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IFFA

Ce rapport de stage présente l'expérience d'Aymane Iffa au sein de l'entreprise CEGELEC, où il a participé à la mise à niveau du Stade Al Barid à Rabat en préparation pour la CAN 2025. Le stage a permis d'acquérir des compétences techniques dans un environnement complexe, incluant la maintenance préventive et la coordination entre différents intervenants. Le document détaille également les défis rencontrés, les solutions apportées et les enseignements tirés de cette immersion professionnelle.

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IFFA

Ce rapport de stage présente l'expérience d'Aymane Iffa au sein de l'entreprise CEGELEC, où il a participé à la mise à niveau du Stade Al Barid à Rabat en préparation pour la CAN 2025. Le stage a permis d'acquérir des compétences techniques dans un environnement complexe, incluant la maintenance préventive et la coordination entre différents intervenants. Le document détaille également les défis rencontrés, les solutions apportées et les enseignements tirés de cette immersion professionnelle.

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Rapport de stage d’initiation

Participation à la réalisation technique du


Stade Al Barid – Projet de mise à niveau
pour la CAN 2025

Réaliser par : Encadré par :


Aymane Iffa

Année universitaire : 2025/2026

ii
Avant-propos

Dans le cadre de ma formation à l’École Nationale Supérieure d’Électricité et de Mécanique


(ENSEM), département Génie Mécanique, un stage d’initiation a été effectué au sein de
l’entreprise CEGELEC, filiale du groupe VINCI Energies, spécialisée dans les installations
électriques et la maintenance industrielle.

Le stage s’est déroulé du 03 Juillet au 03 Août 2025, au Stade Al Barid à Rabat, et a porté sur la
maintenance préventive et la mise en conformité mécanique des groupes électrogènes installés
sur le site.

i
Remerciements

Je tiens tout d’abord à exprimer ma profonde reconnaissance à toute l’équipe de CEGELEC, et


particulièrement à mon encadrant industriel, pour son accueil, sa disponibilité, et l’encadrement
professionnel dont j’ai bénéficié tout au long de cette expérience.

Je souhaite exprimer toute ma gratitude au corps professoral de l’ENSEM, pour la qualité de


l’enseignement dispensé tout au long de ma formation. Leur engagement, leur rigueur et leur
passion pour la transmission du savoir ont constitué un socle solide qui m’a permis d’aborder ce
stage avec sérieux, méthode et curiosité technique.

Grâce à l’accompagnement des enseignants et à la formation exigeante reçue à l’ENSEM, j’ai


pu mettre en pratique des compétences concrètes, développer une vision d’ingénieur face à des
problématiques industrielles réelles, et m’insérer avec efficacité dans un environnement
professionnel.

ii
Résumé

Dans le cadre de ma formation en génie mécanique, j’ai effectué un stage au sein de l’entreprise
Cegelec, filiale du groupe Vinci Energies, spécialisée dans les installations électromécaniques, la
maintenance et les systèmes techniques du bâtiment. Ce stage s’est déroulé sur le chantier du Stade
Al Barid à Rabat, un projet inscrit dans le programme de modernisation des infrastructures
sportives du Royaume, en préparation à la CAN 2025.

L’objectif principal de ce stage était d’acquérir une expérience de terrain dans un


environnement réel et complexe, impliquant plusieurs corps de métiers et des exigences techniques
élevées. J’ai participé au suivi technique des installations, à la coordination entre les intervenants,
à la gestion documentaire, ainsi qu’aux réunions techniques et aux opérations de contrôle de
conformité.

Ce rapport présente le projet, les entreprises impliquées, les problématiques rencontrées sur le
chantier, les solutions apportées, les méthodes de travail appliquées et les équipements mobilisés.
Il met également en valeur les enseignements professionnels et personnels tirés de cette immersion.

iii
Abstract

As part of my mechanical engineering studies, I completed an internship at Cegelec, a subsidiary


of Vinci Energies, specialized in electromechanical installations and technical building systems.
The internship took place on the construction site of Stade Al Barid in Rabat; a project integrated
into Morocco’s infrastructure modernization program in preparation for the 2025 Africa Cup of
Nations (CAN).

The main objective of this internship was to gain real-world experience in a multidisciplinary,
fast-paced, and technically demanding environment. I was involved in the technical follow-up of
installations, coordination between stakeholders, document management, technical meetings, and
conformity inspections.

This report presents the project structure, involved companies, encountered issues, solutions
provided, applied working methods, and deployed equipment. It also highlights the professional
and personal insights gained from this experience.

iv
‫ملخص‬
‫أجريت تدريبًا ميدانيًا داخل شركة سيجيليك شركة متخصصة في التركيبات الكهروميكانيكية وأنظمة البناء التقنية والصيانة‬
‫‪،‬الصناعية‪ ،‬وتنتمي إلى مجموعة فينسي إنيرجي العالمية‪ .‬وقد تم هذا التدريب في ورش بناء ملعب البريد بمدينة الرباط‬
‫ضمن مشروع وطني يندرج في إطار برنامج تحديث البنية التحتية الرياضية للمملكة استعدادًا الحتضان كأس إفريقيا لألمم‬
‫‪2025.‬‬

‫كان الهدف من هذا التدريب هو اكتساب خبرة ميدانية حقيقية داخل ورش متعدد التخصصات‪ ،‬يجمع بين التحديات التقنية‬
‫‪،‬والتنظيمية‪ .‬وقد شاركت في عدة مهام‪ ،‬من بينها‪ :‬متابعة األشغال التقنية‪ ،‬والتنسيق بين المتدخلين‪ ،‬وتحيين الوثائق الفنية‬
‫‪ً .‬‬
‫فضل عن الحضور في االجتماعات التقنية والمساهمة في عمليات المراقبة والتأكد من مطابقة األشغال للمواصفات‬

‫‪،‬يعرض هذا التقرير مختلف جوانب المشروع‪ ،‬ويقدم وصفًا للجهات الفاعلة فيه‪ ،‬واإلشكاليات التقنية التي تمت مواجهتها‬
‫والحلول المعتمدة ميدانيًا‪ .‬كما يسلط الضوء على منهجية العمل‪ ،‬والوسائل التقنية المستعملة‪ ،‬والمكاسب المهنية والشخصية‬
‫التي خرجت بها من هذه التجربة الغنية‬

‫‪v‬‬
Table des matières

1 Introduction ........................................................................................................................................ 3
2 L’entreprise ......................................................................................................................................... 4
2.1 Présentation générale de l’entreprise CEGELEC .................................................................. 4
2.2 Historique et évolution de CEGELEC..................................................................................... 5
2.3 Structure organisationnelle et pôles de compétence ............................................................... 6
3 Le projet .............................................................................................................................................. 7
3.1 Contribution technique de Cegelec au projet.......................................................................... 7
3.2 Description technique des travaux réalisés ............................................................................. 9
3.3 Les intervenants majeurs du projet ....................................................................................... 12
3.4 Répartition des responsabilités et missions ........................................................................... 13
3.5 Vue d’ensemble du projet et organisation spatiale ............................................................... 15
4 Conclusion ......................................................................................................................................... 21
1 Introduction ...................................................................................................................................... 23
5 Problématiques techniques et organisationnelles rencontrées ..................................................... 24
6 Collaboration inter-entreprises pour une résolution efficace des difficultés .............................. 25
6.1 Une organisation collaborative structurée ............................................................................ 25
6.2 Les outils utilisés pour fluidifier la collaboration ................................................................. 25
6.3 Cas concrets de résolution collaborative sur chantier .......................................................... 26
6.4 Le rôle des ingénieurs dans cette collaboration .................................................................... 26
6.5 Apprentissage personnel et conclusion .................................................................................. 27
7 Photographie du chantier – Contexte d’exécution ........................................................................ 28
8 Implication opérationnelle sur le chantier ..................................................................................... 30
8.1 Suivi des travaux techniques .................................................................................................. 30
8.2 Participation aux réunions techniques et comptes rendus ................................................... 30
8.3 Gestion documentaire et préparation de livrables................................................................ 31
8.4 Apprentissage personnel ......................................................................................................... 31
9 Méthodologie de travail et démarche qualité appliquées sur le chantier .................................... 32
9.1 Organisation du travail en phases structurées ...................................................................... 32
9.2 Application du processus de contrôle qualité ........................................................................ 32

