PLAN DU COURS :
I- GENERALITE SUR L’ADMINISTRATION PUBLIQUE :
1.1. Définition de l’administration publique
1.2. La notion d’Etat
1.3. Les différentes formes d’Etat
II- LES BASES DE L’ORGANISATION ADMINISTRATIVE MALGACHES
2.1. la contribution malgache
2.2. la structure du pouvoir politique
2.3. la fonction publique
III- LES PROBLEMATIQUES DE L’ADMINISTRATION PUBLIQUE
MALGACHE
3.1. les obstacles à la bonne gouvernance
3.2. la dépolitisation de l’administration
3.3. la performance et le management de l’information
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I- GENERALITE SUR L’ADMINISTRATION PUBLIQUE
Toute vie en société crée un besoin d’ordre et d’autorité. A toute époque, des contraintes
et des croyances permettent à certains individus de détenir le pouvoir et aux autres d’obéir. C’est
ainsi que les termes « administration et Etat font leur apparition »
1.1. Définition de l’administration publique
Ce groupe de mot est composé du nom « ADMINISTRATION » et l’adjectif
« PUBLIQUE ».
Selon le langage courant, le mot « administration » se définit comme l’ensemble des
services publics, tandis que l’adjectif « publique » dérive du mot public qui se définit comme tout
ce qui appartient au peuple ou à l’Etat.
Autrement dit, tout ce qui est COMMUN, à l’usage de tous.
Le mot administration peut néanmoins revêtir de sens différents :
La définition fonctionnelle : administration
La définition organique : Administration
1.1.1. Définition fonctionnelle
En se basant sur sa fonction, l’administration désigne l’ensemble des activités qui
satisfont aux besoins d’intérêt général de la population. Elle s’écrit alors avec un « petit a »
D’une manière générale, le citoyen attend de cette administration le minimum de sécurité,
le maintien de l’ordre, d’une part, et le maximum de progrès, d’autre part.
1.1.2. Définition organique
Si on se réfère à son organisation, l’administration concerne l’ensemble des personnes
morales et physiques qui accomplissent les tâches administratives. Par « personne morale », on
entend dire l’Etat, les collectivités territoriales et les établissements publics. Quand aux personnes
physiques, on veut dire les fonctionnaires, les contractuels de l’administration. Elle s’écrit alors
avec un « grand A »
En fait, en tenant compte de la mission principale de l’administration, ces deux
définitions se complètent. Alors, au sens large, ‘administration publique’ étudie les formes
d’organisation de l’Etat, l’exercice du pouvoir politique, et enfin le fonctionnement des services
publics.
Contrairement à l’administration privée, qui vise le maximum de profit, elle a comme
défi la satisfaction de l’intérêt général, sans accorder une grande importance sur la notion de
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bénéfice. L’administration est ainsi l’OUTIL par EXCELLENCE utilisé par l’exécutif en vue
d’atteindre cet objectif d’intérêt général.
Pour ce faire, l’administration se fait doter de certaines prérogatives, d’ordres
constitutionnel et dont l’ensemble constitue la puissance publique. (la prérogative de la puissance
publique). Dans un régime libéral, le pouvoir de l’exécutif dépend de l’organisation de l’Etat. Mais
qu’est-ce que l’Etat ?
1.2. La notion d’Etat
Un survol de l’histoire de l’humanité tend d’affirmer que l’Etat n’a pas toujours existé. Il
est un produit de l’évolution, de la civilisation européenne à partir de la renaissance.
1.2.1 Définition de l’Etat
Il vient du mot latin « Status », qui signifie « debout ». Il s’agit ainsi d’une position
debout qui évoque une certaine stabilité de structure. L‘Etat se définit alors toutes collectivités
organisées et indépendantes. C’est la forme moderne du pouvoir politique (avant : pouvoir
archaïque – acquis soit par la force, l’héritage, l’élection, …)
1.2.2 Naissance de l’Etat
Le besoin de sécurité de la société antique aboutit à la mise en place d’une organisation
politique et administrative : c’est la naissance de l’Etat. L’Etat parait ainsi comme le produit de
l’évolution de la conscience politique de l’homme et de l’amélioration des structures du pouvoir
politique. En effet, la notion d’Etat s’est dégagée à partir du moment où les hommes ont compris
qu’un pouvoir n’est plus la propriété personnelle de quelqu’un.
