Challenge prépa de l’été n°9
9 juillet 2026
Correction (1ère année)
1. On a π
Z
2 π
I0 = 1 dx = .
0 2
De plus, π
π
Z
2
I1 = sin(x) dx = [− cos(x)]02 = 1.
0
Donc
π
I0 = et I1 = 1 .
2
2. Soit n ≥ 2. On écrit Z π
2
In = sinn−1 (x) sin(x) dx.
0
On effectue une intégration par parties avec
u = sinn−1 (x) et v ′ = sin(x).
Alors
u′ = (n − 1) sinn−2 (x) cos(x) et v = − cos(x).
Donc π
h iπ Z
2
In = − sin n−1
(x) cos(x) 2
+ (n − 1) sinn−2 (x) cos2 (x) dx.
0 0
Le terme de bord est nul, donc
Z π
2
In = (n − 1) sinn−2 (x) cos2 (x) dx.
0
Or
cos2 (x) = 1 − sin2 (x).
Ainsi, π
Z
2
In = (n − 1) sinn−2 (x)(1 − sin2 (x)) dx.
0
Donc
In = (n − 1)(In−2 − In ).
Ainsi,
nIn = (n − 1)In−2 .
Finalement,
n−1
In = In−2 .
n
3. D’après la relation précédente,
1 1 π π
I2 = I0 = × = .
2 2 2 4
Ensuite,
2 2
I3 = I1 = .
3 3
Enfin,
3 3 π 3π
I4 = I2 = × = .
4 4 4 16
Donc
π 2 3π
I2 = , I3 = , I4 = .
4 3 16
h i
4. Pour tout x ∈ 0, π2 , on a
0 ≤ sin(x) ≤ 1.
Donc
sinn+1 (x) ≤ sinn (x).
h i
En intégrant sur 0, π2 , on obtient
In+1 ≤ In .
Donc la suite (In ) est décroissante.
5. Comme (In ) est décroissante, pour tout n ≥ 1,
In+1 ≤ In ≤ In−1 .
Or, d’après la relation de récurrence appliquée à In+1 ,
n
In+1 = In−1 .
n+1
Donc
n
In−1 ≤ In ≤ In−1 .
n+1
Comme In−1 > 0, on peut diviser par In−1 :
n In
≤ ≤1.
n+1 In−1
6. Pour les indices pairs, on utilise plusieurs fois la relation
n−1
In = In−2 .
n
Ainsi,
2n − 1
I2n = I2n−2 .
2n
Puis
2n − 1 2n − 3 1
I2n = · · · · I0 .
2n 2n − 2 2
Comme
π
I0 = ,
2
on obtient
1 · 3 · 5 · · · (2n − 1) π
I2n = · .
2 · 4 · 6 · · · 2n 2
Pour les indices impairs, on a
2n
I2n+1 = I2n−1 .
2n + 1
Puis
2n 2n − 2 2
I2n+1 = · · · · I1 .
2n + 1 2n − 1 3
Comme
I1 = 1,
on obtient
2 · 4 · 6 · · · 2n
I2n+1 = .
3 · 5 · 7 · · · (2n + 1)
Correction (2ème année)
1. C’est immédiat.
En effet, si x ≤ y, comme f est décroissante,
f (x) ≥ f (y).
En appliquant à nouveau f , qui est décroissante,
f (f (x)) ≤ f (f (y)).
Ainsi f ◦ f est croissante.
2. Posons
g = f ◦ f.
On a
un+2 = g(un ).
Les deux suites (u2n )n∈N et (u2n+1 )n∈N vérifient donc une relation de récurrence du
type
xn+1 = g(xn ),
avec g croissante.
Elles sont donc monotones, leur sens de variation étant donné par le signe de
u2 − u0
et
u3 − u1
respectivement.
Or
(u2 − u0 )(u3 − u1 ) = (u2 − u0 ) f (u2 ) − f (u0 ) .
Comme f est décroissante,
(u2 − u0 ) f (u2 ) − f (u0 ) ≤ 0.
Donc
(u2 − u0 )(u3 − u1 ) ≤ 0.
Les suites (u2n ) et (u2n+1 ) sont donc de monotonies opposées.
3. On considère
f : [0, 1] → R, f (x) = (1 − x)2 .
La fonction f est décroissante sur [0, 1] et laisse stable l’intervalle [0, 1].
La suite reste donc dans [0, 1].
D’après la question précédente, les suites (u2n ) et (u2n+1 ) sont monotones. Comme
elles sont bornées, elles convergent.
On note
ℓ0 = lim u2n , ℓ1 = lim u2n+1 .
n→∞ n→∞
Les points fixes de f vérifient
f (x) = x
c’est-à-dire
(1 − x)2 = x,
soit
x2 − 3x + 1 = 0.
Les solutions sont
√ √
3− 5 3+ 5
x0 = , x1 = .
2 2
Comme x1 > 1, le seul point fixe appartenant à [0, 1] est
√
3− 5
x0 = .
2
Par ailleurs,
f (f (x)) − x = x4 − 4x3 + 4x2 − x
et
f (f (x)) − x = x(x − 1)(x2 − 3x + 1) = x(x − 1)(x − x0 )(x − x1 ).
Pour x ∈ [0, 1],
x(x − 1)(x − x1 ) ≥ 0,
puisque x1 > 1.
Ainsi le signe de f (f (x)) − x est celui de (x − x0 ).
On en déduit :
• Si u0 = x0 , alors la suite est stationnaire :
u n = x0 (∀n ∈ N).
• Si 0 ≤ u0 < x0 , alors
u2 − u0 = f (f (u0 )) − u0 < 0.
La suite (u2n ) est décroissante et converge vers 0.
Comme
u1 = f (u0 ) > f (x0 ) = x0 ,
la suite (u2n+1 ) est croissante et converge vers 1.
• Si x0 < u0 ≤ 1, alors
u2 − u0 > 0.
La suite (u2n ) est croissante et converge vers 1.
De plus
u1 = f (u0 ) < x0 ,
donc la suite (u2n+1 ) est décroissante et converge vers 0.
Ainsi :
u 0 = x0 =⇒ un = x0 .
Sinon la suite (un ) n’est pas convergente et admet deux valeurs d’adhérence :
0 et 1.
Elle oscille entre deux sous-suites convergeant respectivement vers 0 et 1.