes ont davantage insisté sur les difficultés liées
au regard de la société, à la peur du rejet familial et à la responsabilité parentale. Les
hommes ont davantage évoqué les difficultés économiques et la crainte d'une perte
de leur statut social. Toutefois, ces observations doivent être interprétées avec
prudence compte tenu du faible effectif de l'étude.
La durée depuis le diagnostic semble également influencer le vécu psychologique.
Les participants vivant avec le VIH depuis plusieurs années (P3 et P4) présentaient
une meilleure acceptation de leur état de santé, une bonne observance thérapeutique
et des stratégies d'adaptation plus efficaces que les participants récemment
diagnostiqués. Cette observation est conforme aux travaux de Lazarus et Folkman,
selon lesquels l'adaptation à un événement stressant évolue progressivement grâce
au développement de mécanismes de coping [3].
Le soutien familial apparaît comme un facteur déterminant. Les participants
bénéficiant d'un accompagnement régulier de leur conjoint ou de leur famille
manifestaient moins de détresse psychologique et davantage d'espoir. À l'inverse,
ceux disposant d'un soutien limité rapportaient un sentiment de solitude, de tristesse
et d'anxiété. Ces résultats sont comparables à ceux de Parcesepe et al., qui
montrent que le soutien social constitue un facteur protecteur contre la dépression
et l'anxiété chez les personnes vivant avec le VIH au Cameroun [4].
Enfin, le niveau d'instruction semble avoir facilité la compréhension de la maladie et
favorisé une meilleure adhésion au traitement chez certains participants. Cependant,
quelle que soit leur catégorie socioprofessionnelle, tous les participants ont rapporté
avoir ressenti un impact psychologique important au moment de l'annonce du
diagnostic.
Dans l'ensemble, ces résultats montrent que le vécu psychologique des personnes
REDIGE PAR FOTSO NGUECHOU ANGE NICANOR 55
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vivant avec le VIH est influencé par plusieurs facteurs individuels et sociaux,
notamment l'âge, le sexe, la durée de la maladie, le soutien familial et l'expérience de
la stigmatisation
REDIGE PAR FOTSO NGUECHOU ANGE NICANOR 56
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CHAPITRE V : DISCUSSION DES RÉSULTATS
1. Discussion selon le premier objectif spécifique : Évaluer l'état émotionnel des
personnes vivant avec le VIH/SIDA consultant l'UPEC de l'Hôpital de la Police de
Bafoussam
Notre étude montre que l'annonce de la séropositivité a été vécue comme une
expérience émotionnelle difficile par l'ensemble des cinq participants. Les émotions
les plus fréquemment exprimées étaient le choc, la peur, la tristesse, l'anxiété, le déni
et le désespoir. Toutefois, plusieurs participants ont indiqué qu'après quelques
années de suivi, leur état émotionnel s'était progressivement amélioré grâce au
traitement antirétroviral, au soutien des professionnels de santé et à l'acceptation
progressive de leur maladie.
Ces résultats sont comparables à ceux de Parcesepe et al., qui, dans une étude
menée auprès de personnes vivant avec le VIH au Cameroun, ont observé une forte
prévalence des symptômes de dépression, d'anxiété et de stress post-traumatique
au moment de l'entrée dans les soins [4]. Les auteurs expliquent que le diagnostic du
VIH est souvent perçu comme une menace pour la vie, les relations familiales et
l'avenir socio-économique des patients.
REDIGE PAR FOTSO NGUECHOU ANGE NICANOR 57
APPRECIATION DU VECU PSYCHOLOGIQUE DES PERSONNES VIVANT AVEC LE VIH-SIDA
CONSULTANT L’UNITE DE PRISE EN CHARGE DE L’HOPITAL DE LA POLICE DE BAFOUSSAM
Nos résultats concordent également avec ceux de l'Organisation mondiale de la
Santé, qui indique que les personnes vivant avec le VIH présentent un risque deux à
trois fois plus élevé de développer des troubles anxieux ou dépressifs que la
population générale [1]. Cette similitude peut s'expliquer par le fait que, malgré les
progrès thérapeutiques, le VIH reste associé à une maladie chronique nécessitant un
traitement à vie et exposant les patients à des difficultés psychologiques
importantes.
Cependant, contrairement aux résultats de certaines études réalisées dans les pays
à revenu élevé, où les troubles émotionnels diminuent rapidement grâce à un accès
précoce aux soins psychologiques, plusieurs participants de notre étude
continuaient à éprouver de l'anxiété et une peur persistante du regard des autres.
Cette différence pourrait s'expliquer par la persistance de la stigmatisation,
l'insuffisance des services spécialisés en santé mentale et les contraintes socio-
économiques auxquelles sont confrontées les personnes vivant avec le VIH au
Cameroun.
Ainsi, nos résultats montrent que le traitement antirétroviral, à lui seul, ne suffit pas à
améliorer le bien-être psychologique des patients. Un accompagnement
psychologique continu apparaît indispensable pour réduire la détresse émotionnelle
et favoriser une meilleure qualité de vie.