C’est l’Etat qui est le titulaire abstrait et permanent de ce pouvoir politique. Le
gouvernement n’est que l’agent passager qui l’exerce. Par la suite, l’organisation du pouvoir
politique connait un certain développement et perfectionnement pour en venir à la notion moderne
de l’Etat. Evidemment, ce dernier est titulaire de droit et d’obligation comme l’est une personne
physique. Cet Etat moderne présente au moins les caractéristiques suivantes :
L’existence d’une administration
Il faut créer de différents services publics pour satisfaire l’intérêt général (service de la
santé publique, service de l’enseignement, service de la sécurité, …)
L’existence d’un appareil de sanction
Pour éviter « la loi de la jungle », il faut réprimer l’auteur des infractions par le biais de
la police, du tribunal.
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La monopolisation des forces matérielles
En principe, le service de la sécurité (monopole exclusif de l’Etat) ne pourra être privatisé
– fonction régalienne de l’Etat. Il faut avoir des forces armées en vue de sauvegarder la
souveraineté de l’Etat.
1.2.3 Les éléments constitutifs de l’Etat
Juridiquement parlant, l’Etat est la personnification juridique d’une nation souveraine.
Trois éléments conditionnent son existence :
Le territoire
Il n’y a pas d’Etat sans territoire. Des organisations nationales et internationales ont la
qualité de personne morale, mais privée de territoire, elles ne peuvent se constituer en Etat. Le droit
international prévoit diverses techniques et procédures de définition de ce territoire.
La population
Dans un Etat, il faut un minimum de population stable. Ainsi, un territoire vide
d’habitants, si immense soit-il, ne saurait constituer un Etat. Cette population se compose des
nationaux, des étrangers (ayant la nationalité d’un autre Etat), des apatrides (personnes sans
nationalité- immigrants clandestins)
La souveraineté
L’autorité est dite souveraine lorsqu’elle n’est soumise à aucune autre autorité, aussi
bien dans l’ordre interne qu’international. En d’autres termes, c’est l’Etat seul qui détient le pouvoir
de commander et de se faire obéir
1.2. Les différentes formes d’Etat
Traditionnellement, on distingue :
L’Etat unitaire
L’Etat fédéral (état dans l’Etat – chaque Etat son centre d’impulsion, son
gouvernement, sa législation, il existe un grand Etat qui coordonne les différents Etat)
1.3.1. L’Etat Unitaire (une seule constitution, gouvernement, juridiction,
législation, capital)
L’Etat unitaire est celui qui n’a qu’un seul centre d’impulsion politique. Aussi, il
comprend un ensemble unique d’institutions, une seule organisation gouvernementale,
administrative, judiciaire, une législation uniforme pour toute la population.
Toutefois, les décisions peuvent être prises au niveau local, mais pas seulement au niveau
central, d’où la centralisation et la décentralisation. Ces deux notions semblent s’opposées, mais
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elles se complètent dans l’organisation de la vie administrative. Si la centralisation a pour objet de
garder l’unité de l’appareil administratif, la décentralisation a par contre comme principe de
permettre à des collectivités locales de gérer elles-mêmes leurs propres affaires
a- La centralisation
La centralisation est un système qui attribue aux organes de l’Etat l’exercice de
l’ensemble des fonctions administratives. Toutes les décisions viennent alors d’un seul centre
d’impulsion pour l’ensemble du territoire.
Dans le cadre cette centralisation, un aménagement du territoire est nécessaire pour la
simple raison que l’organe central à lui seul ne peut pas tout faire. C’est pourquoi, le découpage du
territoire national « en circonscription administrative ». Par la suite, des services publics locaux y
sont institués, c’est le système de la déconcentration : une forme de la centralisation selon laquelle
les services publics locaux sont assurés par des représentants du pouvoir central, dont les
fonctionnaires.
Alors, l’administration centrale procède à la nomination des fonctionnaires dans le but de
satisfaire les besoins d’intérêts généraux locaux. De toute façon, il y existe de multiples organes
administratifs qui sont subordonnés à l’organe central
b- La décentralisation
La décentralisation est un système qui attribue aux organes élus la gestion des affaires
administratives locales. Le terme fait penser à une volonté de la population locale d’enlever
certain pouvoir de l’organe central. Ainsi, ces organes élus disposent des compétences prévues par
les règles de droit. Ils peuvent agir en toute autonomie (autonomie administrative et financière).
