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Les Risques Professionnels

Le document définit le risque professionnel comme la probabilité d'une altération de la santé des travailleurs due à l'exposition à divers dangers sur le lieu de travail. Il décrit différents types de risques professionnels, notamment chimiques, biologiques, physiques, ergonomiques et psychosociaux, en détaillant les effets potentiels sur la santé. Les risques incluent des agents toxiques, des nuisances sonores, des radiations, ainsi que des facteurs ergonomiques et psychosociaux qui peuvent affecter le bien-être des employés.

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Les Risques Professionnels

Le document définit le risque professionnel comme la probabilité d'une altération de la santé des travailleurs due à l'exposition à divers dangers sur le lieu de travail. Il décrit différents types de risques professionnels, notamment chimiques, biologiques, physiques, ergonomiques et psychosociaux, en détaillant les effets potentiels sur la santé. Les risques incluent des agents toxiques, des nuisances sonores, des radiations, ainsi que des facteurs ergonomiques et psychosociaux qui peuvent affecter le bien-être des employés.

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LES RISQUES PROFESSIONNELS

I. Définition :

Le risque professionnel est la combinaison de la probabilité et de la (des) conséquence (s) de


survenue d’une altération de la santé des travailleurs ou d’une atteinte à leur sécurité suite à
l’exposition à un danger présent sur le lieu de travail.

Le degré du dommage ou de l’effet à la santé varie d’une simple gêne, à l’inconfort ou aboutit
à une nuisance (Accidents ou maladies professionnelles graves et indemnisables).

II. Les différents risques professionnels

Nous avons les risques chimiques, biologiques, physiques, ergonomiques et psychosociaux :

II.1. Les agresseurs chimiques

Ce sont des substances dont les propriétés toxicologiques ou physico-chimiques représentent


un risque potentiel pour la santé. Les produits chimiques entrent dans l’organisme
principalement par inhalation, absorption cutanée et ingestion. L’effet toxique provoqué peut
être aigu, chronique, voire les deux. Ils comprennent :

Les produits chimiques corrosifs tels que les bases et acides concentrés, phosphore, qui
provoquent la destruction des tissus au point de contact. Les parties du corps les plus
fréquemment touchées sont la peau, les yeux et le tube digestif.

Les irritants provoquent l’inflammation des tissus sur lesquels ils se déposent.
Les irritants cutanés tels que les acides, bases, solvants, huiles peuvent causer des réactions
telles qu’eczéma ou dermatose.
Les irritants respiratoires tels que les aldéhydes, poussières alcalines, ammoniac, dioxyde
d’azote, phosgène, chlore, brome, ozone puissants peuvent provoquer des troubles
respiratoires, des inflammations ou de l’œdème.

Les allergènes ou sensibilisants chimiques peuvent causer des réactions allergiques cutanées
ou respiratoires. Comme exemples nous avons :

- Les allergènes ou sensibilisants chimiques cutanées : colophane, formaldéhyde,


métaux (chrome et nickel), certains colorants organiques, durcisseurs époxy,
térébenthine.
- Les allergènes ou sensibilisants chimiques respiratoires : isocyanates, colorants
réactifs sur les fibres, formaldéhyde, poussières de nombreux bois tropicaux, nickel.

Les asphyxiants, ils agissent en perturbant l’oxygénation des tissus.


Les asphyxiants simples sont des gaz inertes qui diluent l’oxygène de l’air et le réduisent à un
niveau rendant la vie impossible. On peut trouver des atmosphères présentant une carence en
oxygène dans les citernes, cales de navire, silos ou mines. La concentration en oxygène ne
doit jamais être inférieure à 19,5% par volume d’air. Exemples d’asphyxiants simples :
méthane, éthane, hydrogène, hélium.
Les asphyxiants chimiques empêchent le transport de l’oxygène et la bonne oxygénation du
sang ou encore l’oxygénation des tissus. Exemples d’asphyxiants chimiques : monoxyde de
carbone, nitro-benzène, cyanure d’hydrogène, sulfure d’hydrogène.

Les cancérogènes humains

Les cancérogènes humains connus sont des produits chimiques dont on a démontré de
manière probante qu’ils induisent le cancer chez l’humain. Il s’agit du benzène (leucémie);
chlorure de vinyle (angiosarcome du foie); 2-naphthylamine, benzidine (cancer de la
vessie); amiante (cancer du poumon, mésothéliome); poussières de bois dur
(adénocarcinome des sinus de la face).
Les cancérogènes humains probables sont des produits chimiques pour lesquels on a pu
prouver qu’ils provoquent le cancer chez l’animal, alors qu’on ne dispose pas encore de
preuve définitive du même effet chez l’humain. La suie et le goudron de houille ont été les
premiers produits chimiques soupçonnés d’induire le cancer. On peut également noter le
formaldéhyde, le tétrachlorure de carbone, les bichromates, le béryllium.