vi
9.3 Intégration des normes techniques et réglementaires .......................................................... 33
9.4 Respect des procédures HSE (Hygiène, Sécurité, Environnement) .................................... 33
9.5 Adaptabilité face aux imprévus .............................................................................................. 34
10 Moyens matériels et équipements techniques mobilisés ............................................................... 35
10.1 Matériels d’installation et de câblage électrique................................................................... 35
10.2 Appareillage et composants techniques ................................................................................. 35
10.3 Appareils de mesure, test et contrôle ..................................................................................... 36
10.4 Moyens de levage, manutention et sécurité ........................................................................... 36
10.5 Ressources logistiques et supports techniques ....................................................................... 36
11 Analyse technique et considérations financières du projet ........................................................... 38
11.1 Budget global du projet ........................................................................................................... 38
11.2 Optimisation technique et rationalisation des choix............................................................. 38
11.3 Préférence pour les matériaux et équipements locaux ......................................................... 39
11.4 Impact des aléas techniques sur le coût ................................................................................. 39
11.5 Enseignements pour la gestion de projet ............................................................................... 40
12 Suivi d’avancement des travaux et bilan d’exécution ................................................................... 41
12.1 Outils de suivi utilisés .............................................................................................................. 41
12.2 État d’avancement au moment du stage................................................................................ 41
12.3 Gestion des retards et redéploiement des ressources ............................................................ 42
12.4 Enseignements liés à l’avancement ........................................................................................ 42
13 Conclusion ......................................................................................................................................... 43

vii
Liste des abréviations

BAES : Bloc Autonome d'Éclairage de Sécurité

BT : Basse Tension

CAN : Coupe d’Afrique des Nations

CAF : Confédération Africaine de Football

CVC : Chauffage, Ventilation et Climatisation

DOE : Dossier des Ouvrages Exécutés

DTM : Demande de Travaux Modificatifs

EPI : Équipement de Protection Individuelle

GED : Gestion Électronique des Documents

HSE : Hygiène, Sécurité, Environnement

IEC : International Electrotechnical Commission

LED: Light Emitting Diode (diode électroluminescente)

NF : Norme Française

OPC : Ordonnancement, Pilotage et Coordination

PC : Poste de Commandement (ex : PC sécurité)

PDF : Portable Document Format

QHSE : Qualité, Hygiène, Sécurité et Environnement

TGBT : Tableau Général Basse Tension

VAR : Video Assistant Referee (arbitrage vidéo)

VVIP : Very Very Important Person

viii
Introduction générale

Dans le cadre de la politique nationale de modernisation des infrastructures sportives, le


Royaume du Maroc a lancé plusieurs projets structurants en vue de répondre aux exigences des
grandes compétitions continentales et internationales, notamment la Coupe d’Afrique des Nations
2025. Parmi ces projets figure la reconstruction du stade de football Al Barid, situé à la commune
de Rabat Agdal.

Ce projet d’envergure, piloté par le Ministère de l’Éducation Nationale, du Préscolaire et des


Sports en collaboration avec l’Agence Nationale des Équipements Publics (ANEP), vise à doter la
capitale d’une infrastructure moderne, fonctionnelle, durable, et conforme aux standards
internationaux. D'une capacité comprise entre 15 000 et 18 000 places couvertes, le futur stade
s’inscrit dans une logique de performance sportive, d’accessibilité universelle et d’intégration
urbaine harmonieuse.

C’est dans ce contexte ambitieux que j’ai eu l’opportunité d’effectuer un stage technique au sein
de l’entreprise CEGELEC, spécialisée dans les installations et la maintenance électromécanique.
Ce stage a porté sur la maintenance préventive et la mise en conformité mécanique de groupes
électrogènes, éléments essentiels à la fiabilité énergétique du futur complexe sportif.

Ce rapport présente une analyse détaillée du projet du Stade Al Barid, de l’organisation des
travaux et des différents intervenants, ainsi que des problématiques techniques rencontrées sur le
terrain. Il expose également les méthodes employées pour garantir la conformité des installations
aux exigences du programme architectural, tout en mettant en lumière l'apport professionnel de
cette expérience dans mon parcours d’ingénieur.

1
CHAPITRE 1 :
Présentation
d’entreprise
d’accueil et du
projet

2
1 Introduction

Le projet de reconstruction du Stade Al Barid s’inscrit dans une vision nationale ambitieuse
visant à réhabiliter et à moderniser les équipements sportifs à travers le Royaume. Situé à la
commune Rabat Agdal, sur un terrain d’une superficie d’environ 2,2 hectares, le nouveau stade
vient remplacer l’ancienne infrastructure, devenue obsolète, par un complexe sportif répondant
aux normes internationales en matière de sécurité, de confort, d’accessibilité et de performance
énergétique.

L’objectif principal du projet est de concevoir un espace multifonctionnel, capable d'accueillir


entre 15 000 et 18 000 spectateurs dans des conditions optimales, tout en offrant une qualité
architecturale marquante et une intégration urbaine harmonieuse. Le programme prévoit
notamment un terrain de jeu en gazon naturel, des tribunes entièrement couvertes, des locaux
techniques et sportifs sous gradins, un centre médias, des espaces VIP et VVIP, un parking
souterrain, ainsi qu’un pôle résidentiel pour l’hébergement des joueurs.

Le projet est encadré par le Ministère de l’Éducation Nationale, du Préscolaire et des Sports en
tant que maître d’ouvrage, et l’Agence Nationale des Équipements Publics en tant que maître
d’ouvrage délégué. Il constitue l’une des pièces maîtresses de la stratégie de mise à niveau des
infrastructures sportives en vue de la CAN 2025, en mettant l’accent sur la durabilité, la sécurité
et la fonctionnalité.

3
2 L’entreprise
2.1 Présentation générale de l’entreprise CEGELEC

Cegelec est une entreprise de référence dans le domaine des installations électriques,
électromécaniques, de la gestion technique du bâtiment et de la maintenance industrielle. Elle fait
partie intégrante du groupe international Vinci Energies, présent dans plus de 50 pays et reconnu
pour son expertise dans la conception, la réalisation et la maintenance d’infrastructures complexes.
Forte de cette appartenance, Cegelec bénéficie de standards techniques exigeants, d’un savoir-faire
international et d’un ancrage local solide.

Implantée au Maroc depuis de nombreuses années, Cegelec accompagne de grands projets dans
des secteurs variés : bâtiments publics, centres hospitaliers, infrastructures sportives, sites
industriels, data centers, etc. Elle intervient aussi bien en phase de construction (installation de
systèmes techniques) qu’en phase d’exploitation (maintenance préventive, mises en conformité,
sécurité, automatisation...).