Il faut néanmoins souligner que cette autonomie est bien déterminée par des textes.
Néanmoins, il ne faut pas confondre la décentralisation du fédéralisme. Les compétences
de l’Etat fédéré sont à la fois de nature constitutionnelle, législative, administrative et
juridictionnelle tandis que les pouvoirs attribués aux collectivités locales sont essentiellement de
nature administrative.
Quant à la valeur du système, la décentralisation est à des structures libérales et à des
techniques démocratiques, à savoir la protection des libertés locales, d’élection des autorités locales
par la population locale elle-même.
Comme tout système, centralisation et décentralisation ont aussi bien leurs avantages
que leurs inconvénients
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Avantages de la centralisation
o Unité du système administratif
o Monopole de l’exercice d’un service public général (Les responsables sont des
techniciens formés et spécialistes aux services qu’ils occupent
o Utilisation de la puissance publique
o Source d’économie en évitant les emplois identiques
o Rôle primordiale des techniciens
Inconvénients de la centralisation
o Appareil administratif lourd et anonyme
o Grande ignorance des administrés et des réalités locales
o Méconnaissance des groupements humains traditionnels
Avantages de la décentralisation
o Connaissance plus exacte d’un problème et des réalités locaux par élus
o Jouissance de la confiance de la population locale
o Favorable au développement économique par la mise en place d’une administration
de proximité
Inconvénients de la décentralisation
o Pouvoir administratif local confié à des agents non formés, à des amateurs
1.3.2. L’Etat fédéral
o Il se définit comme un Etat des Etats. Autrement dit, un Etat qui englobe plusieurs
Etats fédérés.
o Alors, il s’agit d’une association d’Etats qui se soumettent, en partie à un pouvoir
central unique, mais en partie conserve aussi une large autonomie constitutionnelle, administrative
et juridictionnelle. Par rapport à l’Etat unitaire, l’Etat fédéral présente les caractéristiques
suivantes :
Unité sur le plan international
o Le droit international ne connait que l’Etat fédéral. Il ignore les Etat fédérés. Aussi,
seul l’Etat fédéral a la personnalité juridique.
Diversité sur le plan interne
o Chaque Etat fédéré a sa propre constitution, son gouvernement, sa législation
Souplesse de rapport entre Etat fédéral et Etats fédérés
Les matières les plus importantes sont réservées à l’Etat fédéral, d’une manière générale
tous les services régaliens. Ainsi, l’Etat fédéral ne peut intervenir dans les affaires laissées aux Etats
fédérés.
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1.4. L’Administration central et l’administration locale
1.4. 1. L’administration centrale
Elle concerne les organes administratifs investis de compétences administratives
générales, des compétences administratives spécialisées et des organes de contrôle administratif. On
distingue alors :
o Les autorités supérieures
o Les ministères
o Les organes spécifiques de contrôle
1.4. 1. 1. Les autorités supérieures
1.5. Elles sont investies de compétences administratives générales. Ce sont le Président
de la république et la Premier Ministre.
a) Le Président de la République :
Il joue un rôle de direction supérieure dans l’administration. Pour ce faire, il coordonne
toutes les activités administratives touchant tous les secteurs.
Alors, il nomme les membres du Gouvernement, fixe leurs attributions et met fin à leur
fonction. Il en est de même pour la nomination aux hauts emplois civils et militaires. Bref, ce sont
les grandes fonctions d’autorité au sommet de l’Etat. Ainsi, il exerce le pouvoir réglementaire en
créant des décrets, assure l’ordre et la sécurité publics en tant que chef suprême des forces armées.
Enfin, il est ordonnateur du budget de l’Etat.
En vue d’exercer ses responsabilités administratives, le PRM est entouré de diverses
directions, des services placés sous l’autorité du secrétaire général de la présidence. Déjà,
l’organisation de la présidence reflète ce que le PRM veut en venir dans la réalisation de sa mission
d’intérêt général (Un SGP actuellement, alors que quatre (4) Secrétaires Généraux du temps de
Ravalomanana.) Enfin, il dirige le conseil des ministres.
b) Le Premier Ministre
Il est le Chef du gouvernement, l’organe supérieur de l’administration d’Etat. Par
délégation du PRM, il peut nommer aux hauts emplois de l’Etat. Il dirige et coordonne les activités
des ministres en conseil de gouvernement. Cette délégation lui permet aussi de disposer certains
pouvoirs règlementaires sur différents domaines. A ce titre, il peut être considéré comme l’Adjoint
du PRM car il est en charge de diriger l’exécution de la politique générale de l’Etat. Comme le
PRM, le PM s’entoure aussi de diverses directions dans l’exécution des tâches administratives par
le biais du SG du Gouvernement.