2. Discussion selon le deuxième objectif spécifique : Déterminer le niveau de
stigmatisation et de discrimination ressenti par les personnes vivant avec le VIH
Notre étude révèle que quatre participants sur cinq ont déclaré avoir subi au moins
une forme de stigmatisation ou de discrimination, que ce soit dans leur famille, leur
voisinage ou leur milieu professionnel. Certains ont rapporté avoir été évités, rejetés
ou victimes de moqueries après la divulgation de leur statut sérologique.
Ces résultats sont similaires à ceux de Jacobi et al., réalisés à Buea, qui montrent
que la stigmatisation reste fréquente chez les personnes vivant avec le VIH et
influence négativement leur qualité de vie [6]. Les auteurs soulignent que la peur du
rejet conduit de nombreuses personnes à cacher leur statut sérologique, limitant
ainsi leur accès au soutien social.
De même, l'ONUSIDA rapporte que la stigmatisation demeure l'un des principaux
obstacles à l'atteinte des objectifs 95-95-95, car elle réduit le recours au dépistage,
compromet l'observance thérapeutique et favorise l'abandon des soins [2].
Toutefois, un participant de notre étude n'a déclaré aucune expérience de
stigmatisation. Cette différence pourrait s'expliquer par la confidentialité respectée
au sein de l'UPEC, le choix de ne divulguer son statut qu'à des personnes de
confiance ou encore par l'évolution progressive des mentalités grâce aux
campagnes de sensibilisation.
Ces résultats montrent que, malgré les progrès réalisés dans la prise en charge du
VIH, la lutte contre la stigmatisation demeure une priorité pour améliorer le bien-être
psychologique des personnes vivant avec le VIH.
REDIGE PAR FOTSO NGUECHOU ANGE NICANOR 58
APPRECIATION DU VECU PSYCHOLOGIQUE DES PERSONNES VIVANT AVEC LE VIH-SIDA
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3. Discussion selon le troisième objectif spécifique : Évaluer le niveau de soutien
social et familial
Les résultats de notre étude montrent que les participants bénéficiant d'un soutien
familial important présentaient une meilleure acceptation de leur maladie et un
meilleur équilibre émotionnel. À l'inverse, les personnes recevant peu ou pas de
soutien rapportaient davantage de solitude, d'anxiété et de difficultés d'adaptation.
Ces observations sont comparables à celles de Parcesepe et al., qui ont démontré
qu'un faible soutien social est significativement associé à une augmentation des
symptômes dépressifs chez les personnes vivant avec le VIH au Cameroun [4]. De
même, l'Organisation mondiale de la Santé recommande d'intégrer
systématiquement un soutien psychosocial dans les programmes de prise en charge
du VIH afin d'améliorer l'observance thérapeutique et la qualité de vie [1].
Les similitudes observées entre notre étude et celles de la littérature confirment que
le soutien de la famille, des proches et des professionnels de santé constitue un
facteur protecteur contre la détresse psychologique.
4. Discussion selon le quatrième objectif spécifique : Identifier les mécanismes
d'adaptation psychologique
Les principaux mécanismes d'adaptation identifiés dans notre étude étaient la prière,
le soutien familial, le respect du traitement antirétroviral, les échanges avec les
professionnels de santé et la participation aux groupes de soutien. Ces stratégies
ont permis aux participants de mieux accepter leur maladie et de maintenir une
certaine stabilité émotionnelle.
Ces résultats rejoignent ceux de Parcesepe et al., qui ont montré que les stratégies
d'adaptation positives, telles que la recherche de soutien social, l'acceptation de la
maladie et l'adhésion au traitement, étaient associées à une diminution des
symptômes de dépression et d'anxiété [5]. En revanche, les stratégies d'évitement,
notamment l'isolement social, étaient associées à une moins bonne santé mentale.
Nos résultats montrent également que la spiritualité occupe une place importante
dans le processus d'adaptation psychologique. Cette observation est fréquemment
rapportée dans plusieurs études africaines, où les croyances religieuses constituent
une source d'espoir, de réconfort et de résilience face à la maladie.
Dans l'ensemble, cette étude confirme que le vécu psychologique des personnes
vivant avec le VIH reste fortement influencé par l'état émotionnel, la stigmatisation,
le soutien social et les stratégies d'adaptation. Elle met en évidence la nécessité de
renforcer les services de soutien psychologique au sein de l'UPEC de l'Hôpital de la
Police de Bafoussam afin d'améliorer la qualité de vie des patients.
REDIGE PAR FOTSO NGUECHOU ANGE NICANOR 59
APPRECIATION DU VECU PSYCHOLOGIQUE DES PERSONNES VIVANT AVEC LE VIH-SIDA
CONSULTANT L’UNITE DE PRISE EN CHARGE DE L’HOPITAL DE LA POLICE DE BAFOUSSAM
CONCLUSION GÉNÉRALE
Le VIH/SIDA demeure un problème majeur de santés publiques, non seulement en raison de ses
conséquences biologiques, mais également à cause de ses répercussions psychologiques,
sociales et familiales sur les personnes infectées. Malgré les progrès considérables réalisés
dans la prise en charge médicale grâce aux traitements antirétroviraux, les personnes vivant
avec le VIH continuent d’être confrontées à de nombreux défis affectant leur qualité de vie et leur
équilibre psychologique.