Le positionnement de Cegelec repose sur trois piliers essentiels :

La fiabilité technique : des solutions conformes aux normes marocaines et internationales.

L’efficacité opérationnelle : gestion rigoureuse des délais, des ressources et de la qualité.

L’engagement durable : choix de solutions respectueuses de l’environnement, optimisation


énergétique, intégration des énergies renouvelables.

Dans le cadre de mon stage, j’ai intégré l’équipe Cegelec dans un chantier de haute importance
nationale, celui du Stade Al Barid à Rabat, projet inscrit dans la stratégie de mise à niveau des
infrastructures sportives en vue de la CAN 2025. Ce stage m’a permis de découvrir plusieurs
dimensions du projet : coordination inter-entreprises, suivi technique sur site, participation aux
réunions, gestion documentaire, analyse des solutions d’exécution, etc.

Ainsi, mon immersion au sein de Cegelec m’a offert une vue d’ensemble concrète et
professionnelle sur le fonctionnement d’un grand chantier, tout en consolidant mes compétences
d’ingénieur dans un environnement exigeant et structuré.

4
2.2 Historique et évolution de CEGELEC

L’histoire de Cegelec remonte à plus d’un siècle. Créée initialement en France sous le nom de
"Compagnie Générale d'Électricité", l’entreprise a connu plusieurs évolutions et fusions avant de
prendre le nom de Cegelec dans les années 1990. Elle s’est progressivement imposée comme un
acteur majeur dans le domaine de l’ingénierie électrique, du contrôle-commande, des
automatismes industriels et de la maintenance technique.

En 2010, Cegelec rejoint le groupe Vinci Energies, filiale du géant mondial VINCI, ce qui
marque une nouvelle étape dans son développement à l’échelle internationale. Cette intégration
permet à Cegelec de bénéficier du savoir-faire, de la rigueur organisationnelle et des ressources
techniques d’un groupe leader mondial dans les concessions, l’énergie et la construction.

Au Maroc, Cegelec est implantée depuis plusieurs années et dispose de plusieurs pôles de
compétences répartis sur le territoire, notamment à Casablanca, Rabat et dans d’autres grandes
villes. Elle intervient dans des projets stratégiques pour le Royaume, que ce soit dans les domaines
du bâtiment, des infrastructures publiques, des sites industriels ou des installations énergétiques.

Grâce à son expertise multisectorielle, Cegelec Maroc s’est distingué dans des projets
d’envergure tels que :

Des aéroports, hôpitaux et bâtiments administratifs,

Des usines et centrales électriques,

Et plus récemment, des stades et infrastructures sportives, comme le projet du Stade Al Barid à
Rabat, dans lequel elle a été mobilisée en tant qu’acteur technique essentiel.

L’entreprise poursuit aujourd’hui sa mission au Maroc avec un double objectif : répondre aux
exigences techniques des grands projets nationaux tout en intégrant les standards internationaux
de performance, de sécurité et de durabilité.

5
2.3 Structure organisationnelle et pôles de compétence

L’organisation de CEGELEC repose sur une hiérarchie claire et une répartition fonctionnelle
des tâches, permettant une grande efficacité dans la gestion des projets techniques. L’entreprise se
compose généralement des pôles suivants :

➢ Direction générale : supervise les activités de l’entreprise à l’échelle nationale et veille au


respect des standards du groupe.
➢ Service technique : chargé de la conception, l’étude, la mise en œuvre et le suivi des
interventions techniques, comme la maintenance des installations.
➢ Service maintenance : responsable des opérations de maintenance préventive, corrective et
curative sur les équipements.
➢ Service HSE (Hygiène, Sécurité et Environnement) : veille à la sécurité du personnel, au
respect des normes environnementales et à la gestion des risques.
➢ Service administratif et financier : gère les ressources humaines, la comptabilité, la
logistique et l'approvisionnement.

6
3 Le projet
3.1 Contribution technique de Cegelec au projet

Dans le cadre du projet de reconstruction du Stade Al Barid à Rabat, l’entreprise Cegelec a été
mobilisée en tant qu’intervenant technique pour la mise en œuvre de plusieurs systèmes
électrotechniques et électromécaniques essentiels à la fonctionnalité et à la sécurité du futur
complexe sportif. Son implication s’est inscrite dans une logique de performance, de fiabilité
énergétique et de conformité aux normes en vigueur.

Cegelec a pris en charge une partie importante des lots techniques, avec une intervention
touchant aussi bien les installations électriques que les équipements liés à l’énergie, au confort et
à la sécurité des usagers. Son champ d’action peut être résumé dans les missions suivantes :

Installations électriques et systèmes de distribution :

Mise en œuvre des réseaux basse et moyenne tension, incluant les armoires de distribution, le
câblage, les raccordements et les dispositifs de protection.

Intégration des groupes électrogènes de secours et des tableaux généraux basse tension (TGBT),
garantissant l’alimentation continue des systèmes critiques du stade (éclairage, sécurité, régie...).

Systèmes de sécurité et gestion technique du bâtiment :

Installation des équipements de détection incendie, d’alarmes techniques, de contrôle d’accès et


de vidéosurveillance.

Participation à l’implantation de la régie centrale (PC sécurité) et des postes techniques répartis
dans l’enceinte du stade.

Systèmes électromécaniques et équipements CVC (rôle clé pour l’ingénierie mécanique) :

Collaboration à la mise en place et au raccordement des systèmes de climatisation, ventilation et


extraction d’air dans les zones fermées du stade (loges, salles techniques, centre média,
hébergement).

7
Dimensionnement et adaptation des cheminements techniques pour les gaines, moteurs, groupes
de ventilation, condenseurs et unités de traitement d’air.

Intégration aux travaux relatifs aux ascenseurs, monte-charges, et autres équipements motorisés.

Coordination technique et assistance au pilotage :

Participation aux réunions de coordination avec les autres entreprises du chantier (gros œuvre,
bureau d’études, contrôle technique).

Suivi de conformité des installations, vérification sur plans et sur site, et remontée des non-
conformités éventuelles.

Appui à la gestion documentaire, aux dossiers techniques d’exécution (DCE) et aux plans
d’intervention.

Ces missions requièrent une maîtrise technique à l’interface entre l’électricité et la mécanique,
faisant appel à des compétences typiques d’un ingénieur en génie mécanique, notamment dans :

La compréhension des systèmes thermiques et aérauliques,

La lecture de plans techniques et de schémas d’installation,

Le suivi de chantier et la coordination entre lots techniques,

L’analyse de performance énergétique et la gestion des contraintes d’intégration.

Cegelec, en assumant ces responsabilités, a joué un rôle fondamental dans la fiabilisation de


l’ensemble des systèmes techniques du stade, contribuant à faire du projet un équipement sécurisé,
durable et conforme aux attentes du maître d’ouvrage.

8
3.2 Description technique des travaux réalisés

Les travaux de reconstruction du Stade Al Barid ont été pensés selon une approche globale
alliant fonctionnalité, sécurité, durabilité et respect des normes internationales. Le chantier s'est
articulé autour de plusieurs phases clés allant de la démolition des structures existantes à la
réalisation des nouvelles installations sportives et techniques.