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1.4. 1. 2. Les Ministères
Ce sont des structures d’exécution des missions politiques et administratives définies en
conseil de ministre ou en conseil de gouvernement. Alors, le nombre de Ministères, leur nature et
les services publics qui leur sont confiés sont déterminés par le PRM lors qu’il compose le
Gouvernement, donc, ces ministères peuvent varier selon le PRM, notamment en fonction des
motifs d’ordre technique ou politique.
a) Le Ministre
Le statut du ministre est d’ordre constitutionnel et politique. En principe, ils sont de
même rang. Ils participent au pouvoir collégial du gouvernement, mais ont la charge de diriger
chacun un département ministériel. En effet, ils exercent le pouvoir hiérarchique sur tous les agents
du ministère en les affectant selon les besoins du service, en les attribuant des avancements, en les
donnant des instructions sous forme de circulaire ou de notes de service. Par délégation du PRM ou
du PM, ils disposent de pouvoir de nomination de fonctionnaires par voie d’arrêté ou de décision
pour les actes mineurs.
b) Les organes centraux
On peut les classer en trois (03) catégories :
o Le Cabinet (intuitu personae)
o Les services centraux
o Les organes consultatifs
1. Le Cabinet
Ce sont les collaborateurs du ministre composés de Secrétariat Particulier, des
Inspecteurs, des Conseiller Techniques, des Chargés de mission sous la Coordination des
Directeurs. Ils sont choisis librement par le ministre selon des critères personnels et politiques dont
les fonctions cessent avec celle du Ministre. Généralement, les fonctions du Cabinet sont en partie
d’ordre politique et en partie d’ordre administratif.
2. Les services centraux
Ce sont les organes techniques de préparation et d’exécution des actes administratifs : le
Secrétaire Général, les Directeurs Généraux, les Chefs de Service… leur fonction ne sont pas
rattachées à la personne du Ministre, mais définie par un organigramme. A la tête des fonctionnaires
des ministères siège normalement le secrétaire général, organe de coordination de toutes les
activités administratives.
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3. Les organes consultatifs
Ils ont pour rôle de donner des avis sur certains projets préparés par l’administration
centrale avant la décision du ministre : Haute Cours Constitutionnel, Médiature (Mpanalalana,
conciliateur et protecteur des droits), usagers du service public (syndicats, société civile,
etc…)etc.… Ses avis ne lient pas toutefois le ministre.
1.4. 1.3. Les organes spécifiques de contrôle
On va voir :
o L’inspection générale d’Etat
o Le contrôle financier
o La cour des comptes
a) L’Inspection Générale :
Son rôle consiste à veiller à la gestion financière, comptable, administrative correcte de
l’administration. Sa compétence est d’ordre général et concerne l’ensemble des administrations
civiles et militaires.
b) Le contrôle financier
Sa compétence est strictement financière. Elle s’exerce sur tout engagement de dépense,
ou toutes activités à incidence financière. Ce dernier temps, sa compétence s’étend aussi sur le
contrôle a posteriori. Enfin, il joue aussi le rôle de conseiller auprès du ministère des finances.
c) La Cour des Comptes
C’est un contrôle a posteriori sur les opérations financières des collectivités publiques. La
cour des comptes joue un rôle juridictionnel (juger les comptes). Enfin elle informe le PRM et le
Parlement sur l’exécution des budgets publics.
1.4. 2. Administrations locales
Elles concernent les organes administratifs de base titulaires de pouvoir. Historiquement,
la mise en place de la décentralisation aboutit à la création de nombreuses collectivités locales. Elles
disposent de la libre administration. Donc, en tant que personne morale de droit public, ces
collectivités jouissent de l’autonomie administrative et financière : elles ont des patrimoines, du
budget, du personnel propre. Cela ne signifie cependant une indépendance totale des CTD. Il y a
toujours le contrôle du pouvoir central sur leurs actes. Conformément à la Constitution de 2010, on
distingue 3 niveaux de décentralisation.