La présente étude avait pour objectif principal d’apprécier le vécu psychologique des personnes
vivant avec le VIH/SIDA consultant l’Unité de Prise en Charge de l’Hôpital de la Police de
Bafoussam. Elle s’est inscrite dans une approche qualitative de type phénoménologique,
REDIGE PAR FOTSO NGUECHOU ANGE NICANOR 60
APPRECIATION DU VECU PSYCHOLOGIQUE DES PERSONNES VIVANT AVEC LE VIH-SIDA
CONSULTANT L’UNITE DE PRISE EN CHARGE DE L’HOPITAL DE LA POLICE DE BAFOUSSAM
permettant d’explorer en profondeur les expériences personnelles, les émotions ressenties, les
difficultés rencontrées ainsi que les stratégies d’adaptation développées par les participants.
Les résultats issus des entretiens réalisés auprès des personnes vivant avec le VIH ont montré
que l’annonce du diagnostic constitue un événement marquant, souvent associé à des réactions
émotionnelles telles que la peur, la tristesse, le choc, l’inquiétude face à l’avenir et parfois le
sentiment de rejet. Cependant, avec le temps, l’accompagnement médical et psychosocial ainsi
que le soutien de l’entourage favorisent progressivement l’acceptation du statut sérologique et
l’adaptation à la vie avec le VIH.
L’étude a également mis en évidence l’importance de la stigmatisation et de la discrimination
comme facteurs influençant négativement le vécu psychologique des personnes vivant avec le
VIH. La crainte du jugement social, la peur de révéler son statut sérologique et l’isolement
peuvent entraîner une souffrance psychologique importante. Toutefois, plusieurs stratégies
d’adaptation ont été identifiées, notamment le recours au soutien familial ou amical, l’adhésion
au traitement antirétroviral, la spiritualité, le dialogue avec les professionnels de santé et le
développement d’une attitude positive face à la maladie.
Par ailleurs, les participants ont exprimé le besoin d’un accompagnement psychologique plus
renforcé au sein des structures de prise en charge, ainsi que la nécessité de poursuivre les
actions de sensibilisation afin de réduire les préjugés associés au VIH/SIDA dans la
communauté.
Ainsi, cette étude souligne que la prise en charge des personnes vivant avec le VIH ne doit pas
se limiter à l’aspect biomédical. Elle doit intégrer une dimension psychologique et sociale
permettant de répondre aux besoins globaux des patients, d’améliorer leur qualité de vie et de
favoriser leur épanouissement malgré la maladie.
En définitive, une approche centrée sur la personne, associant soins médicaux, soutien
psychologique, accompagnement social et lutte contre la stigmatisation, constitue une stratégie
essentielle pour améliorer le vécu des personnes vivant avec le VIH/SIDA suivies à l’UPEC de
l’Hôpital de la Police de Bafoussam.
RECOMMANDATIONS
Au terme de cette étude, plusieurs recommandations peuvent être formulées afin d’améliorer la
prise en charge globale des personnes vivant avec le VIH/SIDA.
1. Aux responsables sanitaires et aux structures de prise en charge du VIH
-Renforcer l’intégration systématique d’un accompagnement psychologique dans les services de
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prise en charge du VIH.
-Mettre en place des consultations psychologiques régulières pour permettre aux patients
d’exprimer leurs difficultés émotionnelles et sociales.
-Développer davantage les groupes de parole et les séances d’éducation thérapeutique entre
personnes vivant avec le VIH afin de favoriser le partage d’expériences et le soutien mutuel.
-Former continuellement le personnel soignant sur l’approche psychosociale de la prise en
charge du VIH et sur les techniques de communication adaptées aux patients.
2. Aux professionnels de santé
-Accorder une attention particulière au vécu émotionnel des patients lors des consultations de
suivi.
-Encourager une relation soignant-soigné basée sur l’écoute, l’empathie, le respect et la
confidentialité.
-Identifier précocement les signes de souffrance psychologique tels que l’anxiété, la dépression,
l’isolement social ou la perte de motivation thérapeutique.
-Orienter les patients nécessitant un soutien spécifique vers les services appropriés.
3. Aux autorités sanitaires et décideurs
-Renforcer les programmes de lutte contre la stigmatisation et la discrimination liées au
VIH/SIDA.
-Améliorer l’accessibilité aux services de soutien psychologique dans les unités de prise en
charge.
-Favoriser le recrutement de psychologues ou de conseillers psychosociaux dans les structures
prenant en charge les personnes vivant avec le VIH.
4. À la communauté et aux familles
-Promouvoir une meilleure compréhension du VIH/SIDA afin de réduire les préjugés et les
attitudes discriminatoires.
-Apporter un soutien moral et affectif aux personnes vivant avec le VIH au lieu de les isoler.
-Encourager le dialogue et l’acceptation afin de faciliter l’adaptation psychologique des patients.
5. Aux personnes vivant avec le VIH
-Maintenir une bonne observance du traitement antirétroviral.
-Participer aux activités d’éducation thérapeutique et aux groupes de soutien disponibles.
-Rechercher un accompagnement psychologique en cas de difficultés émotionnelles ou sociales.
-Éviter l’isolement et privilégier les échanges avec des personnes de confiance.
RÉFÉRENCES BIBLIOGRAPHIQUE
1-ONUSIDA, 2023
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APPRECIATION DU VECU PSYCHOLOGIQUE DES PERSONNES VIVANT AVEC LE VIH-SIDA
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2-Ministère de la Santé Publique du Cameroun, 2022
1-World Health Organization. HIV data and statistics. Geneva: World Health
Organization; 2025.