Parmi les principaux volets des travaux, on distingue :

➢ La démolition et préparation du site : Les anciens bâtiments et installations ont été


entièrement démolis, y compris certaines portions de voirie adjacentes, afin de libérer la
parcelle d’intervention estimée à 2,2 hectares.
➢ Les fondations et gros œuvre : La structure principale du stade, incluant les gradins, la
cuvette sportive, et les espaces sous tribunes, a été construite selon des normes
antisismiques et des standards de résistance élevés.
➢ La réalisation du terrain de jeu : Un terrain en gazon naturel a été mis en place, avec des
dimensions standards de 105 m x 68 m, entouré d’une bande de sécurité en gazon naturel
également, et accessible aux véhicules d’urgence.
➢ Les équipements sous gradins : Plusieurs zones ont été aménagées, notamment les
vestiaires, les salles de soins, la salle de contrôle antidopage, la zone médias, la salle de
conférence de presse, ainsi que des zones techniques (VAR, régies, etc.).
➢ Les aménagements extérieurs : Le projet comprend un parvis piéton, des circulations
sécurisées, une voie de contournement, des zones de stationnement (parkings VVIP,
équipes, médias, secours), et un accès facilité aux personnes à mobilité réduite.
➢ L’installation des équipements techniques : Le stade est doté de systèmes de sécurité,
d’éclairage LED conforme aux exigences télévisuelles, d’équipements de sonorisation, de
groupes électrogènes de secours et d’un poste de commande centralisé (PC sécurité).
➢ L’hébergement : Un pôle résidentiel d’une capacité de 32 lits a été intégré au projet pour
accueillir les joueurs et le staff, avec buanderie, salle de détente, et espaces de prière.

9
10
11
3.3 Les intervenants majeurs du projet

Le projet a bénéficié de la participation et du soutien de plusieurs entités institutionnelles, qui


ont contribué à son encadrement stratégique et à son bon déroulement.

12
3.4 Répartition des responsabilités et missions

Chaque acteur du projet du Stade Al Barid a joué un rôle précis et complémentaire, garantissant
la bonne exécution du chantier dans le respect des normes de qualité, de sécurité et des délais
imposés. L'intervention de ces entreprises et organismes a permis de couvrir l’ensemble des
aspects techniques, organisationnels et réglementaires du projet.

• Les maîtres d’ouvrage

Le Ministère de l’Éducation Nationale, du Préscolaire et des Sports, en tant que maître


d’ouvrage, a initié le projet, défini le cahier des charges et mobilisé les financements.

L’ANEP (Agence Nationale des Équipements Publics), maître d’ouvrage délégué, a assuré la
gestion opérationnelle du projet, depuis la planification jusqu’au suivi des travaux, en lien étroit
avec les différentes entreprises.

• Les entreprises de travaux et d'ingénierie

TGCC a assuré les travaux de gros œuvre et de construction, en garantissant la stabilité


structurelle de l’ouvrage.

EUROGRUES est intervenue dans la logistique de levage, essentielle pour le montage de


grandes structures, notamment les gradins et la toiture.

JESA et SBP ont été impliquées dans la conception architecturale et structurelle du stade,
veillant à la fois à l’esthétique, à la sécurité et à la fonctionnalité de l’ensemble.

OTS et LPEE ont contribué aux études techniques, aux essais de sol, au contrôle des matériaux
et à la validation des choix techniques.

DEKRA, en tant qu’organisme de contrôle indépendant, a assuré la vérification des installations


et des procédures, particulièrement en matière de sécurité et conformité aux normes
internationales.

• Les entreprises techniques

13
Cegelec – Vinci Energies, acteur clé dans le domaine de l’énergie et des installations
électromécaniques, a été chargée de : La mise en conformité mécanique des groupes électrogènes.

La maintenance préventive des installations critiques pour garantir la continuité énergétique du


stade.

L’accompagnement dans la mise en place des systèmes de secours et de sécurité (groupes de


secours, TGBT, régie technique…).

Grâce à cette répartition claire des rôles, le projet a pu avancer dans un cadre organisé et
collaboratif, chaque acteur assurant l’expertise dans son domaine spécifique.

14
3.5 Vue d’ensemble du projet et organisation spatiale

Le projet du Stade Al Barid se distingue par une conception architecturale ambitieuse, alliant
modernité, fonctionnalité et intégration urbaine. Implanté sur une superficie d’environ 2,2 hectares
au cœur de la commune Rabat Agdal, le stade bénéficie d’un positionnement stratégique, à
proximité de la salle omnisport Ibnou Yassine, et entouré de voies importantes telles que l’avenue
Bin Al Ouidane, l’avenue Oqba Ibn Naafi et la rue Assouhaili.

Le stade est conçu pour accueillir entre 15 000 et 18 000 spectateurs, avec une cuvette entièrement
couverte, un terrain en gazon naturel, et des gradins offrant une visibilité optimale depuis toutes
les zones. L’espace est structuré en plusieurs zones fonctionnelles réparties comme suit :

o Espaces majeurs :

Zone sportive : terrain principal, vestiaires, tunnel des joueurs, bancs techniques.

Tribunes : générales, VIP, VVIP, loges, médias.

Espaces sous gradins : locaux techniques, centre média, salles de conférence, infirmeries, zone
antidopage, buvettes et sanitaires.

Pôle d’hébergement : 32 lits pour joueurs et staff, avec buanderie, salles de prière et de détente.

Parkings : souterrains pour les VIP, équipes et logistique ; extérieurs pour médias et urgences.

Postes techniques : groupes électrogènes, TGBT, VAR, locaux de maintenance.

o Vue fonctionnelle

Chaque catégorie d’usagers bénéficie d’un accès distinct et sécurisé :

Circuits séparés pour joueurs, officiels, médias, spectateurs, services d’urgence.

Cheminements optimisés pour l’évacuation, la logistique et l’accessibilité PMR.

o Une architecture durable

Le stade intègre :

Des solutions bioclimatiques (orientation, ventilation naturelle),

15
Des systèmes énergétiques efficaces (éclairage LED, panneaux solaires),

Une préférence nationale pour les matériaux (circulaire 19/2020), réduisant l’empreinte écologique
et valorisant les filières marocaines.

16
17
18
19
20
4 Conclusion

Le projet de reconstruction du Stade Al Barid s’inscrit dans une dynamique nationale


ambitieuse visant à moderniser les infrastructures sportives du Royaume en prévision
d’événements majeurs tels que la Coupe d’Afrique des Nations 2025. Il constitue un chantier
d’envergure, tant sur le plan architectural que technique, mobilisant une diversité d’acteurs
publics et privés, chacun apportant son expertise dans un domaine spécifique.

Parmi ces intervenants, Cegelec a occupé une place stratégique en assurant la mise en œuvre
et l’intégration de systèmes techniques vitaux pour le bon fonctionnement du stade. Son
intervention, à la croisée de l’électricité, de la mécanique et de la sécurité, a nécessité une
coordination étroite avec les autres entreprises, ainsi qu’une rigueur technique constante.

Ce premier chapitre a permis de présenter le projet dans sa globalité, d’en détailler les
composantes majeures, les acteurs impliqués et l’organisation mise en place. La suite du rapport
abordera les problématiques rencontrées sur le terrain, les méthodes employées pour y
répondre, ainsi que les enseignements techniques et humains tirés de cette expérience.

21
CHAPITRE 2 :
Défis du chantier
et stratégies de
mise en œuvre

22
1 Introduction

La réalisation d’un projet de grande envergure tel que celui du Stade Al Barid ne peut se faire sans
la confrontation à un certain nombre de défis techniques, organisationnels et humains. Si les
documents de conception, les plans d'exécution et les cahiers des charges fournissent un cadre
théorique précis, la réalité du chantier impose une constante adaptation aux imprévus, aux aléas
du terrain et aux contraintes spécifiques du site.