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o Les provinces
o Les Régions
o Les Communes
Leur administration est assurée par les organes délibérant et les organes exécutifs. Pour le
moment, on peut dire que seules les Régions et les Communes sont opérationnelles.
1.4. 1. Les Régions
Madagascar compte actuellement 22 Régions implantées à travers les 6 Provinces.
Normalement, leurs missions sont essentiellement à vocation économique alors qu’en 2004, elles
ont été réduites au statut de circonscription administrative (régime batard en ce sens que des
personnes nommées sont à la place des élus).
a) Les organes exécutifs
A la tête se trouvent les Chefs de région qui sont nommés par le PRM, au lieu d’être issus
d’une élection. Ils sont le Chef de l’exécutif en portant une double casquette. A ce titre, ils dirigent
et coordonnent les activités administratives régionales, d’une part en entant que représentant de
l’Etat, d’autre part en tant que représentant du peuple. Dans l’exécution de leur rôle, ils sont assistés
par des Directeurs d’Administration Générale et Territoriale, des Directeurs de Développement
Rural. Des Secrétaires Généraux se trouvent aussi auprès d’eux pour superviser les activités
purement administratives.
Somme toutes, le rôle des chefs de Région est à la fois administratif (coordination des
actes des services techniques décentralisés), économique (définir les priorités sur le programme de
développement régional), politique (exécuter les directives politiques du Programme Général de
l’Etat), financier (ordonnateur du budget régional).
b) Les organes délibérants :
Le conseil régional est composé des représentants des Maires, des représentants des
opérateurs économiques et des sociétés civiles, des Députés et des Sénateurs issus de la Région. Au
total, 5 à 14 Conseillers par Région pour un mandat de 5 ans. Le rôle principal du Conseil est
d’adopter le budget préparé par l’exécutif, de prendre des délibérations.
1.4. 2.2. Les Communes
Comme la Région, la Commune dispose d’un organe exécutif et d’un organe délibérant.
Le Maire dirige l’exécutif, tandis que le président du Conseil est au sommet de l’organe délibérant,
en principe, leur rôle se ressemble à celui de la Région.
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Concernant l’organisation administrative, on distingue les Communes Urbaines de 1ère
Catégorie (au chef-lieu de province), les Communes Urbaines de 2ème Catégorie (au chef-lieu de
région ou de district), les Communes Rurales de 1ère Catégorie (chef-lieu de district) les Communes
Rurales de 2ème Catégorie (chef-lieu de commune rurale) enfin, la Commune Urbaine
d’Antananarivo, siégeant à la Capitale jouit un statut spécial.
1.4. 3. Les différentes catégories d’action de l’administration
Dans l’accomplissement de son objectif d’intérêt général, l’acte de l’administration se
caractérise par :
o La police administrative
o Le service public
1.4. 3.1. La police administrative
a) Notion de police administrative
Le mot police couvre un sens très général. Dans le langage juridique ancien, il désigne
tout commandement destiné à mettre en œuvre les buts de la société politique. C’est dans ce sens
que l’on parle d’un Etat policé. Par contre, la police administrative a un sens plus étroit. Pour la
définir, il faut bien délimiter son sens par rapport aux autres notions dont la police judiciaire et la
police administrative spéciale.
b) Définition de la police administrative
Elle concerne l’ensemble des activités administratives ayant pour objet l’édiction des
règles et des mesures individuelles nécessaires au maintien de l’ordre public. Donc, il s’agit des
mesures préventives. Dans son objet, elle comprend tout ce que désignent les termes ci-après :
La sureté : Elle tend à éviter les dangers qui menacent la collectivité ou les
particuliers (Complot contre la sureté de l’Etat, prévention des accidents tel la police de la route).
La tranquillité : elle tend à prévenir certains actes gênants qui dépassent les
inconvénients normaux de la vie en société : (bruit excessif et quotidien du voisinage jet d’ordures
ménagères volontaire sur les voies publiques.)
La salubrité : Elle tend à sauvegarder l’hygiène ou la santé publique pris au sens
large du mot. Aussi, il faut bien organiser les services de voirie afin d’éviter les grandes maladies
comme la peste, le choléra…
Le terme police administrative revêt ainsi deux sens : dans le langage courant, il désigne
un certain personnel, à savoir le personnel du Ministère de la Police Nationale. Dans le langage
juridique, le terme désigne une activité des autorités supérieures. Elles sont investies des pouvoirs
de conception et de décision en matière de maintien de l’ordre public.