Les toxiques pour la reproduction compromettent les fonctions reproductrices et sexuelles


d’un individu. On peut citer le manganèse, le sulfure de carbone, les éthers
monoéthyliques et éthyliques d’éthylèneglycol, le mercure.

Il faut noter également les toxiques du développement. Ce sont des agents susceptibles
d’avoir des effets nocifs dans la descendance des personnes exposées à type de malformations
congénitales. Aussi les produits chimiques embryotoxiques ou fœtotoxiques pouvant
provoquer des avortements spontanés ou des fausses couches. Exemples : Composés
organiques du mercure, monoxyde de carbone, plomb, thalidomide, solvants.

Les poisons systémiques sont des agents qui induisent des lésions d’organes ou de systèmes
physiologiques particuliers.

Au niveau du cerveau ce sont les solvants, le plomb, le mercure, le manganèse.


Au niveau du système nerveux périphérique on peut citer le n-hexane, le plomb, l’arsenic, et
le sulfure de carbone.
Au niveau du sang et de la moelle il y a le benzène, les éthers d’éthylèneglycol.
Au niveau des reins il s’agit du cadmium, du plomb, du mercure, des hydrocarbures chlorés.
Au niveau du poumon nous avons la silice, l’amiante, la poussière de charbon
(pneumoconioses).

II.2. Les agresseurs de nature physique

Ils proviennent des propriétés naturelles de la matière et comprennent :

- Le bruit : On entend par bruit tout son indésirable susceptible d’avoir des effets néfastes sur
la santé et le bien-être d’individus ou de groupes d’individus. Différents paramètres sont à
considérer en la matière:

 l’intensité du son,
 la fréquence,
 la durée de l’exposition et
 le type de bruit (impulsionnel ou non).

Le bruit peut avoir des conséquences graves: problèmes de communication, baisse de la


concentration, somnolence et, de ce fait, nuire au rendement des travailleurs. Une exposition à
des niveaux sonores très élevés (habituellement supérieurs à 85 dBA) ou à des bruits
impulsionnels (environ 140 dBC) pendant une période prolongée peut provoquer un déficit
auditif temporaire ou chronique. La séquelle majeure de l’exposition à des bruits intenses de
façon chronique est la perte de l’audition (surdité). Il y a aussi le stress et d’autres
manifestations : Hypertension, vieillissement précoce, avortement spontané, etc… La surdité
est à l’origine du plus grand nombre de demandes de réparation pour maladie professionnelle.

Exemples de travaux exposant au bruit : Fonderies, travail du bois, usines textiles, métallurgie

- Les radiations ionisantes : L’effet chronique le plus important des rayonnements ionisants
est le cancer, en particulier la leucémie. Une surexposition causée par des niveaux
relativement bas a été associée à des dermatoses de la main et à des troubles du système
sanguin.

Les processus ou activités pouvant entraîner une surexposition aux rayonnements ionisants
font l’objet de nombreuses restrictions et sont très réglementés.

Exemples : Réacteurs nucléaires, tubes radiologiques à usage médical ou dentaire,


accélérateurs de particules, radio-isotopes.

- Les radiations non ionisantes : correspondent à la zone du spectre électromagnétique où


l’énergie est insuffisante pour produire une ionisation. Les radiations non ionisantes
comportent la lumière visible, les rayons ultraviolets et infrarouges, les micro-ondes, les
radiofréquences et les lasers.

. Les micro-ondes : couvrent la gamme de fréquence de 30 KHz à 300 GHz. Ils causent un
réchauffement des tissus selon leur intensité.

. La radiation infrarouge : se rencontre dans l’utilisation des lampes chauffantes ou en


présence de métaux ou de verres chauffés sous haute température (fours, soufflage du verre).
La soudure à l’arc électrique en émet. Leur premier effet est thermique et il semblerait que des
expositions à long terme pourraient provoquer des cataractes de l’œil.

. Les radiations ultraviolettes : sont subdivisées selon leur longueur d’onde, en UVA (les
moins énergétiques, provoquent le bronzage), UVB (responsables du flash), UVC (dangereux,
car les plus énergétiques, responsables des cancers de la peau).

Elles sont retrouvées dans le découpage et soudage à l’arc; durcissement des encres, colles,
peintures, etc. aux rayons ultraviolets; désinfection; contrôle de produits.