Dans le cas du Stade Al Barid, ces défis ont été accentués par plusieurs facteurs : un délai
d’exécution particulièrement court dû à l’échéance de la CAN 2025, une coordination complexe
entre de nombreux intervenants (entreprises de construction, bureaux d’études, organismes de
contrôle, maîtrise d’ouvrage), ainsi qu’une exigence élevée en matière de qualité, de sécurité et de
conformité aux normes internationales. À cela s’ajoutent les réalités du terrain : contraintes
d’espace, circulation logistique restreinte, conditions climatiques variables, et parfois, décalages
entre les plans théoriques et les conditions réelles d’exécution.

Face à ces problématiques, la réussite du projet a reposé sur la mise en place de mécanismes de
collaboration efficaces, de méthodes de travail rigoureuses, et d’un pilotage technique précis à
chaque étape. Des réunions de coordination régulières, une gestion proactive des non-conformités,
et l’utilisation d’outils de suivi modernes (plans annotés, rapports d’avancement, tableaux de bord)
ont permis d’anticiper les blocages et de maintenir la progression du chantier.

En tant que stagiaire ingénieur, cette phase du projet a constitué une véritable immersion dans
la gestion technique des imprévus en milieu réel. J’ai pu observer et participer à des situations
concrètes de résolution de problèmes, que ce soit lors de la préparation de solutions alternatives,
du suivi des adaptations sur chantier, ou encore dans le cadre de la communication inter-
entreprises.

Ce chapitre présentera donc les principales problématiques rencontrées, les moyens mis en
œuvre pour y faire face, ainsi que les enseignements professionnels et techniques que j’ai pu tirer
de cette expérience de terrain.

23
5 Problématiques techniques et organisationnelles rencontrées

Malgré une planification rigoureuse et une mobilisation conséquente de moyens humains et


matériels, le chantier du Stade Al Barid a été confronté à un certain nombre de problématiques
réelles, à la fois techniques et organisationnelles. Ces difficultés sont inhérentes à tout projet
d’envergure, notamment lorsqu’il s’inscrit dans des délais contraints, avec des exigences élevées
en termes de qualité, de normes internationales et de coordination entre les intervenants.

Parmi les principaux défis rencontrés, on peut citer :

✓ La complexité de la coordination inter-entreprises : avec plusieurs acteurs impliqués (gros


œuvre, second œuvre, électricité, CVC, sécurité, etc.), il a été nécessaire d’harmoniser les
plannings d’intervention, les accès aux zones de travail, et les interfaces techniques entre
les différents lots.
✓ Le respect des délais serrés : imposés par l’échéance de la CAN 2025, les délais ont exigé
une cadence élevée de travail, sans pour autant compromettre la qualité des installations ni
la sécurité sur site.
✓ Des imprévus liés au terrain : certaines zones ont révélé des contraintes non prévues dans
les études initiales (réseaux enterrés, instabilité du sol, variations altimétriques),
nécessitant des réajustements rapides des solutions d’exécution.
✓ La gestion des flux logistiques sur un site contraint : l’acheminement des matériaux, la
circulation des engins et la cohabitation entre différents corps de métier ont exigé une
organisation méticuleuse pour éviter les conflits d’accès et les retards.
✓ L’adaptation aux normes internationales en matière d’accessibilité, d’évacuation, de
sécurité incendie et d'efficacité énergétique, qui ont exigé des validations techniques
supplémentaires, parfois en cours de chantier.

Ces problématiques ont représenté autant de situations d’apprentissage concrètes durant mon
stage, et ont mis en lumière l’importance de l’ingénierie d’adaptation, de la flexibilité sur chantier
et de la communication technique continue entre les différents acteurs du projet.

24
6 Collaboration inter-entreprises pour une résolution efficace des difficultés

Dans un projet d’infrastructure de grande envergure comme celui du Stade Al Barid, la


dimension collaborative est un pilier fondamental de la réussite. La multiplicité des intervenants,
la diversité des métiers impliqués (électricité, génie civil, CVC, sécurité, aménagement,
contrôle…), ainsi que les contraintes de délais imposent une gestion collective des problèmes et
une coordination sans faille entre tous les acteurs du chantier.

Durant mon stage, j’ai pu constater que la collaboration inter-entreprises n’est pas simplement
une coordination administrative, mais une véritable dynamique de terrain, faite de dialogue
technique, d’adaptations constantes et de décisions conjointes prises sous pression.

6.1 Une organisation collaborative structurée

Dès les premières semaines de chantier, un dispositif de coordination multi-niveaux a été mis
en place pour organiser les échanges entre les différentes parties prenantes :

Réunions de coordination générales (hebdomadaires) : réunissant la maîtrise d’ouvrage


(ANEP), les maîtres d’œuvre, les bureaux d’études, les principaux lots techniques (TGCC,
Cegelec, etc.). Ces réunions avaient pour but de faire un point global sur l’avancement, de traiter
les points bloquants inter-lots, et de planifier les interventions critiques à venir.

Réunions techniques spécifiques : lorsque des problèmes apparaissaient dans un lot (ex :
circulation de gaines, intégration d’un équipement spécifique, interférence entre réseaux), des
réunions ciblées étaient organisées avec les entreprises concernées. Par exemple, un point a été
organisé entre Cegelec et le lot CVC afin de résoudre un conflit d’espace entre une armoire
électrique et un réseau d’extraction.

Réunions de sécurité et qualité : organisées régulièrement par le coordinateur HSE, ces réunions
permettaient d’harmoniser les consignes, d’anticiper les risques d’interférence, et de garantir que
les activités de chacun ne compromettent pas celles des autres.

6.2 Les outils utilisés pour fluidifier la collaboration

25
La collaboration ne repose pas uniquement sur les réunions physiques, mais aussi sur
l’utilisation d’outils de gestion partagés, qui facilitent le suivi en temps réel du chantier et la
circulation d’information :

Plates-formes collaboratives (ex : GED, Google Drive, MS Teams) pour le partage des plans,
des rapports d’avancement, des comptes rendus, et des fiches de non-conformité.

Plans annotés en temps réel (PDF interactifs) utilisés par les bureaux d’études et les conducteurs
de travaux pour tracer les ajustements décidés en réunion.

Outils de suivi d’avancement sous forme de tableaux dynamiques (Gantt, feuilles de


jalonnement) permettant à chacun de visualiser les échéances critiques de son propre lot, en lien
avec ceux des autres.

Ce type d’outils a permis de limiter les erreurs de communication, d’éviter les doublons et de
réagir rapidement en cas de retard ou de chevauchement d’activités.

6.3 Cas concrets de résolution collaborative sur chantier

Plusieurs situations vécues sur le chantier ont illustré l’importance de la collaboration active :

Problème d’interférence entre gaines de ventilation et chemins de câbles dans une zone technique
: au lieu de retarder l’intervention, une réunion de terrain a permis de proposer une modification
des tracés, validée rapidement par les deux lots, évitant ainsi une reprise coûteuse.

Ajout tardif d’un équipement de sécurité (caméras supplémentaires) : Cegelec a proposé une
solution de contournement (passage en faux plafond, dérivation sur un point proche), validée en
quelques heures en coordination avec l’architecte et le bureau de contrôle.

Blocage d’accès à une zone de travail pour cause de coactivité avec le gros œuvre : une
planification fine des créneaux a été réalisée avec l’aide du conducteur principal du chantier,
permettant à chaque lot d’intervenir dans une fenêtre optimisée.