3-Ciesla & Roberts, 2001; Brandt, 2009
4-Joint United Nations Programme on HIV/AIDS. The urgency of now: AIDS at a
crossroads. Global AIDS Update 2024. Geneva: UNAIDS; 2024.
5-National Institutes of Health. HIV and Mental Health. Bethesda (MD): National
Institutes of Health; 2024.
6-World Health Organization. Consolidated guidelines on HIV prevention, testing,
treatment, service delivery and monitoring: recommendations for a public health
approach. Geneva: World Health Organization; 2022.
7-Lazarus RS, Folkman S. Stress, appraisal, and coping. New York: Springer
Publishing Company; 1984.
8-Joint United Nations Programme on HIV/AIDS. In danger: UNAIDS Global AIDS
Update 2022. Geneva: UNAIDS; 2022
9-European Centre for Disease Prevention and Control, World Health Organization
Regional Office for Europe. HIV/AIDS surveillance in Europe 2024: 2023 data.
Stockholm: ECDC; 2024.
10-World Health Organization Regional Office for Europe, European Centre for
Disease Prevention and Control. HIV/AIDS surveillance in Europe 2023: 2022 data.
Stockholm: ECDC; 2023.
11-World Health Organization. Consolidated guidelines on HIV prevention, testing,
treatment, service delivery and monitoring: recommendations for a public health
approach. Geneva: World Health Organization; 2022.
12-Joint United Nations Programme on HIV/AIDS. The urgency of now: AIDS at a
crossroads. Global AIDS Update 2024. Geneva: UNAIDS; 2024.
13-World Health Organization. HIV data and statistics. Geneva: World Health
Organization; 2025.
14-Richard Lazarus RS, Susan Folkman S. Stress, appraisal, and coping. New York:
Springer Publishing Company; 1984.
REDIGE PAR FOTSO NGUECHOU ANGE NICANOR 63
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CONSULTANT L’UNITE DE PRISE EN CHARGE DE L’HOPITAL DE LA POLICE DE BAFOUSSAM
15-World Health Organization. Consolidated guidelines on HIV prevention, testing,
treatment, service delivery and monitoring: recommendations for a public health
approach. Geneva: World Health Organization; 2022.
16-Joint United Nations Programme on HIV/AIDS. The urgency of now: AIDS at a
crossroads. Global AIDS Update 2024. Geneva: UNAIDS; 2024.
17-World Health Organization. HIV data and statistics. Geneva: World Health
Organization; 2025.
18-Richard Lazarus RS, Susan Folkman S. Stress, appraisal, and coping. New York:
Springer Publishing Company; 1984.
19-World Health Organization. Consolidated guidelines on HIV prevention, testing,
treatment, service delivery and monitoring: recommendations for a public health
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20-Ministère de la Santé Publique du Cameroun. Plan stratégique national de lutte
contre le VIH, le Sida et les IST 2021–2026. Yaoundé: MINSANTE; 2021.
21-Joint United Nations Programme on HIV/AIDS. Cameroon country factsheets
2024. Geneva: UNAIDS; 2024.
22-Richard Lazarus RS, Susan Folkman S. Stress, appraisal, and coping. New York:
Springer Publishing Company; 1984.
23-World Health Organization. Consolidated guidelines on HIV prevention, testing,
treatment, service delivery and monitoring: recommendations for a public health
approach. Geneva: World Health Organization; 2022. :::
24-Ministère de la Santé Publique du Cameroun. Plan stratégique national de lutte
contre le VIH, le Sida et les IST 2021–2026. Yaoundé: MINSANTE; 2021.
25-Joint United Nations Programme on HIV/AIDS. Cameroon Country Report 2022.
Geneva: UNAIDS; 2024.
26-République du Cameroun. RMNCAH Bulletin No. 004 – Q4 2025. Yaoundé:
Ministère de la Santé Publique; 2025.
27-Care and Health Program (CHP). CHP HIV FREE Project – Western Zone
Cameroon.
28-Ndzi ES, Ndzi EN, Adiogo D, et al. Aspects descriptifs du VIH/SIDA chez les sujets
âgés de 50 ans et plus suivis au Centre de Traitement Agréé de Bafoussam –
Cameroun. Pan Afr Med J. 2012;12:107.
29-Noubiap JJN, Joko WYA, Nansseu JRN, Bigna JJR. Séroprévalence et facteurs
associés au VIH et aux hépatites virales B et C dans la ville de Bafoussam au
Cameroun. Pan Afr Med J. 2015;20:156.
30-Ministère de la Santé Publique du Cameroun. Rapport annuel du Comité National
de Lutte contre le Sida. Yaoundé: MINSANTÉ.
31-Ministère de la Santé Publique du Cameroun. Premier Forum National sur la
prévention de la transmission mère-enfant et la prise en charge du VIH. Yaoundé:
MINSANTÉ.
32-Kamga HL, et al. Étude des facteurs liés à l'observance au traitement
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antirétroviral chez les patients suivis à l'Unité de Prise en Charge du VIH/SIDA de
l'Hôpital de District de Dschang, Cameroun. Pan Afr Med J. 2012;12:55.
