IMEN Rapport
IMEN Rapport
Département Informatique
Promotion : 2025/2026
ii
Dédicaces
Je dédie ce travail à ma famille, pour son amour, sa patience et son soutien tout au long de mon parcours.
À mes parents, pour leurs sacrifices, leurs encouragements et leur confiance qui m’ont donné la
À mes proches, mes amis et toutes les personnes qui ont cru en moi, je dédie ce projet avec
reconnaissance et gratitude.
et d’amélioration continue.
i
Remerciements
Au terme de ce Projet de Fin d’Études, je tiens à exprimer ma profonde gratitude à toutes les personnes
Je remercie mon encadrant académique, Dr Salah Gontara, pour son accompagnement, ses
orientations et ses remarques qui m’ont aidée à structurer le projet et à améliorer progressivement la
J’adresse mes remerciements les plus sincères à l’Agence Nationale de la Cybersécurité pour
m’avoir accueillie dans le cadre de mon stage de fin d’études. Cette expérience m’a permis d’évoluer
disponibilité, son suivi et ses conseils. Son accompagnement a permis d’orienter le projet vers une
Je remercie également l’équipe de l’ANCS pour les échanges enrichissants autour des opérations
SOC, des certificats électroniques et des mécanismes de supervision. Enfin, je remercie ma famille et
ii
Résumé
Ce rapport présente les travaux réalisés dans le cadre d’un Projet de Fin d’Études portant sur
l’automatisation des opérations SOC et de la réponse aux incidents cyber, avec un focus sur les
anomalies liées aux certificats électroniques. L’objectif est de concevoir une chaîne SOC/SOAR
open-source capable de collecter des événements, détecter des anomalies, enrichir les alertes, corréler
les observables, déclencher une décision analyste et préparer une réponse contrôlée.
La solution proposée repose sur une PKI locale avec EJBCA, des services HTTPS/OCSP, l’analyse
TLS/X.509 avec Zeek, la détection avec Wazuh, l’orchestration avec Shuffle, l’enrichissement par une
API SOC, la corrélation avec MISP, la documentation des incidents dans IRIS et la supervision avec
Grafana et Prometheus.
La réalisation est organisée selon une démarche incrémentale en quatre sprints. Le Sprint 0 formalise
les besoins, les choix techniques et l’architecture globale. Le Sprint 1 met en place l’infrastructure
SOC/PKI et la collecte des logs. Le Sprint 2 traite la détection et l’enrichissement des scénarios.
Deux scénarios principaux sont étudiés : S5, relatif à un certificat TLS révoqué encore utilisé, et
S6-S2, qui combine une phase de brute force SSH et une anomalie TLS liée à un certificat non autorisé.
Le projet montre comment une alerte technique peut être transformée en incident enrichi, documenté et
Mots-clés : SOC, SOAR, Wazuh, Shuffle, MISP, IRIS, EJBCA, Zeek, TLS, X.509, certificats
iii
Summary
This report presents the work carried out as part of a final-year engineering project focused on SOC
operations automation and cyber incident response, with a specific focus on anomalies related to
electronic certificates. The goal is to design an open-source SOC/SOAR chain capable of collecting
events, detecting anomalies, enriching alerts, correlating observables, requesting analyst validation and
The proposed solution relies on a local PKI using EJBCA, HTTPS/OCSP services, TLS/X.509
analysis with Zeek, detection with Wazuh, orchestration with Shuffle, enrichment through a SOC API,
correlation with MISP, incident documentation in IRIS and monitoring with Grafana and Prometheus.
The project is organized into four incremental sprints. Sprint 0 defines the requirements, technical
choices and global architecture. Sprint 1 deploys the SOC/PKI infrastructure and log collection. Sprint
2 focuses on detection and enrichment of the selected scenarios. Sprint 3 covers SOAR orchestration,
Two main scenarios are studied: S5, related to a revoked TLS certificate still being used, and
S6-S2, which combines an SSH brute force phase with a TLS anomaly involving an unauthorized
certificate. The project shows how a technical alert can be transformed into an enriched, documented
Keywords: SOC, SOAR, Wazuh, Shuffle, MISP, IRIS, EJBCA, Zeek, TLS, X.509, electronic
iv
Table des matières
Dédicaces i
Remerciements ii
Résumé iii
Summary iv
Introduction générale 1
1.1 Introduction . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 3
v
Table des matières
2.1 Introduction . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 14
vi
Table des matières
3.1 Introduction . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 29
vii
Table des matières
4.1 Introduction . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 37
4.9 Scénario S6-S2 : corrélation SSH brute force et certificat non autorisé . . . . . . . . 44
viii
Table des matières
5.1 Introduction . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 52
ix
Table des matières
Conclusion générale 71
A Commandes de validation 73
D Workflows Shuffle 78
D.1 Workflow S5 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 78
E Preuves du scénario S5 80
x
Table des matières
F Bibliographie et webographie 96
xi
Table des figures
xii
Table des figures
4.6 Diagramme d’activité du scénario S6-S2 : SSH suspect puis certificat frauduleux . . 48
xiii
Table des figures
xiv
Liste des tableaux
xv
Liste des tableaux
xvi
Liste des tableaux
xvii
Liste des acronymes
Acronyme Signification
CA Certificate Authority
ATT&CK
xviii
Liste des tableaux
xix
Introduction générale
La transformation numérique des organisations a profondément modifié la manière dont les services
informatiques sont conçus, exposés et supervisés. Les applications web, les interfaces d’administration,
les API internes et les plateformes critiques reposent de plus en plus sur des communications sécurisées
par TLS et sur des certificats électroniques X.509. Ces certificats assurent l’authentification des services,
la confidentialité des échanges et la continuité de la chaîne de confiance entre les utilisateurs, les
applications et l’infrastructure.
Cependant, la sécurité apportée par les certificats électroniques dépend fortement de leur cycle
de vie. Un certificat expiré, révoqué, mal déployé ou remplacé par un certificat émis par une autorité
non autorisée peut remettre en cause la confiance accordée à un service. Cette situation devient plus
critique lorsque le service reste fonctionnel malgré l’anomalie, car l’incident peut passer inaperçu du
point de vue applicatif tout en constituant un risque important du point de vue sécurité.
Dans un centre opérationnel de sécurité, la gestion de ce type d’incident ne peut pas se limiter à
une alerte isolée. Elle nécessite une chaîne complète capable de collecter les journaux, normaliser
les événements, contextualiser les certificats observés, corréler les informations avec une mémoire
d’observables, documenter l’incident, demander une décision analyste et appliquer une réponse
technique contrôlée. L’automatisation est donc utilisée comme un moyen de standardiser et d’accélérer
C’est dans ce contexte que s’inscrit ce projet de fin d’études intitulé : Automatisation des opérations
SOC et de la réponse aux incidents cyber. Le travail consiste à concevoir et mettre en place une chaîne
SOC/SOAR open-source orientée certification électronique. La solution s’appuie sur Wazuh pour la
1
Liste des tableaux
détection, Shuffle pour l’orchestration, une API SOC pour l’enrichissement et le scoring, MISP pour la
corrélation des observables, IRIS pour la gestion d’incidents, ainsi que Grafana et Prometheus pour le
suivi opérationnel.
Deux scénarios principaux ont été retenus. Le premier, S5, traite le cas d’un certificat TLS
révoqué encore utilisé par un service HTTPS/OCSP. Le second, S6-S2, représente une chaîne d’attaque
combinant une phase de brute force SSH suivie de l’exposition d’un certificat frauduleux signé par une
autorité non autorisée. Ces scénarios permettent de valider la capacité du SOC à détecter une anomalie
liée aux certificats, l’enrichir, la corréler, la documenter et proposer une remédiation ou un confinement
contrôlé.
La réalisation suit une démarche incrémentale basée sur quatre sprints. Cette organisation permet de
construire les règles de détection, enrichir les alertes, préparer la réponse, distinguer les conditions de
remédiation et de confinement, puis valider les résultats à travers des indicateurs de supervision.