6.4 Le rôle des ingénieurs dans cette collaboration

26
La présence d’ingénieurs spécialisés sur site a été déterminante. Chaque entreprise déléguait des
profils capables de :

Comprendre les enjeux techniques complexes,

Proposer des solutions d’adaptation compatibles avec les normes en vigueur,

Échanger rapidement des documents techniques, schémas ou notes de calcul pour prise de décision
immédiate.

En tant que stagiaire ingénieur, j’ai participé à certaines de ces démarches en :

✓ Révisant des plans pour intégrer des modifications proposées,


✓ Rédigeant des comptes rendus techniques,
✓ Et en assistant à des échanges entre équipes techniques de différents lots.

Cette immersion m’a permis de comprendre que l’ingénieur ne se limite pas à l’application des
connaissances, mais joue un rôle d’interface et de médiateur technique, essentiel à la fluidité du
chantier.

6.5 Apprentissage personnel et conclusion

Cette expérience de collaboration inter-entreprises m’a permis de développer des compétences


essentielles à tout futur ingénieur :

o L’écoute active,
o L’analyse technique rapide,
o La capacité à proposer des solutions concrètes dans un cadre contraint.

Elle m’a surtout appris que la réussite d’un projet d’envergure ne repose pas uniquement sur la
compétence individuelle, mais sur la capacité des équipes à travailler ensemble, dans un climat de
confiance, de réactivité et d’adaptabilité permanente.

27
7 Photographie du chantier – Contexte d’exécution

28
29
8 Implication opérationnelle sur le chantier

Mon stage m’a permis d’intégrer concrètement les dynamiques d’un chantier de grande
envergure, non pas en tant qu’observateur passif, mais en tant qu’acteur impliqué dans les missions
techniques et organisationnelles quotidiennes. L’intervention de Cegelec sur le projet du Stade Al
Barid m’a offert l’opportunité de participer à des tâches variées, en lien direct avec l’évolution des
travaux sur le terrain.

8.1 Suivi des travaux techniques

L’une de mes principales missions consistait à assister les ingénieurs de projet et les techniciens
dans le suivi des lots techniques, notamment :

✓ Le repérage et la vérification des emplacements d’équipements (armoires électriques,


gaines, équipements de sécurité, etc.),
✓ L’assistance dans le relevé des quantités et la comparaison entre les plans d’exécution et la
réalité du terrain,
✓ L’observation des raccordements et de la mise en place progressive des installations
électromécaniques.

Ces activités m’ont permis de développer une meilleure compréhension de la traduction


concrète d’un plan d’ingénierie en réalisation physique, tout en renforçant mes compétences en
lecture de plans techniques, en identification des composants, et en organisation des tâches.

8.2 Participation aux réunions techniques et comptes rendus

J’ai eu l’occasion d’assister à plusieurs réunions internes de l’équipe Cegelec ainsi qu’à des
points inter-entreprises. Lors de ces séances :

• Je participais à la prise de notes et à la rédaction de comptes rendus structurés,


• Je suivais les discussions autour des problèmes d’interfaces, des choix de matériel ou des
ajustements de planning,

30
• J’ai pu observer la dynamique de prise de décision technique, et comprendre l’importance
d’un argumentaire clair, appuyé par des documents techniques ou des plans.

Cette phase a été particulièrement formatrice, car elle m’a familiarisé avec les codes de
communication professionnelle, la rigueur exigée dans la transmission d’informations, et la
manière dont se prennent les décisions techniques en temps réel.

8.3 Gestion documentaire et préparation de livrables

En lien avec le bureau d’études et l’équipe chantier, j’ai également été impliqué dans :

o La vérification de plans d’exécution (DOE),


o Le classement et le suivi de fiches techniques,
o La mise à jour de documents de suivi (avancement, remarques, demandes de validation...).

Ces tâches m’ont sensibilisé à l’importance de la traçabilité dans un projet technique, où chaque
document doit pouvoir être retrouvé, validé et exploitable en cas d’audit ou de contrôle de
conformité.

8.4 Apprentissage personnel

Cette implication sur le terrain a été extrêmement enrichissante. J’ai pu mettre en pratique des
notions vues en cours (lecture de plans, compatibilité entre systèmes, logistique chantier...), tout
en développant une compréhension réaliste du fonctionnement d’un grand projet. J’ai compris que
l’ingénieur, au-delà de sa compétence technique, joue un rôle essentiel de liant entre les idées, les
contraintes et l’action concrète sur le terrain.

31
9 Méthodologie de travail et démarche qualité appliquées sur le chantier

La réussite technique d’un chantier comme celui du Stade Al Barid repose non seulement sur la
compétence des équipes et la qualité des matériaux, mais aussi – et surtout – sur l’application
rigoureuse de méthodes de travail structurées, permettant d’assurer la conformité, la sécurité et
l’efficacité à chaque étape du projet.

Durant mon stage, j’ai eu l’occasion de découvrir et d’appliquer plusieurs approches


méthodologiques utilisées par Cegelec dans le cadre de ses interventions. Ces méthodes sont à la
fois issues des standards du groupe Vinci Energies et adaptées aux spécificités du chantier.

9.1 Organisation du travail en phases structurées

Chaque activité technique était organisée selon un cycle précis :

✓ Préparation de l’intervention (étude des plans, lecture des fiches techniques, repérage sur
site),
✓ Vérification des conditions d’exécution (accès, interfaces avec d’autres lots, conformité
des supports),
✓ Mise en œuvre selon les plans et procédures internes,
✓ Contrôle qualité en fin d’étape (autocontrôle, PV de réception partielle, vérification par le
bureau de contrôle ou l’OPC).

Ce cycle a permis de garantir que chaque intervention respecte les normes techniques et ne
génère pas d’écarts pouvant compromettre les étapes suivantes.

9.2 Application du processus de contrôle qualité

La démarche qualité de Cegelec repose sur des outils et des procédures normalisées. J’ai pu
observer plusieurs outils concrets utilisés au quotidien :

✓ Fiches d’autocontrôle remplies par les techniciens après chaque intervention,


✓ Check-lists de conformité pour les armoires, les câbles, les systèmes de sécurité,

32
✓ PV d’essais et de mesures (continuité électrique, isolement, fonctionnement de dispositifs
de sécurité...),
✓ Demandes de réception partielle soumises au maître d’ouvrage ou au bureau de contrôle
(DEKRA, LPEE).

Ces documents sont archivés dans une gestion documentaire interne rigoureuse, garantissant la
traçabilité complète de toutes les interventions techniques.

9.3 Intégration des normes techniques et réglementaires

Toutes les installations sont conçues et exécutées selon des référentiels normatifs précis :

✓ Normes marocaines et cahiers des prescriptions du maître d’ouvrage,


✓ Normes internationales (NF, IEC) pour les équipements électriques et les systèmes de
sécurité,
✓ Exigences spécifiques de la CAF/FIFA concernant l’éclairage, la régie technique, la
sécurité spectateur, et l’accessibilité PMR.

J’ai pu consulter des documents normatifs sur le chantier et assister à leur interprétation
technique pour des choix d’équipements ou de cheminements.

9.4 Respect des procédures HSE (Hygiène, Sécurité, Environnement)

L’un des volets les plus importants sur ce type de projet est la sécurité. Cegelec applique une
politique HSE stricte, avec :

✓ Briefings sécurité quotidiens,


✓ Port obligatoire des EPI (équipements de protection individuelle),
✓ Signalisation des zones de danger,
✓ Suivi des incidents ou presqu’accidents,
✓ Contrôle croisé avec les autres entreprises pour éviter les conflits de coactivité.
✓ Le respect de ces consignes est un préalable à toute intervention technique. J’ai été moi-
même formé et sensibilisé à ces règles dès mon intégration.