33- Coutanceau et al (2014, p.14)
ANNEXES
1 : GUIDE D’ENTRETIEN
Introduction
Bonjour et merci d’avoir accepté de participer à cette étude. Cet entretien a pour
objectif de mieux comprendre votre vécu psychologique en tant que personne vivant
avec le VIH/SIDA. Vos réponses resteront strictement confidentielles et anonymes.
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Vous êtes libre de ne pas répondre à certaines questions et de mettre fin à l’entretien
à tout moment.
L’entretien durera environ 45 à 60 minutes et se déroulera de manière ouverte et
bienveillante.
A- Informations générales
1. Pouvez-vous me parler un peu de vous ? (âge, situation familiale, activité
professionnelle, etc.)
2. Depuis combien de temps vivez-vous avec le VIH ?
3. Depuis combien de temps êtes-vous suivi(e) à l’UPEC ?
B-Vécu émotionnel et impact psychologique
4. Comment avez-vous réagi en apprenant votre séropositivité ?
5. Quels ont été les premiers sentiments que vous avez éprouvés ? (peur, tristesse,
colère, espoir, etc.)
6. Comment vous sentez-vous aujourd’hui par rapport à votre statut sérologique ?
7. Quelles sont les principales difficultés psychologiques que vous avez rencontrées
depuis votre diagnostic ?
8. Avez-vous déjà ressenti de la stigmatisation ou du rejet en raison de votre statut
VIH ? Si oui, dans quels contextes ?
9. Votre entourage (famille, amis, collègues) connaît-il votre statut sérologique ?
Comment réagissent-ils ?
10. Avez-vous changé votre comportement ou vos habitudes sociales en raison de
votre statut VIH ?
C- Stratégies d’adaptation et mécanismes de résilience
11. Quelles sont les stratégies que vous utilisez pour faire face aux difficultés
psychologiques liées au VIH ?
12. Recevez-vous du soutien de la part de votre entourage ou d’une structure
spécialisée ?
13. Participez-vous à des groupes de parole ou à des séances de soutien
psychologique ? Si oui, comment cela vous aide-t-il ?
14. Y a-t-il des pratiques ou des activités (religion, sport, loisirs) qui vous aident à
mieux vivre avec le VIH ?
D- Besoins psychosociaux et attentes
15. Quels types de soutien psychologique aimeriez-vous recevoir ?
16. Selon vous, que pourrait faire l’UPEC pour améliorer l’accompagnement des
PVVIH sur le plan psychologique ?
17. Avez-vous un message ou une recommandation pour les personnes vivant avec
le VIH ou pour les professionnels de santé ?
● Lettre(s) d’accord de principe des responsables des sites d’études
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Curriculum vitae de l’étudiant
I. Identification
Noms : FOTSO NGUECHOU
Prénom : ange nicanor
Date et lieu de naissance : 26/08/2001 à bayangam
Nationalité : CamerounaiseSituation professionnelle : étudianteSituation
matrimoniale : célibataire Téléphone : +237691360703Lieu de résidence :
BafangEmail: fotsoange9@[Link]
II. Etudes et formations (sanctionnées par un diplôme)
Diplômes académiques
AnnéeÉtablissement/institution Diplôme obtenu
2022 Collège MAAK-PAULO Baccalauréat D
2019 COBILANO Probatoire D
2017 COBILANO BEPC ALL
2011 École évangélique de ndiangdam CEP
III. Expériences professionnelles
Stages académiques
Institution Stage Description des taches Lieu de travail Période
HD Kekem Stage clinique Mise en pratique des soins Acceuil et 2022/2023
infirmiers urgence
CMA Lafe- Stage clinique Mise en pratique des soins Médecine 2022/2023
baleng infirmiers
CMA Lafe- Stage clinique Mise en pratique des soins Petite chirurgie 2022/2023
baleng infirmiers
HD Kekem Stage clinique Mise en pratique des soins CPN 2022/2023
infirmiers
CMA Lafe- Stage clinique Mise en pratique des soins Pédiatrie 2023/2024
baleng infirmiers
HD Bafang Stage clinique Mise en pratique des soins Maternité 2023/2024
infirmiers
HD Bafang Stage clinique Mise en pratique des soinsBloc opératoire 2023/2024
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infirmiers
CSI de Fosset Stage Mise en pratique des soins Communauté 2023/2024
communauté infirmiers
CM de la Stage clinique Mise en pratique des soins medecine 2025-2026
POLICE infirmiers
IV. Autres informations pertinentes
Informatique: maitrise du logiciels Microsoft Word; Excel et de la maintenance
informatique
Techniques de premier secours et sécurité incendie
Bonne maîtrise des Techniques de communications et capacité d’adaptation
- loisirs : Lecture ; musique ; cinéma
V. Connaissances linguistiques
Tableau 5 : Connaissances linguistiques
Langue Lire Parlée Ecrire
FrançaisExcellentTrès bien Très bien
Anglais Bien Assez Bien Bien
Curriculum vitæ de l'encadreur
DONNEES PERSONNELLES :Nom et prénom : NJOYA NGAPOUT SOULEYQualité :
Epidémiologiste /Expert en santé publique /PhD(c)Adresse physique pour réception
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du courrier. [Link]@[Link]éléphone +237676463211 /+237696572015Email
1: [Link]@[Link] Email 2: soul.njoya4@[Link]
Marital : mariéDate et lieu de Naissance: 04/Octobre/1990 à Ngaoundéré
Sexe: masculinPays d’Origine: Cameroun Nationalité Présente:
CamerounaiseLangues et niveau de fluidité: Français/Anglais