Le rapport est organisé comme suit. Le premier chapitre présente le cadre général du projet,
l’organisme d’accueil, les notions de base, l’étude de l’existant, la problématique, la solution proposée
préliminaire, les besoins, les choix techniques, l’architecture globale et les diagrammes de conception.
Le troisième chapitre présente le Sprint 1, consacré à l’infrastructure SOC/PKI et à la collecte des logs.
Le quatrième chapitre présente le Sprint 2, qui traite la détection et l’enrichissement des scénarios S5 et
2
Chapitre 1
1.1 Introduction
Ce chapitre présente le cadre général du projet. Il décrit d’abord l’organisme d’accueil et ses principales
structures, puis introduit le contexte lié aux certificats électroniques et aux opérations SOC. Il présente
Dans un contexte marqué par l’augmentation des menaces numériques, l’ANCS occupe un rôle
central dans le renforcement de la résilience des systèmes d’information. Ses activités couvrent à la
3
Chapitre 1. Cadrage général, analyse de l’existant et méthodologie
Logo du tunCERT
Logo de l’ANCS
Figure 1.1: Identité visuelle de l’ANCS et du tunCERT
Élément Description
Pays Tunisie
Les missions de l’ANCS couvrent les activités nécessaires à la cybersécurité nationale. Elles comprennent
la contribution aux référentiels de sécurité, la coordination de la réponse aux incidents et le suivi des
Ces missions traduisent une approche complète de la cybersécurité. Elles ne se limitent pas à
du risque cyber.
4
Chapitre 1. Cadrage général, analyse de l’existant et méthodologie
Les services de l’ANCS sont organisés autour de structures de pilotage, de veille, de gouvernance,
Parmi les structures représentées dans l’organigramme figurent la Direction Générale, les unités
Direction des Technologies de Sécurité des Systèmes d’Information, la Direction des Ressources et la
L’organigramme montre la répartition des responsabilités entre les structures de direction, les
unités de suivi, les directions techniques et les structures orientées assistance. Cette lecture permet de
comprendre l’environnement institutionnel dans lequel s’inscrit le projet, sans réduire les services de
5
Chapitre 1. Cadrage général, analyse de l’existant et méthodologie
Les services numériques utilisent de plus en plus les communications HTTPS et les mécanismes de
confiance basés sur TLS. Cette évolution rend les certificats électroniques indispensables pour établir
l’identité d’un service, sécuriser les échanges et garantir la confidentialité des données échangées.
Cependant, un certificat électronique peut devenir une source de risque lorsqu’il n’est pas correcte-
ment suivi. Un certificat révoqué peut continuer à être présenté par un service, un certificat non autorisé
peut remplacer un certificat légitime, ou un certificat issu d’une autorité inattendue peut indiquer une
rupture de confiance. Dans un SOC, ces situations nécessitent une visibilité précise sur les champs
Un certificat électronique X.509 associe une identité à une clé publique. Il contient des informations
telles que le sujet, l’autorité émettrice, le numéro de série, l’empreinte, les dates de validité et les
usages autorisés. Dans le cadre du projet, ces champs sont utilisés comme observables afin d’identifier
TLS assure la confidentialité et l’intégrité des échanges entre un client et un serveur. Lors d’une
connexion HTTPS, le serveur présente son certificat au client. L’analyse de ce certificat permet de
Une infrastructure à clés publiques permet d’émettre, gérer et révoquer les certificats. L’autorité de
certification signe les certificats, tandis que la révocation permet de signaler qu’un certificat ne doit
6
Chapitre 1. Cadrage général, analyse de l’existant et méthodologie
plus être considéré comme valide avant sa date d’expiration. Les mécanismes CRL et OCSP servent à
vérifier ce statut.
Un SOC supervise les événements de sécurité, qualifie les alertes et coordonne la réponse aux incidents.
Le SIEM centralise et corrèle les journaux pour produire des alertes. Le SOAR orchestre les actions de
traitement et automatise certaines étapes répétitives tout en gardant un contrôle humain lorsque les
La Threat Intelligence permet de conserver une mémoire des observables et de contextualiser les alertes.
Dans ce projet, les observables peuvent être une adresse IP, un nom de service, un numéro de série de
La problématique du projet s’inscrit dans un contexte où les certificats électroniques sont devenus
indispensables pour sécuriser les services numériques. Toutefois, une anomalie liée à un certificat ne
provoque pas toujours une indisponibilité visible du service. Un certificat révoqué, remplacé par un
certificat non autorisé ou signé par une autorité inattendue peut donc rester en production tout en créant
Dans un environnement SOC classique, ce type d’incident reste difficile à traiter lorsque les journaux
TLS/X.509 ne sont pas normalisés, lorsque les informations du certificat ne sont pas comparées à
un inventaire de confiance et lorsque la réponse n’est pas structurée. L’analyste doit alors consulter
plusieurs sources, vérifier manuellement les observables et décider d’une action sans disposer d’un
contexte complet.
7
Chapitre 1. Cadrage général, analyse de l’existant et méthodologie
Comment concevoir une chaîne SOC/SOAR open-source capable de détecter des anomalies
liées aux certificats électroniques et aux accès suspects, d’enrichir automatiquement les
alertes, de corréler les observables et d’exécuter une réponse contrôlée tout en conservant
Un SOC classique collecte les journaux issus des systèmes, des équipements réseau, des applications
et des outils de sécurité. Ces événements sont centralisés dans un SIEM, analysés par des règles de
corrélation puis présentés sous forme d’alertes aux analystes. L’investigation repose ensuite sur la
consultation des logs, la vérification des actifs concernés, l’enrichissement manuel ou semi-automatique
et la décision de réponse.
Cette approche est efficace pour de nombreux cas d’usage classiques, comme les échecs d’authen-
tification, les connexions suspectes ou les événements système. Elle devient toutefois moins directe
lorsqu’il s’agit de détecter une anomalie liée aux certificats électroniques, car les informations X.509
Les limites observées dans un SOC classique concernent principalement la visibilité et la corrélation.
Une alerte réseau peut indiquer une connexion vers un service HTTPS, sans préciser si le certificat
présenté est attendu, révoqué ou signé par une autorité légitime. Sans normalisation des champs subject,
Ces limites peuvent entraîner une détection tardive, une difficulté à prioriser les incidents et un
manque de traçabilité dans les actions correctives. Elles sont particulièrement visibles dans le scénario
d’un certificat révoqué encore utilisé ou dans une chaîne d’attaque combinant une compromission
8
Chapitre 1. Cadrage général, analyse de l’existant et méthodologie
Le marché propose plusieurs solutions commerciales de gestion du cycle de vie des certificats.
renouvellement, la révocation, l’automatisation et le reporting. Elles sont proches du besoin traité dans
ce projet, car elles s’intéressent directement aux certificats électroniques et à la réduction des risques
DigiCert Trust Life- Certificate Lifecycle Découverte, inventaire, automatisation, notification et suivi du
cycle Manager Management et PKI cycle de vie des certificats.
Keyfactor Command PKI et certificate auto- Visibilité, gouvernance et automatisation des clés et certificats
mation dans des environnements hybrides.
AppViewX AVX Certificate lifecycle au- Gestion et automatisation du cycle de vie des certificats et des
CLM tomation identités machine.
9
Chapitre 1. Cadrage général, analyse de l’existant et méthodologie
La solution proposée ne cherche pas à remplacer une plateforme commerciale complète de gestion du
cycle de vie des certificats. Elle vise plutôt à démontrer une chaîne SOC/SOAR open-source capable
d’observer les certificats réellement présentés, détecter les anomalies pertinentes, enrichir les alertes,
corréler les observables, demander une décision analyste et exécuter une réponse contrôlée.