33
9.5 Adaptabilité face aux imprévus

La méthodologie de Cegelec repose aussi sur une capacité d’adaptation en temps réel :
modification d’un cheminement pour cause de conflit, adaptation d’un support d’équipement,
décalage d’une intervention en raison d’un retard dans un autre lot…

Dans chacun de ces cas, la réactivité et la communication entre les équipes ont permis de maintenir
la continuité des travaux sans compromettre la qualité finale.

En résumé, cette approche méthodique du travail m’a permis de comprendre qu’au-delà de la


compétence technique, ce sont la rigueur, l’organisation et la culture qualité qui font la différence
sur un chantier complexe. L’apprentissage de ces méthodes constitue une expérience essentielle
pour tout futur ingénieur appelé à gérer ou coordo

34
10 Moyens matériels et équipements techniques mobilisés

La réalisation d’un chantier de grande ampleur tel que celui du Stade Al Barid nécessite non
seulement des compétences humaines spécialisées, mais également des moyens matériels adaptés,
capables de répondre aux exigences techniques, aux contraintes de sécurité et aux cadences
imposées par le planning.

Au cours de mon stage, j’ai pu observer de près l’ensemble des équipements et matériels utilisés
par l’entreprise Cegelec, que ce soit pour les interventions de terrain, les installations électriques,
les vérifications ou encore la logistique technique.

10.1 Matériels d’installation et de câblage électrique

Dans le cadre de l’exécution du lot électricité, Cegelec a mobilisé un ensemble complet d’outils
et d’équipements adaptés aux installations basse et moyenne tension, notamment :

✓ Dérouleurs de câble avec enrouleurs motorisés,


✓ Cintreuses de gaines, perforateurs, perceuses à percussion,
✓ Matériel de fixation (goujons, rails, colliers, résine, chevilles),
✓ Chemins de câbles, goulottes, tubes IRL/ICTA,
✓ Outils d’étiquetage pour repérage normalisé.

Ces outils sont utilisés en amont de l'installation proprement dite, afin de garantir une pose
conforme aux normes, stable et maintenable.

10.2 Appareillage et composants techniques

Pour les équipements définitifs, Cegelec a intégré une large gamme de matériels techniques,
dont j’ai pu participer à l’inventaire ou à la mise en place :

✓ Armoires électriques (TGBT, tableaux divisionnaires),


✓ Disjoncteurs, contacteurs, relais, bornes de raccordement,
✓ Équipements d’éclairage (projecteurs LED haute puissance, luminaires de secours),
✓ Systèmes de détection incendie, sirènes, blocs d’évacuation BAES,

35
✓ Appareils de commande et signalisation (interrupteurs, voyants, boîtiers).

Chaque composant est rigoureusement sélectionné en fonction de ses spécifications techniques,


de son environnement d’installation, et des exigences du bureau de contrôle.

10.3 Appareils de mesure, test et contrôle

Un volet essentiel du travail sur chantier est la vérification du bon fonctionnement et de la


sécurité des installations. À cet effet, plusieurs instruments de mesure sont mobilisés :

✓ Multimètres numériques pour les tensions, courants, continuité et isolement,


✓ Pinces ampèremétriques, testeurs de boucle de terre,
✓ Appareils de mesure d’isolement et d’impédance,
✓ Détecteurs de défauts pour les circuits critiques,
✓ Thermographes pour la surveillance des points de surchauffe.

Ces outils sont utilisés en fin de phase de pose pour valider les installations avant toute mise
sous tension.

10.4 Moyens de levage, manutention et sécurité

Certains équipements lourds (armoires, transformateurs, groupes électrogènes) nécessitent


l’intervention de moyens de levage spécifiques :

✓ Chariots élévateurs, palans, treuils et plateformes roulantes,


✓ Échelles télescopiques, échafaudages roulants, harnais de sécurité,
✓ Barrières de balisage et signalisation de zones d’intervention.

L’utilisation de ces matériels est strictement encadrée par les procédures HSE et nécessite des
autorisations ou habilitations spécifiques (CACES, formation échafaudage…).

10.5 Ressources logistiques et supports techniques

Enfin, le bon déroulement des interventions repose sur des moyens logistiques souvent
invisibles mais essentiels :

36
✓ Stockage temporaire sur chantier (containers, racks, zones identifiées),
✓ Suivi des livraisons de matériel, gestion des approvisionnements,
✓ Utilisation de plans d’exécution numériques sur tablettes ou plans A0 plastifiés,
✓ Communication radio/portative entre chefs de zone.

Grâce à cette exposition directe à l’environnement matériel du chantier, j’ai pu comprendre les
enjeux de choix technique, d’organisation physique et de gestion des moyens. J’ai également
constaté que la qualité de l’installation finale dépend étroitement de la bonne préparation logistique
et du soin apporté à chaque outil utilisé.

37
11 Analyse technique et considérations financières du projet

Tout projet d’infrastructure publique, en particulier lorsqu’il est inscrit dans un programme
national stratégique tel que celui de la mise à niveau des infrastructures sportives en vue de la CAN
2025, doit concilier qualité technique, performance fonctionnelle et maîtrise des coûts. Le Stade
Al Barid n’échappe pas à cette logique. À travers cette section, nous analysons les principaux
aspects financiers et techniques du projet, en lien avec les décisions d’ingénierie et les contraintes
économiques.

11.1 Budget global du projet

Bien que les montants exacts ne soient pas toujours communiqués dans le détail, le projet
s’inscrit dans une enveloppe budgétaire significative, allouée par le Ministère de l’Éducation
Nationale, du Préscolaire et des Sports, avec la coordination technique de l’ANEP (Agence
Nationale des Équipements Publics).

Le coût global couvre :

✓ La démolition de l’ancienne structure,


✓ La construction du nouveau stade (gros œuvre, second œuvre, aménagements extérieurs),
✓ Les lots techniques (électricité, CVC, sécurité, réseaux),
✓ Les équipements fonctionnels et sportifs,
✓ Les prestations de maîtrise d’œuvre, de contrôle technique, de coordination SPS et de
sécurité.

Le respect de ce cadre financier impose aux entreprises de proposer des solutions optimisées
techniquement mais économiquement viables, et de justifier chaque modification ou variante
technique par une analyse de coût-avantage.

11.2 Optimisation technique et rationalisation des choix

L’un des enjeux majeurs du chantier a été l’optimisation des installations : choisir des
équipements fiables, conformes aux normes, mais aussi rentables à long terme, tant en termes de
consommation que d’entretien.

38
Quelques exemples observés :

✓ Utilisation d’un éclairage LED haute efficacité pour réduire la consommation électrique,
✓ Choix de tableaux électriques modulaires, faciles à entretenir ou à étendre,
✓ Centralisation des équipements de sécurité dans des régies techniques mutualisées,
réduisant les longueurs de câblage et les doublons de matériel.

Ces choix permettent non seulement de maîtriser les coûts d’installation, mais aussi de réduire
les charges futures d’exploitation, ce qui est un critère important pour une infrastructure publique.

11.3 Préférence pour les matériaux et équipements locaux

Dans le cadre de la circulaire n°19/2020 relative à la préférence nationale, les entreprises ont été
encouragées à intégrer des matériaux et équipements produits localement, à condition qu’ils
respectent les exigences techniques et normatives du projet.