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c) Distinction entre police judiciaire et police administrative :
- La police administrative a un caractère préventif, tandis que la police judiciaire, un
caractère répressif.
- La police judicaire a pour objet de découvrir les crimes et les délits, d’en découvrir,
d’en rechercher les auteurs et les livrer aux tribunaux, tandis que la police administrative, au
contraire ne se réfère pas à la notion d’infraction, mais à celle d’ordre public.
- La police administrative vise à maintenir l’ordre public indépendamment de la
répression des infractions, tandis que la police judiciaire vise à réprimer les infractions par soucis du
maintien de l’ordre public.
- Tout ce qui est de la police judiciaire relève de l’autorité judiciaire, tandis que tout ce
qui est de police administrative, d’une autorité administrative ou juge administratif.
Malgré cette distinction profonde, il y a des rapports entre police administrative et police
judiciaire :
=> Les deux sortes de polices sont en très grande partie, impersonnel commun. A titre
d’exemple, c’est le cas de l’inspecteur de police qui participe à un barrage au cours d’une
manifestation (police administrative), et cet agent de police même qui participe à une arrestation des
malfaiteurs (police judiciaire.
=> Il existe des autorités de police judiciaire qui n’ont aucune attribution de police
administrative (Procureur de la République), et des autorités de police administrative qui n’ont
aucune attribution de police judiciaire (la Maire).
=> Il y a néanmoins complémentarité du résultat global de leurs activités : lorsque la
répression des crimes et des délits est bien assurée par les autorités judiciaires, la tâche de la police
administrative sera facile. Et inversement, une bonne police administrative diminuera les crimes et
les délits (à titre d’exemple, éclairage public suffisant sur les voies publiques)
d) La police administrative spéciale :
Elle comporte deux sens :
- Elle vise des activités de police dont les buts ne sont pas différents de ce que poursuit
la police administrative générale. Seulement, elle est soumise à un régime juridique particulier
(police du chemin de fer, police au Ministère de transport, police de la chasse, police des mines)
- Elle concerne les activités de police visant des objets ne figurant pas dans le contenu
normal de la police générale.
e) Remarques sur le pouvoir de police :
Les autorités de police :
Ne pas confondre le commandement du personnel de police de la détention du
pouvoir de police : le pouvoir de police permet de prendre des décisions générales sur le maintien
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de l’ordre public, tandis que le commandement de personnel de police est lié à l’organisation de
service.
A titre d’exemple, le Maire n’a pas le commandement des forces de police, toutefois,
il demeure l’autorité de police administrative.
Les autorités en matière de police administrative générale
Le pouvoir de police générale appartient au Président de la République Malagasy,
par délégation au Premier ministre et aux représentants de l’Etat.
La police générale est exercée au nom de l’Etat.
1.4. 3. 2. Le service public
a) Définition du service public
Il se définit de deux façons.
- Dans son sens formel, c’est une entreprise gérée par l’administration, d’où
l’administration gestionnaire. L’administration gère alors des moyens matériels, des moyens
humains, des moyens financiers, techniques et juridiques. Selon le style anglo-saxon,
l’administration est soumise à une obligation de résultats.
- Dans son sens matériel, le service public se définit comme l’activité de
l’administration tendant à la satisfaction de l’intérêt général, sans se soucier au résultat et à l’impact
d’où l’administration administrante.
Alors, le service public est une activité publique d’intérêt géné[Link] activités se
manifestent sous différentes formes de structure dépendant des collectivités publiques
b) Régime juridique des services publics :
Des principes régissent les services publics.
Principe du droit au service :
C’est une obligation à la charge de l’administration, mais aussi un droit au profit de
l’administré. En vertu de ces principes, le citoyen peut exiger le fonctionnement du service public.
Principe de la continuité de service public :
Les activités administratives satisfaisant l’intérêt général doivent être permanentes.
Principe d’égalité devant le service public :
C’est un principe général de droit. Ce principe d’égalité doit être constaté dans la relation
de l’administration envers les administrés.
Principe de mutabilité :
L’administration doit être souple devant les changements ou les adaptations nécessaires.
Ce principe attribue à l’administration la faculté de procéder au changement selon l’intérêt général.
c) Mode d’organisation du service public
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