La solution proposée repose sur une architecture SOC/SOAR open-source organisée autour de plusieurs
briques complémentaires. EJBCA permet de reproduire une PKI locale, Nginx expose des services
HTTPS/OCSP de test, Zeek extrait les informations TLS/X.509, Wazuh détecte les anomalies, l’API
10
Chapitre 1. Cadrage général, analyse de l’existant et méthodologie
SOC enrichit les alertes et calcule le risque, MISP conserve la mémoire des observables, IRIS
Le principe général de la solution est décrit par le flux suivant : les services surveillés produisent
des événements, les logs sont collectés et normalisés, Wazuh déclenche une alerte, l’API SOC ajoute le
contexte et le score, MISP assure la corrélation, IRIS conserve la trace de l’incident, Shuffle prépare la
Le projet est organisé selon une démarche incrémentale inspirée de Scrum. Ce choix est adapté à
la nature du travail, car la solution dépend de plusieurs validations successives : mise en place du
laboratoire, disponibilité des services, collecte des logs, détection, enrichissement, orchestration et
supervision.
Le travail est structuré en quatre sprints maximum. Les intitulés des sprints sont formulés selon
les activités réellement réalisées dans le projet : cadrage de la chaîne SOC/SOAR, déploiement de
11
Chapitre 1. Cadrage général, analyse de l’existant et méthodologie
Le tableau suivant présente la planification des sprints, leurs objectifs, leurs durées, les périodes
Sprint 0 : Cadrer le be- Analyser les besoins, défi- 2 sem. S1 à S2 Besoins, architecture, back- Réalisé
soin et concevoir l’archi- nir le périmètre et concevoir log, plan des sprints.
tecture SOC/SOAR l’architecture globale.
Sprint 1 : Déployer l’en- Mettre en place l’environne- 3 sem. S3 à S5 Environnement opération- Réalisé
vironnement SOC/PKI ment de test, la PKI EJBCA, nel, services supervisés,
et collecter les événe- Wazuh, Zeek/watcher et la collecte activée.
ments collecte initiale.
Sprint 2 : Normaliser les Produire les logs JSON 4 sem. S6 à S9 Logs normalisés, règles Wa- Réalisé
logs et détecter les évé- normalisés et implémenter zuh, détection validée.
nements de sécurité les règles Wazuh 110113,
110120 et 110115.
Sprint 3 : Orchestrer la Intégrer Shuffle, IRIS et 3 sem. S10 à S12 Workflows SOAR, inci- Réalisé
réponse et superviser les MISP, automatiser la ré- dents IRIS, corrélation
KPI ponse et construire les da- MISP, dashboards KPI.
shboards Grafana/Prome-
theus.
12
Chapitre 1. Cadrage général, analyse de l’existant et méthodologie
Ce chapitre a présenté le cadre général du projet, l’organisme d’accueil, les notions de base, la
suivant présente le Sprint 0, consacré à l’analyse préliminaire, aux choix techniques et à la conception
globale.
13
Chapitre 2
2.1 Introduction
en une base de réalisation claire. Cette étape permet d’identifier les besoins, de définir le périmètre
préparer les scénarios qui seront validés dans les sprints suivants.
L’objectif du Sprint 0 est de disposer d’une vision structurée de la solution avant son implémentation. Il
s’agit de préciser les fonctions attendues, les contraintes, les choix techniques, les flux entre composants
Le backlog du Sprint 0 regroupe les tâches de cadrage nécessaires avant le déploiement technique de la
solution.
14
Chapitre 2. Sprint 0 : Cadrage des besoins, architecture cible et choix technologiques
S0-T3 Comparer les outils utilisés dans la chaîne Tableaux de comparai- Haute
SOC/SOAR. son
Les besoins fonctionnels décrivent les capacités attendues de la chaîne SOC/SOAR, depuis la collecte
jusqu’à la supervision.
15
Chapitre 2. Sprint 0 : Cadrage des besoins, architecture cible et choix technologiques
Collecte Collecter les logs TLS/X.509, les alertes Wazuh et les Données disponibles pour
événements d’accès. la détection.
Détection Déclencher des règles Wazuh adaptées aux scénarios S5 Alertes exploitables et
et S6-S2. contextualisées.
Corrélation CTI Rechercher et enregistrer les observables dans MISP. Mémoire d’incident et
suivi des occurrences.
Gestion d’incident Documenter l’incident dans IRIS avec tâches, Traçabilité opérationnelle.
observables et timeline.
Orchestration Exécuter un workflow Shuffle avec décision analyste. Réponse contrôlée et repro-
ductible.
Supervision Exposer des métriques Prometheus et afficher les Visibilité sur l’activité
indicateurs dans Grafana. SOC/SOAR.
Les besoins non fonctionnels précisent les contraintes de qualité, de traçabilité et de sécurité à respecter
durant la réalisation.
16
Chapitre 2. Sprint 0 : Cadrage des besoins, architecture cible et choix technologiques
Besoin Description
Traçabilité Chaque alerte doit conserver ses observables, son score, sa décision et son
résultat.
Sécurité des actions Les actions de remédiation et de confinement doivent rester contrôlées et
limitées.
Reproductibilité Le laboratoire doit être documenté pour permettre la reprise des tests.
Le laboratoire est organisé autour de quatre machines principales, chacune ayant un rôle précis dans la
17
Chapitre 2. Sprint 0 : Cadrage des besoins, architecture cible et choix technologiques
Le tableau suivant compare les solutions SIEM étudiées et justifie le choix de Wazuh pour la partie
détection.
Table 2.5: Comparaison des solutions SIEM
Outil Forces Limites Choix
Wazuh Open-source, agents Linux/Windows, Besoin d’une normalisation propre des Retenu
règles personnalisées et intégration logs.
OpenSearch.
Elastic Security Recherche et visualisation puissantes, Configuration plus lourde pour un Non retenu
pipelines flexibles. SIEM complet.
Splunk ES Maturité SOC, corrélation avancée, re- Coût élevé et périmètre trop lourd. Non retenu
porting complet.
Le tableau suivant présente les solutions SOAR envisagées pour l’orchestration des réponses aux
incidents.
Table 2.6: Comparaison des solutions SOAR
Outil Forces Limites Choix
Shuffle Open-source, workflows visuels, web- Demande une bonne maîtrise des va- Retenu
hooks, appels HTTP et scripts Python. riables.
Palo Alto XSOAR Playbooks avancés et nombreuses inté- Solution commerciale lourde pour le Non retenu
grations SOC. PFE.
Splunk SOAR Automatisation avancée et intégration Coût et dépendance à Splunk. Non retenu
Splunk.
Le tableau suivant compare les plateformes CTI capables de mémoriser et corréler les observables
18
Chapitre 2. Sprint 0 : Cadrage des besoins, architecture cible et choix technologiques
MISP Open-source, API REST, événements, Nécessite une structure claire des évé- Retenu
attributs, tags et suivi des observables. nements.
OpenCTI Modélisation riche des relations et Déploiement plus complexe pour le cas Non retenu
graphes CTI. ciblé.
Le tableau suivant compare les outils de gestion d’incidents utilisés pour documenter les alertes et
conserver la traçabilité.
Table 2.8: Comparaison des outils de gestion d’incidents
Outil Forces Limites Choix
IRIS Open-source, cases, tâches, obser- Demande une modélisation cohérente. Retenu
vables, timeline et API REST.
ServiceNow SecOps Gestion d’incident entreprise, ITSM et Coût élevé et plateforme propriétaire. Non retenu
reporting.
Jira Service Manage- Suivi de tickets, workflows et intégra- Moins spécialisé SOC et observables. Non retenu
ment tion IT.
Le tableau suivant présente les solutions PKI étudiées pour reproduire un environnement de certificats
électroniques en laboratoire.
Table 2.9: Comparaison des solutions PKI
Outil Forces Limites Choix
EJBCA CE PKI complète, CA, profils, émission et Déploiement plus exigeant Retenu
révocation. qu’OpenSSL.
OpenSSL Léger, disponible partout, utile pour Pas une plateforme PKI complète. Outil de test
tests et vérifications.
Microsoft AD CS PKI intégrée aux environnements Win- Moins adaptée au laboratoire Linux. Non retenu
dows.