ETUDES FAITES : - Doctorant en santé publique Université de Buéa Cameroun
depuis Oct 2019- Master en santé publique option épidémiologie. Faculté de
médecine et de science Biomédicale de l’Université de Douala Cameroun de 10
/2015 à 06 /2017.- Licence professionnelle en soins infirmiers. Faculté de médecine
et de science Biomédicale de l’Université de Buéa Cameroun 10 /2012 à 10 /2013.-
Diplôme d’infirmier d’Etat. Ecole des infirmiers diplômé d’état de Bafoussam
Cameroun 10 /2007 à 10 /2010
EXPÉRIENCE PROFESSIONNELLE:
DE JUILLET 2024 A NOS JOURSConsultant épidémiologiste OMS à l’extrême
nord• Appui aux AVS dans le district de santé de Fotokol ; • Activités de visite de
surveillance de site.• Monitoring des sessions de vaccination
DE MAI 2023 A JUIN 2024
• Chef de l’aire de santé de Fosset (District de santé de Foumbot)•
Superviseur des activités niveau district• Coordonnateur des activités de soins
du centre de santé de Fosset• Diagnostic infirmier, planification des soins ;
administration des soins DE MAI 2022 A AOUT 2022Consultant
épidémiologiste OMS• Appui aux AVS sur les nVPO2 dans le district de santé de
Malentouen ;
• Activités de visite de surveillance de site.
DE MARS 2013 A AVRIL 2023 :Chef de Centre de santé intégré (CSI) de
Fotouni, (district de santé de Bandja)• Coordonnateur des activités de soins du
centre de santé de Fotouni• Diagnostic infirmier, planification des soins ;
administration des soins• Évaluation de l’état de santé des patients afin d'identifier
les soins appropriés à administrer;• Collaboration avec les autres membres des
équipes interdisciplinaires de soins de santé afin de planifier, de coordonner et
d'évaluer les soins aux patients,• Assure l’intermédiation entre les patients et leurs
familles,
D’OCT 2015 A NOVEMBRE 2017 Chef bureau santé du DS de bandja
cumulativement avec les fonctions de chef de CSI de Fotouni, DS Bandja, •
Participation aux multiples AVS (ACTIVITE DE VACCINATIONS SUPPLEMENTAIRES)
• Superviseur des activités niveau district
AVRIL 2012 A MARS 2013 : Major du service des hospitalisations et
consultant au CMA de lafé baleng Bafoussam, CMA LAFE, Bafoussam.•
Administration des médicaments prescrits par le médecin ou selon les politiques et
les protocoles en vigueur,
• Recueille des échantillons pour les analyses médicales,• Éduque le patient
quant au maintien correct des thérapies administrées,• Surveillance, évaluation,
documentation et consignation permanente des symptômes et des changements
dans l'état des patients, et prise des mesures nécessaires;• Utilisation du matériel et
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des appareils médicaux pour les interventions sur les patients et surveillance de son
utilisation par les infirmières auxiliaires,• Prise des paramètres des nouveaux
patients admis au centre de santé, • Informe et conseille les patients et
leurs familles sur certains aspects de la santé
D’OCT 2010 A MARS 2012Chef de CSI annexe de Fosset DS Foumbot.•
Coordonnateur des activités de soins du centre de santé de Fosset• Diagnostic
infirmier, planification des soins ; administration des soinsÉvaluation de l’état de
santé des patients afin d'identifier les soins appropriés à administrer
FORMATIONS ET DÉVELOPPEMENT PROFESSIONNEL:- Certificat de
formation sur le programme de rattrapage du covid-19 en vaccination de
routine(OMS) ; 09/2023- Certificat de formation sur l’outil Promedéo (GAVI)
06/2023 ;- Certificat OMS sur la riposte à l’épidémie de rougeole 07/2022 ;-
Certificat OMS sur la prévention du harcèlement sexuel et autres comportements
interdits 06/2022 ;- Certificat OMS sur la prise en charge clinique du viol et du
partenaire intime survivant de la violence. 06/2022 ;- Certificat de formation sur le
Management de la qualité (GIZ) 04/2022- Formation sur le Covid-19 et membre
de l'EIIR DS Bandja 04/2020- Certificat OMS sur la réduction des inégalités et
l’amélioration de la couverture vaccinale 02/2020- Accompagnateur OMS scholar
depuis septembre 2019 ;- Certificat sur l’accélérateur d’impact OMS 07/2019 ;-
Atelier de formation des personnels sur la prise en charge du diabète chez l’enfant à
Bafoussam 05 /2019 ;- Certificat OMS de l’AMV1 (Auto-monitorage de la
vaccination) sur le plan d’amélioration des données décembre 2018 ;- Atelier de
formation des personnels sur la prise en charge correcte de la tuberculose à Baham
10 /2017 ;- Mémoire de recherche de Master en santé publique option
épidémiologiste, 07/2017 thème : Facteurs favorisant l’abandon de la vaccination
chez les enfants de 12 à 23 mois dans le District de santé de Bandja Ouest
Cameroun ;- Atelier de formation sur la revue de la qualité des données à
Bafoussam. 04/2016;- Superviseur des activités (AVS, PEV, SR, PTME, PF, MTN,
PNLP, PNLT…) du district de santé de Bandja, depuis 10/2015 ;- Atelier de
formation des prestataires sur le SONEU à Bafoussam, 01/2014 ;- Atelier de
formation des prestataires la PTME/option B+ à Bafoussam. 08 /2014.- Atelier de
formation des prestataires sur la prise en charge correcte du paludisme à Bangangté.