- Les températures extrêmes : Peu importe la température de l’environnement, l’organisme


doit maintenir sa propre température à 37°C.
. Le Froid : entraîne une diminution des vaisseaux sanguins à la surface de la peau. Le frisson
est le mécanisme naturel pour augmenter le métabolisme et réchauffer le corps. On se protège
du froid par l’habillement.

. La Chaleur : représente un défi important pour l’organisme, qui devra gérer ses moyens
selon les conditions environnementales (température de l’air, la vitesse de l’air, l’humidité,
l’énergie radiante, onde électromagnétique) et la dépense métabolique de l’individu.

La tenue vestimentaire peut aider à protéger l’organisme. L’organisme développe une


tolérance à la chaleur et il faut une dizaine de jours pour s’acclimater. Cependant au bout du
même temps sans exposition, l’organisme perd cette faculté (problème des reprises après
absence).

- Les pressions anormales : Les conditions de travail en ambiance hyperbare sont celles pour
lesquelles la pression ambiante de l’air dépasse une (1) atmosphère (760mm de Hg).
Millimètre de mercure.

Exemple : en plongée sous–marine ou dans les mines très profondes. Le retour à la normale
doit être graduel, « par palier de décompression » pour éviter les accidents.

- Les vibrations : Les vibrations ont plusieurs paramètres en commun avec le bruit: la
fréquence, l’amplitude, la durée d’exposition et le caractère continu ou intermittent.
L’habileté de celui qui manipule l’outil et la façon dont il l’utilise semblent jouer un rôle
important dans la nocivité des vibrations.

Un travail manuel faisant appel à des outils mécaniques est associé à des troubles circulatoires
périphériques connus sous le nom de «phénomène de Raynaud» ou «maladie des doigts
blancs».

Les outils vibratoires peuvent également toucher le système nerveux périphérique et le


système musculo-squelettique, ce qui se traduit par une diminution de la force de préhension,
des lombalgies basses et des troubles lombaires dégénératifs.

Exemples d’outils responsables : Machines diverses, chargeuses-pelleteuses, chariots


élévateurs à fourche, outils pneumatiques, scies à chaîne.

II.3. Les agresseurs biologiques

Les risques biologiques sont les risques dus aux poussières organiques provenant de sources
biologiques (virus, bactéries, champignons, protéines animales ou substances végétales telles
que les produits de décomposition de fibres naturelles).

L’agent étiologique peut être issu d’un organisme vivant ou de contaminants, ou être un
composant spécifique de la poussière.
Les risques biologiques sont regroupés en deux catégories:

- les agents infectieux et non infectieux.


- Les agents non infectieux se subdivisent eux-mêmes en trois catégories:
. les organismes vivants,
. les substances toxiques d’origine biologique et,
. les allergènes, d’origine biologique également.

La vaccination dans certains cas revêt un intérêt capital.

 Risques d’infection

Les maladies professionnelles occasionnées par des agents infectieux sont relativement rares.
Les travailleurs exposés sont notamment le personnel des établissements hospitaliers, des
laboratoires et des abattoirs, les agriculteurs, les vétérinaires, les gardiens de zoo et les
cuisiniers. La prédisposition varie considérablement d’un individu à l’autre (les personnes qui
prennent des médicaments immunodépresseurs sont particulièrement sensibles)

Exemple de quelques maladies professionnelles : l’hépatite B, la tuberculose, le charbon, la


brucellose, le tétanos, le Chlamydia psittaci, la salmonellose.

 Organismes vivants et substances toxiques d’origine biologique

Les organismes vivants sont les champignons, les spores et les mycotoxines, les substances
toxiques d’origine biologique étant les endotoxines, les aflatoxines et les bactéries.

Les produits du métabolisme bactérien et fongique sont complexes, nombreux et sensibles à la


température, à l’humidité et au type de substrat sur lequel ils se développent.

Du point de vue chimique, ils peuvent se composer de protéines, de lipoprotéines ou de


mucopolysaccharides. Les bactéries Gram négatif, les bactéries Gram positif et les
moisissures en sont quelques exemples.

Les personnes exposées sont notamment celles qui travaillent au contact du coton, du chanvre
et du lin, dans les installations de traitement des eaux usées et des boues, ainsi que dans les
silos à grain.

Exemple de maladies professionnelles : Byssinose, asthme dû aux poussières de céréales,


maladie des légionnaires.

 Allergènes d’origine biologique

Parmi les allergènes d’origine biologique, on trouve les champignons, les protéines d’origine
animale, les terpènes, les acariens et les enzymes. Une très grande partie des allergènes
d’origine biologique de l’agriculture proviennent des protéines de la peau animale, des poils
des fourrures et des protéines des matières fécales et de l’urine.