19
Chapitre 2. Sprint 0 : Cadrage des besoins, architecture cible et choix technologiques
Le tableau suivant compare les outils de supervision retenus pour visualiser l’état de la chaîne
Grafana/Prometheus Métriques, dashboards, visualisation et Nécessite des métriques SOC définies. Retenu
intégration API.
Zabbix Supervision infrastructure mature. Moins adapté aux métriques SOC/- Non retenu
SOAR.
Nagios Supervision légère et historique. Dashboards moins adaptés au besoin. Non retenu
L’architecture globale représente la chaîne complète mise en place dans le laboratoire. Elle relie
d’incidents et la supervision. L’objectif est de montrer comment un événement technique observé sur
un service supervisé devient une alerte enrichie, corrélée, documentée puis traitée par une réponse
contrôlée.
20
Architecture globale de la chaine SOC/SOAR proposee
soc-ir
Zone de test controlee SOAR, CTI et incidents
SSH / TCP 22 Enrichissement et reponse Demande decision analyste Statut approuve / contain / timeout
soc-certif
Environnement supervise
EJBCA CE Scripts de reponse locale Execution action controlee API SOC Serveur d'approbation
HTTPS / OCSP SSH
PKI locale remediation - confinement /enrich - /approval - /respond approve - contain - timeout
Emission et revocation certificats [Link] Metriques d'action Lookup / upsert observables Case, taches, timeline Webhook alerte
soc-core
SIEM, stockage et supervision
Services TLS
Wazuh Agent Prometheus MISP DFIR-IRIS
Nginx HTTPS / OCSP
observables CTI cases et timeline
TLS Watcher
normalisation JSON OpenSearch
Consultation alertes
Wazuh Dashboard
21
Chapitre 2. Sprint 0 : Cadrage des besoins, architecture cible et choix technologiques
Lecture globale de l’architecture. L’architecture représente une chaîne SOC/SOAR complète organisée
autour de trois zones techniques principales, en plus d’une zone de test contrôlée. La machine soc-certif
correspond à l’environnement supervisé : elle héberge la PKI de laboratoire, les services HTTPS/OCSP,
Zeek, le watcher TLS/X.509, la collecte locale et l’agent chargé de transmettre les événements. La
machine soc-core porte le cœur SIEM et supervision : Wazuh Manager, OpenSearch, Wazuh Dashboard
et Grafana. La machine soc-ir regroupe la réponse à incident : Shuffle, l’API SOC, MISP, IRIS,
Prometheus et le serveur d’approbation. La machine Kali joue uniquement le rôle de client de test
Logique des flux. Le flux principal part d’un événement observé sur soc-certif, passe par la normalisation
TLS/X.509, puis arrive dans Wazuh pour la détection. Lorsqu’une alerte est générée, elle est transmise
vers Shuffle sur soc-ir. L’API SOC enrichit ensuite l’alerte, MISP assure la corrélation des observables,
IRIS documente l’incident et Prometheus/Grafana exposent les indicateurs de suivi. Cette séparation
rend la solution lisible : soc-certif observe et produit les événements, soc-core détecte et supervise,
Environnement supervisé. Cette sous-architecture correspond à soc-certif. Elle contient les services
de certification électronique simulés dans le laboratoire : EJBCA, les certificats de la CA locale, les
services HTTPS/OCSP supervisés, Zeek et le watcher TLS automatique. Les scripts de normalisation
produisent un événement exploitable à partir des journaux [Link] et [Link]. Le watcher compare
le certificat réellement exposé avec l’inventaire local de confiance afin d’identifier les anomalies liées
22
Chapitre 2. Sprint 0 : Cadrage des besoins, architecture cible et choix technologiques
SIEM, stockage et supervision. Cette sous-architecture correspond à soc-core. Wazuh reçoit les
et produit les alertes sécurité. OpenSearch conserve les alertes et Wazuh Dashboard permet leur
consultation. Grafana fournit la visualisation opérationnelle des indicateurs, tandis que les métriques
générées par la chaîne SOC/SOAR sont exploitées pour suivre l’activité, les décisions, les actions et les
erreurs.
23
Chapitre 2. Sprint 0 : Cadrage des besoins, architecture cible et choix technologiques
Zone SOAR, CTI et incidents. Cette sous-architecture correspond à soc-ir. Elle contient Shuffle, l’API
SOC, MISP, IRIS, Prometheus et le serveur d’approbation. Shuffle reçoit les alertes via webhook et
les route selon [Link]. L’API SOC transforme l’alerte brute en objet exploitable : résumé, score de
risque, observables, politique de réponse et liens d’approbation. MISP conserve la mémoire CTI des
observables, IRIS documente le dossier incident et Prometheus expose les métriques nécessaires au
pilotage. Les actions sensibles restent encadrées par la décision analyste, avec une politique de timeout
24
Chapitre 2. Sprint 0 : Cadrage des besoins, architecture cible et choix technologiques
25
Figure 2.5: Diagramme d’activité global du traitement SOC/SOAR
26
Chapitre 2. Sprint 0 : Cadrage des besoins, architecture cible et choix technologiques
Evenements
2
normalises
Correlation et
3 regles de
detection
Demande
5
d'enrichissement
Recherche
6
observables
Correspondances
7
/ historique
Score, scenario,
8 action
recommandee
Creation ou mise
9
a jour du case
10 Email de decision
Executer l'action
12
choisie
Action controlee
13
sur le service
Reduction de
16
l'exposition
Timeline et
18
resultat final
[Pas d'alerte exploitable]
Conservation
19
dans les journaux
Le backlog global synthétise les principales user stories suivies tout au long du projet, de la conception
jusqu’à la supervision.
27
Chapitre 2. Sprint 0 : Cadrage des besoins, architecture cible et choix technologiques
US6 Détecter et corréler S6-S2 avec les règles 110120 et 110115. Sprint 2 Haute
US7 Enrichir les alertes via l’API SOC et MISP. Sprint 2 Haute
Le Sprint 0 permet de produire une base de référence claire : les besoins sont formalisés, les outils
sont comparés, le périmètre est défini, l’architecture globale est conçue et les scénarios à valider sont
préparés.
Ce sprint prépare la réalisation technique. Les choix d’outils, les diagrammes de conception et le
28
Chapitre 3
3.1 Introduction
Le Sprint 1 met en place les fondations techniques de la solution. Il consiste à préparer les machines,
déployer la PKI locale, installer les services HTTPS/OCSP, activer l’analyse TLS/X.509 et configurer
L’objectif est de disposer d’un environnement fonctionnel capable de générer des événements exploi-
tables pour les scénarios liés aux certificats électroniques. À la fin de ce sprint, les services doivent être
accessibles, les certificats doivent pouvoir être émis et révoqués, et les logs TLS doivent être collectés.
29
Chapitre 3. Sprint 1 : Déploiement de l’infrastructure SOC/PKI et collecte TLS/X.509
ID Tâche Livrable
S1-T4 Créer, installer et vérifier les certificats serveurs. Services TLS sécurisés
30
Chapitre 3. Sprint 1 : Déploiement de l’infrastructure SOC/PKI et collecte TLS/X.509
EJBCA CE est utilisé pour reproduire une PKI locale réaliste. Il permet de créer une autorité de
certification, de définir des profils, d’émettre des certificats serveurs et de révoquer un certificat afin de
valider le scénario S5. La CA locale représente l’autorité attendue pour les services supervisés dans le
laboratoire.
Table 3.3: Processus de création et de déploiement d’un certificat serveur
Les services retenus sont centrés sur HTTPS/OCSP afin de garder une démonstration claire autour des
certificats électroniques. Chaque service expose un certificat que Zeek peut observer et que Wazuh
31
Chapitre 3. Sprint 1 : Déploiement de l’infrastructure SOC/PKI et collecte TLS/X.509
Insérer ici une capture OpenSSL montrant le certificat présenté par le service.
Zeek est utilisé pour observer les connexions TLS et extraire les informations liées aux certificats. Les
fichiers les plus importants sont [Link], [Link] et le fichier normalisé ssl_x509_flat.log.