11 /2014 ;- Attestation du meilleur personnel Infirmier au CMA de Lafé Bafoussam
année 2012- Atelier de formation des prestataires sur la planification familiale à
Bafoussam, 11/2012 ;- Atelier de formation des prestataires sur la prise en
charge du choléra à Foumbot, 03 /2011 ;- Enseignant vacataire à IUes/INSAM
Bafoussam ; Epfsa fondation Tchandjeu Bafang ; Epfsa fondation Tchuente
Bafoussam ; Iurb Bafang ; UIJP2 Bafang, fondation monga Mbouda ; EPFS
Bafoussam. Depuis 10/2013
LANGUES Français : très bien lu, parlé et écrit. Anglais : Moyen. Langue
maternelle parlée : Bamoun, Fulfulde ; Religion : musulman DIVERS :
Connaissance en Word, Excel, Power point LOISIRS : Sport ; cinéma ; voyage.
Souley Njoya
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. Guide d'entretien semi-directif
Bonjour.
Je m'appelle …………………………………
Je réalise une étude portant sur le vécu psychologique des personnes vivant avec le
VIH/SIDA consultant l'UPEC de l'Hôpital de la Police de Bafoussam.
Votre participation est entièrement volontaire. Toutes les informations recueillies
resteront strictement confidentielles et anonymes. Il n'y a ni bonne ni mauvaise
réponse ; seul votre vécu nous intéresse.
Acceptez-vous de participer à cet entretien ?
□ Oui
□ Non
A-Informations sociodémographiques
1-Quel est votre âge ?
2-Quel est votre sexe ?
3-Quelle est votre situation matrimoniale ?
4-Quel est votre niveau d'instruction ?
5-Quelle est votre profession ?
6-Depuis combien de temps connaissez-vous votre statut sérologique ?
7-Depuis combien de temps êtes-vous suivi à l'UPEC ?
B. État émotionnel
9- Pouvez-vous me raconter comment vous avez vécu l'annonce de votre
séropositivité ?
Questions de relance
Qu'avez-vous ressenti à ce moment-là ?
Quels sentiments ressentez-vous aujourd'hui ?
Vous arrive-t-il d'être triste ?
Ressentez-vous parfois de l'anxiété ou de la peur ?
Vous sentez-vous découragé(e) ?
REDIGE PAR FOTSO NGUECHOU ANGE NICANOR 71
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Comment ces émotions influencent-elles votre vie quotidienne ?
C. Stigmatisation et discrimination
Question principale
10- Depuis que vous connaissez votre statut, avez-vous déjà ressenti de la
stigmatisation ou de la discrimination ?
Questions de relance
De la part de qui ?
Dans quelles circonstances ?
Avez-vous déjà été rejeté(e) ?
Avez-vous déjà caché votre statut ?
Quelles conséquences cela a-t-il eu sur vous ?
D. Soutien social et familial
11- Qui vous soutient le plus depuis que vous vivez avec le VIH ?
Questions de relance
Votre famille vous soutient-elle ?
Votre conjoint(e) est-il(elle) au courant ?
Vos amis vous soutiennent-ils ?
Comment les soignants vous accompagnent-ils ?
Êtes-vous satisfait(e) du soutien que vous recevez ?
E. Mécanismes d'adaptation psychologique
12-
Comment faites-vous pour vivre avec cette maladie au quotidien ?
Questions de relance
Qu'est-ce qui vous aide à garder espoir ?
La religion ou la spiritualité vous aide-t-elle ?
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APPRECIATION DU VECU PSYCHOLOGIQUE DES PERSONNES VIVANT AVEC LE VIH-SIDA
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Suivez-vous correctement votre traitement ?
Avez-vous changé certaines habitudes de vie ?
Quelles sont les principales difficultés que vous rencontrez encore ?
`
13- Si vous deviez décrire votre vie aujourd'hui depuis que vous vivez avec le VIH,
que diriez-vous ?
Relances :
Qu'est-ce qui est le plus difficile ?
Qu'est-ce qui s'est amélioré ?
Quels sont vos projets pour l'avenir ?
G. Suggestions
Selon vous, que pourrait faire l'UPEC pour améliorer la prise en charge psychologique
des personnes vivant avec le VIH ?
Relances :
Quelles améliorations proposeriez-vous ?
De quel type d'accompagnement auriez-vous besoin ?