On peut trouver des allergènes dans de nombreux procédés industriels: fermentation,


production de médicaments, boulangerie, fabrication de papier, transformation du bois
(scieries, etc.), biotechnologies (production d’enzymes et de vaccins, cultures tissulaires) et
production d’épices.

Chez les personnes sensibles, l’exposition à des allergènes peut provoquer des symptômes
allergiques: rhinites, conjonctivites ou asthme. L’alvéolite allergique se caractérise par des
symptômes respiratoires aigus tels que la toux, par des frissons, de la fièvre, des céphalées et
des douleurs musculaires et peut évoluer vers une fibrose pulmonaire chronique.

Exemple de maladies professionnelles :

Asthme professionnel: laine, fourrures, grains de froment, farine, cèdre rouge, poudre d’ail.
Alvéolite allergique: poumon du fermier ou de l’oiseleur, bagassose (pneumopathie
d’hypersensibilité due aux moisis de canne à sucre), fièvre des humidificateurs….

II.4. Les risques ergonomiques

L’ergonomie est la science qui adapte le travail et l’environnement à l’Homme. C’est un outil
qui vise, comme l’hygiène du travail, à améliorer et à préserver la santé et la sécurité au
travail. L’ergonomie prend en compte, entre autres, les problèmes reliés aux postures, aux
efforts, à la monotonie, au travail répétitif, et aux troubles d’ordre musculo-squelettique.

Les facteurs de risque ergonomiques :

 Mouvements répétitifs ;
 Déplacement de charges lourdes ;
 Station prolongée debout ou assise ;
 les postures fixes ou contraignantes ;
 les mouvements répétés, la pression de contact, la force appliquée ;
 les vibrations transmises aux mains, aux bras ou à l’ensemble du corps ;
 les températures extrêmes
 l'organisation du travail, les méthodes de travail et le travail de nuit.

Certains facteurs peuvent agir de manière combinée, ce qui favoriserait l’installation plus
rapide du dommage corporel. Le dommage peut également être favorisé ou aggravé par un
traumatisme.

II.5. Les risques psychosociaux

Les facteurs de risques :

- Intensité et temps de travail ;


- Exigences émotionnelles ;
- Faible autonomie au travail ;
- Rapports sociaux dégradés ;
- Conflits de valeur ;
- Insécurité de la situation de travail ;
Les risques psychosociaux :

- Stress : déséquilibre entre les contraintes et les ressources;


- Violences internes : tensions, conflits exacerbés, harcèlement moral, physique ou
sexuelle…
- Violences externes : insultes, menaces, incivilités, agressions…

Les conséquences sur la santé :

- Epuisement professionnel (burn-out) ;


- Dépression, anxiété, suicide;
- Alcool, tabac, drogues, SIDA ;
- Maladies cardio-vasculaires ;
- Troubles musculo-squelettiques ;

Les conséquences pour l’entreprise :

- Absentéisme / Présentéisme ;
- Turn-over (Taux de renouvellement du personnel d'une entreprise) ;
- Dégradation de la productivité ;
- Démotivation des équipes ;
- Atteinte de l’image de l’entreprise ;
- Elévation du coût des dépenses (direct et indirect)….

Les conséquences dans la société :

- Violences ;
- Pertes d’emploi ;
- Tension familiale…..

Les risques psychosociaux sont souvent imbriqués. Ils ont des origines communes (surcharge
de travail, manque de clarté dans le partage des tâches, modes de management…).

Ces risques peuvent interagir entre eux : ainsi le stress au travail peut favoriser l’apparition de
violences entre les salariés qui, à leur tour, augmentent le stress dans l’entreprise. Ils ont
également des spécificités (en termes de facteurs de risque, de réglementation…) qu’il
convient de prendre en compte dans un objectif de prévention. Comme l’impose la
réglementation, les risques psychosociaux doivent être pris en compte au même titre que les
autres risques professionnels. Il est nécessaire de les évaluer, de planifier des mesures de
prévention adaptées et de donner la priorité aux mesures collectives susceptibles d’éviter les
risques le plus en amont possible.

Pour prévenir les risques psychosociaux, une démarche de prévention collective, centrée sur
le travail et son organisation est à privilégier. Elle s’intéresse aux principaux facteurs de
risques connus.

A côté de cette obligation de prévention, d’autres pratiques se développent dans les


entreprises. Elles cherchent à développer le bien-être ou la qualité de vie au travail (QVT). Si
l’absence de risques psychosociaux est une condition nécessaire au bien-être ou à la QVT, la
mise en œuvre de ces pratiques en entreprise relève d’autres enjeux (performance de
l’entreprise, égalité hommes/femmes, conciliation des temps de vie, démocratie sociale dans
l’entreprise…).

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