Cegelec, par exemple, a privilégié :

✓ Des armoires fabriquées localement,


✓ Des câbles et gaines conformes aux normes marocaines,
✓ Des équipements de signalisation issus de fournisseurs nationaux agréés.

Cette politique permet de soutenir l’économie nationale, de réduire les délais


d’approvisionnement et de limiter les surcoûts liés à l’importation, tout en garantissant la
conformité du projet.

11.4 Impact des aléas techniques sur le coût

Comme dans tout projet réel, des aléas techniques sont apparus en cours d’exécution :
adaptations de cheminement, imprévus géotechniques, besoins complémentaires en sécurité, etc.
Ces imprévus peuvent entraîner des dépenses supplémentaires ou nécessiter des demandes de
travaux modificatifs (DTM).

Chaque modification fait l’objet d’une validation technique et budgétaire, justifiée par :

✓ Un rapport technique ou un constat sur site,

39
✓ Une analyse financière comparée (coût initial / coût révisé),
✓ L’approbation du maître d’ouvrage ou du bureau de contrôle.

11.5 Enseignements pour la gestion de projet

Cette immersion dans la dimension financière du chantier m’a permis de mieux comprendre :

✓ L’importance de la rigueur dans l’estimation et le suivi budgétaire,


✓ Le rôle des ingénieurs dans le choix des solutions techniquement cohérentes et
économiquement viables,
✓ La nécessité de justifier toute décision technique par des arguments mesurables (durabilité,
coût global, efficacité énergétique, etc.).

40
12 Suivi d’avancement des travaux et bilan d’exécution

Le suivi d’avancement est une composante essentielle de tout chantier structuré. Il permet de
mesurer, à chaque étape, l’écart entre la planification initiale et l’état réel du projet, et d’ajuster en
conséquence les moyens, les plannings et les priorités. Le chantier du Stade Al Barid, en raison de
ses délais contraints liés à la CAN 2025, a fait l’objet d’un pilotage rigoureux de l’avancement, à
travers des outils et des pratiques bien établis.

Durant mon stage, j’ai eu l’occasion d’observer de près les modes de suivi mis en place, tant du
côté du maître d’ouvrage que de l’entreprise Cegelec, ainsi que l’état réel d’exécution des
différents lots au moment de mon passage.

12.1 Outils de suivi utilisés

L’ensemble des entreprises intervenantes, sous la supervision de l’ANEP, ont été tenues de
mettre en place des outils partagés pour assurer un suivi hebdomadaire des travaux, notamment :

✓ Planning Gantt global : avec mise à jour hebdomadaire des jalons principaux.
✓ Réunions d’avancement : avec rapport de situation par lot (gros œuvre, électricité, CVC...).
✓ Tableaux d’indicateurs d’avancement (taux de réalisation par zone, nombre d’éléments
posés vs prévus).
✓ Visites conjointes de validation avant fermeture des zones (cloisonnement, faux-plafonds,
dalles...).

Ces outils permettaient de détecter les retards potentiels, de repositionner certaines


interventions, et de prioriser les zones critiques.

12.2 État d’avancement au moment du stage

Lors de mon passage sur le chantier, les travaux avaient atteint un niveau d’avancement
significatif, notamment :

✓ Finalisation des structures principales (gradins, enveloppe),


✓ Avancement des travaux techniques dans les zones VIP, vestiaires et régies,

41
✓ Déploiement progressif des réseaux électriques et systèmes de sécurité,
✓ Premiers tests de câblage, cheminement et mise en place des armoires.

Cegelec, en particulier, avait bien avancé dans :

✓ Le tirage de câbles dans les gaines principales,


✓ L’implantation des équipements de sécurité,
✓ Le précâblage des armoires de distribution,
✓ La coordination avec les autres lots pour intégrer les installations CVC et de régulation.

12.3 Gestion des retards et redéploiement des ressources

Comme tout chantier complexe, certaines zones ont connu des retards partiels dus à :

✓ Des interférences entre lots (ex : croisement de réseaux techniques),


✓ Des adaptations tardives demandées par le maître d’ouvrage,
✓ Des livraisons décalées de certains composants critiques.

Pour y faire face, les entreprises ont :

✓ Renforcé temporairement les effectifs dans les zones prioritaires,


✓ Étendu les horaires de travail dans certaines phases,
✓ Revus l’ordre d’intervention pour optimiser la continuité.

Ce type de réajustement montre l’importance de la souplesse dans la gestion de projet, mais


aussi de la capacité à maintenir la qualité malgré la pression temporelle.

12.4 Enseignements liés à l’avancement

Le suivi du chantier m’a permis de comprendre :

✓ L’importance d’un pilotage quotidien, et non seulement théorique, des travaux,


✓ La valeur des outils visuels et partagés pour coordonner des équipes multidisciplinaires,
✓ Le rôle crucial de la communication entre terrain, bureau d’études et direction,
✓ Et surtout, le fait que l’ingénieur ne peut dissocier le temps, la technique et les ressources
humaines.

42
13 Conclusion

Ce chapitre a permis de mettre en lumière la richesse et la complexité de l’expérience de terrain


vécue durant mon stage sur le chantier du Stade Al Barid. Face aux diverses problématiques
rencontrées – qu’elles soient d’ordre technique, organisationnel ou humain – les entreprises ont su
faire preuve d’une grande capacité d’adaptation, de rigueur et de coopération.

À travers la collaboration inter-entreprises, la méthodologie rigoureuse appliquée au quotidien,


l’utilisation de moyens matériels adaptés et l’approche proactive du suivi d’avancement, j’ai pu
observer comment un projet d’infrastructure nationale se construit dans la réalité, bien au-delà des
plans et des théories.

En tant que stagiaire ingénieur, cette immersion m’a permis de :

✓ Comprendre les mécanismes de coordination d’un chantier complexe,


✓ M’impliquer dans des tâches concrètes liées à l’ingénierie de terrain,
✓ Observer les liens étroits entre choix techniques, contraintes financières et gestion
humaine,
✓ Développer un regard critique et structuré sur la prise de décision technique.

Ce chapitre illustre ainsi la valeur pédagogique exceptionnelle de ce stage, en tant que passerelle
entre formation académique et pratique professionnelle réelle.

43
Conclusion générale

Le stage que j’ai effectué au sein de l’entreprise Cegelec, dans le cadre du projet de
reconstruction du Stade Al Barid à Rabat, m’a offert une opportunité unique d’intégrer un chantier
d’envergure nationale, à un moment clé de sa réalisation. Ce projet, emblématique de la
modernisation des infrastructures sportives du Royaume, m’a permis de découvrir de près les
réalités de la gestion technique, logistique et humaine d’un chantier complexe et exigeant.

Au fil des semaines, j’ai pu :

Appliquer les notions acquises en formation dans un contexte concret, Développer mes
compétences en lecture de plans, coordination, suivi technique et communication professionnelle,
Observer l’importance de la synergie entre les différents corps de métier pour faire face aux
imprévus du terrain, Et surtout, renforcer ma posture d’ingénieur en construction, alliant rigueur,
responsabilité, esprit d’analyse et capacité d’adaptation.

Ce stage a constitué une expérience déterminante dans mon parcours d’ingénieur, en me


confrontant à la réalité du monde professionnel dans toute sa complexité. Il m’a permis de mieux
cerner les exigences du métier, de valider mes choix d’orientation, et de poser les bases solides
d’un futur engagement professionnel dans le domaine du génie mécanique appliqué aux projets
industriels et techniques.

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