Champ Utilité
32
Chapitre 3. Sprint 1 : Déploiement de l’infrastructure SOC/PKI et collecte TLS/X.509
Les logs normalisés sont transmis à Wazuh afin d’être analysés par des règles personnalisées. Le rôle
de Wazuh est de transformer l’événement technique en alerte SOC exploitable, avec un identifiant de
L’inventaire local définit les services attendus, la CA attendue, les certificats valides, les certificats
révoqués et les sources autorisées. Il permet de comparer l’observation TLS réelle avec l’état attendu
du laboratoire.
Table 3.6: Structure logique de l’inventaire local
Élément Description
33
Chapitre 3. Sprint 1 : Déploiement de l’infrastructure SOC/PKI et collecte TLS/X.509
Oui Non
Service connu ?
Oui Non
Certificat conforme ?
Figure 3.4: Diagramme d’activité de collecte et de qualification initiale des événements TLS/X.509
34
Diagramme de sequence - Collecte TLS/X.509
Client de test Service TLS Zeek Watcher TLS Inventaire local Wazuh Agent Wazuh Manager
Connexion
1
HTTPS / OCSP
Certificat et
2
handshake TLS
Ecriture [Link] et
3
[Link]
Verification CA,
5 serial, fingerprint,
service
References de
6
confiance
[Anomalie TLS/X.509]
Ajouter scenario
8
et statut suspect
Ecrire evenement
9
normalise JSON
Remonter
10 l'evenement
collecte
Decoder et
11 preparer la
correlation
35
Chapitre 3. Sprint 1 : Déploiement de l’infrastructure SOC/PKI et collecte TLS/X.509
À la fin du Sprint 1, l’environnement SOC/PKI est prêt. Les services HTTPS/OCSP sont accessibles,
les certificats peuvent être émis ou révoqués, Zeek produit les logs TLS/X.509, Wazuh peut recevoir
Le Sprint 1 fournit les fondations opérationnelles nécessaires à la détection. Le Sprint 2 exploite ces
fondations pour créer les règles Wazuh, enrichir les alertes et valider les scénarios S5 et S6-S2.
36
Chapitre 4
4.1 Introduction
Le Sprint 2 transforme les événements collectés au Sprint 1 en alertes SOC exploitables. À ce niveau,
l’objectif n’est plus seulement de recevoir des logs, mais de comprendre ce qu’ils signifient, d’identifier
les observables importants et de préparer une décision opérationnelle. Les deux scénarios retenus sont
le scénario S5, lié à l’utilisation persistante d’un certificat TLS révoqué, et le scénario S6-S2, qui
combine une phase de brute force SSH avec une anomalie TLS de type certificat non autorisé.
Ce sprint couvre donc la normalisation des logs, les règles Wazuh, l’enrichissement par l’API SOC,
la corrélation dans MISP, la préparation du dossier IRIS et le rattachement aux techniques MITRE
ATT&CK. Les actions de remédiation et de confinement sont détaillées dans le Sprint 3, mais leur
logique est déjà préparée dans ce sprint à travers le score de risque et l’action recommandée.
L’objectif du Sprint 2 est de produire des alertes contextualisées et prêtes à être traitées par le workflow
SOAR. Pour chaque scénario, la solution doit identifier le signal déclencheur, extraire les champs utiles,
calculer un niveau de risque, corréler les observables et préparer les informations nécessaires à la
décision analyste.
37
Chapitre 4. Sprint 2 : Détection, enrichissement et corrélation des scénarios de sécurité
ID Tâche Livrable
S2-T1 Normaliser les logs TLS/X.509 et les événements de Événements JSON ex-
sécurité. ploitables
S2-T2 Développer les règles Wazuh associées aux scénarios Alertes 110113, 110115,
retenus. 110120
S2-T5 Enrichir les alertes via l’API SOC. Score, résumé, obser-
vables et action recom-
mandée
La détection repose sur une chaîne progressive qui commence par l’observation des événements et se
termine par une alerte prête à être orchestrée. Les journaux sont collectés et normalisés, puis Wazuh
applique les règles personnalisées. Lorsqu’une alerte est générée, Shuffle la reçoit via webhook et
appelle l’API SOC pour produire le résumé, le score de risque, les observables et l’action recommandée.
Cette organisation respecte le rôle de chaque composant : Wazuh détecte, Shuffle orchestre et l’API
SOC enrichit.
38
Chapitre 4. Sprint 2 : Détection, enrichissement et corrélation des scénarios de sécurité
Oui Non
Regle declenchee ?
Cette organisation permet d’éviter une simple accumulation de logs. Chaque alerte devient un objet
structuré qui peut être compris par l’analyste et exploité par Shuffle dans le Sprint 3.
39
Chapitre 4. Sprint 2 : Détection, enrichissement et corrélation des scénarios de sécurité
Les règles Wazuh retenues correspondent aux signaux principaux des scénarios. Elles sont volon-
tairement peu nombreuses afin de garder une démonstration claire et directement liée aux incidents
étudiés.
Table 4.2: Règles Wazuh principales
Le scénario S5 représente un cas critique de gestion du cycle de vie des certificats. Le service HTTPS
ou OCSP continue à présenter un certificat qui a déjà été révoqué. Même si le service reste disponible
techniquement, la confiance associée au certificat n’est plus valide. Cette situation peut provenir d’un
oubli de remplacement, d’une mauvaise synchronisation entre l’inventaire et le service, ou d’une erreur
Dans le laboratoire, ce scénario est détecté lorsque le serial ou le fingerprint du certificat présenté
par le service appartient à la liste locale des certificats révoqués. Wazuh déclenche alors la règle 110113.
L’alerte est enrichie par l’API SOC, corrélée avec MISP puis préparée sous forme d’incident dans IRIS.
40
Chapitre 4. Sprint 2 : Détection, enrichissement et corrélation des scénarios de sécurité
Étape Explication
Vérification locale Le serial ou le fingerprint est comparé à la liste des certificats révoqués.
Enrichissement L’API SOC calcule le score, prépare le résumé et identifie les observables.
Préparation IRIS Un incident est préparé avec les tâches de vérification et de réponse.
Les observables importants sont l’adresse IP source, l’adresse IP destination, le port du service, le nom
du service, le sujet du certificat, l’issuer, le numéro de série, le fingerprint et la règle Wazuh déclenchée.
Ces éléments permettent de comprendre quel service est concerné, quel certificat pose problème et
Élément Description
Remédiation attendue Remplacer le certificat révoqué par un certificat valide signé par la CA
attendue.
Confinement possible Isoler ou arrêter temporairement le service si le certificat valide n’est pas
prêt ou si le risque est immédiat.
41
Chapitre 4. Sprint 2 : Détection, enrichissement et corrélation des scénarios de sécurité
valide est disponible, que le redémarrage du service est acceptable et que l’analyste valide l’action. Elle
Le confinement de S5 est utilisé lorsque la remédiation immédiate n’est pas possible. Dans ce cas,
l’analyste peut décider manuellement d’arrêter le service, de fermer temporairement le port exposé ou
d’isoler le service concerné. Le confinement ne corrige pas la cause de l’incident ; il réduit seulement
42
Chapitre 4. Sprint 2 : Détection, enrichissement et corrélation des scénarios de sécurité
Oui Non
Certificat revoque ?
Oui Non
Certificat valide disponible ?