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TABLE DES MATIERES
CERTIFICAT D’ORIGINALITÉ
SOMMAIRE i
LISTE DES ABRÉVIATIONS ii
LISTE DES TABLEAUX iii
RESUME iii
ABSTRACT v
CHAPITRE I : PROBLEMATIQUE 8
I-CONTEXTE DE LETUDE 9
1.1-CONTEXTE MONDIAL DU VÉCU PSYCHOLOGIQUE DES PERSONNES VIVANT AVEC LE
VIH/SIDA 9
1.2. Contexte européen du vécu psychologique des personnes vivant avec le VIH/SIDA 10
1.3. Contexte africain du vécu psychologique des personnes vivant avec le VIH/SIDA 11
1.4. Contexte du vécu psychologique des personnes vivant avec le VIH/SIDA en Afrique
subsaharienne 12
1.5. Contexte camerounais du vécu psychologique des personnes vivant avec le VIH/SIDA13
1.6. Contexte du vécu psychologique des personnes vivant avec le VIH/SIDA dans la région
de l'Ouest Cameroun 14
1.7. Contexte du vécu psychologique des personnes vivant avec le VIH/SIDA à Bafoussam
15
2. JUSTIFICATION DE LETUDE 16
3- FORMULATION DU PROBLÈME 17
4-QUESTIONS DE RECHERCHE 17
4.1. Question principale 17
4.2. Questions secondaires 17
6․ OBJECTIFS DE L’ETUDE 18
6.1․ Objectif principal 18
6.2․ Objectifs spécifiques 18
7- HYPOTHÈSE DE RECHERCHE 18
7.1- Hypothèse principal 18
7.2- Hypothèse secondaires 18
CHAPITRE ll: CADRE GENERAL DE L'ETUDE 20
I- REVU DE LITERATURE 21
A․ CLARIFICATION DES CONCEPTS 21
II․ HISTORIQUE 23
1․ Brève histoire du VIH 23
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2-Origine du VIH 24
5- Le cycle de vie du VIH 25
6- Structure du VIH 25
7- Cibles du virus 26
A- Impact psychologique du VIH/SIDA 28
B- Stratégies d’adaptation et résilience des PVVIH 30
C- TABLEAUX RECAPITULATIFS 31
1․ prévalence des troubles psychiques chez les PVVIH 31
2. Facteurs influençant la résilience des PVVIH 31
CHAPITRE 3 : MÉTHODOLOGIE 33
1. Type et approche de la recherche 34
2. Type et schéma d’étude 34
3. Période et durée de l’étude 34
4. Lieu d’étude 34
5. Population de l’étude 34
5.1. Population source 34
5.2. Population d’étude 34
a-Critères d’inclusion 34
b- Critères d’exclusion 34
6. Technique d’échantillonnage 35
7. Collecte des données 35
7.1. Outils de collecte des données 35
7.2. Procédure de collecte des données 35
8. Plan d’analyse des données 35
9. Considérations éthiques 35
10. Bénéfices pour la communauté et les participants 36
10.1. Bénéfices pour la communauté 36
11. Inventaire des risques et mesures prises pour y remédier 36
a- Risque de divulgation des informations personnelles 36
b- Risque de malaise émotionnel lors des entretiens 36
12. Mesures spécifiques pour assurer la confidentialité des données 36
13. Plan de dissémination des résultats 36
14. Mesures spécifiques aux participants vulnérables 37
15. Procédure et cadre de sollicitation du consentement éclairé 37
16.1. Bénéfices pour la communauté 37
16.2. Bénéfices pour les participants 37
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16.3. Inventaire des risques et mesures prises pour y remédier 37
16.4- . Mesures spécifiques pour assurer la confidentialité des données 38
16.5. Outils soutenant la considération éthique 38
16.5.a. Notice d’information des participants (français) 38
16.5.b. Participant Information Notice (English) 39
16.5.c. Formulaire de consentement éclairé (français) 40
16.5.d. Informed Consent of Respondents (English) 40
16.5.e. Formulaire de consentement éclairé à l’endroit des parents 40
16.6. Plan de dissémination des résultats 41
16.7. Mesures spécifiques aux participants vulnérables 41
16.8. Procédure et cadre de sollicitation du consentement éclairé 42
17- Chronogramme des activités 42
18- Consideration’s financières 43
19- Sources de financement et adresse du financeur 44
CHAPITRE 4 : ANALYSE ET INTERPRETATION DES RESULTAS 45
I- Analyse des caractéristiques des participants et leur influence sur le vécu psychologique 51
CHAPITRE V : DISCUSSION DES RÉSULTATS 53
1. Discussion selon le premier objectif spécifique : Évaluer l'état émotionnel des personnes
vivant avec le VIH/SIDA consultant l'UPEC de l'Hôpital de la Police de Bafoussam 54
2. Discussion selon le deuxième objectif spécifique : Déterminer le niveau de stigmatisation
et de discrimination ressenti par les personnes vivant avec le VIH 54
3. Discussion selon le troisième objectif spécifique : Évaluer le niveau de soutien social et
familial 55
4. Discussion selon le quatrième objectif spécifique : Identifier les mécanismes d'adaptation
psychologique 55
CONCLUSION GÉNÉRALE 57
RECOMMANDATIONS 58
RÉFÉRENCES BIBLIOGRAPHIQUE 59
ANNEXES 62
1 : GUIDE D’ENTRETIEN 62
Curriculum vitae de l’étudiant 63
Curriculum vitæ de l'encadreur 65
. Guide d'entretien semi-directif 67
TABLE DES MATIERES 70
REDIGE PAR FOTSO NGUECHOU ANGE NICANOR 76