43
Chapitre 4. Sprint 2 : Détection, enrichissement et corrélation des scénarios de sécurité
Service TLS Zeek / Watcher Wazuh Shuffle API SOC MISP IRIS
Analyste SOC
Certificat presente
1 pendant le
handshake
Comparaison
2 avec
revoked_certificates
Evenement S5
3
normalise
Regle certificat
4
revoque
5 Alerte S5
6 Enrichir l'alerte
Rechercher serial
7
et fingerprint
8 Resultat CTI
Score, service,
9 action
recommandee
Ouvrir ou mettre a
10
jour le case
Demande de
11
decision
Remplacer
13 certificat et
redemarrer
Action controlee
14
sur le service
[Confinement choisi]
Demander
15
confinement
Arreter ou isoler le
16
service
Reduction de
17
l'exposition
Timeline, preuves
19
et cloture partielle
44
Chapitre 4. Sprint 2 : Détection, enrichissement et corrélation des scénarios de sécurité
Le scénario S6-S2 représente une chaîne d’attaque en deux phases. La première phase est une activité de
brute force SSH détectée par la règle Wazuh 110120, ou une compromission SSH renforcée lorsqu’un
accès réussi est observé après plusieurs échecs. Cette phase ne déclenche pas encore une remédiation
certificat ; elle sert surtout à enregistrer dans MISP le contexte SSH : IP source, serveur cible, compte
visé et tracking key. La deuxième phase est une anomalie TLS détectée par la règle 110115. Dans le
laboratoire, elle correspond à l’apparition d’un certificat frauduleux signé par RogueCA-PFE sur le
vrai service HTTPS [Link], alors que l’autorité attendue est ManagementCA.
L’intérêt du scénario n’est donc pas de détecter deux alertes séparées, mais de construire une
corrélation SOC fiable. Lorsque 110115 apparaît, l’API SOC recherche dans MISP la phase SSH
précédente. Si la même IP source, le même serveur cible et le compte SSH sont retrouvés, la chaîne est
considérée comme confirmée. Le score de risque passe alors au niveau critique et le workflow SOAR
prépare une demande d’approbation analyste. En cas de timeout, seule une politique de confinement
limité peut être prévue pour réduire l’exposition, sans remplacer la validation humaine pour les actions
de remédiation complète.
45
Chapitre 4. Sprint 2 : Détection, enrichissement et corrélation des scénarios de sécurité
Étape Explication
Détection 110120 Wazuh détecte le brute force et crée une première alerte.
Enrichissement phase L’API SOC extrait l’IP source, le compte ciblé et le contexte MITRE T1110.
1
Corrélation S6-S2 Les deux alertes sont liées dans une même chaîne d’incident.
Corrélation Chaîne S6-S2 Association temporelle et logique entre les Chaîne d’at-
alertes SSH et TLS. taque
La remédiation de S6-S2 est plus large que celle de S5. Elle ne se limite pas au certificat. Elle doit
aussi traiter la phase SSH. Les actions prévues sont la vérification du compte ciblé, le contrôle de l’IP
46
Chapitre 4. Sprint 2 : Détection, enrichissement et corrélation des scénarios de sécurité
Le confinement de S6-S2 est utilisé lorsque le risque de progression est immédiat. Il peut inclure le
blocage de l’adresse IP source, la désactivation ou la sécurisation du compte ciblé, ainsi que l’isolement
temporaire du service TLS qui présente le certificat suspect. En fonctionnement normal, cette décision
est validée par l’analyste ; en cas de timeout critique, le workflow peut appliquer uniquement un
47
Chapitre 4. Sprint 2 : Détection, enrichissement et corrélation des scénarios de sécurité
Oui Non
Certificat non autorise ?
Oui Non
Risque critique ?
Oui Timeout
Decision recue ?
Figure 4.6: Diagramme d’activité du scénario S6-S2 : SSH suspect puis certificat frauduleux
48
Chapitre 4. Sprint 2 : Détection, enrichissement et corrélation des scénarios de sécurité
SSH Service TLS Zeek / Watcher Wazuh Shuffle API SOC MISP IRIS
Attaquant / test Analyste SOC
Tentatives SSH
1
repetees
2 Logs [Link]
Connexion vers
4
service TLS
5 Certificat presente
Evenement
6 certificat non
autorise
Correlation SSH +
7
TLS
8 Alerte S6-S2
Enrichissement
9
scenario
Recherche IP,
10
serial, fingerprint
Historique et
11
correspondances
Elements de case
12
et observables
Score critique et
13
action proposee
Demande de
14
decision
alt [Remediation]
Valider
15
remediation
Bloquer IP,
16 securiser compte,
restaurer certificat
[Confinement]
Valider
17
confinement
Bloquer IP,
18 verrouiller compte,
arreter service
[Timeout critique]
Auto-confinement
19
limite
Action sur
21 certificat ou
service
Resultat de
22
l'action
Timeline, preuves
23
et statut
L’API SOC reçoit l’alerte Wazuh et construit un contexte opérationnel. Elle extrait les observables,
calcule un score de risque, détermine le niveau de criticité, interroge MISP, prépare le contenu IRIS et
49
Chapitre 4. Sprint 2 : Détection, enrichissement et corrélation des scénarios de sécurité
Sortie Utilisation
La recommandation produite par l’API SOC dépend du scénario, du niveau de risque et de la disponibilité
d’une action corrective. Cette matrice ne remplace pas l’analyste. Elle sert à expliquer pourquoi une
S6-S2 Brute force SSH Sécuriser le compte, restaurer le Bloquer la source, sécuriser le
suivi d’un certificat certificat légitime et contrôler les compte ciblé et isoler le service
non autorisé. logs. TLS suspect.
50
Chapitre 4. Sprint 2 : Détection, enrichissement et corrélation des scénarios de sécurité
S6-S2 phase SSH T1110 La première phase correspond à des tentatives répétées
d’authentification.
S6-S2 phase TLS T1557/T1649 La deuxième phase traduit une rupture de confiance TLS ou
l’usage d’un certificat non autorisé.
À la fin du Sprint 2, les scénarios S5 et S6-S2 sont détectés et enrichis. Les alertes contiennent les
observables utiles, le score de risque, le contexte MISP, les informations nécessaires au dossier IRIS et
une recommandation claire pour le Sprint 3. La solution est donc prête pour l’orchestration SOAR, la
Ce sprint valide la capacité de détection et d’enrichissement. Le sprint suivant exploite ces alertes pour
51
Chapitre 5
5.1 Introduction
Le Sprint 3 relie les alertes détectées au Sprint 2 à une réponse opérationnelle contrôlée. Une alerte
SOC ne doit pas rester un simple événement technique : elle doit être documentée, enrichie, priorisée,
soumise à une décision analyste puis suivie jusqu’à la vérification finale. Ce sprint décrit le workflow
Dans cette version du projet, les actions sensibles ne sont pas exécutées de manière totalement
autonome. Shuffle prépare les informations, standardise les étapes et trace les décisions, mais la
remédiation complète et la réactivation d’un service restent soumises à une validation humaine. Le
seul automatisme prévu concerne un confinement limité après timeout, réservé aux situations critiques
définies par le workflow, afin de réduire l’exposition sans supprimer le contrôle de l’analyste.
L’objectif est de mettre en place une réponse SOC/SOAR capable de traiter les scénarios S5 et S6-S2 de
manière claire et traçable. Le workflow doit recevoir l’alerte, enrichir le contexte, proposer une action,
demander une décision analyste, guider la remédiation ou le confinement, puis vérifier le résultat final.
52
Chapitre 5. Sprint 3 : Orchestration SOAR, réponse contrôlée et supervision opérationnelle
ID Tâche Livrable
Le workflow SOAR est centré sur Shuffle. Wazuh produit l’alerte, puis Shuffle la reçoit via un webhook.
À partir de cette alerte, Shuffle appelle l’API SOC pour enrichir le contexte et calculer le risque,
interroge ou met à jour MISP pour la corrélation des observables, puis crée ou met à jour le dossier
incident dans IRIS. Une fois ces étapes terminées, Shuffle prépare la demande de décision destinée
53
Figure 5.1: Workflow SOAR global orchestré par Shuffle
54
Chapitre 5. Sprint 3 : Orchestration SOAR, réponse contrôlée et supervision opérationnelle
Le workflow ne remplace pas l’analyste. Il réduit les tâches répétitives, prépare les informations
utiles et évite les oublis. Les actions de remédiation complète restent soumises à validation. Lorsque
l’analyste ne répond pas dans le délai prévu et que le score indique un risque critique, le workflow
peut déclencher un confinement limité, clairement tracé, afin de réduire l’exposition en attendant une
L’approbation analyste est l’étape centrale de la réponse. L’email de décision contient le scénario, la
règle Wazuh, le score, les observables, le résultat MISP, le service concerné et l’action recommandée.
L’analyste peut approuver la remédiation, décider un confinement, demander une analyse complémentaire
55
Chapitre 5. Sprint 3 : Orchestration SOAR, réponse contrôlée et supervision opérationnelle
Approve / remediate Lancer une remédiation contrôlée lorsque la correction est prête et que le
redémarrage est acceptable.
Timeout Appliquer la politique définie par le score de risque. Pour S6-S2, le choix
retenu est un confinement limité : blocage de l’IP source, sécurisation du
compte et arrêt temporaire du service exposé.
Insérer ici l’email d’approbation reçu par l’analyste avec le résumé, le score et les
boutons de décision.
Le diagramme suivant décrit la logique globale de réponse. Il distingue les chemins principaux :
56
Figure 5.4: Diagramme d’activité de la réponse SOC/SOAR avec timeout automatique
57
Chapitre 5. Sprint 3 : Orchestration SOAR, réponse contrôlée et supervision opérationnelle
l’incident. Le confinement réduit l’exposition lorsque la correction n’est pas encore possible ou lorsque
le risque est trop élevé. Dans les deux cas, la décision est tracée et validée par l’analyste.
Table 5.3: Critères de choix entre remédiation et confinement
Disponibilité de la correc- Nécessite un certificat valide, une Peut être appliqué même si la correction
tion configuration prête ou une action n’est pas encore prête.
corrective identifiée.
Validation analyste Obligatoire avant remplacement, Obligatoire, car l’action peut bloquer
redémarrage ou modification sensible. une source, un compte ou un service.
La remédiation consiste à corriger la cause de l’incident. Dans ce projet, elle concerne principalement
deux familles d’actions : corriger un problème de certificat et corriger un problème d’accès suspect.
Elle n’est exécutée que si les conditions sont réunies : cause identifiée, correction disponible, impact
58
Figure 5.5: Diagramme d’activité de la remédiation et de ses conditions
59
Chapitre 5. Sprint 3 : Orchestration SOAR, réponse contrôlée et supervision opérationnelle
Pour S5, la cause est la persistance d’un certificat révoqué sur un service TLS. La remédiation consiste
à remplacer ce certificat par un certificat valide signé par l’autorité attendue, puis à vérifier que le
2 Vérifier le statut du certificat dans EJBCA ou dans l’inventaire local. Capture EJBCA ou inven-
taire
7 Vérifier le nouveau certificat avec OpenSSL, Zeek et Wazuh. Serial et issuer conformes
Pour S6-S2, la remédiation traite une chaîne d’attaque. Elle doit corriger la partie SSH et la partie TLS.
Il ne suffit pas de restaurer le certificat ; il faut aussi vérifier que le compte ciblé par le brute force n’a
60
Chapitre 5. Sprint 3 : Orchestration SOAR, réponse contrôlée et supervision opérationnelle
Action Objectif
Vérifier le compte ciblé Confirmer qu’aucun accès non autorisé n’a été obtenu après les tentatives SSH.
Restaurer le certificat légi- Remplacer le certificat non autorisé par le certificat attendu.
time
Contrôler les alertes Vérifier l’absence de nouvelles alertes 110120 et 110115 après action.
Documenter la chaîne Conserver le lien entre la phase SSH et la phase TLS dans IRIS et MISP.
Le confinement est une action de réduction du risque. Il est utilisé lorsque la remédiation n’est pas
prête, lorsque l’exposition est jugée dangereuse ou lorsque l’analyste veut empêcher la progression
de l’incident. Dans ce projet, le confinement est normalement déclenché par l’analyste via le bouton
Contain. Pour le scénario S6-S2, un confinement limité peut aussi être déclenché après timeout lorsque
le risque est critique. Shuffle prépare le contexte, l’API SOC applique l’action prévue et le résultat est
61
Figure 5.6: Diagramme d’activité du confinement manuel
62
Chapitre 5. Sprint 3 : Orchestration SOAR, réponse contrôlée et supervision opérationnelle
Pour S5, le confinement vise à empêcher l’exposition d’un service qui présente un certificat révoqué.
L’analyste peut arrêter le service, fermer temporairement le port ou isoler le conteneur/service concerné.
Le service reste hors exposition jusqu’à ce qu’un certificat conforme soit installé.
Table 5.6: Confinement manuel du scénario S5
1 Confirmer que l’alerte 110113 concerne un certificat révoqué encore Alerte Wazuh
présenté.
Pour S6-S2, le confinement vise plusieurs éléments en même temps. La source SSH est bloquée par
une règle iptables, le compte ciblé pfeadmin est verrouillé et retiré du contexte d’exécution, puis le
service TLS suspect nginx-demo est arrêté. Cette approche limite immédiatement la progression de la
chaîne d’attaque. Elle a été validée dans le laboratoire par la présence d’une règle DROP sur l’IP source,
63
Chapitre 5. Sprint 3 : Orchestration SOAR, réponse contrôlée et supervision opérationnelle
Action Objectif
Blocage de l’IP source Empêcher la poursuite des tentatives SSH ou des connexions suspectes.
Sécurisation du compte ci- Réduire le risque lié au compte visé par le brute force.
blé
Isolement du service TLS Éviter l’exposition d’un service présentant un certificat non autorisé.
suspect
Contrôle des logs après ac- Vérifier l’arrêt des tentatives et l’absence de nouvelle anomalie TLS.
tion
La réactivation d’un service confiné ne doit pas être automatique. Elle intervient uniquement après
correction de la cause, installation d’un certificat conforme, réussite des tests TLS, absence de nouvelles
alertes et validation analyste. Cette étape protège le laboratoire contre une remise en ligne prématurée
64
Figure 5.7: Diagramme d’activité de la réactivation manuelle du service
65
Chapitre 5. Sprint 3 : Orchestration SOAR, réponse contrôlée et supervision opérationnelle
S6-S2 Bloquer l’IP source, confiner le compte SSH, Bloquer l’IP source, verrouiller pfeadmin,
restaurer le certificat légitime retirer les privilèges et arrêter nginx-demo.
ManagementCA et redémarrer nginx-demo.
MISP est utilisé comme mémoire CTI interne. Le workflow recherche les observables existants et crée
ou met à jour un événement lorsque nécessaire. Le suivi des occurrences permet de savoir si un serial,
Observable Utilité
66
Chapitre 5. Sprint 3 : Orchestration SOAR, réponse contrôlée et supervision opérationnelle
IRIS est utilisé pour documenter l’incident. Le case regroupe le résumé, les actifs, les observables, les
tâches, la timeline et le résultat final. Cette documentation permet de transformer une alerte technique
en dossier structuré.
Table 5.10: Éléments documentés dans IRIS
Élément Contenu
Prometheus collecte les métriques exposées par l’API SOC et les workflows. Grafana centralise ces
données dans des dashboards permettant de suivre les alertes, les décisions, les actions et les erreurs.
67
Chapitre 5. Sprint 3 : Orchestration SOAR, réponse contrôlée et supervision opérationnelle
Métrique Signification
68
Chapitre 5. Sprint 3 : Orchestration SOAR, réponse contrôlée et supervision opérationnelle
1 Alerte securite
Enrichissement et
2
recommandation
Recherche / ajout
3
observables
4 Resultat CTI
Creation ou mise
5
a jour case
6 Contexte complet
7 Email de decision
Demande
9
d'execution
Remediation ou
10
confinement
11 Statut technique
[Timeout critique]
Confinement
12
automatique limite
Action de
13 reduction du
risque
14 Statut technique
15 Rapport d'action
Ajouter preuve et
16
timeline
Envoyer
17 metriques
SOC/SOAR
69
Chapitre 5. Sprint 3 : Orchestration SOAR, réponse contrôlée et supervision opérationnelle
À la fin du Sprint 3, la chaîne SOC/SOAR est complète. Elle ne se limite pas à la détection : elle
enrichit les alertes, les corrèle, les documente, demande une décision analyste, guide la remédiation ou
Ce sprint valide la valeur opérationnelle de la solution. Les scénarios S5 et S6-S2 sont traités selon une
complète et la réactivation restent validées par l’analyste, tandis que le confinement limité après timeout
n’est utilisé que pour réduire rapidement l’exposition dans les cas critiques.
70
Conclusion générale
Ce projet de fin d’études a permis de concevoir une chaîne SOC/SOAR open-source orientée certificats
électroniques. Le travail réalisé couvre la mise en place d’une PKI locale, le déploiement de services
par API, la corrélation MISP, la documentation d’incident dans IRIS, l’orchestration Shuffle et la
La démarche par sprints a permis d’avancer progressivement. Le Sprint 0 a clarifié les besoins, les
choix techniques et l’architecture globale. Le Sprint 1 a posé les fondations techniques avec la PKI, les
services TLS et la collecte des logs. Le Sprint 2 a validé la détection et l’enrichissement des scénarios
utilisé, puis à proposer une action de remédiation ou de confinement selon les conditions observées. Le
scénario S6-S2 a permis de montrer l’intérêt de la corrélation entre une alerte SSH brute force et une
anomalie TLS, afin de produire une analyse plus riche qu’une alerte isolée.
La valeur ajoutée principale du projet réside dans l’intégration de plusieurs briques SOC : collecte,
détection, enrichissement, CTI, gestion d’incident, décision analyste, réponse contrôlée et supervision.
tout en prévoyant un confinement limité dans les situations critiques de timeout, permet de concilier
71
Chapitre 5. Sprint 3 : Orchestration SOAR, réponse contrôlée et supervision opérationnelle
avancée des contrôles CRL/OCSP, l’amélioration du scoring, le renforcement de la gestion des secrets
En conclusion, la solution proposée constitue une base opérationnelle pour l’automatisation des
opérations SOC et de la réponse aux incidents cyber, avec une spécialisation concrète autour des
72
Chapitre A
Commandes de validation
cd /opt/zeek/logs/current
cat [Link] | tail
cat [Link] | tail
cat ssl_x509_flat.log | tail
curl -k -u admin:password \
"[Link] \
-H ’Content-Type: application/json’ \
-d ’{"query":{"terms":{"[Link]":["110113","110115","110120"]}},"size":10}’
73
Annexe A. Commandes de validation
74
Chapitre B
110115 Certificat non autorisé ou issuer non T1557/T1649 Phase TLS S6-S2.
attendu.
75
Chapitre C
{
"scenario": "S5_CERTIFICATE_REVOKED",
"rule_id": "110113",
"risk_score": 92,
"risk_level": "critical",
"recommended_action": "approval_required_remediation",
"observables": {
"src_ip": "[Link]",
"dst_ip": "[Link]",
"dst_port": 8445,
"cert_serial": "SERIAL_HERE",
"cert_fingerprint": "FINGERPRINT_HERE"
},
"misp_lookup": {
"status": "updated_tracking_event",
"occurrence_count": 2
},
"iris_case_payload": {
"title": "S5 - Certificat TLS revoque encore utilise",
"severity": "critical"
}
}
76
Annexe C. Extraits de l’API SOC
if rule_id == "110113":
scenario = "S5_CERTIFICATE_REVOKED"
action = "approval_required"
elif rule_id == "110120":
scenario = "S6S2_PHASE1_SSH_BRUTE_FORCE"
action = "track_and_correlate"
elif rule_id == "110115":
scenario = "S6S2_PHASE2_ROGUE_CERTIFICATE"
action = "approval_required"
else:
scenario = "UNKNOWN"
action = "log_only"
77
Chapitre D
Workflows Shuffle
D.1 Workflow S5
Le workflow S5 suit la logique suivante : webhook Wazuh, enrichissement API, lookup MISP,
mise à jour des métriques. Le confinement reste manuel afin de préserver la maîtrise opérationnelle du
service.
Le workflow S6-S2 ajoute une étape de corrélation entre la phase SSH brute force et la phase TLS.
Lorsque les deux alertes sont observées dans une fenêtre cohérente, le niveau de risque est augmenté et
une réponse contrôlée est proposée. La remédiation peut restaurer le certificat légitime, tandis que le
confinement manuel peut bloquer la source, sécuriser le compte ciblé ou isoler le service TLS suspect.
78
Annexe D. Workflows Shuffle
La réactivation d’un service confiné n’est pas lancée automatiquement par le workflow. Elle est réalisée
après vérification du certificat, absence de nouvelle alerte et validation analyste. Cette étape garantit
que le service ne revient pas en production avec un certificat encore révoqué ou non autorisé.
79
Chapitre E
Preuves du scénario S5
Cette annexe regroupe les captures associées au scénario S5. Elle sert de support de preuve pour
le traitement d’un certificat TLS révoqué encore présenté par un service supervisé. Les éléments
sont organisés selon la logique opérationnelle suivante : ouverture du dossier incident, analyse des
Le scénario S5 démarre lorsqu’un service TLS supervisé continue de présenter un certificat identifié
comme révoqué. La preuve technique est construite en quatre temps : vérifier le certificat exposé,
contrôler les champs X.509, consulter les logs Zeek puis retrouver l’alerte Wazuh 110113.
80
Annexe E. Preuves du scénario S5
Après enrichissement, Shuffle prépare une demande d’approbation destinée à l’analyste SOC. Le mail
résume le risque, le service touché et l’action proposée. Il ne déclenche pas directement une action
Dans le cas traité, la capture du résultat opérationnel montre la décision remédiation approuvée.
Elle prouve le passage vers une correction contrôlée. Si le certificat de remplacement n’est pas prêt,
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Annexe E. Preuves du scénario S5
Le changement principal concerne le certificat présenté par le service supervisé. Avant correction, le
service expose un certificat signalé comme révoqué. Après remédiation, le service doit présenter un
certificat valide, signé par l’autorité attendue et cohérent avec le nom de service.
Table E.2: Évolution attendue du certificat du service S5
Statut certificat Révoqué ou non conforme selon Valide et conforme à l’autorité attendue
l’inventaire de confiance
Issuer Autorité détectée dans l’alerte S5 Autorité attendue par l’inventaire local
Serial / fingerprint Observables enregistrés dans DFIR-IRIS Nouveaux observables contrôlés après
et MISP remplacement
Action SOC/SOAR Alerte critique, création du case, demande Mise à jour du case, fermeture contrôlée
d’approbation ou passage en surveillance
Preuve attendue Alerte Wazuh 110113 et résultat OpenSSL Résultat OpenSSL post-remédiation et
initial absence de nouvelle alerte 110113
# Verification post-remediation
openssl s_client -tls1_2 \
-connect [Link]:8445 \
-servername [Link] </dev/null
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Figure E.9: Scénario S5 : commande OpenSSL et preuve du certificat présenté par le service
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Chapitre F
Bibliographie et webographie
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Bibliographie
[1] Wazuh Documentation, règles, décodage et alerting SIEM. Disponible sur : https://
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io/docs/
[4] MISP Project Documentation, gestion des observables et CTI. Disponible sur : [Link]
[Link]/documentation/
[5] DFIR-IRIS Documentation, incident response case management. Disponible sur : https://
[Link]/
[6] EJBCA Community Documentation, PKI et certificats X.509. Disponible sur : [Link]
[Link]/ejbca/
[7] MITRE ATT&CK, techniques T1110, T1557 et T1649. Disponible sur : [Link]
[Link]/
[8] DigiCert Trust Lifecycle Manager, gestion du cycle de vie des certificats. Disponible sur :
[Link]
[9] CyberArk Certificate Manager, gestion et automatisation des certificats. Disponible sur : https:
//[Link]/products/certificate-manager/
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Bibliographie
[10] Keyfactor Command, PKI and machine identity automation. Disponible sur : [Link]
[Link]/products/command/
[11] AppViewX AVX CLM, certificate lifecycle management. Disponible sur : [Link]
[Link]/solutions/certificate-lifecycle-management/
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